Revue de Presse du Dimanche 19 Mai

Revue de Presse du Dimanche 19 Mai
Revue de Presse du Dimanche 19 Mai

Hivernage 2019 : Kolda enregistre ses premières pluies

https://www.pressafrik.com L’hivernage s’installe à petite goutte dans le Sud et le Sud-est du Sénégal. La région de Kolda a enregistré ses premières pluies, ce samedi 18 mai 2019.

Quelques précipitations ont été enregistrées dans la capitale du Fouladou. Ces quelques gouttes d’eau de pluie, sont tombées vers 20 heures.

Pour rappel, l’année dernière, c’était dans la même période que la pluie est arrivée dans cette partie du Sud du Sénégal. Ainsi, après Kédougou qui avait enregistré sa première pluie, la région de Kolda avait elle aussi enregistrée ses premières pluies dans la nuit du samedi 13 au dimanche 15 mai 2017.

Plusieurs localités du Fouladou avaient vu quelques gouttes d’eau de pluie, avec toutefois des disparités dans les quantités d’eau enregistrées.Ibrahima Mansaly

La sécheresse ne protège pas contre le risque d’inondations (Chercheur)

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré-La sécheresse ne protège pas les pays ouest africains contre le risque d’inondations lié en majeur partie à l’activité humaine, selon Luc Descroix, directeur de recherche en hydrologie à l’Institut de recherche pour le développement (IRD).

« La sécheresse ne protège pas contre le risque d’inondations », explique Descroix, précisant que l’effet conjoint du changement climatique et des activités humaines est responsable d’un accroissement des coefficients d’écoulement des cours d’eau de l’Afrique de l’ouest sahélienne depuis les années 1970 en dépit du long déficit pluviométrique observé.

« Les coefficients d’écoulement ont augmenté dans tous les bassins où la pluviométrie est inférieure à 750 mm, et les plus fortes valeurs sont observées dans les bassins les plus peuplés, où l’occupation des sols est dominée par les cultures », explique Luc Descroix dans son ouvrage « Processus et enjeux d’eau en Afrique de l’Ouest soudano-sahélienne », présenté récemment à Dakar dans le cadre des animations scientifiques du think-tank Initiative prospective agricole et rurale (Ipar).

Selon M. Descroix, on observe clairement une augmentation de l’occurrence des inondations en Afrique de l’ouest ces dernières années, ainsi que des dégâts qu’elles provoquant. « Cela, note-il, rend urgent de tenter de répondre à certaines questions concernant les interactions entre cycle de l’eau et les impacts des activités socio-économiques en Afrique de l’ouest soudano-sahélienne. Il faut dire qu’il y a eu de nombreux évènements marquants, surtout à partir de la deuxième moitié de la décennie 2001-2010 ».

A son avis, ces inondations sont en grande partie liées aux changements d’occupation des sols, citant ainsi les inondations notées dans la ville de Saint Louis (Sénégal) qui relèvent plus de la gestion de bassin et de barrages et de la dynamique littorale.TE/APA

Fiscalite :LE SÉNÉGAL,UN GRENIER MAL EXPLOITÉ

https://www.seneplus.com http://www.enqueteplus.com Une étude publiée par la Direction de la prévision et des études économiques, montre que, sur un potentiel fiscal de plus de 3.000 milliards de F CFA, les régies financières ne parviennent à recouvrer que 1.845 milliards

La dernière étude sur le potentiel fiscal du Sénégal, publiée par la Direction de la prévision et des études économiques, montre que, sur un potentiel fiscal de plus de 3 000milliards de F CFA, les régies financières ne parviennent à recouvrer que 1 845milliards. Au-delà des limites de la douane et de la Dgid, ce sont les politiques même de l’Etat qui sont épinglées.

Le Sénégal fait certes des efforts en matière de mobilisation des recettes fiscales, mais il lui reste encore beaucoup à faire. La dernière étude de la Direction de la prévention et des études économiques sur le potentiel fiscal du pays, l’illustre à suffisance.

Réalisé au mois d’avril, le document, qui vient d’être publié, renseigne qu’au Sénégal, ‘’les revenus fiscaux représentent environ 60 % du total des recettes budgétaires’’. Alors que l’idéal voudrait que les plus riches paient plus que les plus pauvres, l’étude confirme qu’au Sénégal, c’est bien le contraire. Les ménages qui supportent une bonne partie des impôts indirects payent, en effet, le plus lourd tribut. ‘’La structure de ces ressources (fiscales) est dominée par les impôts indirects qui comptent pour près de 70 % des recettes contre environ 30 % pour les impôts directs’’, lit-on dans le rapport. ‘’Cette répartition, soulignent les spécialistes, montre une certaine dépendance par rapport à la fiscalité intérieure sur les biens et services qui représente plus de 50 %, alors que la part des prélèvements sur les revenus, bénéfices et salaires reste relativement modeste (environs 27 %)’’.

En outre, il faut signaler que le Sénégal est loin, malgré les efforts, d’atteindre une fiscalité optimale. Pendant que certains mettent directement en cause l’efficacité de l’Administration, d’autres fustigent le déficit de ressources humaines. Ce qui est sûr, si l’on en croit l’étude, c’est que sur un potentiel fiscal estimé à 3 079 milliards pour l’année 2017, soit 25,3 % du Pib, les recouvrements n’ont pu atteindre que 1 845 milliards, soit une pression fiscale de 15,2 % du Pib.

 En langage plus clair, ‘’l’Etat aurait pu collecter 1 234 milliards de taxes supplémentaires (en 2017), soit une marge de progression de 66,9 % qui représente l’effort fiscal, n’eût été l’inefficience technique’’, note le document. Toutefois, le pays peut se féliciter d’enregistrer l’un des meilleurs taux de la sous-région. L’autre plaie qui gangrène la mobilisation des recettes, est la nature informelle de l’économie. Citant les dernières études de l’Agence nationale de la démographie et des statistiques, l’étude montre que : ‘’Ce secteur emploie plus de 2 millions de personnes, soit 48,8 % de la population active occupée et sa valeur ajoutée est estimée à 41,6 % du Pib (Ensis, 2011).’’ De la sorte, le manque à gagner en matière de fiscalité imputable au secteur informel est considérable, font remarquer les auditeurs.

L’autre anomalie qui n’a pas manqué d’être mise en exergue, ce sont les dépenses fiscales qui ne cessent de grever le budget national au bénéfice parfois des entreprises privées. Les dernières évaluations effectuées en 2014, signale le rapport, faisaient état de 588 milliards de F Cfa, soit 39,7 % des recettes fiscales et 6 % du Pib. Une grosse manne dont il faut toutefois relativiser le caractère mauvais sur l’économie. Un spécialiste explique : ‘’En fait, par dépenses fiscales, il faut non seulement entendre les exonérations au profit de certaines entreprises, mais aussi les renonciations d’impôts par l’Etat dont l’objectif est d’alléger le coût de la vie aux populations. Aussi, même pour les exonérations des entreprises, parfois, c’est pour les pousser à investir et à employer des gens. Toute dépense fiscale n’est donc pas mauvaise. Il faut raisonner au cas par cas et encadrer davantage l’activité de ceux qui en bénéficient.’’

Toutefois, ce qui peut sembler inquiétant, c’est le rythme exponentiel auquel évoluent ces renonciations de recettes. L’étude informe que le montant global des dépenses fiscales, en 2008, s’élevait à 377,5 milliards de F Cfa, ce qui correspondait à une perte de 34,7 % de recettes fiscales, 300 milliards en 2009, soit 27,7 % et 220 milliards en 2010, soit 18,4 % des recettes fiscales. Ainsi, le Sénégal, selon les analystes, était sur une bonne pente. Mais, entre 2010 et 2014, cette tendance baissière des dépenses fiscales est inversée, en passant de 220 à 588 milliards. Mor AMAR

Hausse de 61 milliards FCFA des exportations de biens au Sénégal

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall –Les exportations de biens du Sénégal, au terme du mois de mars 2019, ont connu une hausse de 60,7 milliards de FCFA (environ 103,190 millions de dollars) comparées à la même période de l’année 2018, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

Ces exportations sont passées de 142,542 milliards de FCFA en mars 2018 à 203,267 milliards de FCFA un an plus tard, soit une hausse de 42,6% en valeur relative (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar).

Selon la DPEE, cette situation est notamment imputable aux produits pétroliers (plus 19,1 milliards), aux produits alimentaires (plus 15,5 milliards), à l’or brut (plus 15,2 milliards), à l’acide phosphorique (plus 5,3 milliards) et au zircon (plus 1,4 milliard).

« La hausse des exportations de produits alimentaires est essentiellement due aux produits arachidiers (plus 9,7 milliards) et halieutiques (plus 5,5 milliards) ».

Toutefois, les exportations de titane et de ciment se sont respectivement repliées de 2,1 milliards de FCFA et 2 milliards de FCFA durant la période sous revue.

Comparées à leur niveau de février 2019 où elles s’élevaient à 171,1 milliards de FCFA, les exportations de biens connaissent une hausse de 18,8% en valeur relative et 32,10 milliards de FCFA en valeur absolue MS/cat/APA

PERFORMANCES 2018 DU PORT AUTONOME DE DAKAR :AU-DELA DES CHIFFRES !

http://www.sudonline.sn En conférence de presse avant-hier, jeudi 16 mai, le directeur général du Port autonome de Dakar a livré les chiffres obtenus par la société portuaire pour l’année 2018. Dressant un bilan reluisant du port, il a fait savoir que la société a réalisé un bénéfice de 9 milliards de francs CFA avant impôt. Certains opérateurs qui s’activent dans le secteur portuaire trouvent que ces performances sont loin de la réalité. Selon eux, contrairement à ce que dit Aboubacar Sédikh Bèye, le port aurait fait perdre à des opérateurs des pénalités estimées à 15 millions de dollars

L es performances dont le directeur général du Pad Aboubacar Sédikh Bèye a fait état avant-hier, jeudi, avec un bénéfice de 9 milliards de francs Cfa sont loin de la réalité. Contrairement à ce que fait croire le directeur général, l’entreprise portuaire traverse aujourd’hui une crise. C’est du moins l’avis de certains opérateurs qui ont relevé que le port a fait enregistrer durant l’année 2018 des pertes estimées à 15 millions de dollars, soit 9 milliards de francs Cfa. «L’année dernière, il y a une quinzaine de milliards de dollars perdus par les opérateurs. Et d’ailleurs, les plus impactés sont les cimentiers. Aujourd’hui, le port de Dakar est un vrai problème et les opérateurs souhaitent vivement pour que le port de Sendou démarre demain et qu’il soit capable de prendre en charge l’ensemble des flux vaques qui vont décongestionner le port de Dakar. En ce moment, le port pourrait retrouver sa compétitivité. Mais dans les trois années à venir, il n’y a aucune solution envisageable », ont indiqué différentes sources.

Selon eux, le bilan dressé par le directeur général du Pad Aboubacar Sédikh Béye est loin d’être exhaustif. « Quand on fait le bilan du port, il faut être exhaustif. On ne peut pas seulement s’arrêter à faire un focus sur les états financiers d’une structure qui a aussi un impact transversal de notre économie. On peut dire qu’ils ont peut-être gagné de l’argent mais en même temps ils en ont fait perdre aux autres. Même si le port était capable de régler ces problèmes-là, nous n’aurions pas pu perdre dans l’année 15 millions de dollars », se désolent certains. Pour eux, les performances d’un port s’apprécient non seulement par rapport aux résultats financiers mais aussi en comparaison avec l’impact que ce port a sur les autres activités. «Quand on fait un bilan économique des performances du port, on ne peut pas faire abstraction de l’impact des contreperformances du port sur la communauté des utilisateurs. Aujourd’hui, quand on regarde seulement les importateurs de produits vraques au Sénégal, on parle d’une quinzaine de millions de dollars de pénalité en 2015, soit 9 milliards de francs Cfa», font-ils part.

Poursuivant, ils confient: «on a créé toutes les conditions pour que l’accès au port soit complétement privatisé et rendant plus difficile les gros flux. Pour le moment il n’y a aucune solution technique possible. Chacun planifie ses approvisionnements dans l’année en fonction de ses contraintes d’exploitation et des enjeux par rapport à son propre budget ».

Selon nos interlocuteurs, le dynamisme d’un port se mesure également par la mise en place d’un plan d’extension et d’investissement de massifs. «Quels sont les investissements sur de nouvelles installations, de nouvelles infrastructures en dehors de Dubai Port World ? Donc, où sont les plans de développement et gestion du port ? Il n’y en a pas ! Il faut que les gens sachent que le port est un problème plutôt qu’une structure qui apporte des solutions», ont-ils tenu à relever.

ACHAT V8 POUR LE PCA : Les travailleurs de la Sn/Hlm dans une colère noire

http://www.enqueteplus.com ‘’Les syndicalistes de la Sn/Hlm conteste l’acquisition du nouveau véhicule de type V8 pour le Pca (Ndlr : Président du conseil d’administration) et menace le Dg (Ndlr : Directeur général) d’annuler ce marché avant le règlement de la facture.’’ L’information est donnée dans un communiqué parvenu hier à ‘’EnQuête’’. Ces travailleurs ne comprennent pas qu’au moment où eux ont décidé de surseoir à toute revendication, afin que la Sn/Hlm se remette sur pied, qu’on pense à effectuer une telle dépense.

En effet, ‘’la société traverse les moments les plus difficiles de son histoire, avec des retards de salaire, absence de prise en charge médico-pharmaceutique, du carburant pour se rendre régulièrement aux chantiers, etc. Malgré ces difficultés, le personnel reste solidaire derrière la direction générale pour relever les défis de l’investissement, afin de livrer aux clients leurs parcelles et logements auxquels ils ont souscrit’’, indique la note.

Seulement, la direction générale ne semble pas avoir la même optique, en décidant d’acheter une voiture qui coûte 45 millions à son Pca.  Et ce ‘’juste cinq ans après son premier véhicule neuf de même catégorie, que la société a acheté pour ce dernier. Certes, les comptables disent qu’un véhicule est amorti 60 mois après, mais pour des raisons de trésorerie presque inexistante, il n’en est pas question de se payer un véhicule au moment où le personnel a accepté de suspendre toutes ses revendications pour se concentrer sur le redressement de la Sn/Hlm, afin de mériter toujours la confiance des clients et de l’Etat’’, rappelle le communiqué signé par le secrétaire général du syndicat de ladite société, Ibrahima Camara.

‘’Par ma voix, les syndicalistes que nous sommes et le personnel de la Sn/Hlm s’indignent jusqu’à la dernière énergie de l’acquisition de ce véhicule et demandent, sans délai, au Dg d’annuler ce marché et d’affecter au directeur technique le véhicule tout terrain garé au parking de la société pour un meilleur suivi des différents projets de Dakar comme des régions’’, déclare M. Camara.

Riposte syndicale

http://www.enqueteplus.com Les syndicalistes organisent la riposte. Au siège de la Cnts/Fc, hier, plusieurs organisations se sont rencontrées pour faire bloc dans la prise en charge des intérêts des travailleurs.

Dans un communiqué, ils indiquent que cette rencontre d’évaluation s’inscrit dans le cadre de la recherche ‘’d’une unité d’action, suite notamment à la malencontreuse sortie du chef de l’Etat’’, le 1er mai dernier. Cette sortie du président de la République, pensent les syndicalistes, ‘’sonne comme une tentative de négation des acquis et des engagements souscrits par l’Etat du Sénégal’’.

Auparavant, les participants renseignent avoir multiplié les actes, dans l’optique de fédérer l’ensemble des forces sociales pour assurer la défense des intérêts des travailleurs du Sénégal. Les organisations présentes ont également convenu de poursuivre la dynamique enclenchée en direction des autres centrales et organisations non affiliées, en vue d’apporter la riposte syndicale qui sied. Ont participé à cette réunion la Cnts/Fc, le Saemss, le Siens, le Sadef, le Snelas/Fc et le Synpics.

UN SPÉCIALISTE SOULIGNE L’IMPORTANCE DE LA SÉCURISATION FONCIÈRE

Niakhar, 18 mai (APS) – Le spécialiste en politique foncière de la Banque mondiale (BM), André Teyssier, a souligné vendredi à Niakhar dans la région de Fatick l’importance de la sécurisation foncière dans le développement du monde rural.
’’La sécurisation foncière est l’un des éléments du développement rural avec les filières de production, les pistes rurales ou encore l’accès au crédit’’, a déclaré M. Teyssier dans un entretien accordé à des journalistes en marge d’une séance de travail sur la sécurisation foncière dans la commune de Niakhar.
’’La sécurisation foncière ou l’identification de chaque parcelle agricole et d’habitat peut aider les gens à se sentir plus en sécurité sur leurs terrains, à adopter de nouveaux comportements en terme d’investissement, de bonification, et de développement’’, a ajouté l’expert de la BM.
’’Elle est l’une des dimensions qu’il faut prendre en compte si on veut aider à l’essor de l’agriculture dans le monde rural, a-t-il fait savoir. La BM est disposée à aider le gouvernement du Sénégal pour la mise en place du PSE, et dans cette collaboration, il y a toute une dimension sur la sécurisation du foncier’’.
Il a invité à réfléchir ’’sur ce qui pourra être fait et avoir quelques informations, comprendre les besoins en droit foncier des populations sénégalaises afin de disposer d’éléments de discussions avec le gouvernement du Sénégal’’.
’’D’ailleurs, a-t-il soutenu, c’est ce qui justifie aujourd’hui cette mission de la BM dans la commune de Niakhar pour mieux comprendre la situation foncière dans le bassin arachidier, les besoins en droit foncier, les besoins de sécurisation foncière et voir ce qu’il faut améliorer’’.
Il est également revenu sur leur présence ’’depuis quelques années dans le nord du pays où nous avons réussi à sécuriser le foncier grâce à l’ouverture de bureaux fonciers dans neuf communes de cette partie du Sénégal’’.
’’Dans les jours à venir, a indiqué M. Teyssier, après Saint-Louis et Niakhar, on va continuer notre dialogue avec les populations dans d’autres régions du Sénégal comme au niveau des Niayes à Dakar, la petite côte ou encore la périphérie de Dakar où on sait qu’il y a un marché foncier qui existe et qui a besoin certainement d’être documenté’’.AB/OID

ACTE 3 DE LA DÉCENTRALISATION : FORCES ET FAIBLESSES D’UNE RÉFORME

http://www.emedia.sn En Conseil des ministres tenu le 24 avril 2019, le chef de l’Etat, Macky Sall, au sujet de l’évaluation prospective de l’Acte 3 de la décentralisation, avait rappelé que la territorialisation des politiques publiques demeure une option fondamentale de son mandat. A ce titre, il avait demandé au Gouvernement d’engager dans le cadre du Dialogue national, des concertations avec toutes les parties prenantes, en vue d’évaluer, dans tous les domaines, le déploiement de la première phase de l’Acte 3 de la décentralisation ; et de proposer des recommandations sur la seconde étape. Emedia.sn fait le point avec des spécialistes.

