Revue de presse du Mardi 07 Mai 2019

Revue de presse du Mardi 07 Mai 2019
Revue de presse du Mardi 07 Mai 2019

KÉDOUGOU:L’OMVS PRÉOCCUPÉE PAR LES IMPACTS NÉGATIFS DE L’ORPAILLAGE

Kaolack 6 mai (APS) – Une mission de l’OMVS séjourne à partir de ce lundi sur les sites d’orpaillage des régions de Kédougou et Kayes (Mali) pour sensibiliser les populations et les différents acteurs sur les impacts négatifs de cette activité, a appris l’APS.
La mission vise à sensibiliser les acteurs ’’pour une meilleure pratique d’orpaillage ainsi qu’une prise de conscience des dangers que les exploitations traditionnelles représentent pour l’écologie et l’état sanitaire des populations du bassin’’, souligne le Haut-commissariat de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) dans une note remise à la presse.

’’De nos jours, l’orpaillage traditionnel constitue, pour les populations locales, un moyen d’amélioration des conditions de leur subsistance’’, indique le Haut-commissariat, soulignant une évolution importante de la pratique qui a perdu ’’son caractère saisonnier’’
Selon cette source, ’’les sites d’orpaillage restent ouverts tout au long de l’année, malgré l’interdiction des autorités qui implique leur fermeture pendant la saison pluvieuse’’.
L’OMVS signale que ’’le suivi de la qualité de l’eau est un aspect important à prendre en compte dans la gestion des ressources en eau compte tenu des impacts des différents rejets qui peuvent nuire gravement à la qualité des eaux et aux usages qui en sont faits’’.
Selon cette note, ’’les principales sources de pollution s’articuleraient autour des villes, des zones d’irrigation des pratiques courantes et les matériels utilisés ainsi que le mode d’extraction ont évolué considérablement avec le développement de la technique et de la technologie’’.
’’De l’usage des outils traditionnels, on est passé à l’usage de machines et de produits chimiques dangereux et hautement toxiques (mercure, cyanure, etc…) avec utilisation de méthodes et techniques modernes sans garantie de respect des normes de sécurité à appliquer’’, relève le document.
Par conséquent, justifie l’OMVS, ’’la gestion rationnelle de l’environnement pour son utilisation durable est une nécessité incontournable pour assurer le bien-être des populations présentes et des générations futures dans la zone minière de la Falémé et d’autres affluents du fleuve Sénégal’’.AMD/OI

SITUATION ÉCONOMIQUE :Les précisons de la Direction de la prévision et des études économiques

DakarTimes-La Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) rattachée au ministère de l’Economie et des Finances a fait le point sur l’activité économique au mois de mars 2019. Cet exercice de la Dpee a permis de constater, entre autres aspects, une «bonne tenue de l’activité en mars 2019», une augmentation «modérées» des ressources budgétaires, le déficit budgétaire. Le document dont nous vous proposer ci-après, renseigne aussi que le Fonds international monétaire (FMI) a «révisé à la baisse la croissance économique mondiale».

«Rebond de l’activité du primaire en mars 2019»

Au mois de mars 2019, le secteur primaire (hors agriculture et sylviculture) a rebondi de 9,3%, en variation mensuelle, après son repli du mois précédent. Cette situation traduit les performances du sous-secteur de l’élevage (+13,7%), la pêche s’étant contractée de 1,6% sur la période. Sur une base annuelle, le secteur primaire hors agriculture et sylviculture s’est, par contre, légèrement replié (-0,4%) en mars 2019, en liaison avec les contreperformances de la pêche (-9,0%).

«Progression de l’activité du secondaire en mars 2019»

En mars 2019, le secteur secondaire a progressé de 11,3%, en variation mensuelle, principalement, soutenu par la fabrication de produits agroalimentaires (+18,6%), la sous-branche «filature, tissage et ennoblissement textile» (+44,2%), la construction (+12,8%), et les activités extractives (+8,3%). Par contre, de faibles résultats sont observés dans le «travail de cuir et la fabrication d’articles de voyage et de chaussures» (-57,7%), le «sciage et rabotage de bois» (23,6%), les industries chimiques (-27,5%) et la fabrication de produits pharmaceutiques (-44,7%). Sur un an, une consolidation de 5,6% est notée dans le secteur secondaire, au mois de mars 2019, particulièrement portée par la fabrication de produits agroalimentaires (+14,7%), les activités extractives (+31,6%), la sous-branche de «filature, tissage et ennoblissement textile» (+16,3%) ainsi que la «production et distribution d’électricité et de gaz» (+13,3%). Cette évolution est, toutefois, atténuée par les faibles résultats du «travail de cuir et fabrication d’articles de voyage et de chaussures» (76,5%), du «sciage et rabotage de bois» (-39,9%) et de la «fabrication de ciment et d’autres matériaux de construction» (-9,9%).

«Hausse des exportations»

Les exportations de biens sont évaluées à 203,3 milliards au mois de mars 2019 contre 171,1 milliards le mois précédent, soit une hausse de 18,8% (+32,1 milliards). Cette situation reflète l’augmentation des ventes à l’extérieur de produits pétroliers (+21,7 milliards), de produits alimentaires (+7,6 milliards), d’engrais minéraux et chimiques (+3,7 milliards) et d’or brut (+3,2 milliards). S’agissant des exportations de produits alimentaires, la progression observée est liée aux ventes à l’extérieur de produits arachidiers (+4,7 milliards), de légumes frais (+1,7 milliard) et de produits halieutiques (+1,2 milliard). En revanche, des contractions respectives des exportations de titane (-7,2 milliards), de ciment (-0,9 milliard) et de zircon (0,8 milliard) sont notées sur la période. Comparativement à la même période de l’année précédente, les exportations de biens ont affiché une hausse de 42,6% (+60,7 milliards) en mars 2019, notamment imputable aux produits pétroliers (+19,1 milliards), aux produits alimentaires (+15,5 milliards), à l’or brut (+15,2 milliards), à l’acide phosphorique (+5,3 milliards) et au zircon (1,4 milliard).

La hausse des exportations de produits alimentaires est essentiellement due aux produits arachidiers (+9,7 milliards) et halieutiques (+5,5 milliards). Toutefois, les exportations de titane et de ciment se sont respectivement repliées de 2,1 milliards et 2,0 milliards, sur la période. Sur le premier trimestre 2019, les exportations de biens se sont confortées de 44,5% (+171,1 milliards), relativement à la même période de 2018. Cette évolution est essentiellement attribuable aux produits alimentaires (+50,3 milliards), à l’acide phosphorique (+42,2 milliards), à l’or brut (+41,3 milliards), aux produits pétroliers (+14,8 milliards), aux «engrais minéraux et chimiques» (+8,0 milliards), au titane (+6,8 milliards) et au zircon (+5,4 milliards). Cependant, les exportations de ciment se sont inscrites en baisse de 3,6 milliards sur la période.

S’agissant des exportations du Sénégal vers l’UEMOA, elles sont estimées à 37,1 milliards au mois de mars 2019 contre 31,9 milliards le mois précédent, soit une progression de 16,2% (+5,2 milliards). Elles ont, ainsi, représenté 18,2% de la valeur totale des exportations de marchandises au titre du mois de mars 2019 contre 18,6% un mois auparavant. La part des produits acheminés vers le Mali, principale destination des exportations du Sénégal dans l’Union, est passée de 58,3% à 53,4% sur la période, en repli de 4,9 points de pourcentage. Les engrais (minéraux et chimiques) et le ciment sont les principaux produits exportés vers le Mali en mars 2019, avec des parts respectives de 32,1%, et 24,7%.

«Baisse des importations»

Concernant les importations de biens, elles sont passées de 350,9 milliards au mois de février 2019 à 310,1 milliards au mois de mars 2019, soit une baisse de 11,6% (-40,8 milliards). Cette situation est attribuable aux produits pétroliers (-38,0 milliards), aux produits alimentaires (-14,8 milliards) et aux «véhicules, matériels de transport et de pièces détachées automobiles» (-5,9 milliards). La baisse des importations de produits alimentaires est en liaison avec le «froment et méteil» (-8,3 milliards), le riz (-7,3 milliards) et le maïs (-1,4 milliard). En revanche, les importations de «machines, appareils et moteurs» et d’«huiles et graisses animales et végétales» se sont respectivement consolidées de 15,0 milliards et 2,7 milliards, en rythme mensuel. Sur une base annuelle, les importations de biens ont progressé de 3,2% (+9,7 milliards), au mois de mars 2019, portées par les «machines, appareils et moteurs» (+18,0 milliards), les produits pétroliers (+4,1 milliards) et les «véhicules, matériels de transport et de pièces détachées automobiles» (+2,9 milliards). Le renforcement des importations de produits pétroliers est imputable à leur composante raffinée (+4,1 milliards), les achats d’huiles brutes de pétrole ayant baissé de 24 millions.

Par ailleurs, les importations de produits alimentaires ont reculé de 10,7 milliards sur la période, en rapport, principalement, avec le maïs (-4,7 milliards), le «froment et méteil» (-3,0 milliards) et le riz (-3,0 milliards). Sur le premier trimestre de 2019, les importations de biens se sont accrues de 22,8 milliards, comparativement à la même période de 2018, pour s’établir à 965,5 milliards. Cette évolution est soutenue par les achats de «machines, appareils et moteurs» (+12,4 milliards) et de «véhicules, matériels de transport et de pièces détachées automobiles» (+10,2 milliards). En revanche, les importations de produits pétroliers et alimentaires se sont respectivement repliées de 8,2 milliards et 7,5 milliards sur la période. La baisse des importations de produits alimentaires est attribuable au riz (-6,0 milliards) et aux huiles et graisses animales et végétales (-5,8 milliards) alors que celle des produits pétroliers est liée aux huiles brutes de pétrole (27,9 milliards). Les achats de produits pétroliers raffinés se sont, pour leur part, accrus (+19,7 milliards).

Concernant les importations de biens en provenance des pays de l’UEMOA, elles sont évaluées à 9,3 milliards au mois de mars 2019 contre 4,0 milliards le mois précédent, soit une hausse de 5,3 milliards. Elles ont, ainsi, représenté 3,0% de la valeur totale des importations de biens au mois de mars 2019 contre 1,1% le mois précédent. La Côte d’Ivoire reste le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone, avec une part évaluée à 48,7% en mars 2019 contre 90,1% le mois précédent. Les achats en provenance de ce pays ont principalement porté sur les «fruits et légumes comestibles», les «bois et ouvrages» et les «matières plastiques artificielles», avec des parts respectives de 18,1%, 7,5% et 7,4%.

Au cours du 1er trimestre de 2019, la gestion budgétaire a été marquée par une accélération significative des dépenses publiques associée à une hausse modérée des ressources budgétaires. En effet, les ressources mobilisées à fin mars 2019, évaluées à 529,6 milliards, se sont accrues de 5,8% tandis que les dépenses ont fortement augmenté, de 57,3% en glissement annuel, atteignant 1014,8 milliards. Au total, le déficit budgétaire est estimé à 485,2 milliards contre un déficit de 144,7 milliards à la même période de l’année précédente.

«Hausse des ressources budgétaires»

S’agissant des ressources, elles sont constituées essentiellement de recettes budgétaires (511,1 milliards) et de dons (18,5 milliards). En glissement annuel, les ressources se sont confortées de 29,1 milliards (soit +5,8%). Cette progression est tirée par les recettes fiscales qui se sont accrues de 11,3% permettant ainsi de contenir la baisse de 41,9% des dons. Concernant les recettes fiscales, leur progression est essentiellement sous-tendue par la bonne tenue de l’impôt sur le revenu, de la TVA à l’import et des droits de douane. En effet, en cumul à fin mars 2019, les recouvrements de l’impôt sur le revenu (99,5 milliards), de la TVA à l’import (91,6 milliards) et des droits de porte (63,9 milliards) se sont respectivement accrus de 12,5%, 13,5% et 9,2%. Cette dynamique a, toutefois, été amoindrie par les replis respectifs, de 13,5% et 13,1%, de la collecte des droits d’enregistrement et de timbre et de la TVA intérieure. Quant aux recettes non fiscales, elles sont chiffrées à 20,8 milliards, en baisse de 2%, en liaison avec les recouvrements au titre des revenus des domaines (-15,1%) et les dividendes (-29,6%). La baisse des dons relève, pour sa part, aussi bien de leurs composantes budgétaire et en capital qui se sont respectivement contractés de 66% et 26,7% pour se situer à 4,2 milliards et 14,3 milliards.

