Eclairage : Comprendre pourquoi l’Etat ne peut pas augmenter les salaires de la fonction publique

Eclairage:Comprendre pourquoi l’Etat ne peut pas augmenter les salaires de la fonction publique
Eclairage:Comprendre pourquoi l’Etat ne peut pas augmenter les salaires de la fonction publique

http://www.lesoleil.sn Les salaires ne seront pas revus à la hausse. Le chef de l’Etat a, ainsi, refroidi les syndicalistes qui lui ont, récemment, soumis la demande dans ce sens dans la fonction publique sénégalaise.
Dans un premier temps, la masse salariale de l’Etat du Sénégal est estimée à 80 milliards par mois soit une valeur annuelle de 860 milliards de FCFA, compte non tenu des agences. Si elles sont prises en compte, la masse salariale totale passe à 1000 milliards par an au Sénégal. En plus, la direction de la prévision et des études économiques (DPEE) a informé que les dépenses publiques ont connu une hausse de 57,3%. Ainsi elles passent de 645,3 milliards en 2018 à 1014 milliards en 2019. La hausse des dépenses publiques augmente le déficit budgétaire, donc affecte l’économie et freine toute tentative d’augmentation des revenus. En plus, l’Etat du Sénégal a revalorisé le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG). Il est passé de 36 000 en 1996 à 55 000 en 2019. Tout ceci a participé à creuser le déficit budgétaire.
ttp://www.lesoleil.sn/wp-content/uploads/2019/05/INFO-Salaire-2-300x300.jpeg
« La demande des syndicalistes au président de la République pour qu’il augmente les salaires est très légitime », selon l’enseignant-chercheur à la FASEG, Meïssa Babou. Ainsi, joindre les deux bouts avec le salaire n’est plus facile pour les travailleurs, car le coût de la vie est vraiment élevé. « Après avoir pesé les poids des salaires et celui de la dette, l’Etat est dans l’incapacité d’augmenter les salaires », poursuit-il. Il est convaincu que les nombreuses agences créées par l’Etat grèvent le budget. La solution la mieux adaptée reste l’établissement d’une grille salariale à échelle de 4 ou 5 branches. Le salaire maximal doit être fixé à 3 millions pour un ministre et un million pour un directeur général. Ces montants suffisent largement pour servir leur pays », propose-t-il
Banlieue:Le sous-emploi, un phénomène qui persiste toujours
http://www.rewmi.com/ Le phénomène du sous-emploi touche particulièrement les jeunes Une situation qui a été constatée dans la banlieue où il y a peu d’entreprises et établissements pouvant faciliter l’accès aux demandeurs d’emploi.
« L’emploi informel occupe, à lui seul, près de 9 travailleurs sur 10 dont 6 environ exercent de petites besognes. Quant au secteur formel, on n’y retrouve à peine 12,7% de l’ensemble des actifs occupés », note un document qui a été fourni par une structure qui s’active pour accompagner les jeunes qui travaillent ou qui sont sans emploi. D’après la structure, « le taux de sous-emploi est le rapport du nombre de chômeurs et actifs occupés en situation de sous-emploi, visible ou invisible à la population, en âge de travailler. Le sous-emploi visible renvoie au fait, pour une personne active, de travailler moins de 40 heures par semaine. Le sous-emploi invisible, quant à lui, traduit le fait qu’un actif occupé travaille en gagnant moins que le salaire minimum garanti. Le taux de sous-emploi s’observe plus généralement dans le secteur informel de l’économie nationale ». Il faut signaler qu’en 2018, un rapport avait été publié, déplorant le taux assez élevé d’informalité de l’emploi au Sénégal, surtout au niveau de la banlieue où le chômage et la pauvreté occupent une place importante au sein de la société. D’après les statistiques annoncées de part et d’autres, « ce taux était de 90,3% durant les années passées comme en 2006 et 2007. Il est descendu à 88,6% en 2014. Le secteur informel est composite et comprend outre les entreprises dites informelles, des personnes travaillant pour leur compte dans le secteur de l’économie non organisé. On peut citer les marchands et autres ».
Il faut forcément donc noter que pour lutter contre le sous-emploi dans la banlieue, il faut stimuler les acteurs en charge de la question de l’emploi pour les jeunes en qualification et qui ont des projets, et qui peinent à trouver des financements pour dérouler leurs activités. Il faut également créer un fonds spécial pour le financement des projets, promouvoir l’auto-emploi et éviter de tenir des déclarations non fondées concernant le sujet de l’emploi pour les jeunes malgré la mise en place des projets comme la Délégation de l’Entreprenariat Rapide qui peine à résoudre le problème qui préoccupe la majeure partie des jeunes de la banlieue. Peut-on avancer des chiffres concernant le nombre d’emplois réalisés depuis la réalisation de ce projet qui avait été entamé par l’état avant les élections présidentielles du mois de février passées ? Une question qui reste
sans réponse. A noter que beaucoup de demandeurs de la Der, restent aujourd’hui sur leur faim, quelques mois après la réélection de Macky Sall à la tête du Sénégal pour un second mandat. Le nombre total d’emplois créés au niveau national n’est pas encore connu, de même que la quantité restante et attendue des demandeurs.Sada Mbodj

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*