Revue de Presse du Mercredi 08 Mai 2019

Revue de Presse du Mercredi 08 Mai 2019
Revue de Presse du Mercredi 08 Mai 2019

Communiqué du conseil des Ministres du 08 mai 2019

Le Président de la République, son Excellence Monsieur Macky Sall a présidé ce mercredi 08 mai à 10h la réunion du Conseil des ministres.

Le chef de l’Etat a ouvert sa communication, en rendant un fervent hommage à la communauté musulmane du Sénégal, et à la OUMAH Islamique, à l’occasion du mois béni du ramadan. Il a sollicité les prières de tous les musulmans du Pays, particulièrement des guides et dignitaires religieux, pour un Sénégal de paix, et de concorde uni dans la foi d’un devenir collectif meilleur.

Il a formulé ainsi ses vœux de bon ramadan à tous nos compatriotes de même qu’aux étrangers qui vivent parmi nous et a salué sur la profondeur du dialogue islamo chrétien au Sénégal.

Le Chef de l’Etat a réaffirmé au plan diplomatique l’importance centrale à l’ancrage d’une véritable diplomatie économique, porteuse d’opportunités, dans le cadre de notre stratégie de développement économique et social. Il a par conséquent invité le gouvernement à engager l’optimisation de notre potentiel de coopération internationale et amplifier nos relations avec l’ensemble de nos partenaires financiers et techniques autour des secteurs accélérateurs de croissance, en ciblant les partenaires offrant ces opportunités.

Au plan stratégique, le Président de la République a invité le Premier Ministre, à instituer un comité semestriel de coordination sur la Coopération internationale sous sa présidence, et à organiser annuellement un forum international sur la coopération et le partenariat.

Le Premier Ministre, a débuté sa communication en félicitant le Chef de l’Etat d’avoir bien voulu décidé de la réforme institutionnelle, ayant abouti à la suppression du poste de Premier Ministre, avec davantage de proximité, d’efficacité.

Poursuivant sa communication, le Premier Ministre, Secrétaire Général de la Présidence a par ailleurs, fait le point sur la réunion tenue sur le port de Ndayane.

Il a également, informé le Conseil des dispositions prises par les cimentiers pour lever les contraintes entravant la poursuite des travaux relatifs au TER. Dans le même ordre, il a proposé la tenue  d’un  Conseil Présidentiel sur la construction des 100 000 logements.

Enfin, le Premier Ministre, a attiré l’attention sur l’urgence de diligenter le lancement du PSE vert, et la création de l’Agence de protection des forêts, en 2019.

Le Ministre des Finances et du Budget a fait une communication sur l’état d’exécution du budget et le projet de loi de Finances rectificative.

Le Ministre des Affaires étrangères a fait une communication sur la situation internationale, et l’organisation du pèlerinage à la Mecque, édition 2019.

Le Ministre  du Développement communautaire a fait le point sur l’exécution des chantiers du PUMA, et la situation des stocks de sécurité alimentaire.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait une communication sur la collecte et l’exportation des produits agricoles.

Le ministre du Tourisme, a informé le conseil des conclusions issues du forum sur les prévisions saisonnières.

Le Ministre du Commerce  a fait le point sur la visite effectuée par ses services, pour contrôler la vente des petites dosettes d’alcool, utilisées par les jeunes.

Le Ministre de l’Economie numérique a fait une communication, portant sur le sommet :          « Transfom Africa », dans le cadre de SMART AFRICA qui se déroulera à Kigali du 15 au 16 mai prochain

Le Ministre du PSE a fait une communication sur les niches à exploiter pour des opportunités de croissance

Au titre des textes législatifs, le conseil, adopté le projet de loi portant autorisation de la création de la société nationale de gestion du patrimoine du Train Express régional « SEN- TER »

Au titre des mesures individuelles, le Chef a pris les décisions suivantes :

Monsieur Pierre NDIAYE, Ingénieur Statisticien Economiste, précédemment Directeur général de la Planification et des Politiques économiques au Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, est nommé Secrétaire général du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération.

Monsieur Mouhamadou Bamba DIOP, Ingénieur Statisticien Economiste, précédemment Directeur de la Planification à la Direction générale de la Planification et des Politiques économiques au Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, est nommé Directeur général de la Planification et des Politiques économiques au Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, en remplacement de Monsieur Pierre NDIAYE appelé à d’autres fonctions.

Docteur Serigne Moustapha SENE, Economiste, précédemment Directeur de la Prévision et des Etudes économiques à la Direction générale de la Planification et des Politiques économiques au Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, est nommé Coordonnateur de la Direction générale de la Planification et des Politiques économiques au Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, poste vacant.

Monsieur Alhousseynou DIALLO, Inspecteur Principal des Douanes, matricule de solde n° 373 291/E, Directeur de Cabinet du Ministre des Affaires Etrangères et des sénégalais de l’Extérieur, est élevé au rang d’Ambassadeur.

Monsieur Oumar BA, Urbaniste, titulaire d’un Master en Aménagement urbain et de développement local, est nommé Directeur Général du Cadre de Vie et de l’Hygiène publique au Ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique.

Monsieur El Hadji Abdoulaye GUEYE, Administrateur Civil, Matricule de solde n° 624 581/J, est nommé Directeur de l’Administration Général et de l’Equipement au Ministère de l’urbanisme, du Logement et de l’Hygiène Publique, en remplacement de Monsieur Aliou YAGUE appelé à d’autres fonctions.

Monsieur Mbaye DIOP, Urbaniste, matricule de solde n° 611 876/A, précédemment Directeur du cadre de vie et des Espaces verts urbains, est nommé Directeur des Paysages urbains et des espaces publics à la Direction     Général du Cadre de vie et de l’Hygiène publique au Ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique.

Monsieur Diomaye DIENG, Chimiste Environnementaliste, est nommé Directeur de la propreté et de l’Hygiène publique à la Direction Général du Cadre de vie et de l’Hygiène publique au Ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique.

Monsieur Amadou Matar CISSE, Administrateur Civil Principal, matricule de solde n° 519 795/J, est nommé Directeur Général de la Fonction Publique, en remplacement de Monsieur Abdoulaye Ndiaye, appelé à d’autres fonctions.

Monsieur Amadou DIALLO, Titulaire d’un master 2 en gestion des projets, est nommé Directeur du renouveau du Service public au Ministère de la Fonction Publique, poste vacant.

Monsieur Aliou SOW, Administrateur Civil Principal, matricule de solde 604 139/C, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement (DAGE) du Ministère du Développement Communautaire, de l’Equité sociale et territoriale.

Monsieur Saër DIOP, Ingénieur Polytechnicien, est nommé Directeur Général de l’Agence pour l’Economie et la Maîtrise de l’Energie (AEME), poste vacant.

Monsieur Abdoul Aziz SARR, Commissaire de Police Principal, matricule de solde 606 832/E, précédemment en service à l’Office National de lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) est nommé Directeur des Opérations Electorales en remplacement de Monsieur El Hadji Malick MBENGUE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Monsieur Abdoulaye SENE, Ingénieur en génie civil et hydraulique, est nommé Secrétaire exécutif pour l’organisation du 9eForum mondial de l’eau, prévu à Dakar en 2021.

Monsieur Abdoulaye SY, Inspecteur des Impôts et Domaines, matricule de solde n° 616 193/P, précédemment Chef du Centre des services fiscaux des Parcelles assainies est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement du Ministère de la Justice, en remplacement de Monsieur Aliou SOW.

Monsieur Ibrahima SAKHO, Administrateur Civil Principal, matricule de solde n° 508 635/E, précédemment Directeur général de l’Administration territoriale au Ministère de l’Intérieur, est nommé Secrétaire Général du Ministère de l’Intérieur.

Monsieur Amadou SY, Administrateur Civil Principal, matricule de solde n° 508 509/A, précédemment Gouverneur de la Région de Thiès, est nommé Directeur général de l’Administration territorial en remplacement de Monsieur Ibrahima SAKHO.

 Monsieur Fiacre Bruno Léopold BADIANE, Commissaire de Police Principal, matricule de solde n°505 840/F, est nommé Directeur de l’Automatisation des Fichiers (DAF) au Ministère de l’Intérieur, en remplacement de Monsieur Ibrahima DIALLO.

Monsieur Al Hassan SALL, Administrateur civil, Mle de solde n° 604 141/L, précédemment Gouverneur de la Région de Kaolack, est nommé Gouverneur de la Région de Dakar, en remplacement de Monsieur Mohamet FALL, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Gorgui MBAYE, Administrateur civil, Mle de solde n° 510 411/Z, précédemment Gouverneur de la Région de Fatick, est nommé Gouverneur de la Région de Diourbel, en remplacement de M. Mouhamadou M. NDAO, appelé à d’autres fonctions ;

Madame Seynabou GUEYE, Administrateur civil, Mle de solde n° 608 876/G, précédemment Préfet du Département de Guinguinéo, est nommé Gouverneur de la Région de Fatick, en remplacement de M. Gorgui MBAYE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Alioune Badara MBENGUE, Administrateur civil, Mle de solde n° 518 383/N, précédemment Gouverneur de la région de Louga, est nommé Gouverneur de la Région de Kaolack, en remplacement de M. Al Hassan Sall, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur El Hadji Bouya AMAR, Administrateur civil, Matricule de solde n° 604 453/H, précédemment Gouverneur de la région de Tambacounda, est nommé Gouverneur de la Région de Louga, en remplacement de M. Alioune Badara MBENGUE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Mouhamadou Moctar WATT, Administrateur civil, Mle de solde n° 519 025/J, précédemment Préfet du Département de Kaolack, est nommé Gouverneur de la Région de Matam, en remplacement de M. Oumar Mamadou Baldé, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Oumar Mamadou BALDE, Administrateur civil, Mle de solde n° 519 796/I, précédemment Gouverneur de la région de Matam, est nommé Gouverneur de la Région de Tambacounda, en remplacement de M. El Hadji Bouya AMAR, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Mouhamadou Moustapha NDAO, Administrateur civil, Mle de solde n° 510 592/F, précédemment Gouverneur de la Région de Diourbel, est nommé Gouverneur de la Région de Thiès, en remplacement de Monsieur Amadou SY, appelé à d’autres fonctions ;

Madame Ndèye Nguénar MBODJI, Administrateur Civil, Préfet du Département de Fatick, est nommée Préfet du Département de Guinguinéo, en replacement de Madame Seynabou GUEYE, appelée à d’autres fonctions.

Monsieur Cheikh Ahmet Tidiane, Administrateur Civil, adjoint au Gouverneur de Diourbel est nommé Préfet du Département de Kaolack en remplacement de Monsieur Mouhamadou Moctar WATT, appelé à d’autres fonctions.

Monsieur Thierno Souleymane SOW, Administrateur civil, Mle de solde n° 602 494/I, précédemment Adjoint au Gouverneur de la Région de Matam, chargé des affaires administratives, est nommé Adjoint au Gouverneur de la Région de Kaolack, chargé des affaires administratives, poste vacant ;

Monsieur Cheikh Ahmadou NDOYE, Administrateur civil, Mle de solde n° 626 486/H, précédemment Adjoint au Gouverneur de la Région de Fatick, chargé du développement, est nommé Adjoint au Gouverneur de la Région de Matam, chargé des affaires administratives, en remplacement de monsieur Thierno Souleymane SOW, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Maurice Latyre DIONE, Administrateur civil, Mle de solde n° 611 935/E, précédemment Adjoint au Gouverneur de la Région de Kolda, chargé du développement, est nommé Adjoint au Gouverneur de la Région de Sédhiou, chargé des affaires administratives, en remplacement de monsieur Alioune Badara MBENGUE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Alioune Badara MBENGUE, Administrateur civil, Mle de solde n° 653 021/E, précédemment Adjoint au Gouverneur de la Région de Sédhiou, chargé des affaires administratives, est nommé Adjoint au Gouverneur de la Région de Kolda, chargé des affaires administratives, poste vacant ;

Madame Awa Ndiaye DIOP, Administrateur civil, Mle de solde n° 661 347/E, précédemment Adjoint au Gouverneur de la Région de Tambacounda, chargée du développement, est nommée Adjoint au Gouverneur de la Région de Kaffrine, chargée du développement, en remplacement de monsieur Cheikh NDIAYE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Cheikh NDIAYE, Administrateur civil, Mle de solde n° 661 351/B, précédemment Adjoint au Gouverneur de la Région de Kaffrine, chargé du développement, est nommé Adjoint au Gouverneur de la Région de Tambacounda, chargé du développement, en remplacement de madame Awa Ndiaye DIOP, appelée à d’autres fonctions ;

Monsieur El Hadji Malick Sémou DIOUF, Administrateur civil, Mle de solde n° 681 537/J, précédemment Adjoint au Préfet du département de Rufisque, est nommé Adjoint au Gouverneur de la Région de Fatick, chargé du développement, en remplacement de monsieur Cheikh Ahmadou NDOYE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Boubacar Bahinghou SAGNA, Administrateur civil, Mle de solde n° 681 540/B, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Pikine, est nommé Adjoint au Gouverneur de la Région de Kolda, chargé du développement, en remplacement de monsieur Maurice Latyre DIONE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Modou GUEYE, Administrateur civil, Mle de solde n° 681 541/C, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Guédiawaye, est nommé Adjoint au Gouverneur de la Région de Sédhiou, chargé du développement, postevacant ;

Monsieur Aliou BA, Secrétaire d’Administration, Mle de solde n° 626 267/G, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Thiès, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Dodji, Département de Linguére, en remplacement de monsieur Ndiogou NDONG, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Ndiogou NDONG, Secrétaire d’Administration, Mle de solde n° 512 106/A, précédemment Sous-préfet de l’arrondissement de Dodji, département de Linguére, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Pambal, Département de Tivaouane, en remplacement de monsieur Ibrahima Baîla BA, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Matar SARR, Secrétaire d’Administration, Mle de solde n° 629 727/A, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Bignona, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de yang yang, Département de Linguère, en remplacement de monsieur Abou MANGANE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Mouhamadou SOW, Secrétaire d’Administration, Mle de solde n° 67 445/G, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Vélingara, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Ndoulo, Département de Diourbel, en remplacement de monsieur Paul BASSE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Mamadou DIOUF, Secrétaire d’Administration, Mle de solde n° 600 563/D, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Sédhiou, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Mabo, Département de Birkelane, en remplacement de monsieur Malick MBENGUE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Jean Marie KASSOKA, Secrétaire d’Administration, Mle de solde n° 608 361/I, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Médina Yéro Foula, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Lour Escale, Département de Koungheul, en remplacement de monsieur Léopold DIOUF, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Alsény BANGOURA, Secrétaire d’Administration, Mle de solde n° 653 091/L, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Mbour, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Dakately, Département de Salémata, en remplacement de monsieur Bou Papa FALL, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Al Hassane FAYE, Secrétaire d’Administration, Mle de solde n° 653 088/D, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Matam, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Mampatim, Département de Kolda, en remplacement de monsieur Birame SECK, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

Monsieur Abdoulaye SOW, Secrétaire d’Administration, Mle de solde n° 515 894/F, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Sare Bidji, Département de Kolda, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Ndiob, Département de Fatick, poste vacant ;

Monsieur Papa Amadou Ngoumb BA, Secrétaire d’Administration, Mle de solde n° 603 471/K, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Ziguinchor, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Sare Bidji, DépartementFait à Dakar le 08 mai 2019,Le Ministre Porte- Parole du Gouvernement,Ndeye Tické Ndiaye Diop

Gabégie au sommet de l’Etat : Des directeurs généraux des sociétés de 1ère catégorie perçoivent plus de 16 millions par mois…

Le Témoin-Le rapport de l’ « étude sur le système de rémunération au sein de l’administration sénégalaise » en date de décembre 2015 qui vient d’être rendu public expose les disparités, pour ne pas dire les énormes incongruités, au niveau des salaires des agents de l’Etat. Cette étude menée par le Cabinet MGP-Afrique dirigé par Mohamed Sall Sao, conseiller en organisation, expert international en administration publique, chef de mission, révèle les salaires exorbitants que certains directeurs généraux et autres perçoivent. Des directeurs généraux de la 1ère catégorie (Artp, ADIE, ANSD ; AGEROUTE; ADS, ANACIM et AGPBE) gagnent plus que leurs ministres de tutelle. Leurs rémunérations peuvent aller jusqu’à plus de 16 millions de Fcfa par mois ! Finalement être Dg sous les cieux de Macky Sall est plus intéressant qu’être ministre.

Les directeurs généraux de certaines agences de notre pays sont riches comme Crésus. En tout cas, ils ont des salaires à donner le vertige ! C’est ce qu’on constate à la lecture du rapport de 176 pages intitulé « Etude sur le système de rémunération au sein de l’administration sénégalaise », commandité par l’Etat et réalisé par le Cabinet MGP- Afrique et dirigé par Mohamed Sall Sao, Conseiller en organisation, expert international en administration publique, chef de mission. Dans ce rapport, tous les salaires et autres indemnités de tous les agents de la Fonction publique et des agences de l’Etat y sont mentionnés. L’étude s’inscrit dans le cadre de la politique de modernisation de l’administration publique en vue de com- battre : les lourdeurs et lenteurs des procédures ; l’inadaptation des agents aux mutations de l’environnement ; leur manque de motivation en raison du bas niveau des rémunérations; et les disparités et iniquités du système indemnitaire. Il démarre en rappelant en premier lieu les indications suivantes fournies sur les effectifs de la fonction publique pour l’année 2014 : 103.358 agents de l’Etat émargeant sur le Titre II du budget de l’Etat ; 485,2 milliards de masse salariale, pour 1.482,5 milliards de recettes fiscales, ce qui représente un ratio de 32,7 %.

