Abdou Latif Coulibaly : «aucun pouvoir ne peut frauder les élections, au Sénégal»

Abdou Latif Coulibaly:«aucun pouvoir ne peut frauder les élections, au Sénégal»
Abdou Latif Coulibaly:«aucun pouvoir ne peut frauder les élections, au Sénégal»

 

iGFM-(Dakar) «Ce que le Sénégal a réussi comme prouesse, c’est extraordinaire à partir de son code consensuel de 1992. Rien de substantiel n’a été modifié dans ce code-là. Si des élections pouvaient être volées, en 2000, je ne suis pas sûr, que le président Diouf aurait perdu le pouvoir. En 2012, je ne suis pas sûr que Macky Sall aurait pu accéder au pouvoir». C’est la déclaration faite par l’ancien ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, dans l’émission «Jury du dimanche» sur iRadio.

Abdoulatif Coulibaly reste convaincu qu’aucun pouvoir, quel qu’il soit, ne peut frauder des élections, au Sénégal. «La même analyse que j’ai faite en 2000 et 2012 est celle-là qui demeure vraie par rapport à tout ce qui est fait aujourd’hui. Du point devenu du processus électoral, aucun observateur n’a remis en cause les élections dans leur substance et l’essentiel de son organisation. Les résultats issus des urnes à l’élection présidentielle sont fiables à 400 %.» a-t-il ajouté.

Abdoulatif Coulibaly : « je sais pourquoi les gens ont ma nostalgie dans la presse »

http://www.dakarmatin.com Abdoulatif Coulibaly est d’avis que la loi de 1961 (relative au statut général des fonctionnaires), qui régit la fonction publique doit être changée. C’est d’ailleurs que le chef de l’Etat a préconisé de faire, révèle-t-il. « Le président a envoyé une mission qui a séjourné au Rwanda pendant 15 jours et qui est revenue avec des conclusions majeures », annonce Abdoulatif Coulibaly, sur les ondes d’iRadio. Il réagissait ainsi à l’information selon laquelle une autorité de l’Etat (l’ex présidente du CESE) aurait eu droit à 8 véhicules de fonction durant son exercice.

Tout de même, l’ancien ministre de la Culture dit ne prend pas pour argent comptant tout ce que dit la presse. Il souligne, pour le regretter, qu’il y a « beaucoup de choses qui sont relayées dans la presse y compris dans celle qu’on dit sérieuse qui sont fausses. » De quoi dénoncer, pour l’ex (?) journaliste, le manque d’enquête sérieuse dans la presse sénégalaise en matière de gouvernance.
Ce qui, dit-il, lui fait comprendre que les Sénégalais aient sa nostalgie dans la presse : « 7 ans que je suis dans le Gouvernement, je n’ai jamais vu une enquête sérieuse organisée, travaillée sur ce qu’on appelle la mauvaise gouvernance au Sénégal. Il n’y a aucun livre sérieux publié sur ce qu’on peut appeler les scandales que moi j’ai dénoncé dans ce pays. Sans aucune prétention, je sais pourquoi les gens ont ma nostalgie dans la presse », déclare-t-il.
Par ailleurs, selon Coulibaly, les passionnés de lecture et les nostalgiques de sa plume peuvent s’attendre à une publication prochaine portant sur ses années de présence dans le Gouvernement. Par contre, il ne faudra pas espérer que cela soit une occasion de critiquer le régime en place : « J’ai vécu des élections récemment. L’écriture c’est ma passion, c’est ma deuxième femme. Donc, on ne peut pas abandonner sa deuxième femme comme ça. J’ai envie de poser ma version des faits. Personne ne peut me faire taire… Jamais je ne critiquerai le régime de Macky Sall. Jamais ne m’engagerai à critiquer une chose à laquelle j’ai participé. Ce n’est pas digne. Le jour où je ne serai plus d’accord, je m’en vais », indique-t-il

Abdoulatif Coulibaly :«8 véhicules de fonction, c’est une faute de gestion »

http://www.dakarmatin.com Après que le président de la République a annoncé, le 1er mai dernier, qu’il mettra un terme au train de vie dispendieux de l’Etat, des informations parues dans la presse ont fait état d’une autorité – l’ex présidente du Conseil économique, social et environnemental, Aminata Tall – qui aurait 8 véhicules de fonction durant son exercice.

Interrogé sur la question, ce dimanche à l’émission Jury du dimanche sur iRadio (90.3 FM), Abdou Latif Coulibaly a fait savoir qu’il ne comprenait pas qu’une autorité publique puisse avoir huit véhicules à son service. « Ce n’est pas au ministre à qui on affecte le véhicule. Il y a plusieurs services auxquels on affecte deux ou trois véhicules dans un ministère.

Je ne comprends même pas comment en est-on arrivé à ce qu’une personne puisse avoir huit véhicules à son service personnel. Il y a bien quelqu’un qui les a affectés là-bas. C’est une faute de gestion et ce n’est pas normal », a relevé l’ancien ministre de la Culture. Avant d’ajouter que « tout manquement doit être réglé d’une façon ou d’une autre. Tout manquement dans la conduite d’une mission doit être vérifiée sanctionnée »

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*