Revue de Presse du Mardi 21 Mai 2019

Revue de Presse du Mardi 21 Mai 2019
Revue de Presse du Mardi 21 Mai 2019

#SenCaféActu du 21 Mai 2019 Par Adama Sow

A la Une : Trois enfants tués dans la journée d’hier ; Meurtre de Khady Camara Tamba : Alioune Badara Fall ami de la famille arrêté ; Habitat social : Macky Sall veut des logements pour tous à 10 millions selon Abdou Karim Fofana
1-Hécatombe sur les routes : les enfants payent cher l’indiscipline des chauffeurs. Deux fillettes âgés de 2 ans et de 10 ans et un garçon de 5 ans tués hier respectivement à Thiomby à Kaolack et à Hann Yarakh et à Darou Thiaw près de Bambey . Ce qui fait plus de 10 enfants tués sur les routes depuis début Mai
2-Meurtre de Khady Camara à Tambacounda :Alioune Badara Fall proche de la famille et militant du père de la défunte arreté hier après avoir avoué le crime et trahi par la géolocalisation du téléphone de Khady qu’il portait sur lui. Il a été arrêté dans la maison mortuaire. Au-delà de la famille Camra, c’est toute la ville de Tamba qui est abasourdie par l’arrestation de celui qui était considéré comme un confident proche de la famille
3-Application de la peine de mort : Jamra propose un référendum pour départager les opinions et avis des sénégalais. Imam Massamba Diop président de l’Ong Jamra a proposé hier qu’un referendum doit être organisé sur la peine de au Sénégal pour permettre aux citoyens traumatisés par la recrudescence des actes de violence de donner leur avis démocratiquement
4-Lamine Diack et Massata Diack vont en procès, Diack père se dit confiant et n’attend que ça depuis 3 ans : le Parquet national financier (PNF) a demandé un procès contre le Sénégalais Lamine Diack, l’ancien président de la Fédération internationale (IAAF), et son fils Papa Massata Diack, tous deux au coeur d’un système de « corruption active et passive » présumée pour retarder des sanctions contre des athlètes russes pour dopage, selon l’AFP
5-La série noire continue : la maison de la députée Fatou Diouf située à Yarakh a été ravagée par le feu hier soir qui a fait une victime en la personne d’un parent de la députée qui s’appelle Assane Ndiaye âgé de 61 ans.
6-Logements sociaux : Macky Sall veut des logements qui coutent pas plus de 10 millions et l’accès aux 100mille logements des sénégalais sans discrimination, a révélé Abdou Karim Fofana hier à Quartier Général de la TFM.Ma Revue de Presse

AKON ANNONCÉ AU SÉNÉGAL POUR DISCUTER DE SON PROJET DE ’’CITÉ VERTE’’

Pointe-Sarène (Mbour), 21 mai (APS) – Le rappeur sénégalo-américain Akon est attendu au Sénégal dans le courant de la semaine dans le cadre de discussions engagées avec les pouvoirs publics au sujet d’un projet de « ville verte » qu’il ambitionne de réaliser au Sénégal, a appris l’APS.
« Ils (Akon et compagnie) seront là dans la semaine pour discuter avec nous et nous ferons tout pour qu’au sortir de cette rencontre, ils puissent disposer des 50 hectares dont ils ont besoin pour développer ce projet important auquel tient également le chef de l’Etat (Macky Sall) », a annoncé le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr.

Un projet similaire a déjà été réalisé à Dubaï, selon Alioune Sarr qui effectuait lundi une visite de chantiers pour faire le point des aménagements des zones touristiques intégrées de Pointe-Sarène et de Mbodiène.

« Je pense que notre pays sera l’un des premiers à le réaliser en Afrique. C’est la raison pour laquelle, j’ai demandé à la Sapco’’, la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristique du Sénégal, « de tout faire pour que ce projet de Akon puisse être réalisé dans les plus brefs délais », a-t-il avancé.

« Nous allons l’aider pour lui permettre de construire des cités, des infrastructures sportives mais aussi sur la diversification de l’offre touristique. Il (Akon) a promis de construire un terrain de Golf qui constitue une industrie touristique extrêmement forte au niveau mondial », a indiqué Alioune Sarr.

« Nous cherchons des investisseurs crédibles et pragmatiques qui nous permettront d’atteindre les résultats à temps, parce que, pendant ce temps, d’autres pays se développent et si on ne fait rien, on va être dépassé », a martelé M. Sarr, parlant de l’initiative du rappeur sénégalo-américain comme d’un « très grand projet ».ADE/BK

 CONTRE LA DÉPRÉCIATION DE LA NOIX DE CAJOU EN CHUTE LIBRE AU KILOGRAMME : LES PRODUCTEURS ETALENT LEURS INQUIETUDES DANS LA RUE

http://www.sudonline.sn Au moins trois cent personnes, selon les organisateurs, ont pris part avant-hier, samedi 18 mai, à une marche pacifique contre la dépréciation drastique du prix au kilogramme de l’anacarde. Celui-ci est passé de 1.200F CFA à seulement 200F CFA ces trois dernières années à la grande inquiétude des producteurs. Etant leur seule source potentielle de revenus, les communautés du Boudié et du Diassing sollicitent la fixation d’un prix qui profiterait à tous les acteurs de la chaine de production et de transformation

La forte chaleur pré-hivernale et l’épaisse couche de poussière qui a enveloppé l’atmosphère n’ont altéré en rien avant-hier, samedi, l’engagement des populations du Boudié et du Diassing à manifester leur déception dans la rue à Touba Boudié/ Et pour cause, la chute drastique du prix au kilogramme de la noix de cajou passé de 1.200 à 200F CFA seulement alors que c’est leur principale source de revenu.

Kabirou Djité, le porte-parole du jour, déclare que « depuis un certain nombre d’années, l’anacarde est devenue la principale source de revenu des populations de la zone du Boudé et du Diassing, constatant avec amertume la chute drastique et progressive du prix de l’anacarde d’une année à une autre. De 1000F à 1.200F CFA le kilo en 2017, dans l’espoir que 2018 sera au moins à 1.500F CFA, à la grande surprise de tous et sans aucun signe avant-coureur, le prix a chuté à 800 puis 750 F CFA. Pis, la descente aux enfers a atteint les 200F CFA le kilo cette année ». Parmi les manifestants, la dame Diénéba Mendy visiblement très engagée et tout de rouge vêtue ajoute que « l’inquiétude est accentuée par l’absence de négociation permettant de connaitre en amont le prix auquel s’attendre. La détresse des pauvres producteurs qui n’ont que leurs noix pour assouvir leurs besoins est grande» fait-elle observer.

Les manifestants, un peu moins de trois cents et tous arborant des brassards rouges sollicitent l’arbitrage du chef de l’Etat Macky Sall pour une réorganisation de la filière anacarde. « Par cette marche pacifique, nous voulons sonner l’alerte au sujet de la menace qui plane sur la filière anacarde. D’autre part aussi, nous voulons porter le plaidoyer auprès des autorités pour la fixation d’un prix digne de la valeur du cajou afin de préserver les intérêts des producteurs. Et pour cela, nous lançons un appel solennel au président de la République Macky Sall pour une solution durable », a ajouté Kabirou Djité, l’un des porte-parole de la manifestation.

De plus en plus, la requête passe en clameur populaire du Balantacounda au Diassing et au Boudié, la voix stridente du producteur désespéré. Avec la dépréciation de l’anacarde, c’est sans doute un pan de mur de toute une économie rurale qui s’effondre avec des implications sociales à rebondissements multiples dans la région

Résolution des problèmes d’endettement du continent : Quatre pays africains appellent à une approche équilibrée

https://www.lejecos.com La Banque africaine de développement (Bad) et la Banque mondiale ont organisé les 16 et 17 mai dernier, une consultation de haut niveau sur les vulnérabilités liées à la dette. Au cours de cette rencontre, quatre pays africains ont émis un appel pour une solution.

Les représentants de quatre pays africains ont appelé, le 17 mai dernier, à une approche équilibrée sur la difficulté croissante qu’éprouvent les pays africains à faibles revenus à s’acquitter de leurs dettes lors d’une consultation organisée conjointement, à Abidjan, par la Banque africaine de développement et la Banque mondiale.

«Cet appel commun a été lancé lors d’une réunion de haut niveau portant sur les vulnérabilités de la dette en Afrique, à laquelle participaient les ministres des Finances et de l’Économie de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Sénégal et de la Zambie aux côtés de partenaires du développement », lit-on dans un communiqué de la Banque africaine de développement reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).

Le vice-président principal de la Banque africaine de développement, Charles Boamah, a déclaré que le dialogue sur la viabilité de la dette « ne pouvait pas arriver à un meilleur moment. Cette question est au centre de beaucoup de discussions.

La Banque africaine de développement est engagée dans des dossiers très importants : une 7ème augmentation générale de capital et une 15ème reconstitution du Fonds africain de développement », a-t-il déclaré dans son discours d’ouverture. Selon lui, la gestion de la dette doit tenir compte des besoins en matière d’investissement et de développement.

Pour atteindre ses objectifs de développement durable (santé, éducation et infrastructures), le continent « a besoin de 500 milliards de dollars américains », a estimé Charles Boamah.

Pour Akihiko Nishio, vice-président de la Banque mondiale pour le financement du développement, « l’Association internationale de développement (Ida) de la Banque mondiale et le Fonds africain de développement (Fad) œuvrent en faveur d’une mission commune visant à mieux s’attaquer aux vulnérabilités de la dette dans les pays de l’Ida et du Fad».

Le ministre des Finances de la Côte d’Ivoire, Adama Koné, a salué la Banque mondiale et le Fonds monétaire international pour leur assistance, mais il a aussi lancé un appel en faveur d’un relèvement des « sources de financement novatrices et stratégiques ». Il a souhaité que « des obligations libellées en franc CFA soient disponibles sur les marchés. Si nous disposions d’un mécanisme de garantie, cela nous permettrait d’émettre ces obligations à un prix moindre », a-t-il avancé.

Les représentants de la Zambie et du Sénégal ont indiqué prendre des mesures pour s’attaquer à leur endettement, tandis que le ministre des Finances du Cameroun, Richard Evina Obam, a appuyé l’appel en faveur de sources de financement plus larges, dont celles provenant du monde islamique. Adou FAYE

Saisie sur ses comptes:La Sodefitex dans de sales draps…

https://www.dakaractu.com Selon les informations de Libération, la Sodefitex est dans de sales draps. À preuve, le tribunal a ordonné une saisie sur ses comptes à la suite d’une action intentée par Memba Tounkara et des tiers. La Sodéfitex avait saisi d’ailleurs le tribunal pour contester cette saisie. Mais les juges l’ont débouté de sa demande de nullité de la saisie attribution de créances pratiquée les 26, 27 et 28 février 2019 suivant exploit de Me El Hadj Diouf Sarr, huissier de justice.
Tout au plus, le tribunal a cantonné la saisie sur le compte de la Sodetifex ouvert dans les livres de la Sgbs et ordonné par conséquent la main levée de ladite saisie sur les autres comptes bancaires.

VERS LE DÉMARRAGE DE LA DISTRIBUTION DES SEMENCES AUX PRODUCTEURS

Dakar, 20 mai (APS) – Le président du comité de pilotage de la campagne agricole, Aliou Dia, a évoqué lundi la possibilité d’entamer dès samedi la distribution des semences aux producteurs évoluant notamment dans la partie sud du pays.
‘’Le 25 mai (samedi) est la date limite de mise en place des intrants agricoles. Je crois qu’à partir de cette date, la distribution des semences doit démarrer et surtout au Sud du pays’’, a-t-il déclaré sur les ondes de la RFM (privée).
Il avait été indiqué qu’entre le 15 mai et 25 mai les mises en place devraient être effectives tandis que les opérateurs devant mettre les semences à la disposition des producteurs avaient été déjà désignés et les quotas déterminés, a souligné Aliou Dia.
Quelque 75 000 tonnes de semences seront distribuées aux producteurs, la même quantité distribuée ces dernières années lors de chaque campagne agricole, a-t-il fait savoir.
Dia a rappelé que le capital semencier est constitué de 65 000 tonnes de semences certifiées et 10 000 autres tonnes de semences écrémées. Les producteurs du sud en recevront 10 000 tonnes, selon le président du comité de suivi de la campagne agricole.
‘’Le schéma qui avait été indiqué par le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural est en train d’être suivi correctement. Nous avions prévu des pluies dans la deuxième ou la troisième décade du mois de mai. Il est fort possible qu’on en enregistre’’, a-t-Il fait valoir.DS/AKS

Exposition internationale horticole de Beijing : Le Sénégal de la partie

Le Sénégal, représenté par le Dr Malick Diop, Commissaire général de section du Sénégal, Directeur général de l’Agence sénégalaise de Promotion des Exportations (ASEPEX), a participé le 28 avril 2019 à Pékin à l’ouverture officielle de l’Exposition internationale Horticole de Beijing, dans le district de Yanqing, situé au pied de la Grande Muraille

Devant 900 participants venus d’une centaine de pays, souligne un communiqué, l’ouverture de l’Exposition y fut célébrée à travers des spectacles vivants et un impressionnant feu d’artifice inspirés du thème de l’Exposition en présence du Président de la République Populaire de Chine, Xi Jinping, des dirigeants et représentants de 11 pays ainsi que du Secrétaire Général du Bureau International des Expositions (BIE), Vicente G. Loscertales.

Pendant les six prochains mois, avec ses centaines de jardins et milliers d’activités, l’Expo inspirera et éduquera des millions de visiteurs sur l’importance cruciale de l’horticulture pour améliorer la qualité de vie, et préserver l’avenir des générations futures. Cet événement captivant constitue une magnifique plateforme de coopération internationale et de partage des dernières technologies et applications innovantes pour préserver la nature et améliorer nos vies.

Répondant à cette volonté commune de coexistence plus harmonieuse avec la Nature, l’Exposition 2019 offre un large éventail d’expositions éducatives, interactives et à la pointe de la technologie. Outre les dizaines de jardins et les pavillons internationaux, le site de l’Exposition comprend le Pavillon National de la Chine d’une superficie de 23 000 m², le pavillon Life Expérience et le Pavillon des Plantes ainsi que les Jardins des provinces de Chine.

Le Sénégal, qui a confirmé sa participation le 7 juillet 2017 et signé son contrat de participation le 26 juin 2018, est présent à l’événement à travers un pavillon de 50 m² dans les jardins de l’Afrique de l’Ouest (outdoor garden) qui regroupe le Benin, le Mali, le Niger, la Sierre Léone, la Gambie, la République de Guinée, la  Mauritanie et le Togo.

Trois artisans (maroquinerie et cordonnerie, textile, bijoux fantaisie, vannerie, sculptures en bois, beurre de karité…)  sont présents dans l’espace de vente à côté des produits d’exposition (arachides en coque et en graine, coques d’arachide, huiles d’arachide brute et raffinée, coton, céréales locales transformées, infusions de plantes médicinales…) et des supports promotionnels ( fiches techniques ISRA sur la tomate, la carotte, l’arachide et le gombo)  dépliants ANPT en chinois sur le Sénégal).

La journée nationale du Sénégal est prévue le 14 juin 2019 dans le cadre de la semaine sénégalaise qu’organisera l’Agence sénégalaise de Promotion des Exportations du tiendra du 14 au 21 juin 2019.

Sur invitation du Dr Malick Diop, Commissaire général de l’Expo, le Dr Macoumba Diouf, Directeur de l’Horticulture, a visité l’Expo du 29 avril au 4 mai 2019 compte tenu de l’importance de l’horticulture dans le développement de la thématique de l’Expo.

L’Ambassadeur du Sénégal à Pékin, SEM Mamadou Ndiaye, a aussi visité le stand du Sénégal, et en a profité pour faire, avec le Dr Malick Diop, le point sur  de l’état d’avancement de la préparation de la participation du Sénégal à la première exposition économique et commerciale sino-africaine prévue du 27 au 29 juin 2019 à Changsha, Province de Hunan, en République populaire de Chine. Pathé TOURE

Hausse de 1,5% de l’activité industrielle en mars

APA – Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo –L’activité industrielle au Sénégal a connu, au mois de mars 2019, une hausse de 1,5% de sa production, comparée au mois de février 2019 où elle avait enregistré une chute, rapporte le site d’information de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) visité lundi à APA.

Cette performance est relativement portée par les activités des industries mécaniques, extractives, du papier et du carton, de production d’énergie et alimentaires, explique l’ANSD, précisant que cet accroissement a, toutefois, été atténué par un déclin de l’activité des industries textiles et du cuir, chimiques ainsi que des matériaux de construction.

La stabilité de l’activité de production des autres industries manufacturières amorcée depuis le mois de mars 2018 s’est, quant à elle, poursuivie. En référence au mois de mars 2018, l’activité industrielle s’est contractée de 6,2%.

La production totale au cours du premier trimestre 2019 s’est améliorée de 0,5% comparée à celle de la période correspondante de l’année précédente, conclut l’ANSD.ARD/cat/APA

La BNDE réalise un résultat net de 2,179 milliards pour l’exercice 2018

https://www.lejecos.com Le difficile chantier de la mise en conformité avec les nouvelles normes prudentielles Bâle2 et Bâle 3 n’a pas empêché la BNDE de poursuivre son développement. Elle a renforcé ses fonds propres et a encore enregistré des résultats satisfaisants en termes de total bilan, de produit net bancaire et de résultat net. Elle se projette maintenant vers l’avenir avec de nouveaux chantiers dans l’affacturage, le crédit-bail etc.

