Rp du mercredi 22 Mai 2019

Revue de Presse du Mercredi 23 Mai 2019
Revue de Presse du Mercredi 23 Mai 2019

#SenCaféActu du 22 Mai 2019 par Adama Sow

A la Une : Meurtre de Bineta Kane : Tamba va manifester dimanche ; Héritage de Sidy Lamine Niasse : la famille au tribunal ; Grève ce mercredi : Les pharmaciens font marche arrière
1-Les pharmaciens allègent leur grève et ferment leurs officines entre 8h à 10h ce matin : Abdoulaye Diouf Sarr décroche une audience avec le Chef de l’Etat pour trouver des solutions à leurs préoccupations. Les pharmaciens vont finalement baisser les rideaux entre 8h et 10h après la main tendue du Chef de l’Etat Macky Sall
2-Mody Seck cambrioleur notoire à Dakar qui a dévalisé plus de 30 maisons dont celle de Coumba Gawlo Seck a été arrêté : Il a hanté le sommeil des dakarois depuis plusieurs mois et volé une trentaine de maisons, Mody Seck alpagué à Mecké selon Libération. Il avait nettoyé la villa de Coumba Gawlo Seck le mois dernier
3-Incitation de la haine : Le jeune Ousmane Mbengue arrêté hier par la Section de Recherches de la gendarmerie de Colobane. Ousmane Mbengue a appelé sur sa page Facebook à exterminer les femmes sénégalaises suite à la publication d’une de ses camarades de classes du nom d’Aïssatou Diouf dénonçant les violences à l’égard des femmes. Un tollé en est suivi et cette dernière a porté plainte devant le Procureur. Il est poursuivi pour « appel au meurtre », « incitation à la haine » et « injures publiques via les nouvelles techniques de l’information et de la communication ».
4-Saignée à D-Média : Bougane Guèye Dany a perdu un autre grand nom de ses rédactions. Pape Bess Diba, l’un des responsables des rédactions de Zik Fm-SenTv a annoncé hier son départ de D-Média après Ben Mactar Diop, Malick Thiandoum
5-Marche des populations de Tamba après le meurtre de Bineta Camara dimanche prochain : Les habitants de la capitale de l’Est sont décidés à combattre les violences exercées sur les femmes et les enfants à travers une grande marche prévue le 26 mai et dédiée à la défunte Bineta Camara tuée le week end dernier
6-Héritage, succession de Sidy Lamine Niasse : La famille au tribunal. Deux camps se sont formés, l’un dirigé par son fils Cheikh Niasse et l’autre, sous la coupole de son frère Ahmed Khalifa Niasse, avec un autre fils de Sidy Lamine Niasse. Selon « Les Echos », le second groupe a initié une procédure de succession devant le juge civil
7-La RTS détenteur exclusif des droits de retransmission de la CAN 2019, l’UAR menace les pirates : ’’Si vous avez violé le contrat par exemple en piratant le signal ce n’est pas seulement la RTS qui va s’occuper de vous, mais la CAF et l’UAR’’, a dit le directeur général de l’Union africaine de radiodiffusion (UAR), Grégoire Ndjaka à l’APS, à l’issue de la cérémonie d’ouverture du séminaire sur l’exploitation et la commercialisation des droits CAF.

L’euro « n’a jamais été aussi menacé », selon Bruno Le Maire

https://www.afp.com Le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire a estimé mardi que l’euro « n’a jamais été aussi menacé » à cause du risque de crise économique lié aux guerres commerciales et de dirigeants européens qui souhaitent la fin de la monnaie unique.

« Il y a ceux qui considèrent comme moi que l’euro est désormais menacé. Il n’a jamais été aussi menacé », a déclaré M. Le Maire lors d’une rencontre avec des journalistes de la presse diplomatique, mentionnant aussi « le risque de surévaluation des actifs et de retour d’une crise financière ».

Le vice-président du Conseil italien et chef de la Ligue Matteo « Salvini est soutenu par Mme Le Pen, par d’autres conservateurs radicaux en Europe et donc eux font un choix qui a le mérite de la clarté, qui est celui de la disparition de l’euro et le retour à des monnaies nationales », a précisé le ministre français à quelques jours d’élections qui pourraient se traduire par une poussée des nationalistes d’extrême-droite au Parlement européen, selon les sondages.

La monnaie unique est aussi en péril à cause d’un « risque de crise économique que l’on voit poindre avec les guerres commerciales entre la Chine et les Etats-Unis », selon M. Le Maire.

Le conflit commercial sino-américain est entré dans une nouvelle phase la semaine dernière avec l’interdiction de livraisons technologiques au deuxième fabricant mondial de téléphones portables, le chinois Huawei.

Enfin, la pérennité de l’euro, qui fête cette année ses 20 ans d’existence, est aussi mise en danger « le risque de surévaluation des actifs et de retour d’une crise financière », alors que la zone euro souffre d’une croissance faible comparée aux Etats-Unis après être sortie de la crise financière mondiale qui l’a ébranlée à partir de 2008.

Le Tchad “détaxe” les produits de base

https://www.financialafrik.com Le gouvernement tchadien a exonéré de la TVA et des droits de douane les principaux produits de base, à savoir, le riz, la farine, l’huile,…

Côte d’Ivoire : une croissance toujours insolente…

La Côte d’Ivoire maintient une croissance de 7,4% pour 2018 et une prévision de 7,5% pour 2019, a annoncé, vendredi 17 mai 2019, à Abidjan,… https://www.financialafrik.com

Aliko Dangote : “je n’ai aucune maison à l’étranger”

https://www.financialafrik.com La première fortune africaine (10 milliards de dollars selon Forbes) déclare n’avoir aucune maison à l’étranger. “Je n’ai aucune maison de vacances à l’étranger. Je n’ai pas de maison nulle part mais je connais des gens qui travaillent pour moi… ils ont des maisons à Londres”, a-t-il déclaré, jetant un coup de froid dans un forum Mo Ibrahim 2019 (12 ème du genre, tenu à Abidjan les 6 et 7 avril 2019 derniers) qui comptait quelques uns de ces businessman africains, recordmen des acquisitions immobilières et des placements à Paris, Londres, New-York et Québec pour, confessent-ils loin des caméras, “au cas où …”.

Rompant avec cette vieille école, Dangote assène une autre vérité: “nous devons être très prudents parce que l’un de nos plus gros problèmes en tant qu’Africains est que nous dépensons mal nos revenus”. Et d’insister sur le caractère particulièrement “dépensier” de l’africain. Dangote qui dit éviter les choses de luxe, “elles prennent trop de temps”, invite ses contemporains à l’efficacité et au pragmatisme. Le milliardaire conseille les jeunes à investir particulièrement dans l’Agriculture et les Tics, deux secteurs porteurs, a-t-il ajouté.

L’AIBD « PAS CERTAIN » D’ATTEINDRE SA CROISSANCE DE L’ANNÉE DERNIÈRE (GESTIONNAIRE)

Thiès, 22 mai (APS) – L’Aéroport international Dakar Blaise Diagne de Diass (AIBD), avec une croissance de 6,9% en fin avril, n’est pas sûr d’atteindre cette année les 9,77% de croissance annuelle qu’il avait obtenus en 2018, a indiqué Xavier Mary, directeur général de LAS, la société gestionnaire.

En 2018, l’AIBD avait fait une progression de +9,77%, pour un trafic total de 2,4 millions de passagers, a indiqué M. Mary, qui rencontrait les journalistes, mardi, lors d’un « ndogou de presse » à Thiès.

Cette croissance « au-dessus de la moyenne africaine » dénote du « dynamisme » de l’AIBD, en lien notamment avec l’arrivée de compagnies aérienne et au lancement de Air Sénégal, a-t-il noté.

« Cette année, je ne suis pas certain que nous fassions autant, mais on fera en sorte d’atteindre des niveaux qui sont supérieurs à la moyenne africaine », a relevé le directeur général de la société Limak-AIBD-Summa (LAS) qui gère l’aéroport Dakar Blaise Diagne.

Il précise que l’aéroport était à 6,9% en fin avril dernier, ajoutant que

l’infrastructure aéroportuaire, n’ayant pas reçu de nouvelle compagnie, s’est retrouvée avec un trafic « légèrement inférieur ».

Avec le Ramadan, certaines compagnies ont diminué leurs vols, a-t-il relevé, non sans noter qu’une croissance de l’ordre de 6% reste « bonne » par rapport à la moyenne africaine, autour de 4%.

Une évaluation à la fin de l’année permettra de comparer la performance de 2019 à celle de 2018, a-t-il dit.

L’aéroport Dakar Blaise Diagne figure dans le « top 10 » en Afrique, affirme pour sa part le secrétaire général de LAS, Papa Mahawa Diouf, citant un récent classement, sans préciser lequel.

L’équipe de l’AIBD travaille à développer son activité, en mettant sur place un nouveau service chargé d’aller démarcher de nouvelles compagnies aériennes, « sans oublier de contribuer au développement » de la compagnie nationale Air Sénégal, a souligné Xavier Mary.

 Avec ses 33 compagnies régulières et cargos et 40 destinations, l’AIBD, avec un personnel de 658 employés, a traité 35.410 tonnes de fret en 2018, avec 27.640 mouvements d’avions, a-t-il noté.ADI/BK

Nébuleuse autour de la construction d’auto-ponts: Un expert vilipende l’Etat du Sénégal par Pape Abdourakhmane Dabo  

Un ingénieur en Travaux Publics et expert en Infrastructures publiques, révèle plusieurs incongruité dans l’offre spontanée lancée par l’Etat du Sénégal et qui va accoucher de la construction de 13 auto-ponts à Dakar pour un coût de 137,3 milliards Fcfa.

Comparaison faite avec les auto-ponts construits récemment à Thiaroye et Keur Massar, le coût annoncé par ces nouvelles infrastructures est juste hallucinant. Et figurez-vous bien, d’après cet expert, le marché a été confié à des entreprises étrangères au détriment du privé national.

Oui, nous sommes au courant que l’Etat du Sénégal s’est engagé, suite à une offre spontanée, à la construction de 13 sur 18 (les 5 de plus étant destinés à l’intérieur du pays) autoponts pour un coût annoncé de 137 milliards 306 millions 760 mille 630 FCFA.

Un léger calcul nous donnerait en moyenne un coût de 7.6 milliards pour chaque autopont alors que les autoponts sur les carrefours de Thiaroye et Keur Massar n’ont coûté que 3 milliards avec comme composantes un pont de 2×2 voies de 7.20m de large et 230m de longueur en dalle de béton constitué de 5 travées de 18m de large, des bandes d’arrêt d’urgence de 0.5m de large avec un giratoire en dessous du pont avec des trottoirs de 2m de large. La seule différence ce sont les 11km de bretelles de raccordement qui sont en 1×1 voie de 3.5m de large qui ne pourraient pas résorber le gap de plus de 4 milliards par autopont. Nos autorités ont-ils la maîtrise sur ces projets ou bien les pots de vin sont passés par là ?

Le mal dans tout ça en est que nos autorités, dans la course aux grandes réalisations, ne prennent pas souvent le temps d’avoir toutes les informations sur ledit projet avant sa validation, ce qui entraîne forcément des surfacturations avec des avenants à ne plus en finir.

En tout cas l’objectif reste pertinent car la réalisation de tels ouvrages permettrait d’améliorer la fluidité et le volume de trafic, de décongestionner la VDN, de réduire le coût induit par les problèmes de mobilité urbaine estimé à environ 100 milliards de nos francs chaque année.

Cependant il est nécessaire de revenir sur la démarche car nous savons également que les offres spontanées sont de loin les marchés les plus transparents du moment où il n’y aurait pas appel d’offre donc pas de possibilité pour nos majors du BTP d’espérer.

Eh oui ! Le cadre législatif sénégalais ouvre la possibilité aux opérateurs privés de soumettre une offre spontanée à un partenaire public, sans que celui-ci ait préalablement un projet similaire à développer en PPP. Les offres spontanées sont encadrées par l’article 81 du Code des Marchés Publics, mais aussi, par l’article 1 de la loi N°2014-09 sur les contrats de partenariats.

Ce texte les désigne comme une proposition à l’initiative d’un opérateur privé relative à l’exécution de contrat de partenariat qui n’est soumise en réponse à un appel à concurrence publié par l’autorité contractante et le montant du projet doit être obligatoirement supérieur à 50 milliards.

La  courbe monte en vitesse, 60 milliards en 2015, 95 milliards en 2017, 129 milliards en 2018 et nous voilà à 137 milliards pour une société étrangère du nom de MATIERE SA ; et pourtant les alertes de la Banque Mondiale n’ont pas pu stopper le gouvernement du Sénégal. C’est du genre cerise sur le gâteau empoisonné mais qui arrangerait notre gouvernement qui a des difficultés de trésorerie et qui s’inquiète si peu de l’endettement et du comment tout  ceci impacterait sur les populations.

Les offres spontanées donnent la possibilité tout de même de créer la concurrence afin d’avoir une gamme de choix différents, ce que certainement les décideurs n’ont pas fait car nos majors du BTP sont toujours absents dans de tels projets d’infrastructures de grande envergure. D’ailleurs, que fait l’Etat pour nos majors à part les regarder subir la puissance des multinationales étrangères ?

Et pourtant l’Etat aurait pu les accompagner avec des garanties qui leurs permettraient de lever des fonds dans les marchés financiers pour pouvoir concurrencer ces multinationales, parce que préfinancer des projets de plus 50 milliards n’est pas une affaire facile pour des sociétés qui peinent à faire des chiffres d’affaire honorable.

Je me rappelle du discours d’un Monsieur en 2012 sur lequel j’avais noté ces mots: « je ne suis pas là pour construire des routes et des ponts » mais le voilà entrain de construire des autoponts et le malheur est qu’il le fait au profit des multinationales étrangères.  Pape Abdourakhmane Dabo,Ingénieur des Travaux Publics  ,Consultant en infrastructures publiques

Forte hausse de la production des industries du papier et du carton

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall –L’activité de production des industries du papier et du carton a fortement progressé de 23,3% au mois de mars 2019, a appris mardi APA auprès de l’agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Par rapport au mois de février 2019 où elle s’établissait à 5,6%, on note un accroissement de 17,7 points de pourcentage. Selon l’ANSD, cet accroissement est essentiellement lié à celui de la fabrication de sacs en papier sur la période sous revue.

En référence à celle de mars 2018, la production des industries du papier et du carton s’est consolidée de 11,9%. Le cumul sur les trois premiers mois de 2019 s’est accru de 18,1% comparé à celui de la période correspondante de l’année précédente.MS/cat/APA

Distribution des semences 

L’As-Le président du comité de pilotage de la campagne agricole, Aliou Dia, a évoqué lundi la possibilité d’entamer dès samedi la distribution des semences aux producteurs évoluant notamment dans la partie sud du pays. ‘’Le 25 mai (samedi) est la date limite de mise en place des intrants agricoles. Je crois qu’à partir de cette date, la distribution des semences doit démarrer et surtout au Sud du pays’’, a-t-il déclaré sur les ondes de la RFM (privée). Il avait été indiqué qu’entre le 15 mai et 25 mai les mises en place devraient être effectives tandis que les opérateurs devant mettre les semences à la disposition des producteurs avaient été déjà désignés et les quotas déterminés, a souligné Aliou Dia. Quelque 75 000 tonnes de semences seront distribuées aux producteurs, la même quantité distribuée ces dernières années lors de chaque campagne agricole, a-til fait savoir. Dia a rappelé que le capital semencier est constitué de 65 000 tonnes de semences certifiées et 10 000 autres tonnes de semences écrémées. Les producteurs du sud en recevront 10 000 tonnes, selon le président du comité de suivi de la campagne agricole. ‘’Le schéma qui avait été indiqué par le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural est en train d’être suivi correctement. Nous avions prévu des pluies dans la deuxième ou la troisième décade du mois de mai. Il est fort possible qu’on en enregistre’’, a-t-Il fait valoir.

