Revue de presse du Dimanche 12 Mai 2019

LES SÉNÉGALAIS DONNENT UNE NOTE POSITIVE À L’ORIENTATION ÉCONOMIQUE DU PAYS SELON AFROBAROMÈTRE

http://www.emedia.sn/La politique économique du Sénégal est sur une bonne voie. C’est ce que pense un bon nombre de Sénégalais. Cette perception positive de l’orientation économique actuelle du pays a été révélée par une étude d’Afrobarometre. Cette structure est composée de chercheurs africains indépendants.

Afrobaromètre vise a donné au public une voix dans le processus de prise de décision politique en fournissant des données de haute qualité aux décideurs. Sur la récente étude qu’elle a publié, on peut noter que : « les populations sénégalaises pensent majoritairement que l’orientation actuelle du pays est dans la bonne direction ».

Seulement, il n’y a pas que des notes positives sur l’étude d’Afrobarometre. Elle a aussi révélé des insuffisances inhérentes à toute œuvre humaine. « Selon les populations, les faiblesses de la gouvernance économique du pays se trouvent majoritairement au niveau de la corruption, la sécurité alimentaire et la création d’emploi ».

Toutefois, toujours selon l’étude qui s’est focalisée sur les adultes, les Sénégalais sont optimistes quant à l’amélioration de leur condition de vie. Cet espoir repose essentiellement sur le fait que des ressources naturelles, comme le pétrole et le gaz, soient découvertes au Sénégal. Ces ressources peuvent booster le développement économique du pays, selon les Sénégalais interrogés. BABACAR FALL

CAMPAGNE AGRICOLE:FATICK A BÉNÉFICIÉ D’UNE ENVELOPPE DE 2, 2 MILLIARDS

Fatick, 10 mai (APS) – L’Etat a alloué une enveloppe de 2 215 219 735 francs CFA à la région de Fatick (centre), dans le cadre de la campagne agricole 2018-2019, a annoncé vendredi, Mamadou Badiane, le directeur régional du développement rural (DRDR).

Cette enveloppe permettra de faciliter la bonne mise en place et la cession des intrants agricoles, a précisé M. Badiane lors d’un comité régional de développement (CRD) sur le bilan de la campagne agricole 2018-2019 et les préparatifs de la saison 2019-2020, sous la présidence du gouverneur, Gorgui Mbaye.

Un montant de 1 049 425 000 francs CFA est destiné aux semences d’arachide et espèces diverses pour un total de 8 737 tonnes reçues et 1 055 888 685 francs CFA pour l’engrais NPK et l’Urée, soit 6 885 tonnes reçues, a précisé le DRDR.

Le taux de mise en place et de cession des semences d’arachide et espèces diverses est respectivement à 98,44% et 99,94% tandis que la mise en place de l’urée est à 83,12% et à un taux de distribution de 66,99%, a-t-il ajouté.

« Un montant de 6 000 000 francs CFA a été octroyé à la protection des cultures, pour un total de 03 tonnes de poudre distribuées aux producteurs et 25 025 000 francs CFA pour le programme manioc pour une réalisation de 635 hectares », a fait savoir M. Badiane.

Il a également annoncé un programme d’adaptation agricole initiée dans le Département de Gossas pour un montant de 78 881 050 francs CFA. Plusieurs producteurs locaux, élus locaux et techniciens du monde rural ont pris part à la

réunion.AB/ASB/AKS

l’élevage a boosté le secteur primaire en mars

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba SallLe sous-secteur de l’élevage a fortement boosté le secteur primaire hors agriculture et sylviculture qui a enregistré une hausse de 9,3% au terme du mois de mars 2019, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

L’indice général d’activité de ce sous-secteur a ainsi enregistré une forte hausse de 13,7% à 129,8% points contre 114,1 points en février 2019.

Quant au sous-secteur de la pêche, il s’est contracté de 1,6% sur la période avec un indice général d’activité passant de 113,7 points en février 2019 à 111,9 points un mois plus tard.

Sur une base annuelle, le secteur primaire hors agriculture et sylviculture s’est légèrement replié de 0,4%) en mars 2019, en liaison toujours avec les contreperformances du sous-secteur de la pêche (moins 9,0%).MS/te/APA

COMMENT L’ORPAILLAGE DÉTRUIT LA FALEME

https://www.seneplus.com/ http://www.lesoleil.sn/ Il n’y a pas d’orpaillage sans eau, dit-on – Cette vérité, les orpailleurs qui sévissent le long de la Falémé semblent l’ignorer – La ruée vers l’or est en train de tuer ce principal affluent du fleuve Sénégal – Le constat est plus qu’alarmant

Un rônier trône fièrement sur la berge, indifférent au drame qui se joue juste en bas. Du haut de la falaise, on découvre le cours d’eau, calme comme un moribond dans son lit de mort. Seul le vrombissement d’une drague, de l’autre côté du fleuve, vient perturber la quiétude des lieux. À côté, quelques bouts de vergers en friches. « C’était le verger de mon grand-père, mais à cette période de l’année, nous ne pouvons plus pratiquer le maraîchage parce que l’eau du fleuve est totalement polluée », renseigne Fadiata Danfakha d’une voix triste. Ce jeune habitant de Doukhiba, petit village niché aux confins du Sénégal Oriental, dans le département de Saraya, ne cesse d’alerter les autorités sur l’état de pollution de la Falémé à cause de l’orpaillage.

L’habitat des hippopotames est menacé et il n’y a plus de poissons. Pourtant, il fut un moment, pas très lointain, où la Falémé était source de vie pour Doukhiba et tous les villages situés des deux côtés de la rive. « Il y a cinq ans, nous ne connaissions pas l’orpaillage. On buvait l’eau du fleuve et pratiquait le maraîchage », raconte Fadiata. L’usage a complètement changé depuis la découverte de l’or dans la région. La ruée vers ce métal précieux a attiré des aventuriers de tous horizons. « Vous voyez cette drague de l’autre côté, elle appartient à des Chinois. Ils étaient là il n’y a pas longtemps, dit-il, pointant du doigt l’eau sous la falaise. Après, ils se sont déplacés à dix mètres pour se placer en hauteur parce que là-bas il y a de l’or », explique le jeune homme.

Pendant ce temps, la drague poursuit son vrombissement, laissant partout sur son passage une eau argileuse. Le gain est aléatoire mais peut être consistant. « L’autre jour, j’ai vu l’or qu’ils ont trouvé ; ça fait au moins dix kilos », soutient notre interlocuteur. Cependant, les dégâts environnementaux sont considérables, parfois même irréversibles. « Je n’ai jamais vu un état de pollution comme ça, il faut que les gens prennent conscience qu’ils sont en train de détruire un bien commun dans l’indifférence générale », déplore Hamed-Diane Séméga, le haut-commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs), venu constater personnellement les dégâts sur le terrain, à la suite des rapports « alarmants » que lui ont présentés ses équipes. Le constat est le même sur tout le lit du fleuve. À Kolia, les populations nous informe que l’usine AfriGold (à l’arrêt depuis six mois, mais qui va bientôt évoluer vers une

grande mine) déverse directement ses déchets issus du traitement de la minerai dans le fleuve.

Risques environnementaux

Pour estimer la mesure de l’ampleur du phénomène, il faut se rendre de l’autre côté de la frontière, au Mali. Avec plus de 3000 « diouramans », Sakoulabada est l’un des plus importants sites d’orpaillage de Kéniéba, dans la région de Kayes. Bordée par les massifs montagneux et le fleuve, la bourgade est une succession de huttes en paille et de dédalles. En ce début de Ramadan, le site grouille de monde malgré la canicule qui commence à se faire sentir. Une machine crache furieusement un liquide rougeâtre qui s’écoule directement vers le fleuve. D’un geste mécanique, un adolescent charge le gravas dans la cracheuse qui continue son travail, sans relâche. Non loin de là, une femme s’attèle au filtrage dans une calebasse pour extraire la matière. Ceux qui sont un peu en hauteur (juste à quelques mètres du fleuve), ont mis des tuyaux qui, eux aussi, déversent leur venin dans l’eau. Par ailleurs, ce qui est frappant sur ce site, c’est la présence massive d’enfants. Sidy Diarra, l’un d’eux, a laissé tomber les études depuis trois ans pour travailler dans l’orpaillage. « Je ne regrette pas puisque je peux gagner jusqu’à 100 000 FCfa par semaine », explique-t-il dans un français approximatif, accompagné d’un sourire candide. Mais, le jeune ignore tout des risques qu’il encoure (il ne porte pas de masque et avale sans cesse la poussière) et l’impact de l’orpaillage sur l’environnement. Ce qui compte pour ces « diouramans », c’est avant tout le gain. « Si le dama est bon, on gagne beaucoup d’argent », confie Idrissa Traoré, 35 ans.

Impuissance des États

Ce diplômé en Comptabilité à l’Université de Bamako s’est lancé dans l’orpaillage depuis cinq ans faute, dit-il, d’avoir un autre emploi. Mais, l’orpaillage, c’est comme au loto. Parfois on gagne, d’autres fois non. « On peut rester trois à quatre mois sans faire de découverte et, tout d’un coup, tomber sur un kilo d’or », informet-il. Idrissa, contrairement à Sidy, n’ignore rien des risques environnementaux. « Je sais que notre activité pollue le fleuve. Quand nous sommes arrivés sur ce site, on pouvait encore boire l’eau ; ce qui n’est plus possible. Mais, il faut qu’on vive, nous n’avons pas le choix », se défend-il. Du côté des autorités étatiques des deux côtés, c’est l’impuissance qui prédomine pour le moment, notamment à cause du manque de coordination dans la répression. Côté sénégalais on déplore le fait que quand les forces de sécurité pourchassent les orpailleurs, ces derniers se réfugient de l’autre côté, les narguant presque, avec la bienveillance des gardes maliens. Des accusations que rejettent les autorités maliennes. « Toutes les pratiques malsaines sont réprimées. Par exemple, des actions sont en cours pour lutter contre le dragage », soutient Adama Maïga, conseiller du gouverneur de Kayes, que nous avons rencontré à Djidjang, dans le cercle de Kéniéba. Et dire qu’une vingtaine de machines opèrent tranquillement sur ce site. Pour lutter contre le fléau, l’idée d’une brigade mixte a été avancée par les autorités sénégalaises et maliennes. « Il s’agit, aujourd’hui, de mener des actions concertées entre les deux pays. La base juridique est là parce qu’il ne sert à rien de réprimer d’un côté si, de l’autre, il n’y a pas de suivi », explique, pour sa part, Jean-Paul Malick Faye, adjoint au gouverneur de Kédougou. Seulement, le temps presse. Seydou KA (envoyé spécial)

Coton : la Côte d’Ivoire se hisse à la 3ème place africaine devant le Burkina Faso

Dans le top trois africain des pays producteurs de Coton dominé par le Mali et le Bénin, la Côte d’Ivoire vient de subtiliser la troisième marge du podium au Burkina Faso dans une mauvaise passe. Les bonnes performances ivoiriennes sont le fruit de divers politiques d’appui à la filière.

La Côte d’Ivoire est désormais le troisième pays africain producteur de coton après le Mali et le Bénin. L’annonce a été faite ce jeudi 9 mai par le directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde le Dr Adama Coulibaly au cours d’une conférence de presse tenue à Abidjan. L’amélioration du classement de la Côte d’Ivoire a été rendue possible par la hausse de la production enregistrée lors de la campagne 2018-2019.

« La Côte d’Ivoire a récupéré la troisième place des pays africains producteurs du coton à la suite de la campagne 2018-2019, dépassant pour la première fois le Burkina Faso qui enregistre aujourd’hui 436 000 tonnes contre 600 000 tonnes il y a deux ans », a expliqué le Dr Coulibaly cité par l’AIP.

Au début de ce mois de mai 2019, les chiffres officiels indiquaient une hausse de 11,2% de la production de coton graine, passée de 412 646 tonnes en 2017-2018 à 458 762 tonnes en 2018-2019. Dans ses projections, le pays ouest-africain avait misé sur une production de 442 800 tonnes pour la campagne cotonnière écoulée, soit 103,6% d’objectifs atteints. Ce sont les hausses de la production et les faibles rendements du Burkina Faso qui « ont fait passer la Côte d’Ivoire du 4ème au 3ème rang des pays africains producteurs après le Mali et le Bénin », a analysé le directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde.

Autre fait remarquable au cours de cette campagne cotonnière 2018-2019 est la hausse des superficies cultivables. Elles sont passées de 327 204 hectares à 392 131 ha sur un objectif de 369 000 ha projetés, soit une hausse de 19,8 %. Le nombre de producteurs de coton  est également passé de 88 522 à 102 860 producteurs par rapport à la campagne précédente, soit une hausse de 16,2%.

Baisse drastique de la production burkinabé

La Côte d’Ivoire occupe la troisième marche du podium des pays africains producteurs de coton -qui représentent 10% de la production mondiale- au détriment du Burkina Faso qui a connu une baisse d’un tiers de sa production. Alors que les producteurs de coton burkinabè  visaient 800 000 tonnes de coton graine, la production de la campagne 2018-2019 s’est ‘établie à 436 0000 tonnes, soit une baisse de 29% par rapport à la campagne 2017-2018. Une chute liée notamment à l’insécurité grandissante causée par des attaques terroristes dans l’Est du pays, poussant de nombreux producteurs à abandonner leurs récoltes. Le tout dans un contexte de mauvaise pluviométrie. Afrique.latribune.fr

MENACES SUR L’AGRICULTURE À DIOGO

https://www.seneplus.com/ La particularité de cette localité réside dans sa richesse caractérisée par d’importantes mines de zircon – La majeure partie de sa population vit de la culture maraichère, désormais menacée par la pollution de l’air et des sols

Située dans la commune de Darou Khoudoss (région de Thiès), Diogo est un village d’en- viron 15 000 habitants. La particularité de cette localité réside dans sa richesse. D’im- portantes mines de zircon y sont exploitées par une entreprise de droit national, Grande Côte Operations (GCO). La majeure partie de sa population vit de la culture maraichère. Mais la rentabilité de cette activité est menacée par la pollution de l’air et des sols.

La fumée issue de la GCO impacte négativement sur la récolte de ses riverains, qui en vérité n’ont que l’agriculture pour s’en sortir. Derrière le village de Diogo, des champs à perte de vue sont généralement exploités par des habitants de ce village. Malgré le ramadan et la chaleur de la matinée, ces maraichers sont à pied d’œuvre. Les uns s’adonnent à l’arrosage tandis que les autres désherbent pour libérer leurs terres des arbustes nocifs à la récolte. Sous le ronronnement d’une moto- pompe, Abdoulaye Dièye, aidé de ses deux enfants, tente avec son hilaire de sauver ce qui reste de son champ de légumes. Ce sexagénaire se sent lésé par l’implantation de cette usine à proximité de ses champs. « Avant la venue de l’usine ici, on ne mettait que deux mois pour achever complétement les cultures, mais depuis 2013, il nous faut plus de 4 mois pour tout finir », déclare-t-il d’une voix d’où perce l’impuis- sance.

Outre ce retard des cultures, la pollution de la GCO touche également les rende- ments des cultures maraichères de Diogo. Un net recul est noté sur les pro- ductions annuelles. « Nous n’arrivons plus à cultiver la tomate et certains lé- gumes, ici. Nos sols sont dégradés par la fumée qui provient de l’usine. Nous perdons la majeure partie de nos ré- coltes à cause de GCO », fulmine le vieux Abdoulaye avant de s’avouer « impuis- sant face à cette situation ».

Malheureusement, nous ne pouvons rien faire face à la puissance financière de cette usine », conclut-il.

LE FONCIER, LE PROBLÈME MAJEUR

Toutefois, les récoltes tardives et la di- minution des rendements ne sont qu’une partie des nombreux problèmes que rencontrent les maraichers à cause de l’exploitation du zircon. Ces derniers sont des expropriés de leurs terres au profit de l’entreprise. Les cas sont nom- breux. « Le cultivateur n’a que son champ pour vivre. C’est un patrimoine qu’il peut utiliser et ensuite léguer à ses enfants, ainsi de suite. Mais si on nous ôte nos terres, même si nous sommes indemnisés, l’argent ne pourra pas compenser ce que nous perdons», affirme Alassane Dia qui s’adonne à la culture maraîchère depuis 16 ans. Quant à Abdoulaye Dièye, il minimise la valeur de l’indemnisation proposée par l’entreprise de zircon. Au vu de la tristesse qu’on lit sur son visage recouvert de sueurs, on devine la fatigue née de ses efforts incessants pour entretenir son champ. Pour ce cultivateur, il est inique « de remettre à quelqu’un deux millions avant de s’approprier de son champ qui peut générer 10 millions de francs à chaque campagne agricole». D’où, il sollicite le soutien des autorités pour sortir de cette situation. Même les maraîchers qui n’ont pas encore été dépossédés de leurs terres ne travaillent pas dans la quiétude. Ils vivent avec la crainte de perdre, un jour, leur seul moyen de revenus. C’est avec l’autorisation de l’Etat du Sénégal que la GCO a mis la main sur beaucoup de terres. Ce qui fait que même les autorités administratives de ces localités n’ont aucun pouvoir sur l’entreprise. Les seules actions qu’elles effectuent jusqu’ici entrent dans le cadre d’une collaboration avec cette usine. La Responsabilité sociétale d’entreprise (RSE) tardant à se concrétiser réellement, les autorités municipales et GCO réfectionnent des écoles, font des dons de médicaments aux postes de santé…

CERTAINES CULTURES DISPARAISSENT

Les terres de cette zone sont fertiles. Toutes sortes de fruits et, surtout, de légumes y sont cultivées. Notamment de la salade, du chou, de l’aubergine, du manioc, de l’oignon et de la pomme de terre. Mais depuis l’implantation de la GCO, certaines cultures, plus particulièrement la tomate et le piment disparaissent petit à petit du fait de l’appauvrissement progressif des sols.

