Revue de Presse du samedi 18 mai

Revue de Presse du samedi 18 mai
Revue de Presse du samedi 18 mai

#SenCaféActu du 18 Mai 2019 Par Adama Sow

A la Une : Accidents sur les routes : Oumar Youm se fâche et prend des mesures ; Dette fiscale : les comptes et les biens de Madické Niang saisis ; Le riz au poisson sénégalais inscrit par les Saint louisiens au patrimoine mondial pour contrer l’usurpation des nigérians
1-Oumar Youm ministre des transports : Trop c’est trop, il faut que l’hécatombe sur les routes s’arrête. Le permis de conduire ne doit pas être délivré à n’importe qui, il faut qu’il passe d’être un permis de la mort selon le ministre : Renouvellement du parc trop vétuste, former les automobilistes et mettre en place une brigade routière mixte
2-Dialogue national : Mazid Ndiaye et Babacar Guèye pressentis par les organisations de la société cibile pour conduire les travaux du dialogue national
3-Le Thiebou dieun sénégalais inscrit au patrimoine mondial : Saint louis a pris l’initiative d’inscrire le riz au poisson sénégalais au patrimoine de l’humanité pour éviter le plagiat des nigérians et autre qui font le forcing pour s’attribuer la paternité de plat sénégalais sous le nom de Jolof rice
4-Corruption présumée à la DAF : Aly Ngouille Ndiaye déclenche une enquête. « Le ministère de l’Intérieur a donné des instructions à la police judiciaire pour qu’une enquête soit ouverte » afin de tirer au clair les accusations de corruption portées contre des agents de la Direction de l’autonomisation du fichier (DAF). La révélation est de Fiacre Badiane, le tout nouveau patron de la DAF, joint au téléphone par Seneweb. Cette enquête fait suite à l’information selon laquelle des agents de la DAF et du ministère de l’Intérieur ont demandé à un Sénégalo-Suisse nommé Aiman Steiner, la somme d’un million pour la confection deux cartes d’identité nationales, pour lui et sa sœur.
5-Les comptes bancaires de Maitre Madické Niang bloqués par le fisc : le candidat malheureux de la dernière présidentielle traverse une passe difficile. Selon l’Obs, les comptes et les biens de Madické Niang ont été saisis par l’Etat à qui l’avocat doit beaucoup d’argent
6-Le Sénégal des U-17 qualifié à la Coupe du monde après la disqualification de la Guinée pour fraude sur l’âge : La CAF a finalement disqualifié la Guinée au profit des lionceaux sénégalais.Ma Revue de Presse

Baba Diao perd son contrat de fourniture de brut à la SAR

YERIMPOST.COM La Société africaine de raffinage (SAR) roule désormais avec ADDAX dans la fourniture du brut, au grand dam de l’International trading oil and commodities corporation (ITOC). Le richissime Abdoulaye Diao dit Baba a vu ce marché, qu’il détient depuis belle lurette, lui filer entre les doigts. La révélation est de Source A qui souligne qu’en lançant son appel d’offres, la SAR a fait un bénéfice sur 3 cargaisons de 27 millions de dollars. Ce qui fait dire au journal que Baba Diao doit, par ces temps qui courent, maudire la société détentrice de la majorité des actions à la SAR, à savoir Locafrique qui a lancé cette quête du mieux offrant.

Hausse  de 370 milliards FCFA des dépenses de l’Etat au 1er trimestre

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-Les dépenses de l’Etat du Sénégal au premier trimestre 2019 ont connu une forte augmentation de 369,5 milliards de FCFA (environ 628,150 millions de dollars) comparées à leur niveau de la même période de l’année 2018, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

Ces dépenses publiques sont passées de 645,30 milliards de FCFA à fin mars 2018 à 1014,80 milliards de FCFA à fin mars 2019, soit une hausse de 57,3% en glissement annuel (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar). « Cette orientation traduit la hausse sur les dépenses d’investissement, les intérêts sur la dette, la masse salariale ainsi que les transferts et subventions », souligne la DPEE.

Les investissements globaux sont ainsi ressortis à 422,40 milliards de FCFA en fin mars 2019 contre 220,40 milliards de FCFA un an auparavant, soit une hausse de 91,6% tirée autant par les investissements financés sur ressources internes (220 milliards) que par celles sur ressources externes (202,4 milliards), en liaison avec l’accélération des programmes d’investissement de l’Etat et le report des dernières opérations non dénouées en fin 2018.

Quant aux charges d’intérêt sur la dette (116 milliards) et la masse salariale (182,7 milliards), elles sont également en hausse respectivement de 54% et 15,9%. Selon la DPEE, la progression des intérêts sur la dette traduit notamment l’impact de l’échéance de l’Eurobond (le Sénégal avait lancé en mars 2018 sur les marchés internationaux un emprunt de 2,2 milliards de dollars).

Les dépenses courantes sont passées de 191,90 milliards de FCFA à fin mars 2018 à 293,70 milliards de FCFA, un an plus tard (plus 53,1%). Cette forte hausse est liée notamment aux charges relatives à l’organisation des élections présidentielles de février 2019 et de la prise en compte des autres dépenses de transferts et subventions.MS/te/APA

Les dessous d’un séjour Parisien : Macky à la cherche d’argent, désespérément

http://www.dakarmatin.com Cela ne semble pas démarrer sous les meilleurs auspices sur le plan financier et budgétaire pour le nouvel attelage ministériel du Président Macky Sall. Des sources sûres révèlent une passe difficile que traversent les Finances Publiques avec menace, à terme, de cessation de paiement si des solutions rapides ne sont pas trouvées.

 Les financements par le budget de l’Etat des projets présidentiels comme le Ter, la mise en place d’Air Sénégal, la Der, etc. ont lourdement grevé  les ressources du Trésor Public et l’Etat parvient difficilement à faire face à ses obligations d’où le gonflement de la dette intérieure et l’arrêt de certains projets qui avaient connu un début de démarrage.  Cela expliquerait la raison principale du séjour actuel du Président Macky Sall en France et il espère obtenir une aide budgétaire du Président Emmanuel Macron comme Nicolas Sarkozy l’avait fait en 2012 juste après la défaite du Président Abdoulaye Wade pour venir en aide au nouvel élu Macky Sall. Déjà, depuis l’année dernière, le FMI de Mme Christine Lagarde avait été le premier à tirer sur la sonnette d’alarme en dénonçant la mauvaise santé des Finances Publiques sénégalaises avec des recettes en deçà des prévisions et des charges plus lourdes que prévues malgré des taux de croissance officiels très optimistes ce qui a entraîné le gel de nouveaux concours espérés du FMI.

L’ancien Ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Ba, soutenu par un réseau relationnel entre Paris et Washington, était parvenu à obtenir un assouplissement des exigences du FMI sur des programmes de réformes jusqu’aux lendemains des élections : Un arrêt de subvention de l’Etat à certaines filières ainsi qu’une hausse des prix devraient être rapidement mis en place au lendemain de la présidentielle.

Le Gouvernement du Sénégal s’était engagé à le mettre en application. Entretemps, le déficit budgétaire a semblé s’être accentué et le service de la dette pèse comme un véritable fardeau difficilement supportable du fait des emprunts en « Eurobond » de ces dernières années trop récurrents et chers. Devenu chef du Gouvernement avec la suppression du poste de Premier Ministre, le Président Sall est donc obligé de jouer les sapeurs-pompiers financiers pour venir en aide à Abdoulaye Daouda Diallo et Amadou Hott qui ne semblent pas être aussi bien introduits auprès des bailleurs de fonds que leurs prédécesseurs. Source : Nhnews

Plus de 1100 milliards de Fcfa envoyés au Sénégal par la diaspora

https://www.senenquete.sn Ce n’est un secret pour personne, les Sénégalais de l’extérieur contribuent fortement à l’économie nationale. Pour preuve, les transferts de fonds de la diaspora sénégalaise en direction du pays ont été estimés par la Banque mondiale à plus de 1 100 milliards de Fcfa en 2018.

Visiblement, rien ne semble altérer la générosité des « Modou Modou » et « Fatou Fatou », toujours prodigues à l’égard de leurs compatriotes restés au bled et ce, malgré le contexte économique difficile dans certains pays d’accueil. Selon un rapport de la Banque mondiale intitulé Africa’s Pulse et publié lundi 8 avril 2019, plus de 1100 milliards de Fcfa ont été envoyés au Sénégal par la diaspora en 2018. Le document consulté par Sen Enquête renseigne que le Sénégal arrive au quatrième rang des pays bénéficiaires des transferts des fonds de la diaspora en Afrique subsaharienne. Il est devancé respectivement par le Nigéria, le Ghana et le Kenya. Et pourtant, le Sénégal a perdu deux places lors du précédent rapport. D’après la Bceao, 60% des envois provenaient de l’Europe, 11% du continent américain et le reste les autres continents. Ces envois étaient répartis en 90% de la manne financière à des dépenses courantes et 10% à l’investissement. Selon toujours le rapport de la BM, les fonds envoyés par cette diaspora africaine en direction de la sous-région ont atteint 46 milliards de dollars l’année derniere

Bilan économique au port de Dakar : Des économistes exigent mieux

http://www.seneweb.com Le Port autonome de Dakar (Pad) a étalé, hier, son bilan financier, après un an et demi de gestion. Ainsi, les bénéfices de cette structure s’élèveraient à plus de six milliards de francs Cfa. Un record, selon le directeur général du Pad, Aboubacar Sadikh Bèye. Des économistes, interrogés par la Rfm, révèlent que cette performance n’est pas mal, mais, disent-ils, le port aurait pu mieux faire.

D’après leurs propos, la sécurité et l’attractivité sont plutôt les défis à relever. Pour ces économistes, un tel bénéfice, pour un port qui passe pour un des poumons économiques du pays, ne représente pas grand-chose.

Si Meissa Babou estime que c’est un bon début, l’enseignant-chercheur à l’université de Thiès, Mounirou Ndiaye, juge que les bénéfices ne sont pas essentiels dans une entreprise publique. Dans le classement de l’Afrique, le Port autonome de Dakar est classé 9e dans le top 10 des ports.

La Bnde s’associe à la Haute autorité du waqf 

http://www.enqueteplus.com Le premier box de la Haute autorité du waqf a été installé, hier, au siège central de la Bnde. L’objectif est, selon la Directrice générale du Waqf, Oulimata Diop, d’y recevoir des dons et subventions au profit des enfants vulnérables.

Créée par la loi 2015-11 du 06 mai 2019 relative au waqf, la Haute autorité du waqf (Haw) a pour mission principale de développer des waqf publics destinés à ‘’améliorer le bien-être’’ des populations, selon sa Directrice générale. Ceci en mobilisant des ressources publiques, privées et philanthropiques. ‘’Elle est donc habilitée à recevoir les dons et subventions de toutes personnes publiques et privées, physiques ou morales pour réaliser sa mission sociale. Dans ce cadre, il me plaît de souligner que la présente convention de partenariat couvre 3 composantes ; à savoir la sensibilisation sur le waqf, la collecte de donations et la politique de responsabilité sociétale de l’entreprise’’, explique Oulimata Diop. Elle s’exprimait, hier, lors de la cérémonie de signature de cet accord avec la Banque nationale pour le développement économique (Bnde).

Selon Wikipédia, ‘’le Waqf ou Wakf ou Vakıf, ou Wakf-alal-aulad, est, dans le droit islamique, une donation faite à perpétuité par un particulier à une œuvre d’utilité publique, pieuse ou charitable, ou à un ou plusieurs individus. Le bien donné en usufruit est dès lors placé sous séquestre et devient inaliénable’’. D’après la Dg du Haw, l’accompagnement de la banque pour la sensibilisation sur leur outil permettra la diffusion des prospectus et autres documents de communication sur le sujet. Elle se fera au sein du réseau de la banque, avec l’utilisation de ses moyens de communication pour l’information de la clientèle sur le waqf et les projets sociaux de la Haute autorité du waqf. La collecte des donations se fera par le biais de l’installation de box ou caisses de donations dans les agences de la banque. De même, il est prévu l’insertion d’un lien dans le site web de la banque pour l’accès à la plateforme de donation de la Haw.

Ceci entre dans le cadre de la politique de la Haw de mettre en place des fonds waqf, par le biais du waqf monétaire, pour la prise en charge de ses actions humanitaires et sociales. Ainsi, d’après Mme Diop, des boxes seront installés au niveau des agences des grandes surfaces, comme Auchan, supermarché Exclusive, l’Aéroport international Blaise Diagne et dans les autres banques partenaires de la Haw. ‘’Les fonds collectés vont alimenter un fonds cash waqf destiné aux enfants vulnérables (talibés, enfants de de la rue, orphelins…)’’, dit-elle.

Une ‘’véritable opportunité’’ pour lutter contre la pauvreté

En réalité, les pouvoirs publics sénégalais se sont engagés, depuis 2007, selon le Directeur général de la Bnde, sur la voie du développement de la finance islamique au Sénégal. Qui constitue ‘’une référence’’ en la matière au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Pour Thierno Seydou Nourou Sy, avec l’entrée en vigueur d’un cadre réglementaire depuis 2018, la finance islamique, à travers ses différents instruments comme la Haw, constitue une ‘’véritable opportunité’’ pour lutter contre la pauvreté. Mais aussi, l’exclusion sociale et économique des couches sociales défavorisées et promouvoir la solidarité. ‘’La vocation originelle du waqf, qui est de réduire les inégalités sociales, de redistribuer les revenus et d’améliorer la solidarité nationale, est en parfaite cohérence avec l’ambition de la Bnde de lutter contre la pauvreté et le déséquilibre social’’, affirme M. Sy.

Il estime que le waqf est un levier ‘’innovant’’ de la finance sociale islamique qui doit trouver des ‘’ressources durables’’. Dans l’optique de réduire les inégalités sociales. Et pour ce faire, le patron de la Bnde soutient qu’il doit être mieux connu et compris des populations et de l’ensemble des acteurs de la vie économique et sociale du pays.