«Exécution soutenue des dépenses publiques»

Au titre des dépenses publiques, elles ont augmenté de 57,3% en glissement annuel, passant de 645,3 milliards à fin mars 2018 à 1014,8 milliards à fin mars 2019. Cette orientation traduit la hausse sur les dépenses d’investissement, les intérêts sur la dette, la masse salariale ainsi que les transferts et subventions. En effet, les investissements globaux sont ressortis à 422,4 milliards en fin mars 2019 contre 220,4 milliards un an auparavant, soit une hausse de 91,6% tirée autant par les investissements financés sur ressources internes (220 milliards) que par celles sur ressources externes (202,4 milliards), en liaison avec l’accélération des programmes d’investissement de l’Etat et le report des dernières opérations non dénouées en fin 2018. Les charges d’intérêt sur la dette (116 milliards) et la masse salariale (182,7 milliards) se sont également confortées respectivement de 54% et 15,9%. La progression des intérêts sur la dette traduit notamment l’impact de l’échéance de l’Eurobond. Au niveau des dépenses courantes, elles sont passées de 191,9 milliards à fin mars 2018 à 293,7 milliards à fin mars 2019, en augmentation de 53,1%, à la faveur, notamment, des charges relatives à l’organisation des élections présidentielles de février 2019 et de la prise en compte des autres dépenses de transferts et subventions. Synthèse de Amadou KA

Mauritanie : Exxon Mobil accélère sa première phase de forage d’exploration

https://www.financialafrik.comLa filiale Exxon Mobil Exploration and Production Mauritania Deepwater Ltd, est  déterminée  à accélérer  la cadence pour sa phase de  son programme de forage d’exploration dans les blocs C-14, C17 et C-22.

Dans cette optique, la structure a procédé, la semaine dernière, à  l’ouverture d’un nouveau bureau à Nouakchott.

Pour la vice-présidente de l’exploration en Afrique subsaharienne et de nouvelles entreprises à Exxon Mobil, PAM Darwin, cette étape  sera décisive pour  accélérer le programme d’exploration des puits, situés en moyenne à 200 kilomètres au large des côtes de Mauritanie.

La vice-présidente a réitéré  l’engagement de son établissement à explorer  d’une manière efficace et efficiente les blocs tout en garantissant le respect des normes environnementales.

Après avoir acquis les licences d’exploration (C-14, C17 et C-22) en 2017, la société a commencé l’acquisition sismique 2D et 3D en 2018.

D’après les responsables, la compagnie procédera, cette année  à l’évaluation du potentiel  de forage  du premier puits d’exploration en Mauritanie.

Selon les clauses du contrat de 2017,  Exxon Mobil détiendra  un intérêt de 90%  contre 10 %  pour la Société Mauritanienne des Hydrocarbures et de Patrimoine Minier.  Ibrahima jr Dia

La Zone de libre-échange continentale entrera en vigueur le 30 mai 2019

https://actusen.sn/Vingt-deux membres de l’Union africaine ont ratifié l’accord prévoyant la création de la Zone de libre-échange continentale, signé le 21 mars 2018 par 49 États africains. Cette dernière verra le jour le 30 mai prochain, mais des règles doivent encore être précisées.

Il était la 22ème ratification requise pour l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale (Zlec), dont l’accord a été signé le 21 mars 2018. C’est désormais chose faite avec le dépôt, le 29 avril, des instruments de ratification de l’accord par Lamin Baali, représentant permanent de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) auprès de l’Union africaine (UA). La création de ce gigantesque marché de 1,2 milliard d’habitants sera ainsi lancée le 30 mai prochain.

Les experts de l’UA et les ministres africains du Commerce devront néanmoins se retrouver en juin à Kampala, en Ouganda, pour finaliser la mise en place des rouages de la Zlec. La rencontre permettra également aux chefs d’État et de gouvernement de l’UA de lancer sa phase opérationnelle, à l’occasion de leur sommet extraordinaire du 7 juillet.

Les défis de la Zlec sont nombreux et importants, notamment l’abaissement des droits de douane et la simplification des procédures aux frontières. Celles-ci sont destinées à augmenter en dix ans les échanges intra-africains de 15% à 25% du commerce total du continent.

Des règles à préciser

Reste néanmoins à définir le rythme et l’importance du désarmement douanier, et à préciser les produits qui en profiteront. La « règle d’origine » doit notamment encore être précisée, puisque pour bénéficier de l’exemption des taxes, un produit devra être majoritairement fabriqué avec des intrants africains dans une proportion encore inconnue.

Autres défis qui attendent la Zlec : démanteler les obstacles non tarifaires et organiser les paiements électroniques transfrontaliers.

D’autre part, la Zlec ne sera pas effective sans l’existence d’organes de dialogue, de surveillance et d’assistance technique qui contribueront à dissiper la méfiance que les pays les plus fragiles éprouveront inévitablement à son endroit. En priorité, un « Organe de règlement des différends » devra être mis en place pour trancher les conflits qui pourraient naître entre les membres. Le bon fonctionnement de ces rouages exigera également des budgets pérennes, dont le financement retenu (une taxe de 0,2% sur les importations du continent) n’est toujours pas acquis.JeuneAfrique

Afrique : les barrières non tarifaires, un défi pour la Zlecaf

Ouestafnews – La mise en œuvre de la Zone de libre-échange continental pour l’Afrique (Zlecaf) est aux yeux de ses promoteurs une voie vers une «croissance plus rapide et plus durable». Toutefois les barrières non tarifaires peuvent constituer un obstacle et aux véritables apports de cette initiative, prévient le Fonds monétaire international (FMI).

«Les facteurs non tarifaires comme l’infrastructure et la logistique du commerce nuisent à l’efficacité des mesures tarifaires conçues pour promouvoir le commerce et pourraient diminuer l’impact de la Zlecaf », souligne le rapport «Perspectives économiques» en Afrique subsaharienne du Fonds monétaire international, rendu public le 30 avril 2019, et dont Ouestaf News a obtenu copie.

Les barrières non tarifaires restent très importantes en Afrique, a souligné Reda Cherif, économiste principal du Fonds monétaire international (FMI). M. Cherif,  a aussi fait savoir que le surcoût des barrières non tarifaires sur le commerce intra-régional est de «l’ordre de 300%».

Par barrières non tarifaires, il faut entendre selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC) tous «les obstacles mis à l’entrée de marchandise étrangères dans un pays, en dehors des droits de douane».

La mise en place de la Zlecaf  reste liée à plusieurs facteurs et doit faire face à plusieurs défis. Lancé en juillet 2018 par l’Union africaine, le projet de Zlecaf a été signé par 52 Etats sur les 55 pays membre de l’Union, «dont 22 pays l’ont déjà ratifié», ce qui veut dire que le traité peut entrer en vigueur, note Reda Cherif.

Dans une étude faite sur la question, l’Ong Enda-Cacid (basée à Dakar), juge nécessaire «la réduction des obstacles tarifaires et non tarifaires, l’uniformisation des règles d’origine (…) la suppression des obstacles non physiques par une bonne politique de facilitation du commerce et des politiques sectorielles communes».

L’objectif de ce traité est d’accroître les flux commerciaux (biens et services) intra-africain à 52% d’ici à 2022, de baisser les impôts tarifaires de 90%, de dynamiser le marché africain.

En 2017, le commerce intra-africain a été estimé à 15% du volume total des échanges commerciaux du continent avec le reste du monde, indique un rapport publié en juillet 2018 sur le commerce par Afreximbank (African Export-Import Bank), une institution d’import-export, basée au Caire (Egypte).

Or, le commerce intra-africain «constitue un élément susceptible de protéger le continent des chocs économiques extérieurs», souligne le document.

L’idée de la Zlecaf, c’est «vraiment d’accroitre le commerce intra-régional africain, de réduire les barrières douanières et non tarifaires, ce qui va permettre de développer un marché et d’attirer les investisseurs vers l’Afrique», indiquait l’économiste sénégalais El Hadji Mansour Samb dans une interview accordée à Ouestaf News en juillet 2018.

En tout, cette zone devrait concerner un marché de 1,2 milliard de consommateurs pour un produit intérieur brut, estimé à 2.500 milliards de dollars, selon le FMI.

La Zone de libre-échange continental s’inscrit également dans un processus devant mener, d’ici à 2028, à la création d’un marché commun et d’une union économique et monétaire en Afrique.

Le commerce intra-régional

«L’Union européenne commerce avec elle-même à hauteur de 70%. L’Amérique du nord avec les Etats-Unis, le Canada et le Mexique commercent entre eux à hauteur de 60%. En Afrique, ce système n’est qu’à 15%», notait Dr Cheikh Tidiane Dièye, directeur exécutif d’Enda-Cacid, dans un entretien accordé à Ouestaf News.

A l’intérieur des communautés économiques régionales (CER) comme  la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Cemac), le Marché commun de l’Afrique-Orientale et australe (Comesa) ou encore la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), «il n’y a quasiment pas de taxes tarifaires», souligne Reda Cherif.

Il signale cependant «l’exception» que constitue l’Union du Maghreb arabe (UMA) où «il y a une taxation importante».

En dehors de ces communautés, «la taxation à laquelle on fait face est aussi importante que les pays hors Afrique», indique l’économiste principal du FMI. Selon le FMI, le commerce intra-régional représente environ «12%  du total des importations africaines en 2017 contre approximativement 5% en 1990».

Selon l’Union africaine, les produits africains ont une «structure de coût compétitive à la sortie de la ferme ou de l’usine», toutefois c’est au cours du transfert que «des procédures relatives au transport, à  l’entreposage, à la manutention et aux douanes affectent le relèvement des coûts d’exportation de la marchandise».

Fidèle à ses traditions, le FMI a récemment multiplié les exhortations à l’endroit des pays africains, notamment sur le taux d’endettement. Toutefois, la légitimité de cette institution et la pertinence de ses avis, demeurent contestées auprès de certains économistes africains. Le Ghana était même allé plus loin en annonçant vouloir se détourner de son aide. Le chef de l’Etat ghanéen avait choisi de ne pas renouveler le programme de sauvetage qui a pris fin en mars 2019, et le Ghana avait adopté on budget 2019 sans l’aide du FMI.ON/mn

Mouhamadou Makhtar Cissé en visite à l’AEME:«l’économie d’énergie doit être la première source d’énergie dans un pays en développement»

https://www.dakaractu.com/ Mouhamadou Makhtar CISSE, le nouveau ministre du Pétrole et des Energies (MPE), a effectué une visite de « contact avec les services » à l’Agence pour l’Economie et la Maîtrise de l’Energie (AEME). Cette «séance de travail » était placée sous le signe du « contact des hommes, serrer des mains, mettre des noms sur les visages ». Cela me parait extrêmement important. Chaque pays à sa structure mentale et la nôtre fonctionne comme ça », a dit le ministre à l’endroit du Directeur Général et du personnel de l’AEME.

Dans son intervention, le Ministre a félicité l’AEME pour le travail qui a été fait dans des situations pas faciles.

« Je connais les contraintes financières de l’Etat, mais on fait avec les moyens du bord. Avec votre dynamisme vous avez réussi à faire des pas importants. Si je le dis, c’est parce que j’ai suivi avec vous et c’est parce que j’étais dans le secteur en tant que Directeur Général de la SENELEC », souligne Mouhamadou Makhtar CISSE.

Parlant d’économie d’énergie, le Ministre du Pétrole et des Energie, a estimé que «l’économie d’énergie est le première source d’énergie dans un pays en développement». «Notre première transition énergétique, c’est de quitter l’obscurité pour avoir la lumière. Notre production est carbone, elle est thermique nous sommes importateurs de pétrole. Notre priorité c’est l’accès à l’énergie», a indiqué le ministre du Pétrole et des Energies qui ajoute qu’une économie quelle qu’elle soit, surtout les nôtres, la principale bataille à remporter, c’est de quitter le charbon, le bois de chauffe pour avoir de la lumière à travers d’autres sources. En effet, il y a des Sénégalais qui s’éclairent toujours à la bougie

Selon le ministre, le Sénégal a la particularité d’être soumis à des chocs exogènes qui impactent nos finances. De même, tous les facteurs de production découlent de l’énergie et de son coût.

«Sur ce long chemin on ne peut pas permettre de gaspiller de l’énergie. On n’en pas déjà assez donc l’économie d’énergie doit être la première source d’énergie dans un pays en développement. Il faut le corriger pour atteindre les objectifs du PSE», dit-il encore.

De même, le Ministre a fait savoir qu’on ne peut pas satisfaire la demande de la clientèle en construisant des centrales. Parce que cela a un coût financier, mais cela a aussi un impact sur l’environnement. Par conséquent, faire de l’économie d’énergie, c’est pas seulement un effet de mode. C’est une problématique éminemment économique.

«C’est ça ma vision des choses. Elle n’est pas de moi. Je la tire du PSE document référentiel des politiques publiques. Comme on est en mode Fast Track il faudra que l’AEME voit avec les autres entités connexes les projets en commun pour aller plus vite pour avoir les résultats plausibles», conclut-il tout exhortant le Directeur Général et le personnel à se mobiliser pour l’atteinte des objectifs fixés par le chef de l’Etat.