Sur une vaste étendue, on aperçoit à perte de vue des terres brulées de soleil. Baba Ndiaye s’active dans son champ. Habillé d’un maillot de couleur verte, à peine reconnaissable, d’une casquette rougeâtre et pieds nus, il témoigne que « des gens qui ont beaucoup investi dans la culture de tomate, l’année dernière, ont vu toutes leurs récoltes brulées par la fumée provenant de cette usine». Les filaos qui servaient de bouclier ont été coupés et ces maraichers sont à la merci de la pollution. La tomate est celle qui pâtit le plus de cette pollution. Il n’est plus possible d’en cultiver dans cette zone, selon la majorité des maraichers. De l’autre côté de la route qui passe par le centre du village de Diogo, il y a de vastes espaces, auparavant destinés à la culture et qui ne sont plus cultivables. Ces champs sont à quelques centaines de mètres de l’usine de trans- formation du zircon et sont, donc, plus exposés au rejet de fumée toxique.

À l’intérieur de son champ, Moustapha Faye a installé une tente où, après la corvée de l’arrosage, il se réfugie pour un petit moment de repos. Ce cultivateur est l’un des rares parmi ses collègues à continuer à se battre pour assurer la pérennité de son champ. « La fumée qui provient de cette usine a brulé tous les champs qui étaient là. C’est pourquoi tous leurs propriétaires ont abandonné leurs champs, puisque les sols sont devenus pauvres et presqu’aucune culture n’est possible ici », confie- t-il. N’empêche, Moustapha et une poignée de maraichers ne comptent pas baisser les bras, car cette activité constitue leur seul moyen de survie. De vains efforts sur des terres « empoisonnées » à petit feu ? Cheikh Diop   Article tiré du dernier numéro des Dossiers de la bonne gouvernance, produit par le Cesti, en collaboration avec Oxfam

Douanes : Abdoulaye Daouda Diallo chamboule les directions stratégiques

http://www.seneweb.com/ Sur proposition du ministre des Finances et Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, le président de la République a signé le 8 mai 2019, rapporte L’AS, des décrets de nominations au niveau des postes stratégiques des Douanes sénégalaises.

Ainsi Mbaye Ndiaye, Inspecteur principal des Douanes, précédemment Directeur régional du Nord, est le nouveau Directeur des Opérations douanières. Il remplace à ce poste Abdoul Khadre Dieylani Niang.

Samba Dia, Inspecteur des Douanes de classe exceptionnelle, jusqu’ici Directeur du Contrôle interne, devient le Directeur du personnel et de la logistique, en lieu et place de Mouhamadine Oumar Bâ.

Mouhamadine Oumar Ba, Inspecteur principal des Douanes de classe exceptionnelle, qui était le Directeur du Personnel et de la logistique, devient Directeur du Contrôle interne.

L’arbitre international de football, Malang Diédhiou, Inspecteur principal des Douanes, récemment retraité de l’arbitrage pour avoir atteint la limite d’âge de 45 ans, quitte son poste de Chef du Bureau de la Zone franche industrielle pour remplacer Alassane Bâ à celui de Directeur régional.

Amidou Ndiaye, Inspecteur principal des Douanes, est nommé Directeur régional du Nord. Il remplace Mbaye Ndiaye. Amidou Ndiaye était avant sa nomination, Chef du Bureau des Douanes de Dakar Port Sud.

Abdourahmane Dièye, Inspecteur principal des Douanes, jusqu’ici conseiller technique au ministère des Finances et du Budget, est nommé Directeur régional de l’Ouest. Un poste où il succède à Moustapha Sy.

OUVERTURE D’UN NOUVEAU MAGASIN A KAOLACK : Auchan investit le centre du pays

http://www.enqueteplus.com La multinationale française de grande distribution, Auchan, va démarrer, par la ville de Kaolack, son implantation dans le centre du Sénégal. Le magasin, qui sera ouvert en novembre prochain dans la capitale du Saloum, suscite beaucoup d’espoir chez les fournisseurs locaux.

Après Dakar, Thiès et la Petite Côte, le géant français de la grande distribution étend ses tentacules dans le centre du pays. Auchan est en passe d’ouvrir, en novembre prochain, son premier magasin à Kaolack, dans la capitale du Saloum. En prélude à cette ouverture, une rencontre a été tenue mardi dernier à la Chambre de commerce de Kaolack, avec des potentiels fournisseurs de la zone et de représentants d’organisations consuméristes. Une perspective dont se réjouit l’organisation faitière des opérateurs économiques du Saloum et qui suscite beaucoup d’espoir auprès des opérateurs économiques locaux.

Selon la présidente du Gie des femmes de la Fayda, Lalla Marième Fall, avec l’implantation de ce magasin, l’écoulement de leurs produits pourrait s’améliorer. ‘’Le problème majeur auquel nous avons toujours été confrontées, c’est l’écoulement de nos produits transformés. Nous pensons pouvoir asseoir une collaboration avec la multinationale française qui peut favoriser la vente et la consommation des produits locaux’’, déclare-t-elle.

D’ores et déjà, elle dit être sensibilisée, à l’issue de leur rencontre avec les dirigeants d’Auchan, sur les normes en matière de qualité et d’hygiène que requiert ce partenariat. Par ailleurs, des opportunités de formation et de crédits leur sont offertes par la multinationale française. Un cadre de  partenariat  gagnant-gagnant bien apprécié par le  responsable régional de l’Association des consommateurs sénégalais (Ascosen). ‘’Au-delà de l’ouverture d’un magasin Auchan, c’est le respect des normes d’hygiène et de qualité pour des produits alimentaires qui est un enjeu de taille pour le mouvement consumériste régional. Les consommateurs seront davantage protégés et nous ne pouvons que nous en réjouir’’, soutient Abdou Bayo.

Membre du bureau consulaire, Modou Mbacké Ndiaye salue, pour sa part, les opportunités offertes aux producteurs locaux. ‘’La vocation de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack est de promouvoir l’économie dans la région, en facilitant l’arrivée et l’installation d’entreprises dans la zone. Quand l’autorité administrative nous a informé de l’arrivée de cette chaine de grande distribution sur la base d’un cahier des charges précis, nous avons jugé utile de réunir les uns et les autres dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant’’, souligne-t-il.

Avec Auchan-Kaolack, la chaine de distribution française va comptabiliser, en moins de 3 ans, près d’une trentaine de succursales au Sénégal, essentiellement dans les deux régions de Dakar et de Thiès. AIDA DIENE  

Hausse du prix de l’autoroute à péage : l’Ageroute parle « d’application de la vérité des prix »

https://www.pressafrik.com Les tarifs de l’autoroute à péage, au niveau de la brèche de Thiès, ont connu une hausse de 500 F Cfa. Suffisant pour soulever l’ire  des usagers qui menacent d’un boycott massif du tronçon Ila Touba. Mise en cause, l’AGEROUTE a livré ses explications. Pour, Abdou Thiam, responsable d’exploitation des autoroutes à l’Ageroute  cela s’explique par  » l’application  de la vérité des prix au-delà de la phase test. »

« Vraiment nous regrettons les désagréments qui ont été causés et subis par certains usagers n’ayant pas pris connaissance des tarifs au niveau de la presse. Cette application  fait suite aux  phases de test qu’on  avait observées depuis le 3 mai », soutient –il.

Monsieur Thiam estime qu’il ne faut pas parler de hausse parce que les tarifs qui sont appliqués jusque-là , sont des tarifs en phase test. «L’autoroute n’était pas totalement terminée, raison pour la quelle ces tests nous ont permis d’avoir les coudées franches pour pouvoir appliquer les tarifs normaux suite à la signature de l’arrêté interministériel  qui change les tarifs de l’autoroute à péage »

Preparation du Pèlerinage

http://www.enqueteplus.com Un autre ministre qui est en train de prendre ses marques dans son nouveau département, Amadou Ba. L’ancien argentier de l’Etat, passé chef de la diplomatie sénégalaise depuis le 7 avril, va aussi vivre son premier grand test avec le pèlerinage à La Mecque. Le point d’achoppement avec les voyagistes privés et les pèlerins demeure, bien sûr, le prix élevé du package pour les Lieux saints de l’islam : 2 652 000 F Cfa, alors qu’il était naguère de 1 million 850 mille F Cfa, souligne M. Diongue, Président des voyagistes privés.

‘‘Il y a déjà des billets émis et vendus. Le gouvernement du Sénégal a engagé des discussions avec Flynas (opérateur saoudien). Mais c’est extrêmement difficile d’envisager une baisse’’, a clairement avoué Amadou Ba. Le package est constitué du billet d’avion, du pécule à verser au pèlerin, du logement et de la taxe saoudienne. Seul motif de réjouissance pour les voyagistes privés, ils vont assurer le transport de 10 000 pèlerins sur les 12 000 que constitue le quota du Sénégal aux Lieux saints de l’islam. Le ministre a toutefois enjoint à la Délégation générale au pèlerinage à La Mecque de traiter tous les pèlerins sénégalais au même pied.

Autoroute à péage : Vers une journée de boycott

http://www.seneweb.com/ Après le mouvement « France dégage » qui avait appelé à une journée de boycott de l’autoroute à péage, le samedi 12 mai dernier, c’est autour du Collectif citoyen des usagers à péage (Ccuap) d’en faire de même.

Dirigé par l’ancien député Cheikh Omar Sy, ce Collectif, qui proteste contre l’augmentation du prix sur l’axe Thiès, menace, sans toutefois préciser la date, de boycotter l’autoroute à péage, révèle le quotidien L’AS.

Administration Sénégalaise : Plus De 77 % D’hommes, 24 % De Femmes, 3 % De Sexe Non Déterminé

https://www.walf-groupe.com L’ Administration sénégalaise est-elle si macho ? La question mérite d’être posée. En effet, le rapport de 2015 sur la rémunération des agents montre un grand déséquilibre entre les hommes et les femmes. ‘’Soixante-treize pour cent des agents sont des hommes, soit 77 653, contre 24 % seulement de femmes, soit 25 301’’

Mais le plus curieux, si l’on en croit nos sources, c’est la catégorie qualifiée de ‘’sexe non déterminée’’. Ils sont, en effet, de 3 % des effectifs, soit 2 788 agents. Par ailleurs, l’étude montre également que ‘’77,79 % des agents sont des enseignants, soit 82 252, contre 23 490 non enseignants, soit 22,21 %’’. Peut-être ce qui explique les réticences de l’Etat à faire certains efforts pour ce corps.

Même s’il ne trouve pas d’anomalie significative dans la définition des échelles indiciaires, le rapport a permis de déceler des corps dans lesquels existent des indices métro. Il en est ainsi, par exemple, de la magistrature et de l’enseignement supérieur. Il y a, d’après l’étude, une absence d’homogénéité dans la progression des indices à l’intérieur des corps, ainsi qu’une progression de carrières plus rapide dans certains corps par rapport à d’autres de même niveau.

Dans d’autres corps, par contre, les salaires des uns peuvent aller jusqu’au double des derniers de la classe. Le rapport demande également une revalorisation de la valeur du point indiciaire qui est modique. Par exemple, les soldes de corps comme les docteurs d’Etat en médecine et les magistrats varient entre 113 000 et 208 000 F Cfa. Ceux des administrateurs civils, des ingénieurs, inspecteurs des domaines, entre 103 000 et 197 000 F Cfa. Il faut rappeler que les syndicats de l’enseignement comme de la santé ne cessent de brandir l’application des conclusions de ce rapport mis au frigo depuis 2015. Récemment, devant le président de la République, ils ont remis sur la table leurs revendications, mais se sont heurtés à un niet catégorique du président du chef de l’Etat. Et les syndicalistes promettent d’en découdre.EnQuête

La ministre Mariama Sarr accusée d’avoir recruté deux de ses homonymes…

http://www.dakarmatin.com/Les postes de responsabilité ça donne tous les droits, mais aussi à tous les abus. Selon Libération Mariama Sarr, la ministre en charge de la Fonction publique, ne s’est pas gênée dans sa gestion. Mariama Sarr a fait très fort en recrutant, d’un coup, ses deux… homonymes dans la fonction publique.

Sans blague alors ! En effet, dans les recrutements pour le compte du ministère de la Santé on retrouve Mariama Sarr Niang, qui porte le même nom que la ministre de la Fonction publique et qui est la fille de sa… sœur. Plus loin, c’est Mariama Thiam qui est recrutée. Cette dernière, qui porte aussi le nom de madame le ministre, est la fille de sa voisine.

Que dire de Seynabou Khouma, proche d’Idrissa Tall, leader de l’Apr à Kaolack ? Il faut rappeler qu’en réunion de coordination du ministère, Mariama Sarr qui a voulu faire porter le chapeau des dérives à Abdoulaye Ndiaye a essuyé une cinglante réplique de ce denier.
En effet, le directeur de la Fonction publique a dit n’avoir agi que sur les instructions du ministre de la Fonction publique, et par la suite les mots ont volé bien bas au cours de cette réunion. Finalement le directeur de la Fonction publique a été remplacé lors du dernier Conseil des ministres.

Programme “Zéro déchet” dans les villes : les Concessionnaires du nettoiement zappés

https://actusen.sn/Les Concessionnaires du nettoiement se font entendre. Ils se plaignent d’être mis à l’écart du Programme “zéro déchets” dans les villes par les autorités. Ce, alors qu’ils constituent les premiers partenaires de l’Etat dans le secteur. “On dépend de l’Unité de coordination et de gestion des déchets solides (Ucg), mais jusqu’à présent les Concessionnaires ne sont pas associés au Programme. On voit le ministre de l’Urbanisme descendre dans les quartiers et faire des opérations d’investissements humains. Pour le moment, nous ne sommes ni informés, ni impliqués”, se désole dans les colonnes de L’As, le porte-parole Bara Sall.

Il assure dans la foulée que les Concessionnaires du nettoiement “ne sont pas concernés par les surfacturations” d’environ 4 milliards de F Cfa qui éclaboussent, suite à un audit, l’Ucg, chargée de la collecte et du ramassage des ordures.

Les Instituteurs Menacent : «Il Risque D’avoir Des Gilets Rouges Au Sénégal»

https://www.walf-groupe.com Au rythme où l’on va, si le président de la République ne revoit pas sa position envers les travailleurs qui sont de plus en plus déçus des centrales syndicales, il risque d’avoir une implosion sociale. Comme à l’image des gilets jaunes en France. L’alerte émane de l’Organisation des instituteurs du Sénégal/Rénovation démocratique (Ois/Rd), structure syndicale enseignante. «Il risque d’avoir des gilets rouges au Sénégal avec les actes posés par l’Etat et le patronat qui appauvrissent les travailleurs dans le silence des centrales syndicales dites représentatives», avertit le secrétaire général de l’Ois/Rd, Magatte DIOP

Il se dit déçu de la sortie récente du chef de l’Etat concernant les acquis des travailleurs et la remise en cause de toute hausse de salaire. «Il y a une contradiction entre les accords signés et les actes posés par le chef de l’Etat qui doit rectifier le tir. Puisque, c’est lui en personne qui avait pris l’engagement en 2017 de revisiter tous les accords signés avec les enseignants pour ensuite décliner ses possibilités à travers une signature qui a une valeur juridique. Donc s’il revient pour se contredire et remettre en cause ces accords signés, il y a problème. Ce qui fait qu’aujourd’hui, les enseignants sont tous frustrés», fait-il savoir.

Autre manquement dénoncé, c’est le silence coupable des centrales syndicales. «Nous ne pouvons pas comprendre l’attitude des centrales syndicales dites représentatives qui dès le lendemain de la déclaration du Président devraient sonner la mobilisation pour défendre les travailleurs alors qu’ils ont reçu leurs 600 millions de l’Etat dont ils n’ont jamais rendu compte. Nous exigeons l’audit de ces 600 millions pour que l’on sache comment ils ont été utilisés. Le monde du travail est déçu de ces centrales syndicales dites représentatives qui ne rendent jamais compte aux travailleurs et ne les défendent que le 01 mai», dénonce encore Magatte DIOP. Et de poursuivre pour appeler ses camarades à se faire une introspection : «Il faut que les gens se ressaisissent pendant qu’il est encore temps. Ces leaders de centrales syndicales doivent sortir de leurs torpeurs et s’unir pour défendre les travailleurs et non laisser l’Etat et le patronat dicter leurs lois».Théodore SEMEDO

UGB : Une marche pacifique annoncée par la coordination des étudiants en vue de commémorer l’anniversaire du décès de leur camarade Fallou Sène

https://www.dakaractu.com/La coordination des étudiants de Saint-Louis continue toujours de réclamer justice pour la mort de Mouhamadou Fallou Sène, du nom de cet étudiant tué par balle lors d’affrontements entre étudiants et forces de l’ordre le 15 Mai 2018.
En conférence de presse ce weekend, le responsable de la coordination des étudiants de Saint-Louis, Daouda Sagna, et ses camarades invitent les autorités à prendre au sérieux cette affaire pendante devant la table du procureur depuis 2018.
Ces étudiants dénoncent également les conditions difficiles qu’ils vivent au sein du campus social de l’Université, mais également la rupture de dialogue entre la coordination des étudiants et l’administration universitaire.
En perspective de la commémoration du premier anniversaire du rappel à Dieu de l’étudiant Fallou Sène, la coordination des étudiants promet d’organiser une marche pacifique avec l’ensemble du corps estudiantin…

DR AWA LY FALL DIOP, « pionnière »de la médecine chinoise à Dakar

http://www.lesoleil.sn/La médecine traditionnelle chinoise commence à se faire connaître à Dakar. Des cabinets s’y installe petit à petit. Le Dr Mame Awa Ly Fall Diop qui tient son cabinet a l’institut conficius est une des pionnières. «Apres ma 1ère année à la faculté de médecine de l’UCAD, j’ai obtenu la bourse d’excellence pour poursuivre mes études en Chine. C’est une fois là-bas que j’ai su que c’était possible de faire l’integration des deux médecines. Je me suis dit que si je viens jusqu’en Chine ce n’est pas pour faire la même chose que ceux qui sont restés au pays. Et j’ai changé de filière », explique-t-elle. Il faut dire que le Dr Ly avait déjà été impressionnée par l’acupuncture qu’elle a découverte à travers l’écran en regardant les films chinois et grâce à une mission medicale chinoise en Casamance dans les années 2000. «Ça m’impressionnait beaucoup », se souvient-elle.
Aujourd’hui, à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, le bâtiment qui abrite l’Institut Confucius se distingue des autres édifices de par sa beauté architecturale. Il abrite de plus en plus de patients. Un vendredi après-midi, ce temple se vide de ses occupants. Tous les bureaux sont fermés. Deux patients sont assis devant un des nombreux bureaux de cet établissement. Ils sont en attente devant le petit cabinet du Dr Mame Awa Ly Fall Diop. Depuis novembre 2016, elle y reçoit ses patients au sein de l’institut Confucius. Dr Mame Awa Ly Fall Diop a passé 9 années en Chine. Aujourd’hui, elle fait partie des pionnières de la médecine traditionnelle chinoise à Dakar.