Ce rapport, donc, révèle les salaires exorbitants des directeurs généraux qui touchent plus que les ministres. Le cumul injustifié

d’indemnités de fonction est amplifié, de surcroît, par la latitude laissée au ministre chargé des Finances d’octroyer au directeur général ou directeur une « indemnité différentielle » basée sur son ancienneté et les performances de l’agence, à laquelle s’ajoute une prime annuelle de « rendement » représentant 35 % du salaire de base annuel et « attribuée en fonction de la réalisation des performances assignées à l’agence»… Les rémunérations des dirigeants des sociétés ou agences de 1ère catégorie atteignent ainsi des niveaux insoupçonnés jusqu’ici et il est incompréhensible, quelle que soit l’importance de ces agences d’exécution, que leurs dirigeants aient des rémunérations de loin supérieures à celles de leurs ministres de tutelle et même, parfois, quatre à cinq fois supérieures à celles des agents les mieux payés de ces ministères. C’est ainsi que, par exemple, un directeur général d’une entité de 1ère catégorie (- Agence de Régulation des Télé- communications et des Postes (ARTP), Agence de l’Informatique de l’Etat (ADIE), Agence nationale de la Statistique et de la Dé- mographie (ANSD) ; Agence des Travaux et de Gestion des Routes (AGEROUTE) ; Agence des Aéroports du Sénégal (ADS) ; Agence Nationale de l’Aviation civile et de la Météorologie (ANACIM) et – Agence de gestion du Patrimoine bâti de l’Etat (AGPBE) peut se retrouver avec une rémunération de 16,5 millions de francs CFA, au lieu des 7,5 millions auxquels il serait en droit de prétendre. Les auditeurs du rapport ont expliqué l’effort entrepris par l’Etat, à travers le décret n° 2014–1186 du 17 septembre 2014, pour harmoniser les rémunérations des directeurs généraux ou directeurs des quatre catégories d’agences. Il convient de souligner que les rémunérations des dirigeants des agences ou sociétés de 3ème catégorie se montent à 3 millions de francs par mois. Il s’agit de la HAALSS (Haute Autorité Aéroport Léopold Sédar Senghor), ASEPEx (Promotion des exportations), ANGMV (Grande Muraille Verte),

ANA (Agence nationale Aquaculture, ANIDA, APRHN; ANCTP). Les dirigeants des agences de 4ème catégorie, eux, ne touchent « que » 2 millions de frs par mois. Dans son effort d’harmonisation des rémunérations de ces dirigeants, l’Etat, plutôt que de réduire celles des dirigeants des entités des 1ère et 2ème catégories, a plutôt choisi d’augmenter les salaires des 3ème et 4ème catégories ! « Cette révision à la baisse aurait été d’autant plus justifiée que, du fait d’une confusion malheureuse introduite dans le décret initial de 2012 (à savoir le décret n° 2012- 1314 fixant la rémunération des directeurs généraux, directeurs, présidents et membres des Conseils de surveillance des agences), des indemnités de fonction allant de 60 % à 150 % du salaire de base leur sont accordées, alors qu’il est précisé à l’article 7 précédent du même décret que les salaires nets fixés comprennent, outre les salaires de base, les indemnités de fonction et de logement » écrivent les auditeurs.

Les recommandations�du rapport�Dans les recommandations de ce rapport, en ce qui concerne les directeurs généraux des entreprises du secteur parapublic, il est préconisé de commencer par mettre fin aux cumuls injustifiés, d’une part, de leurs rémunérations avec des indemnités de fonction et de logement qui sont en principe comprises dans leurs salaires et, d’autre part, des primes « de rendement », « différentielle », « de performance », etc., consenties par le Ministère de l’Economie et des Finances sans critère de référence. Quant aux présidents de conseil d’administration et de surveillance des entreprises du secteur parapublic, indique le rapport, c’est le principe même de leur rémunération mensuelle qui devrait être questionné, dans la mesure où il ne saurait s’agir de cogestion de leur part, des jetons de présence ou indemnités de session, ponctuels, devant pouvoir leur être attribués à l’instar des autres membres de ces conseils, en lieu et place des « indemnités mensuelles » actuelles. Mais, que voulez-vous, c’est la bamboula aux frais du contribuable ! Et au bénéfice des responsables de la coalition Benno Bokk Yaakar (BBY)Le Témoin-Samba Diamanka

Un chiffre d’affaires de 2 530 MILLIARDS DE F CFA réalisé au Sénégal

http://www.dakarmatin.com/L’annonce a été faite, hier par le président-directeur général (Pdg) d’Eiffage, Gérard Sénac, lors d’une signature d’accords entre la Chambre des investisseurs européens au Sénégal et la Délégation de l’Union européenne.

La Chambre des investisseurs européens au Sénégal et la Délégation de l’Union européenne (Ue) ont signé, hier, leur deuxième convention d’accords. La première, paraphée il y a quelques années, leur a permis, selon le président-directeur général d’Eiffage Sénégal, d’ouvrir le début des discussions, mais surtout de mieux se comprendre, se connaître entre partenaires. “Aujourd’hui, c’est un grand pas en avant, sous l’œil du ministère des Finances. Les investisseurs qui sont là ne cherchent pas qu’à gagner de l’argent. Ils ont mis leur argent et travaillé avec plus de 90 % des Sénégalais. Ce qui veut dire qu’on est vraiment impliqué dans le développement de ce pays qui nous a accueillis’’, indique Gérard Sénac face à la presse. Le Pdg d’Eiffage a affirmé, lors des débats, que la Chambre des investisseurs européens au Sénégal compte près de “170 entreprises, avec un chiffre d’affaires de 2 530 milliards de francs Cfa, soit 20 % du produit intérieur brut (Pib) du Sénégal’’. “On peut dire que 90 % du personnel des entreprises de cette nouvelle chambre sont des Sénégalais. C’est, en gros, 70 000 salariés. Ce qui représente 134 milliards de francs Cfa de masse salariale. Si on regarde ces chiffres, on se demande bien si c’est cette jeune chambre de 2018. Au fait, ce sont des investisseurs qui ont amené des moyens financiers propres. Petit à petit, nous avons agrandi les sources de financement’’, fait-il savoir.

Ainsi, M. Sénac estime que le challenge, pour l’Etat du Sénégal, c’est de travailler ensemble avec eux, pour arriver demain à aller chercher des financements “plus importants’’ auprès des bailleurs de fonds internationaux, de manière à pouvoir avancer. “Si nous arrivons à des accords concrets avec l’Etat, nous investisseurs, grandes entreprises, pouvons signer des partenariats avec des entreprises sénégalaises. Mais nous n’avons pas l’intention de prendre tous les travaux d’infrastructures de ce pays. Il y a beaucoup d’autres pays et d’entreprises qui s’installent et travaillent au Sénégal. Il y a la concurrence. Mais, nous investisseurs européens, nous n’avons pas peur de cette concurrence. Nous avons les compétences, la qualité, la valeur qui est la responsabilité sociétale d’entreprise (Rse)’’, renchérit Gérard Sénac

“Le Sénégal a tous les atouts…’’

Le patron d’Eiffage estime que, lorsqu’on a la sécurité, la santé et la scolarité, il ne faut pas hésiter à venir investir au Sénégal. Sur ce, il appelle ses camarades à ne pas regarder uniquement les investissements et les infrastructures. “Le Sénégal a tous les atouts pour que le pays, demain, puisse être un grand pays ouvert. Nous avons aujourd’hui beaucoup de contrats de sous-traitance avec des partenaires sénégalais, des Pme, des jeunes. Mais il y a aussi beaucoup de chantiers qui sont faits en partenariat étroit. Nous travaillons ensemble, entreprises françaises, sénégalaises, portugaises, espagnoles, toutes groupées. C’est vraiment du partenariat. C’est-à-dire, on ne sous-traite pas une partie de notre travail, on donne et on va ensemble réaliser les chantiers’’, dit-il. Premier partenaire au développement du Sénégal, l’Union européenne a, selon l’ambassadrice, cheffe de la délégation de l’Ue au Sénégal, un partenariat “étroit’’ avec le pays. “Nous nous entendons sur les fondamentaux, les valeurs, l’importance de principes comme celui de bonne gouvernance et d’institutions stables pour faire tenir l’Etat de droit, la transparence qui sont indispensables pour le développement du secteur privé. Nous nous réjouissons que, dans la phase 2 du Pse, le président ait décidé de tenir cet élan de réformes en mode ‘Fast-track’’’, ajoute Irène Mingasson.

Pour elle, l’Ue et le secteur privé de ces pays membres pourraient être un “atout et un allié de choix’’ pour la conduite de ces réformes. Dès lors, Mme Mingasson signale que l’Ue poursuit ses dialogues sur la politique qui entoure l’environnement des affaires de façon “très intense’’ avec les autorités sénégalaises. Et pour enrichir ce dialogue, elle est en “contact étroit’’ avec le secteur privé sénégalais et international, et en particulier européen. Audelà des aides qui sont attribuées directement aux institutions pour le renforcement de leur capacité d’actions, elle travaille de plus en plus directement avec le privé. Ceci, en développant, à travers les banques d’investissement, commerciales, des facilités de garanties de prêts ou de micro-prêts, pour permettre aux investisseurs d’accéder aux crédits. En particulier, en se focalisant sur de jeunes entrepreneurs et de futurs entrepreneurs femmes. “Parce que là, il y a un potentiel, en particulier au Sénégal, de très grand développement pour des emplois et opportunités durables’’, affirme l’ambassadrice de

Emploi des jeunes :l’Ue décaisse 26 milliards Fcfa

iGFM – (Dakar) Dans le souci d’aider les jeunes Sénégalais à accéder à l’emploi, l’Union Européenne, à travers son fonds fudiciaire, va octroyer au Sénégal une enveloppe de 26 milliards de Fcfa. Ce financement entre dans le cadre du programme « Développer l’emploi au Sénégal, Tekki Fi ». Lors de la 5ème session du comité de pilotage de ce programme, les participants, selon l’As, ont proposé l’élargissement de l’accès équitable à la formation professionnelle, l’accompagnement des jeunes vers l’accès au financement et le renforcement du tissu social.

Programme «Tekki Fii» : Les bons points présentés au Comité de pilotage

https://www.lejecos.com/ Le Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique soutient l’emploi des jeunes, l’entrepreneuriat, la formation professionnelle et le développement des entreprises dans les régions de Casamance, du Sud-est et du Nord du Sénégal.

La 5ème session du Comité de Pilotage du Programme « Développer l’Emploi au Sénégal – Tekki fii » a réuni les différents partenaires du Programme : ministère des Finances et du Plan, Délégation de l’Union européenne au Sénégal, ministère du Commerce et des PME, Ministère de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et de l’Artisanat, Bureau de Mise à Niveau des Entreprises (BMN), Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (ADEPME), Agence Française de Développement (AFD), Agence luxembourgeoise pour la Coopération au développement (LuxDev) ainsi que les ONG Positive Planet International et GRET.
«Le Programme « Développer l’Emploi au Sénégal – Tekki fii » promeut l’emploi, en particulier des jeunes, via l’amélioration de l’offre de formation professionnelle, l’appui à la création, à la formalisation et la mise à niveau des entreprises dans des secteurs à fort potentiel. D’une durée de 4 ans, ce programme est déployé dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou, Kolda, Louga, Saint-Louis, Tambacounda, Kédougou, et Matam », lit-on dans un communiqué reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).
Selon cette source, les participants ont présenté les résultats concrets du Programme dans leurs domaines respectifs, depuis son lancement en mai 2017. Il s’agit de renforcer le tissu d’entreprises locales.
Sur ce point, près de 90 entreprises ont été sélectionnées par le Programme et bénéficient d’un appui du Bureau de Mise à Niveau. Des séances d’appui à la formalisation, des formations et appuis-conseils ont par ailleurs été proposées par l’ADEPME à 2 900 porteurs de projets dans les différentes régions ciblées. Concernant le volet élargissement de l’accès équitable à la formation professionnelle,  12 298 personnes ont été formées ; la construction de 3 nouveaux centres de formation est lancée dans les régions de Tambacounda et Sédhiou ; 6 Unités Mobiles de Formation ont été acquises.
Pour l’accompagnement des  jeunes entrepreneurs vers l’accès au financement, déjà 625 jeunes ont été pris en compte dans leurs projets entrepreneuriaux. Une caravane d’information « Tekki fii » a effectué son 3ème parcours en janvier 2019 ; elle a sillonné la région de Tambacounda, et, pour la première fois, la région de Kédougou. Cette caravane a parcouru 1849 kilomètres, visité quatorze villages, et, au travers d’animations (films, débats, concerts), touché près de 7 400 personnes. La prochaine caravane se rendra dans les régions du Nord du Sénégal, courant novembre 2019.
Le Programme « Développer l’emploi au Sénégal – Tekki fii » est financé à hauteur de 26 milliards de FCFA par le Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique, dont l’objectif est d’œuvrer pour la stabilité et de lutter contre les causes profondes de la migration irrégulière et le phénomène des personnes déplacées en Afrique. Adou FAYE

LES ÉCHANGES COMMERCIAUX SINO-SÉNÉGALAIS PORTÉS À « PLUS DE 1500 MILLIARDS CFA’’ (AMBASSADEUR)

Dakar, 8 mai (APS) – L’ambassadeur de Chine, Zhang Xun, révèle que les échanges commerciaux entre son pays et le Sénégal ont atteint une croissance de 3, 7% en 2018, pour se porter à 1581 milliards de francs CFA.

« En 2018, les échanges commerciaux bilatéraux est de 2,27 milliards de dollars (1.581 milliards de Francs CFA), avec une croissance de 3,7% par rapport à l’an 2017 », a-t-il dit dans une interview parue dans l’édition de mercredi du quotidien Le Soleil.

Selon Zhang Xun, la Chine fait partie des « plus grands bailleurs du Sénégal », qu’elle soutient « dans plusieurs domaines ». Il a notamment cité la santé, la culture, le sport et les infrastructures.

« La Chine est disposée à accompagner le Sénégal vers l’émergence », ajoute le diplomate chinois, selon lequel la « participation active » de la partie sénégalaise dans la construction de « la ceinture et la route » est de nature à favoriser « le renforcement de la capacité d’auto-développement du Sénégal et le raffermissement de la coopération bilatérale ».

L’ambassadeur de Chine rappelle que le Sénégal est le premier pays signataire en Afrique de l’Ouest du mémorandum d’entente sur la coopération dans le cadre de l’initiative chinoise « La Ceinture et la route ».

« La Ceinture et la route » désigne une entreprise jugée de très grande envergure dont l’ambition est de redessiner le paysage géopolitique mondial à travers la réouverture et l’aménagement de routes commerciales dont certaines empruntent les célèbres et antiques « routes de la Soie » suivies par les caravaniers du IIe au XVe siècle.

« Les relations sino-sénégalaises sont au beau fixe. Sur le plan politique, les visites croisées des deux chefs d’Etat de nos deux pays ont été réalisées l’an dernier. Des mécanismes bilatéraux ministériels sont pleinement mis en valeur », a souligné Zhang Xun.BHC/BK/AKS

Pays en développement : la France veut un encadrement des prêts chinois

https://www.financialafrik.com La présidence française du Groupe des Sept (G7) dans le cadre du G7 Finances sera mise à profit pour  «prendre des décisions sur le financement soutenable de la croissance et du développement”, a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances français Bruno Le Maire lors d’une conférence à Paris.

Organisée par le Forum de Paris, une structure informelle réunissant des pays prêteurs et emprunteurs, cette rencontre a rassemblé à Bercy plusieurs dizaines de ministres, de gouverneurs de banques centrales, de représentants d’organisations internationales, de grandes banques comme Crédit Suisse ou HSBC et d’ONG comme Oxfam.

Objectif: offrir une caisse de résonance sur ce thème avant le sommet du G20 Finances prévu les 8 et 9 juin prochain à Fukuoka, au Japon, et convaincre la Chine – sans la citer nommément – d’éviter de faire dériver des pays en développement vers le surendettement et de faire preuve de plus de transparence sur les contreparties aux financements qu’elle accorde.

“Il importe au plus haut point d’aller plus loin dans les réformes”, pour permettre de financer les investissements nécessaires dans les pays en développement sans menacer leur stabilité macroéconomique, a souligné la directrice générale du FMI Christine Lagarde lors de cette conférence.

La Corruption des élites africaines, un cancer qui tue les institutions et les peuples

http://www.dakarmatin.com/« La concentration du pouvoir et des richesses aux mains des élites est un mélange cancérigène devenu de plus en plus une marque dans nos pays. » C’est le constat amer d’Ahmedou Ould Abdallah. L’ancien chef de la diplomatie mauritanienne sait de quoi il parle. C’est un bon connaisseur du continent africain qu’il a sillonné pendant plusieurs années en tant que Secrétaire général adjoint de l’ONU.

« La corruption est un véritable cancer qui tue sur le continent africain. C’est vrai qu’il s’agit d’un phénomène international, mais il y a une énorme différence en Afrique. C’est l’impunité qui protège les élites corrompues », explique-t-il à franceinfo Afrique.