D’après lui, en dehors des aspects liés à la recherche de l’efficacité économique dans leurs interventions, de l’impact réel de leurs financements et en dehors de leur volonté de faire de la banque un instrument pérenne pour tous les secteurs d’activités du Sénégal, ils ont, dans leur stratégie, un axe ‘’essentiel’’ dédié à la Rse. ‘’Dans cette perspective, la Bnde favorise l’inclusion financière aux quatre coins du pays pour permettre à tous les Sénégalais d’accéder au crédit et au système bancaire. Nous avons ainsi renforcé notre positionnement dans la finance inclusive, élément essentiel pour un développement économique et social réussi’’, renchérit le patron de la Bnde. Sur ce, il annonce la création prochaine d’une filiale dédiée à la microfinance islamique, au sein de leur banque.MARIAMA DIEME

Désencombrement de la voie publique : Auchan Peytavin dans le viseur du préfet de Dakar

https://www.dakaractu.com Les opérations de désencombrement lancées au lendemain de l’investiture du président de la République Macky Sall sont encore en plein régime. Le préfet de Dakar qui est dans cette mouvance est allé aujourd’hui à l’assaut de Auchan Peytavin qui avait stocké une bonne partie de ses produits sur la voie publique. Il s’agit de palettes de boissons, de pommes de terre, entre autres.
C’est en étant témoin de cet abus, que l’autorité administrative y a fait une descente d’ailleurs ce vendredi 17 mai 2019, vers les coups de 16 heures. Habillé d’une tenue traditionnelle de couleur blanche, le préfet a rencontré les responsables de la structure devant les locaux de ladite grande surface. Les deux parties ont pu échanger, et les responsables de cette boutique Auchan ont alors commencé les mouvements pour déplacer les produits conformément aux directives du préfet de Dakar qui veillait au grain…

Sommet de l’OCI : Le Sénégal veut suppléer la Gambie

http://www.dakarmatin.com Le Sénégal se positionne pour accueillir le 14e sommet de l’Organisation de la coopération islamique (Oci), prévu en novembre prochain, dont Banjul s’est vu retirer l’organisation. La révélation est de la Représentante personnelle du président de la République auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) qui vante les infrastructures du Sénégal.

Penda Mbow, puisque que c’est d’elle qu’il s’agit, a déclaré ces propos dans le journal Walf Quotidien : « Si le pays frère qu’est la Gambie n’est pas prêt, nous pouvons le suppléer pendant que l’organisation revienne au pays de Barrow. Pour la Gambie, il est prévu que l’organisation revienne en 2021. Si on nous donne la possibilité de l’organiser, on le fera très bien ».

Les partenariats sont la clé de la croissance de l’écosystème des start-ups sénégalaises

http://www.lactuacho.com/Par Muhammad Nabil, Responsable de la Stratégie des start-ups et des partenaires chez Microsoft 4Afrika.

Ce n’est plus un secret que la croissance de l’Afrique est entre les mains des entrepreneurs et des start-ups. Pendant de nombreuses années, les organisations des secteurs public et privé ont débattu de la nécessité de créer un écosystème plus porteur pour les entrepreneurs, en minimisant les formalités administratives et en optimisant les ressources permettant à l’innovation de prospérer et aux entreprises de se développer.

En 2018, une grande partie de cette discussion s’est traduite par des actions positives et des étapes marquantes. La Tunisie, par exemple, a adopté une loi sur les start-ups, un cadre juridique encourageant l’esprit d’entreprise et améliorant l’accès au financement, aux marchés et aux nouvelles technologies.

Cela a inspiré plus de 60 acteurs de l’écosystème d’innovation sénégalais qui se sont réunis pour rédiger à Dakar un projet de loi sur la création de start-ups, contenant de nombreuses recommandations en matière de politique fiscale, de financement, et sur la promotion de la collecte et du partage de données permettant aux entrepreneurs de développer de meilleurs plans d’affaires.

Le message des start-ups d’Afrique est clair : tout au long de leur cycle de vie, elles ont besoin d’un ensemble défini de ressources pour évoluer et se développer.
Ce dont les entreprises ont le plus besoin pour développer leurs activités, ce n’est pas seulement l’accès au financement, mais aussi l’accès à la technologie, aux marchés, à l’information, aux compétences et aux services
Et la meilleure manière de fournir ces ressources consiste à créer des partenariats. Les partenariats permettent de regrouper des facilitateurs pour les petites entreprises – des banques aux entreprises de télécommunications – pour associer leurs ressources et créer des offres sur mesure pour les jeunes entreprises. Cela évite aux entrepreneurs le casse-tête d’aller chez plusieurs fournisseurs pour chaque besoin et permet à chaque partenaire d’avoir un impact sur un plus grand nombre de start-ups.

En 2017, par exemple, Liquid Telecom a associé son vaste réseau aux solutions commerciales de Microsoft pour fournir ainsi des services de cloud à des entreprises de toutes tailles en Afrique. Pour les petites entreprises, cela inclut une offre « Business in a Box », qui fournit une boîte à outils cloud d’applications et de connectivités pertinentes.

Les avantages ne sont pas que pour les start-ups

De plus en plus d’organisations réalisent que ces partenariats présentent un double avantage. Alors que les start-ups ont accès à des ressources et à des moyens pour se développer, de plus grandes organisations peuvent accéder à l’agilité des start-ups et à leurs produits innovants. Ce faisant, elles peuvent améliorer leurs propres offres, atteindre de nouveaux clients et même accéder à des marchés inexploités

À la fin de 2018, par exemple, la société de financement africaine COFINA s’est associée à Ma Tontine, une start-up sénégalaise de fintech qui fusionne le monde des tontines et du numérique pour favoriser l’inclusion financière. Grâce à ce partenariat, COFINA facilitera l’accès à des prêts de faibles montants et à d’autres services financiers aux membres de groupes d’épargne traditionnels.

De la même manière, au Rwanda, RwandaOnline s’est associé à la nouvelle entreprise N-Frnds pour fournir des services d’administration en ligne via USSD, élargissant ainsi leur portée aux communautés périphériques.

Microsoft est un autre partenaire de N-Frnds, et les deux organisations se sont associées pour devenir des partenaires commerciaux. N-Frnds est connectée à un réseau mondial de 120 millions de clients, tandis que nos produits sont commercialisés sur leurs plateformes et auprès de leurs publics. C’est du gagnant-gagnant pour tous.

Offrir des packages exclusifs aux PME et aux start-ups donne également aux organisations un avantage concurrentiel et la capacité de séduire un très grand nombre de consommateurs. Les PME au Sénégal, par exemple, représentent environ 90 % de toutes les entreprises. C’est l’une des raisons pour lesquelles les opérateurs de téléphonie mobile prennent en charge ou exploitent plus de 14 % des pôles technologiques actifs en Afrique aujourd’hui.

Un village

Comme il faut un village pour élever un enfant, il faut donc un écosystème pour faire croître et développer une entreprise. Les petites entreprises sont déjà un moteur essentiel de la croissance économique et de la création d’emplois au Sénégal. Imaginez simplement la contribution qu’elles pourraient apporter si davantage d’organisations travaillaient ensemble pour permettre une croissance réelle et durable.

Aibd : Des problèmes techniques en plein vol obligent un avion de Transair à faire demi-tour

https://www.dakaractu.com Plus de peur que de mal! C’est ce qu’ont vécu les passagers du vol de la compagnie aérienne Transair devant rallier Dakar à Ziguinchor. L’avion qui avait pris les airs, ce vendredi à 17 heures en direction du Sud, a connu des problèmes techniques une quinzaine de minutes après son décollage de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd). Une situation qui semble avoir été causée par une dépressurisation de la cabine, ce qui a entraîné la mise à disposition des masques à oxygène dans l’avion, a appris Dakaractu.

Le commandant du vol, pour plus de sécurité, a été obligé de rebrousser chemin. C’est donc à Diass que la compagnie aérienne a  finalement trouvé un autre avion aux passagers…

Air Sénégal : PNC et clients dans la misère, du « Moukhamsa » servi à bord, des cadres gâtés

https://www.pressafrik.com Philippe Bohn a quitté la direction d’Air Sénégal Sa. Derrière lui, c’est une coquille vide qui sert de compagnie aérienne nationale. C’est du moins la réalité décrite à PressAfrik, par une source interne. Pendant que les cadres et responsables de la Direction sont gâtés avec des avantages et autres commodités, le Personnel Navigant Commercial manque de tout à bord des vols. Les clients se plaignent du service « largement en deçà de la norme ». On est loin du confort vendu à l’opinion par les services de communication de ladite compagnie, lors du voyage du président de la République à bord de son vol régulier en direction de Paris…

Le départ de Philippe Bohn de la tête de la compagnie Air Sénégal parviendra-t-il à remettre un peu d’ordre dans la gestion de cette entreprise qui a du mal à prendre son envol ? Rien n’est moins sûr si l’on en croît au Personnel Navigant Commercial (PNC) contacté par PressAfrik.

La force d’une compagnie aérienne, c’est surtout la bonne image qu’elle renvoie à sa clientèle. Et si cette dernière n’est pas satisfaite des services, il sera très hypothétique de lui prédire un quelconque avenir radieux. Et le moins que l’on puisse dire, après avoir pénétré l’intérieur des vols régionaux et vers Paris de la compagnie, par PNC interposé, c’est que le confort n’est pas au rendez-vous des vols d’Air Sénégal Sa.

« Pendant que les cadres sont récemment dotés de véhicules 4X4 neufs, c’est la misère à l’intérieur des vols » 

Notre source, qui est employée en tant que PNC dans la boîte nouvellement dirigée par Ibrahima Kane, a préféré garder son identité secrète pour les lecteurs. Très révoltée par les conditions très difficiles de vol, elle a décidé de dénoncer ce qu’elle appelle « l’injuste aberration » qui entoure la gestion de la société détenue par l’Etat du Sénégal, travers la Caisse des Dépôts et Consignation. « Vous n’allez jamais me croire quand je vous dis que pour une compagnie aérienne de la trempe d’Air Sénégal Sa, le personnel navigant manque de tout. Les PNC n’ont pas de tenue complète. Il arrive même très souvent qu’on se prête des tenues entre nous », révèle notre l’interlocuteur de PressAfrik, qui poursuit : « mais ce n’est pas le plus grave. Imaginez, que pendant les vols, les clients sont servis sur du plastique et des cassolettes en business, faute de service adéquat à la disposition de la compagnie ».

Vous n’êtes pas encore au bout de vos surprises, en suivant les confidences de notre PNC, très souvent à bords des vols régionaux et sur Paris de Air Sénégal sa. « Dans un vol sur Praia (Cap-Vert), j’ai eu la honte de ma vie quand j’ai vu un client casser sa cuillère en prenant son repas à bord. Un autre jour, sur le même trajet, un client en classe Affaire a refusé de manger le met qu’on lui a servi. Tellement le menu était miséreux. ‘J’ai payé mon billet à 700 mille Fcfa, je voyage partout dans le monde. Je ne vais pas manger ce plat’, m’a-t-il balancé à la figure. Le chef de cabine est même venu pour s’excuser auprès de lui », raconte notre source qui indique qu’il a fallu que la société ServAir (Unité de catering aérien sur le site de l’AIBD, assurant la production alimentaire de 18 compagnies aériennes, ndlr) commande du matériel après avoir refusé de servir sur du plastique pour que les vols sur Paris connaissent une petite amélioration côté service.

Du « Moukhamsa » servi à bord des vols d’Air Sénégal

Et pendant que les clients et les PNC souffrent le martyr à bords des vols de la compagnie, faute de moyens, celle-ci s’est quand même permise de doter ses cadres de véhicules 4X4 neufs de marque Hyundai, selon notre interlocuteur. « La Secrétaire du Dg, le Directeur des Ressources humaines, le Responsable commercial, le Chef PNC et d’autres cadres ont chacun une voiture marque Hyundai Tucson neuve kilométrage zéro. Au moment où c’est parfois du banal Moukhamsa (bouillie de céréales à base de farine de blé) qui est servi à bord aux clients.C’est tout simplement aberrant »,s’indigne-t-il.

Ces recrutements « népotistes » qui ont provoqué un scandale au Portugal

La note publiée par la Direction de Air Sénégal à l’endroit des PNC. Désormais, ils ont le choix entre un ramassage du personnel qui n’inclut pas le trajet domicile/siège-siège/domicile ou un forfait qui ne prend pas en compte ni le péage ni le kilométrage ni le parking Aibd

Le nouveau Directeur général de la compagnie Air Sénégal a du pain sur la planche. Si Ibrahima Kane veut mettre la boite aux normes et standards internationaux, il devra rompre avec certaines pratiques de l’équipe qui accompagnait Philippe Bohn à la Direction. C’est du moins ce que pense notre source. « Une compagnie aérienne, ce n’est pas seulement l’image véhiculée dans les spots publicitaires qui passent dans les différents supports médiatique. Tout se passe souvent à l’intérieur du vol. Si le client n’est pas pris en charge, il va facilement voir ailleurs », dit-elle avant de nous conter la scandaleuse anecdote du PNC recruté et viré pendant une formation au Portugal pour des raisons de drogue.

« Un PNC de Air Sénégal a été viré depuis Lisbonne après avoir été testé positive à la drogue »

« Le 30 janvier 2018, ils (la Direction de Air Sénégal Sa) ont envoyé une première vague de PNC au Portugal pour une formation. Parce que la moitié était ab initio, c’est-à-dire qu’ils n’ont jamais exercé le métier avant », indique notre interlocuteur. Qui ajoute : « Avant de signer un Cdi (Contrat à durée indéterminée) à un PNC, il faut d’abord, pour la compagnie, s’assurer qu’il est apte physiquement et mentalement. Mais comme ils (Air Sénégal Sa) ont voulu mettre les charrues avant les boeufs, ils ont envoyé ces nouvelles recrues à Lisbonne. Et là-bas, les autorités compétentes se sont rendu compte, via des tests, qu’un des PNC était un drogué. C’est un scandale qui a été géré de manière très discrète et le PNC en question a été limogé ».

Tiraillement entre PNC d’Air Côte d’Ivoire et ceux d’Air Sénégal dans les vols d’Air Sénégal 

La compagnie Air Sénégal affrète souvent des avions d’Air Côte d’Ivoire pour assurer le dessert de certains de ses trajets, faute de flotte assez bien fournie. Et quand c’est le cas, les PNC sénégalais sont relégués au simple rôle de PCB (Personnel Complémentaire de Bord) au profit de leurs homologues ivoiriens, qui sont alors chargés de veiller à la sécurité. « Dans ces vols, la sécurité incombe aux PNC de Air Côte d’Ivoire, donc ils occupent les quatre portes de l’appareil. Pendant ce temps, nous sommes rajoutés juste comme équipage commercial en tant que PCB. Cela entraîne souvent des tiraillements, parce qu’ils nous regardent de haut alors que nous avons parfois plus d’expérience que leurs propres chefs de cabine », raconte notre source.

Et dans cette atmosphère, les passagers ne savent même pas dans quelle compagnie ils voyagent finalement. « Ils se demandent souvent s’ils volent via Air Sénégal ou Air Côte d’Ivoire », ajoute-telle.

Last but not the least, la note publiée par la Direction de Air Sénégal à l’endroit des PNC. Désormais, ils ont le choix entre un ramassage du personnel qui n’inclut pas le trajet domicile/siège-siège/domicile ou un forfait qui ne prend pas en compte ni le péage ni le kilométrage ni le parking Aibd.