En termes de recommandations pour la phase 2 de l’acte 3 de la décentralisation, Dr Mame Cheikh Ngom, enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) – département Géographie, insiste sur l’élaboration des pôles territoires. « Si on doit s’inspirer de ce qui n’a pas marché dans l’acte 3, surtout la suppression de la région qui doit être suppléée par le pôle territoire, propose-t-il. (Il s’agit de voir) est-ce que les pôles territoires joueront les mêmes rôles que les régions ? Qu’est-ce qu’on attend réellement de ces pôles territoires ? » L’autre aspect, poursuit-il, « c’est surtout dans le cadre de la coopération décentralisée. Le pôle territoire ne collant pas avec certains paradigmes au niveau de la France, par exemple, nous allons vers des problèmes parce que c’est ça qui est arrivé à la ville de Dakar, qui malheureusement avec l’acte 3 a perdu toutes ces opportunités dans le domaine de la coopération décentralisée. Donc, là où on a la communauté des agglomérations, la communauté des communes, nous, nous avons des pôles territoires. Ça constitue un blocage. »

LES RECOMMANDATIONS

Dr Ngom recommande « qu’on change l’intitulé parce que le fait de parler de pôle territoire va constituer un blocage dans l’ordre préétabli dans la communauté internationale sur le modèle des collectivités locales. On entend souvent commune, communauté rurale, communauté, etc. Mais le fait de parler de pôle territoire déjà, ça pose problème surtout dans le domaine de la coopération décentralisée. Nous risquons de ne pas avoir d’institution ou bien de collectivité locale homologue pour pouvoir entreprendre des liens de coopération. C’est ce qui était arrivé à la communauté rurale, qui avait des difficultés à avoir des liens de coopération parce que n’ayant pas des homologues au niveau des pays du Nord. Le fait de créer des pôles territoires, ce sera une nouveauté et ca va constituer un blocage. »

Aussi, « il faut un arbitrage par rapport à la redistribution des fonds. Certaines communes ont eu un personnel pléthorique, malheureusement, n’ont pas réussi à avoir suffisamment de moyens pour pouvoir les payer. C’est le cas de la Patte d’Oie où les agents sont souvent en grève. C’est aussi le cas de Djeddah Thiaroye Kao et d’autres communes. Je crois qu’il faut véritablement revoir le mode d’allocations des fonds de dotations pour appliquer le système de péréquation. Cela a été dit dans le texte mais elle n’a pas été appliquée parce que sans la péréquation malheureusement les communes perdent. »

Contacté par Emedia.sn, Mamadou Diouf, expert en décentralisation, indexe la mise en œuvre de la réforme portant Code général des collectivités territoriales. « L’Etat visait plus ou moins des collectivités locales, qui pourraient prendre en charge financièrement et porter le développement à partir de la base, rappelle-t-il. Un an après la mise en œuvre c’est-à-dire entre les élections locales de 2014 et 2015, l’association des maires du Sénégal et les acteurs de développement, les projets, les programmes et le ministère de la Gouvernance, ont travaillé, ensemble, autour d’un document d’évaluation de l’an 1 de l’acte 3. Et, dans ce document d’évaluation, il a été demandé, entre autres, à l’Etat, de s’appuyer sur ces points qui étaient contenus dans ce document pour pouvoir corriger. Ce document est toujours dans les terroirs. » Alors que relève-t-il : « Si on avait pris en compte les points mis dans ce document, à ce même moment aujourd’hui, on aurait effectivement régler beaucoup de choses pendant ces cinq (5) ans de mise en œuvre de la réforme. »

« Ces points, liste le spécialiste, concernent la situation des collectivités locales en matière de personnels (avec) la loi portant sur la fonction publique locale (qui) devrait être mise en œuvre en termes de décret d’application. Il y a des débuts d’application certes en mettant le Haut conseil du personnel des collectivités locales mais jusqu’à présent en termes d’application cette loi tarde à voir le jour. Et, cette loi devrait aider les communes particulièrement les communautés rurales à avoir le personnel nécessaire (pour transcender) les difficultés que les communes sont en train de vivre, pour pouvoir porter la réforme, les projets et le développement d’une manière générale. »

LA SANTÉ FINANCIÈRE DES COMMUNES EN QUESTIONS

Selon Mamadou Diouf, « le deuxième point qui tarde à se mettre en œuvre et qui est un point important, c’est celui de la santé financière des communes et des départements. Pour les communes particulièrement, leurs problèmes, c’est les transferts financiers. Sur la question des allocations, la première évaluation avait voulu que l’on augmente le plus conséquemment les dotations de l’Etat c’est-à-dire de 3%, 4% jusqu’à 15% en terme d’indexation de la TVA mais jusqu’ici, cette réforme n’a pas encore vu le jour. C’est-à-dire l’Etat évite encore à mettre plus de moyens à la disposition des communes et des départements. Le département né de la dernière réforme, l’Etat ambitionnait aussi que le département puisse avoir une fiscalité, avoir des recettes, et ne plus vivre seulement des transferts de l’Etat. C’est un point qui n’a pas trouvé de solution. »

En outre, souligne l’ancien député, « le problème le plus important pour beaucoup d’acteurs sur le développement local, c’est ce que cette réforme est inachevée. Je ne suis pas le seul à le dire. C’est une réforme inachevée qui tarde à mettre en œuvre les points saillants qui devraient aider de trouver quelque chose de nouveau par rapport à ce que nous avons jusqu’ici. »
Chez les travailleurs, eux, « les attentes sont énormes surtout par rapport à la réforme du régime financier des Collectivités territoriales dont les moyens financiers doivent être renforcés pour une plus grande autonomie », précise Sidya Ndiaye, le secrétaire général de la Fédération générale des travailleurs du Sénégal (FGTS).

Toutefois, l’acte 3 de la décentralisation a aussi des avantages. Parmi les points forts, Dr Mame Cheikh Ngom retient « la communalisation intégrale ». Ainsi, salue-t-il : « Le fait d’avoir allégé les Institutions parce qu’avec l’acte 2 de 1996, on avait une pléthore d’ordre de collectivités locales parce qu’il y avait la région, la commune d’arrondissement, les communautés rurales, les villes, les communes chefs-lieux de région. Maintenant, avec l’acte 3 de la décentralisation, tout est devenu clair parce qu’on a la ville qui est maintenue dans certaines régions comme Dakar et Thiès, et les communes. Toutes les autres communes d’arrondissements et communautés rurales ont été érigées en communes de plein exercice. C’est véritablement un atout parce que cela a permis de pouvoir surtout collecter des recettes précédemment versées ou à la ville, ou à des collectivités locales supérieures. Donc, on peut noter de ce point de vue-là, il y a véritablement une célérité, ce qui a permis une meilleure gestion. Et, à ceux qui assurent le commandement territorial, de ne pas avoir beaucoup de dossiers. La limitation est un pari gagné. Il y a aussi le redéploiement du personnel dans les communes, ce qui a toujours été une forte demande exprimée par les élus. » DIÉ BÂ

LANCEMENT DE LA PLATEFORME ‘’INITIATIVE PRIORITÉ CASAMANCE’’

Dakar, 18 mai (APS) – La plateforme ‘’Initiative priorité Casamance’’ lancée officiellement ce samedi à Dakar ambitionne de promouvoir le développement économique et culturel des régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou.
Des enseignants chercheurs, des étudiants ainsi que des journalistes ont pris part aux travaux de lancement de cette structure qui entend aussi œuvrer pour ’’l’unité nationale, l’intégration sous-régionale et la paix internationale et contribuer au développement de la citoyenneté, de la solidarité et de l’Etat de droit’’.

Dans le cadre de ses activités, la plateforme ’’Initiative priorité Casamance’’ compte organiser entre autres, des caravanes médicales, œuvrer pour la protection de l’Environnement.
Elle compte également mobiliser des cadres, des techniciens ou professionnels chevronnés dans les domaines prioritaires de la santé, de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’eau pour accompagner les organisations communautaires de base.

Saliou Sambou, juriste d’Affaires sénégalais, membre fondateur de la plateforme ‘’Initiative priorité Casamance’’, a salué l’accalmie notée dans la partie méridionale du pays.

’’Depuis un certain temps, nous avons une accalmie relative par rapport aux années passées. On est dans une très bonne dynamique de paix’’ a-t-il notamment indiqué lors de travaux de l’Assemblée générale constitutive de la plateforme ‘’Initiative priorité Casamance.

La zone sud du Sénégal, correspondant aux régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor, se trouve confrontée à une rébellion déclenchée en 1982 par le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), qui réclame l’indépendance de cette partie du Sénégal.

Cette crise a atteint son paroxysme dans les années 1990, avec la multiplication d’actes de violence dont les populations étaient les principales victimes, la tension étant retombée au fil des années dans cette zone méridionale du Sénégal à partir des années 2000.

Depuis 2012, les affrontements entre l’armée sénégalaise et les combattants du MFDC ont laissé place à une certaine accalmie qui a permis aux personnes réfugiées dans les pays frontaliers de retrouver leurs demeures, la région, autrefois considérée comme « le grenier » du Sénégal, entamant pour sa part petit à petit sa relance économique.

Dans ce cadre, l’Etat a consenti ces dernières années des investissements jugés importants en Casamance, à travers plusieurs domaines d’activité.

Selon M. Sambou, des efforts sont fournis ces dernières années pour sortir cette partie du Sénégal du désenclavement et de la pauvreté.

’’Nous avons la chance de relever les nouveaux défis en Casamance. Je pense qu’il est utile de faire le bilan, de faire une évaluation de tout le travail mené en Casamance par l’Etat, et les initiatives privées’’. ’’Il nous faut créer une synergie des actions de développement fournies en Casamance’’, a-t-il ajouté.SG/OID

Casamance : des démineurs kidnappés par Atika

YERIMPOST.COM     Mercredi dernier, à Bafata, dans la région de Sédhiou, 16 démineurs qui travaillent pour le compte de l’Ong « Hit humanité et inclusion » avaient été kidnappés avant d’être remis en liberté. Ils sont sains et saufs mais ont été dépouillés de leur matériel de travail. Malgré cette accalmie notée depuis quelques années, Atika avait fixé les limites à ne pas franchir pour les démineurs. Au mois de mars dernier, nous dit l’Observateur, cette branche armée du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) alertait les autorités sénégalaises que les opérations de déminage étaient en train de franchir la ligne rouge.

APRÈS TRENTE ANS DE CONFLIT EN CASAMANCE:Regard sur la vie des mutilés des mines Par Talibouye AIDARA 

Ce jeudi 16 mai 2019, RFI sur son site web a diffusé dans l’émission REPORTAGE AFRIQUE, un dossier qui s’intitule : « Casamance Série [4/5]: L’appareillage des victimes de mines reste difficile. » Réalisé par William de Lesseux, ce reportage revient sur les conséquences des mines anti personnel dans le conflit casamançais qui oppose l’Armée Nationale du Sénégal au Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC).

Ce reportage intervient au moment où les opérations de déminage ont repris. Radio France Internationale va chaque semaine depuis le démarrage de cette opération en fin février 2019, à la rencontre des victimes et de ceux qui vivent au quotidien avec ces mines. « Ce quatrième épisode est consacré aux prothèses, appareillages dont l’un des grands défis est la prise en charge des victimes à Ziguinchor. Une prise en charge souvent défaillante, le centre orthopédique de la ville manque de tout », informe William de Lesseux.

« Les engins explosifs sont toujours présents sur près d’un tiers du territoire, posés aussi bien par les rebelles que l’armée sénégalaise, jusqu’en 1998 » déclare le journaliste de RFI.

C’est en écoutant ce reportage que j’ai trouvé nécessaire de donner ma modeste contribution sur le quotidien de ces mutilés des mines en Casamance. Ce cri de cœur est un appel lancé à l’Etat du Sénégal, au MFDC et à l’ensemble des partenaires pour non seulement une prise en charge effective de l’ensemble des victimes des mines, mais également un déminage total de ma région natale.

Les mines en Casamance 

Les premières poses de mines en Casamance ont eu lieu en 1968. C’était lors de la guerre de libération de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert. Ce conflit opposait le colonisateur portugais au Parti Africain pour l’Indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert(PAIGC), qui était soutenu par l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA). Les réfugiés étaient accueillis et soignés à Ziguinchor. Cet appui était mal apprécié par les Portugais. En guise de représailles, ils posèrent des mines en Casamance.

Dans le cadre du conflit entre l’armée nationale du Sénégal et le MFDC, les premières victimes de mines ont été enregistrées en 1991. L’utilisation de ces armes s’est accentuée à l’approche des élections présidentielles et législatives de 1993.

En janvier de la même année, une voiture du CICR saute sur une mine antichar sans faire de victimes. Une autre transportant des électeurs connaît le même sort le jour du scrutin. On dénombre des morts et plusieurs personnes mutilées. Les poses massives commencent en août 1997. Et la plupart du temps sans plan de pose.

La ceinture de feu 

D’après nos recherches, la partie nord de la région de Ziguinchor, notamment le département de Bignona, n’a pas été épargnée par la dissémination des mines, mais l’essentiel de ces armes, qui tuent sans distinguer combattants et non combattants durant et après les conflits, ont été enfouies dans la bande de terre comprise entre le sud du fleuve Casamance et la frontière avec la Guinée-Bissau. Cette zone à haut risque que j’appellerai « la ceinture de feu », s’étend de Tanaf à l’Océan Atlantique.

Elle englobe les départements de Ziguinchor, d’Oussouye et une partie de la région de Sédhiou. Elle couvre une superficie de plus de 2.500 km2.

Silence des rizières 

Comme au Vietnam, au Cambodge et au Laos avec la guerre, les paysans n’osaient plus mettre pied dans les rizières où ils ont la plupart du temps rendez-vous avec la mort. Dans la verte Casamance, les femmes ne partent plus récolter les fruits sauvages. Les récolteurs de vin ou de miel limitent leurs zones d’interventions aux alentours du village. Les herbes sauvages ont pris la place du riz au-dessus et au-dessous des digues des cuvettes remplies d’eau. Les rizières sont devenues des bassins de rétention naturels durant l’hivernage parce que ce beau paysage est enfoui de mines antipersonnel. En résumé, c’est un silence total dans les rizières.

Aujourd’hui personne n’ose s’aventurer dans la forêt pour chercher des fruits sauvages ou cultiver. À défaut de perdre la vie, vous risquez de perdre un pied. C’est le cas de cette dame avec qui j’ai eu à partager la même classe à l’école primaire Mathias Sambou Tendeng de Niassya à la fin des années 1980.

Victime de l’arme des lâches 

En 2001, en quittant Dakar pour Darsalam son village natal dans l’arrondissement de Niassya, cette belle demoiselle ignorait qu’elle allait y perdre un pied pour le reste de sa vie. Aux portes des plantations de mangue de son père, elle a sauté sur une mine. Malgré son handicap, elle croit toujours à l’avenir. Une béquille a remplacé un de ses pieds. Qu’est-ce qu’on peut contre le destin ? « Rien » réplique la victime de « l’arme des lâches ».

À regarder ou à écouter cette victime des mines, il est facile de voir sa grandeur d’esprit et sa foi. Le souvenir de ces terribles moments est pénible, mais elle rend grâce à Dieu : « Moi je suis vivante, Alhamdoulilahi (Dieu soit loué) ; d’autres ont péri ».  

Cette victime n’est que la face visible de l’iceberg. En réalité comme l’a si bien dit RFI, « il y a un millier de victimes des mines à Ziguinchor ».

Malgré les efforts consentis par Handicap International et d’autres partenaires, nombreux sont oubliés. Ce qui fait d’eux de lourdes charges pour les parents qui vivent dans la précarité.

Les oubliés des mines 

Pour leurs soins médicaux, elles ne peuvent compter que sur leurs proches. Et c’est très éprouvant pour un mutilé sans moins de se déplacer avec une canne pour rallier un centre hospitalier pour des soins ou pour la rééducation.