« Une escroquerie à grande échelle qui discrédite les Etats »

En plus de sa casquette de diplomate, Ahmedou Ould Abdallah est membre fondateur de Transparency International. Il siège encore aujourd’hui au sein de son conseil d’administration. Cette organisation non gouvernementale a pour vocation principale la lutte contre la corruption à travers le monde. Tous les rapports publiés ces dernières années font le même constat : les élites opèrent de véritables hold-up sur les ressources du pays. Ahmedou Ould Abdallah dénonce une escroquerie à grande échelle qui discrédite et tribalise les Etats.

« Un petit groupe, un petit clan contrôle l’économie d’un pays et se met au-dessus de la loi. Ce phénomène d’oligarchie se développe avec arrogance. Ces oligarchies ruinent nos pays et se drapent dans la souveraineté nationale pour ne pas rendre compte à leurs propres populations. Ce fléau explique certains sujets brûlants actuels comme les guerres civiles et l’immigration », observe Ahmedou Ould Abdallah. Et il tient à préciser qu’il ne parle pas ici de la corruption du petit douanier ou du petit policier au coin de la rue, qui n’est que le résultat de la grande corruption des élites dirigeantes jouissant d’une scandaleuse impunité.

Pour s’attaquer à la corruption, il faut une presse libre, une police libre et une justice indépendante. Aucune de ces trois conditions n’est remplie en Afrique. La justice est entre les mains d’un groupe oligarchiqueAhmedou Ould Abdallah, ancien chef de la diplomatie mauritanienneà franceinfo Afrique

Ainsi, des dizaines de milliards de dollars s’évaporent chaque année sur le continent, sans que personne ne lève le petit doigt. « En Europe de l’Ouest, lorsque les dirigeants sont accusés de corruption, c’est la fin de leur carrière. Ça provoque immédiatement un scandale et les responsables se retrouvent derrière les barreaux. La tragédie dans nos pays, c’est l‘impunité et l’arrogance de ceux qui sont corrompus », se désole l’ancien haut fonctionnaire de l’ONU.

Et les multinationales dans tout ça ? Ne sont-t-elles pas complices de ce fléau qui pénalise les populations africaines ? Ahmed Ould Abdallah balaye l’argument qui veut qu’il n’y a pas de corruption sans corrupteur. « Mais pourquoi vous l’acceptez ? Pourquoi à Singapour on ne l’accepte pas ? Pourquoi on le refuse de plus en plus en Malaisie ? Si quelqu’un vous donne un million de dollars pour sauter du haut de la tour Eiffel, allez-vous le faire ? », interroge-t-il.

« La corruption justifie le terrorisme et le radicalisme »

Depuis Nouakchott, en Mauritanie, où il s’est installé, Ahmedou Ould Abdallah mène ses recherches sur les enjeux globaux de la paix et de la sécurité en Afrique. Pour lui, la corruption rampante des élites africaines constitue aujourd’hui la plus grande menace sur la paix et la sécurité qui justifie le terrorisme et le radicalisme dans la société africaine.

 « Il faut que cessent les pillages arrogants et systématiques de nos pays. Des contrats distribués en une journée, sans appels d’offres, qui se concluent par la cession de vastes concessions minières, pétrolières, agricoles et j’en passe. C’est une véritable tragédie. »

La corruption ne disparaîtra pas d’un coup de baguette magique, reconnaît-il. C’est un combat de longue haleine, un combat de toute une vie, auquel tous les citoyens et la société civile africaine doivent être sensibilisés, explique-t-il à franceinfo Afrique

la loi sur le contenu local au Sénégal:quels impacts pour le secteur des assurances Par Djibril Dia*

La loi sur le «contenu local » adoptée le 24 Janvier 2019 par l’Assemblée nationale va permettre au Sénégal de se doter désormais, à l’instar d’un pays comme le Ghana, d’un cadre propice à l’augmentation de la valeur ajoutée locale et à la création d’emplois locaux dans le cycle de vie des projets pétroliers et gaziers.

Les principes directeurs et objectifs découlant de la combinaison de la loi précitée et de l’article 58 du nouveau Code Pétrolier de 2019 permettent assurément la prise en compte des intérêts exclusifs des entreprises nationales dans tous les domaines où elles peuvent intervenir et qui seraient en relation avec la chaine d’exploitation, de production, de sécurisation et de commercialisation des ressources pétrolières et gazières.

Ces intérêts doivent s’exprimer à travers le relèvement du « plateau de compétence » (formation du personnel local, transfert de technologie,) et du « plateau d’affaires » des Entreprises nationales (participation des investisseurs privés nationaux aux opérations pétrolières et octroi de contrats de fourniture de travaux, biens et services aux entreprises nationales),  mais également à travers le « renforcement de la compétitivité nationale et internationale des Entreprises Sénégalaises ».

L’industrie des assurances au Sénégal n’échappe pas à ces règles et principes, d’autant plus qu’il s’agit du seul secteur pour lequel le législateur a consacré spécialement une disposition (cf. article 10 de la loi sur le « contenu local »).

Sur cette base, les compagnies d’assurances agréées au Sénégal ont eu la prompte initiative de créer, par anticipation à cette nouvelle donne, le « Pool d’assurance des Risques Pétroliers & Gaziers » qui se présente comme une organisation avec la SEN-RE et le marché International de la Réassurance en vue de disposer d’une capacité suffisante leur permettant de couvrir les risques pétroliers selon le principe de la coassurance et de la réassurance.

Cette organisation trouve une légitimité particulière et une base légale non seulement dans l’article 10 de ladite loi, mais également dans la partie de la déclaration du Président de la République, réservée au « local content » ou « contenu local » notamment dans le secteur des assurances à l’occasion  de la réunion du Groupe Consultatif de Paris.

Il s’agit d’une réaction inédite notée dans la zone de la Conférence interafricaine des marchés de l’assurance (CIMA).

Toutefois, le sens et la portée de cette loi sont-ils bien compris par les différents acteurs concernés de l’économie nationale ? En plus, la philosophie du  « local content »  telle que déclinée est-elle bien appréhendée ?

La question mérite d’être posée à propos de l’industrie locale des Assurances, au vu de la tournure que l’application des principes posés par ladite loi commence à prendre chez les Assureurs du marché sénégalais.

 En effet, le conflit commercial évoqué dans la presse écrite (« Financial Afrik » et « observateur » précisément) entre la compagnie AMSA Assurances et le « Pool d’assurance des Risques Pétroliers & Gaziers » à l’occasion de la première affaire réalisée, installe déjà le doute. Le traitement réservé à cette affaire laisse perplexe quant à la bonne compréhension par les assureurs, des motivations, principes directeurs, objectifs principaux et bien sûr du champ d’application de la politique nationale en matière de «contenu local» dans le secteur des hydrocarbures.

Loin de jeter le discrédit sur la stratégie mise en place par les assureurs à ce jour et ses conséquences déjà perceptibles, notre intention est d’identifier et surtout d’indiquer aux compagnies d’assurances, les véritables enjeux de la loi sur le « contenu local » au Sénégal et les possibilités probablement méconnues mais plus larges que cette dernière offre à l’industrie sénégalaise des Assurances et à ses différents acteurs.

1-Les enjeux du «contenu local» dans l’industrie des Assurances

 Au vu des principes directeurs et objectifs déclinés ci-dessus, les professionnels de l’assurance auraient dû se poser les questions suivantes :

-quelles sont les véritables composantes professionnelles de l’industrie ou du secteur des Assurances?

-est-ce exclusivement les compagnies d’assurances ? les sociétés de courtage et d’intermédiation (courtiers) en Assurance dûment agréées par l’Etat du Sénégal  sont-elles concernées ?

-ces compagnies et courtiers sont-ils par ailleurs considérés comme des sociétés de nationalité sénégalaise, compte tenu de la composition de leur capital social, à l’effet de remplir le critère d’éligibilité pour bénéficier en priorité des retombées de cette loi ?

-enfin, le marché sénégalais, dans sa configuration actuelle, n’aurait-il pas besoin d’une restructuration profonde, compte tenu de la faible capacité notée à prendre entièrement en charge les risques pétroliers et gaziers, de peur de céder en fronting la presque totalité des affaires souscrites aux sociétés de réassurances étrangères?

Autant de questions que les professionnels des assurances doivent se poser et auxquelles des réponses pertinentes pourraient apporter les éclairages nécessaires à la stratégie qu’ils doivent adopter :

a)A propos des composantes professionnelles du marché sénégalais, Il faut reconnaitre sans risque de se tromper que les sociétés de courtage, de droit national, font bel et bien partie du dispositif permettant d’assurer le service de l’assurance compte tenu de leur expertise, et au regard des dispositions du code CIMA relatives aux conditions de création, d’agrément et de fonctionnement.

Pour rappel, elles jouent un rôle essentiel de conseil et de gestion des conflits pouvant survenir entre les compagnies d’assurances et les assurés, fussent-ils des assurés opérant dans le domaine pétrolier ou gazier.

Au surplus, elles représentent une part extrêmement importante dans le chiffre d’affaires des compagnies IARD, sans oublier que la plupart de ces sociétés est le fruit d’investissements de sénégalais qui participent ainsi au développement de l’économie nationale.

Par ailleurs, leur activité, de par sa nature et contrairement à celle des compagnies d’assurances, ne donne pas lieu à des cessions de réassurance à l’étranger. Les commissions captées dans les affaires souscrites sont en général retenues dans l’économie sénégalaise. Il est alors certain que l’essentiel de leur chiffre d’affaires est réinjecté dans l’économie nationale en terme d’épargnes bancaires, d’investissements dans d’autres secteurs de l’économie (immobilier, achats d’actions, souscriptions possibles aux obligations d’Etat, salaires etc…) et enfin, en terme d’obligations fiscales.

Ces sociétés sont aujourd’hui au nombre de soixante-dix-sept (77) agréées par l’Etat du Sénégal, suivant la liste officielle publiée par la Direction des Assurances.

Aussi, et c’est très important, leur intervention dans le placement des affaires aussi bien en Assurances qu’en Réassurances permet-elle de réduire à certains égards les flux de capitaux (pourcentage des primes cédées) sur le marché de la réassurance à l’étranger compte tenu de leurs taux de commissionnement qui avoisinent en moyenne les 18 à 20% des primes d’assurance.

Même s’il est vrai qu’une bonne partie du chiffre d’affaires du courtage revient aux filiales de groupes étrangers, comme c’est le cas d’ailleurs pour  les compagnies d’assurances, le rôle positif des sociétés de courtage dans l’économie nationale est assurément  indéniable. Enfin et pour faire écho à cette dernière question éminemment juridique, une étude concernant les critères de nationalité des sociétés et les conséquences qu’implique l’application de la loi sur le « local content », doit être menée.

  1. b) L’autre enjeu est relatif à la taille du marché sénégalais des assurances.

En effet, nous convenons tous aujourd’hui que ce marché ne dispose pas de la capacité suffisante pour absorber plus de 10% (pourcentage très optimiste) des risques pétro-gaziers qui se profilent à l’horizon. Quelle solution ?

La restructuration du marché des Assurances du Sénégal devient alors une question essentielle dans la mesure où c’est l’un des secteurs qui doivent s’adapter à cette nouvelle donne (exploitation du pétrole et du gaz) pour en profiter économiquement et financièrement et, jouer véritablement le rôle attendu d’eux par l’Etat.

Il ne devrait pas s’agir seulement de s’organiser en pool pour capter les parts de risques qui sont à la portée actuelle du marché. En effet,  les marchés d’assurances doivent grandir par l’évolution de leur économie et par l’ingéniosité de leurs acteurs et cadres accompagnés par les investisseurs. A notre avis, les moyens financiers pour créer d’autres compagnies et l’expertise adéquate ne manquent pas au Sénégal. C’est le moment d’y réfléchir profondément en incluant tous les acteurs de l’industrie des assurances et même ceux qui sont hors du métier dès l’instant que ces derniers (investisseurs) peuvent participer à la mise en place des conditions qui favoriseront l’augmentation des capacités du marché sénégalais.

Pour une démarche inclusive de tous les acteurs du monde des assurances.

Seule une démarche globalisante et inclusive pourrait permettre de faire face à toutes les problématiques abordées ci-dessus. Il est en effet très clair que le secteur des assurances au Sénégal compte aujourd’hui autour de 18 compagnies d’assurances IARD et 08 compagnies VIE, mais également, comme nous l’avons affirmé précédemment,  77  sociétés de courtage et de conseil en Assurances au titre de l’année 2019, constituées pour la majorité sous forme de S.A, dument agréées auprès des autorités sénégalaises et dont la plupart est le fruit d’investissements de sénégalais.

Combien de sociétés seraient mises en marge de la plus grande opportunité de transformation de l’économie du Sénégal et de l’industrie des assurances si un processus de mutualisation des efforts du marché est enclenché sans la prise en compte des sociétés de courtage d’assurances ? Ce serait d’autant plus regrettable qu’il s’agit d’une catégorie professionnelle qui pourrait apporter un avis important pour la prise en charge des questions essentielles qui se posent actuellement dans le marché.

La meilleure stratégie serait d’associer toutes les sociétés de courtage agréées en tant qu’actrices et composantes de l’industrie des Assurances dans le pool Pétrolier et gazier déjà mis en place par les sociétés d’assurances.  C’est moins un partage du gâteau que la recherche de solutions d’ensemble qui s’impose au  marché qui doit rapidement s’adapter à cette évolution. Des solutions pour la question particulière d’une meilleure et excellente répartition des produits du « local content » en assurances (création d’emplois et relèvement des compétences, chiffre- d’affaires des compagnies d’assurances et sociétés de courtage, apports dans l’économie etc…) et celle d’une restructuration du marché. Les sociétés de courtage d’assurances ont donc leur mot à dire.

De toutes façons, nous pensons que les sociétés de courtage locales sauront prendre leur destin en main au cas où elles ne seraient pas intégrées dans le pool pétrolier et gazier ou dans un groupe d’études plus large.

Eventuellement, les investisseurs aussi intéressés par notre secteur pour sa transformation en profondeur, pourraient être concernés. Ils participeront à la recherche de solutions d’ensemble puisqu’ appelés à financer certaines opérations de création de nouvelles sociétés d’assurances et de réassurances.

Le défi aujourd’hui n’est donc pas de capter ce que nous, assureurs, sommes en mesure de prendre de ce marché, mais de l’aider à s’agrandir, à augmenter sa capacité au bénéfice de tous ses acteurs et de l’économie nationale. Il est donc quantitatif et qualitatif.

C’est seulement dans ces conditions que nous pourrons cerner les véritables problèmes que pose cette nouvelle donne du secteur de l’hydrocarbure et de répondre convenablement au rendez-vous de l’histoire qui va dans le sens de trouver la voie d’une croissance inclusive qui profite à l’économie nationale, mais surtout aux Entreprises nationales et aux populations.Il est encore temps de RECTIFIER le tir.https://www.financialafrik.com

*Djibril DIA, Juriste et Consultant en Assurance,Directeur Général de Synergies Assurances S.A

L’ASSURANCE INDICIELLE BÉTAIL ENCORE À LA TRAÎNE (CHERCHEUR)

Dakar, 8 mai (APS) – L’assurance indicielle du bétail au Sénégal est ’’encore à la traîne’’ comparée au secteur de l’agriculture, a soutenu mercredi à Dakar, le chercheur Mame Mor Anta Syll.

’’L’assurance indicielle bétail est à la traîne actuellement comparé au secteur de l’Agriculture’’, a-t-il notamment indiqué lors d’un atelier portant sur l’assurance indicielle bétail au Sénégal.

La rencontre fait suite à la réalisation d’une étude proposant un état des lieux des initiatives en matière d’assurance indicielle bétail au Sénégal.

L’étude a été effectuée dans le cadre du programme de renforcement de la résilience et de l’adaptation aux phénomènes climatiques extrêmes et aux catastrophes (BRACED, sigle en Anglais).

Ce programme exécuté en Asie et en Afrique est financé par la coopération britannique.

 Le chercheur a cependant confié que les différents acteurs du secteur réfléchissent sur la mise en œuvre d’une assurance indicielle bétail.

 ’’On espère que dans un futur proche on va y arriver’’, a-t-il déclaré avant de rappeler que lorsqu’il y a une intempérie qui touche le cheptel, le gouvernement envoie sur le terrain des techniciens de l’Elevage et cela « coûte cher ».

 Il a aussi rappelé que lors des intempéries de 2018, le président de la République, Macky Sall, avait donné des instructions au ministère de l’Elevage, à la compagnie nationale d’assurance et aux éleveurs pour trouver « le moyen d’assurer le bétail pastoral ».

« Il y a des défis à relever et des réflexions sont en cours pour arriver à une assurance indicielle de bétail sénégalais », a ajouté M. Syll.

Le cheptel sénégalais était composé en 2016 de 17379000 têtes réparties comme suit : 20,38% de bovins, 34 ,43% d’ovins, 32,83% de caprins, 2,43% de porcins, 3,21% d’asins et 0,03% de camelins selon un document transmis à l’APS.SG/OID/ASB

MISE EN PLACE DE « TOUTES LES CONDITIONS D’UNE BONNE CAMPAGNE AGRICOLE » (MINISTRE)

Diamniadio, 7 mai (APS) – La campagne agricole devrait démarrer sous de bonnes auspices, a assuré, mardi, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Moussa Baldé.

« En principe d’ici deux à trois jours, on devrait être dans les conditions de mise en place des intrants. Puisque toutes les notifications ont été déjà envoyées au niveau des acteurs et de l’administration territoriale pour la prise de décision des commissions de réception au niveau des points de cession », a-t-il dit.

Il s’exprimait lors d’une réunion du Comité de suivi de la Campagne agricole au siège du ministère de l’Agriculture à Diamniadio, dans le département de Rufisque (banlieue de Dakar). Ont pris part à cette rencontre de « prise de contact », les opérateurs, les huiliers, les producteurs et les institutions de financement de l’agriculture comme le CNCAS.

