Revue de Presse du jeudi 23 Mai 2019

Revue de Presse du jeudi 23 Mai 2019
Revue de Presse du jeudi 23 Mai 2019

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 22 MAI 2019

Le Président de la République son Excellence Monsieur Macky SALL a présidé ce mercredi 22 MAI 2019, le Conseil des ministres.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’État a rappelé l’impératif du renforcement de la sécurité des biens et des personnes dans un contexte marqué par la recrudescence dangereuse de la délinquance et des crimes, la persistance du fléau d’accidents routiers meurtriers, les incendies mais également les effondrements de bâtiments.

Au titre de la lutte contre la délinquance juvénile et le grand banditisme il a réitéré les directives visant au renforcement efficace des mesures de sécurité.

Revenant sur la sécurité routière, le Président de la République a invité le Gouvernement à appliquer rigoureusement les mesures interministérielles arrêtées avec une utilisation rationnelle des forces de sécurité. A cet effet, il a informé le Conseil de la tenue d’un Conseil présidentiel sur la sécurité des biens et des personnes au début du mois août.

Au sujet de l’entrée en vigueur de la révision constitutionnelle le chef de l’État a assuré de son impact dans l’efficacité de l’action publique.

Abordant la question de l’intensification des programmes ministériels de consolidation des performances de l’Administration, il a indiqué l’importance du capital humain comme moteur de l’émergence du Sénégal.

A ce titre, il a invité les membres du gouvernement à proposer un Plan ministériel de Modernisation (P2M) sur la période 2019/2024 et à promouvoir la culture des résultats rapides au sein de la sphère publique ainsi que l’efficacité et l’efficience des politiques publiques mais surtout la qualité du service public aux usagers.

Dans cet élan, il a insisté sur la nécessité d’une modernisation profonde de l’Administration par l’actualisation et l’harmonisation du cadre législatif et règlementaire mais également l’adaptation des programmes de formation des agents publics.

En outre, le Président de la République a fait noter l’importance de l’élaboration et la mise en œuvre des conventions collectives notamment la signature de la nouvelle convention collective nationale interprofessionnelle, afin de renforcer la protection et le respect des droits des travailleurs. A cet effet, il a invité le Gouvernement à privilégier la concertation sociale permanente avec les syndicats et le patronat.

Clôturant sa communication, le Chef de l’État a réaffirmé son attachement au développement de la presse nationale et a demandé la mise en place d’un fonds d’appui au développement de la presse.

Monsieur le Ministre d’Etat Secrétaire Général de la Présidence de la République, a fait une communication au conseil, en rappelant que notre pays s’apprête à héberger le centre national de calcul scientifique au niveau de la cité du savoir de Diameniadio.

Par ailleurs, il a fait le point sur le suivi des décisions du Chef de l’Etat, concernant le port de Ndayane, le TER, l’enlèvement, el’ incinération des déchets de l’usine SENCHIM.

Le Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation internationale

Le Ministre de l’Economie, du plan et de la Coopération a fait une communication sur les opportunités de partenariat.

Le Ministre du Développement communautaire a fait le point sur la première phase de « Promo villes », et le lancement de la seconde phase.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte de la préparation de la campagne agricole, de l’état d’exécution du programme d’autosuffisance en riz financé par le Gouvernement indien.

Le Ministre de la Femme, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance a informé de la tenue du 16 au 18 juin à Dakar du 1er sommet africain sur les mutilations des jeunes filles et les mariages d’enfants.

Par ailleurs, elle a fait le point sur l’assassinat de de jeunes filles dans à Thiès et à Tamba Counda et à Yeumbeul

Le Ministre des Infrastructures a fait la situation sur l’insécurité routière et proposé un plan d’actions pour lutter contre.

Le Ministre des Transports aériens a fait une communication sur le financement des aéroports secondaires.

Le Ministre des Collectivités territoriales a fait le point sur la contribution économique locale.

Le Ministre du PSE a fait une communication sur la mission qu’il a effectuée à Kigali pour participer au Sommet « Smart Africa »

Le Ministre de la Jeunesse a fait le point sur l’offre d’emplois saisonniers du gouvernement espagnol dans le cadre de l’ANPEJ.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Madame Ndèye Fatou LO, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde n°616.254/J, est nommée Directeur de l’Administration Générale et de l’Equipement au Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, en remplacement de Monsieur Macodou SENE, appelé à d’autres fonctions.

Monsieur Boubacar SOW, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde n°616.323/G, est nommé Directeur du Protocole, des Conférences et de la Traduction au Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, en remplacement de Monsieur Chérif Oumar DIAGNE.

Monsieur Youssouph DIALLO, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde n°611.442/D, précédemment Premier Conseiller à la Représentation permanente du Sénégal auprès des Nations Unies à New York, est nommé Ambassadeur, Directeur des Organisations internationales et de la Mondialisation au Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, en remplacement de Monsieur Mohamed Lamine THIAW.

Monsieur Jean Antoine DIOUF, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde n°611.518/L, précédemment Ambassadeur, Directeur de l’Intégration régionale et Responsable du Bureau national de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au Ministère de l’Intégration africaine, du NEPAD et de la Francophonie, est nommé Ambassadeur, Directeur Afrique et Union Africaine au Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur et Responsable du Bureau national de la CEDEAO, en remplacement de Madame Mariame SY.

Monsieur Moustapha Sokhna DIOP, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde n°616.223/H, précédemment Conseiller Technique au Cabinet du Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, est nommé Directeur Asie, Pacifique et Moyen-Orient au Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, en remplacement de Madame Ramatoulaye Ba FAYE.

Madame Geneviève Faye MANEL, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde n°606.892/K, précédemment Ministre-Conseiller à l’Ambassade du Sénégal à Lisbonne, est nommée Directeur Europe, Amérique et Océanie au Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, en remplacement de Monsieur Abdoulaye DIEYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Monsieur Kémoko DIAKITE, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde n°606.912/B, précédemment Ministre-Conseiller à l’Ambassade du Sénégal à Kuala Lumpur, est nommé Ambassadeur, Directeur des Affaires Juridiques et Consulaires au Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, en remplacement de Monsieur Martin Pascal TINE, appelé à d’autres fonctions.

Monsieur Hamet Tidiane THIAW, administrateur civil principal, Mle de solde n°516 702/A, précédemment Adjoint au Gouverneur de la région de Diourbel chargé des affaires administratives, est nommé Préfet du Département de Kaolack, en remplacement de monsieur Mouhamadou Moctar WATT, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Demba TOURE, administrateur civil principal, Mle de solde n°510 741/A, précédemment Directeur des libertés publiques, à la Direction générale de l’administration territoriale, est nommé Préfet du Département de Fatick, en remplacement de madame Ndéye Nguénar MBODJ, appelée à d’autres fonctions ;

Monsieur Cheikh Sadibou Diop, Administrateur civil, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’équipement au ministère de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire, en remplacement de Monsieur Bamba Sarr.

Monsieur Mahamadou  DIAITE, Inspecteur principal des Impôts et des domaines, matricule de solde 509497 / L, est nommé Directeur de l’Administration et du Personnel à la Direction Générale des Impôts et Domaines en remplacement de Monsieur Ibrahima GUEYE appelé à d’autres fonction.

Monsieur Maguette NIANG, Ingénieur statisticien démographe, Diplômé en gestion des politiques économiques, matricule de solde n° 513 905/G, est nommé Coordonnateur de la Direction générale du Budget, poste vacant.

Monsieur Cheikh Déthialaw SECK, Ingénieur du génie civil, est nommé Secrétaire de la Caisse des dépôts et Consignations.

Monsieur Babacar BA, Administrateur civil, matricule de solde n° 624 582 /I, précédemment Secrétaire général du ministère du Tourisme, est nommé Secrétaire général du ministère du Tourisme et des Transports aériens.

Monsieur Malick SARR, titulaire d’un Master Professionnel en Marchés Publics et Gestion de Projets, matricule de solde n°610 991/D est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement du Ministère de l’environnement et du Développement Durable, poste vacant.

Monsieur Souleymane DIOUF, précédemment Directeur de l’Administration Générale et de l’Equipement du Ministère de la Culture et de la Communication, est nommé Directeur de l’Administration Générale et de l’Equipement du ministère de l’Elevage et des Productions Animales.

Monsieur Ibou SENE, Conseiller aux affaires culturelles, matricule de solde n° 510 619/G est nommé Inspecteur des Affaires administratives et financières du ministère de la Culture et de la Communication, en remplacement de Monsieur Ndiawar MBOUP, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Lieutenant – Colonel Maguatte MBAYE, matricule de solde n°394 154/A, est nommé Directeur de la Lutte contre les Encombrements à la Direction Générale du Cadre de Vie et de l’Hygiène publique au ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique.

Monsieur Edmond KAMARA, Administrateur civil, matricule de solde n°624 555/C, est nommé Directeur de l’Administration général et de l’Equipement (DAGE) au ministère de l’Economie numérique et des Télécommunications.

Monsieur Léonce NZALLY, Administrateur civil, matricule de solde n°624 656/D est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement du ministère de la Culture et de la Communication, en remplacement de Monsieur El Hadj Souleymane DIOUF, appelé à d’autres fonctions.Fait à Dakar le 22- 05- 20119Le Ministre Porte- Parole du Gouvernement,Ndeye Tické Ndiaye Diop

La Chine doit se préparer à des temps difficiles, prévient Xi Jinping

PEKIN (Reuters) – La Chine doit se préparer à des temps difficiles face à une situation internationale de plus en plus complexe, a déclaré le président Xi Jinping, cité mercredi par l’agence Chine nouvelle, sur fond de conflit commercial entre Pékin et Washington.

La Chine doit se préparer à des temps difficiles face à une situation internationale de plus en plus complexe, a déclaré le président Xi Jinping, cité mercredi par l’agence Chine nouvelle, sur fond de conflit commercial entre Pékin et Washington. /Photo prise le 14 mai 2019/REUTERS/Jason Lee

Lors d’un déplacement dans la province du Jiangxi (sud-est), berceau de la révolution communiste, le chef de l’Etat a invité les Chinois à tirer les leçons des difficultés du passé.

“Aujourd’hui, au cours de la nouvelle Longue Marche, nous devons surmonter divers risques et défis majeurs à l’intérieur et à l’extérieur et remporter de nouvelles victoires pour le socialisme aux caractéristiques chinoises”, a rapporté Chine nouvelle, citant le président.

La Longue Marche est le nom donné à la retraite de l’Armée rouge et d’une partie de la direction du Parti communiste chinois entre 1934 et 1936, pour échapper aux troupes nationalistes durant la guerre civile.

“Notre pays est encore dans une période d’opportunités de développement stratégiques importantes, mais la situation internationale est de plus en plus compliquée”, a poursuivi Xi Jinping.

“Nous devons être conscients de la nature complexe et de long terme de divers facteurs défavorables à l’intérieur comme à l’extérieur, et nous préparer de façon adaptée à plusieurs situations difficiles.”

Dans son compte rendu, Chine nouvelle ne précise pas ces difficultés évoquées par le président chinois, et ne fait aucune allusion à la guerre commerciale avec Washington, ni aux Etats-Unis.

Xi a également souligné, ajoute l’agence officielle, que “l’innovation technologique est l’élément vital des entreprises”.

En pleine controverse à propos de l’équipementier télécoms chinois Huawei, que l’administration de Donald Trump a placé jeudi sur liste noire, Xi Jinping a visité mardi une entreprise spécialisée dans les terres rares, ces minerais indispensables à la haute technologie dont la Chine est le premier producteur mondial.

“Les terres rares sont d’importantes ressources stratégiques et sont des ressources non renouvelables”, a observé Xi Jinping, alimentant des spéculations selon lesquelles ce secteur pourrait être le prochain front dans la guerre commerciale sino-américaine.Stella Qiu, Michael Martina, Ben Blanchard; Jean-Stéphane Brosse pour le service français

Des dirigeants de la Bourse de Londres entament un roadshow en Afrique pour séduire les grandes entreprises

 (Agence Ecofin) – Des responsables de la Bourse de Londres ont entamé une tournée en Afrique pour tenter de convaincre de grandes entreprises locales en quête de notoriété et de capitaux de se faire coter sur la plus puissante Bourse d’Europe, a rapporté l’agence Bloombergle 21 mai.

«Les dirigeants du London Stock Exchange se rendront à Nairobi et à Luanda, après une visite similaire en Afrique du Sud il y a deux mois. Ils prévoient également de futures escales à Abidjan, au Caire et à Casablanca», a déclaré Ibukun Adebayo, directeur en charge des marchés émergents et des marchés internationaux à la Bourse de Londres.

«Nous misons sur des partenariats avec des bourses africaines, notamment celles de Lagos et de Nairobi, pour favoriser des doubles cotations», a-t-il ajouté.

Britannique d’origine nigériane, M. Adebayo a précisé que la place boursière londonienne cible notamment les grandes entreprises ayant des stratégies d’expansion à l’international.

«Si une entreprise a un plan de développement à l’international, alors la Bourse de Londres est la place la mieux indiquée pour une cotation», a-t-il indiqué.

Avec ses 115 sociétés africaines cotées pour une capitalisation globale de 165 milliards de livres sterling (194 milliards d’euros),  la Bourse de Londres est la deuxième plus importante place boursière pour le continent, derrière Johannesburg.

Mais plusieurs entreprises africaines, dont le groupe cimentier nigérian Dangote Cement, la société pétrolière kenyane National Oil Corporation of Kenya et l’opérateur télécoms zimbabwéen Econet Wireless, ont déjà annoncé leur intention de rejoindre la place londonienne.

 Hausse des exportations d’or du Sénégal

APA- Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall –Les exportations d’or brut du Sénégal, au terme du mois de mars 2019, ont connu une augmentation de 15,149 milliards de FCFA (environ 25,753 millions de dollars) comparée à la même période de l’année 2018, selon les données établies par les sociétés aurifères.

Ces exportations se sont établies à 39,770 milliards de FCFA contre 24,621 milliards de FCFA en mars 2018, soit une progression de 61,5% en valeur relative (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar). Au niveau de la production d’or, la tendance haussière s’est poursuivie avec une réalisation s’élevant à 631,10 kg contre 422,40 kg en mars 2018 (plus 49,40%).

En variation mensuelle, cette tendance haussière s’est poursuivie. Entre février 2019 et mars 2019, les exportations d’or brut sont passées de 36,550 milliards de FCFA à 39,770 milliards de FCFA (plus 8,8%).

En revanche, une baisse de 64,5kg en variation mensuelle, est relevée au niveau de la production qui passent de 695,6 kg en février 2019 à 631,10 kg un mois plus tard.MS/cat/APA

POTOU:LA HANTISE D’UNE MÉVENTE DE L’OIGNON

Potou (Louga), 22 mai (APS) – Situé à une trentaine de kilomètres de la commune de Louga, au nord-ouest du Sénégal, Potou est un village qui doit à l’oignon une certaine renommée, au rythme des activités quotidienne de production de ce légume-condiment, gagne-pain de la plupart des habitants qui vivent dans la peur d’une mévente pouvant résulter de la surproduction.
Potou est plus précisément réputé pour son centre de conservation d’oignon, situé à l’entrée du village, lequel fait office d’entrepôt et de place forte pour la commercialisation de ce produit.

A l’intérieur de ce vaste espace de la taille d’un terrain de football, des milliers de sacs d’oignons superposés pêle-mêle, s’étendent à perte de vue, sur plusieurs mètres.

L’odeur très forte d’oignon, répandue comme de la poudre dans l’air, saisit le visiteur plusieurs mètres avant d’arriver sur le site, indisposant les non-habitués au point d’amener à se couvrir le nez.

Dans les coins et recoins de la grande surface, des sacs s’empilent tellement qu’on en perd son chemin. Une situation impressionnante pour quelqu’un qui visite ce centre pour la première fois.

Il y a cette surprise, mais elle passe très vite devant l’intense activité qui s’impose au visiteur, avec par exemple ces dizaines de charrettes se disputant le moindre petit passage avec leurs charges, ce qui oblige le visiteur à ne pas trébucher par-ci ou à se faire renverser par-là.

 Le stationnement hasardeux des camions qui attendent d’être chargés, n’arrange en rien ce désordre auquel semble s’être habitué les dizaines de manœuvres concentrés sur leur travail, casquettes vissées sur la tête et lunettes de soleil bien ajustées, habitués qu’ils sont à ce va-et-vient incessant pour charger les poids lourds.

 Des dizaines de camions chargés d’oignon quittent chaque semaine le centre pour approvisionner les autres marchés du pays et parfois même la sous-région. On parle ici de plusieurs dizaines de tonnes par semaine.

 Une routine quotidienne pour ces ouvriers, bien organisés dans leur travail et qui ne semblent gênés outre mesure par cette odeur entêtante mêlée à de la fine poussière propagée par l’air des lieux.

 Des groupes s’occupent du pesage des sacs, d’autres se chargeant de les transporter jusqu’aux camions dans lesquels d’autres encore s’affarent à les ranger soigneusement. Le tout dans une ambiance conviviale, presque ordinaire, émouvant même.

Une production nationale de 470 000 tonnes cette année, un record 

Selon le président de l’interprofession oignon du Sénégal, Mamadou Bâ, près de 470 000 tonnes d’oignon sont attendues cette année par les producteurs.