Construction d’un indice de pré-émergence économique pour le Sénégal Par Moubarack Lo, Amaye Sy et Mamadou Ngom, Bureau de Prospective Economique (BPE)

L’objet de ce travail est de construire un indicateur qui synthétise et suit le niveau de compétitivité et d’attractivité des pays africains pour l’atteinte de l’émergence économique. Elle s’inscrit dans le cadre conceptuel de l’émergence pris au sens large qui peut être représenté par une image verticale du bas vers le haut, avec un diagramme qui dépeint un « schéma pyramidal ». Selon cette perspective, l’émergence économique d’une nation est subordonnée à l’établissement en son sein d’un environnement de classe internationale et à l’insertion du pays dans l’économie mondiale par la mise en œuvre de réformes politiques volontaristes semblables à celles entreprises par les pays actuellement émergés. Pour suivre la réalisation de cet objectif de renforcement de la compétitivité internationale, il est nécessaire de disposer d’une mesure du niveau d’atteinte de ces prérequis de l’émergence économique. Les indices Doing Business, CPIA de la Banque Mondiale et GCI du World EconomicForum ne répondent que partiellement à ce besoin, car chacun d’eux pris séparément ne couvre qu’un champ limité de tous les prérequis. L’indice de pré-émergence économique vise à proposer une mesure synthétique unique de tous les leviers à actionner pour atteindre l’émergence économique. Il vient s’ajouter à l’indice synthétique d’émergence économique (ISEME) et à celui de la qualité de vie construits par Moubarack Lo et d’autres auteurs et qui s’adossent respectivement à l’avant dernière et à la dernière strate de la pyramide d’émergence.

L’indice de pré-émergence est une agrégation de 13dimensions qui représentent les éléments généralement cités comme contribuant à renforcer la compétitivité internationale d’un pays : les thèmes du « Consensus de Washington » que l’on retrouve comme composante de l’Indice de Compétitivité Globale du World EconomicForum et de l’indice Doing Business de la Banque Mondiale, le Capital humain, la technologie et l’innovation, la promotion et la protection de l’environnement, les infrastructures, l’environnement social, la qualité du secteur public. Les 13 dimensions sont décomposées en 33 sous-dimensions. Par la suite les sous-dimensions ont été subdivisées en 68 composantes qui regroupent 194 indicateurs.

Le choix des indicateurs est ainsi guidé par cette structure en quatre niveaux d’agrégation, ce qui règle, en bonne partie, les corrélations multiples et les difficultés de pondération. Les indicateurs choisis sont autant que possible des facteurs sur lesquels agissent directement des reformes publiques. Ils sont majoritairement des données brutes et proviennent de plus d’une quinzaine de sources différentes et fiables parmi lesquelles, la Banque mondiale, le FMI, l’OMC, l’OMS, les enquêtes nationales démographiques et de sante parrainées par le programme DHS, la fondation Bertelsmann Stiftung. Les données couvrent la période 2000 à 2017 et sont collectées sur 47 pays africains et 17 pays émergés qui servent de référence.

Dès lors que l’indice cherche à mesurer le niveau de réalisation des pré-requis de l’émergence économique, chaque indicateur est divisé par une valeur cible égale à la moyenne de l’indicateur au sein du groupe deréférence des pays émergés entre 2010 et 2016. Ainsi, un niveau de l’indice égal ou supérieur à 1 atteste d’une satisfaction globale des conditions d’émergence économique par le pays concerné.

À partir des choix méthodologiques considérés, testés et validés, un indice composite de pré-émergence économique permettant de mesurer et de suivre le niveau de réalisation des fondements de l’émergence économique est construit. L’indice est calculé entre 2000 et 2016 pour une quarantaine de pays africains.

L’analyse du résultat révèle qu’en 2016 seuls l’Afrique du Sud, l’Ile Maurice et le Maroc satisfont aux conditions d’émergence économique.

En 2016, le Sénégal est classé 7ème sur un échantillon de 40 pays africains avec un taux de réalisation de 47%. Le pays a réalisé des bonds entre 2005 et 2010 passant de 42% à 45% et entre 2010 et 2016 (+2 pts) tandis que la hausse est de 1 point entre 2000 et 2005.Les avancées au niveau des dimensions « Infrastructures », « Qualité du secteur public » « Capital humain, Population, Genre » et « Plan stratégique, Contrôle et Coordination » expliquent cette forte évolution sur les dix dernières années.

  • Tableau: Score du Sénégal par dimension

Tableau 1:Score du Sénégal par dimension

Dimensions Scores
  2000 2005 2010 2015 2016
Capital Humain, Genre, Population 0,35 0,37 0,40 0,44 0,43
Techologie & Innovation  0,35 0,35 0,36 0,37 0,37
Infrastructures ( Energy, Transports, ICT) 0,18 0,19 0,22 0,26 0,27
RegionalIntegration 0,28 0,28 0,28 0,28 0,28
Ouverture, Reseaucommercial & Specialisation 0,27 0,27 0,25 0,24 0,25
National Planning, Monotoring & Coordination  0,54 0,53 0,48 0,52 0,53
Public Finances & Transparency 0,60 0,60 0,62 0,66 0,66
Business RegulationFramework 0,45 0,45 0,45 0,45 0,46
Financial Deepening 0,14 0,13 0,14 0,15 0,15
Quality Of the administration  0,51 0,52 0,52 0,62 0,57
Social Environment 0,43 0,42 0,38 0,40 0,41
Valorisation of Natural Endowments 0,29 0,28 0,25 0,30 0,30
EnvironmentProtection and Promotion 0,25 0,26 0,25 0,29 0,29
Score global 0,41 0,42 0,45 0,47 0,47

 

Affaire Cbao-Bocar Samba Dièye : La Cour suprême casse l’arrêt de la Cour d’appel

Rebondissement dans le contentieux qui oppose le magnat de riz Bocar Samba Dièye à la Cbao. Selon Libération, la Cour suprême a cassé l’arrêt de la Cour d’appel de Dakar, qui avait rendu un jugement en faveur de la banque, et renvoyé l’affaire devant la Cour d’appel de Thiès Dakar pour un nouveau jugement.

Pour rappel, dans cette affaire loin de connaître son épilogue, la Cbao reproche au célèbre importateur de riz de n’avoir pas honoré ses engagements sur une créance de 6 milliards de francs. Ce que ce Bocar Samba Dièye a toujours contesté.

Les mauvais chiffres du transport aérien en février

http://www.lesoleil.sn/ Le mois de février n’a pas été fameux pour le secteur du transport aérien. Selon un document de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), le trafic aérien sénégalais a été marqué pendant cette période par une baisse simultanée du nombre de passagers, du fret et des mouvements d’aéronefs. «Pour le trafic aérien, au mois de février 2019, il a été noté une baisse simultanée du nombre de passagers (-16,6%), des mouvements d’aéronefs (-13,1%) et du fret (-9,3%) comparativement au mois précédent. En valeur absolue, le nombre de passagers au départ et à l’arrivée est passé de 234 584 en janvier à 195626 au mois de février », indique le document. Pendant ce temps, les chiffres du fret sont passés de 3354 tonnes en janvier à 3040 en février, alors que les mouvements sont passés de 2933 au premier mois de l’année à 2549 en février.

Sûreté de l’Aibd : Un marché de 6 milliards pollue l’air

Le juteux marché de la sûreté de l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd), estimé à 6 milliards par an et qui vient d’être filé à Téranga Sûreté Aéroportuaire, aiguise des appétits.

Mais, révèle le quotidien Enquête, la façon peu catholique dont il est octroyé, au nom du fameux « secret-défense », suscite l’indignation des laissés-pour-compte qui ruent dans les brancards.

Sécurité De L’AIBD : Le Français Jean-Martin Jampy Décroche Le Marché Sans Appel D’offres

https://www.walf-groupe.com/ La sécurité de l’aéroport Blaise Diagne de Diass aiguise les appétits et suscite la même indignation chez ceux qui sont une nouvelle fois écartés de ce lucratif contrat. Pour la seconde fois, le marché a été accordé, dans le cadre d’un gré à gré, à Teranga sûreté aéroportuaire.

Le marché de la sûreté de l’aéroport Blaise Diagne de Diass est un gros morceau. Depuis l’ouverture de l’infrastructure en décembre 2017, c’est la société Teranga sûreté aéroportuaire qui en a bénéficié, par le biais d’un marché de gré à gré. Pour un montant annuel de 6 milliards de francs Cfa facturé à la Haute autorité des aéroports du Sénégal (Haas).

Dans cette affaire, malgré le montant important en jeu, et alors qu’un appel d’offres s’imposait pourtant, au regard du Code des marchés publics, il n’en a rien été et Teranga a pu ainsi facturer 500 millions de francs Cfa par mois, payés rubis sur l’ongle, pendant 12 mois. Ce contrat portant “mesures additionnelles de sûreté’’ pour l’Aibd est arrivé à son terme, en ce mois d’avril. La hâte avec laquelle l’Aibd a été mis en service justifiait peut-être ce marché en gré à gré. Mais pour le renouvellement du contrat, les différents acteurs de la plateforme aéroportuaire de Diass escomptaient bien qu’il y aurait un appel à la concurrence entre les sociétés de sûreté présentes sur le terrain.

De même que les syndicalistes du Suttaas (Syndicat unique des travailleurs du transport aérien et des activités annexes du Sénégal) qui estiment que «la situation des travailleurs s’est précarisée avec l’octroi d’un marché de gré à gré, aussi bien pour Air Sénégal que pour Aibd, à la même société Teranga’’. Pour le renouvellement du marché, l’annonce d’un appel d’offres avait bien été publiée sur le site de l’Armp, qui liste les marchés de l’Etat. Mais, au final, les termes de référence n’ont pas été publiés et aucun cahier des charges n’a été communiqué aux postulants potentiels, car l’appel d’offres a été annulé.

En effet, selon nos sources, les autorités politiques ont fait pression sur la Haas pour qu’elle reconduise en marché de gré à gré la sûreté d’Aibd au profit de Teranga. C’est ainsi que la Haute autorité des aéroports du Sénégal a finalement cédé et a reconduit le contrat de Teranga, en marché de gré à gré. Les arguments des autorités politiques ont été de dire que le marché de la sûreté d’Aibd relève du “secret défense’’. De ce fait, on peut passer outre les dispositions du Code des marchés publics. Ceci est étonnant, parce que, pour la sûreté de tous les aéroports de la zone Uemoa, il y a toujours un appel d’offres. L’Aibd est un aéroport civil et non militaire.

Pour rappel, Teranga appartient au Français Jean-Martin Jampy, à travers sa société d’intelligence économique Isao créée en 2017. Jampy est un ancien officier de la marine française qui a été, dans le passé, directeur de la Communication et de la Sécurité de la Sococim, jusqu’au début des années 2000. D’ici l’expiration de l’agrément de Teranga pour Aibd, qui reste encore à courir pour près de deux ans, selon nos sources, il n’y aura pas d’appel d’offres pour le marché de la sûreté d’Aibd. Au grand dam des sociétés concurrentes de Teranga, pourtant plus expérimentées, car exerçant au Sénégal depuis plus d’une décennie.Enquête

500 tonnes de déchets chimiques à Senchim : Le ministre de l’environnement veut circonscrire les risques

https://www.dakaractu.com/ L’usine Senchim qui excellait dans la production de produits phytosanitaires et qui a fermé boutique depuis 2016, reste à écouler près de 500 tonnes de déchets chimiques. Une raison pour laquelle le ministre de l’environnement et du développement durable Abdou Karim Sall a fait une descente pour évaluer les risques du stockage de ces produits toxiques et ainsi proposer avec la direction de l’usine des dispositions à prendre pour davantage sécuriser ce stock.

Auchan Accusé De Vendre Des Produits Périmés

https://www.walf-groupe.com/ La chaîne de grande distribution Auchan fait encore parler d’elle. Et, cette fois, c’est ce qui est dans ses rayons qui suscite le mécontentement.

En effet, de nombreux clients se sont plaints ce lundi en se rendant au magasin sis à Nord Foire. Selon eux, 80% des produits (yaourt) avaient atteints leur date de péremption. Et comme explication, les responsables dudit magasin ont argué que cela les avait échappé.

PLUSIEURS TONNES D’ANACARDE EN SOUFFRANCE,FAUTE D’ACQUÉREURS

http://www.emedia.sn/ C’est la panique générale chez les exploitants de la filière anacarde au sud du pays. Contrairement aux années précédentes, le prix au kilo peine à dépasser la barre des 250 F CFA, alors que l’année dernière, l’exportation du produit à partir du port de Ziguinchor avait occasionné un chiffre d’affaires de 20 milliards F CFA, selon le service départemental de développement rural de Goudomp. Pour les acteurs, il faudrait aller vers la création d’unités de transformation locale du produit.

Casamance : Quand L’anacarde Vide Les Salles De Classe

https://www.walf-groupe.com/  L’opportunité financière qu’offre l’anacarde n’est pas sans conséquence sur la jeunesse. Au contraire, cette catégorie sociale vit désormais ce qui peut être considérée comme une tyrannie du cajou.