« Des orientations ont été données après le Conseil interministériel tenu le 23 avril, des décisions ont été prises au cours du dernier Conseil des ministres », a-t-il encore souligné. »Nous nous sommes tout de suite mis à l’œuvre pour préparer tout ce que le ministère doit faire en termes de notifications et de circulaires pour un bon démarrage de la campagne agricole dans de bonnes conditions », a-t-il précisé.

Pour le ministre, « il ne reste qu’à prier pour un bon hivernage, de très fortes pluies très bien réparties permettant d’avoir une bonne campagne avec des records au niveau de la production ».

 Le président du Comité de suivi de la campagne agricole, Alioune Dia, a confirmé les options prises par le ministère, relevant également que toutes les notifications sont déjà faites et les opérateurs désignés pour la mise en place des semences au niveau de toutes les filières.

En effet, a-t-il ajouté, les circulaires sont déjà envoyées aux opérateurs qui sont déjà sélectionnés permettant de pouvoir terminer les mises en place des intrants au plus tard le 25 mai. « Le ministre a dégagé un schéma très clair pour faire la cession des semences à temps permettant de dégager des mises en place à temps », a-t-il avancé.

Concernant les subventions, Alioune Dia a indiqué qu’il y a eu des « réorientations » pour prendre en compte toutes les filières comme la pomme de terre et la banane.

Des engagements ont été pris de la part des opérateurs, des producteurs, des huiliers, mais également des institutions de finance notamment, la CNCAS pour une bonne campagne agricole

La réunion de suivi de la campagne instituée par l’ancien ministre de l’Agriculture se tient tous les quinze jours avec l’ensemble des acteurs.ADL/OID/ASB

Campagne agricole 2019 : les semences disponibles à partir du 25 Mai

https://actusen.sn/ La campagne agricole 2019 devrait démarrer sous de bonnes auspices. En effet, d’après le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, toutes les dispositions sont actuellement en place et les semences sont disponible.

Le président du Comité de suivi de la campagne agricole, Aliou Dia, confirme dans les colonnes de LeQuotidien les options prises par le ministère. Il relève également que toutes les notifications sont déjà faites et les opérateurs désignés pour la mise en place des semences au niveau de toutes les filières.

«Le ministre a dégagé un schéma très clair nous permettant de faire des mises en place et des cessions à temps. Compte tenu des décisions prises cette année, on est sur de très bon délais», a-t-il expliqué lors d’une réunion d’information sur l’organisation de la campagne agricole.

Hausse du  prix du riz parfumé

http://www.rewmi.com/ Entre février et Mars, le kilogramme de riz parfumé a progressé de 1,6% sur le marché sénégalais. De même, le cout de  la farine de blé a aussi augmenté de 2,5%. Par contre, le prix du sucre en poudre a connu une légère baisse, contrairement à celui de l’huile végétale qui est resté stable.

 Resté stable au mois de février passé sur le marché local, le prix du kilogramme de riz parfumé a progressé en mars 2019 de 1,6%, en variation mensuelle. Ainsi, il s’échange à 412 FCFA, contre 407 F CFA  au mois précédent. Quant au riz brisé ordinaire, il a reculé de 0,3%  et le kilogramme est vendu à 293 FCFA, par rapport à février où il s’échangeait à 294 FCFA. S’agissant des prévisions du mois d’avril 2019 de la demande mondiale de riz (492,4 Mt), elles affichent des augmentations respectives de 0,1% et 1,9% par rapport à celles de mars 2019 et aux estimations de la campagne 2017-2018. Sur le marché du riz, les cours poursuivent leurs mouvements en dents de scie. Influencés par l’augmentation de la demande extérieure, notamment celle africaine, les cours du riz d’origine indienne, en particulier la qualité 25% brisure, ont enregistré une hausse mensuelle de 2,8% en mars 2019. Pour sa part, le cours du riz thaïlandais de même qualité a connu, sur la même période, une baisse de 1,2%, en rapport avec l’appréciation du bath par rapport au dollar. Sur le premier trimestre 2019, les prix respectifs des variétés de riz indienne et thaïlandaise (25% brisure) ont reculé de 6,6% et 3,8% par rapport à la même période de 2018. Pour le blé tendre, selon les prévisions du mois d’avril 2019 du département américain de l’agriculture (USDA), l’offre mondiale de blé devrait se situer à 1014,8 Mt pour la campagne 2018-2019, soit un repli de 0,1%, comparativement aux prévisions de mars 2019 et une hausse de 2,8% par rapport aux estimations de la campagne 2017/2018. Les prévisions d’avril 2018 de la demande mondiale de blé, estimées à 739,1 Mt, ont, quant à elles, baissé de 0,4% et 0,6%, par rapport respectivement à celles de mars 2019 et aux estimations de la campagne 2017-2018. En raison des disponibilités actuelles confortables et des perspectives de récoltes globalement favorables, les cours du blé ont reculé au mois de mars 2019. En variation mensuelle, celui du blé tendre français s’est replié de 6,5% en mars 2019. Au Sénégal, en mars 2019, le prix du kilogramme de farine de blé a augmenté de 2,5%, en rythme mensuel, pour s’établir à 391 FCFA. Concernant le sucre blanc, sur le marché local, le prix du kilogramme de sucre raffiné en poudre a reculé de 0,7%, en variation mensuelle, pour s’échanger à 608 FCFA. D’après les dernières prévisions de l’Organisation internationale du sucre (ISO), la production mondiale devrait ressortir à 179 Mt pour la campagne 2018-2019, soit un recul de 0,6% par rapport aux précédentes estimations. Pour leur part, les prévisions de la consommation mondiale de sucre sont ressorties à nouveau à 179 Mt pour la campagne actuelle. Sur le marché du sucre, les cours se sont repliés en mars 2019, en rapport avec l’augmentation de la production dans les pays producteurs, particulièrement l’Inde. En rythme mensuel, le cours du sucre blanc a fléchi de 2,3%.Sur le premier trimestre 2019, il a aussi baissé, de 5,4% par rapport à la même période de 2018.

Les huiles végétales dans la stabilité

En ce qui concerne le prix du litre d’huile végétale, il est resté stable à son niveau du mois de janvier 2019 (1423 FCFA) sur le marché sénégalais. S’agissant de l’offre mondiale d’huiles végétales, d’après les prévisions d’avril 2019 de l’USDA, elle devrait se situer à 225,5 Mt pour la campagne 2018-2019, augmentant de 0,3% et 3,2%, par rapport respectivement aux prévisions du mois précédent et aux estimations de la campagne 2017-2018. De même, les dernières prévisions de la demande mondiale d’huiles végétales (200,3Mt) tablent sur des croissances respectives de 0,8% et 4,2% par rapport aux projections du mois de mars 2019 et aux estimations de la compagne 2017-2018. Concernant les prix, en mars 2019, ceux des huiles de palme et de soja ont enregistré des baisses mensuelles respectives de 5% et 2,9%. Le repli des cours de l’huile de palme est lié aux inquiétudes d’une baisse de la demande alors que l’offre reste abondante dans les principaux pays producteurs. S’agissant du prix de l’huile d’arachide, il est resté stable à son niveau du mois précédent.Zachari BADJI

LE HAUT-COMMISSAIRE DE L’OMVS RELÈVE L’ »EXTRÊME URGENCE » DE PROTÉGER LE FLEUVE SÉNÉGAL

Kédougou, 7 mai (APS) – Le haut-commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), Ahmed Diane Semega, a relevé mardi à Kédougou (est), « l’extrême urgence » de protéger ce cours d’eau contre la mauvaise pratique de l’orpaillage.

« J’ai le sentiment d’une extrême urgence sans jouer à l’alarmisme car ce fleuve est dans un état de mort presque clinique », a dit M. Semega, plaidant pour l’application de la charte des eaux de l’OMVS pour assurer l’avenir du fleuve Sénégal après une visite à Doiba dans le département de Sararaya qui abrite un site artisanal d’orpaillage.

Le haut-commissaire conduit pour six jours une mission de sensibilisation sur les dangers d’une mauvaise pratique de l’orpaillage en territoires sénégalais et malien.

« Le problème environnemental n’émeuve plus beaucoup de monde mais ici vous n’avez même pas besoin d’être experts pour savoir que l’eau est polluée », a dit aux journalistes le haut-commissaire, faisant référence à la couleur de l’eau tirant vers celle de l’argile.

« Je viens de discuter avec le chef de village mais les populations déplorent de vivre à côté d’un fleuve qui ne leur sert à rien. Elles ne peuvent ni boire ni faire la lessive avec cette eau polluée par le mercure et qui les expose à des dangers », a expliqué M. Semega.

Il en appelle à la responsabilité de l’OMVS dont l’objectif est de veiller à la sauvegarde de ce fleuve mais aussi aux Etats-membres pour une application de cette charte et une prise de conscience quant au caractère international de ce cours d’eau qui n’appartient à aucun des pays pris isolément.

Le haut-commissaire a aussi invité les autorités administratives locales à les aider dans la surveillance et la sensibilisation des populations pour les conscientiser sur les dangers qu’elles font courir au fleuve soumis à une pratique néfaste de l’orpaillage.

Sur place le haut-commissaire et les autorités administratives locales se sont rendus compte de l’ampleur des dégâts avec l’utilisation de la drague et de certains produits comme le mercure par les orpailleurs.AMD/ASB/OID

Fast-Track dans l’énergie : La Senelec phagocyte l’Aner et l’Aeme

http://www.seneweb.com/ L’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie (Aeme) et l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (Aner) vont être dissoutes.

Une décision du chef de l’État qui entre dans le cadre de la réforme de la Senelec qui va se transformer, dans les prochains jours, en Holding.

Le quotidien L’AS, qui donne l’information, renseigne qu’elles seront phagocytées par la Senelec qui va, désormais, gérer tout ce qui est énergie.

RACHAT PAR SONATEL DE L’OPERATEUR GAMBIEN XOOM WIRELESS: Les autorités gambiennes non encore saisies de la transaction, l’opinion circonspecte

https://www.jotaay.net/Depuis que la Sonatel a annoncé son introduction dans le marché gambien, par le biais de l’acquisition de 91,6% des actions de l’opérateur Xoom Wireless, les réseaux sociaux dans ce pays s’en font leurs gorges chaudes; d’aucuns soupçonnant même l’entreprise sénégalaise d’être derrière la création de Xoom Wireless. En ce qui concerne le gouvernement gambien, c’est le ministre de l’Information qui est monté au créneau, pour marteler que ni son département, ni le PURA, organe gambien de régulation des services publics, n’ont été saisis de cette opération et qu’il est prématuré de se prononcer sur l’affaire. 

S’exprimant sur les ondes de Freedom Radio Gambia, le ministre gambien de l’Information, Ebrima Sillah, a déclaré qu’en ce qui concerne son ministère et le gouvernement gambien, aucune communication officielle ne leur est parvenue au sujet de la prétendue acquisition de la société de téléphonie mobile Xoom, un fournisseur de services Internet sous licence gambienne, par Sonatel. Selon le ministre de l’information, Ebrima Sillah, le propriétaire de Xoom Wireless, un jeune entrepreneur gambien du nom de Kalifa Faal, a obtenu l’autorisation d’exploiter une société de fournisseur de services Internet en Gambie, il y a environ 18 mois, bien que sa société n’ait pas encore commencé à fournir des services ISP aux Gambiens.

Et c’est Sonatel, l’opérateur télécoms N°1 sénégalais, qui a récemment annoncé dans un communiqué de presse avoir acquis 91,6% du capital de Xoom Wireless. Ce qui a suscité un tollé dans l’opinion et défrayé la chronique en Gambie. Interrogé sur le dossier à l’émission Sunday Leral sur Freedom Radio Gambia, le ministre de l’Information, Ebrima Sillah, a déclaré qu’il n’avait reçu aucune communication officielle au sujet de ladite vente supposée. «La vérité est la suivante. Je n’ai jamais rencontré Kalifa Faal pour discuter de cette affaire ou de ses partenaires. Je me souviens que lorsqu’ils sont venus ici en septembre ou octobre 2018, je dirigeais le ministère des Travaux publics. Il y avait cette réunion régionale des autorités de l’aviation civile de l’Afrique de l’Ouest et j’étais là pour l’ouvrir. Mon collaborateur est venu me dire que certaines personnes voulaient me rencontrer après l’ouverture du programme (…) Kalifa s’est présenté et a présenté des personnes qu’il prétendait être ses partenaires (…) Je leur ai dit que s’ils ont des offres d’investissement, de rédiger une proposition de projet ; nous avons un comité TIC au ministère ; le comité examinera cette proposition, qui sera ensuite transmise aux institutions ou autorités gouvernementales compétentes pouvant s’occuper de cette question. C’est donc la dernière fois que j’en ai entendu parler jusqu’à ces dernières semaines, lorsque j’ai vu un communiqué de presse dans les journaux locaux», a déclaré la ministre de l’Information, Sillah.
Le responsable gambien poursuit : «(…)nous ne voulons pas commenter un problème qui ne nous est pas parvenu. parce que dire que vous êtes acheté, cela doit faire l’objet de nombreuses études genre contrôle réglementaire et aussi les questions de concurrence. Donc, comme il n’a même pas atteint le niveau de l’Autorité de régulation des services publics – PURA, qui doit d’abord vérifier tous ces processus et ensuite inviter si nécessaire l’Agence de protection du consommateur de Gambie ; et à partir de là, un rapport serait préparé pour conseiller le ministre pour qu’il permette la transaction ou non. Et tout cela n’a pas encore été fait», a ajouté Sillah.
Concluant sur le sujet le ministre Sillah indique : «nous devons donc faire très attention en tant qu’agents publics  (…) Je suis convaincu que le régulateur a également fait preuve de beaucoup de prudence dans sa façon de traiter cette question en parlant aux médias (…) Nous ne voyons que les communiqués de presse et ce qui est attribué au propriétaire dans les médias sociaux. Je ne veux pas faire de commentaire à ce sujet. Laissons le processus se dérouler normalement, puis il nous parviendra et nous nous en occuperons».
Lorsqu’on lui a demandé si Sonatel pouvait utiliser la licence de Xoom Wireless pour opérer en Gambie, sans passer par son bureau, Sillah a répondu par la négative. «Non, ça ne peut pas être (…) Il y a des règles et des règlements, mais il y a aussi des lois dans notre pays qui régissent les opérations du secteur des télécommunications et ces questions doivent être suivies ; nous avons l’autorité de régulation ici – PURA, qui traite de toutes les questions liées aux télécommunications, puis le ministre, même un conseil pour décider de l’approuver ou non», a-t-il déclaré à Freedom Radio Gambia.
Sillah dit que même si Xoom Wireless n’a pas encore l’infrastructure nécessaire pour exploiter une société de fournisseur de services Internet en Gambie, la société avait obtenu légalement l’autorisation d’exploiter dans le pays.
En tout cas, lors de la célébration de la fête de l’indépendance du Sénégal où le Président gambien Adama Barrow était invité d’honneur, M. Faal et ses partenaires commerciaux lui ont rendu une visite de courtoisie. Faal et ses partenaires ont même eu une séance de photos avec le Président Barrow. Les images ont été distribuées sur les médias sociaux, pour sous-entendre que le partenariat entre Sonatel et Xoom Wireless avait l’onction de Adama Barrow.
Et comme une licence de fournisseur de services Internet en Gambie coûte 450.000 dalasis, soit plus de 10.000 dollars Us, Kalifa Faal a défendu l’acquisition de sa société par Sonatel, lors d’un récent entretien avec le site Web en ligne Chronicle, basé à Banjul. «Ce qui compte vraiment, c’est que la licence ne soit pas donnée. Vous n’allez pas dans un magasin pour l’acheter. Vous devez suivre un processus et nous avons suivi ce processus», a-t-il déclaré à Chronicle.
«Le problème est que la plupart des entreprises ne se constituent pas elles-mêmes pour être vendues, d’après ce que j’ai vu en Gambie. Il est donc très difficile pour une entreprise de venir tenter sa chance dans une autre entreprise», a-t-il ajouté.