Acupuncture, ventouse, plantes…

Depuis son installation à l’institut Confucius, des malades viennent se faire consulter. Il n’y a pas encore de rush dans son cabinet. Mais à son avis, les Sénégalais commencent à découvrir les bienfaits de la médecine traditionnelle chinoise. De bouche à oreille, beaucoup sont aujourd’hui au courant des consultations de cette spécialiste. Au fil du temps, la spécialiste compte de plus en plus de clients.
Le Dr Mame Awa Ly Fall Diop fait de l’acupuncture, de la ventouse, mais aussi utilise les plantes pour soigner ses malades. En somme, elle allie la médecine traditionnelle chinoise à celle occidentale. Cependant, l’accent est mis sur celle traditionnelle. La preuve, à l’intérieur de la clinique, sur les deux armoires à côté d’une table qui fait office de bureau, sont étalées des boites de graines, d’écorces d’arbres et des racines de plantes. Une dizaine de plantes qu’elle utilise pour soigner des malades. Il s’agit, entre autres, de graines de « Cassia » qui aident à améliorer la vision, et à rééquilibrer le foie, du « Maca » pour « réguler les hormones » aussi bien chez les hommes que chez les femmes, du « Goji » qui constitue, selon la spécialiste, «un tonique naturel pour tonifier l’énergie », des racines de « Ginseng », etc. Dr Mame Awa Ly Fall Diop est encore loin de disposer de toutes les plantes médicinales chinoises pour traiter convenablement tous les malades qui arrivent dans son cabinet. La médecine traditionnelle chinoise utilise plus de 1 800 plantes. « Chaque plante a ses propres indications», explique-t-elle.
A l’institut Confucius de l’Ucad, Dr Mame Awa Ly Fall Diop soigne des patients qui souffrent de douleurs lombaires, d’insomnies, de problèmes gastriques. « Tous ces gens y voient leur compte », dit-elle en toute modestie. D’habitude, les malades qui souffrent de ces symptômes bénéficient de séances d’acupuncture.

Percée de la médecine chinoise 

Aujourd’hui la médecine chinoise fait son bonhomme de chemin. Pas mal de cliniques chinoises sont ouvertes à Dakar, mais avec la mission médicale chinoise, la médecine traditionnelle, est pratiquée à l’hôpital de Pikine, révèle le Dr Awa Ly Fall Diop. «Mon ambition c’est d’abord de pouvoir servir, aider les gens à retrouver et à prendre leur santé en main, mais aussi et surtout d’importer le modèle de développement chinois en matière de santé, nous inspirer de la médecine chinoise pour systematiser notre medecine traditionnelle africaine », dit elle.

Selon elle, avec l’aide de médecins chinois établis à Dakar, «les Sénégalais peuvent bénéficier davantage des bienfaits de la médecine chinoise. J’invite les acteurs de la santé à mieux s’imprégner de cette médecine traditionnelle qui peut être la solution à plusieurs maladies au Sénégal. La médecine traditionnelle chinoise est d’abord une médecine préventive avant d’être curative », dit-elle. Pour elle, que ce soit dans la théorie comme dans la pratique, il y a « beaucoup de similitudes » entre la médecine traditionnelle de l’Empire du milieu et celle sénégalaise ou africaine de manière générale. C’est pourquoi son projet, dans le futur, est de faire une étude comparative entre les deux médecines.Aliou Ngamby NDIAYE

« 30 ans du Pbs » : Awadi et Doug E Tee en concert les…

http://www.seneweb.com/Le rappeur sénégalais Didier Awadi était invité dans l’émission « À l’affiche » présentée par Amobé Mévégué. Au micro de RFI Musique, il évoque les 30 ans de Positive Black Soul, les événements qui vont avoir lieu autour de cet anniversaire. L’occasion aussi pour nous de revenir sur l’impact exceptionnel de ce groupe dans le paysage musical ouest-africain et sur sa carrière solo.

Oumar Sall : «Le passage de l’analogie au numérique est un échec»

http://www.emedia.sn/Coproducteur du film « Atlantique » avec la réalisatrice MatI Diop, sélectionné pour la Palme d’or du 72e festival de Cannes (France), Oumar Sall était ce dimanche l’invité de Jury du dimanche. Face au journaliste Mamoudou Ibra Kane, le producteur a décrié le passage de l’analogie au numérique. « Je dis que le passage de l’analogie au numérique est un échec parce que, à la base, il s’agissait de bataille de contenus », indique-t-il. Pis, il constate pour s’en désoler que tout ce qui a construit l’industrie cinématographique est battue en brèche par le numérique. « L’image est facile d’accès. Profiter du numérique, ce n’est pas seulement une question de décodeur ou d’antenne. C’était une bataille des contenus », déplore-t-il. A son avis, le numérique devait aider à impulser le dynamisme des jeunes, à revoir les cahiers de charges et ne devait pas s’arrêter à faire d’antenne et de décodeur. Aliou DIOUF

«Les chaines de télévision devraient participer au financement du cinéma»

http://www.emedia.sn/ Oumar Sall est formel. Le directeur général de la société de production Cinekap, les chaines de télévisions devraient participer au financement du cinéma sénégalais. Il a fait la déclaration, ce dimanche, lors de l’émission Jury du dimanche sur Iradio (90.3). Il a soutenu avoir entendu l’appel du président de la République qui leur demande de produire le répertoire national. Mais, signale-t-il en guise de plaidoyer : « si nous produisons, il nous faut un diffuseur. Et les 27 chaines de télévision de chez nous devraient participer à ce financement du cinéma ».

Sur ces entrefaites, il rappelle qu’en France il y a une loi qui oblige la télé à financer parce que celle-ci prend des parts de marché. Selon lui, les chaines de télévision ne devraient pas avoir peur d’approcher des producteurs. Cependant, il fait savoir que les difficultés auxquelles que ces derniers sont confrontés c’est qu’ils ne trouvent pas facilement d’interlocuteurs dans nos chaines de télévision en général. Ce, constate-t-il pour le regretter « parce que la corporation a tout formé sauf des directeurs de production dans nos chaines de télévision. Ce qui fait que quand nous producteurs, nous vous rapprochons, on nous renvoie chez le directeur marketing qui a des objectifs commerciaux. Si nous voulons produire le répertoire, il faut qu’on trouve des gens qui prennent ce contenu de stock. Il faut des télévisions qui acceptent de diffuser. Si on n’a pas une télévision qui diffuse, on n’y arrive pas ». Par ailleurs, Oumar Sarr rassure qu’on peut espérer voir le film « Atlantique » sur une chaine sénégalaise. Après le festival Cannes, il envisage de montrer le film d’ici juin au Sénégal dans les salles. Et 9 mois après, une télévision pourra bien le diffuser. Aliou DIOUF

Plaidoyer pour un programme national de dissémination des salles de cinéma

http://www.emedia.sn/ Contrairement aux années 70, les salles de cinéma n’existent presque plus au Sénégal. Elles sont devenues rares. Une situation qui freine l’essor du cinéma sénégalais. Invité de l’émission Jury du dimanche, Oumar Sall, producteur et Directeur général de la société de production Cinekap, a été interpellé sur la raréfaction des salles de cinéma au Sénégal.

A son avis, dans les années 70, le Sénégal avait la base d’une industrie cinématographique. D’après lui, la disparition des salles de cinéma a été accentuée pendant les années d’ajustement structurel où la culture est reléguée au second plan. « C’est quelque chose qui fait que le cinéma est au point mort », dit-il. Avant de rassurer que nous avons aujourd’hui dans la possibilité de permettre au cinéma de redorer son blason. « Nous connaissons la motivation et l’engagement que l’Etat porte au cinéma pour qu’il devienne une industrie tangible au Sénégal », a déclaré Oumar Sall. Qui pense qu’aujourd’hui, il faudrait que les initiatives privées soient au cœur des infrastructures. A son avis, un Etat n’a pas vocation ni de produire, ni de monter des films. « Un Etat accompagne, encadre l’environnement et nous aide à poser l’écosystème. Le problème du cinéma, c’est un problème d’écosystème. Il faut des salles de cinéma pour nous assurer, nous producteurs, les retours sur investissement. La salle de cinéma a cette fonction d’être le trait d’union entre le public et le film. Une salle de cinéma est obscure. Il faut des films pour les éclairer », soutient-il. Avant de plaider pour la mise en place d’un programme national de dissémination des salles de cinéma. « Il ne faut pas faire l’erreur du cinéma sénégalais qui est purement un cinéma urbain. On ne tourne qu’à Dakar.
Aujourd’hui, il faut aller tourner beaucoup en région. Cela permet également de valoriser le travail des élus locaux », indique-t-il. De même, il estime que l’Etat doit prendre des mesures fermes en taxant les géants du numérique et les opérateurs de téléphonie mobile.

En outre, il est d’avis que les producteurs doivent être capables de dire au président de la République l’apport du cinéma dans le Plan Sénégal Emergent. Car, le cinéma, au-delà de l’aspect divertissement, est une économie. Aliou DIOUF

Le Sénégal vote une loi contre la traite des personnes et la mendicité

http://actunet.net/ Face au fléau de la traite des personnes, le gouvernement du Sénégal a jugé nécessaire de prendre les mesures idoines afin de préserver les libertés individuelles. Le trafic des personnes devrait ainsi être banni avec l’adoption de la loi ce 10 mai 2005, laquelle adoption ne résoudra pas pour autant la problématique de la traite de manière générale et de la mendicité en particulier.

L’adoption de la loi n° 2005-06 du 10 mai 2005 fait suite à de nombreuses importantes décisions prises dans le sens de la lutte contre la traite des personnes. Il y a entre autres, et on pouvait le lire dans l’exposé des motifs, la ratification par le Sénégal de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée, la signature du Protocole visant à prévenir, réprimer, et punir la traite des personnes et le protocole additionnel contre le trafic illicite de migrants.

Sur la question de la mendicité, la loi n° 2005-06 du 10 mai 2005 réprime tous ceux qui exploitent les enfants pour se remplir les poches. Dans la section 2 de ladite loi, notamment à l’article 3, l’Etat sénégalais était clair : « quiconque organise la mendicité d’autrui en vue d’en tirer profit embauche, entraîne ou détourne une personne en vue de la livrer à la mendicité ou d’exercer sur elle une pression pour qu’elle mendie ou continue de le faire est puni d’un emprisonnement de 2 à 5 ans et d’une amende de 500 000 francs à 2 000 000 francs ». Ainsi donc la loi protège à partir de ce moment tous les enfants susceptibles d’être exploités et avertit dans le même temps ceux qui tenteront de les utiliser.

Malgré cette législation, le constat est qu’aujourd’hui la pratique de la traite et de la mendicité gagne de plus en plus du terrain. Les mendiants assiègent les rues des grandes villes et participent pleinement à l’encombrement urbain. De la part des autorités, la volonté affichée n’est pas toujours sincère puisqu’elles ont échoué à appliquer la loi depuis son entrée en vigueur. Tout comme sous le premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye en 2010, quand des rafles de police étaient organisées contre les mendiants et sans suite, le gouvernement de Macky Sall aussi avait entamé une opération de retrait des enfants de la rue qui n’a pas donné tous les résultats attendus.

Chavirement à l’Eloubalir : Macky donne 1 million pour chaque famille de victime et 3 millions pour les 49 rescapés

http://www.emedia.sn/L’Etat a réagi au drame du chavirement de la pirogue à Eloubalir En Casamance. Le président de la République a dépêché son Directeur de cabinet, Augustin Tine qui a présenté les condoléances de la République aux familles éplorées. Selon les Echos, il a remis à chaque famille de victime une enveloppe de 1 million de francs CFA et 3 millions de francs CFA pour l’ensemble des 49 rescapés. Profitant de la rencontre, l’ancien ministre des Forces Armées appelle à la vigilance en tout lieu et en tout temps. « On a toujours alerté mais on revient toujours. Il faut prendre les précautions et se prémunir tout le temps. Nous devrons prendre une leçon de vie de ce drame et faire que cela ne se reproduise plus. Il ne faut pas dire que c’est toujours la volonté de Dieu », a recommandé le Directeur de cabinet du chef de l’Etat.

Pour rappel, c’est une pirogue avec 49 passagers à bord alors qu’il ne devait y avoir que moins de 10 personnes, qui a chaviré dans le Bolong de Kembeul, dans la commune de Enampor, département de Ziguinchor. Sur cette dernière liste, il y a dix qui ne s’étaient pas fait enregistrer au départ. Parmi les 8 victimes, 7 sont des hommes et une dame, âgée de 44 ans. Il y a trois enfants, 2 ans, 5 ans et 8 ans.

Délivrance de 200 passeports diplomatiques : La Dic fouille Sidiki Kaba

http://www.dakarmatin.com/ Le président de la République avait a pris la décision, en conseil des ministres, de retirer les anciens passeports diplomatiques en vue d’une plus grande rationalité dans leur octroi. Eh bien, il semble que les choses sérieuses ont débuté. Le journal Enquête informe dans sa parution de ce samedi, que le Chef de l’Etat ordonné à la Division des investigations criminelles (Dic) de faire étalage de ses compétences, pour jeter un rayon de lumière sur la confection de 200 passeports diplomatiques.

Le nouveau ministre des Affaire étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Amadou Ba n’aura pas ainsi du souci à se faire. Puisque selon nos confrères, ces titres de voyages spéciaux ont été délivrés à des non ayants-droit sous le règne de Sidi Kaba. Notamment, pr^cisent-ils,durant la phase transitoire entre la réélection de Macky Sall et la formation du nouveau gouvernement le 7 avril dernier.

Décès du Professeur Seydou Dia

https://www.pressafrik.com/ Le Professeur  Saïdou Dia, universitaire très respecté, enseignant en journalisme, spécialiste de la communication, est décédé ce dimanche 12 mai 2019.

« Comment oublier cet homme affable, simple, disponible, comment ne pas etre reconnaissant à ce grand monsieur qui a été mon  professeur au Cesti en 1984, puis en 2006… ? Il a été mon encadreur en maîtrise en sciences de la communication ; et je lui dois mon livre « Le cybersalon des épouses qui ont mal au lit ». Il était l’accompagnateur de notre promotion au Canada, en France et aux États-Unis en 1985 », a témoigné le doyen et journaliste Jean Meissa Diop sur sa page Facebook.  La rédaction de PressAfrik présente ses condoléances à la famille éplorée et à toute la famille de la presse.AYOBA FAYE

Mort de Mbaye Diack : Retour sur la vie d’un acteur majeur de mai 68

http://www.lesoleil.sn/ Ancien militant de la Ld/Mpt, Sg de l’U.F.P.E, ou encore conseiller du président Abdoulaye Wade, Mbaye Diack, décédé ce dimanche 12 mai 2019, est surtout connu comme président de l’Union démocratique des étudiants du Sénégal (Udes) qui fut à l’origine de la grève de mai 68.

Mbaye Diack était connu comme un acteur majeur des jours de braise du mai 68 sénégalais qui ont ébranlé le pouvoir de Léopold Sédar Senghor. En effet, il y a exactement 51 ans, le 12 mai 1968, Mbaye Diack avait organisé, sous la bannière de l’Udes, une journée d’études qui s’était terminée par un appel à la « liquidation du régime » de Senghor. Dès le 18 mai, avec ses camarades de l’Udes, il lançait la grève de protestation contre le fractionnement des bourses à l’Université de Dakar. Ce qui avait fini par être le véritable Casus belli de la protestation des étudiants lors du mouvement de mai 68 au Sénégal. S’en suivait une assemblée générale convoquée, le 24 mai par l’Udes de Mbaye Diack, qui vota un ordre de grève générale et illimitée pour le 27 mai.

Camp militaire d’internement

Diack et ses camarades allaient entamer, dès le 27 mai, la grève et l’Université de Dakar était occupée par les étudiants. La réplique du pouvoir n’allait pas se faire attendre avec l’annonce de la fermeture de tous les établissements scolaires et universitaires, le 28 mai. Face à la résistance des étudiants, les forces de l’ordre vont prendre d’assaut l’Université de Dakar le 29 mai à 9h avec de nombreuses arrestations d’étudiants dont Mbaye Diack. Beaucoup d’entre eux connaîtront les fameux internements dans des camps militaires.

