Revue de presse du Jeudi 09 Mai

Revue de presse du Jeudi 09 Mai
Revue de presse du Jeudi 09 Mai

INVESTISSEURS EUROPEENS :Un chiffre d’affaires de 2 530 milliards de F Cfa réalisé au Sénégal 

http://www.enqueteplus.com/Les entreprises européennes installées au Sénégal ont réalisé un chiffre d’affaires de 2 530 milliards de francs Cfa, en 2018, soit 20 % du produit intérieur brut (Pib) sénégalais. L’annonce a été faite, hier, par le président-directeur général (Pdg) d’Eiffage, Gérard Sénac, lors d’une signature d’accords entre la Chambre des investisseurs européens au Sénégal et la Délégation de l’Union européenne.

La Chambre des investisseurs européens au Sénégal et la Délégation de l’Union européenne (Ue) ont signé, hier, leur deuxième convention d’accords. La première, paraphée il y a quelques années, leur a permis, selon le président-directeur général d’Eiffage Sénégal, d’ouvrir le début des discussions, mais surtout de mieux se comprendre, se connaître entre partenaires. ‘’Aujourd’hui, c’est un grand pas en avant, sous l’œil du ministère des Finances. Les investisseurs qui sont là ne cherchent pas qu’à gagner de l’argent. Ils ont mis leur argent et travaillé avec plus de 90 % des Sénégalais. Ce qui veut dire qu’on est vraiment impliqué dans le développement de ce pays qui nous a accueillis’’, indique Gérard Sénac face à la presse.

Le Pdg d’Eiffage a affirmé, lors des débats, que la Chambre des investisseurs européens au Sénégal compte près de ‘’170 entreprises, avec un chiffre d’affaires de 2 530 milliards de francs Cfa, soit 20 % du produit intérieur brut (Pib) du Sénégal’’. ‘’On peut dire que 90 % du personnel des entreprises de cette nouvelle chambre sont des Sénégalais. C’est, en gros, 70 000 salariés. Ce qui représente 134 milliards de francs Cfa de masse salariale. Si on regarde ces chiffres, on se demande bien si c’est cette jeune chambre de 2018. Au fait, ce sont des investisseurs qui ont amené des moyens financiers propres. Petit à petit, nous avons agrandi les sources de financement’’, fait-il savoir.

Ainsi, M. Sénac estime que le challenge, pour l’Etat du Sénégal, c’est de travailler ensemble avec eux, pour arriver demain à aller chercher des financements ‘’plus importants’’ auprès des bailleurs de fonds internationaux, de manière à pouvoir avancer. ‘’Si nous arrivons à des accords concrets avec l’Etat, nous investisseurs, grandes entreprises, pouvons signer des partenariats avec des entreprises sénégalaises. Mais nous n’avons pas l’intention de prendre tous les travaux d’infrastructures de ce pays. Il y a beaucoup d’autres pays et d’entreprises qui s’installent et travaillent au Sénégal. Il y a la concurrence. Mais, nous investisseurs européens, nous n’avons pas peur de cette concurrence. Nous avons les compétences, la qualité, la valeur qui est la responsabilité sociétale d’entreprise (Rse)’’, renchérit Gérard Sénac.

‘’Le Sénégal a tous les atouts…’’

Le patron d’Eiffage estime que, lorsqu’on a la sécurité, la santé et la scolarité, il ne faut pas hésiter à venir investir au Sénégal. Sur ce, il appelle ses camarades à ne pas regarder uniquement les investissements et les infrastructures. ‘’Le Sénégal a tous les atouts pour que le pays, demain, puisse être un grand pays ouvert. Nous avons aujourd’hui beaucoup de contrats de sous-traitance avec des partenaires sénégalais, des Pme, des jeunes. Mais il y a aussi beaucoup de chantiers qui sont faits en partenariat étroit. Nous travaillons ensemble, entreprises françaises, sénégalaises, portugaises, espagnoles, toutes groupées. C’est vraiment du partenariat. C’est-à-dire, on ne sous-traite pas une partie de notre travail, on donne et on va ensemble réaliser les chantiers’’, dit-il.

Premier partenaire au développement du Sénégal, l’Union européenne a, selon l’ambassadrice, cheffe de la délégation de l’Ue au Sénégal, un partenariat ‘’étroit’’ avec le pays. ‘’Nous nous entendons sur les fondamentaux, les valeurs, l’importance de principes comme celui de bonne gouvernance et d’institutions stables pour faire tenir l’Etat de droit, la transparence qui sont indispensables pour le développement du secteur privé. Nous nous réjouissons que, dans la phase 2 du Pse, le président ait décidé de tenir cet élan de réformes en mode ‘Fast-track’’’, ajoute Irène Mingasson. Pour elle, l’Ue et le secteur privé de ces pays membres pourraient être un ‘’atout et un allié de choix’’ pour la conduite de ces réformes.

Dès lors, Mme Mingasson signale que l’Ue poursuit ses dialogues sur la politique qui entoure l’environnement des affaires de façon ‘’très intense’’ avec les autorités sénégalaises. Et pour enrichir ce dialogue, elle est en ‘’contact étroit’’ avec le secteur privé sénégalais et international, et en particulier européen. Au-delà des aides qui sont attribuées directement aux institutions pour le renforcement de leur capacité d’actions, elle travaille de plus en plus directement avec le privé. Ceci, en développant, à travers les banques d’investissement, commerciales, des facilités de garanties de prêts ou de micro-prêts, pour permettre aux investisseurs d’accéder aux crédits. En particulier, en se focalisant sur de jeunes entrepreneurs et de futurs entrepreneurs femmes. ‘’Parce que là, il y a un potentiel, en particulier au Sénégal, de très grand développement pour des emplois et opportunités durables’’, affirme l’ambassadrice de l’Ue.MARIAMA DIEME

Marché de concession de l’eau: L’Armp suspend encore la procédure et inflige un second camouflet à Mansour Faye

http://www.dakarmatin.com/ Et de deux ou bis repetita en termes de camouflet pour Mansour Faye ! L’ancien ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a été encore une fois désavoué par l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP). Le gendarme des marchés publics a de nouveau décidé de suspendre la procédure de passation du marché de concession de l’eau dans les centres urbains de notre pays que Mansour Faye avait décidé, dans des conditions particulièrement opaques, de refiler à la multinationale française Suez. Ce alors que la Sénégalaise des Eaux, qui gère ce secteur avec d’excellents résultats depuis 1996, avait pourtant présenté la meilleure offre financière après avoir passé avec succès l’épreuve des tests techniques ! Après avoir saisi l’alors ministre de l’Hydraulique d’un recours gracieux, la SDE avait saisi l’ARMP qui, le 07 mars dernier, avait ordonné l’annulation du choix de Suez et la reprise des évaluations

La Société des eaux (SDE) a encore une fois touché — mais pas encore fait couler ! — l’ancien ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, M. Mansour Faye, dans les eaux profondes et troubles du marché de l’hydraulique urbaine pour les 15 prochaines années ! Elle vient pour la deuxième fois en deux mois d’obtenir de l’ARMP la suspension de la procédure d’attribution du fabuleux marché de distribution de l’eau potable dans les grandes villes de notre pays — et pour les 15 prochaines années s’il vous plait — à la multinationale française Suez. La société dirigée par M. Abdoul Ball avait saisi le gendarme des marchés publics d’un nouveau recours le 30 avril dernier pour contester l’attribution provisoire faite à Suez du marché ayant fait l’objet d’un appel d’offres international pour la gestion du service public de distribution d’eau potable dans les grandes villes du Sénégal. Après un recours gracieux introduit auprès du ministre de l’Eau et de l’Assainissement, la SDE a déposé le 30 avril son nouveau recours devant le Comité de Règlement des différends (CRD) de l’ARMP. Pour le mo- ment, on ne connait pas les motivations à partir desquelles l’ARMP a ordonné à l’autorité contractante, c’est-à-dire au ministère de l’Eau qui remplace l’ancien ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement qui avait conduit jusqu’ici le dossier, de suspendre la procédure de passation du marché. Ce qu’on sait en revanche, c’est que cette nouvelle décision de l’ARMP — qui confirme la précédente — est un deuxième ca- mouflet pour Mansour Faye. Ce après la première annulation du choix de Suez et la reprise des évaluations ordonnée par la même ARMP. Ce qui, en principe, aurait dû avoir comme effet de remettre les compteurs à zéro pour les trois postulants que sont les françaises Suez et Veolia CGE et la Sénégalaise des Eaux (SDE). Entretemps, mais ça M. Mansour Faye ne l’avait pas dit, Veolia avait décidé de se retirer de la compétition, tout en demandant le remboursement de son cautionnement de l’ordre de 800 millions de nos francs. Nous écrivions alors que l’ARMP indiquait à l’autorité contractante, en l’occurrence le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement de Mansour Faye de reprendre toute l’évaluation. « Dans le cas d’espèce, la SDE a autant porté des griefs sur les spécifications techniques comme les travaux, les fournitures techniques, les termes de référence… que sur l’évaluation financière. Donc c’est en prenant en compte tous ces paramètres que le CRD a rendu sa décision » précisait une source. Cette dernière ajoutait alors que « le ministre Mansour Faye, conscient de la faiblesse technique de la commission d’évaluation de son ministère, avait mis en place une autre commission technique en faisant appel à des compétences externes. Cette commission était composée d’inspecteurs des impôts, du domaine, de fiscalistes, d’hydrauliciens, d’un représentant de la Primature, de la Sones…Sa mission a été de bien faire les évaluations techniques et financières. Une fois ce travail fini, il est soumis à la commission du ministère. Donc je suis surpris parce que ceux qui ont travaillé dans le dossier ont plus d’expérience que les membres du CRD » confiait au lendemain de la première décision de l’ARMP, une source proche du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainisse- ment. Comble du paradoxe, la SDE même moins disante (286,9 francs CFA le mètre cube) que Suez (298,5 francs CFA m3) et Veolia (366,3 francs) avait été écartée au profit de Suez. La décision de l’Armp du 07 mars remettait en selle la SDE qui devait plier bagages au soir du 31 décembre dernier pour laisser la place à Suez. Hélas, plutôt que de s’exécuter ou de reprendre ses calculs (qui parlaient de toute façon d’eux- mêmes !), la commission de dépouillement du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement s’était précipitée pour refaire une réévaluation —si elle n’avait pas repris tout simplement la première — pour donner encore le gigantesque marché à Suez. Et le plus curieux, c’est la précipitation dont a fait montre le maire de St- Louis pour baliser le terrain à Suez qui lui avait offert la veille du lancement de l’appel d’offres international des bennes-tasseuses pour sa ville. Un Mansour Faye qui, bien que muté à un autre département ministériel à l’issue du remaniement du 07 avril dernier, n’avait même pas eu l’élégance de laisser son successeur, M. Serigne Mbaye Thiam, gérer la continuité du dossier. Au contraire, il a profité de la passation de service avec son successeur pour… annoncer l’attribution du marché à Suez ! Encore une fois, Mansour Faye avait caché à l’opinion un détail important. A savoir que l’autre entre- prise française, Veolia, s’était désistée la veille du nouvel examen des offres, faisant qu’en réalité, seuls Suez et la SDE étaient en compétition. Voici ce que nous expliquions au lendemain du nouveau choix porté par Mansour Faye  à ses amis de Suez:«la validité des offres pour l’appel d’offres international expirait le 27 mars dernier. Ce que constatant, le ministère a écrit à la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) le 02 du mois en cours (avril) pour solliciter une prolongation de cette validité. Or, dès le 03 avril, c’est-à-dire le lendemain de l’expédition de cette lettre, Veolia adressait une lettre au ministère pour l’informer de son désistement à l’appel d’offres et ré- clamer par la même occasion le remboursement de sa caution. La- quelle se monte à… 800 millions de nos francs ! En disant que la commission de dépouillement a examiné « trois offres » et en faisant mention de trois soumissionnaires dans l’avis d’attribution paru dans Le Soleil, le ministre Mansour Faye a donc pris des libertés avec la vérité ». Pour rester polis, bien sûr…Abdou Karim DIARRA

L’Armp casse le contrat de 208 millions de l’Onas

https://www.pressafrik.com/L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a cassé l’attribution provisoire du lot 3 du marché pour l’entretien et le curage des ouvrages des eaux pluviales de Dakar et dans les régions. L’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) avait attribué ce marché à Delta Sa pour 208 millions de F Cfa au détriment d’un autre soumissionnaire, Delgas.

Pour la deuxième fois, l’Armp met à nu les agissements de l’Onas. L’autorité de régulation a annulé le marché relatif à l’entretien et le curage des ouvrages des eaux pluviales de Dakar et dans les régions, attribué à Delta Sa pour 208 millions de F Cfa, alors qu’un autre soumissionnaire, Delgas, proposait le même service à 50,7 millions de F Cfa.

Dans son recours, informe « Libération », Delgas, qui menaçait de saisir la Cour suprême, la Commission de concurrence de l’Uemoa et la Cour des comptes dénonçait « une violation substantielle du Code des Marchés publics et une infraction pénale suffisamment graves ».

Sur un registre, Delgas considère que : « La manipulation d’écritures à laquelle l’Onas s’est livré et qui a abouti à l’existence de deux (2) procès-verbaux d’ouverture des plis pour la présente procédure constitue, à la fois, une violation substantielle du Code des Marchés publics et une infraction pénale suffisamment graves pour amener l’Armp à annuler le marché, par voie de conséquence, l’attribution provisoire du lot 3 ».Aminata Diouf

Ministere de la famille plus de 68 milliards geres discretement

XALIMANEWS: Selon nos confreres de « Dakar Times », nombreux sont les projets ministériels passés sous silence par des fonctionnaires et des chefs de projets, sans que l’on soit informés sur leur gestion financière et les résultats obtenus à leur terme.

Prenons, aujourd’hui, l’exemple du ministère de la famille dirigé par Mme Saly DIop Dieng. Il y’a le Pipadhs( projet investir dans les premières années pour le développement humain au Sénégal), estimé à 43 milliards Fcfa, le Palam (programme d’alphabétisation et d’apprentissage des métiers 2017-2021), d’un coût global de 13.726.563.555 Fcfa et le Pades ( programme d’appui au développement économique et social), financé par la Coopération italienne à hauteur de 12 milliards de Fcfa. Plus de 68 milliards Fcfa gérés discrètement sans bruit, par des gens qui n’ont pas souvent le profil de l’emploi. C’est le cas du Pipadhs ( projet investir dans les premières années pour le développement humain au Sénégal), qui aurait été confié à un agent qui ignore tout du secteurPID

Gestion de La Poste : DIA pas Si…réglo

https://www.senenquete.sn/Le Dg de la Poste n’a pas échappé au vent qui a enlevé certains directeurs des sociétés nationales. Siré Dia, après avoir été pendant presque 7 ans à la tête de cette entreprise, quitte avec des contentieux. Prétexte pour Senenquête de fouiller dans sa gestion de 2012 à 2019 avec documents et témoignages à notre disposition.

Il est connu presque de tous que la Poste traverse des difficultés financières. Même les autorités en sont conscientes. Pour preuve, le Président de la République avait affirmé le 04 décembre 2017, à l’occasion de la Revue annuelle conjointe de la politique économique et sociale que : « la Poste doit faire sa mue et se transformer. Elle doit s’adapter aux mutations technologiques pour survivre et qu’il y ait aussi l’activité banque : la Banque postale etc. » Les différents rapports du FMI, publiés au terme des missions sur les Revues de l’accord sur l’ISPE (Instrument de Soutien à la Politique Economique), ont même appris que l’Etat et le FMI s’accordent sur « la situation difficile » de l’entreprise et qu’il urge de la « restructurer ». Mais certains employés imputent cette situation à l’ex Dg Siré Dia. Sur son actif, comme réalisations, on peut lister des voitures et des serveurs informatiques achetés, des bâtiments rénovés et un nombre élevé de reclassements d’agents effectués. Et pourtant, pour certains travailleurs, cela cache un mauvais style de management. Certains postiers déplorent même le fait que « c’était difficile pour un postier de rencontrer Siré Dia. Par contre, il reçoit du lundi au samedi des personnalités publiques, des chanteurs, des danseurs, des artistes etc ».

Siré Dia, 6 ans de gestion controversée.

Siré Dia, nommé en décembre 2012, a connu plus de 6 ans de polémiques à la tête de la Poste. Déjà, le rapport public d’activités de l’OFNAC (2014-2015) avait recueilli des indices graves et concordants d’infractions de faux et usage de faux et de détournement de deniers publics.

-Couverture rapport ofnac 2014-2015

C’était suite à une plainte du Mouvement M 23 alléguant l’existence de dysfonctionnements graves au sein de l’entreprise. Le rapport d’enquête a été transmis à l’Autorité judiciaire compétente pour que les poursuites soient engagées. Un baromètre d’une mauvaise gestion.

-Extrait de la partie concernant la Poste dans le rapport 2014-2015 de l’ofnac

Autre indice, la masse salariale, en 2013, qui était de 11 073 684 000 pour un chiffre d’affaires de 8 675 424 000 soit un ratio 127%. Ce qui ne présageait pas des lendemains meilleurs. Un postier qui a requis l’anonymat nous confie : « L’activité de la poste ne peut pas supporter toutes ces charges ». Il est toutefois difficile pour le moment d’avoir des chiffres exacts car si on se réfère au « mémoire du postier lambda » sur la gestion de la Poste de janvier 2013 à avril 2017, un document qui revient sur la situation de la Poste et dans lequel il est mentionné que « les états financiers, adoptés avec des sérieuses réserves des commissaires aux comptes, renseignent d’une perte nette de plus de 4 milliards de francs CFA en 2013, sa première année de gestion. Et depuis lors, aucun autre état financier n’est sorti. ».

-Couverture document intitulé « mémoire d’un postier Lamba ».