On a bien sûr joint la Direction d’Air Sénégal, qui a promis de donner sa version. Laquelle version se fait désirer…

PS: La rédaction de PressAfrik a contacté le Direction de la compagnie pour avoir sa version. L’Assistante de Direction Fatou Diop, après deux échanges téléphoniques, a promis de joindre le Directeur des Ressources humaines pour intervenir sur la question. Elle est revenue une troisième fois pour nous mettre en rapport avec Madame Sophie IPend, la Chargé de Communication. Avant cela, nous avions pris la peine d’échanger avec cette dernière via son adresse mail. 

Après avoir patienté près de 24 heures, sans retour de leur part, PressAfrik a décidé de publier l’article. Toutefois, la rédaction est toujours ouverte quant à la version de la Direction de Air Sénégal, qu’elle se fera le devoir de recueillir et de publier en accord avec les règles d’éthiques et de déontologie, qui régissent le métier de journaliste.

Privées d’eau depuis 17 mois : les populations de Darou Naim investissent les rues

https://actusen.sn Encore une autre localité du pays privée d’eau. Darou Naim, un village situé à quelques encablures de Thièle dans la région de Louga, est confronté à une pénurie d’eau qui dure depuis plus d’une année. Ayant bu le calice jusqu’à la lie, les populations de cette localité ont manifesté leur courroux pour exiger la réparation de leur forage qui est tombé en panne depuis 17 mois.

Les manifestants ont saisi l’occasion pour interpeller les autorités sur leur souffrance. Ils demandent ainsi le déploiement de citernes, afin de soulager les populations qui marchent des dizaines de kilomètres pour se procurer le liquide précieux.

Cette longue pénurie n’est pas sans conséquences. Car, le manque d’eau a asséché les champs, assoiffé le bétail qui n’est plus productif. L’accomplissement des tâches ménagères pose aussi un réel problème. Surtout en cette période de Ramadan.

LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT MACKY SALL :Non au port de Ndayane et aux 2000 hectares d’expropriation.

Monsieur notre Président,

Tout d’abord, laissez-nous vous féliciter pour votre réélection à la présidence de la République. Nous vous souhaitons un brillant second mandat dans un Sénégal apaisé et digne de sa légende de peuple de paix et de fraternité.

Nous vous revenons au sujet du projet de port de Ndayane. Nous vous avions déjà écrit pour vous dire notre respect de la République. Nous vous avions dit que nous étions pour le développement, mais pas d’un développement qui apporte la mort, la spoliation. Il est difficile de ne pas saluer l’immense travail accompli durant votre premier mandat. Il faut le continuer. Partout où des projets spolient, exilent des populations, laissent des blessures sur des générations, retenez-vous, n’ignorez pas les cris des populations concernées.

Nous vous informons de ce qui suit :

1 – Le Bureau des Impôts et Domaines de Mbour a fait publier avec une date limite fixée au 28 mars 2019, un communiqué lançant une enquête « commodo incommodo » sur une superficie de deux mille (2000) hectares dans le cadre du projet de port de Ndayane. Nous répétons la superficie convoitée : 2000 hectares ! On se croirait en Amazonie conquise ! Sur place, en prenant acte du communiqué, nous avons appris que c’est sur correspondance du Directeur Général du port de Dakar, que le ministère des Finances par ces services compétents a lancé cette enquête pour mettre la main sur 2000 hectares de terre, la partie mer n’étant pas comprise.

2 – Ce Communiqué vient d’être suspendu par celui portant le n° 2021 du 1er avril 2019. En votre nom, le ministre de la pêche serait venu s’expliquer et affirmer que tout se fera désormais par consensus avec le maire de Ndayane et les populations qui doivent être protégées. Nous espérons que vous ne reculez pas pour mieux sauter !

3 -M. Omar YOUM, votre Directeur de cabinet témoigne en faveur des populations en évoquant une réunion avec le DG du port et Dubaï Port World et de votre refus de laisser exproprier 2000 hectares.

4 – Le maire de Ndayane n’a pas manqué de souligner combien il était surpris et choqué par les 2000 hectares visés ! Pour notre Association, la terrifiante machine d’occupation et de spoliation des terres va à l’encontre du discours environnemental et de l’engagement extérieur du Sénégal sur la protection des espaces écologiques. Si Ndayane est occupée et déshéritée, c’est vous seul qui aurez décidé de cette inacceptable tragédie. Vous ne serez pas ce Président-là !

5 – Notre Association a également pris connaissance d’une interview télévisée du Directeur Général du port de Dakar qui, avant la présidentielle de février 2019, en évoquant le port de Ndayane, dit ceci : « Nous signerons prochainement pour le démarrage du port de Ndayane. »

Si nos informations sont bonnes, nous savons que l’enquête d’impact environnemental est largement défavorable pour l’implantation d’un port à Ndayane, au regard des 18-20 mètres de profondeur recherchée, la digue à creuser dans la mer – la brèche de Saint-Louis est dans nos mémoires – et des dégâts considérables et historiques que ce port de la mort va entrainer. Demandez à voir les résultats de cette enquête environnementale !

Monsieur le Président, notre intime conviction, est que vous êtes décidé à construire ce port de Ndayane, car c’est pour vous un projet de développement incontournable. Aucun projet de développement n’est incontournable s’il est mûrement pensé, conçu, réfléchi, partagé.

Monsieur le Président, ne vous précipitez pas. Ne cédez pas aux puissants intérêts des multinationales.

Une terrifiante machine dont nous connaissons les pratiques a pris le contrôle de ce projet de port de Ndayane-Yène. Mais Macky Sall y veillera, car c’est l’histoire qu’il laissera demain derrière lui qui est le véritable enjeu ! Ne confondons pas projet de développement et projet de mort. Écoutez les populations que personne n’a écoutées. Il faut toujours aller vers le compromis dans un respect mutuel et non à l’humiliation, la force, l’autoritarisme !

La dimension sociale et humaine est aussi importante que la dimension économique. Nous ne sommes pas des citoyens libres de défendre leur pays quand nous ne pouvons pas accéder à l’écoute de l’État. La seule liberté qui nous est laissée est de nous soumettre quand l’État décide ! Nous refusons cette posture et vous devez la refuser avec nous ! Ce port doit être un consensus et il ne l’est pas, car ce port est un cimetière !

Diamniadio est sortie de terre. Nous saluons cette ville nouvelle qui portera votre empreinte. Mais ne l’entourez pas, comme c’est le cas hélas,  par des engins de la mort et de la pollution : l’usine à plomb à deux pas de l’hôpital des enfants de Diamniadio, la centrale à charbon de Bargny, le port de Bargny-Sendou avec ses conséquences désastreuses, au large de Yène arrive le projet « Rufisque offshore » et sur le même magnifique littoral, vous laissez faire un second projet de port, celui de Ndayane-Yène qui mange tout et détruit tout : faune, flore, habitat et zone de reproduction unique marine exceptionnelle et protégée, infrastructures hôtelières, infrastructures culturelles de renommée internationale comme l’École des Sables de notre légendaire Germaine Acogny. La liste des autres impactés est phénoménale : le pèlerinage catholique de Popenguine compromis, le Centre de football de la FIFA impacté, les écoles, les fermes agricoles, la célèbre lagune de Toubab-Dialaw impactées, la résidence présidentielle de Popenguine depuis Senghor, un symbole de l’État impacté !

Non, Monsieur le Président vous ne pouvez pas laisser ce terrible drame s’accomplir dans l’histoire de votre vie comme Chef d’État du Sénégal ! Repensez autrement ce port  dont le choix de son emplacement ne répond qu’à la seule proximité avec Dakar et le nouvel aéroport.

Restez, Monsieur le Président, un vrai et grand combattant du développement, c’est à dire un défenseur de l’écologie et de l’environnement, enjeu  prioritaire de la sauvegarde de notre planète ! Le projet du port de Ndayane en sera un incontournable test !Signé par l’Assemblée de l’Association,Fait à Dakar, le 2 Avril 2019,Association n°0088570-Ndoungouman-Toubab Dialaw-Yenne / Sénégal,ynny2025@gmail.com – www.nonauport.sn

Prolongement de la VDN : les usagers préoccupés par l’arrêt des travaux au niveau de Cambèrène

https://www.dakar7.com C’est une situation que dénoncent les usagers et riverains de la VDN 2 et 3, le point noir de Cambèrene long de moins de 300m. Cet axe est devenu une vraie galère pour les automobilistes qui utilisent cette voie.

La Senac offre aux éleveurs plus de 10 millions Cfa en aliment de bétail…

http://actunet.net L’image n’est plus étrangère aux usagers de l’autoroute. Il leur est très fréquent de voir des troupeaux de vaches conduits par leurs propriétaires, traverser l’autoroute à péage. En fait, cette infrastructure a traversé des villages d’éleveurs. Mais cette situation est source d’insécurité notoire.

La divagation des animaux dans le périmètre autoroutier cause beaucoup d’accidents. De nombreuses activités de sensibilisation et de rencontres entre Senac et éleveurs ont été organisées. C’est ainsi, dans le cadre de sa politique sociale à l’endroit des populations et sécurité routière, la Senac a appuyé le collectif des éleveurs en aliments de bétail. Le don est composé de 940 sacs de paille d’arachide, 100 boîtes de foin et 842 sacs d’aliments granulés, pour une valeur de plus de 10 millions Cfa.

«La démarche d’Eiffage est de développer ce type de partenariat qui vise à améliorer nos chiffres en terme de sécurité routière, d’aider aussi les éleveurs dans leurs contraintes d’élevage. Le but principal est, in fine, d’améliorer nos statistiques de sécurité routière, et surtout de mettre un terme ou de limiter tout risque de divagation des animaux sur le péage, car par le passé, nous avons pu constater que beaucoup d’accidents avaient pour origine la divagation des animaux», explique Xavier Idier, directeur opérationnel de Senac sa. À l’en croire, l’objectif de la Senac est de rendre l’autoroute la plus sûre possible, «la mettre au niveau de sécurité qui soit aux attentes des populations sénégalaises», ajoute-t-il.

Le don sera réparti entre 16 communes des départements de Pikine, Rufisque et Thiès. Il s’agit de Rufisque Est, Rufisque Ouest, Rufisque Nord, Diamaguène Sicap Mbao, Mbao, Sangalkam, Sindia, Keur Moussa, Diamniadio, Keur Massar, Jaxaay, Bambilor, Sébikotane, Pout, Ngekhokh et Diass. «Ce don est venu à un moment important, car nous sommes en période de soudure ou les éleveurs rencontrent des difficultés pour nourrir leurs bétails», se réjouit Oumar Sow. Le président du collectif des éleveurs estime aussi qu’un tel geste permettra aux éleveurs de mieux surveiller leurs bétails et à la longue, éradiquer la divagation des animaux.

KAOLACK:SAISIE DE 60 TONNES DE FER NON CONFORME AUX NORMES DE FABRICATION

Kaolack, 17 mai (APS) – Soixante tonnes de fer non conforme aux normes de fabrication requises d’une valeur évaluée à 24 millions de francs CFA ont été saisies par le service régional du commerce de Kaolack, a révélé vendredi le commissaire aux enquêtes économiques, Saidou Nouou Barro.

 « Au cours de nos opérations de contrôle, nous avons procédé à la saisie de 60 tonnes de fer évaluées à environ 24 millions de francs CFA », a-t-il déclaré dans un entretien avec l’APS.
Il a fait état d’une « non-conformité de ce fer à béton aux dispositions de l’arrêté interministériel réglementant les conditions de fabrication, d’exportation et de commercialisation du métal au Sénégal ».
Selon M. Barro, le contrôle est fait à quatre niveaux : le contrôle au marquage pour identifier l’origine du fer, la longueur du fer (longueur légale 12 m), le diamètre et la masse linéique.
Il souligne que « c’est au niveau du contrôle linéique, qui exige que chaque mètre de fer corresponde à un certain poids pour conditionner sa résistance, où nous trouvons le plus de manquement et c’est ce qui fait l’objet de cette saisie ».

« Nous avons saisi des couches de béton de mauvaise qualité et d’autres produits que des commerçants ont volontairement signalé et transmis avant même la visite des contrôleurs », a indiqué M. Barro.
Il annonce que « le fer saisi sera vendu à l’exportation vers une destination où les mêmes normes ne sont pas requises, ou à la fonderie pour une transformation en matière première ».

« Si les normes requises dans la fabrication du fer ne sont pas respectées, cela va fausser l’équilibre du plan architectural de nos bâtiments et cela aura un impact négatif sur la solidité de nos édifices », a précisé M. Barro.
D’autres produits ont fait l’objet de saisie par le service du commerce de Kaolack, notamment 32 cartons de thé estimés à 496.000 francs CFA et 1200 cartons de spaghettis d’une valeur de 6 millions de francs CFA.
Il a salué le réflexe de certains commerçants qui n’attendent pas le contrôle et qui livrent volontairement les produits devat expirer dans un délai court.

Saidou Nourou Barro invite les consommateurs à avoir le réflexe de l’autocontrôle au moment d’acheter leurs produits, pour éviter les produits périmés, et suggère aux gestionnaires des grandes surfaces de tenir des logiciels de gestion des stocks pour éviter d’avoir des produits périmés en rayons. AFD/AMD /ASG/BK

PIKINE:14 TONNES DE PRODUITS DE CONSOMMATION RETIRÉES DU MARCHÉ

Pikine, 16 mai (APS) – Le service départemental du commerce de Pikine, dans la grande banlieue dakaroise, a annoncé vendredi avoir retiré du marché quelque 14 tonnes de produits de consommation, à Thiaroye-Gare et Thiaroye-sur-mer, pour une valeur totale de dix millions CFA.
Les produits alimentaires saisis – quatre tonnes de tomates, trois tonnes de jus, une tonne de sucre, de l’huile, du sel non iodé -, sont impropres à la consommation, non conformes ou illicites, a fait savoir le chef du service départemental du commerce de Pikine, Khadim Ndiaye.

D’autres produits non alimentaires ont été aussi retirés du marché, parmi lesquels 800 kilogrammes d’aliments de bétail, des produits cosmétiques (4 tonnes) et des lampes à incandescence (22 cartons), le tout stocké dans les locaux du service départemental du commerce de Pikine, a indiqué M. Ndiaye dans un entretien avec l’APS.

« Les services du commerce sont constamment au chevet des consommateurs », a assuré le commissaire aux enquêtes économiques.

 Il a ajouté : « L’ampleur de ces actions de retrait du marché des produits impropres ou non conformes à la consommation montre à suffisance le rôle de premier plan que nos services jouent dans le contrôle sanitaire des aliments ».

« Il convient de préciser que ces opérations seront poursuivies dans les autres marchés du département en sus des actions quotidiennes de contrôle qui se mènent dans tous les circuits de distribution, notamment au niveau des boutiques de quartier afin de mieux assurer la protection du consommateur dans sa double dimension sanitaire et économique », a-t-il dit.

