Revue de presse du Vendredi 24 Mai 2019

Revue de presse du Vendredi 24 Mai 2019
Revue de presse du Vendredi 24 Mai 2019

#SenCaféActu du 24 Mai 2019 Par Adama Sow

A la Une : Dialogue national : Macky Sall surprend l’opposition ; Libération de Thione Seck : le Procureur de la république douche l’artiste avec un appel ; Mondial des U-20 : Amadou Sagna entre dans l’histoire et étrille Tahiti
1-Macky Sall préside le lancement du dialogue national mardi prochain : Dans un communiqué publié hier et signé par son puissant ministre d’Etat Mamoud Saleh, le Président Macky Sall va lancer le dialogue national le 28 mai. Il dit souhaiter le choix d’une personnalité indépendante pour diriger les travaux. Le Chef de l’Etat se dit également disposé à mettre en œuvre les conclusions du dialogue national
2- Près de 400 femmes atteintes de la maladie de la honte par an au Sénégal : la fistule obstétricale touche 16 femmes qui accouchent sur 1000 au Sénégal. Un centre d’accueil leur a été dédié pour les réhabiliter
3-La famille de Bineta Camara a reçu 3 millions de « diakhal » du gouvernement : Conduite par le ministre des collectivités locales Oumar Guèye, la délégation a présenté les condoléances de la nation à la famille Camara de Tamba. La famille de Coumba Yade, de son coté, violée et tuée à Thiès n’a pas eu ces égards républicains
4-Les syndicats regroupés dans le G7 défient Macky Sall : Ils seront dans la rue le 28 juin prochain pour protester contre la déclaration du chef de l’Etat le 1er mai bloquant les salaires. « Nous allons organiser une grande marche nationale le 28 juin prochain pour apporter une riposte appropriée au Président Macky Sall qui nous a manqué de respect », assure Abdou Faty, Secrétaire général du Sels/Authentique.
5-Thione Seck libéré par le juge Maguette Diop sur la base d’un vice de procédure. Le juge s’est fondé sur le règlement numéro 5 de l’Uemoa qui confère le droit au suspect d’être assisté par un avocat dès l’interpellation, ce qui n’était pas le cas pour Thione Seck et son co-accusé. Ils ont été ainsi libérés sur la base de cette disposition que d’aucuns exigent aussi pour Khalifa Sall. La joie de Thione risque d’être de courte durée avec l’appel que le procureur va faire
6-Sécurisation : la gendarmerie met le corset sur les conducteurs de motos. Considérées comme la source des agressions contre les femmes notamment, les motos font l’objet d’un contrôle serré depuis quelques jours. Près de 700 ont été ainsi immobilisées par la gendarmerie
7-Mondial U-20 : Amadou Sagna s’offre Tahiti par un triplé dont un but historique marqué à la 9eme seconde du match.Ma Revue de Presse

Conduite du Dialogue National : Famara Ibrahima Sagna et Serigne Diop en pole position

http://www.seneweb.com Deux ans après avoir été décrété « Journée du Dialogue National », le 28 mai devrait être célébré, pour la première fois, cette  année. Pour ce faire, le Président Macky Sall veut une personnalité indépendante et consensuelle pour conduire les concertations nationales qui vont réunir toutes les forces vives de la nation.

Déjà,  des  noms  commencent  à circuler  concernant la personnalité  capable  de  mener  à  bien cette  mission.  Parmi  celles-ci,  il y  a  les  Pr  Aliou  Sall  et  Babacar Kanté  etc.

Mais, d’après  des sources  de  « L’As »,  Famara  Ibrahima Sagna et Serigne Diop sont fortement  pressentis.  Plusieurs fois ministre et ancien Président du Conseil économique et social (Ces)  du  Sénégal  sous  la  Présidence  d’Abdou  Diouf,  Famara

Ibrahima  Sagna  jouit  d’une grand  aura,  tant  auprès  du  pouvoir  que du côté de l’opposition.

Pour  la  petite  histoire,  il  a  joué par le passé un rôle majeur dans la  médiation  entre  Me  Abdoulaye  Wade  et  Abdou  Diouf.  Ce qui  avait  abouti  à  la  formation d’un  gouvernement  de  majorité présidentielle  le  7  avril  1991.  Le sieur Sagna  est  également  très proche  du  président  du  Grand parti  Malick  Gakou,  dont  il  est  le parrain, du Président Wade et de Moustapha Niasse. Dans l’ombre, il  joue un rôle de médiateur dans bien des conflits qui auraient pu déboucher sur des crises.

Quant à  Serigne  Diop,  ministre  sous Diouf puis ministre d’Etat et médiateur  de  la  République  sous Abdoulaye  Wade,  il  a  été  également  annoncé  pour  piloter  le dialogue  national.  Joint  au  téléphone  par  « L’As »,  il  déclare  :  « C’est  vous  qui  me  l’apprenez.  Je ne  suis  pas  au  courant.  C’est  la première fois  que j’entends  parler  de  cela ».Tout  compte  fait,  le pouvoir  s’est  résolu  à  ne  pas  désigner la personne qui va diriger le  dialogue  national  en  laissant le  choix  aux  autres  acteurs  du dialogue  national.

Corruption, mariages précoces, affaire des talibés… :L’Union européenne pointe le Sénégal

http://www.seneweb.com Le rapport annuel de l’Union européenne (Ue) sur les droits de l’homme et la démocratie dans le monde 2018 a été adopté par le Conseil des affaires étrangères (Cae) de l’Ue, le 13 mai 2019. D’après le rapport, écrit le journal Libération, la situation générale des droits de l’homme au Sénégal reste satisfaisante, en particulier dans le contexte de l’évolution dans les pays voisins. Cependant, les progrès sont lents dans de nombreux domaines, tels que la corruption, les mariages précoces ou les Mutilations génitales féminines (Mgf).

« La législation et les mesures de protection doivent encore être pleinement mises en œuvre ou améliorées (code de la famille, par exemple), tandis que la législation punitive en vigueur sur les LGBTI ne sera probablement pas traitée. La législation et les coutumes sociales continuent d’entraver l’accès des femmes aux services de santé, à l’éducation, aux emplois, à la terre, au crédit et à la justice, en particulier dans les zones rurales. La violence sexuelle à l’égard des femmes et les pratiques néfastes telles que les Mgf / C et les mariages précoces persistent, tandis que les mesures de protection continuent à être mal appliquées », indique le rapport.

Le document d’ajouter : « Bien que le Sénégal ait ratifié les principales conventions sur les droits de l’enfant, la situation concernant les enfants des rues, dont beaucoup sont des élèves d’écoles coraniques (talibé), reste alarmante. Les poursuites à l’encontre des personnes qui les exploitent sont encore insuffisantes et l’adoption de la nouvelle loi régissant les écoles coraniques est en cours. Les personnes LGBTI risquent l’agression et/ou la détention arbitraire ».

Selon toujours l’Ue, « la peine de mort est abolie depuis 2004, mais le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques n’a pas encore été approuvé. Des efforts ont été déployés pour améliorer les mauvaises conditions de détention dans les prisons sénégalaises, mais la surpopulation carcérale et les longues détentions préventives restent fréquentes. Selon le ministre de la Justice, les 37 prisons sénégalaises auraient toutes été réhabilitées en 2018 ».

En ce qui concerne les élections, « dans la période précédant l’examen présidentiel de février 2019, plusieurs aspects controversés du processus préparatoire ont entraîné une méfiance politique. Bien que l’espace pour la liberté d’expression et de réunion reste ouvert, les dispositions légales concernant la liberté d’expression incluent des définitions vagues et des pouvoirs étendus de l’exécutif, qui pourraient être utilisés de manière restrictive. La liberté de réunion est limitée par une décision administrative spécifique interdisant les manifestations dans le centre de Dakar, où se trouvent les principales institutions nationales ».

SONACOS:UN STOCK D’HUILE D’ENVIRON 12 MILLIARDS EN SOUFFRANCE (DG)

Dakar, 23 mai (APS) – D’importants stocks d’huile d’une valeur d’environ 12 milliards de FCFA sont en souffrance à la SONACOS, a révélé jeudi le directeur général de l’entreprise des oléagineux, Modou Diagne Fada.

 « Nous lançons un appel patriotique à la population du Sénégal pour qu’elle vienne acheter ces importants stocks d’huile dont la valeur est évaluée à quelque 12 milliards de FCFA, compte non tenu également des huiles brutes », a notamment déclaré Modou Diagne.

Le nouveau directeur général de la SONACOS effectuait ce jeudi une visite à l’usine d’assemblage et de raffinage à Bel air.

 Selon M. Diagne, « la SONACOS a besoin de cet argent en souffrance dans ces stocks pour pouvoir honorer ses dettes mais également soutenir son plan d’investissement ».

Il a en effet invité les Sénégalais à consommer cette huile d’arachide qu’il qualifie de « meilleure » sur le marché pour ainsi « accompagner la politique du chef de l’Etat à travers sa volonté de faire en sorte que les besoins des Sénégalais puissent être produits dans le pays ».

 Ainsi, a-t-il ajouté, la SONACOS, va retrouver son lustre d’antan et se repositionner sur le marché.

Sur une éventuelle privatisation de la boîte, Modou Diagne Fada a soutenu que toutes les possibilités seront étudiées.

Il a aussi indiqué qu’à ce stade, un travail d’identification et d’analyse des problèmes est en train d’être fait, à la suite duquel une feuille de route sera élaborée.SMD/OID/ASB

EXPORTATIONS D’ARACHIDE:UN HUILIER VEUT FAIRE INCLURE LES TOURTEAUX DANS LE PROTOCOLE AVEC LA CHINE

Kaolack, 23 mai (APS) – Le responsable administratif de la West African Oil (WAO), Joseph Ndong appelle l’Etat d’inclure les tourteaux d’arachide dans la liste des produits arachidiers dont l’exportation est régie par un protocole liant le Sénégal à la Chine, une demande selon lui exprimée par les huiliers.
« Le protocole est exclusivement réservé aux graines alors que les tourteaux sont demandés par certains de nos partenaires chinois », a-t-il dit mercredi au cours d’un comité régional de développement (CRD) axé sur le bilan de la campagne agricole passée et les perspectives de la prochaine.

Le protocole signé en 2015 entre les deux pays fixe les conditions d’exportation de l’arachide vers la Chine, un document assorti d’exigences sur la qualité des graines soumises à l’exportation.

Selon M. Ndong, « les huiliers sont confrontés à des difficultés pour faire face » à la concurrence dans ce domaine, estimant que « seule une certaine subvention pourrait permettre d’éviter et permettre aux sénégalais de consommer l’huile d’arachide ».

Il explique qu’à l’entrée comme à l’export, « la graine d’arachide n’est pas taxée en Chine mais par contre l’huile fait l’objet d’une taxe de 15 pour cent. Ce qui est défavorable à nos entreprises qui à terme n’y gagnent rien ».

Aussi invite-t-il l’Etat à mettre en place « une politique incitative en subventionnant davantage les industriels pour leur permettre d’écouler l’huile d’arachide au plan local et en faire bénéficier les populations sénégalaises au lieu de favoriser l’exportation des graines ».

Un point de vue battu en brèche par Habib Thiam du Collectif des producteurs et exportateurs de graines d’arachide, qui s’étonne qu’on « veuille pousser l’Etat à subventionner des consommateurs étrangers ».

Il invite plutôt les huiliers à chercher des moyens de valoriser l’arachide en mettant en place des unités de transformation dans les villages. « Ainsi ils vont booster la production et permettre aux Sénégalais de consommer cette huile d’arachide », a dit Habib ThiamAMD/BK

PRODUCTION D’OIGNON DANS LA VALLEE DU FLEUVE, EN 2017  : Une réduction de 65 % des pertes post-récoltes 

http://www.enqueteplus.com Une amélioration de la qualité de l’oignon, de sa durée de conversation et une réduction de 65 % des pertes post-récoltes ont été enregistrées, en 2017, grâce aux projets de formation des producteurs dans la vallée du fleuve Sénégal. L’annonce a été faite, hier, par le responsable du suivi-évaluation du Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral (Fndasp), Saïd Issa Pape Coly, lors d’un atelier.

Dans la dynamique de développement des activités agricoles et sylvo-pastorales au Sénégal, le Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral (Fndasp), à l’instar des autres fonds de la sous-région, finance des filières clés du secteur. Ainsi, en 2017, selon le responsable suivi-évaluation du fonds, cinq projets de diffusion ont été financés, avec l’octroi de 700 chèvres rousses de Maradi à 331 bénéficiaires. Et aussi un noyau génétique de 10 mâles et 20 femelles mis en place à l’Ecole nationale supérieure d’agriculture (Ensa) pour la conservation du noyau génétique. C’est dans ce même sillage que la Fndasp a fourni 10 broyeurs fourragers pour la fabrication de blocs densifiés multi-nutritionnels à 10 organisations et 479 bénéficiaires.

L’appui du Fndasp a aussi permis la formation de 47 professionnels en technique de fabrication de la viande séchée appelée ‘kilichi’ et l’installation de 12 magasins de stockage d’oignon de type ’’ruudu’’. ‘’L’effet et l’impact des projets de formation des producteurs d’oignon a entrainé, en 2017, une augmentation des rendements de 31,73 %, soit une hausse de 2 933 kg/ha et un gain de 513 250 F Cfa par hectare des producteurs de la vallée du fleuve Sénégal, pour un prix moyen de 175 F Cfa/kg. Une amélioration de la qualité de l’oignon, de la durée de la conversation et une réduction de 65 % des pertes post-récoltes ont été enregistrées’’, affirme Saïd Issa Pape Coly. Le responsable du suivi-évaluation du Fndasp s’exprimait hier, lors d’un atelier de sensibilisation des journalistes spécialisés en agro-sylvo-pastoral.

  1. Coly précise que le fonds intervient sur la base d’une demande construite à travers les besoins des acteurs qui sont traduits sur des fiches de projets. Ainsi, il y a des appels à exécution en faisant intervenir des prestataires de services publics et privés qui accompagnent les acteurs. ‘’On n’est pas dans l’action, mais nous suivons derrière, pour s’assurer que la qualité de service est rendue, mais aussi des effets et impacts indus par le financement de ces services agricoles. Actuellement, nous accompagnons 14 filières’’, indique-t-il.

En effet, il s’agit du riz, du maïs, du manioc, de l’oignon, de la tomate industrielle, de la banane, de la patate douce, de la mangue, de l’anacarde, de la pêche artisanale, de l’aviculture, du lait et du porc. Pour le manioc, 6 variétés résistantes à la mosaïque africaine ont été diffusées. Il s’agit des variétés ‘’ampong’’, ‘’sika’’, ‘’broni’’, ‘’bamkehemae’’, ‘’12/0190’’ et ‘’otuhia’’ qui ont touché 1 309 producteurs. Et concernant la patate douce à chair orangée, 5 variétés ont été choisies pour toucher 424 producteurs. C’est notamment de l’’’otoo’’, ‘’ligri’’, ‘’caromex’’, ‘’apomoden’’, ‘’good year’’. ‘’Ces variétés de patate douce sont très riches en vitamines A, notamment dans la prise en compte de la malnutrition des enfants en milieu rural. En dehors de ces aspects économiques, ce sont des variétés qui ont un bon potentiel qui varie entre 40 et 65 t, surtout en irrigué’’, fait savoir le chargé du suivi-évaluation du Fndasp.

Ainsi, dans le cadre du budget consolidé d’investissement, il est inscrit un budget selon les années qui varie entre 500 et 600 millions de francs Cfa, que l’Etat alloue au Fndasp. ‘’Une partie du budget sera répartie au fonctionnement et l’autre à celui des services agricoles. Au-delà, nous avons aussi un financement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), mais aussi, dans le cadre du Programme de productivité en Afrique de l’Ouest, on a eu un financement pour accompagner le transfert régional de technologie’’, explique M. Coly.

D’après lui, la dotation de l’Etat concerne les filières prioritaires ciblées par le Programme d’accélération de la cadence agricole au Sénégal (Pracas). Pour le corridor céréalier, il était inscrit le riz et le maïs. L’oignon était aussi une filière prioritaire, de même que la banane et la tomate. ‘’La majeure partie des filières qui sont ciblées par le fonds sont parfaitement alignées aux priorités de l’Etat du Sénégal’’, dit-il.MARIAMA DIEME

Baisse de la production de ciment au Sénégal

APA- Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall La production de ciment au Sénégal, au terme du mois de mars 2019, a baissé de 65.000 tonnes comparée à la même période de l’année 2018, selon des données établies par les cimenteries et dont APA a eu copie jeudi.

Le cumul de cette production s’est élevé à 590.700 tonnes durant la période sous revue contre 655.700 tonnes en mars 2018, soit un repli de 9,91% en valeur relative.

Cette évolution est entrainée principalement par les ventes à l’exportation qui se sont contractées de 28,44% à 140.100 tonnes contre 195.800 tonnes en mars 2018. Quant aux ventes locales, elles ont enregistré une légère progression de 0,10% à 458.800 tonnes contre 458.300 tonnes en mars 2018.

En glissement mensuel, la production de ciment connait également une hausse de 5,57%, passant à 559.500 tonnes en février 2019 à 590.700 tonnes un mois plus tardMS/cat/APA

Mouhamadou Makhtar Cissé : « une baisse de l’électricité ne peut pas être envisagée dans le contexte actuel »

http://www.dakarmatin.com Le ministre de l’Energie et du Pétrole, Mouhamadou Makhtar Cissé a soutenu jeudi qu’« une baisse de l’électricité ne peut pas être envisagée dans le contexte actuel », lors de la livraison de pièce de turbines éoliennes de Vestas au Port autonome de Dakar.

« Une baisse de l’électricité ne peut pas être envisagée dans le contexte actuel. Ce sont 200 milliards F CFA d’investissements qu’il faudra rembourser. Donc, les investissements dans le secteur son très lourd. Ce coût à un impact sur le vécu des Sénégalais. Mais cela, ne permet pas à l’Etat de ne pas investir dans d’autres secteurs dont les Sénégal ont besoin. Il faut d’abord arriver à maîtriser les coûts de production les diminuer pour pouvoir enclencher avec une baisse. Le défi majeur aujourd’hui, c’est la stabilité du système de fourniture de l’électricité », a dit M. Cissé.