Or il est clair que sans états financiers, il est impossible de connaitre les dépenses effectuées au cours de l’année encore moins les rentrées d’argent. La Poste fonctionne depuis 5 ans sans états financiers. Un fait qui semble corroborer la thèse d’une mauvaise gestion. Une situation qui est allée crescendo durant son passage à la Poste selon certains employés. Ils étayent leurs propos avec l’accroissement de l’effectif. Selon une source « on était à près de 2000 employés quand Siré Dia est nommé, l’effectif est passé de plus 3500. Il a presque doublé ». Pour certains, l’embauche s’est faite sans besoins réels d’exploitation. «  Il y en a qui sont recrutés sans test, sans stage, directement CDI. Ils sont parfois sans qualification », dénonce un postier. Un recrutement qui semble obéir à des logiques politiques puisque depuis 2012, la Poste n’a plus organisé de concours de recrutement direct comme elle le faisait d’habitude. Ce qui fait douter sur le mode de recrutement depuis l’arrivée de celui qui se faisait appeler le « Baye Fall de Macky Sall ».  La société est déficitaire depuis des années. On se rappelle pour l’année 2017, à l’Assemblée nationale, le Ministre du Budget de l’époque, Birima Mangara, affirmait que La Poste était « redevable » à l’Etat de 130 milliards de francs CFA. D’ailleurs c’est la hausse de la dette qui a motivé la volonté de restructuration.

Dans les accords collectifs d’Entreprise de La Poste, signés en 2009 entre les partenaires sociaux et la Direction générale, il est mentionné à l’article 107 que des secours (aides) pouvaient être accordés aux agents « pour faire face à des évènements graves et fortuits dûment constatés ». Le mémoire du postier lambda dénonce que « seuls 5% du montant des aides allouées le sont réellement après études du Département des Affaires Sociales. Entre 2013 et 2016, les montants de ces rubriques dans les dépenses sont passés de moins de 100 millions à près d’un milliard de FCFA ». Un postier dans la même lancée ironise que « un agent, en 5mn, peut rédiger une demande d’aide dans le couloir, la remettre au DG qui appose les mentions précitées, et la donner directement au DFC pour que ce dernier établisse le chèque. En 10mn, certains peuvent encaisser 1.000.000FCFA pour secours alors qu’aucun événement ne le justifie. »

Sur le plan fiscal, la Poste n’est pas très réglo. Dans le document de programmation et économique pluriannuelle 2016-2018, elle a contracté une dette fiscale estimée à plus d’un milliard F CFA. Preuve qu’elle est très endettée. Senenquête a pu joindre Siré Dia depuis notre antenne Maroc. Le désormais Pca nous avait demandait de le rappeler. Ce que nous avions fait à plusieurs reprises sans succès avec des numéros différents. Nous l’avions également relancé par message pour avoir sa version. Mais jusque-là pas de réponse.

La restructuration, une urgence pour sauver la Poste.

Cette dette commence à prendre des proportions inquiétantes. Le mémoire du postier lambda explique comment on en est arrivé là. « Chaque banque possède un compte logé à la Banque Centrale. La Poste, par contre, n’y dispose pas de compte. Seul le Trésor public, du fait en partie du principe de l’unicité de caisse de l’Etat, y détient un compte et toutes les opérations concernant les entités publiques y sont effectuées. Les montants des chèques tirés sur La Poste et présentés par les banques sont directement portés au débit du compte du Trésorier général logé à la BCEAO. » Une convention qui date de 1996, entre l’État et la Poste pour définir le cadre d’un éventuel recouvrement.  Le document poursuit « à l’issue de la compensation entre banques, si La Poste doit de l’argent à une ou des banques, c’est le compte du Trésor qui est débité pour règlement. Charge à La Poste après d’alimenter le compte du Trésor logé aux Chèques Postaux du même montant. Ce qu’elle ne fait pas ou le fait en partie. »

La hausse de la dette de la Poste envers le Trésor public par le biais de la compense a provoqué un profond malaise des autorités étatiques et des institutions internationales tel que le Fonds Monétaire International (FMI). Ainsi, il faut assainir les Finances de La Poste selon le Mémorandum sur les Politiques Economiques et Financières 2015-2017. La restructuration de la Poste devait être une priorité pour le gouvernement. Des mesures fortes qui devraient tourner autour de la signature d’une convention de dettes croisées entre l’Etat et la Poste. Pour apurer les arriérés de compensation. Il s’est également agi entre autres la séparation de Poste Finance de la Poste.

Même si les postiers sont unanimes qu’il faut sauver la Poste mais ne s’accordent pas avec les autorités sur la méthode. Pour eux, « privatiser la Poste Finances, la partie financière, c’est la mort déclarée de notre entreprise ».

Un nouveau directeur général vient d’être nommé et qui hérite ainsi de cette situation. Abdoulaye Bibi Baldé connait, en principe, cette entreprise pour avoir été le ministre de la Communication, la tutelle technique. Un audit de gestion interne est devenu la demande de certains postiers. De nombreuses tentatives d’entrer en contacts avec le staff de Siré Dia ont été effectuées sans résultats. Après plusieurs essais, le Directeur marketing et communication a finalement répondu à nos messages. Il dit être « occupé » et qu’il faudra attendre « l’installation du nouveau directeur général ».

Alors, l’on s’est demandé comment Abdoulaye Bibi Baldé pourrait répondre d’une gestion qui ne le concerne pas ?

 Explosion de la masse salariale dans la fonction publique : La composante des primes et indemnités en est la cause selon une étude

https://www.lejecos.com/Les primes et indemnités consenties dans la Fonction publique ont augmenté de 30% en 2004, 20% en 2005 et 40% en 2006, soit au total une majoration de 90% sur trois ans. C’est ce que révèle l’étude sur le système de rémunération dans l’administration.

«Ainsi, la composante des primes et indemnités constitue la principale cause de l’explosion de la masse salariale, bien plus que les traitements de base. La proportion des primes et indemnités ordonnancées dans la masse salariale est en croissance constante.

Cette tendance à la hausse perdure à ce jour, posant le problème de la soutenabilité budgétaire de ces accessoires de solde ».  C’est ce que révèle l’étude sur le système de rémunération au sein de l’administration.

A titre d’exemple, les indemnités de logement ont été valorisées selon des modalités différentes, les corps militaires ayant bénéficié des taux les plus élevés. «Les enseignants du préscolaire, de l’élémentaire et des moyen et secondaire, quant à eux, ont vu leur indemnité de logement augmenter de plus de 70% en quatre (04) ans et leurs syndicats revendiquent néanmoins aujourd’hui, soit trois ans après la dernière hausse, une hausse supplémentaire, afin de la voir alignée sur celle consentie à d’autres corps de fonctionnaires », précise le document.

Au chapitre des indemnités relativement nouvelles, il faut rappeler la création de l’indemnité de responsabilité particulière (Irp) accordée à partir d’octobre 2004 à certains corps de l’administration (ingénieurs, informaticiens, statisticiens, médecins, sortants de l’Ecole nationale d’administration (Ena), personnel du Chiffre, planificateurs, économistes etc.). Cette indemnité a été étendue aux agents du Cadastre en 2006. Pour les médecins, l’IRP a été transformée par la suite en indemnité médicale.

En vue de favoriser une plus grande équité dans l’administration et, par la même occasion, accroître la motivation des agents, les corps qui n’avaient pas bénéficié jusque-là d’indemnité particulière ont perçu, à partir de 2006, une allocation forfaitaire de soixante-dix mille (70.000) francs CFA pour les agents de la hiérarchie A et de trente-cinq mille (35.000) francs CFA pour ceux de la hiérarchie B.

Parallèlement, les catégories à faible revenu, correspondant aux hiérarchies C, D et E, ont bénéficié d’une ligne d’augmentation de salaire non imposable de quinze mille (15.000) francs CFA. Au surplus, plusieurs indemnités nouvelles ont été octroyées à différents corps de l’administration.

Au total, les primes et indemnités consenties dans la Fonction publique ont augmenté de 30% en 2004, 20% en 2005 et 40% en 2006, soit au total une majoration de 90% sur trois ans. En ce qui concerne leur poids relatif dans la masse salariale, il convient de noter qu’il représente aujourd’hui un taux moyen, pour l’ensemble des corps, s’élevant à 33,44% en 2014.

Quant aux avantages en nature (logements, véhicules, carburant, personnel de maison, habillement, uniformes, etc.), ils ne doivent bénéficier, en principe, qu’à certains agents occupant des postes de haute responsabilité ou à contrainte professionnelle élevée. Enfin, s’agissant des « indemnités pour heures supplémentaires », qui constituent un montant non négligeable dans la masse salariale (plus de 8 milliards de francs pour les seuls 10 premiers mois de l’année 2015), elles sont payées de manière quasi-automatique, sans contrôle effectif et parfois dans un non-respect de la réglementation en vigueur concernant le plafonnement du nombre d’heures et des montants. Adou FAYE

Fonction publique:Une étude révèle 85 sortes de primes et indemnités

https://www.lejecos.com/

 Le nombre de primes et indemnités dans la fonction publique est important. Une étude en dénombre 85. «L’article 27 du statut général des fonctionnaires a prévu de faire bénéficier les agents publics de primes et indemnités.

Aussi, en dénombre-t-on une pléthore, ces primes et indemnités ayant été octroyées par de nombreux textes, au gré des pressions et sollicitations sociales, corporatistes ou carriéristes », informe un document portant étude sur le système de rémunération au sein de l’administration.

«Sans préjudice des informations à confirmer ou fournir par la Direction de la Solde et des Pensions du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, il a été relevé, par recoupements, que le nombre atteint à ce jour est de plus de 85 sortes de primes et indemnités réparties entre les différents agents de l’Etat », renseigne la même source.

Selon le document, ces différentes primes et indemnités peuvent être regroupées essentiellement en quatre catégories, qui distinguent celles liées respectivement à un corps ou à un grade, qui sont les plus nombreuses ;  à l’emploi ou à la fonction ; aux risques professionnels ou aux conditions de travail ;  à la performance.

L’examen de ces différentes primes et indemnités permet de relever un certain nombre d’observations.
Tout d’abord, il faut noter une certaine confusion dans les destinations et dénominations respectives de certaines primes et indemnités. En effet, alors que les indemnités sont des accessoires de traitement à caractère compensatoire, destinés à rembourser les frais exposés du fait des fonctions exercées, ou à compenser certaines charges ou aléas professionnels excédant les conditions normales de l’emploi, les primes ont quant à elles un caractère rémunérateur, puisqu’ayant pour objet de rétribuer l’accomplissement de prestations spéciales indispensables, ou la manière exemplaire de servir, ou encore certaines conditions particulières de prestation de service.
Ensuite, l’attribution de ces primes et indemnités ne se justifie pas toujours en termes d’opportunité et de pertinence et ne se caractérise pas souvent par la rationalité, car les double-emplois et cumuls y sont nombreux, surtout en ce qui concerne les indemnités. Adou FAYE

Moustapha Diakhaté dément les salaires faramineux des Dg et…

http://www.dakarmatin.com/Hier, votre quotidien « Le Témoin » avait exploité le rapport intitulé « Etude sur le système de rémunération au sein de l’administration sénégalaise » réalisé par le cabinet MGP-Afrique en publiant les salaires exorbitants de certains directeurs généraux d’agences de l’Etat. Un papier qui a fait du bruit.

Connu depuis toujours pour défendre l’indéfendable, l’ancien président du Groupe parlementaire de la majorité présidentielle, Moustapha Diakhaté, qui a été « chassé » du Palais a passé son temps sur Facebook (Bon un espace qui est devenu son lieu de travail) pour démentir nos informations et soutenir que ce rapport est une fake étude.

« Depuis l’arrivée au pouvoir de Macky Sall aucun Dg du public ne touche 15 millions de salaire mensuel. Ça c’est une fake étude. Aucun DG du service public ne perçoit un salaire de 15 millions depuis l’avènement de Macky Sall.

Malheureusement, il n’a pas voulu communiquer sur la baisse de ces salaires» a-t-il commenté sur le post d’un internaute. Une façon pour lui de démentir l’étude. Ce pays est juste extraordinaire !

Lui qui a été « graissé » en dehors de son salaire de député pendant les cinq ans de la dernière législature, avait empoché plus de 300 millions de FCFA. Nous maintenons bien sûr nos informations qui figurent dans le rapport dont nous avons fait état

 PSE: Macky et ses projets à controverse

 A la faveur de son Plan Sénégal Emergent (PSE), le gouvernement sénégalais a lancé plusieurs projets de développement qui vont du secteur du extractif à l’énergie en passant par le transport maritime et terrestre. En dépit de leur potentiel bénéfice économique, la plupart de ces projets suscitent une résistance acharnée des populations qui, entre autres griefs, dénoncent dans nombre de cas des expropriations ou encore la destruction de leur cadre de vie. 

Siny Guèye multiplie les allés et retours, le visage inexpressif, malgré une chaleur de plomb rendue davantage insupportable par la poussière et les mouches. Elle déverse sur une natte des cageots remplis à ras bord de petits poissons séchés. Assises sous une hutte en paille, une dizaine de ses camarades s’offrent une pause autour d’une glacière remplie d’eau fraiche. Aux alentours, d’autres femmes devisent avec des charretiers venus livrer le poisson, tout droit sortis des premières pirogues.

Nous sommes sur la plage de Bargny (15 kilomètres de Dakar), chez les transformatrices de produits halieutiques. La tranquillité de ces braves dames n’est qu’apparente, car disent-elles, leur gagne-pain est menacé par l’érection de la centrale à charbon,  une gigantesque construction d’où s’échappe en cette matinée une grosse fumée noire.

Considéré comme très polluant avec de probables dangers sur la santé et l’environnement, le charbon suscite la crainte à Bargny. Première installation du genre au Sénégal, la centrale à charbon de Bargny a été co-financée à hauteur de 135 milliards FCFA par la Banque africaine de développement (BOAD), la banque néerlandaise FMO et la Banque africaine de développement (BAD).

Sur son site web, la Compagnie d’électricité du Sénégal (organisation qui gère la centrale à Charbon de Bargny) assure que sa centrale thermique à charbon va fournir de l’électricité « bon marché », soit à 65 FCFA le kilowatt/heure. Dans la grille tarifaire de la Senelec, le kilowatt/heure, est vendu aujourd’hui entre 90 et 112 FCFA pour l’usage domestique et entre 128 et 149 FCFA pour l’usage professionnel.

De sa phase de projet jusqu’à sa réalisation et fonctionnement, les populations n’en finissent pas de pester contre cette centrale d’un « autre temps ».

Guerre contre le charbon

En plus des « méfaits » sur la santé, l’environnement et l’écosystème marin. Les promoteurs de l’installation sont régulièrement accusés de n’avoir pas respecté le code de l’environnement, ici à Bargny. A Khelcom (nom donnée à cette aire où les femmes s’activent dans la transformation du poisson), on peut constater que des femmes travaillent à seulement une centaine de mètres de la centrale.

Ajoutée à la fumée des poissonnières qui enguirlande la plage, l’air est quasiment irrespirable. Visiter Khelcom, c’est avant tout un défi pour les poumons. Certaines habitations se situent à moins de 300 mètres. D’ici,on peut apercevoir les dunes de charbon qui surplombent le mur d’enceinte, totalement livrées aux vents.

Pour Cheikh Fadel Wade, membre du Réseau des associations pour la protection de l’environnement et la nature (Rapen), basé à Bargny, le code de l’environnement n’a pas été respecté sur ce point précis : la distance entre les habitations et la centrale.  Les installations susceptibles de dégager des émanations nocives sont rangées dans la catégorie «installations de première classe» par le code de l’environnement.

D’après l’article L 13 dudit code, de telles installations doivent être «obligatoirement» situées, «sur un rayon de 500 mètres au moins, des habitations, des immeubles habituellement occupés par des tiers, des établissements recevant du public et des zones destinées à l’habitation, d’un cours d’eau, d’un lac, d’une voie de communication, d’un captage d’eau».

Au cours de cette enquête, de  multiples courriels ont été échangés avec la direction de la communication de la centrale en vue d’obtenir une interview avec le directeur de la centrale, Eric Lhomme. Mais nos démarches n’ont pas abouties.

Les femmes de Khelcom craignent pour la survie de leur commerce mais poursuivent quand même leurs activités. Toutefois, fait remarquer le Rapen, d’autres sont moins chanceux comme tous ces propriétaires de parcelles qui attendent à être indemnisés mais restent encore dans le flou.

Selon, un document de la Banque africaine de développement (BAD) consulté par Ouestaf News, le montant des indemnisations est estimé à 2 milliards. A cet effet, un accord tripartite a été signé entre la mairie de Bargny, la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) et la Compagnie d’électricité du Sénégal (propriétaire de la centrale). Ces trois entités ont pour l’instant respectivement promis 1 milliard FCFA, 200 millions et 7,6 millions.

Port vraquier et minéralier à Sendou

En quittant le site Khelcom, il nous a fallu une dizaine de minutes de marche sur des sillons bordés de détritus de toutes sortes, pour joindre Sendou. Jadis dans le giron de Bargny, ce village de pêcheurs de 3.000 habitants a été érigé en commune en 2011.

Sendou est le réceptacle d’un projet tout aussi critiqué que la centrale, à savoir le Port minéralier et vraquier (PMV) qui va occuper une superficie de 1.300 hectares.

« L’étude d’impact environnemental et social n’est toujours pas présentée », souligne Issa Guèye, le porte-parole du Collectif pour la défense des intérêts de Bargny et de Sendou.

Sur place les travaux de construction du PMV vont bon train, des ouvriers en gilets verts s’échinent à la tâche sous une énorme quantité de poussière soulevée par des grues et des excavatrices.

Ici à Sendou, le futur port avec les produits chimiques (gypse, clinker, phosphate, soufre …) qu’elle devra manipuler, est jugée par ses adversaires très proche des populations notamment celles du quartier Minam au milieu duquel trône une école élémentaire laissée à l’abandon.

Le PMV a été accordé sans appel d’offres à Sénégal Minergy Port (SMP), basée à Dakar et dirigée par Dame Diané, un homme d’affaires, réputé être proche du président Macky Sall.

Dans le cadre de cette enquête nous avons sollicité auprès de lui une interview mais notre courriel envoyé le 20 février 2019 n’a pas eu de retour malgré des relances par téléphone. Toutefois, dans un reportage de TV5 où il a été filmé en caméra caché, M. Diané affirme qu’il y a eu bel et bien une étude d’impact environnemental sans toutefois parler de son contenu.

Ouestaf News a pu consulter un exemplaire de cette  étude d’impact environnemental et social (EIES). Le document daté de décembre 2017 porte la mention « rapport provisoire », ce qui selon les procédures, signifie qu’il doit être validé par le comité technique de la Direction de l’environnement et des établissements classés (DEEC), soit la dernière étape avant la version finale. Quant à la version finale, impossible d’en trouver une copie.