Dans une Casamance à peine en résurrection économique, rares sont les filières qui offrent des opportunités d’emplois, et donc d’avoir une certaine disponibilité en terme d’argent. Du coup, beaucoup de jeunes et d’enfants se tournent pendant cette période vers cette activité de collecte de noix de cajou. Dans certaines localités comme la commune de Boutoupa Camaracounda, l’inquiétude devient de plus en plus grandissante avec la faiblesse des notes scolaires au second semestre. «Chaque année, on constate une baisse des résultats scolaires au mois de mai qui correspond au début de la campagne anacardière. Parce que tout simplement, les élèves ont l’esprit à la récolte de noix de cajou. Une activité qui impacte les rendements scolaires au second semestre», fait constater un professeur pour s’en offusquer. «Certains élèves abandonnent tout simplement les classes pendant cette période de l’année parce que trop occupés par cette nouvelle activité lucrative», renchérit notre interlocuteur qui pointe du doigt les parents. Le sujet était d’ailleurs au centre d’un forum organisé le mois dernier au Cem de Mpack. Il a donc été question au cours de cette rencontre de sensibiliser les parents, mais aussi, les élèves pour les amener à créer une articulation intelligente entre les études qui constituent la priorité et les activités de collecte de l’anacarde qui permettent par ailleurs de faire reculer les frontières de l’indigence dans ces zones en proie à des difficultés économiques nées de la crise en Casamance.Mamadou Papo MANE

Les producteurs de pommes de terre de la zone des Niayes ne savent plus où donner de la tête : LES PRODUCTEURS SE REBELLENT CONTRE LES INDIENS

https://www.seneplus.com-L’As-Les producteurs de pommes de terre de la zone des Niayes ne savent plus où donner de la tête, parce partagés entre le marteau des banques qui réclament le paiement des dettes et la mévente de la production, suite à la saturation du marché. En assemblée générale ce week-end à Diogo, le collectif des producteurs de pommes de terre des Niayes a affirmé que plus de 30.000 tonnes sont actuellement en souffrance dans la zone. Il s’est par ailleurs rebellé contre les Indiens avant d’indexer la complicité des services de l’Etat.

Le collectif des producteurs de pommes de terre de la zone des Niayes a laissé éclater sa colère ce week-end à Diogo. C’était pour protester contre la mévente de la pomme de terre, pour cause de saturation du marché, suite à la production versée par les exploitants indiens. Partagé entre le marteau des institutions financières qui réclament le paiement des dettes contractées et l’enclume de cette mévente, le collectif s’est rebellé contre les Indiens, avant d’indexer la complicité des services de l’Etat. Il s’agit de l’Agence de Régulation des Marchés (ARM) et la direction de l’horticulture qui, aux yeux du collectif, n’ont rien fait pour protéger les producteurs nationaux. C’est pourquoi, souligne le producteur Issa Oumar Basse, qui porte la parole du collectif, pas moins de 30.000 tonnes de pommes de terre sont actuellement en souffrance dans la zone des Niayes. Selon lui, sur la base des semences et des superficies emblavées, mais aussi de la productivité dans les Niayes, qui avoisine les 30 à 35 tonnes à l’hectare, il y a plus de 30.000 tonnes de pommes de terre en souffrance, faute d’opportunités d’écoulement, parce que tout simplement l’Etat du Sénégal a choisi d’emprunter la voie de la création artificielle de milliardaires indiens. A l’en croire, sur le marché, la pomme de terre est bazardée à moins de 200 Fcfa le Kg et dans ces conditions, les producteurs ne peuvent pas du tout s’en sortir, d’autant plus qu’il faut dépenser pas moins de 1,7 million de Fcfa, pour exploiter correctement un ha de pommes de terre. Il ajoute que l’Etat du Sénégal a donné aux Indiens 3.000 ha de terres, qu’ils utilisent pour concurrencer de façon abusive et déloyale les producteurs nationaux qui évoluent dans la zone des Niayes.

Et pourtant, dit-il, ces producteurs sont en mesure de satisfaire la demande nationale estimée à 95.000 tonnes par année. A l’en croire, l’année dernière, à cause des indiens, il y a eu une production globale de 150.000 tonnes, soit presque le double des besoins du marché. C’est parce que la stratégie des indiens, c’est d’inonder le marché de manière à ce que tous les prix s’affaissent, pour décourager les petits producteurs sénégalais, dans l’objectif de contrôler le marché ensuite et gérer le monopole de cette production. Il rappelle qu’il y a deux ans, les sénégalais consommaient de la pomme de terre pourrie qu’ils achetaient à 700 Fcfa le kg, au mois d’Août, notamment durant la période de la tabaski. C’est parce que tout simplement ces indiens avaient inondé le marché avec une production de 60.000 tonnes, avant de mettre une partie dans des chambres froides pendant 5 mois. C’est ce qui est à la base du pourrissement car la pomme de terre ne peut résister dans une chambre froide pendant 5 mois. C’est ainsi qu’il a appelé l’Etat du Sénégal à arrêter cette invasion indienne dans un secteur qui peut être tenu efficacement par des nationaux.

Dans toute la zone des Niayes dit-il, de Cayar à Potou, il n’y a que des maisons modernes qui ont été construites alors que c’était des cases il y a 10 -15 ans. C’est avec l’agriculture, l’horticulture, le maraîchage, la production de pommes de terre, d’oignons, que ces sénégalais ont pu changer leur mode de vie et leurs conditions d’existence se sont améliorées. Et tout d’un coup, se désole-t-il, des étrangers sont venus casser cette dynamique. L’Etat doit prendre ses responsabilités et jouer le rôle qui est le sien.

Il ajoute : « nous ne sommes pas contre les étrangers, mais il est du devoir de l’Etat de protéger ses petits producteurs, surtout quand ils sont bien capables d’approvisionner correctement le marché. Un sénégalais ne peut pas avoir un seul lopin de terre en Inde, pour exercer une concurrence déloyale contre des indiens ». D’après lui, il y a actuellement une surproduction de pommes de terre et d’oignons sur le marché et les prix sont en train de s’affaisser. C’est pourquoi les producteurs ne parviennent plus à vendre, alors qu’ils ont emprunté de l’argent au niveau des banques. C’est ainsi qu’ils risquent de se décourager et de ne pas produire l’année prochaine, ce qui se traduira par une misère au niveau des foyers respectifs.

LES PRODUCTEURS DE DAGANA INCRIMINENT LES INDUSTRIELS

https://www.seneplus.com/ http://www.sudonline.sn Le courant ne passe plus vraiment entre les producteurs de tomates de Dagana et les industriels intervenant dans le secteur.

Les responsables des 09 unions villageoises de Dagana ont vigoureusement dénoncé l’attitude de ces derniers qui ont unilatéralement violé les contrats qui les lient concernant la campagne fraiche 2019. Des manquements  qui ont occasionné de lourdes pertes dans les productions. La situation  risque de causer le non-remboursement par les producteurs de leurs dettes s’élevant à hauteur de 225 millions de nos francs contractées à la Cncas pour la présente campagne. Lesquels producteurs de tomate ont aussi profité de l’occasion pour lister les nombreux maux qui plombent leur filière.

Les temps ne  sont plus comme avant chez les producteurs de tomates. Des unions villageoises de Dagana ont exprimé leur colère fustigeant ainsi le manque de considération notoire de la part des industriels. A en croire le secrétaire administratif de l’union zone A de Dagana, les agriculteurs n’en peuvent plus de cette situation qui est de trop. « La filière tomate est à l’agonie et va sûrement à sa mort si rien n’est fait pour arrêter les industriels véreux. Depuis plus de 20 ans, la filière tomate ne fait que chuter d’année en année. Le prix du kilogramme de la tomate est resté toujours à 51,5 francs pendant deux décennies, alors que les prix des intrants ne cessent de flamber. Cela est vraiment une injustice. Même le son du bétail « ripass » qui est un sous-produit du riz coûte trois fois plus cher que le kilo de la tomate fraiche », a déploré Iba Diop.

Très remonté contre les industriels, M. Diop de révéler que des milliers de tonnes pourrissent dans les périmètres, faute de moyens de transport pour les évacuer vers les usines. « Dans les contrats, ce sont les industriels qui doivent procéder à l’enlèvement en nous fournissant des camions quotidiennement pour que la production ne pourrisse pas dans les champs. Mais ils ne le font pas pour mieux spéculer. Or, sous le magistère de Feu président Fédior, avec un seul industriel, la filière parvenait à produire plus de 80.000 tonnes, alors qu’avec 03 industriels, les producteurs peinent terriblement à écouler moins de 50.000 tonnes. Ce qui montre qu’il y a un sabotage de leur part pour tuer la filière et les producteurs. Mais nous ne l’accepterons jamais car nous ne connaissons que l’agriculture  » a-t-il martelé.

Raison pour laquelle les unions de Dagana invitent les autorités étatiques à se pencher rapidement sur cette situation catastrophique. D’autant que les producteurs  de Dagana ont  emprunté un crédit de 225 millions de francs Cfa auprès de la Cncas pour la campagne saison froide 2019. « Les manquements des industriels  constituent un goulot d’étranglement pour les producteurs parce que nous sommes endettés jusqu’au cou et les pertes subies ne favorisent pas le remboursement des crédits. Heureusement, les dirigeants de la Cncas sont descendus sur le terrain pour constater de visu la violation des contrats par  les industriels », a expliqué Lamine Diop, avant d’ajouter que la liste des difficultés des producteurs de tomates est loin d’être exhaustive.

Selon le président de l’Union de Dagana, cette situation critique pousse à exiger l’audit de la filière tomate et la destination des 0,5F prélevés sur chaque kilogramme de tomate pesée pour que la structure puisse retrouver sa véritable place de défense des producteurs de tomates. Pour Lamine Diop, l’Etat est aussi interpellé sur l’enveloppe de plus de 1 milliard  500 millions francs Cfa qui a été allouée à l’épongement des dettes des producteurs et du matériel agricole de mauvaise qualité octroyé à leur union. A l’issue de la rencontre, les producteurs ont tendu une main  au nouveau ministre de l’Agriculture et au patron de la Saed pour une collaboration franche au bénéfice des acteurs du secteur agricole.YVES TENDENG

 COUPE DE FILAOS, 24 HECTARES MORCELÉS, AVANCÉE DE LA MER…LA BANDE ÉCOLOGIQUE VERS UN EXIL SANS RETOUR

http://www.emedia.sn/« Un corps sain dans un environnement sain ». Cet adage semble être la cheville ouvrière des habitants de la cité Gadaye, dans la commune Yeumbeul Nord. Ces derniers se battent, depuis plusieurs mois, contre les autorités locales et administratives, pour la sauvegarde du littoral qui subit de graves agressions humaines, avec des conséquences directes sur leur vécu quotidien.

Elle séparait la mer des habitations. Aujourd’hui, elle tend vers une disparition de la carte. La bande écologique de la cité Gadaye, dans la commune de Yeumbeul Nord, qui prend départ à la commune de Sam Notaire, à Guédiawaye (Rond-point Gadaye sur la Vdn 3 : Ndr), est menacée. Présentement, elle subit un inquiétant changement au fil des semaines. Les filaos qui longeaient le long de cette bande et qui servaient parfois de lieux d’excursion ont complètement disparu de la carte postale. De gros engins ont fini de raser les dunes, laissant la surface entourée de tôles en zinc dans un immense état de tristesse et faisant craindre le pire avec l’avancée de la mer dont les populations ne sont désormais plus séparées que par le prolongement de la VDN.

Hady Ba@hadyba_

1)    Tu déboises la forêt qui te protégeait de l’avancée de la mer
2) Tu construis une autoroute
3) Tu pleurniches parce que l’avancée de la mer menace ta si belle route!
4) Tu mendies de l’argent pour reboiser http://emedia.sn/Avancee-de-la-mer-Une-operation-de-reboisement-lancee-pour-sauver-la-VDN-3.html …

« Il y avait des filaos aux alentours et sur toute l’étendue de la bande. Ce sont ces filaos qui nous séparaient de la mer. Des gens venaient de divers horizons pour y passer des journées pendant l’été. C’était un lieu d’excursion. Même des étrangers venaient y passer des journées », nous signale le président du mouvement citoyen Juugal Sunu Bopp, Ameth Faye.

Cette destruction abusive des filaos au motif de morcellement en terrains viabilisés est une réelle menace pour les populations de Gadaye qui vivent à proximité de la mer. Ces filaos ne constituaient pas uniquement un décor. Ils jouaient un rôle non-négligeable dans la protection de l’environnement si l’on en croit le Professeur Adams Tidiani, habitant de la zone. « Les filaos sont là pour arrêter l’érosion côtière et l’avancée du désert. Si vous les enlevez, vous exposez les populations au danger », fait-il savoir. D’ailleurs, rappelle M. Tidiani, « au Sénégal nul n’a le droit de couper un arbre sans l’autorisation des services des Eaux et Forêts ». L’environnementaliste s’étonne d’ailleurs de voir les populations laisser des promoteurs immobiliers couper des arbres sans pour autant qu’elles s’y opposent farouchement.

24 hectares morcelés…

La coupe des filaos n’est pas la seule complainte des habitants de Gadaye. Cette bande de 24 hectares, jadis considérée domaine classé, a été viabilisée pour des habitations supplémentaires. « C’est ce qui nous étonne ! Cette bande est un domaine classé. Pour son déclassement, il faut un décret. Et, pour un décret de déclassement, il faudrait, au moins, des études d’impact environnemental, technique et populaire », croit savoir le Coordinateur du Forum civil, section Guédiawaye, Pape Michel Mendy. Pourtant, son inquiétude est bien prise en compte, si l’on en croit le maire de la commune de Yeumbeul Nord. Interpellé sur la question, Daouda Ndiaye révèle l’existence d’un décret de déclassification de cette bande. « C’est une zone déclassée par décret présidentiel. La mairie a effectué des lotissements administratifs dans cette zone. Une commission est mise en place et les plus chanceux vont en bénéficier », jure l’autorité municipale.

