Revue de Presse du Lundi 20 Mai 2019

Revue de Presse du Lundi 20 Mai 2019
Revue de Presse du Lundi 20 Mai 2019

#SenCafeActu du 20 Mai 2019 Par Adama Sow

A la Une : Week end tragique pour les femmes ; Macky Sall se dit trahi en France ; CAN 2019 : le maillot officiel des Lions dévoilé
1-Week end tragique pour les femmes : La fille du Dg de l’Agence du développement local (ADL) Bineta Camara violée et tuée à Tamba et une dame trouvée morte dans les mêmes conditions au marché de Ouakam, deux enfants âgés de 2 et 6 ans meurent sous une dalle à Yeumbeul hier, les femmes continuent à payer un lourd tribut devant la folie des hommes
2-Les pharmacies en grève mercredi prochain : les pharmacies vont baisser le rideau mercredi toute la journée pour protester contre la grâce accordée au trafiquant de faux médicaments Mamadou Woury Diallo et devant le dilatoire des autorités à protéger les vrais criminels derrière le trafic de médicaments
3-Macky Sall se dit trahi par les responsables APR de France : « Je pensais que ce bilan était fait suite à une assemblée générale, mais je me rends compte que ce n’est pas le cas. C’est un faux bilan. Vous m’avez trahi, vous n’avez pas travaillé et pire, à chaque instant vous demandez une rallonge budgétaire. Vous avez utilisé l’argent à d’autres fins, mais on verra », déclare le président Macky Sall. Le président Sall, qui a séjourné la semaine dernière à Paris, avait alors intimé l’ordre à Ameth Sarr et compagnie de lui faire un bilan, rapporte Senego
4-Présidence du dialogue politique : Babacar Guèye, Mazid Ndiaye récusés par la majorité présidentielle, les professeurs Alioune Sall et Babacar Kanté considérés plus indépendants sont proposés par les partis non-alignés pour diriger les travaux du dialogue
5-Les délinquants franchissent un nouveau cap : Des assaillants ont fait irruption à l’Université Alioune Diop de Bambey samedi. Armées de fusil, ils ont ligoté et trainé les vigiles sur une distance de plus d’un Kilomètre. Les agents de sécurités de l’université ont été sauvés au moment où les membres de la bande se disputaient entre eux lorsqu’il s’agit d’ouvrir le coffre-fort qui était vide de contenu.
6- Elections locales de décembre : la guerre commence à l’APR. Macky Sall aura fort à faire avec les candidatures multiples dans son parti comme à Yoff ou Moustapha Cissé Lo et l’ancien Dage de la Présidence Abdoulaye Ndour veulent faire la peau à Abdoulaye Diouf Sarr maire sortant
7-CAN 2019 : le maillot officiel des lions du Sénégal dévoilé hier. Le Sénégal a commencé sa CAN avec la présentation du nouveau maillot officiel de l’équipe nationale à quelques jours de la publication de la liste des joueurs sélectionnés par Aliou Cissé.Ma Revue de Presse

QUAND L’ENSABLEMENT DU LIT DU FLEUVE CASAMANCE TUE LA PÊCHE CONTINENTALE

http://www.emedia.sn Dans cette partie de la Haute Casamance, la pêche traditionnelle continentale était jusqu’à un passée récent le moyen de subsistance de beaucoup de familles. Mais, depuis un certain temps, l’ensablement du lit du fleuve Casamance conjugué à la vétusté du matériel de pêche et au manque de soutien des autorités a fini de contraindre beaucoup à abandonner cette activité pour se reconvertir, pour la plupart, dans le commerce de produits halieutiques importés des régions côtières de la Basse Casamance. Sauf que là, le problème de conservation se pose. Ceux qui tentent encore leur chance dans les quelques îlots encore disponibles pour la pêche voient les zones de pêche conquises jour après jour par des plantes aquatiques.

Autant de problèmes qui plombent le secteur de la pêche et sa chaîne de valeurs à Kolda. Au cours d’une audience avec le préfet, Matar Diop, en marge d’une rencontre d’harmonisation avec les acteurs dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de désencombrement des villes, les acteurs de la pêche ont ont dépoussiéré toute une pile de doléances, se plaignant du constat que tous les ministres qui se sont succédé au département de la pêche n’ont jamais été attentif à leurs besoins, tels que le dragage du fleuve Casamance dans les zones concernées, l’appui en matériel de pêche, la promotion de l’aquaculture mais aussi et surtout la construction de complexes frigorifiques pour faciliter la conservation des produits halieutiques. Seydou DIATTA

INNOVATION ET ENTREPRENEURIAT : Le Manque de financement freine les Startups

http://www.lesoleil.sn Le développement des startups souffre d’un déficit de financement et d’un manque de confiance des bailleurs. Ce sont les contraintes identifiées par des jeunes africains auteurs des innovations et porteurs d’initiatives entrepreneuriales lors la 11ème édition du Fuckup Nigth organisée par la Fondation Friedrich Naumann.

L’Afrique vit une course vers la création des startups. Les diplômés sont de plus en plus tentés par l’entreprenariat. Mais peu d’entre eux parviennent à se faire une place au soleil. Les contraintes de leur envol ont été abordées lors d’un Fuckup Night organisé par la Fondation Friedrich Naumann. Le problème commun à ces pouces reste le financement. En réalité peu de bailleurs ou de partenaires font confiance « aux aventuriers ». C’est ce qui pousse les porteurs de projets à injecter une partie de leur salaire ou de leurs revenus dans la mise de leur projet avec tous les risques. « Lorsque l’on débute, il faut s’attendre à faire face aux difficultés financières. C’est difficile de gagner des appels d’offres. Il faut aller chercher des marchés. Rien n’est évident », prévient Dr Mariane Ouattara, fondatrice de la marque Farafina. Son avis est partagé par le logisticien, Mor Lamotte qui a sacrifié à un moment sa famille pour fonder son entreprise. Il garde de douloureux souvenirs. Les deux exemples attestent que la réussite en entreprenariat n’est pas systématique parfois, c’est après plusieurs échecs que l’on réalise ses ambitions. « Il faut pas avoir peur de l’échec. La réussite est souvent au bout de plusieurs échecs. Pour tenir, il faut de la patience et du courage », conseille Nicolas Etoyi, fondateur d’Akademy. Mais pour lui durant ces périodes difficiles, il faut s’armer de foi pour transcender les barrières « physiques et abstraites ». « Dans la vie, les combats que nous menons ne sont pas forcément intellectuels. Ils sont parfois spirituels », avance Nicolas Etoyi. Ce partage d’expériences sur « l’odyssée entrepreneuriale » sera davantage soutenu par la Fondation Friedrich Naumann. Du moins les assurances ont été données par le nouveau directeur de la Fondation pour l’Afrique de l’Ouest, Jo Holden. « Les Fuckup Night enregistrent de plus en plus de participants. Donc, c’est exigence pour nous de continuer et d’offrir aux jeunes une plateforme d’échange d’expériences », a fait savoir Jo Holden. Aujourd’hui des études réalisées dans des pays européens et en Asies ont confirmé que l’univers des startups est une niche d’emplois. Au Sénégal les autorités misent sur le secteur pour créer 35.000 emplois directs dans le domaine des nouvelles technologies d’ici à 2025. Idrissa SANE

Technologie : Wari et Mara Phones s’associent pour accélérer leur développement en Afrique

https://actusen.sn Le groupe Sénégalais de transfert d’argent “Wari” et le constructeur Rwandais de téléphone “Mara Phones” feront désormais chemin commun sur le marché Africain.

Ils ont signé un partenariat stratégique visant à développer leurs activités à travers les pays du continent Africain.

Concrètement, il s’agira d’après un communiqué, d’intégrer dés la production, les services “Wari” dans les téléphones “Mara Phones”, les mettant ainsi automatiquement au service des utilisateurs de la marque Rwandaise. Ce nouveau produit sera donc commercialisé dans tous les points de ventes des deux entreprises.

 «PAS MOYEN DE CONTRÔLER LES DÉRIVES SUR INTERNET»

http://www.emedia.sn La cybercriminalité est aujourd’hui une réalité. Avec les menaces terroristes, les Etats sont de plus en plus favorables à un contrôle d’Internet qui est un outil efficace pour les terroristes. Une mission qui ne sera pas facile, selon les invités de l’émission « Lr du Temps », ce samedi sur iRadio (90.3 FM). Sidy Moctar Aidara, spécialiste en cybersécurité et le professeur Bakary Sambe, Enseignant chercheur au centre d’étude des Religions de l’UGB et Directeur de l’institut Timbuktu, étaient les invités d’Alassane Samba Diop.

Vous pouvez écouter ici l’intégralité de l’émission, en attendant la version vidéo sur notre chaine YouTube.

«JE NE CROIS PAS LE SÉNÉGAL ASSEZ OUTILLÉ POUR FAIRE FACE À LA CYBERCRIMINALITÉ»

http://www.emedia.sn La cybercriminalité est aujourd’hui une réalité. Avec les menaces terroristes, les Etats sont de plus en plus favorables à un contrôle d’Internet qui est un outil efficace pour les terroristes. Une mission qui ne sera pas facile, selon les invités de l’émission « Lr du Temps », ce samedi sur iRadio (90.3 FM). « À l’état actuel du numérique, il n’y a pas moyen de contrôler les dérives sur Internet », a constaté Sidy Mokhtar Aïdara.

Le directeur de KUBUK et Promoteur de « Security Day » partage son avis avec son co-débatteur du jour, le professeur Bacary Sambe. L’Enseignant-chercheur à l’UGB, par ailleurs directeur de Timbuktu Institute, constate que les groupes terroristes parviennent à contourner les filtres installés par les Etats. « Il n’y a pas moins de 38 sites pour recrutements de terroristes », a-t-il révélé.

L’orientation politique contre ces organisations criminelles devrait être la sensibilisation. C’est le point de vue des invités d’Alassane Samba Diop. « Je ne crois pas que le Sénégal est assez outillé pour faire face à la cybercriminalité. Ce qu’il faudrait, c’est le renforcement de l’approche préventive inclue dans la stratégie nationale de prévention contre les menaces terroristes », préconise Bacary Sambe.

RACISME, RAFLE, TRAQUE AU QUOTIDIEN : Les Sénégalais souffrent au Maroc

http://www.enqueteplus.com Les Africains, notamment les Sénégalais vivant au Maroc, ne sont pas à la fête. Récit.

La vidéo montre une femme sénégalaise qui tente de passer par une fenêtre, pour échapper aux sévices de membres des forces de l’ordre marocaines. Elle est devenue virale et a fait le tour du monde. La voix qui commente les images explique que les policiers sont allés la trouver dans son lieu de travail. Ils ont commencé à lui donner des coups de pied. Mais elle s’est battue contre eux.

‘’Elle a été interpellée et conduite au poste de police. Là, il y avait plus de 15 policiers autour d’elle, se défoulant sur la pauvre. N’en pouvant plus, elle a tenté de s’échapper et de passer par la fenêtre pour se sauver. C’était vraiment horrible. Et pourtant, elle a accouché, il n’y a pas 3 mois’’, poursuit la narratrice. Qui révèle qu’après cette Sénégalaise, une autre plus âgée a été aussi victime de cette pratique. Les policiers, dit-elle, l’ont frappée jusqu’à ce qu’elle perde connaissance. Une ambulance est venue la prendre pour l’évacuer à l’hôpital.

‘’C’est tout le temps ainsi. Dans un passé récent, ils sont venus faire une visite inopinée dans le hangar où nous rangeons nos marchandises pour les confisquer. On n’en peut plus. Nous sommes fatigués dans ce pays où nous sommes venus juste pour travailler. Nous ne sommes pas des voleurs, encore moins des prostituées. Mais le constat est que les Marocains ne sont pas de bonnes personnes’’, poursuit-elle.

La narratrice de dénoncer un racisme manifeste. Les habitants du royaume chérifien ne digèrent pas les personnes de race noire, affirme-t-elle. Ceux-ci ne veulent pas les voir sur leur territoire. ‘’Ils viennent nous traquer là où nous travaillons pour jeter nos marchandises, alors que nous sommes des commerçants. Je ne peux pas comprendre qu’au Sénégal, les Marocains y mènent une vie paisible et nous non, chez eux. Quand les forces de l’ordre nous croisent dans la rue, c’est une rafle, pour ensuite nous déposer aux frontières. C’est insupportable. Il y a une politique de deux poids, deux mesures. On nous mène la vie difficile, alors qu’il y a une coopération qui lie les deux pays’’, dénonce-t-elle avec amertume.