Mbaye Diack fait partie de ce groupe d’étudiants arrêtés le 29 mai puis conduits au camp Archinard de Ouakam par les forces de l’ordre. Dans une interview accordée à L’As, il reconnaît que les étudiants qu’ils étaient à l’époque, une fois au camp militaire, avaient été plutôt bien traités, aucune brutalité ne fut constatée. Il racontait une anecdote cocasse, d’ailleurs, le président Senghor avait donné instruction qu’à l’heure du repas, les étudiants soient servis en premier. Ordre qu’avaient exécuté les militaires. Certains de ces hommes de tenue ont dû, d’ailleurs, céder leur repas à « leurs petits frères » étudiants. Tout le long de la période de grève, il est parvenu à imposer ses points de vue car ne cédant aucune influence de quelque mouvement que ce soit. En effet, d’autres étudiants avaient déjà des connivences avec les étudiants français, les gauchistes, les trotskistes, les maoïstes.

Mbaye Diack était resté droit dans ses bottes avec comme principale source de son engagement, les revendications estudiantines sénégalaises. A la suite de l’immixtion des forces de l’ordre dans le campus social de Dakar, les étudiants étrangers seront expulsion par avion vers leur pays d’origine. La fin du mouvement était proche. Le discours de Senghor du 30 mai et surtout le décès de Lamine Gueye, le 10 juin, allaient finir par mettre fin aux jours de braise de mai 68 au Sénégal. Mais le nom de Mbaye Diack devenait associer à jamais à la revendication sociale estudiantine sénégalaise.

Homme de gauche

L’épisode de mai 68 avait fini par créer un compagnonnage de longue date avec Abdoulaye Bathily. Ils ont milité ensemble au sein de la Ld/Mpt. Mbaye Diack était un fervent militant des politiques de gauche même s’il avait fait, dans les années 2000, une entorse à cette obédience . En effet, Mbaye Diack a également été un proche conseiller de l’ancien président de la République, le libéral Me Abdoulaye Wade. Finalement, Mbaye Diack avait créé sa propre chapelle politique en étant Secrétaire général du parti politique, l’Union des Forces Patriotiques Emergentes (U.F.P.E). Tout récemment, il s’était montré sage lors de la polémique sur le parrainage en demandant au président Macky Sall « de tout faire pour avoir un consens sur la question ».

La rédaction du Soleil présente ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches.Moussa DIOP

Omar Blondin DIOP, Un Révolutionnaire Patriote, Assassiné Le 11 Mai 1973 Par ….

https://www.walf-groupe.com/Omar Blondin Diop, est né le 18 septembre 1946 à Niamey et est décédé le 11 mai 1973 dans les geôles de l’île de Gorée

Il est connu pour être sorti normalien de l’école normale de Saint-Cloud, une distinction très honorifique car même l’ancien Président sénégalais, Léopold Sedar Senghor n’était pas parvenu à réussir ce concours.

Blondin a fait ses études secondaires au lycée Louis-le-Grand à Paris et a poursuit ses études universitaires comme normalien à l’École normale supérieure de Saint-Cloud d’où il sortira diplômé. Pour certains, c’est en raison de son statut de normalien de Saint-Cloud que Senghor voyait en ce jeune, un rival potentiel

Une phrase avait l’habitude d’être chantonnée un peu partout à cette époque «Omar Blondin Diop, le normalien de Saint-Cloud, ce que Senghor ne fut jamais». Oui,  Léopold Sédar Senghor était jaloux d’Omar Blondin Diop. Le parcours de ce jeune normalien subversif promis à un brillant avenir éclaire un pan méconnu de l’histoire sénégalaise postindépendance

Intellectuel brillant, Blondin Diop était également membre du mouvement contestataire post-soixante-huitard qui défia le président Léopold Sédar Senghor. L’État sénégalais a toujours refusé d’endosser la pleine et entière responsabilité d’avoir été le commanditaire de la mort du jeune marxiste-léniniste.

À Dakar, il continue dans cette logique révolutionnaire, épaulé par ses frères cadets, fervents militants anticolonialistes, contre la politique francophile de Senghor qui nomme, au poste de ministre de l’Intérieur, un proche de Jacques Foccart, le Français Jean Collin. Ignominie la plus totale dans un Sénégal soi-disant indépendant, que de se retrouver avec un ministre de l’Intérieur blanc et négrophobe à la fois.

Pour protester contre des travaux démesurés pour une visite de Georges Pompidou à Dakar, qui ne devait pas s’éterniser plus de 2 heures, Senghor débourse des millions. Chose qui poussera les frères d’Omar le 15 janvier 1971 à mettre le feu au ministère des Travaux publics et le Centre culturel français. Ils seront arrêtés la même semaine. Blondin, depuis le Mali, décide de venir secourir ses frères mais il sera capturé.

Le 23 mars 1972, il est inculpé pour «terrorisme» et pour espionnage comme agent étranger et condamné par un tribunal spécial sénégalais à 3 ans de prison pour «atteinte à la sûreté de l’État». Il est emprisonné dans le cul de basse-fosse de la prison de l’île de Gorée.

Le 11 mai 1973, après avoir reçu la visite de Jean Collin, avec lequel il aurait eu une altercation, il est retrouvé mort dans sa prison de Gorée. Contrairement à ce que l’État sénégalais à voulu faire croire, Blondin avait le droit à 15 minutes de pause chaque jour. Le jour de sa mort, Jean Collin devait lui rendre visite mais Blondin a catégoriquement refusé de perdre une seconde de ces précieuses minutes de pause, encore moins avec Jean Collin. Jean Collin voulait rencontrer Blondin afin que ce dernier prête allégeance à la France.

Frustré, Collin ordonne aux gardes de le faire sortir de force. Les gardes ont commencé à le rouer de coups jusqu’à ce que mort s’ensuive. Et pour cacher ce crime crapuleux, il fallait bien sûr créer un scénario. Pour se débarrasser de toute forme de culpabilité, l’État a orchestré dans le rapport une scène stipulant que Blondin se serait pendu.

Tout le monde sait que cette version est tout sauf véridique, quand on est un intellectuel comme Blondin, on ne se suicide pas à l’âge de 26 ans.

Preuve indélébile du statut de « Bounty » que brandissait fièrement Senghor. Le père de Blondin avait porté plainte pour homicide auprès du doyen des juges d’instruction à l’époque. Le magistrat a pu consulter la main courante faisant état de la demande d’évacuation d’Omar et il a inculpé trois policiers. Dans la semaine qui a suivi, ce même magistrat a été relevé de ses fonctions. Finalement c’est le père de Blondin qui sera la seule personne condamnée dans cette affaire, pour propagation de fausses nouvelles.

La population en réaction exprime sa colère à l’annonce de la mort d’Omar Blondin Diop. Le régime francophile de Senghor a pu tenir grâce à l’intervention de l’armée française, le Sénégal était au bord du chaos. Le gouvernement français participera au maintien de l’ordre jusqu’au retour du calme dans le pays.

L’histoire retiendra le parcours de ce grand homme malgré son jeune âge, «Omar Blondin Diop, le normalien de Saint-Cloud, ce que Senghor ne fut jamais».’

Interdiction du voile : Ahmed Khalifa Niass donne raison à l’Institution Jeanne d’Arc

http://www.seneweb.com/ Dans cet entretien avec SeneWeb, Ahmed Khalifa Niass a pris position dans le débat sur l’interdiction du voile envisagée par l’institution Jeanne d’Arc à partir de la prochaine rentrée scolaire. Il estime que l’établissement catholique est dans son bon droit.

PORT DE VOILE À JEANNE D’ARC : L’ÉVÊQUE DE THIÈS APPELLE À LA CONCERTATION

http://aps.sn/L’évêque de Thiès, Monseigneur André Guèye, appelle au dialogue et à la concertation autour de la controverse portant sur la décision de l’institution Sainte-Jeanne-d’Arc, à Dakar, d’interdire le port de voile au sein de son établissement, afin de préserver les « belles relations » entre les religions au Sénégal.

« Ce que je peux faire, c’est d’appeler à la concertation, au dialogue et à la vigilance pour que ses pyromanes tapis dans l’ombre ne brûlent pas notre pays et ne ternissement pas nos belles relations qui existent entre les religions ici au Sénégal », a-t-il dit.

L’évêque de Thiès, patron du diocèse de Thiès et Diourbel, s’exprimait samedi lors de la cérémonie d’inauguration de la nouvelle église de Badal, dans le département de Bambey.

Monseigneur André Guèye, évoquant la controverse née de la décision de l’école privée catholique Sainte-Jeanne d’Arc d’interdire le voile, parle d’une « situation à regretter ».

Il a souligné la nécessité de « ramener le débat à un niveau plus circonscrit dans le cadre d’une école parce que musulmans et chrétiens au Sénégal, il n’y a pas de difficultés majeures ».

L’homme d’église a magnifié la « belle cohabitation » entre musulmans et chrétiens qui pour lui « sont des frères et sœurs ».

« Nous cohabitons dans la paix. Bien sûr dans toute famille, il y a des difficultés, des problèmes mais si nous échangeons, si nous discutons, il y a toujours moyen de trouver une solution », a indiqué Monseigneur André Guèye

Le 1er mai dernier, les parents d’élèves de l’institution Sainte-Jeanne-d’Arc, un établissement catholique réputé de la capitale sénégalaise, avaient reçu un courriel les informant que leurs enfants devraient désormais assister aux cours avec « une tête découverte », dans le souci de respecter « l’identité » de cette école privée catholique.

La rumeur, qui courait depuis plusieurs semaines, avait été initialement démentie par l’école dont la confirmation de la décision du port du voile a suscité depuis quelques jours une controverse, à travers les prises de position des uns et des autres.

Dans une lettre ouverte au ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, le Conseil national du laïcat du Sénégal, par exemple, a apporté son soutien à l’institution Sainte-Jeanne-d’Arc, accusant M. Talla d’avoir pris position, « avec un empressement déconcertant, sur un débat (…) dévoyé de son essence, en mettant au banc des accusés » l’école privée catholique.

Une sortie qui a fait réagir l’ancien ministre de l’Education nationale, Kalidou Diallo, dénonçant à son tour la « lettre ouverte d’un groupuscule de provocateurs qui, sous couvert de ce titre trompeur de laïc, est, en fait, un plaidoyer d’intégristes catholiques qui n’ont pas le courage de signer sur leur véritable identité et à visage découvert ».

Débat sur le voile : «Régler notre problème sur le vivre ensemble»

http://www.emedia.sn/Il urge de régler notre problème sur le vivre-commun. L’alerte est sonnée par Serigne Momar Sarr, docteur en sociologie de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB) et l’Université de Strasbourg (en France). Invité de l’émission ’’Objection’’ de Sud fm, ce dimanche 12 mai, il insiste sur la question du voile.

Les défis de l’heure du Sénégal

Il explique : « Un Sénégal émergent, ça nous intéresse tous. Ce qu’il faut, c’est de régler notre problème sur le vivre ensemble. On est en train d’éluder des problèmes sociaux ou de passer à côté sur des aspects cruciaux, qui remettent drastiquement en cause notre commun vouloir de vie commune pour ne pas dire la nation sénégalaise. Il y a peu de jours, une question a été maladroitement agitée, celle du port du voile dans une institution privée catholique. J’ai été sidéré que le débat vire sur des aspects religieux au Sénégal où on n’a pas ce problème-là et où on ne devrait pas avoir ce problème-là. Cela veut dire que quelque part on n’attaque pas de front les problèmes qui se posent. On essaie toujours de maquiller et de laisser passer. Cela risque de se retourner contre nous. Ce qui fait qu’il faut que ce pays soit réformé. On ne parle que de la réforme de l’administration mais la réforme en tant que tel de l’Etat, qui est plus global que l’administration puisque (celle-ci) n’est qu’un aspect de l’Etat. Mais la réforme aussi de la société en tant que tel. On a un pouvoir religieux qu’on néglige le plus souvent et ce vivre-ensemble ne peut être réfléchi qu’en prenant le courage de voir la laïcité, ce qu’elle signifie réellement au Sénégal et comment on devrait la prendre. Quitte à revenir à la Constitution, de la réécrire pour qu’elle reflète nos valeurs et qu’on évite qu’il y ait des déphasages dans notre manière de faire au quotidien. »

Ce qui traumatise les jeunes

Poursuivant, l’ancien représentant des étudiants ajoute qu’ « il faut qu’on aille vers des projets de société. Il faut aller vers l’essentiel, en attaquant de front la question du vivre-ensemble. Le corps social doit se prononcer. »

Pourquoi réformer la société ? « Parce qu’on est face à une société en pleine mutation. » Abordant la question des jeunes, le sociologue soutient que « par rapport à leur poids démographique, (ils) doivent avoir toute priorité sur les politiques menées. Fort heureusement, le président l’a déjà annoncé. Mais les jeunes, est-ce qu’on a fini de parler de leur processus de construction identitaire, de leur processus de socialisation en tant que tel, du numérique qui est en train de façonner notre société, plus que de façonner, d’amener une certaine mutation qui n’est pas contrôlée ? Cette utilisation des réseaux sociaux, il faut qu’on n’y prenne garde. Mais, surtout des jeunes qu’est-ce qui les traumatise ? Peut-être le fait d’être vieux sans jamais été jeunes ou bien le fait d’être éternellement jeunes. Ils ne peuvent pas basculer vers l’âge adulte qui est consacré par le mariage faute de ressources par rapport au sous-emploi. »

A l’en croire, « le dialogue national du 28 mai devrait s’occuper de ces questions-là sinon cela va se retourner un jour ou l’autre contre nous. » DIÉ BA

INTERDICTION DU VOILE A JEANNE D’ARC : JAMRA et l’A.I.S.déplorent le discours intégriste et discourtois du «Conseil du Laïcat»!

Depuis quasiment dix ans, le problème récurrent du port de voile ne cesse d’être sporadiquement agité dans des établissements d’enseignement privé, au prétexte que leur règlement intérieur y serait défavorable. En 2011, des dizaines d’élèves avaient ainsi failli être injustement expulsées des collèges Cardinal Hyacinthe Thiandoum de Grand-Yoff, de Ann-Marie Javoueh de la Médina et Abbé David Boila de Thiès. N’eût été le prompt recadrage, par le biais d’une note-circulaire, du ministre de l’Education nationale Kalidou Diallo, leurs scolarités allaient être compromises. En 2016, l’école Didier Marie de Saint-Louis entrait à son tour dans la dance, avant de se ressaisir, suite aux bons offices de quelques bonnes volontés.

Et pourtant, les autorités de tutelle se sont toujours évertuées à leur faire ce pertinent rappel, à travers des circulaires «Aucun établissement ne peut avoir un règlement intérieur supérieur aux lois et décrets qui régissent le fonctionnement des écoles privées». Lesquelles lois, s’inspirent toutes de la Constitution du Sénégal qui, en son article 24, garantie la liberté de culte. Les écoles privées (tant laïques que confessionnelles) étaient ainsi officiellement invitées au respect de la loi, enleur rappelant que la Loi fondamentale, ainsi que lesdécrets régissant les écoles privées au Sénégal, leur faisaient «obligation de recevoir tous les enfants sénégalais, quelle que soit leur confession. Et de respecter les croyances et coutumes de leurs élèves, y compris leurstenues vestimentaires confessionnelles. Le Sénégal, étantun pays laïc, démocratique respectant toutes les sensibilités». 

Dès lors, la sempiternelle et légitime question qui ne peut manquer de tarauder les esprits, est de savoir pourquoi l’Institution Jeanne d’Arc est-elle seule, sur les 4023 écoles privées du Sénégal (statistiques 2018 de la tutelle) à persister dans cette posture de défiance aux textes étatiques? Cet Etat auquel les syndicats de l’enseignement privé catholique, en coordination avec les directeurs diocésains, n’hésitent pas à réclamer bruyamment, au moindre retard, le versement de la subvention que leur alloue annuellement l’Etat (notre Etat à tous !). Comme ils l’ont récemment fait, à l’occasion de leur dernière Assemblée générale le 15 septembre dernier à Mbour.

Et voilà que, contre toutes attentes, alors que des bonnes volontés des deux «camps» s’activaient auprès des parents d’élèves et des responsables de l’établissement, se triturant les méninges pour qu’une solution durable soit trouvée – et pour surtout apaiser davantage le climat etsauvegarder cette «commune-volonté-de-vie-commune», qui a toujours animée l’écrasante majorité (pour dire les choses telles qu’elles sont) des 95% de musulmans à l’égard d’autres minorités confessionnelles – surgit, comme un cheveu dans la soupe, un discours épistolaire radical, discourtois, reprochant au ministre de tutelle d’avoir rappelé à l’ordre l’Institution Jeanne d’Arc. Ne s’arrêtant en si bon chemin, le «Laïcat» de se livrer à un réquisitoire sans appel, délivrant des satisfécits par-ci, à ceux qui avaient daigné «témoigner de leurs soutiens» à Jeanne d’Arc ; traitant allégrement «d’adeptes du charlatanisme médiatique», voire de «quidams en perte de repères dans leurs propres confessions», ceux qui ont eu le toupet d’avoir eu une position différente de celui du «Laïcat». Quelle éloquente preuve de tolérance et de respect de l’opinion d’autrui ! Certains organes de presse ne croyaient pas si bien dire en parlant de la «réponse sèche du Laïcat au ministre de l’Education». Ce dernier en aura d’ailleurs pris pour son grade, dès l’entame de cette diatribe, en se faisant reprocher d’avoir manqué de courage, en ne citant pas l’école Jeanne d’Arc dans son communiqué du 03 mai 2019 ! De plus, était-il nécessaire de faire preuve d’un manque de modestie notoire, en prétendant opposer à «la vanité de la parole», «l’action quotidienne de l’Eglise au profit des citoyens sans aucune distinction» ? Pour ensuite verser dans une impertinentefanfaronnade, faisant étalage du «bilan» de l’Eglise sénégalaise en terme d’infrastructures scolaires, sanitaires, etc.