Orange confie à Engie l’un des plus importants data center…

http://actunet.net Spécialisée dans les prestations de services, la distribution et la fabrication d’équipements dans le secteur de l’électricité industrielle en Afrique de l’ouest, Engie Tieri est désormais en charge de l’exploitation et la maintenance du datacenter du Groupement Orange Services à Abidjan, dans le cadre d’un contrat d’une durée de cinq ans qui démarrera début juin 2019. Ce datacenter de dernière génération est présenté comme l’un des rares datacenters d’Afrique de l’ouest répondant aux normes de la classification tier IV. Conformément à cette classification, il dispose des redondances visant à assurer la continuité du service en toute circonstance. Il a ainsi reçu le prix du meilleur datacenter d’Afrique au Datacloud congress» de 2017 à Monaco. À travers un communiqué diffusé hier, Engie précise que  »le périmètre du contrat couvre l’exploitation, la maintenance préventive et la maintenance curative de l’ensemble des lots multi-techniques des bâtiments du datacenter, incluant les postes de livraison, le courant fort, les groupes froid, la gestion technique centralisée, la détection incendie, la vidéo surveillance et le contrôle d’accès ». La même source ajoute que ce contrat témoigne de la volonté d’Engie d’accélérer son développement dans les services énergétiques en Afrique de l’Ouest et Centrale et devenir l’un des leaders des services d’efficacité énergétique, d’installation et de maintenance en Afrique.  »Construit sur la Zone Franche de Grand-Bassam située à 40 km d’Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire, le bâtiment présente une surface utile de 1.450 m2 dont 420 m2 de salle informatique. Ce datacenter présente une puissance électrique de 1,3 MW, et une conception orientée vers la fiabilisation et l’optimisation énergétique du stockage de données. Infrastructure stratégique du groupe Orange en Afrique de l’Ouest, ce datacenter héberge en priorité les plateformes de services de ses filiales de la zone Middle East Africa (Mea), mais également un espace de colocation à destination des clients Entreprises de la sous-région », révéle le document

Oumar Youm,ministre des Infrastructures : «Les travaux du Ter prennent fin le 14 juin»

Igfm-«Les travaux du Train express régional (Ter) avancent très bien. Nous avons retenu la date contractuelle du 14 juin 2019 pour la fin des travaux. » C’est l’information donnée par Me Oumar Youm, ministre des Infrastructures. Il explique à L’OBS qu’ il y aura une période de pré-exploitation qui va démarrer très bientôt pour se terminer au plus tard en septembre 2019. Il est évident, par rapport à cet échéancier, que le train puisse circuler avant fin 2019. Nous continuons à suivre les travaux. Nous envisageons de faire une visite de chantier pour pouvoir être plus clairs dans la maîtrise des délais qui, a priori, seront respectés. Face à la recrudescence des accidents mortels qui tuent à tout-va, le ministre a démarré les descentes sur le terrain. Une manière de prendre le taureau par les cornes et freiner ce phénomène à grande vitesse.

Hécatombe sur les routes : «46% des véhicules échappent à la visite technique» (ministre)

http://www.seneweb.com « En moins de 48 heures, nous avons noté plus de 13 morts. C’est extrêmement regrettable », a fustigé le ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement, Oumar Youm qui promet que son département va « prendre les dispositions nécessaires pour remédier à cette tendance haussière qu’il faut combattre avec tous les moyens ».

Dans un entretien au quotidien Lobservateur, il liste les causes du mal et annonce une batterie de mesures pour éradiquer le fléau. Me Youm dit miser en premier lieu sur « la sensibilisation des transporteurs, des chauffeurs, de la communauté des acteurs du transport en général, pour qu’on ait plus d’implication et de responsabilité dans le respect du code de la route, mais aussi l’implication dans la déontologie du transport routier ».

Il s’agira également, entre autres mesures, de faire « une évaluation des auto-écoles pour comprendre les conditions dans lesquelles les futurs détenteurs de permis de conduire sont formés, encadrés et sensibilisés ».

En plus du matériel roulant très vétuste, un constat du ministre, il y a l’absence de visite technique comme pour le cas des véhicules accidentés sur la route Nioro-Kaolack, note Oumar Youm qui révèle à cet effet, que seuls 56% du parc passent la visite technique.

« Nous allons renforcer les contrôles techniques par la mise en place de brigades mixtes

entre les agents assermentés du ministère et les forces de sécurité pour justement

accroître les effets de contrôle et sa permanence pour limiter les accidents », annonce le

ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement.

SECURITE ROUTIERE : 215 000 permis numérisés ont été délivrés aux Sénégalais

http://www.enqueteplus.com Le ministre des Infrastructures des Transports terrestres et du Désenclavement ne perd pas temps et compte bien remettre de l’ordre dans le secteur du transport frappé par des accidents meurtriers, ces temps-ci. Hier, accompagné deCheikh Oumar Gaye, Directeur des Transports routiers, et Michel Thomas, directeur général de Gémalto Sénégal, Me Omar Youm a présenté au Président de la République un important lot de matériel destiné au contrôle des titres de transport numérisés et de la sécurité routière pour la Gendarmerie, la Police et la Douane.

 Celui-ci, selon une note du ministère, entre dans le cadre du projet Capp Karangë. Dont les objectifs sont de mettre un terme aux fraudes liées à la non sécurisation des supports utilisés pour la production des documents de transport ; à remédier à l’absence d’interconnexion des différentes structures entraînant d’importantes pertes de recettes pour l’Etat. Mais aussi de palier l’inexistence d’un dispositif de centralisation et de vérification de l’intégrité des données afin de produire des statistiques fiables et à temps réel. Le matériel, d’un coût global de plus d’un milliard de francs Cfa, est composé de 25 cinémomètres (des radars pour contrôler la vitesse), de 200 sabots, de 1200 cônes de signalisation etc.

Toujours selon les services du ministère, après un appel d’offre international pour une délégation de service public de dix (10) ans, le groupement Gemalto/Face Technologies a été retenu. Avec les agents de la Direction des Transports Routiers, le groupement a démarré le renouvellement des permis de conduire. A ce jour, dit-on, 215 000 permis numérisés ont été délivrés aux Sénégalais. ‘’Les activités ont commencé à Dakar le 3 septembre 2018, avec l’ouverture du site principale au CICES. Il s’en est suivi l’ouverture d’autres sites à la gare routière des Baux Maraichers de Pikine pour les professionnels. Dans le souci de respecter l’équité territorial, des postes de remplacement de permis ont été ouverts successivement à Thiès le 5 Novembre 2018, à Diourbel le 8 Novembre 2018, à Fatick le 11 décembre dernier, le 14 décembre la région de Diourbel a lancé ses activités de remplacement et 20 Décembre l’opération a démarré à Kaolack’’, renseigne la note.

Ainsi, en attendant les mesures à mettre en œuvre pour lutter contre l’insécurité routière, le Président de la République Macky Sall, ajoute le document, a instruit le ministre en charge des Transports de revoir les conditions de délivrance des visites techniques des véhicules. Car, aux yeux de Macky Sall, les 550 morts par an causées par les accidents de la circulation sont excessifs.

LE SÉNÉGAL « NE PEUT PAS RÉTABLIR LA PEINE DE MORT’’ (SECRÉTAIRE D’ETAT)

Dakar, 21 mai (APS) – Le Sénégal ne peut pas rétablir la peine de mort, mais l’Etat fera son travail d’identification de personnes coupables de crimes jugées atroces pour les traduire en justice, a soutenu mardi à Dakar, le secrétaire d’Etat, chargé de la Promotion des droits humains et de la Bonne gouvernance, Mamadou Saliou Sow.
« La peine de mort, nous ne pouvons pas l’appliquer, mais l’Etat fera son travail pour identifier les coupables (d’atrocités) et les sanctionner », a-t-il notamment indiqué, en marge des travaux d’un atelier de partage et d’analyse du cadre multi-acteurs du suivi budgétaire.

Le secrétaire d’Etat répondait à une question portant sur le débat sur le retour de la peine de mort, faisant suite à une série de meurtres enregistrés dernièrement au Sénégal. La peine de mort, qui n’a plus été appliquée au Sénégal depuis 1967, a été abolie à la faveur du vote d’une loi par le Parlement le 10 décembre 2004.

  1. Sow, présidant l’ouverture officielle de cette rencontre, a fait observer une minute de silence en mémoire de Bineta Camara, assassinée samedi à Tambacounda, et de deux filles ayant trouvé la mort dans l’effondrement d’un bâtiment à Yeumbeul, dans la grande banlieue dakaroise.

« Nous sommes tous des humains, je comprends l’amertume des familles des victimes », mais ’’nous allons privilégier la prévention’’, a souligné le secrétaire d’Etat chargé de la Promotion des droits humains et de la Bonne gouvernance,

 « Nous allons organiser des rencontres, des séminaires pour faire davantage la promotion des droits humains », a-t-il promis, en présence notamment de représentants du Conseil économique, social et environnemental (CESE), d’élus et d’acteurs de la société civile.SG/BK/ASG

CHRISTOPHE CASTANER MAGNIFIE LA COOPÉRATION SÉCURITAIRE ENTRE LES DEUX PAYS

Dakar, 21 mai (APS) – La coopération sécuritaire entre la France et le Sénégal, « respectueuse’’ et basée sur la ’’confiance’’, doit se renforcer pour l’intérêt des populations des deux pays, a indiqué mardi à Dakar le ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner.
« Cette coopération est respectueuse, faite de la confiance, la confiance du savoir-faire ici des forces de sécurité intérieure qui travaillent depuis longtemps avec la France », a-t-il déclaré au terme d’une visite de 48 heures qu’il vient de boucler au Sénégal.

Arrivé lundi dans l’après-midi à Dakar, le ministre de l’Intérieur français a eu une séance de travail avec son homologue sénégalais. Il a ensuite été reçu en audience par le président Macky Sall.

Mardi, Christophe Castaner a remis du matériel roulant à la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, avant une séance de travail avec le Haut commandement de la Gendarmerie nationale, suivie d’une visite à la Direction de lutte contre le trafic illicite de migrants au Sénégal.

« Il est important que la France puisse maintenir sa disponibilité, son engagement financier, matériel’’ à l’égard du Sénégal, suivant une perspective de coopération impliquant également un « transfert de bonnes pratiques et d’expériences », a souligné Christophe Castaner.

Dans ce cadre, il dit poursuivre de concert avec son collègue sénégalais Aly Ngouille Ndiaye « une seule ambition », celle de « faire en sorte que la coopération se renforce pour l’intérêt des Sénégalais et des Français ».

Le ministre français de l’Intérieur a indiqué avoir eu « des échanges fructueux et intéressants avec les autorités sénégalaises » au cours de sa visite.

« J’ai beaucoup appris de ce qui se passe en matière de sécurité (…). La lutte contre le terrorisme, si elle n’est pas menaçante ici au Sénégal, est présente’’, a-t-il dit.

Cette lutte « est présente au niveau régional. Nous savons sur ce sujet qu’il nous faut être vigilants pour mobiliser acteurs et partenaires », a suggéré le ministre français de l’Intérieur.

Selon lui, dans le cadre de la lutte contre la criminalité et le trafic d’êtres humains, la coopération entre la France et le Sénégal « est forte et les intérêts sont communs ».

 « Au-delà de nos intérêts, la lutte contre la misère humaine, la lutte [pour] l’humanité que nous représentons, doit nous mobiliser à chaque instant (..)’’, a-t-il relevé.  « Nous avons décidé d’améliorer les modalités d’échanges, de pratique, de lutte contre les trafics autant de sujets’’ sur lesquels nous coopérons « main dans la main avec le Sénégal », a souligné Christophe Castaner.BHC/BK/ASG

Lutte contre l’insécurité : L’Adie et le ministère de l’intérieur lancent Safe City

http://www.lesoleil.sn L’insécurité notée ces derniers temps préoccupe grandement le ministère de l’intérieur. Et pour relever le défi, le numérique est de plus en plus plébiscité. C’est tout le sens du projet Safe City composante du Programme Smart Sénégal piloté par l’Agence de l’informatique de l’Etat (ADIE).

Ainsi, pour mieux s’imprégner des meilleures pratiques dans le domaine, M. Cheikh Bakhoum qui coordonne le programme Smart Sénégal a participé, en compagnie du Directeur général de la police nationale et d’un représentant du Ministère de l’Intérieur au « Shenzhen Smart City forum », du 14 au 15 mai 2019. Sur place, la délégation sénégalaise a entre autres visité le siège de Huawei, le centre de commandement de Shenzhen, le centre des opérations intelligentes (Intelligent Operation Center).

Pour rappel, Shenzhen, l’une des grandes villes de la province du Guangdong en Chine, est considérée comme l’usine du monde en matière des technologies. Shenzhen est aussi un modèle en matière de ville intelligente.

Le sit-in des pharmaciens annulé

http://www.seneweb.com Suite à une réunion qui a duré près de trois tours d’horloge, le Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal a décidé d’annuler son sit-in prévu ce mercredi 22 mai. Cette manifestation devait se tenir dans le cadre de son plan d’actions de lutte contre les faux médicaments.

En lieu et place, Dr Assane Diouf, le secrétaire général du syndicat, et ses camarades vont procéder, «à titre symbolique», à une baisse de rideaux de deux heures, de 8 heures à 10 heures, comme voulu par l’Assemblée générale.

Quid du motif de cette décision ? «Le président de la République par la voix du ministre de la Santé -qui est actuellement à Genève (Suisse) et qui nous a appelés pour nous demander de sursoir à notre grève-, a décidé d’accorder une audience aux pharmaciens. Il attend juste le retour d’Abdoulaye Diouf Sarr pour organiser cette rencontre dans les plus brefs délais», informe Dr Diouf, joint par Seneweb.

Il poursuit : «Le chef de la magistrature suprême a pris l’engagement ferme de travailler avec nous pour régler le problème de la vente illicite de médicaments. Nous considérons que la main tendue du Président est importante pour nous. Donc, nous devons aller répondre à son appel.»

Les pharmaciens avaient annoncé pour ce mercredi une journée de grève pour dénoncer la grâce accordée, le 3 avril dernier, à Mamadou Woury Diallo. Ce dernier a été condamné pour trafic de médicaments à 5 ans de prison et 200 millions de francs Cfa d’amende.

Pis, Diallo a recouvré la liberté alors que son procès en appel est fixé pour ce 27 mai, à Thiès.

L’OMS INVITÉE À POURSUIVRE SON ASSISTANCE TECHNIQUE À LA RÉGION AFRIQUE

Dakar, 21 mai (APS) – La région africaine a exhorté l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à ‘’fournir encore son assistance technique » à ses pays membres « de manière à leur permettre de faire face efficacement aux situations d’urgence’’.

 Dans une déclaration lue au nom de ses pairs africains, le ministre de la Santé du Sénégal, Abdoulaye Diouf Sarr, a souligné mardi à Genève, à la 72ème assemblée générale de l’OMS, ‘’l’importance de doter les structures d’intervention d’urgence de ressources financières publiques rapidement mobilisables’’.

‘’Des avancées notées, avec le concours fort appréciable de l’OMS, ne doivent toutefois pas nous faire perdre de vue les défis qui sont encore les nôtres’’, a dit le ministre sénégalais à la tribune de l’assemblée mondiale de la santé.

Il a cité dans une déclaration transmise à l’APS, les épidémies apparues récemment en République démocratique du Congo, au Mozambique, au Zimbabwe et au Malawi et dans d’autres pays.

Pour Abdoulaye Diouf Sarr, cela rappelle ‘’l’impérieuse nécessité d’agir vite et de manière efficace, face aux situations d’urgence sanitaire’’.

Il a plaidé également en faveur de ‘’l’accès aux médicaments et vaccins en qualité et à un coût abordable’’ pour les pays africains. ‘’C’est une source de préoccupation, notamment pour le continent’’, a-t-il lancé.

Cela souligne la nécessité de ‘’mettre l’accent sur les aspects supportables par les budgets nationaux, l’accompagnement des pays après graduation par les partenaires impliqués dans la fabrication et la fourniture en médicaments et vaccins tout en tenant compte des aspects sécuritaires pour les populations’’.

Au nom nom de la région africaine, il a salué la feuille de route pour l’accès aux médicaments, aux vaccins et aux produits sanitaires 2019-2023, et appelé les Etats africains à la soutenir.ADL/ASG

ABDOULAYE DIOUF SARR PLAIDE POUR « UNE APPROCHE CONCERTÉE » SUR LES QUESTIONS DE SANTÉ ET D’ENVIRONNEMENT

Dakar, 21 mai (APS) – Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a appelé mardi à Genève (Suisse) la communauté internationale à privilégier une « approche concertée sur les questions de santé et d’environnement ».
La région africaine de cette instance « est convaincue qu’une approche globale et concertée est la voie la mieux indiquée sur les questions de santé et d’environnement pour faire face aux défis globaux de santé », a-t-il dit dans une déclaration dont copie a été transmise à l’APS.

