SAINT-LOUIS : LES ÉTUDIANTS DÉCIDENT DE SUSPENDRE « TOUS LES MOTS D’ORDRE’’

SAINT-LOUIS : LES ÉTUDIANTS DÉCIDENT DE SUSPENDRE "TOUS LES MOTS D’ORDRE’’
SAINT-LOUIS : LES ÉTUDIANTS DÉCIDENT DE SUSPENDRE "TOUS LES MOTS D’ORDRE’’

 

Saint-Louis, 15 mai (APS) – Le président de séance de la coordination des étudiants de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, Daouda Sagna, a annoncé mercredi la suspension de « tous les mots d’ordre » relatifs notamment à des « journées sans tickets », consistant à se restaurer gratuitement dans les établissements du campus de la capitale nord du Sénégal.

Il explique que cette décision vise à « favoriser un dialogue sincère et constructif avec les autorités universitaires, pour un apaisement du climat social au sein du campus » de l’Université Gaston Berger.

Daouda Sagna s’entretenait avec des journalistes suite à un récital de Coran suivi d’une séance de prière en mémoire de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, décédé le 15 mai 2018, dans une manifestation organisée par les étudiants pour réclamer le paiement de leurs bourses.

La cérémonie d’hommage et de prières s’est déroulée en présence du recteur de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, professeur Ousmane Thiaré, du directeur du Centre régional des œuvres universitaires (CROUS), Pape Ibrahima Faye, et de la présidente du Haut conseil national du dialogue social (HCNDS), Innocence Ntap Ndiaye.

Selon Daouda Sagna, cette décision est la preuve de la bonne disposition des étudiants vis-à-vis du recteur, dans l’espoir que « les concertations puissent aboutir à des solutions aux problèmes soulevés dans la plateforme revendicative des étudiants ».

Outre le dossier du défunt étudiant Mouhamadou Fallou Sène, pour lequel les étudiants continuent de réclamer justice, un an après sa mort, la plateforme des étudiants porte sur l’amélioration de leurs conditions de vie.

Elle fait état de « conditions précaires » dans lesquelles vivent les étudiants de l’UGB, caractérisées par la dégradation de leur cadre de vie, mais également de difficultés notées dans leur hébergement.BD/BK/ASG

Justice pour Fallou Sène: Les étudiants de l’Ucad fixent 90 jours à l’autorité pour élucider le cas

http://www.seneweb.com Le Collectif des amicales de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) fixe un ultimatum de 90 jours à l’autorité, pour que justice soit faite sur la mort de Fallou Sène. En sit-in ce mercredi matin au sein du campus social, pour la commémoration de l’An 1 de la mort de Fallou Sène, les étudiants sont montés au créneau. Ils estiment que si rien n’est fait, ils vont rejoindre la rue. «Nous avons alerté depuis le 15 mai 2018 ; personne n’a réagi.

Les dossiers qui n’ont aucune importance ont surgi dans ce pays et des gens se sont attelés à rendre justice. Et pourtant, cette fois-ci, il s’agit de la mort d’un étudiant, l’espoir d’un pays et de toute une famille. Fallou Sène était au moins un responsable de famille, parce qu’il était marié et avait un enfant.

Nul d’entre nous ne pouvait être beaucoup plus responsable que lui et pourtant on lui a ôté la vie et les autorités font la sourde oreille», a dit le porte-parole Serigne Ahmad Sène. Serigne Ahmad Sène d’indiquer qu’«il est temps que ça cesse ! Nous donnons un ultimatum. Nous disons à l’autorité de faire en sorte que dans ce trimestre-là, que justice soit faite relativement à ce dossier.

Sinon, qu’elle ne soit pas surprise, de nous voir dans la rue si aucune initiative n’est prise allant dans le sens de lui rendre justice». Les étudiants ne veulent plus enregistrer de victimes au sein des universités. «Nous disons à l’autorité qu’il est maintenant temps qu’on n’ait plus d’étudiants tués dans leurs campus sociaux».

Seydou Gassama:‘’Pourquoi il faut douter de la justice par rapport à l’affaire Fallou Sène’’

https://www.dakaractu.com L’affaire du meurtre de Fallou Sène piétine. Un an, jour pour jour, après le décès de l’étudiant à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Ugb), les responsabilités dans cette affaire tardent encore à être dégagées. C’est ce qui fait que les camarades du défunt, ont initié  une série d’activités pour commérer la mémoire de leur camarade. Le secrétaire exécutif de Amnesty international, Section sénégalaise, Seydi Gassama, joint par la Rfm, ce mercredi 15 mai 2019 n’a pas caché ses craintes de voir cette affaire classée sans suite.

