SITUATION ÉCONOMIQUE : Les précisons de la Direction de la prévision et des études économiques

SITUATION ÉCONOMIQUE : Les précisons de la Direction de la prévision et des études économiques
SITUATION ÉCONOMIQUE : Les précisons de la Direction de la prévision et des études économiques
DakarTimes-La Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) rattachée au ministère de l’Economie et des Finances a fait le point sur l’activité économique au mois de mars 2019. Cet exercice de la Dpee a permis de constater, entre autres aspects, une «bonne tenue de l’activité en mars 2019», une augmentation «modérées» des ressources budgétaires, le déficit budgétaire. Le document dont nous vous proposer ci-après, renseigne aussi que le Fonds international monétaire (FMI) a «révisé à la baisse la croissance économique mondiale».
«Rebond de l’activité du primaire en mars 2019»
Au mois de mars 2019, le secteur primaire (hors agriculture et sylviculture) a rebondi de 9,3%, en variation mensuelle, après son repli du mois précédent. Cette situation traduit les performances du sous-secteur de l’élevage (+13,7%), la pêche s’étant contractée de 1,6% sur la période. Sur une base annuelle, le secteur primaire hors agriculture et sylviculture s’est, par contre, légèrement replié (-0,4%) en mars 2019, en liaison avec les contreperformances de la pêche (-9,0%).
«Progression de l’activité du secondaire en mars 2019»
En mars 2019, le secteur secondaire a progressé de 11,3%, en variation mensuelle, principalement, soutenu par la fabrication de produits agroalimentaires (+18,6%), la sous-branche «filature, tissage et ennoblissement textile» (+44,2%), la construction (+12,8%), et les activités extractives (+8,3%). Par contre, de faibles résultats sont observés dans le «travail de cuir et la fabrication d’articles de voyage et de chaussures» (-57,7%), le «sciage et rabotage de bois» (23,6%), les industries chimiques (-27,5%) et la fabrication de produits pharmaceutiques (-44,7%). Sur un an, une consolidation de 5,6% est notée dans le secteur secondaire, au mois de mars 2019, particulièrement portée par la fabrication de produits agroalimentaires (+14,7%), les activités extractives (+31,6%), la sous-branche de «filature, tissage et ennoblissement textile» (+16,3%) ainsi que la «production et distribution d’électricité et de gaz» (+13,3%). Cette évolution est, toutefois, atténuée par les faibles résultats du «travail de cuir et fabrication d’articles de voyage et de chaussures» (76,5%), du «sciage et rabotage de bois» (-39,9%) et de la «fabrication de ciment et d’autres matériaux de construction» (-9,9%).
«Hausse des exportations» 
Les exportations de biens sont évaluées à 203,3 milliards au mois de mars 2019 contre 171,1 milliards le mois précédent, soit une hausse de 18,8% (+32,1 milliards). Cette situation reflète l’augmentation des ventes à l’extérieur de produits pétroliers (+21,7 milliards), de produits alimentaires (+7,6 milliards), d’engrais minéraux et chimiques (+3,7 milliards) et d’or brut (+3,2 milliards). S’agissant des exportations de produits alimentaires, la progression observée est liée aux ventes à l’extérieur de produits arachidiers (+4,7 milliards), de légumes frais (+1,7 milliard) et de produits halieutiques (+1,2 milliard). En revanche, des contractions respectives des exportations de titane (-7,2 milliards), de ciment (-0,9 milliard) et de zircon (0,8 milliard) sont notées sur la période. Comparativement à la même période de l’année précédente, les exportations de biens ont affiché une hausse de 42,6% (+60,7 milliards) en mars 2019, notamment imputable aux produits pétroliers (+19,1 milliards), aux produits alimentaires (+15,5 milliards), à l’or brut (+15,2 milliards), à l’acide phosphorique (+5,3 milliards) et au zircon (1,4 milliard).
