DR AWA LY FALL DIOP, « pionnière »de la médecine chinoise à Dakar

DR AWA LY FALL DIOP, « pionnière »de la médecine chinoise à Dakar
DR AWA LY FALL DIOP, « pionnière »de la médecine chinoise à Dakar

 

http://www.lesoleil.sn/La médecine traditionnelle chinoise commence à se faire connaître à Dakar. Des cabinets s’y installe petit à petit. Le Dr Mame Awa Ly Fall Diop qui tient son cabinet a l’institut conficius est une des pionnières. «Apres ma 1ère année à la faculté de médecine de l’UCAD, j’ai obtenu la bourse d’excellence pour poursuivre mes études en Chine. C’est une fois là-bas que j’ai su que c’était possible de faire l’integration des deux médecines. Je me suis dit que si je viens jusqu’en Chine ce n’est pas pour faire la même chose que ceux qui sont restés au pays. Et j’ai changé de filière », explique-t-elle. Il faut dire que le Dr Ly avait déjà été impressionnée par l’acupuncture qu’elle a découverte à travers l’écran en regardant les films chinois et grâce à une mission medicale chinoise en Casamance dans les années 2000. «Ça m’impressionnait beaucoup », se souvient-elle.
Aujourd’hui, à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, le bâtiment qui abrite l’Institut Confucius se distingue des autres édifices de par sa beauté architecturale. Il abrite de plus en plus de patients. Un vendredi après-midi, ce temple se vide de ses occupants. Tous les bureaux sont fermés. Deux patients sont assis devant un des nombreux bureaux de cet établissement. Ils sont en attente devant le petit cabinet du Dr Mame Awa Ly Fall Diop. Depuis novembre 2016, elle y reçoit ses patients au sein de l’institut Confucius. Dr Mame Awa Ly Fall Diop a passé 9 années en Chine. Aujourd’hui, elle fait partie des pionnières de la médecine traditionnelle chinoise à Dakar.

Acupuncture, ventouse, plantes…

Depuis son installation à l’institut Confucius, des malades viennent se faire consulter. Il n’y a pas encore de rush dans son cabinet. Mais à son avis, les Sénégalais commencent à découvrir les bienfaits de la médecine traditionnelle chinoise. De bouche à oreille, beaucoup sont aujourd’hui au courant des consultations de cette spécialiste. Au fil du temps, la spécialiste compte de plus en plus de clients.
Le Dr Mame Awa Ly Fall Diop fait de l’acupuncture, de la ventouse, mais aussi utilise les plantes pour soigner ses malades. En somme, elle allie la médecine traditionnelle chinoise à celle occidentale. Cependant, l’accent est mis sur celle traditionnelle. La preuve, à l’intérieur de la clinique, sur les deux armoires à côté d’une table qui fait office de bureau, sont étalées des boites de graines, d’écorces d’arbres et des racines de plantes. Une dizaine de plantes qu’elle utilise pour soigner des malades. Il s’agit, entre autres, de graines de « Cassia » qui aident à améliorer la vision, et à rééquilibrer le foie, du « Maca » pour « réguler les hormones » aussi bien chez les hommes que chez les femmes, du « Goji » qui constitue, selon la spécialiste, «un tonique naturel pour tonifier l’énergie », des racines de « Ginseng », etc. Dr Mame Awa Ly Fall Diop est encore loin de disposer de toutes les plantes médicinales chinoises pour traiter convenablement tous les malades qui arrivent dans son cabinet. La médecine traditionnelle chinoise utilise plus de 1 800 plantes. « Chaque plante a ses propres indications», explique-t-elle.
A l’institut Confucius de l’Ucad, Dr Mame Awa Ly Fall Diop soigne des patients qui souffrent de douleurs lombaires, d’insomnies, de problèmes gastriques. « Tous ces gens y voient leur compte », dit-elle en toute modestie. D’habitude, les malades qui souffrent de ces symptômes bénéficient de séances d’acupuncture.

Percée de la médecine chinoise 

Aujourd’hui la médecine chinoise fait son bonhomme de chemin. Pas mal de cliniques chinoises sont ouvertes à Dakar, mais avec la mission médicale chinoise, la médecine traditionnelle, est pratiquée à l’hôpital de Pikine, révèle le Dr Awa Ly Fall Diop. «Mon ambition c’est d’abord de pouvoir servir, aider les gens à retrouver et à prendre leur santé en main, mais aussi et surtout d’importer le modèle de développement chinois en matière de santé, nous inspirer de la médecine chinoise pour systematiser notre medecine traditionnelle africaine », dit elle.

Selon elle, avec l’aide de médecins chinois établis à Dakar, «les Sénégalais peuvent bénéficier davantage des bienfaits de la médecine chinoise. J’invite les acteurs de la santé à mieux s’imprégner de cette médecine traditionnelle qui peut être la solution à plusieurs maladies au Sénégal. La médecine traditionnelle chinoise est d’abord une médecine préventive avant d’être curative », dit-elle. Pour elle, que ce soit dans la théorie comme dans la pratique, il y a « beaucoup de similitudes » entre la médecine traditionnelle de l’Empire du milieu et celle sénégalaise ou africaine de manière générale. C’est pourquoi son projet, dans le futur, est de faire une étude comparative entre les deux médecines.Aliou Ngamby NDIAYE

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*