Il intervenait à l’occasion de la 72e Assemblée mondiale de de la santé, organe décisionnel suprême de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Selon Abdoulaye Diouf Sarr, les effets du changement climatique sur la santé des populations « sont aujourd’hui source de préoccupation ». Il a ajouté que les valeurs élevées de température et d’humidité relative peuvent être sources de maladies graves pour les populations les plus vulnérables.

« Il importe, dès lors, de prendre en charge la question de l’environnement qui constitue un enjeu de santé publique’’, a indiqué le ministre de la Santé et de l’Action sociale.

Dans le sillage de la 3e Conférence interministérielle sur la santé et l’environnement tenue à Libreville en novembre 2018, la région africaine a selon lui réitéré son appel à « un engagement politique fort pour la prise en charge des questions de santé et d’environnement ».

Au cours de son intervention, Abdoulaye Diouf Sarr est par ailleurs revenu sur la question des maladies non transmissibles qui « constituent encore, de nos jours, un véritable fléau qu’il faut combattre ».

Il a de même souligné « le rôle central que l’OMS est appelée à jouer, notamment en matière de sécurité routière et de lutte contre le commerce illicite des produits du tabac ».

 Abdoulaye Diouf Sarr, au nom de ses pairs, a en outre invité l’OMS à poursuivre ses efforts afin de permettre aux pays membres de disposer de l’expertise requise pour réglementer des aspects jugés essentiels de la lutte contre le tabac, dans « un contexte d’attractivité des produits du tabac et de prolifération des nouveaux systèmes de délivrance de la nicotine ».

L’Assemblée mondiale de la santé se réunit généralement à Genève (Suisse) au mois de mai de chaque année, avec la participation de délégations de tous ses États membres.ADL/BK/ASG

«Saër Kébé poursuivra ses études à IAM», Moustapha Guirassy

https://senego.com  Saër Kébé va poursuivre ses études à l’Institut africain de management de Dakar (IAM). L’attestation de la bourse lui a été remise ce mardi par le Président directeur général dudit institut, Moustapha Guirassy.

Une cérémonie a été organisée pour la remise de l’attestation de bourse . Saer Kébé, accompagné de son avocat Me Moussa Sarr, a été bien accueilli par le personnel et les étudiants de l’IAM.

Dans son discours, Moustapha Guirassy a indiqué qu’il s’est porté volontaire pour offrir une bourse à Saer Kébé afin qu’il puisse poursuivre ses études.

Pour sa part, Me Moussa Sarr, avocat de Saer Kébé, a magnifié l’acte posé par le patron de l’IAM. A l’en croire, au-delà de l’accompagnement judiciaire, il était en train de chercher une école pour le jeune afin de lui permettre de se réinsérer et de reprendre les études. Selon l’avocat, la balle est désormais dans le camp de l’étudiant.  » C’est à lui de relever le défi sur le plan comportementale et sur le plan de l’excellence des résultats « , a soutenu Me Moussa Sarr, note Rewmi.

Un cahier des charges pour le convoyage à la Mecque (officiel)

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo-Le Sénégal ambitionne, d’ici trois ans, de privatiser intégralement le convoyage des pèlerins musulmans à la Mecque, et toute organisation désirant s’adonner à cette activité doit se conformer au cahier des charges établi par la Délégation générale au pèlerinage (DGP), a confié à APA le professeur Abdoul Aziz Kébé.

« Le cahier des charges impose aux voyagistes privés d’être reconnu par les autorités, d’avoir un siège équipé avec au moins deux employés, un bureau pour les enrôlements et un espace pour l’accueil des pèlerins avec les commodités qui siéent», a indiqué, lundi, le délégué général au pèlerinage, invité du 7ème numéro du Grand oral d’APA.

Le deuxième élément mis en avant par la DGP est le fait que les agences de voyage ne doivent plus faire subir aux fidèles un périple qui serait entrecoupé par des escales conformément aux instructions du chef de l’Etat, Macky Sall.

Il a demandé « à ce qu’on réduise la pénibilité du pèlerinage », a noté M. Kébé, ajoutant ainsi que « soit l’agence fait un vol direct comme le fait l’Etat. Au cas où ce serait impossible, le vol ne peut excéder une seule escale ».

Par ailleurs, l’entité désirant conduire des fidèles aux lieux saints de l’Islam doit également déposer une garantie équivalent à 25% du package proposé auprès de la banque partenaire de la DGP. Et cette garantie, a expliqué le délégué général au pèlerinage, devrait servir à « réparer relativement » un préjudice que fait subir le convoyeur au pèlerin.

L’octroi de quota aux voyagistes privés est, par ailleurs, assujetti au respect du paiement des taxes fiscales. En d’autres termes, si l’entreprise n’est pas en règle avec l’administration fiscale, elle ne pourra pas transporter des pèlerins, a dit Abdoul Aziz Kébé, par ailleurs universitaire.

Le cahier des charges de la DGP oblige aussi les convoyeurs privés à publier leur offre et cela permet au citoyen « de connaitre avec qui il va, qu’est-ce qu’il lui offre comme services et de pouvoir évaluer si le coût qu’il a payé équivaut aux services proposés, et au cas échéant, il élève sa plainte auprès de la DGP », a souligné le délégué général au pèlerinage, notant que le fait d’avoir été à la Mecque, de disposer d’un guide religieux et de s’engager à prendre un médecin font également partie du cahier des charges.

Ces dispositions constituent un ensemble « de réformes qui permettent de rationnaliser et d’intégrer le pèlerinage dans une dynamique économique mais aussi dans une dynamique administrative rationnalisée », a argumenté M. Kébé, indiquant toutefois que « des sanctions sont prévues pour tous ceux qui ne les respecteraient pas ».

« A chaque fois qu’il y a une possibilité de flexibilité par rapport à ces sanctions, nous faisons preuve de flexibilité. Cette flexibilité-là ne doit, cependant, pas porter préjudice au pèlerin et ne doit pas porter préjudice également à la rationalité du point de vue de l’organisation de l’Etat », a souligné l’islamologue.

Partant de là, le professeur Kébé informe que la DGP a établi et affiché à son siège une liste de toutes les agences agréées et qui sont détentrices de quotas.

«Toute personne ou toute agence, qui ne figure sur cette liste,n’est pas habilitée à convoyer des pèlerins et les citoyens qui s’y inscrivent,risquent d’être laissés en rade».

Toute agence de voyage remplissant les conditions fixées par la DGP peut bénéficier de l’agrément et l’attribution des quotas est faite sur la base des évaluations du pèlerinage de l’année précédente.

Pour l’édition 2019 du pèlerinage, 31 agences ont bénéficié de l’agrément de la DGP. Elles se partageront les quelque onze mille fidèles que l’Etat leur a octroyés.

Dans les années à venir, l’institution en charge de l’organisation du séjour en terre sainte de l’Islam compte fusionner certains voyagistes privés pour, d’une part, renforcer leur capacité financière et d’autre part, diminuer le nombre de convoyeurs qui devrait s’arrêter à vingt, a indiqué le délégué général au pèlerinage.ARD/cd/APA

LA RTS DÉTIENT L’EXCLUSIVITÉ DE LA RETRANSMISSION DE LA CAN (DG UAR)

Dakar, 21 mai (APS) – La RTS (télévision publique) est détentrice, pour le cas du Sénégal, de l’exclusivité de la retransmission des matchs de la CAN 2019 (21 juin -19 juillet) en Egypte, a réaffirmé, mardi à Dakar, le directeur général de l’Union africaine de radiodiffusion (UAR), Grégoire Ndjaka, qui menace de poursuites judiciaires ceux qui s’aventureraient à pirater le signal.

’’Si vous avez violé le contrat par exemple en piratant le signal ce n’est pas seulement la RTS qui va s’occuper de vous, mais la CAF et l’UAR’’, a-t-il dit, à l’issue de la cérémonie d’ouverture du séminaire sur l’exploitation et la commercialisation des droits CAF.

’’On va porter plainte devant les tribunaux de Paris et vous allez payer là-bas’’, a t-il ajouté, insistant que ’’seule la RTS à l’exclusivité de la retransmission des matchs de la CAN’’.

Grégoire Ndjaka a annoncé la mise en place d’un dispositif qui ’’nous permettra en temps réel de savoir ce qui se passe sur les différents terrains et de trouver des solutions (…)’’.

C’est un jeu extrêmement dangereux de penser pirater le signal, a averti le partron de l’UAR. Il assure que ses équipes ont pris ’’toutes les dispositions pour protéger le signal’’. L’UAR va aussi aider ses membres à ’’protéger le signal’’, a-t-il dit.

’’Vous devez faire ce qu’on appelle la protection du signal parce que lorsque vous achetez le signal il est votre propriété et votre propriété seul’’, a-t-il lancé à l’endroit des chaines de télévisions qui ont souscrit au contrat avec l’UAR.

Cependant, a t-il précisé, ’’les membres qui ont souscrit à ce contrat vont devoir payer le montant exigé parce que la CAF a mis sur pied un dispositif qui ne permet plus de donner à des tiers sans qu’ils n’aient payé entièrement leurs contributions’’.’’Cela veut dire que si vous avez signer avec l’UAR, vous devez payer jusqu’au dernier franc tout ce que vous devez payer et la meilleure manière de protéger le signal c’est le cryptage’’, a-t-il indiqué.DS/OID/AKS

BAFODE KALLO,ADMINISTRATEUR CIVIL A LA RETRAITE : Parcours d’un serviteur chevronné de l’Etat

http://www.enqueteplus.com Né en 1955 à Marsassoum, Bafodé Kallo a été sous-préfet dans plusieurs localités du Sénégal. Aujourd’hui à la retraite, il partage son expérience avec les nouvelles générations d’administrateurs. La délicate question de la gratuité de l’eau à Touba, la cohabitation intelligente entre la République et la royauté à Oussouye, les élections locales de 2009 à Ndoulo… Retour sur une riche carrière aux multiples rebondissements.

L’homme a blanchi sous le harnais. A la postérité, il décide de livrer toute une mine d’informations tirées de son riche parcours, au service de l’Administration territoriale et des populations. Les nuits d’insomnie, les insultes et offenses d’administrés, les accusations fortuites de la presse… Bafodé Kallo en a avalé des couleuvres. Dans le livre ‘’Le Commandement territorial ou la parole d’un muet’’, il retrace les étapes les plus palpitantes de cette riche carrière. Ainsi revient-il sur les étapes de Touba, d’Oussouye, entre autres. Deux villes qui ont la particularité d’être assez ‘’spéciales’’. La première a son khalife général. La seconde, son roi. Dans l’une comme dans

l’autre, il faut s’armer de beaucoup de qualités d’un bon manager pour réussir sa mission.

Dans l’une comme dans l’autre, la République, souvent, est amenée à revoir ses principes directeurs. Mais comme partout, être délégué du chef de l’Etat requiert un certain esprit de dépassement et de don de soi, fait savoir l’administrateur à la retraite.

Dans le département de Mbacké, en qualité d’adjoint au préfet, il se rappelle : ‘’La journée me paraissait insuffisante pour boucler tous mes dossiers. J’enchainais jusque tard dans la soirée. Je terminais quelquefois au-delà de minuit, au pire des cas à 1 h du matin. Oui, c’est parce que je me faisais obligation d’être plus que jamais endurant, compte tenu du volume de travail et de l’importance des dossiers.’’

Contrairement à ce que certains pourraient penser, ces représentants de l’Etat peuvent parfois être dans le dénuement le plus total. Avec des locaux délabrés, parfois sans même un véhicule, ils essaient, qu’il vente ou qu’il neige, de refléter l’Etat dans toute sa splendeur. Dans ce département du Baol, explique M. Kallo, il lui arrivait de quitter la préfecture tardivement. Sans véhicule parfois, il marchait dans la pénombre. S’il ne prenait pas de taxi pour regagner sa résidence sise à Mbacké Khéwar à 1,5 km. D’autres fois, son supérieur mettait à sa disposition son propre véhicule pour le transporter. A ces difficultés, s’ajoutait le défaut de chauffeur.

‘’L’autorité administrative avait parfois recours, dans certains de ses déplacements, aux bénévoles et c’était à son propre compte, même si le bénévolat était interdit’’, renseigne-t-il. Il n’empêche, hors de question, pour ces hommes du sérail de rester cloitrés dans leurs bureaux. ‘’L’Administration, soutient l’ancien sous-préfet, ce n’est pas dans les bureaux, c’est surtout sur le terrain. Les déplacements se font de jour comme de nuit, quand la situation l’impose. Une autorité administrative toujours cloitrée dans un bureau, sera aussi toujours débordée et surprise par le cours des évènements dans sa circonscription’’.

Durant toute la durée de sa carrière, partout où il est passé, dans le Centre, le Sud comme à l’Est, il a fait de ce principe une règle de conduite fondamentale.

Après la préfecture de Mbacké, Bafodé prendra du galon en tant que sous-préfet de l’arrondissement de Ndame. En cette qualité, il s’est davantage rapproché du khalifat de Touba et des réalités de la ville sainte. Ce n’est qu’en 2007 qu’il va être affecté à Oussouye, en tant qu’adjoint au préfet. Un département tout aussi particulier et sensible.

En effet, à Oussouye, la République vit aux côtés de la royauté. Dans cette collectivité locale, en 2008, un fait insolite a failli monter les communautés les unes contre les autres, rapporte l’auteur dans l’ouvrage. En fait, tout est parti de la décision des femmes animistes du village d’Essaout de choisir une prêtresse aux services des dieux des bois sacrés. Après 16 ans de recherches, ces dernières avaient fini de jeter leur dévolu sur une dame mariée, du nom d’Emma Diatta, qu’elles introduisirent le 19 mai. Celle-là se réclamait déjà fidèle de l’Eglise catholique. Son mari, Paul Diédhiou, voulut la libérer, mais se heurta au refus des femmes animistes. Il porta plainte. L’Administration territoriale était alors devant un véritable dilemme. En effet, l’une de ses règles d’or était de ne jamais se mêler aux affaires de religion. Mais, dans un tel cas de figure, elle ne pouvait rester inerte face à cette situation qui pouvait dégénérer. Lesquelles des réalités traditionnelles ou républicaines vont triompher ? Comment la bombe a été désamorcée ?… L’auteur donne plus de détails dans le livre.

Sur un autre registre, Bafodé Kallo regrette : ‘’Il est difficile de comprendre que les autorités administratives ne puissent pas jouir du passeport diplomatique au moment où beaucoup de leurs administrés en disposent.’’ Il demande également, arguments à l’appui, une revalorisation du statut des chefs de village ainsi que l’érection de Touba en département.

GRATUITE DE L’EAU A TOUBA : Ces unités industrielles qui se sucrent sur le dos de l’Etat et du khalife

Dans la ville sainte de Touba, l’administrateur civil, Bafodé Kallo, a pu s’imprégner de plusieurs réalités comme : le titre foncier de la commune, les champs de Serigne Saliou, la crise acridienne de 2004 qui avait dévasté beaucoup de champs… Mais le véritable problème, à l’en croire, c’est la lancinante question de la gratuité de l’eau. Il informe : ‘’Le khalife général, à l’époque de Serigne Saliou, s’était beaucoup investi en contribuant notamment à l’achat de carburant pour le fonctionnement des groupes électrogènes. Mais la gratuité de l’eau reste un véritable goulot d’étranglement. Le compte d’exploitation se résume en charges qui pèsent essentiellement sur l’Etat et quelques bonnes volontés.’’

En fait, si ce problème a su transcender les générations, c’est parce qu’aucun des khalifes n’a, jusque-là, voulu rompre d’avec cette tradition instaurée depuis les anciens.

Toutefois, les initiatives, selon l’auteur, n’ont jamais cessé de se multiplier. Et c’est dans ce sens qu’un comité d’initiative eau de Touba (Ciet) a été mis en place en son temps. Selon lui, ‘’Ce comité s’était investi dans une vaste campagne de sensibilisation pour inviter des bonnes volontés et certaines familles maraboutiques à contribuer aux frais de fonctionnement des forages. En réalité, il est difficile d’assurer la réalité de la gestion de la pérennité de 26 forages sur la base du volontariat’’. L’ancien sous-préfet de suggérer aux populations de prendre les devants et d’aller à la rescousse de leur terroir.