Et si ceux qui avaient, dès le XVe  siècle, accueilli les premiers évangélistes européens, venus installer le christianisme au Sénégal, se mettaient, eux aussi, àbomber le torse pour démontrer comment certaines terres ont été cédées à ces missionnaires, qui devaient y implanter les premiers lieux de culte catholiques, devenus de célèbres églises aujourd’hui, au Sénégal ? Connaissent-ils, ces polémistes du «Laïcat», les modalités de cession de cet ancien cimetière lébou, qui a migré en 1923 vers le patrimoine immobilier de l’Eglise,  pour devenir cette grande Cathédrale Notre-Dame-des-Victoires (ex-Cathédrale du Souvenir africain) sise à l’avenue de la République, à Dakar ? Réputée être la plus belle bâtisse du catholicisme au Sénégal, et siège de l’archevêché, le regretté Archevêque de Dakar, le Cardinal Hyacinthe Thiandoum, qui repose à proximité de l’Autel de cet église, et qui a toujours entretenu d’excellents rapports avec toutes les autorités musulmanes de ce pays, en savait beaucoupsur ce chapitre ! Et n’avait d’ailleurs de cesse de réitérer, sans complexe aucun, dans ses discours (comme en 1985, en marge de l’intronisation de son ami Grand Serigne de Dakar, El Hadji Bassirou Diagne) «la gratitude de l’Eglise» à l’égard de ceux qu’ils qualifiaient affectueusement de ses «cousins lébous». Combien de fois les populations musulmanes autochtones, les Lébousen particulier, ont eu à mettre gracieusement à la disposition de la «Congrégation des Pères du Saint-Esprit»,de Gorée à Saint-Louis en passant par Rufisque et Joal, des sites extraits de leurs patrimoines fonciers privés?

Le Cardinal Verdier, en étant reçu par le Khalife SeydiAbabacar Sy, en présence de hautes autorités musulmanes, à l’Hôtel de Ville de Dakar, le 05 février 1936– alors que ce Légat du Pape Pie XII était à Dakar pour les besoins de l’inauguration, le 02 du même mois, de la Cathédrale du Souvenir africain de Dakar – avait pertinemment résumé la situation en déclarant que : «La cohabitation entre chrétiens, musulmans et animistes est sans doute l’une des plus paisibles au monde»

Jamais, en effet, la communauté musulmane sénégalaise n’a été prise à défaut de manquer de respect aux autres communautés confessionnelles. Etn’a donc de leçons de personne. Par conséquent, l’Organisation islamique JAMRAl’Association islamique pour Servir le Soufisme et l’Observatoire de veille et de défense des Valeurs culturelles et religieuses, MBAÑ GACCE, invitent le «Conseil national du Laïcat» (qui, Dieu merci, ne porte pas la voix officielle de l’Eglise catholique sénégalaise), plutôt que de jeter de l’huile sur le feu, à s’inscrire dans une logique d’apaisement. Voire de médiation. Les liens de sang qui unissent les différentes communautés confessionnelles du pays étant plus forts que toute autre mésentente superficielle, parce que passagère. Il nous incombe à tous, pas seulement à la majorité confessionnelle, de veiller, comme à la prunelle de nos yeux, à la sauvegarde de ce précieux héritage de bonne convivialité interconfessionnelle, péniblement bâtie, au cours des siècles, par nos vaillants ancêtres, et souventcité en exemple à travers le monde (touchons du bois),dans une Afrique épisodiquement ensanglantée par des conflits ethniques et l’intolérance religieuse. Dakar, le 10 Mai 2019,L’Organisationislamique JAMRAL’Association Islamique pour Servir le Soufisme (AIS)IMAM MASSAMBA DIOPSERIGNE MAME CHEIKH MBACKE KHADIM AWA BA

HARO SUR LE BAUDET PAR ABDOULAYE BAMBA DIALLO

Ce que l’on tente de faire subir et accepter à l’Institution catholique est pire que de l’intolérance – Il faut l’arrêter le plus rapidement et ne rien céder sur le droit à la différence et au respect de la diversité

L’affaire des jeunes filles voilées de l’Institution Sainte Jeanne d’Arc opposant des parents d’élèves musulmans à la direction de l’établissement privé catholique est révélatrice de la montée de l’intolérance religieuse dans notre pays. Il ne faut pas se voiler la face et faire dans la politique de l’autruche, il se développe de plus en plus une police religieuse qui tente d’instaurer un ordre rigoriste et moral religieux dans un pays laïc et une société plurielle avec un État républicain et démocratique garant de la coexistence libre et pacifique entre les différentes communautés identitaires et confessionnelles.

Ces dérives multiples et nombreuses commencent à menacer la coexistence et la cohésion de notre société. Il urge de lire et surtout de procéder à une véritable relecture de Léopold Sédar Senghor, premier président du Sénégal indépendant, mais aussi humaniste, poète et philosophe. Ce père fondateur de notre Etat moderne soutenait, en penseur et visionnaire, qu’une Nation est un commun vouloir de vie commune et que la communauté nationale se fonde sur un creuset accueillant des composantes multiples et diverses dans le respect des croyances et des pratiques de chacune d’elles.

Cette règle d’or de la vie démocratique et républicaine veut aussi que le citoyen soit tenu d’être respectueux des droits de toutes les composantes nationales sans référence au nombre ou à une qualification hiérarchique. Les allégeances peuvent être diverses et se superposent sans discrimination ni sectarisme. L’Etat est tenu d’être le garant et assure la régulation et l’équité afin de favoriser un développement harmonieux entre les différentes composantes dans une coexistence pacifique et non conflictuelle.

Et à l’allure où vont les choses, nous ne sommes plus loin de la rupture des équilibres avec déjà des dérives ethno-communautaires, des relents de régionalisme et de communautés qui heurtent de nombreux citoyens rendus inquiets par l’hypertrophie et l’omniprésence de deux groupes ethno-communautaires qui semblent avoir capté toutes les grandes responsabilités nationales.

Il est reconnu que les démocraties meurent ou disparaissent du fait de leur absence de réaction et surtout de vigueur dans la défense des valeurs et principes qui fondent leur existence.

Ce péril semble s’être installé au Sénégal où des intolérants, dépositaires d’un véritable projet politique de prise de pouvoir tentent de passer par une police religieuse pour implanter et développer leur stratégie.

La pensée unique est leur méthode d’application et la laïcité et la démocratie, leur objectif à déconstruire par des discours et des actes insidieux, consistant à faire passer les républicains et les laïcs comme des ennemis de l’Islam et des suppôts de l’Occident judéo-chrétien.

Ils opèrent dans la société et se dressent comme les défenseurs de l’ordre moral et de la protection des mœurs, d’où leur posture permanente de censeur contre des programmes de télévision qualifiés de libertins et dévergondants ainsi que contre tout ouvrage ou propos éditorial s’autorisant un discours critique sur leur vision de l’Islam. Toute création artistique originale et anti conformiste ainsi que toute démarche intellectuelle critique sont stigmatisées par ces tenants d’un ordre nouveau comme des atteintes à nos us et coutumes et à nos mœurs alors que l’art peut-être une re-création du réel et que les feuilletons de télévision, par exemple, ou les propos littéraires se fondent aussi sur la vie quotidienne des populations où au Sénégal comme ailleurs dans le monde existent toutes les déviances comme le viol, l’inceste, la trahison, le vol, le détournement, etc.

Cette tentation rigoriste de mise au pas doit être fermement combattue, car s’il ne faut pas confondre la modernisation d’un pays avec l’occidentalisation, il ne faudrait pas demeurer passif et surtout reculer face à ceux qui confondent l’Islam avec l’arabité et qui ne sont que les chevaux de Troie des tenants d’un arabéo-centrisme qui veut se substituer à l’occidentalisation.

User des attributs vestimentaires féminins et s’arcbouter sur la présence de voile dans l’univers de l’éducation est une posture d’affrontement.

Cette tentative d’imposer le port du voile islamique à des femmes et à des jeunes filles que l’on utilise tout simplement comme des vecteurs de propagande d’un discours religieux est de l’agression. Etre musulmane ne signifie pas devenir Arabe ou s’arabiser, car il ne faudrait pas confondre l’Islam et ses valeurs avec les mœurs arabes.

L’établissement Sainte Jeanne d’Arc et le Laïcat ont le droit d’affirmer leur confession religieuse et d’exiger de l’Etat qu’il soit garant de la liberté du culte surtout quand ceux qui prétendent affirmer leur identité de musulman en réclamant le port de voile à l’école et lors de l’Education physique en font un préalable absolu.

Sans oublier que dans des établissements confessionnels islamiques existants au Sénégal, il n’est certainement pas admis que le port de la croix soit accepté pour des élèves ou des membres de l’encadrement. Ce que l’on tente de faire subir et accepter à l’Institution catholique est pire que de l’intolérance, c’est un véritable diktat ainsi qu’une agression.

Il faut l’arrêter le plus rapidement et ne rien céder sur le droit à la différence et au respect de la diversité.

Sinon, on fait le lit par faiblesse et lâcheté aux thèses communautaristes, racistes et xénophobes qui ont plongé de nombreux pays dans la guerre civile et religieuse.

Affaire Jeanne d’Arc : Kalidou Diallo prend une position claire

http://www.seneweb.com/ Enseignant, syndicaliste, homme politique et ancien ministre de l’Éducation nationale, Kalidou Diallo s’invite au débat sur l’interdiction annoncée du voile à l’Institution Sainte Jeanne d’Arc. Et c’est pour flétrir le Conseil national du laïcat du Sénégal qui a fait, jeudi, une sortie au vitriol contre les contempteurs de cette mesure en gestation, en visant direct le ministre de l’Éducation nationale, Mamadou Talla, qui a rejeté l’interdiction. Seneweb vous propose, in extenso, la réaction qu’il a publiée sur sa page Facebook.

« Ma réaction ce matin à La lettre ouverte du Conseil national du laïcat du Sénégal que j’appelle lettre ouverte d’un groupuscule de provocateurs qui, sous couvert de ce titre trompeur de laïc, est, en fait, un plaidoyer d’intégristes catholiques qui n’ont pas le courage de signer sur leur véritable identité et à visage découvert. Les auteurs surestiment le poids des écoles confessionnelles d’obédience chrétienne et de l’église en général et pose un débat dangereux sur l’équilibre de notre société et de notre système éducatif. Ils semblent ignorer la place de l’église dans l’histoire et la marque de l’ouverture et de la tolérance dans la spécialité de notre société. Je pense que le ministre de l’Éducation doit ignorer ce document et être ferme sur les principes dégagés dans son communiqué du 3 mai 2019.

Le passage cité de la loi 2004-37 sur l’éducation religieuse n’illustre pas ce que les auteurs du texte veulent montrer, ni dans l’esprit de la loi, ni dans son fond encore moins dans son application. Monsieur le ministre ne doit pas s’orienter dans une polémique inutile (ce que cherchent les auteurs du textes) avec les écoles confessionnelles catholiques qui, dans leur écrasante majorité, ne sont pas concernées par « l’intégrisme chrétien » de certains illuminés dans leurs établissements. Le ministre doit ignorer ce communiqué à l’externe mais agir pour faire respecter la loi et les textes en vigueur dans les écoles privées laïques et confessionnelles, de même que dans les établissements publics. »

 «LES EXIGENCES DE L’OPPOSITION N’ONT RIEN À VOIR AVEC LE DIALOGUE »

http://www.emedia.sn/ L’opposition dite significative ne semble pas être dans les dispositions d’aller répondre au dialogue lancé par le président de la République. Elle a posé des conditions ignorées, jusqu’ici, par le régime. Seulement, ne pas aller répondre à ce dialogue n’est pas une bonne idée, selon le maire de Passy. Pape Adama Cisse qui était l’un des invités de l’émission Lr du Temps pense que « répondre au dialogue est un préalable » pour l’opposition. À l’en croire, cet appel du chef de l’Etat est une perche que l’opposition doit saisir pour venir débattre des questions liées au fichier électoral, entre autres. « La politique de la chaise vide n’a jamais payé », a rappelé Pape Adama Cisse.

Pour M. Cisse, les exigences de l’opposition, à savoir la libération de Khalifa Sall et la révision du procès de Karim Wade, n’ont rien à voir avec le dialogue. Toutefois, le maire de Passy pense que l’ex maire de Dakar devrait sortir de prison pour bonne conduite. Babacar FALL

Malick Gackou : «je n’exclus pas des retrouvailles avec l’AFP »

https://www.leral.net/ Malick Gackou n’est pas un radical. Le leader du Grand parti a indiqué ce dimanche dans l’émission Grand Jury qu’il n’exclut pas de retrouver son ex mentor Moustapha Niasse.

« Je n’exclus pas des retrouvailles avec l’AFP », a-t-il, en effet, indiqué. « Le Grand parti est une émanation de l’Afp. Nous avons eu des divergences profondes, mais Moustapha Niasse est notre père et il a beaucoup participé à notre formation politique », a-t-il poursuivi. L’ancien ministre de Macky Sall ajoute, « on n’est pas séparé sur le plan familial et affectif, donc rien n’exclut qu’on se retrouve ».

Toutefois, précise-t-il, « il n’est pas pensable que je retourne à l’AFP, mais on peut trouver des plages de convergence, tout comme avec le PS. Rien n’exclut que je me retrouve, avec Khalifa Sall, dans notre grande famille originelle socialiste ».

MAIRIE DE GUÉDIAWAYE : MALICK GACKOU CONCÈDE SA ’’GROSSE ERREUR’’

Dakar, 11 mai (APS) – Le leader du Grand Parti (GP) Malick Gackou a concédé dimanche que son choix de diriger le conseil régional de Dakar à l’issue des locales de 2009 en lieu et place de la mairie de Guédiawaye, son fief de la grande banlieue dakaroise, a été « une grosse erreur » qui a déterminé la configuration actuelle de sa base politique où son camp a perdu la présidentielle de février dernier.

« C’est une erreur d’avoir choisi » de diriger le conseil régional en laissant libre la mairie de Dakar, une « grosse erreur » même, a-t-il déclaré au cours de « Grand Jury », émission politique hebdomadaire de la Radio futurs médias (RFM, privée).

Selon lui, « tout ce qui s’est passé par la suite indique à suffisance que c’était une erreur (…) » d’avoir fait ce choix désapprouvé à l’époque par ses sympathisants et soutiens à Guédiawaye, au sortir des élections locales de 2009.

Il a justifié ce « choix sentimental » par son rêve de voir un enfant de la grande banlieue dakaroise diriger le Conseil rgional de Dakar au détriment du « choix politique » consistant à briguer la mairie de Guédiawaye.

Malick Gackou, ancien numéro deux de l’Alliance pour la République (AFP), formation fondée par l’actuel président de l’Assemblée nationale Moustapha Niasse, a rappelé que ses militants et soutiens en étaient « désemparés » à l’époque, « désemparés » même.

Le leader du Grand Parti se dit persuadé qu’il aurait gagné à Guédiawaye s’il avait été candidat à la dernière présidentielle du 24 février dernier que son camp, la coalition « Idy2019 » n’a pu remporter dans son fief.

Il conteste certaines déclarations de ses détracteurs selon lesquelles il n’a jamais une élection à Guédiawaye, affirmant avoir remporté dans sa base tous les scrutins auxquels il a participé, comme lors des locales de 2009 et 2014.

Pour les prochaines locales, il annonce que « le moment venu », de concert avec ses militants et soutiens, son parti va désigner un candidat à même de défendre davantage les intérêts de Guédiawaye, se refusant à faire le bilan de l’actuel maire Aliou Sall.

Il reste que ce dernier, frère cadet du président sénégalais Macky Sall et actuel président de l’association des maires du Sénégal, est devenu « une réalité politique à Guédiawaye », selon Malick Gackou.BK

DIALOGUE POLITIQUE NATIONAL : Malick Gakou donne son accord, mais demande la mise en place d’une commission cellulaire.

https://www.dakaractu.com/ Visiblement convaincu de la pertinence de créer le statut de chef de l’opposition, Malick Gakou se désole, néanmoins, qu’il n’ait jusqu’à présent pas vu le jour. Dans le Grand Jury de ce dimanche dont il était l’invité, il estimera même urgent ce débat sur le sujet, au vu de la dernière suppression du poste de Premier ministre. Mesure conférant selon lui, un caractère hyper-présidentialiste au régime actuel.

 »Le statut de Chef de l’opposition est un statut à débattre. Aujourd’hui au regard du régime quasi présidentialiste, le candidat qui arrive second devrait occuper le poste de chef de l’opposition… Le Pds peut valablement revendiquer ce statut des lors que, pour l’heure, ce statut n’a pas été encore débattu… Le régime a été qualifié de régime hybride. Maintenant, avec la suppression du poste de Premier ministre, le régime est devenu hyper présidentiel.  Avec une hyper- personnalisation de la fonction présidentielle.  »

Interpellé sur l’invite au dialogue lancé par le Président Macky Sall, Malick Gakou donnera sa position et celle d’ensemble de l’opposition circonscrite dans le Front de Résistance Nationale.  »Nous sommes pour le dialogue. Nous avons préféré tourner la page de l’élection présidentielle.

