Revue de Presse du Mardi 15 Mai 2019

Revue de Presse du Mardi 15 Mai 2019
Revue de Presse du Mardi 15 Mai 2019

LA NOMINATION D’AMINATA TOURÉ À LA UNE

Dakar, 15 mai (APS) – La nomination d’Aminata Touré à la tête du Conseil économique social et environnemental (CESE) est le sujet en exergue dans la livraison des quotidiens reçus mercredi à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
Le président de la République a nommé par décret, mardi, Aminata Touré, présidente du Conseil économique social et environnemental, en remplacement d’Aminata Tall.
Aminata Touré, Premier ministre de 2013 à 2014, était jusque-là, Envoyé spécial du chef de l’Etat.
Macky Sall qui a également promulgué le même jour la loi constitutionnelle portant notamment suppression du poste de Premier ministre, a renouvelé ‘’sa confiance aux ministres et secrétaires d’Etat en fonction avant la révision constitutionnelle’’.
‘’Conseil économique, social et environnemental : Macky éjecte Aminata et installe Mimi’’, titre L’As.
C’est un ‘’Retour aux affaires’’ pour Aminata Touré dite ‘’Mimi’’, nommée mardi à la présidence du Conseil économique, social et environnemental, selon Enquête qui revient sur l’itinéraire de cette ‘’dame de fer’’.

‘’Lentement, mais sûrement, elle tisse sa toile et se positionne de plus en plus comme une personnalité incontournable dans le dispositif du régime de l’Alliance pour la République (APR)’’, écrit le journal.

‘’Héraut de la traque des biens supposés mal acquis, tombeur d’Hissène Habré, Aminata Touré, 57 ans, continue d’échelonner les paliers de l’Etat. D’abord, ministre de la Justice en 2012, ensuite Premier ministre, puis Envoyée spéciale du chef de l’Etat à partir de 2013, Aminata Touré siège depuis hier à la tête du CESE’’, ajoute la publication.

Vox Populi résume ainsi les deux décrets du chef de l’Etat : ‘’Macky Sall sabre Aminata Tall pour installer Mimi Touré et enterre le poste de Premier ministre’’.

Mimi Touré a été ‘’récompensée’’, note Sud Quotidien qui écrit : ‘’Enfin ! Un point de chute a été trouvé pour l’ancienne Première ministre non moins Envoyée spéciale du chef de l’Etat (…). Ainsi donc, après tant d’années d’abnégation aux côtés du président de la République (…) Mimi revient aux manettes (…)’’, écrit Sud.

Le Témoin voit dans cette nomination ‘’le sacre de la loyauté’’.
‘’Pour remplacer Aminta Tall, le président de la République a promu une militante de l’APR de longue date connue pour son engagement et sa fidélité. L’heure de cette ancienne fonctionnaire du FNUAP a sonné’’, écrit le journal.
‘’Quatrième personnalité de l’Etat, une promo Mimi 100%’’, commente le quotidien Kritik qui souligne : ‘’Aux manettes de la coordination et du pilotage du candidat-président, depuis le parrainage, reconvertie dans la dream-team de Macky Sall en quête d’un second mandat, Aminata Touré a été de tous les combats et l’ancienne ministre de la Justice récolte le fruit de sa constance et de son engagement sans faille’’.
En politique notamment au sujet du dialogue national, Vox Populi titre : ‘’Ce que Madické, Issa Sall, Sonko et Idy attendent de Macky’’.
Selon le journal, ‘’les 4 candidats malheureux à la dernière élection présidentielle attendent du président Macky Sall qu’il s’engage à +mettre en œuvre toutes les décisions+ qui seront issues du dialogue politique’’.
Selon un communiqué repris par le journal, Idrissa Seck, Madické Niang, Issa Sall se sont réunis, mardi, au domicile de Madické Niang. Ousmane Sonko, absent de Dakar, ‘’s’est fait excuser tout en soulignant la pertinence de cette rencontre et en marquant sa solidarité par rapport aux conclusions qui en seront issues’’.
‘’Les 4 candidats (…) affirment leur adhésion totale à la position exprimée par le Front de résistance nationale consistant à exiger une concertation sincère et constructive menée sous la conduite d’une commission cellulaire composée de plusieurs personnalités crédibles et neutres’’, rapporte le journal.OID/AKS

La Guinée Bissau, un risque pour l’UEMOA et le Franc CFA

https://www.financialafrik.com des dépenses publiques en Guinée Bissau a été le premier grief soulevé par le Fonds monétaire international (FMI) qui vient de boucler une mission

JUMIA, UNE MARIÉE TROP BELLE À WALSTREET

Financial Afrik-https://www.seneplus.com/Après avoir bondi de 200% à 50 USD, le leader africain du commerce électronique ne ferait plus rêver les boursicoteurs actifs à New York – Un mois après son introduction en fanfare au NYSE, le 12 avril, Jumia est dans la tourmente, cotant à 14,5 dollars

Après avoir bondi de 200% à 50 USD, le leader africain du commerce électronique ne ferait plus rêver les boursicoteurs actifs à New York. Un mois après son introduction en fanfare au NYSE, le 12 avril, Jumia est dans la tourmente, cotant à 14,5 dollars. Le titre a perdu 25% en cinq jours suite aux accusations lancées par le fondateur de Citron Research, Andrew Left.

Selon ce short seller (spécialiste de la vente à découvert), déjà condamné à Hong Kong pour transmission d’informations inexactes, Jumia aurait exagéré certains chiffres contenus dans son prospectus transmis à la SEC. La société aurait gonflé son nombre d’utilisateurs actifs (2,7 millions contre 2,1 millions dans la présentation d’octobre) ou le nombre de vendeurs tiers (53.000 contre 43.000). Elle aurait aussi éludé le fait qu’environ 41 % des commandes réalisées sur le site sont en fait annulées, réexpédiées ou non livrées.

« Nous maintenons totalement les chiffres du prospectus », a affirmé le cofondateur français du site, Sacha Poignonnec, en marge de la présentation des chiffres du premier trimestre.

Cette dégringolade exceptionnelle nourrit la controverse sur l’exactitude des chiffres transmis à la SEC, gendarme américain de la Bourse, pourtant très regardant sur les introduction “exotiques”. La publication, lundi, de chiffres “excellents” a redonné du poil de la bête à l’Amazone africaine. L’action a progressé de 8% le mardi et devrait poursuivre sa remontée sous fond de questions sur l’ampleur de la perte accumulée par Jumia depuis sa création en 2012. Décidément, la mariée était trop belle.

Jumia se rattrape avec une hausse de 8,57% sur le New York Stock Exchange, après 7 séances consécutives de fortes baisses

 (Agence Ecofin) – L’entreprise Jumia Technologies a repris du souffle ce lundi 13 mai 2019, sur le New York Stock Exchange où elle a été introduite il y a quelques semaines. La valeur des actions de cette société qui domine le marché du e-commerce en Afrique, a bondi de 8,57% à la clôture de la séance du jour, a pu constater l’Agence Ecofin.

L’entreprise espère pouvoir sortir d’un cycle de baisse qui a duré les 7 séances précédentes, avec un pic de plongeon le 9 mai 2019, lorsqu’elle a perdu 18,8%. Au total, sur la période, sa valeur boursière a connu un repli de 47%. Les investisseurs semblent avoir mal digéré la première communication financière faite par le groupe.

Jumia a en effet annoncé des ventes de l’ordre de 240 millions d’euros pour les trois mois s’achevant au 31 mars 2019. Une performance en hausse de 58%, comparée à celle de la même période en 2018. Mais les investisseurs sont restés plus attentifs, au fait que cela constituait une baisse comparée aux 311 millions d’euros de revenus déclarés pour le quatrième trimestre 2018.

Aussi, les investisseurs se sont surtout montrés prudents, à la suite de la publication de deux rapports dont l’un particulièrement rude, écrit par Citron Research, une firme de vente à vue de titres, et qui est réputée pour avoir souvent secoué le marché boursier américain, avec des révélations fracassantes.

« Jumia est le pire abus de l’histoire des introductions en bourse depuis le boom des fraudes via des prises de contrôle inversées, de sociétés chinoises, il y a près de dix ans. Pire que d’être la société de commerce électronique cotée aux Etats-Unis la plus chèreJumia a rapporté des résultats financiers qui nous montrent une activité stagnante qui a gaspillé 1 milliard de dollars et a transféré ce jeu d’escroquerie sur les marchés américains », a fait savoir la firme qui dit avoir des preuves irréfutables.

Citron Research revient aussi sur des potentielles transactions et activités frauduleuses qui pourraient émailler le principal marché de Jumia qu’est le Nigéria, ainsi que des différences de chiffres entre des présentations faites aux investisseurs en privé, et la note d’information fournie en bourse.

Jumia, aux yeux des Américains, est perçu comme le groupe américain Amazon ou encore chinois Alibaba d’Afrique et qui tous deux connaissent un fort succès boursier.

Ses responsables, en guise de réponses, se sont montrés patients et pédagogiques face à ces accusations. Ils ont expliqué que Citron a pris des présentations qui abordaient les performances de l’entreprise à des époques différentes.

Pour l’instant, le premier trimestre semble plutôt avoir bien démarré, malgré une baisse d’un trimestre à l’autre des ventes globales. Malgré des charges en hausse, Jumia est parvenue a dégager une marge bénéficiaire représentant 6,5% de ses ventes, contre 5,8% au premier trimestre 2018.Idriss Linge

 Les limitations de refinancement des titres publics par la BCEAO impacteront négativement les banques, selon CDG Capital

 (Agence Ecofin) – Dans sa récente note d’analyse présentant les perspectives des sociétés cotées sur la Bourse de Casablanca, la firme d’investissement CDG Capital fait savoir que la limitation par la BCEAO (banque centrale commune aux pays membres de l’UEMOA), des refinancements des titres publics présentés par les banques, risque de peser sur les revenus générés par les banques commerciales sur les opérations de marché.

La reflexion concerne surtout les groupes bancaires Attijariwafa Bank, premier collecteur de l’épargne en FCFA dans la sous-région, mais aussi BMCE Bank, maison mère du groupe Bank of Africa et BCP groupe parent de Banque Atlantique. Bien que cotées sur le marché financier marocain, ces trois institutions constituent collectivement le pool bancaire le plus important de l’UEMOA.

La Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) avait en effet adopté le principe du financement de ses Etats membres, via un processus de marché des titres, ce qui a conduit à un boom des émissions de titres publics, soit sur le marché monétaire (emprunts à court terme), soit sur le marché des obligations (emprunt à plus d’un an).

Pour les banques, c’était des revenus faciles et surtout défiscalisés. Progressivement, les placements sur les titres publics ont commencé à constituer une part importante et croissante de leurs activités, dans un contexte toujours marqué par l’asymétrie des informations avec des emprunteurs privés et non-financiers.

Depuis 2017, la banque centrale a pris une mesure limitant le refinancement de ces titres publics, qu’à hauteur de 200% des fonds propres des banques. Si des banques possèdent des titres qui excèdent ce plafond, elles pourraient ne pas être refinancées pour le surplus durant le même exercice.

La BCEAO avait de bonnes raisons de prendre cette mesure. Ses responsables ont défendu le besoin de pousser les banques à utiliser le pouvoir de création de la monnaie pour accompagner des entreprises productrices, des ménages et autres acteurs non-financiers. Mais, avec l’entrée de nouvelles règles prudentielles liées à l’application de Bâle II et Bâle III, pas sûr selon les analystes, que cet objectif soit atteint.

Les contraintes sont pourtant importantes pour la BCEAO. Elle s’était retrouvée en juillet 2015 à refinancer les titres publics au delà de la limite de 35% des recettes fiscales des pays de l’Union, au cours de l’année précédente. Les banques commerciales semblent devoir choisir entre deux possibilités, soit elles renforcent leurs fonds propres, soit elles limitent leurs engagements sur ces produits.

Léger relèvement des prix en Avril

https://www.lejecos.com L’Indice National des Prix à la Consommation du mois d’avril 2019 s’est apprécié de 0,2% comparé à celui du mois précédent selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).

Cette appréciation s’explique sous l’effet d’une augmentation des prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (+0,6%), des « boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants » (+0,6%), des services de « restaurants et hôtels » (+0,3%), ainsi que des services de « transports » (+0,2).  De même, en variation annuelle, les prix à la consommation ont progressé de 0,8%. Le taux d’inflation annuel moyen s’est établi à +0,2%. Adou FAYE

Impôts sur le revenu : Les recettes font plus de 53% entre 2009 et 2014

https://www.lejecos.com Dans une étude sur l’évaluation du potentiel fiscal du Sénégal., la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) évalue le potentiel fiscal du Sénégal à travers une approche par ligne de taxes.

Dans ce document parcouru par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos ) , l’examen de la composition des recettes fiscales a montré une relative faiblesse de la contribution des impôts directs. L’analyse des recettes qu’ils procurent révèle une forte concentration autour des recettes d’impôt sur le revenu (IR) déclarés par ou pour le compte des personnes physiques.

« Les recettes d’IR font plus de 53 % des impôts directs perçus par l’Etat entre 2009 et 2014. Elles sont en quasi-totalité recouvrées par voie de retenue à la source sur les salaires (plus de 92 % de l’IR) et sur les rémunérations de prestations payées à des tiers (2 % de l’IR). Le portrait de l’IR est assez révélateur de la répartition déséquilibrée des contributions aux finances de l’Etat », lit-on dans le document.

L’impôt sur les sociétés, autre grande composante des impôts directs, représente environ 24 % du total des recettes des impôts assis sur le revenu, soit la moitié de l’IR acquitté par les personnes physiques. Les contributions au titre de l’IS sont essentiellement le fait de quelques secteurs d’activités dynamiques comme les télécommunications et le secteur financier, ce qui reflète une certaine vulnérabilité. Ces traits caractéristiques reflètent à la fois la difficulté à assoir une fiscalité de masse en matière d’impôts directs et le poids de l’économieinformelle reflétant l’étroitesse de l’assiette fiscale et corollaire de la pauvreté d’une large part de la population.
Adou FAYE

Poursuite de l’amélioration du climat des affaires

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-L’amélioration du climat des affaires au Sénégal, entamée depuis le mois de février 2019, s’est poursuivie au mois de mars 2019, selon l’enquête mensuelle d’opinion sur la conjoncture réalisée par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) auprès des chefs d’entreprise.

Selon les résultats de cette enquête, l’indicateur synthétique de ce climat des affaires, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprises, a gagné 1,6 point, passant de 98 points au mois de février 2019 à 99,6 points un mois plus tard.