SIHAM et la lagune à Mbour

Un peu partout dans le pays où ce type de projets sort de terre, les études d’impact environnemental, leur absence ou leur manque de fiabilité, sont au cœur des contestations par des populations qui se plaignent du non respect des recommandations.

Après Bargny, cap sur Mbour  (80 Km de Dakar) plus précisément dans la localité de Mballing pour y constater le même problème dans un projet immobilier très contesté.

La Société Immobilière d’Habitation Moderne (SIHAM) a obtenu la cession de deux hectares sur la plage de cette ville côtière, afin d’y construire une cinquantaine de logements.

Regroupés en une entité dénommée Coalition pour la défense des intérêts de Mbour (CDIM), des jeunes ont mené le combat contre ce projet actuellement suspendu depuis que la direction de la surveillance et de l’occupation des sols (DSCOS) y est venue le 6 avril 2018 donner l’ordre aux ouvriers de SIHAM d’arrêter les travaux.

«Ce qui est curieux, c’est qu’aucune étude d’impact environnemental n’a été faite », selon Ahmed Sow, un membre du CDIM rencontré à Mbour.

Pour le CDIM qui parle de violation du code de l’environnement, l’étude d’impact environnemental est d’autant plus nécessaire que le  cordon maritime comporte une lagune que les Mbourois considèrent comme un précieux rempart contre les inondations.

Entre développement et conservatisme

Pour défendre ces projets, l’Etat avance les arguments liés au développement et à la lutte contre la pauvreté.

«Ce n’est pas la fumée de la centrale à charbon de Sendou qui est un danger pour le Sénégal, c’est la pauvreté. Et pour réduire la pauvreté, […] il faut forcément régler la question de l’approvisionnement en électricité», disait le directeur général de la Senelec de l’époque, Amadou Makhtar Cissé, cité par jeuneafrique.com. M. Cissé est devenu ministre de l’Energie et du Pétrole dans le nouveau gouvernement nommé le 07 avril 2019.

Alors, en rejetant ces projets, les populations refuseraient-elles du même coup le e développement ? Non, rétorque Issa Gueye, porte-parole du collectif pour la défense des intérêts de Bargny et de Sendou.

« La volonté de l’Etat s’impose à tout le monde, mais la frustration et le rejet des populations restent compréhensibles quand leurs droits ne sont pas respectés », explique-t-il.

En dépit de son bannissement progressif dans les pays du nord, le charbon a pourtant le vent en poupe en ailleurs en Afrique. En Afrique du Sud, 90% de la production énergétique est fournie par des centrales à charbon.

D’après des données de Coalswarm (organisation basée aux Etats-unis qui fait le suivi de l’usage du charbon dans le monde), plus de 100 centrales alimentées au charbon sont en cours de planification ou de construction à travers une dizaine de pays africains (hors Afrique du Sud). Selon Greenpeace, 40% de la production d’électricité à travers le monde passe par le charbon.

«L’énergie est certes indispensable à l’activité économique mais les risques climatiques et sanitaires associés à l’utilisation longue durée du charbon ne sont pas négligeables, y compris d’un point de vue économique », souligne l’ingénieur géologue, FaryNdao dans son ouvrage intitulé : « l’Or noir du Sénégal ».

Selon les chiffres fournis par le président Macky Sall, la production électrique est passée de 571 mégawatts en fin 2011 à 1.141 mégawatts aujourd’hui. Un progrès qu’il a imputé au renforcement du « mix énergétique », avec l’ouverture de centrales solaires.

Que cela soit la centrale ou le PMV, les promoteurs axent souvent leurs communications sur les rendements économiques de leur projet.

C’est ainsi que Sénégal Minergy Port soutient sur son site web que son PVM va contribuer à l’amélioration de la compétitivité économique à travers, entre autres, « une réduction des coûts de transport terrestre, du fret maritime» en plus de « renforcer les exportations sénégalaises dans le domaine minier ».

La contestation et la réticence des populations face à ses projets publics comme privés sont très prégnantes au Sénégal. Du secteur des mines au transport terrestres en passant par l’habitat et le foncier, presque tous les projets ont été marqués par de profonds désaccords entre l’Etat et les populations.

L’on se souvient, de la forte polémique qui a entouré l’exploitation du zircon à Niafrang (Sud) et surtout à Diogo (nord). Aujourd’hui Diogo (où l’Etat sénégalais détient 10% des parts) est considérée par les experts comme la 6ème plus grande mine de zircon dans le monde.

Des projets agricoles comme la production d’éthanol dans la commune de Ndiael dans la région de Saint-Louis, assimilés par les populations à « de l’accaparement des terres ». A Diass, où est érigé le nouvel aéroport international Blaise Diagne (ouvert en décembre 2017), des populations ont pendant longtemps pesté contre le projet dénonçant la perte de leur terres. En 2006,  Les mêmes problèmes ont été notés lors de la construction de l’autoroute à péage qui relie aujourd’hui la capitale Dakar à l’aéroport de Diass.

Dans tous les projets énumérés ici, un des principaux points de discorde réside sur les « expropriations foncières ». Toutefois d’après les chiffres officiels, 95% des terres au Sénégal appartiennent au domaine national

 GROSSE PÉNURIE D’EAU À TOUBA

https://www.dakaractu.com/ Au moment où ces lignes sont écrites, plusieurs quartiers de Touba sont confrontés à une terrible pénurie d’eau. Le calvaire dure, selon les informations ça et là recueillies, près d’une semaine. À Darou Marnane, la situation a atteint son paroxysme, obligeant les braves dames à parcourir des kilomètres sous ce soleil de plomb qui affiche les 45 degrés. C’est presque le même cauchemar qui sévit à Khayra 2, Darou Khoudoss, à Tableau Aldiana, à Sam etc… L’on parle de forages défectueux que les autorités de Maou Rahmati tenteraient de réparer en attendant l’appui de l’État du Sénégal.

Ce jeudi, Dakaractu a aperçu des familles aller puiser de l’eau dans la brigade des Sapeurs pompiers. En cette période de ramadan, nul ne sait plus où donner de la tête.

Progression de l’activité du secondaire en mars 2019

https://www.lejecos.com/En mars 2019, le secteur secondaire a progressé de 11,3%, en variation mensuelle, principalement, soutenu par la fabrication de produits agroalimentaires (+18,6%), la sous-branche «filature, tissage et ennoblissement textile » (+44,2%), la construction (+12,8%), et les activités extractives (+8,3%) , indique la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) dans sa dernière publication « Point mensuel de conjoncture avril 2019 ».

Par contre, de faibles résultats sont observés dans le «travail de cuir et la fabrication d’articles de voyage et de chaussures» (-57,7%), le «sciage et rabotage de bois » (- 23,6%), les industries chimiques (-27,5%) et la fabrication de produits pharmaceutiques (-44,7%). Sur un an, une consolidation de 5,6% est notée dans le secteur secondaire, au mois de mars 2019, particulièrement portée par la fabrication de produits agroalimentaires (+14,7%), les activités extractives (+31,6%), la sous-branche de « filature, tissage et ennoblissement textile » (+16,3%) ainsi que la «production et distribution d’électricité et de gaz» (+13,3%).
Par contre , souligne la Dpee, cette évolution est, toutefois, atténuée par les faibles résultats du «travail de cuir et fabrication d’articles de voyage et de chaussures» (- 76,5%), du «sciage et rabotage de bois » (-39,9%) et de la « fabrication de ciment et d’autres matériaux de construction » (-9,9%). Amadou Idrissa Dia

27.490 tonnes de produits horticoles exportés en deux mois

APA-Dakar Par Massamba SallLes exportations de produits horticoles effectuées par le Sénégal au terme des deux premiers mois de 2019 se sont élevées à 27.489,80 tonnes, a appris APA mercredi auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Par rapport au deux premiers mois de 2018 où elles s’établissaient à 23.221,80 tonnes, ces exportations connaissent une progression de 18,4%.

Les exportations sont composées en grande majorité de d’autres légumes à l’état frais ou réfrigéré (9236,3 tonnes), de légumes à cosse, écossés ou non (5512,2 tonnes), de melons frais y compris de pastèques et papayes (4831,5 tonnes) et de tomates à l’état frais ou réfrigéré (3913,70 tonnes).

En variation mensuelle, la tendance haussière des exportations de produits horticoles s’est poursuivie. Elles sont passées de 13.275,40 tonnes en janvier 2019 à 14.214,40 tonnes un mois plus tard (plus 7,07%).MS/te/APA

 Assurance agricole au Sénégal:721 millions f cfa payés en 2018(Responsable)

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré-Pour l’exercice 2018, la Compagnie Nationale d’Assurance Agricole du Sénégal (CNAAS), dont l’Etat est l’actionnaire majoritaire, a payé plus de 721 millions f cfa a des sinistrés, a appris APA mercredi auprès de son Directeur technique, Omar Cissé Sow.

« En 2018, nous avons notamment payé 721 729 066 f cfa à des sinistrés, dont 654 272 566 f cfa qui ont été versés à des agriculteurs », a expliqué M. Sow.

Faisant une présentation lors d’une table-ronde nationale de réflexion et de partage sur l’assurance indicielle du bétail au Sénégal, le Directeur technique de la Compagnie Nationale d’Assurance Agricole du Sénégal (CNAAS) a indiqué que ces chiffres prouvent que l’assurance agricole marche au Sénégal.

Cette rencontre fait suite à la réalisation d’une étude proposant un état des lieux des initiatives en matière d’assurance indicielle bétail au Sénégal effectuée dans le cadre du programme « Building Résilience and Adaptation to Climate Extremes and Disasters » (BRACED) pour la résilience financé par la coopération britannique.

Mais à propos de l’assurance bétail, Mame Mor Anta Sylla, chercheur sur l’assurance bétail pour le programme BRACED a souligné que ce type d’assurance est encore peu pratiquée par les éleveurs. Mais, a-t-il dit, « on espère que dans un futur proche on va y arriver. Il y a des défis à relever et des réflexions sont en cours pour arriver à une assurance indicielle de bétail sénégalais ».

Le programme BRACED soutient les communautés vulnérables aux phénomènes climatiques extrêmes au Sahel/Afrique de l’Ouest, en Afrique de l’Est, en Asie du Sud et du Sud-est. Il vise à renforcer leur résilience via des projets de développement local mis en œuvre par des partenaires de la société civile et promouvant des méthodes de réduction des risques de catastrophes et d’adaptation au changement climatique.

Au Sénégal, ledit programme a connu une première phase de mise en œuvre jusqu’en début de l’année 2018, avec 15 projets mis en œuvre dans 13 pays différents, dont le Sénégal. En début 2018, sur les quinze projets de départ, neuf ont été approuvés pour une nouvelle phase de financement appelée BRACED-X, sur une période étendue de 15 mois.TE/APA

 9459 entreprises nouvellement créées en février

APA- Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall –Le nombre d’entreprises et associations nouvellement immatriculées au numéro d’identification nationale des entreprises et associations (NINEA) s’est établi à 9459, au terme du mois de février 2019, a appris jeudi APA auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Par rapport au mois de janvier 2019, où il s’établissait à 4648 le nombre d’entreprises et associations nouvellement immatriculées connait une forte progression de 103,50%.

Ces structures sont composées majoritairement d’entreprises individuelles avec un nombre de 7864 contre 3862 en janvier 2019. Avec un nombre total de 663 contre 302 en janvier 2019, les groupements d’intérêt économiques (GIE) viennent en deuxième position des nouvelles immatriculations, suivies des sociétés à responsabilité (474 contre 246 en janvier).

Les autres formes juridiques d’entreprise viennent en troisième position avec 428 immatriculations contre 228 au mois précédent.

Les sociétés anonymes totalisent le plus petit nombre d’immatriculation au NINEA avec seulement 30 entreprises contre 10 en janvier 2019 MS/cat/APA

 Vers l’évaluation des établissements d’hébergement touristique au Sénégal

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumou Khary Fall-Les membres de commission nationale de classement des établissements d’hébergement touristique débutent ce lundi 13 mai 2019 une mission d’évaluation des établissements d’hébergement touristique, a annoncé, jeudi à Dakar, le ministre du Tourisme et des Transports aérien, Alioune Sarr.

S’exprimant lors d’un atelier de partage et de proposition d’un programme de la mission, M. Sarr a souligné que  celle-ci  va évaluer tous les hôtels, motels, les villages de vacances, les auberges, les campements villageois, les résidences hôtelières et les appartements meublés qui sont sur l’axe Dakar-Thiès (ouest).

« Une application stricte de la réglementation sera faite afin de pousser ces établissements à disposer d’infrastructures hôtelières de qualité, offrant les meilleures prestations dans des conditions de sécurité appropriées, quelle que soit la catégorie », a indiqué le ministre, affirmant que cette évaluation se fera en conformité avec le règlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui a défini les critères harmonisés d’appréciation des prestations offertes par les catégories d’établissements touristiques.

Poursuivant, il révélé qu’au Sénégal, il a été recensé un total de 910 établissements de tous types confondus au niveau national.

Et sur ce parc, a-t-il précisé, seuls 101 établissements ont été classés, soit un ratio de 11% du total, tous situés sur l’axe Dakar-Thiès (ouest).

Selon le ministre du Tourisme et des Transports aérien, Alioune Sarr, malgré la règlementation, il a été constaté la création anarchique d’établissements touristiques dans beaucoup de régions du pays et l’intervention de plusieurs autorités administratives qui délivrent des autorisations de natures diverses, permettant à certaines personnes de s’installer et d’exploiter illégalement des établissements d’hébergement touristique.Okf/dd/te/APA

Ndongo Samba Sylla :« JE VOIS MAL COMMENT QUELQU’UN QUI A CRÉÉ ZÉRO EMPLOI NET EN 7 ANS, PEUT EN CRÉER 1 MILLION EN 5 ANS »

https://www.seneplus.com/ http://www.enqueteplus.com/ -Economiste, Ndongo Samba Sylla rit sous cape de la naïveté et de l’ignorance parfois de certaines personnalités politiques.

 Dans cette interview, il démolit les chiffres “farfelus” annoncés par le gouvernement en matière de création d’emplois, entre 2012 et 2018, plaide pour une hausse des salaires des catégories de travailleurs au bas de l’échelle, brûle la politique du Fmi dans les pays en développement. Il n’oublie pas, non plus, la question du franc Cfa qui lui tient particulièrement à cœur. Le tableau de Dr Sylla, quia eu à évaluer la stratégie européenne d’emploi après une thèse sur ces questions, est simplement très négatif.

Quelle lecture faites-vous de la dernière sortie du président de la République, à l’occasion de la célébration de la Fête du Travail, relativement à la demande de hausse des salaires ?

La demande d’augmentation des salaires de la part des syndicats se justifie amplement. Depuis quarante ans, la croissance des salaires nominaux, pour la grande majorité des travailleurs, a été inférieure à celle du coût de la vie. Cette dégradation du pouvoir d’achat s’est accélérée avec la dévaluation de 1994. Or, entre 1996 et 2018, le salaire minimum n’a pas évolué. Si le salaire minimum ne bouge pas, alors que le coût de la vie augmente, les travailleurs rémunérés sur la base du salaire minimum voient leur pouvoir d’achat s’éroder. Ceci est un constat. Après, peut-on augmenter les salaires pour les travailleurs du secteur public au bas de l’échelle des rémunérations ? La réponse est : oui, pourvu que l’Etat veuille bien assurer un certain équilibre dans les rémunérations de ses agents et rationaliser ses dépenses. Il existe beaucoup d’agences, d’institutions, de postes improductifs, etc., qui engloutissent beaucoup de ressources publiques. Si on réduit ce gaspillage, il est bien possible d’accéder aux revendications tout à fait normales des syndicats. Par contre, si on maintient tous ces postes inutiles, ce sera d’autant plus difficile que le Fonds monétaire international (Fmi) nous apprend que le service de la dette représentait 45 % des revenus de l’Etat hors dons, en 2018. Quand presque la moitié de vos revenus sert à payer la dette, c’est difficile d’augmenter les salaires. L’Etat doit donc rationaliser ses dépenses et voir quelles corrections il faut apporter au niveau de la masse salariale pour assurer une équité dans les rémunérations de ses agents.

Pourtant, on se vante souvent d’un taux de croissance continu de plus de 6 %. N’y a-t-il pas là un paradoxe ?

En fait, un taux de croissance économique élevé peut avoir un impact social minimal. Par exemple, entre 2012 et 2019, on a eu en moyenne un taux de croissance économique de 6 % par an, le meilleur jamais réalisé dans l’histoire de notre pays. Savez-vous combien d’emplois nets ont été créés par le secteur formel sénégalais, entre 2012 et 2018 ? Zéro. C’est-à-dire : la différence entre les emplois créés et les emplois détruits égale zéro. Ce n’est pas moi qui le dis. Ce sont les travaux de l’Ansd (Agence nationale de la statistique et de la démographie) qui le montrent. Dans son enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures de travail au Sénégal (Eerh 2018), l’agence estime à 300 284 le total des emplois du secteur formel en 2018. En 2011-2012, on avait presque le même nombre, c’est-à-dire 300 000 emplois dans le secteur formel. Cela veut dire que la croissance observée depuis 2011 ne crée pas d’emplois décents et qu’elle ne profite pas réellement aux Sénégalais. Ça veut dire aussi que c’est le secteur informel qui est responsable de l’essentiel de la création nette d’emplois. C’est là une preuve suffisante des limites du taux de croissance comme indicateur de prospérité partagée. Nous avons une croissance extravertie qui ne permet pas le développement, mais plutôt une accumulation au bénéfice de l’étranger et de 10-20 % de la population sénégalaise. Une croissance susceptible de porter un vrai développement doit d’abord reposer sur l’agriculture et l’industrie. Ce sont, en effet, ces secteurs qui peuvent être un moteur pour la création d’emplois et l’augmentation de la productivité.

Le chef de l’Etat, à l’aune de ce nouveau mandat, a annoncé la création d’un million d’emplois. Est-ce faisable, selon vous ?