Il annonce que ces résultats obtenus seront portés à la connaissance de l’autorité régionale pour décider de la destination de ces produits retirés du marché.SG/BK/ASG

Production et circulation d’images dans l’espace Uemoa : Une nouvelle directive voit le jour

http://www.seneweb.com Une nouvelle directive règlemente la production et la circulation de l’image au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Selon un communiqué parvenu à «Seneweb», cette nouvelle directive, composée de 16 articles, définit le champ d’application des termes comme «œuvres cinématographiques et audiovisuelles», le «cahier des charges», le «producteur d’une œuvre audiovisuelle», le «service public audiovisuel», etc. Elle définit également les principes et règles régissant la production cinématographique et audiovisuelle, et la circulation de l’image dans cet espace sous-régional.

En outre, la directive établit, entre autres, un code de conduite pour l’audiovisuel de service public. Lequel devra prendre en compte des éléments comme «le respect de la propriété littéraire et artistique, l’accessibilité géographique sur l’ensemble du territoire afin de desservir le plus grand nombre de populations et l’encouragement de la co-production d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles entre les Etats membres de l’Uemoa».

S’intéressant au soutien à la production cinématographique et audiovisuelle, la directive crée, dans chaque Etat membre, un fonds national de soutien à la production cinématographique et audiovisuelle. Et ce fonds est alimenté, notamment, par une allocation budgétaire annuelle de l’Etat et toute autre forme de prélèvement public à l’initiative des Etats membres.

Difficultés à la SN-HLM : les travailleurs vont s’immoler devant le Palais.

http://www.dakarmatin.com La Société nationale des Habitations à loyer modéré (SN-HLM) est à l’agonie. C’est du moins l’avis de l’intersyndical des travailleurs qui met l’Etat sur le banc des accusés. Ses membres menacent de s’immoler devant le Palais, si le Gouvernement ne réagit pas très vite. La situation de SN-HLM est désastreuse. C’est ce qu’a fait savoir l’intersyndical de ses travailleurs qui a tenu un sit-in ce vendredi 17 mai pour dénoncer leurs mauvaises conditions de travail.

À en croire les syndicalistes, l’Etat les a laissés en rade et les a mis dans cette situation.  «La société ne bénéficie pas de subvention, ses terres dont 25 hectares à Diamniadio sont confisquées, et un taxe en impôt de plus de 4 milliards », listent-ils.

Pis, ils informent qu’ils risquent de ne pas percevoir leur salaire le mois prochain (Juin, ndlr).  Ibrahima Camara, leur Secrétaire général, accuse la direction de mauvaise gestion. « La direction passe tout son temps à voyager à acheter des voitures de luxe à des coups exorbitants », peste-t-il.

Très remontés contre le Gouvernement en place, ces travailleurs exigent la suppression de l’agence de Dakar, qui, selon eux, « n’a pas d’utilité ». Ils menacent de s’immoler par le feu devant le Palais, si l’Etat ne réagit pas très vite

L’HYPERTENSION ARTÉRIELLE RESPONSABLE DE 80 % DES DÉCÈS ENTRE 40 ET 70 ANS (OFFICIEL)

Dakar, 17 mai (APS) – L’hypertension artérielle (HTA) est responsable de 80% de la mortalité prématurée, qui renvoie aux décès survenant entre 40 et 70 ans, a révélé docteur Lanssana Sidibé, conseiller technique au ministère de la Santé et de l’Action sociale.

« Dans notre pays, la mortalité liée aux maladies non transmissibles, selon la dernière évaluation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), est estimée à 41 %. Les maladies non transmissibles majeures, dont l’hypertension artérielle, sont responsables de 80 % de la mortalité prématurée, c’est-à-dire les décès qui surviennent entre 40 et 70 ans », a souligné docteur Sidibé.

Présidant vendredi la célébration de la Journée mondiale de l’hypertension artérielle, il a indiqué que cette pathologie « multiplie par sept à huit le risque d’AVC, par cinq le risque d’insuffisance cardiaque et par trois celui de la coronathérapie ».

 La Journée mondiale de l’hypertension artérielle est organisée sous l’égide de la Société sénégalaise de cardiologie (SOSCAR), Intra Health et l’ONG Path, sur le thème « Connaître sa tension artérielle ».

 Selon docteur Lansana Sidibé, cette patologie est « responsable de 7 à 8 millions de décès dans le monde ».
« C’est un véritable problème de santé publique. Près d’un milliard de personnes sont hypertendues dans le monde. Environ 640 millions vivent dans les pays en développement. En Afrique, cette prévalence est de 15 à 35 % selon les enquêtesSteps réalisées dans différents pays », a-t-il détaillé.

 Au Sénégal, a-t-il précisé, « la prévalence de l’hypertension artérielle est estimée à 29, 8 % chez les personnes de 18 à 69 ans, selon l’enquête Steps, réalisée en 2015 ».
Parmi tous ces malades, seuls 29, 4 % « se savent hypertendus ». Et si 17 % d’entre eux « sont sous traitement », ils ne sont que 8 % à être « effectivement contrôlés », a-t-il indiqué.

A l’en croire, cette prise en charge insuffisante « est due à un défaut de connaissance de cette affection », ce qui montre d’autant l’intérêt du thème retenu : « Connaître sa tension artérielle ».
La connaissance de ces chiffres permet de prévenir l’hypertension ou de la prendre en charge correctement et précocement, a-t-il dit.

 Pour le conseiller technique, « la prévention est possible et passe par l’information sur les facteurs de risque essentiels, que sont la mauvaise alimentation, la sédentarité, l’usage abusif d’alcool, le tabagisme ».
Il a annoncé que « la sensibilisation sur les facteurs de risque sera intégrée dans tous les programmes de promotion de la santé ».

 Au Sénégal, « l’HTA est la première responsable de l’insuffisance rénale. Donc il est plus que nécessaire et urgent de développer des moyens de prévention de l’HTA et du diabète afin de réduire ou de freiner leur évolution vers l’insuffisance rénale », a-t-il exhorté.

 « L’hypertension artérielle, c’est une maladie chronique caractérisée par une augmentation permanente de la pression artérielle au niveau des vaisseaux sanguins », a ainsi expliqué le chef de la division des maladies non transmissibles, docteur Babacar Guèye.

Pour ses organisateurs, la Journée mondiale de l’hypertension artérielle (HTA) est de fait une occasion de sensibiliser les populations sur les risques que représente ce mal invisible aux symptômes difficilement détectables, communément appelé « le tueur silencieux ».SKS/ASG/BK

Pression des firmes étrangères et laboratoires : Vers une hausse des prix des médicaments pharmaceutiques

http://www.seneweb.com L’on s’achemine inéluctablement, au Sénégal, vers une hausse des médicaments pharmaceutiques décidée par les firmes étrangères et laboratoires pharmaceutiques. Mis au parfum, le ministère de la Santé a convoqué d’urgence ses services, alerte le journal Kritik.

Une décision qui fait suite à des pressions exercées par les firmes étrangères et laboratoires pharmaceutiques en vue de mettre à niveau certaines spécificités médicales

La question sera d’ailleurs étudiée le 22 mai prochain dans les locaux de la direction de la pharmacie et du médicament, informe le journal.

Qui fait état d’un document d’alerte dont l’ordre du jour porte sur une étude des demandes de hausse de prix de certains médicaments des laboratoires pharmaceutiques. Toutefois, aucun élément n’est livré sur les médicaments visés et la marge d’augmentation possible.

Commercialisation de tabacs infects : le Pnlt confirme une plus forte teneur en nicotine, goudron et monoxyde de carbone

https://actusen.sn Suite à la publication des résultats d’une enquête de l’Ong Open Eye faisant état de teneurs plus fortes en nicotine, en goudron et en monoxyde de carbone dans les cigarettes vendues en Afrique, le Ministère de la Santé a saisi des laboratoires d’analyse de ces produits du tabac. Lesquels sont commercialisés par la MTOA et Philip Morris International (PMI) au Sénégal.

«L’analyse de ces échantillons a révélé des teneurs élevées en nicotine, en goudron et en monoxyde de carbone comparées aux normes de référence de l’Union européenne», informe un communiqué du programme national de lutte contre le tabac (Pnlt)

En attendant de disposer des normes sénégalaises, dans le sens de protéger la santé des populations, le Ministère de la Santé et de l’Action sociale, en rapport avec le Ministère du Commerce, va continuer le contrôle de la composition des cigarettes vendues au Sénégal».

SECTEUR DE LA SANTE :Les chantiers 2019 de Diouf Sarr

http://www.enqueteplus.com Résoudre la problématique de la santé de la mère et de l’enfant, l’ppropriation du concept de la santé digitale, le renforcement en équipements des structures de santé dans les zones accidentogènes sont, entre autres, les grands chantiers auxquels s’attaque le ministre Abdoulaye Diouf Sarr, cette année. L’annonce a été faite, hier, lors de la revue annuelle 2018 du Plan national de développement sanitaire.

Cette année, l’objectif principal du ministère de tutelle repose sur la santé de la mère et de l’enfant. Une problématique occasionnant beaucoup de pertes en vie humaine que l’autorité souhaite résoudre. « Nous voulons enregistrer des indicateurs favorables dans ce domaine pour le bien-être des populations », déclare le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr. Cela se fera par le relèvement du plateau médical dans six régions du pays pour les secteurs propres à la santé de la mère et de l’enfant, tels que la gynécologie, la néonatalogie.

Par ailleurs, le Sénégal compte s’inscrire dans la marche du monde, en s’appropriant le concept de la santé digitale. Le numérique sera noté au niveau de l’imagerie médicale, de la couverture maladie universelle et de la gestion des dossiers médicaux.  En outre, l’autre défi du secteur est de renforcer la prévention, dans le cadre des maladies non transmissibles (diabète maladies respiratoires, cardiovasculaires…). « Il est important de mettre sur pied une bonne stratégie pour impacter sur les comportements. Nous ne devons pas seulement pas agir en aval », ajoute le ministre.

En réponse au fort taux de morts par accidents, le ministère a entamé, depuis un an, un programme de renforcement d’équipement des structures de santé dans les zones accidentogènes, notamment l’axe Tamba-Dakar.  D’autre part, la prise en charge totale du cancer sera une réalité à Diamniadio, grâce à un centre national dont la construction sera entamée le mois prochain. Ce qui devrait réduire les multiples évacuations des malades à l’étranger.

La ville de Kaolack quant à elle abritera le premier centre d’imagerie médicale. Autant de travaux annoncés par le ministre de la Santé qui ajoute qu’ « un chantier de mise à niveau est en cours et nous sommes sur la bonne voie. Il y a de moins en moins d’évacuations et nous avons maintenant deux accélérateurs de particules (intervenant dans la radiothérapie) à Diamniadio et à le Dantec ». Visiblement, l’année 2019 devrait être concluante en matière de réalisations si toutes ces promesses sont tenues.

Les bons et les mauvais points de 2018

Hier, au moment de faire le bilan de 2018, le positif a d’abord été abordé. Il s’agit, entre autres, de l’extension de la couverture sanitaire en équipement et en personnel qualifié, la hausse du nombre de bénéficiaires de la carte d’égalité des chances, l’accès aux antirétroviraux. Tout ceci couronné par l’organisation de plusieurs rencontres d’envergure tel que la 68ème session du comité régional de l’Oms ou encore le premier forum sous régional sur la santé communautaire.

Cependant, selon le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, il en reste du pain sur la planche. « La prise en charge des maladies chroniques, des malades mentaux, la mort néonatale sont des questions auxquelles nous devons apporter des réponses durant cette année. En outre, la mauvaise coordination entre le niveau central et le niveau opérationnel doit également être corrigée. Il faudra améliorer le niveau de monitoring et de suivi », a-t-il déclaré.

Ainsi, une cohérence dans les actions, allant du poste de santé à l’hôpital public, en passant par le centre de santé sera de mise. Malgré les nombreuses perturbations dans le secteur, durant toute l’année, la performance sur le terrain s’est concrétisée, grâce à « un système de santé résilient », informe l’autorité.EMMANUELLA MARAME FAYE

SON ÉVACUATION EN FRANCE BLOQUÉE FAUTE DE VISA, L’ÉTUDIANT EN MÉDECINE MAMADOU BÂ, DÉCÈDE À DAKAR

http://www.emedia.sn Les étudiants de la Faculté de Médecine, Pharmacie et Odontologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar n’ont pu sauver leur camarade Mamadou Abou Ba, étudiant en 5e année de chirurgie. La grande faucheuse l’a arrachée à leur affection ce vendredi. Souffrant d’une maladie cardiaque, le défunt devait être évacué en France pour se soigner. Mais, il fallait 18,3 millions francs Cfa pour le faire.

Solidaires, les étudiants de la faculté ouvrent une quête au niveau national et international afin de mobiliser la somme réclamée pour permettre à leur camarade d’aller se soigner. Les bonnes volontés se signalent. Les donateurs casquent forts et le montant est rassemblé.

18,3 millions FCFA rassemblés, l’argent sera remis à sa famille

Mais, Mamadou Abou Ba ne sera pas évacué. Faute de visa. « Ce sont des lenteurs administratives qui ont fait qu’il n’a pas été évacué. Il n’a pas obtenu le visa alors qu’il avait le passeport et tous les autres papiers », a informé le président de l’Amicale des étudiants de la faculté de médecine, Mouhamadou Sow, joint au téléphone. «

C’est avec le cœur lourd et plein de chagrin que nous vous informons malgré toutes les démarches entreprises pour l’obtention de la somme nécessaire à son évacuation, notre camarade n’a pas survécu à sa pathologie », mentionne-t-on dans le communiqué de presse. Cependant, le président de l’amicale renseigne que tout l’argent qui a été collecté pour l’évacuation de leur camarade sera versé à la famille éplorée. Aliou DIOUF

Pr Bouba DIOP Sur L’absence D’une Bibliothèque Nationale : «On A Préféré Régler D’abord Le Problème Des Lutteurs»

https://www.walf-groupe.com Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, le Sénégal qui a contribué à la formation des élites africaines est sans bibliothèque nationale.

Ce qui indigne les universitaires, notamment les archivistes et historiens, philosophes, réunis, hier à l’Harmattan pour rendre hommage à feu Amady Aly Dieng. «C’est très révélateur des options inefficaces. Le fait qu’on n’ait pas fait de bibliothèque nationale, depuis l’indépendance montre la faiblesse des politiques culturelles. C’est le fondement. Si vous allez aux Etats-Unis, la première des choses qu’on vous montre, c’est la bibliothèque du Congrès. En France, on vous parle de la Bibliothèque nationale. Cela montre que, chez nous, les politiques culturelles ne sont pas inclusives, qu’elles sont à la marge. Personne ne peut dire le nombre de documents en langue nationale. Un pays ne peut pas se propulser sans avoir une idée claire de son patrimoine. Chaque Sénégalais à ses manuscrits à la maison», crache Bouba Diop, en marge de la rencontre. De l’avis de M. Diop, la bibliothèque de l’Ucad est aujourd’hui la plus fournie. Ce qui, d’après lui, «est une catastrophe». Ce qui écoeure l’historien c’est qu’«on a préféré régler d’abord le problème des lutteurs ». Ce qui le conduit à dire que «les autorités ont eu zéro sur la question du livre et de la bibliothèque nationale». Pourtant, révèle-t-il, «l’argent et le terrain ont été donnés. Mais on a préféré laisser la priorité à autre chose». A en croire le professeur d’histoire, «cela peut être fait en deux, trois ans puisque des études ont été faites».