Le petit poucet commence à bousculer la hiérarchie. La Banque nationale de développement économique du Sénégal (BNDE) n’est plus la petite banque de ses débuts, en 2013, avec 30 milliards de Total bilan et une trentaine de millions de bénéfice. Elle se classe pour la seconde année consécutive dans la catégorie des banques de taille moyenne de la place de Dakar.
En effet, avec la mise en œuvre de son business plan 2017-2021,  la BNDE enregistre un total bilan supérieur à 100 milliards. Le total bilan de la BNDE pour l’exercice clôt le 31 décembre 2018 est passé à 175 milliards. On note ainsi une augmentation de 35 milliards par rapport au total bilan de l’exercice 2017 qui était de 140 milliards.
Toujours pour l’exercice 2018, le produit net bancaire de la BNDE a connu une croissance de 22%. Le PNB affiche 9,437 milliards pour l’exercice 2018. Les bons chiffres de la banque concernent également le résultat. Le résultat brut d’exploitation de la banque est à 3,634 milliards. Il a connu une progression de 46%, par rapport à l’exercice 2017.
Quant au résultat net, il est de 2,179 milliards pour l’exercice 2018. La BNDE a  en ce moment à son actif 13 agences et emploie 170 personnes. 
Besoin d’un appui plus prononcé de l’Etat 

La banque nationale de développement économique du Sénégal n’a jamais connu un résultat déficitaire comme a tenu à le rappeler son Directeur général, lors de sa rencontre avec la presse, pour la présentation des résultats de l’exercice 2018. Cela constitue un exploit. Il est en effet, très rare qu’une banque qui vient de démarrer ses activités ne connaisse pas de résultats négatifs. Toutefois, pour grandir et se positionner dans la catégorie des banques qui ont un total bilan supérieure 200 milliards, et pouvoir participer davantage au financement de l’économie, la BNDE a besoin de beaucoup plus d’appuis. C’est en tout cas ce que Thierno Seydou Nourou a révélé lors de son face à face avec la presse. La banque doit pouvoir capter beaucoup plus de fonds publics. Tel ne semble pas être le cas en ce moment. C’est la raison pour laquelle, le patron de la BNDE est convaincu que « la volonté politique  est là » mais ajoute-t-il « elle n’est pas suffisante ».

Toutefois, en dépit de cette situation sur laquelle il faudra sans doute se pencher pour lui trouver des solutions, la BNDE joue quand bien même sa partition dans le financement de l’économie. Elle a participé au financement de plusieurs projets structurants dont on peut citer entre autres le programme de renouvellement des gros porteurs pour un montant de 5 milliards, le refinancement du programme des domaines agricoles communautaires à hauteur de 15 milliards, la BNDE a été aussi fortement impliquée dans le financement de la campagne de commercialisation arachidière 2017/2018 en mettant sur la table plus de 18 milliards. Il faut signaler que 40% de ces crédits sont à moyen terme et ce sont les petites et moyennes entreprises qui représentent 27% de l’encours.

Projection dans l’avenir 
Afin de diversifier son offre de produits destinés à sa clientèle riche de 11210 personnes physiques et morales, la BNDE compte mettre en place de nouvelles activités selon son Directeur général. Il s’agit : de l’affacturage, pour apporter une réponse aux besoins de trésorerie des PME/PMI qui représentent 24% de la clientèle de la banque ; de la Finance islamique , afin d’ attirer les dépôts de la clientèle ,et répondre à ses besoins en conformité avec ses valeurs ; du crédit-bail destiné à apporter une réponse aux besoins de financement  des investissements des PME/PMI tout en maîtrisant les risques du crédit et enfin développer l’inclusion financière et le taux de bancarisation à travers le projet agency banking. Toutes  les personnes en charge de ces projets ont fait des présentations lors de cette rencontre avec la presse. Oumar Nourou

 PAIEMENT DE REDEVANCE ASSAINISSEMENT :L’ONAS ENVOIE LA SDE AU TRIBUNAL DU COMMERCE

http://www.sudonline.sn Le non-paiement du reliquat de la redevance assainissement divise la Société des Eaux du Sénégal (SDE) et l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS). Une brouille qui a découlé de l’accumulation des redevances à verser à la société en charge de l’assainissement du Sénégal qui s’élève  à plus d’une dizaine de milliards de francs Cfa. Une retard de paiement qui plonge la société dans une tension de trésorerie, risque d’influer sur la gestion des affaires courantes et d’impacter négativement sur la gestion des stations d’épuration des eaux usées d’après une source bien introduite dans la boite. L’affaire a atterri au tribunal du Commerce

La Société des Eaux du Sénégal qui n’a pas vidé son contentieux sur le renouvellement du contrat d’affermage fait face à une nouvelle urgence. C’est presque un compte rebours pour la boite puisqu’elle aurait accumulé des redevances à verser l’Office National de l’Assainissement du Sénégal. Un gros pactole qui s’élèverait à plus d’une dizaine de milliards de francs. La constitution de cette dette découlerait du fait que la SDE n’aurait pas honoré le paiement des reliquats des redevances depuis 2012.

D’après une source, le paiement des redevances est encadré par les textes et un modèle de calcul bien défini sur un prélèvement d’une somme sur chaque usager. La source de renseigner que le protocole d’accord signé entre les deux parties stipule en son article 73 du Contrat d’Affermage : «le fermier collectera pour le compte  de l’exploitation du service de l’assainissement des sommes qu’il aura facturées des usagers de ce service, conformément aux stipulations de l’article 63.5».

Cette disposition ne serait pas respectée à la lettre et aurait entrainé de lourdes conséquences sur le plan de l’entretien, de la maintenance et de l’exploitation des stations de traitement des eaux usées et autres ouvrages gérées par l’ONAS. Aujourd’hui l’ONAS affiche «des contraintes de trésorerie qui risquent de peser sur la gestion des stations» renseigne une source. En termes clairs, «la boite a des difficultés financières pour gérer les eaux usées et on risque d’arriver au déversement des eaux usées sur les routes à tout moment».

«Plus inquiétant, le montant de la redevance qui couvre 67% des charges d’exploitation n’a cessé de s’effriter depuis le début de l’année 2018».

Notre interlocuteur de rappeler que «dans beaucoup de pays du monde et particulièrement en Afrique, les sociétés privées ayant en charge l’exploitation et la distribution de l’eau reversent des redevances aux services responsables de la gestion de ces déchets liquides».

Le contentieux est porté devant les juridictions compétentes du Sénégal, notamment le tribunal du Commerce, après plusieurs tentatives de saisine de la SDE pour trouver des modèles souples de paiement. Une affaire à suivre.

La SDE «corrige» l’ONAS

«Le nouveau directeur de l’ONAS a décidé de faire une interprétation personnelle et erronée du contrat d’affermage. Sur chaque facture, il y a une redevance reversée à l’Etat, à l’ONAS et à la SONES. Toutefois, il faut comprendre que la redevance n’est payée que sur la base de ce qui est effectivement recouvré et non, ce qui est facturé», a déclaré une source de la SDE que nous avons joint au téléphone.

Et d’ajouter : «à la date d’aujourd’hui (hier, dimanche 19 mai, Ndlr), la SDE ne doit absolument rien à l’ONAS. Nous sommes à jour de toutes nos redevances payables. Nous sommes en règle avec tous les contrats d’affermage». «La direction de l’ONAS voudra plutôt qu’on paie tout ce qui a été facturé. Or, tous ceux qui ont été facturés ne paient pas forcément. Il y a toujours de mauvais payeurs ou d’autres qui procèdent par compensation, par exemple», précise notre source.

Et de conclure : «l’ONAS a saisi le tribunal du commerce. Nous attendons la décision. Mais nous sommes convaincus qu’elle ne peut pas obtenir gain de cause».

Ngoumba Guéoul : 21 milliards FCFA pour la réalisation de 7 projets-phares

http://www.rewmi.com La communauté Khadre du Sénégal, à travers le président de la Fondation Cheikhna Cheikh Saad Bouh, Chérif Cheikh Atkhana Aïdara, a tenu  une conférence de presse au cours de laquelle elle a partagé les 7 projets-phares de cette localité. Il s’agit de la modernisation de la ville de NgoumbaGuéoul, capitale de la TarikhaKhadrya au Sénégal, et l’organisation de la 3èmeédition de la CIITK et le pèlerinage 2019 à Nimzatt à la fin du mois de Ramadan.

 L’idée de faire de Ngoumba Guéoul la capitale du Khadrya au Sénégal, lancée en 2007, est toujours à l’ordre du jour chez les populations. En conférence de presse, les initiateurs se sont encore exprimés pour ledit projet qui devait être totalement financé par l’ex-guide libyen, Mouhamar Kadhafi, mais qui tarde toujours à démarrer. À cet effet, le Comité d’organisation de la 3èmeédition de la CIITK et le pèlerinage 2019 à Nimzatt à la fin du mois de Ramadan, a profité de cette occasion pour présenter le projet de modernisation de la ville de NgoumbaGuéoul qui doit comporter 7 édifices de taille pour un coût global de 21 milliards FCFA. Selon le président de la Fondation Cheikhna Cheikh Saad Bouh, Chérif Cheikh AtkhanaAïdara, qui a présidé la rencontre, la priorité de ce projet repose sur la construction de la grande mosquée. Après viennent les autres réalisations, notamment l’aménagement d’une place publique moderne, la réalisation d’un palais Cheikhna Cheikh Saad Bouh, la mise en place d’infrastructures pour la tenue d’une foire annuelle internationale, l’érection d’un Institut Islamique dédié à Cheikhna Cheikh Mouhamed Fadel IbnouMamine, la réalisation d’un siège de la Fondation Cheikhna Cheikh Saad Bouh et la construction d’une zawiya dédiée conjointement à Cheikhna Cheikh Saad Bouh et à ses illustres fils, Cheikh Hadramé et Cheikh Al Makhfouz. Ainsi, de nombreuses démarches ont été tenues en vue de la mise en œuvre concrète de ces ambitieux projets au bénéfice de NgoumbaGuéoul et de la TarikhaKhadrya.

Tous ces projets, précise-t-il, seront réalisés sur une superficie de 15,53 hectares. En outre, un dispositif opérationnel sera mis en place pour la levée des fonds au niveau national et international. Il est prévu aussi un programme de partenariat avec le projet de modernisation des villes religieuses. Mais, avant le début des travaux, une étude d’impact environnemental sera réalisée afin de toutmettre sur les rails. Cette rencontre est aussi une opportunité de faire appel au gouvernement de la Mauritanie de prendre des mesures idoines de sécurité pour un bon déroulement de la conférence de Nimzatt. 13000 parcelles ont été déjà aménagées pour les populations de cette localité. Et il est également prévu des conférences de presse périodiques pour édifier la population sur l’avancée des travaux.Ngoya NDIAYE

STATION DE POINTE SARÈNE : L’ÉRECTION DES HÔTELS DÉMARRE EN JUIN (MINISTRE)

Pointe-Sarène (Mbour), 20 mai (APS) – Les travaux de construction des hôtels de la zone touristique intégrée de Pointe-Sarène, située dans le département de Mbour (ouest), vont démarrer en juin, a annoncé lundi, le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr.

« J’ai noté avec satisfaction qu’il y a un certain nombre de promoteurs qui vont démarrer les travaux d’hôtels qui vont être livrés en 2020 », a-t-il dit lors d’une visite pour faire le point des aménagements des zones touristiques intégrées de Pointe-Sarène et de Mbodiène.

Le ministre a annoncé également la livraison des 500 premières chambres de cette future station balnèaire de la Petite-côte.

Le gouvernement sera « extrêmement vigilant » sur le respect de ces délais, parce que des évènements importants vont se tenir au Sénégal, a précisé M. Sarr, citant le Sommet mondial de l’eau, les Jeux olympiques de la jeunesse, le Sommet Chine-Afrique, etc.

« Ces investisseurs qui n’accepteront pas les délais se verront appliquer ce qui est prévu dans le cahier de charge, c’est-à-dire résilier la convention », a prévenu Alioune Sarr, en présence d’une délégation comprenant le préfet du département de Mbour, Saër Ndao, le directeur général de la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques (SAPCO), Aliou Sow, etc.

« Le tourisme joue un rôle  très important dans l’objectif du gouvernement de faire du Sénégal une zone de référence touristique de rang international. Il était important pour nous de venir constater de visu l’état d’avancement des travaux », a déclaré M. Sarr.

Le ministre du Tourisme et des Transports aériens a profité de cette visite pour vérifier le potentiel touristique de cette zone située au cœur de la Petite Côte.

« A Pointe-Sarène, nous avons constaté qu’il y a des zones à aménager sur le plan touristique », a-t-il fait valoir, insistant surtout sur le « déficit en offre touristique » dont fait face le Sénégal qui a l’ambition de faire du pays « une référence touristique internationale ».

La zone touristique intégrée qui ambitionne de créer une nouvelle station balnéaire à Pointe Sarène sur une superficie de 110 ha, constitue le prolongement de la station balnéaire de Saly-Portudal et vise à développer les capacités en hébergement touristique.

Sur le terrain, les premiers promoteurs sont déjà en phase de finalisation des études de faisabilité.

En termes de réalisations, il s’agira de mettre en place des villas de haut standing, un centre commercial avec des restaurants, des boutiques, des services touristiques. Il est également prévu de mettre en place une aire de plage, une zone forestière destinée à l’aménagement des parcs à thèmes.

Un investissement privé est prévu pour la réalisation de 1600 chambres avec 5 blocs hôteliers, des blocs qui devront être construits sur des espaces dont la superficie est comprise entre 5 et 10 hectares par bloc, pour répondre aux tendances du marché.ADE/ASB

MANQUE D’EXPERIENCE, TOURNEES INUTILES, GABEGIE… : Thierno Lo montre la voie aux nouveaux ministres et fait des révélations sur le fonctionnement des ministères

https://www.jotaay.net Des visites des directions et agences sous leur tutelle, des séminaires et autres rencontres dans les hôtels de Dakar ou de Saly… alors que, pour la plupart, ils ne savent rien des dossiers importants qui dorment dans les tiroirs et armoires de leurs ministères respectifs. C’est cette perte de temps inutile qui plombe le bon fonctionnement des ministères et empêche l’atteinte des objectifs fixés, notamment aux nouveaux ministres. C’est en tout cas ce que croit savoir l’ancien ministre Thierno Lo. À travers un texte publié sur internet, le président de la coalition Adiana fait la leçon aux néo-ministres et déballe sur le fonctionnement de nos ministères.

«Le parcours du combattant». C’est ainsi que l’ancien ministre de l’Environnement a intitulé son texte aux allures d’une leçon. Une leçon à des «petits frères» à qui on voudrait éviter les erreurs que d’autres ou soi-même ont commis. Et l’ancien responsable du Parti démocratique sénégalais ne perd pas de temps. «Les ministres gagneraient à se concentrer sur les bonnes solutions et à l’étude approfondie des dossiers de passation de service pour assurer une bonne continuité. Les dossiers sont signés sous réserves, donc la première tâche doit être la levée de ces dernières, au lieu de faire le tour du pays, pour visiter des directions et des agences», a indiqué Thierno Lo, qui assure que ce parcours ne sert à rien «car ce qu’ils trouvent sur le terrain n’a rien à voir avec la réalité de gestion de ces entités, car, le jour de visite, tout est préparé, tout le monde à l’heure, locaux balayés et discours bien élaborés».
Poursuivant, il assure qu’il s’agit d’un plat servi à tous les ministres qui empruntent le parcours, avant d’être rangé au garage. En se basant sur sa propre expérience, il raconte comment, ministre, il a contourné ces goulots d’étranglement. Ainsi, il raconte que quand il fut désigné pour conduire le ministère de l’Environnement, ce fut pour lui sa première découverte du tourisme intérieur. «Les directeurs, en relation avec mon directeur de cabinet et mes conseillers, des gens de la maison – car je ne changeais pas le personnel quand je le pensais compétent pour assurer la continuité du service qui est un mal en Afrique – m’emmenaient visiter le parc de Djoudj, de Guembeul, les iles de la Madeleine, la bande des filaos, la forêt classée de Mbao, Bandia, les chutes de Dindefelo et le Niokolo», se rappelle l’ancien ministre, se demandant si ce parcours avait réglé les problèmes environnementaux du pays. «Non», répond-il sans attendre, se désolant que, pourtant, tous les ministres empruntent le même parcours.
L’expérience devant servir, il note que quand il fut porté à la tête du département du Tourisme et de l’Artisanat, il n’a pas fait la visite de la Direction de l’artisanat, de l’Apda, de la Sapco, de l’Anpt. «J’ai dit à mon directeur de Cabinet que comme nous avons des réunions de coordination chaque mardi, travaillons sur les dossiers, assurons un contrôle de tâches rigoureux et laissons les directeurs assumer leurs responsabilités», dit-il.

«J’avais aussi refusé d’avoir des suites dans tous les hôtels» 

Un choix qui a porté ses fruits, comme il l’écrit plus loin. «C’est parce que je suis resté dans mon bureau, lire les dossiers que je suis tombé, bien rangées dans une armoire, les conclusions des Journées nationales sur le tourisme. Tout était dit, il y avait les recommandations et personne ne peut dire mieux. C’est pourquoi j’ai pu à la surprise de tout le secteur organiser deux salons internationaux du tourisme dont la première édition comparée au Top Resa de Paris m’a valu la médaille d’or décernée par la Fédération internationale du tourisme. J’ai pu conduire aussi la baisse de la Tva de 18 à 10%, la fermeture des résidences clandestines, l’équipement de la police touristique et j’avais commencé le classement des hôtels et autres tâches», magnifie l’ancien ministre. Aussi, fait-il savoir : «j’avais aussi refusé d’avoir des suites dans tous les hôtels».

Ce fut la même chose pour l’artisanat, avec l’organisation d’un salon international sur la ferronnerie, vraie niche à milliards, mais aucune continuité, se désole-t-il. «Toutes ces réalisations, j’ai pu les faire en évitant les tournées, les forums et séminaires à Saly et dans les hôtels de la place, avec leurs menus bien garnis, chambres pour madame ou maitresse, et perdiums sans parler des conclusions que certains ministres ne lisent et n’appliquent», ajoute-t-il, terminant par dire la motivation de son texte. «Je partage cette petite expérience pour que les nouveaux ministres lisent les dossiers et appliquent les textes pour bien traduire leur lettre de mission. C’est ça le fast-track qui était de notre bréviaire dans le privé. Ce n’était pas un slogan pour nous mais un outil de performance», assure-t-il. Sidy Djimby NDAO

 Mouvement d’humeur à la Poste : Le SNTPT dénonce les recrutements massifs et décisions illégales du DG sortant.

https://www.dakaractu.com Le comité sectoriel Poste du syndicat national des travailleurs des postes et télécommunications (SNTPT) s’est réuni ce matin à son siège à Dakar, pour décrier la crise d’initiatives se manifestant dans leur entreprise.
En effet, depuis le 24 février 2019, le président Macky Sall avait pris en conseil des ministres, un décret nommant Abdoulaye Bibi Baldé à la tête de la direction générale de la Poste, en remplacement de Siré Dia appelé à d’autres fonctions.
Le SNTPT estime scandaleux le fait que le Dg sortant, en l’occurrence Mr Siré Dia, continue à prendre des actes à très forte incidence financière qui impactent négativement sur la viabilité de l’entreprise.
« Il est inconcevable et inacceptable qu’un directeur général sortant continue de recruter en masse au mépris de la bienséance et des réserves fondées des services de contrôle de gestion », lance le représentant et porte-parole du syndicat du jour, Ibrahima Sarr.
Le syndicat souligne par ailleurs son grand étonnement « de constater une floraison, dans cette période intermédiaire, de décisions de recasement et de reclassement  » à titre exceptionnel et dérogatoire » au mépris des articles 95 et 97 des accords collectifs d’Entreprise de la poste. Il dénonce non seulement  » les décisions abusives mais émanant d’un désormais ancien directeur qui est chargé d’assurer la gestion des affaires courantes en attendant l’installation de son remplaçant.
Selon Ibrahima Sarr, « l’interpellation des autorités compétentes est désormais nécessaire pour organiser sans délai, la passation de service et à sévir contre les agissements du DG sortant ».