Non, ce n’est pas possible ! Je vois mal comment 1 million d’emplois pourraient être créés entre 2019 et 2024, alors que la création nette d’emplois formels a été nulle entre 2012 et 2018. Il faut qu’on soit sérieux (Macky Sall avait annoncé la création de plus de 490 000 emplois au cours de son premier mandat, Ndlr). En fait, le problème, c’est que les politiciens, en Afrique, ne comprennent rien à la question de l’emploi et du chômage. Ils se contentent d’annonces faciles et d’analyses superficielles, comme la prétendue inadéquation entre l’offre et la demande sur le marché du travail.

Restons avec les chiffres. Le Fmi, dans ses perspectives régionales, parle d’un taux de croissance de 6,2 %, là où le gouvernement annonçait une croissance de 6,8 ou même 7,2 %. A quel chiffre se fier, finalement ?

C’est difficile à dire. A court terme, ce qu’on a, ce sont des estimations. Les chiffres de la croissance ne sont stabilisés que deux ans plus tard. Par exemple, pour avoir les vrais chiffres de 2018, il faut attendre 2020. A ce stade, je ne sais pas ce qui justifie cette différence. Mais, encore une fois, pour moi, ce qui compte, ce n’est pas le chiffre de la croissance, mais plutôt sa nature. Est-ce que ce sont les secteurs qui permettent de créer des emplois qui portent cette croissance ? Est-ce que ce sont les secteurs qui permettent une distribution de revenus aux Sénégalais ? Ce sont ces questions qui sont véritablement importantes. Et non les chiffres en tant que tels. La Guinée équatoriale avait, dans les années 2000, parfois des taux de croissance annuels de plus de 60 % ! Pourtant, bien qu’elle ait un revenu par habitant élevé proche de celui des pays riches, elle était classée parmi les pays moins avancés jusqu’à récemment. Le pompage des ressources nationales par l’extérieur est un aspect saillant du sous-développement, une situation qui est compatible avec l’obtention de taux de croissance économique élevés pendant une période donnée.

Jusque-là, ce sont les investissements publics qui permettent de booster le produit intérieur brut. Est-ce une anomalie ?

Ça, c’est un fait. D’abord, il faut savoir qu’entre 2012 et 2018, le ratio dette/Pib est passé de 32 à 64 %, si l’on se base sur les chiffres du Fmi. Il faut souligner qu’en 2014, le Pib a augmenté “artificiellement” de 29 %, suite à un changement de sa base de calcul. Ce qui signifie que le poids de l’endettement serait certainement plus important, si on avait retenu l’ancienne base de calcul. Cet endettement massif, couplé à un certain nombre de facteurs bénéfiques comme, d’une part, l’amélioration des termes de l’échange – c’est-à-dire les prix à l’exportation ont relativement augmenté par rapport aux prix à l’importation – et, d’autre part, une bonne pluviométrie. Ces éléments sont responsables de la hausse du taux de croissance de notre produit intérieur brut. Ainsi, les grands travaux de l’Etat réalisés grâce à cet endettement massif ont contribué à doper la croissance économique. Seulement, ces travaux profitent surtout aux grandes entreprises étrangères. Cela fait que la production domestique augmente certes, mais le revenu national n’augmente pas dans les mêmes proportions. Autrement dit, vous avez de nouvelles infrastructures, mais une grande partie de l’argent qui a servi à leur réalisation retourne vers l’étranger. Seule une infime partie reste au Sénégal. Voilà ce qui fait que, qu’elle soit de 6 % ou de 10 %, cette croissance ne permet pas le développement.

Est-ce que cela ne traduit pas aussi une certaine faiblesse du secteur privé national ?

C’est vrai. Mais il faut aussi comprendre que le privé et le public, c’est un couple. Le développement du secteur privé suppose un secteur public dévoué à cet objectif. Malheureusement, on constate que le secteur privé, au Sénégal et ailleurs sur le continent, est handicapé de plusieurs manières. D’abord, il y a les difficultés d’accès au crédit. Quand il y a accès au crédit bancaire, c’est souvent à des taux d’intérêt prohibitifs. Ensuite, il n’y a pas assez de ciblage de la dépense publique. Ce sont les entreprises étrangères qui exécutent souvent les marchés publics, notamment les grands travaux. Aussi, avec la libéralisation commerciale, les produits qui viennent de l’extérieur concurrencent souvent les produits Made in Sénégal moins compétitifs. Tant que ces contraintes restent en place, le secteur privé national sera handicapé dans son développement. D’ailleurs, on ne peut même pas dire qu’il existe un secteur privé national au Sénégal. Lorsque vous êtes dans un pays où plus de 50 % de la force de travail est en situation de chômage ou de sousemploi, vous avez la preuve qu’il n’y a pas de secteur privé national. Dans un pays avec un vrai secteur privé, la contrainte majeure susceptible de plomber l’activité et la création d’emplois, c’est une crise de la demande, c’est-à-dire des débouchés. On n’a donc pas de secteur privé national et il revient à l’Etat d’en créer. En effet, toute dépense de l’Etat bénéficie au secteur privé (les entreprises locales et étrangères) et aux ménages. Une réorientation de la dépense publique vers le privé national s’impose donc. En outre, l’Etat doit accompagner le privé national, en facilitant l’accès à un crédit bon marché, créer directement des emplois pour booster la demande en direction des entreprises privées et protéger certains secteurs clés de la concurrence étrangère.

Est-ce que, quelque part, on ne fait pas un mauvais procès aux investisseurs étrangers ?

L’investissement étranger peut être un adjuvant important au développement national, s’il participe, par exemple, à augmenter les capacités productives locales, élargir les marchés intérieurs, augmenter les exportations et stimuler des transferts de technologie. En Afrique, l’investissement étranger joue rarement ce rôle, car sa nature est plutôt extractive. De plus, il crée très peu d’emplois. Pour tout le continent africain, l’investissement direct étranger crée chaque année environ 150 000 emplois en moyenne, alors que chaque année, il y a 18 millions de nouveaux entrants sur les marchés du travail. Donc, si un Etat veut donner des emplois à sa jeunesse, il doit faire tous les efforts possibles pour bâtir un tissu de Pme/Pmi solides au lieu de chercher coûte à coûte à vouloir attirer l’investissement étranger.

L’Etat a-t-il les coudées franches pour mettre en place de telles mesures ?

Non, l’Etat n’a malheureusement pas les coudées franches. Un pays qui n’a pas de souveraineté monétaire n’a pas d’indépendance du tout et est limité dans ses options économiques. C’est difficile d’avancer dans ces conditions. Par exemple, nous exportons souvent en dollars, alors que notre monnaie est arrimée à l’euro. Ça veut dire qu’à chaque fois que l’euro prend de la valeur, la compétitivité de nos produits est mise en mal. Nous ne maîtrisons donc pas les conditions de notre production. Et si vous ne maîtrisez pas les conditions de votre production, vous ne pouvez pas vous industrialiser. Vos performances économiques sont dépendantes de la conjoncture économique. C’est un problème fondamental. Nous n’avons pas suffisamment d’autonomie sur les instruments de politique économique.

La question du franc Cfa vous tient à cœur. Est-ce possible, dans l’immédiat, d’en sortir et quels sont les obstacles qui pourraient s’ériger devant nos Etats ?

La sortie du franc Cfa est une option prévue par les traités. Un Etat de l’Uemoa qui veut sortir doit juste notifier sa décision à ses pairs. La sortie est effective six mois après la notification. Le délai peut même être abrégé. En 1973, la Mauritanie et Madagascar avaient procédé ainsi. A mon avis, c’est la France qui doit d’abord sortir de la gestion du franc, pour une raison simple : elle ne garantit pas le franc Cfa. C’est parce que la France dit garantir la convertibilité “illimitée” du franc Cfa qu’elle est représentée dans les banques centrales avec droit de veto implicite. C’est pour cette même raison que la Bceao est dans l’obligation de déposer 50 % de ses réserves de change auprès du Trésor français. Que signifie la “garantie” supposément apportée par la France ? Quand la Bceao est dans une situation de zéro réserve de change, le Trésor français promet de lui prêter les euros souhaités. Le problème est que la France ne le fera jamais, parce qu’avant d’arriver au niveau zéro, elle fait prendre les mesures nécessaires pour ne pas en arriver à cette situation. Au pire, elle exige la dévaluation, comme en 1994. Ce sont donc les Africains eux-mêmes qui garantissent la convertibilité du franc Cfa. Au lieu que la France prête de l’argent à la Bceao, c’est donc l’inverse qui est observé ordinairement. Si vous regardez la loi de finances française, il y a trois lignes consacrées à ladite garantie de convertibilité. Et c’est tout le temps marqué zéro. Ce qui signifie que la France ne garantit rien et ne prévoit pas de le faire. Les Africains seraient à bon droit de lui demander de sortir de la gestion de leurs affaires monétaires.

Certains estiment qu’une rupture de ce système pourrait être lourde de conséquences, avec nos économies faibles, surtout quand ces sorties sont faites de manière isolée. Que répondez-vous ?

C’est bien possible. Mais tant qu’on reste dans le franc Cfa, c’est comme si on souscrit à une assurance sous-développement. Ce qui fait la solidité d’une économie, ce sont les ressources dont elle dispose et la manière avec laquelle elles sont mises à profit ou pas. On n’a jamais vu de pays anciennement colonisé qui se soit industrialisé ou développé un tant soit peu, sans avoir sa propre monnaie. Sortir du franc Cfa est une nécessité. En 2016, le Sénégal avait le même niveau de revenu par habitant qu’en 1960. Cela veut dire que nous n’avançons pas

Et vous pensez que c’est à cause du franc Cfa ?

C’est l’une des raisons. Si vous prenez les 8 pays de l’Uemoa, les 7 sont classés parmi les pays les moins avancés. Le seul pays non-Pma, c’est la Côte d’Ivoire. En 2016, elle avait un revenu par habitant qui est inférieur d’1/3 par rapport à sa situation de 1978. Cela veut dire qu’avec le franc Cfa, c’est la stagnation ou le recul. L’une des contraintes du franc Cfa est que les pays n’ont pas les moyens de s’ajuster, en cas de crise économique. Ils ne peuvent pas utiliser le taux de change pour s’ajuster. Maintenant, je ne dis pas que la monnaie explique tout. Si on sort du Cfa pour mieux continuer les mêmes politiques d’extraversion, cela ne servira à rien

Est-ce qu’on ne pourrait pas vous rétorquer aussi que ces pays que vous citez et qui ont leur propre monnaie ne se portent guère mieux ?

Oui, il y a des gens qui le disent. Ils oublient d’autres pays qui sont sortis de la Zone franc et qui ont obtenu des résultats incontestablement meilleurs que n’importe lequel des 14 pays qui partagent cette monnaie. Je peux citer le Maroc, la Tunisie, l’Algérie et le Vietnam. On peut sortir et avoir de bons résultats comme on peut sortir et avoir de mauvais résultats. Si, pour la Guinée, la Mauritanie et Madagascar, pays qui sont sortis du franc Cfa, cela ne marche pas, c’est parce qu’ils n’ont pas de souveraineté sur les autres instruments de politique économique et sur leurs ressources, outre les problèmes de “gouvernance”. Tout dépend donc des conditions de la sortie et de ce que nous ferions de notre souveraineté monétaire formelle. Mais, ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut pas se développer dans les conditions actuelles

Quid des risques d’inflation qui sont souvent opposés aux détracteurs du franc Cfa ?

Ça dépend de ce qu’on entend par inflation. Souvent, les gens confondent hausse des prix et inflation. L’inflation, c’est quand on crée beaucoup trop de monnaie par rapport à ce que l’économie peut absorber. Dans la zone Uemoa, les économies sont confrontées à un problème d’accès au crédit dans un contexte où le potentiel économique est indéniable. Le risque d’inflation est donc minimal. En 2017, la Bceao avait accordé 52 milliards de francs Cfa de prêts à son personnel (3 500 et quelques) pendant que tout le secteur productif de la Guinée-Bissau ne recevait que 39 milliards de francs Cfa de crédits bancaires. Une situation absurde ! Privilégier la lutte contre l’inflation revient à faire le choix de priver les paysans, les Pme/Pmi de l’accès au crédit. C’est le choix politique assumé du sousemploi et de la pauvreté…

Quel est le meilleur scénario de sortie, selon vous ?

Dans notre livre avec Fanny Pigeaud “L’arme invisible de la Françafrique. Une histoire du franc Cfa”, nous prônons un système de monnaies nationales solidaires. Nous nous appuyons notamment sur les travaux de Samir Amin, Mamadou Diarra et Joseph T. Pouemi. Chacun des pays qui utilisent le Cfa doit avoir sa propre monnaie nationale et sa propre banque centrale. Pourquoi ? Parce que les travaux économiques sont unanimes pour dire que l’Uemoa et la Cemac ne sont pas des “zones monétaires optimales”, c’està-dire que tous ces pays n’ont pas intérêt économiquement à partager la même monnaie. Dans le système que nous proposons, la solidarité se manifeste par le fait que les pays africains mettent ensemble une partie de leurs réserves de change gérée par un fonds monétaire africain. Ainsi, si le Sénégal a des problèmes de réserves de change, la Côte d’Ivoire peut lui prêter, et vice-versa. On met également en place une unité de compte commune qui permet de solder les transactions financières entre les pays africains. C’est-à-dire que lorsque le Sénégal doit importer de la Côte d’Ivoire, ou vice-versa, le paiement ne se fera pas en dollars ou en euros, mais dans cette unité de compte commune. On peut également envisager d’avoir des politiques communes d’autosuffisance énergétique et alimentaire. En effet, les importations de produits alimentaires et énergétiques représentent entre 20 et 60 % de la valeur totale des importations des pays de l’Afrique de l’Ouest. Si nous parvenons à l’autosuffisance dans ces domaines, nous pourrons mobiliser nos réserves de change pour notre industrialisation. Ce qui va créer plus d’emplois et de croissance. Par exemple, au Sénégal, on dépense chaque année près d’1 milliard d’euros pour les produits alimentaires. Imaginez qu’on injecte annuellement 1 milliard d’euros dans l’agriculture, ne pensezvous pas que nous pourrions avoir notre autosuffisance alimentaire ? Mais nous n’avons pas fait le choix de l’autosuffisance. Nous avons opté pour l’extraversion économique.

Pourtant, le gouvernement a toujours clamé faire de l’autosuffisance alimentaire une de ses priorités. Sur quoi vous vous fondez pour dire que ce n’est pas son option ?

C’est simple. Dans les faits, ce n’est pas l’option qui a été prise. Vous ne pouvez pas vouloir avoir une politique nationale d’autosuffisance et signer des accords de libreéchange comme les Ape et la Zlecaf. Vous ne pouvez vouloir une politique nationale d’autosuffisance, en laissant les investisseurs et produits étrangers entrer quasi librement. Aucun pays ne s’est développé dans une atmosphère de libre-échange. Si on veut le développement, il faut être souverain sur les instruments de politique économique. C’est-à-dire la monnaie, le budget, les outils tarifaires, non tarifaires… Accepter les Ape ou la Zlecaf, c’est renoncer à utiliser ces instruments.

Le Fmi demande l’application de la vérité des prix, dans les différents biens et services. Avez-vous une idée des biens et services qui font effectivement l’objet de subvention de la part de l’Etat ?

Non, je n’ai pas la liste. Mais ce que je peux dire, c’est que la vérité des prix n’existe pas. C’est un concept néolibéral qui consiste à dire que l’Etat doit se désengager et laisser le “marché” déterminer les prix. Il y a des biens et services importants pour les populations. L’Etat ne peut pas les laisser à la merci du “marché”. Les conséquences qui en découleraient seraient fâcheuses. Par exemple, si le prix du baril du pétrole est multiplié par 3 et que l’Etat n’agit pas, c’est la catastrophe. L’Etat ne peut pas ne pas intervenir. Dans l’agriculture, si on applique la prétendue vérité des prix, les paysans seront toujours pauvres. Il faut plutôt leur donner de bons prix pour les inciter à produire davantage et mieux. Le Fmi n’est pas intéressé par le développement, il se soucie plutôt de la capacité des pays à payer la dette extérieure

Le Fmi milite aussi pour la suppression de certains programmes à caractère social de l’Etat. Tels qu’elles se font, pensez-vous que ces politiques de gratuité de l’Etat sont à encourager ?

Lorsque vous avez de sérieuses difficultés budgétaires, il faut couper dans les dépenses, à un moment. Quand le service de la dette représente 45 % des revenus hors dons de l’Etat, vos marges de manœuvre sont limitées. Mais on en revient au problème de souveraineté. Est-ce qu’il appartient au Fmi de nous dire ce qu’on doit faire ? Un Etat qui est souverain sur le plan monétaire est un Etat qui dispose de sa propre monnaie nationale, qui contrôle le secteur bancaire et financier domestique, et qui ne s’endette presque jamais dans une monnaie étrangère. Cet Etat n’a pas de contrainte financière. Il peut financer tout ce qui se vend dans sa propre monnaie, y compris payer ses agents. Cet Etat ne peut jamais avoir des arriérés de paiement vis-à-vis du secteur privé et ne peut jamais avoir de problèmes pour payer les bourses des étudiants. Si on faisait tout pour mobiliser nos ressources locales, on n’aurait pas eu besoin du Fmi. Pour ce qui est de la gratuité, la Couverture maladie universelle est une bonne chose, même si son application est problématique. Pour les bourses de sécurité familiale, c’est une mesure qui ne résout rien. C’est une forme de capitulation face à l’extrême pauvreté. Il faudrait mettre à la place des programmes de garantie d’emplois. Il s’agit, pour l’Etat, de financer des emplois dans des domaines qui ne concurrencent pas le secteur privé, comme la préservation environnementale, l’assainissement, la sécurité, etc. Le besoin serait identifié par les communautés de base qui s’occuperaient du suivi. Ce type de programme permettrait aux gens de vivre mieux, parce qu’ils pourront au moins toucher le revenu minimum. Ce qui va créer des débouchés supplémentaires pour les entreprises sénégalaises. Donner des bourses de sécurité sans aucune contrepartie en termes de production de biens et de services n’est pas la meilleure des politiques pour un pays pauvre qui doit produire pour augmenter les richesses.

Avez-vous l’impression que l’Etat vit au-dessus de ses moyens ?