Dans la même veine, l’historienne, Penda Mbow souligne qu’«il y a nécessité de construire la Bibliothèque nationale du Sénégal et la Maison des archives parce que ce sont ces instruments qui constituent des lieux de mémoire et permettent de mesurer l’évolution et la modernité d’une société ». A son avis, «on ne peut pas être un pays qui a produit de très grands noms sur le plan intellectuel et ne pas disposer d’une bibliothèque nationale».

Dans la foulée, les participants à l’hommage à feu Amady Aly Dieng ont proposé qu’on donne le nom de ce dernier à la future bibliothèque nationale à cause de son apport à la mémoire du Sénégal. Un colloque va être organisé pour magnifier l’homme.Emile DASYLVA

Festival Cannes : Dans « Atlantique », la fable des morts-vivants traverse la Croisette avec Mati Diop

https://www.pressafrik.com/À Cannes, c’est la première fois qu’une réalisatrice du Sénégal arpente la Palme d’or. Fille du musicien Wasis Diop, nièce du cinéaste Djibril Diop Mambety, à 37 ans, Mati Diop brigue la montée du tapis rouge du 72e festival de Cannes avec l’équipe de son film « Atlantique ». Beaucoup d’émotions ont marqué la projection hier-jeudi avec à la clé un standing ovation.

Dans ce long métrage ‘’Atlantique’’ projeté dans le cadre de la compétition officielle du 72e festival de Cannes a rendu hommage à cette jeunesse d’aujourd’hui vivante, pleine de vie. « J’ai voulu dédier ce film à une certaine jeunesse, d’abord celle disparue en mer dans l’Atlantique en voulant rejoindre l’Espagne », a déclaré Mati Diop. La réalisatrice témoigne  également que ce film répond à « un besoin » relative à la migration irrégulière, étant quelque chose qui l’a « profondément troublée ».

Son film de plus d’une heure raconte l’histoire d’un groupe de garçons et de filles. Les premiers, frustrés après trois mois de travail acharné sans salaire, décident d’émigrer vers l’Espagne à travers l’atlantique. Les filles pour leur part décident de rester au pays pour se battre et exister malgré les pesanteurs sociales. Mais elles demeuraient hantées par les souvenirs de leur amant partis. La situation d’une jeunesse sénégalaise tellement désespérée qu’elle est prête à plutôt mourir qu’à rester. Le drame de l’exil vu par les forces féminines.

Entre fiction et fantastique, ‘’Atlantique’’ se veut aussi une critique sociale des tares d’une société sénégalaise gangrenée par l’argent, le pouvoir, le prestige, entre autres. Mati Diop a fait ses premières pas comme actrice, dans les films de Thierry de Peretti, de Gabriel Aghion, ou encore de Claire Den. Fana CiSSE

Hissein Habré sert une citation directe à Marcel Mendy

http://actunet.net Ayant perdu le procès visant à interdire le livre de Marcel MENDY « Affaire HABRE entre ombres silences et non-dits, devant la Cour d’appel de Dakar,  HISSEIN HABRE revient à la charge à travers une citation directe servie au journaliste écrivain, cette fois-ci pour diffamation et injures publiques. En guise de réparation, HABRE demande 200 millions de francs.Siaka NDONG

L’ÉTAT LANCE LA TRAQUE AUX CAMIONS DESTRUCTEURS DE BIENS PUBLICS

http://www.emedia.sn/Le problème est répétitif sur la route nationale. Les camions lourdement chargés détruisent les passerelles qui surplombent la chaussée et servent de passage pour les piétons. Outrée par ces drames qui leur causent d’énorme préjudice, l’Agence des Travaux et de Gestion des Routes a décidé de traquer les camions en surcharge qui endommagent les infrastructures qu’elle réalise. Joignant l’acte à la parole a, suite au camion qui a heurté, ce jeudi, la passerelle de Sicap Mbao, procédé un constat d’huissier et a décidé de porter plainte. Ce, pour que les auteurs de ces actes puissent être sévèrement réprimandés. « L’AGEROUTE, qui est le gestionnaire des passerelles, a fait un constat d’huissier de l’accident pour constater les dégâts qui sont enregistrés et a transmis le dossier au niveau de sa cellule juridique pour porter plainte », a renseigné Babacar Senghor, Directeur régional d’Ageroute Dakar. Qui signale qu’ils feront tout pour que ce dossier ait une suite favorable. A l’en croire, l’AGEROUTE ne cesse de payer les frais des camions en surcharge que ça soit tantôt sur la route nationale, tantôt sur le pont de Cices ou sur l’autoroute Limamou Laye. Pis, la réparation de chaque infrastructure endommagée coûte, selon lui, une fortune.

Au moins 20 millions de francs Cfa décaissés pour réparer une passerelle endommagée

« Le montant des réparations tournent dans les 20 millions parce que c’est la partie où les gens circulent qui est détruite. Ainsi, pour la réparation, il faut des grues de grandes capacités, il faut de la main d’œuvre, il faut remodeler ce qui a été endommagé. Et cela à un cout. C’est le contribuable sénégalais qui paie. Maintenant, il faut que les personnes responsables de ces dégradations puissent elles aussi supporter le coût de ces incidents », a déclaré M Senghor. Il rappelle qu’à l’époque, il y avait des passerelles en béton qui étaient sur une hauteur limite de 4,85 mètres, qui est la norme en termes de passerelle.

Mais, compte tenu du besoin énergétique, il y a eu un accord avec la Senelec pour pouvoir mettre en place des passerelles amovibles. C’est-à-dire des passerelles qui puissent s’ouvrir à chaque fois que de besoin pour faire passer des convois exceptionnels notamment ceux des moteurs électriques, ceux des moteurs destinés au parc éolien. Mais, constate-t-il pour le regretter : « plusieurs fois, on a eu à enregistrer ces types d’incidents. Et ce sont des camions hyper chargés qui quittent le plus souvent le Port de Dakar, qui passent par la nationale, qui endommagent les passerelles », déplore Me Senghor. Or, à son avis, quand il y a eu un choc sur les passerelles, les désagréments sont énormes.

Les populations contraintes à traverser une route de 2 fois 3 voies

D’abord vis-à-vis de l’infrastructure en tant que telle parce que il faut opérer à des réparations. Egalement les désagréments affectent également les populations qui ont besoin de traverser en toute sécurité. « Or, si cette infrastructure subit un choc, on est obligé de fermer les passerelles et obliger les piétons à franchir cette route nationale à pieds. Les populations sont contraintes à traverser la route nationale en deux fois trois voies à pied alors que cela comporte énormément de risque », prévient-il. Dans le même sillage, Babacar Senghor lance un appel à tous les services de l’Etat. Il leur demande de conjuguer leurs efforts pour mettre fin à ce laxisme qui porte atteinte aux biens publics de l’Etat. Aux forces de sécurité et particulièrement aux gendarmes qui jalonnent la route nationale empruntée par les camions, M. Senghor leur demande de les venir en aide afin de mettre la main sur les conducteurs des camions surchargés. Aliou DIOUF

SALUBRITÉ ET HYGIÈNE PUBLIQUE : ABDOU KARIM FOFANA PRÔNE « UNE VÉRITABLE RÉVOLUTION ENVIRONNEMENTALE »

Saint-Louis, 17 mai (APS) – Le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, Abdou Karim Fofana, appelle à un ’’véritable changement de comportement’’ devant conduire à changer le visage du Sénégal en matière de salubrité et d’hygiène publique.

Il a dit vendredi à Saint-Louis compter sur « l’adoption d’un véritable changement de comportement pour l’amorce d’une véritable révolution environnementale, afin de changer le visage du Sénégal dans sa perception en matière de salubrité et d’hygiène publique ».

Il s’exprimait lors de la conférence territoriale dédiée à la région de Saint-Louis, dans le cadre de sa tournée de sensibilisation contre les encombrements et l’insalubrité, une rencontre présidée par le gouverneur Alioune Aïdara Niang.

Les différents préfets, chefs de services, maires, élus locaux, les conseils de quartiers, mouvement de jeunes, de femmes ainsi que des membres de la société civile ont également participé à la rencontre.

Le ministre a salué le rôle avant-gardiste de la commune de Saint-Louis, qui a selon lui « déjà anticipé sur la lutte contre les encombrements et l’insalubrité », une manière de « répondre positivement à l’appel du président de la République pour une bonne hygiène publique partout au Sénégal ».

Selon lui, l’objectif de la rencontre de Saint-Louis est d’écouter les populations, les élus et l’administration territoriale, afin d’élaborer un programme national pour l’hygiène publique et la lutte contre les encombrements, de concert avec l’ensemble des acteurs concernés.

La région de Saint-Louis doit élaborer son plan d’action, sous la direction du gouverneur, et mettre en place un comité régional et des comités départementaux, avec une expression de besoins à l’appui, afin que l’Etat puisse accompagner dans cette « opération d’envergure nationale », a indiqué le ministre.

Abdou Karim Fofana souligne que compte doit être tenu de la particularité de la ville de Saint-Louis, Dont une bonne partie se trouve sur une île, sans compter que la pêche représente une des activités phares et historiques dans la capitale du nord. Il affirme qu’il « n’est pas question de dénaturer ces activités, mais il s’agira de les organiser ».

« Pour le cas de Saint-Louis, il faudra structurer l’occupation de l’île et toute la commune afin que la circulation soit fluide et que les activités économiques puissent disposer de places dédiées « , souligne le ministre.

Selon lui, avec le budget qui sera mis en place, il sera question de créer des centres artisanaux et de conduire la restructuration des marchés, pour les mettre à niveau en termes de capacité et de modernisation, « surtout en matière d’assainissement, d’évacuations d’eaux usées et d’ordures, avec une solution définitive pour éradiquer l’insalubrité ».

A la suite de l’exposé du directeur des services communaux de Saint-Louis, les préfets, de même que plusieurs maires et élus ont salué cette initiative, jugeant salutaire la stratégie de lutte contre les encombrements et l’insalubrité.Ils ont également émis des critiques et fait des contributions pour la réussite de l’opération et pour sa pérennisation. BD/BK/ASG

le président a deux voies pour modifier la Constitution (Juriste)

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo-La Constitution du Sénégal, en son article 103 consacré à la révision constitutionnelle, donne la possibilité au chef de l’Etat de choisir la voie référendaire ou celle parlementaire pour modifier la loi fondamentale, a confié à APA, jeudi, le Directeur du Centre de recherche en ingénierie juridique et financière, le Pr Abdoul Aziz Kébé.

« Le président de la République dispose de ce qu’on appelle le pouvoir discrétionnaire. C’est-à-dire qu’il lui appartient d’apprécier de façon discrétionnaire si la révision doit être faite par la voie référendaire ou non », a expliqué l’invité du 6ème numéro du Grand oral d’APA.

Toutefois, a relativisé l’agrégé en Droit public, vu l’importance de la réforme constitutionnelle ayant notamment conduit à la suppression du poste de Premier ministre (PM), « on aurait pu associer le peuple comme ce fut le cas en 1963 ».

A cette époque, le Sénégal, à travers un référendum, s’était passé du poste de chef de gouvernement après le différend entre le président de la République Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia, le président du Conseil.

« Si on considère que le Premier ministre est un poste important, ce qui est le cas parce que le PM, dans la Constitution du Sénégal, dispose de plusieurs prérogatives dont l’animation de l’activité gouvernementale, on peut ainsi penser que supprimer ce poste nécessite de recueillir l’avis du peuple », a-t-il insisté.

Revenant sur les incidences relatives à cette réforme, l’universitaire a fait observer que le Sénégal passe désormais à un régime purement présidentiel, où on a un exécutif monocéphal auquel s’ajoute l’absence d’interférences entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

En d’autres termes, cela signifie qu’il n’y a plus de motion de censure encore moins de droit de dissolution de l’Assemblée nationale.

« On dit souvent que le régime parlementaire est un régime de séparation souple des pouvoirs où chaque organe a la possibilité de mettre fin à la vie institutionnelle de l’autre organe par la motion de censure et le droit de dissolution. Cela n’est pas le cas dans ce nouveau régime dit présidentiel où les moyens d’actions réciproques disparaissent», a indiqué M. Kébé.

Ainsi, « l’Exécutif se cantonne à exécuter la loi, l’Assemblée vote la loi et contrôle l’action gouvernementale et le pouvoir judiciaire tranche les litiges », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le Directeur du Centre de recherche en ingénierie juridique et financière a soutenu que le régime présidentiel n’est pas un régime « présidentialiste ». A en croire ce juriste, « le régime présidentiel est un régime de séparation stricte des pouvoirs et le président n’est pas aussi fort qu’on le croit ».

A titre d’exemple, il a cité les Etats Unis d’Amérique où le Congrès est très puissant car, étant capable de bloquer même certaines décisions prises par le pouvoir exécutif.ARD/te/APA

«Les révisions faisant reculer la démocratie sont la tendance en Afrique» (Universitaire)

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé-Le directeur du Centre d’études et de recherche en ingénierie juridique et financière du Sénégal, Abdou Aziz Kébé, a confié jeudi à APA que les révisions constitutionnelles auxquelles on assiste en Afrique sont le plus souvent synonymes de recul démocratique car elles sont sous-tendues par la volonté des dirigeants de renforcer leurs pouvoirs.

  1. Kébé, par ailleurs enseignant à la Faculté des Sciences juridiques et politiques (FSJP) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, était l’invité du sixième numéro du Grand Oral d’APA.

Il a abordé plusieurs thèmes, dont les récurrentes modifications de la Constitution sénégalaise constatées au cours des quatre dernières années et portant notamment sur le référendum de 2016, l’adoption du parrainage en 2018 et le vote de la loi supprimant le poste de Premier ministre en début mai 2019.

« Nous, au centre d’études et de recherche en ingénierie juridique et financière, avons travaillé sur ça pour voir toutes les fois où le mandat présidentiel a été révisé. Sur plus de 30 piles, on avait constaté que l’essentiel des révisions portait sur le mandat », a noté le juriste, soulignant que ce sont « toujours des révisions qui permettent au président de rester au pouvoir ».