 « Ce projet fait parti des projets phares que le président de la République à fait le mixe énergétique. C’est-à-dire de la diversification de nos sources en approvisionnement en énergie pour produire de l’électricité pour casser un peu avec du pétrole dont nous sommes importateur net. En attendant que les Sénégalais aient une énergie, ou de l’électricité beaucoup plus propre et en moindre coût », a-t-il expliqué.

Selon lui, « le Sénégal ne peut pas se permettre d’être producteur de pétrole où de gaz, et ne pas pouvoir construire un écosystème qui devrait lui permettre peut être demain de vendre dans la sous-région. La centrale éolienne fournira jusqu’à 158,7 MW d’une énergie propre et fiable »

Projet de Parc Eolien de Taiba Ndiaye : les Etats-Unis débloquent 140 milliards de F CFA

https://www.pressafrik.com Tulinabo S. Mushingi, Ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal a indiqué, jeudi lors de la cérémonie de réception de pièces de turbines éoliennes de Vestas au Port Autonome de Dakar que son pays a fourni un financement direct de garantie d’un montant de 243 millions de dollars soit 140 milliards de F CFA pour la mis en n’œuvre du projet Parc Eolien Taiba Ndiaye.

« Le gouvernement des Etats Unis a fourni un financement direct de garantie d’un montant de 243 millions de dollars, soit 140 milliards de F CFA pour la mise en n’œuvre pas de ce projet. Les efforts conjugués de plusieurs agences américains, inclue notre agence de développement international connu sous le sigle USAID, s’inscrivent dans le cadre de l’initiative phare du gouvernement américain qui s’appelle en anglais « Power Africa ». Elle vise à doubler l’accès en énergie en Afrique subsaharienne d’ici 2030»,dit-il.

Poursuivant son discours, M. Mushingi a rappelé que le président de la République parle de développement inclusif. Pour lui, les 7% de croissance économique dont on parle au Sénégal, doivent être senties par la population. « Les paysans de l’île de Bétinti doivent sentir les 7% pas seulement les gens de Dakar. Nous nous inscrivons dans la même perspective du président pour aller chez les citoyens pour développer des politiques centrées sur les citoyens », a indiqué l’ambassadeur des USA.

Mieux, soutient Tulinabo S. Mushingi, « le nouveau compact MCC de 600 millions de dollars américain, soit 348 milliards de F CFA à savoir 550 millions du coté Américain, 50 millions du coté Sénégalais, ce compact renforcera le réseau de transport et de distribution d’électricité au Sénégal. Et contribuera également à améliorer la gouvernance globale du secteur de l’énergie. Nous nous sommes engagés à faire des réforme au niveau de la Senelec. C’est encore de la valeur ajouté que nous accordons à nos relations ».

Il ajoute : « Chez nous, au Etats-Unis, une autre nouvelle institution est en train d’être créée, et qui va s’appeler la Société de Développement Financière Américaine connu sous le sigle (IDFC). Le budget de cette nouvelle institution, est évalué à près de 60 milliards de dollars soit 37 000 milliards de F CFA ».Ibrahima Mansaly

Sphères Ministérielles De Diamniadio : Les Fonctionnaires Rouspètent

https://www.walf-groupe.com Malgré des locaux spacieux, les agents de l’Etat qui ont rejoint leur lieu de travail dans la nouvelle ville de Diamniadio ne sont pas à la fête. La cherté du transport et la restauration sapent fortement le moral de ces fonctionnaires.

Les fonctionnaires qui ont rejoint les sphères ministérielles de Diamniadio ne sont pas à la fête. En effet, malgré des locaux spacieux et un milieu propice à la production, les agents de l’Etat qui travaillent dans la nouvelle ville n’ont pas le coeur à l’ouvrage. Et pour cause, les mesures d’accompagnement promises par les autorités étatiques ne sont pas encore effectives. Et pour s’y rendre, ils doivent débourser chaque jour la somme de 1000 francs, soit 500 francs pour l’aller et 500 francs pour le retour. «Ce qui revient à la bagatelle de 22 mille francs par mois», critique un fonctionnaire du ministère de l’Education nationale qui a requis l’anonymat. «Il faut se lever très tôt pour ne pas rater le bus. Mais, auparavant, si vous n’habitait pas près du terminus ou sur le trajet du bus, il faut quitter chez soi, prendre un taxi ou un clando pour rejoindre le terminus des bus Dakar Dem Dikk qui assurent la navette entre Dakar et la nouvelle ville», se plaint encore notre interlocuteur qu’on va appeler Abdourahmane.

Toutefois, ce fonctionnaire de l’Education nationale précise que leur galère n’est pas partagée par tous les agents de l’Etat. En effet, ses collègues du département de l’Enseignement supérieur se sont organisés et ont cherché un bus qui assure la navette Dakar-Diamniado. Aussi, de nombreux travailleurs s’agrippent aux basques de leurs collègues de l’Enseignement supérieur pour avoir une place dans leur bus et faire ainsi quelques économies. «En résumé, c’est le calvaire au quotidien», déplore Abdourahmane.

Mais ce n’est pas seulement le transport qui hante le sommeil de nombreux fonctionnaires qui officient à Diamniadio. La restauration constitue également un véritable casse-tête dans la ville nouvelle qui ne dispose que d’un seul restaurant, avec des tarifs qui ne sont pas à la portée de l’écrasante majorité des fonctionnaires. Notre interlocuteur affirme que le plat le moins cher est vendu à 2 000 francs, soit près de 44 mille francs par mois. «Faites le calcul: 44 mille pour la nourriture et 22 mille francs pour le transport, c’est 66 mille par mois. C’est excessif pour un salaire de fonctionnaire», poursuit notre source. «Et si vous avez une voiture particulière, c’est le comble. Car en plus de la nourriture, l’automobiliste doit également débourser plus de 45 mille francs par mois rien que pour le péage. Faites le calcul et vous saurez que les travailleurs sont à la peine à Diamniadio. La cherté du transport et de la restauration sapent le moral des fonctionnaires », dit-il encore. En outre, en raison de l’isolement, la nouvelle ville a des allures d’une prison à ciel ouvert. «Tu n’as nulle part où aller. Une fois à Diamniadio, tu ne peux plus sortir et tu n’as pas où aller», poursuit ce fonctionnaire, ajoutant que ce sont pour toutes ces raisons que beaucoup de fonctionnaires traînent les pieds pour rejoindre leur poste. Le chef de l’Etat, Macky Sall, a inauguré le 16 janvier dernier la deuxième sphère ministérielle.

Ce même jour, le gouvernement avait tenu la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres dans ces nouveaux bâtiments gouvernementaux. La première sphère a été inaugurée en mai 2018. Ces sphères doivent accueillir une douzaine de ministères et près de 3 000 fonctionnaires. En plus de décongestionner la ville de Dakar, ces sphères visent également à diminuer la charge locative de l’Etat.Charles Gaïky DIENE

POSTE : ABDOULAYE BIBI BALDÉ INSTALLÉ DANS SES NOUVELLES FONCTIONS

Dakar, 23 mai (APS) – Le conseil d’administration de la société nationale La Poste a procédé jeudi en milieu de matinée à l’installation du nouveau directeur général Abdoulaye Bibi Baldé.

L’ancien ministre de la Communication, de l’Economie numérique, des Postes et des Télécommunications remplace à ce poste Ciré Dia.

S’adressant à des journalistes l’issue de cette cérémonie, le président du conseil d’administration, Abdoulaye Makhtar Ndiaye a précisé que la passation de service entre l’ancien et le nouveau DG se déroulera ultérieurement.

« Le conseil s’est réuni pour valider la nomination du nouveau directeur général et son installation. La passation de service va se tenir le plus rapidement possible », a expliqué le PCA de La Poste.BHC/BK

L’AIBD va se doter d’un centre d’entretien et de maintenance aéronautique

iGFM- L’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) veut mettre sur pieds un centre d’entretien et de maintenance, évalué à environ 56 milliards FCfa,  informe la Rfm.

Ce projet d’étude a été présenté hier, en présence du ministre du tourisme et des transports aériens, Alioune Sarr, du directeur général de l’AIBD, Abdoulaye Mbodj, ainsi que celui de la compagnie Air Sénégal SA, Ibrahima Kane.

Ce centre de maintenance devrait être érigé sur la nouvelle plateforme de l’AIBD, avec un hangar de 150.000 m2 d’infrastructures, dont 30.000 m2 de construction, pour une capacité de 2 à quatre avions, selon le type d’appareil.

Alors que le projet recherche encore ses partenaires stratégiques, le lancement des travaux est prévu pour 2021.

TOUS COUPABLES! PAR YOUSSOUPHA DIOP

Notre fleuron autoroutier est à ce jour, la seule autoroute à travers le monde où il m’ait été donné de constater avec étonnement qu’il n’y a aucune interdiction de circuler – Il semble que, même des bovins et des animaux domestiques peuvent y déambuler

Au Québec, il y a autant de véhicules en circulation que d’habitants, plus de six (6) millions de véhicules selon les statistiques de la Société de l’Assurance Automobile du Québec (bilan 2017 dossier statistique SAAQ). Cela représente environ 10 fois le nombre de véhicules existant sur l’ensemble du territoire Sénégalais.

Mais là où le Sénégal enregistre en 2017, plus de 635 pertes en vies humaines dues à un accident routier (Direction de la protection civile), la Province du Québec n’en compte que 359 en 2017 soit 1,5 accidents mortels pour chaque tranche de 20 mille véhicules et, figurez-vous, au Sénégal, 22 accidents mortels pour chaque tranche de 20 mille véhicules.

On est encore très surpris lorsqu’on réalise qu’au Québec, les conducteurs représentent près de 50 pour cent des victimes tandis que les passagers ne représentent que 14 pour cent.

Cela veut dire que les pertes en vies humaines ne proviennent pas de manière prédominante, des véhicules de transport en commun contrairement au Sénégal où un lourd tribut est supporté par des voyageurs à bord de véhicules de transport public de voyageurs..

Comment est-ce possible ? Toutes les conditions sont réunies pour éviter d’exposer la vie des tiers à des périls. L’État veille à prendre des mesures préventives et coercitives pour ne pas mettre en danger la vie d’autrui. Point n’est besoin de les énumérer ici mais, cependant, il est important que nous mettions l’accent sur quelques manifestations de la mise en danger de la vie d’autrui dans notre écosystème routier.

La première fois que j’ai entendu parler de mise en danger de la vie d’autrui au Sénégal, c’était en pleine panique sur Ébola lorsque l’ancien ministre des affaires étrangères actuel Ministre des forces armées et brillantissime avocat Maître Sidiki Kaba avait menacé un jeune Guinéen qui s’était frauduleusement introduit au Sénégal alors qu’il était porteur ou suspecté de porter le virus Ébola.

J’étais surpris car si une telle infraction est expressément définie dans certains codes en vigueur à travers le monde, ici au Sénégal, il ne m’avait pas encore été donné de la retrouver aussi explicitement dans notre droit positif.

Il y a quelques jours, selon la presse, l’Autorité militaire a, de nouveau, invoqué cette infraction au titre de poursuites, intentées à l’encontre d’un faux informateur du MFDC qui aurait tenté de tendre un traquenard à nos brillants soldats.

Je suis presque enclin à penser que, devenu ministre des Forces Armées, Maître Kaba a dû influer fortement sur la prise d’une telle décision par l’autorité militaire, si tant est que ce que relate la presse est vérifié.

Reconnaissons à l’Autorité, la claire conscience qu’il ne peut y avoir de peine sans loi et qu’en conséquence, cette infraction souvent invoquée doit avoir une base juridique avérée.

Tant mieux, qu’à cela ne tienne. L’essentiel est qu’elle puisse être applicable car son impact serait plus que salutaire. Elle a pour vocation de constituer un arsenal préventif dont la finalité est de sensibiliser tous les acteurs socioéconomiques sur les conséquences éventuelles de leurs agissements ou de leurs négligences sur la vie d’autrui.

Dès lors essayons de faire une énumération succincte de cas impliquant la mise en danger de la vie d’autrui.

Sur l’autoroute à péage, en pleine nuit, circule ou est arrêté un camion sans aucune lumière visible à l’arrière. Mieux, il roule sur la voie la plus à gauche ou sur la voie centrale. Des accidents ayant entraîné, notamment, la mort d’un touriste italien ont eu lieu, récemment, dans les mêmes circonstances

Laisser un tel véhicule circuler sur une autoroute à cette heure, sans signalisation visible, représente, certainement, une mise en danger de la vie d’autrui. Surtout, fait aggravant, lorsqu’un membre des forces de sécurité est posté au péage et a vu un tel véhicule emprunter l’autoroute du soleil.

Mais, après de tels accidents, le défaut par les autorités diverses d’en tirer des enseignements, ne représente-t-il pas une négligence coupable pouvant mettre en danger la vie d’autrui ?

Notre fleuron autoroutier est à ce jour, la seule autoroute à travers le monde où il m’ait été donné de constater avec étonnement qu’il n’y a aucune interdiction de circuler. Tous les véhicules terrestres à moteur y circulent. Tiens, même des bicyclettes sur le tronçon Malick Sy échangeur de Hann.

Il semble que, même des bovins et des animaux domestiques peuvent y déambuler. Les panneaux nous renseignent que nous devons faire attention à leur présence éventuelle.

À l’évidence, la prépondérance d’une logique économique face à une logique de prévention et de protection n’est elle pas une menace à la vie des populations, face à de telles négligences ?

Aucune obligation de rouler à une vitesse minimale et aucune interdiction de circuler sur les voies centrales et de gauche pour les gros porteurs ne sont en vigueur.

Je suis loin de suggérer que ces négligences coupables soient le fait de l’exploitant de cette autoroute, sauf si le cahier des charges auquel il était astreint comportait des contraintes inhérentes à la sécurité. Jusqu’à preuve du contraire, une entreprise de travaux publics n’a pas de prérogative de prescription légale ou réglémentaire.

Cette omission concernant des dispositions tirées du code de la route ne constitue-t-elle elle pas une mise en danger de la vie d’autrui ?

Pas besoin d’épiloguer sur l’état manifeste de danger public que représentent certains tombeaux roulants transportant de pauvres concitoyens n’ayant d’autre choix que de s’agglutiner dans ces véhicules indignes du minimum de confort et de sécurité, représentant un droit naturel de l’être humain. En Europe, par respect de la dignité de la vie des animaux, des directives très drastiques sont prises pour assurer un confort et une sécurité optimale au transport des animaux

En somme, tout le monde est coupable :

-Ceux qui ont abandonné l’entretien des routes et qui laissent les citoyens construire des ralentisseurs sans pré signalisation et infranchissables sur des routes nationale

-Ceux qui ne remettent pas les panneaux de signalisation routière préexistants au prétexte que des citoyens malveillants risquent de voler lesdits panneaux et leur support métallique. Oui c’est carrément stupide mais c’est une triste réalité.

-Ceux qui n’appliquent pas les sanctions prévues au Code pénal en restant sans réaction aucune face à tous ceux qui encombrent la voie publique en restreignant la liberté de passage.

-Les bonbonnes de gaz sont librement transportées en pleine agglomération sur des véhicules non équipés pour ce faire. Mais c’est vrai aussi que des charrettes font ce transport et circulent librement dans les rues de la banlieue et des quartiers huppés de temps en temps.

Chercher les causes de la sinistralité déraisonnable dans notre pays relève d’une fuite de responsabilité quand, éclatants comme un soleil au zénith, tous les éléments d’appréciation sont là sous nos yeux. Mais il faut reconnaître que nous avons la fâcheuse habitude de nous réveiller spontanément après un accident grave. Hélas, on y pense quelques jours, puis on oublie. https://www.seneplus.com/

SECTEUR FORMEL : 66 043 EMPLOIS ENREGISTRÉS EN 2018

http://www.emedia.sn Les indicateurs du marché du travail sont positifs. C’est la conviction du ministre du travail, Samba Sy, qui a constaté une évolution sur les contrats signés au niveau des inspections du travail. « Au vu des chiffres, du nombre de contrats qui ont été signés en 2018, on note qu’il y a une gradation positive de l’ordre de 10 000. C’est une évolution absolument notable », s’est-il réjoui. D’après lui, ces chiffres ne concernent pas le secteur informel. « Quand on parle de contrats qui ont été visés par les inspections du travail, il faudrait savoir que nous en sommes simplement au niveau du secteur que l’on peut qualifier de formel », a précisé le ministre Sy.

Sur le tableau récapitulatif des indicateurs du marché du travail, la capitale remporte la palme d’or. Les contrats enregistrés par l’inspection du travail dans la région de Dakar se chiffrent à 36 468 emplois. Il est suivi de très loin par la région de Thiès qui a enregistré 7850 emplois, pour un total de 66 043 emplois. « Ce rapport nous incite à faire un effort de déconcentration et que nous allions en direction de création des emplois au niveau de nos régions », a dit Samba Sy qui ajoute : « Nous sommes dans un monde de mutation qui ne fera pas de concession ou l’avenir du travail est en jeu. Hors, ce sont les sciences et les techniques qui sont en train d’innerver la sphère de la production. Sous ce rapport, nous devons anticiper et ne pas attendre que les choses nous tombent dessus, parce qu’il y a de grosses évolutions auxquelles nous devons nous souscrire si nous ne voulons pas être largués ».Babacar FALL

 Retrait du Royaume Uni de l’archipel des Chagos : Dakar porte la résolution, Londres se fache :DAKAR A-T-IL FACHÉ LONDRES A L’ONU ? 

https://www.jotaay.net Le Sénégal fait voter une résolution pour pousser le Royaume-Uni à quitter Chagos… les Anglais parlent de graves accusations contre leur pays

Le Sénégal a présenté, hier, au nom du groupe africain, une résolution visant à pousser le Royaume-Uni à quitter l’archipel des Chagos qui relèverait de la souveraineté de Maurice. La résolution a été adoptée par 116 voix, 6 pays ont voté contre et 56 se sont abstenus. Mais, en portant ce combat, Dakar ne prend-il pas le risque de fâcher Londres ? En attendant les jours futurs pour être édifié, l’ambassadeur du Royaume-Uni à l’Onu a tenu à dire ses vérités à Maurice, au Sénégal et aux autres.

