KÉDOUGOU : L’OMVS PRÉOCCUPÉE PAR LES IMPACTS NÉGATIFS DE L’ORPAILLAGE

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KÉDOUGOU : L’OMVS PRÉOCCUPÉE PAR LES IMPACTS NÉGATIFS DE L’ORPAILLAGE

 

Kaolack 6 mai (APS) – Une mission de l’OMVS séjourne à partir de ce lundi sur les sites d’orpaillage des régions de Kédougou et Kayes (Mali) pour sensibiliser les populations et les différents acteurs sur les impacts négatifs de cette activité, a appris l’APS.
La mission vise à sensibiliser les acteurs ’’pour une meilleure pratique d’orpaillage ainsi qu’une prise de conscience des dangers que les exploitations traditionnelles représentent pour l’écologie et l’état sanitaire des populations du bassin’’, souligne le Haut-commissariat de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) dans une note remise à la presse.
’’De nos jours, l’orpaillage traditionnel constitue, pour les populations locales, un moyen d’amélioration des conditions de leur subsistance’’, indique le Haut-commissariat, soulignant une évolution importante de la pratique qui a perdu ’’son caractère saisonnier’’
Selon cette source, ’’les sites d’orpaillage restent ouverts tout au long de l’année, malgré l’interdiction des autorités qui implique leur fermeture pendant la saison pluvieuse’’.
L’OMVS signale que ’’le suivi de la qualité de l’eau est un aspect important à prendre en compte dans la gestion des ressources en eau compte tenu des impacts des différents rejets qui peuvent nuire gravement à la qualité des eaux et aux usages qui en sont faits’’.
Selon cette note, ’’les principales sources de pollution s’articuleraient autour des villes, des zones d’irrigation des pratiques courantes et les matériels utilisés ainsi que le mode d’extraction ont évolué considérablement avec le développement de la technique et de la technologie’’.
’’De l’usage des outils traditionnels, on est passé à l’usage de machines et de produits chimiques dangereux et hautement toxiques (mercure, cyanure, etc…) avec utilisation de méthodes et techniques modernes sans garantie de respect des normes de sécurité à appliquer’’, relève le document.
Par conséquent, justifie l’OMVS, ’’la gestion rationnelle de l’environnement pour son utilisation durable est une nécessité incontournable pour assurer le bien-être des populations présentes et des générations futures dans la zone minière de la Falémé et d’autres affluents du fleuve Sénégal’’.AMD/OI

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