‘’Nous lançons un appel au ministre des Affaires étrangères’’

Face à cette situation, selon elle, les autorités sénégalaises établies au Maroc, à savoir le consulat et l’ambassade, sont aux abonnés absents. ‘’Nous sommes allés les voir, mais elles ne disent rien. Elles ne s’occupent pas du sort des Sénégalais. Seuls leurs intérêts les intéressent. On ne sent pas vraiment leur présence. Ces autorités devraient être là pour nous et non le contraire. C’est la raison pour laquelle nous lançons un appel au ministre des Affaires étrangères pour qu’il nous vienne en aide. Nous sommes à bout. Nous voulons qu’il règle cette question, avant que l’irréparable ne se produise. Il faut mettre un terme à cela, sinon il risque d’y avoir mort d’homme’’, conclut-elle avec un brin d’espoir.CHEIKH THIAM

DES SANS-PAPIERS ENVAHISSENT L’AÉROPORT CHARLES DE GAULE

https://www.seneplus.com Entre 200 et 500 sans-papiers se revendiquant comme des « gilets noirs » ont occupé dimanche le terminal 2F de l’aéroport de Roissy pour dénoncer « la collaboration d’Air France » dans les expulsions

Entre 200 et 500 sans-papiers se revendiquant comme des « gilets noirs » ont occupé dimanche le terminal 2F de l’aéroport de Roissy pour dénoncer « la collaboration d’Air France » dans les expulsions, a-t-on appris auprès des deux collectifs organisateurs et de source aéroportuaire. Le collectif des « Gilets Noirs » et celui de La Chapelle debout ! ont réclamé qu’Air France « stoppe toute participation financière, matérielle, logistique ou politique » aux reconduites à la frontière.

L’action entamée vers 14 heures s’est achevée environ deux heures plus tard, selon La Chapelle debout ! qui entendait dénoncer « les pressions » sur le personnel d’Air France et sur les passagers qui s’opposent aux expulsions. Quatre référents des « Gilets Noirs » ont été reçus en fin d’après-midi par une délégation d’Air France qui s’est engagée « à faire part des doléances auprès de la direction », a affirmé un membre de la Chapelle debout à l’Agence France-Presse.

Air France n’a pas souhaité faire de commentaires et renvoie à la préfecture de police en ce qui concerne les expulsions.

« D’autres actions vont suivre »

Diakiaté, un sans-papiers qui a participé à la mobilisation, « souhaite une campagne de régularisation collective ». « Nous avons aujourd’hui ciblé Air France et d’autres actions vont suivre », a-t-il ajouté, joint par téléphone. Fin janvier, entre 200 à 300 personnes sans papiers et demandeurs d’asile s’étaient rassemblés devant la préfecture de police de Paris pour réclamer leur régularisation. Une autre action avait été menée fin décembre devant le théâtre parisien de la Comédie Française.

Grand Prix Senico 2019 : Sokhna Khady Dramé, championne du Sénégal.

https://www.dakaractu.com La 5ème édition du grand prix Senico de récital du Saint Coran 2019 a désigné une championne.

Elle se nomme Sokhna Khady Dramé et vient de la région de Louga. Elle a, devant ses camarades issus des autres localités, remporté le concours après avoir totalisé 99,67 points /100. Pour avoir remporté le grand prix de récital du Coran au niveau national, Sokhna Khady Dramé empoche 19 millions Fcfa dont 15 millions offerts par Senico et un billet pour la Mecque.

Après la Malaisie, Mouhammad Moujtaba Diallo remporte le concours de récital de Coran en Tanzanie 

https://www.senenews.com Mouhammad Al-Moujtaba Diallo vient de remporter la première place du concours de récitation du Coran organisé par le Al-Hikma Foundation Tanzania. Le Sénégalais vient de connaître un nouveau succès, deux ans après son sacre en Malaisie.

ENSEIGNEMENT CORANIQUE : PLAIDOYER POUR UN SOUTIEN AUX INTERNATS

Dakar, 19 mai (APS) – Le directeur de l’établissement d’enseignement coranique Imam Hassan Cissé de Keur Ndiaye Lo a invité, dimanche, le gouvernement à soutenir davantage les internats qui ’’participent activement’’ à la lutte contre la mendicité des enfants au Sénégal.

’’L’Etat doit soutenir davantage les daaras notamment les internats en ce sens qu’ils jouent leur partition dans la lutte contre la mendicité des enfants’’, a dit Makhtar Ndiaye dans un entretien accordé à l’APS en marge de la cérémonie de remise d’attestations de mémorisation du saint Coran à des élèves de son établissement.

Dix-sept élèves, des filles et des garçons, de la troisième promotion du Daara Imam Hassan Cissé de Keur Ndiaye Lô ont reçu, ce dimanche, des attestations de mémorisation du saint Coran.

Cette cérémonie de graduation dont l’un des parrains est feu Sidy Lamine Niass, PDG du groupe de presse Walfadjri, a eu pour cadre le Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES), en présence de nombreux parents d’élèves, des dignitaires musulmans.

Oustaz Makhtar Ndiaye a aussi préconisé ’’l’instauration d’un ministère chargé des Affaires religieuses pour mieux prendre en compte ces problématiques des écoles coraniques’’.

Ces écoles, a-t-il souligné, ’’ont toujours joué un grand rôle dans l’éducation religieuse’’ et ’’la bonne conduite’’ des enfants.
L’Institut Imam Hassan Cissé qui a son siège social à Keur Ndiaye Lo se veut moderne avec un régime en internat et en externat, selon son directeur Oustaz Makhtar Ndiaye.
Créé le 27 juillet 2010, l’institut compte 80 élèves. La durée moyenne de mémorisation du Coran est comprise entre 2 ans et trois ans, a rappelé Oustaz Ndiaye.SMD/OID

«NOS SOCIÉTÉS ONT UN REGARD SUR LES FEMMES DÉFORMÉ PAR LA TRADITION»

http://www.emedia.sn Les violences que subissent les femmes sont remises au goût du jour suite à l’assassinat de la jeune Bineta Camara à Tambacounda. En animant une conférence dans la ville de Thiès, ce samedi, Pr Abdoul Aziz Kébé a déploré le sort des femmes.

« Nos sociétés ont un regard quelquefois déformé par les prismes de la tradition sur les femmes et sur leur statut et leur responsabilité et souvent, (c’est) un regard qui marginalise la femme dans beaucoup de secteurs », a déploré le Délégué général au Pèlerinage à la Mecque.

Pour le professeur Kébé, même le thème de la conférence qu’il animait, « Islam, femme et société », est comme une « provocation » à l’endroit de l’establishment, visant à « déconstruire » des images que la société a de la femme. Pour lui, cette vision stéréotype que la société sénégalaise a de la femme ne relève pas de la religion mais plutôt de la tradition.

Il s’agit, a-t-il poursuivi, d’un « regard d’instrumentalisation de la femme au profit de l’homme, oubliant que l’homme et la femme (doivent avoir) une relation de complémentarité dans la dignité ». Babacar FALL

L’ETAT INVITÉ À ASSUMER DAVANTAGE SES RESPONSABILITÉS FACE À ’’L’INSÉCURITÉ AMBIANTE’’

Dakar, 20 mai (APS) – La Plateforme de veille des femmes pour la paix et la sécurité « ËTU JAMM » appelle les pouvoirs publics à « assumer davantage ses responsabilités de protection » des populations, au regard de « l’insécurité ambiante » et de « la récurrence des agressions sexuelles suivies de meurtres ».
Dans un communiqué transmis à l’APS, « ËTU JAMM » invite « l’Etat à assumer davantage ses responsabilités de protection et de sécurité de ses citoyens et citoyennes. Elle exhorte les pouvoirs publics à veiller encore plus sur la sécurité des personnes et des biens et à contrôler la circulation des armes légères ».

« La Plateforme de veille des femmes pour la paix et la sécurité ËTU JAMM dénonce et condamne fortement les actes macabres de plus en plus fréquents à l’encontre de personnes notamment les femmes et les filles » et « demande une plus grande protection et sécurité à l’endroit des populations », lit-on dans ce communiqué signé de sa présidente nationale, Penda Seck Diouf.

« L’insécurité ambiante inquiète à plus d’un titre les populations. Il ne se passe pas de jour où il n’est fait cas d’agressions, de meurtres, d’attaques de toutes sortes, de disparitions de personnes. Des adultes mais aussi des jeunes, des enfants, des personnes âgées, sont régulièrement attaqués dans l’espace privé, public, socio-éducatif, dans la famille. Des agressions d’une violence inouïe commises avec des armes ces derniers jours continuent la série ignoble déjà notée depuis un certain temps », souligne le communiqué.

Aussi la récurrence des agressions sexuelles suivies de meurtres retient-il l’attention de l’opinion, selon la Plateforme de veille des femmes pour la paix et la sécurité.

« Aucune catégorie sociale n’est épargnée. Des viols sur des cibles particulièrement vulnérables que sont les filles et petites filles, des viols sur des femmes âgées, sur des jeunes filles, de petits garçons, au détour d’un chemin, sur la route de l’école, tôt le matin en allant au marché, au travail, dans les transports en commun, dans la rue. Les populations notamment les femmes et les filles sont énormément exposées à l’insécurité », estime cette organisation.

« ËTU JAMM » dit en appeler également à la responsabilité des familles et des communautés « pour plus de vigilance et de prévention, la Plateforme se disant « convaincue que la paix et la sécurité sont à inscrire comme points forts du dialogue national en vue et des mesures prises pour la résolution des questions liées à l’insécurité ».

 Elle insiste sur la nécessité de barrer la route à l’insécurité et de freiner les violences basées sur le genre en particulier, les violences en général, « en vue de promouvoir la disponibilité de ressources humaines de qualité capables de soutenir la croissance et d’opérer la transformation structurelle de l’économie, dans un environnement de paix et de sécurité ».BK

 Viols en série : Moustapha Diakhaté pour la « castration chimique » des violeurs

http://www.seneweb.com Moustapha Diakhaté est très en colère. L’ancien président du groupe parlementaire Benno bokk yakaar (Bby), « touché » par la série de viols perpétrés, ces derniers jours, appelle à une mobilisation pour, dit-il, « corser » la législation sur ce délit. Sur sa page Facebook, il propose contre les violeurs une solution radicale. Nous vous proposons l’intégralité de son post.

Meurtre de Bineta Camara : Aliou Sow favorable au retour de la peine de mort

Binta, qu’Allah t’accueille au paradis en ce mois béni de ramadan. Qu’Allah accorde la force et la foi à tes parents et amis de pouvoir surmonter cette souffrance engendrée par ton départ de ce bas monde dans des conditions aussi cruelles et aux antipodes de la décence minimale et de la morale religieuse.Quelle cruauté!Quelle mécréance !

Je ne te connaissais pas. Je ne t’ai jamais rencontré. Tes parents non plus. Je sais seulement que ton papa dirige une structure étatique, l’ADL, dont je suis à la base de la création et du lancement. J’ai entendu aussi que c’est un bon père de famille qui a bien éduqué ses enfants comme en atteste la très bonne impression que donnent ton visage angélique et innocent et ton accoutrement décent d’une bonne musulmane qui assume avec fierté son identité religieuse.

Tu pouvais fuir la chaleur de Tamba sous prétexte du mois de ramadan et venir aux côtés de papa, mais tu as choisi le travail et l’accomplissement du devoir de la fille responsable selon les bribes d’informations diffusées sur toi. Brave travailleuse pieuse, qu’Allah t’eleve dans ton nouveau monde, le monde de la vérité absolue.

Qu’Allah assiste ton papa et ta maman.

Et on continue de nous parler d’un peuple non violent alors que nous prouvons chaque jour par des meurtres ignobles et abjectes, des agressions lâches et une violence verbale la plus extrême dans les réseaux sociaux et les médias que nous aimons le mal et faire mal. Ce n’est pas un cas isolé. La récurrence de l’opprobre n’est plus à démontrer dans ce pays. La grande prévention et la répression sans quartier s’imposent contre les cruels sans foi ni loi qui se trouvent à tous les niveaux de notre société.

Le Président de la République doit mettre davantage l’accent sur la sécurité des Sénégalais. Quand on parle du Ministère de l’Intérieur, on pense plus aux élections, aux débats sur le fichier, au code, aux partis, aux gamous, ziars, etc pour ensuite se souvenir de la sécurité. Que ce département gère ces questions et qu’un Ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile doté de moyens consistants soit créé.