A côté de ses mutilés des mines, nous trouvons aussi une autre catégorie de victimes qui est parfois oubliée. Il s’agit de ces milliers de personnes qui ont abandonné tous leurs biens, leurs champs et leurs villages pour se réfugier ailleurs. Sachant que les mines perpétuent la violence en temps de paix, ils sont partis chercher le mieux être dans les zones urbaines ou dans les pays voisins. Aujourd’hui, leur quotidien se limite à la misère. Car dans les familles d’accueil, on partage la précarité qui s’accentue à mesure que l’on enregistre de nouvelles arrivées.Communicant/Journaliste Responsable APR Commune de Kataba1 Email : aidara.or.t@gmail.com   

CROISSANT LUNAIRE:OUSTAZ ALIOUNE SALL PROPOSE DES DISCUSSIONS POUR UNE FUSION DES COMMISSIONS D’OBSERVATION

Thiès, 18 mai (APS) – L’islamologue Oustaz Alioune Sall a suggéré vendredi à Thiès, la tenue de discussions entre les responsables des deux commissions d’observation du croissant lunaire pour éviter le démarrage du jeûne en rangs dispersés.

 Oustaz Alioune Sall abordait le thème de ‘’l’unité des musulmans’’ lors de la conférence annuelle de la station régionale de la radio Sud FM (privée), qui a eu lieu devant ladite radio au quartier 10-ème.

Regrettant le fait que les musulmans du Sénégal aient entamé le jeûne du mois de Ramadan les uns après les autres, il a appelé de ses vœux le retour à cette harmonie dans le démarrage du jeûne et la célébration des fêtes musulmanes dans le pays.

 Pour ce faire, ‘’il faudrait qu’on fusionne les commissions (d’observation du croissant lunaire) en une seule et que toutes les parties se fassent confiance’’, a préconisé en wolof, l’animateur d’émissions religieuses à Sud Fm. Cela nécessite que des discussions se tiennent, estime encore le religieux.

Le cas contraire, cette situation va perdurer, pense-t-il. ‘’D’ici 2040, nous ne démarrerons plus le Ramadan ensemble, parce qu’une commission tire, l’autre pousse’’.

Le jeûne a démarré le mardi 7 mai pour la majorité des musulmans du pays, conformément à la décision de la Commission nationale d’observation du croissant lunaire (CONACOCL).

La veille, lundi, une partie de la communauté avait commencé à jeûner, suivant la déclaration de la Commission de la Coordination des musulmans du Sénégal (CMS).

‘’Une commission se base sur la vision universelle de la lune, l’autre suivant une vision selon la zone. Si chacune campe sur sa position, a des arguments pour la défendre, nous resterons divisés et cela nous poussera à ne plus nous faire confiance’’, analyse-t-il.

‘’Même si l’une des parties voit la lune, l’autre ne s’y référera pas pour ne pas lui donner du crédit, et c’est le début de la passion’’, poursuit-il.

 Il a ajouté, avec un brin d’humour : ‘’peut-être qu’Aly Ngouille Ndiaye (ministre de l’Intérieur) va nous y aider’’. ‘’Il pourrait réussir ce que Yaya Jammeh avait réussi en Gambie’’, note-t-il.

L’ancien président gambien, a-t-il dit, avait amené les partisans des deux écoles à s’entendre sur une vision, et depuis lors les fêtes en ordres dispersés ont disparu en Gambie.

 L’unité des musulmans, selon le prédicateur, signifie avoir la même croyance, la même législation, les mêmes sources (le Coran et la sounna), les mêmes objectifs, les mêmes joies et malheurs.

Toutefois l’islamologue précise que l’unité n’exclut point la diversité. ‘’Dieu ne nous a-t-il pas dit : ‘soyez identiques, mais soyez unis’’.

 Les injonctions divines et les hadiths du prophète allant dans le sens de l’unité font florès, a-t-il laissé entendre, citant entre autres, le célèbre verset coranique : ‘’Agrippez-vous au câble d’Allah et ne vous divisez point’’.

‘’Les musulmans entre eux sont comme des briques qui se soutiennent les unes les autres’’, dit un hadith du Prophète (PSL), a poursuivi Oustaz Alioune Sall, qui est aussi responsable d’un daara (école coranique).

Pour lui, ‘’l’unité est bien possible’’, pourvu seulement ‘’que chacun en fasse sa préoccupation’’.

’’L’unité a un prix’’, poursuit le conférencier, soulignant la nécessité pour chacun de faire une concession. ‘’Si celui qui a une fréquence supérieure ne veut pas descendre et celui d’en bas ne veut pas monter, ils ne vont jamais se retrouver’’, relève-t-il, utilisant le vocabulaire de la radio.

Le conférencier a souligné l’importance de l’unité aux yeux de l’islam, à travers ses actes cultuels. Toutes les injonctions que Dieu a faites aux croyants dans le Coran, sont adressées à la communauté, relève Oustaz Sall : ‘’Prosternez-vous, inclinez-vous, faites la prière, donnez la zakat’’, a t-il cité, entre autres.

L’abstinence pendant un mois de toute une communauté, le Hajj (pèlerinage) regroupant des musulmans de toutes origines ou encore les prières en communauté, sont autant d’illustrations de cette unité à laquelle Dieu appelle les musulmans, a t-il souligné.

 ’’Tous ces actes, nous les faisons ensemble, et nous ne pouvons pas nous unir, où se situe le problème ?’’, s’est-il encore demandé, non sans louer les efforts accomplis par le passé par les guides des confréries musulmanes sénégalaises pour parvenir à cette unité qui fera la force de l’islam.

 Pour lui, la centralité de l’unité tient au fait que c’est à travers la confiance mutuelle et l’amour que les musulmans peuvent accomplir les obligations collectives qui sont plus nombreuses en islam et qui peuvent amener la société de l’avant.

’’La division est aussi grave que l’idolâtrie’’ en islam, et par conséquent ses auteurs seront punis dans l’au-delà, avertit-il. ADI/OID

Des gares routières disparaitront au profit du BRT

http://www.rewmi.com Le projet Bus Rapid Transit (BRT) et la recrudescence des accidents de la circulation, sont les questions abordées par le secrétaire général de l’Union des routiers du Sénégal, Gora Khouma. C’était à l’occasion de la clôture hier d’une rencontre de trois jours, organisée à Dakar par la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF).

 Les gares de Petersen, Lat-Dior, Grand-Yoff et Guédiawaye risquent  de disparaitre au profit du BRT. La révélation a été faite hier par le  secrétaire général de l’Union des routiers du Sénégal, Gora Khouma, par ailleurs coordonnateur d’ITF-Sénégal. « Si le BRT commence à rouler, les gares routières comme Petersen, Lat-Dior, Grand Yoff et Guédiawaye vont disparaitre parce que c’est le mode de transport qui est comme ça », a-t-il informé. A cette occasion, il a fait savoir qu’ils ont noté de bonnes idées durant cette rencontre de trois jours regroupant différents présidents des gares routières, mais surtout avec une forte présence des femmes. « On a fait appel à tous les présidents des « Ndiaga Ndiaye », des taxis, de Dakar Dem Dikk et  tous les segments autour du transport pour parler du BRT », a  expliqué Gora Khouma. A l’en croire, il est tout à fait normal que l’ITF, qui gère les travailleurs au niveau mondial, puisse venir au Sénégal pour s’enquérir de la situation et parler avec les futurs travailleurs du BRT. Ceci permettra de trouver des solutions pour ceux qui auront des difficultés après  l’exécution de ce projet. « Nous sommes preneurs, mais nous cherchons des moyens pour que les conducteurs de taxi, les « Ndiaga Ndiaye » et autres puissent trouver  des emplois au niveau  du BRT. Les discussions ont commencé. On  veut bien que le BRT marche, mais qu’il ne porte pas préjudice aux  conducteurs », a souligné M. Khouma. Ainsi, poursuit-il, on demande un recyclage et qu’on recrute ces chauffeurs pour qu’ils conduisent demain le BRT. Cela demande une formation. On ne veut pas que  demain, d’autres Sénégalais viennent prendre le BRT alors qu’il y a de conducteurs qui ont perdu leurs emplois. « Ne nous pouvons pas rejeter ce projet, mais nous prenons la défense de ceux qui faisaient le transport avant,  pour que chacun  gagne »,

Recrudescence des accidents : « Il faut que chacun joue son rôle»

Revenant sur la recrudescence des accidents de la circulation, le secrétaire général de l’union  des routiers du Sénégal, Gora Khouma, soutient qu’il faut respecter le code de la route, qu’on soit un conducteur professionnel ou d’un bus, d’un car « Ndiaga Ndiaye », ou d’un taxi. « Si les directives du code sont respectées, il y aura moins des problèmes. Mais si elles sont négligées, il y aura des dégâts. Il faut prendre des mesures », a-t-il dit. Selon lui, il faut que chacun joue  son rôle pour éviter les accidents. La notion de conduite  doit être connue par tous. Si le code est ignoré par les populations, cela va causer un problème. Sur ce, il a lancé un appel  pour qu’il y ait des routes bien faites et sécurisées et que les véhicules soient en bon état et aptes pour le transport. A cette occasion, M. Khouma a demandé aux piétons d’emprunter les passerelles pour leur sécurité, mais  aussi que les trottoirs soit libérés aux piétons.Zachari BADJI

ACCIDENTS ET DESTRUCTION D’INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES : CES GROS PORTEURS DE LA PAGAILLE

http://www.sudonline.sn Les accidents impliquant des camions, engins et autres gros porteurs sont récurrents. Roulant sans lumières ou stationnant sans mettre en place, au préalable, une insigne ou triangle de signalisation nécessaire, surtout en cas de panne, les camions causent de nombreux dégâts. A côté des accidents mortels qu’ils provoquent à cause notamment des stationnements irréguliers et dérapages, ils détruisent aussi de nombreuses installations et infrastructures, réduisant à néant les nombreux efforts consentis dans ce domaine, à coût de centaines de millions voire de milliards

Les accidents sont devenus comme une fatalité dans une société sénégalaise où les morts sur les routes se comptent par centaines annuellement. L’indiscipline, la vétusté du parc automobile, les défaillances techniques et le défaut de répression sont, entre autres, les causes de la saignée macabre. Dans le lot «des fauteurs de troubles» sur les routes ou ces «serials killers», figurent en bonne place les gros porteurs. Défaut de signalisation, en cas de panne, non maîtrise de la direction, surcharge, le comportement des gros porteurs sur les routes est un véritable problème de sécurité publique. Ils sont cités dans de nombreux accidents. En atteste celui d’hier à Kaolack, ceux survenus sur la route de Nioro et au pont de Poste Thiaroye, en début de semaine à Thiaroye. Dans ce dernier cas enregistré en banlieue dakaroise, le véhicule a violemment heurté le garde-fou, cette barrière en béton qui sépare les 2X3 voies de cette partie de la route nationale n°1 (RN1), et 2 motos dans le sens inverse.

LES STATIONNEMENTS IRREGULIERS, CES PIEGES MORTELS

Le mois passé, dans la journée du lundi 8 avril, au village de Mbaye-Mbaye, dans le département de Koungheul, un camion mal stationné sur le bas-côté de la route, sans signalisation, a été violemment heurté par un véhicule 7 places qui avait quitté Kaolack pour rallier Tambacounda. L’accident a fait 3 morts. Les exemples se comptent à la pelle. En janvier 2018, un accident impliquant un camion a fait 5 morts sur la route de Touba. En avril de la même année à Dalla-Ngabou, dans la même zone, à quelques 7 kilomètres de la commune de Mbacké, un véhicule de retour du Magal de Khourou Mbacké a heurté dans la nuit un camion rempli de foin tombé en panne et garé aux abords de la route. Le camion n’avait pas pris les précautions nécessaires pour signaler sa position… de danger. Le bilan est sans appel: 4 personnes sont mortes sur le coup. Et la liste est encore loin d’être exhaustive.

UNE REGULATION DE LA CIRCULATION CIRCONSCRITE… SUR PAPIER

Et pourtant, des tentatives de réglementation de la circulation de ces gros porteurs ont bien eu lieu, sans qu’il y ait toutefois un suivi, à l’image des nombreuses mesures étatiques prises dans le cadre de la sécurité routière. Déjà, le lundi 5 mars 2018, lors du lancement de la Cellule genre de son département, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement de l’époque, Abdoulaye Daouda Diallo, disait que l’Etat du Sénégal avait décidé d’interdire toutes les circulations interurbaines entre 22 heures et 6 heures. Une mesure nécessaire, disait-il, pour réduire les accidents. Les gros porteurs n’étaient donc pas exclus de cette mesure d’urgence qui est rangée aux oubliettes, depuis lors. En effet, des voix s’étaient élevées dont certaines, surtout celles des régions du Sud, fustigeant l’applicabilité d’une telle mesure à cause des contraintes qu’il y avait sur la transgambienne, avec traversée «problématique» du fleuve Gambie. Or, le pont Senegambia de la Gambie a été inauguré depuis 5 mois. Et même si les gros porteurs ne sont pas autorisés à l’emprunter pour le moment, il s’avère nécessaire de dépoussiérer les directives prises dans ce sens.

HORAIRES DE CIRCULATION DES CAMIONS… A DAKAR

Les initiatives de règlementation de la circulation des gros porteurs à Dakar ont toujours eu lieu sans toutefois qu’on en arrive à une meilleure organisation. Déjà en septembre 2008, une décision de réorganisation des heures de circulation avait été prise. Selon la nouvelle grille horaire, les gros porteurs, c’est-àdire les véhicules dont le poids sont supérieurs à 3 et 3,5 tonnes, sont désormais interdits de circulation seulement de 7h à 10h pour la matinée. Et cela concerne aussi l’entrée à Dakar dans la matinée, à partir du croisement Diamniadio jusqu’à Seven-Up (à hauteur de Sips), et entre Seven-Up et la gare ferroviaire de Dakar. Et de Seven-Up jusqu’à la Patte d’Oie et de là jusqu’à l’aéroport Léopold Sedar Senghor. Pour ce qui est de l’après midi-midi, l’interdiction concerne les mêmes tronçons, dans le sens inverse, de 16h à 21h. Néanmoins, des dérogations étaient accordées à certains gros porteurs, notamment ceux transportant des produits dangereux, des animaux ou travaillant sur des chantiers d’intérêt général.

DES CAMIONS DE PLUS DE 25 ANS D’AGE,EN ATTENDANT LE RENOUVELLEMENT DU PARC

Le parc des gros porteurs est aussi vieux. En 2016, les membres de la Coopérative nationale des transporteurs de marchandises du Sénégal (CNETM), parlant du projet de renouvellement du parc des gros porteurs, avait estimé le nombre de camions à plus de 41.616 unités, dont certains âgés de plus de 25 ans et devaient être renouvelés. 15.141 camions étaient concernés par ce projet de renouvellement.

DESTRUCTION DES INFRASTRUCTURES ROUTIERES PAR DES CAMIONS : L’Ageroute brandit la cravache

En plus des accidents, les camions souvent surchargés, détruisent des infrastructures routières telles que les passerelles entament largement la longévité des routes. Des plaintes sont ainsi déposées par l’Ageroute, l’agence du ministère chargé de la gestion de routes, en pareille circonstance. «On a la possibilité de porter plainte soit au niveau des brigades de Gendarmerie ou dans les commissariats de Police. Parallèlement, on peut adresser des plaintes, par le biais de notre avocat, au Procureur de la République. Sur place déjà, on fait un constat d’huissier pour établir les dégâts, ensuite Ageroute estime le montant de la réparation avec ses services, avant de demander à ce le contrevenant soit condamné par le Tribunal», explique Pape Moussa Seye, juriste à l’Ageroute. Par ailleurs relève-t-il, «suivant la nature de l’infraction on peut procéder à l’immobilisation du véhicule. Et dans certains cas, on peut même aller jusqu’à sa mise en fourrière», précise Pape Moussa Seye. Et le juriste à l’Ageroute d’ajouter en outre que les dispositions idoines seront prises afin de mettre un terme à la pratique destructrice. «On se servira de tous les moyens légaux et règlementaires qu’on a pour essayer de freiner cette destruction massive des équipements routiers qui coûtent beaucoup d’argent à l’Etat».

Accidents mortels sur la route : Comment le Gouvernement compte vaincre le mal

https://actusen.sn Les nombreux accidents de la circulation enregistrés ces derniers semaines émeuvent plus d’un. Rien qu’entre le mois de janvier et Mai, 120 morts et 260 blessés ont été enregistrés. Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a ainsi décidé de prendre le taureau par les cornes.

Oumar Youm qui était en visite, ce vendredi, à la Gare des Baux Maraîcher de Pikine, a dévoilé une batterie de mesures pour faire face à la série d’accidents mortels sur nos routes. D’après LeQuotidien, le ministre a annoncé entre autres de la numérisation des plaques, des cartes grises et permis de conduire. Mais également un audit des autos-écoles pour voir comment les détenteurs de permis sont formés et la poursuite des efforts de renouvellement du parc automobile et un atelier national sur la sécurité routière en mi-juillet.

Accidents de la circulation : 120 morts et 260 blessés enregistrés entre janvier et mai

https://actusen.sn Les chiffres font froid dans le dos. En effet, entre le mois de janvier dernier et le mois de mai courant, 120 personnes sont mortes dans des accidents de la route au Sénégal. L’annonce a été faite vendredi par le ministre des Infrastructures, des Transports terrestre et du Désenclavement qui était en visite à la Gare des Baux Maraîchers sis à Pikine.

Oumar Youm révèle également dans la parution de LeQuotidien de ce samedi que ces accidents ont causé 260 blessés. “Sur l’année, nous perdons en moyenne, 565 vies”, ajoute-t-il.

LES PROFESSIONNELS ROUTIERS PROPOSENT LE RENOUVELLEMENT DES VÉHICULES « 7 PLACES »

http://www.emedia.sn Depuis 1971, il n’y a plus de nouveaux véhicules de type sept (7) places communément appelés 504, pour le transport interurbain. Le constat est fait par Fallou Samb, le syndicat des professionnels routiers, qui était l’invité de l’émission iTransport sur iRadio, (90.3 FM).

