Des gares routières disparaitront au profit du BRT

Des gares routières disparaitront au profit du BRT
Des gares routières disparaitront au profit du BRT

 

http://www.rewmi.com Le projet Bus Rapid Transit (BRT) et la recrudescence des accidents de la circulation, sont les questions abordées par le secrétaire général de l’Union des routiers du Sénégal, Gora Khouma. C’était à l’occasion de la clôture hier d’une rencontre de trois jours, organisée à Dakar par la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF).

 Les gares de Petersen, Lat-Dior, Grand-Yoff et Guédiawaye risquent  de disparaitre au profit du BRT. La révélation a été faite hier par le  secrétaire général de l’Union des routiers du Sénégal, Gora Khouma, par ailleurs coordonnateur d’ITF-Sénégal. « Si le BRT commence à rouler, les gares routières comme Petersen, Lat-Dior, Grand Yoff et Guédiawaye vont disparaitre parce que c’est le mode de transport qui est comme ça », a-t-il informé. A cette occasion, il a fait savoir qu’ils ont noté de bonnes idées durant cette rencontre de trois jours regroupant différents présidents des gares routières, mais surtout avec une forte présence des femmes. « On a fait appel à tous les présidents des « Ndiaga Ndiaye », des taxis, de Dakar Dem Dikk et  tous les segments autour du transport pour parler du BRT », a  expliqué Gora Khouma. A l’en croire, il est tout à fait normal que l’ITF, qui gère les travailleurs au niveau mondial, puisse venir au Sénégal pour s’enquérir de la situation et parler avec les futurs travailleurs du BRT. Ceci permettra de trouver des solutions pour ceux qui auront des difficultés après  l’exécution de ce projet. « Nous sommes preneurs, mais nous cherchons des moyens pour que les conducteurs de taxi, les « Ndiaga Ndiaye » et autres puissent trouver  des emplois au niveau  du BRT. Les discussions ont commencé. On  veut bien que le BRT marche, mais qu’il ne porte pas préjudice aux  conducteurs », a souligné M. Khouma. Ainsi, poursuit-il, on demande un recyclage et qu’on recrute ces chauffeurs pour qu’ils conduisent demain le BRT. Cela demande une formation. On ne veut pas que  demain, d’autres Sénégalais viennent prendre le BRT alors qu’il y a de conducteurs qui ont perdu leurs emplois. « Ne nous pouvons pas rejeter ce projet, mais nous prenons la défense de ceux qui faisaient le transport avant,  pour que chacun  gagne »,

Recrudescence des accidents : « Il faut que chacun joue son rôle»

Revenant sur la recrudescence des accidents de la circulation, le secrétaire général de l’union  des routiers du Sénégal, Gora Khouma, soutient qu’il faut respecter le code de la route, qu’on soit un conducteur professionnel ou d’un bus, d’un car « Ndiaga Ndiaye », ou d’un taxi. « Si les directives du code sont respectées, il y aura moins des problèmes. Mais si elles sont négligées, il y aura des dégâts. Il faut prendre des mesures », a-t-il dit. Selon lui, il faut que chacun joue  son rôle pour éviter les accidents. La notion de conduite  doit être connue par tous. Si le code est ignoré par les populations, cela va causer un problème. Sur ce, il a lancé un appel  pour qu’il y ait des routes bien faites et sécurisées et que les véhicules soient en bon état et aptes pour le transport. A cette occasion, M. Khouma a demandé aux piétons d’emprunter les passerelles pour leur sécurité, mais  aussi que les trottoirs soit libérés aux piétons.Zachari BADJI

ACCIDENTS ET DESTRUCTION D’INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES : CES GROS PORTEURS DE LA PAGAILLE

http://www.sudonline.sn Les accidents impliquant des camions, engins et autres gros porteurs sont récurrents. Roulant sans lumières ou stationnant sans mettre en place, au préalable, une insigne ou triangle de signalisation nécessaire, surtout en cas de panne, les camions causent de nombreux dégâts. A côté des accidents mortels qu’ils provoquent à cause notamment des stationnements irréguliers et dérapages, ils détruisent aussi de nombreuses installations et infrastructures, réduisant à néant les nombreux efforts consentis dans ce domaine, à coût de centaines de millions voire de milliards

Les accidents sont devenus comme une fatalité dans une société sénégalaise où les morts sur les routes se comptent par centaines annuellement. L’indiscipline, la vétusté du parc automobile, les défaillances techniques et le défaut de répression sont, entre autres, les causes de la saignée macabre. Dans le lot «des fauteurs de troubles» sur les routes ou ces «serials killers», figurent en bonne place les gros porteurs. Défaut de signalisation, en cas de panne, non maîtrise de la direction, surcharge, le comportement des gros porteurs sur les routes est un véritable problème de sécurité publique. Ils sont cités dans de nombreux accidents. En atteste celui d’hier à Kaolack, ceux survenus sur la route de Nioro et au pont de Poste Thiaroye, en début de semaine à Thiaroye. Dans ce dernier cas enregistré en banlieue dakaroise, le véhicule a violemment heurté le garde-fou, cette barrière en béton qui sépare les 2X3 voies de cette partie de la route nationale n°1 (RN1), et 2 motos dans le sens inverse.