Cet indicateur reste toutefois, légèrement en dessous de sa moyenne de long terme qui est de 100 points. « Cette situation reflète les orientations favorables des opinions respectives des industriels, entrepreneurs de BTP (bâtiments et travaux publics) et prestataires de services », souligne la DPEE.

Sur une base annuelle, l’indicateur de climat des affaires a reculé de 0,3 point, passant de 100 points en mars 2018 à 99,6 points en mars 2019.MS/te/APA

Vulnérabilités liées à la dette : La Bad initie une consultation de haut niveau

https://www.lejecos.com Abidjan, abrite les 16 et 17 mai prochain, une consultation de haut niveau sur les vulnérabilités liées à la dette. Cette rencontre de deux jours est organisée par la banque africaine de développement (Bad).

«La Banque africaine de développement et la Banque mondiale organisent une consultation de haut niveau pour offrir une tribune aux pays membres des deux institutions pour exprimer leurs points de vue sur les leçons tirées des emprunts non concessionnels, les nouvelles vulnérabilités de la dette et l’approche proposée par l’IDA pour aider les pays à adopter des pratiques d’emprunt durables », lit-on dans un communiqué reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).

Selon le document, les discussions porteront sur le  » financement du développement  » et la  » vulnérabilité de la dette  » dans le contexte de l’agenda des Objectifs du Millénaire pour le développement et du plan d’action d’Addis-Abeba. Selon cette source, la dette des pays africains a fortement augmenté ces dernières années en raison notamment de la chute des cours des matières premières, liée à la crise financière mondiale de 2008.

«Les recettes des principales exportations ont reculé et la croissance économique a ralenti. Les gouvernements africains ont de plus en plus recours à l’emprunt pour combler leurs déficits budgétaires », explique-t-on.

Quel est le rôle des banques multilatérales de développement? Comment la Banque africaine de développement et la Banque mondiale peuvent-elles collaborer pour trouver des solutions? Ces questions, ainsi que les résultats de la réunion alimenteront les discussions sur les cadres de politique générale pour les pays Fad et les politiques respectives en matière de dette. Adou FAYE

PLUS DE 85.000 TONNES DE GRAINES D’ARACHIDES COLLECTÉES À KAFFRINE (DRDR)

Kaffrine, 14 mai (APS) – Plus de 85 mille tonnes de graines d’arachide ont été collectées dans la région de Kaffrine (centre) pour le compte du circuit officiel de la campagne agricole 2018-2019, a révélé, mardi, le directeur régional du développement rural (DRDR), Samba Ndao Tall.
« Nous avons eu une bonne campagne de commercialisation d’arachide. Cette année, le circuit officiel a collecté 51800 tonnes d’arachide d’huilerie, 33600 tonnes de semences certifiées’’, soit un cumul de 85.400 tonnes de graines collectés dans le circuit officiel, a dit M. Tall en marge d’un comité régional de développement consacré à la préparation de la campagne agricole 2019-2020.

Selon Samba Ndao Tall, la région de Kaffrine avait pour objectif de collecter 100 000 tonnes de graines d’arachide, un objectif qui n’a « pas été atteint du fait qu’au courant du mois de mars, le circuit non officiel a été plus compétitif que le circuit officiel ».

« Pour le circuit non officiel, les prix sont montés jusqu’à 220 francs CFA et parfois jusqu’à 225 francs, alors que le circuit officiel ne collecte qu’à 210 francs CFA », a rappelé M. Tall.

 Aussi beaucoup de graines « sont allées vers le circuit non officiel, et cela, nous l’avons constaté au niveau de l’approvisionnement de la ville sainte de Touba qui est un grand marché qui collecte beaucoup de quantité de graines pour la transformation et pour l’exportation », a-t-il fait observer.

Sur ce total collecté, la région de Kaffrine a exporté 466.000 tonnes de graines d’arachide, a-t-il indiqué, ajoutant la campagne agricole 2018-2019 « a été une bonne campagne’’ dans le Ndoucoumane, en termes de production agricole et de commercialisation.MNF/BK

Pêche : «Ce que nous subissons au Sénégal est pire,qu’en Mauritanie», dixit Moustapha Diop

https://senego.com Les pêcheurs ont été très surpris  par les propos du Ministre Aminata Mbengue Ndiaye, qui pense que les disparitions en mer sont dues au fait que le port du gilet n’est pas respectés. 

Des propos balayés d’un revers de la main par Moustapha Diop, président de l’Union Nationale des Pêcheurs Artisanaux du Sénégal (Unapas). Donnant, l’exemple de la brèche de Saint-Louis,  où, malgré le respect du  port des gilets , des pecheurs perdent la vie. « Le gouvernement investit des milliards dans des futilités alors que la brèche est là, elle fait toujours de victimes, ils ne pensent même à régler ce problème ».

« L’État du Sénégal néglige les pêcheurs au détriment des mareyeurs et des multinationales », s’indigne Moustapha Diop. Qui a rappelé, que leur demandé de rencontrer la nouvelle Ministre de la Pêche et de l’économie maritime, Aminata Mbengue Ndiaye, est encore sans suite.

« La difficulté de la pêche artisanale, ce n’est pas en réalité la sécurité.  Mais plutôt, une déconnexion entre les autorités et les pêcheurs en activité. On peut pas gérer ce secteur par la politique, politicienne,  mais seule  par la compétence.  On n’a plus de poissons dans nos eaux.  C’est pourquoi les pêcheurs franchissent les frontières, pour aller vers les voisins. Et  il est temps de mettre les points sur les i », a dénoncé Moustapha Diop.

« Notre véritable problème, c’est les accords de pêche, qui doivent expirer le 19 novembre 2019, que le gouvernement compte renouveler. Et si cela est fait, on est obligé d’aller en Mauritanie pour quémander des licences. Et vu, le comportement des autorités sénégalaises, celles de la Mauritanie aussi, refusent souvent de délivrer ce sésame. C’est ça la vérité », a-t-il révélé à Senego

« C’est très difficile de rester dans les eaux Sénégalaises. S’ils t’attrapent alors que tu n’as pas renouveler ta licence annuelle, tu encours une amende de 300 000 f Cfa, et éventuellement une confiscation d’outils de travail. C’est pourquoi, il est préférable d’aller même en Gambie », a-t-il confié à Senego.

92 accidents en mer, avec 141 morts ou disparus enregistrés en 2017

http://www.emedia.sn Les chiffres sont alarmants. En 2017, 141 morts ou disparus dans 92 accidents en mer ont été enregistrés. La révélation est faite par Greenpeace Africa qui cite le rapport de la Direction de la Protection et de la Surveillance des Pêches (DPSP). Dans un communiqué reçu par Emedia.sn, Greenpeace expliques les raisons qui accentue ces accidents en mer. Elles sont liées, selon l’organisation internationale, aux politiques de pêche inadaptées, de la surpêche et des mauvaises pratiques de pêche. « Les pêcheurs artisans sont contraints d’aller très loin en mer en risquant leur vie pour attraper le poisson qui devient de plus en rare », lit-on dans le document de presse.

D’après Greenpeace, aujourd’hui, en plus de la subvention des gilets de sauvetage aux pêcheurs, le gouvernement du Sénégal doit travailler à répertorier tous les pêcheurs artisans actifs au Sénégal et à mettre en place des outils efficaces. Lesquels peuvent permettre de détecter les pirogues artisanales où qu’elles se trouvent en mer et de leur venir en aide. En outre, estime l’organisation internationale, le Sénégal doit aussi mettre en place des politiques de pêche adaptées pour lutter contre la surpêche et les mauvaises pratiques de pêche notamment la pêche Illicite, non déclarée et non réglementée (INN). « L’éloignement des zones de pêche causé par la raréfaction de la ressource et un mauvais système de gestion des pêches, est l’une des principales causes à l’origine de ces tragédies. Les lenteurs et les dysfonctionnements dans la prise en charge des accidents en mer, restent aussi des facteurs importants dans la recrudescence de la disparition des pêcheurs », renseigne le document.

« Le Sénégal tarde à encadrer le métier de pêcheur »

Par ailleurs, Greenpeace s’est dit surprise de la réaction de la nouvelle ministre sénégalaise des pêches et de l’économie maritime, Mme Aminata Mbengue Ndiaye qui estime que les disparitions des pêcheurs sénégalais en mer sont causées par le fait que « certains pêcheurs ne prennent pas en compte les mesures de sécurité établies ». Ainsi, Greenpeace s’inquiète de la disparition des pêcheurs sénégalais en mer qui, ces dernières années, a atteint un niveau très inquiétant au regard du nombre de pertes en vies humaines. « Même si les responsabilités sont partagées entre les acteurs et l’Etat, toujours est-il que c’est à ce dernier de mettre en place les conditions nécessaires pour assurer la sécurité des pêcheurs en mer », mentionne-t-on dans le communiqué de presse. Pour Greenpeace, les pêcheurs sont des acteurs incontournables de l’économie sénégalaise. Donc, ils méritent beaucoup plus de considérations de la part des autorités. « Le Sénégal tarde à encadrer le métier de pêcheur.

Aucune disposition réglementaire n’a été jusqu’ici mise en place pour la pratique de la profession de pêcheur artisan » dénonce Greenpeace. Qui prône de larges concertations avec les parties prenantes. Ce, afin d’identifier et de mettre en œuvre des stratégies permettant de réduire les cas d’accident en mer. Lesquelles stratégies seront entre autres le renforcement des moyens de surveillance, la géo localisation des pirogues, la mise en place d’un système de suivi des pirogues de pêche artisanale à l’instar de ce qui se fait pour la pêche industrielle avec le Vessel Monitoring Service (VMS). Aliou DIOUF

IPRES, le scandale financier étouffé

http://www.dakarmatin.com-LeTemoin-Dans une de nos récentes éditions, nous avions révélé un scandale financier au niveau de l’ipres dirigée par le préfet mamadou Sy Mbengue. Il s’agissait d’un vaste trafic de tickets-restaurants ayant causé un préjudice financier estimé à des centaines de millions CFA. On parle de 300 à 500 millions de nos francs. Plus grave, des assistants et autres secrétaires très proches du directeur général Mamadou Sy Mbengue sont cités dans ce gigantesque détournement. On incrimine aussi la complicité de restaurateurs libanais, traiteurs et comptables de l’institution de prévoyance retraite dans ce trafic de tickets de repas subventionnés par l’Ipres. Ce qui étonne tout le monde, c’est que les investigations concernant ce vol à grande échelle tardent à démarrer… Rappelons-le, l’Ipres faisait se restaurer ses invités, cadres ou employés dans des restaurants de la place à l’aide d’un système de paiement dit tickets restaurants et chèques déjeuner. Et chaque mois, les restaurateurs de Dakar et des autres régions se faisaient rembourser par l’Ipres sur la base des tickets-souches. Malheureusement, pendant des mois voire des années, l’Ipres a payé des sommes folles pour rembourser des repas fictifs. En clair, l’Ipres payait plus ce qu’elle devait aux restaurateurs et traiteurs. Ou ce qu’elle ne devait à personne ! Selon un syndicaliste de cette maison des retraités, depuis que ce scandale a éclaté, Mamadou Sy Mbengue a annulé les tickets-restos pour les remplacer par des lignes de crédit dites « orange money » plafonnées à 50.000 CFA par employé. Chut, faites le calcul ! Ce sont des millions de CFA pour rythmer la danse du ventre en vue d’apaiser le climat social. Plus grave, aucune plainte n’a été déposée par la direction de l’Ipres, ne serait-ce que pour mettre la lumière sur ces millions CFA détournés par des faux « gourmands » ou « gourmands » virtuels…

ETUDES EN TOURISME ET HÔTELLERIE : Une formation bien servie en débouchés 

 http://www.lesoleil.sn Le tourisme, l’hôtellerie et la restauration au Sénégal connaissent dernièrement un essor fulgurant. Ces secteurs sont, aujourd’hui, prisés par certains étudiants au vu des opportunités de carrière qu’ils offrent. Pour y accéder, plusieurs formations leur sont proposées aussi bien dans le public que dans le privé. Mais, le seul établissement public reste l’Ecole nationale de formation hôtelière et de tourisme (Enfht). Créée depuis 1959, l’établissement reste tout de même une référence au Sénégal et en Afrique. Quant au privé, la question de l’homologation des diplômes qu’il délivre se pose avec acuité.

Depuis quelques années, on note une multiplication des écoles spécialisées ou proposant une formation en hôtellerie et restauration. Or l’Ecole nationale de formation hôtelière et de tourisme (Enfht), un établissement public, était la seule à proposer ce genre de formation au Sénégal. Dans cette école, la question des débouchés semble ne pas se poser, selon son directeur général, Moussa Thior. « Les diplômés ont plus de débouchés dans le secteur de la cuisine-restauration. Les étudiants spécialisés dans ce domaine ne chôment pas pour la plupart. Dès qu’ils obtiennent leur parchemin, ils intègrent facilement le marché de l’emploi », dit-il. Même constat chez les spécialistes de la gestion hôtelière. Ces étudiants trouvent aussi de l’emploi vu la mobilité professionnelle qui existe dans leur domaine. Ce n’est que dans le secteur du tourisme que le problème se pose, ajoute M. Thior. « D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle nous les encourageons à aller vers l’auto-emploi. Il ne faut pas que les jeunes étudiants diplômés pensent qu’ils doivent aller vers l’emploi salarié. Ils peuvent mettre sur pied leur propre entreprise et être des employeurs », poursuit-il.
Les nombreux débouchés vont de la restauration d’hôtel à la restauration rapide, surtout avec l’arrivée annoncée de Kfc au Sénégal, le géant américain du fast-food, explique Djibril Diouf, chef de cuisine et professeur à l’Enfht. La restauration spécifique comme dans les cafétérias, les food trucks (fast-foods mobiles) et les plats cuisinés dans les grandes surfaces viennent s’ajouter aux débouchés déjà existants. Aussi, les résidences et domiciles de certaines personnalités, qui ressemblent de plus en plus à des hôtels particuliers, ont besoin d’une main-d’œuvre qualifiée en restauration. Il y a aussi une forte demande en majordome, en gouvernantes, en cuisiniers et en maîtres d’hôtels. Des métiers qui ouvrent de belles perspectives aux diplômés.