« Le parc est devenu vétuste, prévient-il. En tant que dirigeants syndicaux, nous ne sommes pas restés les bras croisés. On est allé trouver des partenaires financiers pour trouver un modèle de véhicule pour transporter les Sénégalais en toute sécurité. »

i Radio@iRadiolofficiel

Formation,Sécurité sociale,parc automobile,conditions dans les gares(pas d’infirmerie,ni d’aire de repos)sont les points abordés dans itransport yonou diam qui recevait Fallou Samb secrétaire général du syndicat des professionnels du transport routier sur @iRadiolofficiel#kebetu

Pour l’heure, le syndicat dit être à l’écoute des autorités étatiques pour leur proposer leur projet de renouvellement du parc des taxis sept (7) places. Une proposition faite au moment où une hécatombe est notée sur nos routes. « Plus de 120 morts et 260 blessés, depuis janvier dernier », estime le nouveau ministre en charge de la question, Me Oumar Youm. DIE BÂ

TRANSPORT DE MASSE:L’IMPORTANCE DU TRAIN MISE EN EXERGUE

Louga, 19 mai (APS) – Le Directeur général du Petit train bleu, Omar Boun Khatab Sylla, a mis en exergue à samedi à Louga l’importance du chemin de fer dans les transports de masse.
’’Il n’y a aucun pays développé au monde où un train n’occupe pas une place principale dans le transport de masse. Jamais un pays ne s’est développé sans le train’’, a t-il soutenu au terme d’une conférence religieuse organisée par les femmes du mouvement ’’Valeurs’’ dont il est le président.

’’Nous avons beaucoup de richesses et ces richesses, nous devons aller les chercher et la meilleure manière, c’est le transport ferroviaire’’, a ajouté le directeur général du Petit train bleu.

Parmi les sites à découvrir, il a cité la zone de Dahra, le ranch de Dolly à Linguère, le bassin arachidier (Centre) qui, selon lui, doivent être ’’intelligemment exploités pour assurer l’émergence du pays’’.
’’Le chemin de fer a un rôle à jouer dans la gestion du pétrole et du gaz. Le chef de l’Etat a compris cela et c’est pour cela qu’il a commencé avec la mobilité urbaine avec le Train express régional (TER). Maintenant, il faut prôner la relance du chemin de fer’’,a-t-il souhaité.

Selon lui, des ’’experts sont en train de se réunir pour voir comment relancer les chemins de fer et bientôt ce sera une réalité’’.

’’Nous avons une claire compréhension de comment les choses vont se passer d’ici à quelques années. Sous très peu, les autorités étatiques vont relancer le chemin de faire avec la deuxième phase du Plan Sénégal émergent (PSE)’’, a-t-il assuré.

’’Nos routes tuent. Et nous avons tous relevé qu’il y a une recrudescence des accidents. Un diagnostic de ce secteur et du comportement des chauffeurs et des usagers de la route s’impose, mais également le retour du train’’, a-t-il dit.’’Il faut un transport de masse pour les personnes. C’est une obligation de service public et cela assure une meilleure mobilité des personnes et permet de faire de nouvelles découvertes (…)’’, a t-il ajouté.SK/OID

TRAFIC INTERNATIONAL DE VOITURES DE LUXE : Le Sénégal nouveau hub du trafic de voitures volées en Europe et en Amérique… comment les trafiquants évitent le système de la Dic

https://www.jotaay.net Le Sénégal est-il devenu le hub du trafic de voitures volées ? C’est à cette question que des membres de Enact, un projet qui vise à renforcer la lutte contre le crime organisé transnational en Afrique, ont essayé de répondre dans un document rendu public en début de mois et dont une copie est parvenue à «Les Échos». Dans le document, les enquêteurs de Enact estiment que les autorités sénégalaises ont redoublé d’efforts, mais, regrettent-ils, les trafiquants de voitures semblent avoir une longueur d’avance. 

À la fin de 2018, Interpol a publié son rapport analytique sur l’état de la criminalité transnationale organisée en Afrique de l’Ouest, dans le cadre de ses travaux sur le projet Enact. Selon le rapport, l’Afrique de l’Ouest «représente la principale plaque tournante des véhicules volés exportés d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord». Une plaque dont le centre névralgique est la capitale du Sénégal. En effet Dakar a été marquée par les enquêteurs d’Interpol comme l’un des ports les plus exploités par des groupes criminels opérant sur ce marché en Afrique de l’Ouest. Une position malheureuse de la capitale sénégalaise que les autorités en charge de la sécurité intérieure du pays regrettent. Selon la Division des investigations criminelles (Dic), le trafic de voitures est devenu une activité de plus en plus importante depuis 2016.

Plus de 100 véhicules haut de gamme volés aux Usa, un ressortissant guinéen en est le cerveau 

En septembre 2016, le Federal Bureau of Investigations (Fbi) des États-Unis a mené des enquêtes au Sénégal pour retrouver les membres d’un réseau criminel soupçonné de faire circuler des véhicules de luxe à Dakar. Selon les informations de Enact, il s’agit d’un réseau dirigé par un ressortissant guinéen et qui aurait volé plus de 100 véhicules haut de gamme aux États-Unis, dont la majorité aurait été expédiée au Sénégal. Cet incident a été suivi de nouvelles arrestations de ressortissants sénégalais basés à la fois au Sénégal et en France. L’arrestation d’un trafiquant sénégalais notoire à Dakar, en 2016, a conduit les forces de l’ordre à un parking souterrain, où huit véhicules de luxe étaient dissimulés.

LES RANGE ROVER ET LES BMW X6, LES PREFEREESDES TRAFIQUANTS 

Les Range Rover et les Bmw X6 semblent être les véhicules de luxe préférées des trafiquants. En tout cas, selon le document, ces deux marques sont les plus fréquentes parmi les voitures volées et envoyées au Sénégal. La plupart d’entre ces voitures viennent d’Europe, notamment de France et, dans une moindre mesure, d’Amérique du Nord.
Selon Enact, le choix de la route France-Sénégal par les trafiquants s’explique par les relations de longue date entre les deux pays. En tant qu’ancienne puissance coloniale, la France a été une destination principale pour les migrants sénégalais, qui étaient estimés à plus de 300.000 en 2015. Aussi, la France est également relativement proche du Sénégal d’un point de vue géographique.
Selon un responsable des douanes sénégalaises, le trafic international de véhicules prend différentes formes. Les plus courantes sont les escroqueries d’assurance. Cette méthode, dit-il, implique les propriétaires de véhicules de luxe en France, par exemple, organisant le vol d’un véhicule qui a été secrètement vendu à un trafiquant. De cette manière, le propriétaire souhaite être remboursé par l’assureur. La seconde forme de trafic implique le vol de véhicules en Europe et aux États-Unis. Alors que la troisième forme implique la location de voitures auprès d’agences en Europe, puis leur expédition ou leur transport vers le Sénégal via l’Espagne et la Mauritanie.

L’AFRIQUE DE L’OUEST PRINCIPALE PLAQUE TOURNANTE DES VEHICULES VOLES 

 
Les voitures de luxe sont souvent équipées de traceur, ce qui permet de localiser les véhicules en cas de vol. Une source proche d’un réseau de trafiquants a déclaré à Enact que des trafiquants utilisent des machines polonaises, dont le coût est estimé à environ 60.000 €, pour détruire les traceurs. Une fois que les voitures volées ont atteint le Sénégal, elles sont soumises à des contrôles et procédures de routine. Dans le passé, les criminels obtenaient une plaque d’immatriculation – ou parfois même une volée – avec une relative facilitée, car il n’existait aucune procédure de vérification sur les lieux permettant de vérifier si la voiture avait été volée ou non.
Ainsi, avec l’attention internationale croissante, les efforts visant à renforcer les systèmes de vérification ont été intensifiés au Sénégal. Désormais, toutes les voitures entrant dans le pays – que ce soit par le port ou par la terre – doivent d’abord passer le dédouanement. Le propriétaire doit se rendre à la Dic, où les véhicules sont comparés à une base de données Interpol. S’il s’avère qu’un véhicule a été volé, il est immédiatement confisqué par la police. Mais si le véhicule a été acquis légalement, le Dic délivre un certificat au propriétaire. Le certificat est soumis au service de la circulation, qui fournit ensuite à la voiture une plaque d’immatriculation.

LES LIMITES DU SYSTEME 

Le nouveau processus de vérification présente toutefois de nombreux défauts, car il encourage les trafiquants à vendre leurs voitures immédiatement après le dédouanement au port. Cela nuit aux personnes qui achètent involontairement des véhicules volés à bon prix dans le port de Dakar. Dans de nombreux cas, les victimes de ce type d’escroquerie se retrouvent en prison ou sont forcées de subir de longues procédures pénales.

DAKAR EN PASSE DE PASSER DE HUB À ZONE DE TRANSIT 

Pour contourner les nouvelles stratégies mises en place par le gouvernement sénégalais et Interpol, les réseaux criminels ont changé de cap. Le nombre de voitures volées envoyées directement à Dakar a considérablement diminué. Dakar semble être de plus en plus utilisé comme une zone de transit pour les véhicules volés en direction de la Gambie, du Mali et de la Guinée-Bissau, où le commerce semble lié à des trafiquants de drogue. Selon un responsable des douanes sénégalaises, les voitures qui transitent par Dakar sont protégées par le droit international de la circulation et ne sont donc soumises à aucun contrôle de la part d’Interpol ou des douanes. Dans les pays de destination, les véhicules ne sont soumis à aucun contrôle avant de recevoir une plaque d’immatriculation. Dans une certaine mesure, cela donne aux trafiquants la garantie qu’ils pourront vendre leurs voitures et blanchir de l’argent au Sénégal, selon le responsable.
Le trafic international de véhicules volés est une illustration du côté sombre de la mondialisation. Le Sénégal paie le prix fort à cause de sa position géostratégique et son accessibilité via son port. Pour contenir ce marché illicite en pleine croissance, Enact indique que le gouvernement sénégalais doit non seulement renforcer la surveillance au port et aux frontières, mais également renforcer la coopération avec les pays voisins et les pays d’origine des voitures volées. Sidy Djimby NDAO

Incendie au Marché de poissons de Pikine : Des millions F CFA partis en fumée

https://www.pressafrik.com Des millions de FCFA sont partis en fumée dans l’incendie qui s’est déclenché au marché de poissons de Pikine (banlieue dakaroise), dans la nuit de vendredi à samedi, rapporte Seneweb.

 Deux camions frigorifiques ont été également consumés. Les sapeurs-pompiers ont réussi à maîtriser le feu, mais les dégâts sont importants. Selon le propriétaire des camions, le mareyeur Sidy Mbengue, les pertes sont estimées à plusieurs millions de francs Cfa. Le feu aurait été déclenché par des jeunes qui préparaient le thé, confie-t-il à nos confrères. Salif SAKHANOKHO

SÉNÉGAL : Toutes les pharmacies seront fermées ce mercredi

https://www.dakaractu.com L’Ordre des pharmaciens met sa menace à exécution. Les officines seront fermées le mercredi 22 mai prochain. C’est la décision prise à l’issue de l’Assemblée générale tenue ce samedi 18 mai. Un sit-in sera également organisé dans le cadre de leur mouvement d’humeur. Lequel s’insurge contre la grâce présidentielle accordée le 4 avril dernier à Mamadou Woury Diallo, condamné dans l’affaire des faux médicaments de Touba Bélel.

L’HYPERTENSION ARTERIELLE  : Une tueuse silencieuse, méconnue et mal prise en charge

http://www.enqueteplus.com A l’instar de la communauté internationale, le Sénégal a célébré, hier, la Journée mondiale de l’hypertension (Hta). Une maladie chronique caractérisée par une augmentation permanente de la pression artérielle dans les vaisseaux sanguins. Les acteurs soulignent, au Sénégal, une prise en charge insuffisante due à un défaut de connaissance de cette affection.

Les maladies non transmissibles gagnent du terrain. Notamment l’hypertension artérielle, à propos de laquelle le conseiller technique en communication du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Lansana Sidibé, déclare que le Sénégal est dans la phase de transition épidémiologique. Dans le pays, explique-t-il, l’hypertension artérielle est la première cause d’insuffisance rénale et entraine une baisse de la productivité, un handicap au développement. Le taux de prévalence de l’hypertension artérielle est estimé à 29,8 % chez les personnes de 18 à 88 ans, selon l’enquête réalisée en 2015.

‘’Parmi tous ces patients hypertendus dans notre pays, seuls 29,4 % connaissent leur maladie et 17 % sont sous traitement. Et 8 % sont bien contrôlés. Cette prise en charge insuffisante est due, en partie, à un défaut de connaissance de cette affection par les populations’’, souligne Lansana Sidibé.

Malgré la gravité de cette maladie, poursuit-il, un traitement correct et un bon contrôle des chiffres tensionnels permettent de réduire de façon significative le risque de complications cardiovasculaires. D’où le thème de cette année ‘’Connaitre les tensions artérielles’’.

La connaissance de ces chiffres permet de prévoir l’hypertension artérielle et de la prendre en charge correctement et précocement. Il insiste et souligne que la prévention primaire est possible et passe par la lutte contre les facteurs de risques essentiels, à savoir le tabac, la mauvaise alimentation, la sédentarité, l’usage nocif d’alcool. Le collaborateur du ministre Abdoulaye Diouf Sarr de révéler que la sensibilisation sur ces facteurs de risque sera intégrée dans tous les programmes de promotion de la santé. Il invite à limiter la consommation de sel et de matière grasse, à pratiquer une activité sportive régulière pour prévenir l’hypertension artérielle.

A ce propos, le chef de la Division de lutte contre les maladies non transmissibles, Babacar Guèye, note qu’il est important de pouvoir mettre en place des stratégies pour détecter, de façon précoce, cette pathologie et la prendre en charge précocement. En amont, mettre en œuvre des stratégies de prévention de cette maladie. ‘’Des facteurs de risque qui, quand ils sont maitrisés, pourraient entrainer une réduction de l’incidence de l’hypertension artérielle, la lutte contre le tabagisme dont le Sénégal a fait beaucoup d’efforts, faire la promotion de l’activité physique régulière, l’alimentation saine, consommer moins salé et moins gras. Adopter un comportement sain, d’où l’objectif du thème développé.

‘’Hta, un facteur de risque cardiovasculaire le plus répandu‘’  

  1. Sidibé de constater que l’hypertension artérielle (Hta) est le facteur de risque cardiovasculaire le plus répandu dans le monde. Elle augmente considérablement le risque de survenu d’accidents cardiovasculaires via l’atteinte des organes cibles : reins, cœur et cerveau. Il annonce que ‘’l’Hta multiplie par 7 à 8 le risque d’accidents vasculaires cérébrales et de 5 le risque d’insuffisance cardiaque et par 3 celui de la chrono-pathie. Elle est responsable de 7 à 8 millions de décès annuels dans le monde. Près 2 milliards sont hypertendus dans le monde, environ 640 millions vivent dans les pays en développement. En Afrique, cette prévalence est de 15 à 35 %, selon les enquêtes réalisées dans différents pays’’.

Le docteur Babacar Guèye revient sur les maladies non transmissibles qui, à son avis, sont responsables, au niveau global, de 71 % de la mortalité prématurée. C’est-à-dire sur 100 personnes qui décèdent entre 30 ans 70 ans, 71 sont dus aux maladies non transmissibles. Il indique ‘’qu’une évaluation faite en 2017 au Sénégal a montré que les maladies non transmissibles sont responsables de 41 % de ces décès. Parmi ces maladies, il y a la première cause de mortalité que sont les maladies cardio-vasculaires dont l’hypertension artérielle. Il est important, à son avis, de marquer cette journée à travers l’organisation de panels et de revenir sur beaucoup d’aspects de prise en charge et des stratégies de lutte contre cette pathologie.  AIDA DIENE

Violences envers des migrants au Maroc : Le Président du Conseil National des Marocains du Sénégal relativise

https://www.dakaractu.com/Les violences contre des immigrés dans les pays Maghrébins, et particulièrement au Maroc sont souvent au cœur de l’actualité. Mais pour le Président du Conseil National des Marocains au Sénégal, cet état de fait n’est pas le propre de son pays. D’autant plus dira-t-il, que la politique migratoire au Maroc est la plus efficace en Afrique.

Le ministre de l’Intérieur français Christophe Castaner à Dakar ce lundi

https://www.dakaractu.com/, ça roucoule ferme entre Paris et Dakar. Alors que le président Macky Sall revient fraîchement de la France, voilà qu’un haut officiel de chez Macron débarque chez nous. Qui? Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.
Selon nos radars sensibles, il arrive à Dakar ce lundi pour tailler bavette avec le Président et son homologue sénégalais Aly Ngouille Ndiaye. Castaner est aussi annoncé en visite à l’Etat major de la gendarmerie. Il sera beaucoup question de lutte contre le terrorisme et de trafic de migrants durant son séjour. Avant Dakar, le ministre français est annoncé à Abidjan pour ce Week-end.

FESTIVAL DE CANNES : MATI DIOP ‘’TRISTE’’ D’ÊTRE LA PREMIÈRE FEMME NOIRE DANS LA SÉLECTION OFFICIELLE

Cannes (France), 17 mai (APS) – La cinéaste franco–sénégalaise, Mati Diop, en compétition officielle au 72e festival de Cannes a fait part, vendredi, d’une ‘’certaine tristesse‘’ qui l’habite en étant la première réalisatrice noire à être dans la sélection officielle du festival de Cannes.