Même si le maire parle de lotissement administratif, après vérification, il ressort que les terrains morcelés sur cette bande de Gadaye font l’objet de marchandage. « La bande est morcelée. Près de 800 terrains sont en train d’être vendus à des prix qui varient de 15 à 20 millions F Cfa », nous renseigne une source très impliquée dans ce combat pour la préservation du littoral. Les propos de notre interlocuteur sont étayés par une vidéo d’un promoteur immobilier qui fait la pub de ces terrains à vendre sur la bande de Gadaye.

Sauvegarde du littoral avec la Banque mondiale

Cet état de fait contraste mal avec l’engagement pris par l’Etat du Sénégal auprès de ses bailleurs de fonds. Effet, le Sénégal avait bénéficié, au mois d’avril 2018, d’un financement d’une valeur de 15 milliards de F CFA de la Banque mondiale. Lequel financement était destiné à la protection des côtes sénégalaises. « Ce projet a pour objectif de promouvoir diverses mesures de lutte contre l’érosion côtière notamment la fixation des dunes, la restauration de zones humides et de mangroves, le chargement des plages, la construction d’ouvrages et de protection et digues », se réjouissait, après la signature de l’accord, l’ancien ministre de l’Économie des Finances et du Plan, Amadou Ba.

Cet accord de l’Etat du Sénégal avec la Banque mondiale pousse les récalcitrants au morcellement de la bande de Gadaye à ne pas lâcher du lest. « Nous avons saisi toutes les autorités compétentes pour dénoncer cette agression du littoral », révèle Ameth Faye. Babacar FALL

MOUHAMADOU SARR, PRESIDENT DE L’UNION DES MENUISIERS DU SENEGAL‘’La part de l’artisanat local dans la commande publique est un droit’’

http://www.enqueteplus.com/ Le chef de l’Etat avait promis, en 2013, lors du Conseil des ministres décentralisé à Tambacounda, d’octroyer 15 % de la commande publique aux artisans locaux. Mais, selon le président de l’Union des menuisiers du Sénégal (Ums) Mouhamadou Sarr, cette directive n’a pas été respectée. Dans une interview accordée à ‘’EnQuête’’, il revient sur les problèmes qui plombent le développement de leur secteur, le Code forestier, le décret présidentiel pris après la tuerie de Boffa Bayotte…

Comment décrivez-vous, aujourd’hui, le secteur de l’artisanat sénégalais, notamment celui de la menuiserie ?

Dès 2012, après l’élection du président de la République Macky Sall, nous avions beaucoup d’espoir, à travers ses déclarations. Et même des directives qui ont été données. Il avait dit, lors du Conseil des ministres décentralisé de Tambacounda, en avril 2013, qu’il va octroyer 15 % de la commande publique aux artisans locaux. Cela n’a pas été fait. L’employabilité des jeunes dont il parle, on ne peut l’avoir que dans le secteur de l’artisanat. Aujourd’hui, il parle de la modernisation de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage. Mais personne n’entend parler de celle du secteur de l’artisanat. Nous avons des équipements qui datent de très longtemps. Et il n’y a pas une vision claire sur le développement de notre secteur, ni de politique de modernisation. Donc, l’artisanat manque de tout. Les textes qui régissent nos chambres de métiers sont vétustes.

Le Sénégal devrait s’orienter vers les assises de l’artisanat. Nous venons d’avoir un nouveau ministre. Mais il n’y aura qu’une continuité. Il n’y aura pas de changement. Le changement, c’est une vision, un engagement, une volonté. Il faut créer un cadre pour pouvoir harmoniser toutes les ressources, personnes, les directions qui sont dans le secteur. Parce que l’artisanat est logé dans l’architecture du ministère de la Formation professionnelle. Or, il méritait d’avoir un ministère plein. L’Etat devrait accompagner les artisans, petit à petit, vers l’industrialisation. Ce qui permettrait à un artisan de se développer progressivement pour devenir une petite et moyenne industrie (Pmi) et, plus tard, une grande industrie. Mais, ce qu’ils font, c’est du copier-coller. La formation professionnelle n’a rien à voir avec l’artisanat. La formation professionnelle est classique. Et le ministre de tutelle, Mamadou Talla qui vient de quitter, durant les 7 ans qu’il a passés à la tête de ce département, ne s’est focalisé que sur la formation professionnelle. Rien n’a été fait dans le secteur de l’artisanat.

Donc, vous voulez dire que les directives du chef de l’Etat ne sont pas respectées, surtout par rapport à la part de l’artisanat dans la commande publique ?

Dans la commande publique, il ne doit pas y avoir de part de l’artisanat local, c’est un droit. La commande publique doit être dédiée à la main-d’œuvre locale. Ce n’est pas seulement l’artisanat. La commande publique de l’Etat, c’est en termes de bureau, de matériel, etc. On regarde ce qui peut être fait ici, on le commande à la main-d’œuvre locale. C’est un droit, ce n’est pas une part qu’il doit nous donner. Celui qui aspire à diriger un pays doit faire en sorte que ses fils et filles puissent accéder à un meilleur cadre de vie. Pour les artisans et les ouvriers, c’est à l’Etat de créer le cadre pour qu’ils puissent faire parfaitement leur travail, accéder aux marchés, à des formations, aux financements, aux fonciers, etc. L’artisanat a un problème, notamment, sur les ‘’4 F’’.

Il s’agit de la formation, du foncier, de la formalisation et du financement. Dans toutes les communes du Sénégal, il n’y a pas une politique vis-à-vis des artisans qui consiste à créer un cadre propice, des villages artisanaux, une zone industrielle, à la recherche de partenaires pour les accompagner, etc. Aucune de nos chambres de métiers n’est dans cette directive. Nous sommes laissés à nous-mêmes. Ceci, malgré des slogans qu’on donne par-ci, par-là dans les déclarations politiques qui ne sont pas suivies. L’heure est grave, nous devons faire comme l’agriculture et la pêche, en essayant de voir les voies et moyens pour moderniser le secteur.

Vu que la formation des acteurs de votre secteur reste un défi à relever, est-ce qu’ils sont en mesure d’assurer la commande publique ?

Ce n’est pas un prétexte. L’éducation et la formation, c’est du devoir de l’Etat de les assurer à ses citoyens. Il doit mettre en place un dispositif. Cela existe. Mais c’est utilisé à des fins politiques. Aujourd’hui, on a l’Office national pour la formation professionnelle (Ofnp), le Fonds national pour la formation professionnelle (Fnfp), la Direction de l’artisanat, celle de l’apprentissage, celle des petites et moyennes entreprises (Pme). Pourquoi ne pas articuler toutes ces structures en une seule, forte, pour répondre aux aspirations des ayants droit ?

Et par rapport à l’accès au financement, le chef de l’Etat a récemment mis en place des instruments tels que la Der. Est-ce que vous vous voyez dans ces dispositifs ?

C’est vrai que la Délégation à l’entreprenariat rapide (Der) a financé des Sénégalais, des artisans, des chauffeurs, etc. Mais c’est un financement qui vise la politique. On était à l’approche de l’élection. On a débloqué 30 milliards de francs Cfa qu’on a mis dans une caisse pour voir dans quels secteurs injecter de l’argent. Or, je parle de politiques sectorielles pour l’artisanat. Nous devons organiser les assises de l’artisanat pour que les acteurs, les pouvoirs publics, les bailleurs de fonds réfléchissent ensemble pour mettre en place un document de mise en œuvre de politiques de modernisation du secteur. Ce n’est pas seulement la Der, même le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) fonctionne de la même manière.

J’avais déposé un dossier au Fongip, mais cette structure, c’est une coquille vide. Ce qu’on a dit à travers les missions de ce fonds et ce qu’il en est vraiment, c’est différent. Il disait que l’artisan, l’agriculteur ou l’éleveur qui n’avait pas de garantie pour accéder à un financement, le fonds est venu pour combler ce gap. En mettant en place un budget dans les banques pour garantir les projets des porteurs de projets. Mais ils ne l’ont pas fait. Si on apporte son projet, on demande une garantie et on dit que le Fongip n’intervient que selon un taux d’intérêt. Le slogan annoncé et la réalité des faits n’étaient pas la même chose. Ce qui fait que le Fongip n’a pas eu de résultats.

Est-ce que les projets qui sont soumis à ces structures sont banquables, avec un bon business plan ?

Tout cela, c’est l’échec des pouvoirs publics. L’Etat n’a pas la responsabilité de créer des emplois, mais il lui revient de créer le cadre macroéconomique. Il doit mettre en place des institutions administratives comme financières. Il doit encadrer ses promoteurs, ses entreprises. Les Chinois qui sont là, à qui on a donné nos autoroutes et autres, les ouvriers qu’ils emploient sont des prisonniers de leur pays. La Chine, en négociant avec d’autres pays, prend en compte ses ressortissants qui ont des peines ou qui n’ont pas d’emplois, en signant des conventions avec nos Etats pour les accompagner. En plus, ils encadrent leurs entrepreneurs. L’Etat doit former les entreprises à être compétitives.

Pour l’exploitation du bois, l’Ums préconise la suppression des quotas régionaux au profit de ceux nationaux. Qu’est-ce que cela signifie ?

L’exploitation du bois est légiférée dans le Code forestier. Jusqu’ici, les quotas sont délivrés aux exploitants en collaboration avec les chambres de métiers. Cette procédure nous crée beaucoup de problèmes. Parce que le menuisier n’a pas accès à ces quotas. Il achète le bois aux exploitants. Il n’a qu’un reçu d’achat. Quand il transforme le produit pour en faire un bureau, une armoire, etc., le service forestier peut venir dans son atelier pour lui demander ses papiers. S’il ne les a pas, on saisit ses produits. C’est pourquoi nous disons qu’il faut harmoniser cette exploitation, en collaboration avec les acteurs, les exploitants, les menuisiers, mais aussi les chambres de métiers. Jusqu’ici, il fallait passer par des réformes. On doit revoir la mission assignée à nos chambres de métiers. Elles doivent descendre à la base, discuter avec les artisans pour leur donner l’information requise pour les orienter vers d’autres perspectives.

Après les évènements de Boffa Bayotte, le chef de l’Etat avait sorti un décret pour interdire l’exploitation de la forêt, de la coupe de bois…

Depuis lors, nos braves menuisiers qui sont dans le Sud ont d’énormes problèmes. Ils ne vont plus travailler, parce qu’ils n’ont plus accès au bois. Depuis plus de 6 mois, ils sont en chômage technique. Jusqu’à la veille de l’élection, ils étaient dans l’embarras. Beaucoup de personnes disent qu’Ousmane Sonko a gagné Ziguinchor. C’est vrai, c’est de la politique. La Casamance n’a pas voté Sonko, elle a sanctionné Macky Sall. Lors de la campagne présidentielle, le président Sall, en entrant à Ziguinchor, a été intercepté par les acteurs, avec leurs pancartes, lui disant qu’ils voulaient le rencontrer. Il a foncé. Idrissa Seck a fait la même chose, de même qu’Issa Sall et Madické Niang. C’est seulement Sonko qui les a reçus. Il leur a dit : ‘’Votez pour moi. Si je gagne, je vais rationnaliser la forêt.’’

Parce que la première ressource dans ces quatre régions Sud (Ziguinchor, Tamba, Kolda et Sédhiou) c’est la forêt. Si on l’interdit à la population, elle n’aura pas d’autres choix. Donc, le président doit revenir sur sa décision et accompagner ces acteurs, les aider, les orienter. On ne dit pas qu’il faut laisser les gens exploiter la forêt n’importe comment, parce que c’est bien légiféré.

A ce propos, nous envisageons d’organiser un forum sur ‘’L’exploitation des ressources forestières et la maitrise de notre environnement : quelles perspectives pour un développement durable de nos terroirs ?’’. Nous voulons, à travers cela, que le président de la République et tous les acteurs autour de cette question puissent trouver une issue pour une solution alternative pour le court, moyen et long terme. Préserver la forêt oui, mais chercher des solutions pour que les professionnels, qui ne veulent pas aller en mer pour l’émigration clandestine, travaillent au service de leur patrie. Que l’Etat puisse les accompagner pour qu’ils aient des unités de production, des centrales d’achat pour avoir le bois et le commercialiser.

Mais est-ce que les menuisiers maitrisent réellement le Code forestier ?