Toujours par rapport à ce problème de l’eau à Touba, l’ancien sous-préfet de Ndame d’enfoncer le clou. Elles sont nombreuses, d’après Bafodé Kallo, les entreprises à bénéficier indument de cette gratuité. A titre d’exemple, il cite les 110 boulangeries que comptait la ville, les 41 pharmacies autorisées, les 250 à 300 dépôts non autorisés, les 39 stations-service validées par le service régional de l’environnement, les points de lavage de véhicules, les nombreuses banques, les unités industrielles de transformation de glace, celles de transformation de sel et de produits agricoles…

‘’C’est aux populations de soulager le khalife, en le déchargeant d’un tel fardeau qui n’est pas viable. Il ne s’agit pas de profanation, mais de mettre en place les conditions d’une gestion plus efficiente et de qualité’’.

Les élections, à en croire Bafodé, sont aussi sources de tensions pour les représentants de l’Etat au niveau déconcentré. Souvent accusés, à tort, par les populations qui tentent de les monter contre certaines franges de la population. Tout au long de son parcours, l’homme a pu faire face à la malhonnêteté des politiciens. Ainsi relate-t-il l’affaire de Ndoulo dont il était au cœur. MOR AMAR

Supposé financement d’Hissène Habré pour la construction de la Mosquée de Tivaoune : la convention des jeunes Tidianes dément et menace

https://actusen.sn Dans son livre intitulé «Affaire Habré : entre ombres, silences et non-dits», le journaliste Marcel Mendy a révélé que un supposé soutien financier de Hissène Habré de 200 millions pour la construction de la grande Mosquée de Tivaouane. Des allégations jugées «mensongères», si l’on se fie aux déclarations des jeunes Tidianes, réunis hier lundi.

La Convention Nationale des Jeunes Tidianes du Sénégal, qui «suit de près cette affaire qui ne fait que ternir l’image de la communauté tidiane, exige de Marcel Mendy les preuves de ces affirmations sur cet appui financier de Habré et cela dans un court délai». Et pour cela, Convention n’exclut pas de saisir la justice..sn

AFFAIRE MAMADOU WOURY DIALLO : LE DIRECTEUR DES GRÂCES AVOUE « UN DYSFONCTIONNEMENT »

http://www.emedia.sn Le Directeur des Affaires criminelles et des Grâces du ministère de la Justice a enfin accepté de briser le silence. Dans cet entretien exclusif accordé à iRadio et Emedia.sn, il s’est prononcé sur la polémique née de la grâce accordée à Mamadou Woury Diallo, condamné pour trafic de faux médicaments et dont la procédure était encore pendante devant la justice. Mandiaye Niang avoue qu’il y a un dysfonctionnement, avant de rejeter les accusations selon lesquelles il y a une mafia autour de la grâce.

La grâce accordée à Mamadou Woury Diallo fait polémique et a même suscité l colère des pharmaciens. Lesquels menacent d’aller en grève ce mercredi pour dénoncer cette décision. Comment ce prévenu a-t-il pu bénéficier d’une grâce alors que l’affaire le concernant est encore pendante devant la justice ?

Il m’est difficile de répondre sur le cas spécifique de Mamadou Woury Diallo parce que on traite un grand nombre de dossiers pour ce qui concerne la grâce. Ce que je peux vous expliquer, c’est que la grâce est une mesure parfaitement légale à la disposition du président de la République. La Constitution lui octroie ce privilège d’accorder la grâce à qui il entend accorder cette faveur. Et même si la Constitution n’est pas bavarde en ce qui concerne la grâce parce qu’elle se contente simplement de dire que le président dispose du droit de grâce, au moins il y a quelques règles qui président à son octroi. Cela veut dire qu’on ne peut pas gracier quelqu’un qui n’a pas encore fait l’objet d’une peine définitive. La grâce est un pardon. On ne pardonne pas à quelqu’un dont la faute n’est pas totalement consacrée. Donc, certainement c’est un cas de dysfonctionnement. Mais quelqu’un dont le procès est en cours, en principe, ne bénéficie pas d’une grâce. Son cas sera évoqué et il y aura forcément jugement.

Que comptez-vous faire vu que le procès en appel est prévu pour le 27 mai prochain ?

Il y a plusieurs choses à expliquer parce que nous n’avons pas attendu ce cas pour prendre des mesures pour que les dysfonctionnements n’existent plus. Il faut savoir que la façon dont les grâces sont utilisées au Sénégal répond à un besoin. Parce que nous n’avons malheureusement pas de pratiques d’aménagement des peines. Dans toutes les législations modernes du monde, les gens bénéficient de mesures de remise de peine régulière en fonction de leur bonne conduite et on les prépare à se resocialiser. Et pour cela, il y a des mesures qui doivent être prises. Nous avions ces lois depuis 2000 mais, malheureusement pas les organes qui devaient mettre en œuvre l’aménagement des peines en accordant des réductions de peine. En fait, tout ce mécanisme était en panne. Et les grâces politiques étaient venues au secours de ces mécanismes. Mais, ce que je puis vous dire aujourd’hui c’est que nous avons travaillé ces deux dernières années pour mettre en place tous ces organes. Ces organes existent désormais et on sait que nous aurons de moins en moins besoin des grâces collectives.

Est-ce qu’il y a une enquête qui a été menée au niveau de la direction des affaires criminelles et des grâces pour savoir les conditions dans lesquelles Mamadou Woury Diallo a bénéficié de cette grâce ?

Certainement ! Quand il y a des cas de dysfonctionnement à l’interne, on essaye toujours de savoir qu’est ce qui a pu mal se passer. Peut-être, ce n’est pas le lieu de venir après pointer du doigt où ç’a pu mal tourner. Aujourd’hui, ce qui nous préoccupe surtout au niveau de la Direction, du ministère, c’est de régler les problèmes qui doivent être réglés et faire en sorte que les cas de dysfonctionnements qui ont pu exister par le passé soient résolus. Et cela, je puis vous assurer qu’on y a travaillé.

Comment ?

La vérité est que les grâces collectives ont vocation même à disparaitre. Le président de la République gracie normalement les personnes individuellement. C’est parce que nous avions un mécanisme d’aménagement des peines en panne que les grâces collectives sont venues au secours. Mais maintenant que ce mécanisme n’est plus en panne, la grâce va devenir ce qu’elle devait être. C’est-à-dire des mesures individuelles qu’apporte le président de la République en fonction d’une situation sociale ou politique. Il peut arriver qu’elle concerne quelques individus. On ne peut pas aujourd’hui dire que la grâce collective va disparaitre mais avec les mesures qu’on a prises au niveau des cinq Cour d’appel de Dakar, avec les commissions pénitentiaires consultatives de l’aménagement des peines qui commencent à fonctionner au niveau de toutes les prisons. Ces commissions d’aménagement des peines sont présidées par un juge de l’application des peines et le procureur, le chef de Cour, le directeur de l’établissement pénitentiaire y siègent. Et là, on aura simplement affaire à des gens pour lesquels il est avéré que la condamnation est devenue définitive. Il y a aussi des critères précis qui vont présider à la réduction de peine, c’est-à-dire le bon comportement en prison. Dans chaque dossier il y a des rapports qui seront faits, l’avis des commissions sera donné et on va transmettre à la Cour d’appel. Bref, il y a tout un mécanisme sur lequel nous avons travaillé depuis 2 ans et qui est maintenant abouti. Avec ces mécanismes, la grâce va redevenir exceptionnelle. Donc, on aura plus besoin de cet outil pour faire respirer prisons. Il est vrai qu’il y a eu des cas de dysfonctionnements mais ce qu’il ne faut pas oublier aussi, c’est que nous avons des infrastructures très limitées et c’était des prisons surpeuplées. Peut-être si on n’avait pas eu les grâces collectives qu’on avait plus ou moins inventées pour remplacer les mécanismes défectueux, peut-être que les prisons auraient explosé.

Est-ce que souvent, il y a une enquête de moralité qui est faite quand un prisonnier formule une demande pour bénéficier de la grâce ?

La grâce initialement n’est pas organisée. Il y a juste un texte. Bien entendue, il y a une loi, par exemple sur les stupéfiants, qui limite la grâce. Il faut que la personne ait purgé les 4/5 de sa peine pour être éligible. A part ça, il n’y a presque rien. Cela veut dire que ce qu’on a essayé de faire c’est de mettre en place des éléments de politique pénale. C’est-à-dire de voir ce qui est normal parce que nos prisons sont remplies souvent de personnes qui y sont pour un joint de chanvre indien. Ce qui, ailleurs, n’amène plus les gens en prison. Souvent ce sont de petits larcins. Donc pour ces cas et pour même ceux qui ont commis des choses graves mais qui se sont amendées, ils peuvent bénéficier d’une chance.

Quelle réponse apportez-vous à ceux qui soutiennent qu’il y a une mafia autour de l’octroi de la grâce présidentielle ?

S’il y a une mafia, je ne suis pas au courant. Ce qu’il faut savoir de la grâce, c’est que la grâce ne préjudicie pas aux intérêts des victimes. Cette grâce ne fait pas disparaitre les intérêts civils. Les victimes seront toujours en droit d’aller réclamer devant le tribunal la réparation du préjudice subi. Même une loi d’amnistie n’efface pas le préjudice. Autour de moi, ce sont des gens qui travaillent en toute intégrité.Entretien réalisé par Aliou DIOUF et Migui Maram NDIAYE

Situation sécuritaire au Sénégal au mois d’avril : les chiffres de la Direction de la sécurité publique

https://actusen.sn Les nombreux cas d’agression qui secouent le pays depuis quelque temps ont suscité un sentiment d’insécurité. Une situation qui a poussé la Direction de la sécurité publique (Dsp) à faire le point de la situation au terme du mois d’avril.

Des chiffres plutôt éloquents. En ce qui concerne les accidents, «quatre cent cinquante-cinq (455) accidents ont été constatés dont deux cent vingt neuf (229) matériels, deux cent seize (216) corporels et dix (10 mortels)», lit-on dans un communiqué de la Direction de la sécurité publique.

Pour ce qui est des véhicules saisis, «onze mille quatre-vingt-dix (11.090) pièces afférentes à la conduite de véhicules ont été saisies et deux mille deux cent trente-trois (2233) mis en fourrière dont six cent quatre-vingt-cinq (685) véhicules, mille cinq cent quarante trois (1543) engins deux roues et cinq (05) calèches».

Pour ce qui est  interpellations, la note fait état de «trois mille six cent quatre-vingt-dix-huit (3.698) personnes ont été interpellées pour diverses infractions dont trente huit (38) étrangers». Parmi ces 3698, «mille cinquante (1050) parmi ces interpellés ont été déférés au parquet dont mille vingt six (1026) nationaux et vingt quatre (24) étrangers».

En ce qui concerne le Commissariat du Tourisme, des patrouilles ont sillonné trois (03) fois par semaine les lieux de fréquentation touristiques suivants: Soumbédioune, le marché Sandaga, le monument de la Renaissance, Yoff, Ouakam et certains endroits des Almadies et le Lac Rose.

Quant au contrôle des établissements d’hébergement touristiques, les Services de la sécurité ont effectué «des contrôles réguliers des résidences meublées et auberges sont effectués au niveau des Almadies, de Nord et Ouest Foire, des Parcelles-Assainies, de Cambérène, de Sacré Cœur, de la Vdn, de Grand-Yoff et de Petit Mbao. Aucune demande d’intervention concernant un touriste n’a été enregistré par le service».

Dans le cadre de la lutte contre les atteintes aux droits de la Propriété intellectuelle, la Bnlpc a effectué plusieurs patrouilles à travers la capitale et sa banlieue durant cette période. Ainsi, quatorze (14) bandes d’individus dangereux ont été démantelées et quarante-sept (47) malfaiteurs sériés.

Aussi, ajoute le document, ces actions majeures ont permis l’interpellation de deux cent quatre vingt (280) individus pour infractions aux stupéfiants notamment : Drogue dure : deux (02) pour trafic, haschich, huit (08) parts d’héroïne, cocaïne huit (08) pierres, chanvre indien : deux cent six (206) pour usage dont trois (03) étrangers, soixante et onze (71) pour trafic dont onze (11) étrangers et un (01) pour culture.

MONTEE DE LA CRIMINALITE : Macky convoque une réunion de sécurité au palais 

http://www.enqueteplus.com Arriver à une synergie des forces de l’ordre pour mieux faire face à l’insécurité que connait le pays. C’est le but de la réunion convoquée hier, au palais de la République, par le chef de l’Etat. Des mesures fortes ont été prises.

En supprimant le poste de Premier ministre, le président Macky Sall voulait être en première ligne. On y est. Alors qu’en l’espace d’une semaine, on a assisté à des crimes horribles, des découvertes macabres intrigantes qui viennent s’ajouter aux multiples cas d’agression, de vol à l’arrachée, de vol de bétail, de cambriolages meurtriers, le chef de l’Etat a décidé de prendre les choses en main.

Hier, le président Sall a convoqué une réunion de sécurité, au palais. Toutes les hautes autorités des forces de sécurité ont pris part à ce raout qui a duré plusieurs tours d’horloge.

Il s’agit, notamment, selon nos sources, du directeur de la Police nationale, l’inspecteur général de police Ousmane Sy, du haut-commandant de la Gendarmerie nationale et directeur de la Justice militaire, le général de brigade Cheikh Sène, ainsi que les différents chefs de service de ces deux corps et d’autres personnalités en rapport avec la question dont nos sources n’ont pas voulu dévoiler les identités. Nos interlocuteurs n’ont également pas voulu entrer dans les détails de la rencontre. Mais, ce qui est sûr est que la question centrale débattue est : comment faire pour mettre un terme à cette lancinante question de l’insécurité. Surtout, comment apporter une réponse adéquate, en mode ‘’Fast-Track’’.

En tout cas, dit-on, le président de la République veut une réponse rapide à cette question brûlante. En tant que le chef suprême des armées, il enjoint les forces de sécurité de faire en sorte que la peur change de camp. Pour cela, il est prêt à mettre les troupes dans les meilleures conditions de réussite de cette mission. De ce fait, des décisions importantes ont été prises. Mais nos sources n’ont pas voulu les dévoiler, pour des questions de sécurité nationale, avancent-elles.

Cette réunion au sommet intervient dans un contexte d’explosion de la violence. Il y a d’abord eu le meurtre de Coumba Yade, le 13 mai dernier, dans des conditions atroces. Elle a été cruellement tuée par son violeur qui est activement recherché par les enquêteurs du commissariat central de Thiès. Ce samedi, Binta Camara, la fille du directeur général de l’Agence de développement local (Adl), Malal Camara, a aussi été brutalement arrachée à la vie. Elle a été retrouvée morte dans des circonstances odieuses à Tambacounda. Le principal suspect dans cette affaire, Malick Diop alias ‘’Ako’’, est entre les mains des limiers du commissariat central de Tambacounda pour les besoins d’auditions. A Ouakam, une femme a été retrouvée morte dans le centre commercial de Diamalaye, situé dans le marché Salagn Salagn. Le corps, en début de décomposition, se trouvait dans un dépôt d’ordures, au 1er étage du centre commercial. Tout porte à croire qu’il s’agit d’un meurtre, là aussi. Une enquête est ouverte.MAME TALLA DIAW

 Le dialogue des prédateurs Par Babacar WILLANE

http://www.seneweb.com Depuis plusieurs jours, les Sénégalais sont partagés entre surprise, indignation, révolte et questionnement. Si des vies ne sont pas ôtés par l’insouciance et l’indiscipline des chauffeurs, ou alors l’état catastrophique des véhicules, c’est des jeunes qui partent à la fleur de l’âge, victimes de la barbarie humaine. Pendant que tout le monde s’interroge sur le pourquoi pour mieux appréhender la question et trouver les solutions idoines, voilà qu’une caste de citoyens s’emmure dans des intérêts bassement égoïstes. Comment comprendre l’indifférence des acteurs politiques face à cette parenthèse de folie que vit le Sénégal ?

Au moment où les citoyens, donc les électeurs, s’inquiètent de leur sécurité, y compris dans leur propre maison, la classe politique est aveuglée par le dialogue, unique sujet d’importance, à ses yeux. A part le Pastef qui a sorti deux communiqués, l’un sur la sécurité routière et l’autre sur les meurtres, aucun parti n’a daigné rédiger la moindre ligne pour montrer qu’il est préoccupé un tant soit peu par les questions de l’heure.

Pourtant, lorsque la militante de l’Apr, Fatoumata Matar Ndiaye, a été assassinée, non seulement le parti présidentiel a réagi, mais le chef de l’Etat, Macky Sall, a fait personnellement le déplacement pour exprimer sa compassion, tout en menaçant de corser la loi. Il suffisait que la victime soit du Pds, de Rewmi, de la Ld, du Pit… pour que ces différentes formations se sentent concernées. Mais puisque Bineta Camara et les autres victimes de meurtres et d’accidents de la route ne sont pas des militants, elles ne méritent pas que les politiques s’apitoient sur leur sort.