 ‘’Mon premier sentiment était une certaine tristesse parce que je me suis dite, il a fallu attendre si longtemps pour que cela se passe, on est en 2019, c’est tard, c’est incroyable‘’, a-t-elle dit lors de sa conférence de presse au palais du festival estimant ’’qu’il faut travailler dur pour que cela devienne une certaine normalité’’.
‘’Le fait de figurer dans ce si grand évènement cinématographique du monde est une grande nouvelle bien sûr’’, lance Mati Diop qui se dit ne pas être responsable de cette première sélection officielle de réalisatrice noire.
‘’Tant mieux, je suis très fière. Peut-être que je représente une nouvelle dynamique, si c’est le cas, c’est important’’, souligne-t-elle affirmant avoir ‘’cruellement’’ manqué de figures noires qui pourraient constituer une sorte de référence dans le monde du cinéma.

Revenant sur le film ‘’Atlantique’’ en compétition officielle à Cannes, la réalisatrice indique que la mer omniprésente dans ce long métrage est ‘’un personnage à part entière’’.
‘’Ma vision était de faire de l’océan une complice, comme une force surnaturelle qui avale la jeunesse. Je voulais la faire parler, la prêter une voix, sa présence seule est éloquente et métamorphose’’, explique la réalisatrice.
Mati Diop a ainsi expliqué le lien qui existe entre ce court métrage ‘’Atlantiques’’ (2009) avec un ‘’S’’ et ce premier long métrage ‘’Atlantique’’ en compétition officielle à Cannes.

‘’J’ai ajouté un +s+ au court métrage, car à travers le récit de Serigne (le personnage du film), j’ai voulu évoquer d’autres traversées en mer intérieur comme la traite négrière, le voyage des colons vers l’Afrique. J’ai voulu faire une correspondance entre différents récits qui appartiennent à des moments de l’histoire’’, explique-t-elle.
Les jeunes acteurs Ibrahima Traoré, Adja Mariama Gassama, Amadou Mbow, Mame Binta Sané qui étaient aussi à la rencontre ont évoqué les difficultés de tournage du film surtout pour les séquences de transes mais ont mis l’accent sur leur joie de réaliser leur rêve.

Pour Oumar Sall l’un des producteurs du film ‘’Atlantique’’, ‘’cette coproduction choisie a été fait en parfaite intelligence’’ avec les partenaires français mais aussi la coopération sud-sud avec la Côte d’Ivoire,FKS/AMD

Le nouveau dg du Coud déguerpit les marchands ambulants

http://www.dakarmatin.com Abdoulaye Sow se met au travail, en mode fast-track. Le tout-nouveau Directeur général du Centre des Oeuvres universitaires de Dakar (COUD) a ordonné une opération de désencombrement au niveau du campus de l’Ucad (universitaire Cheikh Anta Diop de Dakar).

À l’instar du ministre de l’Urbanisme du Logement et de l’hygiène publique, Abdou Karim Fofana, qui a lancé des opérations d’assainissements de l’espace public sur l’étendue du territoire national, le nouveau Dg du COUD, par ailleurs vice-président de la Fédération sénégalaise de football, veut rendre le cadre de vie du campus social de l’Ucad plus agréable.

L’opération déguerpissements des marchands ambulants a démarré ce samedi. Elle est assurée par le service de sécurité du Coud et va se poursuive aux alentours de l’espace universitaire.

Pour leur part, les marchands ambulants concernés par cette nouvelle mesure s’en désolent. Ils demandent que les cantines vides érigées au niveau du campus leur soient octroyées

Corniche de Dakar : La DSCOS démolit les « constructions « irrégulières » de Rose Wardini

http://www.dakarmatin.com La direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (DSCOS) a encore sévi. Dans sa croisade contre les constructions irrégulières, la Dscos a, par le biais de sa brigade zonale de Dakar, procédé ce vendredi en fin d’après-midi à la destruction des « constructions irrégulières » édifiées par la gynécologue et présidente de l’Ong Medisol-international, Rose Wardini.

Lesquelles constructions étaient érigées sur la Corniche, à côté du Radisson, derrière le bâtiment de Collé Ardo, a appris Seneweb.

Mme Rose Wardini, selon nos informations, soutient que les locaux sont destinés à la sécurité du président Wade. Ce que les agents de la Dscos ayant effectué la visite des lieux ont balayé d’un revers de la main. « Dans tous les cas, il s’agit travaux effectués sans droit ni titre sur une voie publique », se défend un agent de la Dscos qui était sur les lieux

Macky Sall à ses responsables de Paris : «Vous m’avez trahi,vous avez utilisé l’argent à d’autres fins, mais on verra…»

http://www.dakarmatin.com/Le consul général du Sénégal à Paris, Amadou Diallo ; et le coordinateur de la DSE, Ameth Sarr, ont eu chaud , très chaud même , quand le président Macky Sall les a reçus hier, tard dans la nuit, à la résidence parisienne de l’ambassadeur du Sénégal en France.

Au menu de la rencontre, le bilan, notamment financier, de la  dernière présidentielle. Macky Sall avait mis les moyens pour gagner en France, mais au finish, son score a été loin de ses objectifs.

Selon le site infos15, le président Sall, arrivé mardi dernier à Paris, avait alors intimé l’ordre à Ameth Sarr et compagnie de lui faire un bilan.

Après avoir pris connaissance du contenu du texte, le patron de l’APR, très déçu, a commencé à les étriller copieusement.

« Je pensais que ce bilan était fait suite à une assemblée générale, mais je me rends compte que ce n’est pas le cas. C’est un faux bilan. Vous m’avez trahi, vous n’avez pas travaillé et pire, à chaque instant vous demandez une rallonge budgétaire. Vous avez utilisé l’argent à d’autres fins, mais on verra. »

Macky Sall, dit-on, qui était dans une colère noire, a aussi reproché à ses invités et à leur clan d’être les véritables problèmes de sa famille politique en France. « Vous ne travaillez pas et vous empêchez les autres de le faire. Cette victoire dont vous vous targuez à tout moment est pire

Non paiement d’impôts : L’Etat bloque les comptes de Madické Niang

https://www.dakar7.com Me Madické Niang est dans le collimateur du fisc. Pour «défaut de paiement de plusieurs millions d’impôts sur ses activités professionnelles et ses biens immobiliers», le candidat malheureux à la présidentielle de février 2019 a vu ses comptes bancaires bloqués. Selon le journal L’Observateur repris par Seneweb, Madické s’attèle à trouver dans les plus brefs délais une issue heureuse.

Moundiaye Cissé(Ong 3D) : «Pourquoi nous avons proposé Babacar Gueye et Madzid Ndiaye»

https://www.dakar7.com Pour une bonne réussite du dialogue national, le pouvoir en place a accepté la mise en place d’une Commission cellulaire indépendante conduite par une personnalité neutre. Les membres de la société civile ont proposé le constitutionnaliste Babacar Guèye et Mazide Ndiaye pour diriger ladite commission. Directeur exécutif de l’Ong 3D, Moundiaye Cissé explique les raisons de ce choix. Entretien avec Igfm

Vous avez fait des propositions concernant la commission qui doit diriger le dialogue national, vous avez choisi deux personnalités, à savoir, le Pr Babacar Guèye et Mazide Ndiaye, qu’est-ce qui explique ce choix ?

Ce choix s’explique par trois raisons. D’abord ces personnes sont connues pour leur neutralité et leur indépendance politique, ils sont à équidistance des chapelles politiques, sans compter leur probité morale. Ensuite, ils ont déjà une expérience sur la question, le Pr Babacar Guèye a eu à diriger la Commission cellulaire qui a donné naissance à la Cena en 2004. Le doyen Mazide Ndiaye a piloté le Comité de veille et de suivi des recommandations issues de l’audit du fichier électoral en 2011. Et enfin, ces deux personnalités ont une légitimité qui tient au fait qu’ils dirigent aujourd’hui les deux coalitions d’organisations de la société civile qui travaillent sur les élections. Mais ce sont juste des propositions, il n’y a pas que ces personnes qui sont capables de diriger une telle Commission. Nous avons pensé à une co-présidence, parce que le Pr Babacar Guèye est constitutionnaliste, le doyen Mazide Ndiaye n’est pas juriste, mais il a une capacité avérée de négociation et de médiation. Nous avons donc pensé que c’est un duo gagnant, Babacar Guèye pour les questions de textes réglementaires et législatifs, Mazide Ndiaye pour la médiation. De plus, la co-présidence va permettre, lorsque l’un est empêché, que l’autre puisse le suppléer. Parce que si on met en place cette commission, elle va devoir travailler d’arrache pied pour terminer le plus tôt possible sa mission. Nous avons pensé également que c’est bien de mettre en place cette commission, dirigée par ces deux personnes, mais qui seront entourés par d’autres éminents universitaires tels que les Pr Alioune Badara Diop, Alioune Sall ou Abdoulaye Dièye. Si on a un tel dispositif, on pourra avoir des résultats, sans oublier de se féliciter de l’esprit d’ouverture qui a prévalu aussi bien du côté de la majorité que de l’opposition.

Est-ce que ces personnalités en question ont été contactées ou il s’agit seulement d’un vœu pour le moment ?

C’est un vœu, mais ils ont été contactés, on ne peut pas faire de telles propositions sans les contacter auparavant. Pas officiellement par la société civile ou l’Etat certes, mais par une partie des acteurs.

Et dans quelles dispositions sont-ils ?

Je crois qu’ils sont dans les dispositions de répondre favorablement. Ils sont prêts à servir leur pays, se sacrifier et faire un don de soi pour leur pays, ils ont déjà eu à le faire, si les conditions sont réunies, c’est à dire si on leur donne carte blanche. L’idée de la commission est là, mais il faut discuter des modalités de mise en place, des attributions de la commission, de ses moyens et de ses outils. Mais sur le principe, je peux dire qu’ils sont prêts à s’engager et à donner le meilleur d’eux-mêmes pour un bon déroulement du dialogue entre le pouvoir et l’opposition.

Mais est-ce que vous avez saisi les parties concernées, le pouvoir et l’opposition, pour leur faire part de votre choix ?

Ce n’est pas encore le cas pour le moment, parce qu’il fallait que chacun des pôles fasse des propositions. Nous avons fait notre proposition, la majorité peut proposer d’autres personnes, de même que l’opposition. Mais à mon avis, il va d’abord falloir régler des préalables : que l’opposition soit saisie, ils ont écrit au ministère de l’Intérieur et il va falloir leur répondre pour leur notifier l’ouverture dont a fait preuve la majorité. Peut-être organiser une autre réunion pour discuter des modalités de mise en place de la commission et de ses prérogatives, mais aussi de ses moyens de fonctionnement et des conclusions qui vont naitre des discussions.

Concrètement, qu’attendez-vous de ce dialogue ?

On attend de ce dialogue que tous les points objet de désaccord soient réglés. Il y a la question du fichier électoral, celle du parrainage, qui doit être revu, la question de l’organe de gestion des élections, la question du bulletin unique… tous ces points soulevés par l’opposition et ayant trait au processus électoral peuvent être discutés à travers cette Commission. L’important c’est qu’on arrive à avoir un minimum de consensus sur les règles du jeu électoral.

Aujourd’hui qu’est-ce qui pourrait créer un blocage?

Ce qui peut créer un blocage, je pense que ce serait qu’il y ait un manque de volonté de part et d’autre. Mais si on continue à ce rythme, que chaque acteur essaie de faire des concessions, je pense qu’on pourrait arriver à un dialogue sincère. L’opposition a fait un pas, la majorité également, il ne faudrait pas que l’on corse les conditions de participation, cela pourrait constituer un blocage. Dès lors qu’on a une convergence de vues sur le cadre, tout peut se discuter. Il faut éviter de poser plus de conditions, j’entends l’opposition parler de garanties sur l’utilisation que l’on fera des conclusions du dialogue, mais je crois que tout cela on peut en discuter au sein du cadre.

On a l’impression que dans le dialogue national, on ne parle que de politique, alors qu’il y a d’autres questions qui doivent être abordées

Non je pense que c’est juste une dimension du dialogue, c’est peut-être parce que la politique fait beaucoup parler d’elle, mais il y a d’autres segments qui se réunissent pour préparer le dialogue. Cependant le dialogue politique est une exigence, parce qu’il va falloir faire une révision du code électoral, en perspective des Locales. C’est un impératif de poser le dialogue politique parce qu’il faut revoir les règles du jeu électoral. Il y a énormément de choses à corriger pour les Locales à venir, et cela nécessite que les gens discutent pour arriver à un minimum de consensus. Mais je ne doute pas qu’en marge de ce processus lancé sur le dialogue politique, d’autres discussions se préparent pour les autres secteurs (éducation, santé…).ADAMA DIENG

Processus électoral : Les Professeurs Alioune Sall et Babacar Kanté proposés par les Non-alignés pour conduire les concertations

https://www.dakaractu.com Le pôle des Non-alignés a fait son choix. Ce sont les professeurs Alioune Sall et Babacar Kanté qui ont été proposés comme étant les personnalités indépendantes devant conduire les concertations sur le processus électoral. C’est ce qu’a appris Dakaractu. Un choix porté sur ces deux personnalités, à l’issue ‘’d’une analyse approfondie’’. Lesquelles sont décrites comme étant ‘’d’éminents universitaires, connus pour leur indépendance, leur équidistance de tous les acteurs impliqués dans la concertation sur le processus électoral, leur expertise et leur expérience. Des critères cumulatifs qui doivent être satisfaits par toute personnalité réputée indépendante proposée pour conduire les concertations’’, a dit Déthié Faye, le Coordonnateur du Pôle des Non-alignés.

Dans un communiqué parvenu à la rédaction, il est relevé que ladite structure ‘’a notifié le 16 mai dernier, à la Direction générale des élections (Dge) par le canal convenu, la liste des personnalités indépendantes proposées. Il s’est agi, ainsi, pour le pôle des Non-alignés, en considération du contexte et des enjeux, de proposer des personnalités crédibles, libres de tout engagement par rapport aux entités impliquées dans la concertation sur le processus électoral.

Il faut juste rappeler que le Cadre de concertation sur le Processus électoral avait tenu sa première réunion le 16 mai 2019 à l’occasion de laquelle. Ce, après que l’administration a demandé aux pôles et à la société civile de communiquer la liste des personnalités indépendantes proposées pour conduire les travaux.

Zahra Iyane Thiam: « Les noms proposés par l’opposition sont déjà parties prenantes »

http://www.dakarmatin.com Invitée du Grand Jury de la Rfm, Zahra Iyane Thiam ministre de la Micro-finance dit avoir relevé une incohérence dans la démarche de l’opposition à propos du dialogue national. elle dit: « Aujourd’hui qu’on nous propose d’autres personnalités de la société civile qui sont parties prenantes, parce que dans le cadre des concertations, vous avez la majorité, l’opposition, les non-alignés et des membres de la société civile donc on ne peut pas revenir proposer des gens qui sont parties prenantes.
Comme l’opposition parle de personnalités neutres je vous laisse juger. Alors que nous avons récusé la Cena, et d’autres personnalités »La responsable de l’Alliance pour la république pense que la morale de l’histoire dans tout ça, c’est que « nous sommes tous Sénégalais et le premier critère qui doit prévaloir c’est le patriotisme, être républicain. »

MAMADOU DIOP DECROIX DEMANDE AUX NON ALIGNÉS DE CHOISIR LEUR CAMP

http://www.emedia.sn Les propositions pleuvent en prélude de la journée du dialogue national du 28 mai instituée par le chef de l’Etat, Macky Sall, depuis 2017. Pour Mamadou Diop Decroix, le secrétaire général d’And Jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (AJ/PADS), « l’équation est déjà difficile pour qu’on la complique davantage ». Dans un entretien avec Walf Quotidien, il demande, de ce fait, les partis non-alignés de se déterminer. « Le problème des non-alignés est aussi réel, souligne l’opposant. Certains étaient dans la mouvance présidentielle et ont voté pour Macky Sall. D’autres ont voté pour des candidats de l’opposition.

Donc, ce ne sont pas des non-alignés. » Avant de jeter une pierre dans le jardin du pouvoir : « C’est le pouvoir qui cherche à disposer des forces supplétives. D’ailleurs, c’est cette frange qui a été utilisée aux législatives pour saboter les élections avec plus d’une vingtaine de listes bidons. C’est aussi cette entité qui a été manipulée pour dire qu’il y avait un consensus pour ne pas choisir que cinq bulletins sur les 47 listes le jour du scrutin. Donc, leur présence dans le dialogue ne nous rassure pas. »

Decroix qui propose donc de « simplifier », indique qu’ « il faudrait que ceux qui avaient voté pour le candidat du pouvoir rejoignent la délégation du pouvoir et que ceux qui ont voté pour un candidat de l’opposition se retrouvent dans le groupe (dédié). De cette façon, on aura d’un côté l’opposition et de l’autre, le pouvoir. La société civile sera là, comme témoin, et le comité des modérateurs dirige les débats. »

En outre, ajoute l’opposant, ici au Sénégal, c’est la présence des partis en tant parties prenantes à la décision qui avait bloqué la commission nationale de recensement des votes en 1993, première année d’application du code consensuel. « Donc pas de commission où chacun envoie un représentant mais des personnalités choisies d’accord-partie. »

Sur les personnalités devant conduire les travaux, la société civile, elle, a déjà opté pour les profils du Professeur Babacar Gueye, constitutionnaliste, et d’Abdoul Mazide Ndiaye, ancien membre de la Commission nationale de réforme des Institutions (CNRI), pour présider la commission cellulaire pour le dialogue politique. DIE BÂ

Report des locales : Aymérou Gningue appelle l’opposition au dialogue

https://www.pressafrik.com Aymérou Gningue, le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (Bby, mouvance présidentielle) a appelé l’opposition sénégalaise à prendre part au dialogue du 28, initié par le président Macky Sall, pour discuter notamment du report des élections locales prévues le 1er décembre.