Kalifa Faal : «le processus d’acquisition est transparent et l’acheteur, Sonatel, sait ce qu’il fait»   

Le site Web a cité Faal, qui aurait déclaré que Xoom Wireless était mis dans un écrin de telle sorte à paraître beau pour tout investisseur. «Je savais que je ne pourrais pas le financer moi-même. J’allais donc emmener des personnes comme partenaires et je pensais pouvoir mettre en œuvre ce projet», a déclaré Faal, ajoutant que le processus d’acquisition était transparent et que l’acheteur, Sonatel, savait ce qu’il faisait en ce qui concerne l’acquisition de sa société.
Pourtant, au sein de l’opinion gambienne, certains pensent que Xoom Wireless n’est qu’une «couverture pour Sonatel». La question qui se pose est comment peut-on créer une entreprise et vendre 91,6% des parts à un étranger sans même mettre en place l’infrastructure requise et fonctionner pendant un certain temps ? D’où la conclusion que Faal agit pour le compte de Sonatel, qui aurait beaucoup de mal à entrer sur le marché gambien sans ce genre d’arrangement douteux.
Une source gambienne pense qu’il faut encourager les entreprises locales à se développer et encourager les citoyens jeunes et talentueux à se lancer dans ce domaine. Pis, compte tenu de l’envergure de Sonatel, pense notre interlocuteur, «s’il est autorisé à opérer ici, il dominera totalement et éliminera tous les autres fournisseurs d’accès à Internet qui viennent juste d’être créés. Sonatel peut subventionner son tarif pendant des années simplement pour tuer la concurrence locale et cela ne les affectera pas. Ils peuvent même acquérir de la bande passante du Sénégal en utilisant l’infrastructure commune qu’ils ont avec Gamtel. Cela réduira considérablement leurs coûts et aucun fournisseur de services Internet ne sera en mesure de leur faire concurrence».
La même source de conclure : «nous avons assez de fournisseurs de services Internet ici : Quantum net, Netpage, Papa Njie et beaucoup d’autres. Si le gouvernement est en mesure de réduire les impôts pour eux, il est certain qu’ils peuvent également très bien évoluer et réduire les tarifs. Nous devrions encourager les nôtres et c’est le seul moyen de nous développer». Selon notre interlocuteur, l’investissement étranger est encouragé, mais dans des domaines où les Gambiens n’ont ni expertise ni capital. Les TIC étant le secteur qui peut fournir un emploi aux jeunes plus que tout autre secteur, il doit être réservé aux entreprises gambiennes. Mansour KANE

 TOURISME AU SÉNÉGAL – SELON LE MINISTRE ALIOUNE SARR : «435 MILLIARDS ONT ETE CAPTES EN 2018»

http://www.sudonline.sn/ Rehausser la part de marché dans le tourisme mondial, particulièrement dans la sous-région en développant l’ingénierie touristique en mode Fast track, c’est ce à quoi le ministre du Tourisme et des transports aériens Alioune Sarr a invité ses services tout en relevant que  le tourisme, pour l’année 2018,  a généré 435 milliards au Sénégal. C’était hier, mardi 07 mai, au terme d’une visite d’imprégnation et de déclinaison de sa feuille de route

L’économie touristique mondiale se porte au mieux. Rien qu’ «en 2018, le tourisme mondial a généré 1600 milliards de dollars dont 435 milliards de francs CFA captés par le Sénégal. Et ce, en dépit de la sous-exploitation du tourisme culturel, balnéaire, de la non-valorisation des sites communautaires, de l’inexploitation du tourisme de niche…», a dit le ministre du Tourisme et des Transports aériens Alioune Sarr. Il effectuait hier, mardi, à Dakar une visite d’imprégnation et de déclinaison de sa feuille de route avec les services centraux relevant de son département ministériel.

Du service régional du tourisme de Dakar, au commissariat spécial du tourisme en passant par l’Ecole nationale de formation hôtelière et touristique, la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (Sapco) et l’Agence sénégalaise de promotion touristique, le ministre a invité à aller en mode Fast-track tel que souhaité par le Président Macky Sall. «Je vous invite à aller en mode fast track. Car, il n-y a pas lieu de perdre du temps. Tous les investisseurs nonchalants doivent être écartés. Parce que nous avons des rendez-vous très importants à honorer et dont le plus proche, est celui du Forum mondial de l’eau en 2021, les jeux Olympiques de la jeunesse de 2022 et tant d’autres sommets à dimension internationale.

Donc, ne laissez aucun investisseur qui soit vous retarder avec de beaux discours, accompagné d’un bon business plan alors qu’il n’a pas encore mobilisé les ressources financières nécessaires pour démarrer le projet», a dit le ministre au directeur général de la Sapco Aliou Sow. Il faisait allusion aux lenteurs notées dans la construction d’infrastructures hôtelières dans les zones de Pointe Sarène et Mbodiène.

Au directeur général de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspt) Mouhamadou Bamba Mbow, le ministre dira ceci: «Il y a énormément de choses à développer en terme d’ingénierie touristique et culturelle pour être leader dans la sous-région. Nous avons le potentiel, mais avec plus d’engagement dans un esprit de développeur et en mode fast track, nous atteindrons les objectifs fixés par le président Sall au compte de son quinquennat. Et pour cette feuille de route, je veillerai particulièrement à sa mise en œuvre par des rencontres périodiques me permettant d’évaluer». S’adressant aux responsables du service régional de Dakar, Aliou Sarr les a invités à développer le tourisme d’affaires dans la capitale Sénégalaise… Selon lui, «Gorée, monument de la renaissance, Soumbédioune… sont des lieux très importants à valoriser pour booster le tourisme d’affaires dans notre capitale». Au Commissariat spécial du tourisme, le ministre a émis son souhait de renforcer le dispositif sécuritaire dans les hôtels et autres lieux touristiques au regard de la place et du rôle que la sécurité devra jouer pour participer au développement du tourisme

Invitation  au « Samedi de l’économie » du 11 mai 2019

Thème : L’augmentation des salaires et le problème du pouvoir d’achat  

Lieu et heure : Centre de formation professionnelle de Grand Dakar, face au cinéma El Mansour (09H30-13H)

Intervenant : Pr Meissa Babou (FASEG)

Les défilés du premier mai ont été marqués cette année par le refus net opposé par le président de la République aux syndicats, à propos d’augmentations de salaires. Cette réponse a frustré, voire indigné, la plupart des syndicats et engendré des débats au niveau même de l’opinion. Mais la question de l’augmentation des salaires est à lier au problème du pouvoir d’achat

Le problème du pouvoir d’achat

Dans tous les pays du monde, les demandes de revalorisation des salaires font partie des revendications légitimes des travailleurs et visent à améliorer le pouvoir d’achat qui, comme on le sait, est assez faible dans nos pays. Le refus catégorique opposé par le président de la République semble ignorer ce lien. Or le relèvement du pouvoir d’achat a un effet bénéfique pour l’économie. En effet, l’amélioration du pouvoir d’achat devrait se traduire par une augmentation de la consommation intérieure, qui est une composante très importante du produit intérieur brut (PIB). Surtout si cet accroissement concerne principalement les biens et services produits localement.

Certes, le président de la République et son gouvernement ne voient que des dépenses publiques supplémentaires dans les revendications des syndicats et perdent de vue l’impact positif pour l’économie, consistant à fortifier le marché intérieur. Mais par-delà l’aspect économique, la hausse des salaires contribuerait à apaiser le climat social, ce qui est un autre facteur positif pour l’économie. Les séries de grèves dans des secteurs vitaux, comme l’éducation ou la santé, portent un grave préjudice à l’économie et à la stabilité du pays.     

Face au refus du président de la République, il y a eu étonnement, mais surtout une levée de boucliers des syndicats, qui affirment que c’est contraire aux accords passés avec le gouvernement et aux engagements antérieurs du président de la République lui-même.

Une cure d’austérité ?

Le refus d’augmenter les salaires annonce-t-il un programme d’austérité pour le prochain quinquennat ? D’aucuns l’affirment et pensent même que les « recommandations » du Fonds monétaire international (FMI) expliqueraient le refus du président. En effet, le FMI aurait conseillé de réduire les dépenses publiques et de revoir certaines subventions dans le but d’instaurer « la vérité des prix ». La campagne électorale avait peut-être masqué une réalité économique peu reluisante et elle semble l’avoir aggravée.

Mais pour faire des économies, il y a des postes inutiles et des dépenses superflues qui pourraient être éliminées. La pléthore de ministres, ministres-conseillers et les institutions quasi-inutiles destinées à caser un personnel politique offrent autant de possibilités de faire des économies qui pourraient être utilisées ailleurs. Par exemple, les syndicats pointent du doigt des institutions budgétivores, comme le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) et le Conseil économique, social et culturel (CESE), qui absorbent la majeure partie de la masse salariale mais dont l’utilité n’est pas évidente aux yeux de l’opinion.

Pour les syndicats donc, le président de la République semble privilégier sa clientèle politique plutôt que de répondre à leurs revendications légitimes. Cette accusation semble être corroborée par deux faits récents révélés par les médias. En effet, le président de la République aurait donné un million de francs CFA et un billet pour la Mecque à chaque député de la majorité, pour acheter leur soutien lors du vote de la Loi sur la suppression du poste de Premier ministre. Après le vote, c’est son épouse qui a convié les députés femmes pour les « remercier », avec pour chacune une enveloppe de 500.000 francs CFA !

De telles largesses en faveur de gens déjà parmi les privilégiés de la République ne feront qu’enrager les syndicats, qui se disent déterminés à se battre pour obtenir satisfaction.

Le Conférencier

Pour introduire les débats, ARCADE a fait appel au Pr. Meissa Babou, de la Faculté de sciences économiques et de gestion (FASEG), à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD).

Il est enseignant-chercheur, formateur spécialisé en sciences de gestion et expert en finances et comptabilité. Le Pr. Babou est également consultant en marketing et gestion de projets.

C’est un débatteur rompu sur les questions économiques et bien connu du grand public, à travers ses interventions dans les médias (radios, télévisions et presse écrite), au cours desquelles, il a souvent tenté de déconstruire les discours officiels sur la situation économique du pays. 

Agenda 

9:00-9:30: Arrivées & mise en place

9:30-10:00: Mots de bienvenue & introduction du sujet

10:00-10:45: Présentation par le Pr. Meissa Babou

10:45-11:00: Pause santé

11:00-12:30: Débats

12:30-13:00: Résumé & conclusion

13:00: Cocktail 

L’OEUVRE DE MAMADOU DIA REVISITÉE À L’UGB

Saint-Louis, 8 mai (APS) – La vie et l’œuvre de l’ancien président du Conseil, Mamadou Dia, sont au cœur de la 12ème édition du Grand forum annuel de la bibliothèque de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB), ouverte ce mercredi.

S’exprimant à l’ouverture de la rencontre, le recteur de l’université Gaston Berger de Saint-Louis, Pr Ousmane Thiaré, a salué la ’’mémoire » de l’ancien président du conseil, Mamadou Dia, qui selon lui, « a beaucoup apporté » pour le développement du Sénégal.

Mamadou Dia, parrain de cette 12ème édition du Grand forum annuel de la bibliothèque de l’UGB, est « un des penseurs de l’Afrique que les jeunes générations doivent prendre comme modèle », a dit le recteur Thiaré.

L’ancien président du Conseil, décédé en janvier 2009 à Dakar, à l’âge de 99 ans, « a joué un rôle fondamental » pour son pays, a-t-il souligné, ajoutant qu’il « mérite que ses œuvres soient revisitées afin que les jeunes s’en inspirent ».

L’ouverture du forum a noté la forte présence des membres de la famille de feu Mamadou Dia, des intellectuels, des enseignants, des étudiants de l’UGB et des élèves de différents établissements scolaires de Saint-Louis.

La bibliothèque centrale de l’UGB a choisi Mamadou Dia comme parrain de cette édition pour « revisiter ses œuvres, en ce moment où l’Afrique se cherche encore », a expliqué son directeur, Malamine Diouf.

« Si son œuvre monumentale reste assez peu connue, le président du Conseil, économiste chevronné, homme d’Etat trempé, concepteur de l’animation rurale, entre autres, aura été l’un des principaux protagonistes de la fondation de la République du Sénégal », a souligné Malamine Diouf.

L’homme « est peu connu des jeunes d’aujourd’hui » et il est « tout fait nécessaire de l’offrir comme modèle à la jeunesse », a-t-il soutenu, soulignant que ce forum permettra à d’éminents universitaires et intellectuels d’ »échanger » avec les élèves et étudiants sur la vie et l’œuvre de « Mawdo ».

Le Pr Samba Sow, enseignant à l’université Cheikh Anta Diop et neveu du parrain, a, au nom de la famille, rappelé « les vertus que l’homme a incarnées durant toute sa vie », mettant en exergue « son patriotisme, son sens de la responsabilité et du devoir bien accompli pour le développement de son pays ».BD/OID/ASB

UGB : Les Étudiants Décrètent La Gratuité De La Bouffe Et Des Logements

https://nettali.sn/ La coordination des étudiants de Saint-Louis de ladite institution a décrété hier, un nouveau mot d’ordre de journées sans tickets illimitées, non-paiement des chambres pour quatre mois. Cette fois-ci, informe PressAfrik, ses membres dénoncent l’insalubrité qui prévaut au sein du campus. « Nous sommes en train de vivre une chaîne de souffrances et les autorités sont insensés à cela », fulmine la CESL.

Son président, Daouda Sagna informe que des eaux usées envahissent la devanture de leurs chambres. « L’eau des fosses septiques se déversent à tort et à raison dans le campus et sans remède », pestent les étudiants.

L’école internationale africaine de Diamniadio ouvrira ses portes en septembre (Directeur)

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard TouréL’African International School (AIS, sigle anglais) va accueillir en septembre 2019 ses premiers élèves, selon son Directeur général, Laurent Bonardi, précisant que l’ouverture définitive est prévue en septembre 2020.

« L’AIS de Diamniadio sera le 5ème campus du groupe la Cité scolaire internationale. L’ouverture des classes du préscolaire, du primaire se fera dès septembre 2019 et toutes les autres classes jusqu’en Terminale seront ouvertes en septembre 2020 avec également un internat de 500 places », a expliqué M. Bonardi dans son discours prononcé, mardi soir à Dakar, lors du lancement de l’AIS.

Dans son texte dont APA a obtenu copie, Laurent Bonardi a précisé que l’école est bâtie sur 5 hectares à Diamniadio et dispose de laboratoires ultramodernes, d’un auditorium et d’un centre culturel et artistique.

« C’est un établissement unique en Afrique de l’Ouest avec trois sections d’enseignement, sénégalaise, française et internationale. Il a une capacité d’accueil de 1900 élèves de la grande section à la terminale », a-t-il indiqué.CP/te/APA

BIODIVERSITÉ:DES EXPERTS ONUSIENS DRESSENT UNE SITUATION ALARMANTE

Dakar, 6 mai (APS) – Un rapport d’experts des Nations-Unies sur la biodiversité rendu public lundi à Paris dresse une situation alarmante de la préservation des espèces animales et végétales dans le monde.
Le document souligne notamment qu’environ un million d’espèces animales et végétales sont aujourd’hui menacées d’extinction les prochaines décennies. Une situation inédite dans l’histoire de l’humanité, soulignent les experts de l’Organisation des Nations-Unies.
Les espèces animales et végétales disparaissent plus vite que jamais, en raison des activités humaines’’, relèvent-ils.
‘’Près de 23 % des oiseaux, 25 % des plantes, 33 % des récifs coralliens, 40 % des amphibiens, 10 % des insectes et plus d’un tiers des mammifères marins sont menacés’’, détaille le rapport.
La source ajoute que la récolte de bois brut a augmenté de 45 % représentant environ 60 milliards de tonnes extraites par an, une quantité qui a doublé depuis 1980 mettant en péril les écosystèmes associés.
‘’Le tissu vivant de la terre, essentiel et interconnecté, se réduit et s’effiloche de plus en plus. Cette perte est la conséquence directe de l’activité humaine et constitue une menace pour le bien-être de l’Humanité dans toutes les régions du monde’’, peut-on y lire.
Pour accroître sa pertinence, les auteurs du rapport ont classé par ordre décroissant les cinq facteurs qui affectent le plus la nature.
‘’Il s’agit des changements de l’usage des terres et de la mer (dégradation d’habitat), de l’exploitation de certains organismes (surpêche par exemple), du changement climatique, de la pollution et enfin des espèces exotiques envahissantes’’.
‘’Face à ce tableau noir, le rapport présente un éventail d’actions en faveur du développement durable dans des secteurs tels que l’agriculture, la foresterie, les écosystèmes marins, les zones urbaines, l’énergie ou les finances.
Pour les écosystèmes marins par exemple, le rapport préconise des approches éco systémiques de la gestion des pêches, des quotas efficaces, des zones marines protégées et la réduction la pollution par ruissellement dans les océans.
Les auteurs du rapport expliquent aussi qu’il n’est pas trop tard pour agir à condition d’opter rapidement pour un changement transformateur, mobilisant tous les échelons ‘’du local au mondial’’.
‘’Faute de quoi, les tendances négatives continueront jusqu’en 2050 et au-delà selon tous les scénarios explorés par ces experts’’.SG/AKS

RENCONTRE AVEC ALY NGOUILLE NDIAYE:«CHAQUE PARTI DE L’OPPOSITION VIENDRA POUR PORTER UN MESSAGE»

http://www.emedia.sn/L’opposition va finalement déférer à la convocation du ministère de l’Intérieur, ce jeudi 9 mai 2019. Cette rencontre entre Aly Ngouille Ndiaye et les acteurs politiques vont porter sur les points qui devront être discutés au dialogue politique lancé par le président de la République au lendemain de sa réélection.

Cette décision d’aller répondre à la rencontre de demain a été prise suite à la réunion des leaders de parti qui s’est tenue, ce mercredi, au siège du parti Bokk Gis Gis, sis sur la VDN de Dakar. Excepté Ousmane Sonko, en tournée en Casamance, tous les candidats malheureux à la présidentielle du 24 février dernier ont participé à cette rencontre qui avait pour but « d’harmoniser » les positions.

« L’objet de la rencontre était d’harmoniser nos positions par rapport à la rencontre convoquée par le ministre de l’Intérieur », a déclaré le coordinateur du Front de résistance national (Frn), Makhtar Sourang.

Même si les opposants n’ont pas voulu révéler la conduite à tenir, demain, ils disent avoir trouvé des consensus forts en leur sein. « Il fallait échanger. Nous avons trouvé des consensus très forts. Nous nous sommes mis d’accords, nous tous, sur une position et vous le saurez demain. Mais sachez que, chaque parti membre du front ira à cette rencontre pour porter un message », a ajouté M. Sourang. Babacar FALL

Appel au dialogue : Des analystes redoutent un « deal politique »

http://www.seneweb.com/ Le ministre de l’Intérieur va rencontrer les partis politiques  demain jeudi pour définir les termes de référence du dialogue national. Seulement, des spécialistes contactés par Rfm, évoquent déjà un deal politique qui pourrait aboutir à l’amnistie de Karim Wade et de Khalifa Ababacar Sall.