Voilà ce genre de silence qui montre, si besoin en était encore, que ceux qui aspirent à diriger le pays sont très éloignés des préoccupations réelles du peuple. Une réforme électorale ou constitutionnelle a-t-elle plus d’importance que la sécurité des citoyens ? La finalité de toute action politique vertueuse est le développement de son pays, et in fine, le bien-être des citoyens. Or, il ne peut y avoir de développement sans sécurité. Cette problématique est donc mille fois plus urgente que les questions liées à des élections. Et Il y a des moments dans la vie d’une nation où il faut savoir se départir de toute position partisane, de toute préoccupation égoïste, pour se mettre ensemble, dans un élan de solidarité, afin de barrer la route à Satan et ses disciples.

Malheureusement, la soif excessive du pouvoir ne s’accommode pas d’une certaine lucidité permettant de ressentir les pulsions de la société. Les politiques sont incapables de voir dans le citoyen autre qu’un gibier électoral. Au fond, pour chacun de ces acteurs politiques, le dialogue répond à une seule question : comment se faire élire au prochain scrutin ? La majorité au pouvoir, à l’image du corbeau, cherche à conserver le fromage, pendant que l’opposition-renard rode autour pour le lui subtiliser.  Le peuple, lui, reste l’éternel fromage, condamné à finir dans le bec de l’un ou la gueule de l’autre.

Samba Camara (spécialiste en sécurité):«La question sécuritaire doit être inscrite à l’ordre du jour du dialogue national»

Spécialiste en sécurité, Bass Samba Camara s’est prononcé sur les problèmes de sécurité qui occupe l’actualité. Selon le commissaire de police à la retraite de classe exceptionnelle,  le  problème de la sécurité doit être pris au sérieux. Il s’entretenait ce mardi avec la Rfm :

«Aujourd’hui, le problème de la  sécurité se pose avec beaucoup d’acuité dans  ce pays. Et c’est un problème qui interpelle toute la population. Je pense qu’aujourd’hui, on a constaté que les Sénégalais commencent à avoir peur. Il faudrait maintenant essayer d’installer la peur dans le camp de ceux qui sont en train de faire peur aux populations, parce que cette peur est en train d’impacter négativement sur le vécu  de la population», a-t-il martelé.

 Il rembobine : «Le problème de la sécurité doit être pris avec beaucoup de sérieux, pour vraiment aider la population sénégalaise à vivre des moments normaux. Aujourd’hui, il faudrait que les pouvoirs publics fassent de la sécurité une priorité. Donc, cette priorité impactera positivement.»

Par ailleurs, Bass Samba Camara souligne que l’Etat doit revoir les moyens matériels et humains : «Le dispositif sécuritaire n’est pas mauvais. Ce qu’il y a  peut-être, c’est de revoir les moyens humains et matériels qui sont octroyés aux forces de l’ordre. Vous avez vu, pour le meurtre qui s’est passé avant-hier à Tambacounda, comment les forces de police ont dû élucider très rapidement cette affaire. Cela veut dire que les forces sécuritaires sont très bien outillées. Donc, pour faire le travail, il faut des préalables. C’est un problème que l’Etat doit prendre en charge, parce que, la mission essentielle d’un président, c’est assurer la sécurité de son pays».

Toutefois, le spécialiste en sécurité soutient que la question sécuritaire doit être inscrite à l’ordre du jour du dialogue national prévu officiellement ce 28 mai.

TAMBACOUNDA : BINETA CAMARA TUÉE PAR STRANGULATION (POLICE)

Tambacounda, 21 mai (APS) – La jeune Bineta Camara retrouvée morte à son domicile, samedi, aurait été tuée par strangulation, a appris l’APS mardi de source policière.

Un foulard retrouvé noué et serré autour du cou de la victime laisse penser qu’elle a été étranglée à mort, a notamment indiqué le Bureau des relations publiques de la Police nationale dans un communiqué rendu public mardi.
Un homme d’une trentaine d’années a avoué devant les enquêteurs être l’auteur du crime, alors que la victime a été inhumée ce mardi à Tambacounda en présence d’une foule nombreuse.
Dans le communiqué rendant compte des premiers éléments de l’enquête, le chef du Commissariat Urbain de Tambacounda dit avoir être informé samedi vers 22 heures, d’un cas de meurtre commis dans un domicile sis au quartier Saré Guilèle, dans la commune de Tambacounda.

Le déplacement sur les lieux a permis de constater, dans une chambre, le corps sans vie d’une dame identifiée au nom de Bineta Camara, née en 1996, qui vivait seule, peut-on lire sur le communiqué.

Les constations et autres indices relevés sur la scène du crime ont dans un premier temps amené la police à conduire le gardien de la maison au siège du commissariat pour un garde à vue.
L’exploitation des résultats des réquisitions faites et les prélèvements et autres indices de la police scientifique ont accéléré l’enquête, conduisant les policiers chez Pape Alioune FALL, né en 1986 à Tambacounda, menuisier, domicilié au quartier Saré Guilèle.
Les égratignures trouvées sur sa poitrine et sur ses parties intimes ainsi que la découverte d’un caleçon tacheté de sang qui, selon les analyses s’est révélé être celui de la victime, ont amené le suspect à avouer son acte. Il reconnaît également avoir agi seul, rapporte le texte.
La perquisition effectuée dans la demeure du mis en cause qui ne vit pas seul, a permis de découvrir le téléphone portable de la victime soigneusement dissimulé à l’intérieur du matelas qu’il a troué pour la circonstance, selon la police.
L’auteur présumé du crime a déclaré avoir attendu la sortie du gardien avant de s’introduire dans la demeure et ajouté avoir escaladé après son acte, le mur de la clôture, à l’aide d’une échelle trouvée sur place.SDI/AKS/OI

Dossier Ressources naturelles : La gouvernance des ressources naturelles exige des institutions légitimes et un leadership responsable

Ce titre est un résultat de la science économique si on veut éviter le syndrome hollandais et la malédiction des matières premières. Peut-on dire que le Sénégal prend cette direction ? Les institutions Assemblée Nationale et Conseil constitutionnel se sont ridiculisés avec le parrainage et le coup de force de Macky Sall ; Macky Sall est le chef de deux institutions,  Président de la République et  Gouvernement. Quant à la responsabilité, prenons le cas de Aly Ngouille Ndiaye. Voilà un dirigeant de l’APR qui n ‘hésite pas à :

-se substituer à l’agent judiciaire de l’Etat pour signer la convention Etat Arcelor Mittal ;

-rédiger un faux décret de présentation à son Premier Ministre dans l’affaire de Petrotim ;

-défendre un code minier anti constitutionnel dans lequel les ressources minières appartiennent à l’Etat alors que la constitution dit qu’elles appartiennent au peuple.

-Organiser un coup de force électoral en autorisant le vote sans être  inscrit sur les listes électorales à la présidentielle de février 2019.  Il reste le coup d’Etat des élections locales à venir.

Voilà le bilan institutionnel de Macky Sall et de BBY. Le Sénégal est mal parti pour reprendre à ma façon René Dumont. Tekki ne saurait se faire le complice de ce complot contre la démocratie même avec les sucettes d’une adaptation du parrainage, du statut du chef de l’opposition surtout après une élection rejetée par l’opposition, sans oublier des postes de DG et le retour programmé du Sénat.

Dossier nouveau : Quand  la gouvernance de la sécurité  de BBY installe la peur chez les femmes

Le constat est là : l’insécurité est grandissante au Sénégal, que ce soit après les matchs de navétanes ou de lutte, sur nos routes, les fleuves et dans nos chaumières. Le plus intolérable sans doute est le meurtre de jeunes femmes, notamment  Fatoumata Makhtar Ndiaye de Pikine et Bineta Camara de Tambacounda que Tekki connaissait bien.

Il n’est pas besoin de concertation pour en saisir les raisons : affaissement continu des nos institutions et de la justice avec l’impunité des gens de l’APR/BBY ; chômage et pauvreté endémiques dans ce pays face à l’arrogance des nouveaux riches de la galaxie Faye Sall.

J’ai déjà posé des questions au gouvernement sur la sécurité de nos routes et les enfants abandonnés notamment à Sandaga. Rien n’y fait. La sécurité des Sénégalais n’est pas la priorité de Macky Sall qui a chargé Aly Ngouille de s’en occuper avec l’organisation des élections. Pour ce dernier, sa mission se réduit à faire gagner  son mentor à tout prix et à casser de l’opposant. Résultat des courses, l’insécurité augmente au même rythme que la propagande d’inspiration nazie de l’APR. Les femmes qui votent pour Macky Sall par manque d’information citoyenne sont les premières victimes.Il faut un leader responsable pour la gouvernance de la sécurité du Sénégal : Aly Ngouille doit partir.Mamadou Lamine Diallo,Président du mouvement Tekki.

Alioune Tine : «La participation de Karim Wade et Khalifa Sall au dialogue, est une véritable plus-value»

iGFM – (Dakar) Alioune Tine, ancien patron de la Rencontre africaine des droits de l’Homme (Raddho), du Comité sénégalais des droits de l’homme (Csdh) et fondateur d’Africa Jom Center pense que la participation de Karim Wade et Khalifa Sall au dialogue national prévu le 28 mai serait une « véritable plus-value ». Le « droit de l’hommiste » se prononçait lorsqu’il recevait le Front citoyen pour la libération de Khalifa Sall.

Pôle des «Non alignés» :Une arnaque du Pouvoir !

http://www.dakarmatin.com -LeTemoin Depuis l’avènement à la tête de notre pays du président Macky Sall, l’on note, comme un cheveu dans la soupe, chaque fois qu’il y a des concertations sur le processus électoral, l’apparition d’un curieux pôle se présentant comme celui des « Non alignés » ! Un « Ovni » dont l’un des objectifs est de mettre fin au face-à-face entre le Pouvoir et l’Opposition. Le seul problème est de savoir, comme le demandait le tout-puissant maître de l’URSS Staline à propos du Pape, de combien de divisions dispose ce pôle des « Non Alignés ». A l’évidence, il s’agit là d’une arnaque créée de toutes pièces par le Pouvoir pour affaiblir l’Opposition…

C’est sous le régime de Macky Sall qu’on a vu dans les concertations politiques, en sus de la majorité et de l’opposition, l’émergence d’un troisième rassemblement dénommé Coalition Pôle des non-alignés. Pire, quand le ministre de l’Intérieur Abdoulaye Daouda Diallo dirigeait le dialogue politique sur le processus électoral, il avait un troisième pôle, celui des « indépendants » dirigé par le fantoche Ousmane Faye. D’ailleurs lors de la rencontre de l’alors ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, avec les acteurs politiques le 27 janvier 2017, la coalition Mankoo Wattu Senegaal regroupant l’opposition significative n’avait pas daigné répondre à cet appel à cause de la décision de l’autorité de faire siéger dans le Comité de Suivi Electoral un quatrième pôle dit des « Indépendants », à l’insu de l’opposition et des Non-alignés. Mais quand Aly Ngouille Ndiaye a remplacé Abdoulaye Daouda Diallo à l’Intérieur, il a déclaré lors de sa première rencontre en novembre 2017 avec la majorité et l’opposition qu’il ne reconnait que « trois camps : le pouvoir et ses alliés, ceux qui ont décidé de faire face au pouvoir et ceux qui sont ni de l’un ni de

l’autre c’est-dire- les non-alignés ». Les indépendants étaient rayés du schéma des concertations en dépit de la contestation rageuse de la marionnette Ousmane Faye.

Mais lors de la rencontre du 7 janvier 2018, l’opposition regroupée au sein de Mankoo Taxawu et Sénégal (MTS) et de la coalition gagnante Wattu Senegaal avait refusé de participer au dialogue car récusant le pôle des non-alignés dirigé par Déthié Faye, président de la Convergence Pour la Démocratie et la République (CDR) Fonk Sa Kadu. Au même moment, une autre partie de l’opposition réunie au sein du Cadre de l’Opposition pour la Régularité, la Clarté et la Transparence des Elections (CORECTE) avec des leaders comme Me Aïssata Tall Sall du mouvement « Osez l’avenir », Modou Diagne Fada de la coalition Manko Yesal, Abdoulaye Baldé de l’Ucs, le Mpc « Luy Jot Jotna » de Cheikh Tidiane Gadio — tous ces leaders ayant entretemps transhumé —, El Hadj Issa Sall du Pur, le mouvement And Liguey de Mme Aida Mbodj… cette partie de l’opposition exigeait la mise en place d’une commission indépendante pour l’audit du fichier électoral, la baisse de la caution à l’élection présidentielle et un verrouillage systématique du nombre de mandats du chef de l’Etat. Lequel nombre de mandats devait être limité à deux successifs.

Le Pôle des Non-alignés dirigé Déthié Faye est suspecté par l’opposition significative d’être la cinquième colonne du pou- voir. Mais son coordonnateur, dans le journal L’Evidence du 24 juillet 2018, a expliqué la raison de la mise sur pied de cette structure supposée être équidistante entre la majorité et l’opposition : « Le Pôle des Non-Alignés est créé parce qu’il y a des partis politiques qui refusent de s’aligner systématiquement sur les positions d’autres groupes, d’autres formations poli- tiques, qui sous le prétexte fallacieux d’une prétendue représentativité, ont tendance souvent à vouloir imposer leur vision sur les questions politiques et sur les questions liées à la bonne marche de la démocratie. Donc, c’est pour refuser toute forme de diktat que nous avons constitué ce pôle composé essentiellement de parti politiques qui ne sont animés que par une volonté permanente et en toute circonstance pour défendre les intérêts du peuple sénégalais au-dessus des considérations partisanes ». D’ailleurs, ces « Non alignés » exigent même aujourd’hui que leur soit reconnu un statut comme celui du chef de l’opposition. Ainsi lors de la réunion du Bureau politique de son Parti pour l’Emergence et le Développement (PED / Natangué) tenue le 26 novembre 2017, Mohammed Massamba Sèye, membre du PNA, déclare : « A notre grande surprise, nous avons constaté ensemble que seuls deux statuts ont été pris en compte à savoir le pouvoir qui regroupe l’Exécutif et l’Opposition par le statut du Chef de l’opposition. Une démarche qui semble nous mettre à l’écart, nous les non- alignés. Et cette attitude risque de violer les principes du jeu démocratique. Car la couche poli- tique n’est pas composée que par ces derniers. Et il n’est nulle part écrit que seuls l’opposition et le pouvoir sont exclusivement les composantes de la classe poli- tique ».

Toutefois si ces pôles, qui s’ajoutent à ceux de la Majorité et de l’Opposition significative, sont considérés comme des créations factices du pouvoir, certains leaders de partis membres comme Déthié Faye ont soutenu la coalition Idy 2019 lors de la présidentielle. Mais si on voit que tous les membres du Corecte ont fini par soutenir la candidature du Président Sall — à l’exception de Mme Aïda Mbodj dont la neutralité à la dernière présidentielle a été interprétée comme une forme de soutien implicite au président sortant —, on est en droit de dire que ces pôles soi-disant non- alignés ou d’une troisième voie ne sont que des créations du pouvoir pour mieux enfumer l’opposition significative. C’est un écran de fumée voire une arnaque du pouvoir pour affaiblir l’opposition. Mamadou Lamine Diallo de Tekki fustige d’ailleurs le fait que le ministre de l’Intérieur, dans son schéma de «dialogue», propose 15 représentants pour la mouvance présidentielle, 15 pour l’Opposition et 15 pour les Non-alignés. « C’est une duperie inacceptable. On est du pouvoir ou de l’opposition, c’est tout ! », estime à raison le député de « Tekki ».

En politique, il y a deux clans : la majorité ou l’opposition. Quand on n’est pas avec le pouvoir, on est contre sa politique. Certes, il peut y avoir une diversité dans la façon de s’opposer mais de là à inventer le non- alignement en politique, il n’y a qu’au Sénégal qu’on ose le faire. Au point même de réclamer un statut pour le chef de cette nébuleuse ! En attendant sans doute de de- mander prochainement la constitutionnalisation du Pôle des Non-Ali- gnés !Serigne Saliou GUEYE

Du balai ! Que ces «non-alignés» débarrassent le plancher

http://www.dakarmatin.com -LeTemoin-Est-il admissible de mettre dans une même salle, à côté des délégués du Pds, de Pur, etc. qui ont des représentants à l’Assemblée nationale, des hurluberlus dont on se demande d’où ils viennent et qui se présentent comme un «Pôle des Non-Alignés»?