Le dialogue politique initiée par le chef de l’Etat, Macky Sall se tiendra le 28 mai prochain. Certains cadres de l’opposition ont décidé d’aller répondre à l’appel du président Sall, alors pour d’ autres, il n’est pas question de prendre par à cette rencontre, qu’ils considèrent comme une « farce ».

Aussi, persiste-t-il,  le secrétaire général des Forces démocratiques du Sénégal (Fds), Babacar Diop, a appelé les quatre candidats malheureux à la présidentielle du 24 février 2019 à boycott le dialogue, avant de s’en  prendre à la société civile qui, pour lui, est sans « aucune crédibilité » et est juste-là pour « capter des fonds ».

Cette société civile a proposé deux personnalités que sont le Pr Babacar Gaye et Majid Ndiaye qui seront assistés par des universitaires pour diriger la commission qui va modérer le dialogue. Salif SAKHANOKHO

Limitation du mandat présidentiel à deux:Ousmane Faye demande la révision de l’article 27 de la Constitution

https://www.dakaractu.com Le leader de « Wattu Sénégal », Ousmane Faye, a demandé la révision de l’article 27 de la Constitution qui limite à deux le mandat du président de la République. En effet, selon Ousmane Faye, « cet article de la Constitution prive le peuple de choisir librement son président ».  Pour ce qui est du choix d’un président de la République, le peuple doit assumer pleinement sa souveraineté. On ne devrait lui imposer aucune réforme à travers une constitution qui fixe la limitation du mandat présidentiel à deux, et qui a fini d’adopter sa réduction de 7 à 5 ans, tout en lui imposant un âge plafond du candidat, a-t-il fait savoir lors de la conférence des femmes de « Wattu Sénégal ».

Selon lui par ailleurs, la majorité doit prendre son courage à deux mains et opérer une révision de cet article sinon, il appartiendra au peuple souverain le droit d’imposer cette révision. Il a fini en accusant la société civile qui, depuis l’avènement du Président Wade, agit en minorité et dicte ses désirs aux antipodes des règles démocratiques qui doivent laisser au peuple exclusivement la latitude de s’exprimer.

Pour Ousmane Faye enfin,  le problème est qu’on risque de se trouver dans une situation d’éternel recommencement, tout en soulignant qu’il faudra être extrêmement courageux pour mener ces changements afin d’éviter une retouche permanente de la Constitution.

Professeur Moussa Diaw : « le dialogue national doit être élargi »

https://www.leral.net Le professeur en Sciences politiques à l’université Gaston Berger de Saint-Louis est d’avis que le dialogue national du 28 mai prochain ne pas concerner uniquement la politique. « Le dialogue doit être élargi. Aujourd’hui, il y a tellement de problèmes concernant notamment l’emploi des jeunes, la santé, la sécurité, le social », a-t-il indiqué sur la RFM. Par ailleurs, a souligné l’enseignant, il ne convient pas juste de dialoguer et de classer les conclusions dans les tiroirs. « Il faut mettre en place une structure chargée du suivi » des conclusions de ce dialogue, a-t-il encore indiqué.

DIALOGUE NATIONAL : LA PRÉSENCE DES ACTEURS CULTURELS RÉCLAMÉE

Kaolack, 19 mai (APS) – Les acteurs culturels doivent avoir une place à la table du dialogue national, a estimé Pape Faye, président de l’Association des artistes et comédiens du théâtre sénégalais (ARCOTS).
’’Aujourd’hui, au Sénégal on parle de dialogue politique mais nous membres de ARCOTS, nous parlons de dialogue national car nous ne faisons pas de la politique’’, a déclaré à la presse Pape Faye estimant que ’’dans ce dialogue national, on n’a jamais parlé des acteurs culturels mais nous réclamons notre chaise au sein de ces assises’’.

Il était, samedi, dans la capitale du Saloum où il a participé à la cérémonie de cloture de la cinquième édition du Festival interscolaire de théâtre de Kaolack (FISTKA) organisé du 13 au 18 mai.

Pape Faye a aussi fait part de leur souhait d’organiser la 13-éme édition du festival du rire de Kaolack en 2019 soulignant que ’’c’est le festival du rire du théâtre de Kaolack qui a donné naissance à tous les festivals dont on entend parler au Sénégal’’.

 Au total, 140 élèves d’une vingtaine d’écoles élémentaires, de collèges et lycées ont été primés, au terme de la cinquième édition du FISTKA, a confié à la presse Sankoum Diaby, membre du comité d’organisation.

Selon lui, l’objectif visé à travers ce festival est ’’de mettre en avant la pédagogie par le théâtre avec un choix des thèmes portés vers le civisme, le social, la citoyenneté afin d’inculquer ces valeurs dès le bas âge aux enfants’’.

Pour les lycées et collèges, les prestations portaient uniquement sur ’’la synthèse des œuvres au programme dans l’objectif d’inciter les jeunes à la lecture’’, a-t-il précisé.

Sankoum Diaby a, dans la foulée, invité la municipalité et le Conseil départemental de Kaolack à soutenir ce projet à caractère éducatif dont le budget est arrêté à la somme de 4, 5 millions de francs Cfa.AFD/AMD/OID

 Dialogue Politique : Le cadeau empoisonné de Macky Sall

 http://www.dakarmatin.com Les partis de l’opposition radicale regroupés autour du Front de résistance nationale (FRN), vont diversement apprécier la concession que leur a faite le président de la République. Lors de la rencontre de jeudi entre la majorité et les non-alignés, le gouvernement s’est engagé à créer une commission cellulaire dirigée par une personnalité neutre. Un cadeau «empoisonné» qui risque de saper leur unité. En effet, le pouvoir semble être dans une logique de division de l’opposition. En cédant à l’une des revendications du FRN et surtout des quatre candidats malheureux à la dernière élection présidentielle, Macky Sall semble être dans une logique de division pour isoler le Pds et le camp de Khalifa Sall des autres formations politiques, membres du FRN.

Il satisfait ainsi la principale doléance d’Idrissa Seck, Issa Sall, Madické Niang et Ousmane Sonko. En effet, réunis mardi dernier, ces quatre candidats malheureux à la présidentielle affirmaient leur adhésion totale à la position exprimée par le Front de résistance nationale (FRN) consistant à exiger une concertation «sincère et constructive, menée sous la conduite d’une Commission cellulaire, composée de plusieurs personnalités crédibles et neutres».

Porte-parole de Rewmi, Daouda Bâ, cité par Seneweb affirme que leur principale condition a été acceptée et il n’y a plus de raison de boycotter le dialogue. «Pour un dialogue sincère, bien organisé, il fallait une commission neutre cellulaire avec un modérateur et un pilote », dit-il.

Cependant, hier, lors de cette rencontre, le camp du pouvoir n’a rien dit sur l’amnistie de Karim Wade ou la révision de son procès et la libération immédiate de Khalife Sall. Or, ces revendications sont les conditions sine qua none de ces deux formations politiques (PDS et Khalifistes). A cela, il faut ajouter la récusation du ministre de l’Intérieur par Abdoulaye Wade. En effet, le 9 mai dernier, Barthélémy Dias posait comme condition l’amnistie de Karim Wade et de son leader Khalifa Sall. Le même jour, Abdoulaye Wade affirmait la même chose dans un communiqué. «Le PDS rappelle également que sa participation au dialogue politique est conditionnée par la libération immédiate de Khalifa Sall et par la révision du procès de Karim Wade», avait écrit le Pape du Sopi. Il ajoutait également qu’il n’est «pas acceptable» que cette réunion soit présidée par Aly Ngouille Ndiaye. Selon lui, Aly Ngouille Ndiaye est d’abord disqualifié du fait de son implication dans les scandales économiques et financiers Mittal et Petrotim qui ont fait perdre plus de 5 000 milliards de FCfa au Sénégal et qui auraient certainement pu éviter le chaos économique et social dans lequel le Sénégal va être plongé avec l’augmentation prochaine des prix. «Aly Ngouille Ndiaye est surtout totalement disqualifié pour présider une telle rencontre car il a été le maître d’œuvre de la fraude électorale massive qu’il a annoncée devant la presse et l’opinion en affirmant haut et fort qu’il avait été nommé ministre de l‘Intérieur pour faire gagner son patron Macky Sall», avait-il conclu. Reste maintenant à savoir si l’opposition pourra surmonter cet écueil

Dialogue politique : Amsatou Sow Sidibé déçue par…

http://actunet.net La présidente de Car Lenenn, Amsatou Sow Sidibé, s’est dit « déçue de l’orientation donnée » au processus de consolidation du dialogue politique.
« J’apprécie la réunion de consolidation des termes de référence du dialogue politique du 28 mai prochain mais je suis déçue par l’orientation donnée à ce processus », a-t-elle souligné sur sa page Facebook. Elle estime qu’ »en l’état actuel des choses le dialogue est galvaudé, en ce sens qu’il n’intègre pas de discussions sérieuses approfondies, inclusives, sur les questions prioritaires».
Amsatou Sow Sidibé considère que le dialogue est « uniquement articulé autour de considérations politiques alors que bien d’autres questions fondamentales sont occultées ». Elle ajoute : « Il y a certes intérêt à régler la question électorale mais moult problématiques restent en suspens : les morts dans les migrations clandestines, l’Éducation, la Justice, ou encore la gouvernance pour lutter contre la pauvreté. »
La présidente de Car Lenenn a également déploré le fait que ce dialogue concerne seulement les partis politiques. « Je regrette la mise en place d’une commission cellulaire pour superviser le processus parce qu’il faudrait autre chose qu’une commission cellulaire pour l’élection, car c’est limitatif. C’est la raison pour laquelle nous avons proposé en lieu et place de cette commission un comité d’observation de la concertation avec des personnalités qui sont des voix autorisées et qui ont comme mission d’encadrer les concertations et d’assurer le suivi et l’évaluation des engagements pris.
En outre, Amsatou Sow Sidibé regrette que « les discussions ne concernent que les acteurs politiques et la société civile ». Elle martèle : « La base de la population n’est pas conviée, les citoyens lambda, les syndicats, les chefs religieux musulmans, chrétiens et coutumiers ont leur mot à dire, tout comme le secteur privé. »

Ndiaga Sylla suggère de

sortir la Daf et la Dge de la

tutelle du ministère de

l’Intérieur

http://www.seneweb.com Pour l’expert électoral Ndiaga Sylla la mise sur pied d’une commission cellulaire et la désignation d’une personnalité neutre pour conduire le dialogue politique, ne suffisent pas à elles seules pour garantir un consensus entre l’État et les chapelles politiques. D’autant moins que, renseigne-t-il, depuis toujours les concertations entre acteurs politiques ont été dirigées par des personnalités neutres. Le fait est qu’il y a « une rupture de confiance entre les acteurs », constate Ndiaga Sylla, invité de l’émission Objection sur Sud Fm ce dimanche 19 mai.

Il poursuit : « Notre processus électoral est depuis longtemps jalonné de suspicions, de doutes, de contestations et même de crises (…) Les observateurs nationaux comme internationaux ont pu attesté de la bonne tenue des dernières élections mais nous avons noté des contestations qui sont justement motivés par un manque de confiance. C’est pourquoi nous sommes tentés de dire qu’au Sénégal depuis quelques décennies il y a une crise de confiance entre les acteurs politiques. »

D’après l’expert électoral le premier chantier de la future commission cellulaire c’est de restaurer cette confiance comme cela a été le cas en 1992 à travers le code consensuel. « Il est important, estime Ndiaga Sylla, que le futur président (de la commission) puisse jouer de tout son poids pour rapprocher les positions et faire en sorte qu’à chaque fois qu’il y a blocage que les acteurs puissent lâcher du lest pour aller vers un compromis. »

À défaut de nommer une personnalité neutre au ministère de l’Intérieur pour conduire les élections, Ndiaga Sylla esquisse d’autres solutions de « sortie de crise » comme le renforcement de notre modèle (système) électorale. Il détaille : « On a un modèle mixte qui consiste à faire en sorte que l’administration à travers le ministre de l’Intérieur organise les élections et la Cena, commission indépendante, supervise. Pour rassurer les acteurs, à mon avis, il est possible d’envisager de sortir la Daf et la Dge de la tutelle du ministère de l’Intérieur. Faire en sorte qu’elles soient une administration autonome. »

Appelez les sapeurs pompiers:Babacar Diop des FDS brûle les 4 candidats de l’opposition,les non-alignés et la “Société civile électorale”

https://actusen.sn Les Forces démocratiques du Sénégal (FDS) restent constants dans leurs convictions. Babacar Diop et Cie estiment que l’opposition doit purement et simplement boycotter le dialogue. Selon eux, pour aller vers le président Macky Sall, il n’y a qu’une seule voie. “Tout se doit d’être clair. Tout doit être transparent, clair et discuté (…) Si Macky veut un dialogue franc, une fois de plus pour moi, il doit poser des actes forts”, déclare le Président Babacar Diop dans un entretien avec LesEchos.

Il invite les membres de l’opposition à refuser que le groupe des quatre candidats (Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Madické Niang et Issa Sall : Ndlr) continue de d’agir au nom et pour le compte de l’opposition, au point de prendre des décisions qui on ne le dira jamais assez, les engagent. “L’opposition ne se réduit pas à ces gens. Il n’y a pas d’anciens candidats dans une démocratie”, martèle-t-il avant de s’en prendre violemment à une frange des Non-alignés et de la “société civile électorale”.

“Le pôle des non-alignés travaille pour Macky Sall comme une bonne partie de la Société civile électorale. La Société civile électorale, c’est juste une Société civile pour capter des fonds. Aucune crédibilité !”, conclut-il le leader des Forces démocratiques du Sénégal.

Elections locales : «L’Ams est pour le respect du calendrier républicain»

http://www.seneweb.com L’Assemblée générale des secrétaires municipaux, qui s’est tenue à Mbour, ce week-end, a été une occasion, pour le secrétaire général de l’Association des maires du Sénégal (Ams), Mbaye Dionne, d’exprimer la position des élus locaux.«La position de l’Ams est pour le respect du calendrier républicain.  Car beaucoup de maires, aujourd’hui, veulent que les élections locales soient organisées à date échue. C’est leur position de principe», dit-il sur iRadio.

Abdou Latif Coulibaly : «Cheikh Guèye n’a jamais organisé l’élection»

http://www.seneweb.com Les revendications de l’opposition sur le choix d’une personnalité neutre et indépendante et la mise en place d’une commission chargée d’organiser les élections au Sénégal, sont-elles pertinentes ? Car,  selon l’ancien ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, «Cheikh Guèye n’a jamais organisé l’élection  présidentielle de 2012».

Qui était en première ligne ? Qui interdisait les marches ? Qui commandait l’Administration territorial et avait la responsabilité d’organiser l’élection ?, s’interroge l’ancien journaliste et membre du parti au pouvoir, Apr. «Cheikh Guèye était dans la paperasserie, ici à Dakar. Tout ce qu’il faisait était convoyé sous la responsabilité du ministre de l’Intérieur, des préfets, des sous-préfets, des gouverneurs et des maires. Jamais l’Administration territoriale n’a été placée sous la responsabilité de Cheikh Guèye. Jamais d’ailleurs la Daf n’a été mise sous la responsabilité de Cheikh Guèye», a fait savoir Abdou Latif Coulibaly à l’émission « Jury du dimanche » sur iRadio.

Idrissa Samb, inspecteur des Impôts et Domaines, président du mouvement Djolof En Marche : « Des colosses sont en train de se battre pour succéder au président de la République Macky Sall. »

https://www.dakaractu.com Dans une interview qu’il a accordée à Dakaractu, le président du mouvement DEM, en marge d’une cérémonie de remise de dons aux nécessiteux organisée dans son fief à Dahra, a tiré le bilan de l’élection présidentielle, les perspectives de son mouvement, avant de revenir sur la suppression du poste de Premier ministre.

Dakaractu : Pourquoi vous avez organisé cette journée de solidarité ?