Non. Le Code forestier doit faire l’objet d’un atelier de partage vis-à-vis des menuisiers, des exploitants, des collectivités locales. Parce que ces dernières contrôlent le foncier. La Chambre des métiers, en première ligne, doit extraire ce code, en collaboration avec les ministères, pour organiser un atelier pour qu’ils comprennent ce qui est légiféré. C’est pareil pour le Code de l’artisanat. Les artisans ne le connaissent pas.MARIAMA DIEME

Les Syndicats du Trésor et des Impôts font bloc 

l’As-Le Syndicat Unique des Travailleurs du Trésor (SUTT) etle Syndicat Autonome des Agents des Impôts et des Domaines (SAID) ont décidé de s’unir pour mener ensemble la lutte pour la prise en charge de leurs doléances. Les responsables de ces deux syndicats du ministère des Finances et du Budget, qui se sont réunis hier, ont constaté, pour le déplorer, la précarité qui prévaut au sein de ces administrations, piliers essentiels dans la mobilisation des ressources publiques, dans l’exécution de la loi de finances et dans la sauvegarde des deniers publics. Ils ont passé en revue les problèmes au sein de la Direction générale des impôts et des domaines (DGID) et de la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor. (DGCPT). Les secrétaires généraux du SUTT et du SAID ont noté des points de convergence dans les voies et moyens d’une meilleure prise en charge des revendications de progrès portées par les deux syndicats. Des revendications qui portent sur l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel de ces directions, l’élaboration de plans de carrière clairs et cohérents pour tous les corps en passant par le recrutement du personnel. Raison pour laquelle, Ma Diakhaté Niang (SUTT) et Bassirou Diomaye Faye (SAID) vont conjuguer, désormais, leurs efforts afin de mieux prendre en charge la défense des intérêts matériels et moraux de leurs membres, notamment sur les questions transversales.

Ne quittons pas ces deux syndicats pour dire qu’ils vont mettre en place un plan d’actions unitaire des syndicats du ministère des Finances et du Budget et travailler à l’efficacité de luttes syndicales pour de nouvelles conquêtes au profit des travailleurs dans la fonction publique. Ils ont souligné la gravité des missions assignées aux agents des administrations des impôts et du Trésor, qui, ainsi engagent, à plusieurs stations de travail, leur responsabilité personnelle et pécuniaire. C’est la raison pour laquelle, ils invitent les autorités politiques à une meilleure prise en charge de leurs préoccupations et à plus d’ouverture dans la prise en charge des questions revendicatives pour préserver la sérénité indispensable à la performance optimale souhaitée au sein de leurs directions respectives.

Impossibilité d’augmenter les salaires : la Cnts/Fc déclare la guerre à Macky Sall

http://www.dakarmatin.com/ La  confédération nationale des travailleurs du Sénégal/ Force du changement (Cnts/Fc) en digère pas la sortie du chef de l’Etat Macky Sall qui a déclaré qu’il ne peut pas augmenter les salaires, lors de la remise des cahiers de doléances par les organisations syndicales le 1ermai.

Le Secrétaire général Cheikh Diop et compagnie qui estiment que cette sortie de Macky Sall est un manque de considération à l’endroit des travailleurs, comptent, par l’action et la lutte syndicale, faire revenir le président Sall sur sa décision.

« Le chef de l’Etat n’a donné satisfaction à aucune de nos préoccupations, même pas ce qui est possible et a commencé à connaitre des débuts de solutions et que ses réponses vont certainement bloquer », a déploré Cheikh Diop, « choqué » d’entendre le chef de l’Etat relayer certains propos.

Face à cette situation, la  confédération nationale des travailleurs du Sénégal/ Force du changement compter apporter une réponse par l’action et par la lutte syndicale. Les syndicalistes entameront « sans délai des concertations avec des organisations amies non affiliées mais avec toutes les centrales », prévient M. Diop

Saourou Sène du SAEMS révèle ce qui s’est vraiment passé avec Macky Sall

YERIMPOST.COM Nous publions in extenso son texte…

Je ne souhaitais pas me prononcer dans le brouhaha créé par la déclaration du Président Macky Sall devant les centrales syndicales à l’occasion de la célébration du 1er Mai,fête du travail.

Je crois fermement que le Président s’adresse aux responsables des centrales et non aux travailleurs sénégalais en général si l’on sait que des organisations comme les nôtres n’appartenant à aucune centrale malgré notre nombre non négligeable qui dépasse largement même les effectifs de certaines centrales.

C’est un devoir de le rappeler pour la vérité et pour la postérité.La dernière rencontre que nous avons eue avec le Chef de l’Etat nous l’avons eue chez lui à Mermoz sous la présence du Premier Ministre,de son épouse Mm Marieme Faye Sall qui était d’ailleurs à l’origine de cette rencontre avec les Secrétaires Généraux du G6.A l’issue de la rencontre voici ce que le Président Macky Sall a dit » chers Secrétaires Généraux,j’accéde à votre demande.Non seulement je relève l’indemnité de logement des enseignants à cent mille francs (avec l’échéancier retenu d’un commun accord avec le Gouvernement) mais je ne vais pas m’y arrêter, je demande au Premier Ministre de conduire et de parachever la révision sur le système de rémunération des agents de l’Etat.Ce n’est pas acceptable que nous ayons une fonction publique où les agents se regardent en chiens de faillance les uns accusant les autres d’etre mieux payés.Il nous faut une fonction publique collégiale où le système de rémunération récompense la compétence et le mérite. Et si on revise le systeme,beaucoup d’agents qui avaient quitter le secteur de l’éducation vont revenir » J’ai cité textuellement Monsieur le Président de la République.

Qu’il se le tienne pour dit: absolument rien ne pourra empêcher la révision du système de rémunération des agents de l’Etat au regard de l’iniquité et de l’injustice qui caractérise un tel système .Cette iniquité a toujours été décriée par les enseignants en général,ceux du Moyen Secondaire en particulier .L’étude faite par le cabinet MGP Afrique l’a confirmé.Mieux, le chef de l’Etat a affirmé avoir instruit  l’inspection générale de l’Etat à mener la même étude pour plus d’informations et de propositions. Et même qu’il avait décidé de déclassifier le rapport produit par l’IGE.

Donc nous n’avons pas le choix il nous faut une révision du système de rémunération.

En tant que organisation de l’enseignement nous interpellons le Chef de l’Etat.

Je rappelle que tous les travaux ont été faits, les ateliers tenus avec tous les secteurs de la fonction publique .SAOUROU SENE SGN DU SAEMSS

Prise en charge de l’asthme:Les malades pour une baisse du coût des médicaments

La Journée mondiale de l’Asthme a été célébrée ce jour à l’hôpital Fann de Dakar, en présence de Mr Babacar Gaye, chef de la direction maladie non transmissibles.

Bien qu’elle ne guérisse pas, elle est contrôlable d’après le Pr Yacine Diagne, présidente de la société sénégalaise de pneumologie.

Comme cause courante, on peut relever entre autres facteurs la génétique, l’environnement avec la pollution atmosphérique, la pollution de l’air extérieur mais également la pollution de l’air intérieur et parmi les pollutions de l’air intérieur, il y a la notion de tabagisme mais également l’utilisation d’encens, d’où le thème du panel  “Asthme et pollution de l’Atmosphère”.

Le président de l’association des malades, Mr Khar Mbaye, dans sa prise de parole, a plaidé pour une baisse du coût des médicaments…

Fêtée tous les ans, le premier mardi du mois de mai, cette journée permet aux experts d’informer et de sensibiliser les asthmatiques sur cette maladie qui est un véritable problème de santé publique, aussi bien au niveau mondial qu’au niveau local, comme le prouve l’augmentation des cas chaque année…

ITV,LA CHAINE DU GROUPE E MEDIA, LANCE OFFICIELLEMENT SES PROGRAMMES !

http://www.emedia.sn/Le dernier-né des supports du groupe E MEDIA INVEST officialise son entrée dans le paysage médiatique sénégalais, ce lundi. Requinqué par le record d’audience, enregistré depuis son lancement en phase test, début février 2019, iTV démarre officiellement ses programmes. « Le Groupe E-média Invest annonce au public et à ses partenaires économiques et sociaux du démarrage officiel, à partir de ce lundi 6 mai, des programmes de sa chaine de télévision, iTV », informent les responsables de ce groupe, à travers un communiqué.

Le moment n’est pas mal choisi. Avec ce mois béni de ramadan qui démarre au Sénégal, la chaine de télévision du groupe E MEDIA INVEST compte se mettre sur le bon tempo en offrant un contenu de qualité à son public. « Désireux d’innover, E MEDIA souhaite offrir une télévision riche d’un contenu de qualité répondant à l’attente d’un large public de plus en plus exigeant, dans un environnement concurrentiel très disputé », lit-on sur la note annonçant le démarrage de ses grilles de programme. Babacar FAL

PARC DE HANN : Les employés dénoncent une mauvaise gestion et tirent à boulets rouges sur la Direction

https://www.jotaay.net/ Dernièrement, des photos d’animaux affamés et blessés avaient été publiées sur les réseaux sociaux, pour alerter les autorités sur la situation au parc de Hann. Même si des personnes ont voulu étouffer les choses, la vérité, c’est que ce parc forestier et zoologique est dans un piteux état. Interpellés sur la situation, les employés confirment et accusent le commandant Ibrahima Ndiaye, actuel Directeur, d’être la cause de tous les maux.

Les relations entre le Directeur et les employés du parc forestier et zoologique de Hann sont en train de virer au vinaigre. En effet, ces derniers, très remontés contre le commandant en charge du parc, affirment que l’état actuel dudit lieu n’est que la conséquence de la mauvaise gestion du Directeur. Sous le couvert de l’anonymat, cet employé du parc confirme les allégations selon lesquelles les animaux sont affamés et la plupart d’entre eux  blessés. A l’en croire, il n’y a plus d’animaux qui puissent attirer des visiteurs, c’est la raison pour laquelle certains visiteurs sont très déçus à leur sortie. «Ce qui se passe au parc de Hann est une arnaque. Les images peintes sur la devanture ne reflètent guère la population d’animaux du parc. A part les 8 lions, 2 hyènes et quelques singes, il n’y a quasiment plus d’animaux dans le parc. Il n’y plus de kob, plus de puma, plus de phacochère. Beaucoup d’animaux sont morts durant ces trois dernières années», révèle-t-il.

D’après ce dernier, depuis l’arrivée du nouveau Directeur, il y a une gestion clanique. Les travailleurs vivent dans des conditions extrêmes. Depuis trois ans qu’il est là, personne ne peut identifier une bonne action de sa part. «Nous n’avons pas de prime de risque, nous n’avons même pas de véhicule. Durant ce mois, un employé a été mordu par un singe, il a fallu qu’un visiteur l’emmène dans sa voiture pour qu’il puisse se soigner. Ce n’est qu’en 2017 qu’on a signé pour un Cdi (contrat à durée indéterminée)»,  assène notre source, avant de lancer : «nous sommes tout le temps stressés. Nos salaires sont dérisoires et nous subissons une injustice qui ne dit pas son nom. Nous qui avons fait plus de 10 ans, nous voyons des gens qui ont moins d’expérience gagner plus, alors que nous faisons plus que ce pourquoi nous sommes payés. Nous n’avons pas d’horaires fixes et nous ne pouvons même pas espérer être payés pour nos heures supplémentaires. On part chercher des chevaux morts ou blessés partout et à n’importe quelle heure», se plaint l’employé du parc de Hann.

60 millions par an pour la nourriture des lions et les 100.000 francs de budget par semaine pour les singes «en fumée» 

Selon notre interlocuteur, ce sont les animaux qui sont les premiers à plaindre. Ils ne mangent plus, le plupart sont blessés et affamés. Depuis que le nouveau patron est là, on a vu leur ration diminuer de jour en jour. Pour les singes, ils avaient droit à un budget de 100.000 pour leur nourriture de la semaine. Mais maintenant, on attend que Auchan offre ses produits périmés pour nourrir les singes. Imaginez ce trafic depuis l’arrivée de Auchan et le budget continue d’être dégagé chaque année. Il en est de même pour les lions. Depuis 4 ans, la Direction n’achète plus d’âne pour nourrir les lions. Ce sont les Chinois qui leur offraient la viande des ânes qu’ils abattaient pour la peau. Les lions ont droit à 60 millions de budget pour chaque année.La grande question qui se pose:où est tout cet argent, alors que l’état du parc va de mal en pis?,s’interroge t-il.

A l’en croire, le commandant Ibrahima Ndiaye ne connaît rien à ce secteur. «Il a reconnu lui-même ne rien connaître de ce secteur, alors pourquoi l’avoir nommé à ce poste ? Il est temps que les autorités fassent le nécessaire, sinon le parc risque de mourir et les animaux avec», prévient notre interlocuteur. Ndèye Khady D. FALL

Nomination aux hautes fonctions de l’état:Y a t-il une hégémonie Peule au Sénégal ?

NouvelHorizon-Le phénomène n’aura échappé à personne, même si par pudeur ou peur de réveiller le démon de la division ethnique, nombre d’observateurs, pourtant toujours prompts à brailler pour un oui ou un non, préfèrent  plonger la tête dans le sable pour ne rien remarquer.

Les patronymes à consonance Peule ou Fulbé dans les listes de nomination de Macky Sall, commencent à interpeler sur les reflexes identitaires et centrifugiques du président de la république.

Des choix qui sonnent comme en écho aux 98% des  suffrages qu’il a obtenus dans le Fouta lors des présidentielles de février 2019.