« Le professeur Ismaïla Madior Fall (ex-ministre sénégalais de la Justice) a fait des réflexions très riches à ce propos en comparant les révisions, les qualifiant de +consolidantes et déconsolidantes+. Il montre par exemple que sous le président Wade (2000-2012), il y avait beaucoup de révisions déconsolidantes. Le Sénégal a connu vraiment des révisions qui ont fait reculer notre démocratie », a expliqué Abdoul Aziz Kébé, citant également à ce propos les régimes de Senghor et Diouf.

Toutefois, s’appuyant sur une formule du philosophe francophone Jean Jacques Rousseau, le Pr Kébé a déclaré qu’« un peuple est libre de changer ses lois, même les meilleures. Il n’y a aucune limite ».

« Mais la fréquence des révisions fragilise la Constitution », a précisé le professeur de droit, notant en revanche que dans un pays comme le Bénin, « la nature du régime politique (présidentiel) ne peut pas être révisée ».

« C’est ça en fait le propos du président Obama (des Etats-Unis) quand il dit qu’il faut des institutions fortes (en Afrique). Et l’institution qui a la possibilité d’empêcher et de bloquer ces révisions constitutionnelles, c’est le Conseil constitutionnel. Tel n’est pas le cas (pour le Sénégal), notre Conseil n’a pas la compétence lorsqu’on révise la Constitution », a dit Abdoul Aziz Kébé.

Selon lui, la justification d’incompétence avancée par cette cour lorsqu’elle fut saisie par l’opposition pour bloquer la loi sur le parrainage des candidatures aux élections en est un exemple patent.

A propos du dernier mandat ou pas de Macky Sall au pouvoir, Abdoul Aziz Kébé ne voit pas de raison de polémiquer vu que « le premier mandat (2012-2019) fait partie du décompte », même si « on aurait pu approfondir davantage le référendum de 2016 en termes de limitation des mandats » pour éviter ce débat.ODL/te/APA

Soupçons de corruption à la DAF : Aly Ngouille Ndiaye ordonne une enquête

http://www.seneweb.com « Le ministère de l’Intérieur a donné des instructions à la police judiciaire pour qu’une enquête soit ouverte » afin de tirer au clair les accusations de corruption portées contre des agents de la Direction de l’autonomisation du fichier (DAF).

La révélation est de Fiacre Badiane, le tout nouveau patron de la DAF, joint au téléphone par Seneweb.

Cette enquête fait suite à l’information selon laquelle des agents de la DAF et du ministère de l’Intérieur ont demandé à un Sénégalo-Suisse nommé Aiman Steiner, la somme d’un million pour la confection deux cartes d’identité nationales, pour lui et sa sœur.

Dans deux vidéos reprises par SeneWeb, Aiman Steiner, preuves supposées à l’appui, détaille le mode opératoire des agents de la DAF présumés corrompus.

Contacté ce vendredi par Seneweb, le Franco-Suisse déclare n’avoir pas « encore reçu les cartes nationales d’identité » demandées.

Mimi au CESE : Macky prépare son parti et sa…Sortie

https://xibaaru.sn/Mimi Touré en tête du CESE : Le dispositif de Macky Sall en marche

Avant d’embarquer à bord du vol Air Sénégal, voyageant en classe économique à destination de la France, le Président de la République Macky Sall a signé un décret pour porter Mme Aminata Touré à la tête du Conseil économique social et environnemental (CESE) en remplacement de Mme Aminata Tall.

A travers cet acte, le Président de la République Macky Sall démontre que Mme Aminata Touré reste un élément important dans le dispositif qu’il est en train de mettre en place. Macky Sall doit faire face à plusieurs échéances et il lui reste peu de temps. Non seulement, il est attendu par le peuple qui lui a renouvelé sa confiance avec une forte majorité pour mettre le Sénégal dans les rails de l’émergence, mais au plan politique, il lui faut faire face à plusieurs urgences. Parmi ces urgences au plan politique, la structuration de son parti, l’Alliance pour la République (APR).

Les faits sont que Macky Sall effectue en principe son dernier mandat en tant que Président de la République. Pour ce faire, il doit vite régler la question de sa succession à la tête de l’Etat. Ce qui passe par la structuration de son parti qui passe par la mise en place d’éléments aux caractères forts dans le dispositif qu’il veut mettre en place. Des éléments capables de faire face à l’adversité politique. Parmi ces éléments qui doivent être de forts caractères, et roués sur le plan politique, figure Mme Aminata Touré. Cette dernière a fait ses armes, très jeune dans la gauche sénégalaise où elle s’est forgée.

Même quand, elle a été limogée de son poste de Premier ministre, Mme Aminata Touré n’a jamais voulu tourner le dos à l’APR. Elle a continué à montrer sa témérité et sa pugnacité à défendre le Président Macky Sall. Et, ce dernier le comprend, il pourra toujours compter sur Mimi Touré tout au long de ces cinq prochaines années, face à l’adversité politique. Dans les rangs de l’opposition comme à l’intérieur de son propre camp.Thiémokho BORE

Affaire Archimedes Group : Les explications du blogueur Basile Niane

http://www.seneweb.com Joint par Seneweb, le journaliste blogueur, Basile Niang a réagi suite à un article publié par Facebook au sujet d’une entité commerciale israélienne dénommée «Archimedes Group»qui avait dépensé beaucoup d’argent pour cibler certains pays africains, tels que le Sénégal, le Togo… afin de diffuser des informations liées à la politique.

« C’est comme ce qui s’est passé en Russie et dans d’autres pays où on a soulevé le problème de Cambridge Analytica. Il y a des structures qui se cachent derrière Facebook et font beaucoup de campagne.  Et l’objectif de ces campagnes, c’est de pouvoir pousser les internautes à choisir un candidat, donc ils peuvent se cacher derrière une page pour soutenir par exemple un candidat à l’élection présidentielle », a-t-il soutenu.

Le journaliste blogueur soutient toutefois qu’il n’a pas encore assez de renseignements sur cette affaire.

« On dit que le Sénégal a été infiltré, c’est juste parce que le Sénégal fait partie de ces pays qui ont été ciblés. On n’a pas donné une grande information concernant le candidat sénégalais. Et à notre niveau, nous sommes en train de faire des recherches pour voir est-ce qu’il y avait des pages Facebook qui défendaient par exemple la candidature de Macky Sall ou d’un autre candidat. Ce qu’il faut retenir, c’est que la structure qui a effectué ces créations de pages a travaillé avec les agents qui sont au niveau local plus précisément au Sénégal. Cela montre encore une fois que personne n’est à l’abris des attaques qui concernent Facebook parce que les réseaux sociaux sont les passerelles des cyber-internautes. Aujourd’hui Facebook a ses failles et la majeure partie des gens ne comprennent pas comment ça se passe et ce qui a fait même développer ce qu’on appelle le Fake-News, et aujourd’hui tous les Etats sont en train de lutter contre ces Fakes-News pour trouver des retenues afin d’éliminer ce fléau. »

Selon M.Niane, il est temps d’y réfléchir afin de trouver une solution car les gens utilisent souvent les réseaux sociaux pour faire passer leur message.

Ingérence électorale au Sénégal, au Togo et en Niger : Facebook ferme 65 comptes du groupe Israélien « Archiméde »

https://www.dakaractu.com Facebook a déclaré aujourd’hui avoir détecté des dizaines de comptes Facebook qui s’engageaient dans ce qu’il appelle un « comportement inauthentique » coordonné, qui est l’expression générale de l’entreprise pour l’ingérence électorale et autres formes de manipulation publique via les médias sociaux et d’information, principalement dirigée vers les pays d’Afrique de l’Ouest.

C’est la première fois que Facebook dit avoir détecté une telle activité dans le pays, et Facebook nomme même une entité commerciale israélienne, le groupe Archimède, qui est derrière ce comportement. Le but était ostensiblement d’avoir un certain effet sur les élections locales et l’atmosphère politique, bien que Facebook affirme qu’il ne peut pas deviner les intentions exactes du groupe et qu’il n’y a aucune indication qu’il était en aucune façon lié au gouvernement israélien. Bien qu’il soit centré sur des pays d’Afrique de l’Ouest comme le Nigeria, le Sénégal, le Togo et le Niger, Facebook a également détecté des activités visant des utilisateurs en Angola, en Tunisie et dans certaines parties de l’Asie du Sud-Est et en Amérique du Sud.

« Les personnes à l’origine de ce réseau ont utilisé de faux comptes pour faire tourner des pages, diffuser leur contenu et accroître artificiellement l’engagement », a écrit Nathaniel Gleicher, responsable de la politique de cybersécurité sur Facebook, dans un article publié ce matin sur son blog. « Ils se sont également représentés eux-mêmes en tant que locaux, y compris les organismes de presse locaux, et ont publié des informations qui auraient fait l’objet de fuites au sujet de politiciens. Les administrateurs de la page et les propriétaires de compte ont fréquemment affiché des nouvelles politiques, y compris des sujets comme les élections dans divers pays, les points de vue des candidats et les critiques des opposants politiques. »

FACEBOOK DIT QU’UNE SOCIÉTÉ ISRAÉLIENNE, LE GROUPE ARCHIMÈDE, ÉTAIT IMPLIQUÉE 

Par conséquent, Facebook a fermé 65 comptes Facebook, 161 pages, 23 groupes et 12 événements. Il a également détecté et fermé quatre comptes Instagram liés à cet effort. Elle a également interdit le groupe Archimedes et toutes ses filiales, et Facebook a envoyé une lettre de cessation et d’abstention à l’entreprise.

Sur son site web, le slogan du Groupe Archimedes est : « Gagner des élections dans le monde entier. » Il se présente comme une sorte de consultant pour le marketing des médias sociaux lié aux élections, écrivant : « Lorsque nous abordons le défi d’un client, nous abordons toutes les facettes possibles qui s’y rapportent. Nous formulons ensuite une solution concise mais complète qui utilisera tous les outils et tirera parti de tous les avantages disponibles afin de changer la réalité en fonction des souhaits de notre client. »

« Nous avons identifié ces comptes et ces pages grâce à nos enquêtes internes sur des comportements suspects coordonnés et non authentiques. Nous avons partagé l’information sur notre analyse avec nos partenaires de l’industrie et les décideurs », a écrit M. Gleicher. « Nous travaillons constamment à détecter et à arrêter ce type d’activité parce que nous ne voulons pas que nos services soient utilisés pour manipuler les gens. Nous supprimons ces pages et ces comptes en fonction de leur comportement, pas du contenu qu’ils ont posté. »

Au-delà de ce cas particulier en Israël, la plupart des efforts de Facebook dans la lutte contre l’ingérence électorale, l’ingérence dans la politique étrangère et la désinformation parrainée par l’État et les entreprises ont été centrés sur l’Iran et la Russie, bien que ce type de comportement ait pris de l’ampleur ces dernières années en Inde, au Pakistan, aux Philippines et ailleurs. www.theverge.com

lendemain d’emprisonnement d’opposants, retour des slogans sous Diouf… Quand Macky Sall fait du Diouf sans «Abdou »

https://actusen.sn/A force de gratter le vernis qui recouvre les deux personnalités, l’on finit par y débusquer mille et une ressemblances. Sous le défunt régime socialiste, Abdou Diouf emprisonnait Me Abdoulaye Wade, gagnait puis négociait avec lui, aux différentes élections. Macky Sall incarcère Khalifa, condamne Karim Wade, l’exile, gagne et dialogue, en 2019.

Autres points communs entre les deux hommes selon SourceA : la Crei saisie de deux affaires, aussi bien sous Diouf que sous Macky, avant d’être rangée aux oubliettes ; Macky théorise le ‘’resserrement organique’’, Diouf l’avait précédé avec son ‘’deugueureul’’.

Les deux sont capables de se fâcher tout rouge et de se montrer très vindicatifs. Et, ce ne sont pas les policiers radiés en 1987 et la bande à Ousmane Sonko qui nous diront le contraire.

Mais pouvait-il en être autrement, si l’on sait que nommé gouverneur de la région du Sine-Saloum, le 11 décembre 1961 ; Macky naquit le même jour et devient, 51 ans plus tard, président de la République.

Thierno Alassane Sall : « La France fait pression sur le Sénégal pour obtenir l’exploitation du pétrole et du gaz »

https://www.leral.net Thierno Alassane Sall, ex-ministre de l’Energie, explique sur la page des Panafricains sur facebook, visitée par le « Témoin », pourquoi il a démissionné de son poste. « La France fait pression sur le Sénégal pour obtenir l’exploitation du pétrole et du gaz. Je ne peux pas signer un document où la compagnie française Total qui était en 5e position pour acquérir le marché, selon les experts, devient subitement numéro 1 après des pressions sur le Président Macky Sall », a-t-il révélé.

Avant de poursuivre : « Ce qui se passe là, se passe partout en Afrique. Et ce sont ses mêmes gens qui disent que les Africains sont irresponsables, gèrent mal leurs ressources, devraient apprendre à se débrouiller, et ne plus leur envoyer des migrants. 

Alors qu’ils ne peuvent pas laisser l’Afrique une seule seconde décider du meilleur partenaire économique dont elle a besoin pour son développement. Ils sont prêts à te faire la guerre, un coup d’Etat, ou à lever toute une rébellion pour imposer un contrat. Car ils ne veulent pas s’aligner sur le marché comme les concurrents. Ils imposent leur deal et si tu ne veux pas, tu dégages. Tant pis si le concurrent te propose un deal beaucoup plus avantageux ; ta matière première, c’est pour eux« .

Dialogue politique : la société civile propose Mazid Ndiaye et Babacar Guèye pour remplacer Aly Ngouille Ndiaye

 http://www.dakarmatin.com Quelle personnalité va conduire les travaux du dialogue national ? Une chose est sûre, les partis de l’opposition réunis au sein du Front nationale de résistance (FNR) ne veulent pas du ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye. Ses membres lui préfèrent une personnalité « neutre (et) indépendante ».

La société civile, qui saisit la balle au rebond, propose les professeurs Mazid Ndiaye et Pr Babacar Guèye pour présider la commission cellulaire indépendante pour le dialogue national. Pour Moundiaye Cissé, le directeur exécutif de l’ONG 3D, le choix sur ces deux profils se justifie.

« D’abord, explique-t-il, ce sont deux personnalités neutres et indépendantes. Ensuite, du point de vue de leur expérience, le Pr Babacar Gueye a présidé la commission cellulaire ayant abouti à la mise en place de la CENA. Le Doyen Magib Ndiaye a eu à diriger le comité de veille en 2011. » Enfin, poursuit-il : « La troisième chose, c’est que ces deux personnalités dirigent actuellement les deux plateformes de la société civile pour les élections. »

En outre, appuie Moundiaye Cissé, « nous avons proposé qu’ils soient assistés par d’autres universitaires comme ce fut le cas en 2004 et 2011. On a pensé à des personnalités comme les Pr Ablaye Dieye, qui est également constitutionnaliste, Ameth Ndiaye, Alioune Badara Diop, etc. » La balle est dans le camp des autres acteurs

RESPECT CALENDRIER ELECTORAL :Mission quasi impossible !

http://www.enqueteplus.com/L’opposition et le pouvoir filent tout droit vers des concertations dont la principale conséquence risque d’être un report obligatoire des élections locales.

