Professeur Moussa Diaw : « le dialogue national doit être élargi »

Professeur Moussa Diaw : « le dialogue national doit être élargi »
Professeur Moussa Diaw : « le dialogue national doit être élargi »

 

https://www.leral.net Le professeur en Sciences politiques à l’université Gaston Berger de Saint-Louis est d’avis que le dialogue national du 28 mai prochain ne pas concerner uniquement la politique. « Le dialogue doit être élargi. Aujourd’hui, il y a tellement de problèmes concernant notamment l’emploi des jeunes, la santé, la sécurité, le social », a-t-il indiqué sur la RFM. Par ailleurs, a souligné l’enseignant, il ne convient pas juste de dialoguer et de classer les conclusions dans les tiroirs. « Il faut mettre en place une structure chargée du suivi » des conclusions de ce dialogue, a-t-il encore indiqué.

DIALOGUE NATIONAL:LA PRÉSENCE DES ACTEURS CULTURELS RÉCLAMÉE

Kaolack, 19 mai (APS) – Les acteurs culturels doivent avoir une place à la table du dialogue national, a estimé Pape Faye, président de l’Association des artistes et comédiens du théâtre sénégalais (ARCOTS).
’’Aujourd’hui, au Sénégal on parle de dialogue politique mais nous membres de ARCOTS, nous parlons de dialogue national car nous ne faisons pas de la politique’’, a déclaré à la presse Pape Faye estimant que ’’dans ce dialogue national, on n’a jamais parlé des acteurs culturels mais nous réclamons notre chaise au sein de ces assises’’.

Il était, samedi, dans la capitale du Saloum où il a participé à la cérémonie de cloture de la cinquième édition du Festival interscolaire de théâtre de Kaolack (FISTKA) organisé du 13 au 18 mai.

Pape Faye a aussi fait part de leur souhait d’organiser la 13-éme édition du festival du rire de Kaolack en 2019 soulignant que ’’c’est le festival du rire du théâtre de Kaolack qui a donné naissance à tous les festivals dont on entend parler au Sénégal’’.

Au total, 140 élèves d’une vingtaine d’écoles élémentaires, de collèges et lycées ont été primés, au terme de la cinquième édition du FISTKA, a confié à la presse Sankoum Diaby, membre du comité d’organisation.

Selon lui, l’objectif visé à travers ce festival est ’’de mettre en avant la pédagogie par le théâtre avec un choix des thèmes portés vers le civisme, le social, la citoyenneté afin d’inculquer ces valeurs dès le bas âge aux enfants’’.

Pour les lycées et collèges, les prestations portaient uniquement sur ’’la synthèse des œuvres au programme dans l’objectif d’inciter les jeunes à la lecture’’, a-t-il précisé.

Sankoum Diaby a, dans la foulée, invité la municipalité et le Conseil départemental de Kaolack à soutenir ce projet à caractère éducatif dont le budget est arrêté à la somme de 4, 5 millions de francs Cfa.AFD/AMD/OID

 Dialogue Politique: Le cadeau empoisonné de Macky Sall

http://www.dakarmatin.com Les partis de l’opposition radicale regroupés autour du Front de résistance nationale (FRN), vont diversement apprécier la concession que leur a faite le président de la République. Lors de la rencontre de jeudi entre la majorité et les non-alignés, le gouvernement s’est engagé à créer une commission cellulaire dirigée par une personnalité neutre. Un cadeau «empoisonné» qui risque de saper leur unité. En effet, le pouvoir semble être dans une logique de division de l’opposition. En cédant à l’une des revendications du FRN et surtout des quatre candidats malheureux à la dernière élection présidentielle, Macky Sall semble être dans une logique de division pour isoler le Pds et le camp de Khalifa Sall des autres formations politiques, membres du FRN.