Un grand pouvoir implique une lourde responsabilité, dit-on. L’adage ci-avant est sans doute celui qui colle le mieux en ce moment à la peau de la représentation diplomatique sénégalaise au niveau de l’Organisation des Nations-Unies (Onu). En effet, à cause de ses responsabilités au sein de l’organisation mondiale, Dakar est très souvent appelée à porter des combats qui ne militent guère pour ses intérêts propres. Et si le général De Gaulle avait raison de dire que les États n’ont pas d’amis, qu’ils n’ont que des intérêts, on ne sait pas ce qui motive nos autorités à porter certains combats. Hier encore, le Sénégal a présenté, au nom du groupe africain, une résolution visant à pousser le Royaume-Uni à quitter l’archipel des Chagos. L’archipel, considéré par le groupe africain comme appartenant à l’Île Maurice, est à la base d’un très ancien différend entre Anglais et Américains d’une part, Mauriciens d’autre part. Cet archipel situé au sud des Maldives a été acheté en 1965 par le Royaume-Uni afin d’y installer une base militaire commune avec les États-Unis. Plus d’un demi-siècle après, les Chagossiens, alors expulsés de leur terre, espèrent pourvoir revenir sur leurs îles.

Les Usa ont voté contre la résolution présentée par Dakar 

Aussi, la plupart des représentants des États membres ont voté en faveur de la résolution appelant le Royaume-Uni à quitter l’administration de l’archipel des Chagos, au profit de Maurice. La résolution qui a été présentée par le Sénégala reçu 116 voix et 56 abstentions. Seuls 6 pays à savoir l’Australie, les États-Unis, la Hongrie, Israël, les Maldives et le Royaume-Uni ont exprimé leur rejet vis-à-vis de la résolution. Il faut savoir que le vote intervient quelque trois mois après la décision de la Cour internationale de justice des Nations Unies. Une décision publiée le 25 février et dans laquelle la cour siégeant à La Haye, dans le palais de la Paix et qui est l’organejudiciaire principal des Nations-Unies, demande au Royaume-Uni de mettre fin à son administration des Chagos.
L’archipel, situé à quelque 2200 kilomètres de Maurice, est constitué d’un ensemble d’îles et d’atolls. Le plus grand de ces territoires insulaires est l’île de Diego García, d’une superficie de 27 kilomètres carrés. Il a joué un rôle important dans les opérations militaires américaines, notamment en Irak et en Afghanistan en servant de base aérienne pour ses bombardiers à long rayon d’action.

QUE DIT L’HISTOIRE ?  

En février 1964, à la veille de la décolonisation de Maurice, Londres et Washington commencèrent à négocier la possibilité d’installer une base militaire américaine sur l’île de San Diego.Comme le révèlent des documents déclassifiés, afin de garantir la domination britannique sur le territoire de la base, les négociateurs ont convenu de séparer la nouvelle juridiction coloniale de Maurice et des Seychelles. Le Territoire britannique de l’océan Indien (BIOT) a été créé le 8 novembre 1965, en violation de la résolution 1514 de l’Assemblée générale des Nations-Unies approuvée en 1960, qui interdisait la séparation des nations colonisées.

C’est ainsi que, malgré l’indépendance de l’île Maurice, deux ans plus tard, l’archipel reste sous le contrôle des Britanniques qui, entre 1968 et 1973, expulsent progressivement deux milliers de Chagossiens. Ceux qui partent à Maurice en voyage ou pour des soins médicaux sont interdits de rentrer chez eux, puis les autres sont expulsés sans ménagement vers Maurice ou les Seychelles entre 1971 et 1973.

Depuis, arguant des raisons de sécurité, les Britanniques interdisent toute visite aux Chagos sans autorisation spéciale, rendant impossible un retour des Chagossiens. Ils sont aujourd’hui, avec leurs descendants, près de 10.000, répartis à Maurice, aux Seychelles et au Royaume-Uni.Les revendications de Maurice ont été soutenues par l’Union africaine (Ua), le Mouvement des pays non alignés et désormais par 116 pays membres de l’Assemblée générale des Nations-Unies.

UN REVERS CINGLANT POUR LE ROYAUME-UNI 

Mais cette «victoire» diplomatique ne risque-t-elle de porter préjudice à Dakar, notamment en ce qui concerne ses relations avec Londres ? L’Ambassadrice Karen Pierce, représentante permanente du Royaume-Uni auprès de l’Onu, a tenu à dire ses vérités. En effet, après avoir rappelé que son pays reconnaît pleinement l’importance de la question de la décolonisation et du rôle des Nations-Unies à cet égard, Mme Pierce a qualifié la résolution portée par le Sénégal de «graves accusations portées contre le Royaume-Uni». «C’est sans fondement et je le répète, nous le rejetons totalement», a-t-elle ajouté.

Mais s’il en est ainsi,c’est que, bien que le document ne soit pas juridiquement contraignant,il a une signification politique importante.Il s’agit d’un «revers cinglant pour le Royaume-Uni», comme l’écrivent plusieurs médias britanniques.Sidy Djimby NDAO

Joint au téléphone par nos soins, l’ambassadeur du Sénégal auprès de l’Organisation des Nations-Unies a confirmé que le Sénégal a porté cette résolution, mais il l’a fait au nom du groupe africain aux Nations-Unies. Son Excellence Cheikh Niang a fait savoir que s’il en est ainsi, c’est parce que les chefs d’États africains, réunis en sommet de l’Union Africaine à Addis, en 2017, ont décidé de soutenir le combat de Maurice. Mais aussi, dit-il, cela fait suite à un jugement rendu par la Cour internationale de justice des Nations-Unies en faveur de Maurice.

Tout cela fait dire au diplomate qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Et que les relations entre le Sénégal et le Royaume-Uni sont au beau fixe et cette action ne devrait nullement entacher celles-ci. «L’ambassadeur de la Grande-Bretagne est une amie. Elle comprend que le Sénégal n’en est pour rien dans cette affaire. Hier (mardi) même j’ai rompu le jeûne chez elle»

Université Cheikh Anta Diop de Dakar:affrontements entre service de sécurité du Coud et les tabliers

https://actusen.sn La tension était au summum ce jeudi sur l’Avenue Cheikh Anta Diop de Dakar. Des affrontements ont opposé les services de sécurité de l’Université aux tabliers qui officient sur le trottoir, aux abords de l’établissement.

Pour les responsables du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), des instructions ont été faites par le directeur pour déguerpir ces tabliers qui encombrent le trottoir, obligeant ainsi, les piétons à descendre sur la chaussée. De plus, cette opération fait suite au projet de désencombrement des voies publiques lancé par le Chef de l’Etat.

Cependant, les marchands ont opposé une résistance tout terrain, car, estimant être dans leur droit, d’autant plus qu’aucune sommation ne leur a été faite. Et au bout de quelques heures, une intervention d’une autorité policière a mis les opérations suspens.

Livre sur l’affaire Habré : le Forum du justiciable dénonce une violation de la loi sur les archives nationales

https://actusen.sn La publication du livre sur l’Affaire Hissène Habré, l’ancien responsable de la Cellule de communication des Chambres africaines extraordinaires (Cae), a créé une vague d’indignation et de contestations de tout genre. Et la dernière en date reste la réaction de responsables religieux par rapport «à de graves accusations sans fondement dont ils ont fait l’objet». A cet effet, le Forum du justiciable, dans un communiqué, rappelle que les «archives judiciaires des Cae confiées à l’Etat du Sénégal, par les statuts et l’accord de création des Cae entre l’Etat du Sénégal et l’Union Africaine», sont classées parmi les archives nationales. Et dans ce cas, «la loi sur les archives nationales interdit tout utilisation ou exploitation et ce pour une durée de 100 ans».

Eu égard à cela, le Forum du justiciable «estime donc qu’il est dangereux de laisser s’installer au sein d’un Etat de droit et au sein de l’administration de la justice, un régime d’exception qui n’est prévu par aucune disposition légale». Et appelle ainsi, «au respect  absolu de la loi sur les archives judiciaires». Par rapport aux allégations visant les communautés religieuses, l’instance dirigée par Babacar Ba s’inquiète «de la légèreté avec laquelle, la paix sociale et les fondations sur lesquelles reposent le vivre ensemble et la cohésion nationale, sont sapées par la satisfaction d’intérêts personnels au détriment de l’intérêt national».

Le Délégué au pèlerinage invite à la maîtrise des obligations du Hajj

APA – Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé –Le Délégué général au pèlerinage à la Mecque, Abdou Aziz Kébé, a insisté au Grand Oral d’APA sur les obligations à accomplir par les pèlerins pour valider l’accomplissement du cinquième pilier de leur religion, soulignant qu’un de ses partenaires, en l’occurrence le Centre d’études et de formation en islam (Cerfi), s’avère un précieux appui dans ce domaine.

« Ce n’est pas la peine pour la formation de faire beaucoup de théorie. Il faut se focaliser sur les piliers, sur ce qui est fondamental, nécessaire ou sur ce qui peut gâcher notre pèlerinage », a dit M. Kébé qui était lundi l’invité du 7e numéro du Grand Oral d’APA.

En prolongement de la formation du Cerfi, des membres de la Délégation générale au pèlerinage se rendent, selon M. Kébé, à l’intérieur du pays pour « discuter avec les agences (privées) et leurs pèlerins sur le pèlerinage et son importance sur leur comportement ».

Suspendue pour le moment, cette formation « reprendra à la fin du ramadan, juste un peu avant les premiers vols », a précisé M. Kébé, relevant au passage la présence de formatrices lors de ces sessions.

« Nous nous sommes rendu compte qu’il y a une féminisation du pèlerinage. Et la présence des guides femmes était moindre dans la commission. L’année dernière, nous avons renforcé cette commission religieuse. Et cette année également, nous allons faire la même chose », a indiqué le Délégué général au pèlerinage avant d’insister sur l’étape de Mouna où commence « en vérité » le pèlerinage mais où également « les plaintes » des pèlerins sénégalais auprès des organisateurs sont le plus souvent notées.

Commentant l’étape de Mouna, un lieu désertique à environ 5 km à l’Est de La Mecque,  il a rappelé : « on nous dit : sortez de vos maisons, descendez de vos lits, déshabillez-vous, voilez-vous de cet étoffe, sortez de la ville, allez dans le désert, couchez-vous par terre… ».

Comment, au vu de cela, on peut «demander des commodités d’hôtellerie », s’est-il interrogé avant de demander aux pèlerins de bien vouloir se plier à la dimension de « retraite » –synonyme de privation– de ce lieu sacré.

Au final, a relevé le Délégué général au pèlerinage du Sénégal, « personne ne fait mieux que nous dans la sous-région » en matière d’organisation du pèlerinage à la Mecque.

A titre d’exemple, a-t-il indiqué, « un pays comme la Côte d’Ivoire a reproduit le cahier de charges sénégalais et cela semble aller comme sur des roulettes ».

« Elle (la Côte d’Ivoire) était venue en 2016 ici. Ils ont pris notre cahier de charges et sont allés (l’appliquer). Et maintenant, je peux dire qu’ils sont meilleurs que nous », a affirmé dans un sourire Abdou Aziz Kébé, par ailleurs islamologue et professeur au département arabe de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar.ODL/cat/APA

MACKY SALL À L’INVESTITURE DE CYRIL RAMAPHOSA

Dakar, 23 mai (APS) – Le président de la République quitte Dakar vendredi pour prendre part, samedi, à l’investiture de Cyril Ramaphosa, président de la République d’Afrique du Sud, annonce un communiqué transmis à l’APS.
Le chef de l’Etat sera de retour à Dakar le dimanche 26 mai après une brève visite à Libreville, au Gabon, ajoute la même source. OID/ASB

MAMADOU BAAL, EXPERT AUDIOVISUEL ET CONSEILLER DU PRÉSIDENT DU CNRA : «NOUS N’AVONS JAMAIS DONNE A LA PRODUCTION L’IMPORTANCE QU’ELLE SE DOIT DE MERITER»

http://www.sudonline.sn Depuis le début du Ramadan, des émissions et sketchs inondent les chaines des télévisions sénégalaises tous les soirs avec parfois les mêmes invités et les mêmes thèmes. Selon l’expert audiovisuel, Mamadou Baal, ce mimétisme découle «d’un problème de créativité» et «d’absence de cahier de charges en amont». Allant plus loin, le conseiller du président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) confie que «nous n’avons jamais donné à la production l’importance qu’elle se doit de mériter ». Pour lui, les chaines de télévisions doivent s’adresser aux producteurs privés dont le métier est de faire des émissions radio et de télévision. A en croire Mamadou Baal, 10 chaines de télévision veulent se faire valider alors que le Sénégal en compte actuellement une vingtaine. Toutefois, dira-t-il, le CNRA s’est inscrit dans une dynamique de réguler le secteur.

Pendant ce mois de ramadan, on a l’impression que ce sont les mêmes émissions qu’on retrouve sur toutes les chaines de télévision sénégalaises.

Qu’estce qui explique cela ?

Ce n’est pas surprenant ! Même pendant le restant de l’année, nous assistons au même phénomène. Ce sont les mêmes émissions qui sont diffusées par toutes les télévisions. Nous avons au Sénégal une vingtaine de chaines de télévision et souvent les téléspectateurs vous disent, «  qu’est ce qui se passe  ?  ». Toutes les télévisions font la même chose. Ça signifie simplement qu’on a un problème de créativité. Et au-delà du problème de créativité, c’est qu’il n’y a pas un cahier de charges qui, en amont, oblige les éditeurs, quand ils demandent une convention de diffusion à l’accompagner d’un programme. Parce que normalement, quand on demande à avoir une chaine de télévision, quand on demande à être un éditeur, ce qui compte, ce n’est pas que de dire : «j’ai le matériel qu’il faut pour avoir une chaine de télévision»  ; «j’ai les moyens financiers pour acheter les matériels», ça c’est très peu important. Ce qui est important est de dire : «si vous m’accordez une convention, l’autorisation d’avoir une chaine de télévision , voilà le programme que je veux proposer aux sénégalais et ce programme peut être utile aux sénégalais». C’est ça la démarche normale. Malheureusement, nous n’y avions pas pensé. Parce que nous avons commencé à accorder les autorisations, les licences, les droits de diffusion sans avoir un cahier de charges précis. Ça se passe comme ça qu’au Sénégal. Normalement, il doit y avoir d’abord un cahier de charge qui définit ce que nous, Sénégalais, nous voulons. Et l’organe de régulation dit  :  «j’ai besoin d’une deuxième chaine avec tel contenu, d’une troisième chaine…, j’ai besoin d’une chaine thématique avec tel contenu». Et celui qui postule, s’il en donne les garanties surtout les garanties financières parce qu’il peut trouver le personnel formé à ce titre, on lui accorde le bénéfice de pouvoir disposer de cette chaine de télévision. Mais au Sénégal, on a vu des gens avoir l’autorisation d’avoir une chaine de télévision et seulement après se dire : «mais quel programme je vais y mettre ?» C’est la démarche inverse. A quoi assistet-on ? On assiste à des chaines de télévisions multiples dans ce pays, une vingtaine qui font exactement la même chose. Pour les bénéfices de qui ? En réalité, nous nous y perdons et je crois que l’organe de régulation va faire le travail à rectifier tout cela.

On voit également les mêmes invités partout. Y’at-il des dessous-de-table ou bien ce sont les animateurs qui les sollicitent ?

Ce que nous perdons de vue, c’est qu’une émission de télévision n’est pas faite par une seule personne. Nous n’avons jamais donné à la production l’importance qu’elle se doit de mériter. Vous voyez n’importe quel documentaire de 30mn sur une chaine de télévision anglaise, américaine ou française, quand le générique arrive, il passe d’ailleurs très vite parce que celui qui veut le détailler, il l’enregistre, il le regarde au ralenti. Un documentaire de 26 mn, vous pouvez voir 45 personnes qui y travaillent. Une émission tout à fait régulière qu’on a fait dans un studio quelque part, vous avez 30 jusqu’à 45 personnes qui travaillent à cette émission. Mais ici au Sénégal, en dehors des cameramen et des réalisateurs, c’est une seule personne ou à la limite deux. Vous avez le présentateur qui va se charger de trouver son sujet, de trouver ses invités, de bâtir ses questions où en même temps les questions. Il y pense que quand il est dans un taxi ou dans sa voiture qui l’amène à sa station de télévision. Les émissions ne sont pas préparées. Une émission de télévision, tu vois une personne mais derrière une personne, il y’a 40 personnes qui travaillent. Une émission de radio, vous entendez une personne qui parle mais derrière il y’a 10 personnes qui travaillent. Parce qu’il y’a des gens qui préparent l’émission. Et en général, ces émissions sont faites par des producteurs privées.

Est-ce à dire alors que c’est le personnel qui fait défaut ?