‘’Je crois qu’il est légitime de douter de la volonté de la justice de tirer cette affaire au clair. Rappelez-vous quand elle a eu lieu, le président de la République avait promis d’en faire une affaire personnelle. En outre, nous savons très bien que cette enquête avait été très rapidement bouclée à Saint-Louis par le Procureur Ndoye qui a renvoyé l’affaire à Dakar. Depuis lors, plus rien, alors que c’est une affaire qui devrait être traitée rapidement’’.

Pour M. Gassama, tout dans ce dossier laissait poindre l’espoir de voir ce dossier jugé dans les plus brefs délais. Il dit savoir, pour preuve, qu’à la suite des évènements au cours desquels Fallou Sène est tombé sous les balles, le chef de la Légion Nord avait clairement dit que c’est le chef de peloton qui était ce jour-là à l’Université de Saint-Louis qui a tiré sur l’étudiant. ‘’Le chef de la Légion Nord a pointé du doigt l’auteur du meurtre de l’étudiant Fallou Sène. Alors c’est une enquête qui devrait pouvoir avancer très rapidement, et même aller jusqu’à un procès’’. Mais, depuis lors, peste-t-il, ‘’absolument rien n’a été fait. Il y a eu quand même des accusations qui avaient été portées sur l‘auteur présumé du coup par son supérieur hiérarchique donc nous ne voyons pas pourquoi l’enquête devrait traîner en longueur’’

Seydi Gassama:‘’Il n’est pas question que des étudiants aillent étudier et qu’on les ramène dans des cercueils’’

https://www.dakaractu.com Un an après le décès de l’étudiant Fallou Sène lors de manifestations dans l’enceinte de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, la famille du défunt et les Sénégalais qui devraient savoir ce qui s’est réellement passé demeurent encore dans le flou. Une situation qu’a déplorée vivement le secrétaire exécutif de Amnesty international, Section sénégalaise, Seydi Gassama.

Interpellé au téléphone ce matin, par nos confrères de la Rfm, il a haussé le ton pour dénoncer le triste sort de ces étudiants fauchés par une balle au cours d’une manifestation engendrée par le retard des paiements de leurs bourses. ‘‘Il n’est pas question que des étudiants aillent dans nos universités pour apprendre et qu’on les ramène à la maison dans des cercueils. Il n’est pas acceptable et cela doit s’arrêter. Il faut aussi, à chaque fois qu’un tel acte est commis que la justice fasse son travail de façon rapide et que les coupables soient traduits devant la justice. Nous n’avons aucune idée des raisons à l’origine de ces lenteurs. Nous pensons simplement que ce sont des lenteurs incompréhensibles, inacceptables. Et que cette affaire, s’il y avait une volonté de la tirer au clair, elle aurait été tirée au clair depuis très longtemps’’.

Seydou Gassama déplore également l’absence d’arrestation dans cette affaire. ‘’C’est la première fois qu’il y a un meurtre dans un campus et qu’il n’y a pas eu d’arrestation. Dans tous les autres cas de meurtre, il y a eu des arrestations. Même si après, il y a eu des libertés provisoires. Mais dans ce cas-ci, il n’y a pas eu une seule arrestation. C’est cela qui montre qu’il y a une volonté des autorités d’étouffer l’affaire. Et pour éviter cela, il faut que les étudiants, la famille du défunt et la Société civile se mobilisent pour que l’affaire soit tirée au clair, sinon il n’y aura absolument rien du tout’’, prévient-il.

Anniversaire du meurtre Fallou Sène:Me Assane Dioma Ndiaye dénonce les lenteurs du dossier et…

https://actusen.sn Les étudiants de l’Université Gaston Berger commémorent ce mercredi 15 mai, l’anniversaire du meurtre de Fallou Sène. L’occasion a été saisie par l’avocat de la famille du défunt, de dénoncer les lenteurs dans ce dossier. Face à cette situation, Me Assane Dioma Ndiaye n’écarte pas de saisir la Cour de Justice de la CEDEAO.

«Depuis l’enquête qui a été diligentée à Saint-Louis et la transmission du dossier au près du procureur près le tribunal de Grande instance hors classe de Dakar, nous n’avons aucune information par rapport à cette affaire. Il est inadmissible qu’au regard de la gravité des faits de trouble à l’ordre public et de l’émotion du psycho-traumatisme qui ont jalonné cette affaire, on n’ait pas pu poser des actes de nature à faire penser tant soit peu qu’il y a au moins une procédure judiciaire en cours», a-t-il déclaré sur les ondes de la Rfm

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