Quant aux peines à infliger à ces violeurs-tueurs, honnêtement et sans être cruel comme eux, la réclusion à perpétuité est un bon de vacances gratuites aux frais des victimes et des autres contribuables. Eh bien, nourrir des bourreaux de cet acabit. Quelle cruauté et auto-flagellation !

Quand le Président Wade, dans son humanisme légendaire et l’affirmation de son attachement aux droits humains, a proposé l’abrogation de la peine de mort au Cabinet, j’étais un des rares avec un autre défunt Ministre à défendre des arguments en faveur de son maintien.

L’actuel Président de la République était présent. J’avais donné des exemples de cette nature et le sort réservé au gangster qui allait en découler. Le meurtrier de Binta et des autres victimes comme Binta ne mérite aucune place dans notre société civilisée. Lui réserver le sort qu’il mérite ne ferait point de nous des barbares comme lui..
Allah, l’Omnipotent, l’Omniscient a prévu le châtiment suprême sur terre pour de tels criminels. Il nous connaît mieux que nous mêmes.Qu’Allah veille sur le Sénégal. Amine.

«Mais qu’attendez-vous pour protéger et sauver les vies de Sénégalaises et des Sénégalais» (Abdoul Mbaye)

A peine sorti d’une élection présidentielle préparée par le Président sortant pendant de nombreuses années, le débat politique a été relancé, éternellement remis à l’ordre du jour, par une révision de la Constitution, l’initiative d’un dialogue politique, un prochain calendrier électoral sans doute à modifier et d’éternelles discussions à entretenir.

Mais qu’attendez- vous donc pour gouverner ce pays ? Qu’attendez-vous pour protéger et sauver les vies de Sénégalaises et des Sénégalais ?

Prenez en charge notre sécurité sur les routes, mais aussi dans nos maisons et dans les rues. Celle de nos filles et de nos sœurs. Là se trouve la priorité des priorités, à savoir la vie de ceux qui vous auraient élu et dont vous devez vous préoccuper.

Ne voyez donc vous pas qu’il vous faut changer votre gouvernance de la sécurité? Investissez moins dans le matériel anti émeute, dans l’écoute et la surveillance des opposants politiques.

Traquez donc les criminels et montrez vos compétences en matière de maintien de l’ordre en commençant par celui qui protège les vies de nos concitoyens.

Le Ministre de l’intérieur nous avait promis que sa priorité serait la réélection de son chef de parti. Il a tenu promesse. Il est temps que le Président, maintenant responsable de tout, obtienne de lui qu’il se consacre désormais à notre sécurité.PAM

Grâce accordée à Amadou Oury Diallo: les pharmacies privées du Sénégal ferment boutique 

YERIMPOST.COM  Toutes les pharmacies seront fermées ce mercredi 22 mai.  C’est la résolution prise par le Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal à l’issue de son assemblée générale tenue ce samedi 18 mai. Sa frustration est née de la grâce accordée à Amadou Oury Diallo qui avait été condamné pour trafic de faux médicaments d’une valeur de plus d’un milliard à Touba Belel. Un élargissement qui va à l’encontre des engagements pris par le chef de l’Etat qui, lui-même, promettait qu’aucune tolérance ne sera plus accordée à ces individus véreux qui s’adonnent à ce trafic. Ce scandale de la grâce présidentielle dont Amadou Oury Diallo a bénéficié n’a pas fini de révéler tous ses contours. En attendant, les pharmaciens privés vont fermer boutique.

SÉRIE D’ACCIDENTS ROUTIERS : HANDICAP MEMBRE RECTIFIE Me OUMAR YOUM

http://www.emedia.sn Plus de 120 personnes sont mortes depuis janvier dernier dans des accidents de la circulation, selon les estimations du nouveau ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Me Oumar Youm. L’autorité de tutelle parle également de 260 blessés. Des chiffres très en deçà de la réalité, corrige Yérim Fall, le président de Handicap Membre, association regroupant des personnes victimes d’accident. Il souligne que les statistiques sont beaucoup plus importantes que celles données par l’autorité ministérielle. « Si on donne des statistiques au Sénégal, on doit savoir si elles prennent en compte tous les accidents, indique-t-il. Il est vrai que le nombre d’accidents augmentent et se multiplient chaque année. Aujourd’hui, on se rend compte que les accidents de la circulation est un des facteurs premiers de décès dans notre pays et à travers le monde. »

Yérim Fall ne manque pas de soulever la question de la prise en charge des personnes accidents depuis les premiers secours jusqu’à leur prise en charge dans les hôpitaux. « Les victimes rencontrent énormément de difficultés au moment même de l’accident, dénonce Yérim Fall. Au lieu même où l’accident se produit, on doit se poser des questions sur l’évacuation de l’évacuation. C’est le premier problème. Dans notre pays, les seuls qui sont là pour le faire, sont les sapeurs-pompiers et que leurs services ont énormément de problèmes matériels. Il faut voir les conditions avec le peu de moyens dont ils disposent. Après l’accident, il y a un problème de prise en charge dans les structures hospitalières qui se pose et qui est très sérieux. » Le président de Handicap Membre dénonce également « le coût, le temps, le manque de compétence et de potentiel humain » pour cette prise en charge. DIE BÂ

Zircon de Niafarang : Le MFDC met en garde la société Astron

http://www.seneweb.com « Le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) avertit et ordonne au directeur de la société australienne Astron de mettre fin à l’exploitation du zircon de Niafarang, de quitter immédiatement la Casamance et d’abandonner ce projet dans les plus brefs délais ».

Telle est, rapporte, la quintessence d’un communiqué signé, hier, par Amadou Nkrumah Abou Sané, Secrétaire général et Représentant à l’extérieur du MFDC qui rappelle avoir déjà averti et ordonné à Astrom « qui persiste dans son entêtement » de quitter la Casamance depuis les années 2004.

 CHRONIQUE DE WATHIE :L’Afrique, Cette Poubelle À Ciel Ouvert

https://www.walf-groupe.com Le mois de Ramadan est le moment idéal pour les vendeurs de poison d’écouler leur stock. Vendredi dernier, le service départemental du commerce de Pikine a annoncé avoir retiré du marché près de 14 tonnes de produits de consommation. Deux semaines plus tôt, c’est la Brigade du service régional du commerce de Diourbel qui s’illustrait en mettant la main sur 2356 articles de produits périmés. Le 8 mai dernier, des éléments du service des Douanes en poste à Vélingara stoppaient un camion frigorifique transportant 75 cartons et 13 sacs de médicaments frauduleux. Seulement, ces saisies ne sont que l’arbre qui cache la forêt. Plus d’un an après le scandale « Public Eye », l’Occident, qui se gargarise d’écologie, déverse des tonnes de déchets plus nuisibles que le poison sur l’Afrique berceau de l’humanité, victime de toutes les avanies et poubelle du monde

«Les sociétés suisses produisent en Europe des carburants qui ne pourraient jamais y être vendus. Elles sont par ailleurs responsables d’une part importante des exportations de diesel et d’essence à haute teneur en soufre entre la zone ARA et l’Afrique de l’Ouest. De nombreux pays d’Afrique de l’Ouest, qui exportent vers l’Europe du pétrole brut d’excellente qualité, reçoivent ainsi en retour des carburants toxiques». Le document est accablant. Les nombreuses dénégations des autorités des huit pays ouest-africains concernés n’occultent en rien la consistance de son contenu. Bien au contraire, elles participent à décrédibiliser davantage les autorités tout en mettant à nu une pratique qui n’est guère une première dans le continent africain, dépotoir des Occidentaux.

La Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination, entrée en vigueur le 5 mai 1992, a été fortement inspirée par deux scandales qui ont, dans les années 90, fortement secoué le continent africain.  En juin 1988, plus de mille futs de déchets chimiques sont déversés par des Italiens sur la plage de Koko au Nigéria. La même forfaiture sera rééditée en Guinée-équatoriale où des centaines de futs contenant des déchets radioactifs ont été balancées dans l’ile d’Annobon. Le tollé suscité par ces deux scandales aux conséquences environnementales monumentales n’avait guère laissé le choix aux dirigeants africains. Malgré la signature de la  Convention de Bâle, ils s’étaient débrouillés, comme des grands, pour mettre en œuvre la Convention de Bamako. Sous l’impulsion de l’Union africaine, alors Organisation de l’unité africaine (OUA), les Etats africains avaient décidé d’interdire l’importation dans le continent de déchets dangereux et radioactifs. Entrée en vigueur le 20 mars 1996, ladite Convention n’aura servi à rien du tout. D’une part, avec la délocalisation industrielle, les déchets générés par les usines occidentales n’avaient plus besoin d’être importés. Michelin s’était rapproché des plantations d’hévéas dans l’état d’Edo, au sud du Nigéria où sur des milliers d’hectares, la fabrique française produisait ses pneus, tout en rejetant sur place les déchets qui en résultaient. La même chose est notée avec la Compagnie Sucrière sénégalaise qui a fini de faire du Lac de Guiers, qui abreuve Dakar, un véritable dépotoir. D’autre part, incapable de surveiller ses côtes, l’Afrique est une destination favorite de bateaux pirates qui encaissent des milliards pour transporter des déchets en Afrique. Le scandale Probo Koala reste encore vivace dans la mémoire de nombreux Ivoiriens dont certains continuent à subir les conséquences du désastre. Les 581 tonnes de déchets toxiques déversées au port d’Abidjan, en aout 2006, ont occasionné la mort d’une vingtaine de personnes et intoxiqué des dizaines de milliers d’autres.

Nonobstant l’ampleur des dégâts, le commissaire européen à l’environnement d’alors, Stavros Dimas, repris par le journaliste Jean-Christophe Servant, déclarait que le Probo Koala « n’est que la partie émergée de l’iceberg ». Sur son blog, le journaliste au magazine Géo, allait plus loin : «Les plus de 100 millions de tonnes de déchets toxiques qui seraient produites chaque année, estiment les experts en environnement, 10% seraient ainsi exportés, souvent au mépris des lois internationales, et en partie à destination du continent africain. Pour l’Allemand Andreas Bernstorff, spécialiste de ce trafic et à qui l’on doit un rapport détaillé commis au début de ce siècle pour l’association Greenpeace,  le continent abriterait près 80 sites recélant parmi les déchets les plus néfastes de la planète».

Les produits toxiques ne sont pas les seules calamités importées en Afrique. Chaque années, c’est des milliers de tonnes d’habits qui quittent l’Europe et les USA en direction du continent noir où ils sont appelés friperie. Appareils électroménagers, véhicules, ordinateurs…, tout ce qui est suranné et que l’Occidental n’utilise plus est déversé en Afrique.

Mais le plus inquiétant touche désormais la nourriture et les faux médicaments. «Comment un poulet surgelé d’Europe a-t-il réussi à chasser la volaille locale du menu d’un restaurant situé à l’intérieur d’un pays au milieu de l’Afrique ? », s’interrogeait Maurice Oudet missionnaire au Burkina Faso. Avant de répondre à sa question : « Pendant des années les restes servaient à nourrir nos vaches jusqu’à ce que la crise de « la vache folle » nous convainque que ce n’était pas une bonne idée. Vous ne pouvez pas simplement jeter des poulets morts, vous devez les brûler et cela a un prix. De toute évidence l’idée qui a suivi était de les exporter à des prix bradés, ce qui devient encore plus profitable quand l’Union Européenne vous paye un subside substantiel à l’exportation. Ainsi les poulets européens atteignent les marchés africains à la moitié du prix de la production locale. Les ménagères sont les mêmes partout, elles achètent au meilleur prix, d’autant plus qu’elles n’ont qu’un euro par jour pour nourrir leurs familles».  Et progressivement, l’élevage de la volaille est abandonné au profit de cuisses de poulet venant d’Europe. Le même missionnaire, donnant l’exemple du Cameroun, note «En 1994 le Cameroun importait environ 60 tonnes de volaille. En 1996 le pays a rejoint l’OMC et a accepté de libéraliser le commerce. En 2003 les importations de poulets avaient atteint 22.153 tonnes. Suite à cela 92% des producteurs locaux firent faillite, 10.000 personnes perdirent leur emploi et le Cameroun a dépensé 15 millions d’euros pour importer ce qu’avant il produisait localement». Cet exemple peut être élargi à de nombreux autres pays africains. Le Sénégal participe grandement à ravitailler l’Europe en huile d’arachide. A l’inverse, des milliers de tonneaux d’huile de soja et/ou de tournesol quittent les ports européens en direction du pays de la teranga où l’espérance de vie s’amenuise d’année en année. « Nous avons fait deux jours d’action au niveau du marché Ocass de Touba, les 5 et 6 mai 2019, pour retirer 2356 articles pour 44 points de ventes visités pour une valeur monétaire 717.290 FCFA », avait déclaré Amadou Touba Niane, chef de la Brigade du service régional du commerce de Diourbel. Si les services du commerce sont en alerte maximale, se donnant un mal fou à inspecter les boutiques où les produits impropres à la consommation sont retirés, à Petersen, la pourriture est sur les étals. Dans certains coins, on se spécialise dans la vente de produits périmés. Lait en poudre, jus, sucreries,  tout y est.