Ou le Pouvoir président de la République en tête veut négocier sérieusement avec l’Opposition dans le sens de faire avancer la démocratie dans notre pays, ou alors il veut la (l’Opposition bien sûr) mener en bateau, pour ne pas dire la tourner en bourrique, histoire de se donner bonne conscience face à l’opinion ou d’amuser la galerie.
Car s’il n’est pas contesté que le président Macky Sall détient avec son camp la majorité dans ce pays, on ne peut guère nier non plus que l’Opposition pèse près de 42 % de l’électorat. Soit un peu moins d’un électeur ou, par extrapolation, d’un Sénégalais sur deux. Ce qui n’est pas négligeable, loin s’en faut.
Ces suffrages de l’Opposition, ils se sont bien exprimés en faveur de candidats (lors de la dernière présidentielle) ou de listes aux législatives de juillet 2017. Quand on veut dialoguer avec l’Opposition, on doit donc le faire avec ceux de ses leaders en faveur de qui les suffrages d’une partie de nos compatriotes se sont exprimés.

Des leaders qui ont eu le courage de se peser et dont on connaît le poids. Peut-on, à côté de cette Opposition dont on sait ce qu’elle représente, sortir de son chapeau  ou des officines du ministère de l’Intérieur des individus qui ne représentent que leurs propres personnes pour les mettre à la même table que l’opposition significative ou représentative ?
Est il admissible de mettre dans une même salle, à côté des délégués du Parti démocratique sénégalais (Pds), par exemple, de Rewmi, du Grand Parti, de Bokk Guis-Guis, qui ont des représentants à l’Assemblée nationale, des hurluberlus dont on se demande d’où ils viennent et qui se présentent comme un « Pôle des Non-Alignés » ?

Que représentent et qui donc connaît  Déthié Faye, le « leader » du CDR Fonk Sa Kaddu, Pape Diop de l’Alliance démocratique Pencoo, Amadou Sène Niang de l’Ads Garap Gui, Babacar Ndir du Parti pour la Démocratie, la Citoyenneté et la République, Fatou Sarr du Parti Radical (on espère qu’on ne se trompe pas dans l’énumération de ces partis inconnus au bataillon !)
A l’évidence, c’est à dessein, par provocation et volonté d’humilier l’Opposition que ces chefs de partis cabines téléphoniques sont mis sur le même pied que les représentants de l’opposition significative par le ministre de l’Intérieur. Qu’on nous dise donc de quels élus (parlementaires ou municipaux) disposent ces formations lilliputiennes ou alors à quel scrutin elles ont pris part.

Qu’on nous montre leurs sièges sociaux. Et voilà que non contents de s’inviter par effraction dans les cénacles ou salons sérieux où l’on cause de processus électoral ou d’avancée de notre démocratie, ces « resquilleurs » de rencontres politiques poussent l ‘outrecuidance jusqu’à réclamer un statut au même titre que celui de l’Opposition et de son Chef !

Et quoi encore pendant qu’on y est ! Ne voudraient-ils pas d’une constitutionnalisation de leur soi-disant Pôle et de privilèges équivalant à ceux d’un Premier ministre pour leur Chef ? A vrai dire, le Dialogue politique est une chose trop importante pour qu’on n’y convie pas des gens qui ne représentent même pas leurs propres personnes à plus forte raison des composantes de la Nation sénégalaise.

Le président de la République, par le biais de son ministre de l’Intérieur, doit chasser ces farfelus de son Dialogue du 28 Mai prochain s’il veut lui donner une quelconque chance de réussite. Car il est plus que temps de discuter de sujets sérieux comme un processus électoral vraiment consensuel avec tout ce que cela renferme (parrainage, caution, enrôlement des électeurs etc.), le financement public des partis politiques, le statut de l’Opposition, la vraie, l’accès indiscriminé aux médias du service public etc.

Bien évidemment, pour espérer parvenir à des résultats acceptés par tout le monde, il faudrait que ceux qui y prendront part soient légitimes en ce sens qu’ils seront réellement représentatifs soit de la Majorité, soit de l’Opposition. En tout cas du peuple sénégalais. Pour ce qui est de la Société civile, encore faudrait-il qu’elle ne soit pas partie prenante, comme cela a été le cas jusqu’ici, des différentes concertations sur le processus électoral. Quant aux soi-disant Non alignés, de grâce que le ministre de l’Intérieur nous fasse… grâce de leur présence aux rencontres où les choses sérieuses se discutent…

COMMUNIQUE

Chers concitoyens et chères concitoyennes,

Depuis quelques temps, notre pays connaît une recrudescence des violences faites aux femmes et aux filles occasionnant parfois des pertes en vies humaines.

Le cas  de la jeune Coumba YADE au quartier Hersent  de Thiès et encore  plus récemment celui de Bineta CAMARA au quartier de Saré Guiléle à

Tambacounda, toutes deux assassinées dans des conditions atroces nous interpellent.

Il faut que ça cesse !

Je condamne énergiquement de tels actes ignobles et inhumains auxquels il faut mettre un terme.

J’en appelle à la mobilisation de tous les acteurs notamment les pouvoirs publics, les organisations de la société civile et les communautés pour une prise en charge holistique de la problématique des violences basées sur le genre.

Sous ce rapport, je réitère l’engagement des services de mon département à renforcer les mécanismes de prévention et de prise en charge des violences faites aux femmes et aux filles notamment par l’intensification des campagnes de communication pour un changement de comportements.Fait à Dakar, le 20 mai 2019

Diow Fall Sow :IL FAUT CRIMINALISER LE VIOL

EXCLUSIF SENEPLUS – Diow Fall Sow parle de la recrudescence du viol, de ses séquelles sur les victimes et de la clémence de certains juges vis-à-vis des violeurs, même en cas de circonstances aggravantes

– ENTRETIEN

La procureure Dior Fall Sow pense que malgré la ratification des traités par le Sénégal, il faut une volonté politique pour que la situation de la femme puisse changer. Concernant la recrudescence des viols suivis de meurtres, notamment l’assassinat de Bineta Camara à Tambacounda le week-end dernier, elle pointe un doigt accusateur sur la non application des textes. ‘’ Le viol est une infraction à la loi pénale. Les textes sont là. Mais le problème fondamental est que les sanctions qui sont appliquées ne sont pas dissuasives’’.

Malgré des avancées notoires en matière de répression du phénomène, la juriste reste sur sa faim. ‘’ Quand je fais une analyse des décisions en tant que magistrat, je me rend rend compte que les textes sont violés parce que des peines de six mois avec sursis ont été prononcées, des peines de deux ans ou trois ans avec sursis pour des cas de viol avec circonstances aggravantes ont été prononcées. Il est temps de changer cette mentalité qui tend à banaliser le viol’’, a t-elle plaidé avant de donner son verdict : ‘’ dans certains pays, le viol est un crime. Ici c’est un délit et vu cette recrudescence, vu les dommages collatéraux occasionnés sur la victime, je pense qu’il serait bon de criminaliser le viol’’. Youssouf Ba

Voir l’entretien complet en vidéo.

Pourquoi le viol n’est pas criminalisé au Sénégal? Par Maitre El hadji Amath THIAM

« A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle » dit-on !

Rappelons d’abord la définition du Viol qui est prévu et puni par la disposition de l’article 320 du Code Pénal : « Le viol est constitué par un acte de pénétration de quelque nature que ce soit commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise ».

Au Sénégal, la Loi pénale a prévu un arsenal répressif sévère pour sanctionner certaines infractions contre les mœurs comme les agressions sexuelles. Dans la liste des infractions visées, les plus sévèrement réprimées sont : le viol, la pédophilie et l’attentat à la pudeur avec violence qui font encourir à leur auteur une peine de 5 à 10 ans d’emprisonnement. Viennent ensuite l’acte impudique commis sur mineur de 18 ans puni de 5 ans d’emprisonnement (319 CP), la corruption de mineur, 3 à 5 ans (320ter) et le harcèlement sexuel puni de 6 mois à 3 ans (319 bis).

NB : Le sursis ne peut être accordé pour ces infractions susvisées ;

En France, le Viol est devenu un crime depuis 1980 et non un délit (Article 222-23 du Code Pénal) il est puni de 15 ans de réclusion criminelle.

Cette peine de réclusion criminelle est de 15 ans de prison ferme et elle peut aller jusqu’à l’emprisonnement à perpétuité (par exemple en cas de récidive ou si le viol est accompagné de tortures, actes de barbaries ou la mort).

Au Canada, l’infraction de viol a été abolie et remplacée par crime d’agression sexuelle ;

A l’instar du vol de bétail criminalisé en 2014, une Loi dite « Latif Gueye » est votée pour la criminalisation du trafic international de drogue dur en 2007 ;

Au regard de ce qui précède, nous avons la ferme conviction que le viol sera criminalisé par le législateur pour des raisons très simples :

1-Dans l’infraction du viol, le préjudice est beaucoup plus préjudiciable que celui résultant d’un vol de bétail ou des kilos de chanvre égaré ;

2-L’intérêt protégé ou sauvé chez la personne (femme, enfant mineur) est supérieur pour sa famille et pour l’ordre public de maniére générale ;

Nous interpellons à cet effet, l’association des Femmes Juristes, les mouvements de droits de l’homme et toutes personnes éprises de Justice afin que la sanction soit corsée pour dissuader les psychoses maniaques. Maitre El hadji Amath THIAM, Consultant en droit, spécialiste Du Contentieux des Affaires. thiamelamath@yahoo.fr

THIERNO BOCOUM : «Que le traitement du criminel d’aujourd’hui dissuade le potentiel criminel de demain»

Il faut agir, en mettant nos forces de sécurité dans les meilleures conditions, afin de mettre la peur dans le camp des criminels qui doivent être traqués, arrêtés et sanctionnés sévèrement. C’est la conviction de Thierno Bocoum. Soulignant que chez nous, nous avons une culture de la violence et de la criminalité «cachée», il prône la vulgarisation des meurtres, en affichant leur face hideuse et criminelle, afin de mieux sensibiliser les pouvoirs publics et les populations.  

Thierno Bocoum s’indigne de la montée vertigineuse de la violence et de la criminalité dans le pays. Ce qui est d’autant plus regrettable pour lui, que «nous n’avons pas une culture de violence ostentatoire et assumée», même si, parfois, on constate des crimes, en plus en plein jour. Dès lors, il est temps pour lui «que les autorités bandent les muscles d’un appareil répressif». Mieux, il pense que tout doit être mis en œuvre, pour rendre la vie dure aux criminels et dissuader toute personne qui tenterait de s’engouffrer dans la voie criminelle. «Que les auteurs des crimes soient vilipendés. Que tuer soit une catastrophe pour soi, pour sa famille, pour son quartier. Que le traitement du criminel d’aujourd’hui dissuade le potentiel criminel de demain», assène le leader d’Agir. Appelant les populations à jouer elles aussi leur partition dans la lutte contre la criminalité et la violence, en ayant «la culture de la dénonciation et de la prévention», le leader politique note que même si les criminels existeront toujours, «ils doivent se rendre compte qu’ils vivent dans une société qui ne ménagera aucun effort pour les mettre hors d’état de nuire».

«La face hideuse du meurtre doit être plaquée sur les écrans des télés» 

Thierno Bocoum, qui souligne qu’au Sénégal, «nous avons globalement une culture de violence cachée», avec des jeunes filles violées dans nos maisons et nos chambres, des meurtres commis par des proches, des voisins, des parents, «sans qu’on ne s’y attende», trouve que «des vicieux», auteurs de ces crimes, «profitent de l’omerta», aussi bien des autorités que des populations. Ces dernières étant en plus, à son avis, victimes de leur vulnérabilité. Dès lors, il prône la vulgarisation par tous les moyens des actes criminels, pour mieux sensibiliser les pouvoirs publics comme les populations. «Il est temps d’agir. Le meurtre doit être vulgarisé, commenté. Sa face hideuse et criminelle doit être plaquée sur les écrans des télés et commentée en boucle dans les émissions radiophoniques», dit-il.  Mbaye THIANDOUM

Me Assane Dioma Ndiaye : «Le retour de la peine de mort est inenvisageable au Sénégal…»

http://www.seneweb.com Le retour de la peine de mort ne peut en aucun cas être envisagé au Sénégal. Telle est la position du juriste et non moins droit-de-l’hommiste, Me Assane Dioma Ndiaye, le président de la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh), interrogé par «Seneweb», ce mardi.

«Du point de vue légal, conventionnel et constitutionnel, le retour de la peine de mort est inenvisageable au Sénégal. Vous savez, le Sénégal a inscrit dans sa Constitution le caractère sacré du droit à la vie. Et l’Etat a l’obligation de protéger le droit à la vie. La peine de mort républicaine, c’est l’Etat qui tue froidement. Et l’Etat ne doit pas être dans cette sorte de violence qui ne pourrait être légalisée sous aucun prétexte ou contexte», dit-il.

«Il s’y ajoute, poursuit-il, que le Sénégal est signataire d’un certain nombre de conventions dont le Traité de Rome qui interdit formellement la peine de mort, surtout que ce traité a amené le Sénégal à internaliser la compétence universelle au sein de son droit. Et qui parle de compétence universelle envisage que d’autres nationalités puissent être jugées au Sénégal. Et imaginez ces citoyens qui sont protégés par des conventions puissent encourir la peine de mort au Sénégal. Ce n’est pas possible. Même d’autres pays comme le Burkina Faso, même pour avoir l’extradition de l’ancien président Compaoré, a été obligé d’abolir la peine de mort. C’est aussi le cas pour la Guinée qui a ambition de juger les événements du 28 septembre, a aboli la peine de mort.»

«Le monde d’aujourd’hui n’admet plus la peine de mort»

«Je pense qu’au-delà de tous ces aspects, il faut comprendre que le monde d’aujourd’hui n’admet plus la peine de mort qui est considérée de façon universelle comme une atteinte à la dignité humaine et qui ne saurait être une loi du Talion, c’est-à-dire si vous tuer on vous tue. Ça, c’est de la vengeance purement et simplement. Or, on cherche évidemment à réprimer de la façon la plus sévère les crimes, à les décourager. Mais on cherche également à miser sur l’homme autant que possible dans le cadre d’un repentir ou d’un amendement. C’est ça la fonction de la justice, ce n’est pas d’humilier ni de porter atteinte à l’intégrité physique ou à la vie, c’est de faire payer une dette à un citoyen quelle que soit par ailleurs la gravité des faits qu’il aurait commis», lâche-t-il.

Le patron de la Ligue sénégalaise des Droits de l’homme soutient : «Dans tous les cas, c’est l’humanité qui est ainsi faite. Je ne vois pas comment le Sénégal pourrait ramer à contre-courant d’un élan universel, d’un mouvement universaliste qui tend vers l’absolution universelle de la peine de mort. Même les pays qui maintiennent la peine de mort dans leur législation appliquent un moratoire sur les exécutions. Même aux États-Unis, la Cour suprême a considéré beaucoup de mécanismes tendant à mettre la mort sous le couvert de la peine de mort comme inconstitutionnelle ou attentatoire à la dignité humaine.»

Et Me Assane Dioma Ndiaye de préconiser «qu’il faut donc qu’on cherche des solutions qui soient durables et compatibles avec la dignité humaine et qui puissent être des solutions de fond. Au lieu de s’attaquer à des feuilles mortes, il vaut mieux s’attaquer aux racines. Nous nous devons d’affronter la réalité et savoir que quand on a la grande responsabilité de gouverner, on doit au moins procurer deux choses à ses concitoyens : la sécurité et le bien-être.»

ENFUMAGE! PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, DEMBA NDIAYE

EXCLUSIF SENEPLUS – Tous ces appels à l’amnistie, à la grâce, relèvent des combines entre crocodiles du même marigot : une République qui ressemble plus à une maison close où batifole une faune politique aux mœurs légères

Amnistie, grâce pour l’un, révision du procès ou annulation des peines pour l’autre, le pays bruit depuis quelques jours de cris stridents de cigales d’un nouveau genre : des agitateurs politiques qui polluent l’atmosphère politique du pays et participent en l’aggravant, à l’affaiblissement des institutions.

Parce que, c’est quand-même si facile, si cruellement ridicule et politiquement hypocrite, que d’entonner sur tous les tons, comme des leitmotivs péremptoires, ces appels au pardon à celui qui est totalement, absolument, et le seul responsable de la situation judiciaires de ces personnalités. Nonobstant « leurs fautes » de gestion de la chose publique.