« En 2014, la production nationale était à 200 000 tonnes, et l’Etat du Sénégal nous a proposé de la ramener à 350.000 tonnes’’, un total porté à 430 000 tonnes l’année dernière, a expliqué le président de l’interprofession oignon du Sénégal, Mamadou Bâ.

 Selon lui, 470 000 tonnes sont attendues cette année, Potou devant largement contribuer à cette production.

Une abondance qui inquiète les producteurs 

« Chaque semaine, ce sont près de 70 camions qui quittent le centre, soit entre 140 et 280 tonnes d’oignon qui partent tous les mardis », précise Assane Sow, dont le poste de gérant se trouve à l’entrée du site.

 « Nous faisons face à une production très élevée de l’oignon dans la zone de Potou. D’ici peu, nous n’aurons plus de place pour garder notre production’’, dit-il, observant d’un air soucieux les manoeuvres en train d’embarquer les sacs d’oignon dans les véhicules, tout en continuant de suivre ce qui se passe dehors.

Malgré le nombre jugé impressionnant de camions se ravitaillent sur place, le centre a du mal à stocker son oignon, ajoute-t-il assis derrière son bureau, avant de plaider pour une augmentation des magasins de stockage pour éviter une trop longue exposition de l’oignon au soleil.

Une requête appuyée par Mariama Dia. La jeune dame souligne que la récolte de cette année a doublé par rapport à celle de l’année dernière, ce qui laisse craindre que la prochaine sera encore plus importante.

« Il nous faudra plus de magasins pour garder l’oignon sinon nous n’aurons plus d’espace pour les stocker », confirme Mariama Dia, en montrant du doigt les piles de sacs d’oignon entassés pêle-mêle à travers le périmètre du centre.

 Pour Mme Dia, cette situation qui laisse penser à une surproduction, s’explique par le fait que l’oignon est cultivé partout dans le pays pour pratiquement un seul marché, celui sénégalais.

Une mévente se profile à l’horizon, si rien n’est fait…

 Elle rappelle qu’il y a « quelques semaines, le centre de stockage de Potou avait arrêté d’approvisionner les marchés sénégalais afin de permettre aux commerçants de vendre l’oignon qui est sur le marché à cause de la production élevée ».

Une mesure « concluante », mais à l’en croire, elle n’a pas empêché une baisse des prix à la reprise de l’approvisionnement, le kilogramme passant de 250 à 180 francs CFA voire à 170.

 « La commercialisation de l’oignon est devenue un véritable casse-tête pour les producteurs. Nous sommes confrontés à une mévente parce que le marché sénégalais seul ne suffit plus pour écouler l’oignon », souligne El Hadji Malick Boye, commerçant de son état.

« Nous essayons de trouver des clients dans la sous-région, en Gambie, au Mali, en Guinée et parfois en Côte-d’Ivoire, mais ce n’est toujours pas assuré de vendre les productions », a-t-il indiqué.

Il préconise, comme solution, de trouver des financements auprès de la Caisse nationale de crédit agricole (CNCA) pour racheter les productions en vue de les revendre à un moment choisi dans d’autres pays où les stocks se seront épuisés.SK/BK/ASG

KAOLACK:135 000 TONNES DE GRAINES D’ARACHIDE COLLECTÉES (DRDR)

Kaolack, 22 mai (APS) – Quelque 135 000 tonnes de graines d’arachide ont été collectées par les huiliers dans la région de Kaolack durant la précédente campagne de commercialisation pour une valeur de 32 milliards de francs CFA, a indiqué mercredi, le Directeur régional du développement rural (DRDR), Dr Souleymane Diop.

« Au niveau de la région, les huiliers ont collecté une quantité 135 000 tonnes pour une valeur globale de 32 milliards », a déclaré Dr Diop aux journalistes au terme d’un Comité régional de développement (CRD) axé sur la dernière campagne agricole et les perspectives.

La campagne a concerné les arachides destinées aux huileries, aux semences et à l’exportation, a ajouté le DRDR, soulignant qu’elle s’est bien déroulée et aucun problème majeur n’a été enregistré.

Il a fait part de la présence de trois huiliers dans la région de Kaolack, signalant que certains opérateurs privés stockeurs avaient rencontré des problèmes de financement des opérations de collecte au démarrage de la campagne de commercialisation.

Signalant la présence de trois huileries dans la région, le DRDR affirme qu‘’il y a seulement qu’au début, certains opérateurs avaient des difficultés pour mobiliser de l’argent et ont tardé à entrer dans la campagne de commercialisation’’.

Pour la prochaine campagne agricole, il a fait savoir que les commissions de distribution de semences ont été déjà installées et les besoins évalués pour le petit matériel agricole qui sera acheminé très bientôt dans la région.

Le gouverneur Al Hassan Sall a pour sa part salué les résultats obtenus durant cette dernière campagne, estimant que « tous les acteurs ont tiré leur épingle du jeu ».

« Les difficultés n’ont pas été nombreuses », a salué le gouverneur qui se dit par ailleurs rassuré par « les prévisions de mise en place de semences et de matériel agricole » pour la prochaine campagne agricole.

« Les semences seront disponibles à temps et seront de qualité », a-t-il ajouté, indiquant que « si elles ne sont pas de qualité, elles seront retournées ». La distribution du matériel agricole a commencé, selon le gouverneur./ASB

 FINANCEMENTS OCTROYÉS AUX INDUSTRIELS : LES BANQUES INVITEES A INTEGRER LA DIMENSION ENVIRONNEMENT

http://www.sudonline.sn Le bureau de mise à niveau du Sénégal a organisé hier, mardi 21 mai un atelier pour sensibiliser le secteur bancaire et financier sur le programme «villes durables» et les opportunités qu’il offre. Ce projet, d’un montant de 1 milliard de francs Cfa , financé par le fonds mondial pour l’environnement pour une durée de 4 ans, permettra aux industries qui s’installent dans la zone de  Diamniadio de  produire, avec moins de pollution et  d’émissions de gaz nocif afin de préserver l’environnement

Pour  permettre aux industries implantées dans la zone de  Diamniadio de  produire proprement avec moins de pollution et  d’émissions de gaz nocif afin de préserver l’environnement, un programme appelé «villes durables» financé par le fonds mondial pour l’environnement est déroulé par le bureau de mise à niveau.

Ce projet consiste à requérir des investissements nouveaux en termes d’équipements et  de certification pour le système de management. A cet effet, un atelier d’échange et de sensibilisation du secteur bancaire et financier  a été organisé par le bureau de mise à niveau  hier, mardi 21 mai pour inciter les manques à tenir compte de l’aspect environnemental dans les financements octroyés aux industriels.

«L’objectif de cette rencontre c’est de faire comprendre au secteur bancaire non seulement le processus de mise à niveau mais également les enjeux de ce projet qui a  pour vocation de permettre aux industries futures qui vont s’installer dans la zone de Diamniadio, de produire proprement. C’est l’occasion pour le secteur bancaire de saisir les opportunités d’affaires qui s’offrent à lui et qui permettront aussi à ce secteur de mieux jouer sa partition dans le processus d’émergence du pays», fait savoir Ibrahima Diouf, directeur général du bureau de mise à niveau des entreprises du Sénégal.

Par ailleurs, il informe que dans la phase pilote de ce programme, 11 entreprises ont été sélectionnées pour l’expérimentation. «Si le test est concluant, il est évident que des parcs industriels de plus grandes envergures vont être installés dans le pays. C’est un projet pilote de 1,2 million de dollars américain, soit près de 1 milliard de francs Cfa sur 4 ans. Dans la phase pilote, il faut que l’investissement soit au moins égal à 2 milliards pour des équipements de production propres», a indiqué M. Diouf.

De son coté, Malick Ndiaye, directeur général du Crédit national agricole Sénégal, le secteur bancaire a souligné la nécessité de revoir les critères d’évaluation de projets.

«Notre rôle, c’est d’apporter des ressources, de donner des financements et du crédit. Au regard des évolutions, nous constatons aujourd’hui qu’il y a de nouveaux paradigmes qui nous obligent toujours à revoir nos critères d’évaluation de projets. La question clé qui nous est posée c’est comment intégrer dorénavant la question de la préservation de l’environnement dans les financements que nous octroyons aux porteurs de projets. L’industrie est par définition un creusé de production de richesse, mais aussi elle génère beaucoup de déchets. Ces déchets peuvent avoir des impacts négatifs sur l’environnement», a-t-il soutenu.

Selon lui, «lorsqu’une banque veut financer un projet industriel, elle doit se préoccuper d’abord des impacts que ce projet industriel  a sur l’environnement»

TRANSPARENCE BUDGETAIRE : Le Sénégal sur la bonne voie

http://www.enqueteplus.com Le Cadre multi-acteur de suivi budgétaire a organisé, hier, un atelier de partage et d’orientation sur l’admission du Sénégal dans le programme du Partenariat pour un gouvernement ouvert (Pgo).

Dans le cadre de la promotion de la transparence dans la gestion budgétaire, les acteurs ont échangé sur les enjeux et défis de l’admission du Sénégal au programme du Partenariat pour un gouvernement ouvert (Pgo) et à la validation du mécanisme de décentralisation du Cadre multi-acteur de suivi budgétaire. Cet atelier a été organisé en partenariat avec le Réseau citoyen pour la transparence budgétaire.

Le Pgo a pour objectif le renforcement de la transparence, l’accès à l’information budgétaire et à l’engagement citoyen. Le Sénégal a demandé son adhésion à ce programme, en 2017. Après l’examen de ces facteurs, il a été accepté en 2018 comme membre du Pgo, qui regroupe 68 pays dans le monde dont 8 africains. Ce programme met les citoyens au cœur du jeu budgétaire pour leur faire comprendre comment sont utilisées les recettes publiques.

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Justice chargé des Droits humains et de la Bonne gouvernance de dire : ‘’Le président a initié des réformes pour la bonne gestion des finances publiques. Nous avons la loi de 2012 qui transpose une directive de l’Uemoa qui met au cœur des préoccupations des citoyens la mise en œuvre et le suivi des budgets nationaux, comme le budget des collectivités territoriales.’’

Selon Mamadou Saliou Diallo, ce sont toutes ces dispositions qui ont fait que le Sénégal a été accepté comme membre du Pgo.

  1. Diallo de souligner que dans le souci de transparence dans la gestion des finances publiques, le président Macky Sall a décidé de diminuer fortement le train de vie de l’Etat.Dans cette perspective, le chef de l’Etat a défini l’objectif, dans les 5 ans à venir, de diminuer drastiquement les dépenses publiques pour les rendre raisonnables et rationnées. ‘’Le président veut promouvoir une gestion sobre et transparente, qui respecte le principe d’un budget. Et faire en sorte que le budget soit au service des populations et non des  gouvernants’’, a-t-il précisé.

Le Cadre multi-acteurs pour le suivi budgétaire initiateur de cet atelier est un espace d’échanges entre l’Etat, la société civile et les Ong sur l’utilisation des recettes publiques. C’est une instance de concertation, de dialogue, de renforcement de capacités et de suivi participatif de la mise en œuvre du budget national (budget de l’Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics).

‘’Le Cadre multi-acteurs a pour objectif de contribuer à l’amélioration de la transparence et de la participation citoyenne dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des budgets publics pour qu’elles répondent aux besoins des citoyens, avec un accent particulier sur les plus vulnérables. Les citoyens doivent être au cœur du jeu, car le développement du pays ne peut se faire qu’au niveau de la base avec les communes’’, estime Amadou Konaté, Président du Réseau citoyen pour la transparence budgétaire (Rctb).ABBA BA

PERTE DE REVENUS DES OPERATEURS FACE AUX OTT : Des solutions pour stopper l’hémorragie

http://www.lesoleil.sn Les soucis des opérateurs classiques face à la concurrence des Ott sont compréhensibles, estime Amadou Ly, ingénieur en télécommunications et réseaux et membre du collège de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes du Sénégal (Artp). Cependant il pense que des pistes de solutions existent pour stopper l’hémorragie subie par les opérateurs.

Une Ott ou over-The-Top service est un service sur internet (audio, vidéo, Sms et autres médias) qui se fait sans la participation d’un opérateur de réseau classique dans le contrôle et la distribution du contenu, mais qui consomme de la bande passante. Les Ott les plus connus au Sénégal sont Whatsapp, Viber, Messenger, Skype… Un service Ott est fourni à travers les réseaux d’un opérateur mobile, ce qui est vécu par les opérateurs classiques comme une concurrence déloyale. Un opérateur classique comme la Sonatel a enregistré 20 milliards de FCfa de perte en 2018 à cause de ces Ott. Selon son directeur général, Sékou Dramé, 2/3 des appels internationaux entrants se font via les Ott. La percée des Ott a perturbé la quiétude des opérateurs téléphoniques, grignotant progressivement sur leurs revenus. En 2015, la voix (appels téléphoniques) et les Sms portaient 95 % des revenus des opérateurs, rappelle Amadou Ly, ingénieur en télécommunications et réseaux et membre du collège de l’Artp.

«Pendant ce temps, en Europe, on était autour de 50 %. Et les perspectives sont encore plus inquiétantes. On estime qu’en 2020, les opérateurs sénégalais, en tout cas africains, verront leurs chiffres tomber jusqu’à 31% sur les segments voix et Sms, le reste étant capté par les autres services », prévient-il.

Avec l’avènement des terminaux Smartphones et des Ott qui sont favorisés par le développement du très haut débit, de la 4G, les opérateurs voient leurs revenus sur la téléphonie baisser considérablement. Ce qui les oblige à investir massivement sur les réseaux, les infrastructures pour non seulement répondre aux exigences des cahiers de charges imposés par les régulateurs des Etats pour une bonne qualité de service également par les consommateurs qui sont de plus en plus gourmands en qualité de service , ajoute M. Ly.

L’arrivée des Ott a comme conséquence une augmentation considérable du trafic, au grand dam des opérateurs. Et pourtant, ce sont ces mêmes opérateurs qui investissent pour améliorer l’état de ce trafic, mais « s’il n’y a pas de qualité de service, le premier réflexe, c’est de dire que le réseau n’est pas bon. Alors qu’en réalité, ces réseaux, on les bombarde de flux de communication qu’ils sont obligés de redimensionner pour faire face aussi bien à leurs propres demandes ainsi que celles des consommateurs. On voit donc clairement que les Ott ne sont pas soumis aux mêmes règles que les opérateurs classiques. Ils ne payent pas de licence et ne payent pas souvent de taxes et impôts sur les revenus de leur société puisque ce sont des opérateurs qui ne sont pas maîtrisés physiquement. D’ailleurs, en Europe, notamment en France, ils sont en train d’essayer de contraindre les opérateurs à payer des taxes et impôts », explique Amadou Ly.

L’Etat à la rescousse

Cependant, des pistes de solutions existent pour faire souffler les opérateurs. Il faut d’abord que les opérateurs procèdent à une réinvention des pistes de marketing, afin d’approcher leurs clients et proposer des offres illimitées comme c’est le cas en Europe, suggère l’ingénieur en télécommunications. « Si les opérateurs commencent à être plus attractifs, on ira jusqu’à banaliser la voix. Ensuite, on peut proposer des tarifs sur le data (données). Cela suppose qu’il faut investir massivement pour avoir une bande passante intéressante afin de faciliter l’accès aux données.  La bande passante est fondamentale parce que c’est la sortie. Tant qu’on ne la développe pas, l’internet va toujours coûter cher », poursuit Amadou Ly.

La réinvention des métiers est aussi essentielle tout en s’accordant à travailler sur les offres voix data classique pour proposer des offres innovantes tels que les Ott le font. Les Etats devraient accompagner déjà par des incitations fiscales et/ou en diminuant certaines charges lors de l’acquisition de l’équipement, estime M. Ly. L’Etat peut aussi accompagner dans la fiscalité et en poussant globalement les Ott à investir, pour arriver à une réglementation à laquelle tout le monde adhère.

« On peut aller jusqu’à créer des liens entre les opérateurs Ott et les opérateurs classiques. C’est l’exemple de Netflix et Google. Parce qu’il ne faut pas perdre de vue que les Etats ont des actions chez les opérateurs classiques », suggère-t-il.

Même s’il trouve difficile de parvenir à un équilibre, M. Ly estime qu’il est possible d’envisager une taxe. «On peut, par exemple, demander à tous les opérateurs Ott chez lesquels les Sénégalais ont des comptes, de contribuer pour un Euro par utilisateur par an. Ce sera de l’argent qui va aider le numérique tout en aidant les Startups à contribuer à l’économie du pays. Ce que les opérateurs classiques disent, c’est qu’ils sont quasiment les seuls à supporter les contraintes des Etats, et ils n’ont pas tort », plaide-t-il.Oumar FEDIOR

DR SEYDINA NDIAYE : «L’Etat doit intégrer l’intelligence artificielle dans les politiques publiques»

http://www.lesoleil.sn Interpellé en marge de la conférence Indaba X organisée par l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) sur la notion d’intelligence artificielle, le Dr Seydina Ndiaye, enseignant-chercheur, estime que l’Etat doit intégrer davantage cette question dans les politiques publiques. Dans cet entretien, il revient aussi sur les domaines d’intervention de l’intelligence artificielle.

Quelle définition donnez-vous à l’intelligence artificielle ?

L’intelligence artificielle est une science qui existe depuis longtemps. Elle remonte aux années 1950 et consiste à amener les machines à avoir le même comportement que l’homme, c’est-à-dire des machines capables de simuler l’intelligence. C’est à la fin des années 1940 que la communauté des chercheurs s’est interrogée sur la faisabilité d’un tel projet. Par la suite, Alan Turing a mis en place un test pour démontrer la possibilité d’une machine à être intelligente ou pas. Mais, ce n’est qu’en 1956 que la communauté scientifique a sorti, pour la première fois, le terme intelligence artificielle.