L’organisation des élections locales à date échue ne semble pas être une priorité, pour le président de la République Macky Sall. A six mois de ces joutes électorales, aucun acte n’est encore posé dans ce sens. Pas de révision exceptionnelle des listes, pas de mise en place des commissions administratives… Rien qui montre que le Sénégal est déterminé à aller vers des échéances électorales.

Pourtant, sur la route de ces locales, ils sont nombreux les obstacles se dressant devant les pouvoirs publics. En effet, préviennent quelques spécialistes joints par ‘’EnQuête’’, il ne faut pas trop se focaliser sur l’échéance de décembre. Les différents candidats devront déposer leurs listes bien avant cette date. La loi fixe ce dépôt au plus tard à 80 jours de l’élection et au plus tôt à 85 jours. Autrement dit : entre le 8 et le 13 septembre prochain, si l’on sait que la date des élections est fixée au 1er décembre 2019.

Auparavant, il va falloir obligatoirement procéder à la révision exceptionnelle des listes électorales, comme c’est prévu par la loi 2017-12 du 18 janvier 2017 portant Code électoral. Le dernier alinéa de l’article 39 dudit code dispose, en effet, que : ‘’Avant chaque élection générale, une révision exceptionnelle est décidée par décret. Toutefois, elle peut être décidée dans la même forme, en cas d’élection anticipée ou de référendum.’’ Cette exigence, non seulement, n’est pas encore respectée, mais aussi le gouvernement n’en parle même pas. Et pourtant, c’est loin d’être une chose simple.

Il faudra, en effet, pour ce faire, créer les commissions administratives composées d’un président et d’un suppléant désignés par les préfets ou sous-préfets, du maire ou de son représentant, ainsi que des représentants de chaque parti politique. Par la suite, il va falloir procéder à l’enrôlement des électeurs, établir les listes, ouvrir une période contentieuse, avant de passer à l’étape de la consolidation des listes. Entre-temps, que de péripéties !

Mais, pour le moment, tout cela ne semble être la préoccupation ni de l’opposition assommée par sa dernière raclée électorale, encore moins de la majorité toujours dans l’euphorie de sa victoire. Les deux blocs ne parlent que du dialogue politique proposé par le chef de l’Etat à ses adversaires

qui ne semblent pas disposer d’un éventail de choix.

Or, interpellé sur la possibilité de respecter le calendrier électoral, le secrétaire exécutif de la Plateforme des acteurs de la société civile pour la transparence des élections (Pacte) constate que s’il y a concertations entre les politiques, c’est quasi impossible de tenir les élections au mois de décembre. ‘’Parce que ces genres de négociations prennent d’habitude au moins deux mois’’, souligne Djibril Gningue qui appelle de tout cœur à un consensus entre les protagonistes. Selon lui, même si ces concertations n’avaient pas eu lieu, il aurait été très difficile, pour l’Administration, de respecter les délais, a fortiori, si elles doivent se tenir. ’On aurait pu, suggère-t-il, procéder à la révision en juin, consacrer le mois de juillet au contentieux et la consolidation des listes à la fin juillet.

Même dans ce cas, le mois d’août serait insuffisant ou limite pour le parrainage. Ce serait donc très serré’’.

Dépôt des listes au mois de septembre

Ainsi, comme pour ne rien arranger, il faut ajouter à la montagne de difficultés cette question du parrainage qui requiert un certain délai pour les collectes.

Pour rappel, à la dernière élection présidentielle, il a fallu deux mois aux candidats pour aller à la pêche aux parrains. L’idéal, selon l’expert électoral Ndiaga Sylla, aurait été de démarrer la révision au mois d’avril, au plus tard ce mois-ci (mai). Parce qu’il ne faut pas oublier que le candidat tout comme le parrain doivent figurer sur la liste de la collectivité locale concernée. ‘’Le fait de ne pas avoir fait la révision exceptionnelle des listes, entre fin avril et début mai, rend impossible l’organisation des élections, du fait du parrainage et de l’obligation d’avoir la nouvelle carte d’électeur pour non seulement être candidat, mais aussi pour être parrain’’, affirme-t-il.

Par ailleurs, le spécialiste préconise la révision de la loi sur le parrainage. ‘’La collecte n’est pas aisée, en l’espèce, et le contrôle de la vérification, non plus. Il faut un dispositif informatique. Comme ça, les parrainages sont enregistrés au fur et à mesure. Et bien avant la date limite de dépôt, on aura réglé la question des candidatures. La société civile est d’ailleurs en train de mener d’importantes réflexions dans ce sens’’, déclare-t-il, rappelant qu’il y a également l’équation de la caution qui doit être fixée 105 jours avant.

Pour sa part, Youssou Daou, membre du Groupe de recherche et d’appui conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (Gradec) reste optimiste quant au respect du calendrier électoral. Il fixe une seule condition : ‘’Que la concertation ne dure pas trop longtemps et n’aboutit pas sur des changements fondamentaux de la loi électorale.’’ Il admet toutefois que les délais sont un peu justes.

En définitive, nos interlocuteurs estiment que le dialogue politique qui se dessine devrait permettre aux acteurs de définir la posture à adopter. Ce dialogue, faut-il le rappeler, a parmi ces termes de référence : l’évaluation de la Présidentielle du 24 février, notamment sur le volet du parrainage, le fichier électoral, les modalités d’organisation des élections locales (parrainages, caution,  mode d’élection des maires…), les modalités de détermination du chef de l’opposition, l’organe de gestion des élections, ainsi que sur toute autre question digne d’intérêt et retenue d’accord parties.

C’est à se demander si cette grande générosité de la majorité ne cache pas des velléités bien dissimulées du côté du palais de la République.MOR AMAR

BENNO BOKK YAAKAAR S’ENGAGE DANS UN CANEVAS DE PROPOSITIONS

http://www.emedia.sn/La mouvance présidentielle est de plain-pied dans la préparation du dialogue national, dont le lancement est prévu le 28 mai prochain. Dans ce sens, la coalition Benno Bokk Yaakaar a préparé un canevas d’élaboration de propositions destinées à la conférence des leaders. Les alliés du président Macky Sall répondent ainsi à la volonté de leur leader, qui avait exprimé le souhait de voir les siens faire « des propositions qui seront consignées dans un rapport à partager lors d’un prochain séminaire élargi à tous les alliés. » Cela semble en bonne voie.

Le Secrétaire exécutif permanent de la coalition au pouvoir demande ainsi à ses sous-coalitions, « pour une efficacité et une célérité dans le travail, (de lui faire) parvenir par écrit, ses propositions dans un délai de (5 jours-20 mai) ». Des propositions qui devraient respecter un canevas déjà établi et portant sur quatre thématiques, avec une exigence de dix lignes pour chacune : les Gouvernances politique, sociale, économique et sécuritaire. Pour ce qui concerne la méthodologie, elle devrait également tenir sur une dizaine de lignes, avec une démarche à proposer, une conduite du dialogue, ainsi que des suggestions.

Amsatou Sow Sidibé : «Ce dialogue occulte moult problématiques»

http://actunet.net Appréciant la réunion de consolidation des termes de référence du dialogue politique du 28 mai prochain, Amsatou Sow Sidibé se dit déçue par l’orientation donnée à ce processus. La juriste estime qu’en l’état actuel des choses le dialogue est galvaudé, en ce sens qu’il n’intègre pas de «discussions sérieuses approfondies, inclusives, sur les questions prioritaires». «Ce dialogue est uniquement articulé autour de considérations politiques alors que bien d’autres questions fondamentales sont occultées. Il y a certes intérêt à régler la question électorale mais moult problématiques restent en suspens : les morts dans les migrations clandestines, l’Éducation, la Justice, ou encore la gouvernance pour lutter contre la pauvreté», assure Amsatou Sow Sidibé qui aurait préféré une concertation élargie au dialogue dans sa forme présente.

Au demeurant, la présidente de Car Leneen déplore le fait que seuls les partis politiques et la société civile aient voix au chapitre. Elle remet également en cause la mise en place d’une commission cellulaire pour superviser le processus. «Il faudrait autre chose qu’une commission cellulaire pour l’élection, car c’est limitatif. C’est la raison pour laquelle nous avons proposé en lieu et place de cette commission un comité d’observation de la concertation avec des personnalités qui ont des voix autorisés et qui ont comme mission d’encadrer les concertations et d’assurer le suivi et l’évaluation des engagements pris. En plus les discussions ne concernent que les acteurs politiques et la société civile. La base de la population n’est pas conviée, les citoyens lambda, les syndicats, les chefs religieux musulmans, chrétiens et coutumiers ont leur mot à dire, tout comme le secteur privé», ajoute-t-elle.

LES DEUX MAMELLES D’UNE DÉMOCRATIE «APAISÉE» PAR SAMBOUDIAN KAMARA

Une idée voudrait faire croire que le consensus est vital en démocratie – Au contraire, il peut devenir l’un de ses pires ennemis surtout quand l’unanimisme fait taire les différences, gomme les originalités

Une idée voudrait faire croire que le consensus est vital en démocratie. Au contraire, il peut devenir l’un de ses pires ennemis surtout quand l’unanimisme fait taire les différences, gomme les originalités. Du moins, c’est ainsi que l’on conçoit cette dynamique d’échanges dans les démocraties occidentales. Mais en Afrique, peut-on en faire l’économie ?

Certes, il est souligné à longueur de traités de science politique que l’accord préalable des acteurs sur « les règles du jeu », en particulier les modalités d’organisation des scrutins, est nécessaire pour labelliser un processus, mais jusqu’où opère cette exigence ? Ici, un nouveau round de pourparlers a été entamé entre les différentes parties prenantes du jeu politique avec comme enjeu la construction d’un dialogue national.

Hier, la majorité a exprimé sa volonté de ne pas s’opposer à l’idée d’une commission cellulaire dirigée par une personnalité « neutre » pour conduire les discussions. Ça fleure bon le début des années 90 quand la classe politique avait réussi à se retrouver autour du juge Kéba Mbaye (1924-2007) pour adopter, en 1992, un Code électoral « consensuel ». Que nous réservent ces nouvelles assises plurielles ? Les contextes sont naturellement différents. Il y a 27 ans, le pays sortait de sa première expérience d’un gouvernement ouvert à l’opposition.

Le Pds et le Pit avaient, en effet, accepté de rejoindre le Parti socialiste au pouvoir après le douloureux épisode de la présidentielle de 1988 qui avait été marquée par une crise politique majeure née de la contestation du scrutin et des tensions qui l’avaient suivie (émeutes, état d’urgence, couvre-feu, emprisonnement de leaders de l’opposition dont Me Abdoulaye Wade et ses principaux lieutenants de l’époque) avec, au bout, une année scolaire et universitaire déclarée « blanche » par le gouvernement. Le président en exercice, Abdou Diouf, s’était rallié à l’idée que le « sharing power » avec l’association de l’opposition aux affaires, était la voie idéale de sortie de crise. Deux ans après, un retentissant discours tenu à La Baule le 20 juin 1990 par le président François Mitterrand, enjoignait les pays d’Afrique subsaharienne à se reconvertir à la démocratie pluraliste.

Des conférences nationales suivirent, qui ouvrirent les esprits et les usages au pluralisme… Aujourd’hui, aucune « crise » visible et incommode ne balafre la « vitrine démocratique » sénégalaise si ce n’est la rupture de confiance entre les acteurs politiques, particulièrement entre le président Macky Sall et « ses » oppositions. Le dernier indice de cet état de fait est le refus des candidats malheureux à la dernière présidentielle de reconnaître la victoire du quatrième président de la République à ce scrutin même si aucun recours n’a été déposé par leurs soins aux fins de contester les résultats ! Il est vrai que cette même opposition avait été échaudée par un premier « dialogue politique », le 28 mai 2016, dont l’organisation au finish, selon elle, n’aurait servi qu’à donner « un cadre justificatif à la libération » de Karim Wade alors en détention suite à sa condamnation dans l’affaire dite de « la traque des biens mal acquis ».

Et le parrainage citoyen instauré pour réguler les candidatures à la magistrature suprême (pour permettre justement un scrutin organisable) était venu ajouter une couche dans la sédimentation des rancœurs de l’opposition contre un régime qui surfe sur une vague de succès électoraux depuis son installation en 2012. Le fait est qu’a priori, aucune crise institutionnelle ne leste le déroulement du processus démocratique pour justifier cette initiative généralement instruite pou dégoupiller des situations inextricables. Pourquoi donc un dialogue national alors que le chef de l’Etat dispose de toutes les majorités nécessaires au déroulement de son magistère ? C’est que le péril politique est latent ; que malgré la validation des scrutins par les observateurs nationaux et internationaux ; que malgré la légalité des nouvelles lois et réformes attestée par le Conseil constitutionnel, des acteurs trouvent toujours à redire à propos de la méthode.

Alors que la tonalité de sa politique est fortement économique et sociale, enrobée dans un pragmatisme qui se déroule sans états d’âme avec l’obsession de résultats palpables par ses concitoyens, dans une nouvelle séquence qui le voit aborder son deuxième mandat avec tous les instruments de pouvoir en sa disposition, le président Macky Sall semble vouloir accélérer le retour du caractère « apaisé » de notre démocratie. Le succès des entreprises tendant à légiférer pour accorder un statut au chef de l’opposition et définir les modalités de financement est conditionné par un nouvel état d’esprit des acteurs. De nécessaires concessions sont donc inéluctables de part et d’autre. In fine, il faudrait réhabiliter le concept même de consensus dans la vie politique courante, et ne pas attendre des situations d’urgence nationale pour en apprécier la pertinence démocratique.

VOUS AVEZ DIT «LAÏCITÉ», MONSIEUR LE MINISTRE ?MAMADOU OUMAR NDIAYE

https://letemoin.sn-Le nouveau ministre de l’Education nationale, le par ailleurs très affable Mamadou Talla, se serait sans doute bien passé de ce faux pas qui marque son entrée dans ce département ministériel. Lequel est l’équivalent de ce que son lointain alter ego en France, M. Claude Allègre, avait qualifié de « mammouth » du fait de ses gros bataillons d’enseignants. En tranchant précipitamment, c’est-à-dire sans avoir pris suffisamment de temps de réflexion, et en cédant sous l’émotion ainsi que la pression médiatique exercée par un groupuscule d’activistes musulmans, M.