Un ministre de Macky Sall cité dans ce scandale à hauteur de 8 milliards de Fcfa !

https://www.senenews.com Une « Étude sur le système de rémunération des agents de l’administration » réalisée par le cabinet Mgp-Afrique met à nu la gestion des heures supplémentaires. Le rapport, livré en 2015 et dont Enquête détient copie, révèle que 8 milliards de Fcfa ont été payés en toute irrégularité à des agents particulièrement privilégiés.

Cette manne financière a été débloquée durant les 10 premiers mois de l’année 2015. Les heures supplémentaires ont eu des effets « pervers » et « contreproductifs » poussant certains agents à la triche.

L’Étude de révéler que des fonctionnaires allaient jusqu’à ralentir leur rythme de travail pour en bénéficier. Pis, certains agents, qui gagnaient des indemnités dépassant les 100% de leur salaire de base, palpaient plus de 7 millions.

 Bamboula dans les consulats du Sénégal à l’étranger ; le cas spécial du consulat général du Sénégal à New York Par El Hadji SENE

Récemment, la presse a fait état de la gabegie, du désordre, du copinage et surtout du niveau très faible du service publique rendu aux administrés, qui règnent dans beaucoup de nos consulats et représentations diplomatiques à travers le monde.

De tous les endroits cités, le consulat général du Sénégal à New York pourrait être de loin le pire.

Ici, le consulat appartient au consul général, son clan, ses amis et acolytes qui y règnent de mains de maitre et l’utilisent a des fins privées.

A New York, Le consulat est presque devenue une propriété privée, une entreprise pour enrichir certains. Des services consulaires comme les déménagements internationaux, c’est à dire le retour définitif des Sénégalais au pays sont exclusivement réservés au consul général, ses amis et certains collaborateurs, dont sa belle sœur qui est aussi la première conseillère.

On utilise les exonérations sur les autorisations de déménager pour faire entrer au Sénégal des voitures sous prétexte de ce régime et ne pas payer de droit de douane. Les exonérations normalement destinées au public sont utilisées en empruntant des prêtes noms.

De ce fait, les autorisations de déménagement ne sont plus approuvées quand le citoyen ordinaire en fait la demande. Ou pour y accéder, il faut attendre des mois et accepter de se faire piétiner.

Il y a aussi les employés fictifs et de ce qui est fait de leur salaire. Des noms de personnes pour lesquelles des salaires sont versés, mais qui ne se sont jamais présentées au consulat et ne sont ni vus ni connus de qui y travaillent. Pourtant toutes les semaines, des salaires leurs sont verses, que récupère le consul général lui même.

En plus, il y’a quelques années de cela, quand l’état du Sénégal a décidé de fermer la représentation diplomatique et consulaire dans l’un des pays de la Caraibe, tous les mobiliers des résidences et de bureau, ainsi que tous le matériel que contenait les résidences et bureau avaient été transférés à New York pour y être emmagasiné.
Tout ce matériel qui devait être de commissionnés et vendus au public a été pourtant détourné et transféré à Dakar dans des containers entiers et dans les conditions les plus opaques. Des radios de la place l’avaient amplement dénoncé mais comme d’habitude c’est l’impunité.

Pendant ce temps, le consulat général lui même est dans un état de délabrement très avance. Le visiteur est frappé par l’état crasseux des lieux des son entré. Des travaux de réfections démarrées depuis belles lurettes n’ont a ce jour jamais étés parachevés. Si vous faites un tour dans les toilettes c’est l’hécatombe.

Le personnel sur place est si pléthorique qu’on se croirait au ministère des affaires étrangères.
Quand vous demandez d’ou vient tout ce monde, on vous dit que chacun ici est parent a un responsable d’en haut. Beaucoup de grand responsables du parti y ont leur quota.

Une bamboula qui ne finit jamais au prix de nos taxes et maigres impôts.El Hadji SENE Harlem New York

SÉRIE D’ACCIDENTS SUR LA ROUTE : Macky Sall tape sur la table et attend les propositions de Me Youm.

https://www.dakaractu.com Le Président Macky Sall encore condamné la recrudescence des accidents sur la route, non sans promettre des mesures fortes après les propositions attendues du ministre Oumar Youm. C’était hier lors de la présentation du matériel de contrôle des titres de transport numérisés et de la sécurité routière dans le cadre du Capp Karangë

Le ministre des Infrastructures des Transports terrestres et du Désenclavement Me Oumar Youm, accompagné par Cheikh Oumar Gaye, directeur des Transports routiers et de Michel Thomas, directeur général de Gemalto Sénégal a présenté hier, un important lot de matériel destiné au contrôle des titres de transport numérisés et à la sécurité routière pour la Gendarmerie, la Police et la Douane. Ces équipements entrent dans le cadre du projet Capp Karangë initié par le Gouvernement du Sénégal à travers le Ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, et mis en œuvre par la Direction des Transports routiers accompagnée par Gemalto Sénégal.
Le Président qui s’était félicité de ce matériel de dernière génération a saisi cette occasion pour se prononcer sur la série d’accidents mortels sur la route.
En attendant de recevoir de Me Oumar Youm les propositions de mesures à mettre en oeuvre pour lutter contre l’insécurité routière, Macky Sall a instruit le ministre en charge des transports de revoir les conditions de délivrance des visites techniques des véhicules.
Pour le Président de la République les 550 morts par an causés par les accidents de la circulation sont excessifs. Il a appelé tous les acteurs des transports à réduire les accidents de la circulation.
Dans tous les cas Capp Karangë devrait permettre d’atteindre cet objectif.
Pour rappel, Capp Karangë a pris forme par le lancement du remplacement des permis de conduire le 03 septembre 2018 lors de l’ouverture du site principal de remplacement au Cices. Il s’en est suivi les ouvertures des sites de remplacement à la gare des Baux Maraîchers.
À ce jour, 215 000 permis numérisés ont été délivrés aux sénégalais. Il y’a de cela quelques jours, Me Youm a effectué une
visite à la gare des Baux maraîchers. Lors de ce déplacement, il a encore demandé aux Sénégalais d’aller remplacer leur permis avant la date butoir à savoir septembre 2019.

MAURITANIE : Des Sénégalais se plaignent de leurs conditions de séjour dans Bagdad… Une prison pas comme les autres !

https://www.dakaractu.com Bagdad, du nom de cette prison Mauritanienne spécialement réservée aux étrangers, a accueilli cette fois, des Sénégalais qui ont osé prendre le risque de dénoncer leurs misérables conditions de séjour. Arrêtés souvent, juste parce qu’ils ne portaient pas par devers eux leurs documents d’identification, nos compatriotes sont parqués dans cette geôle comme des malpropres. Privés de liberté, ils sont obligés de faire certains de leurs besoins vitaux sur place. Nonobstant le danger qu’il peut encourir, un d’entre eux a filmé la scène et jeté à travers les réseaux sociaux. Joint au téléphone, un jeune Saint-Louisien expliquera même que le calvaire est plus ostensible au bord de la mer lorsque leurs pirogues débarquent. Ils sont en effet, toujours forcés de donner aux  » marins  » la somme de 25.000 francs à moins d’ assister à la confiscation de leurs moteurs. Un cauchemar vécu au quotidien et qu’ils voudraient dans les plus brefs délais annihiler.

Vers une grève de 24h de l’ordre des pharmaciens

APA-Dakar (Sénégal) Par Demba Dieng –Les pharmaciens privés du Sénégal ont promis d’observer une journée de grève mercredi prochain pour protester contre la grâce accordée à Amadou Woury Diallo, condamné à 5 ans de prison pour trafic de faux médicaments d’une valeur d’1,5 milliard F CFA à Touba (184 Km de Dakar).

«Notre profession ne peut dans sa globalité accepter que des gens se livrent à ce qui n’est pas le leur. Cela relève d’une infraction, d’un délit illégal d’exercice à la profession. La grâce accordée au ressortissant guinéen Amadou Woury Diallo est une banalisation du marché des faux médicaments. C’est catastrophique », a déploré Amath Niang, président de l’ordre des pharmaciens dans les colonnes du journal L’observateur paru ce lundi.

Fustigeant la récurrence des trafics de faux médicaments, M. Niang a martelé : « Un système de santé ne peut prospérer sans des médicaments de qualité.

Nous sommes les seuls habilités à manipuler les médicaments parce que c’est nous qui en détenons le monopole ».

Objet du courroux des pharmaciens, Amadou Woury Diallo) séjournait en prison depuis le 11 novembre 2017 lorsqu’il a été gracié par le chef de l’Etat Macky Sall le 3 avril dernier, veille de la célébration de la fête de l’indépendance.

Sa libération est mal perçue par les acteurs de l’industrie pharmaceutique qui estiment que « le concerné n’était pas éligible à une grâce car n’ayant pas purgé la moitié de la peine qui lui a été infligée ».

Par ailleurs, le 13 mai dernier lors de l’audience en appel au tribunal de Thiès (70 km de Dakar), le président a avoué en pleine séance ne pas être au courant d’une quelconque grâce.

Face à ces interrogations autour de la grâce accordée à son client, l’avocat, Me Mor Samb a avancé des raisons humanitaires, indiquant qu’Amadou Woury Diallo, âgé de 70 ans « pouvait être épargné de prison en raison de son âge avancé et de sa maladie ».L’affaire sera réexaminée le 27 mai prochain.DD/cat/APA

Philip Morris, le scandale se confirme

http://www.rewmi.com Lorsque Libération a révélé en exclusivité, sur la base d’un rapport de l’Ong Public Eye, ses pratiques scandaleuses en Afrique, en général, et au Sénégal en particulier, Philip Morris s’était fendu d’un communiqué payant pour nous démentir. Mais voilà : le ministère de la Santé du Sénégal a voulu y voir clair en demandant des analyses au Programme national de lutte contre le tabac. Les résultats de ces analyses effectuées sur des cigarettes vendues au Sénégal par Philip Morris confirment les teneurs élevées en nicotine, en goudron et en monoxyde de carbone comparées aux normes de référence de l’Union européenne. En clair et comme le révélait Public Eyes, la cigarette tue, mais celle vendue au Sénégal par Philip Morris tue plus vite. Public Eye était formel : des tests exclusifs réalisés alors dans le cadre de l’enquête intitulée « Les cigarettes suisses font un tabac en Afrique » révèlaient l’existence d’un double standard.

Les cigarettes produites en Suisse et vendues en Afrique par Philip Morris International et Japan Tobacco International présentaient, selon l’Ong, des taux de particules totales, de nicotine et de monoxyde de carbone plus élevés que celles destinées au marché suisse . Contrairement à la directive en vigueur dans l’Union européenne (Ue), la législation helvétique permet en effet aux géants du tabac installés en Suisse de fabriquer et d’exporter des cigarettes plus nocives et plus addictives que celles commercialisées sur son territoire.

Les analyses effectuées au Sénégal confirment public Eye

Les révélations faisant suite aux tests réalisés par l’Institut de Santé au travail, à Lausanne, qui fait partie du réseau de laboratoires validés par l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) étaient effarantes. Pour accéder à la demande des enquêteurs, Gregory Plateel, chef des laboratoires, et l’analyste Nicolas Concha-Lozano avaient fabriqué une machine à fumer. La méthode était presque artisanale: trois becs qui portent les cigarettes, une pompe pour aspirer, un bocal où part la fumée qui est concentrée.

Rien n’était laissé au hasard : Un ordinateur pilote cette machine, qui prend une bouffée de 35 ml. pendant 2 secondes, toutes les minutes.

Pour être sûr que leur appareil était bien calibré, ils l’ont d’abord testé avec une cigarette de référence 1R6F: sans marque, elle est fournie par l’Université du Kentucky et spécialement dédiée aux laboratoires de recherche. Une fois la cigarette «fumée» par la machine, la fumée est analysée, ainsi que le filtre, afin de noter les taux de particules totales, nicotine et monoxyde de carbone. Une seule cigarette n’est évidemment pas représentative : pour obtenir des don- nées fiables, ils en tirent une dans trois paquets séparés, puis relèvent la moyenne des trois valeurs. Ce processus a occupé les chercheurs pendant plusieurs semaines.

Gregory Plateel et Nicolas Concha-Lozano avaient analysé pas moins de 30 paquets de cigarettes provenant d’Afrique, de France et de Suisse. Leur méthodologie est conforme aux normes ISO, qui font office de référence pour tous les chercheurs qui font ce type de tests. En Suisse, comme en Europe, les autorités ont instauré la norme du 10-1-10, soit 10 mg. de goudron, 1 mg. de nicotine et 10 mg. de monoxyde de carbone: ce sont les valeurs maximales de ces substances qu’une cigarette vendue sur le marché suisse ou européen peut contenir. C’est cette norme qui a servi de référence pour l’analyse des échantillons.

Fumer tue, mais fumer au Sénégal tue plus vite

Les résultats étaient clairs : les cigarettes fabriquées sur le sol helvétique et vendues en Afrique étaient bien plus fortes, plus addictives et plus toxiques. A preuve, un échantillon de la marque Winston, par exemple, comporte plus de 16.31 milligrammes de particules totales par cigarette, contre 10.5 pour des Winston Classic achetées à Lausanne. Pour la nicotine, la différence entre les cigarettes commercialisées en Afrique et en Suisse est particulièrement frappante: 1.28 milligramme par cigarette pour des Camel «Swiss made» vendues en Afrique, selon les résultats de l’IST, contre à peine 0.75 milligrammes pour des Camel Filters vendues en Suisse.

Pour le monoxyde de carbone, qui a pour effet de réduire la quantité d’oxygène circulant dans le sang, les valeurs sont aussi très différentes selon qu’on fume une Winston Blue en Afrique (9.62 milligramme par cigarette) ou en Suisse (5.45 milli- gramme). Malgré l’appellation rassurante, fumer des Camel light en Afrique revient à consommer des cigarettes plus nocives que des Camel Filters à Lausanne.

Mais il y avait plus grave encore. Dans certains cas, les taux mesurés par les scientifiques romands sont supérieurs à ceux affichés par les marques sur leurs paquets. C’est particulièrement le cas des valeurs de nicotine contenue dans les cigarettes africaines : les Winston en contiennent près de 1,5 milligramme, alors qu’elles affichent le chiffre de 1. « Les analyses effectuées au Sénégal ont tout confirmé », glisse une source avant d’ajouter : « le ministère de la Santé va prendre des mesures notamment en instaurant de nouveaux normes ». Mais quand ?

LAC ROSE : L’énigme autour de la fameuse coloration de l’eau 

http://www.enqueteplus.com Situé à environ 30 km au nord-est de Dakar, et plus précisément dans la commune de Tivaouane Peul-Niague, le lac Retba, plus connu sous le nom de lac Rose, attire encore quelques visiteurs, même si les eaux ont un peu perdu leur coloration d’origine. Toutefois, l’endroit émerveille les touristes, écoliers, etc., rencontrés sur place.

Reportage.

‘’J’ai fait deux jours au lac Rose. Et depuis lors, l’eau n’est pas rose. Je suis resté hier (jeudi dernier) toute la journée, mais je n’ai observé aucun changement’’, témoigne ce jeune homme, la vingtaine, trouvé juste en face du lac, assis sur un tronc de cocotier posé par terre. En cette matinée de vendredi du mois de ramadan, l’endroit n’est pas trop animé. Quelques touristes longent la côte à pied, des vendeuses d’objets d’art et des guides interceptent les visiteurs. Abdou Karim, les écouteurs bien vissés aux oreilles, écoute la radio, tout en observant le mouvement de l’eau. Venu pour la première fois au lac Retba, le jeune homme n’est surtout pas déçu, même s’il n’a pas eu l’occasion de contempler la célèbre couleur rose du lac.

A quelques mètres de lui, on aperçoit un groupe d’élèves arborant des blouses blanches. Ils sont accompagnés de quatre adultes. Il s’agit de potaches en classe de Ce2 à l’école Saint-Jean Apôtre de Ngascope (Ndlr : un village de la commune de Ngoye, dans le département de Bambey). ‘’L’objet de notre visite, c’est de permettre aux élèves de constater, de visu, ce qu’on leur apprend à l’école, pour coller la théorie à la pratique. On leur enseigne le lac Rose ou lac Retba. Ici, ils auront l’occasion de voir les filaos, les dunes, les montagnes, la plaine, la colline, etc.’’, explique le directeur de l’école, Michel Gaye.

Chaque année, renseigne-t-il, les classes de Cp, Ce2 et Cm2 de cet établissement vont en sortie pédagogique dans différents sites historiques ou touristiques du pays.

‘’L’année dernière, c’était au lac Tanma, vers Mont-Rolland (région de Thiès). Et cette année, nous ne sommes pas venus directement au lac Rose. Nous sommes passés par Thiès pour voir les plateaux. Comme ce sont des élèves de Ce2, c’est le programme qu’on leur enseigne. Donc, l’occasion leur est offerte de venir toucher, voir la réalité’’, ajoute notre interlocuteur.

Pendant qu’on échange, le groupe poursuit sa marche, sous la conduite de leur maître qui leur explique les différents composants du lac. Tous heureux, ils sourient et montrent du doigt à leurs camarades des choses qui attirent leur attention. ‘’Je suis content d’effectuer cette visite. Cela m’a permis de voir des bateaux, des pirogues, des hôtels et du sel. J’ai aussi vu des touristes’’, narre Fallou. Comme lui, la petite Mbène Ndao, la mine joyeuse, a hâte de retourner au village pour partager son expérience avec ses amies. ‘’Une fois au village, je dirai à mes amies que c’est trop cool au lac Rose. On a découvert beaucoup de choses’’, dit-elle en souriant.