Une chaine de télévision n’est pas une société de production. C’est une société d’édition. Tu peux avoir ta ligne éditoriale, travailler dans ce sens mais cette chaine de télévision doit s’adresser aux producteurs privés dont le métier est de faire des émissions radio ou de faire des émissions de télévision. Ces sociétés, nous devons les encourager. On ne peut pas trop en passer. Au Sénégal, une chaine de télévision est une société de production, d’édition, d’archivage, de transport de signal, de diffusion. Vous avez 5 sociétés en une seule. Ce n’est pas possible qu’il fasse un bon boulot. Le jour où ils comprendront qu’ils veulent mieux s’adresser à une bonne société de production et lui dire : «écoutez, je veux une émission que je vais diffuser pendant le ramadan». « Je veux que ça soit une bonne émission». Les agents qui appartiennent à la chaine de télévision sont fonctionnarisés. Qu’ils fassent bien ou mal, ils ont le même salaire. Dans une société de production audiovisuelle, c’est des artistes qui travaillent. Chaque émission que tu fais, tu as tant d’argent. Si c’est bien fait on te garde, si ce n’est pas bien fait, on te vire tant pour l’image, le son et pour la présentation et l’édition qui devra être prête à tant. Dans un pays comme la Grande Bretagne, la BBC n’a jamais fabriqué une émission. Elle ne fait que de l’information. Les chaines de télévision anglo-saxonnes, vous ne verrez pas une chaine de télévision fabriquer une seule émission. En France, ils sont essayer de tout fabriquer mais ce n’était pas bon. Ils ont arrêté. Il y’a au moins 200 sociétés de productions. TF1 ne produit pas. Canal ne donne que 5% de production à sa filiale. Les 95% doivent aller à des sociétés privées parce que c’est elles qui peuvent faire avec leur indépendance une bonne émission. La production c’est une affaire de privés. A chacun son métier et les choses seront bien faites.

Qu’est-ce que le CNRA est en train de faire pour réguler la situation ?

Il faut qu’il y’ait des cahiers de charges. Il faut que chaque chaine ait un programme qui doit être validé par l’organe de régulation. Je sais qu’il y’a beaucoup de projets de nouvelles chaines de télévisions qui pointent à l’horizon, une dizaine et actuellement nous en avons 20. Comment pouvez-vous avoir dans un petit pays, géographiquement parlant, comme le Sénégal, avec 15 millions d’habitants, 20 chaines ? Puis 10 chaines veulent se faire valider. Nous allons arriver à 35 chaines de télévision. Là où la France n’en a que 11. Aux Etats-Unis, les millionnaires en dollars sont très nombreux mais n’importe qui ne peut pas se réveiller et se dire du jour au lendemain, «je veux ma chaine de télévision». Les millionnaires en Europe, ils sont nombreux mais personne ne peut se réveiller un matin et dire « je veux ma chaine de télévision  ». Ça devrait passer par les mêmes règles. Il faut que l’Etat se dise : «j’ai de la place pour un troisième, quatrième opérateur, je lance un appel d’offres». C’est ça qui est régulier. Il faut réglementer. Nous sommes à ce stade-là et la réglementation va suivre d’une façon ou d’une autre. Il n’est pas étonnant donc qu’on voit les mêmes émissions sur toutes les chaines de télévision et évidemment les mêmes invités qui tournent en rond. On voit exactement les mêmes personnes ressources qui sont invitées et qui en sont très contentes parce que c’est pour leur visibilité.

Le président Macky Sall fixe la date de la tenue du dialogue national et accepte le choix d’une personnalité indépendante pour le diriger.

Le dialogue national initié par le Président de la République sera lancé le mardi 28 Mai 2019. Expression de la volonté du Chef de l’Etat, le Dialogue national constitue une exigence démocratique qui engage les différentes composantes de notre société.

Dans ce cadre, le Chef de l’Etat souhaite le choix d’une personnalité indépendante et consensuelle pour diriger le processus du dialogue national. Dans le même esprit, le Chef de l’Etat exprime sa disposition à mettre en œuvre les consensus issus de cet exercice important dans la poursuite de la modernisation de notre modèle démocratique. Mahmoud SALEH,Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet politique du Président de la République

Dialogue national : Les partis membres du FNR Vont réfléchir sur la proposition du président Macky Sall .

Le Front de Résistance Nationale a bien reçu la lettre du ministre de l’intérieur 006111  mint/cab/sp du 22 mai 2019 en réponse à notre lettre du 14 mai 2019.
S’agissant de la rencontre de ce vendredi 24 mai 2019, les délais n’ont pas permis aux partis membres du FRN de partager la dite lettre en vue d’y prendre part.
Le Front se réunira sans délais pour examiner la lettre ainsi que la position exprimée par la  Présidence de la République sur la commission cellulaire et la suite à donner aux conclusions consensuelles.   Dakar, le 23 mai 2019 Pour Front de Résistance Nationale Le Coordonnateur Mamadou DIOP DECROIX

Dialogue politique:Le pôle des non-alignés revendique sa place et tacle ses détracteurs

Le dialogue politique aiguise des rancunes. Plusieurs acteurs politiques ont fait savoir leur étonnement de voir un Pôle des non-alignés, partie prenante à ces concertations. Ce qui a eu le don de faire réagir ledit pôle. Ses membres de rappeler que depuis plus de quinze (15) ans, ils sont un acteur incontournable des cadres de concertation.
« Il faut pour mettre un terme à l’amalgame volontairement entretenu et rappeler que lors de la concertation sur le processus électoral, il y a toujours eu plusieurs pôles, (exemple en 2011, il y avait six (6) pôles). C’est en 2014 que les acteurs politiques ont convenu de ramener le nombre de pôles à trois (3) : Majorité, Opposition et Non-alignés » lit-on dans leur communiqué.

Le Pôle des non-alignés, de dénoncer par ailleurs énergiquement ces sorties malheureuses de personnes mues indique-t-il, par des intérêts crypto personnels.  Aussi exige t-il,  le respect du principe d’égale dignité des formations politiques au regard des dispositions pertinentes  de la Constitution. Et par conséquent invite  à faire preuve de retenue et de responsabilité.

Organisation de la présidentielle du 24 février : Le rapport peu complaisant des Observateurs de la société civile africaine.

https://www.dakaractu.com Trois mois après la tenue du scrutin présidentiel, la Mission d’Observation Électorale de la Société civile africaine (MOESCA) a rendu public son rapport. Le document de 47 pages parvenu à Dakaractu s’est voulu très exhaustif sur le suivi du processus électoral.

Les observateurs de la société civile africaine, ont souligné les bons points mais aussi les manquements qui doivent être corrigés à l’occasion des prochaines échéances électorales.

Selon le document, la présidentielle s’est tenu dans un “contexte de faible dialogue entre le pouvoir en place et les partis d’opposition, entrainant de surcroît un déficit de confiance entre les acteurs”.

Le document de souligner que “ les dysfonctionnements des élections législatives passées qui avaient été difficiles au niveau organisationnel, ont davantage détérioré le climat politique pré électoral de cette présidentielle”.

Le écueils du parrainage mis à nu 

La loi sur le parrainage qui fait beaucoup jaser n’a pas été laissée en rade par les Observateurs de la société civile africaine. S’ils estiment que “cette loi de filtre électoral, est salutaire pour les grandes démocraties comme le Sénégal”, ils ne ferment pas les yeux sur ses faiblesses. Lesquelles faiblesses, indique la MOESCA, peuvent être amenées à compromettre dans sa mise en oeuvre, des principes essentiels du vote, comme l’égalité, le secret, l’intégrité, posées par les Lois sénégalaises et les standards internationaux.

“La première limite réside dans le fait qu’en cas de doublon, le parrainage est validé selon l’ordre de dépôt des candidatures”, fait constater la MOESCA qui ajoute que ce système de traitement des doublons est de nature à engendrer une rupture d’égalité entre les candidats, en ne se fondant sur aucun autre critère que l’heure de soumission matérielle du dossier.

“Notre dynamique MOESCA a noté également que le principe de parrainage tel que pratiqué, présente également un risque pour la préservation du secret du vote, en obligeant l’électeur à faire son choix publiquement, son identité et sa signature figurant sur la fiche de parrainage. Cette modalité tend également à altérer l’intégrité du vote, un électeur pouvant se trouver plus facilement sous le coup des facteurs exogènes pouvant influencer le vote”, poursuivent les observateurs de la société civile africaine.

Par ailleurs, la MOESCA semble regretter l’absence de candidatures féminines à la présidentielle et trouve qu’elle est contraire à l’article 29 de la Charte Africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance qui énonce le rôle irréfutable des femmes dans la vie politique et l’importance de leur inclusion dans le développement et le renforcement de la Démocratie.

Doute sur l’indépendance de la CENA et du CNRA 

Au sujet de l’administration électorale, la MOESCA trouve que le mode de nomination des membres de la CENA et du CNRA crée certains doutes sur l’indépendance de ces instances liées aux opérations électorales. “Il a été également constaté que cette structuration de gestion n’est pas de nature à créer «  la confiance des acteurs et protagonistes de la vie politique » tel que préconisé par l’article 3 du Protocole additionnel de la CEDEAO sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance de 2001”, ajoute le document.

La modification de la carte électorale à quelques mois du scrutin a été aussi passée à la loupe par les Observateurs de la société civile africaine. Ils estiment que “l’intervention tardive de cette décision de transfert des électeurs comportait un risque quant à l’identification par ces derniers de leurs bureaux de vote.”

La Moesca en faveur d’un code de conduite en période électorale  

Abordant la campagne électorale, la MOESCA a relevé des manquements quant à l’absence de code de conduite encadrant le comportement des partis politiques en période électorale. “Cette lacune n’est pas de nature à créer un climat propice à une conduite apaisée des activités de campagne des candidats et de leurs militants”, se soucie l’organisation.

L’absence de législation encadrant les dépenses de campagne a attiré l’attention des observateurs de la société civile. “Cette absence n’est pas de nature à favoriser le principe d’égalité de chances entre les candidats en compétition pour la magistrature suprême”, ont-ils souligné. Il a été constaté une disproportionalité des affiches et encarts publicitaires des candidats dont la forme et la taille rivalisaient en fonction des moyens déployés par tel ou tel candidat.

La MOESCA a déploré l’absence d’identification des membres des bureaux de vote. Selon elle, cet état de fait, crée une certaine confusion dans l’identification des membres de bureaux de vote. “Le Sénégal devrait y penser pour corriger cette identification”, recommande l’organisation.

Khalifa Sall : Seydi Gassama signe une pétition pour la libération de l’ex-maire et lance un appel

Le directeur exécutif de Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a signé jeudi une pétition pour la libération de l’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall, emprisonné depuis plus de deux ans pour un détournement de deniers publics d’un montant de 1,8 milliards Fcfa, avant de lancer un appel au chef de l’Etat pour le sortir de la prison.

« Je lance un appel à mon nom personnel au président Macky Sall pour que Khalifa Sall sorte de la prison et au-delà de cette sortie, des procédures doivent être faites pour qu’il soit réhabilité », a dit Seydi Gassama, lors d’une rencontre avec les responsables du Front pour la libération de Khalifa Sall.

« Amnesty s’est déjà prononcé plusieurs fois. Nous avons dit que ses droits n’ont pas été respectés. J’ai lu tout à l’heure que la procédure de quelqu’un (Thione Seck) a été annulée parce que ses droits n’ont pas été respectés. C’est le même tribunal de Dakar », a rappelé M. Gassama.

Le directeur exécutif de Amnesty International Sénégal a encouragé les actions des responsables du Front pour la libération de Khalifa Sall, qu’il juge pacifique, sans violence et efficace, en rencontrant des autorités pour les convaincre à signer une pétition pour le remettre au président Macky Sall afin qu’il libére Khalifa Sall.

« Aujourd’hui, Khalifa Sall doit être hors de la prison. Cela va contribuer à apaiser le climat social. Beaucoup de personnes disaient ce que sont des poursuites politiquement motivées. Le procès a été fait de manière fast-track », dira-t-il.Salif SAKHANOKHO

LES SYNDICATS ET LA SOCIÉTÉ CIVILE TRACENT LES CONTOURS DU DIALOGUE

https://www.seneplus.com-L’As-En attendant la fameuse journée du dialogue national prévu le 28 mai, les centrales syndicales et la société civile ont échangé mercredi, sur les enjeux de cette concertation ainsi que le rôle et la responsabilité des acteurs sociaux dans ce débat

Des représentants de centrales syndicales ont rencontré une délégation d’Afrika Jom Center conduite par M. Alioune Tine, hier, au siège de l’NSAS, en perspective du Dialogue national initié par le Président de la république. A l’occasion, les contours de la concertation nationale ont été tracés par les deux parties.

En attendant la fameuse journée du dialogue national prévu le 28 mai, les centrales syndicales et la société civile ont échangé hier sur les enjeux de cette concertation ainsi que le rôle et la responsabilité des acteurs sociaux dans ce débat. Au terme des échanges, les deux parties sont parvenues à une large convergence de vue sur la démarche et le contenu qu’il faut donner à ce Dialogue national. Elles ont salué l’appel du Présent de la République et l’ouverture de la classe politique à s’engager dans un dialogue constructif et inclusif, avec l’implication de toutes les forces vives pour arriver à des consensus sur tous les thèmes qui seront abordés dans l’intérêt de notre peuple.

Sur le contenu, les acteurs sociaux proposent que le Dialogue national revête trois dimensions. D’abord, une dimension politique qui doit renfermer le renforcement de notre Etat de droit, du système démocratique sénégalais et de la gouvernance de nos institutions. Ensuite une dimension économique qui prend en compte les aspirations des citoyens, un dialogue sincère avec le Secteur Privé National et les partenaires sociaux en définissant ensemble les priorités nationales, en engageant des négociations franches sur les questions fiscales et foncières et en veillant à la transparence dans l’attribution des marchés publics.

Enfin une dimension sociale qui inclut le dialogue social, en prenant en compte la problématique de la promotion du travail décent, l’équité de genre et la justice sociale. Les deux parties demandent également une bonne implication, sans exclusive, des Centrales syndicales de travailleurs, des organisations de la société civile et de la diaspora, d’une manière générale, dans le processus en cours, notamment dans les discussions sur le Projet de termes de références du Dialogue national.

ABDOULAYE NDOYE, SG : «ON NE PEUTt PAS DIALOGUER SANS EVOQUER LA QUESTION DU SYSTEME DE REMUMERATION»

Présent à la rencontre, le Secrétaire général du Cusems Abdoulaye Ndoye a demandé la reprise des séances de monitoring et le respect strict du protocole d’accord du 30 avril 2018.Il a ainsi attiré l’attention sur une question nationale qui est articulée autour de l’équité et de la justice sociale. Il s’agit, dit-il, du système de rémunération des agents de la fonction publique.A l’en croire, l’étude sur le système de rémunération a abouti aux conclusions suivantes : « que le système indemnitaire au Sénégal est inadéquat et inéquitable ; que l’architecture de l’échelonnement indiciaire n’est pas homogène et, en définitive, que les salaires dans le secteur parapublic n’obéissent pas aux critères indiciaires.»

Présent à la rencontre, le Secrétaire général du Cusems Abdoulaye Ndoye a demandé la reprise des séances de monitoring et le respect strict du protocole d’accord du 30 avril 2018.Il a ainsi attiré l’attention sur une question nationale qui est articulée autour de l’équité et de la justice sociale. Il s’agit, dit-il, du système de rémunération des agents de la fonction publique.A l’en croire, l’étude sur le système de rémunération a abouti aux conclusions suivantes : « que le système indemnitaire au Sénégal est inadéquat et inéquitable ; que l’architecture de l’échelonnement indiciaire n’est pas homogène et, en définitive, que les salaires dans le secteur parapublic n’obéissent pas aux critères indiciaires. » Ainsi le leader syndical demande à ce qu’on propose un système de rémunération rénové, juste, équitable, attractif et motivant. De ce fait, le Secrétaire général du Cusems pense qu’on ne peut pas dialoguer aujourd’hui sans évoquer la question du système de rémunération, parce que c’est une question qui est au cœur des préoccupations des travailleurs et transcendent les organisations et les Centrales syndicales.

Il dit en outre ne pas comprendre, dans un contexte où le président de la République demande un dialogue, qu’une déclaration comme celle du 1er mai soit tenue par le chef de l’Etat. « Pour nous, le 1er mai n’est pas un jour de négociations. C’est la solennité, et il doit tenir un discours rassurant, motivant et plein d’espoir. Mais les propos tenus par le président de la République tue l’espoir. Mais qu’à cela ne tienne. Dès lors que nous sommes aujourd’hui obligés de dialoguer, nous pensons que le dialogue doit être inclusif, avec la présence des acteurs de tous les secteurs», a expliqué Abdoulaye Ndoye qui promet dans la foulée que les organisations syndicales, en tant que sentinelles, veilleront à ce que toutes les résolutions prises dans le cadre du dialogue national soient strictement appliquées Seydina Bilal DIALLO

Scandale du véhicule au Pca de la Sn Hlm : Moustapha Fall «Che» se lave à grande eau

https://www.jotaay.net Moustapha Fall «Che» ne compte pas se laisser prendre dans le tourbillon des déballages à la Sn-Hlm sans réagir. Dans un document obtenu en exclusivité par «Les Échos», il donne sa part de vérité. Et c’est pour faire comprendre qu’il n’achète, ne négocie et ne paie pas non plus de voiture qu’on lui affecte dans le cadre de ses fonctions de Pca.

L’affaire du 4×4 Toyota Prado V8 Station Wagon affecté au Pca de la Sn-Hlm que nous évoquions n’a pas fini de livrer ses secrets. Preuve que le Directeur général doit s’expliquer au plus vite pour éclairer la lanterne des Sénégalais, le président du Conseil d’administration, dans une note détenue en exclusivité par «Les Echos», a donné sa part de vérité. Dans le document que nous avons parcouru et dans lequel Moustapha Fall dit ne dire «la vérité, rien que la vérité» sur le sujet, c’est le Directeur général de la boîte, Mamadou Kassé, qui doit s’expliquer, s’il y a lieu de le faire. «Je n’achète pas, je ne négocie pas, je ne paye pas le véhicule qui m’est affecté», écrit Moustapha Fall, qui laisse entendre qu’il ne s’est jamais choisi une voiture. Mieux, il n’a jamais demandé à savoir le prix du véhicule à lui allouer dans le cadre de l’exercice de ses fonctions. Ce sont les services de la société, à savoir la cellule de Passation des marchés et la Direction financière de la Sn-Hlm qui s’occupent de l’appel d’offres d’achat et du règlement du prix.