Avec la mondialisation, les usines et leurs déchets sont dans l’hémisphère sud au moment où les capitaux se trouvent au nord. Une implacable logique qui ne peut être imputée à la pauvreté qui n’est qu’une échappatoire. D’autres nations pas plus loties refusent systématiquement de se faire spolier et polluer en même temps. Une question de dignité.Par Mame Birame WATHIE

Aly Ngouille Ndiaye : «Le gouvernement n’a pas fait marche arrière»

iGFM-(Dakar) Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, défend que l’état n’a pas fait pas marche arrière en acceptant qu’une personnalité neutre pour diriger le dialogue national.

«On a invité les acteurs politiques et la Société civile avec des termes de référence et on leur a dit en revenant dans une semaine faites nous des amendements ou des propositions», rappelle le ministre, qui était ce weekend dans son fief, à Linguère.

À en croire Aly Ngouille Ndiaye, la majorité a fait une proposition qui n’est pas très loin de celle de l’opposition qui consiste à mettre une personnalité indépendante qui est secondée par deux autres personnes qu’elle aura choisies.

«C’est un schéma parmi tant d’autre, signale-t-il, Quand on aura compilé toutes les propositions nous allons décider de quelque chose.»

Dialogue politique : Succès et insuccès, l’identité Constitutionnelle sénégalaise au menu des acteurs Par Mouhamadou Ngouda MBOUP, Enseignant-chercheur de droit public FSJP/UCAD,Consultant,Directeur de Lex Africa Consulting (LEXAC)

Un constat s’impose à tout observateur averti : l’identité constitutionnelle sénégalaise repose sur une démocratie de consensus. En effet, contrairement à l’identité nationale, l’identité constitutionnelle est ce qui rassemble et non ce qui divise : il s’agit de tout ce qui nous est spécifique et nous est propre ainsi que de ce que nous partageons en commun. Dès lors, le dialogue permet de se retrouver autour de l’essentiel et des principes fondamentaux qui cimentent notre identité constitutionnelle.

Le dialogue, encore le dialogue, toujours le dialogue ! Au Sénégal, si le politique veut, le dialogue ne doit-il pas l’éclairer, l’orienter, le limiter, l’encadrer ou le canaliser ? Le dialogue ne doit-il pas fournir aux politiques les moyens d’accomplir leur volonté et leurs devoirs ou d’exercer leurs droits, dans le respect de la démocratie et de l’Etat de droit ? Opposition et Pouvoir ne le pensent pas de la même manière. Malheureusement. Pourtant, dans son exposé des motifs, la loi constitutionnelle n° 2016-10 du 05 avril 2016 portant révision de la Constitution, issue du référendum du 20 mars 2016, précise : qu’ «en parfaite cohérence avec nos traditions d’ouverture et de dialogue politique, le Président de la République a, par décret n° 2013-730 du 28 mai 2013, institué la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI) chargée de mener des concertations sur la réforme des institutions et de formuler toutes propositions visant à améliorer le fonctionnement des institutions. » Deux mots importants percent les yeux : concertations et formulation des propositions. Deux mamelles de la notion de dialogue qui prolongent la réflexion sur plusieurs questions ? Déjà existe-t-il un dialogue politique ? Alors qu’appelle-t-on dialogue politique ? Et, qu’entendons-nous par dialogue politique ? Dans quel sens ? Avec quels moyens ? Répondre à ces questions n’est pas du tout aisée, mais il faut d’emblée préciser que la notion de dialogue politique est imprécise : parle-t-on de dialogue sur le processus politique ou  de dialogue pour le processus politique ? Ce qui est certain et évident est que le dialogue politique défraie toujours l’actualité politique sénégalaise. On l’évoque au quotidien, le plus souvent lorsque s’y manifestent des avancées, des difficultés, comme cela avait été récemment le cas lors de l’adoption de la loi constitutionnelle sur le parrainage ou pour mettre en évidence le conservatisme de certains acteurs ou encore le traditionalisme du droit électoral sénégalais, ainsi que l’ont montré les débats sur la modification du Code électoral  à quelques jours des élections législatives du 30 juillet 2017. En outre, les acteurs qui l’évoquent se plaignent rituellement d’être dépossédés de tout pouvoir et voient leurs revendications relayées par certains canaux. Pour ces deux raisons, il importe de pouvoir se faire une idée précise de ce qu’est exactement le dialogue dans le système politique, institutionnel et étatique sénégalais, objectif auquel répond parfaitement l’aménagement d’une journée nationale (28 mai) du dialogue. En effet, le dialogue est un processus de tous les jours, mais l’aménagement d’une journée montre qu’il présente des vertus et des limites.

En fonction de ses vertus, partout où il n’y a pas de dialogue autour des règles et de la gestion du pouvoir, il y’a des risques de tensions voire de conflits, tandis que le consensus politique (issu concrètement du dialogue) sert la paix civile ou du moins est synonyme d’apaisement. Le dialogue renforce ainsi le pouvoir de la majorité, la dignité de l’opposition, donne un titre de respectabilité à l’Etat et permet le rayonnement et l’audience internationale d’un pays. A cet effet, il faut que le dialogue tourne autour des remises en cause saines et raisonnables. Ce qui permet de préciser les limites du dialogue.

Au regard de ses limites, le dialogue peut parfois retarder la décision publique, alors que la légitimité permet de décider, l’intérêt et la sauvegarde de l’Etat exigent la capacité de décider après concertations et/ou consultations. Aussi, par exemple, l’opposition fixe souvent le dialogue autour des remises en cause douteuses et le pouvoir défend parfois des positions catégoriques. Cependant, que le dialogue politique soit critiquable, il n’y a aucun doute. Qu’il puisse souvent gagner à trouver des solutions est une évidence. A cet égard, au moins, faut-il constater qu’il constitue, aujourd’hui, le dernier viatique encore solide dans un paysage politique par ailleurs dévasté par la suspicion, de sorte que l’urgence à le défendre à son tour apparait de façon certaine. Ainsi, nous voyons deux problèmes majeurs ou deux écueils à éviter pour un dialogue fécond et fructueux:

1° une crise de représentativité (qui peut affecter la qualité du dialogue). C’est pourquoi le ratio de la présence des acteurs (politiques et société civile) les plus représentatifs sera très déterminant. Aussi, les experts devraient se cantonner dans leur rôle d’éclaireur en acceptant de subir les demandes des acteurs politiques et de la société civile sans essayer d’orienter les débats vers leurs propres objectifs;

2° une crise de productivité (les conclusions ne seront pas définitives) car le président de la République (chef de parti) est chargé d’arbitrer en dernier ressort. C’est la raison pour laquelle, il faut éviter la production juridique consécutive souvent unilatérale, ne reflétant pas forcement le résultat d’un dialogue. Aussi, il faut éviter un rejet systématique des résultats par les partis ou coalitions les plus représentatifs dans l’opposition.

Au regard de toutes ces considérations, nous nous proposons d’interroger les pratiques politiques des acteurs et d’analyser l’image et l’identité dialogique qu’elles prêtent à notre pays. Cette démarche s’inscrit dans un effort plus vaste développé dans le cadre de plusieurs de nos réflexions, où nous avons démontré que le discours relatif au dialogue et plus largement à la démocratie participe du discours sur l’identité de notre modèle démocratique. Notre analyse repose sur le postulat d’une construction discursive de l’identité dialogique de notre système démocratique et de l’articulation des discours sur un ressort puissant de la construction identitaire, en l’occurrence le rapport à nos valeurs. A cet effet, le dialogue accompli (I) fait souvent les frais du dialogue rompu (II) qui nécessite la réalisation d’un dialogue attendu (III).

   I-Le dialogue accompli

Le Sénégal présente cette particularité d’être un pays de dialogue. L’entreprise est beaucoup plus aisée avec l’histoire politique car à la différence d’autres pays, l’histoire du Sénégal est d’abord celle d’une cohésion nationale. Or qui parle de cohésion nationale, parle d’histoire et trajectoire car nul ne peut faire l’économie de son passé : il n’y a pas de génération spontanée.  Si l’identité constitutionnelle sénégalaise est construite autour du dialogue et du consensus, c’est parce que cette culture sert précisément à établir les règles du jeu démocratique.

Au Sénégal, plusieurs acquis démocratiques proviennent, en quelque sorte, du dialogue stricto sensu. Il y a ainsi le dialogue entre les institutions et le dialogue au sein des institutions lié à la construction d’espaces officiels où se trouvent posés des problèmes comparables à ceux que connaissent tous les Etats modernes. Ainsi, s’il faut s’interroger sur la qualité du dialogue, il est  d’autant plus nécessaire de rappeler que la Constitution du 22 janvier 2001 envisage le dialogue entre la majorité et l’opposition institutionnelle, celle qui est représentée, qui représente les citoyens. En effet, il est certain que si le pouvoir ne discute pas avec ceux qui sont susceptibles de susciter l’alternance politique, il ne dialoguerait pas et passerait ainsi à côté des vertus du gouvernement modéré. Il faut le rappeler, dans sa version actuelle, le Gouvernement modéré est celui qui accorde une place de choix à l’opposition et qui favorise l’alternance. A ce propos, le modèle sénégalais ne doit pas subir la fièvre électoraliste ou réelectionniste  qui l’inscrivent dans une dynamique régressive. L’ancien modèle marqué par le particularisme processuel ou le consensus national historique qui a prévalu lors de l’élaboration et de l’adoption du Code électoral de 1992 avaient permis de surmonter des difficultés majeures pour asseoir les bases d’une « dynamique consensuelle ». Aujourd’hui, l’ancien modèle sénégalais du consensus s’exporte ailleurs en Afrique. Au Mozambique, par exemple, l’Opposition et le Pouvoir cherchent désormais un consensus et un accord pour réviser la Constitution (https://www.voaafrique.com/a/majorite-et-opposition-d-accord-pour-reviser-la-constitution-au-mozambique/4319369.html ), pendant que l’unilatéralisme est de retour au Sénégal. La charge symbolique est assez forte car l’article commence par relever la nécessité de la représentativité. « Les trois principaux partis politiques du Mozambique se sont mis d’accord ».  Les causes de ce recul du modèle sénégalais sont dues à l’instauration d’un dialogue de rupture.

  II-Le dialogue rompu

Le code consensuel est mort, vive la loi de la majorité ! C’est ainsi qu’il faudrait résumer l’évolution récente mais régressive du droit électoral sénégalais depuis 2000. En effet, malgré les acquis démocratiques, le dialogue reste fragile au Sénégal. Ce qui risquerait de porter atteinte à l’autorité des règles consensuelles qu’il est parvenu à établir et qui ne profiterait à personne et nuirait finalement à tous. Le passage d’un dialogue accompli à un dialogue rompu est-il un simple effet d’affichage de surenchère politique ou un changement de paradigme voire d’intensité des conflits politiques ? Ou traduit-il l’absence de volonté de dialoguer ? Avant de répondre à ces questions, il est nécessaire de présenter les éléments de litiges et de conflits à l’origine de ces ruptures souvent inattendues.

Le problème fondamental, fort malheureusement, porte sur le « mal-être » persistant du dialogue sous les alternances, auquel nous voyons deux raisons. La première est le contrôle étroit de la majorité politique sur les affaires publiques depuis 2000, renforcé par l’apparition en 1963 du fait majoritaire ; la seconde est la dévalorisation des fonctions des acteurs (opposition méprisée, légitimité des gouvernants élus contestée), les acteurs se critiquant beaucoup plus qu’ils ne débattent et discutent.

Des efforts ont pourtant été faits en vue de remédier à cette situation, dont le plus important est sans doute la consécration constitutionnelle du statut de l’opposition, sans résultat réellement probant. Cela n’a en effet rien changé à un point fondamental : l’activité du fonctionnement des institutions est solidement encadrée par des sources à la fois externes _ la Constitution, les lois organiques et la jurisprudence constitutionnelle _ et internes _ les règlements des assemblées et les « précédents» résultant des pratiques. Elles régissent l’organisation des institutions, le statut des membres et le pouvoir de décision. En ignorant de traduire en loi le statut de l’opposition, les pouvoirs en place ont développé une attitude méprisante et une échelle des priorités dans la production normative.