La hausse des exportations de produits alimentaires est essentiellement due aux produits arachidiers (+9,7 milliards) et halieutiques (+5,5 milliards). Toutefois, les exportations de titane et de ciment se sont respectivement repliées de 2,1 milliards et 2,0 milliards, sur la période. Sur le premier trimestre 2019, les exportations de biens se sont confortées de 44,5% (+171,1 milliards), relativement à la même période de 2018. Cette évolution est essentiellement attribuable aux produits alimentaires (+50,3 milliards), à l’acide phosphorique (+42,2 milliards), à l’or brut (+41,3 milliards), aux produits pétroliers (+14,8 milliards), aux «engrais minéraux et chimiques» (+8,0 milliards), au titane (+6,8 milliards) et au zircon (+5,4 milliards). Cependant, les exportations de ciment se sont inscrites en baisse de 3,6 milliards sur la période.
S’agissant des exportations du Sénégal vers l’UEMOA, elles sont estimées à 37,1 milliards au mois de mars 2019 contre 31,9 milliards le mois précédent, soit une progression de 16,2% (+5,2 milliards). Elles ont, ainsi, représenté 18,2% de la valeur totale des exportations de marchandises au titre du mois de mars 2019 contre 18,6% un mois auparavant. La part des produits acheminés vers le Mali, principale destination des exportations du Sénégal dans l’Union, est passée de 58,3% à 53,4% sur la période, en repli de 4,9 points de pourcentage. Les engrais (minéraux et chimiques) et le ciment sont les principaux produits exportés vers le Mali en mars 2019, avec des parts respectives de 32,1%, et 24,7%.
«Baisse des importations» 
Concernant les importations de biens, elles sont passées de 350,9 milliards au mois de février 2019 à 310,1 milliards au mois de mars 2019, soit une baisse de 11,6% (-40,8 milliards). Cette situation est attribuable aux produits pétroliers (-38,0 milliards), aux produits alimentaires (-14,8 milliards) et aux «véhicules, matériels de transport et de pièces détachées automobiles» (-5,9 milliards). La baisse des importations de produits alimentaires est en liaison avec le «froment et méteil» (-8,3 milliards), le riz (-7,3 milliards) et le maïs (-1,4 milliard). En revanche, les importations de «machines, appareils et moteurs» et d’«huiles et graisses animales et végétales» se sont respectivement consolidées de 15,0 milliards et 2,7 milliards, en rythme mensuel. Sur une base annuelle, les importations de biens ont progressé de 3,2% (+9,7 milliards), au mois de mars 2019, portées par les «machines, appareils et moteurs» (+18,0 milliards), les produits pétroliers (+4,1 milliards) et les «véhicules, matériels de transport et de pièces détachées automobiles» (+2,9 milliards). Le renforcement des importations de produits pétroliers est imputable à leur composante raffinée (+4,1 milliards), les achats d’huiles brutes de pétrole ayant baissé de 24 millions.
Par ailleurs, les importations de produits alimentaires ont reculé de 10,7 milliards sur la période, en rapport, principalement, avec le maïs (-4,7 milliards), le «froment et méteil» (-3,0 milliards) et le riz (-3,0 milliards). Sur le premier trimestre de 2019, les importations de biens se sont accrues de 22,8 milliards, comparativement à la même période de 2018, pour s’établir à 965,5 milliards. Cette évolution est soutenue par les achats de «machines, appareils et moteurs» (+12,4 milliards) et de «véhicules, matériels de transport et de pièces détachées automobiles» (+10,2 milliards). En revanche, les importations de produits pétroliers et alimentaires se sont respectivement repliées de 8,2 milliards et 7,5 milliards sur la période. La baisse des importations de produits alimentaires est attribuable au riz (-6,0 milliards) et aux huiles et graisses animales et végétales (-5,8 milliards) alors que celle des produits pétroliers est liée aux huiles brutes de pétrole (27,9 milliards). Les achats de produits pétroliers raffinés se sont, pour leur part, accrus (+19,7 milliards).