Ce qu’ils ont, à ses dires, semble-t-il, bien fait, «dans la plus grande transparence».

Pour la gouverne des uns et des autres, Moustapha Fall «Che» dit n’avoir rien à se reprocher. «Dans le cadre de ma mission, je dois être doté d’un véhicule de fonction dont la puissance fiscale ne dépasse pas 12CV. Quand, au bout de cinq (05) ans, le véhicule est amorti et réformé, il est remplacé par un autre».

Il raconte qu’en 2012, quand il prenait fonction à la Sn-Hlm en tant que président du Conseil d’administration, c’est le véhicule de son prédécesseur, un 4×4 Toyota Prado âgé de quatre  (04) ans, qu’il a hérité. En 2013, ce véhicule est amorti, réformé puis remplacé par un autre 4×4 neuf de même modèle. C’est ce 4×4 qui a été amorti et réformé en juin 2018.

Malheureusement ou heureusement, c’est selon, à cette période (juin 2018), ils n’ont pas pu acquérir un nouveau véhicule, parce que n’étant pas inscrit dans le budget qui était déjà en exécution. Il fallait donc attendre le budget de 2019 pour l’inscrire. «Ce qu’on a fait. En début 2019, un appel d’offres pour achat d’un véhicule 4×4 Toyota Prado Station Wagon est lancé. Les concessionnaires automobiles ont soumissionné et déposé leurs offres, et on a pris le moins-disant, qui nous a livré le 4×4 Prado Vx Station Wagon qui m’est affecté, de la même manière qu’en 2013, quand on m’a affecté le véhicule qu’il remplace. Voilà ce qu’il en est du véhicule 4×4 qui m’est affecté pour les besoins de ma mission. Disposer d’un véhicule dans le cadre de mon travail est un droit qui est attaché à ma fonction ; ce n’est ni une bamboula, ni un favoritisme, encore moins un népotisme. C’est ainsi qu’il en a toujours été, pour toute personne qui occupe cette fonction de Pca de la Sn-Hlm», a terminé le «Che» de Kaolack. Madou MBODJ

Affaire dite des 94 milliards : Les coulisses d’une enquête

YERIMPOST.COM   La commission d’enquête parlementaire est déterminée à éclairer la lanterne des Sénégalais sur l’affaire dite des 94 milliards du TF 1451/R. Dans sa livraison du jour, Libération livre les coulisses d’une enquête où 35 personnes défileront devant les députés désignés. A moins qu’il change d’avis d’ici là, Ousmane Sonko, qui a soulevé ce lièvre, avait dit à qui voulait l’entendre qu’il n’adhérait pas à cette démarche de ses collègues et attendait que la justice se saisisse du dossier pour déférer à une convocation.

Mamour Diallo, lui, est prêt à être auditionné pour donner sa part de vérité de cette affaire qui a fini de lui coûter son poste de directeur général des Domaines.

Recrudescence meurtres et agressions : Ndiassane et Léona Niassène favorables à la peine de mort

http://www.seneweb.com Après la sortie du khalife général des mourides, qui demande l’application de la peine de mort pour circonscrire la recrudescence des cas de meurtre, de viol et d’agression, les familles religieuses de Ndiassane et de Léona Niassène sont aussi favorables à la restauration de la peine de mort au Sénégal. Par contre, l’Eglise catholique pense qu’il faut s’attaquer à la racine du mal.

Serigne Ahmed Babacar Niass, porte-parole du khalife de Léona Niassène, souligne qu’«il faut un retour au principe de l’islam et appliquer la Charia. Cela est très clair. Celui qui tue une personne, il faut le tuer». Embouchant la même trompette sur iRadio, Serigne bou Khalifa Kounta, porte-parole du khalife de Ndiassane, indique qu’«il faut appliquer la Charia tout simplement. Celui qui casse le bras d’une personne doit subir le même sort.

Celui qui tue une personne, il faut le tuer». Contrairement aux familles religieuses de l’islam, l’église pense que la peine de mort n’est pas la solution. Abbé Eugène Jean Antoine Diouf estime que «les expériences montrent que ce n’est pas en tuant ceux qui ont tué qu’on réduit forcément les cas d’agression et de violence.

Donc, c’est aux causes qu’il faut s’attaquer, qui sont peut-être la pauvreté et les injustices. Ces armes blanches qui circulent n’importe comment et n’importe où. C’est tous ces ingrédients-là qui font que la débauche dégénère à la violence».

ABBE ALPHONSE B. NDOUR, CURE DE LA PAROISSE SAINT PAUL DE GRAND-YOFF :«L’ABOLITION DE LA PEINE DE MORT EST UNE AVANCEE»

http://www.sudonline.sn L’Eglise sénégalaise n’entend pas plaider pour le retour de la peine de mort. Ou du moins c’est ce qu’a laissé entendre, l’Abbé Alphonse B. Ndour, Curé de la paroisse Saint Paul de Grand-Yoff, dans un entretien avec le site dakaractu.com que nous avons visité hier, mercredi 22 mai

’Au Sénégal, on a aboli la peine de mort depuis 2004. C’est une avancée sur laquelle, justement, on ne devrait jamais revenir. Dans la Bible, Jésus Christ disait lui-même qu’il a été dit, dans le Chapitre 5 de Mathieu ‘’œil pour œil, dent pour dent’’. Et moi je vous dis, pardonnez à vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous persécutent.  Vous savez, la réponse, à la violence, ce n’est pas la violence. La réponse à la violence, c’est l’amour. Quand vous répondez à la violence, par l’amour que vous pouvez distiller, les gens qui sont devant vous sont désemparés.

Et c’est ce qui fait que le monde va changer. Mais quand vous répondez à la violence par la violence, nous rentrons dans un cercle infernal qui fera que nous ne ferons que l’affaire du diable et non l’affaire de Dieu. Il n’y a aucune religion qui puisse demander à ses fidèles de tuer au nom de Dieu. Parce que Dieu est amour. Dieu ne peut pas demander à d’autres de tuer justement pour assouvir une vengeance. Le sang appelle le sang. Et quand nous entrons dans cet engrenage de violence, nous ne ferons rien d’autre de plus que suivre la voie du diable. Et il faudrait qu’on sache, que l’on soit musulman ou chrétien, ce que Dieu demande c’est l’amour et la paix. Pas la vengeance’’, a déclaré le Curé.

Par rapport à la récurrence des violences notées au Sénégal, et dans le monde entier, l’église dit-il, prône une religion d’amour, de fraternité et de paix comme notre sauveur Jésus Christ nous l’a enseigné. Seulement, l’église n’est pas insensible à ces violences récurrentes, note-il. ‘’Bien sûr que cela nous alarme et nous émeut quand nous entendons parler de violence, de meurtre, d’autant plus que ce que nous  sommes en train de professer, c’est une religion de paix, de justice et d’amour. Cela fait que quand nous entendons parler de ça (violence) nous sommes quelque peu bouleversés et émus, surtout par rapport à ces meurtres et  violences’’.

Pour l’homme d’église, ‘’dans ce mois saint du Ramadan où nos frères musulmans vivent un instant de communion particulier avec Dieu, nous devons faire tout notre possible pour pouvoir mieux vivre en adéquation avec ce que Dieu a prévu pour le monde. Ce, malgré nos faiblesses humaines. Et ce que Dieu a prévu pour le monde, en le créant, c’est que nous puissions vivre à son image et à sa ressemblance’’, a-t-il confié.

RÉTABLISSEMENT DE LA PEINE DE MORT FACE A LA RECRUDESCENCE DES CRIMES DE SANG :LE PRESIDENT AYMEROU GNINGUE ET ASSANE BA TEMPERENT LES ARDEURS

http://www.sudonline.sn  Face à la recrudescence des crimes de sang et des délits de viol souvent sur mineur qui virent dans la plupart des cas, au meurtre des victimes, bon nombre de sénégalais ne pouvant plus acceptés ce règne de la terreur appellent au retour de la peine de mort pourtant abolie dans notre ordonnancement juridique, il y’a à peine quinze ans jour pour jours. Interpellé sur cette situation, Assane Ba, membre du Comité directeur du Parti démocratique sénégalais (Pds) tout en déplorant cette situation d’insécurité parle de démission de la «classe politique dirigeante» tout en précisant qu’il n’est «ni pour, ni contre la peine de morte» mais que l’essentiel pour lui «c’est qu’on puisse régler définitivement cette question d’insécurité qui agace l’opinion et les pères de famille que nous sommes, pour que le pays retrouve sa sérénité». Joint également au téléphone par la rédaction de Sud quotidien, Aymerou Gningue, député et président du groupe Parlementaire majoritaire Benno Bokk Yakaar tout en regrettant lui aussi cette situation d’insécurité en s’inclinant devant la mémoire des victimes invite à dépassionner le débat. Selon lui, «les questions de sécurité sont transversales…, on ne gère pas un pays comme on gère une ONG»

ASSANE BA, MEMBRE DU COMITE DIRECTEUR DU PDS : «Il y’a une démission totale de la classe politique dirigeante»

Membre du Comité directeur du Parti démocratique sénégalais (Pds), Assane Ba, contrairement à certains Sénégalais qui appellent au rétablissement de la peine de mort du fait de la recrudescence des crimes de sang et des délits de viol souvent sur mineurs dont la plupart des cas virent au meurtre des victimes, n’a vraiment pas une position tranchée sur cette question. Joint hier, mercredi 22 mai au téléphone par la rédaction de Sud quotidien, le chargé à l’organisation de la Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl), assure qu’il n’est «ni pour, ni contre la peine de morte». Poursuivant son propos, le responsable libéral soutient que l’essentiel pour lui «c’est qu’on puisse régler définitivement cette question d’insécurité qui agace l’opinion et les pères de famille que nous sommes pour que le pays retrouve sa sérénité».

En effet, exprimant sa peine face à cette situation qui selon lui, a fini d’installer une «psychose dans la tête des sénégalais» au point qu’«il y’a des craintes un peu partout», Assane Ba accuse la classe dirigeante d’avoir démissionné. «Nous sommes très peinés par le niveau actuel d’insécurité marqué par une recrudescence des viols sur de jeunes adolescentes et le kidnapping de petits enfants. Il revient à l’Etat d’assurer principalement la sécurité des populations et de leurs biens. Car, je pense qu’il y’a une démission totale de la classe politique dirigeante. Le gouvernement devrait prendre le taureau par les cornes en instituant des rencontres autour de ce problème en vue de son éradication. Aujourd’hui, personne ne vit en sécurité dans ce pays, il y’a des craintes un peu partout», a-t-il soutenu.

Par ailleurs, se prononçant sur les appels au rétablissement de la peine capitale, Assane Ba plaide pour une concertation de la société sénégalaise autour de la question. «C’est vrai que nous avions abolie la peine de morte au Sénégal en 2004 mais si tous les acteurs de la vie nationale (milieu religieux, civil, politique…) se concertent autour de cette question et jugent la nécessité de sa restauration, pourquoi pas ? Mais, si on peut arriver à juguler le fléau de l’insécurité et à le bloquer je pense que nous aurons également gagné. J’estime qu’il est bon de laisser à tout un chacun une liberté qui ne doit nullement exacerbée celle des autres citoyens. Je suis donc ni pour, ni contre la peine de mort. L’essentiel pour moi, c’est qu’on puisse régler définitivement cette question d’insécurité qui agace l’opinion et les pères de famille que nous sommes pour que le pays retrouve sa sérénité».

AYMEROU GNINGUE, PRESIDENT DU GROUPE PARLEMENTAIRE MAJORITAIRE BBY : «On ne gère pas un pays comme on gère une ONG»

La série de crimes de sang dont la plupart font suite à des viols ou tentative de viol sur mineurs ne laisse pas indifférent le président du groupe Parlementaire majoritaire Benno Bokk Yakaar, le député Aymerou Gningue. Joint au téléphone par la rédaction de Sud quotidien hier, mercredi 22 mai, le responsable du parti du président de la République, l’Alliance pour la République (Apr) a marqué sa «profonde tristesse» face à une situation qui selon lui, nous interpelle tous. «C’est toujours triste parce que la violence est une affaire difficile à comprendre surtout dans cette période Ramadan. C’est donc difficile de voir la recrudescence de ces actes de violence dans notre pays», a regretté au bout du fil, Aymerou Gningue ; avant de faire remarquer au sujet de la prise en charge de ce problème que «les questions de sécurité sont transversales».

Poursuivant son propos, le chef de file des députés de la majorité, appelle non seulement au renforcement des moyens des forces de défense et de sécurité mais aussi à une introspection de la société sénégalaise. «Les forces de défense et de sécurité doivent être renforcées en termes de moyens humains et matériels mais le traitement des questions de sécurité est quelque chose qui doit commencer dans les familles. Pour cela, il nous faut une introspection sur le rôle de nos familles, l’éducation de nos enfants, les comportements dans la rue, le manque de civisme quasi généralisé qui fait que certains, pour un petit problème, sont prêts à mettre du feu partout. C’est tout cela qu’il faut conjuguer aux différentes mutations qu’on connait dans les sociétés modernes qui nous mettent dans ces situations dommageables».

Par ailleurs, se prononçant sur les appels pour le rétablissement de la peine de mort constatés ces derniers jours dans la foulée de ces crimes, Aymerou Gningue tempère et précise que «cette question de la peine de mort nécessite une réflexion». «Depuis quelques jours, j’entends des gens demandaient le retour de la peine de mort. Je pense que ce n’et pas bien de se précipiter. Il ne faut jamais gérer les choses dans l’émotion. Il faut toujours prendre le temps d’une réflexion avant d’adopter une solution. Il y’a des pays où cette peine capitale est exercée pourtant le taux de criminalité est encore très élevé dans ces pays», a fait remarquer le président du groupe Parlementaire majoritaire Benno Bokk Yakaar avant de conclure : «le Sénégal est aujourd’hui un ilot de paix dans un environnement très perturbé. Cette question de la peine de mort nécessite une réflexion. Ce qui se passe est certes très dure surtout pour les familles touchées mais, on ne gère pas un pays comme on gère une Organisation non gouvernementale»

Aby Diallo :«A quoi bon, aggraver ou amener une autre sanction si celles qui existent ne sont pas bien appliquées»

http://www.sudonline.sn Les viols suivis de meurtres ou tout simplement les abus faits contre des personnes vulnérables telles que les femmes, les enfants et les personnes vivant avec un handicap ne sont pas appréciés par l’actuelle présidente de l’Association des juristes sénégalaises (Ajs), le commissaire à la retraite, Aby Diallo.

Portée à la tête de la structure, il y’a de cela quelques jours, M. Diallo, compte s’investir dans la promotion des droits des groupes vulnérables. Dans cet entretien accordé à Sud Quotidien, l’ancienne coordonnatrice du comité interministériel de lutte contre la drogue, revient sur ses ambitions et donne sa lecture des faits sociaux.

Quand est-ce que vous avez commencé à militer à l’Association des juristes sénégalaises ?

Je suis membre de l’Association des juristes sénégalaises  (Ajs) depuis les années 1994. J’ai toujours milité dans cette association, mais l’obligation de réserve inhérente à ma fonction de commissaire, faisait que je ne pouvais pas être dans le bureau où y mener des activités. Mais, j’ai toujours été militante des droits humains. C’est après ma retraite que je me suis engagée de façon plus ouverte dans les activités de l’Ajs. Je me  suis engagée également à assurer des responsabilités au sein de l’association.

Qu’est-ce qui justifie votre engagement ?

C’est mon amour pour l’équité. J’ai toujours eu horreur de l’injustice, de la faute non sanctionnée. Ce sont des choses que je n’ai jamais pu supporter. Je n’ai jamais accepté que des gens soient spoliés de leurs droits parce que seulement, ils sont faibles ou sont dans de positions sociales inconfortables ou sont vulnérables. Des rapports de force illégaux qui font que des personnes sont spoliés de leurs droits.

Vous êtes portée à la tête de l’Association des juristes sénégalaises au moment où il y’a beaucoup de violences notamment d’attaques contre les femmes.  Qu’est-ce que cela vous fait ?

Ça me fait mal au cœur. C’est triste d’arriver à la tête de l’association au moment il y’a cette recrudescence de violence faites aux femmes. Ces viols suivis de meurtres nous révoltent. Personnellement, je suis complétement outrée, mais c’est un combat que nous avons toujours mené au sein de l’Ajs. Nous avons toujours mené un combat contre l’injustice, les violences faites aux femmes et les viols suivis de meurtres. Pour le dernier cas, c’est une tentative suivie d’assassinat ; mais, il y’a eu des viols suivis des grossesses qui laissent la femme complément en marge de la société avec une vie complétement détruite. Tout ça ne fait que renforcer mon engagement dans la lutte contre ces violences.

La prise en charge psychologique des personnes violées est un véritable problème. Que comptez-vous faire pour changer la tendance ?  

Dans le cadre de notre association, nous avons des partenaires comme des médecins, des psychologues et des psychiatres qui offrent une prise en charge gratuite aux victimes. Nous avons des avocats qui plaident les dossiers des victimes prises en charge par l’association.

Qu’elle sera le combat de l’AJS pour contraindre tous ceux qui ont commis des infractions comme le viol à purger leur peine ?  

Nous nous battons contre l’insuffisance des sanctions. Les sanctions existantes ne sont pas suffisamment prises en compte, elles ne sont pas suffisamment appliquées au sein des juridictions de jugement. Malheureusement, nous n’avons aucun pouvoir à les donner des instructions ou à apprécier ce qu’ils font. Mais, on constate avec beaucoup de désarroi que les textes ne sont pas vraiment appliqués. La sanction des violeurs est encadrée. Les peines sont prévues par le code pénal. Il y’a des cas où celui qui viole une petite fille de moins de 13 ans ne peut pas être condamné à moins de 10 ans. La sanction complémentaire naturelle c’est qu’aucune possibilité de remise de peine ni de grâce présidentielle encore moins d’amnistie. Pour les autres cas, les peines minimales prévues c’est 5 ans.  Il n’est pas normal de voir des gens condamner à 1 an ou 2 ans.  Ce n’est pas dissuasif. Malheureusement, l’AJS ne peut qu’accentuer la sensibilisation, aller vers les autorités et les sensibiliser par rapport aux effets pervers de ces décisions-là. Quand ce n’est pas suffisamment sanctionné, ça ne dissuade pas. Et les infractions vont continuer.