Voilà un chef d’Etat à la recherche d’un second mandat, qui en a fait une question de vie ou de…mort politique, décide pour cela, pour cet objectif-là, de s’asseoir sur tous les principes républicains, chahute pour cela la Justice, met sur pied des Cours spéciales destinées, dit-on, à juger en mode « fast track » avant l’heure (bon d’accord y avait la cadence à accélérer) des coupables sélectionnés parmi les dizaines de grands voleurs-chapardeurs de deniers publics devant l’Eternel et nous autres mortels.

Tollés multiples d’une indignation…molle, partisane, aveugle, rien n’y fit : la messe avait déjà été dite depuis longtemps : il fallait, d’une part, sabrer le fils du vieux qui a voulu vous amener sur l’échafaud, d’autre part, dompter l’outrecuidant maire qui mettait en doute, en danger, le soutien de son parti à votre candidature. Oui, il refusait que son parti se déculotte et rejoigne le camp des défroqués politiques. Vous lui cherchez des poux, vous en trouvez bien sûr, (même s’il n’est pas le seul ; d’accord c’est faiblard comme argument), vous le jugez en mode cric crac, « joni joni » avec une cadence judiciaire hyper accélérée, pour boucler la boucle avec l’échéance présidentielle. Vous l’embastillez bien hermétiquement, vous balancez les clés du cachot, vous le dépouillez pour bien faire, de son poste et mandat de maire de la capitale… Vous faites tout ça, et il se trouve des âmes fragiles, d’une hypocrisie insolente, pour enfourcher depuis quelques semaines, depuis qu’on agite cette sucette anesthésiante nommée « dialogue national », par ci, « dialogue politique » par là, ou pour être plus juste, « dialogue entre politiciens pour huiler les conditions de conquête et de conservation du pouvoir ». C’est tout ! Il n’y a pas à nous pomper l’air, nous enfumer, avec de ridicules supposées divergences sur le président de ce futur machin, ses assesseurs, ses adjoints et patati et patata !

Certains vont mêmes jusqu’à nous vendre des psychodrames ridicules du genre : « d’accord avec la libération de Khalifa Sall pour des raisons humanitaires et pour la préservation de la paix sociale ». Quelles imbécilités ! Raisons humanitaires, mon œil ! De quel humanisme parle-t-on ? Serait-il malade ? A l’article de la mort ? Son état de santé si dégradé pour qu’il  faille le sortir dare-dare de Rebeuss avant qu’il ne meure ? Comme ce Cheikh dont la Justice a semble t-il douté de la maladie, et surtout de sa gravité. Il ne faut surtout pas une autre mort dans nos prisons, surtout d’une personnalité comme l’ex-maire de Dakar !

Ils ajoutent avec des trémolos plein la bouche pour faire peur (tu parles !) au lion qui ne dort plus dans son Palais depuis son « coup KO au premier tour », et sa nouvelle trouvaille anglophone que tout ce que sa cour compte de faux jetons, faux-culs et autres arrivistes, reprennent dans un choeur plus psalmodié que chanté ; ils ajoutent donc que ces libérations, ces gestes de grandeur du dépositaire de notre liberté, visent « la préservation de la paix sociale » ! Ou vous avez vu dans ce pays le début seulement d’une guerre sociale ? Même au plus profond de ces affaires (Khalifa et Karim), le pays n’a jamais été au bord d’une déflagration sociale. Parce que voyez-vous, les citoyens, quelle que soit l’empathie qu’ils ont pour ces « victimes », quelle que soit l’injustice et l’inégalité de traitement dont ces personnalités politiques publiques sont victimes, au plus profond d’eux-mêmes, les citoyens se disent : ils ont quand même détourné ou mal géré l’argent publique, mais nom de Dieu, ils ne sont pas les seuls ! Où sont les autres ? Pourquoi eux et pas les autres ?

Oui, nous sommes bien en face, englué, enfoncé, dans notre société d’archaïque, de réactionnaire : le mythe du « Buur », du Maître omnipotent, du détenteur des titres fonciers de nos villes, villages, régions etc. Le « Buur » peut s’accaparer de vos terres, vous soumettre en esclavage, prendre possession de vos épouses, son excellence, et après, dans un geste de magnanimité propre aux Grands Seigneurs, vous pardonner, effacer vos fautes, nettoyer vos casiers judiciaires, vous remettre « dans le jeu » politique, ce marigot infecté de crocodiles, qui eux, sont les seuls à pouvoir chanter de peau et de couleur, en changeant juste de …marigot politique.

Ainsi va la comédie politique au Sénégal ! Des autoproclamés « société civile » veulent coûte que coûte nous faire croire qu’en République, il n’y a pas de règles, il n’y a que des combines ; qu’on peut prostituer les principes au gré des adversités du moment entre candidat à l’usufruit de nos deniers ; on justifie à postériori les manquements de la Justice qui a pris le parti du parti pris ; qui a décidé que pour exister, elle doit user d’une balance  hautement bancale mais socialement utile.

Oui, tous ces appels à l’amnistie, grâce etc. relèvent des combines entre crocodiles du même marigot trouble : une République qui ressemble plus à une maison close où batifole toute une faune politique aux mœurs légères…

Oui, pendant qu’ils continueront à amuser la galerie Sénégal, les bourses des étudiants ne seront toujours pas payées, des villages seront toujours privés d’eau et les manifestants se retrouvent dans les cachots des gendarmes ; la SNHLM peut toujours payer une bagnole à 45 briques à son président du Conseil d’administration, alors que les employés vivent avec des retards de paiement de salaires, absence de prise en charge médicale, manque de carburant ; pendant qu’un DG dégommé continue de signer des actes qui engagent la société (la Poste) et traine les pieds pour passer la main, des délinquants sexuels continuent de violer et de tuer, des chauffards de tuer sur nos routes mouroirs, des contrôles techniques-Sparadraps grâce à des pieds glissés dans les permis ; des pneus usagers qui explosent au moindre contact avec des nids ressemblant plus à ceux d’éléphants que ceux des poules.

Oui, il y a tout ça et ils amusent la galerie avec leur cirque politique. Décidément, aucun respect pour les citoyens. Mais bon, eux aussi n’ont certainement que la classe politique qu’ils méritent. Ça leur apprendra que le changement de leur vie c’est tous les sept ou cinq ans avec leur carte électorale. Entre-temps, c’est délégation de pouvoir et totale liberté pour les prédateurs !  Avec la complicité de la cohorte des « spécialistes es-enfumage»! Des nouveaux « humanistes » qui ne veulent que nous sauver des enfers que nous préparent nos politiciens…SALAM!dndiaye@seneplus.com

Mazide Ndiaye (Société civile) : « Je ne suis candidat à rien du tout »

http://www.seneweb.com Il a êté  présenté comme la personnalité proposée par la société civile pour diriger le dialogue politique. Mais, Mazide Ndiaye se dit étonné par tout ce tollé alors que la réalité est qu’il n’a jamais été proposé par la société civile. À l’en croire, cette dernière ne s’est même pas réunie à ce propos.

« Je ne suis candidat à rien du tout. La société civile ne m’a jamais proposé pour diriger le dialogue », souligne Mazide Ndiaye repris par I-radio. À signaler que le camp du pouvoir par la voix de Zahra Iyane Thiam, a récusé Mazide Ndiaye et le Pr Babacar Gueye supposés avoir été choisis par la société civile pour conduire le dialogue politique.

Macky Sall ferme le siège de son parti en France et menace….

http://afriquemidi.com Le président Macky Sall a demandé la fermeture immédiate du siège de son parti à la rue Émile Landrin à Boulogne,Hauts-de-Seine . A la résidence  de l’ambassade du Sénégal à Paris aussi il n’yaura des nouvelles mesures sont annoncées pour bloquer les militants du parti, face aux nombreuses complaintes des riverains qui n’en peuvent des désagréments occasionnés par les militants de l’APR.

Les derniers en date se sont produits lors du récent séjour du chef de l’Etat sénégalais en France. Alors qu’il avait prévenu les responsables de son parti en France que sa visite n’est pas politique, cette annonce  n’a pas empêché certains militants de venir envahir jusque tard la nuit sa résidence au 23 rue Vineuse dans le 16ème arrondissement.

Il faut relever plusieurs plaintes des riverains de la rue Vineuse. Certains ont fini par déménager, n’en pouvant plus des foules qui envahissent la rue à chaque visite du président Sall en France. Malgré 55 nominations en France, dans les rangs de la diaspora, les militants de l’Alliance pour la République (APR) de l’Hexagone réclament toujours des postes et de l’argent au président de la République.

Macky Sall a décidé de mettre fin à ces pratiques qui déshonorent le Sénégal en demandant la fermeture immédiate du siège de son parti qui coûtait  trop cher . Ce signal fort lancé à l’endroit des militants n’est qu’un début pour montrer aux Sénégalais de France que rien ne sera comme avant.

Les visites du président sénégalais en Europe étaient une aubaine pour beaucoup de militants qui trouvaient là une occasion de se déplacer de partout en Europe pour venir quémander de l’argent à Macky Sall.Par Mamadou LY.

Arrêté par la SR : Ces 3 chefs d’accusation retenus contre Ousmane Mbengue

http://www.seneweb.com Ousmane Mbengue risque gros ! En effet, cueilli ce mardi matin, chez lui à la cité Sipres 2, il est poursuivi, d’après une source de Seneweb, pour « appel au meurtre », « incitation à la haine » et « injures publiques via les nouvelles techniques de l’information et de la communication ».

Il avait, à travers un post sur son profil Facebook, appelé à exterminer les femmes sénégalaises suite à la publication d’une internaute qui dénonçait les violences à l’égard des femmes.

La même source informe que Mbengue, toujours maintenu en garde à vue dans les locaux de la Section recherche de la gendarmerie de Colobane, risque d’être déféré demain mercredi. Ceci, malgré le fait qu’il ait « regretté » son acte devant les enquêteurs.

« Il a même craqué, demandant pardon à l’endroit des femmes sénégalaises », ajoute notre interlocuteur.

Série de meurtres : Thierno Alassane Sall réclame justice «au nom des victimes»

http://www.seneweb.com Le président de la République des valeurs (Rv), Thierno Alassane Sall, s’est joint à la vague d’indignation soulevée par la série de meurtres notés, ces derniers jours, dans le pays.

« Nous regrettons et condamnons fermement cette série de violence qui s’abat sur d’innocentes compatriotes, toutes des femmes dont la vie leur est arrachée à la fleur de l’âge », a-t-il dit dans ce communiqué de presse.

Thierno Alassane Sall a dans la foulée « encouragé » les forces de sécurité et de défense « dans la traque de ces malfaiteurs pour que la justice soit rendue au nom des victimes ».

L’ancien ministre de l’Energie déplore, selon la même source, «l’insécurité galopante qui s’ajoute aux situations alarmantes, difficiles du pays et des conditions de vie pénibles des populations ».

A ce titre, il lance un appel à l’ensemble des forces vives de la nation et particulièrement aux autorités étatiques à s’enquérir de la situation pour un meilleur rétablissement d’une vie commune paisible.

Poursuivie pour le meurtre de Henry Ndiaye, Henriette Sambou risque 2 ans de prison

https://actusen.sn Henriette Sambou risque de passer 2 années en taule si le juge du Tribunal de grande instance de Diourbel suit le réquisitoire du Procureur. Poursuivie pour coups et blessures volontaires ayant occasionné la mort sans intention de la donner sur l’enseignant Henry Ndiaye, la prévenue qui a comparu ce mardi 21, n’a pas nié les faits qui lui sont reprochés.

Henriette qui en avait assez des attouchements et autres avances indécentes de Henry Ndiaye, avait planté un coup de couteau à la cuisse gauche de ce dernier. L’enseignant succombera à cette blessure. A la barre, la mise en cause, âgée de 21 ans a expliqué avoir asséné le coup pour se défendre des agissements de l’enseignant.

«Les faits ont commencé vers 11 heures, il m’a tapé au niveau des reins, je lui ai demandé d’arrêter car je n’aimais pas ce qu’il faisait. Mais il a insisté. Il m’a dit qu’il n’allait arrêter que lorsqu’on aurait eu un rapport sexuel. Je lui ai dans un premier temps asséné un coup avec une cuillère qui lui est tombé sur la montre, mais il persistait. Je lui ai donné un autre coup sur la tête avec un verre en inox. Lorsqu’il m’a à nouveau touché, je lui ai asséné ce coup de couteau à la cuisse gauche», raconte-t-elle.

Poursuivant son récit, elle ajoute : «je n’avais pas l’intention de lui faire du mal. Je ne savais pas que la blessure était grave».Elle sera fixée sur sont le 18 juin 2019.

Macky pousse Lat Diop vers un code d’honneur

Humilié, trahi et combattu sans relâche par le frère du Président Sall, Lat Diop n’a plus le choix. Le caractère «inégalant» de son limogeage lui enseigne le rappel de l’honneur, de la dignité politique et la preuve qu’il ne compte pas. Plus. Et, s’il ne reste que des courbettes pour être réhabilité…

Son départ de son poste au ministère de l’Economie et des Finances était une question d’heure. Sans pitié, le Président Sall a préféré se séparer d’un jeune et brillant cadre. La cause ? Il ne s’attendait plus avec son frère. Et pourtant, Lat Diop a sauvé la mouvance présidentielle lors des dernières locales et législatives à Golf Sud et apporté une bonne dose au niveau départemental. A un moment où les populations de Guédiawaye s’étaient révoltées conte un maire d’emprunt, il s’était démené comme un beau diable pour offrir une victoire au Président Macky Sall et le fauteuil de maire à son frère Aliou Sall. Aujourd’hui, son bourreau. Et comme le privilège d’état civil compte encore sous nos tropiques, onne s’est pas privé de plaire au frère. C’est à se demander si le chef de l’Apr a les bonnes informations sur l’adversaire de son frère, Maire de Guédiawaye et patron de la Caisse desdépôtsetconsignations. Lat Diop, brillant orateur et avec d’innombrables réseaux politiques au niveau local, en tout cas son départ pourrait faire perdre la zone à l’ensemble de la mouvance présidentielle. Et l’effet politique serait automatique. A la vérité, tous les observateurs s’accordent à constater que Aliou Sall n’a pas bonne presse au niveau des populations. Si ce n’est cette troupe qui vit à ses dépens et qui risque de le perdre. Les réactions sont encore contenues, l’explosion de colère attendue pourrait dépasser le département et atterrir dans d’autres foyers politiques où le privilège d’état civil est patent. Répugnant.Pape Amadou Gaye

Commission parlementaire pour les 94 milliards : La discrète descente au palais de Mamour Diallo !

C’est à 10h passées de quelques minutes au cours de cette matinée du 21 mai 2019, que le chef de l’État, Macky Sall, a reçu à son bureau, au Palais de la République, l’ancien directeur des domaines, Mamour Diallo.

Une source bien informée confie à Yerimpost que l’audience a été chaleureuse mais surtout longue. Alors que la feuille d’audience du maître des lieux était bondée, les deux hommes ont passé plus d’une heure !

Il est vrai qu’il ne s’étaient pas vus depuis le limogeage du désormais ex-directeur des domaines. Cette audience et sa longueur peut ainsi marquer un renouvellement de la confiance de Macky Sall envers son plus efficace soutien politique à Louga.

L’entrevue entre les deux hommes intervient également à quelques jours du début des interrogatoires de la commission parlementaire dans l’affaire dite des 94 milliards. Ce qui est en soi tout un message.

L’HOMMAGE POIGNANT DE WADE À MBAYE DIACK

Dans une lettre très émouvante et pleine d’anecdotes, l’ex président de la République du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, a rendu un vibrant hommage à son ancien Conseiller, Mbaye Diack, décédé le dimanche 12 mai 2019. Nous vous proposons l’intégralité de la lettre.

« C’est un jour de l’époque de Senghor que je l’ai rencontré pour la première fois lors d’une conférence de la LD/MPT, un soir à Soumbédioune.

Je fus particulièrement impressionné par son intervention logique et pertinente. On sentait l’impact sur lui de la rigueur marxiste. Je regrettai déjà qu’il ne fût pas avec moi. Je l’aurais formé avec les autres jeunes et nul doute, pour moi, qu’il aurait été parmi mes plus proches compagnons. J’appris par la suite qu’il enseignait les mathématiques, ce qui me confortait dans mon impression de jeune homme logique et rigoureux.

Je pris contact avec lui mais ne réussis pas, malgré nos longues conversations, à le départir de la gangue marxiste dont on ne pouvait jamais se débarrasser une fois qu’on était pris dans la glu.