Un secteur envahi par le privé

Face aux opportunités et à la forte demande des hôtels et restaurants en personnel qualifié, le privé a envahi le secteur de la formation. Administrateur de l’Ecole supérieure des métiers du management et des langues (Estel), Amadou Arouna Sy déclare que 70 % des étudiants issus de son établissement trouvent un emploi au sortir de leur formation en tourisme. En l’en croire, ce chiffre ne fait qu’augmenter chaque année. « Ces statistiques confirment que les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie-restauration et du transport aérien enregistrent des recrutements et la demande est tout aussi forte », argue M. Sy. Ce taux de recrutement des étudiants s’explique également par la relance du secteur mais également par la qualité de la formation, assure-t-il. Créée en 2006, Estel était positionnée sur l’enseignement des langues mais appliqué à des disciplines professionnelles. D’après son administrateur, parmi ces disciplines, le tourisme a été une filière phare. « Même si elle s’est développée au fil des années et est devenue, en 2012, une école de commerce à part entière, nous avons toujours gardé cette filière et elle est restée au cœur de nos activités », indique-t-il.

Des étudiants optimistes en l’avenir

Etudiante en 2ème année dans le privé, Taliana compte se spécialiser en Tourisme et Hôtellerie, « des métiers d’avenir », à son avis. A l’arrivée, elle espère sortir de sa formation avec suffisamment d’outils pour intégrer la vie professionnelle. Assise à ses côtés, Awa Diarra, en première année de Gestion touristique et hôtelière, souligne que ce secteur n’est pas aussi saturé que les autres, tels que le marketing, le commerce international, etc. « Avec le diplôme de tourisme ou d’hôtellerie restauration, on peut facilement trouver un boulot de réceptionniste, par exemple, travailler dans les hôtels… », estime-t-elle. Ambitieuse et motivée, Awa vise déjà loin. Elle compte aller jusqu’au Master pour créer sa propre entreprise de tourisme ou un cabinet de billetterie. Etudiante en 2ème année de Tourisme, Colette Odile Samba exprime aussi les mêmes motivations justifiant son choix. A la fin de ses études à Estel, elle envisage d’être gérante d’un hôtel ou hôtesse de l’air. « J’aimerais voyager et découvrir d’autres contrées. J’ai toujours aimé ce métier ; depuis ma tendre enfance », dit-elle. Interpellée sur la qualité de la formation reçue, Colette exprime sa satisfaction. Toutefois, elle reconnait qu’à Estel la théorie prime beaucoup plus sur la pratique.

Le piège du défaut d’homologation des diplômes

Djibril Diouf, chef de cuisine et professeur à l’Ecole nationale de formation hôtelière et touristique de Dakar (Enfht), plaide pour une unification des programmes d’enseignement dans les écoles hôtelières. A l’en croire, l’indice de fréquentation des restaurants classiques a suscité la création d’emplois dans le secteur. Depuis lors, dit-il, on voit pousser, un peu partout à travers le pays, des écoles privées de formation en restauration-hôtellerie aux côtés de la seule école publique nationale de formation hôtelière et touristique du Sénégal. « Cette école, fondée en 1959, reste dépendante du ministère du Tourisme et forme aux diplômes de Bep (Brevet d’études professionnelles) et de Bts (Brevet de technicien supérieur en gestion hôtelière). M. Diouf indique que la tutelle, qui s’occupait exclusivement de la formation des maîtres et maîtresses d’économie familiale à travers l’Ecole nationale de formation en économie familiale et sociale (Enfefs), va étendre ses tentacules vers le métier de la restauration dans les Centres régionales d’enseignement technique féminin (Cretf).

Le chef de cuisine déplore, par ailleurs, l’absence de cadre formel et de termes de références pour la création des écoles privées dans le secteur et le contrôle des curricula proposés. « Ceci va encore apporter des doutes sur la qualité de la formation et des diplômes », ajoute-t-il avant de proposer une réforme dans ce sens.

Avec un diplôme non homologué, l’étudiant, une fois sorti de ces écoles, « se contente de stages, souvent longs, pour espérer une insertion et un contrat dans l’avenir », fait savoir Djibril Diouf. Selon lui, l’autre problème, c’est la rémunération, car les salaires proposés, qui tournent autour de 50 et 80.000 FCfa, sont parfois inférieurs aux coûts de formation dans les écoles privées. Il estime également que les barèmes de la Convention collective de l’hôtellerie-restauration sont obsolètes et ne collent plus avec l’évolution du métier.

ECOLE NATIONALE DE FORMATION HÔTELIÈRE ET DE TOURISME : Au menu, expérience et savoir-faire

Vieille de plus d’un-demi siècle, l’Ecole nationale de formation hôtelière et de tourisme Cheikh Amala Sy tient toujours debout. Elle est devenue une référence en Afrique de l’Ouest et continue encore de former aux métiers de gestion hôtelière, de tourisme et de restauration. Immersion dans un établissement qui fait la fierté de la formation professionnelle.

Sur l’avenue Hassan II (ex-Albert Sarraut), l’Ecole nationale de formation hôtelière et de tourisme (Enfht) ne passe pas inaperçue. Avec son bâtiment de type architectural byzantin peint en couleur cerise et son écriteau sur lequel est inscrit le nom du parrain, Cheikh Amala Sy, un des pionniers du secteur de l’hôtellerie au Sénégal, il est difficile de se tromper d’adresse. Créée en 1959, l’Enfht, fruit d’une coopération entre la France et le Sénégal, était destinée à répondre aux besoins de formation du personnel spécialisé en tourisme, hôtellerie, cuisine et restauration. Et au fil des années, elle est devenue une référence dans la formation en hôtellerie-restauration. Aujourd’hui encore, elle continue de former des élèves et des étudiants en Tourisme, Hôtellerie et Restauration. De même, elle accueille diverses nationalités de la sous-région et constitue ainsi un espace de formation cosmopolite.

Notre immersion au cœur de son univers culinaire a permis de découvrir la brigade de cuisine, matérialisée ici par des élèves en formation en Restauration.

Un travail fastidieux mais passionnant

Il est un peu près de 12 heures quand la cuisine d’application de l’Ecole nationale de formation hôtelière et de tourisme nous ouvre ses portes. Les élèves étaient de plain-pied dans leur atelier, sous le regard bienveillant du chef. Ici, tout se fait dans le respect strict de l’art culinaire. Vêtus tous de leurs tabliers et bonnets bien ajustés, les pensionnaires s’attèlent à leurs tâches respectives. Après avoir fait un tour dans la cuisine pour repérer les différentes zones de préparation allant de la grande chambre froide, où les condiments sont stockés, au chaud en passant par la pâtisserie, l’office, le passe, etc., l’étudiant de 2ème année en Brevet d’études professionnelles, Serigne Mbacké Ndoye, présente le menu du jour. Il est composé d’une entrée, la salade fraîche. La suite est constituée de « poulet façon basquaise » accompagné de riz safrané. Pour le dessert préparé par des élèves en atelier de pâtisserie de 2ème année, l’on a droit à des macarons concoctés à base de blancs d’œufs montés en neige, du sirop de sucre glace, de la poudre d’amande et de la farine. Antoinette Nancy Diatta, étudiante en 2ème année en Bep restauration, assistée dans ses tâches par ses autres camarades de classe, se charge de l’entrée. Avec beaucoup de dextérité, elle dresse, dans les assiettes, les composantes de sa « salade fraîche » : crevettes, tranches de pamplemousse, melon, tomate fraiche, carottes râpées et salade rouge. Une présentation qui aiguise l’appétit des gourmands. Selon Serigne Mbacké Ndoye, c’est dans cette cuisine que lui et ses camarades préparent leurs travaux pratiques. L’école dispose d’un restaurant d’application. Un office a été conçu, « c’est l’endroit où les chefs viennent réclamer la commande au passe. Il y a même des expressions pour annoncer la commande. « J’annonce », « je réclame » ou « faîtes marcher ». C’est tout un rituel. Par exemple, quand vous dites : « faîtes marcher », le serveur a déjà déposé l’entrée et demande que l’on fasse marcher la suite en attendant qu’il fasse le dressage, la mise en place pour la suite », explique-t-il. M. Ndoye se réjouit de sa formation à l’Enfht. « Notre formation est très pratique et je prends beaucoup de plaisir à la faire. Certes, les menus sont, des fois, compliqués, mais il faut reconnaître qu’en plus de deux de formation, nous sommes déjà opérationnels », soutient-il.

Brigade de cuisine et salle de service

En restauration, il y a toute une structuration que les étudiants de l’Enfht appellent dans leur jargon la brigade traditionnelle de la cuisine. D’après le chef de cuisine, M. Ndecky, elle est composée du chef appelé « le gros bonnet », viennent ensuite les chefs adjoints, les sous-chefs et les chefs de partis qui assistent les sous-chefs de cuisine. Les commis constituent des exécutants. Il y a, enfin, les apprentis cuisiniers et les stagiaires. « Cette organisation est également enseignée à nos élèves », nous dit-il.
A l’Ecole nationale de formation hôtelière et de tourisme, le chef de salle s’appelle Youssou Sarr. Assistant-formateur, ce dernier transmet, avec passion, son savoir-faire aux élèves. « Dans cette salle qui fait également office de restaurant, nous leur apprenons les bases du service en salle en commençant par l’accueil. Il est primordial dans le service », renseigne-t-il. A son avis, le premier contact avec le client est très important, car c’est de là qu’il faut le fidéliser ou le perdre à tout jamais, explique notre interlocuteur. « Il faut donc être toujours souriant et accueillant. En salle, il faut également noter que nous tenons beaucoup à la propreté, l’hygiène, la discrétion et la discipline dans le travail, pour éviter de faire des erreurs, des oublis qui font que le client se sente négligé. Des choses à éviter parce que le service a pour objectif principal de satisfaire le client », ajoute M. Sarr.
La maîtrise d’une bonne mise en place des couverts est aussi d’une grande importance. « Les cuillères et les couteaux sont toujours placés à droite et la fourchette à gauche. La façon de poser les verres aussi diffère d’un menu à l’autre », soutient le chef de salle de l’Enfht. Il travaille le côté protocolaire du service en salle, à savoir la préséance. Par exemple, pour une table avec des enfants, des femmes et des hommes, il est important de savoir qui servir en premier, comment doit se passer le service et le débarrassage. « Il nous arrive aussi de faire une mise en place à la carte ou complète pour éviter de refaire la mise en place à chaque fois. Dans ce cas précis, les couverts sont dressés pour l’entrée, la suite et le dessert. Car le client peut choisir aussi bien de la viande que du poisson », révèle Youssou Sarr.
L’accès à cet établissement se fait par voie de concours pour les titulaires du Bfem ou de baccalauréat âgés entre 18 et 30 ans. Selon la disponibilité des places, l’établissement peut accueillir des étudiants modulaires qui effectuent une formation accélérée d’un an.

MOUSSA THIOR, DIRECTEUR GENERAL DE L’ENFHT:«Préparer nos étudiants à intégrer n’importe quel hôtel du monde»

Nommé à la tête de l’Ecole nationale de formation hôtelière et de tourisme (Enfht) il y a juste un an, Moussa Thior veut maintenir haut le flambeau de l’établissement pour répondre aux aspirations des étudiants. Le directeur général explore ainsi les opportunités à travers le monde en nouant des partenariats pour donner une formation de qualité aux étudiants et mettre en lumière le savoir-faire sénégalais.

L’Enfht est, aujourd’hui, à sa soixantième année d’existence. Quelles offres de formation propose-t-elle ?

Seule école publique dans le secteur de l’hôtellerie et du tourisme au Sénégal, l’Enfht a pour vocation de former des cadres qui doivent évoluer dans les secteurs de l’hôtellerie, du tourisme, des agences de voyage, des réceptionnistes d’hôtels, mais aussi des cuisiniers et autres métiers de la restauration. L’Ecole a, jusqu’ici, contribué à la formation de beaucoup de cadres dans ce secteur. On y accède par voie de concours. Nous organisons, chaque année, un concours d’entrée aux titulaires du Bfem ou du baccalauréat. Les titulaires du Bfem peuvent venir faire un Brevet d’études professionnelles (Bep) en cuisine-restauration qui leur permet d’être spécialistes en pâtisserie, cuisine, restaurant salle. Quant aux titulaires du baccalauréat, ils peuvent venir faire une formation pour l’obtention du Brevet de technicien supérieur (Bts) en hôtellerie ou en tourisme. Pour l’hôtellerie, c’est la gestion hôtelière et pour le tourisme, ils peuvent travailler dans les agences de voyage ou d’autres filières du secteur. Ces formations sont réservées à des étudiants âgés entre 18 et 30 ans.

Avez-vous noué des partenariats avec des établissements étrangers ?

Avant, il n’y en avait pas. Mais, puisque ces métiers ont tendance à aller sur l’international, nous avons exploré, depuis quelques temps, des possibilités à travers le monde. Ainsi, nous avons noué des partenariats avec l’Université de Molise, en Italie, en France avec les lycées d’hôtellerie et de tourisme de Guyancourt et de Saint Quentin, dans les Yvelines, sans oublier The gambian tourism and hospitality institute.

Quelle est l’utilité de ces partenariats pour vos pensionnaires ?

Il faut que les étudiants se mettent à l’esprit qu’ils peuvent travailler aussi bien au Sénégal qu’à l’étranger. Ils doivent aller à la conquête du monde pour montrer le savoir-faire sénégalais. Autre nouveauté à ne pas négliger sur l’international, nous avons reçu un chef sushi, un formateur japonais envoyé par la Jica dans le cadre de la coopération et qui séjourne au Sénégal, pendant un an, pour former nos étudiants afin de les initier à cuisiner du sushi. Il vient de l’Institut international de sushi du japon. La finalité de ces partenariats, c’est de préparer nos étudiants à intégrer, à la fin de leur formation, n’importe quel restaurant et hôtel du monde.Maguette Guèye DIEDHIOU

Plaidoyer pour une synergie des interventions dans la préservation des forêt

APA – Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo-Le président du Conseil national de concertation des ruraux, Nazirou Sall, a plaidé, mardi à Dakar, pour plus de synergie dans les interventions destinées la préservation des forêts en vue pour garantir une plus grande efficacité.

« Des efforts importants ont été fait dans le passé pour la préservation des forêts à travers divers projets publics mais, les impacts restent encore faible pour inverser la tendance concernant la dégression et la dégradation des forêts, d’où l’importance de réfléchir sur les voies et moyens pour renforcer la synergie des interventions et la mutualisation des moyens en vue de garantir une plus grande efficacité », a notamment dit M. Sall.