Comment fonctionne-elle ?

L’intelligence artificielle est un mix entre différentes sciences comme l’informatique, les mathématiques, la biologie, la psychanalyse, la sociologie, etc. En fait, il s’agit de mixer différents domaines de la science afin d’en créer des algorithmes qui permettent de résoudre des problèmes.
Quels sont les domaines d’intervention de l’intelligence artificielle ?
L’intelligence artificielle peut être appliquée à tous les domaines où on pourrait utiliser la capacité de calcul et de décision. Elle peut être utilisée dans l’agriculture, la santé, le transport, l’éducation. On peut aussi l’utiliser sur tout ce qui est prédiction telle que la météo, le changement climatique, entre autres. C’est pour cette raison que le Président de la Russie, Vladimir Poutine, disait que celui qui maîtrise l’intelligence artificielle dominera le monde. Nous sommes dans une course mondiale où le Sénégal et l’Afrique, en général, peuvent avoir les mêmes armes que tout le monde. Il suffit de maîtriser l’informatique, les mathématiques et d’être ouvert aux autres sciences telles que la génétique pour avoir des algorithmes très puissants. L’Etat doit prendre conscience de cette opportunité et l’intégrer dans les politiques publiques, d’autant plus que l’Union africaine commence à prendre conscience de l’intérêt et de l’importance de l’intelligence artificielle. Elle a fini de l’intégrer dans les projets phares de l’agenda 2063. Il y a beaucoup de branches dans l’intelligence artificielle. Nous y retrouvons tout ce qui est modélisation et représentation des connaissances. Il y a également pas mal de choses sur le web sémantique et l’anthologie. Il y a une autre branche aussi importante, à savoir le «machine learning» communément appelé (Mi) qui renvoie à plus d’apprentissage, à la robotique. C’est aussi une déclinaison de l’intelligence artificielle. Le « machine learning » donne à l’ordinateur la capacité d’apprendre, et de créer à partir de cet apprentissage un modèle de comportement face à un problème donné. Par exemple, en médecine, la machine apprend à reconnaître le cancer du sein sur des images. C’est une méthode utile dans les différents domaines. Concernant le «deep learning», c’est aussi une méthode du «machine learning». Elle est basée sur le réseau de neurones multicouches. C’est le fait d’avoir un réseau avec plusieurs couches qui permet d’avoir une abstraction sur les représentations a priori des données que nous avons. Ce qui donne à l’ordinateur plus de capacités à passer cette étape de représentation.

Comment faire bénéficier à nos entreprises l’intelligence artificielle ?

Les entreprises sénégalaises peuvent travailler avec les jeunes qui s’y intéressent et avec les chercheurs qui sont là pour exploiter cette technologie. Toutefois, il faut que ces entreprises soient beaucoup plus dynamiques et curieuses. Il ne faudrait pas qu’elles se limitent à importer ce qui se fait ailleurs. Nous avons de vraies équipes de recherche et de développement dans le domaine. C’est ce mix qui donne des solutions.

Pouvez-vous revenir sur les enjeux de l’intelligence artificielle en Afrique et particulièrement au Sénégal ?

Les véritables enjeux sont la maîtrise des technologies et la production des données. L’intelligence artificielle, notamment le «machine learning», utilise beaucoup de données. Malheureusement, nous n’avons pas une culture de gestion des données que nous produisons. Si nous voulons avoir un fort impact et pouvoir utiliser le vrai potentiel de l’intelligence artificielle, il faudra une politique de gestion de nos données. Il faudra produire nos propres données, bien les stocker mais également les protéger pour éviter qu’on en fasse un mauvais usage. Si l’Afrique ne crée pas ses propres données et ne les met pas à disposition, les modèles qui seront utilisés ne prendront pas en compte les spécificités de l’Afrique. L’autre enjeu est la formation et la recherche. Il faut beaucoup investir sur nos jeunes et les former en masse sur ces technologies. Pour le Sénégal, des efforts ont été faits car le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a mis en place un programme pour lancer des Masters et des Doctorats dans ces thématiques de l’intelligence artificielle, le big data, la robotique, la biotechnologie, la mémorisation mathématique et le calcul scientifique. Je suggère aux universités d’adopter la même approche et de proposer d’autres formations complémentaires le plus tôt possible. Par exemple, commencer à enseigner l’intelligence artificielle à partir de la licence.Propos recueillis par Maguette Guèye DIEDHIOU

L’AIBD SE TARGUE D’UN TAUX DE SATISFACTION DE L’ORDRE DE « 85% » AUPRÈS DES USAGERS

Thiès, 22 mai (APS) – La société LAS, gestionnaire de l’aéroport international Dakar Blaise Diagne (AIBD) affirme avoir enregistré jusqu’à 85% de satisfaction auprès de ses clients, grâce à un système de « smiley box » positionnés le long du parcours des passagers, afin de recueillir leurs appréciations du service.
Le confort des passagers est l’un des « éléments primordiaux » de l’AIBD, a soutenu Xavier Mary, directeur général de la société LAS (Limak-AIBD-Summa) qui gère l’infrastructure, mardi à Thiès, lors d’un « ndogou de presse ».

 « Nous mettons en place un certain nombre d’actions qui visent à satisfaire nos clients, mais nous mesurons aussi la satisfaction des voyageurs qui fréquentent l’aéroport », a expliqué M. Mary, en présence d’une importante délégation de cadres de l’entreprise.

Selon lui, l’équipe de LAS a mis en place une cinquantaine de « smiley box » permettant au passager de donner son avis de satisfaction, avec trois options allant de « Satisfait », « Moyennement satisfait » à « Pas satisfait ».

 « Aujourd’hui, nous sommes à des résultats de l’ordre de 80 à 85% de satisfaction », correspondant aux passagers dont l’avis est matérialisé par un « petit bonhomme vert souriant », a-t-il rapporté.

« C’est une grande fierté pour nous, parce que nous voulons que l’aéroport reflète l’image du Sénégal et exprime la téranga » sénégalaise, a dit le responsable.

Selon lui, en plus de ce dispositif, des interviews en direct avec des passagers, leur permettent de donner à la fois leur sentiment et leur préoccupation pour l’avenir.

 Ces outils, a-t-il noté, ont permis à la société gestionnaire d’identifier de nouveaux produits à offrir aux clients à l’avenir dans un souci continu d’amélioration de la qualité de service.

En termes d’environnement, l’AIBD suit « scrupuleusement » la directive du chef de l’Etat Macky Sall, en vue d’arriver à un « Sénégal zéro déchets », en bannissant progressivement les gobelets, assiettes en plastique, afin de réduire sa production de déchets, a dit Xavier Mary.

 La propreté entre en droite ligne de cette ambition de l’entreprise de « donner une image accueillante » à l’aéroport de Diass, a-t-il fait savoir.

Le directeur DG de LAS a toutefois reconnu l’existence de « difficultés » sur le pan social, que l’entreprise gère par le dialogue, en partenariat avec les organisations syndicales.

La société propose ainsi des « départs volontaires » à ses 658 employés, relève-t-il. Des solutions qu’il qualifie de « généreuses » et qui devraient permettre à des personnes d’aller « faire leur avenir ailleurs » avec une importante somme d’argent.

A propos de la responsabilité sociétale d’entreprise, Yacine Kébé, la responsable en charge de cette question, a relevé que le budget qui lui est alloué, cette année, a été « multiplié par cinq » par rapport à 2018, se refusant toutefois à donner de chiffres exacts. ADI/BK

Xavier Mary,DG de LAS : «Nous voulons donner une image d’un Sénégal propre, accueillant»

http://www.seneweb.com Avec un trafic annuel de 2.400.000 voyageurs, 35.410 tonnes de fret, l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd) sert aujourd’hui 40 destinations assurées par 33 compagnies régulières et cargo. Et la progression du trafic de l’ordre de 10% n’est pas négligeable à en croire le directeur général du consortium LAS (Limak-Aibd-Summa), gestionnaire de l’aéroport.

Xavier Mary qui insiste sur le développement du trafic et la satisfaction de l’ensemble de la clientèle, dit être en phase avec les nouvelles annonces du chef de l’Etat Macky Sall à faire du Sénégal un pays désencombré et propre, avec notamment la réduction de l’usage du plastique. D’où l’urgence, souligne-t-il, d’ «émettre le moins possible de déchets» au niveau de l’Aibd.

«Comme nous voulons donner une image d’un Sénégal accueillant, il faut que l’aéroport soit propre », a invité Xavier Mary lors d’un point de presse tenu à l’occasion d’un «ndogou » offert aux journalistes de l’Association de la presse locale de Thiès (Apl), ce mardi, en présence des autorités et membres du personnel de LAS. Il s’est félicité du lancement de la compagnie Air Sénégal qui contribue selon lui à booster la destination Sénégal.

Podor : Cinquante-Neuf Ans Après, L’arrondissement De Saldé Sort De L’isolement

https://www.walf-groupe.com Les populations de l’arrondissement de Saldé, dans l’Ile à Morphil, n’en croient pas leurs yeux. Elles qui, depuis l’indépendance, ont vu leur zone coupée du reste du pays.

Quitter cet îlot pour se rendre tout juste à Pété sur la Nationale, à une dizaine de kilomètres, relevait d’un parcours du combattant. En saison pluvieuse, les insulaires étaient obligés de faire un long détour par Toufndé Gandé. Alors, bonjour les dégâts lorsqu’il s’agit d’évacuations sanitaires. Beaucoup de malades y ont perdu leur vie ou vu leur mal s’aggraver. Ce, faute de route digne de ce nom. Des années de calvaire qui ne seront plus, désormais, qu’un mauvais souvenir.

L’arrondissement vient, en effet, d’étrenner une route goudronnée. Un soulagement que certains notables ne sont pas près d’oublier et le font savoir. Pour eux, cette réalisation représente un énorme effort du gouvernement. Ils estiment que c’est comme si les populations de l’île à Morphil venaient de sortir d’un trou dans lequel ils étaient confinés depuis des décennies. Ce notable du village de Barobé Diackel se croit toujours dans un rêve. «Il m’est difficile d’intégrer qu’il y a bien une route goudronnée ici», confie le sage. Qui estime que le voeu de désenclavement est aussi vieux que le Sénégal indépendant. «Nous avions presque perdu espoir. Pour nous, c’était fini», déclare-t-il. B. Ndiaye de Saldé-Tébégout n’a pas oublié les nombreuses pertes en vies humaines enregistrées ces dernières années.

Une situation liée, selon lui, aux conditions de vie difficiles des populations. «Nous perdions une journée sur la distance Pété- Saldé qui ne fait même pas plus de dix kilomètres», rappelle-t-il. Poursuivant, il renseigne qu’auparavant, pour rallier le Diéri, il fallait utiliser un bac attaché à des cordes que tiraient des solides gaillards.

«A l’accession du Président Wade au pouvoir, vers les années 2006-2007, nous avons bénéficié d’un pont. Mais, nous étions toujours confrontés à des difficultés entre Ngouye et Saldé. C’était périlleux de traverser le radier submersible en période de saison des pluies. Une fois celle-ci installée, nous étions coupés du reste du monde. Tout cela est, aujourd’hui, devenu un mauvais souvenir. Pour se rendre à Pété, cinq minutes suffisent», se réjouit le vieil homme davantage satisfait par le fait que les populations de la localité n’auront plus de problèmes d’évacuation de leurs proches malades. Il y a aussi le règlement des problèmes liés à l’écoulement de la production agricole de la zone.

La route goudronnée acquise, les insulaires demandent des mesures d’accompagnement. «Il nous faut, par exemple, des unités de transformation de nos produits locaux. Nous avons aussi besoin d’unités de conservation de ces produits. Des centres de formation professionnelle sont aussi nécessaires pour les insulaires que nous sommes. Car pour maintenir nos jeunes ici, il nous faudrait les former afin qu’ils puissent prendre leur propre destin en main», a-t-il plaidé.Abou KANE

Litige foncier à Gadaye : 253 victimes dénoncent des lenteurs judiciaires

https://www.pressafrik.com Le contentieux entre le promoteur Mbaye Fall et les 253 victimes se poursuit à la Cour suprême. Les victimes désemparées dénoncent les lenteurs judiciaires. Selon leur porte-parole, « les victimes de Gadaye sont très fatiguées. Ils veulent rentrer dans leur terrain pour construire leur maison. Nous avons été reçus par le gouverneur de Dakar qui représente l’Etat du Sénégal. Mais jusqu’à présent après notre rencontre, il n’y a pas eu de suite par rapport à ça. Il nous avait promis de régler l’affaire, nous donner des baux individuels pour construire nos maisons, mais jusqu’à présent l’affaire tarde à se régler au niveau de l’Etat du Sénégal ».

Mieux ajoute-t-il : « Nous avons dépensé beaucoup d’argent durant les 8 ans pour le procès. Aussi, les victimes qui sont en location, ont dépensé beaucoup d’argent. L’estimation se trouve à 3,5 milliards de F CFA. Nous demandons également à la justice de régler l’injustice qui se trouve dans le jugement. Les préjudices n’ont pas été réglés carrément. Nous demandons à la Cour de cassation de régler l’affaire », livre Walf radio.    Ibrahima Mansaly

Hajj 2019 : les voyagistes privés invités à coopérer pour le bien des pèlerins

APA-Dakar (Sénégal) Par Demba Dieng –Les voyagistes privés doivent se retrouver autour d’un comité pour éviter les problèmes de restauration à l’étape de Mouna, a confié à APA le délégué général au pèlerinage, Abdou Aziz Kébé, qui appelle toutefois les pèlerins à ne pas s’attendre à « des commodités » dans cette phase «fondamentale» du Hajj.

« Nous avons demandé aux voyagistes privés de se retrouver autour d’un comité, de travailler et de tirer les leçons par rapport au contrat de l’année dernière, de travailler dans le sens d’avoir une sorte de parapluie avec l’agence saoudienne qui s’occupe de l’organisation. Elle connait les meilleurs restaurateurs », a conseillé Abdou Aziz Kébé, invité au Grand Oral d’APA.

Insistant sur «la restauration à Mouna» qu’il a qualifiée de «tache noire de l’organisation du pèlerinage 2018», M. Kébé a mentionné que certains voyagistes privés n’avaient pas respecté leurs contrats, d’où la délégation générale au pèlerinage a été pointée du doigt en sa qualité de personne morale.

Dans tous les cas, a souligné l’universitaire,  il n’est pas facile d’assurer un service de qualité à 12 000 pèlerins à Mouna durant 3 ou 4 jours sans accuser un retard dans la restauration.

Parlant de l’importance du séjour à Mouna, Abdou Aziz Kébé a martelé : « Il s’agit d’une retraite spirituelle. Il ne peut y avoir de commodité pour le pèlerin. On l’amène même à sa dimension minérale, il doit se coucher sur terre et ramasser des pierres. Cet état minéral ne pas aller avec du confort ».

De même, a-t-il ajouté, « on ne peut pas aller en pèlerinage et confondre le côté touristique à l’aspect spirituel. A Médine, c’est encore du tourisme parce qu’on est dans un hôtel, on a un buffet… Le koulou ziar (visite des mosquées et des sites historiques) ne fait pas partie du pèlerinage, c’est du tourisme religieux ».

Enfin, l’islamologue a plaidé pour une formation des candidats au pèlerinage axée sur les fondamentaux. « Je demande aux formateurs de ne pas faire comme nous les enseignants. Ce n’est pas la peine de faire beaucoup de théories, ils doivent se focaliser sur l’essentiel, sur ce qui peut gâcher le pèlerinage. Nous organisons également des conférences régionales pour échanger avec les agences sur les comportements à adopter », a-t-il affirmé.DD/cat/APA

Le Délégué au pèlerinage : «Nous voulons faire du Hajj sénégalais un modèle»

APA-Dakar (Sénégal) Par Ibrahima Dione Un processus, incluant notamment la privatisation à court terme du pèlerinage, a été enclenché pour faire du Hajj sénégalais «un modèle dans la sous-région», a annoncé Abdou Aziz Kébé, le Délégué général au pèlerinage qui était l’invité du Grand Oral d’APA.

« Le président de la République nous a demandé de faire en sorte que le pèlerinage sénégalais devienne un modèle dans la sous-région. La privatisation du pèlerinage qu’il veut est bénéfique pour l’économie de notre pays puisque l’Etat restera dans ses limites régaliennes de régulation, de contrôle et d’encadrement », a expliqué Abdou Aziz Kébé, le Délégué général au pèlerinage.

Pour l’atteinte de cet ambitieux objectif, la Délégation Générale au pèlerinage (DGP) a décidé de rendre « précoce » les inscriptions pour le pèlerinage. « Depuis deux ans, a-t-il souligné, les inscriptions commencent très tôt. Cette année, on a démarré depuis le 10 avril et on va terminer le 10 juin. Actuellement, sur les 12.860 pèlerins qui représentent le quota sénégalais, on a atteint 50 % d’inscription. Ces personnes ont déjà effectué leur visite médicale et ont reçu leur certificat d’aptitude pour se rendre aux lieux saints de l’Islam ».