Cependant, une analyse moins superficielle et plus sociologique du phénomène permet d’en édulcorer la portée, voire de l’absoudre.

Pour former ses gouvernements, le président Senghor procédait par cercles concentriques.

1/ Un cercle politique.

Les secrétaires généraux des  unions régionales  devenaient ministres comme dernière étape de leur ascension au sein du parti socialiste. Une stratégie qui permettait de faire représenter les 7 régions que comptait le Sénégal dans le gouvernement.

2/ Un cercle technocratique 

Un certains nombre de ministres sont choisis non sur des bases politiques, mais de leurs compétences.

3/ Un cercle correctif

Ce dernier cercle permettait de faire représenter dans le gouvernement certaines couches spécifiques (jeunes, femmes, chrétiens.)

Un procédé obsolète, puisque nous en sommes à 14 régions.

Qui plus est, les statistiques scolaires ont beaucoup évolué.

Les intellectuels ne se concentrent plus dans ce que l’on appelait les 4 communes : Rufisque, Dakar, Saint Louis et Gorée,  à majorité Wolof.

Le centre  de l’intelligencia  Sénégalais s’est déplacé vers le sud et l’est du pays ( Casamance,  Kédougou, Bakel …) où la lutte contre l’excision et le mariage précoce des filles,  et la promotion sociale par l’école (Licence, Master, Doctorat) a abouti à une augmentation exponentielle  des diplômés et à la poussée du Sénégal de l’intérieur au détriment des centres urbains.

Pendant ce temps, en milieu Wolof, le modèle de réussite sociale est basé sur la Starmania (Lutte, Musique, Danse).

Au centre du pays, autre milieu Wolof  (le Baol),  la déscolarisation  est élevée au rang de mode de gouvernance par les marabouts.

 Les enfants  sont parqués dans les Daras, véritables viviers de recrutement de Talibés prédestinés à l’émigration après quelques années de commerce ambulant à Dakar.

Des  émigrés  qui seront des pourvoyeurs de ressources financières pour ces marabouts, tout en leur permettant de pérenniser leur domination.

Enfin, le fait que le Wolof soit la langue la plus parlée pousse certains à croire qu’ils sont majoritaires.

Une mauvaise perception.

Si l’on prend les peuls dans leur grande diversité, Toucouleurs du nord, Peuls du diéri, du Fouladou, de la Falémé, du Fouta, ils sont largement majoritaires.

Majoritaires et généralement plus instruits, il est normal qu’on entende plus Dia, Kane, Hann, sall, Ba ou Sow que Ndiaye, Diop ou Mbaye dans les organes de décision.Serigne Mbacké Ndiay

Dialogue national : vers une amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade

http://www.dakarmatin.com/ Macky Sall envisageait d’accorder, s’il était réélu, une amnistie à Khalifa Sall et Karim Wade après la présidentielle de 2019. Il avait fait cette déclaration à Paris, dans une longue interview à France 24, lors du centenaire de l’armistice de 1914-1918.

Pour les besoins du dialogue national prévu le 28 mai prochain, Source A a appris que le chef de l’État va passer à l’acte en procédant à leur amnistie. Le journal indique que le Macky Sall va faire, dans ce sens, une importante déclaration dans les prochains jours.

Mais, avant leur amnistie, le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye va convoquer l’opposition pour s’accorder avec elle sur les termes de référence du dialogue national auquel le Parti démocratique sénégalais (Pds) a répondu favorablement, renseigne la même source

Suppression poste PM : Wade avait béni la réforme de Macky

http://www.seneweb.com/Me Abdoulaye Wade avait demandé à ses députés de ne pas voter contre le projet de loi portant suppression du poste de Premier ministre. La révélation est du député Cheikh Abdou Mbacké de Bokk Gis-Gis.

« Le Groupe parlementaire dirigé par mon grand-frère, Serigne Cheikh, avait reçu des instructions du Président Abdoulaye Wade de ne pas voter contre le projet », a-t-il déclaré, dans L’Observateur.

Une consigne de Wade que Cheikh Abdou Mbacké n’a pas respecté au motif que, argue-t-il, « il n’est ni un député de Abdoulaye Wade, encore moins du président Pape Diop, mais un représentant du peuple ».

ECHANGES HOULEUX A L’ASSEMBLEE NATIONALE: Une fausse guerre entre bons amis

https://www.jotaay.net/A entendre les députés de la majorité et de l’opposition se crêper le chignon, on croirait qu’ils ne s’adressent même pas la parole. Or, c’est loin d’être le cas. En dehors des débats en plénière, ce sont de véritables amis, à l’image des jeunes députés de l’Apr et du Pds.

Les séances de pugilat verbal sont devenues monnaie courante à l’Assemblée nationales, avec souvent des dérapages et accrochages physiques, comme ce fut le cas récemment entre des députés de la majorité et Abdou Bara Dolly. Ce dernier ne ménage guère ses collègues de la majorité, qu’il a traités sans sourciller de corrompus, samedi dernier, lors du vote de la loi portant révision de la Constitution. De même les échanges sont très souvent rudes, frisant souvent l’injure et l’insulte, entre la majorité et l’opposition. Et pourtant, tout cela ne semble relever que d’une théâtralisation, si l’on tient compte du comportement des parties, les unes vis-à-vis des autres, en dehors des prises de parole et même parfois en pleine plénière.

Abdou Mbacké Bara Dolly très courtois avec ses collègues de la majorité en dehors des débats des plénières 

En effet, alors qu’il a été très dur avec ses collègues, le député Abdou Bara Dolly, tout juste avant l’ouverture de la séance, a passé de bons moments à discuter chaleureusement avec certains d’entre eux. On l’a vu taquiner Abdou Mbow et lui tapoter l’épaule en passant près de lui. Il s’est même levé de son siège, pour aller saluer et échanger avec Aymérou Gningue, Farba Ngom et autres, au fond de la salle. C’est dire qu’avant les débats, rien ne présageait de la virulence dont il a fait montre à l’endroit de ses collègues au moment de prendre la parole. D’ailleurs, dans leurs interventions, plusieurs députés ont souligné que c’est en plénière qu’il s’attaquent à eux, alors qu’en dehors de la salle, il est toujours avec eux, courant, selon une intervenante, derrière certains pour avoir des marchés.

Abdou Mbow, Sira Ndiaye, Toussaint Manga, Marie Sow…, des courroies de transmission 

S’il y a une «complicité» qui saute à l’œil, c’est bien celle qu’entretiennent les plus jeunes députés de la mouvance présidentielle et de l’opposition. Avant la séance et durant la pause, on a vu Abdou Mbow et Sira Ndiaye, Toussaint Manga, Marie Sow Ndiaye et le nouveau, Abdou Aziz Diop, venu plus tard, discuter longuement. Toussaint Manga s’est même permis de taquiner une jeune parlementaire apériste, avant qu’il ne se fasse entendre dire, par Sira Ndiaye, de la laisser tranquille, parce qu’elle est apériste, et lui, libéral. Mais s’il y a un député qui est en bons termes avec les opposants, c’est bien le 3evice-président de l’Assemblée nationale Abdou Mbow. Il est partout, discutant avec presque tout le monde. Samedi, en plus de ses jeunes collègues libéraux, dont le nouveau venu, Abdou Aziz Diop qu’il a présenté comme son «ami» et «un juriste confirmé», on l’a vu en discussions soutenues avec Mamadou Lamine Diallo et Déthié Fall, deux des plus virulents parlementaires contre le régime. Comme quoi, être adversaires politiques ne signifie pas se regarder en chiens de faïence.  Mbaye THIANDOUM

Retour de Karim : Une Haute autorité Qatari à Dakar

http://www.rewmi.com/ Le retour de Karim au Sénégal se précise. Selon Source A, une Haute autorité Qatari est attendue, ce mois de mai à Dakar pour préparer le retour au pays de Wade-fils.

Le journal dévoile l’existence d’un Protocole de Conakry qui devrait permettre le retour de Karim au Sénégal en possession de tous ses droits civiques. Le Premier ministre guinéen était même annoncé à Doha pour négocier, avec la bénédiction du Sénégal, le retour de Karim Wade à Dakar. Le journal indique qu’Ibrahima

Suppression poste PM : L’opposition va saisir la Cour suprême

http://www.seneweb.com/ « Nous sommes en concertation pour attaquer la loi portant suppression du poste de Premier ministre devant la Cour suprême. Nous utiliserons toutes les voies légales pour que cette loi, qui viole la Constitution et n’a aucune pertinence, ne passe pas. Macky Sall et son régime jouent avec les lois de ce pays », a déclaré, dans L’Observateur, le député Cheikh Abdou Mbacké

Bokk Gis-Gis : Le porte-parole adjoint démissionne

http://www.seneweb.com/ Défection dans les rangs du parti de l’ancien maire de Dakar Pape Diop. Le Pr Saër Sow a démissionné de son poste de porte-parole adjoint de Bokk Gis-Gis. Il a présenté hier sa lettre démission à l’ancien président de l’Assemblée nationale et du Sénat. Le quotidien L’Observateur, qui donne l’information, n’a pas dévoilé les raisons de son départ.

La solitude du pouvoir

http://www.dakarmatin.com/ A n’en point douter, il est le point de convergence de partis politiques emblématiques aux leaders à la personnalité fort charismatique, qui explique que toute confiance entre eux était impossible avant. Et pour cause ! Chacun d’eux voulait le pouvoir et s’estimait assez puissant pour ne pas verser dans quelque logique de coalition.

«De si précieux alliés» donc, renchérit le magazine Jeune Afrique du mois de février dernier ! Des alliés, oui ! Et pourtant, le Président donne l’impression d’être seul. Trop seul même, depuis sa dernière élection à la Présidentielle de cette année. Et pour cause ! Que de réformes dont l’objectif non-avoué justifie cette solitude du pouvoir !

La plus marquée reste incontestablement celle qui a conduit à la suppression du poste de Premier ministre. Ainsi, tout laisse croire que le Président, dans la lutte permanente que représente la vie politique, veut être le seul détenteur de la décision. Et si toute responsabilité lui incombe, forcément le contrat social est miné de l’intérieur par cette intrusion du «faux pacte» que Jean-Jacques Rousseau évoquait comme menace qui plane dans la sphère de la souveraineté.

L’autre décision que le Président pourrait prendre, et qui déjà fait bondir quelques opposants ainsi que la Société civile, pourrait être le report éventuel des élections locales. En l’état actuel des choses, si comme nous l’évoquions dans notre dernière chronique, le Président semble avoir entendu les «pulsions du Peuple», force lui revient alors d’avoir constaté que dans des groupes sociaux hétérogènes, une forme de souffrance particulière accompagne toujours le spectacle de ce qui est perçu comme injuste.

Le M23 en 2012 a porté ce message qui avait sonné comme un désaveu du prince de l’époque, Me Abdoulaye Wade qui, en agitant le vote du «Ticket présidentiel» pour baliser le chemin de la Présidence à son fils, avait perdu de vue cette remarque de Nicolas Machiavel qui stipule que «les peuples oublient moins vite la perte de leur patrimoine que la mort de leur père»

Ainsi, l’hypothèse d’une compétence de la psyché humaine à poser comme insoutenable ce qui est perçu comme injuste n’a jamais été négligée par les études de sciences politiques, ce, même si le pouvoir revêt une dimension sacrée qui l’inscrit assez souvent dans une malédiction nécessaire. Que le prince en souffre ou pas, la solitude est là qui accompagne son règne. Et sa façon de réagir face à cette solitude écarte de plus en plus la pertinence d’un dialogue avec l’opposition. Cette solitude est-elle liée à la fonction ?

A priori non, puisque ce qui fonde la souveraineté, c’est la recherche du meilleur-vivre ensemble au sein d’une instance qui reconnaisse les droits et devoirs de chaque membre de la société, pour le triomphe du bien commun

Toutefois, reconnaissons que le prince a renforcé cette solitude par un type de fonctionnement qui nous paraît aisément monarchique, à l’exemple du magistère de la 5ème République française. Et pourtant, ce deuxième mandat de Macky Sall pouvait être vécu de manière assez relax si on sait que ses décisions engagent déjà ceux qui travaillent depuis 2012 avec lui. Donc, il n’est menacé par aucun concurrent potentiel, s’il est avéré qu’il ne se représentera pas pour un autre mandat. Mais, tout laisse croire que le Président est habité par un personnage évoluant dans une sorte de psychose qui l’isole volontairement en lui faisant percevoir comme une menace toute posture d’autorité légitime

«La République c’est moi», tel semble être le viatique du Prince qui oublie, en ces temps de crise, d’incarner une autorité morale dans ce paysage en recomposition que nous vivons. Et le dialogue aurait pu permettre l’affirmation de cette incarnation, permettant au Président de faire amende honorable en reconnaissant qu’il est de sa responsabilité d’être capable d’avoir avec tout le monde des débats de fond pour voir si toute la classe politique peut s’accorder.