Aujourd’hui le consensus politique qui a produit deux alternances (nous ne parlons même pas du code  consensuel, mais de la représentation de l’opposition dans le dialogue) est remplacé par la loi de la majorité. A preuve, à chaque fois que le ministre de l’intérieur dénombre les partis politiques présents dans la salle de discussion, il fait le ratio sans se soucier de la représentativité de ces partis. Quel est l’intérêt de discuter avec des partis sans représentativité populaire, qui souvent ne gèrent même pas une commune rurale ? Il s’agit bien d’une démarche regrettable car ne tendant qu’à faciliter la prise de décision pour le Gouvernement en faisant jouer l’effet d’annonce de façon à mettre sur le banc des accusés l’opposition boudeuse. En effet, la loi de la majorité est un frein puissant à la diversité des opinions politiques. Depuis toujours, on avait cru naïvement que la démocratie et la loi de la majorité étaient des sœurs jumelles, presque siamoises. Voici pourtant que l’une, la loi de la majorité, devient, par revendication d’un titre de légitimité pour les uns ou par contestation pour d’autres, bourreau de l’autre. Une nouvelle façon d’exclure la minorité étant fondée à l’emporter sur l’idée de consensus préalable. Mais aussi une nouvelle façon de contester la majorité étant fondée sur le dialogue de rupture.

Les litiges à l’origine de la rupture du dialogue découlent principalement des conséquences d’une malfaçon dialogique (le nouveau Code électoral, à savoir la loi n° 2017-12 du 18 janvier 2017, se distingue avec son prédécesseur par l’absence de base consensuelle). A titre d’exemple, à l’occasion des élections législatives du 30 juillet 2017 était en cause la constitutionnalité de la modification l’article L.78 du Code électoral permettant de choisir au moins 5 bulletins. D’un point de vue constitutionnel, cette loi a été contestée au motif qu’elle viole le secret du vote et de surcroit l’article 3 de la Constitution qui fixe les modalités d’exercice du suffrage sous le sceau du secret du vote. D’un point de vue politique, l’adoption de la loi s’est faite dans la violation des règles du consensus politique qu’impose la malfaçon dialogique validée par le Conseil constitutionnel devenu législateur de fait.

Au final, depuis 2000, les résultats issus du dialogue ont désormais la fâcheuse réputation de n’avoir servi à rien, à part créer une rupture du dialogue. Non seulement les questions les plus essentielles et celles les plus élémentaires ne sont pas définitivement réglées, mais avec cette rupture souvent consommée, ils révèlent tout aussi que c’est sans conviction que les acteurs avaient entendu dialoguer ou participer au dialogue.                                                        

     III-Le dialogue attendu

Il faut préciser que tous les problèmes politiques ne peuvent reposer sur le dialogue. Par conséquent, nous préconisons une judiciarisation de certains problèmes politiques comme forme de dialogue assaini : nous pensons qu’il faut davantage responsabiliser les juges sénégalais tout en évitant de mettre la pression sur ces juges dépositaires de l’autorité et d’une part importante de la souveraineté. En donnant l’opportunité au juge national d’arbitrer des conflits politiques, il y’a là un moyen, nous croyons, de responsabiliser le juge. Il sera plus à même d’affirmer son indépendance par rapport au pouvoir exécutif et législatif et d’arbitrer entre la majorité et l’opposition. Devant le juge, la minorité doit pouvoir se rattraper au cas ou elle serait battue sur les textes, dans les discussions ou urnes. A titre d’exemple, en grande Bretagne, ce sont des hommes d’affaires qui ont contesté la décision du Gouvernement d’appliquer directement l’article 50 sans l’autorisation parlementaire et le juge leur avait donné raison. Ainsi, en cas de contentieux, de deux choses l’une, ou bien les juges se décideront à bien vider les conflits politiques, ou bien la justice ne saisirait pas l’occasion pour s’assurer de la confiance des acteurs et, tôt ou tard, la minorité ira ailleurs, une fois de plus, pour montrer à la face du monde que le Sénégal a bien un système qui repose sur le dialogue et le consensus… qui date depuis longtemps et des pouvoirs publics très oublieux !

Le dialogue sur la vocation et les nouvelles missions des partis politiques : une question attendue !

Les partis politiques sénégalais traversent une crise, mais personne n’est parvenu à gagner une présidentielle au Sénégal sans un appareil, un parti politique. En effet, en vertu de l’article 4 de la Constitution du 22 janvier 2001 tout parti politique s’assigne pour tâche de recueillir les suffrages des électeurs en vue de conquérir le pouvoir. Par-là, il se distingue des autres associations ou autres organisations ou entités indépendantes qui ne cherchent souvent qu’à influencer les titulaires du pouvoir. On conçoit alors que cette vocation implique que le parti politique mobilise, forme les opinions, fabrique des programmes et des valeurs, sélectionne les individus capables de défendre ses idées devant l’électorat et de les exprimer dans les institutions représentatives : le parti politique n’est pas comparables aux autres entités et regroupements politiques, il forme et permet de renouveler les gouvernants. C’est pourquoi le dialogue doit tourner autour des lettres de modernité de nos partis politiques.

Le dialogue sur le statut de l’opposition et de son chef : un statut et une décision attendue !

Outre cet indispensable dialogue, il convient de mettre à la disposition de la minorité (l’opposition) les moyens matériels d’exercer sa charge. C’est à cette exigence que répond l’existence du statut de l’opposition (article 58 de la Constitution). Bien sûr, l’opposition parlementaire ne saurait profiter de son statut pour faire ombrage aux autorités élus. Afin de s’en assurer, il pourrait être institué une cérémonie de prestation de serment du chef de l’opposition devant l’Assemblée nationale, une obligation de déclaration de sa situation patrimoniale en début et en fin de mandat, un budget et un cabinet à sa disposition.

Simplement, une difficulté première démontre tous les problèmes que le droit constitutionnel rencontre pour saisir l’opposition. Dans les faits, l’opposition est bien identifiée et identifiable. Sans doute, du point de vue juridique, elle reste «un objet juridique non identifié.» En effet, le statut de chef de l’opposition provient de l’Angleterre et c’est exactement une règle de science politique, d’origine coutumière, et tenter de le saisir constitutionnellement est en soi « risqué !»

Ce statut ne pourrait prospérer que dans des Etats ou la démocratie est une affaire de gentlemen et de grandes dames ou l’élégance démocratique et républicaine transcendent tous les clivages politiques. Il est certain que préciser le statut de l’opposition, à travers une loi, serait en soi risquée. En effet, il n’appartient pas au droit constitutionnel de dire qui doit être le chef de l’opposition. C’est plus une donnée factuelle que de droit;  c’est par l’effet du jeu des rapports de forces politiques en présence, et non des textes, que doit se déterminer la majorité et l’opposition.

Toutefois, les dernières réformes constitutionnelles permettent de tempérer ces craintes. Le régime sénégalais, en théorie pure, et au regard des grandes catégories de base de la classification du droit constitutionnel (même si nous émettons des réserves), est officiellement passé dans la catégorie des régimes présidentiels depuis la réforme constitutionnelle du 4 mai portant suppression du poste de premier ministre.

Ce n’est donc pas une coïncidence si, conformément à la logique de la nouvelle réforme, la question du statut de l’opposition ait été récemment reconsidérée, à l’initiative du Président de la République qui, interrogé sur la matérialisation de ce statut,  pense qu’ « il aurait été plus logique que le candidat arrivé second [à l’élection présidentielle] puisse incarner l’opposition.» (Voir l’interview sur http://azactu.net).

Mais une chose est de poser le statut constitutionnel de l’opposition, une autre est d’en maitriser les critères à mettre en avant pour la désignation de son chef.  Pencher du côté du second choix des sénégalais à l’occasion de l’élection présidentielle est aussi en soi « risqué » et ne permettrait pas de résoudre toutes les difficultés éventuelles. Il ne faudrait pas perdre de vue que depuis 2001, la Constitution parle de partis politiques et de coalitions de partis. Dans ces conditions, si une coalition de partis arrive en seconde position aux élections législatives qui sera désigné comme chef de l’opposition ? Vaste question ! Et quel serait le statut du second choix à l’élection présidentielle au regard du dérèglement actuel du calendrier électoral qui secondarise l’élection présidentielle ? N’y a-t-il pas des risques de division de l’opposition en cas d’implosion  de la coalition majoritairement opposante ? Il est certain que l’opposition n’est point un bloc monolithique, y compris dans les démocraties de référence, s’y ajoute que les leaders essaient souvent de s’inscrire dans la mouvance de trouver des plages de concertation et de dialogue.

Et si le chef de l’opposition démissionne de son parti et crée un autre parti et de surcroît perd son mandat et quitte sa coalition de partis ? En cas de cohabitation (période de gouvernance parlementaire), ce serait un non-sens de parler de chef de l’opposition car il exercera lui-même une grande partie du pouvoir politique et naturellement le Président de la République serait le chef de l’opposition. Par contre, si le parti du Président de la République est, par exemple, la troisième force politique au Parlement ne risquerait-t-on pas d’assister à un régime présidentiel déréglé, un régime de coalition de partis ?

Il sera très difficile de répondre juridiquement à toutes ces questions du champ politique, c’est une mission impossible car le droit ne pourra jamais réussir à prendre en compte tous ces soubresauts politiques qui sont en définitive intimement liés aux caprices des hommes politiques ou aux rapports de forces.

Il est certain que parler du statut de l’opposition et de son chef est une tentative de bipolarisation de la vie politique, tentative « risquée » dans un pays ou on a besoin d’entendre l’expression de tous les courants et sensibilités politiques. Toutefois, il s’agit d’un droit constitutionnel qui doit être scrupuleusement respecté et appliqué.

Le dialogue sur le mandat et le mode d’élection des élus territoriaux : un moment attendu !

Les questions électorales ne laissent jamais un élu indifférent, quel qu’il soit. En effet, au niveau des Collectivités territoriales, l’élection est devenue l’étalon de mesure de la confiance des citoyens envers les élus territoriaux. Toutefois, cette confiance peut être rompue ou dévoyée en cours ou en fin de mandat. La protection du mandat est une exigence constitutionnelle car il n’appartient pas à l’élu mais aux électeurs qui sont les seuls habilités à renouveler ou pas ce contrat de bail. Cette question est celle de l’allongement, de la prorogation ou de la réduction de la durée du mandat des élus territoriaux, alors que ceux-ci ont été désignés par les électeurs sur la base d’un programme, pour une durée, fixée au moment de l’élection, et qui, au regard des faiblesses de la démocratie représentative pourrait ne pas être respectée en cours de mandat. Au regard de ces considérations, sans consensus, le respect du calendrier républicain s’impose comme un impératif démocratique en ce sens que la durée du mandat des élus territoriaux est précisée par les textes et leur renouvellement est soumis au respect de ce délai précis.

  Le dialogue sur le parrainage : l’impératif de réformer la réforme attendu !

Assurément, l’élection présidentielle qui s’est déjà déroulée le 24 février dernier devrait permettre de tirer tous les enseignements et peut-être aussi des mesures et correctives nécessaires.

Les difficultés rencontrées lors de l’élection présidentielle du 24 février rappellent les défauts du mécanisme instaurant ces nouvelles conditions de filtrage afin d’éviter l’inflation des candidatures. Le dialogue devrait tenter d’apporter une une contribution notable à l’amélioration de la loi.

Vivement que les acteurs se mettent autour d’une table pour en discuter sereinement !

Moustapha Diakhaté dans « Redevabilité » : « Il nous faut une loi qui autorise la présence des journalistes aux travaux de commissions et sanctionne tout député qui s’absente à ces travaux. »

https://www.dakaractu.com L’ancien président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yakaar lors de la douzième législature est l’invité de ce numéro de « Redevabilité ». Moustapha Diakhaté, puisque c’est de lui qu’il s’agit, donne son avis sur la 13 ème législature, non sans faire des propositions qui vont selon lui, moderniser l’institution parlementaire.

