PARC DE HANN : Les employés dénoncent une mauvaise gestion et tirent à boulets rouges sur la Direction

PARC DE HANN : Les employés dénoncent une mauvaise gestion et tirent à boulets rouges sur la Direction
PARC DE HANN : Les employés dénoncent une mauvaise gestion et tirent à boulets rouges sur la Direction
https://www.jotaay.net/ Dernièrement, des photos d’animaux affamés et blessés avaient été publiées sur les réseaux sociaux, pour alerter les autorités sur la situation au parc de Hann. Même si des personnes ont voulu étouffer les choses, la vérité, c’est que ce parc forestier et zoologique est dans un piteux état. Interpellés sur la situation, les employés confirment et accusent le commandant Ibrahima Ndiaye, actuel Directeur, d’être la cause de tous les maux.
Les relations entre le Directeur et les employés du parc forestier et zoologique de Hann sont en train de virer au vinaigre. En effet, ces derniers, très remontés contre le commandant en charge du parc, affirment que l’état actuel dudit lieu n’est que la conséquence de la mauvaise gestion du Directeur. Sous le couvert de l’anonymat, cet employé du parc confirme les allégations selon lesquelles les animaux sont affamés et la plupart d’entre eux  blessés. A l’en croire, il n’y a plus d’animaux qui puissent attirer des visiteurs, c’est la raison pour laquelle certains visiteurs sont très déçus à leur sortie. «Ce qui se passe au parc de Hann est une arnaque. Les images peintes sur la devanture ne reflètent guère la population d’animaux du parc. A part les 8 lions, 2 hyènes et quelques singes, il n’y a quasiment plus d’animaux dans le parc. Il n’y plus de kob, plus de puma, plus de phacochère. Beaucoup d’animaux sont morts durant ces trois dernières années», révèle-t-il.
D’après ce dernier, depuis l’arrivée du nouveau Directeur, il y a une gestion clanique. Les travailleurs vivent dans des conditions extrêmes. Depuis trois ans qu’il est là, personne ne peut identifier une bonne action de sa part. «Nous n’avons pas de prime de risque, nous n’avons même pas de véhicule. Durant ce mois, un employé a été mordu par un singe, il a fallu qu’un visiteur l’emmène dans sa voiture pour qu’il puisse se soigner. Ce n’est qu’en 2017 qu’on a signé pour un Cdi (contrat à durée indéterminée)»,  assène notre source, avant de lancer : «nous sommes tout le temps stressés. Nos salaires sont dérisoires et nous subissons une injustice qui ne dit pas son nom. Nous qui avons fait plus de 10 ans, nous voyons des gens qui ont moins d’expérience gagner plus, alors que nous faisons plus que ce pourquoi nous sommes payés. Nous n’avons pas d’horaires fixes et nous ne pouvons même pas espérer être payés pour nos heures supplémentaires. On part chercher des chevaux morts ou blessés partout et à n’importe quelle heure», se plaint l’employé du parc de Hann.
60 millions par an pour la nourriture des lions et les 100.000 francs de budget par semaine pour les singes «en fumée»
Selon notre interlocuteur, ce sont les animaux qui sont les premiers à plaindre. Ils ne mangent plus, le plupart sont blessés et affamés. Depuis que le nouveau patron est là, on a vu leur ration diminuer de jour en jour. Pour les singes, ils avaient droit à un budget de 100.000 pour leur nourriture de la semaine. Mais maintenant, on attend que Auchan offre ses produits périmés pour nourrir les singes. Imaginez ce trafic depuis l’arrivée de Auchan et le budget continue d’être dégagé chaque année. Il en est de même pour les lions. Depuis 4 ans, la Direction n’achète plus d’âne pour nourrir les lions. Ce sont les Chinois qui leur offraient la viande des ânes qu’ils abattaient pour la peau. Les lions ont droit à 60 millions de budget pour chaque année.La grande question qui se pose:où est tout cet argent, alors que l’état du parc va de mal en pis?,s’interroge t-il.
A l’en croire, le commandant Ibrahima Ndiaye ne connaît rien à ce secteur. «Il a reconnu lui-même ne rien connaître de ce secteur, alors pourquoi l’avoir nommé à ce poste ? Il est temps que les autorités fassent le nécessaire, sinon le parc risque de mourir et les animaux avec», prévient notre interlocuteur. Ndèye Khady D. FALL

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