Dans un souci d’efficience, la DGP a lancé un portail électronique national dédié aux formalités du pèlerinage. « En Arabie Saoudite, toutes les opérations se passent sur un portail électronique. Nous nous sommes rendu compte que cela facilite le travail. C’est plus rationnel et plus transparent et c’est pourquoi, nous avons créé le portail national sénégalais. Ainsi, on n’aura plus besoin de payer des millions pour ce service », s’est réjoui le Délégué Général au pèlerinage.

Concrètement, a-t-il ajouté, « le voyagiste ne fait que suivre les différentes fenêtres sur le portail électronique national jusqu’à l’obtention du visa. Nous le testons cette année et les voyagistes disent que c’est un gain de temps ».

Il a en outre expliqué que « les pays envoient des pèlerins à la Mecque proportionnellement à leur population et conformément à la décision de la Conférence de l’Organisation de la coopération islamique ». En 2019, sur les 12.860 pèlerins que comptera le Sénégal, 11.000 seront convoyés par les agences privées contre 1860 par l’Etat.

Abdou Aziz Kébé a aussi précisé que « le plus petit quota (20 pèlerins) a été principalement attribué à des structures novices et Dental Daaka de Médina Gounass (sud-est) a obtenu le plus gros quota avec 500 pèlerins ».

Cette année, le prix du package basique pour les pèlerins convoyés par l’Etat est fixé à 2,6 millions F CFA. En ce qui concerne les agences ou organisations privées, les prix des packages sont soumis à l’approbation de la DGP.

En effet, M. Kébé a souligné que depuis l’année dernière, et sur demande du chef de l’Etat, la DGP « homologue » les prix des voyagistes privés qui proposent des packages standard, confort et VIP. En raison de la hausse de certains services fournis à la Mecque, le package standard coûte désormais 3,2 millions F CFA, le package confort 3,5 millions F CFA et jusqu’à 12 millions F CFA pour le package VIP, selon M. Kébé

« Le package, a-t-il rappelé, se décompose en services. C’est le billet d’avion, la restauration, l’hébergement, le transport, les vaccins, les assurances… Tout cela est entre les mains des Saoudiens. Le pèlerin achète des services et le voyagiste n’est qu’un intermédiaire qui facture son travail en fonction du package ».

Partant de là, le Délégué Général au pèlerinage a fait remarquer que « si le voyagiste fait de l’argent du pèlerin son bien, cela créera des problèmes. Cette année, nous avons suspendu des structures parce qu’elles n’ont pas reversé l’argent des pèlerins à l’agence saoudienne chargée d’organiser le pèlerinage ».

Le pèlerinage à la Mecque encore appelé Hajj est le cinquième pilier de l’Islam. Chaque année, des millions de musulmans convergent vers l’Arabie Saoudite où cette religion a été révélée au 7ème siècle. Pour l’édition 2019, le premier vol aller de la délégation sénégalaise est prévu le 27 juillet et le premier vol retour est attendu le 20 août à Dakar.ID/cat/APA

Modou Kane Diao (Transport) : ‘’L’âge moyen des camions tourne autour de 20 ans’’

http://www.seneweb.com Les accidents de la route sont de plus en plus fréquents. Et les camions sont très souvent impliqués. Dernièrement, ces véhicules ont été au cœur de l’actualité, avec la mort de 4 personnes, à hauteur du pont de Poste-Thiaroye. Un prétexte pour «Seneweb» de s’approcher du ministère des Transports terrestres pour en savoir un peu plus sur les causes de ces incidents.

Joint par téléphone, l’adjoint du directeur des Transports, Modou Kane Diao, relève, parmi les causes, la vétusté du parc. «L’accident le plus grave a eu lieu sur la route de Nioro. Il a impliqué un camion et un véhicule de transport de personnes. Les camions, au Sénégal, sont très âgés.

L’âge moyen tourne autour de 20 ans», souligne-t-il. En plus de leur âge, il y aussi la surcharge des gros-porteurs. «Par rapport à ça, l’Uemoa a sorti ce qu’on appelle le règlement 14 pour délester les surcharges, parce que ça crée des accidents et la dégradation des routes».

Avions Militaires : Le Sénégal Se Dote De Deux «TB-30 Epsilon»

https://www.walf-groupe.com L’Ecole de l’armée de l’air de Thiès (ouest) abrite jeudi une cérémonie de réception de deux nouveaux avions des armées sénégalaises, annonce la Direction des relations publiques des armées (DIRPA) dans un communiqué

La cérémonie de réception de ces avions de type ‘’TB-30 Epsilon’’ sera notamment organisée en présence du nouveau ministre des Forces armées, Sidiki KABA, renseigne le documentAvec APS

 Dame Diop accueilli par des huées au Lycée Limamou Laye

http://actunet.net Dès la mise en place du gouvernement de «Macky 2», les ministres sont entrés en action pour matérialiser le «fast-tract» du Président Sall. Hier, le ministre de la Formation professionnelle a effectué une visite de prise de contact au lycée Seydina Limamou Laye, à Guédiawaye. Mais, Dame Diop et sa délégation n’oublieront pas de sitôt cette tournée.

Elle était très mouvementée… Ils ont vu rouge ! Les étudiants de la formation professionnelle et technique du Sénégal les ont accueillis avec des huées et des brassards rouges. L’intervention du préfet de Guédiawaye n’y changera rien. «Nous voulons nos bourses !», ont-ils tonné. À les en croire, le Président Macky Sall a lamentablement échoué dans sa politique de formation professionnelle. Il a recruté beaucoup de Bts sans les conditions préalables. «Les salles de classe sont insuffisantes. Le budget de fonctionnement n’a pas augmenté. Ce qui s’est traduit avec de nombreux problèmes. Ils nous avaient promis de remettre les trousseaux mais, hélas, que nenni», regrette Lamine Ma Ngoné Diouf de la coordination des étudiants de la formation professionnelle et techniques.

«Le pire est que jusqu’à présent, certains étudiants n’ont pas encore reçu leurs bourses. Ce qui est inadmissible», cogne M. Diouf. «Nous interpellons le Président Macky Sall, car trop c’est trop ! Nous n’avons plus rien à dire au ministre qui nous a reçus à deux reprises, mais les rencontres se sont avérées inopportunes», ajoute le porte-parole des étudiants, rouge de colère comme les brassards rouges qu’ils ont arborés. Les étudiants ont aussi soulevé la question de l’équipement de leurs laboratoires.

Le ministre Dame Diop et sa délégation ont rencontré les manifestants. Au sortir de leur face à face les esprits se sont calmés. Le ministre a promis de régler la question des bourses dans les brefs délais. Dame Diop s’est aussi engagé à s’attaquer aux autres doléances relevées par la Coordination des étudiants de la formation professionnelle et technique du Sénégal

Heurts entre élèves et forces de l’ordre à Kaolack

https://senego.com Les élèves du Lycée Franco-Arabe de Sing Sing et les forces de l’ordre s’affrontent présentement. Une des leurs ayant été grièvement blessée par une voiture, la semaine dernière, les élèves ont barré la route nationale qui passe devant leur structure scolaire, réclamant des ralentisseurs pour juguler les conséquences des excès de vitesse dont ils sont victimesPour rappel, ils ont décrété une grève de 48 h.Nous y reviendrons…..

DR MARIE SARR DIOUF SUR LA SUPPOSÉE RECRUDESCENCE DE LA TUBERCULOSE AU SÉNÉGAL : «NOUS AVONS CINQ A SIX MILLE CAS MANQUANTS»

http://www.sudonline.sn Docteur Marie Sarr Diouf est formelle ! Il n’y a pas de recrudescence de la maladie de la tuberculose qui fait pourtant des ravages ces derniers temps surtout à Dakar. Dans un entretien qu’elle a accordé à Sud quotidien, la Coordonnatrice du programme national de lutte contre la tuberculose confie : «depuis 2017, la tuberculose est passée d’une incidence de 140 pour 100mille habitants à 122 pour 100 mille habitants». Même si ajoute-t-elle, «nous avons 5 à 6mille cas manquants». Toutefois, elle reconnaît qu’il y’a six régions à forte charge qui concentrent 82% des cas alors que les 8 autres n’abritent que 18% des patients. Docteur Sarr est aussi revenue sur l’évolution de la lutte contre la maladie, les différentes tensions mais surtout les innovations

Quelle est la situation actuelle de la tuberculose au Sénégal ?

Depuis 2017, nous sommes passés d’une incidence de 140 pour 100 mille habitants à 122 pour 100 mille habitants, selon les chiffres validés et calculés à partir de nos données de notifications que nous avons au niveau de l’OMS. Mais, cela cache une disparité. Il y a toujours les régions à forte charge que sont la région de Dakar, qui, déjà, enregistre plus de 42% des cas  de tuberculose, il y a la région de Thiès qui vient en 2ème lieu, la région de Diourbel, Saint Louis, Kaolack, de Ziguinchor.

Qu’en est t-il des cas résistants ?

Les cas de tuberculose  résistants sont ceux qui ne peuvent être traités avec les médicaments  antituberculeux classiques. Pour ces cas, nous sommes vraiment dans un dispositif de prise en charge assez structuré,  avec un centre implanté au niveau de l’hôpital de Fann pour les formes compliquées. Au niveau de toutes les structures de prise en charge, les prestataires ont été formés. Ils ont aujourd’hui la capacité de traiter la tuberculose multi-résistante. Il y a des malades un peu éparpillés au niveau du pays, mais ils ne sont pas dans tous les districts et pour faciliter le diagnostic de cette tuberculose multi-résistante, il y a des appareils qui sont des outils de haute portée qui ont été mis en place au niveau de chaque chef lieu de région et ces appareils permettent au district de dépister très rapidement les cas de résistance.

A combien est estimé le traitement d’un tuberculeux ?

Pour les formes sensibles, le coût revient à moins de 50.000 FCfa par patient. En ce qui concerne la tuberculose pharmacorésistante, le traitement est  certes  très onéreux,  mais,   gratuit  pour les patients  même si le coût est totalement supporté par l’Etat. Un malade qui est pris en charge selon les schémas que nous avons, coûterait environ deux à trois millions. Si le ministère de la Santé a mis en place ce dispositif de prise en charge gratuit, je pense que c’est un effort à saluer. En plus de ces médicaments gratuits qui sont dispensés au malade tuberculeux, le porteur de la tuberculose multi-résistance reçoit un appui nutritionnel mensuel d’une valeur de 25mille et d’un soutien au transport.

Existe-t-il des cas de tuberculeux pédiatrique au Sénégal ?

 Il y’a effectivement des cas de tuberculeux pédiatrique au Sénégal. C’est pourquoi, il existe des stratégies de prévention pour ce groupe vulnérable que constituent les enfants. En effet, les enfants contacts de patients tuberculeux âgés de moins de 5 ans reçoivent une chimiothérapie à l’isoniazide pendant 6 mois s’ils sont exempts de la maladie. Maintenant, cette stratégie de prévention va être prolongée aux enfants de 6-14 ans. Toutefois, des tensions sur ces molécules ont été observées mais corrigées. Aujourd’hui, ces molécules sont disponibles au niveau de nos structures.

Des cas répétés de tuberculoses ont été notés ces derniers temps dans les structures de santé.  Qu’est ce qui explique cette «recrudescence» de la maladie ?

Il peut y arriver qu’une zone enregistre plus de cas que d’habitude pour une ou plusieurs raisons. Mais, on ne peut pas parler de recrudescence au niveau national. On peut dire simplement que la maladie est toujours là et qu’on essaie de dépister le maximum de cas pour pouvoir détruire les foyers infectieux. On n’a pas une recrudescence. Au contraire, nous manquons des cas. C’est ce qu’on appelle la problématique des cas manquants, parce que chaque pays a une cible attendue et au Sénégal on n’a pas encore atteint totalement cette cible. Les cas manquants, ce sont les potentiels tuberculeux qui sont dans la communauté, mais qui n’ont pas été dans les structures de santé pour aller se faire soigner. L’un des objectifs du programme, c’est de retrouver ces cas manquants. Donc, le taux de dépistage  que nous avons, est un chiffre qu’on devrait renforcer  pour pouvoir bien maitriser la tuberculose.

A combien sont estimés les cas manquants pour le Sénégal ?

Chaque année on a, au moins, cinq mille  à six mille cas manquants, c’est-à-dire des cas qu’on aurait dû dépister  mais que l’on n’a pas encore vu. Ce sont ces cas manquants qui entretiennent la chaine de transmission. La bonne dynamique d’ici 2022, c’est de retrouver ces cas manquants, les traiter et les guérir pour aller dans la voie de réduction de l’incidence. Cela passera par la vulgarisation des signes de la tuberculose,  la maitrise du contrôle de l’infection au niveau des maisons, le dépistage actif des groupes vulnérables. Normalement, nous devons avoir les bénéfices de toutes ces politiques de communication et de dépistage de la cible vulnérable.

A ce rythme, pensez-vous être au rendez-vous de 2030?

D’ici 2030, il faudrait réduire l’incidence de la maladie de 90% (122 à 14 cas /100000 hts) et la mortalité de 95% (23 à 2%) par rapport à 2015, mais aussi de ne plus souffrir de coûts catastrophiques liées à la maladie. Pour les objectifs opérationnels d’ici 2022, le taux de succès des patients mis sous traitement évolue favorablement  (87% pour une cible de 90%), la détection à 90% de la cible  attendue nécessite plus d’efforts. Cependant, la multisectorialite avec la contribution des autres ministères et les interventions communautaires peuvent  beaucoup aider à booster le dépistage des cas manquants. Avec les stratégies en cours, on est très optimiste mais, il faudra compter aussi sur un financement plus important pour prendre en charge  tous les  grands défis programmatiques  comme la tuberculose résistante, la tuberculose chez l’enfant, la coïnfection tuberculose et VIH. Il faut signaler également que les mécanismes de protection sociale à l’endroit des patients tuberculeux sont bien pris en compte  avec  un appui nutritionnel de 25000 qui est donné aux patients atteints de tuberculose multirésistante

Quelles sont les politiques mises en place au niveau des régions à forte prévalence ?

Les six régions à forte charge font 82% des cas de tuberculoses, les huit autres régions ne font que 18%. Depuis 2012, des interventions de  dépistage actif des cas de tuberculose  sont menées au niveau des communautés avec une radio mobile. Car, si on veut retrouver ces cas manquants, on devra les chercher chez  les groupes vulnérables qui sont les personnes Ppvih, les populations qui vivent dans des conditions de promiscuité, les prisonniers compte tenu de l’architecture carcérale, les diabétiques,  les personnes contacts qui vivent avec les tuberculeux, les étudiants, les femmes de ménages.

En sus du dépistage actif dans les six régions à forte charge, d’autres interventions spécifiques y sont menées comme celles communautaires avec PLAN et des ONG. Il y a aussi une politique de communication surtout accès   sur les radios communautaires. Il faut dire aussi que les associations nationales ASLUT et HELP TB sont très présentes en actions dans ces six régions à forte charge.

Ainsi, la cartographie de la tuberculose a été bien faite au Sénégal et toutes les zones sont couvertes

Parlons de la prévention de la tuberculose chez les personnes en contact avec les malades, quelle est la politique de prise en charge surtout pour les enfants et les adultes?

On a une politique nationale qui demande à ce que tous les enfants de 0 à 5 ans qui sont à coté d’un patient tuberculeux soient mis sous prévention. C’est ce qu’on appelle la chimiothérapie préventive. On donne un comprimé à l’enfant pendant six mois. Maintenant, de nouveaux protocoles ont été récemment introduits. Il n’est plus question de donner un comprimé à l’enfant pendant six mois mais pendant trois mois.

Pour les adultes, la politique nationale est désormais orientée vers le traitement de l’infection latente au même titre que les enfants de 0-14 ans mais avec une cible plus restreinte qui prend seulement en compte le contact immédiat. Quand il y a un patient tuberculeux adulte, le conjoint peut prendre pendant trois mois des comprimés pour se prévenir de la maladie. Ce sont donc des  évolutions récentes qui vont être appliquées  pour le plus grand bien-être des populations.

En Afrique, si la tuberculose peine à disparaitre, c’est parce que  le traitement de l’infection latente n’était essentiel mais, l’OMS et les pays  sont  dans une dynamique de la traiter maintenant.

Quels sont les défis qu’on peut s’attendre au niveau de votre programme ?

Les défis sont ceux de pouvoir traiter précocement tous les patients jusqu’à la guérison mais aussi de rechercher les cas de tuberculose non encore diagnostiqués. Il faut aussi que les financements soient à la hauteur des défis qui interpellent la lutte contre la tuberculose. Le ministère de la Santé a beaucoup d’espoir sur la contribution des autres secteurs pour une meilleure prise en charge des déterminants sociaux de la  maladie.

Un plaidoyer ?

Disons que c’est un plaidoyer à l’endroit des populations pour lutter contre la stigmatisation et l’auto-stigmatisation. Aujourd’hui, il n’y a pas de honte à avoir la tuberculose qu’on soit dans une maison, dans une structure de santé ou dans un établissement scolaire. Le malade qui a la tuberculose doit se soigner assez rapidement et guérir. Les familles ne doivent pas les fuir et les isoler mais au contraire les accompagner jusqu’à la fin du traitement. Le traitement est disponible, gratuit et présent dans tous les centres de santé. En faire une maladie honteuse, n’a plus sa raison d’être.

La tuberculose a été érigée en programme au Sénégal, parlez nous de ces différentes étapes ? 