LES STATIONNEMENTS IRREGULIERS, CES PIEGES MORTELS

Le mois passé, dans la journée du lundi 8 avril, au village de Mbaye-Mbaye, dans le département de Koungheul, un camion mal stationné sur le bas-côté de la route, sans signalisation, a été violemment heurté par un véhicule 7 places qui avait quitté Kaolack pour rallier Tambacounda. L’accident a fait 3 morts. Les exemples se comptent à la pelle. En janvier 2018, un accident impliquant un camion a fait 5 morts sur la route de Touba. En avril de la même année à Dalla-Ngabou, dans la même zone, à quelques 7 kilomètres de la commune de Mbacké, un véhicule de retour du Magal de Khourou Mbacké a heurté dans la nuit un camion rempli de foin tombé en panne et garé aux abords de la route. Le camion n’avait pas pris les précautions nécessaires pour signaler sa position… de danger. Le bilan est sans appel: 4 personnes sont mortes sur le coup. Et la liste est encore loin d’être exhaustive.

UNE REGULATION DE LA CIRCULATION CIRCONSCRITE… SUR PAPIER

Et pourtant, des tentatives de réglementation de la circulation de ces gros porteurs ont bien eu lieu, sans qu’il y ait toutefois un suivi, à l’image des nombreuses mesures étatiques prises dans le cadre de la sécurité routière. Déjà, le lundi 5 mars 2018, lors du lancement de la Cellule genre de son département, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement de l’époque, Abdoulaye Daouda Diallo, disait que l’Etat du Sénégal avait décidé d’interdire toutes les circulations interurbaines entre 22 heures et 6 heures. Une mesure nécessaire, disait-il, pour réduire les accidents. Les gros porteurs n’étaient donc pas exclus de cette mesure d’urgence qui est rangée aux oubliettes, depuis lors. En effet, des voix s’étaient élevées dont certaines, surtout celles des régions du Sud, fustigeant l’applicabilité d’une telle mesure à cause des contraintes qu’il y avait sur la transgambienne, avec traversée «problématique» du fleuve Gambie. Or, le pont Senegambia de la Gambie a été inauguré depuis 5 mois. Et même si les gros porteurs ne sont pas autorisés à l’emprunter pour le moment, il s’avère nécessaire de dépoussiérer les directives prises dans ce sens.

HORAIRES DE CIRCULATION DES CAMIONS… A DAKAR

Les initiatives de règlementation de la circulation des gros porteurs à Dakar ont toujours eu lieu sans toutefois qu’on en arrive à une meilleure organisation. Déjà en septembre 2008, une décision de réorganisation des heures de circulation avait été prise. Selon la nouvelle grille horaire, les gros porteurs, c’est-àdire les véhicules dont le poids sont supérieurs à 3 et 3,5 tonnes, sont désormais interdits de circulation seulement de 7h à 10h pour la matinée. Et cela concerne aussi l’entrée à Dakar dans la matinée, à partir du croisement Diamniadio jusqu’à Seven-Up (à hauteur de Sips), et entre Seven-Up et la gare ferroviaire de Dakar. Et de Seven-Up jusqu’à la Patte d’Oie et de là jusqu’à l’aéroport Léopold Sedar Senghor. Pour ce qui est de l’après midi-midi, l’interdiction concerne les mêmes tronçons, dans le sens inverse, de 16h à 21h. Néanmoins, des dérogations étaient accordées à certains gros porteurs, notamment ceux transportant des produits dangereux, des animaux ou travaillant sur des chantiers d’intérêt général.

DES CAMIONS DE PLUS DE 25 ANS D’AGE,EN ATTENDANT LE RENOUVELLEMENT DU PARC

Le parc des gros porteurs est aussi vieux. En 2016, les membres de la Coopérative nationale des transporteurs de marchandises du Sénégal (CNETM), parlant du projet de renouvellement du parc des gros porteurs, avait estimé le nombre de camions à plus de 41.616 unités, dont certains âgés de plus de 25 ans et devaient être renouvelés. 15.141 camions étaient concernés par ce projet de renouvellement.