Et pour que ses amis aient envie de venir découvrir le fameux lac Rose, Ibrahima Faye, lui, va jouer la carte de la fascination. ‘‘Moi, je dirai à mes camarades que j’ai vu des choses que vous n’avez jamais vues. Que l’endroit est magnifique, c’est beau. Ce qui m’a plus marqué, c’est le vent ; ce n’est pas pareil par rapport au village. C’est frais, c’est humide, etc. C’est ma première visite au Lac Rose, je suis trop heureux et j’ai hâte de revenir’’, lance le jeune garçon.

Michel Gaye : ‘’Il faudrait que les gens comprennent que le lac est un patrimoine’’

Si Ibrahima en est à sa première visite, ce n’est pas le cas pour son directeur. En effet, M. Gaye en est sa troisième fois. ‘’La première fois, c’est entre 2008 et 2009. Beaucoup de choses ont changé, depuis lors. Déjà, à l’époque, l’eau n’était plus tellement rose. Aujourd’hui, elle a totalement perdu sa teinte rose. De plus en plus, les gens construisent des maisons aux alentours du lac. Le niveau de l’eau a un peu baissé. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est visible à l’œil nu’’, raconte-t-il. Et pour ce qui est de la faible affluence des lieux, en cette période de l’année scolaire, il estime que c’est soit lié au fait que les gens ne connaissent pas l’endroit ou que les écoles ‘’ne s’intéressent plus’’ au lac pour venir en visite pédagogique. ‘’Il faudrait que les gens comprennent que le lac est un patrimoine qui est là, qu’il faut toucher, voir. Il faut coller l’apprentissage à la réalité sur le terrain. Ce voyage est intéressant pour des élèves,surtout ceux qui sont dans un village très éloigné comme Ngascope’’, dit-il

D’après M. Gaye, dans ces zones, beaucoup d’élèves ne connaissent pas le… goudron. ‘’Nous sommes passés par l’autoroute à péage qu’ils ignoraient. Nous sommes allés jusqu’à Keur Massar pour qu’ils puissent voir les étages. C’est une visite très riche pour eux qui n’ont jamais vu un grand magasin comme Auchan’’, soutient le directeur de l’école Saint-Jean Apôtre.

Ce patrimoine, comme le considère M. Gaye, séduit encore les touristes. Bruno et Christine, un couple français, sont venus pour la première fois en vacances en Afrique noire et notamment au Sénégal, pour 15 jours. Après un séjour à Warang, dans le département de Mbour, les amoureux sont venus découvrir le légendaire lac Rose. Sur place, après avoir longé la côte à bord d’un véhicule, ils se sont arrêtés au village artisanal pour acheter quelques pantalons en coton peints aux couleurs du drapeau sénégalais. L’homme des sciences en choisit trois, au bout de quelques minutes : ‘’J’adore celui-là aux couleurs de l’Afrique, mais la taille est trop grande et l’autre me va. Par contre, je n’aime pas la couleur’’, dit-il en tendant le pantalon aux dessins de la carte d’Afrique, au vendeur. ‘’Donc, prend celui avec la couleur beige-clair. Ce n’est pas grave, puisque tu as les deux avec les couleurs du Sénégal’’, conseille Christine.

Bruno, touriste français : ‘’Mais il n’est pas rose !’’

A la question de savoir ce qui leur a le plus marqué, quand ils ont mis les pieds au lac Rose, Bruno s’exclame avec un petit sourire : ‘’Mais il n’est pas rose !’’ Il s’empresse d’ajouter : ‘’Non, à part cela, c’est beau. On a fait le tour en 4×4. C’est un joli endroit. Il n’y a pas trop de monde. Et c’est partout au Sénégal, il n’y a pas trop de touristes’’, fait-il savoir. Par contre, ce qui ne va pas, selon ce touriste français, c’est que les plages sénégalaises ‘’sont sales’’. ‘’Il y a trop de plastiques, partout. Et ça, les touristes n’aiment pas. C’est sûr que quand on va à Saly, avec les beaux hôtels, tout est propre. Mais nous, nous sommes à Warang. Je suis sportif. Le matin, je cours le long de la plage entre les bouteilles, les plastiques, les algues. Et c’est dommage, l’endroit est très joli. Il n’y a pas de poubelle, nulle part. C’est le seul regret que j’ai ici. Autrement, tout est parfait’’, déclare

Bruno.

Comme son mari, Christine aussi appuie la même thèse. ‘’J’aime bien tout ici. Le paysage, les gens. J’aime bien les gens. Ils sont, tout le temps, souriants, de bonne humeur. Le petit bémol quand même, c’est que c’est un peu sale. Il faudrait faire un effort pour ranger tout. C’est regrettable et ce n’est pas vraiment joli’’, renchérit-elle. Toutefois, ces Français se réjouissent de l’accueil et de la courtoisie des Sénégalais. ‘’Ils disent toujours bonjour. Ils ont un bon commerce et c’est normal. C’est leur métier. Je voyage beaucoup au Maghreb que j’aime bien. Mais j’ai arrêté, parce qu’on n’était jamais tranquille. Ces gens n’arrêtent pas, ils vous suivent partout. Et, du coup, vous en avez marre. Et là, ça va. On est en vacances, quand même, il faut qu’on soit tranquille’’, témoigne par ailleurs Bruno.

Christine d’ajouter qu’elle est également surprise par la gentillesse des gens. ‘’Ils sont hyper gentils et des fois un peu trop’’, estime cette Française, la cinquantaine révolue.  MARIAMA DIÉMÉ

VILLAGE ARTISANAL DU LAC ROSE :Le lac inquiète les artisans 

http://www.enqueteplus.com Les commerçants installés au lac Rose sont aujourd’hui nostalgiques du bon vieux temps. Notamment la période où le Sénégal accueillait le rallye Paris-Dakar. Leur business est au ralenti, ces dernières années. Et l’état du lac les angoisse.

Selon le vice-président du village artisanal du lac Rose, actuellement, le tourisme ‘’ne marche pas très bien’’. ‘’Depuis qu’ils ont changé la destination du rallye Paris-Dakar, les touristes ne viennent plus comme d’habitude. Cela a constitué un vrai handicap pour notre business. Car, à l’époque, à six mois de l’évènement, tous les hôtels étaient pleins et, trois jours avant, nous nous remplissions les poches. Les temps ne sont plus pareils. Entre 1998 et 2000, nous ne nous plaignions vraiment pas. Les choses allaient à merveille. Mais, depuis lors, les activités sont plombées’’, affirme Abdoul Aziz Dieng.

En fait, Abdou Aziz vend des tableaux et des tenues traditionnelles, depuis plus de 30 ans, au sein de ce marché. Hormis le changement de la destination finale du rallye, il déplore le fait qu’il n’y ait pas la ‘’promotion nécessaire’’ pour la vulgarisation du site. En plus, le vice-président du village artisanal pense que les ressources qui sont destinées au secteur sont ‘’minimes’’. ‘’Dans les pays maghrébins comme le Maroc, les autorités mettent au mois plus 10 milliards de francs Cfa pour la promotion du secteur. Or, ici, c’est environ un milliard. Les gens chargés de faire la promotion du tourisme ne le maitrisent pas. C’est ce qui plombe les choses. Il faut le donner à ceux qui le connaissent vraiment, qui savent comment le rendre attractif. Bien que, cette année, on constate que l’Etat a fait des efforts’’, dit-il.

Cependant, M. Dieng soutient que les autorités ont certes la volonté, malheureusement, ‘’elles ne peuvent pas’’. ‘’Elles ne font que tâtonner et n’y mettent pas assez de ressources. Ce qui nous manque aussi, ce sont des évènements pour vulgariser nos produits. On n’organise rien, même pas un festival. Si l’Etat et les élus locaux organisaient de grandes manifestations dans ce sens, même si c’est pour trois jours, cela permettrait aux gens de mieux connaître le site’’, plaide notre interlocuteur. Qui renseigne que, depuis l’existence de leur marché, personne n’a jamais quitté le village pour aller exposer dans une foire en ville ou à l’étranger. ‘’Or, on a un représentant à la chambre des métiers. Il y a plus de 200 personnes qui s’activent ici. En plus, l’état actuel du lac nous fait peur et on doit le sauver’’, lance le vice-président du village artisanal du lac Rose.

Inquiète, ‘’Maman Africa de lac Rose’’, comme on l’appelle ici, l’est également. Car elle tire ses revenus de cette zone touristique, grâce à la commercialisation d’objets d’art comme les perles, les colliers, etc. ‘’Actuellement, le commerce ne marche pas trop. Parce que nous sommes en basse saison touristique. C’est pendant les vacances d’hiver qu’on s’en sort bien, à savoir entre décembre, janvier et février. C’est la pleine saison. A part ces moments, au mois de juillet ou août, les visiteurs viennent et notre activité décolle mieux qu’en cette période’’, rapporte la bonne dame, la cinquantaine, de petite taille et au teint noir. Avec un panier en osier ovale dans lequel elle expose sa marchandise, Maman Africa quitte chaque matin Niague pour le lac. Elle n’est pas installée au village artisanal, comme la plupart des dames. Elle déambule le long de la plage, son panier sur la tête, guettant tout visiteur.

Ici, les femmes ont une bonne stratégie pour gagner l’affection ou la compassion des gens. Au premier contact, elles offrent un bracelet en perles ou un objet sans une grande valeur marchande, avant de proposer des articles. Une astuce qui marche bien. Néanmoins, parler de chiffre d’affaires avec ces vendeuses reste un sujet tabou. ‘’On ne peut pas parler de notre chiffre d’affaires. Tout ce qu’on peut dire, c’est que cela dépend du tourisme’’, explique Maman Africa. A la question de savoir si elle arrive parfois, en pleine saison, de descendre avec 50 000 F Cfa, elle sourit et réplique : ‘’Non, jamais on n’a eu cette somme ici. On ne l’a pas vraiment.’’

A côté d’elle, une jeune fille d’une trentaine d’années est assise sur le tronc d’un cocotier posé par terre et qui leur sert de banc. Fatou vient aussi vendre des colliers en perles, des objets d’art dans cet endroit touristique, depuis plus d’une décennie. ‘’Au début, quand je venais ici, le business était florissant. Mais j’étais encore jeune, je ne connaissais pas encore la valeur de l’argent. Je ne faisais pas attention à ce que je gagnais. Maintenant, les choses ont changé. Non seulement, il n’y a plus d’argent, mais la nature du lac n’est plus la même. La couleur n’est plus aussi rose qu’avant’’, narre-t-elle.

Plus ouverte d’esprit que Maman Africa, Fatou confie que par rapport au commerce, elle gagne 500 F par-ci, 1 000 F Cfa par-là et essaie de faire avec. ‘’On peut aussi, à la fin de la journée, avoir 5 000 F Cfa ou plus. Tout dépend de la période touristique et de ce que Dieu te réserve au quotidien. Alhamdoulillah ! On rend grâce à Dieu’’, rapporte-t-elle.

Ces dames achètent les perles à Dakar et les confectionnent en fonction de leur inspiration.MARIAMA DIÉMÉ

KHONDÉ FALL (MEMBRE DU COMITE DE GESTION DU LAC, SUR L’EXPLOITATION DU SEL) : ‘’Notre problème majeur, c’est l’écoulement du sel’’

http://www.enqueteplus.com Activité principale au lac Rose, la commercialisation du sel n’est pas florissante, ces dernières années. Depuis la saison dernière, des tas de sel sont stockés sur les lieux, dans l’attente de potentiels acheteurs. Khondé Fall, membre du Comité de gestion du lac, chargé de l’organisation du travail autour de l’exportation, revient sur l’organisation du travail et les défis auxquels ils font face.

Comment se passe la collecte du sel au niveau du lac ?

Nous nous occupons de la gestion du sel. Nous partageons le lac en deux parties. Nous travaillons sur une partie et laissons l’autre se reposer entre 5 à 6 mois. Ainsi, le sel va se former naturellement. Ensuite, nous autorisons l’exploitation. Pendant qu’on collecte le sel sur cette partie, on ferme celle qui est déjà exploitée.

Comment vous organisez le travail ?

Toute personne qui désire exploiter le sel peut venir le faire librement. L’essentiel, c’est qu’elle s’enregistre auprès du comité. Nous ne demandons de l’argent à personne. Les gens peuvent venir chercher le sel sans souci et il y a des commerçants qui sont sur place pour acheter le produit. Tout ce que nous exigeons, c’est la discipline et l’honnêteté dans le travail. Tous les tas qui vous voyez sont déjà achetés. Quand quelqu’un vient ici, il lui faut un fournisseur. Tout est organisé. Si on a un client avec qui on veut travailler, on informe le comité du tonnage qu’on souhaite acheter et on lui verse l’argent. Et si le fournisseur vient, il se présente à son tour au niveau du comité qui gère tout ceci. Nous suivons tout le processus pour éviter d’éventuels couacs. Nous nous assurons aussi que le client a bien versé son argent, avant de prendre la marchandise. Chaque village a deux représentants au sein de la Commission de gestion du lac. Les intérêts sont partagés chaque un ou deux mois.

Donc, le comité fait l’intermédiation entre les fournisseurs et les clients ?

Oui. En effet, tout acheteur vient passer sa commande auprès du comité. Celui-ci lui dit le prix du marché. La personne paie. On achète le sel qui est iodé, on le met dans des sacs qui sont chargés sur des camions pour la livraison. Le comité est aussi un groupement d’intérêt économique (Gie) depuis une trentaine d’années, qui réunit 5 villages. Il s’agit de Niague, Beuye, Ngoyé Mbame, Déni Biram Ndao nord et sud. Avant, les choses n’étaient pas organisées. Chacun travaillait comme il voulait. Certains partaient avec l’argent des clients, etc.

Est-ce que c’est possible, pour les ouvriers de faire, des affaires sans passer par le comité ?

Non, ils ne peuvent pas. Parce que les gens qui veulent travailler doivent impérativement se présenter ici. On ne peut pas travailler dans cette zone clandestinement. Car on n’aura pas la possibilité de faire sortir le sel à l’insu des membres du comité. D’abord, pour le faire, il faut un camion et celui-ci, avant qu’il ne quitte les lieux, doit détenir une facture qu’il va présenter à la gendarmerie, à la sortie, pour une vérification. Parce qu’avant qu’un sac de sel ne quitte l’endroit, il faut qu’il soit iodé et c’est le comité qui s’en charge. Donc, on ne peut pas le faire dans la clandestinité. Nous sommes là du matin au soir, de 8 h à 18 h. Et en rentrant, nous laissons des gardiens sur place qui surveillent les lieux.

Combien de tonnes de sel sont produites ici, par jour ?

C’est difficile de le quantifier, parce que cela dépend de la demande. Il arrive des moments où elle est forte et parfois c’est le contraire. Ce n’est pas une activité où les gens font des commandes régulièrement. Un client peut faire une commande et rester un bon moment avant de revenir.

Est-ce qu’il vous arrive de rester une semaine sans avoir de commande ?

Non, ceci est impossible. Les commandes viennent de partout. Les gens achètent le sel brut pour le broyer après. Certains clients viennent du Port autonome de Dakar, d’autres de la sous-région. On travaille chaque jour et cela dépend de la commande. On peut rester aussi toute une journée sans client.

A combien est vendue la tonne de sel ?

Le prix varie. On ne peut pas dire exactement le coût. Parce que, dans le commerce, certains prix sont secrets, on ne peut pas les divulguer au grand public. Chaque fournisseur a un prix qu’il applique à ses clients et la qualité du sel n’est pas la même. Donc, les prix ne sont pas les mêmes. Il y a aussi le sel qui a duré ici plus d’un an. Il est plus cher que celui qui vient d’être ramassé. Je ne peux pas dire le prix exact ; chacun détermine à combien il vend son tas de sel.

Mais qui fixe les prix ?

Où que ce soit, même au Sine-Saloum, il n’y a pas de prix fixe pour le sel. Aujourd’hui, on peut vendre la tonne à 20 000, 25 000, voire 30 000 F Cfa. En période de froid, il y a peu de sel. Donc, il devient plus cher. Actuellement, et dans quelques mois, si on commence l’exploitation, les prix seront bas.

Est-ce que la main-d’œuvre est prise en compte dans les facturations ?

Non. Chacun est payé en fonction de ce qu’il fait et pour chaque étape du processus.

A part les clients locaux, est-ce que vous arrivez à exporter le sel massivement ?

Maintenant, on n’exporte pas comme avant. Les clients venaient du Mali, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire. On exporte toujours vers le Burkina et la Côte d’Ivoire, mais la quantité est réduite. Le Ghana a du sel et c’est plus près du Burkina que Dakar. En effet, si on quitte Dakar pour le Burkina, on paie entre 2,5 et 2,6 millions de francs Cfa pour le transport. Or, si c’est du Ghana au Burkina, c’est 1,5 million avec un jour de trajet. Alors qu’ici ils font entre 5 et 6 jours. En plus, avant, il n’y avait pas trop de taxes sur le sel. C’est pourquoi les gens ne l’exportent plus.

A part ces taxes liées à l’exportation, existe-t-il d’autres défis auxquels vous faites face ?

Notre problème majeur, c’est l’écoulement du sel. On a une quantité importante de sel sur place et la qualité y est aussi. Mais la commercialisation fait défaut. Les tas qui sont là datent de la dernière saison. S’il y avait des clients, il n’y aurait rien ici. Il arrivait des années où, à cette période, il n’y avait aucun stock de sel sur les lieux. Il y a beaucoup plus de dépenses dans la production du sel. Mais, au niveau du lac, le sel ne coûte pas cher. Ce sont les taxes qui découragent les exportateurs.

Pourquoi le ramassage du sel se fait toujours en mode artisanal ? N’avez-vous pas la possibilité de le moderniser ?

Ce que nous connaissons et qu’on nous a transmis, c’est la collecte du sel de manière artisanale. Si on nous avait proposé une meilleure méthode, on ne l’aurait pas refusée. On ne pense pas qu’il y ait une autre possibilité.

Est-ce que vous confirmez que le lac est en voe de disparition ?

Ces deux dernières années, il n’y a pas eu une forte pluviométrie. C’est pourquoi le niveau d’eau baisse. C’est arrivé une fois. On a eu peur, mais la nature a bien rétabli les choses. Plus la pluie est abondante, plus le lac est rempli. Et si nous sentons que le lac commence à tarir, nous allons y réfléchir et trouver des solutions.

Qu’en est-il de la fameuse couleur rose du lac ?