Le programme de lutte contre la tuberculose est un programme datant de 1985  qui a  eu à dérouler toutes les stratégies préconisées par l’OMS en les adaptant au contexte du pays. En effet, depuis 1993, la stratégie DOTS permettait aux prestataires de traiter les patients suivant un modèle bien standardisé,  à  suivre l’évolution de la  maladie au niveau des structures sanitaires tout en garantissant une bonne disponibilité des médicaments.

Ce n’est qu’à partir de 2006 avec la stratégie «Halte à la tuberculose» que la  communauté a été responsabilisée dans la lutte contre la tuberculose. Elle permettait également de s’appesantir sur des formes particulières notamment la tuberculose multi-résistante, la  coïnfection  TBVIH.   Cette stratégie a pris fin en 2015 pour être suivie par End Tb «mettre fin à la tuberculose » d’ici 2030 avec des objectifs de réduction de l’incidence de  90% par rapport à la situation de 2015 et une réduction de la mortalité de 95%

Ziguinchor : un jeune garçon atteint par balle dans l’attaque d’une bande armée

https://www.pressafrik.com Un jeune garçon a été atteint par balle dans le village de Kaguite dans la commune de Niassya. Il a été touché à la main.

Le jeune homme est tombé sur une bande armée alors qu’il ramassait des noix d’anacarde. Il a été admis à l’hôpital régional de Ziguinchor où il reçoit présentement des soins.  Sa vie est hors de danger, informe un correspondant de Rfm à Ziguinchor. Fana CiSSE

« En cas d’empêchement de Macky, c’est Cissé Lô qui sera Président » (Expert parlementaire)

http://www.seneweb.com En cas vacance du pouvoir, aujourd’hui, c’est Moustapha Cissé Lô qui sera président de la République du Sénégal. C’est l’avis du député Alioune Souaré, qui vient de remplacer Modou Diagne Fada à l’Assemblée nationale.

« Au regard croisé des articles 28 et 41, c’est ahurissant de noter qu’à l’état des dispositions actuelles de la constitution, en cas d’empêchement ou de démission du président de la République, c’est Moustapha Cissé Lô, premier vice-président à l’Assemblée nationale qui va suppléer le Président Macky Sall », tranche le parlementaire dans une tribune publiée ce lundi via les réseaux sociaux.

Souaré, qui est expert parlementaire, rappelle que l’article 41 de la Constitution détermine les conditions de la suppléance présidentielle et désigne le président de l’Assemblée nationale comme le potentiel remplaçant. Mais, s’empresse-t-il de signaler, le président de l’Assemblée nationale est, lui aussi, suppléé par le vice-président de l’institution parlementaire en cas de carence.

« Or, signale le député, cette carence est déjà établie pour l’actuel président de l’Assemblée nationale (Moustapha Niasse, Ndlr), frappé par la limite d’âge prévue par l’article 28 de la constitution dont la fourchette (pour être élu président de la République) est à 35 ans au moins et à 75 ans au plus. »

Alioune Souaré suggère que le dialogue politique devrait inclure des discussions sur la suppléance.

«Cissé Lo suppléant de Macky Sall» : «Une analyse simpliste et trop banale» (Constitutionnaliste)

http://www.seneweb.com Dans une tribune publiée sur sa page Facebook et relayée dans la presse, l’expert parlementaire Alioune Souaré a considéré Moustapha Cissé Lô, premier vice-président de l’Assemblée nationale, comme potentiel suppléent du chef de l’Etat, Macky Sall, en cas d’empêchement. Il se base sur la condition de l’âge prévue dans l’article 28 de la constitution et qui, selon lui, écarterait Moustapha Niasse. Une analyse jugée «simpliste et trop banale» par le constitutionnaliste Mouhamadou Ngouda Mboup, contacté par SeneWeb.

  «L’article 41 de la Constitution détermine les conditions de la suppléance présidentielle et désigne le président de l’Assemblée nationale comme le potentiel remplaçant. Mais, les conditions de suppléance du président de la République sont différentes des conditions de candidature à l’élection présidentielle.»

Cette précision est de Mouhamadou Ngouda Mboup. Contacté par Seneweb, le constitutionnaliste réagit à l’affirmation du député Alioune Souaré selon laquelle Moustapha Cissé Lô, premier vice-président de l’Assemblée nationale, succéderait à Macky Sall en cas de vacance du pouvoir. Étant entendu, selon le parlementaire, que Moustapha Niasse, le président de l’institution parlementaire, est frappé par la limite d’âge (75 ans) pour être président.

«Un expert parlementaire n’est pas forcément un constitutionnaliste, il peut ne pas pouvoir bien lire la constitution, suppose Ngouda Mboup. Alioune Souaré a fait une analyse trop banale et simpliste de la charte fondamentale.»

A en le constitutionnaliste, la suppléance, c’est sur une durée bien déterminée (3 mois), mais la loi n’a pas posé des conditions d’âge. «Mieux, poursuit-il, il n’est même pas prévu dans l’article 41 de la constitution la question relative à la double nationalité. Ce qui, pourtant, est une condition sine qua non prévue par l’article 28 de la constitution. Alors qu’un député peut être même de double nationalité et exercer cette fonction.»

Pour les Législatives, il n’est pas exigé d’être exclusivement de nationalité sénégalaise. Et, tout député, nommé président de l’Assemblée nationale, peut suppléer le président de la République en cas d’empêchement.

L’autre aspect évoqué par Ngouda Mboup, c’est qu’un député âgé de moins de 35 ans, peut être porté à la tête de l’institution parlementaire.

«L’âge minimum requis pour être député, c’est 25 ans alors que pour la candidature à la présidentielle, il faut au minimum 35 ans (article 41 de la constitution)», signale notre interlocuteur. Qui ajoute : «Même au cours de la suppléance, la personnalité désignée ne pourra pas exercer toutes les charges de présidence de la République. Il ne va s’occuper que des affaires courantes.»

Recrudescence des crimes : le Khalife général des mourides demande aux autorités de prendre des mesures

https://www.pressafrik.com Le Khalife général des Mourides n’est pas insensible à la série de crimes notée au Sénégal ces derniers jours. Par le biais de son porte-parole Serigne Bass Abdou Khadre, qui a fait face à la presse ce mercredi, Serigne Mountakha Mbacké a appelé les Sénégalais à une prise de conscience et surtout à un retour aux fondamentaux de la religion.

Le guide religieux a également appelé les autorités étatiques à prendre les mesures idoines pour assurer la sécurité des citoyens sénégalais.AYOBA FAYE

Récurrence des meurtres et viols : Les vérités crues du Psychologue, le Pr Serigne Mor Mbaye

https://www.dakaractu.com Le meurtre de la fille du Directeur de l’Agence de développement local (Adl) Malal Camara a plongé les Sénégalais dans l’émoi. Depuis le décès de B. Camara, des suites d’une tentative de viol qui a avorté, les plaintes fusent de partout. Certaines populations en sont arrivées à réclamer même le retour de la peine de mort pour sanctionner les auteurs des meurtre et viol. Des faits devenus récurrents ces derniers temps, au Sénégal. Dakaractu qui s’est penché sur le sujet, a pu consulter le Pr Serigne Mor Mbaye.

Dans un entretien, ce dernier, Psychothérapeute, Psychologue-clinicien, par ailleurs Directeur du Cegid (Centre de guidance infantile et familiale de Dakar), n’a pas mâché ses mots. L’État et la population n’ont pas été caressés dans le sens du poil. Le Pr Serigne Mor Mbaye a vivement dénoncé l’irresponsabilité de l’État, l’attitude mesquine de la population : cette société qui joue la politique de l’autruche. Il a aussi donné son avis sur la peine de mort agitée de nouveau, contre les auteurs de ces homicides volontaires.

Violences faites aux femmes : le FRAPP exprime son inquiétude et invite populations à s’auto-protéger

https://www.pressafrik.com Le Front pour une Révolution Anti impérialiste Populaire et Panafricaine ( FRAPP) en conférence de presse, ce mercredi compte engager le combat pour dénoncer et demander la sanction des auteurs de violences contre les femmes. Le mouvement a exprimé toute sa solidarité aux victimes et à leurs familles. Pour le FRAPP, « ces assassinats et viols ne sont que la partie visible du machisme dont sont victime les femmes. Machisme fait aussi d’extorsion de faveurs sexuelles, de harcèlement sexuel, de violence conjugale, de viol conjugal, de pédophilie et d’inceste caché au nom du  »sutura », du  »masla » dans nos maisons, nos lieux de travail, les lieux d’éducation, nos organisations, dans la rue… ».

Un policier pour 5 000 habitants 

Au regard du FRAPP, « cette situation d’insécurité est le résultat de l’appauvrissement de l’Etat du Sénégal. Appauvrissement qui fait qu’au lieu d’un (01) policier pour 1.000 habitants, nous avons au Sénégal (01) policier pour plus de 5.000 habitants. Option néocoloniale anti-démocratique qui fait que les populations sont désorganisées sur le plan sécuritaire ».

Le FRAPP invite également les populations à l’auto-organisation dans les quartiers et villages pour assurer elles-mêmes leur sécurité, leur assainissement, leur santé, leur éducation, leur distribution, leur alimentation, leur solidarité…Car, dit-il, « l’Etat du Sénégal est incapable de les protéger. Cet Etat n’est capable que de gazer des manifestants, emprisonner des résistants. Il faut dénoncer ces assassinats, ces viols et les situer nécessairement dans un contexte d’oppressions des femmes plus larges et diversifiées qui sont économiques, politiques ».Ibrahima Mansaly

Retour de la peine de mort : le Forum des justiciables en phase avec JAMRA

https://www.dakar7.com l’ONG JAMRA peut compter sur le soutien du Forum du justiciable pour le retour de la peine de mort au Sénégal. Babacar Ba, président de l’ONG plaide pour le rétablissement de la peine de mort. « Le Sénégalais a peur de la mort…« , a-t-il déclaré, sur la Rfm reprise par Senego.

« Il est vrai qu’au moment où nous avons soulevé le débat, il y en a eu, au niveau de la société civile qui ont critiqué notre démarche. Pour eux, celui qui défend les droits de l’homme ne doit plaider le retour de la peine de mort…« , a laissé entendre le président du FJ. Pour Babacar Bâ, le droit doit être tropicalisé, adapté à nos réalités.

« Ceux qui combattent la peine de mort brandissent les conventions signées avec les instruments internationaux qui, même ratifiées par le Sénégal, devraient être adaptées à nos réalités. Car ceux qui ont codifié  la Déclaration universelle des droits de l’homme n’avaient même pas pensé au Sénégal, ce sont des instruments créés en fonction de la culture européenne que nous ne sommes tenus de suivre à l’aveuglette…« , précise M. Bâ, qui rappelle que toutes les législations du Sénégal -le droit pénal, le Code de procédure pénal- ont été copiées. « Nous sommes des Africains et devons voir, dans ces instruments, ce qui nous arrange et les tropicaliser… »

Aux détracteurs de la peine de mort, selon qui, elle ne fait pas diminuer le taux de criminalité, Bâ répond qu’il ne faut pas comparer l’Africain et l’Européen. « La relation que nous, Sénégalais, avons avec la mort est particulière. L’homme noir, particulièrement le Sénégalais, a peur de la mort…Alors que chez le blanc, où on note le plus de taux de suicide, la réalité est autre«,analyse M. Bâ, selon qui,les victimes ont aussi droit à la vie.

Que faire ? Pourquoi ne pas durcir certaines peines, éliminer certains criminels du droit à la grâce présidentielle et à la remise en liberté. Cela nécessite un système judiciaire fiable et le récent cas du Guinéen Amadou Woury Diallo chahute la fiabilité du nôtre.

Pape Maël Thiam : «Il est grand temps de repenser à la problématique de la peine capitale»

http://www.seneweb.com La recrudescence de la violence caractérisée, constatée au Sénégal, n’est que le reflet de notre société. C’est ce que pense Pape Maël Thiam, l’administrateur du parti du président Macky Sall et non moins premier vice-président du Haut Conseil des collectivités territoriales (Hcct). Interrogé par «Seneweb», il a évoqué l’éventualité du retour de la peine capitale, en plus de son diagnostic qui l’a conduit à s’interroger sur la perversion de la société sénégalaise.

«Quand on réfléchit bien, avec des nombreux cas de meurtre constatés au Sénégal, on n’est pas loin de penser que c’est le reflet de ce que peut produire une société comme la nôtre, avec tout ce que nous connaissons comme perversions que nous vivons au quotidien. Perversion sur le plan comportemental, sur le plan de la rupture du contrat social, perversion sur le plan de l’éthique à un très haut niveau de la classe politique, mais aussi de dirigeants de grandes entreprises. Le fait est que nous sommes dans une société qui a perdu ses repères.

Et une société qui a perdu ses repères ne peut produire que des actes de ce genre-là», soutient Pape Maël Thiam. «Cette même rupture est perceptible au niveau de certains centres censés être les références en termes de valeur spirituelle. Il y a lieu, aujourd’hui, de se ressaisir pour revenir à une société normale.

La société sénégalaise a été très pervertie, ces derniers temps, le chômage et la pauvreté aidant, on est fondé à penser qu’il est presque normal de vivre des situations de ce genre», dit-il. En outre, Pape Maël Thiam est d’avis «qu’il est grand temps de repenser à la problématique de la peine capitale, parce que c’est inadmissible que des gens, sous le prétexte de la liberté des droits humains, puissent se permettre des crimes de cette nature pour s’en sortir avec quelques années de prison et vadrouiller pendant qu’une âme, qui pouvait servir l’humanité entière, disparait comme ça.

Il est aussi temps que des responsabilités soient prises au niveau local. Les collectivités locales doivent également penser, de concert avec l’Etat, à mettre en place des brigades de vigilances efficaces pour anticiper, prévenir et réagir au moment opportun». «Il est aussi temps que les populations sénégalaises se saisissent de cette problématique et que chaque Sénégalais en fasse son affaire.

Ce type d’insécurité ne peut pas être combattu par l’Etat. Il faudrait une meilleure implication de toutes les populations. Il faut que l’on soit le plus vigilant et le plus intransigeant possible pour les sanctions applicables à ces types de criminel», mentionne-t-il. Pour situer les responsabilités, M. Thiam estime que «la responsabilité est moins du côté de l’Etat que des populations. Parce que, quoi qu’on dise, quand on regarde le genre de crime, on ne peut pas du tout indexer l’Etat, parce qu’il est impossible de mettre un policier derrière chaque citoyen sénégalais».

Traitement de l’info dans l’affaire Binta Camara : le Cored remonte les bretelles aux médias

https://actusen.sn Le traitement de l’information dans l’affaire Binta Camara n’agrée pas le Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias (Cored). En effet, l’instance dirigée par Bacary Domingo Mané déplore l’empressement «inexplicable» dans la transmission de certaines informations, sur le viol et la culpabilité Ass Malick Diop qui, au final, ne sont pas avérées.

Et le summum, pour le Cored, reste le fait que «certains organes de presse ont très vite pointé du doigt le vigile AssMalick DIOP, n’hésitant pas à mettre sa photo à la une, comme l’auteur présumé de ce crime odieux». Pourtant, ajoute le tribunal des pairs, toutes ces informations ont été démenties dès le lendemain. D’abord, le rapport d’autopsie qui a écarté la thèse du viol, ensuite, l’arrestation du vrai coupable Pape Alioune Fall qui est passé aux aveux.

Le Cored, dans le souci de préserver la dignité de la victime et le respect de la douleur des familles, «rappelle à tous les confrères et consœurs qu’en toute circonstance, nous devons rester des journalistes prudents mais aussi très précautionneux dans  la manière de traiter des informations aussi graves et qui  soulèvent tant d’émotion».

«En pareilles situations, particulièrement, il faut savoir identifier les bonnes sources en lieu et place des rumeurs et autres racontars. (…) Soyons prudents et regardants sur la forme de couverture de tels événements malheureux, en faisant preuve de plus de professionnalisme.

En effet, les faits divers tragiques requièrent une autre approche qui intègre le respect de la dignité des victimes mais aussi de la douleur des familles».

Ngouda Fall Kane appelle l’Etat à «dépolitiser l’administration financière»

http://www.dakarmatin.com L’expert financier, Ngouda Fall Kane, analyse la situation politique du Sénégal. L’ancien président de la Cellule national de traitement des informations financières (Centif) invite l’Etat à « dépolitiser l’Administration financière».

L’ancien cadre de l’Etat, Ngouda Fall Kane déclare qu’il «est souhaitable que l’Etat parvienne à dépolitiser l’Administration en général et l’Administration financière en particulier. C’est une forte demande des Sénégalais».

Il est d’avis que : «le mérite adossé sur la loyauté, la sincérité, l’expérience et la compétence, doit prévaloir sur le raccourci facile et sans obstacles qui est la politique politicienne».

 Enfin, conclut-il dans les colonnes de L’Observateur, «ma seule préoccupation, c’est d’être un militant constant d’un Sénégal nouveau, d’un Sénégal de paix, de prospérité, d’espoir et d’espérance. Faire de la politique rien que de la politique toujours de la politique est un frein au développement économique et social d’un pays »

A VEILLER SUR LE VIEUX COMME LE LAIT SUR LE FEU

https://actusen.sn ‘’Gorgui’’ a, contre toute attente, décidé de prendre part aux Concertations initiées par ‘’Thiompal’’. Mais le topo, c’est que si son fils Rimka, le Sénégalais le plus important, à ses yeux, ne parvient pas, d’ici au dialogue, à rentrer à ‘’Ndakaru’’, pour renouer avec ‘’Ceebu jeeun Penda Mbaye’’, ‘’Paabi’’ est capable du pire.