L’ancien ministre d’État revient également sur ses relations avec le chef de l’État et les raisons qui ont motivé il y’a 10 ans, son départ du Parti Démocratique Sénégalais. Moustapha Diakhaté qui n’est pas du goût de l’absentéisme de certains députés lors des travaux de commission souhaiterait qu’on légifère sur la question : « Il nous faut une loi qui autorise la présence des journalistes aux travaux de commissions et sanctionne tout député qui s’absenterait à ces travaux… »

Mairie de Yoff : Cissé Lô et Abdoulaye Ndour à l’assaut de Diouf Sarr

http://www.seneweb.com Il n’y a pas que le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Moustapha Cissé Lô, qui lorgne le fauteuil de maire de Yoff occupé par son camarade de l’Alliance pour la République (APR). Abdoulaye Diouf Sarr, par ailleurs ministre de la Santé et de l’Action sociale devra aussi compter, aux prochaines élections prévus sauf report le 1er décembre prochain, avec Abdoulaye Ndour, l’ancien Dage de la Présidence. C’est, du moins, ce que nous apprend le journal Walf Quotidien dans sa livraison de ce lundi.

 Abdou Latif Coulibaly : « Le consensus issu des assises nationale est un consensus douteux « 

https://www.dakaractu.com Interpellé dans dans l’émission  » le jury du dimanche » de I Radio sur l’éxigence de l’opposition de choisir une personnalité neutre pour l’organisation des élections et la mise à l’écart du ministre de l’intérieur, l’ancien ministre en charge de la culture de préciser de prime à bord que cheikh Gueye du nom de l’ex ministre chargé des elections du temps de wade n’a jamais organisé d’election au Sénégal. « Cheikh Gueye etait dans la paparasserie au Sénégal, tout ce qu’il faisait etait convoyé sous la responsibilité du ministre de l’intérieur, des prefets, des sous prefets , des gouverneurs et des maires. » a t-il déclaré avant de préciser que Cheikh Gueye n’a jamais été en première ligne des décisions du departement de l’interieur et de la sécurité publique. » Il n’a jamais interdit de marche sur les elections , il n’a jamais commandé l’administration territoriale qui avait la responsabilité d’organiser des elections y compris la direction de l’automatisation du fichier (Daf) a t-il fait savoir devant le jury du dimanche animé par Mamadou Ibra Kane. Revenant sur le consensus issu des assises nationales, l’ancien journaliste déclare que ce consenssus etait douteux du moment que ce n’etait pas un consensus acté. A en croire Abdoulatif Coulibaly, les gens ont le sentiment que tout etait accepté de façon unanime dans les assises nationales. Poursuivant son argumentaire ,Abdou Latif Coulibaly affirme que si les Sénégalais tenaient à ce que la charte issues des assises nationales soit appliquée comme tel, ils auraient élus Moustapha Niasse ou encore Ousmane Tanor Dieng qui portaient ces assises.

Profil du ministre de l’Intérieur : Latif Coulibaly renie ses convictions

https://www.dakar7.com Abdou Latif Coulibaly change de discours par rapport au profil de la personne qui devrait organiser des élections au Sénégal. Invité de l’émission « Le jury du dimanche » sur I-RADIO , l’ex ministre de la culture pense que le nomination d’un homme politique à là tête du ministre de l’intérieur ne peut pas entacher la sincérité du vote. « Personne n’a peut voler des élections au Sénégal. (…) Si c’était possible, le pouvoir n’allait pas perdre les élections à Dakar lors des élections locales précédentes » a déclaré le néo aperiste.

Pour convaincre son monde, Latif Coulibaly va jusqu’à affirmer que même les deux élections présidentielles (2000 et 2012) qui ont conduit à une alternance démocratique au Sénégal ont été organisées par le ministère de l’intérieur. Lors que le journaliste lui cite le cas du général Cissé et de Cheikh Gueye, voici la réponse de l’ancien journaliste: « vous pensez que le général Cissé n’était pas intéressé par le résultat du scrutin? (2000)(…) Cheikh Gueye n’a jamais organisé les élections. Il ne gérait que la paperasserie(2012) ».

Et pourtant, c’est ce même Latif Coulibaly qui, après la nomination de Mbaye Ndiaye comme ministre de l’intérieur du premier gouvernement de Macky Sall, avait dénoncé ce choix. Rappelant à les recommandations des assises nationales dont il était membre, Latif considérait qu’il y avait une rupture du consensus autour du poste du ministre de l’Intérieur. Il réclamait alors la nomination d’une personnalité indépendante pour à la tête du ministère de l’Intérieur.

Peu après sa sortie médiatique, Latif a été « recruté » dans le gouvernement par Macky Sall qui lui confie le poste ministre chargé de la Bonne gouvernance. Une nomination que ses détracteurs considérèrent comme une stratégie de « neutralisation » par le pouvoirDakar7.com

Aminata Angélique Manga nommée ministre-conseiller

https://www.dakaractu.com Après la publication du nouveau gouvernement du second mandat de Macky Sall, nombreux étaient les surpris de la non reconduction du ministre de la micro finance, Aminata Angélique Manga. Certains sont même allés jusqu’à avancer que c’est une sanction à cause de la défaite infligée par Ousmane Sonko, le candidat des « Patriotes ».

Le président de la République vient de nommer la journaliste comme ministre conseiller. Elle sera désormais du cabinet du président de la République…

Dialogue politique : «le président a déjà donné les gages de sa bonne foi»,selon Zahra Iyane Thiam

https://www.leral.net La nouvelle ministre de l’Economie sociale, solidaire et de la microfinance a estimé que « le président Macky Sall a déjà donné les gages de sa bonne foi », en direction du dialogue politique.

Invité de l’émission Grand Jury, Zahra Iyane Thiam a indiqué qu’« on ne peut pas fixer des conditions au président de la République », répondant ainsi à l’opposition qui exige que toutes les conclusions qui découleront du dialogue politique soient appliquées. « Qui peut le plus, peut le moins », a-t-elle ajouté, soulignant que le chef de l’Etat « aurait pu dérouler, puisque qu’il a été largement élu au premier tour ». Toutefois, a-t-elle consenti, « il a son style de gouvernance », qui le pousse à dialoguer et à partager ses orientations avec les populations.

Dialogue national : Ndiagua Sylla invite Macky à d’abord rassurer les acteurs politiques

https://www.pressafrik.com L’Expert électoral, Ndiaga Sylla, invite le président de la République, Macky Sall, à poser des actes forts pour rassurer les acteurs politiques durant ce dialogue. Selon lui, il va falloir situer d’ores et déjà les responsabilités.

 « Il va falloir situer les responsabilités des uns et des autres. Quelle est la responsabilité du président de la République, du gouvernement ? Quelle est la responsabilité de la société civile ? Quelle est la responsabilité de la classe politique dans la conduite du dialogue ? », déclare l’expert électoral.

Selon l’invité de l’émission Objection de Sud Fm de ce dimanche, « Il est extrêmement important que le président de la République lui aussi, se porte garant pour justement poser des actes forts visant à rassurer les acteurs et à faire en sorte qu’ils transcendent les intérêts partisans ». « J’avoue que nous attendons le Président à ce niveau-là comme ses prédécesseurs l’ont fait dans le passé », dit-il fait savoir.

À en croire Ndiaga Sylla, la première alternative à désigner une personnalité forte et indépendante pour piloter le dialogue national, « c’est d’abord une question psychologique, c’est un état d’esprit ».

Mais, pour que cette personnalité neutre puisse réussir son travail, « il faut d’abord que les acteurs adoptent une posture responsable, une posture à même de faire les concessions nécessaires au nom de l’intérêt exclusif du citoyen pour respecter son droit fondamental de suffrage ».

Ndiaga Sylla : « envisager de sortir la Daf et la Dge de la tutelle du ministère de l’Intérieur »

https://www.leral.net L’expert électoral Ndiaga Sylla estime que « notre processus électoral est depuis longtemps jalonné de suspicions, de doutes, de contestations et même de crises ». Invité de l’émission Objection de Sud Fm, ce dimanche, il a souligné que « les observateurs nationaux comme internationaux ont pu attester de la bonne tenue des dernières élections, mais nous avons noté des contestations qui sont justement motivés par un manque de confiance. C’est pourquoi nous sommes tentés de dire qu’au Sénégal depuis quelques décennies il y a une crise de confiance entre les acteurs politiques. »

Ndiaga Sylla pense qu’une commission cellulaire et la désignation d’une personnalité neutre pour diriger le dialogue politique, ne garantissent pas un consensus entre l’État et les chapelles politiques, soulignant que depuis toujours les concertations entre acteurs politiques ont été dirigées par des personnalités neutres.

Et Ndiaga Sylla de proposer des moyens de restaurer la confiance. « On a un modèle mixte qui consiste à faire en sorte que l’administration à travers le ministre de l’Intérieur organise les élections et la Cena, commission indépendante, supervise. Pour rassurer les acteurs, à mon avis, il est possible d’envisager de sortir la Daf et la Dge de la tutelle du ministère de l’Intérieur. Faire en sorte qu’elles soient une administration autonome », a-t-il, en effet, indiqué.

Dialogue politique : l’expert électoral, Ndiaga Sylla donne les solutions pour une sortie de crise

https://www.pressafrik.com Au-delà du choix d’une personnalité forte et neutre pour piloter le dialogue national, il faut une bonne méthodologie. C’est la conviction de l’expert électoral, Ndiaga Sylla, qui est d’avis qu’il faut un champ thématique claire pour un consensus.

« Il est extrêmement utile de définir une méthode de dialogue politique et il est extrêmement important qu’on puisse choisir de forte personnalité connue pour leur intégrité, leur expérience et leur probité morale pour d’abord conduire le dialogue », avance-t-il.

L’invité de l’émission Objection sur Sud Fm de ce dimanche 19 mai 2019 est d’avis qu’: « Au-delà de l’équipe chargée de piloter le dialogue, il faut définir des objectifs clairs, il faut une bonne méthodologie parce qu’aujourd’hui, nous savons que les concertations abordent les questions liées simplement au processus électoral. Il faut définir un champ thématique claire, définir donc un calendrier précis de travail ».

Ndiaga Sylla de rappeler que : « Depuis presque 10 ans, le ministre de l’Intérieur ne préside plus les concertations autour du processus électoral, parce que » , explique-t-il, « la dernière fois que le ministre a présidé, c’est en 2009 et y avait eu un blocage et il a fallu attendre en 2011, à la suite en place d’un Comité de pilotage pour que le président du comité de Veille et son vice-président président les travaux ».

Dialogue politique : Amsatou Sow Sidibé exprime sa déception

https://www.pressafrik.com La présidente du parti « Car Lenenn », Amsatou Sow Sidibé, a exprimé sur sa page Facebook sa « déception sur l’orientation donnée » au processus de consolidation du dialogue politique, mais appréciant la réunion de consolidation des termes de référence.

« J’apprécie la réunion de consolidation des termes de référence du dialogue politique du 28 mai prochain mais je suis déçue par l’orientation donnée à ce processus », a-t-elle souligné, estimant qu’ »en l’état actuel des choses le dialogue est galvaudé, en ce sens qu’il n’intègre pas de discussions sérieuses approfondies, inclusives, sur les questions prioritaires». 
Amsatou Sow Sidibé considère que le dialogue est « uniquement articulé autour de considérations politiques alors que bien d’autres questions fondamentales sont occultées ».  « Il y a certes intérêt à régler la question électorale mais moult problématiques restent en suspens : les morts dans les migrations clandestines, l’Éducation, la Justice, ou encore la gouvernance pour lutter contre la pauvreté. »

« Je regrette la mise en place d’une commission cellulaire pour superviser le processus parce qu’il faudrait autre chose qu’une commission cellulaire pour l’élection, car c’est limitatif. C’est la raison pour laquelle nous avons proposé en lieu et place de cette commission un comité d’observation de la concertation avec des personnalités qui sont des voix autorisées et qui ont comme mission d’encadrer les concertations et d’assurer le suivi et l’évaluation des engagements pris ».
En outre, Amsatou Sow Sidibé regrette que « les discussions ne concernent que les acteurs politiques et la société civile ». Elle martèle : « La base de la population n’est pas conviée, les citoyens lambda, les syndicats, les chefs religieux musulmans, chrétiens et coutumiers ont leur mot à dire, tout comme le secteur privé. »Salif SAKHANOKHO

ÉLECTIONS LOCALES DE DÉCEMBRE 2019 :Le respect du calendrier républicain est une exigence démocratique Par Kadialy Gassama

La volonté populaire s’exprime pendant les moments électoraux  pour désigner des élus, mais aussi, pour  délimiter le temps d’exercice des pouvoirs dévolus.  Le temps d’un mandat  devient alors une donnée immuable, aussi importante que l’élection du citoyen par le peuple. Respecter le calendrier républicain, c’est donc respecter le suffrage universel et l’inviolabilité  du délai imparti pour l’exercice du mandat.