C’est relatif. Si vous entendez par là gaspillage, c’est à regretter. Malheureusement, c’est souvent le cas. On crée des agences et institutions budgétivores juste pour caser une clientèle. Il y a beaucoup d’agences dont on pouvait se passer (140 milliards de masse salariale, Ndlr). Ceci étant dit, sur le principe, l’Etat, surtout dans un pays pauvre, doit faire du déficit. Cela veut dire que l’Etat doit dépenser plus qu’il ne taxe. Parce que toute dépense de l’Etat profite aux ménages et aux entreprises (locales et étrangères). C’est une erreur monumentale de croire qu’un Etat bon gérant est un Etat qui limite ses dépenses à ses revenus. Si l’Etat taxe plus qu’il ne dépense, ça veut dire que le secteur privé est en déficit. Et le déficit du secteur privé entraîne la baisse des revenus des ménages et la faillite des entreprises les moins solides. L’Etat doit donc faire du déficit, et préférablement dans sa propre monnaie. Mais il ne peut pas être durablement déficitaire, s’il ne dispose pas de souveraineté monétaire Mor AMAR

 Le pseudo-indice de l’émergence des agents du Bureau de la prospective économique (BPE) du Sénégal Par Dr. Abdourahmane BA

Nous sommes un peu confus lorsque nous avons lu dans la presse un article dont les auteurs sont Moubarak Lo et al. du Bureau de prospective économique (BEP) titré : « Construction d’un indice pré-émergence pour le Sénégal ». Malgré le fait que le titre montre bien que ceci est spécifiquement pour le Sénégal, le texte commence pompeusement par « L’objet de ce travail est de construire un indicateur qui synthétise et suit le niveau de compétitivité et d’attractivité des pays africains pour l’atteinte de l’émergence économique. »
Donc, ce n’est pas pour le Sénégal seulement que les auteurs tentent de construire cet indice, mais bien pour tout le continent africain.
Le BPE, tout seul (même avec de brillants statisticiens) n’en a pas les compétences, ne peut pas sortir par tour de calculs un indice depuis un bureau au Sénégal et l’imposer à tous les pays africains. Il faut savoir raison garder.
Le texte dans sa dernière partie, affirme aussi de façon péremptoire : « L’analyse du résultat révèle qu’en 2016 seuls l’Afrique du Sud, l’Ile Maurice et le Maroc satisfont aux conditions d’émergence économique. En 2016, le Sénégal est classé 7ème sur un échantillon de 40 pays africains avec un taux de réalisation de 47%. Le pays a réalisé des bonds entre 2005 et 2010 passant de 42% à 45% et entre 2010 et 2016 (+2 pts) tandis que la hausse est de 1 point entre 2000 et 2005. »
Sur quelle base une structure publique rattachée à la primature au Sénégal s’adjuge-elle le droit et la capacité de créer un indice continental sans aucun compromis avec les parties prenantes concernées et les institutions compétentes sous régionales et régionales, et se permettre de classer les pays africains sur une échelle fictive d’émergence économique en offrant gracieusement la septième place au Sénégal ? Ce n’est pas du tout le rôle du BPE du Sénégal qui devait plutôt s’occuper à suivre les progrès au Sénégal et dégager des pistes pour l’atteinte des résultats fixés par le gouvernement dans son PSE par des études et analyses plus pertinentes et plus ciblées sur les priorités du pays. D’autant qu’il y a des structures spécialisées et organisations sous régionales et régionales dédiées et qui travaillent déjà sur un indexe consolidé pour mesurer l’émergence. Travail que les auteurs n’ont même pas voulu citer dans leur article, soit par ignorance, soit volontairement pour mieux positionner leur théorie.
Les auteurs du BPE, pour justifier leur rhétorique, font référence aux soi-disant insuffisances qu’ils notent dans les indicateurs de Doing Business, de CPIA de la Banque mondiale (Evaluation des politiques et des institutions en Afrique), et du CPI du World Economic Forum (Consumer price index), alors que ces indicateurs n’ont pas pour objet de mesurer spécifiquement le niveau de l’émergence d’un pays. Et de façon soudaine, les auteurs affirment que leur indice qu’ils viennent de créer ainsi dans leur laboratoire situé quelque part à Dakar, va compléter « l’indice synthétique d’émergence économique (ISEME) et à celui de la qualité de vie construits par Moubarack Lo et d’autres auteurs. » Personne ne connait ces indicateurs, où sont-ils publiés ? Depuis quand les utilise-t-on pour classer les pays ? Quelles institutions les utilisent ? Voilà ce que l’on appelle un indice de café de quartier.
Le seul projet d’indicateur valide qu’on connaît à date est l’Indexe de l’émergence en Afrique (IEA) validée par le NEPAD, qui tente de mesurer l’émergence en Afrique et qui est aussi validé par l’Observatoire de l’émergence en Afrique (OEA), et le Pôle de recherche sur l’Afrique et le monde émergent (PRAME), avec Olivier Mbabia et Mamoudou Gazibo, auteurs réputés sur la thématique de l’émergence, internationalement reconnus. J’invite les auteurs du BPE à les lire attentivement avant de s’avancer sur des terrains glissants (http://www.prame.umontreal.ca/Index%20_emergence_Afrique_2017_Gazibo_Mbabia.pdf}.
Contrairement à l’approche micro-économique des auteurs du BPE Sénégal, les auteurs de l’IEA essayent de construire leur indicateur comparatif avec quatre grands ensembles décomposés en sous dimensions que sont :  1- Politique (stabilité démocratique, leadership, intégrité de la bureaucratie, corruption, gestion publique, et appareil de sécurité), 2- Economique (croissance du PIB, infrastructures, climat des affaires, secteur rural, diversification, et qualité de l’intégration régionale), 3- Développement humain (indice d’éducation, émigration des personnes qualifiées, ratio emploi-population, taux de participation des femmes à la population active, et taux d’alphabétisation), et 4- Société (dépense en sante -% du PIB, espérance vie à la naissance, accès à l’eau potable, accès à l’électricité, protection de l’environnement, et inégalité de revenu – indice de Gini). Voilà l’index le plus reconnu aujourd’hui en Afrique pour mesurer l’émergence des pays. Je ne rentrerai pas ici dans les détails statistiques et économétriques qui montrent que sa validité et sa couverture ne sont en rien comparables au pseudo-indice des agents du BPE.
Cheikh Anta Diop disait que l’évolution et les sciences ne réempruntent jamais les mêmes chemins déjà complétés. Si les agents du BPE veulent contribuer au débat ou à la recherche sur les indices de l’émergence, ils doivent bien prendre en comptent les travaux de PRAME validés par le NEPAD et commencer leur contribution à partir de là, amener des améliorations ou des critiques, non commencer par réinventer la roue. Il y a toujours des améliorations possibles dans les travaux du PRAME, et de brillants économistes comme Moubarak Lo peuvent bien y contribuer positivement au lieu de travailler en silos. Karl Popper disait que la réfutabilité est une force pour les théories scientifiques. Par ailleurs, le dernier classement de l’émergence effectué en 2017 en utilisant l’IEA montrait que les dix premiers pays les plus émergents en Afrique venaient dans l’ordre : Maurice, Afrique du Sud, Seychelles, Botswana, Cap-Vert, Rwanda, Ghana, Tunisie, Namibie, et Maroc. Le Sénégal venait à la 15ieme place et avait surtout des problèmes au niveau des dimensions Economie, et Développement humain. Si chaque pays se mettait à créer son propre indice, comment la comparabilité serait-elle possible ?

REPONSE AU DR ABDOURAHMANE BA CONCERNANT L’INDICE DE PRE-EMERGENCE Par Moubarack LO

L’article du Dr Ba concernant l’indice de pré-émergencepublié par le Bureau de Prospective Economique (BPE)appelle de ma part les observations suivantes :

  1. Je travaille sur les questions d’émergence depuis vingt ans

et j’ai conçu, dès 2003, un indice synthétique d’émergence économique (ISEME), largement partagé dans des colloques internationaux. Ce travail a culminé avec la publication, aux éditions l’Harmattan, en mars 2017 d’un ouvrage intitulé « émergence économique des Nations : définition et mesure »   dont j’ai personnellement remis une copie au Président du Nepad. Le travail du pôle de recherche PRAME, parrainé par le Président du Nepad, en tant que préfacier, est venu tout de suite après la publication de mon ouvrage. Je me suis dit que c’est bien de circuler les idées si cela peut inspirer d’autres chercheurs ;

2-Le travail de recherche se fait dans le respect strict des normes scientifiques.

C’est ce qui fonde sa crédibilité. C’est ce qui nous guide dans l’élaboration des différents indices publiés depuis 2003. Toutes les données exploitées proviennent de sources internationales et les méthodes statistiques utilisées sont systématiquement robustes.

3-L’évaluation des performances du Sénégal ne peut se faire sans prise en compte de sa position relative par rapport aux pays africains et autres pays dits émergents.

C’est la raison pour laquelle, les indices cherchent toujours à positionner le Sénégal dans le classement des pays africains, en identifiant les variables, sous-dimensions et dimensions pour lesquelles il doit effectuer le plus d’efforts pour atteindre l’émergence qui est un concept relatif.

  1. L’émergence est un processus.

Son fondement réside dans la qualité des institutions (valeurs,  culture nationale, système politique, gouvernance, etc.) qui doit être à la hauteur des exigences de l’émergence. Le pays doit ensuite développer et mettre en place les leviers de l’émergence (un bon capitalhumain, des infrastructures de qualité, un environnement des affaires de classe internationale, un système financier approfondi, un secteur privé local dynamique, etc.). Ces leviers sont bien appréhendés par l’indice de pré-émergence bâti par le BPE et qui constitue de ce fait un bon prédicteur de l’émergence future du pays (phénomène de convergence conditionnelle bien connu des économistes). Le troisième palier est celui de l’émergence économique qui a fait l’objet d’une mesure à travers l’ISEME mentionné plus haut. Enfin, le pays qui émerge doit veiller à faire partager les fruits du développement économique à ses citoyens. C’est ce qui justifie la mise en place d’un indice de qualité de vie.

Le graphique 1 qui suit, qui figure dans notre ouvrage de mars 2017, décrit bien le processus à l’œuvre.

Graphique 1 : Le processus d’émergence 

Source : Moubarack Lo (2017), « L’émergence économique des nations : définition et mesure », Editions Harmattan, Mars 2017. 

Au total, c’est moi-même, avec l’aide de mes brillants collaborateurs statisticiens-économistes (Sidiki Guindo, Ruben Djogbenou, Amaye Sy), qui devrait demander des droits d’auteur au PRAME, pour avoir été un pionnier mondial dans le domaine de la recherche sur l’émergence économique des Nations.

Thieudème-Charles Fall : «Cette station sera mise en service avant le mois de juillet»

https://www.dakaractu.com/Dans le cadre de la poursuite de la construction d’infrastructures hydrauliques, le directeur général de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones), Charles Fall, était en visite à Thieudème dans la commune de Diender (Cayar). Ceci entre dans le cadre du renforcement de l’alimentation en eau potable surtout dans la région de Dakar. Ainsi, cette seconde phase qui comporte l’implantation de six forages, va permettre de renforcer la production de 15.000 mètres cubes. D’après Charles Fall, « nous ressortons de cette visite très optimiste. Par anticipation à la période d’été, nous envisageons de mettre en service cette nouvelle infrastructure construite par l’État du Sénégal avant le mois de juillet ».

Gestion des ordures : Népotisme dans le recrutement des agents

http://www.seneweb.com/ En plus des malversations financières et des agents fictifs, un autre scandale est en passe de secouer l’Unité de coordination et de gestion des déchets solides (Ucg) chargée de la collecte et du ramassage des ordures à Dakar et le reste du pays.

Selon Le Témoin, parmi les 500 agents de nettoiement, presque les 50% embauchés sont des mêmes familles ou quartiers : frères, neveux, voisins, beaux-frères, homonymes et autres recommandés.

À titre d’exemple, dans la zone de Yoff, un responsable de l’UCG a recruté son frère et son neveu avant de les affecter comme superviseurs à Rufisque. Là où un autre ponte a embauché son frère, son beau-frère ainsi que le frère de sa maîtresse pour en faire des superviseurs et chefs de zone.

Pendant ce temps, de pauvres agents contractuels, ont fait plus de cinq voire sept ans sans se faire embaucher, n’ont même pas encore reçu leur salaire du mois d’avril dernier.

Selon un syndicaliste d’Ucg, ce recrutement de parenté, de voisinage et de camaraderie a créé un véritable laxisme dans la qualité du travail. Disant être en possession d’une longue liste d’agents incriminés, il interpelle le Président Macky Sall et le nouveau ministre de l’Hygiène publique, Abdou Karim Fofana, pour qu’ils mettent fin à cette situation

UGB : Les étudiants responsables d’un déficit de 400 millions

http://www.seneweb.com/ La gratuité des repas décrétée par les étudiants de l’Université Gaston Berger (UGB) a fini de plomber la trésorerie du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (CROUS).

Selon Le Soleil, le Directeur général du Crous, Pape Ibrahima Faye, indique que ces journées sans tickets, qui durent depuis un mois, ont engendré un déficit cumulé de près de 400 millions.

« Nous ne pouvons pas garantir un service permanent de qualité si aucune mesure n’est prise pour arrêter cette situation qui devient insoutenable pour le budget du Crous », avertit M. Faye.

UGB-JST et absence de dialogue : Les précisions du recteur Ousmane Thiaré

https://www.dakaractu.com/En assemblée générale ce début de semaine, la coordination des étudiants de Saint-Louis a décrété des journées sans ticket illimitées et le non paiement des chambres pour les quatre prochains mois. Une manière selon ces étudiants, de fustiger l’absence de dialogue entre l’administration et la coordination, mais également le non respect des engagements pris par les autorités.

Cependant, selon le recteur Ousmane Thiaré, le dialogue n’est jamais rompu dans le temple du savoir et il continue toujours de recevoir des étudiants pour trouver des solutions à leur situation. Mieux encore, le recteur rassure que l’université est en phase d’organiser ses assises dans lesquelles tous les étudiants et tous les acteurs du système éducatif sont impliqués..

 Trafic de faux médicaments : L’Ordre des Pharmaciens dénonce l’impunité à Touba

http://www.seneweb.com/ Dans une circulaire parvenue à Seneweb, l’Ordre des pharmaciens du Sénégal (Ops) accuse les pouvoirs publics de mettre en péril la santé des populations en fragilisant leur profession.

En effet, il accuse l’État du Sénégal d’épargner la ville de Touba dans le cadre de la mise en oeuvre de l’opération Heera 1 dont le but est de lutter contre la vente illicite de médicaments et le trafic de faux médicaments.

Selon, l’Ops Touba  est « une plaque tournante du trafic de faux médicaments » à cause de l’impunité qui y règne. Selon la circulaire, l’Etat du Sénégal avait  ordonné à Darou Mousty la « restitution de tonnes de médicaments saisies et la libération de personnes interpellées ».

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est la récente libération d’Amadou Woury Diallo, jugé et condamné pour trafic de faux médicaments, entre autres.

L’Ordre des Pharmaciens appelle les Sénégalais à se « tenir prêts pour toute action qu’il conviendra de mener pour le respect de la loi et le renforcement de la lutte contre la circulation des faux médicaments ».

TOUBA : PRÈS DE 2400 PRODUITS PÉRIMÉS RETIRÉS DU MARCHÉ

Diourbel, 9 mai (APS) – Au total, 2356 articles ont été retirés de la vente à Touba (centre), dans le cadre d’une opération lancée par la Brigade du service régional du commerce de Diourbel (centre), pour sévir contre la présence éventuelle de produits périmés sur le marché local, a appris l’APS.
« Nous avons fait deux jours d’action au niveau du marché Ocass de Touba, les 5 et 6 mai 2019, pour retirer 2356 articles pour 44 points de ventes visités pour une valeur monétaire 717.290 FCFA », a déclaré Amadou Touba Niane.

  1. Niane s’entretenait avec des journalistes sur cette opération de contrôle et de retrait des produits impropres à la consommation entamée lundi et qui devrait durer 10 jours.

Selon lui, le choix de la Brigade du service régional du commerce de Diourbel de démarrer cette opération par le marché Ocass de Touba se justifie par le fait qu’il se présente comme « un épicentre des transactions commerciales de la région » de Diourbel.

A en croire le commissaire aux enquêtes économiques, cette opération, au-delà du retrait des produits, tient aussi de la dissuasion, en ce qu’elle va contribuer à tranquilliser les populations, lesquelles ont selon lui tendance à penser qu’elles sont laissées à la merci des commerçants.

Aussi la Brigade du service régional du commerce de Diourbel a-t-elle jugé « judicieux d’investir les marchés pour une dizaine de jours’’, pour des opérations de contrôle qui vont « mobiliser tout le service régional avec les démembrements des services des départements de Diourbel, Bambey et Mbacké », a indiqué M. Niane.

Il signale que le service régional de commerce de Diourbel détient « près d’une cinquantaine de tonnes » de produits périmés retirés au cours des différentes opérations effectuées qu’il a effectuées ces trois dernières années.

« Certaines de ces activités se font au quotidien et les autres occasionnellement lors des événements comme le grand magal de Touba, où le service régional reçoit l’appui des autres services en personnel, en logistique (…)’’.

Il profite également de ces occasions « (…) pour faire le nécessaire sur le marché en retirant le maximum de produits impropres à la consommation », a souligné Amadou Touba Niane. Amadou Touba Niane a invité le nouveau ministre du Commerce à prendre part à la cérémonie d’incinération de ces produits, prévue avant la fin du jeûne musulman.FD/BK

LICENCIEMENT ABUSIF DE DEUX DÉLÉGUÉS DU PERSONNEL : La Cour suprême démasque la Sgbs et le ministère du Travail.

https://www.dakaractu.com/Les Chambres réunies de la Cour suprême ont définitivement annulé les licenciements abusifs d’Ababacar Guèye et de Sala Camara, délégués du personnel de la Société générale de banque du Sénégal (Sgbs). Cette décision scandaleuse avait été cautionnée par le ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions.

Les deux ex délégués du personnel de la Société générale de banque du Sénégal (Sgbs) ont été définitivement rétablis dans leurs droits par les Chambres réunies de la Cour suprême.