Il satisfait ainsi la principale doléance d’Idrissa Seck, Issa Sall, Madické Niang et Ousmane Sonko. En effet, réunis mardi dernier, ces quatre candidats malheureux à la présidentielle affirmaient leur adhésion totale à la position exprimée par le Front de résistance nationale (FRN) consistant à exiger une concertation «sincère et constructive, menée sous la conduite d’une Commission cellulaire, composée de plusieurs personnalités crédibles et neutres».

Porte-parole de Rewmi, Daouda Bâ, cité par Seneweb affirme que leur principale condition a été acceptée et il n’y a plus de raison de boycotter le dialogue. «Pour un dialogue sincère, bien organisé, il fallait une commission neutre cellulaire avec un modérateur et un pilote », dit-il.

Cependant, hier, lors de cette rencontre, le camp du pouvoir n’a rien dit sur l’amnistie de Karim Wade ou la révision de son procès et la libération immédiate de Khalife Sall. Or, ces revendications sont les conditions sine qua none de ces deux formations politiques (PDS et Khalifistes). A cela, il faut ajouter la récusation du ministre de l’Intérieur par Abdoulaye Wade. En effet, le 9 mai dernier, Barthélémy Dias posait comme condition l’amnistie de Karim Wade et de son leader Khalifa Sall. Le même jour, Abdoulaye Wade affirmait la même chose dans un communiqué. «Le PDS rappelle également que sa participation au dialogue politique est conditionnée par la libération immédiate de Khalifa Sall et par la révision du procès de Karim Wade», avait écrit le Pape du Sopi. Il ajoutait également qu’il n’est «pas acceptable» que cette réunion soit présidée par Aly Ngouille Ndiaye. Selon lui, Aly Ngouille Ndiaye est d’abord disqualifié du fait de son implication dans les scandales économiques et financiers Mittal et Petrotim qui ont fait perdre plus de 5 000 milliards de FCfa au Sénégal et qui auraient certainement pu éviter le chaos économique et social dans lequel le Sénégal va être plongé avec l’augmentation prochaine des prix. «Aly Ngouille Ndiaye est surtout totalement disqualifié pour présider une telle rencontre car il a été le maître d’œuvre de la fraude électorale massive qu’il a annoncée devant la presse et l’opinion en affirmant haut et fort qu’il avait été nommé ministre de l‘Intérieur pour faire gagner son patron Macky Sall», avait-il conclu. Reste maintenant à savoir si l’opposition pourra surmonter cet écueil

Dialogue politique:Amsatou Sow Sidibé déçue par…

http://actunet.net La présidente de Car Lenenn, Amsatou Sow Sidibé, s’est dit « déçue de l’orientation donnée » au processus de consolidation du dialogue politique.
« J’apprécie la réunion de consolidation des termes de référence du dialogue politique du 28 mai prochain mais je suis déçue par l’orientation donnée à ce processus », a-t-elle souligné sur sa page Facebook. Elle estime qu’ »en l’état actuel des choses le dialogue est galvaudé, en ce sens qu’il n’intègre pas de discussions sérieuses approfondies, inclusives, sur les questions prioritaires».
Amsatou Sow Sidibé considère que le dialogue est « uniquement articulé autour de considérations politiques alors que bien d’autres questions fondamentales sont occultées ». Elle ajoute : « Il y a certes intérêt à régler la question électorale mais moult problématiques restent en suspens : les morts dans les migrations clandestines, l’Éducation, la Justice, ou encore la gouvernance pour lutter contre la pauvreté. »
La présidente de Car Lenenn a également déploré le fait que ce dialogue concerne seulement les partis politiques. « Je regrette la mise en place d’une commission cellulaire pour superviser le processus parce qu’il faudrait autre chose qu’une commission cellulaire pour l’élection, car c’est limitatif. C’est la raison pour laquelle nous avons proposé en lieu et place de cette commission un comité d’observation de la concertation avec des personnalités qui sont des voix autorisées et qui ont comme mission d’encadrer les concertations et d’assurer le suivi et l’évaluation des engagements pris.
En outre, Amsatou Sow Sidibé regrette que « les discussions ne concernent que les acteurs politiques et la société civile ». Elle martèle : « La base de la population n’est pas conviée, les citoyens lambda, les syndicats, les chefs religieux musulmans, chrétiens et coutumiers ont leur mot à dire, tout comme le secteur privé. »