Or, certains gouvernants ont souvent tendance à reporter des élections, pour une raison ou pour une autre, lorsque les mandats s’achèvent, ce qui, bien entendu, contrevient à la volonté du peuple. Quoi que cela  puisse coûter et quelque soit les circonstances majeure, tenir les élections pour la dévolution du pouvoir à date échue, constitue une exigence démocratique.

Depuis 2012 jusqu’à la dernière élection présidentielle du 20 Février 2019, toutes les élections se sont tenues à date convenue (législatives 2012 et 2017, locales 2014 et présidentielle 2019) sauf pour les locales de Juin 2019 ,repoussées  de six mois, au mois de Décembre 2019..Nous pouvons dire que le gouvernement du Président  Macky Sall reste, en la matière, un champion pour le respect du calendrier républicain et de la volonté populaire, en dépit du report de quelque mois des locales de Juin 2019 pour chevauchements de délais apportés par les réformes du code électoral sur le parrainage , lequel report pouvant être qualifié de technique ou relevant d’un cas de force majeure. Le gouvernement du président  Abdoulaye Wade, avant 2012, quant  lui, était un champion du report des élections locales et législatives durant son magistère, montrant son caractère congénitalement anti-démocratique.

Toutefois, Il est fort  probable que la prise en compte des nouvelles dispositions du code électoral sur le parrainage pour les locales du mois de Décembre 2019, va créer des difficultés majeures, au point de revoir  la loi et ses  modalités d’application, lors d’un dialogue politique qui doit démarrer en fin Mai et dont on ne maîtrise pas l’agenda. Or, les dispositions conventionnelles de l’UEMOA sur  l’interdiction de la revue de la loi électorale six  mois avant les élections, enferment les pouvoirs publics dans un imbroglio  pouvant être un obstacle dirimant  à la tenue des élections locales au mois de Décembre, à date convenue. Dès lors, il est de plus en plus agité aujourd’hui l’idée d’un deuxième report des élections locales, prorogeant encore  les mandats des élus locaux devenus doublement illégitimes.

Quelle attitude respectant les principes démocratiques devant ce dilemme ?

D’ abord il faut relever l’imprévoyance et la démarche peu prudentielle des autorités du ministère de l’intérieur  qui auraient dû prendre un délai d’une année sabbatique au lieu de six mois pour avoir les coudées franches et le  temps de discuter avec la classe politique sur les réformes nécessaires pour le développement local et la démocratie locale.

Ensuite, il est enquiquinant  de procéder à un deuxième report des élections locales pour tout esprit démocratique.

La seule alternative plausible qui s’offre au vu des nombreuses difficultés sur l’applicabilité des nouvelles dispositions de la loi sur le parrainage pour les locales  et la  nécessité de respecter le calendrier républicain, est de faire prendre une disposition qui suspend l’application de la nouvelle pour les élections locales à venir afin de les tenir à date convenue selon les anciennes dispositions du code électorale.

Cet aménagement suspensif de la nouvelle loi électorale pour les locales prochaines qui sera une unique disposition transitoire, permettra à la classe politique de prendre  tout le temps nécessaire pour apporter les réformes nécessaires à notre démocratie, avant les prochaines échéances législatives en 2022.Kadialy Gassama, Economiste,Rue Faidherbe X Pierre Verger,Rufisque

APE/Dysso sur le dialogue national : «il faut trouver de personnes neutres et capables d’assumer et de rassurer»

https://actusen.sn L’Alliance pour le progrès économique/Dysso (Ape/dD) n’a aucune objection sur la proposition de gens issus de la société civile. Cependant, elle rejette toute fixation sur des individus. Car, lit-on dans un communiqué du bureau politique, «il faut trouver de personnes neutres et capables d’assumer et de rassurer, et pour cela trouver une personne consensuelle est la seule alternative».

Pour ce Parti membre de la majorité, il faut inclure dans les discussions, «la limitation des mandats des maires, et leurs modes d’élections, d’accepter définitivement ou non les institutions comme HCCT et le Sénat, et surtout, des concertations objectives afin d’arrêter  la politisation de notre administration», ainsi que «la place des mouvements qui dénaturent profondément  l’espace géopolitique».

Pour ce qui est du statut du chef de l’opposition qui a tant fait débat, l’Ape/D a une position qui ne va pas plaire aux leaders de l’opposition. «Le statut du chef de l’opposition ne saurait être connu dans ses conditions, car aucun parti politique ne part seul à des élections, il nous faut pour rationaliser les partis politiques et discuter de leurs représentativités une concertation exclusivement réservée, il est quasi impossible d’attribuer le statut du chef de l’opposition à un quelconque parti politique».

 Violences en milieu scolaire : Lettre ouverte au Président de la République Par Maimouna Cissoko, Professeur de lettre, Militante du genre Militante engagée dans la politique à vos côtés depuis 2010 Présidente du RFEEEG/Sénégal

Monsieur  le Président de la république Monsieur Macky Sall

Je m’appelle Maimouna Cissoko, je suis professeur de lettre, je mène  des recherches sur l’inclusion du genre dans les politiques publiques au Sénégal, Présidente de l’association nationale des femmes enseignantes pour l’équité et l’égalité du genre du Sénégal (RFEEEG /Sénégal), association de protection et promotion des femmes et des filles. Je me bats depuis de nombreuses années contre les violences faites aux filles en milieu scolaire, pour la protection et l’accompagnement des victimes, pour l’orientation des filles vers les filières scientifiques et techniques, pour la formation et la promotion des femmes enseignantes.

J’ai été de nombreuses fois intervenue dans le cadre des plans de  mobilisation et de lutte contre le viol, de la prise en charge des victimes et de leur suivi jusqu’à la réussite y compris la promotion de l’éducation des filles.

Son excellence, sachant que c’est sous votre magistère que la lutte contre les violences basés sur le genre est devenue une réalité, sachant que vous avez institué des cellules genre dans les ministère et secrétariats généraux ,visant à  développer une culture de droit des femmes dans l’administration et réduire les inégalités et bien d’autres avancées, j’ai l’espoir que vous prendrez en considération l’urgence de la prise  en charge par  vous-même  ces questions de  discriminations et de  violences subies par les femmes et les filles ,lutte pour laquelle j’ai initié le RFEEEG. L’exposition précoce à la violence a été́ reconnue par la communauté́ scientifique internationale et l’Organisation Mondiale de la Santé comme un problème majeur de santé publique, étant la principale cause de mortalité́ précoce et de morbidité́ à l’âge  adulte. Elle est également reconnue comme une usine à fabriquer des inégalités, de la précarité́, des handicaps et de nouvelles violences. C’est pour les filles le premier facteur de risque de subir des violences conjugales  et sexuelles à l’âge adulte.

La violence s’exerce avant tout sur les personnes en situation d’inégalités et de discriminations (enfants, femmes, personnes handicapées, et elle les aggrave. Elle est un facteur majeur d’injustice sociale.

Le cerveau des enfants est très vulnérable aux violences et au stress extrême. Destructrices et traumatisantes, les violences ont de très lourdes répercussions sur la vie, le développement, le comportement, la scolarité́ et la santé des enfants, entrainant des atteintes physiques, psy-neurologiques, endocriniennes et immunitaires, avec pour conséquence une perte considérable de leurs capacités à se développer et à se réaliser comme ils auraient souhaité́ le faire. Ces conséquences ont un impact qui se prolonge tout au long de leur vie.

Dans le monde, un enfant sur quatre a subi des violences physiques, une fille sur cinq et un garçon sur treize des violences sexuelles, un enfant sur trois des violences psychologiques (Enquête Hillis citée par l’OMS 2016).

Au Sénégal, nous n’avons pas  de chiffres et pas encore d’enquête sur les victimes. Cependant, à partir  d’enquêtes faites auprès de nos points focaux des établissements (des enseignantes, membres du RFEEEG), le phénomène persiste et prend de l’ampleur.

Or, la très grande majorité́ des filles victimes de violences ne sont pas protégés, ni reconnus. Elles  n’ont que rarement accès à la justice. Leurs traumatismes psychiques ne sont presque jamais pris en charge, les professionnels de la santé ne sont que trop rarement formés à cette problématique.

Pour ces enfants, cette absence de protection et de prise en charge spécialisées est une lourde perte de chance en termes de santé et d’intégration sociale tout au long de leur vie. Elle entraine de très importantes souffrances ; elle restreint gravement leur liberté́ et leurs possibilités de construire leurs projets de vie.

Cette perte de chance est d’autant plus scandaleuse que la surveillance par les enseignantes, mères et la prise en charge  sont efficaces et libérateurs, elles permettent d’éviter la répétition des violences et la plupart des conséquences  à long terme.

Avoir subi des violences dans l’enfance  est la principale cause de décès précoce à l’âge adulte.

C’est également le principal risque, tout au long de sa vie :

– de faire des tentatives de suicides,

– d’être alcoolique, toxicomane, tabagique, d’être obese,

– d’avoir des comportements à risque,

– de faire des dépressions,
– de se retrouver en situation de précarité́, et de marginalisation,

– et de subir de nouvelles violences ou d’en commettre.

Ces risques sont gradués en fonction de la gravité des violences et de leur nombre.

Ces effets destructeurs des violences ne sont pas une fatalité́, protéger et soigner ces filles et ces femmes victimes leur permet de recouvrer une bonne santé et une égalité́ de chance.

Protéger et soigner les enfants victimes de violences c’est lutter contre toutes les formes de violences, de délinquances (violences conjugales, violences sexuel- les, violences au travail, terrorisme, etc.), et contre les inégalités et les injustices sociales.

Le  plan d’action national pour l’éradication des violences 2017-2022  est un premier pas, mais il nécessite d’être encore bien plus ambitieux et soutenu par une volonté́ politique forte et par l’octroi d’un budget à la hauteur de la gravité et l’urgence de l’enjeu.

Je vous remercie beaucoup de l’attention que vous voudrez bien porter à cette lettre, et j’espère que vous serez sensible à ces arguments, je suis à votre disposition pour vous donner toutes les informations complémentaires que vous souhaiterez.

Je vous prie de bien vouloir agréer mon cher leader, Monsieur le Président de la République l’expression de mon profond respect et de ma très haute considération.cissokomaimouna83@yahoo.com 774715103

MIMI ET SA COQUILLE PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, SERIGNE SALIOU GUÈYE

EXCLUSIF SENEPLUS – C’est une personnalité au parcours politique entaché par des intrigues, des manœuvres et des manipulations que sa « presse » présente comme une dame de fer récompensée pour service rendu

Aminata Touré nommée au Conseil économique social et environnemental (Cese), c’est un « retour aux affaires de la dame de fer qui lentement, mais sûrement, tisse sa toile et se positionne de plus en plus comme une personnalité incontournable dans le dispositif du régime de l’Alliance pour la République (APR). Héraut de la traque des biens supposés mal acquis, tombeur d’Hissène Habré, Aminata Touré, 57 ans, continue d’échelonner les paliers de l’Etat. D’abord, ministre de la Justice en 2012, ensuite Premier ministre, puis Envoyée spéciale du chef de l’Etat à partir de 2013, Aminata Touré siège depuis hier à la tête du CESE ,» s’extasie le journal Enquête.

« Enfin ! Un point de chute a été trouvé pour l’ancienne Première ministre non moins Envoyée spéciale du chef de l’Etat… Ainsi donc, après tant d’années d’abnégation aux côtés du président de la République… Mimi revient aux manettes », écrit Sud Quotidien.

Le Témoin voit dans cette nomination « le sacre de la loyauté ». Et selon le journal de Mamadou Oumar Ndiaye, « pour remplacer Aminata Tall, le président de la République a promu une militante de l’APR de longue date connue pour son engagement et sa fidélité. L’heure de cette ancienne fonctionnaire du FNUAP a sonné ».

« Quatrième personnalité de l’Etat, une promo Mimi 100% », dixit le quotidien Kritik qui souligne  qu’« aux manettes de la coordination et du pilotage du candidat-président, depuis le parrainage, reconvertie dans la dream-team de Macky Sall en quête d’un second mandat, Aminata Touré a été de tous les combats et l’ancienne ministre de la Justice récolte le fruit de sa constance et de son engagement sans faille ».