La légalisation de l’avortement médicalisée a toujours été un combat de l’Association des juristes sénégalaises comment comptez-vous s’y prendre ?

Nous allons continuer la sensibilisation mais en allant vers les autorités compétentes. La façon dont les gens interprètent l’avortement médicalisé me parait un peu biaisée. Elle est loin de l’idée pour l’AJS de prôner une société perverse ou de favoriser l’avortement libertin. Ce que l’Ajs prévoit et défend, c’est l’avortement en cas d’inceste et cas de menaces pour la santé de la mère. On a vu des cas où des petites filles de moins de 11 ans ont été  violées. Elles en ont contracté une grossesse. On a vu des fillettes violées par leurs pères, leurs oncles et qui grandissent dans la même maison avec leurs enfants.

Il faut que les gens examinent ces effets dans la société. Il y’a certains comportements qui ne peuvent s’expliquer que par un vécu. Et c’est ça le vécu de ces petites filles et même petits garçons qui sont violés.  Souvent, on entend des garçons qui sont devenus des homosexuels parce qu’ils ont l’habitude depuis le jeune âge parce qu’étant toujours violé par des grandes personnes dans leur entourage. L’Ajs prône l’avortement médicalisé dans des cas spécifique et ces cas-là, ne sont pas tout à fait en contradiction avec ce qui est prévu dans les lois nationales. Il faut voir ça de façon approfondie et on verra dans la loi nationale. L’avortement est autorisé au cas où la santé de la mère est en danger. Une fille de moins de 13 ans qui contracte une grossesse, sa vie est en danger.

Une fille qui accouche d’un enfant issu de viol par son père, son grand-frère qui est obligée de vivre avec cet enfant dans la famille sans jamais dire qui est le père,  elle peut développer des instincts criminels. Elle peut être tentée de faire disparaitre cet enfant. Donc,  ce se sont les dangers auxquels nous voudrons palier en faisant le plaidoyer pour la légalisation de l’avortement médicalisé. On va continuer notre sensibilisation  peut-être en changeant de paradigmes en allant vers les autorités compétentes pour mieux  leur expliquer notre position et notre point de vue.

A part cette légalisation de l’avortement médicalisé, quels seront vos autres défis ?

Nos autres défis est d’arriver à éradiquer cette violence qui s’accentue tous les jours. On ne peut pas tous les jours lire un journal sans voir un, ou deux cas de viol. Ce matin en venant (hier dans la matinée, Ndlr) j’ai écouté dans une radio une fille violée, abandonnée avec sa mère qui n’a aucun moyen et qui a accouché de triplés qui  sont à l’hôpital.  L’hôpital l’a appelé pour qu’elle prenne ses enfants elle dit qu’elle ne peut pas les prendre. Elle les a abandonnés à l’hôpital parce qu’elle n’a pas où les mettre. Elle est hébergée dans un atelier de tailleur, mais le tailleur travaille la journée. C’est le soir qu’elle vient dans l’atelier pour y dormir. Ça, ce sont des cas qui sont extraordinaires. Nous n’allons pas baisser les bras parce que le combat est très long. Chaque jour, il  y’a les violences conjugales, économiques, verbales, les harcèlements sexuels, la discrimination à l’égard des femmes dans le travail, dans l’accession aux droits des propriétés entre autres. Ça, ce sont des batailles qu’il faut continuer. On est là-dessus et va continuer parce qu’elles ne sont pas encore gagnées.

Qu’elle lecture faites-vous du débat sur le retour agité de la peine de mort?

La peine de mort dépend d’une politique, d’une option étatique. C’est l’Etat qui opte pour la peine de mort, la suppression ou le maintien de la peine de mort. Personnellement j’ai mon opinion là-dessus.  Au sein de l’Ajs, nous en discutons. Au moment d’en parler nous donnerons notre point de vue à travers les instances où il faudra le faire. Je me pose la question de savoir est ce qu’elle est opportune ce retour à la peine de mort ? Est-il un combat qui vaut la peine d’être mené quand on sait que même les textes qui existent, en ce moment ne sont pas appliqués comme il faut. Alors, à quoi bon aggraver ou amener encore une autre sanction ? Ces peines qui existent, si on les applique correctement, auraient été assez dissuasives. Mais, elles ne sont pas  appliquées. Mon combat se situe à ce niveau pour l’instant.  Les gens agitent la peine de mort chaque fois qu’il y’a un crime abject. Notre viatique c’est de poursuivre tout le temps l’application des peines. Là par exemple notre prochain combat sera qu’il ait dans le système judiciaire un juge de l’application des peines qui veille à ce que les peines soient appliquées et correctement appliquées, un juge qui veille à ce que des erreurs comme ce qui s’est passé récemment avec cette grâce présidentielle accordée à quelqu’un qui  n’en a pas droit, n’arrive pas (allusion à Amadou Woury Diallo, Ndlr).

Quid de l’application de la loi contre l’excision ?

Il faut la sensibilisation. Il ne faut pas se décourager de sensibiliser parce que c’est dans nos us et coutumes.  Les populations autochtones pour leur faire accepter l’excision des petites filles, c’est un combat de longue haleine. Il ne faut pas se décourager parce qu’il y’a des effets. Ces mêmes populations rurales ont des familles dans les zones urbaines, mais en zone urbaine, on ne pratique plus l’excision. Il faut continuer la sensibilisation en zone rurale. La fistule obstétricale qui est consécutive à la pratique, ce sont des arguments qu’on peut continuer à développer en milieu rural pour éradiquer le phénomène.

En dépit des nombreuses initiatives prises, la mendicité des enfants est une réalité au Sénégal. Comment la percevez-vous ?

Le code de l’enfant doit être adopté. Mais surtout, il faut de la volonté politique et le courage politique. Dans cette histoire d’enfants de la rue, c’est le courage politique qui manque. Dès qu’on soulève la question, les gens vous crient dessus et l’Etat se replie. Or, il faut faire face. Il faut faire comprendre à tout le monde que ce n’est pas un combat contre la religion. C’est un combat pour le respect des droits humains. Les enfants n’ont pas leur place dans la rue. Malheureusement, quand les enfants meurent dans les rues ou sur le coup des marginaux qui abusent d’eux, aucune identification n’a lieu. L’Etat doit prendre ses responsabilités. Les services d’accueil doivent exister. Il faut aussi prendre les dispositions nécessaires aux frontières car, la majeure partie des enfants mendiants vient de la sous-région

Guédiawaye : Lat DIOP Vs Aliou SALL, La Guerre Des Tendances A Lieu

https://www.walf-groupe.com A Guédiawaye, des menaces de rivalités se précisent entre le camp de Lat Diop actuel Directeur des investissements et l’actuel maire de Guédiawaye Aliou Sall.

En effet, si Aliou Sall et ses lieutenants envisagent de briguer à nouveau les Collectivités territoriales, Lat Diop et ses partisans sont plus que déterminés à leur barrer la route. Puisque les proches de Lat Diop et d’Aliou Sall ne ratent aucune occasion pour se jeter des piques.

A Wakhinane-Nimzaat, le responsable politique de l’Apr, Boubacar Vieux Diop lorgne le fauteuil de Racine Talla, l’actuel Directeur général de la Radiodiffusion télévision sénégalaise (Rts). Même situation à Ndiarème Limamou Laye où plusieurs noms sont déjà annoncés pour briguer la mairie dirigée par Mamadou Baidy Séye proche du maire Aliou Sall. Il s’agit entre autres de Sarata Ly Diallo conseillère à la présidence de la République, Sada Thiam et d’autres responsables tapis dans l’ombre qui selon nos sources font des réunions nocturnes pour préparer les élections locales qui s’annoncent rude dans cette commune.

Dans cette situation confuse, le patron de l’Apr, Macky Sall a du pain sur la planche puisque ses mises en garde faites autrefois au palais n’auront pas servi à dissuader les protestataires. «Vous vous comportez comme des gladiateurs. Il faut arrêter vos querelles. Que chacun retourne dans sa base pour travailler», avait fulminé Macky Sall lors d’une audience avec les responsables de la banlieue.Théodore SEMEDO

Malaise Au PDS : Pro Et Anti Karim Se Tirent Dessus

https://www.walf-groupe.com Il est absent du parti, mais Karim Wade est le plus présent de tous. Outre sa candidature avortée à la dernière présidentielle alors qu’il n’est même pas au Sénégal, le fils de Wade divise aujourd’hui le Pds en pro et anti Karim. Les premiers nommés accusent Oumar Sarr de chercher à s’accaparer de l’héritage du Pape du Sopi en écartant son fils biologique

C’est la guerre totale entre partisans de Karim Wade et ceux du secrétaire général national adjoint du Pds, Oumar Sarr. Chaque camp réclame l’héritage et surtout la succession du Pape du Sopi«A quel titre et au nom de quoi le patron adjoint doit-il consulter un simple militant en exil doré, fut-il l’ex candidat. Quel prétentieux»,assène Abdoulaye Nguer Ba, réputé très proche d’Oumar Sarr. «A l’Etat actuel des choses, chacun doit connaître sa place et la hiérarchie dans le parti. Qu’on nous respecte un peu et qu’on ne nous prenne pas pour des demeurés. Heureusement que le Sénégalais lamda  comprend parfaitement tout ce qui se passe. Un homme digne comme Oumar Sarr dans l’espace politique est devenu rare par ces temps qui courent»,poursuit-il.

Originaire du nord comme Oumar Sarr, il affirme qu’Abdoulaye Wade, le «père» de la démocratie sénégalaise, il n’y a qu’un seul de ses fils actuellement qui a les qualités requises et les aptitudes intellectuelles pour diriger un parti comme le Pds. Et selon lui, il s’agit bien sûr de son actuel adjoint, le frère Oumar Sarr. «C’est le seul capable de pérenniser le wadisme. Que la démocratie interne prévale et que le congrès qui est l’Assemblée et l’instance suprême des responsables et des militants de base décide en toute souveraineté et en toute transparence», poursuit Abdoulaye Nguer Ba.

Quant aux partisans du fils biologique du fondateur du Pds, ils accusent  Oumar Sarr de vouloir s’accaparer du parti en écartant Karim Wade. «Oumar Sarr manœuvre pour faire main basse sur toutes les structures verticales du Pds. Après avoir pris le contrôle du Meel et des femmes, il veut maintenant mettre sous sa coupe la Fncl», accuse un membre de la fédération nationale des cadres libéraux (Fncl). Ce dernier affirme que Karim Wade est le seul capable de rassembler les libéraux et succéder à son père.Charles Gaïky DIEN

Pape Samba Mboup:«Ce que Macky Sall doit faire»

IGFM – C’est un esprit libre qui dit tout haut ce qu’il pense du fond du cœur. Sans hésitation aucune, ni regret. Pape Samba Mboup qui s’est terré chez lui depuis la réélection du Président Macky Sall, a décidé de briser le silence. Ce, pour aborder avec «L’Obs» toutes les questions brûlantes de l’actualité. Il aborde, entre autres, la question du dialogue national, les tares de la société civile sénégalaise, le mauvais entourage qui risque de plomber les avancées politiques et économiques de Macky Sall, les dessous qui freinent les retrouvailles Wade-Macky, l’avenir de Karim Wade et Khalifa Sall, la crise interne au Pds. Bref, Pape Samba Mboup livre tout, non sans révéler comment il prépare sa retraite politique, après son combat réussi pour la réélection du Président Macky Sall

Pape Samba Mboup, depuis la réélection du Président Macky Sall le 24 février 2019, on ne vous entend plus parler. Qu’est-ce qui explique votre silence ?

Je ne parle pas parce que j’ai eu ce que je voulais, c’est-à-dire la réélection du Président Macky Sall. C’est tout. J’ai soutenu le Président Sall parce que pour moi, il était le meilleur candidat et c’est un frère libéral. Nous avons milité ensemble dans un même parti (Pds-Parti démocratique sénégalais). Nous avons passé ensemble, Macky et moi, des moments ponctués de rires et de pleurs. Quand on m’a renvoyé du Pds, Macky Sall m’a demandé de venir travailler avec lui, en fait de le soutenir. Ce que j’ai accepté parce que c’est un frère libéral. Il m’a convaincu aussi par le travail qu’il est en train de faire pour le Sénégal. Parmi les cinq (5) candidats à la dernière Présidentielle, Macky était le meilleur. Il a fait des preuves et je sais qu’il va en faire d’autres pour l’intérêt du Sénégal. Les autres candidats (déchus Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Madické Niang et Issa Sall, Ndlr), je ne sais pas de quoi ils sont capables. Moi, je ne vais pas à l’aventure. J’ai contribué à la réélection du Président Macky Sall parce que je ne voulais pas que le pouvoir tombe entre les mains d’un aventurier. J’ai gagné mon combat, c’est fini.

Donc, vous n’attendez rien en échange de votre combat ?

Je n’ai pas soutenu le Président Macky en échange d’un poste. Je l’ai soutenu parce que je suis un patriote, j’aime le Sénégal. Maintenant qu’il a gagné, c’est à lui de régler les problèmes des Sénégalais. Et c’est lui qui sait avec qui il peut travailler et comment travailler. On ne le gêne en rien du tout. Nous avons eu ce que nous voulons : sa réélection dès le premier tour.

Jusqu’où comptez-vous aller avec le Président Macky Sall ?

J’ai soutenu le Président Macky Sall avant l’élection Présidentielle (de 2019) et je vais continuer à le soutenir jusqu’au jour où j’irai à la retraite politique.

Vous envisagez déjà votre retraite politique ?

Bien sûr. Je ne suis plus jeune. J’ai mené mon dernier combat en politique qu’était la réélection du Président Macky Sall. Ce combat est terminé. Je suis à l’aise maintenant. J’ai eu ce que je voulais, je peux aller à la retraite maintenant, aller dormir ou écrire mes mémoires. Il faut savoir s’arrêter. J’envisage ma retraite politique. J’ai quelques petits problèmes à régler d’abord dans la scène politique, après maintenant je vais prendre ma retraite. Depuis 40 ans, je suis dans la scène politique, ça suffit maintenant.

Quelle est votre appréciation de l’appel au dialogue national lancé par le Président Macky Sall ?

Le dialogue est une bonne chose. Dans ce monde, les gens ont toujours dialogué. Même pendant la guerre mondiale, lorsque les troupes s’entredéchiraient, en haut les gens se parlaient. Le dialogue est venu à son heure parce qu’il y a une fumée épaisse qui enveloppe le landernau politique. Et il faut un dialogue sincère pour qu’on ait une éclaircie. Tous les patriotes doivent accepter d’aller au dialogue. Quand un président de la République dit j’appelle toute la classe politique, la société civile, entre autres, pour qu’on discute sur l’avenir du pays, le patriote doit répondre à cet appel. Macky Sall a lancé un dialogue pour que l’on voit comment développer le Sénégal, comment taire les rancœurs. Il faut qu’on se parle. Les gens qui refuseront d’aller au dialogue rendront compte à la postérité. Macky aurait pu ne pas appeler au dialogue, parce qu’il a été bien réélu avec 58% de suffrages des Sénégalais et 68% de participation au vote. Les gens pensent que si Macky appelle au dialogue, c’est pour consolider son pouvoir. Non. Son pouvoir est déjà consolidé, parce que les Sénégalais, dans leur majorité écrasante, lui ont fait confiance. Macky est à l’aise.

Vous parlez d’une fumée épaisse dans le landernau politique sénégalais, à qui doit-on le reprocher ?

C’est la faute aux opposants. Ils refusent tout et ne veulent rien comprendre. Ils disent non à toutes les propositions faites par le Président Macky Sall. Avec le dialogue, on aura l’occasion de savoir ce qu’ils veulent. Si c’est pour le bien du Sénégal, le Président Macky Sall va accepter leurs propositions. On appliquera que des mesures dont le Sénégal a besoin. Si ce sont des propositions pour le progrès du Sénégal, pour la stabilité et la paix, elles seront toutes acceptées.

Malgré les grandes concessions du Président Macky Sall pour répondre aux préoccupations de l’opposition et de la société civile, le dialogue risque d’être plombé. Car, il y a déjà un problème de consensus des acteurs sur le profil de la personne devant conduire les concertations. Ne pensez-vous pas que le jeu est faussé d’avance ?

Les personnalités neutres, il y a en beaucoup au Sénégal. Ce ne sont pas les gens qui crient pour dire : «Je suis société civile, je suis ceci» qui sont des personnalités neutres. Une société civile n’est pas neutre. Il y a beaucoup de gens qui se réclament société civile, alors qu’ils sont des politiciens. Par contre, il y a des gens qui ne font pas de politique. Ils sont à équidistance des partis politiques. Ils sont connus pour leur sérieux, leur expertise. Ce sont ces gens qu’il faut aller chercher pour diriger les concertations pour le dialogue national.

Vous semblez confirmer le Président Abdoulaye Wade qui accusait à l’époque, la société civile sénégalaise d’être politique ?

C’est vrai, Me Abdoulaye Wade avait raison. Il disait que la société civile, ce sont des politiciens encagoulés. En fait, la société civile, c’est un fourre-tout. Quand on crée un Gouvernement, on dit que la société civile y a sa place. Quand il y a dialogue, la société civile dit : «Je suis là». On sait que ceux-là (certains membres de la société civile, Ndlr)  roulent pour des partis politiques sans le dire. Il faut dire la vérité. Il faut que l’on règle beaucoup de problèmes dans ce pays. Pour moi, la société civile, c’est la femme qui vend des cacahuètes aux coins de la rue de chez moi, c’est le talibé, entre autres. Ces gens ne pensent pas à la politique. Ils ne sont derrière aucun parti politique. Ce sont ces gens là la société civile. Ceux qui se réclament société civile et qui sont tout le temps dans leur bureau et qui ne savent pas ce qui se passe dans le pays. Au Sénégal, il faut que l’on règle le problème de société civile. Elle n’existe pas. Ce sont des politiciens qui s’en réclament.