Parfois, si on regarde de loin, on va croire qu’il n’est pas rose. Mais c’est en s’approchant qu’on se rend compte de sa vraie couleur. Cependant, pour que le lac soit vraiment rose, il faut qu’il vente beaucoup et que le soleil soit au zénith. Si les conditions ne sont pas réunies, cela ne sera pas le cas. Nous travaillons ici tous les jours, nous observons ce changement.  MARIAMA DIÉMÉ

COLONEL ABDOULAYE DIOP (DR DES PARCS NATIONAUX) : ‘’Il faut une commission scientifique qui va faire des travaux de recherche sur le lac’’

http://www.enqueteplus.com La restauration du lac Retba ou lac Rose reste une nécessité, selon le directeur des Parcs nationaux, le colonel Abdoulaye Diop. Dans cet entretien, il préconise la création d’une commission scientifique pour faire des travaux de recherche sur le lac.

Aujourd’hui, beaucoup de personnes s’inquiètent de l’état actuel du lac Rose et la perte de sa couleur. Que pouvez-vous dire par rapport à la coloration qui faisait sa réputation ?

C’est assez complexe. En 1987, avec la Direction de l’environnement, on avait travaillé pour essayer de trouver un statut de protection. On savait que c’était un site extrêmement important et si on ne faisait rien, l’écosystème qu’il représentait pouvait être altéré. Cela n’a pas pu aboutir.

Néanmoins, des études ont été faites et à partir de ces recherches, on avait constaté que le lac était sur-salé. Il y avait une cyanose-bactérie, une bactérie de couleur violète adaptée à ce milieu alcane. D’aucuns disaient que c’est peut-être cela qui lui a donné cette coloration. Etant de la zone des Niayes, la première fois que je l’ai visité, c’est au début des années 70. Mais ce n’était pas aussi rose. A l’époque, il y avait suffisamment d’eau, de renouvellement de cet écosystème. On pouvait y extraire du sel, mais à la fin de la saison sèche. Au fur et à mesure qu’il y avait évaporation, il y avait des pellicules de sel.

Au milieu des années 90, il y a eu le développement de cette exploitation de sel qui a pris des proportions inquiétantes. C’était devenu une manne pour les populations riveraines. J’ai participé également à une autre étude, sous l’égide de l’Unesco, au début des années 2000, pour essayer de développer une stratégie de sauvegarde du lac. On avait eu à travailler sur le bassin versant, toutes les études de caractérisation autour du lac. Mais il reste toujours entendu que l’intérêt pour les uns, c’est la conservation, la promotion du tourisme, etc.

Et pour les communautés, cela reste une manne. C’est l’exploitation du sel. Il y avait des velléités pour toute stratégie ou tentative de rationalisation. Les populations n’étaient pas du tout réceptives, puisque cela constituait une manne pour elles.  Vu que c’est une manne qui est tombée du ciel, les gens l’exploitent à outrance. De l’autre côté, il y a des gens qui veulent que le cachet naturel soit préservé. Voilà la contradiction des deux centres d’intérêt pour les autorités, les Sénégalais qui sont loin des réalités locales, l’Unesco. Puisque c’est un site unique qui pouvait revêtir un statut particulier. En fait, un site du patrimoine mondial est celui qui a une valeur unique et universelle.

Avec cette salinisation, les populations, qui sont également des maraîchers pour la plupart, sont forcément confrontées à ce phénomène. Or, elles doivent utiliser l’eau pour leurs périmètres maraîchers. Cette salinisation a impacté directement l’activité agricole. Il s’y ajoute qu’il y a eu tellement d’infrastructures qui se sont développées en dehors des villages, à savoir les hôtels, les résidences. Il y a des résidences qui sont même construites au niveau du lit du lac. Il y a cette occupation anarchique. Le phénomène d’ensablement est plus ou moins contrôlé pour le moment. Parce qu’avec le futur pôle urbain de lac Rose, cela va changer. Si on ajoute à cela les effets du changement climatique…

Est-ce que ce sont les seules causes ?

Il n’y a pas de situation de référence par rapport à cela, qui puisse permettre de dire quoi que ce soit. Si on combine tous ces facteurs, il y a rien pour préserver le lac. Il y a une occupation anarchique, une exploitation à outrance. Donc, aujourd’hui, si le lac change de couleur, quelque part, il y a un faisceau de facteurs qui pourront permettre de dégager des pistes. Mais ce qui est difficile, c’est de pouvoir isoler un facteur pour dire qu’il pourrait être à l’origine. Parce qu’il y a un cumul d’actions qui s’exercent autour de ce lac. Et cela ne fait que s’intensifier et le sera de plus en plus, avec le futur pôle urbain. Sauf si on prend en compte l’impérieuse nécessité de faire de ce lac une opportunité pour améliorer le cadre de vie. Ou même pour développer des activités qui puissent permettre de maintenir l’harmonie, de préserver sa qualité. Et peut-être de pouvoir se créer un centre de loisirs, avec la future ville qui se construit. D’autant plus que, de l’autre côté, il y a une mer dont la fréquentation n’est pas recommandée. Il faut au moins essayer de restaurer le lac.

Pour la restauration, la conservation, un milieu dégradé n’est pas perdu. On peut toujours le rendre à nouveau écologiquement utile pour les économies et les communautés. Ce serait une option.

Est-ce vraiment possible de redonner au lac sa coloration d’antan ?

Si on maitrise les facteurs qui ont altéré sa couleur, on parvient à les contrôler, peut-être on pourra le faire. Mais il faut qu’on les détermine d’abord. Il y a certains qui sont maitrisables, qui dépendent des hommes. Cependant, si c’est un effet du changement climatique, peut-être avec l’évolution de la température, certains micro-organismes qui vivaient là-dans n’y parviennent plus, en ce moment, il n’y aurait pas de solution. Or, si c’est dû à une forme d’occupation, extraction… Sous ce rapport, on peut agir. Mais tout n’est pas perdu. Puisque si, aujourd’hui, le Technopôle a acquis un statut de protection, pourquoi pas un jour pour le lac Rose ? C’est une volonté de l’Etat.

On a eu, par rapport au Technopôle, à travailler, sensibiliser, éduquer les populations sur cette nécessité. Et, finalement, l’autorité politique a suivi les populations et a pris la mesure, et on est en train de mettre en place des mesures de gestion.

Aujourd’hui, si l’Etat décrétait que le lac Rose est érigé en réserve naturelle, confiée à la Direction des parcs nationaux ou celle des aires marines protégées, comme c’est le cas avec le Technopôle, on va mettre en place des organes de gestion. Qui vont faire le travail de base, les études de caractérisation, démarcher la communauté scientifique, faire la situation de référence. Cela nous permettra d’avoir une visibilité sur ce qui se passe.

Aujourd’hui, ce qui se passe au lac Rose, c’est un manque de visibilité par défaut de gouvernance. On ne fait que déplorer, mais il n’y a aucune mesure et celle-ci appartient à l’autorité. C’est sa mission régalienne. Les citoyens peuvent demander à l’Etat de le faire, puisqu’on a constitutionnalisé le droit à l’environnement. Et c’est un élément de notre environnement qu’on souhaiterait préserver. Le résultat doit être consensuel. Or, aujourd’hui, si l’Etat prenait des mesures de sauvegarde, d’autres forces adverses vont se mobiliser pour dire que c’est le gagne-pain des populations. Mais force doit rester à la loi, surtout si c’est un bien commun.

Est-ce qu’il y a une nécessité d’ouvrir une commission d’enquête scientifique, comme le suggère Alioune Tine, pour comprendre réellement ce qui se passe ?

Là, il y a une démarche qu’il siérait plus. Une commission d’enquête va recenser, écouter les gens, les entendre, comme s’il y a un responsable. Je penserais plutôt à une commission scientifique qui va faire des travaux de recherche sur le lac, en essayant de faire une synthèse bibliographique. Il y a d’éminentes personnalités qui sont encore vivantes, qui ont eu à travailler sur le lac. Pour le compte de l’Unesco, il y a le Pr. Ahmadou Tahirou Diaw. Au niveau de la Direction de l’environnement également, il y a des chimistes qui ont conduit des études avec des scientifiques, des biologistes, des marins. De toute façon, les compétences existent au Sénégal. Il suffit de pouvoir les rassembler et de les mettre sur le dossier. Cela vaut la peine. Parce que c’est un site dont on n’a pas un remplaçant possible, ne serait-ce que pour sa valeur unique, même si ce n’est universel. A travers le pays, c’est le site unique qui mérite d’être préservé.

Mais le niveau d’eau baisse, d’année en année. Est-ce que le lac Rose ne va pas s’assécher, dans quelques années, comme le lac Tanma ?

Je ne le pense pas. Puisque ce ne sont pas les eaux de pluie qui l’alimentent. Le lac se trouve dans la zone des Niayes. En plus, il n’est pas loin de la mer. Il y a juste une dune qui les sépare. Il y avait aussi des points de ruissèlement d’eaux douces. La diminution de ces apports à amener une augmentation de la concentration qui a favorisé l’émergence du sel. Le lac Tanma s’est asséché, parce qu’il dépendait des eaux de pluie. Mais pour le lac Rose, la situation est différente. Il faut interroger les hydrologues qui pourront élucider ces questions. MARIAMA DIÉMÉ

CONCERTATION POLITIQUE : LE CHOIX DE LA PERSONNALITE NEUTRE ROMPT LE DIALOGUE

http://www.seneweb.com L’opposition a toujours exigé l’installation d’une commission cellulaire avec à sa tête une personnalité neutre pour diriger le dialogue politique. Une exigence satisfaite par le pouvoir le 16 mai dernier. Seulement, le hic actuellement est la désignation de cette personnalité neutre devant conduire cette commission.

En effet la société civile a opté pour le duo Mazide Ndiaye et Babacar Gueye, un choix contesté par la majorité présidentielle par la voix de Zahra Iyane Thiam. Cette dernière pense ainsi que ces personnalités proposées ne sont pas indépendantes mais plutôt parties prenantes à la discussion. Au même moment, les  Non-alignés portent, eux, leurs choix sur d’autres éminents juristes  à savoir Babacar Kanté et Alioune Sall.

Pour l’enseignant chercheur, Moussa Diaw, ces personnalités proposées peuvent diriger la commission. ‘’Ce qui est important c’est d’encadrer les débats et puis de tenir compte des termes des références qui ont été retenus pour orienter le débat dans le sens des échanges qui auront lieu pour les amener à trouver un compromis’’, explique l’analyste politique.

Pour ce dernier, toutes les personnes pressenties  peuvent présider la commission cellulaire de par leur expérience, leurs sens de la responsabilité…

Moussa Diaw pense ainsi que la présidence de la commission ne devrait pas faire débat. Aux yeux de l’enseignant chercheur, l’essentiel est que les différents acteurs puissent s’entendre  afin de  déboucher sur un consensus. Il pense d’ailleurs que les tiraillements devraient être dépassés.

‘’ Il faut faire en sorte que les différents acteurs puissent respecter les règles du jeu et qu’on tienne compte des termes de référence. Les acteurs doivent être  déterminés dans leur engagement pour aller vers le dialogue politique’’, invite Pr Diaw.

Front pour la libération de Khalifa Sall : «La participation de Karim et Khalifa apporterait une plus-value au dialogue national…»(Alioune Tine)

https://www.dakaractu.com Le Front citoyen pour la libération de Khalifa Sall a rencontré Alioune Tine, président de la Raddho et de Africa Jom Center dont il est le fondateur, à son siège de Ouakam. Ce front a initié une série de rencontres avec les acteurs de la société civile et a lancé une pétition citoyenne pour la libération de l’ancien maire de Dakar.

Lors d’un point de presse au siège de Africa Jom Center, Abou Diallo, membre du Front pour la libération de Khalifa Sall a signifié qu’il faut un plaidoyer national très fort pour libérer d’abord Khalifa Sall, ce qui va faciliter la tenue du dialogue national.

Le Front a ainsi rencontré Alioune Tine pour lui soumettre un plan d’action pour la libération de KAS. À l’en croire, ce combat n’est plus un combat khalifiste mais un combat de tous les citoyens sénégalais. Alioune Tine de s’engouffrer dans la brèche et d’affirmer qu’il serait important de libérer d’abord les « otages politiques », à savoir Karim Wade et Khalifa Sall, afin de conférer une plus-value à ce dialogue national…

Me Oumar Youm se défend : «Le développement du Sénégal n’est pas seulement du ressort de Macky Sall»

https://www.dakaractu.com Le ministre des infrastructures du transport et du désenclavement, en déplacement à Thiadiaye sa ville natale, a profité de l’occasion pour s’adresser aux Sénégalais, particulièrement à ceux de la diaspora à s’investir davantage dans le social. Cependant, le Maire de Thiadiaye dans le cadre des opérations de désencombrement initié par l’État, annonce que des séries de nettoiement seront organisées dans les différents quartiers de la ville. Oumar Youm en a profité pour les encourager, et leur a offert un billet pour la Mecque…

BAMBEY : Braquage à l’université Alioune Diop

http://www.seneweb.com L’Université Alioune Diop de Bambey a été la cible d’une bande de malfaiteurs ce weekend. L’attaque a eu lieu vendredi dernier peu après trois heures du matin. Les braqueurs qui ont ligoté les trois vigiles et un étudiant trouvés à l’entrée du temple du savoir, ont réussi à emporter avec eux le coffre-fort du secrétariat général.

Leur forfait commis, les malfaiteurs se sont arrêtés à proximité du Crna (Centre national de recherches agronomiques) où ils ont ouvert le coffre-fort dans lequel ils n’ont découvert que des documents. Les vigiles et l’étudiant qui se sont enfuis, sont sains et saufs. Une enquête a été ouverte par la brigade de gendarmerie de Bambey. Ce braquage remet au gout du jour l’insécurité dans cette université.

LES FEMMES DANS LA RUE SAMEDI PROCHAIN POUR PROTESTER CONTRE LES VIOLENCES

http://www.emedia.sn Le collectif des organisations de défense des droits des femmes et des groupes de femmes sur les réseaux sociaux organisent une marche nationale à Dakar, le 25 mai prochain. Ce, pour dénoncer les violences faites aux femmes. Ces défenseurs de la cause féminine, qui agitent le retour de la peine de mort, invitent les acteurs politiques à inscrire la question sécuritaire dans le dialogue national en perspective. Après Coumba Yade, 18 ans, à Thiès, puis Bineta Camara, 23 ans, à Tambacounda, une femme a été découverte nue, à Ouakam, le corps en décomposition dans des ordures d’un centre commercial.

« Depuis le début du mois, on a eu écho de beaucoup de cas de meurtres qui ont concerné des femmes », relève pour le déplorer Ndeye Fatou Djecki Diagne, militante féministe, interrogée par Radio Sénégal. « Il ne faut pas que l’impunité règne », scande sur les mêmes ondes Penda Seck Diouf, de la plateforme de veille des femmes pour la paix et la sécurité ’’Eutou Jam’’.

Ces femmes, qui expriment leur colère, dénoncent le fait « qu’il y ait toujours des hommes qui n’ont pas de retenue par rapport aux femmes et qui ne se gênent pas de leur faire du mal, de les violer, allant même jusqu’à les tuer. » Elles avertissent : « Il ne faut pas que celui-là qui a commis un acte de violence fasse recours à la folie ou d’autres formes de dépression pour dire qu’il n’était pas responsable de ses actes. »

D’autant plus qu’assène Penda Seck Diouf, « ce n’est pas une première. On a enregistré un week-end macabre mais cette insécurité, ces agressions se passent depuis un certain temps. »

Ndèye Fatou Djecki Diagne demande ni plus ni moins l’application de la loi adossée à une formation sur les techniques de self-défense : « Pour moi, la solution qui devrait être instaurée, c’est d’initier des ateliers pour apprendre aux femmes à bien se défendre par rapport à des situations particulières notamment le viol et les agressions. Le retour de la peine de mort, oui, ça peut être une solution pour venir se greffer à l’arsenal juridique. »

A défaut de l’application de la peine de mort, ces organisations exigent de « sévères » sanctions pour mettre un frein à cette série noire. DIE BÂ

Alioune Tine : « La peine de mort est cruelle et barbare, elle n’est pas dissuasive »

http://www.seneweb.com Le retour à la peine de mort est souvent évoqué par des parlementaires et des citoyens, face à la recrudescence des crimes et des viols.

Défenseur des Droits de l’homme et fondateur d’Afrikajom center, Alioune Tine est contre une telle idée.

«Aujourd’hui, la tendance, en Afrique et dans le monde, c’est l’abolition de la peine de mort. Parce que, tout simplement, la peine de mort, c’est en réalité répondre par un crime à un autre crime. Vous ajoutez aux morts. Et ce n’est pas efficace, parce que les pays qui appliquaient la peine de mort avec une certaines cruauté où ils coupent la tête des personnes, ont arrêté (d’appliquer) la peine de mort», a-t-il déclaré.

Pour l’ancien directeur d’Amnesty International/Sénégal, aujourd’hui, pratiquement tous les pays de l’Afrique francophone sont en train d’abolir la peine de mort. Et le Sénégal a été avant-gardiste, parce qu’ayant, depuis juin 2004, aboli la peine de mort. « Ceux qui gardent cette disposition dans leur juridiction ne l’appliquent pas. Parce que la peine de mort n’est pas dissuasive. Elle est cruelle, inhumaine, dégradante, barbare. Ce n’est même pas dans notre culture », dit-il.

Cependant, Alioune Tine s’est dit indigné par les viols et crimes qui se font contre les femmes, ces temps-ci. Ainsi, pour trouver des solutions à ce phénomène, le défenseur des Droits de l’homme pense « qu’il faut ouvrir des enquêtes et réprimer sévèrement non seulement les viols suivis de crimes, mais les viols tout court et ne pas les banaliser parce que les violences faites aux femmes, ce sont des crimes odieux qu’il faut sévèrement réprimer par la justice ».

Face à la recrudescence de l’insécurité qui sévit dans le pays, Alioune Tine demande aussi l’application des dispositifs du Code pénal. Il invite aussi l’Etat à prendre toutes les dispositions pour garantir la sécurité des personnes et de leurs biens.

Seydi Gassama sur les cas de meurtres: « La peine de mort ne sert qu’à la vengeance »

http://www.dakarmatin.com Le directeur exécutif d’Amnesty Sénégal, Seydi Gassama a soutenu que la peine de mort, réclamée par des Sénégalais, à la suite du « viol suivi de meurtre » d’une jeune fille de 23 ans à Tambacounda, à l’est du Sénégal, « ne sert qu’à la vengeance ». Il a appelé les autorités du pays à faire justice sur cette affaire et sur d’autres cas similaires.

Qu’avez-vous ressenti après avoir appris le meurtre de la jeune fille Bineta Camara à Tambacounda ?