S’exprimant à l’occasion d’un atelier sur la gouvernance responsable des forêts à la lumière de la loi N° 2018-25 du 12 novembre 2018 portant code forestier, le président du CNCR a souligné la nécessité de capitaliser les initiatives développées par les organisations de la Société civile « qui travaillent en partenariat avec les collectivités locales et territoriales ».

Présidant l’ouverture de cet atelier, le secrétaire d’Etat chargé des Droits humains et de la Bonne gouvernance, Mamadou Saliou Sow, a rappelé que le Sénégal, en modifiant son code forestier en 2018, a permis d’intégrer dans les dispositions nationales les engagements internationaux pris par le Sénégal relatifs à la lutte contre le trafic des espèces de flore et faune, à la désertification, aux changements climatiques et à l’opérationnalisation des directives volontaires relatives aux forêts et aux ODD.

Des représentants de différents acteurs impliqués dans l’application des dispositions du code forestier ont participé à cette rencontre parmi lesquels, les élus locaux qui ont appelé à une décentralisation de ce genre de rencontre, cela en vue d’impliquer davantage les populations à la base « car étant les premiers concernés par ce combat ».ARD/cd/APA

Dakar abrite le bureau régional du Centre de recherche pour la population et la santé en Afrique

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré-Le bureau régional pour l’Afrique subsaharienne du Centre de recherche pour la population et la santé en Afrique (APHRC, sigle) a été officiellement lancé, mardi à Dakar, dans le cadre du plan stratégique 2017-2021 de cette structure basée à Nairobi (Kenya), a appris APA auprès de ses responsables.

« L’ouverture de ce bureau au Sénégal pour couvrir l’Afrique subsaharienne résulte d’une stratégie d’expansion qui marque une étape importante vers la réalisation du plan stratégique (2017-2021) de l’APHRC », a expliqué Cheikh Mbacké Faye, son directeur au cours de la cérémonie de lancement.

Cité par un communiqué reçu à APA, M. Faye a précisé que c’est le premier bureau de l’APHRC en Afrique francophone qui prévoit d’investir dans la région 1,3 milliard f cfa au cours des prochaines années.

Alignées sur le plan stratégique (2017-2021) les activités du bureau régional de l’APHRC tourneront autour de trois objectifs stratégiques, à savoir générer des connaissances scientifiques axées sur les programmes de développement locaux et mondiaux sur la santé et le bien-être des populations ; développer, prendre soin et appuyer la croissance de la prochaine génération de leaders africains de la recherche; collaborer avec les décideurs en utilisant des données probantes pour conduire le développement et la mise en œuvre optimaux de politiques qui auront un impact transformateur sur les conditions de vie en Afrique.

« Le Sénégal, en tant que pays hôte dans la-région ouest africaine, sera le principal bénéficiaire des interventions de l’APHRC », a poursuivi Cheikh Mbacké Faye.

Selon sa Directrice exécutive, Dr Catherine Kyobutungi, l’APHRC est une institution de recherche et un « think-tank » considérée comme l’un des plus importants en Afrique qui explore les questions liées à la santé et au bien-être des populations.

« Basé à Nairobi, au Kenya, l’APHRC a initié le changement grâce à la collecte de données étayées par les meilleurs chercheurs de l’Afrique subsaharienne. Il prévoit ainsi d’y investir quelque 1.339.616.454 FCFA dans les deux prochaines années (dont 55% déjà acquis) dans six projets de recherche et deux projets de renforcement de capacités de recherche », a indiqué Dr Catherine Kyobutungi.

CP/te/APA

Pr Meissa BABOU : «Si L’Etat A Des Problèmes, C’est À Cause De…»

https://www.walf-groupe.com Selon l’économiste, Meissa Babou, l’Etat et les syndicats doivent poursuivre les concertations pour régler la question des salaires qui préoccupe davantage les travailleurs, suite au refus du président de la République

Macky Sall, le 1er mai dernier, de revoir à la hausse la rémunération des fonctionnaires. M. Babou faisait une présentation samedi dernier sur le thème : «L’augmentation des salaires au Sénégal et problème du pouvoir d’achat» dans le cadre des «samedis de l’économie» organisé par l’ Africaine de recherche et de coopération pour l’appui au développement endogène (Arcade). «Il faut des concertations. La trésorerie est en panne. Il faut engager des négociations pour une augmentation des salaires l’année prochaine», a recommandé le Pr Meissa Babou. Qui croit que la question de la hausse des salaires peut être réglée

Par ailleurs, dit-il, il faudrait que l’Etat revoit sa copie en n’étant pas catégorique sur cette question. Parce que, prévient l’enseignant, «on ne sait pas où cela va mener». Néanmoins, il a étalé un ensemble de facteurs qui ont fait que l’Etat s’avoue incapable de procéder à la hausse immédiate des salaires. Parmi ces raisons, le Professeur de gestion cite les iniquités de salaires ou encore l’endettement. A l’en croire, «l’Etat a pris le choix d’un endettement qui est extrêmement élevé. Il s’est mis dans des conditions qui font qu’il a du mal à payer». C’est en cela qu’il recommande qu’entre l’endettement et le remboursement, le Sénégal doit «savoir maîtriser sa capacité de remboursement». Sinon, il sera condamné à faire d’éternels emprunts, Eurobonds, alors que le niveau de la dette est élevé.

Dans la foulée, Mody Niang, enseignant et célèbre chroniqueur, souligne qu’il faut veiller à l’équité salariale parce que «le front social sera toujours en ébullition, tant qu’il y aura l’iniquité de salaire».

Meissa Babou explique aussi la peine de l’Etat à honorer les salaires par le fait qu’il soit surchargé par les agences, institutions et dépenses de prestige au grand dam de la demande sociale. «Si l’Etat a des problèmes, c’est à cause de sa manière de gérer. C’est mal orienté, même s’il a fait des choses», dixit le professeur Meissa Babou. Qui signale que si le gouvernement fait aveu de ne pas pouvoir augmenter les salaires, c’est également à cause du fondement de l’économie. En effet, selon M. Babou, les travailleurs demandent une hausse de leurs salaires parce que la vie est chère. Ce coût de la vie est dû au modèle de base de l’économie, notamment l’économie primaire qui garantit le manger, le boire et le minimum d’argent. «Les besoins de l’homme conditionnent le développement. Ils commencent par manger et boire. Quand c’est difficile de les satisfaire, il faut trouver des alternatives sinon cela coûte cher»

Le public a aussi mis à l’index la responsabilité des syndicats dans l’incapacité de l’Etat à augmenter les salaires. Pour ces intervenants, les rivalités syndicales ont affaibli leur pouvoir de pression pour obtenir ce qu’ils veulent. Il y a toutefois espoir que l’Etat et les syndicalistes renoueront le dialogue après le choc. «La déclaration inattendue a heurté la conscience des travailleurs», interprète Mamadou Lamine Diante, syndicaliste de l’enseignement qui explique que cette demande est justifiée dans la légitimité et la légalité, mais que «c’est dans la faisabilité où le bât blesse». Le syndicaliste révèle qu’ils ont demandé à voir le tableau des opérations financières pour voir les déséquilibres, mais c’est sans succès.Emile DASYLVA

Pr Buuba DIOP : «On Ne Peut Pas Demander À Des Travailleurs De Restreindre Alors Que»

https://www.walf-groupe.com le Pr Buuba DIOP souligne que le défi du mouvement syndical est de s’organiser. Il faut que les travailleurs discutent sérieusement, qu’ils soient du privé, public ou communautaire. Il y a, dit-il, l’urgence d’une solidarité.

Dans les risques, quand il s’agit d’argent, le Pr Buuba Diop attire l’attention sur des faits similaires qui ont eu un impact sur la paix sociale au Sénégal. Il s’agit des crises des années 1960. «C’est comme en 1962, sous Mamadou Dia, quand les députés ont demandé des indemnités. Cela a été une situation difficile», rappelle-t-il. Avant de prévenir qu’«on ne peut pas demander à des travailleurs de restreindre alors que d’autres agents de l’Etat, hommes politiques, augmentent leurs moyens. Cela crée une situation intenable».

La question pécuniaire a été aussi en partie à l’origine des évènements de 1968. Selon Buuba Diop, «il faut un langage de vérité qui concerne l’ensemble des acteurs pas seulement les travailleurs, mais également ceux qui dirigent».Emile DASYLVA

Pour une dette de 410 millions FCFA:le Coud sous le coup d’une saisie

https://actusen.sn Le Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) traverse une mauvaise passe. Il est sous le coup d’une saisie pour une dette de 410 millions F Cfa due au ‘’Gie Magal’’, qui fut un des Repreneurs des Restaurants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

SourceA qui donne l’information s’empresse de préciser que cette fois-ci, il n’y a nul besoin de fouiller du côté du Directeur sortant, Cheikh Oumar Hann (devenu ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation). Car, l’ardoise en question a précédé de plusieurs années son passage à la tête de ladite Direction. Laquelle est maintenant drivée par Abdoulaye Sow.

Ce dernier a déclaré mardi dernier, au détour de l’émission « Rfm Matin » qu’il ferait l’état des lieux de la situation qu’il a trouvée sur place. Inutile de vous dire qu’avec ces révélations de SourceA, il a du pain sur la planche.

ELÈVES SANS ACTES D’ÉTAT CIVIL : MAMADOU TALLA PRÉCONISE DES « SOLUTIONS STRUCTURELLES’’

Dakar, 14 mai (APS) – Le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, a préconisé mardi des « solutions structurelles’’ pour régler définitivement le problème des candidats aux examens du Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE) et du Brevet de fin d’études moyennes (BFEM) ne disposant pas d’actes de naissance.

« A mon avis, il faut aller […] vers des solutions structurelles pour régler définitivement le problème de l’état civil », a-t-il avancé en marge d’une visite à la Direction des examens et concours.

Le ministre de l’Education nationale a indiqué que les services de son département ont pu trouver chaque année des solutions, mais celles-ci souffrent d’une non pérennisation.

Aussi a-t-il plaidé pour l’intervention des familles, des collectivités locales et des partenaires sociaux pour accompagner ce changement et permettre à certains élèves d’avoir des papiers d’état civil.

A l’approche des examens de fin d’année, les associations de parents d’élèves ont sonné l’alarme pour attirer l’attention sur la situation des nombreux enfants qui risquent d’être laissés en rade faute de pièces d’état civil.BHC/ASG/BK

PORT DU VOILE À L’ISJA : LA POLÉMIQUE EST DÉPASSÉE, SELON LE MINISTRE MAMADOU TALLA

http://www.emedia.sn La polémique, relative au port du voile islamique à l’institut Sainte Jeanne d’Arc de Dakar, est dépassée. Si l’on croit le ministre de l’Éducation nationale, Mamadou Talla, une solution est en train d’être trouvée. « Nous en avons discuté. Pas plus tard que ce matin (mardi, 14 mai 2019), nous avons largement discuté avec le directeur qui s’occupe de tout ce qui est enseignement privé catholique », a déclaré le ministre qui a été interpellé sur la question à la suite de sa visite, cet après-midi, à la Direction des Examens et Concours. « Le Sénégal constitue un bel exemple de cohabitation entre les religions », plaide le ministre. Pour Mamadou Talla, ce rappel ne concerne pas uniquement l’institut Sainte Jeanne d’Arc, mais tous les établissements scolaires d’enseignement général du Sénégal. Babacar FALL

Lenteurs dans l’affaire Fallou Sène : «On a l’impression que ceux qui nous gouvernent cautionnent l’impunité»

http://www.seneweb.com Trois jours après la mort de l’étudiant en Licence II de lettres modernes à l’université Gaston Berger de Saint-Louis (Ugb), Mouhamadou Fallou Sène, le Forum du justiciable (Fj) a annoncé le dépôt d’une «plainte au niveau de la Cour de justice de la Cedeao et des Nations Unies, pour l’utilisation démesurée et irrégulière des armes à feu contre des citoyens sénégalais *».

Ceci, ‘’indépendamment de l’enquête judiciaire en cours’’ de cette affaire. Un an après les faits, rien n’a avancé dans ce dossier. Joint au téléphone par ‘’Seneweb’’, leur président, Babacar Ba, a soutenu avoir saisi la juridiction sous-régionale. «Mais aucune suite n’a été donnée à notre recours. C’est vraiment regrettable !», s’est-il désolé.

Se voulant, on ne peut plus clair, il explique : «Quand ces évènements se sont déroulés, on avait non seulement saisi le procureur de la République pour l’ouverture d’une information judiciaire, mais on avait saisi également les instruments juridiques sous-régionaux. Mais jusqu’à présent, rien n’a été fait aussi bien au niveau national que sous-régional. L’enquête n’a pas bougé.

C’est comme s’il n’y a pas eu une réelle volonté de pouvoir édifier les Sénégalais sur qui a tué Fallou Sène.» Babacar Ba de souligner que le maitre des poursuites avait déjà indexé des personnes. Raison pour laquelle aucun problème ne devait se poser pour instruire à bien cette affaire. «Il s’agissait tout simplement de suivre les recommandations issues du procès-verbal d’enquête.

Mais personne n’a été condamné. D’ailleurs, le procès n’a pas été organisé», fulmine-t-il. Le président d’indiquer qu’aujourd’hui, «on a l’impression que ceux qui nous gouvernent cautionnent l’impunité». «Parce que je ne peux pas comprendre qu’on puisse tuer froidement un étudiant et cela fait pratiquement un an que l’enquête n’a pas évolué. Les responsabilités n’ont pas été situées», dit-il.

Malgré cet état de fait, le Forum du justiciable ne compte pas baisser les bras. «On va continuer de poursuivre le combat, à chaque fois que l’occasion se présente, pour dénoncer ces lenteurs. Il faut que ces auteurs de ce crime odieux soient poursuivis, jugés et condamnés. Nous sommes dans un Etat de droit. Il y a des règles et quand on commet une infraction, il faut que la loi s’applique», plaide Babacar Ba.

Le président du Fj a rappelé que la Cour de justice européenne avait reconnu coupable l’Etat français pour l’usage irrégulier des armes à feu contre des citoyens français. C’est pourquoi il ‘’condamne l’utilisation de balles réelles dans les manifestations pacifiques d’élèves, d’étudiants et de citoyens’’. Mouhamadou Fallou Sène a été tué le 14 mai 2018, par balle, lors d’affrontements entre les étudiants et les forces de l’ordre.

