Deux accidents font 12 morts en l’espace de 24h

Deux accidents font 12 morts en l’espace de 24h
Deux accidents font 12 morts en l’espace de 24h

 

APA – Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé –Douze personnes sont mortes dans deux accidents enregistrés en l’espace de 24h au Sénégal, une hécatombe qui, tout en plongeant la population dans l’émoi, confirme le macabre bilan de la Nouvelle prévention routière faisant état de 523 morts par an décomptés sur les routes du pays.

La presse commente encore ce mercredi ces deux accidents dont  le premier a eu lieu lundi à Thiaroye, dans la banlieue dakaroise, lorsqu’un camion qui prenait un pont a perdu une de ses roues et est allé heurter des scooters roulant à ses côtés. Bilan du télescopage : quatre morts dont un célèbre animateur d’une radio locale.

Plus meurtrier, le deuxième accident s’est produit hier mardi à Nioro (centre), sous forme d’une collision entre un minicar et un camion.  Au total, il y a eu huit morts, dont les chauffeurs des deux véhicules, et 24 blessés.

Interrogé en 2018 par le journal Le Quotidien, un responsable de la Nouvelle prévention routière du Sénégal a fait savoir qu’au rythme de 523 décès par an, le Sénégal en est arrivé en l’espace de quatre ans (2014-2017) à prés de 2130 personnes mortes à cause des accidents.

« C’est trop pour une population de 14 millions d’habitants, un parc automobile de 600 mille véhicules. Quand on fait le ratio, on est de très mauvais élèves », s’est ému ce responsable.

Des comportements tels que le manque de formation, l’ignorance des règles de circulation et l’indiscipline reviennent souvent dans la bouche des spécialistes pour expliquer les causes des accidents routiers au Sénégal.ODL/cat/APA

Accidents de la route: Gora Khouma crache ses vérités

http://www.seneweb.com Lundi, 4 morts à Keur Massar, mardi, 8 personnes ont perdu la vie sur l’axe Kaolack-Nioro, aujourd’hui un autre accident à hauteur des  Baux maraichers, une des victimes dans un état critique. Des accidents qui impliquent pour la plupart des camions poids lourds.

Une situation que le secrétaire général de l’Union des routiers du Sénégal, Gora Khouma, joint par Seneweb,  ne supporte plus. Pour lui, les maux qui gangrènent les routes sont nombreux et n’impliquent pas toujours les camions poids lourds. Il signale également la vente des trottoirs par les maires.

« Pour les accidents, y a un manque de respect du code de la route de la part des conducteurs. Les conducteurs, ce ne sont pas seulement des camionneurs, tous les usagers de la route en font partie. Ces derniers doivent respecter obligatoirement le code. Si c’est fait, il y aura moins d’accidents sur la route. Mais ce n’est pas seulement le code de la route, il y a aussi l’état des routes. Des fois, on peut avoir de bonnes routes mais sans accotements. Sur toutes les routes, actuellement, il n’y a pas d’accotements. Si un véhicule est en panne, il reste sur la route. Ensuite, les trottoirs sont vendus par les maires. Ce qui pousse les piétons à partager la route avec les voitures », déplore Gora Khouma d’un ton ferme.

Le transporteur de sermonner ainsi les agents de la route qui laissent passer des vehicules qui ne respectent pas les normes pour circuler. Il demande même, en cas d’accident, que l’agent qui a laissé passer un conducteur sans papiers, soit jugé au même titre que le chauffeur qui a commis l’accident.

« Les forces de l’ordre aussi ont un rôle à jouer. Je ne peux pas comprendre qu’un vehicule qui ne répond pas aux normes, vous l’arrêtez et vous le laissez passer. Si après ce même vehicule fait un accident, le chauffeur est certes coupable mais l’agent qui avait déjà contrôlé le vehicule est aussi fautif. Mais quand vous donnez de l’argent, quel que soit l’état du vehicule, on vous laisse circuler. Ça, le gouvernement doit réagir par rapport à ça », martèle t-il.

Gora Khouma d’exhorter le ministère des Transports et le ministère de l’Intérieur à arrêter de croiser les bras, à poser des actes concrèts pour lutter contre l’indiscipline sur la route. Cependant, il tient à signaler le fait que durant les grands événements comme le Magal de Touba, Gamou de Tivaouane ou autres, les autorités laissent passer des véhicules qui chargent des hommes à la place des marchandises.

Pour rappel, le ministre de l’Emploi fustigeait hier les accidents de la route causés par des camions poids lourds.

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