Recrudescence des crimes : le Khalife général des mourides demande aux autorités de prendre des mesures

Recrudescence des crimes : le Khalife général des mourides demande aux autorités de prendre des mesures
Recrudescence des crimes : le Khalife général des mourides demande aux autorités de prendre des mesures

 

https://www.pressafrik.com Le Khalife général des Mourides n’est pas insensible à la série de crimes notée au Sénégal ces derniers jours. Par le biais de son porte-parole Serigne Bass Abdou Khadre, qui a fait face à la presse ce mercredi, Serigne Mountakha Mbacké a appelé les Sénégalais à une prise de conscience et surtout à un retour aux fondamentaux de la religion.

Le guide religieux a également appelé les autorités étatiques à prendre les mesures idoines pour assurer la sécurité des citoyens sénégalais.AYOBA FAYE

Récurrence des meurtres et viols:Les vérités crues du Psychologue, le Pr Serigne Mor Mbaye

https://www.dakaractu.com Le meurtre de la fille du Directeur de l’Agence de développement local (Adl) Malal Camara a plongé les Sénégalais dans l’émoi. Depuis le décès de B. Camara, des suites d’une tentative de viol qui a avorté, les plaintes fusent de partout. Certaines populations en sont arrivées à réclamer même le retour de la peine de mort pour sanctionner les auteurs des meurtre et viol. Des faits devenus récurrents ces derniers temps, au Sénégal. Dakaractu qui s’est penché sur le sujet, a pu consulter le Pr Serigne Mor Mbaye.

Dans un entretien, ce dernier, Psychothérapeute, Psychologue-clinicien, par ailleurs Directeur du Cegid (Centre de guidance infantile et familiale de Dakar), n’a pas mâché ses mots. L’État et la population n’ont pas été caressés dans le sens du poil. Le Pr Serigne Mor Mbaye a vivement dénoncé l’irresponsabilité de l’État, l’attitude mesquine de la population : cette société qui joue la politique de l’autruche. Il a aussi donné son avis sur la peine de mort agitée de nouveau, contre les auteurs de ces homicides volontaires.

 Violences faites aux femmes:le FRAPP exprime son inquiétude et invite populations à s’auto-protéger

https://www.pressafrik.com Le Front pour une Révolution Anti impérialiste Populaire et Panafricaine ( FRAPP) en conférence de presse, ce mercredi compte engager le combat pour dénoncer et demander la sanction des auteurs de violences contre les femmes. Le mouvement a exprimé toute sa solidarité aux victimes et à leurs familles. Pour le FRAPP, « ces assassinats et viols ne sont que la partie visible du machisme dont sont victime les femmes. Machisme fait aussi d’extorsion de faveurs sexuelles, de harcèlement sexuel, de violence conjugale, de viol conjugal, de pédophilie et d’inceste caché au nom du  »sutura », du  »masla » dans nos maisons, nos lieux de travail, les lieux d’éducation, nos organisations, dans la rue… ».

Un policier pour 5 000 habitants 

Au regard du FRAPP, « cette situation d’insécurité est le résultat de l’appauvrissement de l’Etat du Sénégal. Appauvrissement qui fait qu’au lieu d’un (01) policier pour 1.000 habitants, nous avons au Sénégal (01) policier pour plus de 5.000 habitants. Option néocoloniale anti-démocratique qui fait que les populations sont désorganisées sur le plan sécuritaire ».

Le FRAPP invite également les populations à l’auto-organisation dans les quartiers et villages pour assurer elles-mêmes leur sécurité, leur assainissement, leur santé, leur éducation, leur distribution, leur alimentation, leur solidarité…Car, dit-il, « l’Etat du Sénégal est incapable de les protéger. Cet Etat n’est capable que de gazer des manifestants, emprisonner des résistants. Il faut dénoncer ces assassinats, ces viols et les situer nécessairement dans un contexte d’oppressions des femmes plus larges et diversifiées qui sont économiques, politiques ».Ibrahima Mansaly

Retour de la peine de mort:le Forum des justiciables en phase avec JAMRA

https://www.dakar7.com l’ONG JAMRA peut compter sur le soutien du Forum du justiciable pour le retour de la peine de mort au Sénégal. Babacar Ba, président de l’ONG plaide pour le rétablissement de la peine de mort. « Le Sénégalais a peur de la mort…« , a-t-il déclaré, sur la Rfm reprise par Senego.

« Il est vrai qu’au moment où nous avons soulevé le débat, il y en a eu, au niveau de la société civile qui ont critiqué notre démarche. Pour eux, celui qui défend les droits de l’homme ne doit plaider le retour de la peine de mort…« , a laissé entendre le président du FJ. Pour Babacar Bâ, le droit doit être tropicalisé, adapté à nos réalités.

« Ceux qui combattent la peine de mort brandissent les conventions signées avec les instruments internationaux qui, même ratifiées par le Sénégal, devraient être adaptées à nos réalités. Car ceux qui ont codifié  la Déclaration universelle des droits de l’homme n’avaient même pas pensé au Sénégal, ce sont des instruments créés en fonction de la culture européenne que nous ne sommes tenus de suivre à l’aveuglette…« , précise M. Bâ, qui rappelle que toutes les législations du Sénégal -le droit pénal, le Code de procédure pénal- ont été copiées. « Nous sommes des Africains et devons voir, dans ces instruments, ce qui nous arrange et les tropicaliser… »

Aux détracteurs de la peine de mort, selon qui, elle ne fait pas diminuer le taux de criminalité, Bâ répond qu’il ne faut pas comparer l’Africain et l’Européen. « La relation que nous, Sénégalais, avons avec la mort est particulière. L’homme noir, particulièrement le Sénégalais, a peur de la mort…Alors que chez le blanc, où on note le plus de taux de suicide, la réalité est autre«,analyse M. Bâ, selon qui,les victimes ont aussi droit à la vie.