Abdoulaye, père de Fallou Sène : « Nous réclamons justice. « 

http://www.seneweb.com La mort de l’étudiant Fallou Sène, tué le 15 mai 2018 à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, reste toujours une pilule difficile à avaler pour la famille du défunt établie à Patar. Contacté par Seneweb à la veille de l’An 1 du décès de son fils, Abdoulaye Sène «demande que justice soit rendue».

«Nous réclamons justice. À l’image de tous les Sénégalais, nous demandons que justice soit rendue dans cette affaire», a-t-il déclaré avant d’ajouter : «J’invite les autorités de notre pays à prendre leurs responsabilités, à tout faire pour que ces genres de tragédies ne se reproduisent dans les universités.»

Un an après les faits, le septuagénaire révèle qu’une partie des promesses des autorités politiques et étatiques, faites il y a un an, a été tenue tenue. «Certaines sont tenues, mais d’autres tardent à être concrétisées. Nous rendons grâce à Dieu», dédramatise-t-il.

Mais pour Abdoulaye Sène, l’important est ailleurs : «Tout ce qu’on fera pour nous, ne peut compenser la perte de Serigne Fallou. Il était un fils exceptionnel qui m’aimait beaucoup. Je ne l’oublierai jamais. Nous sollicitons des prières pour le repos de son âme. Nous rendons grâce à Dieu. C’est Lui qui nous avait donné Fallou et qui l’a arraché à mon affection au moment où j’avais le plus besoin de lui.»

Ucad : Les mises en garde des étudiants réunis autour du Collectif Campus 2h

https://www.dakaractu.com Formé d’un groupe d’étudiants, le collectif Campus 2h à Dakar a pris sur lui de dénoncer les lenteurs notées dans le dossier judiciaire concernant l’affaire de la mort de Fallou Sène. Ledit mouvement réclame la lumière et des sanctions en exhortant surtout le gouvernement à payer à temps les bourses des étudiants.
Selon Pape Oumar Tamba, porte-parole dudit collectif, puisque des efforts sont en train d’être faits dans les rangs des étudiants, il devrait en être de même du côté de l’État.

‘’Nous savons bel et bien qu’il a été tué par les forces de l’ordre. Dans un pays de droit si un étudiant est tué, ou si un meurtre est commis, le vœu le plus cher de ses proches est que justice soit faite. Nous ne sommes pas de ceux-là qui entendons nous rendre justice nous-mêmes. Mais, si le dossier n’évolue pas et que l’on continue d’enregistrer des lenteurs par rapport au paiement des bourses, nous serons obligés de nous rendre justice nous-mêmes’’, a-t-il déclaré ce mardi 14 mai 2019.

Ses camarades et lui, ont beau soumettre les doléances des étudiants à qui de droit, mais cela semble tomber dans l’oreille d’un sourd, s’indigne-t-il. Le Campus 2H d’informer qu’il s’investit dans une campagne de sensibilisation des étudiants pour éviter que des bus soient caillassés ou bien qu’on barre l’avenue Cheikh Anta Diop. ‘’Nous nous employons à sensibiliser davantage nos camarades. Et cela nous ne cessons de le faire à travers des thé-débats qu’on organise parfois dans les ‘’salles télé’’ des pavillons universitaires juste pour dire aux étudiants qu’il est temps de changer nos manières de manifester notre mécontentement’’.

Sage-femme et ramadan : «La galère est dans les salles d’accouchement !»

http://www.seneweb.com/Elles accompagnent les femmes enceintes, les nouveau-nés, les mères et les familles, au cours de la phase la plus cruciale de leur vie. Elles, ce sont les sages-femmes. D’autant plus qu’elles ont pour rôle primordial de garantir le respect de certains droits les plus élémentaires, en permettant aux femmes de mener à bien leur grossesse et leur accouchement, ainsi qu’en prodiguant des soins essentiels aux bébés.

Un travail qui n’est pas de tout repos, surtout en ce mois de ramadan, selon Marième Sy Dieng et Ndèye Aïssatou Ndoye. Ces sages-femmes d’Etat expliquent : «Certes, c’est un métier comme les autres, mais c’est un peu plus difficile, particulièrement avec nos sœurs qui sont en salle d’accouchement, du fait que cela requiert une force physique, de l’endurance. Surtout en cette période où il y a beaucoup de naissances. C’est assez dur.»

En effet, ces «héroïnes» supportent tant bien que mal. Marième Sy Dieng d’indiquer que le plus pénible, réside également du côté des patientes, car il subsiste quelques réticences. «Elles pensent que le fait d’être à jeun ne rime pas avec les examens, notamment quand on a affaire avec les parties intimes. Elles pensent que cela peut rompre le jeûne», a-t-elle soutenu.

Toutefois, elle déclare qu’elle les rassure tant bien que mal. Puisque, relève-t-elle, il n’y a rien qui gêne le travail

LUTTE CONTRE LE TRAFIC DE DROGUE ET LA CRIMINALITE ORGANISEE : Magistrats, gendarmes, policiers et douaniers en conclave de 5 jours

http://www.enqueteplus.com Depuis hier, a débuté à Dakar un séminaire de formation des formateurs nationaux des agents d’application de la loi. Il est organisé par le Comité interministériel de lutte contre la drogue du Sénégal (Cild) et l’Office national contre la drogue et le crime (Onudc) et va regrouper, pendant 5 jours, 25 magistrats, gendarmes, policiers et des agents de la douane. Ils vont recevoir des cours de développement des instructeurs.

Aux yeux d’Elena Abbati, la cheffe de l’Application de la loi à Onudc à Dakar, cette activité veut s’inscrire dans la cohérence du Plan stratégique national de lutte contre la drogue 2016-2020 et des recommandations des activités antérieures mises en œuvre par le projet de soutien au Plan d’action de la Cedeao de lutte contre la drogue.

Il s’agit, poursuit-elle, de renforcer, à travers cette formation, les capacités des formateurs sur des aspects spécifiques et d’aboutir à la création d’une équipe de formation intégrée ayant pour mandat la criminalité transnationale organisée.  ‘’Cette formation spécifique s’adresse aux personnels des services de détection et de répression sénégalais ainsi que les unités compétentes ayant mandat dans le domaine de la lutte contre les stupéfiants. Il faut aussi signaler que le Plan stratégique national de lutte contre la drogue 2016-2020 identifie la nécessité de renforcer les compétences du personnel des forces de l’ordre par des programmes spécialisés’’, a dit Mme Elena Abbati, hier, lors de la cérémonie d’ouverture de ce séminaire.

A travers ce séminaire, il s’agit aussi d’harmoniser les techniques de formation au sein des différentes académies de détection et de répression, et de favoriser une coopération et une coordination renforcée dans la lutte contre le trafic de drogue et la criminalité organisée.

C’est pourquoi, Cheikh Touré, Coordinateur régional d’appui à la Cedeao contre le trafic illicite de drogue et crimes associés, invite à créer une synergie dans l’action, pour mener à bien ce genre d’activité.CHEIKH THIAM

Centrafrique : Un Jambaar accusé d’abus sexuels

http://www.seneweb.com En mission en Centrafrique dans le cadre de la Minusca, un militaire sénégalais est cité, rapporte Les Échos dans sa livraison du jour, dans une affaire d’abus sexuels. Le soldat mis en cause a déjà été expatrié au Sénégal et une enquête ouverture pour faire la lumière sur ce dossier.

Une information confirmée par la Dirpa qui souligne que la procédure en cas d’allégation d’abus sexuel est respectée. Si le soldat est coupable, il risque la radiation. Par contre, si les faits ne sont pas avérés, il réhabilité et dédommagé conformément aux textes en vigueur.

Forte de 12 000 hommes, la Minusca est marquée, depuis son début en 2014, par un flot continu d’allégations d’abus sexuels. À son arrivée aux commandes des Nations Unies en janvier 2017, Antonio Guterres avait promis d’apporter une réponse ferme à ces accusations.

Grâce présidentielle accordée au trafiquant Guinéen : Les soupçons de Me Assane Dioma Ndiaye

https://www.dakaractu.com La grâce présidentielle accordée à un trafiquant de médicaments d’origine Guinéenne continue de susciter de vives réactions à Dakar. Me Assane Dioma Ndiaye, le président de la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh) réagissant sur cette question, ce mardi 14 mai 2019, dit ne pas exclure qu’il s’agisse d’un forcing.

« Il n’est pas exclu qu’on ait tordu le bras à l’administration, aussi bien pénitentiaire que la Direction des grâces et des Affaires criminelles, et qu’il s’agisse en fait de compte d’une décision politique », a dit l’avocat sur les ondes de la Rfm. Il s’est d’ailleurs demandé « comment se fait-il que le prévenu de nationalité Guinéenne puisse bénéficier d’une grâce alors que les autres sont restés en prison ».

Elections locales 2019 : la Société civile pas favorable à un report

https://actusen.sn Le Collectif des organisations de la société civile pour les élections (COSCE) plaide pour le maintien des élections locales à date échue. «Par principe, la société civile est toujours pour que les élections se tiennent à date échue. Si visiblement, il n’est pas possible d’organiser ces élections locales à date échue, on sera bien obligé de s’ajuster. Mais notre position de principe c’est que l’élection doit se dérouler à date échue», a déclaré le Président, Babacar Guèye.

Il s’exprimait d’après l’Agence de presse sénégalaise, en marge d’un atelier d’évaluation de la participation de la société civile sénégalaise au processus électoral du 24 février, à travers le programme «Sunu Election»

Pour le professeur Babacar Guèye, il faut que les pouvoirs publics sénégalais «fassent le nécessaire pour que les élections puissent se tenir à date échue». Il souligne néanmoins qu’à l’impossible nul n’est tenu.

Réunion secrète : Les 4 leaders de l’opposition acceptent la main tendue de Macky Sall

https://senego.com Ce mardi 14 mai 2019, les Présidents Idrissa Seck, Issa SALL et Maître Madické NIANG se sont réunis au domicile de ce dernier. Selon un communiqué de la Coalition « Madické 2019 » parvenu à Senego, le Président Ousmane SONKO, candidat de la Coalition « Sonko Président », absent de Dakar, s’est fait excuser tout en soulignant la pertinence de la rencontre et en marquant sa solidarité par rapport aux conclusions qui en seront issues.

Les quatre candidats de l’opposition à l’élection présidentielle du 24 février 2019 ont examiné la situation nationale, particulièrement l’invitation à la rédaction des termes de référence du dialogue national, lancée par le Ministre de l’Intérieur.

Ils affirment leur adhésion totale à la position exprimée par le Front de Résistance nationale (FRN) consistant à exiger une concertation sincère et constructive menée sous la conduite d’une Commission cellulaire composée de plusieurs personnalités crédibles et neutres.

Ils considèrent aussi qu’il serait impératif que le pouvoir en place s’engage à mettre en œuvre toutes les décisions qui seront issues de cette concertation.

Enfin, poursuit la note, ils réaffirment leur volonté unanime de participer à des concertations ayant pour objet les intérêts exclusifs du Sénégal et de son peuple.

Pds : Le malaise s’amplifie chez Wade

http://www.seneweb.com/Le Parti démocratique sénégalais (Pds), qui vit un profond malaise, est au bord de l’implosion. Au-delà des voix qui protestent contre la non-participation au dialogue politique, une opération de liquidation d’Oumar Sarr y serait en cours, rapporte L’Observateur.

Pour maquiller l’opération, renseigne le journal, il est envisagé la création d’un poste de numéro 2 confié au maire de Yeumbeul Sud, Bara Gaye.

Karim Wade serait derrière ce complot contre le secrétaire général adjoint et coordonnateur du Pds. Depuis Doha, l’ancien ministre d’État tire les ficelles. Il est appuyé par son père Me Wade, indique L’Observateur. Qui signale qu’une réorganisation des structures Pds est en marche et qu’elle « karimiser » davanatage la direction du parti.

 Mamoudou Wone sur le front au Ps : «C’est une bande d’apprentis maîtres-chanteurs »

http://www.seneweb.com/Le secrétaire national à la vie politique du Parti socialiste, Mamoudou Wone, est très remonté contre les initiateurs du « front pour la justice et la vérité au Ps ». Câblé depuis la France, il tire sur Abdoulaye Gallo Diao & Cie qu’il traite de « plaisantins et de maîtres-chanteurs ».

Pour le responsable socialiste, ce front en question ne date pas d’aujourd’hui. « Le 26 mai 2018, un point de presse a été tenu pour annoncer la création de ce front pour le 2 juin 2018. Donc, ce front ne peut pas avoir deux naissances. Il date de très longtemps. Même s’ils annoncent un front, ils devraient changer de nom », a-t-il dit. Et de poursuivre : « C’est une bande de plaisantins, d’apprentis maîtres-chanteurs qui essaient de faire dire ou de manipuler la conscience des militants socialistes ».

Mais, Mamoudou Wone considère que c’est peine perdue. Car, fait-il comprendre, «le Parti socialiste dépasse la personne d’Abdoulaye Gallo Diao. Nous, on nous a connus pour plus de retenue, de responsabilité. Un responsable socialiste ne peut pas tenir certains propos. J’aurais compris qu’on nous invite à un débat d’idées,mais pas à s’insulter dans la presse».

Wone prévient toutefois que la direction du Ps ne se laissera pas faire. « Nous répondrons du tic au tac par rapport à cette bêtise qui ne dit pas son nom. On dirait que c’est un mercenaire qui monte aux assauts, mais il nous retrouvera sur son chemin parce qu’il y a trop de laisser-aller dans le parti », a menacé le secrétaire national à la vie politique du Ps, précisant que « lors du dernier congrès extraordinaire, mandat avait été donné au secrétaire général Ousmane Tanor Dieng de conduire le parti jusqu’au prochain congrès».

Mimi Touré « renouvelle sa loyauté et sa détermination » à Macky Sall

https://www.pressafrik.com La toute nouvelle présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese) a remercié le président de la République pour la confiance qu’il a placée en elle pour la nommer à ce poste. Sur son compte Twitter, Aminata Touré, dite Mimi, déclare : « e voudrais remercier le Président @Macky_Sall pour la confiance qu’il m’a renouvelée en me nommant Présidente du Conseil Économique, Social et Environnemental. Je lui renouvelle mon engagement, ma loyauté et à ma détermination à remplir cette nouvelle mission »

Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki :Le pétrole, le gaz et le foncier ne figurent pas au menu du soi-disant « dialogue » de Macky Sall

 Macky Sall doit considérer que les ressources naturelles, c’est son domaine réservé comme les Affaires étrangères. Il n’envisage pas un seul instant que cela puisse figurer au menu des discussions avec qui que ce soit, sauf avec ses parrains occidentaux. Or, c’est la découverte des hydrocarbures en grande quantité qui a amené le bouleversement institutionnel de notre pays engagé tout seul par Macky Sall. Ses affidés de l’APR et de BBY ne sont informés de ses  projets qu’à la dernière minute. De même, les réformes de la décentralisation sont liées à la gestion du foncier. L’objectif est d’engager la responsabilité des maires dans l’attribution des terres aux firmes occidentales.