Pour Maurice Soudieck Dionne, enseignant chercheur  à l’Ugb, on s’achemine vers des élections  cruciales  avec les Locales et les Législatives.  Il estime ainsi que ce dialogue est  une façon de calmer l’opposition et  l’amener à la table de la négociation.  ‘’Les perspectives électorales que sont les Locales et les Législatives font que les calculs politiques ne risquent pas d’être écartés et de compromettre cette jonction  entre pouvoir et opposition’’, pense l’enseignant chercheur.

D’après lui, une amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade pourrait jeter le trouble dans l’esprit des citoyens.  ‘’En allant dans ce sens, on confirme l’idée qu’il y a une manipulation des instruments de répression et de justice’’, indique le Maurice Dionne sur la Rfm.

Pour l’analyste politique Mamadou Sy Albert, on ne peut engager un dialogue politique sur les questions majeures du Sénégal. ‘’Ce n’est pas un dialogue sincère, on ne peut pas marchander la liberté de Karim Wade ou de Khalifa Sall’’.

Dialogue national : Vers une amnistie de Khalifa Sall et Karim Wade

http://www.dakarmatin.com/ Comme pour les Commissions d’enquête parlementaire que Feu Djibo Ka considérait, à juste titre, comme des instruments pour enterrer des affaires gênantes, les appels au dialogue national pourraient servir de véritable blanchisserie des affaires judiciaires. En effet, pour le dialogue de 2019, SourceA rapporte dans sa parution de ce mardi, que le président de la République va amnistier Karim Wade et Khalifa Sall.

Mais avant de les amnistier pour les besoins du dialogue national de 2019 et au nom de la concorde nationale, le ministre de l’Intérieur ouvrira le bal avec ses invités pour ergoter avec eux sur les termes de références.

Le canard de Castors/Bourguiba qui avait révélé en exclusivité la rencontre entre Abdoulaye Wade, Alpha Condé et François Hollande à l’Hôtel Sheraton et au Palais Sékoutoureya, révèle qu’avant l’arrivée de Karim Wade, une Haute Autorité qatarie est attendue, à Dakar, courant Mai.Révélations exclusives à lire dans la parution de SourceA de ce mardi.

Dialogue national : L’opposition dans le clair-obscur

http://www.seneweb.com/ La journée du dialogue national du 28 mai se prépare activement. Ce jeudi, le ministre de l’Intérieur rencontre les différents partis politiques pour échanger sur «les termes de référence».

L’enjeu, c’est de susciter une adhésion massive de l’opposition à ces discussions nationales. Les partis de l’opposition comme le Rewmi et le Pds ont déjà reçu leur invitation. Répondront-ils à l’appel du chef de l’Etat ?

Pas de réponse avant ce soir, du moins si l’on se fie à Daouda Ba, porte-parole adjoint du parti Rewmi. «Le Rewmi, à lui tout seul, n’a pas encore émis sa position, parce que sa coalition Idy2019, incluse dans le front élargi de l’opposition, cette instance n’a pas encore pris une décision commune. Une réunion est prévue cet après-midi, au sortir de laquelle une position commune sera adoptée», informe le «rewmiste».

Même attitude du côté du Pds. «Nous avons bien reçu notre carton d’invitation», informe Assane Ba du Pds. Mais, pour l’heure, difficile d’avoir d’amples précisions sur la résolution qui sera  prise par la formation politique de Me Wade.

«Nous sommes en train de travailler à l’interne sur cette question. Dès que nous terminerons, probablement, l’opinion sera informée», précise le responsable politique libéral.

Cependant, pour l’analyste politique Assane Samb, l’opposition doit prendre part au dialogue. Il soutient que la politique de la chaise vide n’a jamais profité à l’opposition. «L’opposition a tout intérêt à répondre à l’appel de Macky Sall. Mais il faudrait s’accorder sur les termes de référence et être sûr que les conclusions seront appliquées», préconise-t-il.

Le directeur de publication du quotidien «Rewmi» poursuit que le contexte actuel est propice pour vider tous les contentieux politiques.

Par ailleurs, pour les non-alignés, la décision est déjà prise. La condition évoquée ne souffre d’aucune ambiguïté.  «Si cette rencontre a pour objet de permettre d’avoir un processus électoral consensuel, nous n’y voyons pas d’inconvénient», relève Déthié Faye,  Coordonnateur du Pôle des partis non-alignés.

Participation au dialogue : L’opposition ne s’est pas encore prononcée

http://www.dakarmatin.com/ La journée du dialogue national du 28 mai se prépare activement. Ce jeudi, le ministre de l’Intérieur rencontre les différents partis politiques pour échanger sur «les termes de référence».

L’enjeu, c’est de susciter une adhésion massive de l’opposition à ces discussions nationales. Les partis de l’opposition comme le Rewmi et le Pds ont déjà reçu leur invitation. Répondront-ils à l’appel du chef de l’Etat ?

Pas de réponse avant ce soir, du moins si l’on se fie à Daouda Ba, porte-parole adjoint du parti Rewmi. «Le Rewmi, à lui tout seul, n’a pas encore émis sa position, parce que sa coalition Idy2019, incluse dans le front élargi de l’opposition, cette instance n’a pas encore pris une décision commune. Une réunion est prévue cet après-midi, au sortir de laquelle une position commune sera adoptée», informe le «rewmiste».

Même attitude du côté du Pds. «Nous avons bien reçu notre carton d’invitation», informe Assane Ba du Pds. Mais, pour l’heure, difficile d’avoir d’amples précisions sur la résolution qui sera  prise par la formation politique de Me Wade.

«Nous sommes en train de travailler à l’interne sur cette question. Dès que nous terminerons, probablement, l’opinion sera informée», précise le responsable politique libéral.

Cependant, pour l’analyste politique Assane Samb, l’opposition doit prendre part au dialogue. Il soutient que la politique de la chaise vide n’a jamais profité à l’opposition. «L’opposition a tout intérêt à répondre à l’appel de Macky Sall. Mais il faudrait s’accorder sur les termes de référence et être sûr que les conclusions seront appliquées», préconise-t-il.

Le directeur de publication du quotidien «Rewmi» poursuit que le contexte actuel est propice pour vider tous les contentieux politiques.

Par ailleurs, pour les non-alignés, la décision est déjà prise. La condition évoquée ne souffre d’aucune ambiguïté.  «Si cette rencontre a pour objet de permettre d’avoir un processus électoral consensuel, nous n’y voyons pas d’inconvénient», relève Déthié Faye,  Coordonnateur du Pôle des partis non-alignés

Concertations nationales:une obligation de résultat pèse sur les autorités

Un débat est prévu ce 28 mai entre le Président de la République et tous les acteurs nationaux, à tous les niveaux.

Auparavant, les partis politiques qui le désirent vont discuter avec le Ministre de l’intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, sur les questions essentielles concernant le processus électoral.

C’est dire que le Président Sall compte ouvrir, larges, les éventails du dialogue pour que des consensus forts soient trouvés sur des questions essentielles concernant la marche du pays.

Macky et ses partisans de Benno Bokk Yakaar se sont déjà réunis pour discuter des termes de référence à adopter.

Bien sûr, la récurrence des appels au dialogue et la tenue de certaines concertations sans suite véritable, laissent planer un doute sur la sincérité des initiateurs.

Il y a eu même un dialogue sur l’utilisation future des ressources de gaz et de pétrole.

Une journée nationale du dialogue a été décrétée pour le 28 mai.

Beaucoup d’initiatives avec peu de résultats. Car, sur le terrain, ce qui règne entre acteurs politiques, c’est la méfiance. Aucun consensus n’a été trouvé sur une seule question importante, notamment pour ce qui concerne le processus électoral.

Le Président a pris l’initiative d’instaurer le parrainage sans concertation. Il en a fait de même, après la présidentielle de la suppression du poste de Premier ministre.

Des initiatives qui ont créé une onde de choc au sein d’une opinion qui a été prise de court et qui n’a pu rien faire.

Malgré tout, le Chef de l’Etat tient à dialoguer sur le plan politique, mais aussi sur toutes les questions essentielles qui concernent les Sénégalais.

Il pèse sur lui, cette fois-ci, une obligation de résultat. Il n’a pas le droit d’échouer. Et ce succès, il doit le réussir à trois niveaux : au niveau de la mobilisation de toutes les forces vives, au niveau des consensus à établir et au niveau de leur mise en pratique.

Et aucune des tâches ne sera facile. En effet, les leaders de l’opposition qui avaient participé à la présidentielle de 2019 ont déjà affirmé qu’ils ne vont pas participer au dialogue. Et le Pds qui avait dit qu‘il n’allait plus participer à une élection dirigée par Aly Ngouille Ndiaye et dont leur leader Karim Wade est encore en exil, pourrait avoir des scrupules à y prendre part.

Et la prouesse de Macky, actuellement, sera de réussir à faire changer d’avis ses opposants. La tâche est herculéenne. Car, sans une médiation digne de ce nom, nous doutons qu’il puisse réussir à rassembler toute la classe politique.

Pourtant, sans la participation de cette dernière, les concertations engagées sous l’égide du Ministère de l’Intérieur ne seront pas une réelle réussite, même s’il est toujours possible, avec les partis présents, d’aboutir à des résultats qui tiennent compte des revendications des opposants.

Car, des questions comme le parrainage, l’audit du fichier électoral, l’organisation des élections, le choix du chef de l’opposition, le financement des partis, etc. doivent être impérativement débattues et résolus une bonne fois pour toute.

Nous ne pouvons pas, à chaque fois, mettre en péril la stabilité de la Nation sur des questions aussi anodines que l’organisation du scrutin, le fichier électoral et autres.

Mieux, le climat de suspicion entretenu entre la majorité et l’opposition pollue l’atmosphère politique. Et cette situation pourrait encore largement perdurer jusqu’aux locales et aux législatives prochaines.

Il est important dès lors que l’appel au dialogue ne soit un prétexte pour trouver des pseudos consensus sur le report ou le couplage d’élections à venir.

Il est curieux cependant que le Président ait pris les mesures qu’il souhaite sans concertation et décide d’en organiser sur d’autres.

Une démarche qui va rendre difficile sa tâche de réunir tout le monde sur des consensus forts.

En tout état de cause, l’opposition doit pouvoir répondre au dialogue pour poser toutes les questions sur la table de négociation.

La politique aveugle de la chaise vide n’a jamais rien résolu.

Si les termes de référence sont définis par tous et pour tous, il sera plus facile d’aboutir à un dialogue constructif.Assane Samb

Réformes institutionnelles, équilibre des pouvoirs : la société civile dénonce «l’hégémonie» du président de la République

http://www.seneweb.com/ Contrairement aux exposés des motifs qui sont présentés, la société civile sénégalaise soutient que ces modifications constituent, pour la plupart du temps, une source d’instabilité institutionnelle.

Selon Sadikh Niass, secrétaire général de Raddho, la suppression du poste de Pm, ne déroge pas à cette règle. « Ce poste a été supprimé en 1963, réintroduit en 1970, supprimé de nouveau en 1983, restauré depuis 2001 et sera de nouveau certainement supprimé cette année », rappelle M. Niass.

S’agissant du contrôle institutionnel qui devrait être sous-tendu par l’équilibre des pouvoirs, l’insatisfaction de la société civile est flagrante. « En effet, poursuit M. Niass, l’hégémonie présidentielle entraine, un déséquilibre chronique du système politique car, il attribue au Président de la République tous les pouvoirs de nomination et du fait de ses prérogatives, il peut interférer sur le fonctionnement des pouvoirs judiciaire et législatif ».

Se fondant sur les recommandations du Forum Citoyen, Moussa Mbaye, secrétaire exécutif de Enda Tiers Monde-Sénégal a formulé différentes  recommandations. L’acteur de la société civile soutient que le citoyen doit être au cœur des processus de réformes. Pour ce faire, « Il faut promouvoir auprès des citoyens et organisations de base un panier minimal de mesures structurantes de réformes institutionnelles indispensables pour renforcer les normes démocratiques du Sénégal, créer un Front très large de citoyens/OSC déterminés et clairvoyants, qui porte ces propositions de réformes institutionnelles en vue de remettre l’éthique au centre de la gouvernance », suggère M. Mbaye

Cependant, les réformes institutionnelles ont souvent trait à des aspects techniques. Pour faciliter l’appropriation de ces modifications, par le maximum de populations, un changement de paradigme s’impose. Il est nécessaire de « susciter une passerelle entre académiciens et société civile pour accompagner les citoyens dans la compréhension des enjeux/situations, enrichir le débat public, promouvoir une vision nouvelle de la gouvernance, des institutions et de la citoyenneté, et ainsi assurer une meilleure résilience des fonctions de contre-pouvoirs dans nos sociétés », aux yeux du secrétaire général de Enda Tiers-Monde Sénégal.

«La constitution n’a pas besoin d’être laissée a la merci et a la portée des humeurs politiques»

http://www.dakarmatin.com/ L’Assemblée nationale a procédé, samedi dernier, à la suppression du poste de Premier ministre. Dans un entretien qu’il a accordé à «VOX POPULI», Me Khassimou Touré a donné son avis sur cette nouvelle donne politique. «J’ai suivi le débat de très loin. Les gens ont tendance à oublier que je suis un constitutionnaliste. Avant d’être pénaliste, je suis d’abord constitutionnaliste. J’ai fait des études très poussées en droit constitutionnel. J’ai écrit des articles scientifiques en droit constitutionnel.

Donc, tout ce qui se passe en matière constitutionnelle, je le sais», indique, d’emblée, l’avocat. Avant de renchérir : «Il y a des motivations qui ont été avancées par le président de la République, chef de l’exécutif, pour dire que c’est pour une question d’efficience et d’efficacité dans l’action gouvernementale, pour être plus proche de l’administration et des administrés, que pareille suppression est opportune.
D’un autre côté, il y a une autre thèse qui a été avancée pour dire, qu’en réalité, la suppression du poste de Premier ministre, participe au renforcement grandiloquent du pouvoir du chef de l’Etat de pouvoir gérer avec parcimonie tout ce qui a trait à l’administration de notre cité. Ce sont deux thèses contradictoires». Mais, Me Touré pense qu’«il faut éviter de toucher et de retoucher la Constitution qui est un texte sacré».
«La Constitution n’a pas besoin d’être laissée à la merci et à la portée des humeurs politiques ou politiciennes. On l’appelle la charte fondamentale. Elle a besoin de stabilité. Certaines touches et retouches en altèrent la substance utilitaire et c’est dangereux pour un Etat de droit. Parce que si on parvient à désacraliser la Constitution de notre pays, si on parvient à démythifier la charte fondamentale, l’Etat de droit saute, et c’est dangereux», souligne-t-il.

«Si on parvient à démythifier la charte fondamentale, l’Etat de droit saute»

Sur sa lancée, Me Khassimou Touré fait remarquer, pour s’en indigner : «Depuis un bon bout de temps, on est en train de désacraliser notre charte fondamentale». «La suppression du poste de Premier ministre, si tenté que les raisons avancées par le président de la République sont des raisons sincères et objectives, pour le rapprocher des dossiers, pour plus d’efficacité et de diligence, je suis preneur.
Mais, s’il y a une ambition politique ou politicienne derrière, un dessein inavoué derrière, je ne suis pas preneur et je le combattrais de toutes mes forces», affirme l’avocat. Parce que, indique-t-il, «comme le disait l’autre, ce qui fait la beauté de la démocratie, c’est le sort réservé à la minorité». A son avis, «la minorité a besoin de savoir et d’être bien gouverné sans calcul politique ou politicien. Et c’est ça l’essentiel»

Flou sur la primature !

http://www.dakarmatin.com/ http://www.sudonline.sn/ La suppression du poste de Premier ministre actée par l’Assemblée nationale n’est pas sens conséquence sur la Primature qui regroupe beaucoup de services en son sein. Au total, 2 cabinets et une pléthore de services, bureaux, cellules, directions, autorités, etc, sont dans l’expectative, attendant d’être rattachés quelque part. Que dire de la maison militaire, actuel siège de la Primature, des employés ou encore du budget de la Primature voté en début d’année?

Maintenant que la suppression du poste de Premier ministre est validée, même s’il reste la promulgation et le décret d’application du chef de l’Etat, beaucoup de questions restent en suspens sur le devenir de la Primature, de son budget voté pour l’exercice 2019, ou encore des services qui y sont rattachés, sans oublier son personnel.

En effet, pour ce qui concerne les services logés en son sein, il est noté dans le Décret n° 2019-769 portant répartition des services de l’Etat et du contrôle des établissements publics, des sociétés nationales et des sociétés à participation publique entre la Présidence de la République, la Primature et les ministères, que le cabinet, les cellules et les services rattachés à la Primature sont multiples. Il y a le Cabinet du Premier Ministre, le service du Protocole, le Bureau de Prospective Economique, la Cellule de Coordination et de Suivi des Projets et Programmes, ou encore celle de la communication, etc.

Bref, au total, s’y trouvent 1 cabinet, 1 service, 1 bureau, 5 cellules, 1 conseil national, 2 Comités interministériels, sans oublier le MCA-Sénégal. Qu’adviendra-t-il de tous ces services? Seront-ils reversés au Secrétariat général du Gouvernement, poste cumulatif de l’actuel Pm, Boun Abdallah Dionne. Ledit service était rattaché à la Primature. Ou, seront-ils laissés au chef de l’Etat qui veut un rapprochement du niveau de décision et de pilotage, qui reste de ses prérogatives, et celui du niveau d’exécution restant celui des membres du Gouvernement ?

