Mme Soham El Wardini «On ne peut pas m’empêcher de travailler avec l’Etat»

Mme Soham El Wardini «On ne peut pas m’empêcher de travailler avec l’Etat»
http://www.dakarmatin.com/ A ce titre, elle dit s’attendre à un soutien des autorités étatiques pour atteindre son objectif
Mme Soham El Wardini, le maire de Dakar, est déterminée à faire de la capitale sénégalaise une ville propre, avec un cadre de vie sain. Une option qu’elle a rappelée, mercredi soir, lors de l’émission « Quartier général » de la Télévision Futurs médias où elle était l’invitée. « Dès mon installation, je savais que le mandat que je continuais était d’un an. Et en un an, je savais que je ne pouvais pas faire des investissements.
Il y avait certes des investissements mais, personnellement, je suis venue apporter ma touche féminine, en tant que femme, mère, éducatrice, et cela consiste à nettoyer Dakar, c’est-à-dire tout faire pour avoir un environnement sain », a-t-elle indiqué. Celle qui a succédé à Khalifa Sall à la tête de la municipalité de Dakar renseigne avoir mis en place un comité technique qui travaille pour donner à la capitale un nouveau visage, en la débarrassant des ordures et en mettant un terme à l’occupation anarchique de l’espace. Soham El Wardini s’est aussi réjouie du « Programme zéro déchet » lancé par le chef de l’Etat, Macky Sall qui vient la conforter dans son option de donner à Dakar un cadre de vie sain.
« Quand j’ai entendu le président parler de « Programme zéro déchet », j’ai applaudi, parce que la mairie est également un démembrement de l’Etat, et avec lui (si évidemment les gens acceptent de travailler avec moi), on peut nettoyer Dakar, désencombrer et tout reverdir », a expliqué Mme Wardini, rappelant que dans le comité technique qu’elle a créé, beaucoup de services de l’Etat ont répondu favorablement à son invite. « Je suis obligée de travailler avec l’Etat et personne ne peut m’en empêcher. Je ferai toujours appel à lui (…).
Si l’Etat est à mes côtés, avec la logistique dont je dispose en plus du corps des volontaires, Dakar peut présenter un nouveau visage », at-elle soutenu. Le maire de Dakar a magnifié le geste du directeur général du Port autonome de Dakar, Ababacar Sédikh Bèye qui, dès son installation, est venu lui rendre visite et lui a proposé une convention de partenariat entre leurs deux institutions
.«Nous sommes très endettés»
Pour ce qui est de la sécurité et de la libre circulation des personnes, Soham El Wardini rappelle que Dakar compte déjà un corps de volontaires répartis en brigades (surveillance, circulation, environnement, etc.). « Mon souhait est, aujourd’hui, d’augmenter le nombre de volontaires pour accroître la surveillance. Nous n’avons que 500 volontaires. Ils ne peuvent pas surveiller jour et nuit. Mais l’implication des populations est primordiale. Ce sont elles qui habitent les quartiers qui peuvent les surveiller ou interdire qu’on les salisse. Il faut sensibiliser, conscientiser les uns et les autres avant de sanctionner », a dit Soham El Wardini.Se prononçant sur l’Acte 3 de la décentralisation, le maire de Dakar estime qu’il y a lieu de revoir cette réforme afin de permettre aux communes de fonctionner convenablement. Pour elle, à l’instar de la Ville de Dakar, la plupart des communes peinent à faire face à leurs charges.
« Actuellement, l’essentiel des recettes de la Ville de Dakar provient de la patente, et nous savons tous qu’elle a été supprimée au profit de la Contribution économique locale (Cel), avec, d’une part, la valeur locative et, d’autre part, la valeur ajoutée. La loi a été votée mais, pour la valeur ajoutée, il faut une clé de répartition que nous ignorons jusqu’ ici », a regretté le maire de Dakar. Elle ajoute qu’à l’heure actuelle, la mairie travaille avec les avances de trésorerie lui permettant de payer les salaires. « Nous sommes très endettés et nous ne savons que faire », a fait savoir Mme Wardini.
Enfin, le maire de Dakar a révélé que la situation financière est tellement tendue que même pour l’octroi des mandats (aides octroyées aux populations lors des grands évènements), le percepteur municipal demande la présence physique du bénéficiaire. Une exigence qu’elle dit comprendre, mais qui a occasionné des retards, surtout lors des fêtes de Pâques

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