D’ailleurs, c’est à cause de son enfant chéri, qu’il avait, faussement, taxé ‘’Salatul Ala Fatiha’’ de tous les noms d’oiseaux (esclave, anthropophage, de voleur, entre autres).

Les meurtres en série, c’est le cadet de ses soucis. Sinon, le plus vieil opposant d’Afrique aurait jeté son grain de sel dans la marmite à idées qui bout à plus de 100 degrés, au sujet des meurtres en cascade et dont le dernier en date est celui de Bineta Camara.

Alors, quand le ‘’pape’’ du ‘’Sopi’’ feule vers la table du dialogue national, ‘’Buur’’ a plutôt intérêt à surveiller ses arrières. Tout comme, les forces de défense et de sécurité doivent davantage mutualiser leurs énergies, pour freiner les tueurs en série et autres bandits de grand chemin, qui écument ‘’Sunu Gaal’’.Mame SAGAR (Billet-SourceA)

 Composition de la Commission d’enquête parlementaire dans l’affaire des 94 milliards F Cfa : accouchement impossible

https://actusen.sn La Commission d’enquête parlementaire dans l’affaire des 94 milliards du Titre foncier 1451/R d’une superficie de 258 hectares fait encore saliver. SourceA dans sa parution de ce mercredi parle « d’un accouchement impossible ».

D’après nos confrères, non seulement l’opposition parlementaire refuse, aujourd’hui plus qu’hier, de voir même en peinture, les membres de ladite Commission. Mais aussi, le président de l’Assemblée nationale s’est attaché récemment, les services d’Abdoulaye Baldé, assurant la coordination du Groupe des Non-alignés, pour que celui désigne un représentant devant siéger au sein de la Commission.

Seulement, Moustapha Niasse et le député-maire de Ziguinchor ont été éconduits. Ainsi, la Mouvance parlementaire n’écarte plus d’user de ses forceps, parce que les six mois que s’est fixés la Commission, filent. Et, c’est Mamadou Mamour Diallo, ancien directeur national des Domaines, le prévenu, qui risque de payer cher le fait que ça cale et coince dans la mise en place de la Commission.

POSTURE DES ACTEURS POUR LA RÉUSSITE DU DIALOGUE POLITIQUE :  RECETTE D’EXPERTS

http://www.sudonline.sn Depuis un moment déjà, le landerneau politique reste agité par la question du dialogue politique, notamment sur la personnalité à même de conduire ledit dialogue. Ainsi donc, tous les acteurs semblent s’accorder sur la nécessité pour celle-ci d’être neutre, sans aucune coloration politique, même s’ils ne parviennent pas encore à accorder leurs violons sur la personnalité à choisir. Ce problème met sur la table la question de la posture que doivent adopter les acteurs politiques eux-mêmes, pour que les concertations aboutissent. Sur ce point, le Professeur en Science politique à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint Louis, Ibou Sané, pense qu’il faut que les acteurs politiques «apprennent à se faire confiance». Cela, tout en précisant que le critère de la neutralité brandi pose problème. De son côté, Fréderick Kwady Ndecky, analyste politique titulaire d’un DEA à l’Ugb de Saint-Louis, trouve nécessaire que les gens y aillent «avec une certaine bonne foi», mais surtout avec la «posture de faire des propositions et des contre-propositions et non des calculs électoralistes»

IBOU SANE, PROFESSEUR EN SCIENCE POLITIQUE A L’UGB : «Il faut que les hommes politiques apprennent à se faire confiance»

Si tous les acteurs du dialogue politique s’accordent sur la nécessité de trouver une personnalité «neutre» à même de diriger la commission cellulaire du dialogue, il n’en demeure pas moins que pour le moment, les points de vue divergent sur les noms avancés ou proposés par les uns et les autres. Ainsi donc, le Professeur en Science politique à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint Louis, Ibou Sané pense qu’à ce rythme, on ne s’en sortira jamais. Sur les raisons de son scepticisme, Professeur Sané trouve que «la problématique de la neutralité pose énormément de problèmes : qui est neutre et qui ne l’est pas ? Comment peut-on savoir que quelqu’un est neutre ? Sur quelle base ou critères ?» Il reste ainsi formel que même en matière de recherche, la neutralité pose problème. Pour étayer son propos, il citera le Professeur Pierre Bourdieu qui avait l’habitude de dire que : «sur les problèmes politiques qui appellent un raisonnement, il y a toujours du parti pris politique». Même pour la société civile, il est d’avis qu’elle joue au «yoyo» car «quand ça l’arrange, elle abandonne la chaise sur laquelle elle était assise, celle de la société civile, pour créer des mouvements ou des partis politiques». Donc, il pense que «s’ils (acteurs politiques) mettent la neutralité au premier plan, ils ne trouveront personne». «A moins qu’ils aillent trouver les militaires, les généraux, comme à l’époque avec le Général Niang, le Général Lamine Cissé, qui ont joué leur partition»,se remémore-t-il.

Quelle posture doivent adopter les acteurs politiques pour la réussite du dialogue ? Sur cette question, le Professeur à l’Ugb trouve pour sa part que ce n’est qu’une question de confiance. A son avis, «il faut que les hommes politiques apprennent à se faire confiance et qu’ils évitent de détruire chaque fois ce que l’autre a construit. C’est une perte de temps. Ces problèmes-là doivent être dépassés». Mieux, pour éviter de connaitre le statu quo, il propose que les acteurs parlent plutôt de «personnalité honnête capable de tirer les uns et les autres vers le sens commun». Se voulant plus clair, il dira que «le facilitateur n’est pas une personne qui va influencer ou tirer les gens vers la direction qu’il veut. Il rassemble les points de vue et les gens s’accordent sur ces points de vue». L’essentiel, selon lui, est que la personne puisse organiser les débats tout en sachant que «ce n’est pas à elle de prendre les décisions qui vont sortir des concertations». Cela, afin de trouver un «consensus», car «on ne peut pas avoir l’unanimité», conclut-t-il.

FREDERICK KWADY NDECKY, ANALYSTE POLITIQUE : «Il faut que les gens y aillent avec une certaine bonne foi»

De son côté, l’expert électoral, non moins analyste politique, Frederick Kwady Ndecky salue tout d’abord la volonté affichée par les uns et les autres de prendre part à ce dialogue. Pour autant, il reste convaincu que la posture des acteurs à ce dialogue est «aussi importante», car «il ne faut pas y aller juste pour poursuivre cette controverse». Il pense, en fait, que les acteurs doivent s’y rendre dans le but de trouver quelque chose de concret qui arrangerait tous les acteurs, afin d’éviter les tensions. Pour cela, il estime que l’une des bases essentielles est d’établir les termes de référence. Parce que, «si on n’est pas d’accord sur ce sur quoi on doit établir un consensus, on est parti pour en sortir avec beaucoup plus de désaccords». Mieux, pour lui, ceux qui sont disposés à aller à ce dialogue doivent apporter «leur input à ces termes de référence».

Poursuivant son propos, M. Ndecky trouve aussi qu’il va falloir que les participants soient de «bonne foi». A son avis, «ça doit être un dialogue sincère. Il ne faudrait pas qu’il y ait des agendas cachés». C’est ce qui expliquerait ces éternels appels au dialogue car, les fois précédentes, «il n’y avait pas de bonne foi des uns et des autres». S’adressant aux acteurs politiques, il pense qu’il faut qu’ils comprennent que ce qui se fait là n’est pas à eux seuls. Pour lui, c’est le Sénégal qu’il faut mettre en avant et oublier un peu les intérêts partisans là où l’intérêt national est engagé. Il reste ainsi convaincu que «ce qu’on aura à l’issue de ce dialogue dépendra beaucoup plus de l’attitude qu’adopteront nos hommes politiques parce qu’ils sont les acteurs principaux pour la réussite ou l’échec du dialogue».

Quid de la confiance entre les acteurs ? Frederick Kwady Ndecky pense qu’il y a «un minimum de confiance entre eux», ce qui expliquerait leur disposition à participer au dialogue. Ou du moins, il estime que ces derniers se font plus ou moins confiance à présent que lors des précédentes rencontres. Toutefois, pour la réussite de ce dialogue, «il ne faut pas que les autres voient des tentatives de récupération du processus à leur profit», prévient-il. Cela, dans la mesure où, pense-t-il, «chacun va essayer, sur la base des résultats qu’il a eus lors des dernières élections, de capitaliser sur ses acquis au point de passer à côté de l’essentiel». Donc, pour la réussite de ces concertation, «il faut les gens y aillent surtout avec la posture de faire des propositions ou des contre-propositions très claires et ne pas y aller avec seulement des calculs électoralistes». Ainsi donc, il reste optimiste que s’il n’y a rien de tout cela, «on est parti pour avoir le dialogue qu’on attendait jusqu’ici entre les différents acteurs». Et même mieux, il pense qu’il ne faut pas que cela se limite à des rencontres entre hommes politiques seulement, mais cela  doit être ouvert à tous les autres secteurs de la société

Ngouda Fall Kane : «Le dialogue national n’est pas une négociation»

https://www.pressafrik.com « Le dialogue national n’est pas une négociation ». C’est la conviction du leader du parti « Jam Ak Kheweul », Ngouda Fall Kane, qui salue les « actes forts posés par le Président Macky Sall après sa réélection ». Il appelle à cet effet, l’opposition et la majorité à échanger sur ce qui les divise.

« Le dialogue n’est pas une négociation, mais un échange d’idées entre parties adverses, en vue de trouver les solutions consensuelles et appropriée aux problèmes qui se posent et qui semblent les séparer. De ce point de vue, ne pas répondre favorablement à cette invitation au dialogue initié par le président de la République, pour des raisons purement politiciennes, relève de l’infantilisme politique et du manque de patriotisme », déclare-t-il.

Dans un entretien avec « L’Observateur », l’ancien agent à l’Inspection général d’Etat (Ige) souligne qu’ : «Il est nécessaire à la limite obligatoire, que l’opposition et la majorité échangent sur ce qui les divise, à savoir le fichier électoral, le processus électoral, dont le parrainage, le calendrier électoral et tout autre sujet percutant ayant trait à la stabilité sociale et à la sécurité des populations ».

Par ailleurs, Ngouda Fall Kane se dit « heureux de constater que ce dialogue est aujourd’hui facilité par les concessions faites par la majorité, s’agissant de la mise en place d’une commission de supervision neutre qui écarte de facto le ministre de l’Intérieur. La politique de la chaise vide n’a jamais été une posture responsable ». Aminata Diouf

PR IBOU SANE SUR L’AMNISTIE DE KARIM ET LA LIBÉRATION DE KHALIFA POUR APAISER LA TENSION : «JE PENSE QU’IL N’Y A PAS DE PRIVILEGE POUR LES HOMMES POLITIQUES»

http://www.sudonline.sn Je ne suis pas du même avis. Parce que si on libère ces gens-là, et les autres qui ne sont pas politiques et qui sont en prison ? Est-ce que ces gens ne sont pas sénégalais ? Deuxièmement, ils ont été accusés et jugés coupables

L’argent qui est parti ne pouvait-il pas servir à autre chose au Sénégal ? Pourquoi seulement les hommes politiques veulent être la chasse gardée et que les autres se préoccupent d’eux ? Et les autres qui ne sont pas en politique. Les autres qui ont volé des coqs ? Ceux qui ont tué par accident ?

Eux, ils n’aiment pas la grâce, ils veulent être amnistiés pour qu’on efface tout. Si on le fait, cela veut dire qu’on nous avait installés dans un dilemme cornélien pour rien. Je pense qu’il n’y a pas de privilège pour les hommes politiques. S’il doit y avoir des privilèges, tous les acteurs doivent en bénéficier que ce soit les acteurs culturels, économiques, etc. Pourquoi quand les hommes politiques font des fautes, les gens doivent laisser tomber ? C’est vrai que ça peut contribuer à baisser la tension.

Mais, cela va créer d’autres problèmes. Vous n’avez pas vu les pharmaciens qui se sont révoltés contre un fait inédit ? Je pense que les hommes politiques doivent savoir raison garder. Même le dialogue dont on parle, il n’est pas seulement politique. Mais, ils veulent tout faire pour qu’il soit d’abord politique avant qu’il ne soit économique, environnemental, social»

800 jours khalifa sall

http://www.enqueteplus.com Téméraires, les ‘’khalifistes’’ le sont. Hier, ils ont célébré, à leur façon, les 800 jours de détention de leur mentor. Et pour eux, il ne s’agit ni plus ni moins que de ‘’800 jours d’injustice, de détention arbitraire, de séquestration, de privation’’.

Très remontés, ils réclament simplement sa libération car, fulminent-ils : ‘’800 jours, ça suffit !’’ Pour les partisans de l’ex-édile de la capitale, le responsable politique est en prison par la seule volonté d’un homme. Ils ne désespèrent donc pas de le voir libre

Dialogue national : La société civile exige l’inclusion de toutes les forces vives de la nation

http://www.seneweb.com La société civile exige une bonne implication exclusive des centrales syndicales, des travailleurs, des organisations de la société civile et de la diaspora d’une manière générale dans le processus en cours. Des représentants des centrales syndicales ont rencontré ce matin une délégation de Africa Jom center conduite par Alioune Tine.

Selon les deux parties, le dialogue doit revêtir trois dimensions.  Une dimension politique qui doit prendre en compte le renforcement de notre Etat de Droit, une économique qui prenne en compte les aspirations des citoyens et une autre sociale qui inclut le dialogue social en prenant en compte la problématique de la promotion du travail décent, l’équité de genre et la justice sociale, informe Zik Fm.

Abdoulaye Ndoye du Cusems d’expliquer les raisons pour lesquelles on doit inclure les forces sociales.  «  Le dialogue national doit inclure toutes les forces vives de la nation, déclare-t-il. On ne peut pas dialoguer dans un pays sans les forces sociales, sans les travailleurs sinon on risque de faire un arrangement entre politiciens ».

Les sept syndicats les pus représentatifs de l’éducation et la formation ont prôné lors de cette rencontre une justice équitable et sociale. Abdoulaye Ndoye  d’ajouter qu’« il y a une question aujourd’hui pour nous, qui est nationale parce que c’est une question qui est articulée autour de l’équité et de la justice sociale. Il s’agit précisément du système de rémunération des agents de la fonction publique. Pour rappel, depuis 2004 au Sénégal, nous assistons à une dérégulation exponentielle du régime indemnitaire », déplore le syndicaliste.

LE GRAND PARTI VA PARTICIPER AU DIALOGUE NATIONAL AUX CONDITIONS DU FNR

http://www.emedia.sn Le Grand Parti de Malick Gackou a décliné son vœu de prendre part au dialogue national. Cependant, le GP compte y participer dans les conditions requises et adoptées par le Front de Résistance National (FNR). C’était lors d’une session hebdomadaire du Secrétariat Exécutif National, ce mercredi 22 mai 2019. « Le SEN/GP a vivement demandé au Président Malick GAKOU de ne ménager aucun effort pour la concorde nationale et la réussite du dialogue au nom des intérêts supérieurs de la Nation », indique l’instance politique dans le communiqué parvenu à Emedia.sn. Cheikh Tidiane NDIAYE

Moustapha Diakhaté : «Il est urgent de trouver une alternative à Macky Sall»

http://actunet.net Présentant le dialogue politique comme une occasion rêvée d’aplanir les différends qui essaiment le champ politique, Moustapha Diakhaté est d’avis que cette concertation devrait être mise à profit pour dresser un diagnostic sans complaisance de la politique de décentralisation du Sénégal de 1972 à nos jours. Préconisant la suppression du pouvoir de grâce présidentielle et d’amnistie parlementaire, il envisage par ailleurs l’après Macky Sall et invite, à ce propos, la coalition Bby à tenir des Assises pour définir une feuille de route en vue de se maintenir au pouvoir au moins jusqu’en 2035.

L’entame du second mandat du Président Macky Sall est marquée par un appel au dialogue qui suscite moult interrogations. Cette initiative se justifie-t-elle selon vous ?

J’appuie le dialogue mais je souhaite que cela soit la dernière fois. Le Sénégal doit dépasser l’ère où l faut lancer des appels au dialogue. Le dialogue entre acteurs politiques doit être permanent. Le dialogue, comme je dis, c’est le mur qui supporte la démocratie. Tous les acteurs doivent être à tout moment en mesure de se parler, de se concerter. Vous n’avez pas besoin d’être en accord avec quelqu’un pour l’écouter et l’entendre. Dans certaines démocraties le président de la République consulte à chaque fois que de besoin les acteurs politiques, maintenant les avis qu’ils lui donnent ne le lient pas, mais au moins ça permet d’apaiser le climat démocratique. Maintenant nous sortons d’une élection présidentielle que nous avons gagnée et il y a eu des griefs qui ont été formulés par l’opposition. Je crois que ce n’est pas une mauvaise chose que de nous mettre autour d’une table pour étudier ces griefs et à partir de là continuer à consolider notre démocratie. Je crois que le Sénégal est habitué à ce genre de situations. Au sortir de chaque élection nous  avons connu des crises, mais ces crises ont débouché sur de la concertation, sur de la consultation, et cela a permis à notre pays de continuer ses avancées pour ce qui concerne la démocratie. J’approuve et je soutiens ce dialogue, et je crois qu’il en sortira quelque chose qui va permettre de cimenter davantage la démocratie sénégalaise.