L’opposition a décidé de dire Oui au dialogue… Elle a indiqué, dans un deuxième postulat, qu’il nous faut une commission cellulaire équidistante des formations politiques dirigée par des personnalités indépendantes. L’opposition est dans d’excellentes dispositions pour accepter la main tendue du Président de la République. L’opposition attend la réponse de l’État du Sénégal. Je ne ménagerai aucun effort pour créer un cadre harmonisé pour permettre au dialogue d’avoir lieu. Tous les partis membres du Front sont d’accord pour le dialogue, mais créons d’abord le cadre du dialogue. Ce n’est pas en menaçant ou en jouant à se faire peur que…  »

Malick Gakou d’estimer que  »le Sénégal mérite d’avoir un code électoral consensuel  », avec la possibilité d’organiser des élections libres et transparentes non contestables et que le parrainage soit introduit dans la corbeille à idées de ce dialogue.

Pour ce qui le concerne politiquement, Malick Gakou exprimera sa volonté de ne poser aucun véto à retrouver Moustapha Niasse dans le cadre d’une entente politique. Il dira aussi regretter son choix politique qui l’avait conduit à préférer le Conseil Régional de Dakar à la mairie de  Guédiawaye et envisage de rectifier le tir en se présentant aux prochaines élections municipales prochaines pour récupérer ce qui est entre les mains d’Aliou Sall qui est selon lui,  » une réalité politique à Guédiawaye dont il faut tenir compte.

Voyage du 14 mai : le président Macky Sall ralliera Paris à bord d’un vol régulier d’Air Sénégal

https://www.leral.net/ Ce sera certaine une chose inédite dans l’histoire protocolaire du Sénégal. Le président de la République, Macky Sall, voyagera le mardi 14 mai 2019 à bord d’un vol régulier d’Air Sénégal. Le vol décollera de l’aéroport international Blaise de Diagne à 9h. Le chef de l’Etat achètera un billet comme tous les passagers pour se rendre dans la capitale française. Certaines sources proches de l’entourage du locataire du palais de la République avancent même que le chef de l’Etat pourrait voyager en classe économique.

Quoi qu’il en soit, c’est déjà un bel exemple d’humilité et de simplicité de la part du président de la République. Un acte dont on n’a pas souvenance de Léopold Senghor à Abdoulaye Wade, en passant par Abdou Diouf.
Le chef de l’Etat qui a, dernièrement, évoqué la nécessité de réduire le train de vie de l’Etat, montre ainsi la voie à tous ses ministres, aux directeurs nationaux et autres chefs de service. ce sera également un grand coup de pouce donné à la compagnie aérienne nationale après l’épisode Philippe Bohn.

Et on peut le dire tout de suite, sans risque de se tromper, ce geste de Macky Sall, même s’il tord le bras à l’ordre protocolaire, restera à jamais dans les anales de l’histoire politique du Sénégal.

Les locaux de la Primature affectés

YERIMPOST.COM   Le chef de l’Etat a décidé de ce qu’adviendra de la « Maison militaire ». Si ce terme vous est méconnu, comprenez par là le siège de la Primature. Ce bâtiment situé juste en face du palais de la République qui servait jusque-là de locaux au Premier ministre, sera incessamment mis à la disposition du Conseil Constitutionnel. Ainsi en a décidé le président de la République après la suppression du poste de Premier ministre. Les 7 sages du Conseil vont bientôt investir les lieux.

Serigne Mbaye Thiam répond sèchement à Moussa Bocar Thiam

https://actusen.sn/ Serigne Mbaye Thiam répond à Me Moussa Bocar Thiam qui a quitté le parti socialiste récemment pour dénoncer la reconduction des ministres socialistes dans le Gouvernement.

«Nous (Aminata Mbengue Ndiaye et moi) avons été proposés par le Secrétaire général Ousmane Tanor Dieng et nommés par le Chef de l’Etat. Donc, c’est normal qu’il y ait des points de vue divergents. Mais, ce qui engage le PS, c’est la décision prise par le Sen de reconduire l’un de ses camarades. On a pas choisi d’être dans le Gouvernement», éclaire le nouveau ministre de l’Eau et de l’Assainissement qui s’exprimait en marge de la 67eséance du Secrétariat exécutif national (Sen) du Parti socialiste, ce samedi.

Pour lui, les 300 000 militants du PS ne peuvent pas avoir un même point de vue sur toutes les questions. «Le moyen dans un parti pour prendre une décision, c’est de l’exposer au niveau des instances et d’avoir une déclaration approuvée par celles-ci. On ne critique pas les gens parce que ils ont eu l’honnêteté de se soumettre aux décisions des instances du Parti», remet-t-il les points sur les “i”.Mansour SYLLA

LE PS RENOUVELLE SA ’’CONFIANCE TOTALE’’ À SON SG OUSMANE TANOR DIENG

Dakar, 11 mai (APS) – Le secrétariat exécutif national du Parti socialiste (PS), réuni samedi à Dakar, a renouvelé « sa confiance totale » au secrétaire général de la formation socialiste, Ousmane Tanor Dieng, dont il approuve « l’ensemble des orientations » et décisions dans le cadre la gestion de l’actuel pouvoir, a annoncé Serigne Mbaye Thiam, un de ses membres.

« Le secrétariat exécutif national renouvelle sa confiance totale ainsi qui sa fidélité à son secrétaire général, le président Ousmane Tanor Dieng, et approuve l’ensemble des orientations qu’il a dégagées et toutes les décisions qu’il a prises dans le cadre de BBY et de la gouvernance du pays », a-t-il déclaré.

Serigne Mbaye Thiam faisant le compte rendu de la 67e session du secrétariat exécutif national, à la Maison du PS, sous la présidence de la secrétaire générale adjointe de cette structure, Aminata Mbengue Ndiaye.

« Examinant au cours de ses travaux la vie du parti, le secrétariat exécutif national a noté avec satisfaction, la bonne évolution de la vente des cartes et le début de opérations de renouvellement » au PS, a rapporté M. Thiam.

Aussi le secrétariat exécutif national du PS exhorte-t-il « l’ensemble des responsables de coordination à parachever dans les meilleurs délais, cette importante opération qui constitue un préalable pour le déclenchement des renouvellements dans un esprit de camaraderie, d’ouverture, de rassemblement, d’unité et de consensus ».

Concernant la vie politique nationale, a ajouté Serigne Mbaye Thiam, « le secrétariat exécutif national s’est réjoui de la reconduction par le chef de l’Etat », Macky Sall, réélu fin février pour un second mandat, ainsi que « des ministres Aminata Mbengue Ndiaye et Serigne Mbaye Thiam, dans le nouveau gouvernement, formé à l’issue de l’élection présidentielle du 24 février 2019 ».

Cette reconduction « traduit une confiance renouvelée » à l’endroit de ces deux responsables socialistes, le secrétariat exécutif national félicitant « tous les membres du gouvernement et leur souhaite beaucoup de réussite dans leurs missions », selon le compte rendu lu par Serigne Mbaye Thiam.

Sous ce même registre, le secrétariat exécutif national « approuve les orientations dégagées par le chef de l’Etat tendant à accélérer et à accroître les performances économiques afin d’atteindre les objectifs du PSE (le Plan Sénégal émergent), au cours de son second mandat, pour une meilleure prise en charge des préoccupations des populations », a poursuivi Serigne Mbaye Thiam.

Le secrétariat exécutif a par ailleurs « salué l’initiative d’ouverture d’un dialogue national inclusif lancé par le chef de l’Etat et a réitéré toute sa disponibilité, toute la disponibilité du parti socialiste à y prendre part sans préalable dans l’intérêt exclusif de notre pays », a-t-il conclu.MK/BK

Ces sujets escamotés par Macky

http://www.dakarmatin.com Au-delà des termes de référence proposés par le président, en accord avec ses alliés de BBY, certains points d’achoppement entre le régime et l’opposition, lors des précédentes concertations, pouvaient faire partie des sujets à discuter

Au-delà des termes de référence proposés par le président Macky Sall, en accord avec ses alliés de Bennoo Bokk Yaakaar (Bby), certains points d’achoppement entre le régime et l’opposition, lors de précédentes concertations, pouvaient faire partie des sujets à discuter. Il en est ainsi des questions soulevées par l’opposition, dont le bulletin unique à la présidentielle, la distribution des cartes d’électeur, ou encore le mode d’élection des députés, sans oublier le financement des partis politiques, etc.
Le dialogue politique initié par le régime en place, au lendemain de la présiedentielle, semble ne concerner que la prochaine échéance électorale, à savoir l’élection locale du 1ier décembre prochain. Dans les termes de référence proposés par le président Macky Sall et ses alliés de Bby, il est question de procéder à l’évaluation de l’élection présidentielle du 24 février dernier, de discuter du fichier électoral, des modalités d’organisation des élections locales et la détermination du chef de l’opposition, ou encore l’autorité dont dépend l’organe de gestion des élections, sans oublier le mode d’élection des maires avec la perspective de maintien ou de report des élections locales prochaines. Par conséquent, même si le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, donne la possibilité aux partis de faire des propositions utiles sur les termes de référence, il n’en demeure pas moins que le régime a royalement zappé certaines questions qui constituaient des points d’achoppement avec l’opposition, lors des précédentes rencontres, ou encore des questions qui auraient mis un terme aux nombreux couacs qui reviennent à chaque élection.

 LE BULLETIN UNIQUE : LA PEUR BLEUE DES REGIMES

En effet, au sortir des dernières législatives, le nombre de listes jugé excessif par beaucoup d’acteurs, avec ses corollaires de problèmes organisationnels et de coûts exorbitants pour l’impression des bulletins de vote, avait poussé beaucoup d’acteurs politiques à opter pour le système du bulletin unique. Toutefois, appelé à arbitrer sur la question, avec un lot d’autres points de désaccord lors des concertations dernières sur le processus électoral, le président Macky Sall avait remis aux calendes grecques cette proposition de l’opposition.
Il avait semblé valider parmi les propositions des plénipotentiaires du pôle de la majorité lors dudit dialogue, celle de créer une Commission scientifique pour étudier les problèmes techniques évoqués par la majorité. Jusque-là aucune initiative, à notre connaissance, n’a été prise pour créer cette commission censée réfléchir sur la faisabilité dudit système. S’il est vrai que ledit système du bulletin unique a toujours constitué la peur bleue des régimes qui se sont succédé au Sénégal, de Diouf à Sall en passant par Wade, maintenant que le président Macky Sall ne cherche pas un autre mandat, il devait pouvoir inscrire à l’ordre du jour cette question qui militerait plus en faveur de la réduction du coût des élections, à réduire les «achats de conscience», tout comme les temps de vote et de dépouillement des voix, etc.
Un retour en arrière, à savoir la rencontre entre le chef de l’Etat, Macky Sall et l’opposition, le jeudi 1 décembre 2016, permet de constater aussi d’autres points de discorde non encore traités, dont le mode d’élection des députés. Même si les législatives sont pour 2022, les propositions de l’opposition sur le mode de scrutin à deux tours pour toutes les élections, ou encore la répartition égale du nombre de députés entre les scrutins majoritaire et proportionnel, pouvaient faire partie des points à discuter entre acteurs politiques, une bonne fois pour tout.

FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES : TOUJOURS EVOQUE, JAMAIS REGLE !

Que dire alors de la question du financement des partis politiques, soulevée depuis belle lurette et à de nombreuses reprises ? Evoquée lors des dernières concertations sur le processus électoral, mais laissée en suspens pour une éventuelle prise en charge par une Commission, ladite question a été encore une fois laissée en rade. Moult réflexions ont été menées dans ce sens sans pour autant aboutir à une conclusion efficiente. Des réflexions du professeur agrégé des Facultés de Droit, El Hadj Mbodj, en 1998, aux recettes de la société civile et des acteurs politiques en décembre 2015, en passant par les conclusions des Assises nationales de 2009, sans oublier les travaux de la Commission nationale de réforme des Institutions (Cnri) en 2014, des pistes de solution n’ont cessé d’être dégagées.
Au final, la question est toujours pendante en dépit des différents régimes qui se sont succédé à la tête du pays. Autre chose qui pourrait faire l’objet de discussion, le retrait des cartes d’électeur qui constituait l’un des points d’achoppement entre le pouvoir et l’opposition, lors de la présidentielle passée. Sur ce point d’ailleurs, la Commission de la Cedeao, tout comme celle des Nations unies, en visite au Sénégal à la veille de la présidentielle, le mercredi 16 janvier dernier, avaient émis leurs inquiétudes. En effet, à la veille de la présidentielle, 9477 cartes attendaient encore leurs propriétaires, rien qu’à la Sous-préfecture de Dakar Plateau, alors que 5664 autres étaient en souffrance à la Commission de retrait des cartes de l’Acapes, Parcelles assainies. Ce qui a empêché certains Sénégalais d’exercer leur droit de vote

Dionne fait ses cartons et ses adieux

http://www.dakarmatin.com Le bientôt désormais ex-Premier ministre n’a pas attendu la promulgation de la loi supprimant son poste et votée le 4 mai dernier par l’Assemblée nationale pour faire ses bagages. Mohammad Boun Abdallah Dionne a voulu anticiper les choses. D’autant qu’il a fait ses adieux au personnel et ses cartons pour migrer vers le palais où il est nommé ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République.

Dionne a présidé avant-hier à la Primature sa dernière réunion de coordination aux allures d’adieux. Naturellement, il a vivement remercié ses collaborateurs pour leur loyauté et leur a demandé d’en faire autant. La rencontre s’est terminée dans une belle émotion à cause des séparations

En effet, comme il n’y aura plus de siège du gouvernement, il faudra bien qu’une institution occupe les anciens locaux de la Primature. Et le président de la République a décidé que les 7 sages du Conseil constitutionnel sont dignes d’occuper ses locaux laissés vacants par Mohamed Boun Abdallah Dionne. Ainsi, Pape Omar Sakho et son équipe auront bientôt un cadre de travail meilleur, avec tout le confort qui l’accompagne

Ousmane Sonko : « je suis habitué aux menaces… »

http://www.dakarmatin.com/ Venu assister à la cérémonie de lancement de l’ouvrage du journaliste Ababacar Sadikh Top intitulé « Ousmane Sonko : trajectoire, parcours et discours de l’espoir », le candidat malheureux à l’élection présidentielle du 24 février dernier a clamé ne pas être ébranlé par les menaces.

« Je suis habitué des menaces y compris celles qui viennent d’en haut », a déclaré Ousmane Sonko en s’adressant au journaliste et auteur du livre qui retrace son parcours et fait découvrir certains pans méconnus de sa vie. Dans le même sillage, Ousmane Sonko a révélé qu’il est grand amateur des chiens. Mais, raille-t-il : « Ce n’est pas pour qu’ils aillent mordre ceux qui sont de l’autre côté. (L’élevage de chiens) C’est une simple passion ».

Sur le plan politique, Ousmane Sonko a indiqué qu’il ne croit pas au messie encore moins aux actions isolées ou individuelles. « Je crois à l’action collective, qualitative. Je crois à la nécessité d’avoir une masse critique de Sénégalais qui ont suffisamment conscience des enjeux de l’heure », a-t-il renseigné. Pour lui, c’est à la jeunesse sénégalaise de gagner le combat pour la démocratie, le progrès et la bonne gouvernance. « C’est à nous de gagner ce combat, c’est à nous de le parachever et de faire bénéficier à nos fils et petits-fils les fruits de cette lutte », soutient-il.

Par ailleurs, Ousmane Sonko n’a pas tari d’éloges à l’endroit du journaliste Ababacar Sadikh Top, auteur du livre qui retrace le parcours de l’homme politique qu’il est

La réplique Saleh de Mahmoud à l’opposition sur la situation du pays et la révision de la constitution

https://www.dakaractu.comPour sa première sortie médiatique après sa nomination aux fonctions de ministre d’État et directeur de Cabinet politique du chef de l’État, Mahmoud Saleh a fait usage d’un langage cru à l’endroit de l’opposition. Le leader du mouvement Tekki, en l’occurrence le député Mamadou Lamine Diallo, a été le premier à recevoir ses flèches. Le chef du laboratoire politique du Président de la République, a dénoncé vivement les attaques virulentes dudit parlementaire qu’il qualifie de ‘’diarrhée verbale’’. Des propos ‘’qui souille toutes les actions du régime de Macky Sall, a dit M. Saleh dans son discours partagé entre règlement de comptes, mises au point, recadrage, leçons et perspectives politiques, renseigne le quotidien L’Observateur dans son édition du jour

En effet, Mahmoud Saleh dit reconnaitre ’’à tout opposant le droit de toujours chercher à justifier son opposition, même s’il faut aller jusqu’à pervertir la réalité’’. Seulement il conteste fermement certains propos : ‘’Il est inexact de dire que les travailleurs n’ont pas bénéficié de l’embellie économique’’. M. Saleh semble tolérer l’ignorance de certains qui comprennent ‘’l’amélioration de la situation des travailleurs par la seule augmentation des rémunérations’’, occultant ‘’volontairement’’ beaucoup d’autres éléments qui y concourent.

À ces membres de l’opposition aptes à tirer sur les actions du pouvoir, il leur demande : ‘’Que dire de la réduction de la fiscalité sur les salaires ? De la baisse du coût du loyer ? De la Couverture maladie universelle avec toutes ses variantes ? De la bourse familiale et de ce qui l’accompagne ? Des filets sociaux dont l’étendue couvre tous les besoins ou presque…’’, liste Mahmoud Saleh, pour rappeler les réalisations du président Macky Sall et de son régime. ‘’Bref, le partage des fruits de la croissance ne saurait se concevoir autrement’’, renchérit Mahmoud Saleh.