En effet, la banque avait licencié Ababacar Guèye et Sala Camara, au seul motif que ces derniers pourrissaient le climat social alors qu’ils ne défendaient que les intérêts des travailleurs. Mais le plus grave est que le ministère du Travail avait confirmé les autorisations accordées par l’inspecteur du travail à la Sgbs pour donner un semblant de légalité à cette décision scandaleuse sur tous les plans.
Dans un premier arrêt, la chambre administrative de la Cour suprême avait annulé les décisions du ministère du Travail et dénoncé ces deux mesures abusives.
Mais la Sgbs qui tient coûte que coûte à se débarrasser des délégués, a introduit une requête en rabat d’arrêt contre la décision de la Chambre administrative qui annule les décisions n° 002190/MTDSOPR/DG/TSS et 002191/MTDSOPR/DG/TSS du Ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions confirmant le licenciement d’Ababacar Guèye et Sala Camara.
Selon les informations de Libération, les Chambres réunies de la Cour suprême ont désavoué la Sgbs et le ministère du Travail en déclarant irrecevable la requête avant de condamner la banque aux dépens.

NOMINATION DE CHEIKH AWA BALLA FALL : Malaise à l’Inspection générale d’Etat

La nomination de Cheikh Awa Balla Fall comme Inspecteur général d’État (Ige) a créé un réel malaise au sein de l’un des corps les plus prestigieux du Sénégal. Libération révèle d’ailleurs que le premier acte le nommant, hors concours, avait été remis en cause au niveau de l’Ige avant qu’un deuxième acte ne tombe… quatre mois plus tard.

Libération est en mesure de révéler que la nomination de Cheikh Awa Balla Fall a fini d’installer un malaise à l’Inspection générale d’Etat, un des corps les plus prestigieux du pays.

À preuve, des sources autorisées renseignent qu’un premier acte, nommant l’actuel directeur général de l’École nationale d’administration (Ena) avait été soumis à l’Ige, mais il a été dénoncé parce « qu’inapproprié dans la forme », selon plusieurs sources qui se refusent à entrer dans les détails.

Quatre mois plus tard, un autre acte retractif a été envoyé à l’Ige pour valider la même nomination. Une source révèle : « C’était une vraie gymnastique. La loi prévoit que les nominations soient soumises à la commission consultative de l’Ige. Mais ce n’était pas le cas ».

Autre curiosité : sa nomination effective, Cheikh Awa Balla Fall continue de diriger, jusqu’à hier, l’Ecole nationale de l’administration (Ena). Or, la logique voudrait qu’il prenne service aussitôt après sa nomination. Ce qu’il a d’ailleurs fait avant de… retourner à l’Ena. Mais ce n’est pas tout.

Cheikh Awa Balla Fall est aussi responsable de l’Alliance pour la République dans la commune d’arrondissement de Limamoulaye. Il avait d’ailleurs mis en place le mouvement Mobilisation pour un deuxième mandat (M2M). Cherchez l’erreur…

Concertation Nationale : Voici les termes de référence de l’avant-projet sur le dialogue politique.

Dans le souci de préserver la cohésion nationale, la paix sociale ainsi que la tradition de dépassement dans l’adversité, le président avait prononcé un discours traduisant sa volonté de conduire un dialogue politique inclusif.
Dans le domaine des élections, il est important de multiplier les possibilités pour établir un climat de confiance entre partis politiques.
Faire un toilettage sur le code électoral, discuter des modalités du parrainage, mais aussi le mode de l’élection du maire, sont des questions interpellant les acteurs politiques pour, de manière consensuelle, trouver des solutions.
Le statut de l’opposition est aussi soulevé dans les termes de référence. L’autorité dont dépend l’organe de gestion des élections aussi, doit faire preuve de dépassement en même temps que tous les acteurs concernés de se départir de leur intérêts et de mettre en avant l’intérêt général.
Dans ce sillage, le dialogue politique engage tout un chacun dans le sens d’une allure de concertation inclusive. Ses objectifs seront alors :
1-D’évaluer la présidentielle du 24 février passé  notamment sur le volet du parrainage.
2-Discuter sur le fichier électoral.
3-Affiner les modalités d’organisation des élections locales (parrainages, caution,  mode d’élection des maires…)
4- Fixer les modalités de détermination du chef de l’opposition.
5- Recueillir les propositions sur l’autorité en charge de l’organe de gestion des élections.
5- Mener la réflexion sur toute autre question digne d’intérêt et retenue d’accord de parties.
À l’égard de l’impératif de respecter les dispositions communautaires du « protocole A/ SP/12/01 de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance, additionnel au protocole relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité », il conviendra dès lors de hâter la tenue des concertations qui aboutiront nécessairement à une révision du code électoral.
Au terme des ces discussions, les résultats attendus seront l’évaluation de l’élection présidentielle du 24 février passé, des règles consensuelles qui seront adoptées, un projet de révision du gouvernement, la mise en place d’un calendrier, la proposition sur l’autorité en charge de l’organe de gestion des élections qui sera aussi faite.

Dialogue national : Le PDS décline l’invitation au démarrage des concertations et donne son accord pour un dialogue présidé par « une personnalité crédible »

Le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) informe l’opinion nationale et internationale qu’il ne participera pas à la « réunion de démarrage des concertations sur les termes de référence du dialogue politique du Chef de l’État », qui démarrera jeudi 09 mai sous la présidence du Ministre de l’Intérieur Aly Ngouille NDIAYE.
Le PDS rappelle qu’il a toujours été attaché au dialogue politique entre l’opposition et le pouvoir, ce principe est d’ailleurs inscrit dans son programme fondamental et l’histoire de notre parti le démontre largement.
Si le PDS prend acte de la volonté du Chef de l’État Macky SALL d’engager un dialogue politique, il n’est pas acceptable que cette réunion soit présidée par Aly Ngouille NDIAYE.
Aly Ngouille NDIAYE est d’abord disqualifié du fait de son implication dans les scandales économiques et financiers MITTAL et PETROTIM qui ont fait perdre plus de 5.000 milliards de F.CFA au Sénégal et qui auraient certainement pu éviter le chaos économique et social dans lequel le Sénégal va être plongé avec l’augmentation prochaine des prix.
Aly Ngouille NDIAYE est surtout totalement disqualifié pour présider une telle rencontre car il a été le maître d’œuvre de la fraude électorale massive qu’il a annoncée devant la presse et l’opinion en affirmant haut et fort qu’il avait été nommé ministre de l‘intérieur pour faire gagner son patron Macky SALL. Il s’est révélé être le pire ministre de l’Intérieur que le Sénégal n’ait jamais eu, le ministre de l’intérieur le plus partisan de notre histoire, celui qui a toujours affiché ses positions dans le mépris le plus total de l’opposition, responsable de l’élimination arbitraire de notre candidat, de la répression violente de l’opposition sénégalaise et de l’arrestation de certains de ses responsables. Il est responsable devant l’histoire du grave recul des libertés et de la régression démocratique de notre pays.
Le PDS rappelle qu’il n’est pas contre le dialogue politique, mais qu’une telle réunion devrait être présidée par une personnalité crédible, neutre, indépendante, consensuelle et respectée.
Le PDS rappelle également que sa participation au dialogue politique est conditionnée par la libération immédiate de Khalifa SALL et par la révision du procès de Karim WADE, en application des décisions de justice internationale condamnant l’État du Sénégal, notamment celle du Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies qui prescrit cette révision. Dakar, le 9 Mai 2019,Maître Abdoulaye WADE
Secrétaire Général National du PDS

DES OPPOSANTS SOUHAITENT UNE PERSONNALITÉ NEUTRE POUR DIRIGER LE DIALOGUE NATIONAL

Dakar, 9 mai (APS) – Des opposants ont émis jeudi le souhait que les travaux du dialogue national prévu le 28 mai prochain soient dirigés par une personnalité neutre.

« (…) Nous pensons que le dialogue doit être modéré par une personnalité neutre, responsable », a indiqué le Professeur Issa Sall, secrétaire général du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR), candidat malheureux lors de l’élection présidentielle du 24 février dernier.

Il s’exprimait lors d’une rencontre d’échanges entre la classe politique et le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye.

 Cette réunion était destinée à présenter les termes de référence devant aboutir à un dialogue national, notamment en son volet lié aux élections, mais également de recueillir toute proposition utile.

« Nous disons aussi qu’il faut un dialogue qui ne se limite pas seulement à la politique. Nous ne voulons pas un dialogue modéré par un acteur », a-t-il ajouté.

 La présidente du mouvement Caar/Lenen, le Professeur Amsatou Sow Sidibé, a soutenu elle aussi que les élections ne constituent pas la seule préoccupation des Sénégalais. « Il y a d’autres questions qui interpellent la Nation (…) », a-t-elle insisté.

« Nous sommes en train de poser la question de savoir qui va être en charge de l’orientation de l’organisation du suivi, de l’évaluation des concertations. Ce ne sera pas le ministre de l’Intérieur », a martelé Mme Sidibé.

« Il faut un organe. Nous avions proposé un comité d’observation de la concertation », a dit Amsatou Sow Sidibé.

Makhtar Sourang, représentant du Front de résistance national, un regroupement de partis politiques, a de son côté proposé la mise sur pied d’une commission cellulaire équidistante des partis politiques, dirigéé par des personnalités indépendantes.

« (…) il faut dialoguer, mais il faut un cadrage. Nous proposons, la mise en place d’une commission cellulaire indépendante, équidistante des partis politiques », a-t-il expliqué.

« Je pense qu’il nous faut tirer les leçons du passé. Nous proposons la mise sur place d’une commission cellulaire avec des personnalités indépendantes choisies d’un commun accord », a-t-il conclu.SG/ASB/OID

Rencontre Aly Ngouille Ndiaye-opposition : Rewmi et Pastef les grands absents

http://www.dakarmatin.com/  Les partis de Idrissa Seck et Ousmane Sonko ont été, ce jeudi, les grands absents de la rencontre de concertations entre le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye et l’opposition sénégalaise pour discuter des Termes de référence du dialogue national prévu le 28 mai 2019.

Depuis longtemps, Ousmane Sonko, arrivé troisième à la présidentielle sénégalaise du 24 février à fait savoir qu’il ne prendra pas par à cette rencontre. Le Patriote a donc aujourd’hui traduit en acte ses propos.

Quant à Idrissa Seck, leader de Rewmi, il n’a pas aussi pris part à la rencontre. Des 20 représentants qui ont pris la parole pour exprimer leurs préoccupations et suggestions sur l’avant-projet des termes de référence, aucun ne s’est présenté comme étant mandataire du parti Rewmi et de Pastef.

A noter qu’à l’ouverture de la rencontre, le ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye, a demandé à « bannir la politique de la chaise vide », estimant que tout acte d’abandon ou de boycott n’encourage pas à trouver des solutions et des pistes afin d’arriver à un consensus

Concertations avec Aly Ngouille Ndiaye: Barthélémy Dias met en garde leurs alliés de l’opposition

http://www.dakarmatin.com/Le maire de Mermoz-Sacré-cœur met en garde leurs alliés de la coalition Idy 2019 et du Front national de résistance qui ont tenu à répondre à l’invitation du ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye. Barthélémy Dias prévient que s’il y a dialogue dans ce pays, sans que leurs conditions ne soient respectées, «ils prendraient sur eux la responsabilité de la rupture avec le groupe des khalifistes».

Le maire de Mermoz-Sacré-cœur ne s’est pas limité à seulement décliner l’invitation au dialogue du ministre de l’Intérieur. Il tient pour responsable leurs alliés de l’opposition qui ont pris sur eux la responsabilité de répondre positivement à Aly Ngouille Ndiaye de tout ce qui arrivera dans leur collaboration.

« Ceux qui ont pris sur eux la responsabilité de répondre à l’invitation du ministre de l’Intérieur, nous respectons leur position parce que nous respectons leur indépendance, mais qu’ils sachent que si, aujourd’hui, y a dialogue dans ce pays sans que nos conditions soient respectées (libération de Khalifa Sall et l’amnistie pour Karim Wade), ils prendraient sur eux la responsabilité de la rupture avec le groupe des khalifistes », prévient-il.

Dias fils d’informer: « nous avons indiqué au niveau de la coalition Idy 2019 et au niveau du Front de résistance national (Fnr) que pour nous, il n’est pas question de nous asseoir avec le pouvoir tant que la prise d’otage qui est exercée sur Kalifa Ababacar Sall ne cesse. Et tant que le chantage qui est exercé sur M. Karim Wade et le Pds ( Parti démocratique sénégalais, ndlr) ne cesse ».

Il est convaincu que : « le Sénégal n’a pas besoin de dialogue politique, mais il a besoin d’un dialogue national. Il ne saurait aussi avoir de dialogue national dans ce pays avec des termes de références qui sont arrêtés de façon unilatérale ».

Sur les ondes de la Rfm, Dias-fils d’indiquer : « Aujourd’hui, on parle d’un dialogue national prêtant une démarche inclusive en associant la Société civile, les partis politiques et surtout les syndicats. Alors, on ne peut pas accepter, à l’heure où il y a des découvertes pétrolières, minières et gazières que le chef de l’Etat se permette de dire aux travailleurs sénégalais qu’il n’y aura pas d’amélioration dans leur condition de travail », conclut-il

Comité d’organisation neutre du dialogue: Aly Ngouille Ndiaye n’y voit pas d’entrave

http://www.dakarmatin.com/Aly Ngouille Ndiaye, ministre sénégalais de l’Intérieur, a déclaré qu’il ne voit pas d’entrave à la mise en place d’un comité qui va s’occuper de l’organisation du dialogue national, faisant suite à la demande de quelques membres de l’opposition, présents à la rencontre ce jeudi.

« Rien n’empêche que cette proposition soit faite. On parle de concertation. Vous pouvez vous concerter et nous faire une proposition. Il n’y a aucun problème », a dit Aly Ngouille Ndiaye.

Le ministre a assuré qu’il n’y avait « aucun calcul politique derrière ce dialogue national », ajoutant que personne au Sénégal n’est plus patriotique que l’autre, car chacun travaille pour que le pays soit développé.

« Organisez-vous et venez avec vos propositions et amendements et on va se rencontrer pour faire le code de conduite. A vous entendre, il n y’a pas eu de divergences fondamentales et nous devons tous remercier Dieu pour la bonne tenue de l’élection présidentielle », souhaite-t-il.

Il a demandé à ce que les pôles s’organisent avant de mettre à leur dispositions et à toute autre personne ayant des amendements un adresse mail (phinadiouf@gmail.com) pour les envoyer

 ALY NGOUILLE NDIAYE APPELLE À DIALOGUER « DANS UN ESPRIT DE DÉPASSEMENT’’

Dakar, 10 mai (APS) – Le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye a exhorté jeudi les parties prenantes du dialogue politique voulu par le chef de l’Etat, Macky Sall, à « accepter de confronter » leurs convictions « dans un esprit de dépassement en accordant notamment la bonne foi à l’autre ».
« Il nous faudra donc nécessairement accepter de confronter nos convictions dans un esprit de dépassement sans aucun préjugé défavorable en accordant la bonne foi à l’autre », a-t-il indiqué à en procédant à l’ouverture officielle de la réunion marquant le démarrage des concertations pour le dialogue politique.

Pour le ministre de l’Intérieur, c’est au carrefour des convictions diverses des différents acteurs que « surgira la solution consensuelle à nos préoccupations multiples et multiformes ».

« Cette confiance mutuelle qui tend normalement vers le même objectif conduit forcément à des résultats probants. Nous pensons qu’il faut bannir la politique de la chaise vide car l’absent n’expose pas et celui qui n’expose pas ne peut pas convaincre », a-t-il fait valoir.

Il en déduit que le dialogue « s’impose à tous », avant d’ajouter : « Notre détermination viendra à bout des obstacles et l’avenir de notre démocratie tant chantée en vaut la peine. »

 « Cette forte croyance aux vertus de la concertation notée chez le président de la République se traduit à notre niveau en instruction qui croise notre adhésion en tant que ministre de l’Intérieur chargé de l’organisation des élections », a-t-il expliqué.

 Selon Aly Ngouille Ndiaye, cette « conviction partagée » au sein du gouvernement repose sur « cette évidence que nul n’a le monopole de la vérité encore moins l’exclusivité du patriotisme ».

 « C’est pourquoi depuis le 21 novembre 2017, date de ma prise de contact avec les partis politiques et la société civile (…), nous n’avons cessé d’inviter à des échanges et des partages », a rappelé le ministre de l’Intérieur.

L’objectif de la réunion marquant le démarrage des concertations pour le dialogue politique est de présenter les termes de référence devant aboutir à un dialogue, notamment en son volet lié aux élections, mais également de recueillir toute proposition utile.

Plusieurs responsables de formations politiques de la majorité et de l’opposition dont le candidat malheureux à la dernière présidentielle, Issa Sall, ont pris part à la rencontre qui se tient en prélude au dialogue national prévu le 28 mai prochain.

L’appel à un dialogue national avait été lancé par le chef de l’Etat, Macky Sall, juste après la confirmation de sa réélection à l’issue de la présidentielle du 24 février dernier avec 58,26% des voix pour un mandat de cinq ans.

Dans la déclaration qu’il avait faite après la proclamation des résultats définitifs, il disait « tendre la main à toutes et à tous » en vue d’un « dialogue ouvert et constructif ».

« Mon rôle, c’est de nous rassembler autour des idéaux que nous partageons. C’est pourquoi, je tends la main à toutes et à tous pour engager un dialogue ouvert et constructif dans l’intérêt supérieur de la Nation », avait-il déclaré.SG/ASG/BK

Renforcement des pouvoirs du ministre de l’intérieur par décret/Aly Ngouille Ndiaye précise : «Ce n’est pas un fait nouveau. J’ai les mêmes pouvoirs. Rien n’a changé! »

https://www.dakaractu.com/ Le ministre de l’intérieur a été interpellé ce matin sur l’actualité politique à l’occasion du début des concertations avec les acteurs politiques.

Sur le décret renforçant les pouvoirs de son ministère en lui permettant de mobiliser la gendarmerie, Aly Ngouille Ndiaye se dit surpris quand il a entendu la nouvelle.  » J’ai été surpris car, à mon niveau rien n’a changé. J’ai toujours les mêmes pouvoirs. Dans ce décret, à part la date et le numéro, rien n’a changé. J’ai ce pouvoir en 2017 et mes prédécesseurs l’avaient… Donc il n’ y a rien de nouveau », précisera l’homme politique de Linguère.