DESTRUCTION DES INFRASTRUCTURES ROUTIERES PAR DES CAMIONS : L’Ageroute brandit la cravache

En plus des accidents, les camions souvent surchargés, détruisent des infrastructures routières telles que les passerelles entament largement la longévité des routes. Des plaintes sont ainsi déposées par l’Ageroute, l’agence du ministère chargé de la gestion de routes, en pareille circonstance. «On a la possibilité de porter plainte soit au niveau des brigades de Gendarmerie ou dans les commissariats de Police. Parallèlement, on peut adresser des plaintes, par le biais de notre avocat, au Procureur de la République. Sur place déjà, on fait un constat d’huissier pour établir les dégâts, ensuite Ageroute estime le montant de la réparation avec ses services, avant de demander à ce le contrevenant soit condamné par le Tribunal», explique Pape Moussa Seye, juriste à l’Ageroute. Par ailleurs relève-t-il, «suivant la nature de l’infraction on peut procéder à l’immobilisation du véhicule. Et dans certains cas, on peut même aller jusqu’à sa mise en fourrière», précise Pape Moussa Seye. Et le juriste à l’Ageroute d’ajouter en outre que les dispositions idoines seront prises afin de mettre un terme à la pratique destructrice. «On se servira de tous les moyens légaux et règlementaires qu’on a pour essayer de freiner cette destruction massive des équipements routiers qui coûtent beaucoup d’argent à l’Etat».

Accidents mortels sur la route:Comment le Gouvernement compte vaincre le mal

https://actusen.sn Les nombreux accidents de la circulation enregistrés ces derniers semaines émeuvent plus d’un. Rien qu’entre le mois de janvier et Mai, 120 morts et 260 blessés ont été enregistrés. Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a ainsi décidé de prendre le taureau par les cornes.

Oumar Youm qui était en visite, ce vendredi, à la Gare des Baux Maraîcher de Pikine, a dévoilé une batterie de mesures pour faire face à la série d’accidents mortels sur nos routes. D’après LeQuotidien, le ministre a annoncé entre autres de la numérisation des plaques, des cartes grises et permis de conduire. Mais également un audit des autos-écoles pour voir comment les détenteurs de permis sont formés et la poursuite des efforts de renouvellement du parc automobile et un atelier national sur la sécurité routière en mi-juillet.

Accidents de la circulation:120 morts et 260 blessés enregistrés entre janvier et mai

https://actusen.sn Les chiffres font froid dans le dos. En effet, entre le mois de janvier dernier et le mois de mai courant, 120 personnes sont mortes dans des accidents de la route au Sénégal. L’annonce a été faite vendredi par le ministre des Infrastructures, des Transports terrestre et du Désenclavement qui était en visite à la Gare des Baux Maraîchers sis à Pikine.

Oumar Youm révèle également dans la parution de LeQuotidien de ce samedi que ces accidents ont causé 260 blessés. “Sur l’année, nous perdons en moyenne, 565 vies”, ajoute-t-il.

LES PROFESSIONNELS ROUTIERS PROPOSENT LE RENOUVELLEMENT DES VÉHICULES « 7 PLACES »

http://www.emedia.sn Depuis 1971, il n’y a plus de nouveaux véhicules de type sept (7) places communément appelés 504, pour le transport interurbain. Le constat est fait par Fallou Samb, le syndicat des professionnels routiers, qui était l’invité de l’émission iTransport sur iRadio, (90.3 FM).

« Le parc est devenu vétuste, prévient-il. En tant que dirigeants syndicaux, nous ne sommes pas restés les bras croisés. On est allé trouver des partenaires financiers pour trouver un modèle de véhicule pour transporter les Sénégalais en toute sécurité. »

i Radio@iRadiolofficiel

Formation,Sécurité sociale,parc automobile,conditions dans les gares(pas d’infirmerie,ni d’aire de repos)sont les points abordés dans itransport yonou diam qui recevait Fallou Samb secrétaire général du syndicat des professionnels du transport routier sur@iRadiolofficiel#kebetu

Pour l’heure, le syndicat dit être à l’écoute des autorités étatiques pour leur proposer leur projet de renouvellement du parc des taxis sept (7) places. Une proposition faite au moment où une hécatombe est notée sur nos routes. « Plus de 120 morts et 260 blessés, depuis janvier dernier », estime le nouveau ministre en charge de la question, Me Oumar Youm. DIE BÂ

TRANSPORT DE MASSE:L’IMPORTANCE DU TRAIN MISE EN EXERGUE

Louga, 19 mai (APS) – Le Directeur général du Petit train bleu, Omar Boun Khatab Sylla, a mis en exergue à samedi à Louga l’importance du chemin de fer dans les transports de masse.
’’Il n’y a aucun pays développé au monde où un train n’occupe pas une place principale dans le transport de masse. Jamais un pays ne s’est développé sans le train’’, a t-il soutenu au terme d’une conférence religieuse organisée par les femmes du mouvement ’’Valeurs’’ dont il est le président.