Dans son argumentaire, le directeur de Cabinet du chef de l’État semble susciter un débat sur la primauté des charges et la justice dans la prise en compte des préoccupations des populations. ‘’Devons-nous occulter ce qui se fait en direction des autres segments de notre Nation qui ne sont pas des travailleurs dans le sens où l’emploie l’autre ?’’, s’interroge-t-il. Une question qui repose sur l’opportunité ou non de mettre en avant les doléances de 200 000 travailleurs agents de l’État au détriment du reste des 15 millions de Sénégalais. Surtout que ces travaux absorbent le 1/3 du budget national à travers les salaires et autres avantages. M. Saleh appelle aussi à penser à‘’l’élargissement de l’assiette sanitaire et les multiples subventions à l’agriculture, aux programmes spéciaux qui ont vocation de réduire les disparités territoriales et sociales’’. Sans compter ‘’les programmes de réhabilitation des sites religieux, toutes obédiences confondues’’.

’La Constitution vient d’être régularisée et ramenée à l’orthodoxie et à ses fondamentaux’’

Ces questions d’ordre économique et social, vite évacuées par Mahmoud Saleh, invite a été faite aux contempteurs du Président Sall sur un terrain qu’il maîtrise beaucoup. Il s’agit des questions politiques. Et c’est pour parler de la suppression du poste de Premier ministre. Il en a profité pour remonter les bretelles à ceux-là qui dénoncent la suppression du poste de Premier ministre avec un tas d’arguments. ‘’Sur la suppression du poste de Premier ministre, laissons les juristes, constitutionnalistes et autres travailler àdonner une lecture juridique et technique de la question. Moi, je n’ai pas cette prétention. Et je suis un homme politique qui ne s’intéresse que, très peu, à  cet aspect de la question’’, avoue-t-il humblement. Il dira cependant que ‘’le Premier ministre, dans notre Constitution, est au service exclusif du président de la République et il n’a d’autres réalités que celles que lui donne le Président’’. À l’en croire, cette dernière révision de la constitution ‘’ne saurait constituer une secousse constitutionnelle, comme tentent de le faire croire certains membres de l’opposition. Cela, indique-t-il, ne modifie en rien l’architecture institutionnelle du pays et les relations du Président à la Nation non plus’’. Le ministre d’État et directeur du Cabinet politique de Macky Sall pense qu’avec la réforme, ‘’la Constitution vient d’être régularisée et ramenée à l’orthodoxie et à ses fondamentaux’’. Il en veut pour preuve que, maintenant, le Sénégal est régi par un ‘’régime présidentiel classique qui n’est parasité par aucun élément d’un autre régime politique qui l’a longtemps balafré’’. Mais, tient-il à préciser, ‘’ce ne sera, certainement, pas pour appliquer une politique d’austérité. Ça aurait été plus convenant de préserver l’interface, si ce n’était que pour ça’’. Un choix qui révèle, à ses yeux, ‘’le courage du Président Sall d’assumer devant le peuple, directement, sans interface, les pouvoirs qu’il lui a confiés’’.

Sokone : Abdou Latif Coulibaly candidat à la mairie

https://www.leral.net L’ancien ministre de la Culture a déclaré sa candidature à la mairie de Sokone pour les prochaines élections locales. Abdou Latif Coulibaly était dans son fief, hier, où il a pris part à une conférence religieuse.

« Celui qui est là a fait ce qu’il a pu, mais il a y a des choses à faire dans le domaine de l’eau, de l’électricité, du droit d’investissement communal etc. », a-t-il déclaré sur la RFM. Et de poursuivre, « si mon parti est d’accord, je suis candidat pour la mairie ». Abdou Latif Coulibaly a aussi demandé à ses partisans de cesser les contestations après son départ du gouvernement. « Nous sommes 21 ministres à avoir quitté le dernier gouvernement. Et puis, contester mon départ, c’est remettre en cause toutes ces années de compagnonnage avec le président Macky Sall ».

Louga-Mamour Diallo répond à ses détracteurs et rassure ses militants : « Ils ont peur! Mais il faut écouter votre leader… »

https://www.dakaractu.com/En bon leader politique, Mamadou Mamour Diallo a voulu, à l’occasion de la conférence des femmes du mouvement « Dolly Macky », se prononcer sur les agissements de certains qui s’empressent de lui mettre les bâtons dans les roues pour ensuite influencer ses militants. « Je vous assure qu’ils ont tous simplement peur. En tant que militants, il faut prendre votre mal en patience car, je sais que vous m’avez dans le cœur. J’ai beaucoup de projets et vous saurez plus tard que mes ambitions pour Louga sont loin d’être finis. Écoutez juste votre leader pour savoir sa destination », confie l’ex Dg des domaines…

Première sortie après sa destitution de la direction des domaines, Mamour Diallo tranquillise : Il n’y a jamais eu de malentendu entre le président et moi…»

https://www.dakaractu.com/Le président du mouvement « Dolly Macky » a foulé la terre Lougatoise ce samedi pour assister à la conférence organisée par les femmes « Dollystes ». L’homme politique est resté zen en donnant les arguments pour rassurer ceux qui ont pendant longtemps travaillé avec lui :  » Je tiens à préciser qu’entre le président Macky Sall et moi, il n’y a rien qui constitue un obstacle à ce qui nous a déjà lié », confirme l’ancien directeur des domaines.

Mamadou Mamour Diallo donnera des indications claires sur son attachement à la fidélité de son entourage avant de les rassurer sur la dynamique constante du soutien en direction du président Macky Sall. « C’est le président de la République qui m’avait mis à ce poste pendant des années et c’est lui qui a jugé nécessaire de m’en démettre. Donc c’est lui qui a la latitude de nommer qui il veut, quand il veut… » précisera t-il.

Le ramassage de Samba : Scandale !

https://www.senenquete.sn/ Le ramassage de Samba : Scandale !Je l’ai toujours dit et répété à suffisance.  Mais en vain !  Et pan sur nos gueules !   Il faut s’en convaincre, ce pays est magique et sécrète d’aussi belles contradictions. Y en a qui sont bernés, d’autres qui s’en foutent et d’autres encore   qui ne voient que leurs intérêts et   la ferme. Ils sont   nombreux dans notre corporation où   les   patrons sont   plus rectilignes que leurs jeunes et pauvres reporters sur qui la meute a l’habitude de houspiller.  Chez ces gens   tout se résume à l’argent.  Ils sont sous l’emprise du dieu Mammon. De l’état de la démocratie, la marche du pays, ce   n’est pas leur problème.   Ils s’en fichent   comme de leur première culotte trouée.

C’est   le cas   des députés de la majorité « mécanicienne » pardon, mécanique. Ils   ont encore fait le sale job habituel en votant aveuglement le vœu de « Sherif » de   supprimer   le   poste de Premier   ministre. Il   ne faut jamais compter sur ces tonneaux vides, ils voteront toutes les lois qu’on leur soumettra.  Ne pas le faire   créerait   un tsunami   politique.  Je vous l’ai toujours dit et voilà qu’un des députés vienne me confirmer. Je l’aime bien puisque lui au moins, il se veut honnête « Je suis un député de Macky Sall, je ne m’attarde même pas à lire les projets de loi, je les vote les yeux fermés », dit-il sans fausse   pudeur.  Et le sourire candide !

Vous vous attendiez à quoi ?  Les autres ne l’ont pas dit, il a été leur bouche comme le disait Aimé Césaire. Après le vote de la loi portant suppression du poste de Premier ministre, la nouvelle vice-présidente du Sénégal, notre chère Dame, a remis 500 mille FCFA à chacune des parlementaires de la majorité et de   l’opposition pour les féliciter et   assurer leur « Sukoru kor ». Seule la Lionne du Baol, ai-je appris, a refusé ce qui devrait revenir aux « miskines ».

Savez-vous que ce pays est juste bizarre ? Mais diantre, où donc cette dame peut-elle se procurer tout ce pactole qu’elle bazarde, en alimentant les militants politiques de son cher mari ? Personne n’ose broncher alors qu’elle n’a ni un poste électif, ni un poste nominatif, encore moins une profession qui pourrait permettre à Mme Sherif d’avoir ce train et tenir son rang de distributrice automatique de billets de banque. Il faut qu’on arrête de nous prendre pour des idiots et oser dire que ce qu’elle fait est anormal. Ce qui me fait mal, c’est d’entendre ces inepties du genre : « Première dame mom dafa baqh dafa meuna dioqué xaliss. Bolène guissé mom say adio fadiou ». N’importe quoi ! Comme si l’argent qu’elle dégaine lui appartenait.

Y a également son époux qui reçoit à quelques heures d’un vote d’une loi bizarroïde, ses députés qui quittent le palais avec des billets de banque en plus de transport pour le pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam pour certainement expier leurs péchés avec tout le mal qu’ils ont fait au peuple. Tristounet pays, tristounette Afrique dès lors que le scénario est visible partout dans le continent.  Et ça ose se dire député du peuple.  Mes c…

Ce pays est au bord du gouffre. Et croyez-moi, le chemin   qui y   mène est à nos pieds ! Les scandales sont devenus une récurrence et tout le monde s’en fout. A La Poste, nos enquêteurs tenaces de Senenquête ont fouiné dans les « valises » de l’ancien directeur général et ont trouvé de dodus cafards. C’est une corruption extraordinaire. On recrutait des gens qui n’avaient   ni le profil ni le niveau. Savez-vous que La Poste a cessé de recruter par concours ? Ben oui ! Beaucoup de jeunes sont recrutés par clientélisme politique.

Dans certaines agences de l’Etat, là c’est bien le quotidien « Le Témoin » qui nous informe qu’il y a des directeurs généraux qui perçoivent 16 millions FCFA par mois. Pourquoi écarquillez-vous comme ça les yeux ?  Il faudra assumer. Surtout vous qui nous pompez l’air avec votre fameux slogan : « sama yone nekoussi ». Ce pays appartient à tout le monde. Faudra bien donner son avis et dénoncer toutes ces dérives qui plombent ce pays et qui accentuent la misère alors que des populations du monde rural comme Kolda, Kidira, Goudiry, Kédougou vivent dans des conditions exécrables.  Et pendant ce temps, des bienheureux    perçoivent plus de dix mille fois le salaire de mille personnes.

Et encore, on nous apprend que la bande de cette fédération et son ministère des Sports ont gaspillé nos maigres sous lors du mondial. Personne n’en a parlé. Il a fallu que le journal Libération fouille pour nous informer de ce qu’il appelle la « Bamboula sénégalaise à Moscou ». D’ici   peu, on s’entendra   dire que le pays a été vendu. Et c’est le cas avec la forte   présence   des   Français et autres Turcs   dans tout ce qui pue le fric.

SOKHNA BATOR THIOUNE PARLE DES DERNIERS INSTANTS DU «CHEIKH» À BORDEAUX

http://www.emedia.sn/ C’est Sokhna Bator Thioune qui était au chevet de son défunt, époux, Cheikh Béthio. La quatrième épouse du « Cheikh » l’avait accompagné à Bordeaux et l’a assisté durant ses derniers instants. Mais, ce vendredi, 10 mai, en quittant Bordeaux, elle a livré un discours qui entretient le flou.

La veuve, s’adressant aux talibés du Cheikh a rendu grâce à Dieu et à Serigne Saliou avant de rappeler tout ce que leur époux faisait pour elle. « Le plus important pour moi, ce n’est pas le titre de Dieuwerigne qu’il m’a accordé, mais c’est d’avoir été son épouse. Je n’ai aucune prétention mais la vérité triomphera. Je peux d’ores et déjà vous dire que c’est à Bordeaux que le Cheikh a choisi. C’est historique pour la famille des Thiantacounes », a lancé Sokhna Bator Thioune à ses talibés. « Que tout le monde soit serein. Je vous demande tout simplement de vous unir. Restez unis et suivez les enseignements de Serigne Béthio Thioune », recommande-t-elle.

Succession de Cheikh Béthio : Ahmeth Khalifa Niasse est favorable au règne des femmes

https://kewoulo.info/ Ahmeth Khalifa Niasse ne cessera jamais de surprendre son monde. Après avoir été le premier arrivé à Médinatoul Salam pour présenter ses condoléances à la famille du défunt, Cheikh Béthio Thioune, et s’être laissé filmer aux cotés de Serigne Saliou Thioune « Gueule Tapéé », le fondateur de Niague Niassène a déclaré que « les femmes peuvent bien supporter les charges de Khalifes générales. » Un clin d’œil non avoué à Sokhna Aïda Diallo Saliou, titulaire désigné par son défunt époux, et Sokhna Bator Thiam; deux des épouses qui nourrissent l’ambition de s’asseoir sur le trone de guide des Thiantacounes.

Mbour : De retour de Touba, Serigne Saliou Thioune et Khadim Thioune sauvés par les forces de l’ordre

https://www.dakaractu.com/ La situation est loin d’être résolue à Madinatoul Salam. L’illustration parfaite en a été administrée dès le retour des deux fils de Cheikh Béthio Thioune, Serigne Saliou et Khadim en l’occurrence. Ils ont dû faire face à la furie des Talibés Thiantacones très remontés contre eux pour avoir enterré leur guide ailleurs que prévu. Pendant un bon moment, ils ont investi la demeure familiale pour le leur faire savoir, et une fois de plus, la vigilance et la promptitude des forces de l’ordre en grand nombre, auront permis de les contenir. Impuissants et très remontés, une bonne partie des Thiantacones a décidé de lever le camp. Du reste, notre équipe de reportage a été sommée de quitter les lieux sur instruction de la première épouse du Cheikh…

ILS ONT ACCOMPAGNÉ CHEIKH BÉTHIO À BAKHIYA-Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre…Les Ndongo Tarbiyah…Les populations des Santhiannes et quelques Thiantacônes visiblement anéantis

https://www.dakaractu.com/ Symbolique ! Cheikh Béthio pour un dernier tour d’honneur chez son marabout Serigne Saliou Mbacké, l’homme  qui a fait de lui ce qu’il est devenu aujourd’hui; »un CHEIKH  » et une figure historique du mouridisme.

Le guide spirituel des Thiantacônes a été, pour l’occasion, fortement accompagné par des gens qui ont voulu lui rendre un ultime et vibrant hommage.

Le guide spirituel des Thiantacônes a en effet été introduit dans la grande concession de l’ancien Khalife général des Mourides. Il y aura passé plus d’un quart d’heure sous une effervescente clameur spécialement ponctuée par les chants religieux des  »Ndongo Tarbiyah. »  Les  »Ndongo Tarbiyah », ce sont ces bouts de bois de Dieu qui, tout-petits, se bousculaient devant la porte du véhicule du Cheikh lorsque celui-ci venait leur rendre visite dans les daaras de Khelcom, Goot, Lagane, Ndocka, Djibingël… Leur bienfaiteur avait l’habitude de débarquer avec des repas à base de viande aussi variés que copieux. Par groupes, ces talibés, presque tous devenus des pères de famille, ont tenu à accompagner celui qu’ils appelaient  » Cheikh-bi  » et lui dire  » merci  » pour tout ce qu’il a fait pour eux. À côté de ces derniers, l’on pouvait, par ailleurs, remarquer l’imposante présence des populations venues des quartiers périphériques, communément  »Santhiannes » . Elles aussi ont senti l’obligation d’accompagner Cheikh Béthio jusque devant sa dernière demeure. Interpellées, certaines d’entre elles diront se rappeler de ses gestes de solidarité envers elles lors des grands magals de Touba. Des cuisines étaient, en effet, installés jusque dans leurs quartiers pour leur permettre de vivre pleinement le 18 Safar et d’avoir droit à de bons repas.

Dans la délégation, on  pouvait aussi facilement identifier quelques membres de la famille du Saint homme dont principalement Serigne Mourtadha Mbacké Ibn Serigne Saliou Mbacké. Serigne Cheikh Ndigël aura aussi attiré les attentions par sa présence. Il entretenait avec le regretté disparu d’excellentes relations.

Après avoir  permis à Cheikh Béthio de   » visiter pour une dernière fois  » la demeure de son guide spirituel, le cortège s’est ébranlé pour rallier, à quelques lieues de là,  la façade Est de la grande mosquée où, devant l’ancien cimetière, se tiennent généralement les prières mortuaires. Plusieurs chefs religieux auront ici choisis d’être présents. Nous citerons Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, son frère Serigne Fallou Mbacké Abdou Khadre, par ailleurs Imam chargé de diriger la prière mortuaire, Serigne Galass Kaltom etc…

Après la prière mortuaire, le cortège composé d’une file impressionnante de véhicules, a contourné les cimetières pour faire cap sur Bakhiya où attendait une foule immense.

Paradoxalement, ce sont les Thiantacônes qui n’auront pas massivement effectué le déplacement. Beaucoup d’entre eux s’étaient déjà massés à Médinatoul Salam et à l’aéroport International Blaise Diagne espérant poser, pour une dernière fois, un œil sur le Cheikh. Nos sources font état de Thiantacônes qui ont choisi de boycotter l’inhumation, sous prétexte d’être en désaccord avec la décision de l’enterrer à Touba. C’est bien tardivement qu’ils vont se rendre à l’évidence et accepter le ndigël du Khalife des Mourides…

CHEIKH BASS INTRANSIGEANT : « Il existera toujours des gens qui feront tout pour salir la voie Mouride ou pour la vendre, mais inéluctablement ils échoueront à tous les coups »

https://www.dakaractu.com/ Venu représenter le Khalife Général des Mourides à la cérémonie officielle du magal de Serigne Souhaïbou Mbacké, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre n’a pas manqué d’aligner vérités et mises en garde contre les détracteurs de la voie Mouride.  Pour lui, ni Satan, ni ses ouailles ne parviendront à réussir leur maléfique entreprise car, dira-t-il, Serigne Touba a obtenu de son Seigneur l’agrément qu’il lui fallait. En substance, il se voudra ferme contre ceux qui profitent des moindres occasions pour s’attaquer au mouridisme.