Nous sommes très peinés du meurtre de cette jeune femme à Tamba. Un meurtre particulièrement violant, car elle aurait été violée ensuite et tuée. Dans la même journée nous avons appris qu’il y a eu un cas similaire à Ouakam. La caractéristique de ces victimes est que les deux sont des femmes et donc une personne fragile. Ce sont des crimes qui sont choquants qui méritent une réponse rapide de la part des autorités. Il faut que la police ou la gendarmerie recherchent très rapidement les auteurs de ces meurtres et les mettent à la disposition de la justice. Je crois que c’est ce que les Sénégalais attendent et c’est ce que nous nous attendons en tant que organisation des droits de l’homme.

Croyez-vous que justice sera faite sur cette affaire, si on sait que souvent la justice sénégalaise est remise en question ?

Je crois que dans toutes les affaires de crime de meurtres, la justice a fait son travail. Elle l’a fait avec beaucoup de sévérité. Donc nous attendons à ce que ces personnes soient retrouvées. Le défi pour la police et la gendarmerie c’est de les retrouver très rapidement. Il faudrait que tous les moyens à la disposition de ces corps soient utilisés y compris la police scientifique pour retrouver ces personnes et les traduire en justice. C’est vraiment une exigence que des crimes de cette nature soient impunis, parce que c’est leur impunité qui va évidemment encourager les crimes.

Justement, certains sénégalais comme Aliou Sow, ancien ministre, plaident pour le rétablissement de la peine de mort. Qu’en pensez-vous ?

A chaque fois qu’il y a des meurtres de ce genre, le débat sur la peine de mort revient au Sénégal. Et d’ailleurs ce n’est une particularité au Sénégal, c’est dans tous les pays du monde. Même en France, à chaque fois qu’il y a eu des crimes crapuleux, évidemment les gens demandent à ce que la peine de mort soit rétablie. La question qu’il faut se poser, c’est est-ce que dans les pays où il y a la peine de mort, il n’y a pas de tels crimes. La réalité c’est que dans ces pays où on exécute les gens, des crimes aussi abominables sont commis tous les jours.

La peine de mort ne sert qu’à la vengeance. Lorsqu’il y a un tel meurtre, ce que le public veut, c’est la vengeance. Que l’Etat venge la personne en exécutant le meurtrier. Nous considérons que la peine de mort ne règle pas la question de la criminalité, parce que dans les pays où elle est appliquée la criminalité existe. Il faut faire en sorte que les meurtriers soient sévèrement punis. Je pense que  pour tous les cas de viol suivi de meurtre, on peut revoir les peines. On peut faire en sorte que ces personnes n’aient jamais de remise de peine ou de grâce. Qu’elles soient condamnées à passer leur vie en prison. Ce sont des personnes extrêmement dangereuses qui pourraient récidiver et il faut prémunir la société contre elles.

Quel appel lancez-vous aux proches des victimes et aux Sénégalais en général ?

Nous disons aux proches des victimes qu’ils ont tout notre soutien et notre peine face à l’épreuve qu’ils sont en train de traverser. Nous même nous sommes des Sénégalais et dans nos propres familles nous avons connu de genre d’expérience. Personnellement, j’ai connu ce genre d’expérience dans ma propre famille. Un meurtre de la même nature. C’est une épreuve extrêmement difficile face au quelle, il faut avoir la foi en Dieu et en l’Etat du Sénégal.

Pouvez-vous nous expliquer cette « expérience douloureuse » que vous avez connue ?

Il y a un cas extrêmement célèbre que tout le monde connait au Sénégal. Je ne veux pas personnaliser l’affaire, mais les gens pensent généralement que si ces cas de meurtres étaient arrivés aux familles des défenseurs des droits humains, ils auraient changé de vue. Mais ce n’est pas vrai. Chacun de nous a connu ce genre d’expérience. Il y a quelques années à Richard Toll (ville du nord-ouest du Sénégal) ma propre cousine a été assassinée dans sa maison.
Elle avait organisé une kermesse pour soutenir une école, elle a amené la cagnotte chez elle car la kermesse est terminée très tard. Le soir on est parti la trouver chez elle. Elle a été assassinée à plusieurs coups de couteaux. Elle était seule avec son fils dans la maison et ce dernier a passé la nuit sur des flaques de sang de sa maman. Aujoud’hui encore l’affaire est pendante devant le tribunal de Saint-Louis. Bientôt dix ans, la justice sénégalaise n’a pas réussi à tirer cette affaire au clair.

Recrudescence de la violence : Pastef-les patriotes réclame plus de sécurité pour la population

https://actusen.sn Cette sortie de Pastef/les patriotes vient s’ajouter à la série d’indignation suscitée par les cas récurrents de violence et d’actes macabres. Dans un communiqué, la formation dirigée par Ousmane Sonko «propose, afin d’éradiquer ce fléau, une large concertation nationale de toutes les composantes (religieux, autorités coutumières, politiques, acteurs socio-culturels, presse, société civile, experts…) pour trouver des solutions pérennes et consensuelles». Car, «ôter la vie d’un être humain n’est que l’expression ultime d’une hiérarchie de violences exercées quotidiennement et qui restent souvent impunies».

«Dans un pays qui aspire au développement la sécurité doit toujours être une compétence partagée entre l’Etat, les collectivités territoriales et la population. Apporter une réponse concrète à la demande sociale de sécurité représente dès lors une priorité», lit-on dans le communiqué. Ainsi, «Pastef-les patriotes condamne, avec la plus grande fermeté, la recrudescence de la violence et réclame plus de sécurité pour la population».

Pour ce faire, les patriotes appellent à une application rigoureuse de la loi, «particulièrement pour toute forme de violence basée sur le genre, à la sensibilisation, en élevant chaque petit garçon dans le respect de chaque petite fille, à plus de célérité dans le traitement des dossiers judiciaires, à un accompagnement psychologique approprié pour les victimes et leurs familles, à l’instauration du juge des libertés et de la détention dans l’architecture judiciaire, qui a pour mission de statuer sur les remises de peines souvent accordées aux condamnés ne remplissant pas les conditions ou aux récidivistes, à la mise en place d’un système national de signalement et de dénonciation des comportements suspects des prédateurs».

Faut-il « tuer les tueurs » ?

http://www.dakarmatin.com/ Les cas de meurtres atroces notés récemment au Sénégal ont remis à jour le débat sur le retour de la peine de mort, abolie au Sénégal depuis 2004. Faut-il tuer les tueurs ? Les avis sont partagés. Et les divergences ne datent pas d’aujourd’hui. Retour sur les cas d’une peine dont l’abolition est souvent remise en question.

Deux cas d’exécution de 1967 à 2004

Même si la peine de mort a existé au Sénégal de 1967 à 2004 seuls deux condamnés à mort ont été exécutés depuis l’accession à l’indépendance en 1960. Abdou Faye avait été reconnu coupable du meurtre du député Demba Diop, tandis que Moustapha Lô avait été reconnu coupable d’une tentative d’assassinat du chef de l’Etat, Léopold Sédar Senghor. Malgré des demandes de grâce, le Président sénégalais n’était pas revenu sur la décision.

2004: Abolition 

Le 16 juillet 2004, l’Assemblée nationale reçoit le projet de loi devant modifier les articles 337 et 346 du Code pénal sénégalais qui prescrivaient encore la peine de mort pour les personnes reconnues coupables d’enlèvement ou de prise d’otages. Cette loi en vigueur depuis 1967, n’avait cependant jamais été appliquée. Le Sénégal devient alors le 79ème pays ayant aboli la peine de mort et le quatrième pays membre de Communauté économique des pays d’Afrique de l’ouest (CEAO) à ne plus prévoir la peine capitale dans sa législation.

Principe des Nations Unies

L’abolition de la peine de mort a été un long combat pour les Nations Unies. La décision a été prise à la suite du pacte 44/128 du 15 décembre 1989 adopté et proclamé par l’Assemblée générale du Haut commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme. «Convaincue  que l’abolition de la peine de mort contribue à promouvoir la dignité humaine et le développement progressif des droits de l’homme, la résolution en son Article premier stipule qu’aucune personne relevant de la juridiction d’un Etat partie du présent Protocole ne sera exécutée et chaque Etat partie prendra toutes les mesures voulues pour abolir la peine de mort dans le ressort de sa juridiction », lit-on dans le document.

Faudra-t-il rétablir après ces meurtres atroces?

Par ailleurs, les derniers cas de meurtres sur des femmes ont suscité le débat sur le rétablissement de la peine de mort. Le dernier en date est celui de Bineta Camara, jeune fille tuée chez elle, à Tambacounda. Le lendemain, on apprenait la découverte du corps d’une autre dame à Ouakam. Retrouvée face contre terre, les jambes écartées, le corps de la dame était en décomposition très avancée sur l’étage du centre commercial de Ouakam. En 2018, le meurtre de la militante apériste Fatoumata Matar Ndiaye avait suscité le même tollé.

Mais aujourd’hui, les avis restent partagés sur le retour ou non de la peine de mort. Pour Seydi Gassama, Directeur d’Amnesty Sénégal est catégorique : « la peine de mort ne sert qu’à la vengeance. Lorsqu’il y a un meurtre, ce que le public veut, c’est la vengeance. Que l’Etat venge la personne en exécutant le meurtrier. Nous considérons que la peine de mort ne règle pas la question de la criminalité, parce que dans les pays où elle est appliquée la criminalité existe. Il faut faire en sorte que les meurtriers soient sévèrement punis. Pour tous les cas de viol suivi de meurtre, on peut revoir les peines. On peut faire en sorte que ces personnes n’aient jamais de remise de peine ou de grâce. Qu’elles soient condamnées à passer leur vie en prison. Ce sont des personnes extrêmement dangereuses qui pourraient récidiver et il faut prémunir la société contre elles », a-t-il plaidé.

Alors que pour les partisans du retour de la peine de mort, c’est un moyen de préserver la sécurité des Sénégalais. C’est le cas d’Abdoulaye Makhtar Diop, ancien ministre et Grand Serigne de Dakar

 «Nous avons une société boiteuse à cause de la violence très présente à tous les niveaux»

http://www.dakarmatin.com Au Sénégal, la violence a atteint des proportions inquiétantes ces dernières années. Il ne se passe d’ailleurs pas un jour sans que des cas d’agressions avec mort d’hommes, des suicides ou autres accidents mortels ne soient signalés.

Une situation que le sociologue Djiby Diakhaté a tenté de cerner en apportant des explications sur cette insécurité galopante qui handicape la marche normale du pays. «Nous sommes dans une société qui devient de plus en plus violente. C’est une violence que l’individu dirige sur lui même», a souligné le Dr Diakhaté, d’après qui, «les valeurs fondatrices de la société qui imprimaient une orientation de la conduite des acteurs sont en train de se déliter».

Le sociologue pense, en effet, que «la famille qui était la cellule sociale de base de la société ne joue plus son rôle. La sur médiatisation des actes de violence et la banalisation de la violence font qu’elle est très présente au niveau de l’espace public».

Dr Djiby Diakhaté de considérer dès lors qu’«il ne sert à rien de parler du Sénégal émergent, si les populations ne sont pas en sécurité». C’est pourquoi il invite les pouvoirs publics à «mettre en place des fondamentaux pour permettre à la société de marcher sur ses deux jambes».

«Aujourd’hui, nous avons une société boiteuse qui clopine, à cause de la violence qui est présente à tous les niveaux», a martelé Djiby Diakhaté qui était l’invité, samedi dernier, du Collectif des élèves et étudiants libéraux du département de Linguère pour faire une synthèse de philosophie au profit des élèves en classe de Terminale de la commune de Dahra. Le Secrétaire général de la Fédération départementale PDS de Linguère, Abdou Thiam, s’est félicité de la belle prestation du sociologue et a remercié les lycées pour leur grande mobilisation

 Hausse vertigineuse de la criminalité:Jamra et Darul Khurann réclament un Référendum sur le rétablissement de la peine capitale

Actusen.sn La hausse vertigineuse de la criminalité ces derniers temps au Sénégal repose la lancinante question du rétablissement de la peine de mort. D’aucuns pensent que ceci devrait contribuer à la baisse de la criminalité. Jamra et Darul Khurann Wal Hikhsann ne disent pas le contraire.

Quelques heures après le meurtre lâche de Binta Camara, la fille de l’Agence de développement local (Adl) de Tambacounda, les deux organisations sont sorties de leur silence. Elles réclament dans un communiqué conjoint, un «référendum sur le rétablissement de la peine capitale». Toutefois, par sécurité, l’application de cette sentence capitale est soumise à quatre strictes conditionnalités.

D’abord, il faut selon Jamra et Darul Khurann que «la famille de la victime rejette le «diyeu» (prix du sang) qui lui est proposé». Il faudra ensuite note le communiqué, que «les preuves de la culpabilité soient irréfutables». Mais également «que l’intention de tuer soit formellement établie». Et enfin qu’il y ait «absence de circonstances atténuantes».

Toujours est-il que face à la compréhensible hantise sécuritaire des populations, notamment celles qui n’ont pas les moyens de se doter d’une sécurité privée, l’Ong Jamra et Darul Khurann invitent le chef de l’État, en sa qualité de garant de la sécurité de tous, «à convoquer d’urgence un Conseil présidentiel spécial sur la question, en le faisant assortir d’une consultation référendaire (couplée aux élections locales de décembre 2019). Ce, pour donner démocratiquement l’opportunité aux populations angoissées de se prononcer sur rétablissement de la peine capitale, afin de retrouver un tant soit peu leur sérénité bafouée, en faisant changer l’insécurité de camp».

Jamra et Darul Khurann pensent néanmoins que l’application de la peine capitale devrait être la dernière des coercitions, la priorité devant consister à résorber ces maux sociaux qui constituent les véritables terreaux dont se nourrit la criminalité

Affaire Bineta Camara : Un militant de l’Apr, proche de son père, arrêté

http://www.seneweb.com Les choses avancent à grands pas dans l’enquête concernant le meurtre de la jeune fille Bineta Camara, à Tambacounda.

Et pour cause? Quelques minutes après l’audition par le procureur général près le tribunal de grande instance de la localité, un autre individu vient d’être interpellé dans la maison mortuaire, par la police du commissariat urbain de la ville.

Il s’agit du nommé A. B. Fall. Ce dernier est présenté comme un militant de l’Alliance pour la République (Apr) et proche du père de la victime, Malal Camara, par ailleurs directeur général de l’Agence de développement local (Adl).

Une interpellation jugée « très surprenante » par des membres de la famille de la défunte pour avoir entretenu de « bons rapports » avec lui à travers notamment les activités politiques de Malal Camara. Le mis en cause aurait déjà avoué être l’auteur du meurtre. Le vigile, d’après la même source, vient de bénéficier d’un retour de parquet.

Tamba : Pape Alioune Fall le meurtrier de Bineta a coupé le jeûne hier chez Malal Camara.

Le meurtrier de la jeune Bineta Camara est connu. Il s’agit de Pape Alioune Fall, 33 ans et militant et proche du père de la défunte Malal Camara. Selon des témoignages, Pape Alioune Fall a coupé le jeûne hier à la maison mortuaire chez Malal Camara. Là où il a tué Bineta Camara 24 heures avant.  Pour l’heure, il est arrêté et il a reconnu tous les faits qui lui sont reprochés. Nous y reviendrons…

Tamba : Pape Alioune Fall le présumé meurtrier de Bineta Camara arrêté…

https://www.dakaractu.com L’enquête sur le meurtre de la fille du Directeur général de l’Adl, a fait un pas de géant. Après 48 heures de course contre la montre, le présumé tueur de B. Camara a été appréhendé, ce lundi. Il s’agit de Pape Alioune Fall, un proche de la famille de la défunte, par ailleurs, militant du Directeur général Malal Camara. Le mis en cause a été arrêté cet après-midi vers 15 heures, a révélé le site d’information Xibartamba. Lequel parle d’une tentative de viol qui a viré au meurtre.

Ladite plateforme qui cite des sources anonyme a révélé que le téléphone portable de la défunte a été retrouvé dans la chambre du présumé auteur du meurtre, sise au quartier Saré Guilél. Juste rappeler que le corps inerte de la jeune fille a été retrouvée dans la chambre conjugale de M. Camara.

Keur Ndiaye Lo : Un ouvrier d’une soixantaine d’années meurt assommé par des balles de déchet

http://www.seneweb.com Un ouvrier d’une soixantaine d’années a été mortellement assommé par des balles de déchet en plastique de plus de 300 kg. L’accident s’est produit dans une usine de recyclage de déchets plastiques aux environsde Keur Ndiaye Lo dans la commune de Bambilor, informe Zik Fm. L’ouvrier a succombé à ses blessures à l’hôpital peu de temps après.

Occasion pour les ouvriers trouvés sur place de cracher leur colère. Ils dénoncent ainsi leurs conditions de travail, révèle notre source.

Nouveau drame de la route : une fillette de 10 ans mortellement fauchée par un véhicule à Thiomby

http://www.seneweb.com Encore un drame de la route, cette fois-ci dans la commune de Thiomby, département de Kaolack où une jeune fille répondant au nom de Mame Diarra et âgée de 10 ans, a été mortellement fauchée par un véhicule, rapporte la Rfm ce jeudi soir.

Une mort qui s’ajoute à la longue liste de personnes tuées sur les routes du pays où près d’une vingtaine de personnes ont perdu la vie depuis le début du mois de mai.

MEURTRE DE BINETA CAMARA : Aby Ndour déplore le silence de la classe politique et invite les femmes à boycotter ses activités.

https://www.dakaractu.com C’est une Aby Ndour visiblement très choquée qui a fait son apparition à travers Facebook pour regretter le meurtre de Bineta Camara et au-delà de ce meurtre, la recrudescence des violences exercées sur les femmes depuis quelques moments au Sénégal. L’artiste Sénégalaise, qui dit parler en tant que mère de famille, profitera de l’occasion pour carrément déplorer ce qu’elle considère comme étant  »un silence coupable » des hommes politiques. Pour elle, ils n’ont aucunement raison de se taire alors que récemment ils inondaient les médias pour se faire élire. Elle invitera les femmes, de manière générale, à boycotter les activités des hommes politiques avant de demander à l’État du Sénégal de prendre ses responsabilités en renforçant la sécurité des populations.

PEINE DE MORT OU CASTRATION DES VIOLEURS-ASSASSINS

https://actusen.sn Les meurtres ne faiblissent pas. Pis, ils sont souvent précédés de viols, quand ils sont perpétrés contre des filles. A Thiès, c’est une fille de 18 ans qui a été violée puis tuée par son petit copain.