Idrissa Samb : Comme vous le savez, le moment de ramadan est un mois très spécial où le musulman peut, à travers des actes de bienfaisance, venir en aide à son prochain. C’est dans cet esprit que le mouvement Djolof En Marche (DEM) a décidé de ne pas être en reste pour venir en aide à une centaine de personnes démunies, choisies dans les dix quartiers que compte la  commune de Dahra.
Le don est composé de deux tonnes de riz, 70 paquets de sucre et 70 paquets de dattes.
Dakaractu : Votre mouvement a soutenu le candidat Ousmane Sonko à la dernière élection présidentielle : Quel bilan tirez-vous des élections présidentielles du 24 février 2019?
Idrissa Samb : Une satisfaction totale,  car nous avons fait de telle sorte que l’opposition soit forte et respectée dans le Djolof à travers le mouvement DEM en coalition avec Ousmane Sonko d’une part. D’autre part, nous sommes arrivés deuxième derrière la coalition présidentielle et devant les autres coalitions comme celle de Idrissa Seck. Rien qu’à Dahra commune, nous avons presque 2000 voix malgré les maigres moyens et la campagne de diabolisation de nos adversaires et les achats de conscience.
Nous sommes très satisfaits aussi du processus électoral et nous félicitons les vainqueurs.
Enfin, nous sommes très contents de notre position et de notre discours qui a fait que le pouvoir en place avait à un moment donné, peur de perdre la commune de  Dahra. C’est ainsi qu’ils ont mis des moyens colossaux avec le nouveau ministre de l’élevage et des productions animales Samba Ndiobène Ka, pour finalement renverser la tendance.
En somme, nous sommes très satisfaits, car si aujourd’hui le Djolof a deux ministres, en partie c’est grâce au mouvement DEM qui a fait travailler les deux ministres pour être enfin récompensés par le président de la République Macky Sall.
Dakaractu : Quelles sont vos perspectives?
Idrissa Samb : D’abord le mouvement DEM réclame l’érection du Djolof en région et Dahra comme département.
Ensuite, nous demandons à nos deux ministres de rendre la pièce de la monnaie à la population du Djolof. Ainsi le mouvement DEM réclame que le ministre de l’intérieur fasse tout pour que Dahra ait un commissariat de police pour lutter contre l’insécurité grandissante ainsi que le vol de bétail. Nous réclamons aussi une caserne de sapeur pompier.
Pour ce qui concerne Samba Ndiobène Ka, nous le félicitons mais nous demandons qu’il fasse tout pour redynamiser le Centre de Recherche Zootechnique (CRZ)de Dahra qui est moribond ainsi qu’un abattoir national digne du Djolof.
Dakaractu : Quelles sont les perspectives du mouvement DEM ?
Idrissa Samb : Le mouvement DEM est plus que jamais prêt à être au devant des combats prochains pour l’amélioration des conditions de vie de la population du Djolof. Pour cela il sera aux prochaines élections municipales soit seul ou en coalition.
Dakaractu : Que pensez -vous de la suppression du poste de Premier ministre ?
Idrissa Samb : Pour ce qui concerne la suppression du poste de Premier ministre le président a soutenu que c’est pour que les choses aillent vite. Mais nous pensons que c’est pour éviter dans son camp des batailles de succession. Mais qu’à cela ne tienne, il y aura combat intra muros, car des colosses sont en train de s’activer dans son camp pour le remplacer.
Nous pensons aussi que le poste de chef de l’État est tellement difficile  qu’il aura forcément besoin d’un second comme un Premier ministre qui exécute sa politique.
Enfin, le président sans Premier ministre est très vulnérable et sera très exposé…

Le fast-track est « plus qu’une réalité », affirme la ministre de la Microfinance, Zahra Iyane Thiam

http://www.dakarmatin.com La ministre de la Microfinance et de l’économie sociale et solidaire, Zahra Iyane Thiam, a affirmé dimanche que le concept du président sénégalais Malick Sall qu’est le fast-track (aller plus vite dans le traitement des dossiers) est « plus qu’une réalité », lors de l’émission Grand Jury, sur la Rfm. « Je peux vous dire que le fast-track est plus qu’une réalité. Je viens d’être nommée dans le gouvernement, on n’a pas eu le temps de s’asseoir ni cette aise pour comprendre les dossiers, il a fallu donner le cap tout de suite. Donc c’est une réalité qui est là », dit-elle sur la Rfm. Zahra Iyane Thiam de faire savoir que le fast-track état d’esprit et lorsqu’on quitte un septennat pour aller vers un quinquennat forcement, il y a des ajustements à faire. Et si c’est ajustements ne sont pas faits, on ne peut pas atteindre les objectifs fixés. « Le président Macky Sall a choisi sa méthode de travail. Il a dit qu’il y a trop d’intermédiaires, diminuons-les », soutient-elle avant d’ajouter qu’elle souhaite que le chef de l’Etat ne l’appelle pas, car c’est synonyme de retard dans le traitement des dossiers

Abdou Latif Coulibaly : «aucun pouvoir ne peut frauder les élections, au Sénégal»

iGFM-(Dakar) «Ce que le Sénégal a réussi comme prouesse, c’est extraordinaire à partir de son code consensuel de 1992. Rien de substantiel n’a été modifié dans ce code-là. Si des élections pouvaient être volées, en 2000, je ne suis pas sûr, que le président Diouf aurait perdu le pouvoir. En 2012, je ne suis pas sûr que Macky Sall aurait pu accéder au pouvoir». C’est la déclaration faite par l’ancien ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, dans l’émission «Jury du dimanche» sur iRadio.

Abdoulatif Coulibaly reste convaincu qu’aucun pouvoir, quel qu’il soit, ne peut frauder des élections, au Sénégal. «La même analyse que j’ai faite en 2000 et 2012 est celle-là qui demeure vraie par rapport à tout ce qui est fait aujourd’hui. Du point devenu du processus électoral, aucun observateur n’a remis en cause les élections dans leur substance et l’essentiel de son organisation. Les résultats issus des urnes à l’élection présidentielle sont fiables à 400 %.» a-t-il ajouté.

Abdoulatif Coulibaly : « je sais pourquoi les gens ont ma nostalgie dans la presse »

http://www.dakarmatin.com Abdoulatif Coulibaly est d’avis que la loi de 1961 (relative au statut général des fonctionnaires), qui régit la fonction publique doit être changée. C’est d’ailleurs que le chef de l’Etat a préconisé de faire, révèle-t-il. « Le président a envoyé une mission qui a séjourné au Rwanda pendant 15 jours et qui est revenue avec des conclusions majeures », annonce Abdoulatif Coulibaly, sur les ondes d’iRadio. Il réagissait ainsi à l’information selon laquelle une autorité de l’Etat (l’ex présidente du CESE) aurait eu droit à 8 véhicules de fonction durant son exercice.

Tout de même, l’ancien ministre de la Culture dit ne prend pas pour argent comptant tout ce que dit la presse. Il souligne, pour le regretter, qu’il y a « beaucoup de choses qui sont relayées dans la presse y compris dans celle qu’on dit sérieuse qui sont fausses. » De quoi dénoncer, pour l’ex (?) journaliste, le manque d’enquête sérieuse dans la presse sénégalaise en matière de gouvernance.
Ce qui, dit-il, lui fait comprendre que les Sénégalais aient sa nostalgie dans la presse : « 7 ans que je suis dans le Gouvernement, je n’ai jamais vu une enquête sérieuse organisée, travaillée sur ce qu’on appelle la mauvaise gouvernance au Sénégal. Il n’y a aucun livre sérieux publié sur ce qu’on peut appeler les scandales que moi j’ai dénoncé dans ce pays. Sans aucune prétention, je sais pourquoi les gens ont ma nostalgie dans la presse », déclare-t-il.
Par ailleurs, selon Coulibaly, les passionnés de lecture et les nostalgiques de sa plume peuvent s’attendre à une publication prochaine portant sur ses années de présence dans le Gouvernement. Par contre, il ne faudra pas espérer que cela soit une occasion de critiquer le régime en place : « J’ai vécu des élections récemment. L’écriture c’est ma passion, c’est ma deuxième femme. Donc, on ne peut pas abandonner sa deuxième femme comme ça. J’ai envie de poser ma version des faits. Personne ne peut me faire taire… Jamais je ne critiquerai le régime de Macky Sall. Jamais ne m’engagerai à critiquer une chose à laquelle j’ai participé. Ce n’est pas digne. Le jour où je ne serai plus d’accord, je m’en vais », indique-t-il

Abdoulatif Coulibaly :«8 véhicules de fonction, c’est une faute de gestion »

http://www.dakarmatin.com Après que le président de la République a annoncé, le 1er mai dernier, qu’il mettra un terme au train de vie dispendieux de l’Etat, des informations parues dans la presse ont fait état d’une autorité – l’ex présidente du Conseil économique, social et environnemental, Aminata Tall – qui aurait 8 véhicules de fonction durant son exercice.

Interrogé sur la question, ce dimanche à l’émission Jury du dimanche sur iRadio (90.3 FM), Abdou Latif Coulibaly a fait savoir qu’il ne comprenait pas qu’une autorité publique puisse avoir huit véhicules à son service. « Ce n’est pas au ministre à qui on affecte le véhicule. Il y a plusieurs services auxquels on affecte deux ou trois véhicules dans un ministère.

Je ne comprends même pas comment en est-on arrivé à ce qu’une personne puisse avoir huit véhicules à son service personnel. Il y a bien quelqu’un qui les a affectés là-bas. C’est une faute de gestion et ce n’est pas normal », a relevé l’ancien ministre de la Culture. Avant d’ajouter que « tout manquement doit être réglé d’une façon ou d’une autre. Tout manquement dans la conduite d’une mission doit être vérifiée sanctionnée »

Kaolack-Locales 2019 : La liste des candidats s’allonge jour après jour.

https://www.dakaractu.com Prévues au mois de décembre prochain, les élections locales de 2019 pointent désormais à l’horizon. À Kaolack, les candidats commencent à manifester leurs ambitions de briguer les suffrages des Kaolackois.

Et la première personnalité politique qui n’a jamais caché d’ailleurs ses ambitions pour la mairie de Kaolack, se trouve être le président du parti « Aprodel », Mr Moussa Fall, qui est en train d’investir depuis plusieurs  mois le terrain pour massifier son parti et convaincre les populations de la ville de « Mbossé » à épouser sa politique axée sur le développement local.

Une autre personnalité et pas des moindres, a aussi fait sa déclaration de candidature à la municipalité de Kaolack lors d’une émission télévisée. Il s’agit du milliardaire, par ailleurs président de la Chambre de commerce de Kaolack, Mr Serigne Mboup. Ce dernier voudrait ainsi permettre aux Kaolackois de bénéficier de son expertise dans les affaires et de son carnet d’adresses très fourni.

L’on se rappelle d’un autre potentiel candidat (milliardaire) qui, sur le plateau de Face à Dakaractu avait déclaré : « J’ai l’ambition de diriger la mairie de Kaolack ». Mr Baye Ciss, patron de  » CISSGROUP » puisse que c’est de lui qu’il s’agit, avait aussi ajouté :  » Nous gérons un cabinet d’ingénierie financière, savons où se trouve l’argent et avons les capacités de mobiliser 9 milliards de Fcfa requis pour booster l’économie locale… »

Les intellectuels non plus ne sont pas en reste. Ce samedi 18 mai 2019, un tout nouveau candidat du nom de Babacar Mbaye Diop, Professeur à l’Université au département de Philosophie a présenté sa candidature sous la bannière du mouvement « Kaolack Ca Kanam ». Il compte pour sa part apporter une rupture dans la gestion des affaires de la cité en s’attaquant aux urgences, notamment aux secteurs de la santé, de l’éducation, de l’assainissement, entre autres.

Rappelons que la liste des candidats est loin d’être exhaustive, car la déclaration de candidature d’autres potentiels candidats est attendue dans les semaines à venir…

Café Ramadan-Aliou Dembarou Sow, député des éleveurs : «Chaque famille, un mouton de Tabaski,c’est notre souhait… Nous avons vendu 615 vaches pour la caution du président Macky Sall »

https://www.dakaractu.com Depuis 2012, l’opération sauvegarde du bétail initiée par le gouvernement a permis aux éleveurs des départements d’être dorénavant plus regardants sur le bétail même si à cette période, des soucis s’imposent concernant l’aliment de bétail.

Pour Aliou Dembarou Sow, la situation des éleveurs nécessite une synergie des actions pour relever les défis de l’approvisionnement en mouton, surtout durant la période de Tabaski. Celui qu’on surnomme le député des éleveurs qui se projette sur la préparation de la Tabaski 2019 pense que toutes les mesures sont prises pour que chaque famille puisse disposer d’un mouton à la hauteur de ses moyens. C’est ce qui est ressorti, selon lui, de la « réunion bilan » pour faire l’évaluation de la Tabaski 2018 ainsi que la préparation de celle de cette année avec le tout nouveau ministre de l’élevage Samba Ndiobène Ka.

Aliou Dembarou Sow, l’invité de ce numéro Café Ramadan est revenu sur la vente de 615 vaches pour payer la caution du président Macky Sall…

Les Prémices Visibles D’une Tromperie Et Les Échos Audibles D’un Appel Spécieux Par Boubacar SADIO