Autre chose qui mérite des réponses, le devenir des locaux de la Primature. En effet, au-delà de ses bureaux au neuvième étage du Building administratif, inauguré récemment après sa réfection, la Primature occupe l’ancienne maison militaire qui a abrité successivement le cabinet du Premier ministre et le Sénat. La bâtisse blanche en face du Palais présidentiel aurait fait l’objet de convoitise de la part de l’Etat-Major de l’Armée qui pensait la récupérer après la dissolution du Sénat, en 2013.

Malheureusement pour la «Grande muette», le bâtiment a été refilé à la Primature, à cause des grands travaux de réfection du Building administratif. Maintenant que le building a été réfectionné et que le poste de Premier ministre a été supprimé, à qui reviendra la bâtisse ? Pour rappel, c’est sous le gouvernement Idrissa Seck que la maison militaire a été «confisquée» des mains des militaires.

Au-delà des services et du local, reste à savoir la destination future du budget 2019 alloué à la Primature. Pour l’exercice 2019, ledit budget était passé de 43,350 millions de  FCFA  à  48,300 millions de FCFA. En tout cas, la majorité présidentielle, plus précisément Ndèye Fatou Diouf, députée de Hann/ Bel-Air parle d’économie, avec la suppression du poste de Pm.

Lors du vote de ladite loi, elle avait soutenu que «cette loi va contribuer à une économie forte tournant autour de 193 milliards». Vers où ira ladite manne financière ? Une loi de finance rectificative nous en dira un peu plus, certainement. Quid alors du personnel de la Primature ? Ne connaitra-t-il pas le même sort que celui des ex-agents des agences dissoutes par le chef de l’Etat, Macky Sall, dès son accession à la magistrature suprême ? Autant de questions restées pour le moment en suspens.  Cela, en attendant l’effectivité de la mesure phare du début du second mandat du président Macky Sall

Querelles autour de la succession de Cheikh Béthio

http://www.seneweb.com/ Médinatoul Salam, localité située à quelques kilomètres de Mbour, est le lieu de convergence des thiantacounes depuis le décès de leur guide religieux ce mardi, en début d’après-midi. Ce mercredi, deuxième jour du deuil, la maison mortuaire ne désemplit pas. Une tente est dressée à l’intérieur de la maison pour accueillir les disciples qui continuent d’assaillir la maison. Une grande cérémonie religieuse y est organisée. Elle est dirigée par le fils ainé du défunt Cheikh, Serigne Saliou Thioune.

Mais, la cérémonie a fini en queue de poisson. Des talibés ont récusé Serigne Saliou Thioune . « Nous ne sommes pas d’accord avec la façon dont vous organisez la cérémonie. Vous ne devez pas nous diriger. Le Cheikh a été très clair. Il nous avait demandé de suivre Sokhna Aïda Diallo », a déclaré un disciple qui était dans l’assistance. Une intervention surprenante mais approuvée par d’autres thiantacounes. Des voix contestataires s’élèvent de part et d’autre. La cérémonie est ainsi interrompue.

Visiblement très remonté contre les perturbateurs de la rencontre, Serigne Saliou Thioune prend la parole pour recadrer le débat. « Je ne suis pas venu, ici, pour vous diriger. Si je suis présent à cette cérémonie, c’est parce que c’est mon père qui est décédé. Donc, c’est normal que je sois là mais, je ne prétends pas à vous diriger », a déclaré Serigne Salioune Thioune. Avant de faire savoir qu’il ne tolérerait plus de tels comportements. « Nous devons respecter la mémoire du défunt en ayant un bon comportement. Je ne vais plus accepter que de telles choses se reproduisent », a-t-il déclaré.

A retenir que la famille du guide des Thiantacounes va se réunir ce mercredi à Médinatoul Salam pour discuter de tout ce qui tourne autour des funérailles et du rapatriement de la dépouille.

200 millions de dommages et intérêts:Les héritiers de Cheikh Béthio doivent payer après…(spécialiste)

http://www.seneweb.com/ Le guide des Thiantacounes, Cheikh Béthio Thioune, a été condamné par contumace, par la Chambre criminelle du tribunal de grande instance de Mbour, à 10 ans de travaux forcés, avec des dommages et intérêts de 200 millions de francs Cfa qu’il devait payer solidairement avec ses codétenus plus une séquestration de ses biens. Interrogé sur les ondes de la Rfm, le professeur de droit pénal, Ndiack Fall, a précisé que la peine civile demeure, malgré l’extinction de l’action pénale : «Nous sommes en phase d’une extinction de l’action publique.

D’après les dispositions de l’article 6 du Code de procédure pénale, l’action publique pour l’application de la peine s’éteint avec la mort du prévenu. Mais il faut faire la distinction entre les 10 ans de travaux forcés et les dommages et intérêts», éclaire le Pr. Fall. Selon lui, l’infraction pour la condamnation est éteinte. Cependant, les dommages et intérêts qui devaient être alloués aux victimes doivent être payés solidairement par les auteurs et complices ainsi que les héritiers du défunt.

«Il faudra procéder à l’inventaire de ses biens. Et quand cet inventaire sera fait, on verra ce qu’il en est de l’actif et du passif. Avant le partage éventuel, ses dettes doivent être payées. Et parmi ses dettes, il y a la somme à allouer à ses victimes. Et la séquestration de ses biens, c’est pour que ses dettes soient payées», renseigne le professeur de droit pénal.

Décès de Cheikh Béthio : Serigne Mountakha réclame son inhumation à Touba

http://www.seneweb.com/ Cheikh Béthio Thioune, décédé hier, mardi, à Bordeaux, en France, ne devrait pas être inhumé à Madinatoul Salam comme annoncé. Les Échos renseigne qu’il devrait reposer au cimetière Bakhiya de Touba.

La décision a été prise par le khalife des mourides, Serigne Mountakha Mbacké. Selon le journal ce dernier a fait savoir aux fils du défunt, venus lui rendre visite suite au décès de leur père, que le guide des thiantacounes doit reposer à Touba.

Dette de 5 milliards due à Me Abdoulaye Wade : Le juge donne acte à l’ex-chef d’État de son désistement d’instance,Cheikh Amar débouté de sa demande reconventionnelle

https://www.dakaractu.com/Suite et pas fin du différend opposant Me Abdoulaye Wade à Cheikh Amar. L’affaire a été évoquée ce mercredi devant la première chambre du Tribunal de commerce. Dans son délibéré, le juge a donné acte à l’ancien président de la République de son désistement d’instance.

Delà,  Me Wade se réserve le droit d’élaborer avec Cheikh Amar un compromis pour un règlement à l’amiable.  Cela ne l’empêche pas de réintroduire ultérieurement une autre instance, si les deux parties ne trouvent pas un accord. Il n’a pas voulu renoncer à son action, pour le paiement d’une dette de 5 milliards de Fcfa.

Face à la demande de Cheikh Amar, qui voulait que le droit d’agir s’éteigne par un désistement d’action, c’est-à-dire une renonciation définitive aux demandes, l’ex-chef d’État a dit niet.

Par ailleurs, le juge de la première chambre du Tribunal du commerce a débouté le patron de Tse de sa demande reconventionnelle. En effet, devant le juge, l’avocat de Cheikh Amar avait produit, pour démontrer le grief relatif à l’intention de l’ancien président de la République de porter atteinte à l’honneur et à la considération du célèbre homme d’affaires, des pièces justificatives.

La teneur de sa requête était rapportée dans un PV. Le patron de Tse avait sollicité, reconventionnellement, la réparation d’un préjudice pour action abusive, en réclamant des dommages et intérêts. Mais, le juge a retenu qu’une demande de paiement d’une dette ne constitue pas une atteinte à l’honneur et à la dignité de la personne de Cheikh Amar.

Pour rappel, Me Abdoulaye Wade avait initié une procédure judiciaire contre Cheikh Amar, à qui il réclame le paiement d’une dette de cinq (5) milliards de Fcfa. Mieux, l’ex-chef d’État avait saisi le juge civil pour demander une hypothèque sur la Cité Tre du patron de Tse. Une requête devant le Tribunal du Commerce, en référé, que Cheikh Amar conteste.

Suppression du poste de Premier ministre:Fast track ou voie de contournement politique Par Momath Talla NDAO

Le Sénégal vient de procéder, une troisième fois, à une réforme constitutionnelle portant suppression du poste de Premier ministre. Si en 1963, la dualité au sommet de l’Etat avait été évoquée comme motif, en 1983 le Président Abdou DIOUF cherchait à consolider sa position de Chef d’État après des élections présidentielles mouvementées. En 2019, le slogan de « Fast Track » brandi par le régime du Président Macky SALL laisse dubitatifs beaucoup d’observateurs de la scène politique. Sommes-nous alors en train de suivre un Slow Track vers une destination cachée ? Suite aux événements de 1962, qui opposaient Mamadou DIA à Léopold Sédar Senghor, les pouvoirs du président de la République ont été fortement renforcés. Cette tendance en faveur d’un régime présidentiel a toujours été farouchement préservée. Cela s’est traduit par un déséquilibre entre les Pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. C’est ainsi que les pouvoirs pharaoniques du président de la République font toujours l’objet de débat au Sénégal. Il ressort des analyses d’experts et observateurs que le goulot d’étranglement dans notre système de gouvernance est à situer dans les pouvoirs exorbitants de l’Exécutif. Son omniprésence et son influence sur tout pose un problème deséparation des pouvoirs, voire de gouvernance d’une matière générale. A cet effet, les Assises nationales tenues entre juin 2008 et mai 2019 ont proposé des réformes institutionnelles majeures afin de « mettre un terme, d’une part, à la tendance à la concentration excessive des pouvoirs à la présidence de la République notée à la suite de la crise de 1962 et qui s’est accentuée depuis l’alternance, en l’an 2000 et, d’autre part, à toute immixtion du Président de la République dans le fonctionnement du législatif et du judiciaire » (Charte de bonne gouvernance assises nationales,2009). L’ère des pouvoirs centralisés est révolue. D’ailleurs, les réformes politiques sur la décentralisation s’inscrivent dans cette perspective d’une gouvernance participative centrée sur les territoires. Il s’agit de mettre les territoires au cœur de la définition et de la mise en œuvre des politiques publiques. Parallèlement à sa politique de décentralisation, le Sénégal doit encourager la création de pôles de pouvoirs suffisamment déconcentrés pour rendre l’action gouvernementale plus proche des populations, plus efficace. La réforme constitutionnelle sur la suppression du poste de Premier ministre, votée le samedi 4 mai 2019, par l’écrasante majorité des députés (124 pour, 7 contre et 7 abstentions), est en contradiction avec cette logique politique. Elle renforce davantage la centralisation et la concentration des pouvoirs au sommet de l’Etat. Il serait difficile voire utopique de croire à l’efficacité d’un tel schéma. Vouloir augmenter la charge d’un homme dont le poids sur ses épaules lui empêche déjà de marcher correctement et espérer renforcer son efficacité dans l’action pose problème. « Nous attendons l’aval de Monsieur le Président de la République » risquerait de devenir un leitmotiv dans les couloirs des ministères. Le temps est un bon allié ! Il révélera les véritables raisons de cette réforme constitutionnelle. En attendant, nous suivrons le Secrétariat général de la Présidence s’acquitter de manière officieuse des tâches qui revenaient à la Primature.Momath Talla NDAOAdresse : Kaffrine @yahoo.fr

Mairie de Podor : Un fauteuil pour 3 Par Boubacar  Sy

Le siège du Maire de Podor commune suscite une convoitise sans précédent.

Occupé aujourd’hui par Madame Aissata Tall Sall, qui avait rallié, à la veille de la présidentielle, le camp du Président Sall, sans pour autant être décisive pour la grande victoire de ce dernier tellement la victoire était à portée de main donc évidente, ce siège est aujourd’hui lorgné, à juste titre, par Alsar du Président Mamadou Racine Sy et certainement par Ag de Maitre Diop.

La bourde récente de Maitre Diop, analysant les résultats de l’élection présidentielle, ne serait elle pas constitutive d’un enclavement, ce qui est évité précisément depuis toujours, de Podor du reste du Sénégal?

À y méditer…

Le meilleur candidat semble être le Président du mouvement ALSAR, Mamadou Racine Sy.L’homme d’affaire, magnat du secteur touristique, est une chance pour Podor.

Investi ou non de mission de service public, il se bat en permanence pour le bien être des podorois et de par ses moyens propres.

Si aujourd’hui il est possible de parler de désenclavement de l’ile morphil, en grande partie, cela porte la signature de Racine Sy. Il a toujours porté les doléances des podorois au plus haut niveau.

C’est ce qui a permis, justement, l’installation, à Podor même, d’institutions de Protection sociale telle l’IPRES et financières telle BNDE qui, de façon très évidente, a soulagé les populations.

De même, il contribue à l’endiguement du chômage.

En ce sens, sollicité personnellement par le Président de la République son Excellence Macky Sall, lors de son séjour à Casamance, parlant des solutions pour régler durablement la lancinante question du chômage, Racine Sy, en retour, avait rappelé que ce combat était le sien depuis toujours et qu’il s’évertue, avec l’aide du patronnât dont il est membre distingué, à le réduire drastiquement.

L’implication, en bien, de Racine Sy dans la gestion du Pays ne fait l’ombre de doute et constitue une chance pour Podor si la population en a conscience.

À la réalité, et sans avoir en main la gestion de la cité, il a posé des actes d’envergures qui, traditionnellement, sont à la charge des démembrements de l’État.

C’est en ce sens que ça devient intéressant.

La problématique, par conséquent, est de savoir comment serait Podor commune sous la gestion de Racine Sy?la réponse est simple. Podor émergent.Boubacar  Sy

MOUSTAPHA FALL «CHE» : «Le Président n’a pas à informer avant d’agir»

https://www.jotaay.net/ Moustapha Fall Che ne semble pas en vouloir au président de la République qui, sans consulter la majorité au préalable, va dans les prochains jours supprimer le poste de Premier ministre. Défendant le chef de l’Etat contre tout le monde, il dit que le président de la République ne peut pas se mettre là à expliquer toute décision. A la longue, il ne sera même plus président de la République. Dans cet entretien, il dit également ce qu’il pense des gens qui contestent les choix du Président, ses camarades de Macky 2012. Des élections locales du mois de décembre prochain et de ce que le Président Macky Sall leur a confié en réunion de la conférence des leaders.

Les Echos : Que pensez-vous de la suppression prochaine du poste de Premier ministre ?

Moustapha Fall Ché : La suppression du poste de Premier ministre n’est pas une première. On l’a fait plusieurs fois, ici, au Sénégal et ça obéit à des contextes, à des situations. Dans un premier temps, avec Senghor, on sortait d’une crise, celle de 62 avec Mamadou Dia. Ensuite, Abdou Diouf l’a expérimenté deux fois. Donc à trois reprises, on a supprimé le poste de Premier ministre et toujours, c’est compte tenu d’une situation nouvelle qui se présente à nous. Donc si aujourd’hui Macky Sall veut le faire, cela obéit aussi à une situation. Ce deuxième et dernier mandat de Macky Sall, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, sera un mandat très très compliqué. Très difficile. Très, très difficile, parce que nous sortons d’un mandat de 7 ans ; on avait largement le temps en 7 ans. Maintenant, ce temps est comprimé en 5 ans et les ambitions sont beaucoup plus nombreuses encore. Parce que ce deuxième mandat va, d’une part, parachever les objectifs du premier mandat et d’autre part, préparer l’après Macky Sall. Donc, c’est un mandat très difficile. Il nous faudra beaucoup de travail. Il nous faudra beaucoup de temps et malheureusement, on n’a pas le temps, parce que c’est 5 ans. Il n’est donc plus question de perdre du temps. Voilà pourquoi on a institué le mode fast-track. On a frast-tracké tous les dossiers. On va fast-tracker le travail. Voilà pourquoi il faut supprimer le poste de Premier ministre. Demain, un autre Président peut le faire revenir, mais nous, nous avons besoin de travailler vite et bien.

Mais certains déplorent le fait que le président de la République n’en ait jamais parlé…

Le président de la République a été élu par le peuple sénégalais. Il n’a pas à informer avant d’agir. Même pour le dialogue, il y va de son bon vouloir, mais nulle part dans la Constitution, on n’a institué le dialogue. Il n’est écrit nulle part que pour prendre une décision, quelle que soit la gravité ou la grandeur de cette décision, le président doit consulter qui que ce soit. Non ! Il le fait quand il le veut. On prend les décisions en fonction des contextes, il y a des contextes qui n’exigent pas qu’on informe sur la décision à prendre. Si on continue dans ce registre, il doit m’informer, il doit m’informer, à la longue, il ne sera plus un Président.

Pour parler de décisions, dans le camp du pouvoir, beaucoup de ses partisans de la première heure ne lui pardonnent pas de les avoir écartés du gouvernement, n’ont-ils pas quelque part raison ?

Ceux qui ne sont pas d’accord avec ces décisions n’ont qu’à subir. Parce qu’ils n’y peuvent rien. C’est le Président qui les avait mis à ces positions-là, s’il décide de les enlever c’est son droit. Le président de la République est une émanation du peuple sénégalais, s’il prend des décisions, il faut l’accompagner ou subir cette décision. En ce qui me concerne, en tout cas, je ne suis pas fou ; je sais ce que c’est que la politique et je sais ce qu’est un président de la République. Les décisions qu’il prend, jusqu’à présent, rencontrent mon consentement. Je n’ai pas de contradiction avec lui par rapport à ça. Et si, par exemple, il a fait quitter certains du gouvernement, c’est son droit le plus absolu.