 » Nous sommes dans un temps crucial de la vie qui voudrait que chacun d’entre nous privilégie le silence et le travail. Partout où il y a le bon, il y a à côté le mal. Tout le monde n’acceptera pas la vérité. Serigne Touba a toujours exhorté ses disciples à ne jamais troquer la vérité au mensonge. Dans ce monde, il existera toujours des gens qui se tueront à salir la voie Mouride. Ceci constituera, pour longtemps, leur ambition mais ils ne parviendront jamais à atteindre leurs objectifs  », dira-t-il substantiellement.

Cheikh Bassirou Mbacké Abdou Khadre tenait son discours à la suite du ministre Matar Bâ qui conduisait la délégation gouvernementale. Celle-ci était composée de plusieurs personnalités. C’est le cas du ministre Dame Diop, de Cheikh Mbacké Sakho, du Directeur général de la Sogip Sa, Gallo Bâ etc… L’ancien candidat à la dernière présidentielle Ousmane Sonko a aussi pris part à la cérémonie officielle.

LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 11/05/2019

Dionne fait ses cartons et ses adieux 

Le bientôt désormais ex-Premier ministre n’a pas attendu la promulgation de la loi supprimant son poste et votée le 4 mai dernier par l’Assemblée nationale pour faire ses bagages. Mohammad Boun Abdallah Dionne a voulu anticiper les choses. D’autant qu’il a fait ses adieux au personnel et ses cartons pour migrer vers le palais où il est nommé ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République. Dionne a présidé avant-hier à la Primature sa dernière réunion de coordination aux allures d’adieux. Naturellement, il a vivement remercié ses collaborateurs pour leur loyauté et leur a demandé d’en faire autant. La rencontre s’est terminée dans une belle émotion à cause des séparations

Mbaye Ndiaye tient un décret de ministre d’Etat

Tout le monde ne le savait pas, mais «L’As» est en mesure de certifier sans risque d’être démenti que Mbaye Ndiaye a retrouvé ses anciennes attributions de ministre d’Etat à la Présidence. Nos radars braqués sur le Palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor confient que Mbaye Ndiaye a été confirmé ministre d’Etat. Son décret lui a été remis, même si c’est en catimini. C’est quand même sans surprise quand on sait qu’il a été de tous les combats pour l’accession de Macky sall au pouvoir.

Sonko sort de son hibernation

Ousmane Sonko sort de son hibernation. Le leader de Pastef qui se fait rare depuis son revers de la dernière présidentielle a tenu à assister à la cérémonie de lancement de l’ouvrage qui lui est dédié par le journaliste Ababacar Sadikh Top. L’ouvrage est intitulé : «Ousmane Sonko : trajectoire, parcours et discours de l’espoir». Prenant la parole, le leader de Pastef a soutenu qu’il a une carapace de titan. «Je suis habitué des menaces y compris celles qui viennent d’en haut», a déclaré Ousmane Sonko en s’adressant au journaliste et auteur du livre qui retrace son parcours et fait découvrir certains pans méconnus de sa vie. Sur le plan politique, Ousmane Sonko a indiqué qu’il ne croit pas au messie encore moins aux actions isolées ou individuelles. «Je crois à l’action collective et qualitative. Je crois à la nécessité d’avoir une masse critique de Sénégalais qui a suffisamment conscience des enjeux de l’heure», a-t-il renseigné. Pour lui, c’est à la jeunesse sénégalaise de gagner le combat pour la démocratie, le progrès et la bonne gouvernance. «C’est à nous de gagner ce combat, c’est à nous de le parachever et de faire bénéficier à nos fils et petits-fils les fruits de cette lutte», soutient-il.

Communiqué Synergie Républicaine 

Le président du parti Synergie Républicaine déplore l’absence d’une frange de l’opposition lors des concertations sur les termes de références du dialogue politique. Pour Mohamed Moustapha Diagne, il est inadmissible d’accéder aux conditions posées par ces partis pour prendre part au dialogue. Synergie Républicaine, dit-il, ne saurait comprendre ni accepter comme préalable d’une participation à un dialogue, la libération de Khalifa Sall et le retour de Karim Wade. A l’en croire, le dialogue exclut le chantage. Le président de Synergie Républicaine se félicite, par ailleurs, de la mise en place de la commission d’enquête parlementaire relativement aux accusations de Ousmane Sonko sur un présumé détournement de deniers publics à hauteur de 94 milliards. Pour lui, la clarification de cette affaire est une revendication du peuple. Sur un autre registre, Mohamed Moustapha Diagne demande au gouvernement de mettre en mode «fast track» le projet de relance des chemins de fer du Sénégal.

Un père tue ses deux enfants et blesse son ex-épouse 

C’est l’émoi et la consternation au quartier Arafat de Rufisque. En effet, Léo Djiby Foinard (6 ans) et Maya Foinard (3 ans), tous les deux enfants de Mareata Foinard auraient été empoisonnés par leur père, Laurent Foinard décrit comme un «maniaque». Les faits se sont passés avant-hier dans la ville de Dresde. «C’est hier soir aux environs de 19 heures que ma fille m’a appelée au téléphone pour me dire : « Maman Laurent a tué mes enfants», raconte sa mère Sadio Guissé à «dakaractu». Mareata, plus connue sous le nom de Bébé, s’était mariée avec ce Français à Rufisque avant de rejoindre l’Allemagne. Le couple avait finalement fini par se séparer pour cause de violences répétées subies par la femme. En effet, l’homme a été plusieurs fois trainé en justice pour propos racistes et violents par son épouse qui finit par obtenir le divorce. Le mari a profité de ses deux jours de garde des enfants pour les assassiner. La maman voulant sauver ses enfants a été aussi blessée par le criminel. Actuellement internée à l’hôpital, Maréata est soutenue par son oncle et des Sénégalais. La famille de la Sénégalaise sollicite l’aide de l’État pour permettre à sa maman, Sadio Guissé, de se rendre rapidement en Allemagne et d’être auprès de sa fille et de l’assister. Cela lui permettra surtout de pouvoir disposer des corps de ses petits-enfants pour les inhumer au Sénégal.

Bamboula en Russie : La colère de Me Augustin Senghor

http://www.emedia.sn/Le débat autour de la question des sous de la coupe du monde de football « Russie 2018 » qui n’auraient pas été dépensés à bon escient et des millions (+ de 100) que le ministère des Sport doit à la fédération est toujours à l’ordre du jour. Mais, s’il y a quelqu’un que cette polémique dérange c’est bien le président de la Fédération sénégalaise de football, Me Augustin Senghor. Qui, ce vendredi, lors de la cérémonie de remise du drapeau à l’équipe nationale des moins de 20 ans en partance pour la Coupe du monde en Pologne, a déversé sa bile su ceux qu’il qualifie de « traitres ».

En effet, rapporte Vox Populi, Me Augustin en veut à mort à ceux qui ont vendu la mèche d’autant que cette affaire était « une cuisine interne ». Pour lui, il y a des gens qui essayent toujours de créer des conflits entre le ministère des Sports et la Fédération. Mais, avertit-il, c’est peine perdue parce qu’ils n’y parviendront pas.

Bounkiling : Saisie d’un camion contenant 120 madriers de bois rouge

http://www.seneweb.com/ Le secteur départemental des Eaux, Forêts et Chasse de Bounkiling (région de Sédhiou) a démantelé, dans la nuit du 8 au 9 mai, une bande de trafiquants de bois. Un certain Khadim Sène, cité dans des dossiers de trafics illicite de bois en Casamance est tombé dans les filets de l’équipe du lieutenant Antoine Thiaw, chef du secteur de Bounkiling.

THiaw convoyait 120 madriers de bois rouge à partir de la forêt de Kantakor située en zone rouge dans la commune d’Oulampane (Bignona). Alerté par un informateur, les bérets verts ont mis en branle leur plan d’intervention. Celui-ci a permis d’échapper  à l’œil mouchard de l’éclaireur que le convoyeur de bois avait dépêché sur la Nationale 4. Et de mettre la main sur le camion de marque Renault, immatriculé TH 9717 F

Au passage du véhicule suspect, le chauffeur a refusé de s’arrêter comme le lui demandaient les agents des Eaux, Forêts et Chasse. S’en est suivi une course poursuite. Sentant que les carottes étaient cuites, le conducteur du camion s’est rendu. Il sera arrêté en même temps que le convoyeur.

Ces derniers seront libérés après qu’ils ont dénoncé le propriétaire et déclaré qu’ils n’étaient que de simples exécutants dans cette affaire.

Le propriétaire informé, s’est déplacé à Bounkiling pour faire savoir au lieutenant Thiaw qu’il devait bénéficier d’un certain Ousmane Diouf d’un permis de circulation à partir du Carrefour de Médina Wandifa, vers Dakar. Mais selon Djimanga Diédhiou, commandant de l’inspection régionale des Eaux et Forêts de Sédhiou, il n’existe pas un agent portant ce nom au service régional de Kolda. Et que même si ce Diouf-là existait vraiment, il ne pourrait délivrer, de Kolda, un permis de circulation de bois exploité à Bignona.

Le propriétaire du chargement de bois sera alors arrêté, déféré et placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Sédhiou.

Guédiawaye-20 Kg de chanvre indiens saisis et 3 individus arrêtés

http://www.emedia.sn/Les éléments du commissariat central de la police de Guédiawaye ont démantelé un vaste réseau de trafic de drogue. Ils ont saisi 20 Kg de chanvre indien en sus de l’interpellation suivie de la garde à vue de trois individus. Ces derniers ont fait face aux enquêteurs et devraient être présentés, ce lundi 13 mai, devant le parquetier du palais de justice de Pikine/Guédiawaye.

Selon les Echos, l’un des présumés dealers détaillant a été surpris chez lui avec 10 blocs de 2 Kg. Cependant, le baron malien de la drogue fournisseur du réseau des trafiquants est actuellement recherché par la police. Ce dernier, ayant flairé le piège des policiers patrouilleurs a disparu dans la nature. Mais, une enquête est ouverte.

Rue Tolbiac : La terreur des commerçants de Dakar et de sa banlieue arrêtée par la Sûreté urbaine

http://actunet.net/Le sieur A. Ndiaye est dans de sales draps. Ce redoutable gangster est un spécialisé dans le vol à l’arrachée. Il a été arrêté dans la nuit du 2 au 3 mai dernier vers les coups de 5 heures du matin. Il est tombé à la rue Tolbiac, en plein centre-ville, au moment où il tentait de cambrioler un magasin. Son forfait a été déjoué par le préposé à la sécurité des lieux. Le gus qui était en mauvaise posture a aussitôt dégainé son revolver. Dans la foulée, il a tiré  plusieurs coups en direction du gardien, sans l’atteindre. Ayant épuisé ses munitions, le bandit a voulu prendre ses jambes à son cou. Mais, c’était sans compter avec la détermination et la bravoure du vigile en question. Celui-ci, a dû mettre sa vie en jeu. Et ce, afin de lui mettre la main dessus. Le nommé A. Ndiaye une fois maîtrisé, a été conduit, avec l’aide d’un policier qui se rendait au boulot, au commissariat central de Dakar. Soumis au feu roulant des enquêteurs, A. Ndiaye est vite passé à table. Il a reconnu sans ambages, les faits qui lui sont reprochés. A l’en croire, il a eu à cambrioler des magasins et des boutiques, dans plusieurs quartiers de Dakar et de sa banlieue. Très coopératif, il a même jeté en pâture ses acolytes. Sans désemparer, les hommes du Commissaire Dramé, le patron de la Sûreté urbaine, sont entrés en action. En compagnie du mis en cause, ils ont effectué des descentes inopinées notamment à la « Cité Imbécile » et aux HLM montage. Cette opération a été fructueuse. Elle a permis d’interpeller quelques acolytes du sieur A. Ndiaye. Il s’agit des nommes Y. Sidibé, W. Ndiaye et K. Diakhaby. Poursuivant leurs investigations, les limiers de la Sûreté urbaine ont également intercepté pour des faits de recel, les sieurs C. Faye et  M. Faye. Les autres membres de la bande à A. Ndiaye dont son jeune frère  F. Ndiaye, ont réussi à se soustraire à l’action de la police. Ils sont activement recherchés. Idem pour un certain M. C. Fall, chauffeur de taxi. Le rôle de ce dernier qui nichait à la « Cité Bissap » était de faciliter le transport à ces bandits à charge pour eux de se partager le butin. A l’annonce de l’arrestation de cette bande d’agresseurs qui écumait les quartiers des HLM, Castor, Derklé, Rebeuss, Dieuppeul, Maristes, Nord-Foire, Parcelles-Assainies, Guédiawaye, Yeumbeul, Sicap, Yarakh et Bel Air, une cascade de plainte a été déposé sur la table du Commissaire Dramé. Les victimes qui sont quasiment tous des commerçants, ont perdu, lors de ces cambriolages, des numéraires et des marchandises estimées provisoirement à plusieurs dizaines de millions de Fcfa.  Pour les besoins de la procédure, le revolver du chef de gang, une grosse cisaille, dix motos scooters toutes dépourvues de papiers et un taxi de marque Toyota, ont été saisis et confisqués. La police ayant rassemblé assez d’indices graves et concordants de nature à motiver leur inculpation, a  écroués les mis en cause qui sont pour la plupart d’entre eux, des repris de justice. Au terme de leur délai légal de garde-à-vue, ils ont été déféré hier au parquet du Procureur. Ils sont poursuivis entre autres pour les faits d’association de malfaiteurs, vols multiples commis en réunion la nuit avec effraction, usage d’arme à feu, de moyens roulants, tentative de meurtre, blanchiment et recel.Siaka NDONG

Kolda : Des Médicaments Frauduleux D’une Valeur De 94 Millions Saisis

https://www.walf-groupe.com/des éléments du service des douanes en poste à Vélingara, dans la région de Kolda (sud) ont procédé à une saisie de médicaments frauduleux d’une valeur de 94 millions de francs

Cette saisie, selon cette source, a eu lieu mardi aux environs de 12 h lors d’une opération de contrôle sur la route de kalifourou, localité située à une trentaine de kilomètres de la Guinée Conakry. Le lot saisi comprend entre autres 75 cartons et 13 sacs de médicaments dissimulés dans un camion frigorifique. Le conducteur du véhicule a réussi à prendre la fuite. Au mois de mars, la douane avait procédé également à la saisie de plus de 300 kg de chanvre indien dans le département de Kolda.

Village de Macka Samba : des concessions et d’importants dégâts matériels ravagés par un violent incendie…

https://senego.com/Un violent incendie dans le village de Macka Samba hier, a ravagé deux concessions occasionnant d’importants dégâts matériels.

D’après un des chefs de familles, Macka Samba dans la commune de Médina El Hadj, à 1 km de la frontière avec la Guinée-Bissau (25 km de la ville de Kolda), la situation a été aggravée par le fait que le village ne dispose que d’un seul puits.

S’y ajoute également, selon lui, l’inaccessibilité du village  et l’heure de l’incendie (20H), qui coïncide avec la coupure du jeûne.

Incendie à sandaga : Près de 10 cantines consumées par le feu

https://www.dakaractu.com/ À l’heure où ces lignes sont écrites, les éléments des sapeurs pompiers s’activent pour éteindre le feu qui a fini de ravager près de 10 cantines situées en face du centre commercial El Malick à Sandaga.
Pour le moment, il est difficile d’évaluer les pertes car le feu n’est pas encore maîtrisé. On ignore les causes de l’incendie, mais l’on dénonce d’ores et déjà les branchements clandestins, en attendant un bilan plus exhaustif…

Incendie sur l’avenue Émile Badiane : plusieurs cantines réduites en cendres

Le feu a encore frappé dans la capitale pour la deuxième fois en moins d’un mois. Après l’incendie qui avait ravagé le centre commercial sis sur l’avenue Blaise Diagne, cette fois-ci, c’est au tour de la Rue Émile Badiane, causant d’importants dégâts matériels. Surpris, les propriétaires ne pouvaient que constater l’ampleur des dégâts. Le Sous-préfet de Dakar-Plateau, Djiby Diallo alias « Jack Bauer », le maire de Dakar-Plateau, le préfet de Dakar et les sapeurs-pompiers de Malick Sy ont vite rappliqué sur les lieux. Il s’agit des cantines qui s’activent dans la vente de matériaux électroniques, des vendeurs de papeterie et des réparateurs de téléphone portable. Pour le moment, une dizaine de cantines ont été complètement détruites par le feu mais les raisons restent inconnues. Les commerçants présents sur les lieux tentent de sauver les quelques bagages restants…

Serigne Abdoul Karim Mbacké Fallilou,en deuil

https://actusen.sn/La grande  faucheuse a encore  frappé dans la capitale du ‘’mouridisme’’, à moins de 24 heures  de l’enterrement de Serigne Cheikh Béthio Thioune au cimetière de Bakhiya, à Touba. En effet, la vénérée mère  de Serigne Abdoul Karim Mbacké Fallilou, Sokhna Mame Awa Faye, a tiré sa révérence, ce samedi, aux environs de l’aube, selon des indiscrétions de Actusen.sn

L’ancienne épouse du deuxième khalife général des ‘’mourides’’, Serigne Fallou Mbacké, s’est éteinte à un âge très avancé. La rédaction Actusen.sn présente ses condoléances à la famille éplorée.Mor Mbaye Cissé,correspondant à Touba

 

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