« Hold-up à la Présidentielle » : Aly Ngouille démonte le « livre blanc » d’Idy 2019

http://www.seneweb.com/ Dans un document de 27 pages intitulé « Éléments de réponse au rapport de la coalition 2019 sur l’élection présidentielle du 24 février 2019 », dont Le Soleil et Source A ont obtenu copie, Aly Ngouille Ndiaye apporte  des arguments techniques pour démonter les accusations contenues dans « Livre Blanc » de la coalition Idy 2019.

Parmi les arguments brandis dans leur document, les services du ministère de l’Intérieur prouvent l’inexistence d’un « unilatéralisme décisionnel » du processus électoral. Aly Ngouille de « mettre au défi  Idy 2019 de prouver un seul cas précis de doublon, un électeur précis qui ne se trouve pas dans le fichier ou un seul cas de bureau fictif ».

Benoît Sambou : « Ceux qui ont choisi la politique de la chaise vide devraient retenir les leçons de l’histoire »

https://www.dakaractu.com/ L’ancien ministre de l’agriculture et de l’équipement rural s’est exprimé en marge de l’avant-projet des termes de référence sur le dialogue national.
Le responsable politique de l’Apr à Ziguinchor est revenu sur le comportement des réticents sur la volonté du président d’ouvrir un cadre de concertation. « Je pense que ces gens qui choisissent la politique de la chaise vide doivent retenir les leçons venant des sénégalais qui ont sanctionné positivement le président Macky Sall », a déclaré l’ex ministre de la jeunesse.
Il estime que les gens qui veulent un cadre démocratique apaisé ne posent guère de conditions car,  les sénégalais attendent des actions concrètes qui mènent vers un environnement consensuel.

Organisation des élections:Le FRN propose la mise en place d’une commission paritaire indépendante

Le Front de Résistance Nationale prend part à la concertation politique nationale qui se tient ce matin. Par la voix de Moustapha Sourang, le FRN a dit être ouvert au dialogue pour restaurer la démocratie. Il a cependant proposé pour l’organisation de futures élections au Sénégal, la mise en place d’une commission paritaire indépendante, équidistante, et dirigée par des organisations indépendantes choisies d’un commun accord.
« À chaque élection il a des problèmes. Un passé récent l’a démontré. La seule fois où un consensus fort s’est décliné, ce sont les indépendants qui ont conclu les négociations.  Votre format ne nous arrange pas, mais nous sommes pour le dialogue » a-t-il dit.
Pour sa part « And Jef » et son Président Mamadou Diop de Decroix se sont aussi dit intéressés par l’initiative du dialogue. Cependant dira-t-il « ce genre de rencontre est bien, mais si on avait mis les choses au clair avant les élections, tout cela ne serait pas arrivé». « Dans l’avant-projet il y a des points qui nous intéressent, ce qui me fait penser qu’un accord peut être possible » a-t-il conclu.

Participation du PDS au dialogue national : Wade désigne Oumar Sarr et Cheikh Dieng, Karim lui tord le bras.

https://www.dakaractu.com/Le Pds est en passe de voler en éclats et il faut s’attendre au pire dans les prochaines heures !

Que se passe-t-il ? Selon les informations de Libération, Wade avait validé la partipation du Pds au dialogue national et mieux, il avait désigné à cet effet Omar Sarr et Cheikh Dieng pour prendre part à la rencontre. Mais lorsqu’il a été mis au courant, Karim Wade l’a sommé depuis Doha de revoir sa position et Wade est revenu sur sa décision à travers un communiqué publié hier, installant un malaise réel dans le parti.

Pire, il a même interdit aux femmes du Pds d’assister à la conférence religieuse des femmes parlementaires de l’Assemblée. Rendez-vous dans les prochaines heures…

Dialogue National: Alioune Tine, fondateur d’Africajom center apporte sa contribution

https://www.ferloo.com/Pour apporter sa contribution au Dialogue national et aux réformes institutionnelles, le groupe de réflexion Africajom center, initié et dirigé par Alioune Tine, a fait quelques suggestions publiées hier.Le Dialogue national lancé par le Président Macky Sall continue de susciter des réactions. Après quelques membres de la Société civile et de la classe politique, c’est au tour d’Africajom center (Ndlr : Groupe de réflexion pour prévenir les conflits) d’émettre quelques recommandations en guise de contribution sur les réformes institutionnelles et le Dialogue national.

Ainsi Alioune Tine, fondateur d’Africajom center, et ses collègues pensent que, pour garantir la paix et la stabilité dans la durée et prévenir les conflits, il y aurait : «La nécessité absolue d’un Dialogue national constructif, sincère, inclusif avec un consensus fort sur les questions d’intérêt national, notamment la réforme des institutions démocratiques et républicaines ainsi que celle de la gestion des ressources minérales.» Selon eux, la création également d’une commission cellulaire, «comme en 1991, serait un mécanisme souple, composé de femmes et d’hommes d’expérience, intègres et consensuels chargés de définir les termes de référence, l’agenda, le chronogramme en rapport avec les autorités publiques, les représentants des partis politiques et de la Société civile».

Dans un document publié hier, Africajom center conseille aussi une évaluation du système électoral sénégalais en faisant l’état des lieux des élections locales de 2014, du référendum de 2016, des élections législatives de 2017 et de l’élection présidentielle de 2019. Concernant la question du parrainage, l’organisation estime qu’il faudrait «non seulement en faire l’évaluation mais une fois un système consensuel adopté, il faut une formation des acteurs politiques, de la Société civile, des juges».

S’agissant des réformes des institutions de la République, pour une indépendance effective de la justice, il faut assurer, selon M. Tine et ses amis, «un respect scrupuleux et sans condition du principe de l’inamovibilité des magistrats du siège, mais aussi mettre fin à la présence du chef de l’exécutif au Conseil supérieur de la magistrature». Elargir et renforcer les compétences du juge constitutionnel afin d’éviter les déclarations récurrentes d’incompétence ; augmenter le budget de la Justice, etc. sont entre autres aussi, des recommandations d’Africajom center, rapporte le quotidien. (samarew)

Opposition, Société Civile, Syndicalistes : Macky seul contre tous

https://www.ferloo.com/Le chef de l’Etat Macky Sall a convoqué la reprise du dialogue politique national et social le 28 mai prochain. Mais au-delà de l’opposition, Macky Sall pourrait être confronté à la radicalisation des centrales syndicales qui se disent déçues après la remise des cahiers de doléances.

Macky Sall a créé un malaise au sein des Centrales syndicales dites représentatives en réussissant à «dompter» certaines dont les leaders bénéficient aujourd’hui de nombreux avantages au sein des institutions sociales dont les voyages à l’étranger, les passeports diplomatiques, les voitures, carburant et les indemnités de sessions. Certains de ces acteurs sociaux sont nommés par décret présidentiel dans certaines institutions comme le Haut conseil du dialogue social et le Conseil économique, social et environnemental (Cese), l’Institut de prévoyance des retraités du Sénégal (Ipres) et la Caisse de sécurité sociale etc. Ce qui leur donne beaucoup d’avantages et les pousse à oublier les doléances des travailleurs qui aujourd’hui vivent la misère dans les entreprises avec la précarité, les statuts de journaliers à vie, la non applicabilité des conventions collectives du travail, leur silence assourdissant sur les éternels cahiers de doléances sans suite. Et récemment comme par effet de surprise ou de coup de poignard, Macky Sall en a rajouté au malaise en s’opposant à toute hausse de salaires oubliant même qu’il était garant des négociations tripartites de Mai 2008 entre Gouvernement, centrales syndicales et patronat avec 03 points essentiels dont une hausse généralisée des salaires, la baisse de la fiscalité sur les salaires et la relance des entreprises en difficultés. C’est pourquoi d’aucuns disent que Macky Sall a lancé une déclaration de guerre aux centrales syndicales lors de la remise des cahiers de doléances pour avoir parlé avec elles sur un ton ferme. Ainsi, on voit mal comment ces syndicalistes très remontés contre le chef de l’Etat pourraient être à l’aise dans ce dialogue social qui les concerne autant que les hommes politiques.

Pourtant il ne manque pas de problèmes dans le monde syndical. En effet, depuis quelques années, on note que dans certains secteurs comme le transport routier, des acteurs ne remettent plus de cahiers de doléances à leurs secrétaires généraux de centrales syndicales. C’est les cas d’Alassane Ndoye et de Gora Khouma qui depuis plus de trois ans ne remettent plus leurs cahiers de doléances à leurs secrétaires généraux de centrales syndicales que sont Mody Guiro et Cheikh Diop. Dans le domaine de l’éducation, les secrétaires généraux des syndicats de base se sont battus tout seuls pour obtenir satisfaction de leurs doléances. Pire encore, lors des dernières élections de représentativité des centrales syndicales, plus de 70 % des travailleurs n’ont pas voté.

De plus, le pacte de stabilité social signé entre Gouvernement et centrales syndicales n’a pas connu l’effet escompté avec les nombreuses perturbations enregistrées dans la santé, la justice et l’éducation. (Walf-groupe)

 POURQUOI MACKY NE TOUCHE PAS À SES PRIVILÈGES PERSONNELS? PAR MOMAR DIENG

Entre ses voyages incessants à bord de l’avion de commandement, les largesses offertes à ses alliés du HCTT, les planques politiciennes que représente le CESE, il y aurait de quoi rediriger plusieurs de milliards francs Cfa dans des secteurs productifs

Pour le président de la République, l’enfer c’est vraiment les autres ! Dans la dynamique actuelle visant à restreindre les dépenses publiques non vitales, le chef de l’Etat semble oublier ses propres cordons, jusque là intouchables. C’est le silence total en ce qui le concerne ! Entre ses voyages incessants à bord de l’avion de commandement, les largesses offertes à ses alliés stratégiques de l’assemblée nationale et du Haut conseil des collectivités territoriales, les planques politiciennes que représentent le Conseil économique, social et environnemental et divers autres organes futiles au pays, il y aurait en effet de quoi rediriger plusieurs de milliards de francs Cfa dans des secteurs « productifs » pour la nation.

Le gigantesque chamboulement de la constitution voté par les députés le samedi 4 mai, la disparition du poste de premier ministre, la remise en cause de certains pouvoirs historiques de l’assemblée nationale sont des tournants politiques et institutionnels essentiels qui précipitent le Sénégal dans un nouveau régime dont on peine à comprendre l’horizon et à déterminer les objectifs non avoués d’ici à l’échéance 2024.

En parallèle à cette option brutale de gouvernance verticale imposée au pas de charge par le président Macky Sall, une politique d’austérité (présumée) semble devoir s’imposer également afin que l’Etat et les pouvoirs publics aient les moyens et ressources de donner corps aux engagements électoraux du chef de l’Etat. C’est dans ce cadre que ce dernier s’est d’ailleurs empressé de fermer la porte à toutes demandes de hausses salariales aux organisations syndicales à l’occasion de la fête du 1er mai dernier.

Quand la rareté des ressources de l’Etat devient porteuse de risques sociaux parce que le gouvernement n’aura pas eu les moyens de dérouler de vraies politiques de justice sociale, le réalisme et la raison imposent de changer de cap. On ignore ce que donnera la nouvelle résolution du président Sall à cet effet, mais on sait qu’elle échouera si lui-même ne se met pas en première ligne.

Assemblée nationale, Hcct, Cese…

 

Le discours présidentiel sur l’idéologie naissante du fast-track et de la rationalisation des ressources publiques ne saurait en effet avoir de sens que si le chef accepte de sacrifier une part significative des intérêts économiques et financiers que la loi met à sa disposition. Or, de la réduction de ses propres dépenses, ce chef n’en parle pas. Comme si l’enfer de l’austérité ne devait concerner que les autres.

Par souci d’équité et de rigueur, et si tant est que ce pays connaît des difficultés qui ne lui permettent pas de discuter de hausse salariale avec les syndicats, si l’Etat semble incapable de respecter la plateforme des accords financiers signés avec les syndicats d’enseignants, si le prix du ciment doit même subir une hausse sous la pression des multinationales Dangoté, Vicat et Ciments du Sahel implantées au Sénégal, alors, le président Sall se doit d’être plus courageux et cohérent dans sa démarche.

A défaut de supprimer le Conseil économique social et environnemental (Cese) et le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), l’urgence invoquée exige la réduction drastique de leurs budgets et le passage à terme à un système indemnitaire symbolique pour les conseillers de ces deux organes. Pour 2019, le budget du Cese est de 6 milliards 202 millions de francs Cfa, alors que celui du Hcct est de 8 milliards 640 millions de francs Cfa (avec une hausse de près de 340 millions de francs Cfa par rapport à l’année 2018).

Opacité totale sur les destinations de fonds 

L’opinion comprend bien la réalité triste tapie derrière l’existence de ces deux institutions à l’utilité absolument douteuse : des outils d’insertion-fidélisation d’une cohorte de politiciens et de syndicalistes professionnels renforcés par des cadres et experts dont les avis finissent dans les tiroirs à tous les coups. Pendant ce temps, l’assemblée nationale, censée être le sanctuaire du peuple souverain, finasse autour d’un budget de presque 17 milliards de francs Cfa pour l’exercice 2019, avec une opacité totale sur l’utilisation d’une partie des fonds publics.

La politique politicienne au Sénégal est une grande dévoreuse de ressources financières et matérielles. Si le Hcct, le Hcct ou l’assemblée nationale sont des « nains » en la matière, la présidence de la République, sous tous les régimes, reste le nœud gordien de la dilapidation et de la corruption des élites et des masses. L’austérité y trouve donc difficilement sa place.

Des « fonds spéciaux » intouchables 

Mamadou Abdoulaye Sow, inspecteur principal du Trésor à la retraite, évalue aujourd’hui les « fonds spéciaux » de la présidence de la République à la somme d’environ 17 milliards de francs Cfa sous forme d’«autorisations budgétaires» diverses. Pourquoi le président de la République n’inclurait pas une bonne partie de cette manne financière dans l’escarcelle des économies envisagées dans le train de vie de l’Etat ? La question paraît fondamentale en dépit de la nécessité de tenir en compte les principes de souveraineté et de sécurité qui sous-tendent le sujet.

L’idée de rationaliser les dépenses publiques peut se défendre car le gaspillage est une réalité insoutenable pour chaque pays et chaque Etat. La vérité est que, dans le cas du Sénégal, avec les objectifs avancés par le chef de l’Etat, il ne semble pas rationnel de faire un aller-retour entre Dakar et Ankara (ou Istanbul) avec…l’avion présidentiel et toutes les dépenses induites par un tel déplacement… Sinon l’enfer sera toujours pour les autres !

Thione Seck : «Quand les gendarmes sont arrivés, j’ai eu peur et je me suis assis sur le sac de (faux) billets»

https://www.dakaractu.com/ Thione Seck se considère comme une victime dans l’affaire de faux billets jugée ce jeudi devant le tribunal correctionnel. Le chanteur a expliqué à la barre comment il est entré en procession de l’argent contrefait. « C’est un  certain Joachim Cissé qui m’a apporté le sac rempli d’argent. Quand les gendarmes sont arrivés , j’ai eu peur et je me suis assis sur le sac de billets  Je me rappelle, il m’avait proposé une tournée européenne avec 105 dates et je devais animer une série de concerts. C’est 24 heures avant de voir mon avocat pour la  signature du contrat qu’on m’a pris les 85 millions. Je le dis et je le répète, j’ai été escroqué », a réaffirmé le prévenu.

L’auteur compositeur a nié les faits qui lui sont reprochés à l’ouverture du procès aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Dakar. Le chanteur a réitéré ses déclarations de l’enquête préliminaire, disant qu’ « une cabale qui a été montée pour ternir son image ». Il a encore clamé son innocence, niant qu’il y avait une entente préalable en vue de blanchir du capital ou trafiquer des faux billets. « Je n’avais jamais pensé qu’un jour je serai devant un juge pour ces faits. Les gendarmes n’ont pas dit la vérité », regrette Thione Seck.

La seule question que les pandores lui ont demandé, dit-il, est s’il connaissait Alay Djité. « Si je savais que c’était des faux billets la gendarmerie ne m’attraperait jamais.  Quand les gendarmes sont arrivés , j’ai eu peur et je me suis assis sur le sac de billets

Affaire de faux billets : 2 ans dont 8 mois ferme requis contre Thione Seck,5 ans contre Alay Djité

Le procureur près du tribunal correctionnel de Dakar a mis fin cet après midi à cinq tours d’horloge d’interrogatoire rude de Thione Seck et son présumé complice Alay Djité sans rien leur faire avouer : les prévenus ont endossé la responsabilité pour « la détention de billets de banque », refusant d’admettre qu’ils « savaient que c’était des faux billets ».

Au terme de son réquisitoire, le représentant du parquet a réclamé l’application rigoureuse de la loi, en disqualifiant les faits en détention et mise en circulation de faux billets de banque.

Le ministère public a demandé au juge de retenir l’auteur compositeur dans les liens de la détention pour 2 ans dont 8 mois ferme. Le magistrat a requis 5 ans de prison ferme pour son co-prévenu Alay Djité.

Cela, dit-il, est la peine prévue par la loi pour un ce genre de délit. Bien avant cela, la partie civile a tenté de démontrer la culpabilité de Thione Seck et Alay Djité du moins pour certaines infractions. L’avocat de la Bceao a demandé le franc symbolique en guise de dommages et intérêts.

Affaire Omar Watt : Le militaire français Michel Teiho condamné à 2 ans dont 18 mois de probation, est libre.

https://www.dakaractu.com/ Le militaire français Michel Teiho a été condamné, jeudi 9 mai, à 2 ans de prison dont 18 mois de probation pour coups et blessures volontaires ayant entrainé une incapacité temporaire de travail (Itt) de 60 jours sur Omar Watt. Cette peine est un peu plus clémente que les 2 ans  dont 7 mois ferme requis par le procureur.

Toutefois, il sera mis à l’épreuve pendant un an six mois et le juge aura toujours la possibilité de prononcer une autre peine. Plutôt que de le condamner à quelques mois de prison avec sursis, compte tenu de sa personnalité et de son statut de militaire français, le tribunal correctionnel de Dakar a décidé de lui infliger une peine de probation, hors prison, aussi appelée  contrainte pénale. Ayant déjà purgé sa peine de prison ferme, c’est-à-dire les 6 mois sur 24, il est libre.

