Les recettes fiscales estimées à 3079 milliards en 2017

Les recettes fiscales estimées à 3079 milliards en 2017
Les recettes fiscales estimées à 3079 milliards en 2017

Au Sénégal, les revenus fiscaux représentent environ 60% du total des recettes budgétaires. La structure de ces ressources est dominée par les impôts indirects qui comptent pour près de 70% des recettes, contre environ 30% pour les impôts directs.
Le potentiel fiscal au Sénégal est estimé à 3079 milliards pour l’année 2017, soit 25,3% du PIB, contre des recouvrements effectifs de recettes fiscales s’élevant à 1845 milliards, soit une pression fiscale de 15,2% du  produit  intérieur  brut (PIB).  C’est ce qui  ressort d’une étude  d’évaluation du potentiel fiscal du Sénégal. Ainsi, l’Etat aurait pu collecter 1234 milliards de taxes supplémentaires, soit une marge de progression de 66,9% qui représente l’effort fiscal, n’eut été l’inefficience technique. D’après les résultats, les lignes de taxes considérées dans le cadre de ce travail sont l’impôt sur les sociétés (IS), l’impôt sur le revenu (IR), la TVA, les droits de douane hors pétrole et droits de douane sur les produits pétroliers. Le choix de ces rubriques de taxes tient compte de leur poids dans les recettes fiscales totales. En effet, l’échantillon de lignes de recettes considéré dans le cadre de cette étude est très représentatif car le total des taxes introduites dans l’estimation de la frontière stochastique d’efficience représentant 78,6% des recettes fiscales en moyenne sur la période 2000-2017. En effet, les recettes fiscales présentent une configuration dominée par les impôts indirects prélevés sur le commerce extérieur. Toutefois, le poids de ces taxes tend à baisser dans le temps notamment sous l’effet des mesures de libéralisation des échanges commerciaux. L’approche des modèles à frontière stochastique d’efficience a été adoptée en considérant les principales lignes de taxes que sont la TVA, l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur le revenu, les droits de porte sur les produits pétroliers et les droits de porte hors produits pétroliers. « Les résultats montrent globalement des marges progressions des recettes fiscales en pourcentages du PIB estimées à 10,15 points soit un potentiel fiscal de 25,3% du PIB pour l’année 2017. Le Sénégal réalise ainsi une performance inférieure celle du pays médian issu d’un échantillon de 23 pays d’Afrique subsaharienne et 29 pour lequel le potentiel fiscal inexploité est compris entre 3 et 6,5 points de pourcentage », lit-on. Par ailleurs, les marges de progression de recettes fiscales ont été estimées suivant les différentes lignes de taxes. Ainsi, le recouvrement de l’IR est le moins performant avec une possibilité d’augmenter le niveau de prélèvement de 7,08 points de pourcentage. La ligne présentant les meilleurs résultats correspond aux droits de porte hors produits pétroliers pour lesquels la marge de progression est estimée à 0,1 point de pourcentage. Les facteurs à l’origine de la contreperformance du recouvrement de l’IR pourrait être notamment la main d’œuvre du secteur informel, la fraude et l’évasion fiscale et les facilités accordées par l’Etat sous forme d’exonérations au titre de l’IR. Ces raisons présumées appellent des recommandations allant dans le sens d’une meilleure prise en compte du secteur informel, d’un renforcement du contrôle fiscal et d’une rationalisation des dépenses fiscales qui représentent 39,6% des recettes fiscales et 6,02% du PIB
Renforcer  la collaboration entre la Douane, le Trésor et les Impôts
A cet égard, une meilleure allocation des dépenses fiscales pourrait consister notamment à réaliser des économies sur les exonérations accordées au titre de l’IR. Celles-ci sont coûteuses (elles représentent 1,5% du PIB) alors que les performances au recouvrement de l’IR sont les plus éloignées du potentiel. En outre, pour une meilleure prise en compte du secteur informel, l’administration fiscale gagnerait à poursuivre les efforts allant dans le sens d’une sensibilisation aux obligations fiscales ainsi que de la simplification du système fiscal. Les efforts allant dans le sens du renforcement de la collaboration entre la Douane, le Trésor et les Impôts doivent se poursuivre, notamment le croisement de données entre les deux institutions à travers un identifiant unique. Un tel dispositif constitue un outil efficace de lutte contre la fraude en permettant notamment de confronter les chiffres d’affaires déclarés aux importations et aux données de marché public par liaison informatique. De manière générale, les mesures visant à moderniser l’administration fiscale sont à encourager. Elles contribuent à la rendre plus efficace et plus attractive pour une meilleure mobilisation des recettes fiscales.Zachari BADJI