Il est bon que le peuple sache que Macky Sall mène ses réformes dans le but d’asseoir un pouvoir autocratique pour partager nos ressources naturelles, gaz, pétrole et terres.  Il est dans la ruse permanente pour se maintenir au pouvoir. Mais cela n’empêchera pas la vérité d’éclater dans l’affaire Arcelor Mittal, Petrotim, entre autres.

 « Dialogue de Macky  Sall », un jeu de dupes pour pérenniser son pouvoir

Aly Ngouille Ndiaye a commencé ses manœuvres pour diviser l’Opposition et satisfaire les désirs de puissance de Macky Sall.  Dans son schéma de « dialogue », il propose 15 représentants pour le Pouvoir, 15 pour l’Opposition et 15 pour les Non alignés.

Au Sénégal, il n’y a pas de non alignés, c’est une duperie inacceptable. Les positions se sont clarifiées depuis les élections législatives et la présidentielle. On est du pouvoir ou de l’opposition, c’est tout. Idem pour la société civile classique qui s’est alignée du côté de Macky Sall en soutenant le parrainage. Elle,  qui s’est construite dans la lutte contre la corruption et pour le renforcement de la démocratie,  n’a jamais dénoncé le parrainage corrompu.

Nous ne devons pas tomber dans cette mascarade de Macky Sall. Un dialogue sérieux, c’est un face à face Pouvoir et Opposition modéré par des personnalités patriotes et neutres et hors de tout soupçon, Macky Sall s’engageant à ne mettre en œuvre que les consensus obtenus. Tel n’est pas le désir de Macky Sall qui sait qu’il a confisqué le pouvoir et doit faire face à l’ajustement des finances publiques.

Par ailleurs, on notera que le samedi 4 mai 2019, à l’Assemblée nationale,  le gouvernement et les députés de BBY ont refusé de mettre dans le rapport  des débats que 2019-2024 est le dernier mandat de Macky Sall. C’est pourquoi  Macky Sall doit demander au Conseil Constitutionnel de confirmer qu’il s’agit bien de son dernier mandat, s’il respecte le peuple sénégalais. Cela doit devenir une exigence populaire.Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

«Une commission indépendante mettrait en confiance l’opposition»

http://www.dakarmatin.com L’opposition regroupée dans le Front de résistance nationale réclame la mise en place d’une Commission indépendante pour mener les concertations pour le dialogue. Quel commentaire en faites-vous ?

Il serait bien pour un dialogue sincère, participatif et consensuel, que la neutralité soit de mise dans ce processus d’apaisement du climat politique et social du pays. a l’image du consensus de 1992, sous l’égide du général Cissé, les acteurs de la Société civile et les acteurs politiques, une commission indépendante garantirait une démarche objective dans le processus et mettrait en confiance l’opposition qui a souvent dénoncé le manque de sincérité dans les différents appels au dialogue sous l’ère Macky Sall.

Des termes de référence exhaustifs, des acteurs neutres, la bonne foi des acteurs politiques, seraient des acquis non négligeables pour un dialogue sincère qui profiterait à l’ensemble des acteurs et au renforcement des acquis démocratiques. En tout cas, même si elle n’y est pas conviée, notre structure plaide pour la levée de tous ces contentieux qui braquent nos franges sociales et politiques, en vue d’apaiser le climat et permettre au Sénégal de passer à une étape supérieure de sa vie démocratique. de toutes les manières, les acteurs politiques, surtout ceux du camp de Macky Sall, ont intérêt à tenir de manière responsable ce dialogue, sinon, nous risquerons de faire toujours face aux vices exercés par les vainqueurs du moment, la loi, la justice et la règle des vainqueurs.

Par ailleurs, une certaine Société civile doit arrêter le jeu de la complaisance et des faux alibis, facilitant ainsi au pouvoir la tâche de se livrer à chaque appel au dialogue, à de la théâtralisation et aux effets d’annonce. il est temps que cette classe d’acteurs respecte les Sénégalais par la bonne foi et l’équité, qu’elle soit de la Société civile, du pouvoir comme de l’opposition.

Que pensez-vous des conditions posées par les libéraux et les «Khalifistes» pour prendre part au dialogue ?

Des conditions légitimes à notre sens. dans le cadre des concertations, les parties viendront avec leurs préoccupations particulières. Même si la démarche pourrait être exclusive et égoïste, il faut reconnaître que ces positions ont été dans le temps renforcées par une volonté politicienne constatée sur la gestion de ces dossiers judiciaires. autant avec monsieur Karim Wade, que le député-maire Khalifa Ababacar Sall, nous avons eu le sentiment que la justice sénégalaise a été contrainte, par une démarche exclusive, en vue de solder des comptes personnels et de liquider des adversaires politiques. Alors que ces derniers gestionnaires sont condamnés, d’autres se pavanent librement, pendant que leur gestion est épinglée pour des sommes dix fois plus élevées. nous considérons que la complaisance, l’impunité et le parti pris ont été de mise dans le fonctionnement de la justice sénégalaise, et cela repose la problématique des rapports entre nos différents pouvoirs. nous estimons, encore une fois, que le président Macky Sall, a l’occasion de restaurer la gouvernance démocratique par une nouvelle démarche et des réformes profondes. c’est ce que nous espérions, jusqu’à ce qu’il nous prenne encore au dépourvu, par des révisions constitutionnelles antidémocratiques, capitalisant ainsi tous les pouvoirs de ce pays entre ses mains, en érigeant un régime hyper présidentialiste et dictatorial, avec un frêle alibi, ‘Fast-track’, pour gruger les esprits innocents de certains sénégalais. ce qu’il doit comprendre et apprendre de ses prédécesseurs, c’est que les hommes passent et les institutions demeurent. Nous attendons de lui de vraies réformes sur la gouvernance de ce pays, pour bannir de l’exercice du pouvoir, la mal gouvernance, le manque de transparence, le népotisme, la patrimonialisation de la république, la corruption, la complaisance, l’impunité, la manipulation de nos institutions et la politique politicienne, entre autres vices, qu’il dénonçait et combattait à nos côtés. il est averti ! nous nous érigerons face à ces forfaitures qui nous agacent de la part de tous ces régimes et pouvoirs qui défilent dans le temps et abrutissent le peuple sénégalais. Macky Sall a la lourde responsabilité de tracer son destin lié à la démocratie sénégalaise à travers ce dialogue. il n’est pas trop tard pour refaire les choses et de bâtir le Sénégal du renouveau démocratique. a lui de faire preuve de bonne foi et d’être très lucide.

La COS/M23, en synergie avec d’autres mouvements, a lancé une pétition nationale et internationale pour la libération de l’ex maire de Dakar que vous considérez comme un otage.Pourquoi avez-vous senti la nécessité de lancer une telle initiative ?

la coS/m23 est une organisation libre du diktat des mentors et autres parrains. libre dans la pensée et l’action citoyenne. patriotique et engagée pour le salut du peuple. nous sommes forts du parcours et du militantisme de nos membres, et de notre implication dans la lutte démocratique du Sénégal depuis maintenant plus de quinze années. en tant qu’observateurs de la vie politique du pays et avisés des enjeux et du jeu, nous avons compris que Khalifa Sall est victime aujourd’hui d’un système de gouvernance politique. de prisonnier politique, il se retrouve aujourd’hui otage de ses ambitions. lui et Karim Wade, sont aujourd’hui suspendus à l’agenda politique du pouvoir en place et cela est injuste. tant que l’impunité est garantie aux collaborateurs du président de la république, nous considérerons qu’ils sont des otages et combattrons pour leur liberté, au nom de la démocratie. cela ne saurait être de la sublimation et un culte de la personne. nous avions fait la même chose, quand le pouvoir libéral attaquait macky Sall, en l’accusant de blanchiment d’argent. par principe, nous le ferons pour d’autres. la loi a un caractère général et impersonnel, aujourd’hui au Sénégal, elle est exclusive, orientée et sélective.
Fort de tous ces constats, la coS/m23 a pris librement sur elle, avec d’autres collaborateurs de même opinion, de poursuivre ce combat. a travers cette plateforme citoyenne, cette pétition nationale et internationale, des citoyens se lèvent pour réclamer la liberté de Khalifa Sall par principe. le président macky Sall est interpellé ainsi, et est prié de prendre les dispositions nécessaires pour la libération des otages politiques et de nous inviter à la reconstruction de ce pays. S’il s’y met de bonne foi, alors pour l’essentiel le Sénégal, la coS/m23 serait parmi les plus librement engagés par souci et par conviction pour le Sénégal

Les différentes méthodes utilisées,de 1960 à nos jours,de Senghor à Macky, pour couler leurs adversaires politiques : bienvenue au cimetière des opposants

https://actusen.sn De Léopold Sédar Senghor à Macky Sall, en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, nos différents Présidents de la République ont eu à trouver des stratégies ou moyens pour neutraliser leurs opposants.

S’ils ne font pas recours à des affaires judiciaires, pour arriver à leurs fins, certains n’hésitent pas à exercer un semblant de «chantage» sur leurs adversaires, afin de les pousser à la transhumance.

Feu le Président Poète (Léopold Sédar Senghor : Ndlr) avait envoyé quasiment tous ses opposants en taule. Abdou Diouf n’était pas reste puisqu’il avait ressuscité la Cour de répression et de l’enrichissement illicite (Crei). Me Abdoulaye Wade est présenté comme le «vrai blanchisseur» de personnes épinglées dans des dossiers carabinés.

In fine, l’actuel locataire du Palais en l’occurrence Macky Sall, a redonné vie à l’exil. Dans un Dossier paru dans sa livraison de ce mercredi et intitulé « Bienvenue au cimetière des opposants », SourceA en tire la conclusion selon laquelle, tous ces Présidents ont abusé des dossiers judiciaires pour liquider des adversaires politiques.

Macky : Presque un «président normal» Par Oumou Wane

Je ne sais pas si tout comme Charles de Gaulle, notre président finance lui-même la quasi-totalité de ses frais personnels, mais visiblement soucieux d’exemplarité, c’est sur un vol régulier à bord de Air Sénégal, qu’il s’est rendu aujourd’hui à Paris. Peut-être aussi en bon vrp, pour promouvoir le professionnalisme et la qualité de service de la compagnie nationale sénégalaise.
Va t’il également régler ses notes de frais et de restaurant, n’exagérons rien, mais si notre président n’entend pas abuser des privilèges qui lui sont offerts par sa fonction, nous ne pouvons pas le lui reprocher.
Évidemment, le plus souvent, le protocole et la sécurité lui feront préférer les voyages dans l’avion de commandement et des hélicoptères de l’armée.
Cependant, c’est un fait inédit dans l’histoire protocolaire du Sénégal. Le vol a décollé de l’aéroport international Blaise de Diagne à 9h et le chef de l’Etat a acheté un billet comme tous les passagers pour se rendre à Paris.
Oui Monsieur Sall, vous êtes exemplaire et ce n’est pas pour rien qu’une écrasante majorité de nos compatriotes vous font confiance pour propulser le Sénégal vers l’émergence.
N’en déplaise à vos détracteurs qui en deviennent fous, vous choisissez de plus « la voie rapide » pour parvenir à vos fins.
Cela passe par des nominations, des profils nouveaux qui devront faire plus vite et plus tôt leurs preuves.
En effet, personne ne comprendrait que « Macky II » ne mesure pas l’urgence et l’impératif d’intensifier les actions pour édifier une société plus solide, un pays où il fait bon vivre et travailler.
Ce qui désarçonne encore un peu plus ses adversaires, c’est que le  président ne se limite pas à des déclarations. Il  pose des actes en nommant et en remplaçant des directeurs de sociétés nationales.
Alors comment peut-on douter, si ce n’est par mauvais esprit, que les choix portent sur des réelles compétences et non sur une sélectivité ethnique, comme cela est entendu ici et là !
Je le dis ici, dans notre pays, ce n’est pas l’ethnicisation qui est foudroyante mais bien la bêtise.
Les conflits ethniques à travers le monde et leurs conséquences sur la paix sociale des pays concernés sont suffisamment graves pour ne pas attiser les peurs et le rejet de l’autre.
La simple idée qu’une priorité ethnique puisse gouverner les nominations aux postes de la nation est stupide.
Que ceux qui attisent ce feu arrêtent avec leurs idées irresponsables et dangereuses.
Wolofs, Halpulars, Sérères, Diolas… Ne sommes-nous pas une nation ? De quoi avons-nous peur, ne sommes-nous pas tous des patriotes dignes ?
Notre pays est connu pour sa tolérance et l’intercommunication entre les cultures qui le composent. Le partage de nos traditions a toujours été notre force et le restera.
Que le respect mutuel puisse continuer à régner !
Je disais de notre président qu’il était presque, en tout cas ce matin, un « président normal », même si je le crois très au-dessus de la mêlée, notamment pour son sens de la justice sociale.
Mais nous, sommes-nous vraiment des gens normaux ? À toujours chercher des problèmes là où il n’y en pas, c’est à se demander ce que nous avons retenu de notre passé, quelle société souhaitons-nous construire aujourd’hui et quelle histoire demain nous voudrions raconter à nos enfants. Oumou Wane,Africa7

Lieutenant Arona Diallo sur l’accident à hauteur de Nioro : «Le bilan provisoire fait état de 25 victimes dont 5 décédées…»

 https://www.dakaractu.com On a trouvé des personnes qui ont perdu la vie sur le coup. Et le bilan provisoire fait état de 25 victimes dont 5 décédées… », a informé le commandant de la 31 ème compagnie d’incendie et de secours de Kaolack, le lieutenant Arona Diallo. Après constat, les éléments des sapeurs pompiers ont trouvé que « l’accident implique deux véhicules de grand gabarit, c’est-à-dire un mini-car en provenance de Nioro et un camion benne en provenance de Kaolack… ». Ils ont vite procédé à l’évacuation des 20 blessés à l’hôpital El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack…

Accident sur la route de Nioro : le bilan s’alourdit à 8 morts

https://actusen.sn Le bilan de l’accident survenu ce mardi sur la route de Nioro grimpe. De cinq (5), il est passé à 8 morts. 17 blessés ont aussi été enregistrés. Pour rappel, c’est un camion et un mini car qui sont entrés en collision vers les coups de 14 heures. Un premier bilan provisoire faisait état de 5 morts et 20 blessés, évacués tous à l’hôpital.