Que faire ? Pourquoi ne pas durcir certaines peines, éliminer certains criminels du droit à la grâce présidentielle et à la remise en liberté. Cela nécessite un système judiciaire fiable et le récent cas du Guinéen Amadou Woury Diallo chahute la fiabilité du nôtre.

Pape Maël Thiam:«Il est grand temps de repenser à la problématique de la peine capitale»

http://www.seneweb.com La recrudescence de la violence caractérisée, constatée au Sénégal, n’est que le reflet de notre société. C’est ce que pense Pape Maël Thiam, l’administrateur du parti du président Macky Sall et non moins premier vice-président du Haut Conseil des collectivités territoriales (Hcct). Interrogé par «Seneweb», il a évoqué l’éventualité du retour de la peine capitale, en plus de son diagnostic qui l’a conduit à s’interroger sur la perversion de la société sénégalaise.

«Quand on réfléchit bien, avec des nombreux cas de meurtre constatés au Sénégal, on n’est pas loin de penser que c’est le reflet de ce que peut produire une société comme la nôtre, avec tout ce que nous connaissons comme perversions que nous vivons au quotidien. Perversion sur le plan comportemental, sur le plan de la rupture du contrat social, perversion sur le plan de l’éthique à un très haut niveau de la classe politique, mais aussi de dirigeants de grandes entreprises. Le fait est que nous sommes dans une société qui a perdu ses repères.

Et une société qui a perdu ses repères ne peut produire que des actes de ce genre-là», soutient Pape Maël Thiam. «Cette même rupture est perceptible au niveau de certains centres censés être les références en termes de valeur spirituelle. Il y a lieu, aujourd’hui, de se ressaisir pour revenir à une société normale.

La société sénégalaise a été très pervertie, ces derniers temps, le chômage et la pauvreté aidant, on est fondé à penser qu’il est presque normal de vivre des situations de ce genre», dit-il. En outre, Pape Maël Thiam est d’avis «qu’il est grand temps de repenser à la problématique de la peine capitale, parce que c’est inadmissible que des gens, sous le prétexte de la liberté des droits humains, puissent se permettre des crimes de cette nature pour s’en sortir avec quelques années de prison et vadrouiller pendant qu’une âme, qui pouvait servir l’humanité entière, disparait comme ça.

Il est aussi temps que des responsabilités soient prises au niveau local. Les collectivités locales doivent également penser, de concert avec l’Etat, à mettre en place des brigades de vigilances efficaces pour anticiper, prévenir et réagir au moment opportun». «Il est aussi temps que les populations sénégalaises se saisissent de cette problématique et que chaque Sénégalais en fasse son affaire.

Ce type d’insécurité ne peut pas être combattu par l’Etat. Il faudrait une meilleure implication de toutes les populations. Il faut que l’on soit le plus vigilant et le plus intransigeant possible pour les sanctions applicables à ces types de criminel», mentionne-t-il. Pour situer les responsabilités, M. Thiam estime que «la responsabilité est moins du côté de l’Etat que des populations. Parce que, quoi qu’on dise, quand on regarde le genre de crime, on ne peut pas du tout indexer l’Etat, parce qu’il est impossible de mettre un policier derrière chaque citoyen sénégalais».

Traitement de l’info dans l’affaire Binta Camara:le Cored remonte les bretelles aux médias

https://actusen.sn Le traitement de l’information dans l’affaire Binta Camara n’agrée pas le Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias (Cored). En effet, l’instance dirigée par Bacary Domingo Mané déplore l’empressement «inexplicable» dans la transmission de certaines informations, sur le viol et la culpabilité Ass Malick Diop qui, au final, ne sont pas avérées.

Et le summum, pour le Cored, reste le fait que «certains organes de presse ont très vite pointé du doigt le vigile AssMalick DIOP, n’hésitant pas à mettre sa photo à la une, comme l’auteur présumé de ce crime odieux». Pourtant, ajoute le tribunal des pairs, toutes ces informations ont été démenties dès le lendemain. D’abord, le rapport d’autopsie qui a écarté la thèse du viol, ensuite, l’arrestation du vrai coupable Pape Alioune Fall qui est passé aux aveux.

Le Cored, dans le souci de préserver la dignité de la victime et le respect de la douleur des familles, «rappelle à tous les confrères et consœurs qu’en toute circonstance, nous devons rester des journalistes prudents mais aussi très précautionneux dans  la manière de traiter des informations aussi graves et qui  soulèvent tant d’émotion».

«En pareilles situations, particulièrement, il faut savoir identifier les bonnes sources en lieu et place des rumeurs et autres racontars. (…) Soyons prudents et regardants sur la forme de couverture de tels événements malheureux, en faisant preuve de plus de professionnalisme.

En effet, les faits divers tragiques requièrent une autre approche qui intègre le respect de la dignité des victimes mais aussi de la douleur des familles».

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