Ndiaga Sylla suggère de

sortir la Daf et la Dge de la

tutelle du ministère de

l’Intérieur

http://www.seneweb.com Pour l’expert électoral Ndiaga Sylla la mise sur pied d’une commission cellulaire et la désignation d’une personnalité neutre pour conduire le dialogue politique, ne suffisent pas à elles seules pour garantir un consensus entre l’État et les chapelles politiques. D’autant moins que, renseigne-t-il, depuis toujours les concertations entre acteurs politiques ont été dirigées par des personnalités neutres. Le fait est qu’il y a « une rupture de confiance entre les acteurs », constate Ndiaga Sylla, invité de l’émission Objection sur Sud Fm ce dimanche 19 mai.

Il poursuit : « Notre processus électoral est depuis longtemps jalonné de suspicions, de doutes, de contestations et même de crises (…) Les observateurs nationaux comme internationaux ont pu attesté de la bonne tenue des dernières élections mais nous avons noté des contestations qui sont justement motivés par un manque de confiance. C’est pourquoi nous sommes tentés de dire qu’au Sénégal depuis quelques décennies il y a une crise de confiance entre les acteurs politiques. »

D’après l’expert électoral le premier chantier de la future commission cellulaire c’est de restaurer cette confiance comme cela a été le cas en 1992 à travers le code consensuel. « Il est important, estime Ndiaga Sylla, que le futur président (de la commission) puisse jouer de tout son poids pour rapprocher les positions et faire en sorte qu’à chaque fois qu’il y a blocage que les acteurs puissent lâcher du lest pour aller vers un compromis. »

À défaut de nommer une personnalité neutre au ministère de l’Intérieur pour conduire les élections, Ndiaga Sylla esquisse d’autres solutions de « sortie de crise » comme le renforcement de notre modèle (système) électorale. Il détaille : « On a un modèle mixte qui consiste à faire en sorte que l’administration à travers le ministre de l’Intérieur organise les élections et la Cena, commission indépendante, supervise. Pour rassurer les acteurs, à mon avis, il est possible d’envisager de sortir la Daf et la Dge de la tutelle du ministère de l’Intérieur. Faire en sorte qu’elles soient une administration autonome. »

Appelez les sapeurs pompiers:Babacar Diop des FDS brûle les 4 candidats de l’opposition,les non-alignés et la “Société civile électorale”

https://actusen.sn Les Forces démocratiques du Sénégal (FDS) restent constants dans leurs convictions. Babacar Diop et Cie estiment que l’opposition doit purement et simplement boycotter le dialogue. Selon eux, pour aller vers le président Macky Sall, il n’y a qu’une seule voie. “Tout se doit d’être clair. Tout doit être transparent, clair et discuté (…) Si Macky veut un dialogue franc, une fois de plus pour moi, il doit poser des actes forts”, déclare le Président Babacar Diop dans un entretien avec LesEchos.

Il invite les membres de l’opposition à refuser que le groupe des quatre candidats (Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Madické Niang et Issa Sall : Ndlr) continue de d’agir au nom et pour le compte de l’opposition, au point de prendre des décisions qui on ne le dira jamais assez, les engagent. “L’opposition ne se réduit pas à ces gens. Il n’y a pas d’anciens candidats dans une démocratie”, martèle-t-il avant de s’en prendre violemment à une frange des Non-alignés et de la “société civile électorale”.

“Le pôle des non-alignés travaille pour Macky Sall comme une bonne partie de la Société civile électorale. La Société civile électorale, c’est juste une Société civile pour capter des fonds. Aucune crédibilité !”, conclut-il le leader des Forces démocratiques du Sénégal.

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