Zone B : Une pharmacienne se retrouve à l’hôpital après avoir récupéré l’argent d’un “client”

https://actusen.sn Les faits sont inouïs et se sont déroulés à la Zone B. Une pharmacienne qui officie tout près de l’Ecole nationale d’Administration (Ena), juste au niveau du feu de signalisation, a été victime de la malveillance d’un homme. Ce dimanche 12 mai, la pharmacienne qui était dans son officine, a reçu la visite d’un individu. Le gars prétextait acheter un médicament, mais dès qu’il a remis l’argent à la victime, celle-ci a aussitôt perdu connaissance, confie-t-on a Actusen.sn.

A son réveil, la victime, habitant à Dieuppeul, était en plein délire. Comme si elle avait perdu la raison. «Elle n’arrêtait pas de délirer. Elle répétait tout le temps : «pourquoi il m’a fait ça ? alors que je ne lui ai rien fait». Et elle est restée dans cet état depuis lors», confie notre source.

Ce mardi matin, l’état de santé mentale de la dame s’est dégradé. Et c’est ainsi que le mari et quelques membres de la famille l’ont conduite au Samu municipal. D’après toujours les confidences faites à votre site, la dame y est gardée en observation. Entre temps, l’homme en question, a complètement disparu des radars.

C’est la troisième fois que pareil incident se produit. En effet, il y a de cela quelques mois, une femme répondant au nom de Ndèye Ngoné Dia, avait subi le même sort aux Maristes. Alors qu’elle officiait dans une Mercerie appartenant à son fils, un individu est entré prétextant acheter quelque chose. Et quand la gérante a commencé à lui parler, il lui a demandé de le saluer d’abord. La dame, sans hésiter, lui tend la main. La suite se passe de commentaire. Elle tombera ensuite des nues. Le même sort a été réservé à une autre dame gérante d’un sélect,  à Hann Bel Air.Dans tous ces trois cas, le mode opératoire est le même.

FAUX !!! Aucun pitbull n’a été tué après l’horrible agression du talibé à Pikine

https://www.pressafrik.com/Selon un journal de la place repris par plusieurs sites internet ce mardi, le Pitbull qui a sauvagement mordu le talibé de 15 ans à Pikine et deux autres chiens de race  ont été tués, par injection létale, sur ordre du préfet de Pikine. Il n’en est rien, si l’on en croit au site spécialisé Africa Check.  « Je n’ai rien ordonné », a indiqué Mouhamadou Moustapha Ndiaye à nos confrères.

Selon le sous-préfet de Pikine qui s’est occupé de l’affaire et qui a été interpellé par Africa Check, le pitbull n’a pas été abattu, mais seulement  isolé sur ses recommandations.

« On a pris les dispositions pour l’isoler parce qu’il constitue un danger. J’ai pris les dispositions légales avec les services compétents. J’ai coordonné l’affaire de bout en bout, je l’assume totalement, mais le chien n’a pas été abattu », confie à Africa Check, le sous-préfet de Pikine. Pour rappel, le propriétaire du chien a été déféré devant le parquet. Et l’enfant mordu est placé en soins dans un hôpital de la capitale sénégalaise. Source: Africa Check

Louga : Un commerçant dévalisé à son domicile par une bande de malfrats

https://www.dakaractu.com Dans la nuit du lundi à ce mardi vers 3h du matin, le commerçant Cheikh Mboup officiant au marché dit » police », a été sauvagement agressé dans son propre domicile, par une bande de braqueurs armés jusqu’aux dents.

La bande après avoir malmené la victime et menacé épouse et enfants, a emporté une somme de plus de 500.000 f, un véhicule 4X4 et des bijoux de valeur appartenant à son épouse. La victime qui a été gravement blessée est hospitalisée à l’hôpital de Louga. Mbargou Diop, correspondant permanent à Louga.

Belgique : Un jeune sénégalais de 10 ans porté disparu

https://www.dakaractu.com Un jeune sénégalais de 10 ans répondant au nom de Fallou Badiane est porté disparu depuis lundi dernier à Bruxelles, la capitale du Belgique. L’alerte a été lancée par le parquet de la ville et la police fédérale après que le garçon interné à l’hôpital Reine Fabiola à Laeken, suite à une blessure à la jambe l’ait quitté et depuis reste introuvable. D’environ 1m 50, le jeune garçon est de corpulence mince avec les cheveux noirs courts, et les yeux marron selon les descriptions de la Police. Il s’exprime en français et en néerlandais et portait une veste ou pull bordeaux, un pantalon bleu et il avait un plâtre à son pied au moment de sa disparition…

Apologie du terrorisme : Habib Touré arrêté à Tambacounda et transféré à Dakar

http://www.seneweb.com L’affaire a été gérée dans la plus grande discrétion. Le 5 mai dernier, rapporte Libération, Habib Touré s’est présenté à la Légion Est de la gendarmerie de Tambacounda pour rencontrer le chef. Le gendarme en faction lui demande de quitter les lieux, mais l’individu brandit un coupe-coupe et menace la sentinelle de le laisser passer. Il sera vite maîtrisé et désarmé avant d’être conduit à la section de recherches de la gendarmerie de Tambacounda pour enquête.

Selon toujours libération, le mis en cause présumé, originaire du village de Santhie-Yal, a lancé, lors de son interrogatoire sous le régime de la garde-à-vue, aux gendarme qu’il est un… jihadiste et qu’il voulait voir le chef de la Légion Est pour l’informer qu’il se rendait dans le Nord-Mali afin de combattre « les militaires français et tchadiens » responsables, selon lui, de la mort de plusieurs musulmans qui luttent pour l’instauration de la charia ! Il n’en fallait pas plus pour que les enquêteurs se demandent si Touré jouissait de toutes ses facultés. Ce qui ne semble pas être le cas et pour cause.

L’enquête, poursuivie par la Section de recherches après le transfert d’Habib Touré à Dakar, a révélé qu’il avait été, par le passé, interpellé par la Brigade de gendarmerie de Thionck. En effet, Touré s’était rendu devant le Palais pour demander à rencontrer le Président afin d’exiger l’instauration de la charia au Sénégal. Pire, il avait été interné au centre hospitalier de Thiaroye où il était suivi par un médecin traitant. Le docteur H. B., requis à cet effet, a confirmé que Habib Touré souffrait de paranoïa.

Dans tous les cas, même s’il souffre de cette pathologie, ses convictions jihadistes répétées et assumées ainsi que son agressivité conforteraient peut-être la thèse de son endoctrinement. C’est sans doute ce qui a motivé le parquet à ouvrir une information judiciaire pour apologie du terrorisme à la suite de sa conduite devant le représentant du ministère public. Déféré au parquet depuis le 10 mai dernier, Habib Touré devrait être édifié sur son sort aujourd’hui.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 15/05/2019

Macky Sall à bord d’Air Sénégal 

Qui mieux que le chef de l’Etat peut vendre le pavillon national ? Macky Sall, en sa qualité de Vrp du Sénégal, est en train de faire la publicité de la compagnie Air Sénégal. En effet hier, il a rejoint Paris à bord du nouvel Airbus Neo de la compagnie aérienne nationale. Le président de la République en a profité pour lancer un appel pressant en direction du secteur privé national pour qu’il intègre le capital de la compagnie détenue entièrement par l’Etat. Un appel qui ne devrait pas tomber dans l’oreille d’un sourd, d’autant que le secteur privé était bien représenté par Me Amadou Moustapha Ndiaye, célèbre notaire de la place de Dakar et Mar Thiam, Pdg de GETRAN, tous deux très proches de Macky Sall. Pour rappel, GETRAN est la première société à avoir cru aux projets du Président à Diamniado et y a érigé des immeubles. C’est elle aussi qui a réalisé la gare du TER de Diamniado en «Fast Track».

Dionne s’installe au Palais 

Le désormais ex-Premier ministre, Mohammad Boun Abdallah Dionne, a quitté la Maison Militaire. Le nouveau ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence, s’installe au Palais de la République à partir de ce mercredi. D’après des sources de «L’As», Maxime Jean Simon Ndiaye a déjà vidé son bureau. Il devrait rejoindre le Building administratif. Ainsi avec la promulgation de la loi sur la suppression du poste de Premier ministre, Macky Sall devient le chef du Gouvernement.

Suppression du poste de PM en vigueur 

Désormais, il ne faut plus appeler Mohammad Boun Abdallah Dionne Premier ministre. La suppression du poste de Premier ministre est entrée en vigueur depuis hier. En effet, le président de la République a promulgué, hier, la loi constitutionnelle portant notamment suppression du poste de Premier ministre. La Primature n’existe plus dans l’architecture institutionnelle du Sénégal et Mohammad Boun Abdallah Dionne reste maintenant ministre d’Etat et Secrétaire général de la présidence de laRépublique.

Suppression du poste de PM en vigueur (bis) 

Restons avec la suppression du poste de Premier ministre pour dire qu’elle a entrainé de facto la démission de Mohammad Boun Abdallah Dionne et sa nouvelle équipe gouvernementale. Sans tambours ni trompettes, Dionne a rendu le tablier. Aussitôt, le président de la République a pris le décret n° 2019-904 portant composition du gouvernement. Selon le ministre porte-parole du gouvernement Ndèye Tické Ndiaye Diop, le chef de l’Etat a renouvelé sa confiance aux ministres et Secrétaires d’Etat en fonction avant la révision constitutionnelle.

Fallou Sène, un an après sa disparition 

Un an déjà que Fallou Sène est tombé au front lors d’un accrochage entre étudiants réclamant leurs bourses et des gendarmes. Depuis lors, des membres de la famille du défunt ont été recrutés par l’Etat, mais le dossier en justice est au point mort. L’auteur du tir fatal est toujours libre, couvé par le voile de l’impunité. Les étudiants de Saint- Louis ont marché hier pour commémorer le premier anniversaire de sa disparition, mais aussi et surtout réclamer justice pour leur défunt camarade. D’ailleurs, il n’y aura pas cours dans plusieurs universités qui demandent ainsi le déclenchement de la procédure judicaire en vue de démasquer le tueur.

Neuf conseillers municipaux exclus 

Le Conseil municipal de Djeedah ThiaroyeKao dans la banlieue ne badine pas avec les absentéistes. Le maire, Dr Cheikh Dieng du Pds, et ses conseillers ont pris la décision d’exclure neuf conseillers municipaux qui se sont absentés délibérément du Conseil depuis plus de quatre ans. D’après eux, il s’agit d’une application du Code des collectivités locales en son article 157, qui donne droit au Conseil d’exclure tout conseiller qui s’est absenté sans justificatifs valables pendant une durée déterminée par la loi.

Lamine Diallo et le pétrole 

Décidément, Mamadou Lamine Diallo adore les questions de pétrole et de gaz. Il en parle de manière systématique chaque mardi à l’occasion de sa fameuse Questekki. Hier, le président du mouvement Tekki n’a pas dérogé à la règle. Selon Mamadou Lamine Diallo, le chef de l’Etat n’envisage pas un seul instant que le pétrole et le gaz figurent au menu des discussions lors de la journée nationale du dialogue. Or, soutient-il, c’est la découverte des hydrocarbures en grande quantité qui est à l’origine du bouleversement institutionnel de notre pays, engagé tout seul par Macky Sall. A l’en croire, le peuple doit savoir que Macky Sall mène ses réformes dans le but d’asseoir un pouvoir autocratique pour partager nos ressources naturelles, gaz, pétrole et terres. Mais c’est peine perdue, parce que dit-il, «cela n’empêchera pas la vérité d’éclater dans l’affaire Arcelor Mittal, Petrotim, entre autres».

Tekki tire sur la société civile 

Restons avec le député Mamadou Lamine Diallo qui s’en prend également au ministre de l’Intérieur. Pour lui, Aly Ngouille Ndiaye a commencé ses manœuvres pour diviser l’opposition. Car dans son schéma de «dialogue», il propose 15 représentants pour la mouvance présidentielle, 15 pour l’Opposition et 15 pour les Non alignés. Or, rappelle-t-il, au Sénégal, il n’y a pas de non alignés. «C’est une duperie inacceptable. On est du pouvoir ou de l’opposition, c’est tout». Idem pour la société civile classique qui, dit-il, s’est alignée du côté de Macky Sall en soutenant le parrainage. Il ne comprend pas pourquoi cette société civile qui s’est construite dans la lutte contre la corruption et pour le renforcement de la démocratie, n’a jamais dénoncé le «parrainage corrompu». Mamadou Lamine Diallo invite les leaders de l’opposition à ne pas tomber dans cette mascarade de Macky Sall. Pour lui, «un dialogue sérieux, c’est un face-à-face Pouvoir et Opposition, modéré par des personnalités neutres et hors de tout soupçon et que le Président Macky Sall s’engage à ne mettre en œuvre que les consensus obtenus».

Le cas Mamadou Woury Diallo L’affaire du détenu 

Mamadou Woury Diallo est toujours au devant de la scène. Ce détenu qui a été arrêté dans l’affaire de trafic de faux médicaments à Touba Bélel et condamné à 5 ans de prison est introuvable. Nos confrères de la «Rfm» ont confirmé les soupçons. En réalité, Mamadou Woury Diallo a bien bénéficié d’une grâce présidentielle. Il faisait partie des 1066 prisonniers bénéficiaires de cette grâce. Il y a un parfum de scandale quelque part dans cette affaire, d’autant que son dossier était pendant devant la Cour d’appel. Mais son avocat qui se plaint de l’acharnement dont son client fait l’objet, déclare qu’il a bénéficié « d’une grâce humanitaire».

Le Forum du justiciable crie au scandale

Le Forum du Justiciable crie au scandale. Pour son président Babacar Ba, c’est tout simplement scandaleux ce qui s’est produit lundi dernier dans le procès en appel d’Amadou Woury Diallo et de Bara Sylla, condamnés à 5 ans de prison pour trafic de faux médicaments. Le juge a relevé qu’il n’y avait aucun document dans le dossier carcéral de Diallo qui pouvait attester la grâce présidentielle. Pour Babacar Ba, ce fait inédit a amené le juge à renvoyer l’affaire au 27 mai afin que toutes les vérifications soient faites. Le Forum du justiciable interpelle l’administration pénitentiaire, le ministre de la Justice et le Directeur des Affaires Criminelles et des Grâces sur cette affaire d’une gravité extrême et qui est en train de ternir l’image de la justice sénégalaise. Au procureur de la République, il l’invite à ouvrir une enquête.