Pendant que la Capitale du Rail vide les larmes de son corps, c’est Tambacounda qui prend la relève. Cette fois-ci, c’est Bineta Camara, 24 ans, qui est assassinée dans sa propre maison.

A Ouakam, une femme retrouvée nue et en état de décomposition, a été retrouvée sur la terrasse d’un marché. Mais il n’y a pas à aller jusqu’au ciel, pour trouver le remède à ça.

Il suffit, juste, de singer l’Inde. En recourant à la peine de mort contre les criminels. A défaut, à leur capture, il faudra castrer les coupables. Certains pays en raffolent.

Et, d’ailleurs, alors qu’on y est, on pourrait ajouter ces deux propositions aux termes de références du dialogue tantôt politique, tantôt national ? C’aurait été chouette, n’est-ce pas ?Mame SAGAR (Billet-SourceA)

REVELATION DE LATIF COULIBALY POLITIQUE DE REDUCTION DU TRAIN DE VIE DE L’ETAT: Macky Sall a pris des cours chez Paul Kagamé

https://www.jotaay.net C’est Abdoulatif Coulibaly qui donne l’information. La politique de rationalisation des dépenses de l’Etat ou de réduction du train de vie de l’Etat, initiée au Sénégal, a été inspirée par le Rwanda. Et pour cela, Macky Sall a envoyé une mission de deux semaines au pays de Paul Kagamé.  En outre, l’ancien ministre de la Culture, qui était hier l’invité de «Jury du Dimanche» sur Iradio, s’est prononcé sur plusieurs points, dont les assises nationales et la question du ministre de l’Intérieur. Il soutient que Cheikh Guèye, qui a été confiné à la «paperasserie», à Dakar, n’a jamais organisé la présidentielle de 2012, car n’ayant eu aucune prise sur l’administration territoriale et la Daf, restées sous le joug du ministre de l’Intérieur.

Macky Sall est en train de suivre Paul Kagamé, en ce qui concerne la réduction du train de vie de l’Etat. La révélation a été faite par l’ancien ministre Abdoulatif Coulibaly, en réponse à une interpellation sur le coup de gueule du Président, lors de la réception des centrales syndicales, le 1er mai dernier dans l’émission «le jury du dimanche» présenté par Mamoudou Ibra Kane sur iradio. Macky Sall avait déploré les dépenses énormes de l’Etat en personnel et frais de fonctionnement, citant, entre autres, le cas de l’achat de voitures pour plus de 300 milliards entre 2012 et 2019. Mieux, il avait promis de rectifier le tir en serrant les cordons de la bourse. «Le Président a envoyé une mission qui a séjourné au Rwanda pendant 15 jours, et qui est revenu avec des conclusions majeures. «Cette politique (de réduction du train de vie de l’Etat) est celle qui est aujourd’hui en vigueur au Rwanda». Il a raison. Regardez la loi de 1961 qui régit la Fonction publique, depuis 1961, elle n’a pas été changée», explique-t-il.

Relativement à l’information selon laquelle un ministre s’était retrouvé avec 8 voitures, l’ancien membre du gouvernement ne comprend pas comment cela est possible. «Ce n’est pas le ministre à qui on affecte les véhicules. Il y a plusieurs services auxquels on affecte deux ou trois voitures. Je ne comprends même pas comment c’est arrivé qu’un ministre puisse avoir huit voitures à son service», soutient-il. Pour lui, il y a bien «quelqu’un qui les a affectées là-bas». Et de ce fait, cela ne saurait être la faute du ministre. «C’est une faute de gestion à la limite. Parce que ce n’est pas normal», conclut-il.

«Le consensus aux assises nationales était un consensus douteux» 

Il faut ne pas être acteur de premier plan des assises nationales, pour penser que tout dans ces assises avait fait l’objet de consensus. C’est loin d’être le cas, si l’on en croit Abdou Latif Coulibaly. «Le consensus aux assises nationales était un consensus douteux. Ce n’était pas un consensus absolument acté. C’est ça la vérité. Les gens ont le sentiment que tout était accepté dans les assises nationales», a déclaré l’ancien ministre de la Culture de Macky Sall.  Qui précise être bien placé pour parler du sujet. «Il y a des gens qu’on identifie aujourd’hui comme étant les héros des assises nationales. Moi j’ai présidé une commission départementale, celle de Foundiougne. J’ai le rapport. J’ai participé à toutes les réunions (des assises nationales), dit-il.

«Il n’y a jamais eu de consensus» sur la nomination d’un ministre de l’Intérieur non membre du pouvoir lors des assises nationales 

Et pour le cas particulier du ministre de l’Intérieur qui ne devrait pas être un membre du pouvoir, il affirme que les assises nationales n’ont pas pu non plus avoir un consensus là-dessus. «Je ne comprends pas cette position-là. D’abord, ça part du principe que les assises nationales avaient conclu que le ministre de l’Intérieur ne devait pas être un membre de la majorité présidentielle. Ce point a été discuté de long en large dans les assises nationales, et il n’y a jamais eu de consensus», fait-il remarquer. Poursuivant, il trouve curieux que le sujet n’est abordé que quand l’opposition perd des élections. «Pourquoi ces questions ne se posent que quand l’opposition perd les élections ? En 2000 et en 2012, pourquoi la question ne s’est pas posée ?», interroge-t-il.

«Cheikh Guèye n’a pas organisé les élections. C’est faux…» 

En effet, pour lui, contrairement à ce qui se dit, Cheikh Guèye (2012), comme le Général Cissé (2000) n’ont pas été les véritables organisateurs des élections. «Vous pensez que le général Cissé, paix à son âme, était indifférent au résultat du gouvernement auquel il appartenait ?», demande le responsable apériste. Qui poursuit en minimisant l’impact de Cheikh Guèye. «Cheikh Guèye n’a pas organisé les élections. C’est faux. Qui commandait l’administration qui avait la responsabilité des élections ? Cheikh Guèye était dans la paperasserie à Dakar. Jamais l’administration territoriale n’a été placée sous la responsabilité de Cheikh Guèye. Jamais la Daf n’a été mise sous la responsabilité de Cheikh Guèye», martèle-t-il.

«Les résultats issus des urnes à l’élection présidentielle sont fiables à 400 %» 

Sur les accusations de fraude, Latif Coulibaly dégage en touche. «Depuis 1996, aucun pouvoir quel qu’il soit ne peut frauder des élections au Sénégal. Ce que le Sénégal a réussi comme prouesse, c’est extraordinaire, à partir de son code consensuel de 1992. Rien de substantiel n’a été modifié dans ce code-là», affirme-t-il. Et de poursuivre : «si des élections pouvaient être volées, en 2000, je ne suis pas sûr que le Président Diouf aurait perdu le pouvoir. Si les élections pouvaient être volées, je ne suis pas sûr, en 2012, que Macky Sall aurait pu accéder au pouvoir». Il est d’autant plus convaincu de la fiabilité du processus électoral qu’en dehors des politiques, «aucun observateur n’a remis en cause les élections dans leur substance et l’essentiel de leur organisation». Suffisant pour qu’il assène : «les résultats issus des urnes à l’élection présidentielle sont fiables à 400 %». Mbaye THIANDOUM

 Attaques contre Thierno Alassane Sall: Réponse à Abdou Latif Coulibaly Par Madior Ly

  1. Latif Coulibaly par respect aux producteurs de pensées bonnes ou mauvaises, je ne reviens pas vous traiter, par ces écrits, « de dame de cours » ni « de journaliste prébende » ou fossoyeur « du métier de la presse » dont fait aujourd’hui allusion, à votre égard, la majeure partie des citoyens sénégalais épris de l’éthique journalistique.
    Me réveillant ce matin, comme à l’accoutumée, j’ai fait le tour des sites internet pour y prendre des nouvelles du pays, et à ma grande surprise, je suis tombé sur un article où vous attaquez l’ex ministre de l’énergie Thierno Alassane Sall, lui demandant d’apporter les preuves de ses allégations sur les contrats pétroliers et d’un supposé appel d’offre.
    J’ai un peu tiqué car je n’aurai jamais cru, même si j’exagère un peu connaissant votre réputation de girouette, que vous tomberez aussi bas, juste pour plaire au grand manitou Sall et sa femme toute puissante.
    Certes vous voulez à coup sûr, après votre éviction du gouvernement, conserver vos privilèges et celles de votre famille, mais on vous demande de le faire de manière plus intelligente.
    Je suis sûr que vous en êtes capable et cette stratégie de montée en puissance durant votre longue quête de plaisirs épicuriens, sur le dos de notre pauvre Sénégal, l’a prouvé.
    M. Thierno Alassane Sall n’est pas certes un homme exceptionnel, pour vous, mais son parcours mérite une longue introspection pour tout homme de pouvoir.
    Votre manque d’honnêteté intellectuelle, résultat de votre choc psychologique de l’existence de valeureux personnages politiques au Sénégal, vous pousse aujourd’hui à vouloir limiter les mérites de Thierno Alassane Sall à ces contrats pétroliers dont vos deux patrons, directement concernés, ne veulent même pas en parler.
    En tant que citoyen sénégalais lambda, vivant en France, les multiples témoignages reçus par l’intermédiaire de la presse sénégalaise me suffisent pour dire que M. Sall est différent de tout membre de votre gouvernement allant du Président au dernier ministre de la culture, récemment éjecté de sa chaise.
    Et revenant sur vos propos qui défient cet honnête patriote, je me fie sur l’interview que l’ex ministre de l’énergie aurait accordé à Médiapart ( un site d’information français, indépendant ) pour bien comprendre que vos accusations sont toutes fausses.
    En effet M. Sall ne s’est aucunement prononcé sur un appel d’offre comme vous le sous-entendez, mais parle de tout le temps, d’une commission officielle qui aurait recueilli les differentes offres avant de classer celle de la firme française TOTAL en cinquième position.
    Celle-ci était nettement endessous des offres que l’État avait pu recevoir au
    cours des quinze années précédentes sur les tranches de production les plus basses et la différence avecla proposition financière du consortium BP-Kosmos,classée première,était de 10 %.

Pour d’autres tranches, elle était de 24 %, soit près d’un quart de la production
journalière du pays qui allait échapper à l’État. Et le president Macky Sall a choisi TOTAL après que son ministre de l’énergie s’y est opposé. On comprend pourquoi une telle faveur, lorsqu’on se souvient de son discours de fin d’année où monsieur remerciait ses amis les français, pour les 65 milliards de dette qu’ils lui ont accordé pour soit disant payer les salaires.
Sachez petit politicien que M. Thierno Alassane Sall incarne actuellement le symbole de la dignité sénégalaise pour ne pas dire africaine. Il fait notre fierté jusqu’ici, en terres étrangères et le fait qu’il soit invité au cœur d’un prêche en pleine banlieue parisienne n’est pas le fruit du hasard.
Dieu est avec les justes et les endurants.
Je vous renvoie sur le prêche de l’imam français, prenant en exemple M. Thierno Alassane Sall qui continue à faire la fierté de tout sénégalais et plus particulièrement des expatriés.

A quel Latif Coulibaly se fier ?

Aujourd’hui il considère que « les conclusions des assises nationales sont douteuses ». Pourtant c’est bien lui qui assimilait les conclusions des assises nationales comme étant «le document le plus fondamental qu’on  a mis en place depuis l’indépendance du Sénégal »

Réécoutons Latif quand il défendait les conclusions des assises nationales http://www.dakarmatin.com/rubriques.php?rub=article.php&id_article=39837

Cese : Mimi Touré manoeuvre déjà

http://www.dakarmatin.com Elle n’a pas attendu sa passation se service avec Aminata Tall pour démarrer ses activités au sein du Conseil économique social et environnemental.  Aminata Touré ne veut en effet pas perdre de temps. Elle a déjà entamé des manœuvres pour imposer ses marques au sein du Conseil économique, social et environnemental (Cese).

Hier, elle a reçu à huis clos, dans un hôtel de la place, les maires Apr (Alliance pour la République) membres du Cese. Non seulement pour partager avec eux sa feuille de route, mais aussi recueillir des conseils, orientations et doléances. La nouvelle patronne du Cese envisage d’élargir ces réunions de prise de contact à ses collègues membres de Benno bokk yakaar (Bby) et à tous les autres membres de droit de l’institution. Son objectif étant d’instaurer une gestion collégiale du Cese pour concrétiser la vision politique du Président Macky Sall

Nouveau gouvernement : Mimi Touré aurait dit non à Macky (Jeune Afrique)

https://www.dakarposte.com Si Aminata Touré ne figure pas dans la composition de l’actuel gouvernement, c’est parce qu’elle n’a pas voulu être ministre. C’est en tout cas ce que révèle l’hebdomadaire Jeune Afrique qui, citant des sources proches du pouvoir, écrit que l’ancien Premier ministre a tout bonnement dit non au chef de l’Etat quand ce dernier lui a proposé d’entrer dans le gouvernement.

Aminata Touré n’est donc pas arrivée par hasard à la tête du Conseil économique, social et environnemental (Cese). Sa nomination serait consécutive à son refus d’entrer dans le gouvernement formé par le Président Macky Sall après sa réélection. C’est du moins ce que révèle l’hebdomadaire parisien Jeune Afrique dans un long article consacré, cette semaine, à l’ancien Premier ministre sous le titre : «Le retour au sommet de Mimi Touré». «Certains avaient imaginé qu’elle ferait son grand retour au gouvernement, suite à la réélection de Macky Sall le 24 février. Mais c’est à la présidence du Conseil économique, social et environnemental (Cese) qu’Aminata Touré est réapparue, chassant de son poste son homonyme Aminata Tall, qui a été plusieurs fois ministres, puis secrétaire générale de la présidence sous Abdoulaye Wade», écrit le journal sur son site Internet. Avant de révéler, citant un «habitué du palais de la République», que «celle qui fut ministre de la Justice (2012-2013) puis Premier ministre de Macky Sall (2013-2014) aurait décliné la perspective de revenir au gouvernement».
Pour Jeune Afrique, la nomination de Mimi Touré au Cese est donc une promotion. D’ailleurs, le journal se demande si ce «tremplin discret» ou «placard doré» n’est pas un retour en grâce susceptible d’aiguiser les ambitions de celle que certains surnomment la «dame de fer».exclusif.net

GRAVES ACCUSATIONS CONTRE LE PARTI D’OUSMANE TANOR DIENG : Habré aurait donné 1 milliard Fcfa au Parti socialiste

DakarTimes-Les avocats du Président Hissein Habré, se fondant sur les articles 248, 258, 260, 270, et 271 du Code Pénal, souhaitent que Marcel Mendy, Mansal Mendy et Lamine Gueye soient déclarés coupables des délits de diffamation et que les «Mamelles d’Afrique Sarl» soit également déclaré civilement responsable des prévenus. Alors, au vu de tout cela, ils demandent une condamnation solidaire à réparer le préjudice subi par la partie civile par l’octroi de la somme de 200.000.000 FCFA. Que s’est-il passé ?

Voici la chronologie des faits…

Éclairage sur la procédure : La première procédure contre Marcel Mendy

Marcel Mendy avait, dans un entretien à l’APS informé l’opinion de la sortie de son livre intitulé: Affaire Habré entre : ombres, silence et non-dits». Alors, en Une de couverture, il a mis la photo du Président Habré.

Première étape

Les avocats du Président Habré ont saisi la justice sénégalaise et une décision a été rendue le 31 janvier 2019. Elle interdisait la vente du livre avec la photo du Président Habré. Sous peine d’amende de 500.000 Fcfa par livre vendu. La décision posait clairement qu’on ne peut pas utiliser la photo d’une personne pour illustrer un livre, ou sur un support par exemple et le vendre. L’utilisation à des fins commerciales sans autorisation ni cession des droits de la personne sur son image ou son œuvre est interdite. C‘est la loi sénégalaise qui a été tout simplement, rappelée à M Mendy.  Il est donc important de souligner en gras, que jamais les avocats du Président n’ont demandé l’interdiction du livre de Mendy. Ils ont juste demandé que la photo du Président Habre ne soit pas utilisée en Une de couverture.

Les contre-vérités et la fourberie de Marcel Mendy

Que fait Mendy Marcel, suite à cette décision ? D’abord, il se précipite dans les radios, dont certaines ont été cœur du lynchage médiatique contre Habré, pour affabuler sans gêne et dire qu’on a interdit son livre. Puis, il organise une mise en scène qui dévoile toute sa «classe» dans sa fourberie, son sport favori. Dans un entretien accordé à «Dakaractu», il montre une maquette de la couverture de son livre sans la photo du Président cette fois-ci, et ensuite, il déclare qu’il prend acte de la décision et va la respecter. Mais, ce n’était qu’un leurre car il va aller directement mettre en vente le livre avec la photo du Président dans les librairies, étalant ainsi tout son mépris pour la justice. Plusieurs jours après l’interdiction d’utiliser la photo du Président, Marcel Mendy a réussi à dribbler la justice en mettant en vente le livre avec l’image. Un constat d’huissier l’a prouvé avec l’achat de livres et tickets de caisse de libraires le démontrant. Voilà un aspect du personnage entre manipulation, contre-vérité et fourberies.

Enfin, M. Mendy va saisir, le juge des référés pour dire qu’il veut absolument publier son livre avec la photo du Président Habré. Par cette saisine du juge des référés, est démontré ainsi l’enjeu de la photo du Président Habré pour vendre le livre : M Mendy a besoin de la photo pour vendre son livre, c’est un enjeu majeur commercial de première importance. C’est la raison pour laquelle, il ne peut pas mettre sa propre photo ou celle des Chambres Africaines Extraordinaires (CAE). Qui s’en approcherait même ?

Deuxième étape

Le 24 Avril 2019 est rendu une décision bien particulière par le juge des référés. Il est important de rappeler un principe général qui régit et définit l’action judiciaire en ce qui concerne le référé. Le juge des Référés est le juge de l’évidence et de l’urgence. A titre d’exemples, très souvent, ce juge est saisi pour les questions de loyers impayés. Une évidence c’est-à-dire la preuve d’impayés est facile à vérifier et c’est une situation urgente incontestablement. La décision rendue par le juge des référés est la suivante à travers son dispositif : «infirme l’ordonnance rendue qui interdit la vente du livre de Marcel Mendy».