’’Nous avons beaucoup de richesses et ces richesses, nous devons aller les chercher et la meilleure manière, c’est le transport ferroviaire’’, a ajouté le directeur général du Petit train bleu.

Parmi les sites à découvrir, il a cité la zone de Dahra, le ranch de Dolly à Linguère, le bassin arachidier (Centre) qui, selon lui, doivent être ’’intelligemment exploités pour assurer l’émergence du pays’’.
’’Le chemin de fer a un rôle à jouer dans la gestion du pétrole et du gaz. Le chef de l’Etat a compris cela et c’est pour cela qu’il a commencé avec la mobilité urbaine avec le Train express régional (TER). Maintenant, il faut prôner la relance du chemin de fer’’,a-t-il souhaité.

Selon lui, des ’’experts sont en train de se réunir pour voir comment relancer les chemins de fer et bientôt ce sera une réalité’’.

’’Nous avons une claire compréhension de comment les choses vont se passer d’ici à quelques années. Sous très peu, les autorités étatiques vont relancer le chemin de faire avec la deuxième phase du Plan Sénégal émergent (PSE)’’, a-t-il assuré.

’’Nos routes tuent. Et nous avons tous relevé qu’il y a une recrudescence des accidents. Un diagnostic de ce secteur et du comportement des chauffeurs et des usagers de la route s’impose, mais également le retour du train’’, a-t-il dit.’’Il faut un transport de masse pour les personnes. C’est une obligation de service public et cela assure une meilleure mobilité des personnes et permet de faire de nouvelles découvertes (…)’’, a t-il ajouté.SK/OID

TRAFIC INTERNATIONAL DE VOITURES DE LUXE: Le Sénégal nouveau hub du trafic de voitures volées en Europe et en Amérique… comment les trafiquants évitent le système de la Dic

https://www.jotaay.net Le Sénégal est-il devenu le hub du trafic de voitures volées ? C’est à cette question que des membres de Enact, un projet qui vise à renforcer la lutte contre le crime organisé transnational en Afrique, ont essayé de répondre dans un document rendu public en début de mois et dont une copie est parvenue à «Les Échos». Dans le document, les enquêteurs de Enact estiment que les autorités sénégalaises ont redoublé d’efforts, mais, regrettent-ils, les trafiquants de voitures semblent avoir une longueur d’avance. 

À la fin de 2018, Interpol a publié son rapport analytique sur l’état de la criminalité transnationale organisée en Afrique de l’Ouest, dans le cadre de ses travaux sur le projet Enact. Selon le rapport, l’Afrique de l’Ouest «représente la principale plaque tournante des véhicules volés exportés d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord». Une plaque dont le centre névralgique est la capitale du Sénégal. En effet Dakar a été marquée par les enquêteurs d’Interpol comme l’un des ports les plus exploités par des groupes criminels opérant sur ce marché en Afrique de l’Ouest. Une position malheureuse de la capitale sénégalaise que les autorités en charge de la sécurité intérieure du pays regrettent. Selon la Division des investigations criminelles (Dic), le trafic de voitures est devenu une activité de plus en plus importante depuis 2016.

Plus de 100 véhicules haut de gamme volés aux Usa, un ressortissant guinéen en est le cerveau 

En septembre 2016, le Federal Bureau of Investigations (Fbi) des États-Unis a mené des enquêtes au Sénégal pour retrouver les membres d’un réseau criminel soupçonné de faire circuler des véhicules de luxe à Dakar. Selon les informations de Enact, il s’agit d’un réseau dirigé par un ressortissant guinéen et qui aurait volé plus de 100 véhicules haut de gamme aux États-Unis, dont la majorité aurait été expédiée au Sénégal. Cet incident a été suivi de nouvelles arrestations de ressortissants sénégalais basés à la fois au Sénégal et en France. L’arrestation d’un trafiquant sénégalais notoire à Dakar, en 2016, a conduit les forces de l’ordre à un parking souterrain, où huit véhicules de luxe étaient dissimulés.