Mieux, le tribunal a retenu la culpabilité de Michel Teiho tout en allouant à la partie civile Omar Watt la somme de 10 millions Fcfa en guise de dommages et intérêts. Les faits remontent à la nuit du 17 septembre 2018 à Dakar.

Dans son réquisitoire, le  ministère public  avait estimé que les faits ne souffrent d’aucune contestation.  Ainsi, il avait requis la peine de 2 ans  dont 7 mois ferme…

Une pétition nationale pour « exiger la libération de Khalifa Sall »

IGFM – La Plateforme Front Citoyen pour la Libération de Khalifa Sall a décidé de procéder au lancement d’une pétition nationale et internationale pour exiger la libération de Khalifa Sall.

Dans le souci de mettre fin à cette prise d’otage politique, qui par ailleurs met à nu les limites d’une justice sélective, le Front Citoyen pour la Libération de Khalifa Sall invite l’ensemble des citoyens de la Ville de Dakar à s’engager dans ce combat pour l’équité et la justice».

Déja, des organisations de la société civile s’engagent. La Commission Orientations et stratégies COS/M23, par exemple, a lancé un vibrant appel à l’endroit des citoyens sénégalais de tous bords, des autorités publiques, des leaders d’opinion, politiques, de la Société civile, pour la libération de Khalifa Ababacar Sall. «La COS/M23, partie prenante et Co-initiatrice du Front Citoyen pour la Libération de Khalifa Sall, entend par cette action, engager les citoyens sénégalais à exiger des autorités publiques, de Monsieur Macky Sall, en particulier, d’élargir de prison Monsieur Khalifa Ababacar Sall, qui est dans les liens de la détention depuis maintenant deux (02) ans», note-t-on.

REMPLACEMENT DE BABACAR GAYE COMME PORTE-PAROLE DE WADE PAR ME AMADOU SALL : Des responsables applaudissent, d’autres parlent de complot

https://www.jotaay.net/Babacar Gaye n’est plus le porte-parole du secrétaire général du président de la République. Me Abdoulaye Wade a porté son choix sur Me El Hadji Amadou Sall pour qu’il porte sa parole. Même si certains responsables du Pds estiment qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat et que d’autres comme Nafi Diallo s’en félicitent, il y a des militants qui estiment que cette mesure du pape du Sopi n’est que l’aboutissement d’un complot ourdi contre Babacar Gaye.

Après 13 ans au poste de porte-parole du secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds), Babacar Gaye a été remplacé par Me Amadou Sall, sur décision de Me Abdoulaye Wade, secrétaire général du Pds. interpellés sur cette mesure du pape du Sopi, des responsables du Pds ont livré des analyses mitigées de la situation.  
«Il n’y a pas de quoi fouetter un chat» 

  Pour ce responsable du Parti démocratique sénégalais qui a préféré garder l ‘anonymat, il n’y a pas de quoi fouetter un chat, c’est Me Wade qui l’avait nommé à ce poste, alors, s’il décide de le remplacer par quelqu’un d’autre, il doit avoir ses raisons. «Il n’y a apparemment aucune animosité entre Me Wade et Babacar Gaye. Comme il l’a si bien précisé dans sa publication, il est reconnaissant à Me Wade pour la confiance qu’il a eue en lui. Babacar Gaye a bien dit qu’il ne quittait pas le Pds, je pense que c’est une preuve suffisante», souligne le responsable libéral. Pour lui, Babacar Gaye et Me Sall ont le mérite d’être restés au Pds, au moment où beaucoup de responsables ont décidé de quitter le navire. «Ils ont travaillé en parfaite intelligence, l’un en tant que chargé de communication du parti et l’autre en qualité de porte-parole du secrétaire général du Pds, pendant de nombreuses années. Me Abdoulaye Wade sait mieux que quiconque les meilleures décisions à prendre pour la bonne marche du Parti démocratique sénégalais», soutient-il. Pour ce dernier, il est très possible que Babacar Gaye soit appelé à gérer d’autres responsabilités au sein du parti. «Je ne crois pas que cela soit une punition. Quand il y a ce genre de situation, chacun s’empresse de donner sa version. Babacar Gaye est un frère de parti que je respecte, tout autant que Me Amadou Sall. Il a longtemps cheminé auprès de Me Wade. Il a assuré cette mission de porte-parole avec brio. Personnellement, je le félicite, mais je souhaite aussi bon vent à Me Amadou Sall», notre source dixit.

Nafi Diallo:«il l’a bien cherché, comment peut-il se permettre de dire sur un plateau de télévision qu’effectivement,il a été appelé par Me Wade,mais il n’a pas le temps»   
Si notre premier interlocuteur trouve qu’il n’y a aucun problème par rapport à cette décision de Me Abdoulaye Wade, Nafi Diallo, elle, estime que tout est de la faute de Babacar Gaye. «Il a osé déclarer dans une émission que Wade l’a fait appeler mais, il n’y est pas allé, parce qu’il n’a pas le temps. Comment peut-il manquer de respect a ce point à Me Wade, celui qui l’a défendu face à Abdoulaye Sow qui, reconnaissons-le, avait beaucoup plus de militants que Babacar à Kaffrine ?», s’indigne-t-elle.
A en croire la dame, c’est facile de rejeter la faute sur les autres. «Même s’il semble tempérer pour le moment, il va bientôt recommencer à crier au complot, comme il sait bien le faire. Même quand nous étions encore au pouvoir, il disait qu’il était victime de complot, alors qu’il a gardé son poste pendant 13 longues années. Oumar Sarr, qu’il ne cesse de dénigrer, pèse à lui seul 25.000 voix, Babacar Gaye, lui, n’en a que 4000. Même moi je pèse plus lourd que lui», dénonce Nafi Diallo, qui estime que le Président Wade a bien fait. «Un porte-parole qui refuse de répondre à l’appel de celui dont il est censé porter la parole, ne saurait assumer les charges liées à la fonction. C’est inacceptable pour une formation telle que le Pds, des états d’âme et humeurs d’une personne ne doivent déterminer ou influer sur la communication de tout un parti», regrette Nafi Diallo.
Sur un probable départ de l’ancien porte-parole du secrétaire général du Pds, Nafi Diallo est radicale : «je ne souhaite le départ d’aucun de nos militants, mais si cela devait arriver, ce ne serait pas un drame. En sept ans d’opposition, nous avons réussi à démontrer que nous sommes un solide parti, qui compte plus d’adhérents que de départs» conclut-elle.

«C’est l’aboutissement d’une lutte de clans» 

Un autre responsable très influent du Pds, lui, joue sur un autre registre. Ce monsieur croit dur comme fer que ce remplacement de Babacar Gaye n’est que l’aboutissement d’un complot mis en place par Oumar Sarr et El Hadji Amadou Sall depuis plusieurs mois. «Babacar Gaye a été longtemps isolé, mis en quarantaine par Oumar Sarr. Depuis 2 ans, c’est Me Amadou Sall qui élabore les communiqués et parle au nom du parti», dénonce-t-il. A l’en croire, Babacar Gaye s’en est plaint auprès de Me Abdoulaye Wade, quand il l’a reçu à Doha, mais, malheureusement, il n’y a pas eu de changement. «Des personnes de mauvaise foi sont allées dire à Me Wade que Babacar Gaye avait rejoint Madické Niang, c’est pourquoi le vieux était très surpris de le voir au Comité directeur élargi qui s’est tenu à Terrou Bi», révèle notre source. Toujours dans ses confidences, ce responsable du Pds affirme que c’est à cause de cette frustration que Babacar Gaye est allé à l’encontre du mot d’ordre du secrétaire général du parti. «Babacar Gaye a été poussé vers la sortie. On ne peut pas quitter ce poste de haute responsabilité qu’est le porte parolat, pour redevenir un simple militant», estime-t-il.
Pour ce responsable libéral, tous ceux qui sont restés au Pds, après les 7 ans de Macky Sall, méritent un hommage et des félicitations, parce qu’ils ont reçu de nombreuses propositions pour rejoindre Macky Sall, mais ils ont préféré rester loyaux à Me Wade. «Au moment où il faut mutualiser nos forces pour préparer notre retour au pouvoir, ces chamailleries de clans sont inadmissibles. Ce n’est vraiment pas le moment de jeter la pierre à qui que ce soit. Si jamais Babacar Gaye décide de partir, ce qui serait logique, le Pds n’en sortirait que diminué davantage. Le départ d’un responsable de la trempe de Babacar Gaye ne ferait qu’affaiblir le Pds», prévient notre interlocuteur. Ndèye Khady D. FALL

 Au-delà du voile, l’école publique en question Pr Jean-Louis CORREA

Un profond sentiment déceptif m’anime au vu des débats, pire des affrontements, sur la question dite de l’affaire du voile à l’Institution Sainte Jeanne d’Arc. Des voix autorisées ont eu des comportements grossiers et cavaliers, élever des propos parfois peu amènes. En guise d’exemple, Madame l’inspectrice d’académie de Dakar. Une responsable de cetacabit doit s’imposer la réserve qui sied à son rang et aux circonstances. J’ai eu le mince espoir d’apercevoir cette grandeur comportementale et républicaine dans ses premières sorties médiatiques pondérées, calmes, à la hauteur de sonrang et de sa mission au service de tous les sénégalais.
Permettez-moi, Madame, de vous rappeler que le Sénégal, notre pays, appartient à tous ses fils et filles qui, à des niveaux différents, participent à son développement, quelle qu’ait été leur religion. La malheureuse phrase que l’on vous prête « ici, c’est le Sénégal, toutes les femmes devraient être voilées » tient, j’ose espérer, plus d’unemaladresse langagière que d’une énonciation consciente et réfléchie. Dans le cas contraire, elle témoignerait d’un refoulement volontaire, dans les abysses de la mémoire, de l’état d’acculturation profonde du peuple sénégalais et du peuplement divers et multiple de notre chère patrie.

Mais de tous, j’ai peu ou prou entendu les intellectuels, universitaires et autres sachants, savants en tout et subitement inexperts aussitôt la question tangente ou clivante.

Profond défenseur du vivre ensemble, il me tient de rappeler mon attachement sincère et indéfectible à la paix, à la tolérance, à l’égalité, à l’équité, à la liberté religieuse, et à la liberté d’expression, dans nos environnements de vie quotidienne, de travail, à l’école et à l’Université. Ce sont ces valeurs, adossées au travail, qui permettront de bâtir un Sénégal prospère et ouvert. Certains propos haineux et irrespectueux, entendus de tous bords, sont intolérables et jurent d’avec nos traditions ancestrales. La liberté religieuse implique celle de croire, de ne pas croire, de changer de religion et de laisser aussi les autres en faire autant.

Au-delà de ces inconduites, cette affaire interpelle sur lechavirement de l’école publique sénégalaise. Celle en laquelle nous croyons, qui nous a formés, doit être le rempart contre l’installation d’un ordre moral, promoteur d’un discours de haine, ferment d’un terrorisme pseudo-intellectuel anesthésiant de la libre pensée. L’école publique est morte de sa belle mort par suite de compromissions qui en ont extirpéles missions fondamentales.  Le même sort est réservé à l’école privée catholique et à elle uniquement, parce qu’en la matière, une discrimination profonde se déroule sous nos yeux que nous n’avons pas le courage de dénoncer. Où l’on peut constater que les acteurs de l’école la subissent plus qu’ilsne la pensent, se contentant vilement de la panser. Nous devons, tous les démocrates, tirer profit de cette affaire pour réhabiliter et sauver l’école…publique.

L’école publique est le véhicule d’un projet de société, d’un vivre ensemble. C’est le lieu de la construction des valeurs essentielles permettant d’asseoir des citoyens capables de conduire le développement de leur pays. Les défis du développement qui nous interpellent, renforcés par la révolution numérique et l’économie de la connaissance,s’accommodent mal d’une école du repli identitaro-religieux et de l’entre-soi. Des réformes et des compromissions piégeuses de l’école publique ont été acceptées comme enseigner la religion à l’école.  J’entends bien, mais l’école ne saurait être le lieu de l’enseignement de la religion. Elle est le lieu de l’enseignement de la raison kantienne, de la critique etde la réfutation popperienne, de la logique aristotélicienne, des mathématiques, de l’art, de la musique et, surtout, de notre histoire négro-africaine dépourvue de biais acculturant. 

Une sorte de paresse intellectuelle et parfois d’inculture nous conduisent à un enjambement de l’histoire ne nous révélant que ce qui flatte nos égos. Aucune acculturation, d’où qu’elle vienne, ne devrait nous conduire à la tabula rasa. Malheureusement, l’Afrique est le seul continent qui pense son développement par procuration conceptuelle etemprunt de penséeNos imaginaires et autre cosmogonie sont contraints par les forces de l’acculturation. Nous vivons une situation de refoulement de notre ontologie nègre. Enfants, nous faisions Leeboon- Leepoon, Laambi Golo, Tadjaboon. Nous sommes rendus, quelques décennies plustard, à une société a-historique, où l’on peut comprendre que notre futur est compromis. Tant que l’on n’assumera pas notre héritage ceeddo, négro-africain, à quoi se sont greffés les impérialismes orientaux et occidentaux, les présupposés mentaux de notre décollage économique ne seront pas posés. A regarder le Sénégal, les musulmans sont devenus plus musulmans et les chrétiens plus chrétiens, c’est le règne de l’entre-soi et du repli identitaire. 

Le déclin de l’école publique a beaucoup à voir dans ce constat. L’espace partagé par tous les sénégalais était l’école publique, au projet bien pensé, à la qualité éprouvée. Cette école a formé les élites actuelles du pays, pour l’essentiel. Il ne me semble pas qu’il y ait eu un travestissement religieux ou une sécularisation outrancière de la société sénégalaise, pour cette raison. Les ferments religieux de la société sénégalaise sont, aujourd’hui plus qu’hier, plus que raffermis. Le chavirement de l’école publique est la faute des élites politiques qui l’ont abandonné pour diverses raisons. L’appât du gain, avec l’arrivée massive des capitaux privés et le gain politique, dans une forme de transaction politicienne en sont des causes certaines. Les élites politiques ont conspiré contre cette institution républicaine pour mieux célébrer leurs noces avec les établissements privés d’enseignement.

A part piéger l’école, y enseigner la religion n’est que la soumission de l’Etat à un diktat impérialiste. Les penseurs de l’école ont failli. La caste des inspecteurs et autres décideurs de l’école a été incapable de s’élever au-dessus des contingences populistes. Penser l’école ne se résume pas seulement à la manipulation sans science des curricula, à l’empilement des trimestres et autres semestres, à la distribution de prix et autres récompenses. L’école, c’est un projet d’hommes et de femmes éduqués à dessein. La théorisation du projet de l’école sénégalaise est perfectible.

L’école publique, dans son ensemble, est piégée. Un projet funeste étant ourdi contre elle. Ils sont rares ceux qui osent affirmer clairement le dessein de leur projet pédagogique, à l’instar de beaucoup d’écoles privées, laïques ou confessionnelles. L’école privée a un projet d’éducation propre, s’incorporant certes dans le cadre défini par les autorités nationales, mais pourvu d’une autonomie suffisante pour édifier les hommes et les femmes souhaités. La contemplation du projet pédagogique du privé interpelle sur celui du public dont l’ambition devrait être d’aller plus loin que le simple apprentissage de la lecture, de l’écriture et des mathématiques.

J’interpelle les familles qui, pour la plupart, ont désinvesti, défroqué. Un défaussement égoïste et inconsidéré sur l’Etat se constate. En cela, l’Etat aussi est piégé, assaillit qu’il est par des demandes illégitimes parce que méconnaissantes des missions premières d’un Etat.

Alors, j’exhorte les hommes politiques, porteurs de projets de société pour notre pays, à repenser la question de l’école, en dehors des calculs politiciens. De la bonne prise en charge de cette question dépend la reconstruction du lien social perdu, du vivre ensemble écorné. L’école publique est le garant de la laïcité et de l’égalité des chances. Devons-nous, démocrates et républicains de ce pays, la laisser aller à vau-l’eau par lâcheté intellectuelle ? Nous avons un devoir de sauver notre école publique, de la sortir du piège anti-républicain qui ceint, tel un lutteur son adversaire, le préau.Nous le devons à cette école.

La société civile, surtout celle spécialisée dans l’éducation, doit cesser d’être la caisse de résonnance des puissances étrangères pour devenir des acteurs d’un projet d’éducation endogène.

Au-delà du voile de Jeanne d’Arc, se pose la question de la démocratie participative dans la société sénégalaise, notamment du contenu discursif de celle-ci. L’horizontalité induite par le web 2.0, notamment les réseaux sociaux, rend audible tout type de discours, de même que le mode de scrutin présidentiel fait prendre des décisions purement circonstanciées aux hommes politiques. La responsabilité des pouvoirs publics est ici interpellée. Non seulement dans la formulation d’un projet d’école crédible mais également dans la rationalisation des initiatives privées et des capitaux étrangers intervenant dans le système. Que l’absence de l’Etat ou sa faible présence dans certaines zones du territoire national n’emporte pas comme conséquence le pullulementd’offres de formation non ouverts et démocratiques. Ce ne sont pas des saillies et autres enfoncements de portes ouvertes proposés par le Ministère de l’éducation nationale qui font office de lignes de conduite aux protagonistes du système, encore moins des états généraux aussi récurrents qu’inutiles. Il s’agit plutôt de savoir l’ambition de l’Etat en la matière, son projet d’avenir pour nos enfants, les actions envisagées et les résultats attendus.

Mais, enfin, le voile de Jeanne d’Arc pose le double problème de l’expression de la religion dans la sphère publique et les politiques publiques et celui de la détermination de son espace de confinement.

Mon maitre, le Pr. Babacar Kanté, disait, « quand j’ai des étudiants en face de moi, il m’importe peu de savoir s’ils sont chrétiens ou musulmans. Je vois des étudiants ». Devant la République aussi, il n’y a que des citoyens. Mais pour ce faire, l’Etat doit avoir les moyens de ses ambitions.  Professeur Jean-Louis CORREA,Agrégé des Facultés de Droit

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