LES EXPORTATIONS SÉNÉGALAISES EN HAUSSE DE 18, 8 % (ANSD)

Dakar, 10 mai (APS) – Les exportations sénégalaises ont atteint à la fin du mois d’avril une valeur financière de 203, 3 milliards de francs Cfa, contre 171, 1 milliards le mois précédent, équivalant à une hausse relative de 18, 8 %, a appris l’APS de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
’’En mars 2019, les exportations du Sénégal sont évaluées à 203,3 milliards de FCFA contre 171,1 milliards de FCFA au mois précédent, soit une hausse de 18, 8 %’’, indique notamment la structure dans son Bulletin des statistiques du commerce extérieur du Sénégal.
Ce relèvement est lié à l’augmentation de 31, 6 milliards de francs des expéditions de produits pétroliers, de 6, 5 milliards de francs d’engrais, de 37, 6 % de francs des arachides grillées et de 8, 8 % d’or non monétaire, souligne le document consulté par l’APS.
Cette tendance haussière a été amoindrie par la contraction de 96, 4 % des exportations de coton et de 94, 7 % de titane, alors que comparées au mois de mars 2018, les exportations sénégalaises ont augmenté de 42, 6 %, rapporte l’ANSD.
Le cumul des exportations à fin mars 2019 s’est établi à 555,3 milliards de FCFA contre 384,2 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2018, soit une augmentation de 44,5%, précise la même source.
L’or non monétaire (39,8 milliards de FCFA), les produits pétroliers (31,6 milliards de FCFA), l’acide phosphorique (23,0 milliards de FCFA), les poissons frais de mer (15,2 milliards de FCFA), et les arachides non grillées (13,5 milliards de FCFA) ont été les principaux produits exportés, au cours du mois de mars 2019, selon l’ANDS.
Les principaux clients du Sénégal sont la Suisse (18,6%), l’Inde (10,5%), le Mali (9,8%), la Chine (7,3%) et l’Espagne (4,6%), fait-on savoir.AKS/OID

AMÉLIORATION DU SOLDE COMMERCIAL DU SÉNÉGAL EN MARS (ANSD)

Dakar, 10 mai (APS) – Le déficit commercial du Sénégal s’est amélioré à la fin du mois de mars dernier avec un solde négatif étant passé de 179, 8 milliards de francs CFA en février à 106, 8 milliards au troisième mois de 2019, a annoncé l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Cette amélioration du solde est expliquée par l’excédent vis-à-vis du Nigéria (0, 1 milliard de FCFA contre -37,8 milliards de FCFA au mois précédent) et la réduction du déficit vis-à-vis de l’Ukraine (-5,5 milliards de FCFA contre -11,3 milliards de FCFA au mois précédent) et de la Belgique-Luxembourg (-14,5 milliards de FCFA contre -19,9 milliards de FCFA au mois précédent), explique la structure dans son Bulletin des statistiques du commerce extérieur.
Cependant, le déficit vis-à-vis de la Finlande (-3,7 milliards de FCFA contre +2,8 milliards de FCFA au mois précédent) et du Togo (-2,9 milliards de FCFA contre +0,4 milliard de FCFA au mois précédent) a atténué l’amélioration du déficit de la balance commerciale, relève la structure dans son rapport consulté vendredi à l’APS.
Le cumul du solde, à fin mars 2019, s’est amélioré pour s’établir à -410,1 milliards de FCFA contre -558,4 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2018, fait savoir l’ANSD.AKS/ASB

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