Donc, vous n’êtes pas d’accord avec vos camarades de Macky 2012 qui disent qu’ils ont encore été laissés à quai ?

Jusqu’à présent, Macky 2012 ne s’est pas prononcée. Aucune instance régulière de Macky 2012 ne s’est prononcée. Jusqu’à présent, ce que nous sommes en train de faire, c’est de subir les décisions du président de la République, parce que nous sommes des alliés exclusifs du président de la République. On travaille pour lui. Macky 2012, c’est sa propre coalition. C’est lui qui l’a bâtie, qui l’a tissée. Si le Président ne nous prend pas dans son gouvernement, ce n’est pas grave. Nous n’avions pas signé avec lui pour qu’il nous mette dans un gouvernement. En ce qui me concerne, en tout cas, ce n’était pas ça. On peut travailler à n’importe quel niveau. On peut rendre service à tous les niveaux. L’idéal, c’est qu’il prenne au niveau de Macky 2012, parce que la coalition compte des compétences, mais s’il pense que c’est ailleurs qu’il les veut, il n’y a aucun problème. Jusqu’à présent, dans les instances régulières de Macky 2012, aucune protestation ne s’est faite. Nous subissons la situation. Nous l’acceptons et nous allons l’accompagner dans ces décisions.

L’actualité, c’est aussi le report (agité) des élections locales de décembre prochain. Quelle est la position de Moustapha Fall Che sur cette question ?

Vous avez raison de dire «agité» parce que ce n’est pas encore décidé. Là où on l’avait agité, j’étais présent. C’est au niveau de la conférence des leaders avec le président de la République. Mais, il n’avait pas pris une décision ferme. Il avait tenu compte de beaucoup de situations. Si on tient coûte que coûte à tenir les locales le 1://2 er://2  décembre://2 , on risque d’être forclos sur certaines situations. Mais le Président a dit que le report des locales ne sera fait que sur consensus avec l’opposition. Ça ne sera possible que si l’opposition le suit dans ce sens. Sinon, il ne va pas reporter.

Donc, il est possible que les élections soient organisées au mois de décembre prochain ?

Oui, c’est possible, comme c’est possible aussi qu’on les reporte jusqu’au mois de janvier.

Pour parler des alliés du Président, quel commentaire vous inspire la position de Me Ousmane Sèye qui pense que sa coalition n’a pas été rétribuée à la mesure de son engagement ?

Me Sèye est libre. Il a toujours été comptable des positions du Président, je suis témoin de ça. J’étais présent quand il le disait. Mais il ne l’a pas dit pour que ça se retrouve au niveau de la presse et puis cela montre comment nous travaillons avec le Président. On n’est pas là pour lui jeter des fleurs ou autre, le caresser dans le sens du poil. Me Sèye, je l’ai entendu dire cela. Un autre aussi avait dit qu’il n’est pas d’accord avec les choix du Président. Personnellement, je suis d’accord avec lui ; si demain je ne le suis pas, je le lui dirai, mais intra-muros. D’ailleurs, c’est ce que Me Sèye a fait. On a fuité ce qu’il a dit pour que cela se retrouve au niveau de la presse. Mais c’est dans une instance privée qu’il l’a dit. Ce n’était pas destiné à la presse. C’est ce qui est dans le communiqué qui devait être sorti. Madou MBODJ

Réduction du train de vie de l’Etat : Le sérieux budgétaire va dans le bon sens!Par Moustapha Diakhaté

En dépit de demandes plusieurs répétées par le mouvement syndical sénégalais, les partenaires techniques et financiers aucun effort sérieux de réduction du train de vie l’Etat n’a été entrepris depuis plusieurs années.

Depuis très longtemps, tout l’argent des contribuables a été mis au service du financement des dépenses du fonctionnement des pouvoirs publics et de traitement salarial de moins de 130 000 agents de l’Etat dans le cadre d’un système extrêmement dispendieux sans véritable culture d’efficacité.

Ce faisant, le Sénégal est sans nul doute un des champions du monde des dépenses de fonctionnement et d’émoluments de ses fonctionnaires.

Toutefois au-delà de la diminution de ces dépenses, le sérieux budgétaire du Président Macky SALL doit être l’occasion de revisiter toutes les dépenses de l’Etat pour les rendre moins onéreuses mais surtout plus efficaces.

Sans cette potion de baisse du train de vie de l’Etat, le Sénégal risque de compromettre dangereusement la confiance de ses partenaires au développement et se priverait en même temps et pour longtemps encore, de moyens nécessaires au financement sur fonds propres une bonne partie du programme Ligeeyal ëllëk dédié notamment à l’équité territoriale et sociale pour lequel les Sénégalais ont réélu le Président Macky SALL.

Enfin, c’est en acceptant de voir la réalité en face que le Président Macky SALL a pris les bonnes décisions. Il libère ainsi des marges budgétaires pour donner corps à la colonne vertébrale de sa gouvernance pour un Sénégal de tous et un Sénégal pour tous.

La Sûreté urbaine démantèle une gang qui emportait des millions

http://www.emedia.sn/Une bande de malfaiteurs a été conduite, hier mardi, 7 mai, devant le Procureur de la République. Ses membres, qui écumaient le secteur des HLM, de Castor, Derklé, Dieuppeul, Maristes, Nord Foire, Parcelles Assainies, Guédiawaye, Yeumbeul, Sicap, Yarakh, Bel Air, entre autres, ont été stoppés par la Sûreté urbaine (SU). Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, vols commis la nuit avec violence, usage d’arme à feu, recel, etc.

D’après L’As, qui donne l’information, sept (7) de leurs victimes se sont présentées devant les enquêteurs, dont T. M. Diallo, un commerçant établi à l’Unité 12 des Parcelles assainies. A qui la bande a dérobé la somme de 7,8 millions de F CFA, lors d’un cambriolage perpétué en novembre 2018. Le jour de la fête du travail, le 1er mai dernier, ils ont emporté 350 mille F CFA et 53 cartes de recharge de différents opérateurs téléphoniques, au marché Castor.

Ndiaye, à la tête de la bande, est aidé par ses présumés complices : Y. Sidibé, W. Ndiaye, K. Diakhaby alias Kara. Il y a aussi deux (2) receleurs : C.A. T. Faye et M. Faye. M. C. Faye, à bord d’une Carina 2, leur servait de chauffeur pour transporter leurs butins.

Le chef de la SU, le Commissaire El Hadj Cheikh Adramé Diop, et ses hommes ont confisqué un revolver à barillet avec cinq (5) cartouches, une grosse cisaille, dix (10) motos dépourvues de papiers, un taxi de marque Toyota Carina 2.L’enquête se poursuit.

Drame d’Eloubalile : la Société civile indignée par le mutisme du Président Macky Sall et du Gouvernement

https://www.pressafrik.com/ Trois jours après le drame du village d’Eloubalile situé dans la commune d’Oukout qui a coûté la vie à huit personnes, la Société civile monte au créneau pour dénoncer le silence du chef de l’Etat qui n’a toujours pas présenté ses condoléances à la communauté endeuillée.

« Quand il y’a eu des morts à Bofa, qu’est ce que l’Etat a dit ? Et quant au drame de Betténti nous avons vu l’Etat à travers ces démembrements se ruer tous vers les lieux. Et pour ce qui du Village  d’Eloubalile avec 8 morts enregistrés, avec des enfants, personne ne s’est déplacé, ni Gouverneur ni Préfet, encore moins le chef de l’Etat», fulmine le coordonnateur de l’Ong Vision citoyenne Madiop Sané au micro de la Rfm.

Toutefois, le coordonnateur de l’ONG invite l’Etat surtout le ministre de la Pêche à  venir présenter ses condoléances à ces familles endeuillées. « Ceux qui sont morts sont des Sénégalais », souligne t-il dans sa plaidoirie. Fana CiSSE

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 08/05/2019

La boutade de Talla Sylla 

Talla Sylla ne blaguait vraiment pas lorsqu’il annonçait la dissolution de son mouvement Fall Ascan Wi dans l’Apr. Il a d’ailleurs eu l’occasion de le dire de vive voix au chef de l’Etat dimanche dernier, au King Fahd Palace, lorsque ce dernier recevait ses alliés de Benno Bokk Yakaar. Et le maire de Thiès n’a pas manqué de le faire. «Je m’adresse à vous, Monsieur le Président de la République, président de mon parti», a-t-il dit, suscitant moult commentaires en sourdine. Mais Macky Sall, en bon diplomate, lui est venu en rescousse. « Je vais rassembler mon parti pour vous accueillir», a réplique le patron de l’Apr. Ce faisant, Talla Sylla enterre un autre bébé après le Mouvement Jef Jël qui a joué un rôle de catalyseur de la première alternance en 2000.

Conseil des ministres 

Le conseil des ministres reprend ce matin après un break d’une semaine, dû à la célébration de la fête internationale du travail. Depuis quelques temps, beaucoup de directeurs généraux ne dorment pas du sommeil des justes. Le chef de l’Etat a aiguisé son sabre pour encore couper des têtes. D’après nos sources, il va poursuivre son nettoyage des écuries d’Augias en procédant à de nouvelles nominations. Ceux qui ont fait plus de cinq ans à la tête de leur direction peuvent se préparer, tout comme les retraités, à l’image de Ibrahima Diallo de la Daf, Socé Diop Dionne, etc. Mais aucune inquiétude à se faire parce que Macky Sall recycle toujours ses colorateurs défenestrés. Quoi qu’il en soit, il va devoir trouver un Dg à l’Artp au plus vite.

Silence intrigant des limogés 

Mais où sont donc les ministres défenestrés non encore recasés ? Si l’on pose cette question, c’est que depuis la mise en place du gouvernement, Jules Diop, Latif Coulibaly, Seydou Guèye etAngélique Manga ont littéralement perdu de leur verve habituelle. Pourtant, si l’on en croit leur entourage respectif, ils affichent tous une sérénité et une zen attitude. «Apparemment, le président leur a promis quelque chose», commente un officiel sous l’anonymat.

Me Ousmane Sèye 

L’avocat de Cheikh Béthio Thioune, qui s’est attelé, à la barre, à prouver l’innocence de son client, parle de verdict de Dieu. Clamant toujours l’innocence de son client, MeOusmane Sèye dira, par rapport au rappel àDieu de Cheikh Béthio Thioune que «c’est le verdict de Dieu et Cheikh Béthio Thioune est parti avec la présomption d’innocence». Selon l’avocat, lorsqu’il disait au tribunal que Cheikh Béthio Thioune n’a pas fui la justice, mais qu’il est malade, certains ne le croyaient pas. La disparition de ce dernier prouve qu’il était sérieusement malade. A l’en croire, Dieu a tranché et blanchi Cheikh Béthio Thioune qui était gravement malade.

Affaire Omar Watt 

Le verdict de l’affaire opposant OmarWatt à un militaire français est attendu demain. Le collectif pour la justice et contre les violences policières émet des doutes sur une éventuelle condamnation du soldatfrançais accusé d’avoir battu sévèrement Omar Watt au point que de ce dernier soit plongé dans un coma. Selon le collectif, la France s’est arrangée, avec la complicité de l’Etat du Sénégal, pour exfiltrer les autres militaires français impliqués dans cette affaire. Il met en garde la justice contre l’acceptation d’un « deal d’Etat » sur le dos de notre compatriote Omar Watt et appelle à la mobilisation le jour du délibéré.

Me Madické Niang sur Cheikh Béthio 

Me Madické Niang fait un témoignage émouvant sur Cheikh Béthio Thioune qui a quitté ce bas monde depuis hier, dans la matinée, à Bordeaux où il était interné. Selon le candidat de la coalition Madické2019, la disparition de Cheikh Béthio est une lourde perte pour la communauté mouride de Cheikh Béthio Thioune, il retient ce travailleur acharné au service de Serigne Saliou Mbacké qui a dédié sa vie à son Créateur, à l’amour deKhadimoul Rassoul et au travail. Attristé par le décès du guide des Thiantacounes, Me Madické Niang ajoute que Cheikh Béthio Thioune a consacré sa vie et son destin à Serigne Serigne Saliou et ce n’est pas un hasard que sa disparition coïncide avec le début du ramadan. Un mois de pardon, de miséricorde et de piété.Il présente ses sincères condoléances au peuple, à l’ensemble de la Ummah Islamique, à la communauté mouride mais aussi et surtout à l’ensemble des Thiantacounes et à sa famille.

Quelques observations sur le discours controversé du Président de la République du 1er Mai 2019 Par  Ibrahima SENE PIT%SENEGAL 

D’abord, il n’est pas exact de dire que le Président de la République est opposé à toute augmentation des salaires, d’autant plus qu’il a dit dans le même discours, qu’il est favorable à leur augmentation dans le Privé tout en recommandant aux Centrales syndicales qui sont en négociation avec le Patronat , de trouver un compromis pour une augmentation  à hauteur de 3%  à la place des 25% qu’elles réclament, là où le Patronat propose 2% dans un contexte de bas taux d’inflation qui tourne autour de 1%!
Le Président leur a rappelé l’effort déjà consenti par le Patronat en acceptant  de porter le SMIG  de 36.243 Frs CFA par mois,   à  52.500 Frs CFA à partir du 1er juin 2018 , puis,  à partir du 1er janvier 2019, à 55.000 Frs CFA, et à partir du 1er Décembre 2019, à  58 900 Frs CFA.
Par contre, ce sont  les salaires des agents de l’Etat qu’il déclare  ne pas avoir les moyens de les augmenter maintenant, après les avoir augmentés en 2013  en baissant significativement  l’impôt auquel ils sont assujettis.  Et cela, pour préserver les équilibres macro -économiques qui lui permettent de tenir tête au FMI et à la Banque mondiale qui font pression pour faire cesser les subventions, réduire l’impôt sur les Bénéfices des entreprises,  faire appliquer la  » vérité des prix », tout en élargissant,  l’impôt sur le secteur informel, afin de porter la pression fiscale à 20% au lieu des 16% actuellement.
D’ailleurs les Centrales unanimes ont dit que leurs revendication de hausse des salaires ne concernent pas les agents de l’Etat, pour lesquels, elles ont demandé la  » révision du système de rémunération des agents de l’Etat », notamment le  » système indemnitaire » qui a produit de profonds dérèglements  et de profondes injustices dans leur rémunération.
Le Président a bel et bien répondu favorablement à cette revendication des Centrales en soulignant qu’il  » allait faire des propositions »!
Donc, au vu de tout cela, comment peut-on reprocher au Président de la République d’avoir  » refusé » la hausse des salaires qui serait demandée par les Centrales, en y voyant  » un manque de respect du Président de la République envers elles, pour lancer des « appels  » à peine voilée,  à une  » riposte syndicale à la hauteur de l’affront »!
Ensuite, le Président a rappelé son attachement à la défense du pouvoir d’achat par sa  politique d’administration des prix, soutenue par de fortes subventions sur l’énergie et en faveur des agriculteurs, après avoir, dès 2013, baissé  l’Impôt sur les Salaires, là où le FMI et la Banque mondiale font pression pour le rétablissement de la  » vérité des prix », donc, vers une flambée des prix, même au risque d’un soulèvement populaire comme au Soudan, ou à des manifestations publiques du genre des  » Gilets jaunes »!
Cependant, c’est sa décision de créer une taxe sur le Ciment, non pas à des fins budgétaires, mais pour financer un « Fonds de garantie d’accès au logement social », qui serait logé au sein du FONGIP, qui a occasionné  une polémique sur sa volonté réelle de protéger le pouvoir d’achat.
Ces critiques voient cette nouvelle taxe comme un déclencheur d’une flambée inflationniste  des prix, qui risque de rogner le pouvoir d’achat,  à cause de son effet qui serait inhibiteur sur l’offre en logements.
Mais cette vision mécaniste  des effets de cette taxe sur l’offre en logements sociaux, n’est  pas inéluctable , du fait qu’elle crée une niche de demandes de logements sociaux, susceptible d’ attirer les investisseurs dans ce créneau, du marché des logements , devenu porteur.
C’est une politique de relance des logements sociaux, non pas par des incitations fiscales de baise des coûts de la construction qui vont bénéficier principalement au Grand et Moyen standing, et à l’offre de Bureaux,  mais,  par la demande de logements sociaux , devenue solvable, grâce au Fonds de Garantie, et  qui seront devenus accessibles  aux salariés moyens,  grâce à la durée de ce type de crédit logement portée à  20 ans.
Grâce à ce mécanisme, la SNHLM et la SICAP, appuyées par la BHS et la Caisse de Dépôt et de Consignation, vont agir, à la baisse par leur offre massive,  sur les prix des logements sociaux et de la location.
C’est cette politique volontariste d’agir sur l’offre en logements sociaux pour baisser les prix des logements nouveaux et de la location, par l’appui à la formation d’une forte demande solvable et soutenue, que les détracteurs du Président de la République sur cette taxe sur le Ciment, ne sont pas parvenus à comprendre, et  cherchent à créer un climat de contestation pouvant déboucher sur des manifestations populaires, pour l’obliger à y renoncer,  au grand bénéfice des Cimentiers  des Grandes entreprises de BTP, et des propriétaires- bailleurs de logements et de chambres!  Dakar le 8 Mai 2019

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