Pour vous, la société civile ne doit pas prendre part au dialogue…

Elle n’a pas sa place dans cette affaire-là. Jusqu’à présent, je ne peux savoir qui est société civile au Sénégal.

 Le Parti démocratique sénégalais avait posé des conditions pour participer au dialogue national lancé par le Président Sall, notamment la personnalité neutre pour diriger les concertations, la révision du procès de Karim Wade et la libération de Khalifa Sall. Mais, on a constaté ces derniers jours que Me Wade a finalement accepté d’y prendre part. Comment analysez-vous ce «volte face» ?

Le Président Wade a intérêt à participer à ce dialogue national. Le Pds n’a jamais raté un dialogue national. Combien de fois le Pds est allé rejoindre le Président Abdou Diouf, quand il appelait à un dialogue ? En tant que grand parti, le Pds ne peut pas être absent à ce dialogue lancé par le Président Macky. Me Abdoulaye Wade l’a compris. Et le ministre de l’Intérieur l’a dit en filigrane. Ce, en disant que «si le Pds ne vient pas au dialogue, ses préoccupations ne seront pas prises en compte». Me Wade a des revendications. Il veut qu’on révise le procès de son fils Karim Wade et libère Khalifa Sall de la prison. Il n’a qu’à aller au dialogue pour poser ces problèmes. On ne peut régler ces problèmes avant le dialogue. C’est dans le dialogue que tout cela pourra être réglé.

Qu’en dites-vous de la crise actuelle que le Pds traverse à l’interne, notamment avec la «brouille» entre Oumar Sarr et Me Abdoulaye Wade ?

Je l’avais dit et je le répète, le Pds est comme un camion fou qui file tout droit vers le précipice. J’avais aussi dit que Karim Wade ne sera pas candidat à la Présidentielle du 24 février 2019, c’est pour cela j’ai été exclu du Pds.

Avec tous ces problèmes qu’il vit, pensez-vous que le Pds va survivre à Me Abdoulaye Wade ?

Le Pds, c’est fini. Il faut mettre en place un autre parti. C’est moi qui vous le dis, je ne raconte jamais des histoires. Le Pds, il est terminé. C’est malheureux. Abdoulaye Wade ne mérite pas cela pour le combat qu’il a mené toute sa vie, pour la démocratie, la dignité de l’homme noir, le développement du Sénégal. Ce qui me fait mal est que l’histoire ne retiendra pas ce que Me Wade a fait. L’histoire retiendra la fin. On dira qu’il est mal parti. C’est ce que nous voulions l’éviter quand on était dans le Pds.

Vous avez toujours manœuvré pour des retrouvailles entre Me Abdoulaye Wade et Macky Sall. Pourquoi cela a toujours échoué ?

J’avais initié, il y a deux ans, une rencontre entre Macky Sall et Abdoulaye Wade. Je suis allé voir le Président Macky pour lui dire, il faut aller voir Me Abdoulaye Wade pour discuter et régler les problèmes. Ce que le Président Macky a accepté. J’ai fait de même avec Me Wade qui était aussi d’accord. Il a posé des préalables que le Président Macky a réglés. Karim Wade m’a appelé au téléphone pour me dire, je salue ton initiative. En fait, je savais que c’était la seule solution pour régler le problème de Karim Wade. Je me battais pour Karim et les gens disent que je ne l’aime pas. Ce qui est faux. C’était à trois jours (il y a deux ans) de la visite officielle du Président Macky Sall à Paris que le Comité directeur du Pds s’était réuni pour dire que Me Wade ne rencontrera pas le Président Macky Sall. Pourquoi ils n’ont pas voulu que les deux hommes se rencontrent ? Je suis sûr qu’à l’époque, si les deux s’étaient rencontrés et que Me Wade dise à Macky règle le problème de mon fils, c’est ton jeune frère, le Président Sall allait le faire. Mais, des gens (du Pds) n’ont pas voulu les retrouvailles entre Wade et Macky. En fait, il y a des gens qui ne veulent pas que Karim Wade revienne dans le Pds, c’est pourquoi ils ont saboté ces retrouvailles. Macky Sall a toujours tendu la main. Et Abdoulaye Wade c’est quelqu’un que je connais, il ne peut pas refuser la main tendue. Il avait toujours accepté la main tendue du Président Abdou Diouf qui l’a mis en prison, alors que Macky ne l’a pas incarcéré. Wade a toujours dialogué avec Abdou Diouf, malgré tous leurs problèmes. Wade est un homme de dialogue. Mais chaque fois qu’il y a des initiatives pour rapprocher Macky et Wade, des gens autour de ce dernier mettent du sable. Ce sont des gens qui ne veulent pas que le problème de Karim Wade soit réglé parce que ça faisait leur affaire. Ils avaient des ambitions pour prendre la place de Karim.

Que doit-on faire aujourd’hui pour fluidifier les rapports entre pouvoir et opposition pour l’intérêt du Sénégal ?

Il faut que chacun laisse derrière lui ses ressentiments. Que chacun oublie tout et qu’on aille au dialogue, rien que pour l’intérêt du Sénégal et pas pour un parti politique. On doit voir tous ensemble (pouvoir-opposition) ce qui est bon pour le Sénégal et l’entériner.

Quelle attitude doit adopter le Président Macky Sall pour assurer une bonne fin de son second mandat ?

Pour son second mandat, il faut que le Président Sall commence par régler le problème de ces responsables politiques en prison. Il faut qu’on trouve des solutions pour les libérer.

Vous pensez à la libération de qui ?

Khalifa Sall par exemple. Parce que tant que Khalifa Sall sera en prison, il y aura toujours des problèmes dans ce pays. C’est entre nous Sénégalais, on n’a qu’à trouver une solution pour permettre à Khalifa d’aller retrouver sa famille et ses enfants. Cela va apaiser la tension. Pour ce qui est de Karim Wade, quand l’occasion sera favorable, il faudra penser à l’amnistier. Car, on ne peut pas amnistier quelqu’un qui va venir perturber. Il faut des garanties sûres pour amnistier Karim Wade afin qu’il revienne au Sénégal.

Il faut quoi à Macky pour relever les défis de son second mandat ?

Il faut au Président Macky des hommes à la hauteur, des hommes sûrs et honnêtes avec lesquels il va travailler. Il doit aussi surtout assainir son entourage. Il faut qu’il ait le courage d’écarter les gens qui le mettent en mal avec les autres et coopter ceux qui peuvent tisser les liens pouvant le renforcer.MATHIEU BACALY

 Thione Seck renvoyé des fins de la poursuite pour non-respect du règlement n°5 de l’Uemoa

https://www.dakaractu.com Le verdict est tombé! Thione Seck a été renvoyé des fins de la poursuite pour cause de nullité du PV d’enquête préliminaire de la Section de Recherche et la procédure ultérieure.

 “Le tribunal, statuant en matière correctionnelle et en premier ressort, déclare l’exception sur le défaut de base légale, soulevée par la défense, recevable”, a prononcé le juge du tribunal correctionnel de Dakar délibérant sur l’affaire de faux billets impliquant le lead vocal du Raam Daan.

Le magistrat Maguette Diop a déclaré “nul et de nullité absolue” l’ensemble de la procédure intentée contre Thione Seck et Alaye Djité, parce que “les mis en cause n’ont pas été assistés par un avocat dès l’interpellation”.

Le tribunal estime que dans le Procès-verbal (PV) d’enquête préliminaire, il n’est pas fait état de l’obligation faite aux enquêteurs de notifier aux mis en cause leur droit de se faire assister d’un avocat. “C’est une formalité substantielle », a rappelé le juge, dans ses motivations. En brandissant le règlement n°5 de l’Uemoa, relatif à la présence d’un avocat dès l’interpellation, il renvoie le ministère public à mieux se pouvoir.

Après un peu moins de 4 ans, Thione Seck entrevoit le bout du tunnel. Le lead vocal du Raam Daan, arrêté le 27 mai 2015, a été renvoyé des fins de la poursuite, ce jeudi 23 mai.

Placé sous mandat de dépôt le mardi 2 juin 2015 et remis en libéré provisoire, le 12 février 2016, le père de Waly Seck est sorti d’affaire pour avoir subi une injustice (vice de procédure). Sa libération définitive est un soulagement pour l’homme de 64 ans et sa famille, qui l’a soutenu toutes ces années.  Après huit mois de détention préventive, l’auteur-compositeur avait bénéficié d’une liberté provisoire contrairement à son co-prévenu qui est en détention depuis 4 ans. Ce dernier a aussi été renvoyé des fins de la poursuite sans peine ni dépens…

A quel magistrat Maguette Diop se fier ?

http://www.dakarmatin.com Le magistrat Maguette Diop a déclaré «  nul et de nullité absolue » l’ensemble de la procédure contre Thione Seck car «  les mis en cause n’ont pas été assistés par un avocat dés l’interpellation » et que ceci est «  une formalité substantielle »

Qui peut nous aider à comprendre ?

N’est ce pas ce qu’on a refusé à Khalifa Sall avec Maguette Diop comme Assesseur ? Même après que la CEDEAO ait relevé et condamné le Sénégal pour le  vice « substantiel » de procédure. En réalité notre justice est malade

Annulation du procès de Thione Seck : le coup de gueule de Moustapha Diakhaté

https://actusen.sn Les conditions de libération de Thione Seck n’agréent guère l’ancien président du groupe parlementaire Benno bokk yaakaar. Et c’est rien de dire que la décision sonne comme une déception pour Moustapha Diakhaté. En effet, dans une publication sur Facebook, il estime que «l’annulation du procès de Thione Seck pour non respect du règlement n° 05» présente «un risque de pagaille judiciaire dans l’Uemoa».

«Cette décision d’annulation de la procédure peut avoir des conséquences incalculables dans l’espace Uemoa. Cette jurisprudence risque de déboucher sur l’arrêt de tous les procès encours et la libération immédiate de tous les condamnés qui n’ont pas bénéficié des dispositions du règlement n° 05 de l’Uemoa depuis son entrée en vigueur le 25 septembre 2014, relativement aux nouvelles compétences de l’avocat, exigeant que les prévenus soient assistés d’un avocat dès la garde à vue», a-t-il expliqué.

Affaire Thione Seck-Me A. Dioma Ndiaye à Moustapha Diakhaté:«C’est le contraire qui aurait été source de pagaille… »

http://www.seneweb.com La décision du Juge Maguette Diop ouvre-t-elle la porte à un désordre judiciaire ? En tout cas, Moustapha Diakhaté pense que oui. Dans une tribune publiée sur les réseaux sociaux, l’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakar soutient que l’annulation du procès de Thione Seck, pour non-respect du règlement n°5 de l’Uemoa peut avoir des conséquences incalculables dans l’espace Uemoa. Une opinion que ne partage pas Me Assane Dioma Ndiaye.

Contacté par Seneweb, le défenseur des droits de l’homme précise: «Au contraire, je pense que c’est un pas vers l’uniformisation des jurisprudences au niveau de la zone de l’Uemoa. Il est important que par rapport au règlement N °5, que tous les juges de l’Uemoa, quel que soit leur pays, soient au même niveau de compréhension et qu’il n’y ait pas contrariété de décisions. C’est un arrêté qui s’impose à tous. C’est le contraire qui aurait été source de pagaille», a-t-il dit.

La robe noire souligne qu’aujourd’hui, tout le monde doit être intransigeant sur l’intangibilité de la présence de l’avocat dès l’interpellation. «Le plus important c’est de faire mention dans le procès-verbal que la personne a été informée de son droit d’être assistée par un avocat dès l’interpellation  et si la personne exprime le besoin qu’on permette à l’avocat d’être présent. Mais si cette mention ne figure pas sur le procès-verbal, il y a nullité absolue du procès-verbal. C’est un droit substantiel sur lequel on ne peut pas transiger », a-t-il déclaré.

Rectifiant Moustapha Diakhaté, l’avocat précise que les lois sont faites pour être appliquées. Et donc, les procédures doivent menées tel que prévu par nos textes: «Peut-être que lui (Ndlr : Moustapha Diakhaté), il a une autre lecture des choses. Mais nous, nous sommes des juristes et on ne peut pas fermer les yeux devant l’applicabilité d’une loi. Ce serait même contraire aux serments du juge. Il a raison peut être de dire qu’il y aura des conséquences. Mais je pense qu’il faut relativiser ses propos. Il faut surtout dire qu’il n’y a pas d’autres alternatives que quand il y a violation de la loi, que les juges puissent en tirer toutes les connaissances surtout qu’il s’agit d’une nullité d’ordre publique qui ne peut pas être réparée, une nullité absolue.»

Découverte macabre à Kédougou : le corps sans vie d’un chasseur retrouvé près de la mine d’or de Sabodala

https://actusen.sn/Après la découverte d’un corps sans vie d’un berger à quelques encablures de la mine d’or de Sabodala (Kédougou), il y a de cela 15 jours, une autre découverte macabre a été faite, ce jeudi.

En effet, un corps complètement en décomposition a été retrouvé dans ce même village de Sabodala. Makkan Cissokho chasseur de son état, était sorti de sa maison dans la journée du lundi 06 mai, pour aller faire son activité favorite qui est la chasse.

Depuis, l’homme n’est pas revenu chez lui. Sa famille, les forces de défense et les populations ont fait toutes les recherches possibles pour le retrouver. Sans succès.

C’est finalement, ce jeudi dans la matinée que sa dépouille a été retrouvée dans un état de putréfaction très avancée. En attendant de déterminer la cause de sa mort, le chasseur a été enterré sur place.Lama Sidibé, Correspondant à Kédougou

LE PRESIDENT MACKY SALL, L’ARMEE ET, LE PARACHEVEMENT DE LA SOCIALISATION POLITIQUE Par Docteur Souleymane NDIAYE 

« Ce qui fait de tout homme un digne citoyen, c’est la volonté de subordonner les intérêts particuliers au bien public (Cicéron) »

Lors de son investiture le 02 avril 2019, le Président Macky SALL, a déclaré que son action durant les cinq années à venir sera placée, entre autres, sous l’autorité de causes transcendantes telles, la culture de la citoyenneté.
A cet effet, le Chef de l’Etat a invité les populations à prendre exemple sur l’institution militaire après avoir évoqué le concept « Armée-Nation ».
Une telle invite faite par le Président de la République, dans des circonstances aussi solennelles, nécessite d’être explicitée, parce qu’il ne fait point de doute qu’elle a pu soulever des questionnements au niveau de la plupart des populations pour qui, l’armée incarne la société de l’obéissance, tandis que le citoyen appartient à une société de liberté.
Il s’agit d’une opinion qui fut fortement consolidée par le Maréchal SOULT un napoléonien, qui inséra dans le règlement sur la discipline dans l’armée en 1833 que : « les ordres doivent être exécutés littéralement sans hésitation ni murmures » ; c’est l’obéissance passive.
Or, cette perception négative de la discipline militaire pourrait faire que les propos du Chef de l’Etat, apparaissent dans l’entendement de plusieurs citoyens, comme une apologie de « la servitude volontaire ».
D’où l’importance de rappeler l’évolution qui est survenue depuis la première moitié du XXème siècle.
En effet, avec la consolidation de l’Etat républicain, et sous l’influence sans cesse grandissante du « Mouvement de défense sociale nouvelle » l’idée du « soldat-citoyen » qui avait été lancée à la fin du XIXème siècle s’est affirmée, et ce faisant, a suscité plusieurs réformes, dont l’insertion dans le règlement sur la discipline que « tout chef détenant de la loi l’autorité dont il est investi, le respect qui lui est dû n’est autre qu’une soumission à la loi, expression de la volonté nationale ».
C’était dès lors, la consécration de la grandeur de la discipline militaire, dont le législateur montrait par ces dispositions qu’elle n’avait rien de servile parce qu’elle est impersonnelle et procède uniquement de ce que Montesquieu appelle l’éthique politique, c’est-à-dire le respect (l’amour) de la loi et des institutions.
Soumis à un conditionnement incessant, le soldat dans l’Etat républicain intériorise profondément la transcendance de la Patrie, de la Nation et de l’intérêt supérieur. Cette réalité réfute à suffisance l’idée simpliste selon laquelle, l’Armée se résume tout entière dans l’action faite de commandements et d’exécutions.
En France, au sortir du second empire, Labori, député socialiste avait perçu l’équivoque dangereuse qu’il pouvait y avoir, à propos de l’obéissance dans l’Armée, pour écrire dans un rapport au parlement, que « le français n’est plus soldat comme sujet d’un prince … il l’est comme citoyen d’une république ».
Il semble que c’est de cette déclaration qu’a été inférée l’expression « Armée républicaine ».
Notre Armée, à l’image des autres armées dans le monde, est le creuset de la citoyenneté et, cela se vérifie au fait que même en occident, le fait d’avoir séjourné dans l’Armée, offre des avantages à ceux qui désirent accéder à certaines fonctions dans l’Etat.
Et, puisque selon Fustel de Coulanges « dans un pays si l’armée ne déteint pas sur la société, la société déteint sur elle » ; le Président Macky SALL, par son invite, souhaite que l’armée déteigne sur notre société.
A ce propos, il convient de rappeler que le Président Abdou DIOUF était allé plus loin dans ses souhaits lorsqu’en réponse à la présentation des vœux de l’Etat-major général le 28 décembre 1984, il déclarait que « l’armée devait constituer le noyau essentiel de la Nation ».
La conjonction des souhaits des Présidents DIOUF et SALL, s’explique et se justifie par le fait que dans tous les pays, l’Armée a toujours été investie d’un rôle central consistant à participer activement à ce que Montesquieu appelle « l’éducation publique ».
S’agissant de nos jeunes Etats, ce rôle est d’autant plus nécessaire qu’il subsiste, par endroits, des réalités socio-culturelles dont les normes et les valeurs pèsent d’un plus grand poids que celles que propose l’Etat « abstraction juridique » encore mal perçue par beaucoup.
Il apparaît donc, que les Présidents DIOUF et SALL, rejettent tous deux l’idée qui avait été émise par BURK dans ses critiques contre la Révolution française de 1789, et selon laquelle, en matière d’émancipation des peuples, il faut laisser les choses à elles-mêmes, le temps étant le seul moyen qui s’impose.
Pour notre part, nous adhérons à la façon de voir des Présidents DIOUF et SALL, parce qu’au sortir du système colonial, le sujet devenu citoyen à part entière « doit être un homme nouveau », tout comme le déclarait SCHLESINGER à propos de l’américain libéré de la tutelle britannique.
Même concernant la France, il semble intéressant de rappeler que Winston CHURCHILL avait eu à déclarer que « l’Armée française joue pour l’unité de la France le rôle que la monarchie joue pour l’unité de la Grande Bretagne »
De ce qui précède il ressort de manière irréfutable que dans l’Etat républicain, il a toujours été dévolu à l’Armée la double mission de l’assimilation sociale, et de la culture de la citoyenneté.
Cependant, il demeure légitime de se poser la question de savoir pourquoi le Président Macky SALL a jugé utile d’appuyer l’invite qu’il a faite au Peuple de prendre exemple sur l’Armée nationale, par l’évocation de la dialectique « Armée-Nation » ?
Il nous semble que c’est ce que recouvre ce concept, qui constitue en soi, la réponse à cette interrogation.
Le soldat ayant profondément intériorisé la transcendance de la Nation, il est prêt à la défendre jusqu’au sacrifice suprême.
Ce sacrifice de soi, qui constitue l’acte d’une union-fusion suprême du soldat avec la Nation, fonde juridiquement et politiquement, la dialectique Armée-Nation.
De la définition ci-dessus, il ressort qu’il ne serait pas excessif de croire qu’en même temps qu’il invite à la culture de la citoyenneté, le Président Macky SALL, exprime in fine, son souhait de voir les forces vives de la Nation, emprunter l’élan patriotique du soldat, seul capable d’annihiler ce que Alain appelle la mécanique humaine qui est fortement dissociative, pour participer à un dialogue inclusif, où chacun pourra faire des propositions, ou exposer des contre-propositions, ou proposer des amendements.
Et, puisque c’est de la pluralité que se déduit le compromis, ce dialogue permettra à chacun d’avoir sa part dans la décision finale. En tout état de cause, il est constant que dans l’Etat, refuser le dialogue, c’est non seulement renoncer à l’exercice de sa citoyenneté, mais c’est favoriser l’émergence du dogmatisme. Membre du SEN