Mamadou Talla est assurément passé à côté de la plaque. Dans la polémique — et l’émotion ! — suscitées par l’institution sainte Jeanne d’Arc de Dakar (une vraie institution, assurément, dans notre système éducatif puisque totalisant 200 ans de présence dans ce secteur avec d’excellents résultats et des générations entières de Sénégalais formés), le successeur de M. Serigne Mbaye Thiam, par une sortie maladroite et impertinente, a à l’évidence versé de l’huile sainte sur le feu et risque de rallumer une guerre entre le Croissant la Croix ! Et non pas, heureusement, entre le sabre et le goupillon…

L’affaire est pourtant simple : un établissement scolaire catholique qui décide, pour harmoniser les comportements au niveau de ses élèves, d’interdire un signe religieux ostentatoire lui-même emblématique d’attitudes pour le moins communautaristes, à tout le moins de repli. Ce conformément au règlement intérieur de l’établissement qui, rappelons- le, est confessionnel. Il se trouve que des parents d’élèves prosélytes ont sauté sur cette note de service informant d’une décision tout ce qu’il y a d’ordinaire pour crier à la discrimination et à l’atteinte de la foi de leurs enfants ! Rien de moins…

Naturellement, devant cette entreprise de désinformation, des secteurs de l’opinion se sont émus et ont presque sommé les autorités, en particulier le ministre de l’Education nationale, d’intervenir en remontant les bretelles aux responsables de l’école concernée. Des responsables au premier rang desquels une directrice musulmane, mais ce détail, nos preux chevaliers de la foi ont oublié de le mentionner! Mis en demeure de se prononcer, le ministre de l’Education nationale l’a donc fait en sortant les grands mots et en menaçant en filigrane l’institution sainte Jeanne d’Arc de subir les foudres de la loi. Selon le brave ministre, « aucun établissement public ou privé ne peut déroger au principe de la laïcité de l’éducation au Sénégal ». Sans doute, sauf qu’il existe bel et bien dans ce pays des écoles privées confessionnelles musulmanes et catholiques — et même une « petite école protestante » — qui ont leurs spécificités, notamment cultuelles, que la loi protège. Au nom de quoi, des établissements musulmans comme Al Ahzar, l’école Sayda Mariama Niasse et les innombrables autres écoles « arabes » imposent à leurs élèves des accoutrements religieux que la République laïque n’oserait pas leur demander de ne plus porter. Le gamin catholique qui s’aviserait d’aller dans ces établissements avec sa petite croix — ou sa culotte courte —, ou il la laisse à l’école ou il reçoit un coup de pied dans le cul ! A ces écoles, pourtant, qui foulent au pied les principes de la laïcité — du moins, au sens où le ministre l’entend —, on n’a jamais entendu un ministre de l’Education faire un rappel à l’ordre. Alors, pourquoi donc des écoles catholiques, et qui l’affichent sur leur fronton, n’auraient-elles pas le droit d’exiger des élèves qui les fréquentent des comportements en adéquation avec les valeurs du Christ ? Avec la vie en société tout court, d’ailleurs. Surtout que, aux élèves musulmans qui fréquentent ces excellentes écoles catholiques, il n’est même pas demandé de faire la catéchèse ! Ce n’est pas comme dans certaines de nos écoles publiques où les cours d’arabe — synonymes d’enseignement religieux dans la tête des oustaz — sont obligatoires pour tous, catholiques comme musulmans voire animistes

En réalité les choses ne sont pas compliquées et le système éducatif national est à ce point organisé que les parents ont la liberté de choix pour scolariser leur progéniture selon leurs moyens ou leurs convictions. Il y a l’école publique, laïque et en principe obligatoire même si, dans certaines parties du territoire national, ces écoles n’ont plus droit de cité du fait des féodalités locales. A côté de ce secteur public, il existe un enseignement privé luimême subdivisé en privé laïc et en privé confessionnel. Les parents d’élèves musulmans qui ne voudraient pas que leurs enfants subissent le « diktat » des écoles catholiques ont donc le loisir de les retirer pour les placer soit dans le public, soit dans le privé laïc ou encore dans le privé musulman ! On ne peut donc pas raisonnablement faire fi et dédaigner ces différents ordres d’enseignement, emmener ses rejetons à l’école « des sœurs » ou des « mon père » et exiger ensuite qu’on leur y crée des conditions pour exercer leur foi ! Que l’on sache, les écoles privées catholiques ne sont pas des « médersas », or c’est ce que nos parents musulmans activistes de l’institution sainte Jeanne d’Arc voudraient qu’elles soient… Ils se trompent d’écoles, assurément. On peut se demander, en passant, ce qui pousse autant de parents d’élèves musulmans à se bousculer dans le privé catholique pour y placer leurs enfants plutôt que de les emmener dans le privé musulman. La qualité de l’enseignement mais aussi la discipline stricte dans le privé catholique, pardi… Une discipline qui passe par le respect rigoureux des règlements intérieurs de ces établissements. S’il y a des gamins qui ne peuvent pas se plier à ces règlements intérieurs, libre à eux d’aller voir ailleurs où les comportements prosélytes sont permis voire encouragés ! Et où les filles pourraient même porter la burqa si tel est le souhait de leurs parents.

Laïcité, mais quelle laïcité ?

Mamadou Talla a parlé dans son communiqué du principe de la laïcité dans notre pays. La laïcité, parlons-en, justement. Peut-on soutenir en regardant nos compatriotes dans le blanc des yeux que le Sénégal est encore un pays laïc ? Ce principe de laïcité consacre en effet la séparation de l’Eglise — donc de la religion au sens général — et de l’Etat. Il dispose notamment que (article 1er de la loi française du 03 juillet 1905) que « la République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes. » Article 2 : « La République ne reconnaît, ne garantit ni ne subventionne aucun culte ». Dans un pays où depuis l’avènement du président Macky Sall, l’Etat est devenu le premier constructeur de mosquées — mais aussi d’églises puisque le président vient de débloquer 1,5 milliard pour réfectionner des paroisses! — et où l’argent public est utilisé outrageusement pour moderniser des cités dites religieuses, où des « daaras » privés sont allègrement subventionnés, cette notion de laïcité a-t-elle encore un sens ? Peut-on parler de laïcité, encore, depuis que le populiste Iba Der Thiam a introduit des mosquées dans nos universités et que des étudiants islamistes ont chassé les « couloirdeuses » de nos cités universitaires? Pour dire que c’est à tort que le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, excipe du principe de la laïcité pour demander à l’institution sainte Jeanne d’Arc de renoncer à sa décision concernant le port du foulard. Parce que tout simplement la laïcité ne veut plus rien dire dans ce pays ! Alors, autant laisser les écoles confessionnelles administrer leurs écoles dans le respect de leurs principes moraux. Autrement dit, on aurait tort de reprocher aux catholiques de cultiver leur spécificité et d’appliquer les valeurs de Christ dans leurs écoles. Surtout que, pendant ce temps, les écoles privées islamiques font à peu près tout ce qu’elles veulent. C’est-à-dire souvent n’importe quoi. Pour en revenir aux établissements catholiques, si d’aventure des élèves musulmans les fréquentent, leurs parents devraient avoir la décence de ne pas prétendre dicter aux responsables de l’enseignement privé catholique comment organiser les enseignements dans leurs écoles. Et, surtout, comment y faire régner la discipline. Tout cela n’a rien à voir avec la laïcité qu’à tort le nouveau ministre de l’Education nationale — devrait-on dire de l’Education islamique ? — convoque dans ce débat. Il s’agit tout simplement de laisser les communautés éducatives être, comme les charbonniers, maîtresses chez elles. Le tout dans le respect du caractère républicain et social de l’Etat, la laïcité n’étant plus de mise on l’a vu. Est-ce trop demander ?Mamadou Oumar NDIAYE

AFFAIRE DE FRAUDE SUPPOSÉE SUR L’AGE DES JOUEURS GUINÉENS : Le Sénégal remporte la première manche

La décision de la Confédération africaine de football (CAF), relative à l’affaire de la fraude supposée sur l’âge de deux joueurs guinéens U 17, Aboubacar Conté et Ahmed Tidiane Keïta, était très attendue au-delà même des frontières sénégalaises. Sud Quotidien a appris, d’une source basée au Caire (siège de la CAF), que le jury disciplinaire a fini par reconnaître la fraude suite aux documents fournis par la Fédération japonaise attestant que les deux «cadets» du Syli national ont changé leur date de naissance entre le tournoi « Dream Club » abrité par le Japon en 2017 et la CAN des U 17 qui a pris fin le 28 avril dernier à Dar-Es Salam (Tanzanie).

Sud Quotidien avait livré à ses lecteurs et internautes (www.sudonline.sn) en exclusivité, que la Fifa avait décidé de faire rejouer le match de qualification à la Coupe du Monde Russie 2018, Afrique du Sud-Sénégal, à Polokwane suite aux faits avérés de corruption sur l’arbitre ghanéen, Joseph Lamptey. Le journal du groupe Sud Communication est aussi à mesure d’affirmer que le Sénégal a remporté la première manche des prolongations du match Sénégal-Guinée, disputée le 21 avril dernier au National Stadium de Dar Es Salam de Tanzanie, pour le compte des phases de poule de la CAN U-17.

Eliminé sur le terrain suite à un score vierge, le Sénégal avait déposé une réclamation contre deux joueurs guinéens qui auraient triché sur leur âge réel. Une requête qui semble porter ses fruits.

La Guinée ne devrait donc plus représenter l’Afrique à la prochaine Coupe du monde de football des U-17 prévue au Brésil. Ou du moins si le processus qui suit son cours aboutit. En effet, Sud Quotidien a appris de sources dignes de foi que le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF) a reconnu la Guinée coupable de tricherie sur les joueurs Aboubacar Conté et Ahmed Tidiane Keïta ayant pris part à la CAN des moins de 17 ans, en Tanzanie.

La décision a été prise depuis dimanche dernier au Caire. Même si elle tarde paradoxalement à être publiée. Toutefois, une source saisie depuis Le Caire par Sud Quotidien a confirmé que la «sentence» a été notifiée à la Fédération guinéenne de football. Mieux, notre interlocuteur nous a informés que la Guinée a même décidé d’introduire un recours au niveau de la commission de recours de l’instance faîtière du football africain.

Conséquences : Le Syli privé de deux CAN, les Lionceaux dansent la «samba» 

Avec les éléments dont disposent désormais la Confédération africaine de football qui avait pris une «décision en l’état» par manque de preuves irréfutables, il serait difficile de ne pas sanctionner la Guinée. Et pour cause, le Japon qui avait tardé, au début, à livrer les preuves permettant de faire manifester la vérité, a fini par fournir les documents de voyage qui mettent à nu le changement des dates de naissance intervenu entre le tournoi «Dream Club» abrité par le Japon en 2017 et la CAN des U 17.

Mis devant les faits accomplis et acculé par la FSF qui a saisi son avocat, Serge Vittoz, pour introduire une requête auprès du TAS (Tribunal arbitral du sport), le jury disciplinaire de la CAF a fini par revoir sa copie.

Si une telle décision venait à être confirmée, la sentence sera très lourde pour la Guinée dont le football traverse une crise suite à la démission de son président, Mamadou Antoine Souaré de la COCAN 2023. En effet, selon la réglementation de la CAF, en plus de la suspension des deux joueurs, le Syli sera privé de deux Coupes d’Afrique d’affilée, dans cette même catégorie. Quant aux Lionceaux, ils seront autorisés à aller danser la «samba» au Brésil. Abdoulaye THIAM

30 morts en un mois sur les routes et en mer

http://www.rewmi.com Les accidents de la circulation sur les routes ou en mer ont fait plus de 30 morts, rien qu’entre avril et la première quinzaine du mois de mai 2019. Un décompte non exhaustif fait état de plus de « 35 morts évitables », si et seulement si, les mesures parlementaires de sécurité étaient observées.

L’As informe que pas plus tard qu’hier, à Kaolack, un accident a fait un mort et un blessé grave. Un conducteur de moto-jakarta et sa cliente ont été heurtés par un camion benne, entraînant la mort sur le coup de la dame et des blessures graves chez le jakartaman.

Le 14 mai, vers 15 heures, un camion fou a fait 8 morts et 27 blessés dans un accident, en heurtant un minibus, en provenance de Nioro. Le 13 mai 2019, à Thiaroye, un autre camion fou a heurté des conducteurs de scooters.

Selon des témoins du drame, au moins quatre personnes ont perdu la vie sur le coup, parmi lesquelles le célèbre animateur de Excaf TV, Baye Fallou Cissé. Le 10 mai 2019, un autre grave accident sur la route de Kaolack fait 3 morts.

Il s’agit de 3 agents de Cisscorp, l’entreprise de l’homme d’affaires Baye Ciss, qui se rendaient à Kaolack pour présenter leurs condoléances, suite au décès du père de leur collègue, Ndèye Marème Camara.

Le 6 mai 2019, à Oussouye, à hauteur du village d’Enampore, dans l’arrondissement de Nyassia, un naufrage s’est soldé par la mort de 8 personnes, dont plus de 4 enfants. La pirogue qui venait de l’île d’Eloubalyr, avait à son bord plus d’une trentaine de personnes revenant d’une cérémonie familiale et regagnant Ziguinchor.

Au même moment, 5 pêcheurs d’une même famille sont portés disparus à Saint-Louis.

Le 3 mai 2019, un accident sur l’autoroute « Ila Touba », à hauteur du village de Lagnar, tue trois membres d’une même famille. Un véhicule 4×4 a violemment heurté un camion sans feu arrière.Le 8 avril 2019, un accident fait 5 morts, à hauteur de Koungheul, dont la cantatrice du Fouladou, Mayo Diao, qui rentrait à Pakour Maoundé, en provenance de Dakar où elle s’était produite.

Paris : Marième Faye Sall discute, se photographie et dégaine fort pour suppléer son mari auprès des compatriotes

https://www.jotaay.net/Restons à Paris pour signaler ce geste qui est encore sur les lèvres de tous les compatriotes qui vivent dans l’Hexagone. La Première dame a encore montré qu’elle a un grand cœur. Comme à chaque déplacement parisien du chef de l’Etat, il y avait une foule de compatriotes à la devanture de la résidence de l’ambassadeur du Sénégal à Paris pour espérer rencontrer le président de la République. Et comme Macky Sall était très occupé entre ses audiences, Marième Faye Sall est sortie de la résidence pour trouver les Sénégalais dehors. Elle a longtemps devisé avec eux, a fait des selfies avec ceux qui en faisaient la demande. Et last but not least, elle a mis la main à la poche pour aider ceux qui sont dans des difficultés. Et selon nos drones qui survolaient la zone, Marième Faye Sall a dégainé énormément de milliers d’euros pour aider les compatriotes qui voulaient rencontrer son mari occupé. En cette période de Ramadan, elle savait que les Sénégalais ont fortement besoin d’assistance et elle ne voulait pas qu’ils rentrent bredouille parce que ces derniers n’ont pas pu rencontrer son «kaani xeeñ».

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