Concernant les importations de biens en provenance des pays de l’UEMOA, elles sont évaluées à 9,3 milliards au mois de mars 2019 contre 4,0 milliards le mois précédent, soit une hausse de 5,3 milliards. Elles ont, ainsi, représenté 3,0% de la valeur totale des importations de biens au mois de mars 2019 contre 1,1% le mois précédent. La Côte d’Ivoire reste le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone, avec une part évaluée à 48,7% en mars 2019 contre 90,1% le mois précédent. Les achats en provenance de ce pays ont principalement porté sur les «fruits et légumes comestibles», les «bois et ouvrages» et les «matières plastiques artificielles», avec des parts respectives de 18,1%, 7,5% et 7,4%.
Au cours du 1er trimestre de 2019, la gestion budgétaire a été marquée par une accélération significative des dépenses publiques associée à une hausse modérée des ressources budgétaires. En effet, les ressources mobilisées à fin mars 2019, évaluées à 529,6 milliards, se sont accrues de 5,8% tandis que les dépenses ont fortement augmenté, de 57,3% en glissement annuel, atteignant 1014,8 milliards. Au total, le déficit budgétaire est estimé à 485,2 milliards contre un déficit de 144,7 milliards à la même période de l’année précédente.
«Hausse des ressources budgétaires» 
S’agissant des ressources, elles sont constituées essentiellement de recettes budgétaires (511,1 milliards) et de dons (18,5 milliards). En glissement annuel, les ressources se sont confortées de 29,1 milliards (soit +5,8%). Cette progression est tirée par les recettes fiscales qui se sont accrues de 11,3% permettant ainsi de contenir la baisse de 41,9% des dons. Concernant les recettes fiscales, leur progression est essentiellement sous-tendue par la bonne tenue de l’impôt sur le revenu, de la TVA à l’import et des droits de douane. En effet, en cumul à fin mars 2019, les recouvrements de l’impôt sur le revenu (99,5 milliards), de la TVA à l’import (91,6 milliards) et des droits de porte (63,9 milliards) se sont respectivement accrus de 12,5%, 13,5% et 9,2%. Cette dynamique a, toutefois, été amoindrie par les replis respectifs, de 13,5% et 13,1%, de la collecte des droits d’enregistrement et de timbre et de la TVA intérieure. Quant aux recettes non fiscales, elles sont chiffrées à 20,8 milliards, en baisse de 2%, en liaison avec les recouvrements au titre des revenus des domaines (-15,1%) et les dividendes (-29,6%). La baisse des dons relève, pour sa part, aussi bien de leurs composantes budgétaire et en capital qui se sont respectivement contractés de 66% et 26,7% pour se situer à 4,2 milliards et 14,3 milliards.
«Exécution soutenue des dépenses publiques» 
Au titre des dépenses publiques, elles ont augmenté de 57,3% en glissement annuel, passant de 645,3 milliards à fin mars 2018 à 1014,8 milliards à fin mars 2019. Cette orientation traduit la hausse sur les dépenses d’investissement, les intérêts sur la dette, la masse salariale ainsi que les transferts et subventions. En effet, les investissements globaux sont ressortis à 422,4 milliards en fin mars 2019 contre 220,4 milliards un an auparavant, soit une hausse de 91,6% tirée autant par les investissements financés sur ressources internes (220 milliards) que par celles sur ressources externes (202,4 milliards), en liaison avec l’accélération des programmes d’investissement de l’Etat et le report des dernières opérations non dénouées en fin 2018. Les charges d’intérêt sur la dette (116 milliards) et la masse salariale (182,7 milliards) se sont également confortées respectivement de 54% et 15,9%. La progression des intérêts sur la dette traduit notamment l’impact de l’échéance de l’Eurobond. Au niveau des dépenses courantes, elles sont passées de 191,9 milliards à fin mars 2018 à 293,7 milliards à fin mars 2019, en augmentation de 53,1%, à la faveur, notamment, des charges relatives à l’organisation des élections présidentielles de février 2019 et de la prise en compte des autres dépenses de transferts et subventions. Synthèse de Amadou KA

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