où donner de la tête : LES PRODUCTEURS SE REBELLENT CONTRE LES INDIENS

où donner de la tête : LES PRODUCTEURS SE REBELLENT CONTRE LES INDIENS
où donner de la tête : LES PRODUCTEURS SE REBELLENT CONTRE LES INDIENS
https://www.seneplus.com-L’As-Les producteurs de pommes de terre de la zone des Niayes ne savent plus où donner de la tête, parce partagés entre le marteau des banques qui réclament le paiement des dettes et la mévente de la production, suite à la saturation du marché. En assemblée générale ce week-end à Diogo, le collectif des producteurs de pommes de terre des Niayes a affirmé que plus de 30.000 tonnes sont actuellement en souffrance dans la zone. Il s’est par ailleurs rebellé contre les Indiens avant d’indexer la complicité des services de l’Etat.
Le collectif des producteurs de pommes de terre de la zone des Niayes a laissé éclater sa colère ce week-end à Diogo. C’était pour protester contre la mévente de la pomme de terre, pour cause de saturation du marché, suite à la production versée par les exploitants indiens. Partagé entre le marteau des institutions financières qui réclament le paiement des dettes contractées et l’enclume de cette mévente, le collectif s’est rebellé contre les Indiens, avant d’indexer la complicité des services de l’Etat. Il s’agit de l’Agence de Régulation des Marchés (ARM) et la direction de l’horticulture qui, aux yeux du collectif, n’ont rien fait pour protéger les producteurs nationaux. C’est pourquoi, souligne le producteur Issa Oumar Basse, qui porte la parole du collectif, pas moins de 30.000 tonnes de pommes de terre sont actuellement en souffrance dans la zone des Niayes. Selon lui, sur la base des semences et des superficies emblavées, mais aussi de la productivité dans les Niayes, qui avoisine les 30 à 35 tonnes à l’hectare, il y a plus de 30.000 tonnes de pommes de terre en souffrance, faute d’opportunités d’écoulement, parce que tout simplement l’Etat du Sénégal a choisi d’emprunter la voie de la création artificielle de milliardaires indiens. A l’en croire, sur le marché, la pomme de terre est bazardée à moins de 200 Fcfa le Kg et dans ces conditions, les producteurs ne peuvent pas du tout s’en sortir, d’autant plus qu’il faut dépenser pas moins de 1,7 million de Fcfa, pour exploiter correctement un ha de pommes de terre. Il ajoute que l’Etat du Sénégal a donné aux Indiens 3.000 ha de terres, qu’ils utilisent pour concurrencer de façon abusive et déloyale les producteurs nationaux qui évoluent dans la zone des Niayes.
Et pourtant, dit-il, ces producteurs sont en mesure de satisfaire la demande nationale estimée à 95.000 tonnes par année. A l’en croire, l’année dernière, à cause des indiens, il y a eu une production globale de 150.000 tonnes, soit presque le double des besoins du marché. C’est parce que la stratégie des indiens, c’est d’inonder le marché de manière à ce que tous les prix s’affaissent, pour décourager les petits producteurs sénégalais, dans l’objectif de contrôler le marché ensuite et gérer le monopole de cette production. Il rappelle qu’il y a deux ans, les sénégalais consommaient de la pomme de terre pourrie qu’ils achetaient à 700 Fcfa le kg, au mois d’Août, notamment durant la période de la tabaski. C’est parce que tout simplement ces indiens avaient inondé le marché avec une production de 60.000 tonnes, avant de mettre une partie dans des chambres froides pendant 5 mois. C’est ce qui est à la base du pourrissement car la pomme de terre ne peut résister dans une chambre froide pendant 5 mois. C’est ainsi qu’il a appelé l’Etat du Sénégal à arrêter cette invasion indienne dans un secteur qui peut être tenu efficacement par des nationaux.
Dans toute la zone des Niayes dit-il, de Cayar à Potou, il n’y a que des maisons modernes qui ont été construites alors que c’était des cases il y a 10 -15 ans. C’est avec l’agriculture, l’horticulture, le maraîchage, la production de pommes de terre, d’oignons, que ces sénégalais ont pu changer leur mode de vie et leurs conditions d’existence se sont améliorées. Et tout d’un coup, se désole-t-il, des étrangers sont venus casser cette dynamique. L’Etat doit prendre ses responsabilités et jouer le rôle qui est le sien.
Il ajoute : « nous ne sommes pas contre les étrangers, mais il est du devoir de l’Etat de protéger ses petits producteurs, surtout quand ils sont bien capables d’approvisionner correctement le marché. Un sénégalais ne peut pas avoir un seul lopin de terre en Inde, pour exercer une concurrence déloyale contre des indiens ». D’après lui, il y a actuellement une surproduction de pommes de terre et d’oignons sur le marché et les prix sont en train de s’affaisser. C’est pourquoi les producteurs ne parviennent plus à vendre, alors qu’ils ont emprunté de l’argent au niveau des banques. C’est ainsi qu’ils risquent de se décourager et de ne pas produire l’année prochaine, ce qui se traduira par une misère au niveau des foyers respectifs.

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