Ce dialogue intervient dans un contexte de contestations post électorales. Comment appréciez-vous la remise en cause de la sincérité du régime en place ?

Ce n’est pas la première fois que l’opposition conteste une élection. Depuis 1978 j’assiste à des élections au Sénégal, et les seules élections que l’opposition n’a pas contestées ce sont les élections qu’elle a gagnées. En 2000, l’opposition n’a pas contesté les résultats alors qu’il y avait des tensions avant le scrutin. En 2012 aussi, l’opposition a accepté les résultats parce qu’elle a gagné. De mon point de vue c’est une vieille rengaine. Toujours est-il que l’essentiel est qu’après l’élection les gens puissent se retrouver autour d’une table pour regarder les insuffisances et les améliorer. Évidemment, le Sénégal a quand même acquis des niveaux démocratiques assez élevés, mais cela n’empêche qu’il peut y avoir des insuffisances dans l’organisation du processus électoral. Et ces insuffisances méritent d’être corrigées avant qu’on aille encore à un autre scrutin.

Justement, les insuffisances liées au parrainage font craindre une organisation cacophonique des élections locales à venir. Comment circonscrire ces manquements ?

Au niveau du parrainage je pense qu’il y a une insuffisance, notamment en ce qui concerne le contrôle des signatures. Il était demandé aux partis politiques de présenter un fichier électronique et un fichier physique. Il se trouve que le Conseil n’a fait ses vérifications qu’à partir du fichier électronique. Ça pose quelque part problème. Des erreurs matérielles ont été constatées et finalement un certain nombre de candidats n’ont pas pu se présenter. Je crois qu’il y a des correctifs à apporter avec des règles connues de tous. De mon point de vue je crois que ce serait une bonne chose que le Conseil constitutionnel ne gère pas la vérification du parrainage. Cela devrait être confié à une autre structure, de sorte que le Conseil constitutionnel statue uniquement sur les éléments qui constituent une candidature. Une décision du Conseil constitutionnel est sans appel, or quand quelqu’un est face à une juridiction sans appel il est difficile pour lui d’obtenir gain de cause. S’il y a une structure autre chargée de vérifier le parrainage, s’il y a des contestations, les victimes pourront saisir le Conseil constitutionnel ou la Cour suprême. Tout est discutable. L’essentiel est que les acteurs se parlent honnêtement et sincèrement et que les uns et les autres ne cherchent pas à ruser et à manœuvrer.

Que pensez-vous de l’idée de reporter les élections locales ?

Le respect du calendrier républicain fait partie des standards de la démocratie. On ne peut pas changer le jour du scrutin selon les humeurs ou selon le bon  vouloir des hommes politiques…

Mais le Président Macky Sall est le premier à avoir réaménagé le calendrier républicain en reportant ces locales qui devaient se tenir en juin 2019…

Le report des municipales en décembre est lié à la présidentielle. C’était quand même un peu compliqué de la tenir en juin. Ce report là on peut le comprendre. Ceci dit, je considère que le principe doit être le respect scrupuleux du calendrier républicain ; mais si le report peut permettre à la classe politique, aux Sénégalais d’analyser, d’évaluer la politique de décentralisation du Sénégal depuis 1972, je crois que ce serait une très bonne chose. Il va de soi que nous avons énormément de collectivités territoriales. Je crois que le Sénégal n’a pas besoin de 557 communes. Il faudrait, de mon point de vue, réduire çà au nombre d’arrondissements qui existent au Sénégal. Dans ce cas on aura 133 communes de grande envergure au Sénégal. Tout cela mérite une bonne réflexion pour réduire le nombre de collectivités territoriales, mettre à la disposition de ces collectivités territoriales suffisamment de ressources humaines de qualité et de moyens. En somme, de mon point de vue, tous les domaines de compétence transférés au niveau des collectivités locales doivent être accompagnés d’une allocation des ressources nécessaires pour que les collectivités locales puissent les prendre en charge. Si le report des Locales peut permettre de faire le diagnostic de la politique de décentralisation du Sénégal pour apporter les correctifs permettant à la démocratie locale de remplir pleinement sa vocation, je n’y trouve pas d’inconvénients. Mais par principe, je suis attaché au respect du calendrier républicain.

D’aucuns estiment que la majorité manœuvre pour le report des Locales car elle contrôle 530 des 557 communes à l’heure actuelle. Quelle appréciation faite vous de ce constat ?

Moi je n’ai aucune crainte. Je crois que si on organise les Locales en décembre on les gagnera comme nous avons gagné l’essentiel des élections auxquelles nous avons participées. Comme je vous l’ai dit je ne suis pas attaché au report, par contre s’il doit y avoir un report, çà doit être l’occasion de faire le diagnostic de la décentralisation. Dans ce cas de figure c’est le Sénégal qui en sortira gagnant, parce qu’au sortir de ce diagnostic, au sortir de ces réflexions, nous aurons une meilleure feuille de route pour permettre d’accélérer notre politique de décentralisation. De mon point de vue, la majorité ne gagne absolument rien à reporter les élections, parce que si nous les organisions demain nous gagnerions certainement, comme nous avons remporté la présidentielle au premier tour. Je crois qu’il est plus difficile de gagner la présidentielle dès le premier tour que de remporter les collectivités territoriales. Par contre, cela peut  être l’occasion d’améliorer notre politique de décentralisation. Une autre chose qui me semble aussi très importante : c’est que les collectivités locales sont l’épicentre de la gouvernance locale, c’est l’autogouvernement, la prise en charge des préoccupations au plus près. Or, si nous regardons bien les choses on constate que les populations sénégalaises ne se soucient absolument pas de leurs collectivités territoriales. Cette réflexion doit nous amener à permettre aux populations de se réapproprier leurs collectivités territoriales, que cela soit davantage une affaire citoyenne que de la politique politicienne. Les impératifs politiques et politiciens doivent être réduits au maximum possible.

N’est-ce pas là une manière de désavouer l’acte III de la décentralisation ?

Accuser l’acte III c’est faire fausse route. Depuis l’instauration de domaines de compétences transférées (en 1996, Ndlr) l’État central n’a jamais mis de moyens conséquents au niveau des collectivités, et de mon point de vue c’est une faute. Si on mène une bonne politique de décentralisation, on pourrait supprimer les ministères qui correspondent à tous les domaines de compétence qui sont transférés. Nous allons aujourd’hui vers une quinzaine de compétences transférées, il faut que l’État, en transférant ces domaines de compétence, y mette les moyens financiers et les moyens humains pour permettre aux collectivités territoriales de remplir correctement leur mission. Le report peut être une occasion aussi de réfléchir sur toutes ces questions pour croiser les regards, afin que la politique de décentralisation puisse permettre d’avoir le mieux État. Le mieux-État pour moi c’est l’État le plus proche des populations, mais le jacobinisme que nous avons hérité de la France a, de mon point de vue, atteint ses limites. Aujourd’hui, il nous faut aller vers plus d’implication des populations dans les collectivités territoriales, plus de démocratie participative, plus de libertés locales. Si  la volonté politique y est, des solutions peuvent être trouvées.

L’ombre de Khalifa Sall et Karim Wade plane sur le dialogue…

Leur ombre ne doit pas planer sur le dialogue. Ils ont été condamnés par la justice, et vouloir faire du dialogue politique une occasion de les libérer c’est faire un pied de nez à l’indépendance et à la dignité des magistrats. C’est un jeu extrêmement dangereux auquel il ne faut pas donner libre cours. Il y a des centaines de prisonniers au Sénégal, ces gens-là sont-ils moins Sénégalais que messieurs Karim Wade et Khalifa Sall ? Il faut que les politiciens arrêtent. On ne doit pas effacer la parole de la justice par des préoccupations politiciennes.

La grâce du trafiquant de médicaments Woury Diallo a suscité un tollé, à tel point que les pharmaciens ont déposé un mot d’ordre de grève pour ce mercredi. Sa libération se justifie-t-elle selon vous ?

Moi je l’ai appris avec beaucoup de déception. Et cela renforce ma conviction de toujours : le pouvoir de grâce que la Constitution a accordé au président de la République doit être supprimé, tout comme le pouvoir d’amnistie dont dispose l’Assemblée nationale. En les supprimant, je crois qu’on rendra la justice davantage indépendante, et du législatif et de l’exécutif. Je crois qu’il doit y avoir une enquête au niveau de l’administration pénitentiaire, au niveau du service qui gère les grâces pour savoir ce qui s’est réellement passé. S’il y a une faute que les fautifs soient sanctionnés de la manière la plus sévère parce que c’est inacceptable qu’un vendeur de mort au Sénégal puisse bénéficier d’une grâce du président de la République. C’est antinomique. Donc je condamne sa libération et je crois que ce qu’il urge de faire c’est de mener les enquêtes nécessaires pour apporter les correctifs, identifier les responsables de cette forfaiture et les sanctionner pour que pareil cas de figure ne se pose plus.

Nous sommes actuellement au siège de Benno bokk yakaar. Comment appréciez-vous l’avenir de cette coalition ?

J’estime que nous avons intérêt à maintenir la longévité de la coalition. Elle a battu tous les records de longévité au Sénégal depuis 1960 et ça a donné des résultats probants, ça a favorisé la stabilité du pays, ça a aussi permis au président de la République de bons résultats plébiscités par sa réélection au premier tour. Puisqu’on ne change pas un cheval qui gagne, je souhaite que Benno puisse vivre jusqu’en 2035, année butoir du Pse qui est la charpente économique, programmatique de Bby.

Quid de la transition vers l’après Macky ?

Je ne sais. En tout cas ce que nous devons faire c’est de travailler de façon à ce que nos partis soient mieux organisés. Je parle d’abord pour l’Alliance pour la République. Un parti ce n’est pas une masse informe, un parti doit être organisé aussi bien au niveau horizontal qu’au niveau vertical, ce qui n’est pas encore le cas de l’Apr. Et c’est peut-être cela la caractéristique de l’essentiel des partis politiques sénégalais. Le défi que nous devons relever c’est de maintenir l’unité, mais aussi d’organiser les choix futurs, de telle sorte que tous les partis de la coalition puissent s’y retrouver. En somme, nous devons avoir une organisation territoriale, une organisation verticale qui puisse nous permettre, le moment venu, de choisir le meilleur d’entre nous pour  qu’il représente nos couleurs pour les prochaines présidentielles. Cela demande, de mon point de vue, de la réflexion ; c’est pourquoi je considère qu’il est urgent qu’il y ait des assises de la coalition Bby pour que nous puissions ensemble élaborer une nouvelle feuille de route qui puisse nous conduire à l’après Macky Sall. Tôt ou tard il partira. Et puisque pour le moment c’est lui la colonne vertébrale de la coalition, il faut qu’on en arrive à trouver une alternative à Macky Sall, et cette alternative passe, de mon point de vue, par deux choses : l’organisation de nos différents partis et de la coalition sur l’ensemble du territoire, mais aussi, faire du Pse la charpente principale de la coalition Bby. Si ces deux éléments sont réunis, avec le soutien et le leadership du président de la République, la coalition peut survivre longtemps et remporter des batailles électorales dans les années à venir. Par Mohamed NDJIM

MAMADOU LAMINE DIALLO, ANTECHRIST OU LEVIATHAN? Par Abdourahmane Ndiaye

Il est de notoriété publique que le député M. L. Diallo est un Lucky Luck à rebours, dans son genre. Si le célèbre héro de bande dessinée « tirait plus vite que son ombre » au service du bien et de la justice, il a trouvé son pendant- antéchrist plutôt- au Sénégal.

Voilà un homme du mal, issu d’un mal, et qui vit par le mal. Voilà un homme qui ne fait apparemment pas la distinction entre « adversité » et « haine ».

Mamadou Lamine Diallo est parvenu à l’hémicycle par un wagon, le même qu’il a toujours emprunté à défaut de construire sa propre locomotive. Ce qui est en soi louable parce qu’il n’est pas donné à tout le monde d’être leader.

Le mouvement qu’il a créé depuis lors s’appelle « tékki ». En wolof, le terme est une projection d’une position de « non-signifiant » (ku tekki woul) vers une position de notoriété (tékki). Apparemment, les trajectoires suivis ne l’ont pas encore satisfait puisqu’il doit sentir un manque, une insuffisance en lui-même qui l’empêche d’être accompli (autre définition de « tekki »). Tékké goul.

Alors, pour compenser, il trempe sa plume dans le fiel et ajuste sa cible.

Ce qu’il ignorait et ignore toujours, c’est qu’un éléphant est hors de portée d’une fourmi « bou tékké goul ». Un Présidant de la République, deux fois choisi par son peuple et dont tous les projets proposés à ce même peuple ont été adoubés, n’est pas une cible ordinaire pour quelqu’un qui cherche sa voie vers le tékki.

Ses questions orales, aussi ineptes les unes que les autres, sont un magma de contradictions répétées et finalement oublié dès le dépôt à l’Assemblée.

Sa dernière sortie n’est rien d’autre que l’étalage de ses limites et contradictions. L’histoire d’un peuple, de tous les peuples, est jalonnée d’événements douloureux parfois. Les tsunamis du Japon et d’Indonésie, les trempblements de terre de Pompéi ou d’Agadir, ou même le crash de Dahran (qui nous a couté 90 diambars) et le naufrage du Diola n’ont vu un représentant du peuple à un si haut niveau pointer du doigt un régime politique. En chercher systématiquement les responsables est un aveuglement volontaire et coupable. C’est surtout ignorer Dieu ou pire, l’accuser comme le faisait le Léviathan.

C’est cette attitude qui sert de carburant à ces jeunes agresseurs qui roulent en motocyclettes les veilles de fête et volent à la tire avec des « tisers » et des armes blanches.

VOILA LE NIVEAU DE RESPONSABILITE DE DIALLO ET DES GENS QUI PENSENT COMME LUI.

Selon M L Diallo, notre regrettée Fatoumata Matar Ndiaye était une jeune femme ! Cette respectable dame, militante de la première heure du parti du Président Sall pourrait être sa mère. La regretté Binta Camara passait tout son temps à capitaliser les réalisations du Président Macky Sall. Elle a été assassinée, non pas par un chômeur et un révolté comme le prétend le député, mais par quelqu’un qui avait son travail et qui l’exerçait. Dans leur Paradis, elles se garderont pourtant de maudire ce député. Parce que tékké goul.

Pour Mr Diallo, ce serait donc Macky qui tuerait ses militants ? N’en rions pas.

Les chavirements catastrophiques de pirogues dans les Iles du Saloum et de la Casamance ? Ce n’est ni la surcharge, ni le mouvement des flots, encore moins le manque de ports de gilets de sauvetage !

Ces pêcheurs qui disparaissent en mer ? Ne chercher pas loin les coupables. Tendez-lui le micro ou prêtez-lui la plume, il vous dira que c’est le régime de Bénnoo Bok Yaakaar.

Cette scène de ménage qui a viré au drame à Thiès, c’est toujours le même coupable.

Ce que le Président Macky Sall a déjà fait pour ce pays et qui lui vaut d’avoir été reconduit est patent, manifeste et palpable (excusez ces redondances). Il a équipé nos forces de défense et de sécurité, construit des ports et des aéroports, allongé et bitumé des centaines de kilomètres de routes, construit des ponts et des passerelles, creusé des puits et des forages, élargi l’accès à l’énergie et diminué le coût de la vie pour ses concitoyens. Il ne s’en fatiguera pas, parce que ce n’est pas son genre que de renoncer à faire le bien et à traquer les prévaricateurs.

Ce que le Président ne réussira jamais –parce qu’il ne le peut pas et ne le veut pas, c’est entrer dans toutes les chaumières en inquisiteur, ni entrer dans les petites cervelles de comploteurs et des assassins à la manière du Big Brother d’Orwell.

  1. L. Diallo, vous êtes parmi les principaux responsables de cette situation d’insécurité.

Parce que, comme tes semblables qui embouchent la même trompette aux effluves nauséabondes, tékki wo !

Et la route est encore longue vers ton tékki !Abdourahmane Ndiaye,Secrétaire Administratif National de l’APR,abdunjaay@hotmail.com

LES RAISONS DU LIMOGEAGE DE MAMOUR DIALLO

https://www.seneplus.com -LeTemoin-Il lui serait reproché d’avoir refusé d’intégrer le comité électoral communal de Bby de Louga mis sur pied par le président Macky Sall et dirigé par Moustapha Diop, lors de la présidentielle

Une semaine après sa première sortie fracassante à Louga à la suite de son limogeage de la Direction des Domaines, les langues commencent se délier tant à Dakar qu’à Louga sur les profondes raisons ayant motivé le limogeage de Mamadou Mamour Diallo, président du mouvement « Dolly Macky »

En effet, selon des informations qui émaneraient des sphères gravitant autour du cabinet présidentiel (ou de ce qui en reste !) et du staff de la coalition Benno Bokk Yaakar (Bby), il serait reproché à Mamadou Mamour Diallo d’avoir refusé d’intégrer le comité électoral communal de Bby de Louga mis sur pied par le président Macky Sall et dirigé par Moustapha Diop, lors de la présidentielle du 24 février dernier.