TOI AUSSI,GRAND LATIF! PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS SERIGNE SALIOU GUÈYE

EXCLUSIF SENEPLUS – L’on a noté depuis sa nomination en 2013 jusqu’à son récent limogeage, que le journaliste-politicien a renié ses convictions, changé sa rhétorique, en passant de la critique à l’éloge, invalidant du coup ses anciennes positions

 « Tout homme qui ne met pas sa vie intime en accord avec les principes qu’il expose ou les conseils qu’il donne est un hypocrite ou un maniaque auquel il faut tourner le dos », dixit Alexandre Dumas fils. Au Sénégal, il est fréquent de voir le politicien, dans sa posture allocutive, justifier son changement d’opinion sur la base des délices tirés de sa transhumance politique. Il n’est plus surprenant de voir un politicien ou une politicienne, produire, sur un même objet mais dans une sphère spatio-temporelle différente, une catilinaire et un dithyrambe à l’endroit d’une même personne. Notre conviction est que, sans verser dans un angélisme béat, la politique ne peut pas être exclue du champ de l’éthique. Et quelles que soient les circonstances, il y a toujours un point au-delà duquel un homme nimbé de principes indérogeables ne peut pas et ne doit pas aller. Nous pensions que le journaliste, Abdou Latif Coulibaly (ALC), compte tenu du combat héroïque et stoïque qu’il a toujours mené pour la consolidation de la démocratie, ne serait jamais de ceux-là qui ont fait de la rétractation discursive une vertu et du respect des principes et convictions une pathologie. C’est pourquoi avant d’accoucher ce texte, notre main hésitante voire rétive a tremblé plusieurs fois parce que notre propos d’aujourd’hui s’adresse à une personne pour qui nous avons un profond respect et une admiration ineffable compte tenu de l’excellent travail journalistique et d’édition qu’il a fourni avant de migrer à l’Alliance pour la République. Malheureusement, l’on a noté depuis sa nomination en janvier 2013 jusqu’à son limogeage en avril 2019, que le journaliste-politicien a renié ses convictions, changé sa rhétorique, en passant de la critique à l’éloge, invalidant du coup ses anciennes positions. Ce qui nous incite à dire comme Jules César avait réagi quand il avait découvert que son fils adoptif, Brutus, faisait partie de ses assassins : « Toi aussi, Grand Latif ! »

Les passe-droits qu’octroie un ralliement ou une transhumance ne peuvent pas légitimer une palinodie discursive sur une même problématique. Quand on rame à contre-courant des valeurs et principes qu’on a toujours défendus, il est du devoir de ceux qui gardent encore une once de liberté d’expression de dénoncer de telles inconvenances. On a l’habitude d’affubler de toutes les tares les politiciens tant ils nous ont habitués à tous les dénégations et reniements quand ils sont invités à goûter aux délices du pouvoir enivrant. Et les pontifes moralisateurs, une fois dans les ors du pouvoir, sanctifient ce qu’ils abhorraient hier. Ils renient leurs présumées convictions d’hier pour adhérer et défendre ce qu’ils dénigraient et combattaient auparavant. Ambition démesurée, opportunisme veulerie sont devenus les traits de comportement habituels du politicien sénégalais. Mais nous avons toujours cru qu’il y a dans notre société des hommes politiques, qui, jamais ne troqueront leurs convictions et principes pour des ambitions ou positions de pouvoir. Et nous pensions dans notre for intérieur que jamais le journaliste Abdou Latif Coulibaly qui a joué sa partition dans le départ d’Abdou Diouf, qui a compromis sa vie en faisant au régime de Wade avec la publication de trois best-sellers-bombe qui ont fragilisé son pouvoir. Mais depuis qu’il a rejoint avec armes et bagages les prairies beige-marron, nous nous sommes rendu compte que nous nous sommes mépris de l’homme politique, celui qui se définissait « opposant de conscience ». Depuis 2013, nous avons noté que plusieurs de ses prises de parole et de position vont à l’antipode des valeurs pour lesquelles il a failli perdre sa vie à certains moments de la bataille démocratique enclenchée dans notre pays depuis 2000.

Assises nationales sénégalaises et Etats généraux de Versailles 1789

Le 19 mai 2019, invité du Jury du dimanche de I-radio, le journaliste-politicien n’a fait que renier ce qu’il défendait avant d’aller à la soupe gouvernementale. A propos des Assises nationales, l’ancien ministre de la Culture déclare : «Le consensus aux assises nationales était un consensus douteux. Ce n’était pas un consensus absolument acté. C’est ça la vérité. Les gens ont le sentiment que tout était accepté dans les assises nationales». Une telle diatribe contre les Assises et signée Latif n’est pas une nouveauté. Au début du mandat de Macky, il avait commencé à critiquer ses choix et à demander l’application des conclusions des Assises nationales. C’est ainsi que le 21 janvier 2013, dans une interview accordée à l’Observateur, soit presque trois mois après sa nomination comme ministre de la Promotion de la Bonne gouvernance et Porte-parole du gouvernement, Latif a flétri les Assises quand certains Sénégalais ont demandé à Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale, de faire sa déclaration de patrimoine conformément aux conclusions des Assises nationales. «Les Assises, ce n’est pas la loi », leur assène-t-il sans aménités.

Aujourd’hui, contempteur des Assises, il en a été l’ardent défenseur quand il voulait briguer la magistrature suprême. Dans une interview accordée au groupe Walfadjri le 27 décembre 2011, le candidat de Bennoo Alternative 2012 est allé même jusqu’à établir un parallélisme entre les Assisses et les Etats généraux de 1789 de Versailles inspiratoires de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Morceaux choisis :

« En 1789, la France a produit ce qu’on appelait les Etats généraux avec la fameuse déclaration de 1789 qui a inspiré la déclaration universelle des droits de l’Homme. Cet acquis de la France est fondamental. L’opposition, la société civile et des franges importantes de ce pays ont conçu dans une procédure remarquable ce je que j’appellerai aujourd’hui – toutes proportions gardées – l’œuvre qui équivaut à une certaine manière à la production de 1789. (…)

« Disons que ma participation dans ces Assises nationales m’a permis d’envisager une réorientation de ma carrière. J’ai vécu des choses formidables dans ces Assises nationales. Je crois que les Sénégalais n’ont pas encore pris suffisamment conscience du travail de ce qui a été fait pendant deux ans. Un travail remarquable, conçu d’une façon méthodique, j’allais même dire d’une façon scientifique. On ne l’a pas suffisamment diffusé jusqu’à présent. Les citoyens n’ont pas suffisamment compris les enjeux à travers ces Assises. Je me propose au cours de ma campagne de les faire connaître davantage et je me présente comme le candidat des Assises nationales (…)

« Je suis neuf, j’ai des idées très claires parce qu’elles me sont inspirées par les Assises nationales (…) J’ai au moins l’avantage d’être quelqu’un de neuf qui propose une démarche novatrice inspirée par une doctrine extraordinaire (…) C’est cet homme qui a osé insulter les Assises qui étaient censées être le fondement de sa politique s’il était au pouvoir en 2012 ».

Comment peut-on faire autant l’apologie des Assises, les porter au cœur de son projet politique et venir sept ans après les dénigrer comme l’a fait Latif lors de sa sortie à I-radio ? Ce qui veut dire que l’ancien candidat de Bennoo Alternative 2012 allait trompeusement vendre aux Sénégalais vendre un projet auquel il n’a jamais cru.

Non à Mbaye Ndiaye, oui à Daouda

Quant à l’organisation des élections par une personnalité neutre, le journaliste-politicien pense que la nomination d’un homme politique à la tête du ministre de l’Intérieur ne peut pas entacher la sincérité du vote. « Personne ne peut voler des élections au Sénégal. (…) Si c’était possible, le pouvoir n’allait pas perdre les élections à Dakar lors des élections locales précédentes ». Si tel est le cas pourquoi, Latif, invité le 8 avril 2012 au Grand jury de la RFM avait dénoncé rageusement la nomination de Mbaye Ndiaye à la tête du ministère de l’Intérieur lors de la formation du premier gouvernement de Macky Sall ? « Cette nomination va à l’encontre des conclusions des Assises nationales (Tiens, tiens ! Les Assises, ce n’est pas loi) », précisait-il au président Macky Sall qui nomme aux emplois civils et militairesAinsi s’emberlificotant dans ses propos contradictoires de 2012 et de 2019, il a déclaré sans vergogne à I-radio que « pour le cas particulier du ministre de l’Intérieur qui ne devrait pas être un membre du pouvoir, les Assises nationales n’ont pas pu non plus avoir un consensus là-dessus ». A quel Latif se fier ?

« Nous avons toujours combattu Me Ousmane Ngom, quand nous étions à l’opposition. Je vois mal aujourd’hui Macky faire la même chose. Le fait qu’on ait nommé un homme politique aussi impliqué que Mbaye Ndiaye au ministère de l’intérieur n’est pas pour moi une bonne indication car c’est quelqu’un qui est véritablement partisan, et le reproche qu’on a fait pour Ousmane Ngom est valable pour lui », conclut l’alors membre Bennoo Siggil Senegaal, dans cette interview du 8 avril 2012 au Grand jury de la RFM.

Mais paradoxalement, après la nomination d’Abdoulaye Daouda Diallo à la tête du ministère de l’Intérieur, le ministre de la Promotion de la bonne gouvernance quasi-aphasique, qui prend désormais place au festin gouvernemental, refuse à juste raison de cracher dans la soupe qui le sustente, se retire sur son Aventin et déclare après une sortie du leader du mouvement « Taxaw Temm », le professeur Ibrahima Fall, dénonçant ledit choix : « Ce qui est important, c’est que les élections soient transparentes. Ce qui est important pour moi, c’est que l’on puisse dire après les élections que tout est transparent. Depuis 1998, aucune élection n’a apporté une contestation majeure. L’essentiel, c’est de se concerter et discuter pour une élection transparente ». Mais où sont passées les Assises que le membre de Bennoo Siggil Senegaal évoquait pour flétrir la nomination à la place Washington  du très coloré Mbaye Ndiaye ? Ah non « les Assises ne sont pas la loi. Sic ! »

L’honneur souillé du Général Lamine Cissé

Hystérique, Latif ose affirmer que même les élections présidentielles de 2000 et 2012 qui ont conduit à une alternance démocratique au Sénégal ont été organisées par le ministère de l’Intérieur. Mais ce qui est vil dans les propos du néo-apériste, c’est la dubitation cynique qui transparait dans cette interrogation-déclaration affirmative remettant en cause la sincérité du défunt ministre de l’Intérieur Lamine Cissé, organisateur de la présidentielle de 2000 : «Vous pensez que le général Cissé était indifférent au résultat du gouvernement auquel il appartenait ? » Pourtant à l’annonce de la mort du général Cissé le 19 avril dernier, c’est lui qui déclarait aux ondes de la RFM, ce témoignage poignant : « C’est un homme que je fréquentais beaucoup quand j’étais journaliste. J’ai découvert un homme d’une valeur exceptionnelle du point de vue de l’éthique et de la morale. Je rappelle que c’est lui qui a organisé les élections de 2000, en bon officier, en bon soldat, discret mais très efficace dans l’organisation. Le Sénégal perd un très grand monsieur, un digne fils de Sokone et du Sénégal. Chef d’état-major général des forces armées, il avait une vision très claire de son métier, pour organiser les élections à l’époque et avoir réussi de la façon la plus spectaculaire à faire en sorte que le pouvoir et l’opposition soient unanimes à reconnaitre la transparence des élections et la fiabilité des résultats. »

Poursuivant sa logorrhée, le ministre déchu déclare que « personne ne peut voler des élections au Sénégal.» Pourtant, il avait, lors d’un entretien accordé au quotidien burkinabè Sidwaya, après la réélection de Wade en 2007, soutenu avec force conviction ceci : « Sa réélection (celle de Wade, ndlr) n’a pas été transparente. C’est ma conviction personnelle jusqu’au jour où j’aurai des preuves tangibles. »

Last but not least, le journaliste-politicien valide la fiabilité des élections en s’adossant sur le quitus de sincérité électoral délivré par les observateurs. « Du point de vue du processus électoral, aucun observateur n’a remis en cause les élections dans leur substance et l’essentiel de son organisation. Les résultats issus des urnes à l’élection présidentielle sont fiables à 400 % », fait-il savoir à Mamoudou Ibra Kane qui, certainement, avait du mal à reconnaitre en ce dimanche de catharsis l’homme qu’il avait interviewé le 8 avril 2012. Mais n’est-ce pas Latif qui déclarait dans un entretien accordé au quotidien Sidwaya après la présidentielle de 2007 que « ces observateurs internationaux sont là simplement pour valider aux yeux de l’opinion internationale des élections, même les plus frauduleuses. Les seules élections que j’ai suivies en Afrique et que des observateurs ont dénoncées, ce sont celles du Togo et de l’Éthiopie ».

Cette délocution circonstancielle anti-principielle, cette contradiction intra-locuteur en dit long sur le visage hideux du journaliste converti en politicien. « Nous devons accepter le changement mais conserver nos principes », disait l’ex-président des Etats-Unis, Jimmy Carter.

La presse sénégalaise, orpheline de son « muckraker » 

Pour finir, ALC crucifie la presse sénégalaise, « cette presse spécialisée paresseusement dans la fausse information, les fake news, les infox, cette presse qui, depuis le 21 janvier 2013 où il a troqué sa plume de journaliste à un maroquin, n’a jamais mené une enquête sérieuse organisée, travaillée sur ce qu’on appelle la mauvaise gouvernance au Sénégal, n’a produit aucun livre sérieux publié sur ce qu’on peut appeler les scandales que lui a dénoncés dans ce pays ». Et comme il le dit en toute humilité, les Sénégalais ont la nostalgie de celui que nous qualifions de « muckraker », du grand investigateur, du dénicheur et dénonciateur des scandales sous le régime de Wade dont Macky Sall, son mentor, est comptable. Depuis sept ans, l’horloge médiatique est bloquée. Normal puisque celui qui s’y connait ex professo, l’horloger qui la faisait bouger a quitté la chaleur torride des rédactions arides pour rejoindre les ors du pouvoir.

PS : Je voudrais rappeler à ALC cet extrait de son entretien paru au journal l’Observateur le 10 février 2012.

« Si vous regardez les différents prétendants qui sont venus du front du PDS, si vous regardez leur organisation matérielle à travers les manifestations du M23, leur comportement à travers leurs gardes du corps, à travers leur présence intempestive et dérangeante, vous avez déjà une idée de ce qu’ils vont faire quand ils seront au pouvoir. Comme le dit Ousmane Tanor Dieng, c’est « faire du Wade sans Wade. » Il suffit d’observer les meetings du M23, comment les gardes du corps des uns et des autres arrivent, l’indiscipline avec laquelle ils se présentent, le caractère intempestif et arrogant de leur arrivée. Tout cela prouve à souhait que ce qui est dénoncé aujourd’hui, c’est exactement ce qui risque de se reproduire à la tête de l’Etat, le jour où les Sénégalais feront le choix d’un candidat issu des flancs du PDS. Je ne parle pas d’Idrissa Seck seulement mais des autres aussi.» Ce sont qui les autres ou plus précisément, c’est qui cet autre qui « fait du Wade sans Wade » ? Certainement pas Macky Sall ! Nous n’osons pas y croire. Ce serait trop ubuesque !sgueye@seneplus.com

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