Nous conservâmes d’excellentes relations, lui me considérant comme son grand frère et moi, comme mon petit frère. Il fut pour beaucoup dans le rapprochement PDS/LD, Abdoulaye Bathily/Abdoulaye Wade.

En dépit de nos appartenances idéologiques opposées, nous devînmes des amis. A telle enseigne qu’on se demandait pourquoi on était dans deux partis différents. Le mimétisme de transmission automatique des idéologies occidentales lorsque nous revenions d’Europe avait fait beaucoup de mal en nous divisant profondément, en nous haïssant même, bourgeoisie contre capitalisme, alors qu’en réalité nous n’étions ni l’un ni l’autre. Nous étions tout simplement aliénés.

Nous nous retrouvâmes cependant compagnons de lutte pendant des années et partageâmes souvent les geôles du pouvoir. Tout ceci nous rapprochait et nous fit comprendre qu’au fond nous avions les mêmes adversaires.

Lorsque je fus absent du Sénégal pour assez longtemps, Abdoulaye Bathily était le seul à s’opposer à toute prise de décision importante “tant que Wade n’est pas là” disait-il. A mon retour je fus reçu par une foule de plus de 2 millions de personnes de l’aéroport à la Permanence du PDS. J’aurais pu prendre le pouvoir si j’étais tant soit peu putschiste. Mais mes convictions libérales m’éloignaient de tout pouvoir qui ne sortît des urnes.

Par la suite, nous nous retrouvâmes dans un même Gouvernement Diouf grâce aux assurances que je ne cessais de donner à ce dernier que les marxistes sont, il est vrai, durs et rigoureux mais ce sont de vrais patriotes dont ont pouvait craindre des manifestations mais pas des coups d’Etat. Et puis, personne ne pouvait troubler la situation par des manifestations si le PDS n’était pas dans le coup. Comme avait dit un jour Senghor à ses pairs qui, à Niamey, à l’occasion d’un sommet, s’étonnaient qu’il pût s’éloigner aussi longtemps à une époque où, dès qu’un Chef d’Etat tournait le dos, les militaires prenaient le pouvoir : ‘’Chez moi, leur a dit Senghor, lorsque je m’absente, c’est Wade qui gère le mécontentement’’.

Abdoulaye Bathily, Mbaye Diack et Amath Dansoko se sont retrouvés dans mon Gouvernement et nous avons travaillé, du mieux que nous pûmes, pour notre pays, sans surtout chercher à nous enrichir.

Quand suite à des divergences dans la gestion du pouvoir, la LD/MPT a quitté mon gouvernement, Mbaye Diack est resté et a travaillé jusqu’au bout avec moi au Secrétariat Général de la Présidence.

Il avait même créé un parti (UFPE), très proche du PDS, membre de la CAP21 et tenu à garder son idéologie.

Lorsque j’ai perdu le pouvoir, son parti a adhéré au FPDR, front dont je fus le Président. Même malade, Mbaye Diack faisait tout pour participer aux réunions du front. Il était particulièrement visible dans la bataille pour la libération de Karim WADE et avait, avec mon épouse, des relations cordiales tissées au cours les batailles d’avant 2000

Durant tout ce temps Abdoulaye Bathily, Mbaye Diack et moi, avons conservé nos relations d’amitié et de fraternité et j’ai toujours rêvé qu’un jour, un après-Macky nous fasse nous retrouver…

Mbaye Diack est parti. Un grand patriote a disparu en laissant une petite famille. Que celle-ci comprenne qu’elle est maintenant ma famille et que je suis prêt à partager ses soucis. Mbaye Diack, un exemple de probité, de courage frisant la témérité a disparu. Que Dieu l’accueille en son paradis.Qu’il serve d’exemple et de repère à notre jeunesse. »

LAMINE DIACK : «JE ME PRÉPARE AU PROCÈS…JE FAIS FACE DEPUIS PLUS DE TROIS ANS»

http://www.emedia.sn Lamine Diack sort de son mutisme. Après que le Parquet national financier (PNF) a décidé de le renvoyer devant un tribunal correctionnel, l’ancien patron de l’IAAF dit respirer la confiance.

Joint par iRadio (90.3 FM) le père de Papa Massata Diack, lui-même impliqué dans le dossier, se dit prêt à affronter cette nouvelle donne. « C’est à ça qu’on devait aboutir (renvoi en correctionnel). Je fais face depuis plus de trois ans et demi. Maintenant, je me prépare au procès. Je suis serein », a-t-il laissé entendre sur les ondes de la radio du groupe Emedia avant de remercier les Sénégalais qui lui ont témoigné un « élan de solidarité » : « J’ai vu toutes les initiatives prises en ce sens, la marche organisée, la volonté de payer la caution… Cela fait longtemps qu’ils (ses souteneurs) ne m’ont pas entendu, mais il vont bientôt m’entendre. »

Au Sénégal, son pays, un collectif de soutien a vu le jour dès le début de ses ennuis avec la justice française, lui commettant même des avocats pour le défendre tandis que le chef de l’Etat, Macky Sall, qui n’a jamais évoqué le sujet publiquement, l’a reçu, il y a peu, en France, où l’ancien dirigeant de l’IAAF est mis en examen depuis le mois de novembre 2015.

Dans son court entretien avec iRadio, il annonce qu’il va faire une conférence de presse : « Je vais faire une conférence de presse, tranquillement. On aura le temps de revenir en détail sur cette affaire, de faire le point. »

Ce lundi, un nouvel épisode s’est dessiné dans cette affaire Lamine Diack devenu un véritable feuilleton avec la décision du Parquet national financier (PNF) de France de requérir le renvoi devant un tribunal correctionnel de l’ancien patron de la fédération internationale d’athlétisme (IAAF) de 1999 à 2015, le Sénégalais Lamine Diack (85 ans) et de son fils Papa Massata Diack, pour corruption et blanchiment de corruption.

Le PNF a également requis le renvoi de quatre autres personnes en correctionnelle : l’avocat Habib Cissé, conseiller juridique de Lamine Diack, Gabriel Dollé, administrateur du département antidopage de l’IAAF au moment des faits, Valentin Balachnichev, ex-président de la fédération russe d’athlétisme, et Alexeï Melnikov, entraîneur de l’équipe russe d’athlétisme.

Le juge d’instruction chargé de ce dossier a trois mois pour décider s’il donne suite à la demande du parquet, qui souhaite que Diack et ses co-accusés soient jugé à Paris notamment pour « corruption active et passive » et « blanchiment en bande organisée », selon le réquisitoire signé le 16 mai.

Lorsqu’à l’issue de la procédure d’instruction, le juge décide de traduire le mis en examen devant une juridiction de jugement, il peut en fonction des charges retenues et de la peine encourue, délivré une ordonnance de renvoi soit devant le tribunal correctionnel, soit devant la cour d’assise. BN FAYE & Babacar FALL

«Nous portons tous le deuil de Bineta Camara» Par Dr Cheikh Tidiane Gadio

Nous sommes tous des parents de Bineta Camara. Sans connaître son père Malal et sa mère Ndoungou, Nous essayons- même à distance- de les consoler en essayant de nous mettre à leur place. Nos cœurs saignent abondamment de chagrin, de compassion, d’amertume et de révolte.

Il pleut sur le Sénégal. Des pluies diluviennes se sont abattues sur notre patrie et charrient des torrents de honte et de désir de justice pour notre Bineta bien aimée fauchée par la cruauté, la barbarie et la haine, conséquences de la culture de domination et d’irrespect pour nos femmes, nos filles, nos sœurs, nos mères, nos amies, nos compagnes, nos voisines, nos collègues femmes.

Le « sacrifice » de Bineta, qui a péri les « armes à la main », ne doit pas être vain. Le temps d’une conversation nationale sincère et sans fard sur les violences faites aux femmes a irrémédiablement sonné au Sénégal et en Afrique.

Il est parfois douloureux de se regarder dans un miroir, mais il est urgent de le faire au Sénégal et de faire face à nos démons bien enracinés, à nos squelettes cachés et à nos balafres masquées sous une épaisse couche de maquillage.

Arrêtons le massacre psychologique et/ou physique qui va de la gifle « punitive » à la strangulation mortelle sans oublier les violences verbales, les blessures psychologiques, les attouchements forcés et le viol « réussi » ou même « tenté » contre les femmes ou les filles (petites ou grandes)!

Le viol est sans conteste un crime contre l’humanité, utilisé désormais par certains hommes vils comme « une arme de destruction massive » (Dr. Mukwege).

Trêve de proses, de joutes médiatiques, de spéculations de grand-places, d’indignation feinte et de résolutions sans lendemain : Posons des actes concrets. Prenons des mesures concrètes. Appliquons des solutions concrètes !

Que Dieu bénisse l’âme de notre Bineta (notre ange au regard si doux et si digne) et lui réserve une place de choix dans son Paradis céleste! Amine. On a raison de se révolter !Dr. Cheikh Tidiane GADIO

Le Dialogue de Macky Sall:un vrai faux prétexte pour intention inavouée !Par Dr Seck Mamadou

Dans la langue de  William Shakespeare, un vieux dicton nous enseigne que :   « Have a loaf is better than no bread » c’est en dire « Un tien vaut mieux que deux tu auras »

Ainsi, de 1, en Mai 2016, puis de 2 qui se profile ce 28 Mai 2019, le président Macky Sall veut faire croire à son peuple spectateur que le vrai dialogue sincère aura bel et bien lieu selon les désidérata de sa moribonde météo de gouvernance politique.

Il est vrai que le titre du livre : «  La guerre de Troie n’aura pas lieux » ne reflétait pas l’issue du récit, car cette guerre a eu bel et bien lieu lorsque les rideaux de fer étaient tombées.

Selon mon analyse, le dialogue reste l’âme de la démocratie à condition que cela soit inclusif et avec des termes de référence validés par l’ensemble des parties prenantes.

Sauf que la particularité de ce dialogue voulu, initié et imposé par Macky sall et son clan ou gang de postiches n’est rien d’autre qu’une énième duperie pour valider ou faire passer leurs intentions cachées pour encore donner un dernier coup de poignard à notre démocratie déjà agonisante.

À cet effet, Macky Sall veut tout simplement, à travers ce dialogue, faire valider son intention de reporter les élections locales et prolonger le mandat des députés jusqu’en 2024.

Pour corroborer cela, le patron de la majorité à l’assemblée, Aymirou Nguingue vient d’annoncer il y’a moins de 48h qu’il est pour le report des locales pour 2020, après un 1er report de juin 2019 à décembre 2019.

Par ailleurs concernant le mandat des députés, le président Macky Sall sait très bien qu’il y’a un fort risque de cohabitation en 2022 après sa vraie fausse victoire aux présidentielles de 2019, ce qui l’a poussé, par  subterfuge, à supprimer le poste de 1er ministre avec à la Clé 22 articles de notre constitution modifiés dont, entre autre, 1 article stipule que le président de la République ne peut plus dissoudre l’Assemblée nationale.

Cela veut dire d’une part, si Macky Sall maintient le calendrier républicain actuel des députés, en 2022 une cohabitation risque de compromettre le vote de ses lois les plus scélérates et les plus anticonstitutionnelles pour mener sa politique contre-productive pour notre économie, nos institutions et notre démocratie.

Donc prolonger le mandat des députés pour 2024 serait un filet de sécurité pour disposer des pleins pouvoirs déjà renforcés par sa récente modification de la constitution.

Cette énième modification de notre constitution lui confère, de facto, le titre de chef de la majorité à l’Assemblée Nationale car il n’existerait plus de 1er ministre responsable devant le parlement.

D’autre part, s’il prolonge le mandat de sa majorité jusqu’en 2024, cela impliquerai, même s’il est battu en février 2024, il aura toujours sa majorité à l’assemblée nationale car le nouveau président ne pourra pas dissoudre l’assemblée nationale et cela jusqu’à renouvellement des députés en juin 2024.

Il va s’en dire que le nouveau président qui sera élu en février 2024 ne pourra pas disposer de ses pleines prérogatives au plan législatif pour poser les 1ers jalons de sa politique avant les législatives de 2024.

Voilà le projet funeste, l’idée noire qui se cache derrière ce semblant dialogue de camouflage qui risque encore de noyer l’opposition non averti dans la mare de leur naïveté à couper le souffle du peuple qui n’arrive plus à se reconnaître à cette opposition sectaire et de faux amis.

D’où mon ancrage sans faille à la position du PDS et des, Khalifistes, à travers leurs derniers communiqués dont celui du SGN du Pds, de ne participer à ce dialogue que lorsque toutes nos exigences préalables ne soient satisfaites.

Et puis n’oublions pas quelques soient les résultats ou conclusions issus de ce dialogue, Macky Sall aura toujours le dernier mot pour valider, rejeter ou modifier ce travail de conclave et  les stigmates des syndromes du 1er dialogue de 2016 et les travaux de la CNRI sont restés frais dans notre mémoire collective, où le président Macky Sall avait tranché à la faveur de ce qui était pour son intérêt personnel et l’arranger exclusivement, mais non pas de ce qui renforce notre démocratie déjà craquelée à tous les étages depuis 2012 .

Donc tous ceux qui se bousculent au portillon du Dialogue piégé ce Macky Sall, sans régler les conditions préalables, doivent se rendre compte qu’ils rendent service, par complicité, aux initiateurs de ce grand cirque subitement annoncé au lendemain du plus grand« meurtre » électoral que le Sénégal ait jamais connu depuis 1960.

Car il est important de noter qu’on a jamais vu un meurtrier enquêtait sur l’objet de ses propres meurtres qu’ailleurs dans les films.Dr Seck Mamadou,Cadre Libéral-Paris

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 21/05/2019

Le clin d’oeil de Me Madické Niang

Me Madické Niang appelle les autorités à prendre à bras-lecorps la sécurité de nos femmes et de nos filles. Le candidat de la coalition Madicky2019 dénonce la recrudescence de la criminalité et des violences faites aux femmes. L’avocat rappelle que dans un pays comme le Sénégal, où les femmes sont les socles et le vivier de notre énergie, une atrocité comme celle du meurtre de Binta Camara ne devrait pas subvenir, surtout sur une jeune femme vulnérable et sans défense. Il rappelle que lors de l’élection présidentielle passée, il avait mis la femme au coeur de son projet de société «Jaam Ak Khewël», une marque à l’égard de la gent féminine. Me Madické Niang exprime ainsi tout son soutien aux femmes.

Fatwa contre Decroix 


La sortie du leader d’Aj/Pads, taxant l’électorat du Fouta à la limite de bétail politique, a eu le don de susciter une véritable révolte au Fouta. Le fils du Khalife de la famille omarienne de Louga, Cheikh Oumar Tall, s’est fait l’écho de la colère des Foutankés contre Mamadou Diop Decroix qui aurait justifié le vote massif en faveur de Macky sall par la pauvreté des populations du Fouta. C’est à peine si Cheikh Oumar Tall n’a pas lancé une fatwa contre le parlementaire. Visiblement très amer, il a mis en branle son armée «Konou» et promet désormais de sévir contre tout homme politique qui manquerait de respect au Fouta. Le chef religieux a rappelé que la plupart des marabouts, notamment Serigne Touba et El Hadj Malick Sy sont originaires du Fouta, terre d’hospitalité. «Je m’adresse à vous les jeunes. Désormais, celui qui débitera de telles inepties qu’il vous trouve en travers de son chemin. Je parle au nom de tous les chefs religieux du Fouta. Nous n’accepterons plus jamais des insultes contre les foutankés», menace-t-il. Auparavant, il faut dire que Mamadou Diop Decroix a présenté ses excuses à la communauté foutankés!

Cheikh Ahmed Tidiane Ba distribue des kits «ndogou» 

Le mois de Ramadan offre aux nombreux musulmans des moments de sollicitude envers Dieu, mais également des occasions de solidarité agissante et de partage. C’est aussi une opportunité pour certaines bonnes volontés de venir en aide aux populations. Le Directeur Général des Impôts et des Domaines, Cheikh Ahmed Tidiane Ba, non moins président de la Cellule d’appui pour le triomphe du Benno (Catb) et de Proxim Médina, a procédé à une distribution de kits «ndogou». Il ambitionne de donner au moins un kit à chaque maison, sans distinction de chapelles politiques. Il a lui-même sillonné les rues de la Médina avec ses militants pour remettre les kits aux populations. Le Directeur des Impôts et Domaines a réaffirmé, dans la lancée, sa volonté de conquérir la mairie avec ses alliés de Benno Bokk Yakaar.

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