Étonnante décision ! Il n’existe aucune ordonnance rendue qui interdit la vente du livre. La décision rendue lui demandait, simplement, de ne pas utiliser la photo du Président Habré, comme il l’a fait en couverture. Pourquoi le Juge des référés a-t-il passé sous silence, dans son dispositif, la question de l’image ? Pourquoi n’a-t-il pas tout simplement dit : «infirme la décision qui interdit l’utilisation de l’image sans autorisation en Une de couverture» ? Parce que, tout simplement, cela aurait constitué une violation caractérisée de la loi, et, la cassation allait de soit. Ainsi, il a fallu biaiser, rendre une décision bizarre, qui démontre combien il a fallu se tortiller pour essayer de venir en aide à Marcel Mendy, qui ne cache pas, dans ses fanfaronnades, ses appuis et ses réseaux de soutien tissés tout au long du scandale judiciaire de l’affaire Habré où il a participé à tous les comités de pilotage. Mais aussi, comme fonctionnaire du Ministère de la Justice, il n’a cessé de clamer des relations au sein de la magistrature et des juges pour semble-t-il activer et le sortir d’affaire.

Ainsi, force a été de constater que, pour une décision de référé, caractérisée en principe par l’évidence et l’urgence, on a eu 8 pages pour essayer de dire que le Président Habré, personnalité publique n’a pas de droit sur son image. Il faut ici souligner que la procédure a été engagée contre la maison d’éditions de M Mendy, une SARL, qui a une activité commerciale et qui exploite la photo du Président pour vendre son livre. C’est tellement vrai, que Mendy ne voulait pas vendre le livre sans la photo du Président Habré. Il ne pouvait s’agir d’une simple illustration du livre.

C’est dire que l’intention de gagner de l’argent est bien évidente. Ce livre est une compilation d’injures, de contre-vérités et de diffamation. C’est un recopiage artistique de tout ce qui a déjà été écrit sur cette affaire par les ONG et autres barbouzes de la Françafrique. Un livre truffé d’erreurs et parfois de délires de toutes sortes. C’est donc en toute logique que la plainte contre Mendy est arrivée.

Le seconde procédure contre Mendy : La plainte en diffamation et injures

Elle concerne le contenu du livre. Ce qu‘il faut comprendre, c’est que ce livre de M Mendy s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la campagne de harcèlement, de persécution contre le Président Habré initié et entretenu par les réseaux Françafricains. D’ailleurs, Marcel Mendy en a fait presque l’aveu quand il dit : «Hissein Habré a eu l’outrecuidance de s’opposer au Président français Mitterrand». Il étale ainsi au grand jour sa servitude volontaire à ce réseau françafricain. Personne n’en a jamais douté !  Plus grave, M. Mendy a affirmé que le Président Habré a donné un milliard Fcfa au Parti socialiste.

Les avocats comptent demander le témoignage des responsables socialistes, parmi lesquels Ousmane Tanor Dieng (actuel Secrétaire général-, Abdou Diouf (ancien Président du PS) ou d’autres. Car, le Président Habré a déclaré, dans une interview au journal «La Gazette», ne s’être jamais mêlé de la vie politique sénégalaise, ni avoir été sollicité par un seul parti pour le financer.

Les insultes de Mendy sont incalculables et sont présentes dans chaque page : «Habré est un monstre froid, c’est un tueur…», «Mme Habré, votre mari est pire que Pinochet». Marcel Mendy ne s’est dressé aucune limite dans ses dérives et sa haine contre Habré. Les actes ignobles et les attaques visant à porter atteinte à la moralité du Président, à son image, à blesser sa famille ne se comptent pas dans ce ramassis d’insultes, de contrevérité qu’on a appelé ici livre et qu’il veut vendre à 12000 frs. Une illustration en est donnée avec l’affaire d’un prétendu enfant naturel de Habré. Il a ajouté que l’enfant a été reconnu et porte le nom du Président. Un enfant reconnu peut-il être un enfant caché ? De plus, la reconnaissance passe par des actes juridiques figurant dans l‘Etat civil officiel du Sénégal. Mendy devra donc prouver aussi cela à la barre.

Sans compter, la mise en cause des soutiens du vénéré guide religieux Tidiane feu Abdelaziz Sy Dabakh et feu Serigne Mansour Sy en ces termes : «Dans un pays comme le Sénégal, où beaucoup de gens obéissent plus à la loi des espèces sonnantes et trébuchantes qu’à la voix de Dieu, il est facile de comprendre pourquoi certains l’ont soutenu mordicus, sans trop chercher à savoir ce qu’on lui reprochait fondamentalement, préoccupés qu’ils étaient par le seul appât du gain… Hissein Habré a donné 200 millions pour la grande mosquée de Tivaouane». Mendy, ne s’arrêtera pas en si bon chemin dans ses délires, car il affirme encore : «Madame Habré a monté un service de renseignement au Cap Manuel, ce qui lui a permis d’être informée à temps pour déjouer la perquisition de son domicile !».

Pillage des archives judiciaires des Chambres africaines

Rappelons qu’au terme de l’accord de création des CAE entre le Sénégal et l’Union africaine, il a été convenu expressément que la Cour d’Appel reçoit les archives du procès et en a la garde. Autrement dit, ces archives relèvent désormais de la loi sur la protection des archives nationales, les CAE ayant été crées sous l’ordonnancement judiciaire du Sénégal.  Marcel Mendy, se croyant au-dessus des lois, baignant dans une atmosphère d’impunité totale, mais aussi faisant ami-ami avec l’administrateur des CAE, avec le Procureur, les juges, ayant accès à la base de données informatisées, a ainsi pompé des éléments d’enquête de la DIC, des documents, des courriers envoyés au Tchad et ce sans limite aucune. C’est la clé de toute cette permissivité. Mendy semble avoir le sentiment que le Président Habré n’a aucun droit au Sénégal et que tout est permis contre lui.

La meilleure preuve en a été le déroulement du procès. Ce que personne n’a jamais fait au Sénégal, lui, il pense que cela lui sera permis d’où l’utilisation de cette manière des archives judiciaires des CAE. Les avocats du Président Habré vont saisir le Ministre de la Justice du Sénégal qui a la charge et la garde des archives judiciaires des CAE conformément au Statut. L’Union Africaine sera aussi informée et saisie. Marcel Mendy a, dans des entretiens dans les medias, clamer sa détermination à aller jusqu’à ‘au bout. Il est important qu’il se remette en question par rapport à ses intentions réelles. Car, ses fautes sont nombreuses et graves et il est temps qu’il paie pour toutes ses dérives.Ousmane SECK

RÉACTION DE MME FATIME RAYMONNE HABRÉ :«Mettre fin aux mensonges indignes de M. Mendy»

«Je remercie l’équipe de DakarTimes de nous permettre de mettre fin aux mensonges indignes de M. Mendy», a déclaré Mme Habré. Revenant sur les faits, elle a rappelé que «l’affaire Habré a démarré le 2 février 2000. Autrement dit, elle est au-devant de l’actualité depuis 19 ans. La chose la plus facile a toujours été de se lever et d’insulter le Président Habré».

Selon Mme Habré, «le feu vert politique a agi comme un parasol de protection». Et d’ajouter : «Nous avons toujours utilisé les voies de Droit pour dénoncer les abus qui auraient été sanctionnés sévèrement, s’il n’y avait pas eu cette protection politique». A en croire Mme Habré, «M. Mendy a été au sein des CAE. Il a eu un comportement de folie dans cette Cellule de Communication. Il a transformé le site officiel des CAE en un caniveau d’insultes contre le Président Habré et moi-même, en enrôlant des Tchadiens parfois pour le faire».

L’épouse du Président Habré poursuit : «Il a ainsi censuré la plaidoirie des avocats d’office Me Mbaye Sène et celle de Me Abdou Gning. Il a refusé de les publier sur le site officiel des CAE et sur la page Facebook. Il a mis celle de Me Mounir Belal qu’il jugeait plus fidèle à la ligne des CAE. C’était cela sa conception de l’information : des mensonges, de la haine, des injures, de la diffamation et courir chercher une protection».

Elle soutient que Marcel Mendy «a, sans hésitation, parlé dans son livre de confidences de l’actuel président de la Cour d’Appel, le président Demba Kandji qui était en 2000, le juge d’instruction en charge de la plainte déposée par les ONG, selon Mendy, il lui aurait expliqué ses motivations dans le rendu de la décision. Du jamais vu !». Mme Fatimé Raymonne Habré estime que : «Ce type n’a aucun respect ni pour les personnes avec qui il échange ni pour l’éthique professionnelle de son métier et n’a aucune morale. Nous sommes fatigués de tous ses abus».O-SECK

ME IBRAHIMA DIAWARA, AVOCAT DU PRÉSIDENT HABRÉ :«Le droit à l’expression qu’il a en bandoulière n’est pas une panacée»

Me Ibrahima Diawara, la plainte en diffamation et injures publiques que vous avez déposée contre Marcel Mendy concerne le contenu de son livre. Il ne cesse de dire que les avocats du Président Habré veulent l’empêcher de s’exprimer et qu’il est déterminé à aller jusqu’au bout. Votre réaction à ses propos.

«Le premier problème de M. Mendy est qu’il ne comprend pas ce qu’est la liberté d’expression dans une démocratie, victime en cela de la justice extraordinaire des Chambres Africaines. Faut-il lui rappeler que le droit à l’expression qu’il a en bandoulière n’est pas une panacée et est limité, d’une part par le respect des droits de la personnalité notamment le droit à l’image et, d’autre part, le respect de la dignité et de l’honneur d’autrui, sous peine de tomber sous le coup de la loi pénale», rappelle l’avocat Me Diawara.

L’avocat d’ajouter : «Il se complait toujours dans cette situation d’exception à la loi qu’avait créée les chambres africaines extraordinaires où on lui avait reconnu l’irresponsabilité et l’immunité totale. Maintenant c’est terminé, c’est la justice ordinaire qui retrouve ses compétences». Il poursuit et explique que «Le second problème de Marcel ou Mansal c’est selon, est le manque d’éthique qui l’anime, en effet nonobstant l’obligation de discrétion qui s’imposait à tous ceux qui ont participé aux CAE, il se permet d’utiliser en violation de la loi et du statut des CAE les archives judiciaires pour raconter des contre-vérités sur la personne du Président Hissein Habr» pour battre monnaie».

L’avocat estime que Marcel Mendy «croit que parce qu’il a côtoyé des magistrats dans le cadre de l’exercice de ses fonctions de chargé de communication au Ministère de la justice, cela peut lui accorder une immunité, peut-être conforté en cela par l’arrêt rendu par la cour d’Appel qui dit que le droit à la protection de son image reconnu au Président Hissein Habré devait s’effacer devant l’intérêt littéraire de monsieur Mendy». Il demande à Mendy de répondre «à ses actes à la barre du tribunal… s’il ne se reproche rien que les médias. Qu’il sache que nous aussi sommes plus déterminés à aller jusqu’au bout pour que justice soit rendue à Mr Hissein Habré».O. SECK

LIVRE DE MENDY SUR HABRE :Quelques passages jugés diffamatoires par ses avocats

Page 32 : «Abdou Diouf dut se résoudre à valider l’initiative en accordant sa bénédiction (…) A partir de là le chef de l’État sénégalais baissa sensiblement dans son estime. Habré développa une amertume à son égard et n’était pas loin de le soupçonner de faire le jeu de son ennemi juré Mouammar Kadhafi. Contre espèces sonnantes et trébuchantes ? D’après des sources proches de l’ex-Président tchadien, ce dernier en n’était presque persuadé. Drôle de façon, tout de même, de remercier l’homme qui a accepté de vous accorder l’hospitalité à un moment critique de votre vie».

Page 241 : Un enfant naturel ?: «Selon des sources dignes de foi l’ancien chef de l’Etat tchadien aurait eu une liaison passagère avec une jeune dame sénégalaise (…) liaison dont serait né un enfant de sexe féminin (..)» Au demeurant qui pourrait le lui reprocher, en toute conscience ? Ne sommes-nous pas tous soumis aux lois de l’imperfection et de la fragilité humaine ? Quel que soit notre statut social, ici – bas.»

En effet, à la page 47 du livre, Marcel Mendy a écrit ce qui suit : «Quant au juge Kéba MBAYE, haut magistrat sénégalais et père de l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye, il a fait un plaidoyer au sens étymologique du terme, et a dressé un portrait on ne peut plus flatteur de Hissein Habré. Il se focalise beaucoup plus sur la gouvernance de HABRE que sur les conditions de son accession au pouvoir suprême».

Pour illustrer son propos, Marcel Mendy a mis entre guillemets un texte prêté à l’homme de l’éthique intégrale et conçu comme suit : «La roue de l’histoire tourne. Beaucoup de ceux qui crient et écrivent à longueur de journées doivent leur quiétude au président HABRE … c’est en libérateur et en sauveur que Hissein Habré entra à Ndjamena. Le Tchad était alors en lambeaux, déstructuré par les antagonismes entre le nord et le sud, entre musulmans et chrétiens. Le Tchad n’existait plus en tant qu’État et ni Monsieur Malloum, ni Monsieur Ouddeye, ne me contrediront. L’Administration, ses fonctionnaires et ses services ne fonctionnaient plus depuis belle lurette. L’économie était exsangue. Pour survivre le Kalachnikov était plus efficace que la charrue. Le Président Habré entreprit donc d’imposer l’unité nationale et l’autorité de l’Etat républicain … au plan économique les Tchadiens s’étaient remis au travail. L’agriculture reprit en vigueur.

La production de coton atteignit des records …. L’UNIR, le parti politique fondé par le président Habré devait comme son nom veut l’indiquer, être le creuset où tous les tchadiens allaient réapprendre à discuter, à s’écouter et à décider ensemble de leur destin… certes le président Habré était craint et respecté grâce à son autorité et à son charisme. Mais on n’entendit pas parler des exactions et des tortures qu’on nous chante aujourd’hui à longueur de journées sur le net. Mais ce qu’ils omettent c’est que le président Habré est un patriote fier et intransigeant sur les questions de dignité et de souveraineté. Dans certains milieux occidentaux, on lui en a toujours voulu pour cela. Le président Habré est un grand africain. C’est un grand chef et un grand guerrier dans le sens noble du terme. Il fait partie de nos héros».

Page 42 : «Dans sa quête, il (Hissein Habré) manque presque de réduire Ndjamena en cendres». « Les combats durèrent plus de neuf mois, laissant un bilan de quelques 5 000 morts et une capitale divisée et acculée dans une impossible baignée de sang».

Page 43 : « la possibilité que l’aide fournie à HABRE puisse l’aider à terroriser son propre peuple fut à peine prise en considération».

Page 44 : « Hissein Habré s’est fait littéralement plumé, déplumé comme un gallinacé par des hommes sans foi ni loi véritables tubes digestifs qui, à la place du cœur, ont une pierre et, à la place du cerveau, une tablette. Pas de jeu de mot, ni de compassion empruntée. C’est la triste mais hideuse réalité».

Page 159 : « Comme pour dire que l’ancien homme fort n’est pas parti avec armes et bagages seulement, il avait sous les bras une importante somme d’argent provenant de différentes structures de l’Etat Tchadien».

Page 241 : « Un enfant naturel» « … mais une rumeur tenace voudrait qu’il ait épousé une sénégalaise. Il n’en est rien. Selon des sources dignes de foi, l’ancien chef d’État tchadien aurait une liaison passagère avec une jeune dame sénégalaise Seynabou Ndiaye alias Zabou, à l’époque sa voisine de quartier à Ouakam dont serait né un enfant de sexe féminin».

Page 243 : « Dans un pays comme le Sénégal, où beaucoup de gens obéissent plus à la loi des espèces sonnantes et trébuchantes qu’à la voix de Dieu, il est facile de comprendre pourquoi certains l’ont soutenu mordicus, sans trop chercher à savoir ce qu’on lui reprochait fondamentalement, préoccupés qu’ils étaient par le seul appât du gain.  Hissein Habré a les défauts de ses qualités. Il a été victime tant de sa générosité proverbiale que sa naïveté infantile. Après avoir perpétré autant d’exactions et de vilenies dont la gravité se mêle à la cruauté, croire un seul instant qu’il pouvait échapper au glaive de la justice humaine anticipant celle de Dieu, relevait de l’utopie jetable. Ni plus ni moins».

Page 163 – 164 : «Un ancien responsable socialiste, blanchi sous le harnais, affirme que «si Abdou Diouf a donné son accord à Mitterrand pour accueillir le dictateur déchu, il était en revanche, au départ, très sceptique et ne soutient pas cette opération de blanchiment d’argent du dictateur » il aurait fallu «de vive pression de la part d’influentes personnalités politiques, pour que l’ancien chef de l’État finit par fermer les yeux surtout que le dictateur a participé à financer, à hauteur de 1 Milliard  de francs CFA, le parti socialiste, pour les élections de février (ndlr 1993) » interroger par le journal la gazette, Hissein Habré dément formellement cette affirmation :  «je le dément formellement, j’ai toujours dit et c’est une occasion pour le répéter : je n’ai jamais financer le parti socialiste, ni aucun autre parti politique n’a demandé un concours quelconque à Hissein Habré. Jamais !».

A toutes fins utiles, il convient de noter que les nouvelles autorités tchadiennes n’ont pas pu en son temps obtenir la restitution de l’argent que Habré aurait «détourné ». Le réquisitoire introductif de Mbacké Fall, le Procureur général près les chambres africaines extraordinaires, était resté muet sur cet aspect du dossier, en juillet 2013. Au grand dam des populations tchadiennes qui en avaient le plus grand besoin.Ousmane SECK

 Yeumbeul sud : 2 enfants meurent dans l’effondrement d’une dalle

https://www.dakar7.com C’est dans la tristesse que la population de Yeumbeul Sud a coupé son jeune, ce dimanche. Une dalle s’est effondrée sur deux enfants qui ont perdu la vie sur le coup, selon walf Quotidien repris par Senego

Il s’agit de Ndiogou Mboup 4 ans et sa sœur Aminata Mboup un an. Selon nos confrères, le drame est survenu,  vers 19h, un peu avant la rupture du jeûne.

Le bâtiment en question était en état de délabrement très avancé.  Les corps sans vie des deux enfants ont été transférés à l’hôpital Le Dantec pour autopsie.

Un garçon de 5 ans tué à Saint-Louis

http://www.rewmi.com Un garçon âgé de 5 ans a été mortellement fauché hier lundi vers 18 heures par un véhicule à hauteur du village Gawane dans le département de Bambey, a-t-on appris de bonne source. Le chauffeur de la voiture transportant du pain s’est aussitôt livré à la gendarmerie, ajoute la même source. vie depuis le début du mois de mai

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