Le président du mouvement « Dolly Macky » avait alors, rappellent ses adversaires, « boudé » l’installation de ce comité et avait créé avec Aminata Mbengue Ndiaye un comité électoral parallèle. Ce comportement de Mamour Diallo qui, selon nos interlocuteurs, friserait « l’insubordination et le non respect de la discipline de parti et de la coalition , ainsi que des directives du président » aurait fragilisé, du coup, les chances de la coalition BBY qui n’a pas pu atteindre l’objectif de 80 % des suffrages exprimés que s’étaient fixés ses leaders. Cette position de cavalier seul prise par M. Diallo n’aurait pas plu au président Sall qui aurait estimé, selon notre source, que cette division a beaucoup porté préjudice à la coalition Benno Bokk Yaakar de Louga. C’est pour cette raison, entre autres, que la coalition présidentielle a obtenu des résultats en deçà de ceux escomptés. Et le président Macky Sall se serait, ajute-t-on, interrogé sur le poids de chacun des cinq leaders de sa coalition à Louga notamment Moustapha Diop, Amadou Mbery Sylla, Mamour Diallo, Aminata Mbengue Ndiaye et Oumar Boun Khatab Sylla.

Pourtant, chacun d’eux, lors de leurs réunions d’évaluation des résultats de la présidentielle, a revendiqué l’« apport gagnant » de plus de 6 % réalisé lors de la présidentielle puisque que, aux dernières législatives, Benno avait obtenu près de 54 % des suffrages et 60, 8 % à la présidentielle du 24 février dernier soit un gain de prés de 6 %. Au final, le département de Louga n’a pu gagner qu’avec un faible taux de 60,8 % contrairement aux 80 % qu’y visait la coalition Benno Bokk Yaakar. Ainsi, des 54 % obtenus aux dernières législatives dans le département, ce taux est passé à 60,8% à la présidentielle du 24 février dernier soit un surplus de seulement 6 % que les cinq leaders précités se partagent du reste. 0ù est alors, dans ces conditions, le « Dolly » du mouvement de Mamour Diallo sans le quel, disent les partisans de l’ancien patron des Domaines, le Benno n’aurait pas gagné la présidentielle à Louga ?

En plus de cela, Mamour Diallo, nous signale-ton, serait libéré de ses charges de Directeur des domaines pour lui permettre d’être à la disposition de la commission d’enquête mise en place par l’Assemblée nationale et, partant, préparer sa défense face aux accusations de détournement de 94 milliards portées contre lui par son ancien collègue Ousmane Sonko. Telles seraient, en tout cas, entres autres les raisons profondes ayant conduit au limogeage de Mamour Diallo de son poste de directeur des Domaines. Mbargou Diop, correspondant permanent à Louga

Lutte contre l’insécurité : La recette du commissaire Keïta

http://www.seneweb.com Face à la recrudescence des crimes qui était à l’ordre du jour d’une réunion de sécurité convoquée par le chef de l’État avant-hier, lundi 20 mai, le commissaire Cheikh Sadibou Keïta appelle à l’élaboration d’un « projet sécuritaire » adossé à nos réalités environnementales.

Viols, meurtres, braquages, agressions… : l’insécurité est galopante ces derniers mois au Sénégal. Que se passe-t-il ?

La sécurité c’est un projet d’abord. On ne peut pas faire immédiatement de la dissuasion pour sortir d’une situation d’insécurité qui est devenue chronique. Depuis très longtemps on tourne en rond pour considérer un problème d’ordre chronique. Il faut qu’on s’arrête, qu’on évalue tout autour de nous, autant les problèmes tels qu’ils se posent aujourd’hui que les moyens et les réponses que nous avons sur nos registres. La sécurité c’est de la prévention d’abord.

Quelles sont les grandes lignes d’une bonne politique de prévention ?

Il faut agir sur l’environnement pour avoir une certaine maîtrise de ce qui va venir. En faisant quoi ? En mobilisant le maximum de moyens pour avoir des informations sur toutes les intentions, sur tous les projets, sur toutes les situations, sur toutes les catastrophes qui pourraient survenir. Et ensuite développer des mécanismes de réaction pour agir à cet endroit pour que ces événements qu’on peut prévoir ne surviennent pas ou qu’on en atténue la survenance. Ensuite, la réaction. La réaction c’est la répression, c’est le système judiciaire, c’est la police et la gendarmerie qui doivent administrer toutes les actions qui mènent à la gestion de la sécurité… C’est en évaluant tout cela qu’on peut avoir un projet sécuritaire et c’est cela qu’il faut. Il n’y a pas de magie en la matière. Il faut qu’on ait un projet global à l’intérieur duquel on insère beaucoup de projets sectoriels.

« L’assise des politiques sécuritaires pose problème. L’État a une politique sécuritaire qui dépend d’une situation qui est fausse au départ. »

C’est-à-dire ?

C’est-à-dire qu’on identifie l’ensemble des endroits où l’insécurité a des particularités et qu’on y intervienne de manière spécialisée. Je crois qu’à force de conglomérer tout cela, on arrivera à trouver des solutions plurielles. Maintenant à côté de cela, il faudrait qu’on comprenne que la sécurité n’est pas seulement une affaire d’actions policières ou de gendarmerie. Il faut considérer les autres aspects de la vie de la société qui sont importants en ce qui concerne la sécurité.

Lesquels ?

Il nous faut créer une situation de départ à partir de laquelle on se dit : ‘aujourd’hui nous avons une politique sécuritaire qui tient compte de l’ensemble des éléments qui constitue la sécurité et qu’on essaie de maitriser aux plans de la prévention, de l’action répressif, de l’intervention donc de la réaction. Il faut aussi un système judiciaire adéquat…’. Vous voyez donc : l’ensemble des paramètres qui entrent en considération si on veut avoir une évolution sur le plan de la sécurisation des populations et de leurs biens. Ce n’est pas demain que cela va se passer.

Donc en gros, selon vous, c’est l’absence d’une politique sécuritaire cohérente qui pose problème ?

Disons plutôt que c’est l’assise des politiques sécuritaires qui pose problème. L’État a une politique sécuritaire qui dépend d’une situation qui est fausse au départ. Parce que c’est une accumulation de réactions, depuis le temps des indépendances, sur un système qui n’était pas fait forcément pour répondre à ces interpellations actuelles, qui fausse la donnée de départ. Si nous arrivons à faire une évaluation de la situation qui permet à l’État de mettre sa volonté politique sur une assise solide, de mettre les institutions chargées de gérer la sécurité (la police, gendarmerie…) ainsi que son système judiciaire dans les conditions de pouvoir être outillés suffisamment pour pouvoir apporter des réponses appropriées à la suite de l’action policière…, je crois qu’on arrivera à avoir une politique sécuritaire plus cohérente. Mais je le dis : tant qu’on ne reprend pas les bases sur ce que nous avons aujourd’hui, on ne fera que réagir à un phénomène que les réactions ne règlent plus.

Mais à la base, il faudrait nécessairement connaître la racine du mal. Selon vous quelle est-elle ?

Aujourd’hui nous avons : une urbanisation galopante, le manque d’emploi, l’indiscipline notoire, le désordre dans les quartiers, la pauvreté, le trafic de drogue, le manque de surveillance, l’insuffisance des moyens de sécurité… Vous avez tout cela qui entre en ligne de compte et une accumulation de comportements délinquants. Tout cela concourt à l’aggravation d’un phénomène de société. Si on arrive à maîtriser ces paramètres-là, on a de la sécurité. Si on ne les maîtrise pas cela déborde. Aujourd’hui on est dans une phase d’aggravation continue de l’insécurité. Il faut que tous ces facteur-là soient contrôlés. Et cette liste n’est pas exhaustive.

« Fusionner la police et la gendarmerie ne suffit pas. Nous avons deux entités très fortes, qui ont la même mission. Nous ne l’avons pas voulu au départ, c’est un système que nous avons hérité de la colonisation. »

L’idée de fusionner la police et la gendarmerie, agitée ces derniers temps, vous semble-t-elle pertinente pour répondre au défi sécuritaire ?

Ça c’est un problème très sérieux qui entre dans la trame de ce que je viens de dire. Pris en tant que tel, pour dire qu’on a la solution, ce n’est pas cela. Mais considéré dans un cadre de réflexion avec l’ensemble des acteurs qui doivent contribuer à construire une machine de réaction cohérente qui nous permet d’optimaliser l’utilisation des moyens, des ressources financières et humaines, je crois que là on est dans une phase de réponse objective. Mais s’il faut seulement fusionner la police et la gendarmerie pour dire : ‘nous sommes en train de répondre’, cela ne suffit pas.

Je veux que cette voie de solution soit étudiée de la meilleure des façons possibles pour qu’elle apporte un plus dans la prise en charge de l’insécurité donc dans cette approche « réponse nouvelle » à la question sécuritaire. Parce qu’il est question effectivement d’apporter d’autres formes de réponses tant au plan de l’organisation qu’aux plans des stratégies, de la mobilisation des moyens et des procédures d’une manière générale. Cette réponse nouvelle, c’est à nous de l’inventer sur la base de ce qui existe et en mettant tout cela en adéquation avec ce que nous voulons créer comme réponse.

Selon vous en quoi cette fusion pourrait-elle être, le cas échéant, une réponse adéquate au problème de sécurité ?

D’abord si on regarde d’assez près, nous avons deux entités très fortes qui interviennent dans le même secteur, qui ont la même mission. Ça, nous ne l’avons pas voulu au départ, nous sommes tombés dessus parce que c’est un système que nous avons hérité de la colonisation. Donc c’est un système qui existe ailleurs pour répondre à leurs problèmes à eux, nous avons copié la même chose alors que les problèmes sécuritaires ne sont pas les mêmes.

Aujourd’hui que notre sécurité est en jeu- même les Français ont ce problème-là- devons-nous continuer avec ce système-là, même s’il est bon ? Ne faut-il pas changer et créer un autre système ? Qu’est-ce qui doit nous faire changer ? C’est la nécessité d’apporter des réponses plus pertinentes, plus efficientes, plus objectives. C’est dans cette direction que nous devons aller. Qu’avons-nous comme moyens ? C’est l’existant, c’est-à-dire la police et la gendarmerie avec une tradition, un savoir-faire et des expériences. Maintenant si nous devons aller vers la fusion de ces deux corps là nous devons voir ce que cela peut nous rapporter.

Votre réponse ?

D’un point de vue très objectif en mettant les troupes ensemble, les moyens ensemble, on économise. En fusionnant les expériences, les expertises, on apprend mieux et on s’enrichit mutuellement. En fusionnant les outils techniques tels que les fichiers, les structures d’intervention, les renseignements, il y aura moins de perdition parce que tout est cohérent. Tout est géré au même endroit. Même si on diversifie, on le fait en périphérie. Mais au centre on n’aura pas deux états-majors qui se concurrencent et c’est cette concurrence qui est pernicieuse par endroit. Il faut qu’on se regarde et qu’on se pose des questions : qu’est-ce qu’il nous faut comme sécurité ? Est-ce qu’on peut trouver une solution en gardant la police et la gendarmerie telles qu’elles sont aujourd’hui ? Faut-il les rapprocher ou les fusionner ? Voilà la démarche dans laquelle on doit s’impliquer et travailler sérieusement, objectivement et techniquement. On a beaucoup d’expertises pour pourvoir trouver une solution qui est la nôtre par rapport à notre problème. Pas une solution de fierté ou de rejet.

« Si l’État cherchait à régler les problèmes de sécurité en créant l’Agence de sécurité de proximité ce n’était pas une bonne option. »

L’État a mis en place l’Agence de sécurité de proximité (Asp) pour répondre plus efficacement à la question de la sécurité. Avec cette insécurité persistante, peut-on considérer que ce projet est un échec ?

On peut dire que si l’État avait visé régler les problèmes de sécurité en créant cette force parallèle, je crois que ce n’était pas une bonne option. Sur le terrain maintenant, quand les Asp arrivaient, la police était dans une situation de déficit d’effectif extrême. Sur ce plan-là c’est une solution qui techniquement n’était pas très appropriée mais elle a apporté quelque chose quand même parce qu’il y a eu un vide que cela a comblé. Leur présence est quelque part bénéfique. On les retrouve dans les postes de police en train de faire un travail qu’ils ont appris dans le tas. Mais ça, ce n’était pas une réponse, c’est juste un dépannage. Il faut reprendre la main, travailler à préparer des hommes à les former. La formation est une tranche importante dans cette recherche de solution.

Ne devrait-on pas les intégrer une bonne fois pour toutes dans la police ?

Je suis intransigeant sur la question : avant de les intégrer dans la police, il faut d’abord les évaluer. Voir ce qu’il faut leur apporter en terme de formation. Le métier de policier est un métier particulier et sérieux. L’acceptation déjà d’être policier c’est quelque chose qui n’est pas forcément dans l’Asp. Il faudra les forger à être policier. Ensuite, on leur donne des connaissances on leur donne du métier, on les façonne pour pouvoir être dans le renseignement, les interventions, dans des unités spécialisées.

 LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 22/05/2019

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Des communiqués du ministère de la Femme enflamment la toile 

Deux communiqués du ministère de la Femme enflamment la toile depuis hier hier matin. Les internautes qui ne tolèrent aucun impair sur les communiqués du gouvernement, en ont profité pour lyncher le ministre de la Femme, Ndèye Saly Diop Dieng. Certains doutent même de l’authenticité des communiqués écrits différemment, mais qui parlent tous de la recrudescence de la violence faite aux femmes. La première légèreté concerne l’appellation du Ministère. Sur l’entête du communiqué, il est mentionné : «ministère de la Femme et du Genre» alors qu’il s’agit du ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants. L’autre reproche fait au service de communication du ministre Ndèye SalyDiopDieng, c’estl’utilisation des vocables «communauté féminine nationale». Pour de nombreux internautes, elle aurait employer «gent féminine». Last but not least, en bas de page du communiqué, est plaquée la photo de la ministre Ndèye Saly Diop Dieng. D’aucuns relèvent une incohérence de la communication du gouvernement.

Ndèye Saly Diop Dieng 

Restons avec le ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants qui a condamné les actes ignobles exercés sur les femmes en citantles cas deBineta Camara et Coumba Yade,toutes assassinées dans des conditions atroces. Ndèye Saly Diop Dieng appelle à mettre un terme à la violence contre les femmes. Elle plaide pour la mobilisation de tous les acteurs, notammentles pouvoirs publics, les organisations de la société civile etles communautés pour une prise en charge holistique de la problématique des violences basées sur le genre. Elle promet de renforcer les mécanismes de prévention et de prise en charge des violences faites aux femmes et aux filles, notamment par l’intensification des campagnes de communication pour un changement de comportement.

Marcel Mendy dans le viseur des Jeunes Tidianes 

Marcel Mendy s’attire les foudres de la Convention nationale des Jeunes Tidianes du Sénégal. Ces fidèles lui en veulent pour avoir fait cas dans son livre d’un soutien financier de 200 millions de FCFA de Hissène Habré pour la construction de la grande mosquée de Tivaouane. Les membres de la Convention se sont réunis lundi pour répliquer aux allégations «mensongères du journaliste sénégalais Marcel Mendy, ancien coordonnateur de la Cellule de Communication des Chambres Africaines Extraordinaires dans son ouvrage intitulé «Affaire Habré entre ombres, silences et non-dits». Ainsi le président de la Convention Nationale des Jeunes Tidianes du Sénégal, Imam Mamour Fall, exige de Marcel Mendy les preuves de ces affirmations sur cet appui financier de Habré et dans les plus brefs délais. Pour les membres de la Convention, Marcel Mendy veutternir l’image de la communauté tidiane. Elle a saisi ses avocats et n’exclut pas de saisir la justice pour que Marcel Mendy apporte les preuves de ses «allégations mensongères» contre la communauté Tidiane et contre l’Islam.

Atepa lance «La Nouvelle Route de l’Acier et de l’Aluminium»

Le célèbre architecte Pierre GoudiabyAtepa explore d’autres secteurs d’activités. Il va lancer le projet dénommé «La Nouvelle Route de l’Acier et de l’Aluminium». Ce projet comporte plusieurs volets, notamment la sidérurgie, l’énergie, l’environnement, les infrastructures etla formation. L’architecte vise la sous région ouest africaine en ciblant la Guinée Bissau, la Guinée Conakry, la Sierra Léone, le Mali, la Mauritanie, le Libéria et le Sénégal. Le projet est piloté par une équipe multidisciplinaire chargée d’en fixer les contours et orientations, les défis, réalités et enjeux, d’élaborer la stratégie de déploiement et d’en faire la promotion. Il sera réalisé dans le souci de prendre en charge le contenu local aménagé dans le nouveau dispositif de gestion des ressources naturelles, par un consortium d’entreprises et de capitaines africains d’industries ressortissants des pays membres et des compétences venues d’ailleurs. Selon Pierre Goudiaby Atepa, le projet est conçu sous forme de partenariat public privé. A l’en croire, la première phase du projet qui nécessite un financement d’environ 3 milliards de dollars comporte, à titre d’exemples, un port minéralier à Potou, la réalisation du port de Buba en Guinée Bissau ainsi que d’autres infrastructures, la modernisation du port de Pepel en Sierra Léone etc.

Accident au Campement Sindia : un mort et trois blessés 

On n’arrête pas de parler des accidents de la circulation, puisqu’on en décompte chaque jour. En fait, une voiture transportant des bagages a violemment heurté un véhicule particulier sur la route nationale entre le Campement Nguékhok et Sindia. L’accident s’est soldé sur un mort et trois blessés.

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