Ce n’est pas surprenant qu’une personnalité médiavore, qui possède un épais carnet d’adresses d’amis influents dans la presse et l’audiovisuel et qui s’est ingéniée toujours à bâtir un cercle de relations susceptibles de favoriser son ascension politique, puisse bénéficier d’un tel encensement qui fleure des accointances suspectes, voire dangereuses avec des professionnels de l’information. C’est une marque d’allégeance journalistique au pouvoir politique. Même si la Cese est la quatrième institution de la République, tout le monde sait que c’est une coquille vide dont la seule utilité est de caser des politiciens déchus, des syndicalistes en fin de carrière, des artistes en mal de succès ou des patrons d’entreprises peu crédibles. La Cese, c’est une sorte d’ovni institutionnel non pas pour partager des compétences, des connaissances et des expériences mais plutôt pour soulager quelques malheurs politiques ou satisfaire des amitiés. Mais les journalistes de révérence et de connivence, pour reprendre Serge Halimi, tel des Midas, ont le pouvoir alchimico-magico-divin de transformer tout ce qu’ils touchent en or, la défaite en victoire, l’humiliation en gloire. Il est vrai que la traversée du désert, qui date de sa défenestration du 9e étage de l’ex-building administratif, a été tellement longue que tout os à ronger prend les saveurs d’un abat comestible. L’intérêt de cette agence à recaser des copains et des coquins, c’est qu’elle permet à sa présidente de bénéficier, d’une certaine aura, d’un salaire mirobolant, d’autres passe-droits pécuniaires contrairement au poste d’envoyée nulle part où l’on ne broie que du noir. On chante l’engagement de Mimi Touré comme la résultante de sa consécration au Cese. On aurait pu ajouter son stoïcisme et sa résignation car depuis 2013, elle n’a fait qu’avaler des couleuvres, subir des avanies sans avoir le courage de moufter publiquement ce qu’elle pestait dans des cercles très restreints.

Une presse caméléonesque

La presse est devenue un adepte du caméléonisme médiatique. Beaucoup d’organes qui élèvent Mimi au pinacle ont servi de billot en 2014 quand le président Macky Sall l’exécutait le 4 juillet 2014. On se rappelle la longue interview parue dans journal l’Enquête du 04 janvier 2014 et dans laquelle Mame Mbaye Niang, l’alors président du Conseil de surveillance de la Haute autorité de l’aéroport Léopold Sédar Senghor, crucifia implacablement Aminata Touré. « Aucun président de la République ne va accepter, après avoir été élu par les Sénégalais, de laisser prendre son pouvoir ou ruiner ses prérogatives par quelqu’un qui a été nommé par lui. Mais les gens, dès que vous les nommez, ils commencent à développer des esprits de groupe, des tendances sectaires, à avoir des ambitions, au point d’en oublier ceux qui les ont choisis. Ils développent des stratégies d’implantation, de maillage, de noyautage, en se disant : ce pourrait être moi. Ce n’est pas acceptable, et il faut que ceux qui nourrissent ces ambitions fassent attention… Quelle influence un Premier ministre peut-il avoir, alors qu’il est simplement le premier des exécutants ? Comment un Premier ministre peut avoir de l’ambition au détriment de celui qui l’a nommé ? Dès qu’on se met dans cette dynamique, on cesse de penser au pays, au travail, pour se mettre dans une sorte de lissage de son image et de sa personnalité… On ne défend plus le président de la République, on se défend et on pense déjà à un mouvement, une association, en se disant qu’on a déjà un destin créé. On sait qui est qui au Sénégal. Qui connaissait tous ces gens avant qu’ils ne soient nommés ? La plupart de ceux qui réclament aujourd’hui une légitimité étaient des salariés payés par Macky Sall (dont Mimi Touré : ndlr)… Dans notre parti, la seule légitimité est celle acquise au combat, par son engagement, et je pense que Mimi gagnerait à faire la différence entre responsabilité étatique et responsabilité politique. »

Auparavant, dans le même sillage, le ministre conseiller Mbaye Ndiaye avait, lui aussi, dans une interview accordée au journal Quotidien du 09 novembre 2013, dénié au Premier ministre le poste de facto de N° 2 de l’APR.

Au lendemain de sa nomination à la Primature, Mamadou Oumar Ndiaye, directeur de publication du Témoin, qualifiait cela d’erreur de casting en ces termes : « Dès le départ, nous avons refusé de hurler avec les loups et d’applaudir les prestations de Mme Aminata Touré présentée comme une Vestale traquant les voleurs et promouvant la vertu. Une Vestale vêtue de probité candide et de lin blanc. N’étant pas manichéens, nous savons qu’il n’y a pas des voleurs d’un côté, des gens intègres de l’autre. Des salauds d’un côté, des bons de l’autre. Des anges à droite, des démons à gauche. Que ce n’est pas blanc du côté de l’APR et noir de celui du PDS. Et que, au fond, comme le disait un célèbre homme politique français, la vérité se trouve probablement dans le gris. Autrement dit, les voleurs, on les trouve aussi bien dans les rangs du pouvoir actuel que dans le camp Wade. Mme Aminata Touré ne pouvait pas prétendre traquer des voleurs dans un seul sens. A l’arrivée, elle a lamentablement échoué… mais a été promue Premier ministre ! Comme nous parlions d’agenda occidental, elle a jeté en prison le grand héros africain qu’est l’ancien président tchadien Hissène Habré ».

Nous aussi, nous refusons de mêler notre voix et notre plume dans la clameur louangeuse à la limite tartuffe qui sanctifie la nomination d’Aminata Touré au Cese. La presse a raison de dire qu’elle a été toujours fidèle au chef. Oui, elle n’a jamais hésité à mettre son bagout ou sa gouaille à son service, et à attaquer sans vergogne ses adversaires politiques surtout Khalifa Sall, Karim Wade à qui elle a consacré, une kyrielle d’émissions et d’interviews entières aux seules fins d’anéantir de potentiels candidats à la présidentielle de 2019. Jamais un membre de l’Alliance pour la République comme Aminata Touré n’a mobilisé autant d’énergie, manipulé autant les médias pour enfoncer Khalifa Sall et Karim Wade. Si l’affaire Karim Wade a connu un traitement unilatéral, c’est parce qu’elle y a joué un rôle de premier primordial au plan diplomatique et médiatique. Son seul objectif, étant de barrer la route à ceux qui pouvaient compromettre la réélection incertaine de son mentor. Et pour montrer que sa traque des biens mal acquis n’était pas un coup d’épée dans l’eau, de la roupie de sansonnet, voire de la gnognotte, elle a déclaré en 2017 que l’Etat sénégalais a recouvré depuis 2012 plus de 200 milliards. Ce qui n’est pas conforme à la réalité puisqu’à ce jour plus 50 milliards n’ont pas été recouvrés à ce jour comme l’ont confirmé l’agent judiciaire de l’Etat Antoine Diome et Sidiki Kaba, alors ministre de la Justice. Aucune loi de finance rectificative ne prouve aujourd’hui un tel recouvrement. A moins que les milliards recouvrés dorment dans des comptes occultes off-shore comme cela est devenu la règle dans tous les régimes qui se sont succédé. Les milliards de Taïwan chauffent encore nos mémoires.

De Mimi Touré, nous retiendrons aussi, cette femme intrigante, manipulatrice qui, telle Xéna la guerrière, s’est donné corps et âme financièrement et diplomatiquement pour embastiller le héros tchadien Hissène Habré. On se souvient le 11 décembre 2012 de la signature d’une convention de financement dans les locaux du ministère des Affaires étrangères, entre le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Aminata Touré et l’ambassadeur des Pays-Bas au Sénégal, Pieter Jan Kleiweig De Zwaan. Ainsi, les Pays-Bas sont le premier donateur, avec une enveloppe de 656 millions de F Cfa (1 million d’euros). Par la suite, c’est au tour de l’ambassadeur belge de verser 328 millions de francs CFA pour liquider le symbole de la résistance tchadienne contre l’occupation française et libyenne. La France, l’Allemagne, l’Union européenne et l’Union africaine participeront à cette opération de liquidation commanditée par Reed Brody, conseiller juridique et porte-parole de Human Rights Watch. Et le président criminel Idrissa Deby, qui était au cœur des massacres des Tchadiens, a versé 4 milliards par l’entregent de Mimi. Et last but not least, elle a dépensé 130 millions pour préparer l’espace carcéral qui devait accueillir l’ex-président tchadien. En quittant le ministère de la Justice avant le procès, elle a jeté son dévolu sur Sidiki Kaba, membre de la FIDH et avocat des plaignants dans l’affaire Habré, afin de poursuivre la sale besogne. Ainsi, faute d’un poids politique réel et d’un fief identifié, Aminata Touré, par les procès illégaux de Hissène Habré et de Karim Wade et par son acharnement sur son tombeur politique Khalifa Sall, s’est tristement constitué un CV politique.

C’est cette personnalité au parcours politique entaché par des intrigues, des manœuvres et des manipulations que sa « presse » présente comme une dame de fer récompensée pour service rendu au maitre. Seulement que les dames de fer les plus connues dans l’histoire ont tristement fini leur carrière. La Première ministre israélienne, Golda Meir, quatrième Première ministre israélienne du 17 mars 1969 au 11 avril 1974, a fini par être poussée à la sortie par son peuple mécontente de sa gestion du conflit contre la Syrie et l’Egypte. Margaret Thatcher, Première ministre du Royaume Uni du 4 mai 1979 au 28 novembre 1990 et héroïne de la guerre des Malouines, a fini par être désavouée au sein de son propre parti et contrainte à la démission en novembre 1990. Ces exemples édifiants de grandeur et de décadence inattendue sont à méditer par l’actuelle dame de fer qui trône à la tête de cette agence de recasement et de recyclage des politiciens qu’est le Cese. Mais ne gâchons pas la fête. Laissons Mimi et ses aèdes savourer les délices de sa coquille même si elle est trouée comme le tonneau des Danaïdes.sgueye@seneplus.com

Une dame retrouvée nue et tuée:Les images de l’enlèvement de la dépouille

https://enquete221.com La dépouille de la dame retrouvée nue et tuée ce dimanche au marche de Ouakam a été enlevée par les sapeurs-pompiers à 17 h 10. L’opération s’est déroulée sous les yeux de centaines d’habitants de la localité. Après les constats d’usage, effectués par deux médecins légistes, le corps de la victime a été acheminé directement au cimetière de Ouakam pour inhumation.

Meurtre de Bineta Camara : Les premiers éléments de l’enquête

http://www.seneweb.com L’enquête sur la mort de Bineta Camara, la fille du Dg de l’Adl, révèle ses premiers secrets. Selon L’Observateur, après le vigile, le garde du corps du père de la victime a été arrêté.

Libération, qui révèle les détails des procès-verbaux, informe que la victime a été d’abord violée avant d’être étranglée. Des traces de coups ont été découvertes sur le corps notamment au niveau du visage et du ventre.

Le journal indique que des incohérences ont été notées dans la déposition du vigile Malick Diop, alias « AKO », qui semble avoir des trous de mémoire. Pour élucider cette affaire, la police scientifique de Dakar est appelée en renfort.

Meurtre de Bineta Camara:Les premiers éléments de l’enquête

http://www.seneweb.com L’enquête sur la mort de Bineta Camara, la fille du Dg de l’Adl, révèle ses premiers secrets. Selon L’Observateur, après le vigile, le garde du corps du père de la victime a été arrêté.

Libération, qui révèle les détails des procès-verbaux, informe que la victime a été d’abord violée avant d’être étranglée. Des traces de coups ont été découvertes sur le corps notamment au niveau du visage et du ventre.

Le journal indique que des incohérences ont été notées dans la déposition du vigile Malick Diop, alias « AKO », qui semble avoir des trous de mémoire. Pour élucider cette affaire, la police scientifique de Dakar est appelée en renfort.

Acte de terrorisme : Habib Touré placé sous mandat de dépôt

http://www.seneweb.com Au-delà de l’apologie du terrorisme qui était visé par les gendarmes, le Doyen des juges a inculpé et placé sous mandat de dépôt, depuis le 15 mai, pour acte de terrorisme Habib Touré. Ce dernier s’était présenté, le 5 mai dernier, à la Légion-Est de la gendarmerie de Tambacounda pour rencontrer le chef.

Le gendarme en faction lui avait alors demandé gentiment de quitter les lieux, mais il a brandi un coupe-coupe et menaçait la sentinelle si elle ne le laissait pas entrer. Il sera vite maîtrisé et désarmé avant d’être conduit à la Brigade de recherches de la gendarmerie de Tambacounda pour enquête.

Lors de son interrogatoire sous le régime de la garde-à-vue, rapporte Libération, le mis en cause présumé a lancé aux gendarmes qu’il est un… Jihadiste et qu’il voulait voir le chef de la Légion-Est pour l’informer qu’il se rendait au Mali pour combattre les Français et Tchadiens.

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