Aminata Mbengue Ndiaye à l’Anam 

En mode «Fast Track», le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, en compagnie de son Secrétaire général, de son Directeur de cabinet et de l’ensemble des Directeurs et Chefs de service de son cabinet, a procédé à une visite de proximité à l’Agence Nationale des Affaires Maritimes (Anam), hier. Aminata Mbengue Ndiaye y a été reçue par Massamba Achille Guèye, coordonnateur interne de l’Agence, entouré des directeurs, conseillers et chefs de départements, en présence de Ibrahima Kamara, président du Conseil de surveillance de l’Anam. «J’ai suivi avec grand intérêt la présentation de l’Agence, dans son environnement général, depuis l’esquisse du profil maritime de notre pays jusqu’aux difficultés rencontrées dans la conduite de certains projets, en passant par l’organisation et les missions. Cela m’a permis de m’imprégner davantage de la réalité des Affaires maritimes aux niveaux national, régional et international», a-t-elle dit. C’est à cet égard qu’elle est responsable, entre autres, de l’administration de sécurité maritime, mais également de l’Autorité nationale de Sûreté portuaire, en vertu du Code international de sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS).

Aminata Mbengue Ndiaye à l’Anam (bis)

«J’ai pu noter que parmi les projets présentés, certains sont déjà achevés avec succès ; c’est le cas du ponton de Carabane, du patrouilleur de haute mer, le Fouladou, géré par la Marine nationale, le Miep 1 qui a permis l’acquisition des navires Aguène et Diambogne, la construction d’un complexe de 2000 tonnes à Ziguinchor et la construction du port de Ndakhonga. Cette dernière composante n’a pas encore démarré son exploitation, en raison du retard de dragage du chenal d’accès. Sur les différents projets en cours, le rythme des travaux se déroule normalement; mais il est noté des difficultés de mobilisation et de dotation budgétaires», souligne Aminata Mbengue Ndiaye. «J’engagerai sans délai les diligences nécessaires auprès des ministères compétents pour la levée de ces contraintes, afin que les délais impartis aux projets soient respectés. En ce qui concerne les belles perspectives qui sont présentées, le programme spécial a retenu toute mon attention en ce qu’il apporte une réponse durable aux multiples accidents de transport fluviomaritime. En effet, ce projet envisage des dessertes sur plusieurs lignes au centre et au Sud du pays, avec des embarcations modernes et sécurisées, des conditions de navigation renforcées par une amélioration des voies navigables et des gares fluviomaritimes. J’y attache donc un intérêt particulier et le soumettrai à la très haute approbation du Chef de l’Etat, ainsi que l’ensemble des projets en maturation», conclut le ministre de la Pêche.

Cambérène II 

Camberène II sonne la mobilisation contre le projet d’érection d’une station de pompage par l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas). Les populations ne veulent pas voir une station de pompage dans leur quartier. Elles ont tenu à l’exprimer hier à l’occasion d’une mobilisation et menacé de manifester dans les rues. Leur porte-parole, Mansour Diallo, dit à qui veut l’entendre qu’ils n’accepteront jamais la construction d’une station de pompage et qu’ils sont prêts à y laisser leur vie. Ce retraité soutient que les populations ne veulent pas subir le sort des habitants des quartiers des Unité 03 et 07 qui, dès qu’il y a coupure d’électricité, voient les eaux usées dégueuler partout et provoquer en période hivernale des inondations. Selon Mansour Diallo, le Directeur général de l’Onas Lansana Sakho a acheté des parcelles à usage d’habitation pour y construire la station de pompage. Ce qui est illégal et impensable, à leurs yeux, car le projet ne respecte pas les normes écologiques. Les populations se demandent pourquoi le Directeur de l’Onas s’entête à construire la station de pompage. En tout cas, elles ne sont pas prêtes à cohabiter avec des déchets. Les populations alertent le chef de l’Etat sur les risques écologiques et sanitaires.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 14/05/2019

Des personnalités rendent hommage à Mbaye Diack 

Le défunt Secrétaire général de la Ld, Mbaye Diack, disparu, dimanche, a été accompagné, hier, dans sa dernière demeure par ses anciens compagnons de gauche, des syndicalistes et des personnalités. A la levée du corps comme à l’enterrement, il y avait : Mamadou Ndoye, Nicolas Ndiaye, Yéro Deh, Seydou Sy Sall, Me El Hadji Diouf. On remarquait aussi la présence de Samba Sy, ministre, membre du PIT, Moussa Kane, Mamadou Lamine Loum, Bassirou Sarr et Mamadou Diop Decroix. Ils étaient tous là, hier à la morgue de l’hôpital Principal, pour rendre un dernier hommage à Mbaye Diack. Pour rappel, Decroix a été compagnon d’infortune de Mbaye Diack dans l’Armée en 1971 en compagnie de Abdoulaye Bathily, Famara Sarr et Tidiane Ly. Tous ceux qui ont pris la parole ont magnifié le courage et la générosité de Mbaye Diack. Paix à son âme et que la terre de Yoff lui soit légère ! Amiine ya rabii !

4 morts et 1 blessé grave Grave accident sur le pont à Poste Thiaroye ! 

Un camion a perdu un pneu avant de se renverser sur des conducteurs de scooters. Ainsi, il y a eu 4 personnes décédées et un blessé très grave, selon plusieurs témoins. Il s’est ensuivi un embouteillage monstre sur cet axe où les voitures sont restées immobilisées durant des heures. Il faut dire que ce pont est dangereux pour les camionneurs qui peinent à le surmonter.

Mandat de dépôt pour le meurtrier de son fils

C’est Ansoumana Dionne qui donne la triste information. Le malade mental, qui avait tué son fils de 25 ans à Rufisque, est placé sous mandat de dépôt, après son face-à-face, hier, avec le procureur de la République. Le Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (Assamm) s’en est indigné indiquant que la place du présumé meurtrier n’est pas en prison, compte tenu de son état de déficient mental. Toutefois, Ansoumana Dioone ne désespère pas de voir l’article 50 du Code Pénal lui être appliqué pour lui permettre de recouvrer la liberté.

Le rappeur khalifa libre 

Arrêté depuis décembre dans une affaire de vol aux relents de machination, le fils de Me Khoureyssi Bâ est libre. Le jeune rappeur , proche de Bartéhélémy Dias, a bénéficié d’une liberté provisoire. Khalifa Ababacar Ba reste tout de même à la disposition de la justice puisqu’il est placé sous contrôle judiciaire. Sa libération s’est jouée devant la Chambre d’accusation puisque le juge d’instruction l’avait rejetée sous prétexte que le mis en cause ne présentait pas de garantie de représentation. Un argument balayé d’un revers de la main d’autant que dans le procès verbal de police même, il est écrit qu’il est fils d’un célèbre avocat en l’occurrence Me Koureyssy Bâ. Pour la petite histoire, au lendemain de son inculpation pour les faits d’association de malfaiteurs et de vol en réunion avec usage de moyens de locomotion par le juge d’instruction du 8e cabinet Mamadou Seck, son père avait clamé son innocence accusant du coup le maire de Yoff Abdoulaye Diouf Sarr d’être derrière son interpellation. Hier comme aujourd’hui, Me Koureyssi Bâ est convaincu de son innocence de son fils.

Yaya Abdou Kane prend le Patrimoine Bâti 

Le désormais ancien ministre des Collectivités locales a été installé hier dans ses fonctions de Directeur général de l’Agence Nationale du Patrimoine Bâti de l’Etat. Yaya Abdoul Kane a pris le témoin des mains de Abdou Karim Fofana devenu ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique. Une cérémonie sobre a é été organisée en présence du Président du Conseil d’administration, Pape Songdé Diop. Le Dg sortant a fait un bilan d’étape avant d’indiquer la voie à son successeur. Ce dernier entouré de ses proches venus massivement a décliné sa vision tout en promettant de marcher dans le sillage de son prédécesseur et de faire mieux. Pour rappel, l’Agence Nationale du Patrimoine Bâti de l’Etat dépend de la présidence de la République et gère tout le patrimoine bâti de l’Etat.

Yaya Sow offre 15 tonnes de riz 

Le député-maire de Ribot Escale (département de Koungheul) n’est pas le genre de maire qui fuit les populations en cette période de ramadan. Le week-end dernier, Yaya Sow a fait preuve de largesses à l’endroit de ses administrés. D’autant qu’il a distribué 15 tonnes de riz aux populations démunies et des billets de 5.000 Fcfa aux personnes du troisième âge. Même les conseillers municipaux ont reçu leur part sans oublier également son personnel politique. D’après lui, 12 millions Fcfa ont été dégagés pour assister ses administrés.

Macky Sall à la réunion de haut niveau à l’Elysée 

Le Président Macky Sall va prendre part à la réunion internationale de haut niveau consacrée à la lutte contre les contenus en ligne à caractère terroriste ou relevant de l’extrémise violent. La rencontre initiée par la France et la Nouvelle-Zélande se tient le 15 mai à L’Elysée. Macky Sall est l’invité du Président Macron et du Premier ministre de la Nouvelle-Zélande, Mme Jacinda Ardern. Cette réunion de haut niveau est motivée par les attaques terroristes mortelles de Christchurch du 15 mars 2019 contre la communauté musulmane néo-zélandaise. Elle vise à sensibiliser le grand public et à mobiliser les pouvoirs publics et les grandes compagnies du secteur privé actives dans les réseaux sociaux, contre toutes les formes d’idéologies extrémistes et violentes. La réunion sera clôturée par l’adoption d’un appel à l’action de Christchurch pour éradiquer le contenu terroriste et extrémiste en ligne. Plusieurs pays prendront part à la rencontre ainsi que de grands groupes comme Amazon, Apple, Dailymotion, Facebook, Google, Microsoft, Mozilla Foundation, Snap, Twitter et You Tube. Par ailleurs, Macky Sall prendra également part, durant son séjour en France, au sommet Tech for Good, au Salon Vivatech et à la biennale d’architecture de Versailles. Le Président Macky Sall rentre aux bercails le 18 mai prochain.

Naissance du Front pour la vérité et la justice au Ps… 

Un vent de révolte souffle au Parti socialiste. Certains responsables socialistes n’ont pas encore digéré les reconductions de Serigne Mbaye Thiam et Aminata Mbengue Ndiaye dans le gouvernement. Ils ont mis en place un Front pour la vérité et la justice au Parti Socialiste. Abdoulaye Gallo Diao, qui n’a jamais caché sa déception à la suite de ces nominations, est le porte-parole du front. Membre du Bureau politique et secrétaire national adjoint chargé des TIC, il indique que le Parti socialiste traverse une seconde crise extrêmement grave due à la confiscation de l’intérêt général, la frustration et le mécontentement de l’écrasante majorité des militants et responsables socialistes. A l’en croire, cette frustration a atteint des proportions rarement égalées. Il informe que des responsables membres des instances de base et de la direction, sont en train d’organiser une grande résistance à l’intérieur et à l’extérieur du parti, en vue de mettre fin à cette conspiration inédite, à travers un front dénommé : Front pour la vérité et la justice au Ps. Pour le moment, le front cherche des solutions de sortie de crise. A cet effet, il travaille pour la convocation dans les plus brefs délais, d’une réunion du Comité Central qui ne s’est réuni qu’une seule fois depuis le 15e Congrès ordinaire de 2014. Ce qui est inadmissible et inacceptable, à leurs yeux, au regard du mode d’organisation et de fonctionnement du Parti.

…qui taxe Serigne Mb. Thiam et Aminata M. Ndiaye de voleurs de postes 

Restons au Parti socialiste pour dire que Ousmane Tanor Dieng va faire encore face à une fronde. Abdoulaye Gallo Diao et compagnie envisagent une tournée de sensibilisation et de mobilisation auprès des responsables socialistes, membres du Comité Central, pour une session urgente de l’instance. Toutefois, le front recadre ceux qu’il qualifie « de conspirateurs et de comploteurs au sein du Parti socialiste que sont Aminata Mbengue Ndiaye et Sérigne Mbaye Thiam ». Selon Abdoulaye Gallo Dia, « ils ne sont que des voleurs de postes de ministres du Ps ». A l’en croire, la réunion du secrétariat exécutif national (SEN), convoqué samedi dernier, n’est rien d’autre qu’une tentative de légitimer leur holdup, parce qu’elle est totalement illégale et illégitime. Pour cause, dit-il, le SEN élargi aux élus nationaux n’est pas statutaire ni réglementaire car n’étant pas prévu par les Statuts du Parti. En outre, souligne Abdoulaye Gallo Diao, l’absence à cette réunion du secrétaire général, de ses deux adjoints, du secrétaire général du mouvement des jeunes, de la présidente des Jeunesses féminines socialistes, du porte-parole et de son adjoint et d’autres responsables enlèvent à cette séance toute sa légitimité et sa légalité, car n’ayant pas atteint le quorum de ses membres pour statuer sur quoi que ce soit.

Lutte contre le trafic de drogue 

L’Office des nations unies contre la drogue et le crime (Onudci) a organisé une session de formation à l’intention des forces de sécurité et les magistrats. L’objectif est de les amener à constituer une équipe de formateurs ou d’instructeurs capables de mener la politique de formation spécialisée pour renforcer la lutte contre le trafic de drogue au Sénégal. Un groupe de 25 formateurs de très haut niveau au Sénégal a été retenu. Ils vont dispenser des cours de perfectionnement aux instructeurs. Selon coordonnateur régional du programme d’appui à la Cedeao contre le trafic illicite de drogue et crimes associés à ce trafic, Cheikh Touré, il y aura ensuite un cours plus technique centré sur les techniques spécialisées d’enquête et l’élaboration de modules de formation et de manuels de formation. A l’en croire, le renforcement des connaissances des ressources humaines sénégalaises devrait avoir des répercussions au niveau régional. Cela devrait passer, dit-il, par une collaboration scientifique avec les pays limitrophes. « On parle de criminalité transfrontalière. Il faut donc créer une certaine synergie dans l’action au niveau régional pour mener à bien la lutte. Le Sénégal devrait ainsi partager son expertise en matière de lutte contre le trafic de drogue avec ses voisins», a-t-il souligné.

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