Dialogue national, ce binôme présentement en vogue va s’imposer ces jours-ci et ceux à venir sur la place publique, alimenter les débats, les discussions et envahir nos foyers et lieux de travail. Pour l’heure, il est plus indiqué de parler de dialogue politique. A mon avis, il sera très difficile d’organiser un dialogue national ou seraient évoqués tous les problèmes, préoccupations et difficultés auxquels les Sénégalais sont confrontés quotidiennement. Comment pourrait-on réunir dans une seule instance de concertation et dans la même plateforme d’échanges les politiques et les membres d’ordres socio-professionnels qui ont des préoccupations, des objectifs et des intérêts différents, souvent divergents et quelquefois opposés ? Les politiques se soucient plus d’obtenir l’établissement de règles de jeu démocratiques et transparentes ; les commerçants se contenteront volontiers d’une diminution significative des taxes et les industriels d’un allègement des couts des facteurs de production ; les marchands ambulants veulent se voir affecter des sites de recasement fixes et permanents ; les étudiants réclament de meilleures conditions d’études qui passent par le désengorgement des amphithéâtres et le paiement à temps de leurs maigres bourses ; les enseignants, ces si dévoués fonctionnaires, ne demandent rien d’autre que la mise en application des engagements signés par l’Etat ; quant aux populations considérées en masse, elles exigent une répartition équitable des ressources du pays et un accès facile aux services sociaux de base.
Le principe du dialogue ne peut être récusé par un esprit réfléchi, sensé et responsable. C’est une bonne pratique traditionnelle et séculaire qui a de tout temps régi et régulé les rapports sociaux. Elle a été respectée et cultivée par les prédécesseurs de Macky SALL. Le Président et illustre poète Léopold Sédar SENGHOR a donné au Sénégal sa réputation universelle de « pays de dialogue » ; cette étiquette était devenue un label identitaire et d’identification dont tous les Sénégalais se prévalaient avec fierté. Les Présidents Abdou DIOUF et Abdoulaye WADE n’ont pas dérogé à la règle ; le code consensuel de 1992 qui a permis la réalisation de deux alternances pacifiques dans notre pays, a été obtenu grâce à l’ouverture d’esprit du Président DIOUF. Adoptant la posture d’un véritable responsable moral, d’un vrai chef et, se voulant le Président de tous les Sénégalais ne se souciant que de la préservation d’un climat politique apaisé, Il avait fait montre de dépassement en respectant scrupuleusement son engagement solennel devant le peuple de ne rien toucher ni changer, pas même une virgule, dans le rapport qui sera soumis à son appréciation finale par la Commission cellulaire présidée par l’excellent juge Kéba MBAYE. Et, c’est ce code consensuel qui a permis au Président Macky SALL d’occuper sa station actuelle et de s’installer au palais de la République, siège de la souveraineté populaire qu’il semble prendre pour une propriété personnelle ; ce palais transformé en siège de l’APR et qui est devenu très « corruptogène ».
Arrivé au pouvoir, le Président Macky SALL s’est évertué méticuleusement à faire écrouler tout l’édifice institutionnel de notre pays, et plus grave, il a rompu, cassé et brisé tous les éléments d’équilibre qui faisaient du Sénégal un exemple de démocratie mature qui a vu s’opérer deux alternances pacifiques dans des conditions de liberté et de transparence à faire mourir d’envie et de jalousie bon nombre de peuples dans le monde. Nous étions cités en exemple et constituions une référence mondiale. Aujourd’hui, c’est triste de constater que la belle vitrine de notre démocratie acquise après tant de sacrifices est craquelée par la faute d’un homme rétif au dialogue et à la concertation.
L’appel au dialogue du Président Macky SALL n’a pas totalement révélé ses véritables desseins et ses réels objectifs. Les Sénégalais, pour ceux qui ne l’ont pas encore compris, doivent se convaincre que l’actuel locataire du palais n’est pas un homme de dialogue ; il est foncièrement porté à la brutalité, au forcing et à l’intolérance. Des exemples pour étayer nos propos, on peut en trouver à profusion et en citer à foison ; entre autres cas, on peut évoquer son vote violent et scandaleux à Fatick, son refus catégorique et vigoureux de démettre son ministre de l’Intérieur, sa déclaration ou il dit que l’opposition, nolens volens, est tenue de se ranger à sa volonté. Et tout récemment lors du secrétariat exécutif de l’APR il a délivré son message sans permettre qu’une voix s’élève. Le Président Macky SALL a une conception féodale et jacobine de l’exercice de l’autorité ; en réalité, son comportement relève moins d’une idéologie que d’un complexe d’infériorité et d’un réflexe d’auto-défense.
Le prétendu dialogue national organisé au palais de la République il y a deux ans explique et justifie à maints égards les craintes et les appréhensions des sceptiques quant à la réussite de ce présent appel. Ce dernier dialogue national n’a fait l’objet d’aucun suivi et n’a eu aucune suite. Il s’était agi d’une foire de la parole et de la parlotte, du bavardage et du verbiage, de l’hypocrisie et de l’escroquerie, de l’éloge et du panégyrique, et ce fut surtout une opportunité inespérée pour certains de faire ouvertement acte d’allégeance  et pour d’autres, plus pudiques, de faire de manière discrète et subtile un appel du pied au maitre des lieux. En vérité le Président Macky SALL avait initié ce dialogue pour tout simplement légitimer une décision dont il ne voulait pas endosser seul la totale et entière responsabilité.
Pour l’heure, retenons qu’il s’agit d’un dialogue politique puisque le ministre de l’Intérieur a convoqué uniquement les partis politiques légalement constitués et les membres de la société civile pour assister à la séance d’ouverture des travaux  consacrée à la remise des termes de référence. Et comme je l’ai dit dans une récente contribution, je ne crois pas trop à ce dialogue que j’ai qualifié d’apocryphe et de sans objet ; même son initiateur n’y croit pas.
La première fausse note de ce dialogue réside dans la centralité que va occuper le ministre de l’intérieur. A mon avis, il n’a aucune légitimité pour présider les travaux. Non seulement il fait l’objet de vives contestations de la part d’une frange très significative des acteurs politiques qui le récusent depuis fort longtemps, mais il fait aussi l’objet d’accusations gravissimes pour un membre du gouvernement. Et je l’avais personnellement et publiquement interpellé sur ces accusations formulées par le sieur Abdoul MBAYE, ancien Premier ministre du Président Macky SALL. En effet, contre signataire des deux décrets attribuant des permis de recherches et d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux à Petro-Tim Ltd, l’ancien Premier ministre a déclaré à plusieurs reprises et ne cesse de le faire chaque fois que l’occasion lui en est donnée, que les dits décrets avaient été signés sur la base des rapports de présentation de Aly Ngouille NDIAYE qui comportaient de fausses informations dans le but manifeste et le dessein malsain et plus qu’évident de surprendre la vigilance du Chef de l’Etat, de le tromper et d’emporter son adhésion en abusant de sa confiance.
Si elle est avérée, une telle forfaiture est d’une exceptionnelle gravité ; et un faux d’une telle dimension à un niveau de responsabilité aussi élevé au cœur de l’Etat pose un véritable problème de crédibilité de nos gouvernants et de la fiabilité de nos institutions. Jusqu’à ce jour le ministre Aly Ngouille NDIAYE n’a guère daigné réagir encore moins se disculper. Il ne peut continuer à opposer à ce qui apparait comme une interpellation collective et citoyenne un silence qui frise le mépris ; il exerce ses fonctions et assume des responsabilités au nom et pour le compte du peuple souverain qui, à ce titre, a un droit de regard légitime sur les faits, gestes et paroles de toute personne investie de charges publiques. La nouvelle Constitution qu’a fait voter le Président Macky SALL consacre les ressources naturelles comme un bien commun, une propriété collective indivise et inaliénable de l’ensemble des Sénégalais ; c’est ainsi que chaque membre de la communauté, quel que soit son niveau de responsabilité ou sa position sociale, a le droit et même le devoir impérieux d’interpeller le ministre sur cette affaire sulfureuse, rocambolesque et scandaleuse relative à Petre-Tim et à ces fameux rapports de présentation supposés comporter de fausses informations.
C’est une exigence républicaine et une obligation morale pour le ministre Aly Ngouille NDIAYE de prouver son innocence et sa probité. Il lui appartient de démontrer que ses mains ne sont pas salies par le cambouis de l’or noir et de montrer de la manière la plus convaincante et  la plus claire possible qu’il n’est pas ce ministre vicieux, ce faussaire impavide qui, volontairement, consciemment, consciencieusement et à dessein, a osé soumettre à la signature du Président de la république des projets de décrets contenant des informations erronées et tronquées. Et aussi longtemps que le ministre Aly Ngouille NDIAYE s’obstinera à se taire, il instillera le doute dans les esprits et sera toujours suspecté d’être l’auteur d’une grave forfaiture au détriment des intérêts supérieurs de la nation et au grand préjudice du peuple. Il doit comprendre que son silence assourdissant, pour reprendre le célèbre oxymore du Président DIOUF, ne peut et ne fait que le desservir.
Comme tout le monde, nous avons appris le limogeage, si l’on peut le dire ainsi, du Commissaire divisionnaire de police de classe exceptionnelle à la retraite, Ibrahima DIALLO, ancien directeur de la DAF. A ce sujet, il faut dire que le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille NDIAYE qui, sur tous les plans et tous les angles envisagés, n’est pas mieux loti que le commissaire Diallo, aurait dû quitter son poste. Le commissaire a été l’agneau du sacrifice pour permettre aux politiciens de se retrouver. Le sort du commissaire DIALLO n’a pas surpris les esprits avisés qui savaient que juste après l’élection présidentielle il serait remercié sans ménagement. Par cet acte, le Président Macky SALL dont l’appel au dialogue ne semble pas convaincre, veut donner des gages de sincérité et de crédibilité aux opposants réticents et dubitatifs ainsi qu’à ses contempteurs les plus rétifs ; il cherche à les amadouer en leur offrant en pâture un flic de gros calibre. En pensant à l’ancien commissaire central de Dakar, brillant cadre, qui lui aussi a été sacrifié à l’autel des intérêts politiques, j’en arrive à penser que les commissaires de police seraient des victimes expiatoires très commodes. Et je tiens à faire comprendre à mes collègues commissaires de police qu’ils appartiennent à l’élite du pays et constituent la crème pensante d’une noble institution qu’est la police nationale et, qu’à ce titre, ils ont une fonction de représentation à la fois individuelle et collective. Ils doivent se faire respecter et ne pas accepter d’être manipulés, instrumentalisés ou piétinés par de minables politiciens lascars qui n’ont aucun mérite et qui, socialement ne sont d’aucune utilité. Point besoin de zèle dans leurs nobles missions qu’ils doivent accomplir avec lucidité et discernement dans le strict respect des valeurs de la République et des droits humains intangibles. Il n’est nullement question d’une quelconque incitation à l’indiscipline ni d’un encouragement à la désobéissance ; il s’agit tout juste d’un appel et d’un rappel à la prudence, à la vigilance et à l’exécution réfléchie et intelligente des ordres. Le policier, tous grades confondus, doit veiller à l’application et à l’observation rigoureuses des principes et valeurs de la République, être d’une loyauté inoxydable et incorruptible vis-à-vis de L’Etat ; seulement il doit éviter, dans la mesure évidemment du possible, de servir un régime de manière aveugle. L’ingratitude mixée à la lâcheté constitue l’ADN des politiciens, les policiers radiés en savent quelque chose..
Pour supprimer le poste de Premier ministre le Président Macky SALL n’a pas eu besoin de concertation ni de consultation. Il n’a daigné s’en ouvrir à qui que ce soit ; il a totalement et superbement ignoré l’opposition. Pas un seul instant il n’a jugé nécessaire d’initier un dialogue, alors qu’il ne cessait au même moment de convier à un dialogue national ; un double jeu à la limite de la sournoiserie, de la duplicité et de la malhonnêteté intellectuelle. Il a caché aux Sénégalais sa nouvelle option politique alors qu’il avait, pendant la campagne électorale, toute la latitude de l’évoquer et de mettre les électeurs au fait de son projet. La suppression de la primature est une décision murement réfléchie et longtemps en incubation dans l’esprit du Président Macky SALL ; il a choisi d’agir isolément, en toute discrétion, en catimini et dans une confidentialité irritante qui frise la cachotterie. Ne dit-on pas que le couard, le faible et le lâche ont en commun de toujours agir par surprise ; très loin de moi l’intention malveillante et irrespectueuse d’établir quelque comparaison avec notre Président qui, en tant qu’institution mérite égards et considération ; par contre, il y a lieu de reconnaitre que le comportement de l’individu et son attitude manquent d’élégance, de classe, de finesse, de prestance, d’honnêteté et surtout, et par-dessus tout, de courage.
De la manière qu’il a procédé avec la suppression de la primature, il lui est très facile et loisible, de la même manière de prendre des mesures concrètes et immédiates pour prouver la sincérité de son appel, sa réelle volonté de renforcer notre démocratie et sa détermination à entreprendre les ruptures  nécessaires dans la gestion des affaires publiques, notamment une plus grande transparence et davantage d’équité dans la répartition et la distribution des ressources nationales. Il a été élu avec un taux de 58% et dispose au niveau de l’Assemblée nationale d’une majorité mécanique très confortable, corruptible, soumise et à son entière et totale dévotion. Aucun obstacle ne peut se dresser ni s’opposer à sa volonté. Aussi me permettrais-je de lui proposer de prendre les actes suivants :
-démissionner du Conseil supérieur de la magistrature,
-déclassifier le rapport de l’IGE sur l’affaire Petro-Tim,
-ouvrir une enquête sur les rapports de présentation d’Aly Ngouille NDIAYE relatifs à l’octroi de permis de recherches et d’exploitation d’hydrocarbures,
-saisir le Procureur pour l’ouverture d’une enquête sur Cheikh Oumar HANNE’
-saisir le Procureur pour donner suite à la plainte sur les 94milliards,
-saisir le Procureur pour enquête sur l’affaire des 34 milliards de la PRODAC.
Toutes ces actions peuvent être enclenchées dans les plus brefs délais. C’est une question de volonté politique.
Par rapport au dialogue national, il appartient au Président Macky SALL de donner des gages de sa bonne foi ; comme on le dit « chat échaudé craint l’eau froide ». Il a eu à organiser un dialogue national qui n’en était un que de nom et qui, sans grande surprise, s’est terminé en eau de boudin. Il y a manifestement une rupture de confiance entre le Président et son opposition. Il lui faut poser des actes pour rétablir cette confiance et permettre des retrouvailles autour d’une table pour des échanges francs et fructueux pour une véritable pacification de l’espace politique et une clarification du jeu démocratique de notre pays. Ainsi pourrait-il et devrait-il prendre les mesures suivantes :
-Accord pour qu’une commission cellulaire dirige le dialogue politique,
-Engagement solennel à entériner intégralement les conclusions de la Commission cellulaire,
-Procédure d’urgence pour le vote d’une loi d’amnistie pour les faits concernant Khalifa SALL et Karim WADE,
-Déclaration solennelle pour confirmer qu’il en est à son second et dernier mandat.
Le Président Macky SALL est un spécialiste des prises de décisions par procuration ; il est tout à fait clair qu’il entend judicieusement utiliser et mettre à profit la tenue du dialogue national pour, ultérieurement expliquer et justifier des mesures et des décisions dont il n’ose pas assumer seul la responsabilité. Contrairement à ce que laisse transparaitre son « niangal », le Président Macky SALL n’a ni la carrure, ni l’autorité encore moins le caractère trempé nécessaires pour s’assumer de manière frontale.
Je ne saurais terminer sans faire allusion à la réponse désobligeante et brutale du Président Macky SALL adressée aux syndicats venus présenter leurs éternels et sempiternels cahiers de doléances à l’occasion de la fête du 1er Mai. Au cours de la cérémonie qui s ‘est déroulée au palais, le Président Macky SALL, a révélé une facette de son véritable trait de caractère, un autoritarisme exacerbé et impulsif ; et faire montre d’autoritarisme ne veut point signifier avoir de l’autorité, cette qualité morale, le plus souvent innée, qui manque terriblement et dramatiquement à notre Président.
Par rapport à l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, il a sèchement déclaré qu’il n’est pas question d’augmenter les salaires. Cela voudrait tout simplement dire que les revendications des fonctionnaires, notamment les enseignants ne seront pas satisfaites ; une façon on ne plus claire de faire comprendre à ces derniers que l’Etat n’est ni dans la logique ni dans les dispositions de concrétiser les accords réalistes et réalisables signés auparavant. C’est une gifle retentissante qui a été infligée aux travailleurs qui se doivent de prendre acte de cet affront, de ce défi à relever sous peine d’être écrasés à jamais. Le ton péremptoire utilisé par le Président Macky SALL peut être interprété, d’une certaine manière, comme la volonté de donner un gage de fermeté aux bailleurs de fonds qui le tiennent fermement au collet. La riposte doit être à la mesure de l’affront.
Le Président Macky SALL, certainement grisé par sa récente victoire, surement encouragé par une opposition qui se cherche et réellement persuadé que le fatalisme des Sénégalais les maintiendra confinés pour toujours dans une résignation apathique, se comporte en despote et semble vouloir exercer un pouvoir solitaire avec une arrogance outrancière et provocante. Il appartient à nous Sénégalais de nous mobiliser massivement pour éviter que notre pays ne sombre dans des dérives regrettables. Le Président Macky SALL ne doit pas prendre le calme, la patience et la sagesse des populations pour de la couardise. Tous les patriotes doivent se lever et s’engager dans le cadre d’un mouvement populaire de résistance citoyenne qui pourrait être animé, à titre principal, par la diaspora, la jeunesse dans toutes ses composantes, la société civile non inféodée et les seniors imbus de dignité, d’un sens de l’honneur et soucieux d’un avenir radieux pour la postérité. La presse patriotique pourrait jouer son rôle d’éveil des consciences, de vigie et d’alerte.
A tout prendre, l’appel au dialogue du Président Macky SALL n’est qu’un stratagème, un leurre pour se donner les moyens politiques et des arguties juridiques de circonstances afin de solliciter un troisième mandat ; une éventualité qui ne sera acceptée par les Sénégalais qui en ont suffisamment assez d’être considérés comme des personnes immatures, irresponsables, incapables, taillables et corvéables à merci. C’est maintenant qu’il faut s’organiser dans le cadre d’une campagne nationale et internationale de mobilisation. Les uns et les autres doivent travailler et lutter dans le sens d’une synergie d’actions collectives pour faire faire face à l’exercice dynastique et dictatorial du pouvoir. Il est bien évident que la lutte s’inscrira toujours dans un cadre légal. C’est l’occasion de rappeler aux Forces de défense et de sécurité qu’elles ont l’obligation d’assumer, quand les circonstances l’exigeront, leur devoir et responsabilités de garants de la stabilité et de la cohésion nationales. En toutes circonstances, ils doivent être du coté, celui du peuple. Qu’ils sachent que le peuple saura manifester et résister pacifiquement, dans le strict respect des lois et règlements, tout en se référant aux valeurs miliaires d’honneur, de dignité, d’abnégation, de courage, de détermination et d’esprit de sacrifice.Le pouvoir au peuple, les servitudes aux gouvernants.Boubacar SADIO ,Commissaire divisionnaire de police de classe Exceptionnelle à la retraite.

Horreur à Tamba : la fille d’un DG violée puis assassinée

http://actunet.net Des crapules ont violée puis assassiné la fille de Malal Camara, le Directeur Général de l’Agence de Développement Local (ADL). L’horreur c’est produit hier à Tamba. Et ce, en plein mois de Ramadan. La nouvelle  s’est répandue comme une traînée de poudre. Elle a plongé toute la capitale  du Sénégal Oriental dans l’émoi et la consternation. Après avoir commis leur sale besogne, ces crapules, la queue entre les jambes, ont tout simplement pris la poudre d’escampette. Les forces de sécurité (police et gendarmerie) qui se sont lancées à leur trousse, ont jurés de leur mettre la main dessus. Un  fait similaire, on se le rappelle, s’était produit récemment à Thiés.Nousyreviendrons Siaka NDONG

TGI Dakar : Extorsion de fonds sur un prêtre qui a fini par se suicider

YERIMPOST.COM Ce jeudi 16 mai, au tribunal de grande instance de Dakar, se tenait un procès comme on n’en voit pas tous les jours. Une dame a comparu devant la barre avec sa présumée complice dans une affaire de chantage et  d’extorsion de fonds ayant entraîné mort d’homme.

L’histoire démarre lorsque la principale accusée menace son copain… prêtre de dévoiler leur union à la congrégation. Face à cette peur de voir sa double-vie révélée, le prêtre se donne la mort. Or, la jeune dame n’avait jamais contracté une grossesse. Le délibéré du tribunal est fixé au 6 juin prochain et J.P. Dionne et sa complice risquent 2 ans de prison ferme, conformément au réquisitoire du procureur

Ouakam : Une dame retrouvée nue et morte, le corps en état de décomposition avancée

http://www.seneweb.com Comme annoncé il y a quelques minutes par Seneweb, une dame de 35-40 ans a été découverte nue et tuée ce dimanche au marché Salagn Salagn de Ouakam.

Arrivés une première fois sur les lieux vers 11 heures, les sapeurs-pompiers durent rebrousser chemin pour aller chercher un matériel adéquat pour la prise en charge du corps en état de décomposition avancée.

our l’heure, l’identité de la victime n’est pas connue. Une source policière présentement sur les lieux renseigne que les pompiers ont désinfecté les lieux et enveloppé la dépouille. Ils attendent l’arrivée d’un médecin pour faire le constat.Les gendarmes de Ouakam sont également présents sur les lieux du crime déjà pris d’assaut par les riverains.

Meurtre de Bineta Camara : L’autopsie réalisée, le vigile auditionné

http://www.seneweb.com Du nouveau dans l’affaire Bineta Camara, du nom de la jeune fille de 23 ans, violée et tuée hier samedi chez elle à Tambacounda. D’après des informations obtenues par Seneweb, l’autopsie a été réalisée ce matin par le médecin légiste de l’hôpital régional de Tamba. Ce dernier a transmis le certificat de genre de mort au procureur général près le tribunal de grande instance de la localité.
L’on nous signale aussi que vigile de la maison où se serait déroulé le crime, M. Diop, a été arrêté par la police pour audition.
Le père de la victime, Malal Camara, par ailleurs directeur général de l’Agence de développement local (Adl), a débarqué à la morgue de l’hôpital vers 7h du matin. « Inconsolable », il a réclamé, selon un proche de la famille, que la justice fasse son travail, que lumière soit apportée sur le meurtre de sa fille.La famille attend toujours l’autorisation du procureur pour l’inhumation. Des sources concordantes révèlent que les conclusions de l’examen post-mortem confirment la thèse du viol.

Serigne Mor Mbaye psychologue : «Nous avons une société criminelle»

http://www.dakarmatin.com Les agressions, les viols, les meurtres notés ces derniers temps au Sénégal inquiètent les spécialistes qui estiment que la société est en déliquescence morale.
Le psychologue Serigne Mor Mbaye interrogé par la Rfm estime que lorsque les gens sont dans une vacuité totale, sans travail et que les frontières ne sont pas étanches et qu’il n y a pas un contrôle de proximité et les citoyens n’ont pas encore pris conscience de la crise dans la société. «Si des jeunes sont là sans perspective d’avenir, désœuvrés mais ça fait une société criminelle.»

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