LES RANGE ROVER ET LES BMW X6, LES PREFEREESDES TRAFIQUANTS 

Les Range Rover et les Bmw X6 semblent être les véhicules de luxe préférées des trafiquants. En tout cas, selon le document, ces deux marques sont les plus fréquentes parmi les voitures volées et envoyées au Sénégal. La plupart d’entre ces voitures viennent d’Europe, notamment de France et, dans une moindre mesure, d’Amérique du Nord.
Selon Enact, le choix de la route France-Sénégal par les trafiquants s’explique par les relations de longue date entre les deux pays. En tant qu’ancienne puissance coloniale, la France a été une destination principale pour les migrants sénégalais, qui étaient estimés à plus de 300.000 en 2015. Aussi, la France est également relativement proche du Sénégal d’un point de vue géographique.
Selon un responsable des douanes sénégalaises, le trafic international de véhicules prend différentes formes. Les plus courantes sont les escroqueries d’assurance. Cette méthode, dit-il, implique les propriétaires de véhicules de luxe en France, par exemple, organisant le vol d’un véhicule qui a été secrètement vendu à un trafiquant. De cette manière, le propriétaire souhaite être remboursé par l’assureur. La seconde forme de trafic implique le vol de véhicules en Europe et aux États-Unis. Alors que la troisième forme implique la location de voitures auprès d’agences en Europe, puis leur expédition ou leur transport vers le Sénégal via l’Espagne et la Mauritanie.

L’AFRIQUE DE L’OUEST PRINCIPALE PLAQUE TOURNANTE DES VEHICULES VOLES  
Les voitures de luxe sont souvent équipées de traceur, ce qui permet de localiser les véhicules en cas de vol. Une source proche d’un réseau de trafiquants a déclaré à Enact que des trafiquants utilisent des machines polonaises, dont le coût est estimé à environ 60.000 €, pour détruire les traceurs. Une fois que les voitures volées ont atteint le Sénégal, elles sont soumises à des contrôles et procédures de routine. Dans le passé, les criminels obtenaient une plaque d’immatriculation – ou parfois même une volée – avec une relative facilitée, car il n’existait aucune procédure de vérification sur les lieux permettant de vérifier si la voiture avait été volée ou non.
Ainsi, avec l’attention internationale croissante, les efforts visant à renforcer les systèmes de vérification ont été intensifiés au Sénégal. Désormais, toutes les voitures entrant dans le pays – que ce soit par le port ou par la terre – doivent d’abord passer le dédouanement. Le propriétaire doit se rendre à la Dic, où les véhicules sont comparés à une base de données Interpol. S’il s’avère qu’un véhicule a été volé, il est immédiatement confisqué par la police. Mais si le véhicule a été acquis légalement, le Dic délivre un certificat au propriétaire. Le certificat est soumis au service de la circulation, qui fournit ensuite à la voiture une plaque d’immatriculation.

LES LIMITES DU SYSTEME 

Le nouveau processus de vérification présente toutefois de nombreux défauts, car il encourage les trafiquants à vendre leurs voitures immédiatement après le dédouanement au port. Cela nuit aux personnes qui achètent involontairement des véhicules volés à bon prix dans le port de Dakar. Dans de nombreux cas, les victimes de ce type d’escroquerie se retrouvent en prison ou sont forcées de subir de longues procédures pénales.

DAKAR EN PASSE DE PASSER DE HUB À ZONE DE TRANSIT 

Pour contourner les nouvelles stratégies mises en place par le gouvernement sénégalais et Interpol, les réseaux criminels ont changé de cap. Le nombre de voitures volées envoyées directement à Dakar a considérablement diminué. Dakar semble être de plus en plus utilisé comme une zone de transit pour les véhicules volés en direction de la Gambie, du Mali et de la Guinée-Bissau, où le commerce semble lié à des trafiquants de drogue. Selon un responsable des douanes sénégalaises, les voitures qui transitent par Dakar sont protégées par le droit international de la circulation et ne sont donc soumises à aucun contrôle de la part d’Interpol ou des douanes. Dans les pays de destination, les véhicules ne sont soumis à aucun contrôle avant de recevoir une plaque d’immatriculation. Dans une certaine mesure, cela donne aux trafiquants la garantie qu’ils pourront vendre leurs voitures et blanchir de l’argent au Sénégal, selon le responsable.
Le trafic international de véhicules volés est une illustration du côté sombre de la mondialisation. Le Sénégal paie le prix fort à cause de sa position géostratégique et son accessibilité via son port. Pour contenir ce marché illicite en pleine croissance, Enact indique que le gouvernement sénégalais doit non seulement renforcer la surveillance au port et aux frontières, mais également renforcer la coopération avec les pays voisins et les pays d’origine des voitures volées. Sidy Djimby NDAO

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