Au lieu de cela, la propension du Président à se mettre en scène et à jouer «perso» laisse voir qu’il ne compte sur personne à part lui-même. Ce qui prouve que le rideau sur l’écran n’est pas encore tombé, si on se rappelle le film au scénario signé Philippe Besson, du réalisateur Josée Dayan, «La solitude du pouvoir», relatant la journée d’un chef d’Etat à l’emploi du temps chargé, devant dénouer les crises politiques, contenir la colère populaire et supporter la pression des journalistes et les attaques de l’opposition

Mais quel est donc le statut de la première dame ?

Cette notion de « first lady » peut paraître absurde car on élit un président mais pas sa femme ni son clan. Épauler son mari, influencer les décisions , sans salaire et ni rôle officiel, Tata Marième Faye Sall, compte bien s’arroger un pouvoir au delà de l’organisation de dîners ou la décoration du Palais.

On va faire une petite parenthèse, sans transposer l’exemple français chez nous, afin d’avoir un début de reflexion, car aucune loi sénégalaise ne peut nous éclairer à ce sujet.

Rappelons nous, Emmanuel Macron était très attendu sur une promesse de campagne qui visait à institutionnaliser le statut de la première Dame. Il a d’ailleurs, voulu réviser la Constitution mais ce fut un échec. (Mélenchon et Marine leur ont donné du fil a retordre, car chez eux les lois ne passent pas comme une lettre à la poste, l’opposition n’a pas encore été reduite à sa simple expression .

Cette proposition a fait l’objet de débats et une pétition rassemblant 300.000 signataires faisant ainsi reculer le président.(Le peuple souverain français sait se faire entendre 

Questekki 145 du mardi 7 mai  2019

Dossier Ressources naturelles:Il est temps de s’occuper de la forêt et des baobabs 

Le pillage de la forêt de la Casamance est revenu sur la scène notamment par la filière gambienne. Sur une génération, on peut voir les dégâts lorsqu’on parcourt les régions de Sedhiou et Kolda. Il est clair que la responsabilité incombe aux pouvoirs publics mais aussi à l’élite citoyenne de ces régions accrochée souvent aux basques de ministrons sans pouvoir dans la galaxie des prédateurs et qui refuse de défendre l’intérêt général.

Il faut replanter des arbres. En principe si quelqu’un coupe un arbre, il devrait en planter au moins deux.

S’agissant des baobabs, là également vu la demande mondiale croissante du pain de singe(Buy), si on n’y prend garde,  on risque de les perdre. Identifier tous les baobabs et les protéger est un programme urgent et à notre portée.

Le capital naturel  est source de richesses matérielles. Il faut le protéger.

Dossier nouveau:Après s’être débarrassé de Boun Dionne et Amadou Ba,  Macky Sall seul désormais face à l’ajustement des finances publiques

Les syndicats ont été à dire vrai accommodants sous le règne de Macky Sall sauf les enseignants et les médecins dans une certaine mesure. C’est logique qu’ils demandent de bénéficier des fruits de la croissance tant vantée par le gouvernement de BBY.

La réponse de Macky Sall confirme ce que j’ai toujours défendu, le gouvernement a perdu ses marges de manœuvre. L’accumulation d’arriérés intérieurs oblige le gouvernement à un ajustement des finances publiques. Les mécanismes sont bien connus, couper les dépenses et ajuster les prix pour augmenter les recettes.

Maintenant qu’il va disposer des pleins pouvoirs par une procédure illégale et anti constitutionnelle,  Macky Sall sera face au peuple et sans doute avec Madiambal Diagne un de ses idéologues. Ce dernier  avait inventé une relation transitive amusante : Macky Sall fait  mieux que Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire,  Patron de MLD à la Banque Centrale donc MLD  doit  se taire. Hélas les faits sont têtus. Une croissance qui se termine par un ajustement structurel après une réduction drastique du stock de la dette en 2006 et un prix du baril relativement bas durant la période, il faut le faire. Telle est la prouesse de Macky Sall avec le soutien de BBY !

Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

LIER DAVANTAGE LE VIRTUEL AUX LUTTES SOCIALES ET POLITIQUES Par NIOXOR TINE

Le Samedi 04 mai, les “ amis  de Nioxor Tine ” ont, dans le cadre de la célébration du dixième anniversaire de leur blog, organisé un panel. Après les mots de bienvenue et l’introduction du Dr Dialo DIOP, président de séance, il revenait, au Dr Mohamed Lamine LY, de présenter son blog né le 09 mai 2009. Il a retracé, de manière descriptive, différents articles publiés dans le blog depuis dix ans. La journaliste Lika SIDIBÉ a, elle, procédé, à une analyse du contenu politique du blog en saluant les points forts, mais en soulignant aussi quelques points faibles. Dr Cheikh Atab BADJI s’est appesanti sur les questions sanitaires traitées dans le blog.

Concernant les aspects politiques, il a été mis en exergue la régularité des contributions de Nioxor Tine sur les faits saillants de l’actualité nationale, hormis lors de la phase de démarrage du blog, vers 2009.

Le blog, qui ambitionnait de devenir une sentinelle de la Démocratie et de l’État de droit, est né d’une désillusion de son initiateur sur la gestion de la première alternance au Sénégal, 9 ans après sa survenue, mais aussi de la volonté d’accompagner les Assises Nationales.

L’animateur principal du blog était convaincu de la pertinence d’une telle rencontre, qu’il avait qualifiée, à l’époque de « ndëpp »national. Les conclusions de cet important forum devaient constituer, selon le blogueur, le socle de toute gouvernance démocratique. À partir de là, les problématiques ayant trait à l’équilibre institutionnel, à la séparation des pouvoirs, à la bonne gouvernance, à l’émergence citoyenne et à la promotion de la démocratie participative reviennent, sans cesse, comme des ritournelles. Chaque acte posé par les gouvernements successifs de Me Abdoulaye Wade et du président Macky Sall a été analysé sous ce prisme.

Ce fut le cas des élections locales de 2009, à l’issue desquelles, l’Opposition politique, dans le sillage des Assises Nationales, remportera plusieurs grandes villes et infligera une défaite politique cinglante à la Coalition Sopi, qui augurait d’une fin de règne proche.

Puis survint la crise du 23 juin dans un contexte de gestion familiale, qui vit la nomination de Karim Wade comme super-ministre avec des prérogatives surdimensionnées. Elle sera déclenchée par le projet de Loi Constitutionnelle, instituant le ticket de l’élection simultanée, au suffrage universel du Président et du Vice-Président de la République, perçu comme une volonté de dévolution monarchique du pouvoir.

Plus tard, en 2012, après une période électorale agitée, émaillée d’une dizaine de morts, Macky Sall accéda au pouvoir, coiffant au poteau, les dinosaures de Benno Siggil Senegaal, qui n’avaient pu s’accorder sur une candidature unitaire.

Le blog manifesta son insatisfaction par rapport aux premières élections législatives de l’ère Macky, tenues le 1er juillet 2012, marquées par un fort taux d’abstention et qui avaient été organisées sur la base du même mode de scrutin majoritaire inique, qui avait toujours favorisé les coalitions au pouvoir.

Le blog se prononça, aussi, de manière critique sur l’acte 3 de la décentralisation, dont l’évaluation maintes fois annoncée, a toujours été différée et qui n’a toujours pas réussi à conférer de véritables pouvoirs aux collectivités territoriales .

Le scrutin local du 29 juin 2014 s’était tenu dans une confusion extrême, du fait d’un manque de structuration et de discipline organisationnelle aussi bien au sein du parti présidentiel, que dans la Coalition Benno Bokk Yakaar, ce qui est à l’origine d’une multiplicité de listes de candidatures sans véritable contenu programmatique.

L’Assemblée nationale a également attiré l’attention de Nioxor Tine, qui a déploré les manœuvres anti-démocratiques de Benno Bokk Yakaar, pour s’y assurer une totale hégémonie, sur fond de tripatouillages du règlement intérieur.

Après le référendum-alibi, qui avait fini de tourner le dos aux recommandations de la CNRI et d’entériner le reniement sur la réduction du mandat présidentiel, Macky Sall allait faire montre d’une farouche volonté d’écraser toute forme de résistance à l’institutionnalisation de la mal-gouvernance. Cela allait commencer par le limogeage de la présidente de l’OFNAC et la radiation d’Ousmane Sonko, leader du PASTEF.

Il y aura, ensuite, l’inculpation de certains militants socialistes jugés “mal-pensants”, suite aux incidents du 05 mars 2016 à la maison du Parti socialiste et la réouverture du dossier de Ndiaga Diouf, en Janvier 2017. Deux mois après, ce sera au tour du maire de Dakar de tomber dans les mailles du filet de l’appareil d’État instrumentalisé.

Les législatives du 30 juillet 2017, malgré leur organisation calamiteuse, avec la distribution sélective des cartes électorales,  consacrèrent la perte du vote populaire par la méga-coalition présidentielle et constituèrent un test grandeur nature du grand hold-up des élections présidentielles du 24 février 2019.

Il se confirmait, de plus en plus, que la compétition politique, à la loyale avec des règles consensuelles et préétablies allait céder le pas à un vaste complot contre la Démocratie et la République, dont l’exemple le plus achevé allait être cette fameuse loi sur le parrainage citoyen.

Cela allait laisser la voie libre au président Sall, pour dérouler son scénario vers le “coup KO”, en profitant de l’affaiblissement de l’Opposition, qui ne réussissait décidément pas à se regrouper autour d’une feuille de route crédible.

Après son auto-reconduction au pouvoir en février, le régime du Benno Bokk Yakaar allait montrer sa face hideuse anti-pauvres et anti-travailleurs et s’engager dans une réforme constitutionnelle, qui semble devoir consacrer, la mutation d’une des démocraties africaines les plus avancées en une autocratie électorale. En outre, les principaux leviers du pouvoir sont désormais entre les mains de proches du président, ce qui donne lieu à des rumeurs persistantes de clanisme et d’ethnicisme, qu’il est difficile de réfuter.

Oui, assurément, le Sénégal est méconnaissable et s’enlise progressivement dans un formalisme légal aux antipodes d’une véritable légitimité populaire.

Si la Coalition Benno Bokk Yakaar et son chef sont entièrement coupables de l’état désastreux, dans lequel se trouve notre démocratie, l’Opposition et la société civile portent aussi une part de responsabilité. Les bloggeurs et autres militants du virtuel essaient, de manière isolée, d’apporter leur touche dans la lutte pour un Sénégal meilleur.

La célébration du dixième anniversaire a été l’occasion de reconnaître un certain nombre de faits :

-le caractère souvent individuel du travail sur Internet, qui doit devenir une construction collective,

-l’insuffisance de l’articulation du travail virtuel dans les blogs et réseaux sociaux avec l’accompagnement et l’encadrement des luttes populaires,

-la sous-estimation des  droits économiques et sociaux due à un électoralisme effréné de l’élite politique et au cloisonnement des luttes syndicales ayant souvent une nature corporatiste, avec comme conséquence,

-le fossé grandissant entre les élites et les masses fondamentales, sur lequel le pouvoir populiste de Macky veut jouer.

Pour ce qui est des aspects sanitaires du blog, il a été souligné le primat des déterminants sociaux, surtout ceux socio-économiques, dans le cadre d’une approche holistique de la Santé. Il s’agira, dans cette optique, de privilégier l’approche préventive et de renforcer le système sanitaire, surtout dans le combat contre le fardeau croissant des maladies non transmissibles.

Le blog s’est également évertué à réfléchir sur les grandes questions qui agitent le secteur, notamment la couverture sanitaire universelle, l’hôpital public, la politique du médicament, la médecine traditionnelle…etc.

Concernant les perspectives, il est retenu de renforcer le blog en tant que plateforme de défense de la souveraineté nationale, de la refondation institutionnelle et la responsabilisation citoyenne, de l’élargir davantage aux bonnes volontés et de mieux structurer le groupe des amis de Nioxor Tine.NIOXOR TINE

Les constitutionnalistes divisés

http://www.sudonline.sn/ Contrairement aux constitutionnalistes Mounirou Sy et Ngouda Mboup qui soutiennent l’idée de la dissolution obligatoire de l’actuel gouvernement, après l’effectivité de la suppression du poste de Premier ministre, un de leurs collègues qui a requis l’anonymat, pense que tout dépend des décrets de nomination. Il estime, en fait que, si le Pm et les autres membres du gouvernement ont été nommés dans deux décrets différents, sans aucun lien, cela n’aura aucune incidence sur le gouvernement.

Vont-ils ou non, les ministres, démissionner de leur poste, dès que la station de Premier ministre (Pm) sera rayée de l’attelage gouvernemental du Sénégal ? Une question qui taraude l’esprit de bon nombre de Sénégalais, après la sortie de certains observateurs, estimant que la suppression du poste de Pm entrainerait de facto la dissolution de l’actuel gouvernement. Cependant, un autre avis diverge de celle donnée par ces derniers. En effet, sous le couvert de l’anonymat, un professeur constitutionnaliste nous indique d’abord que «la suppression du poste de Premier ministre devrait entrainer logiquement la démission collective du gouvernement». Pour cause, il trouve que le Pm, qui est censé se présenter devant l’Assemblée nationale pour faire sa déclaration de politique générale, pourrait faire l’objet de sanction par une motion de censure. Celle-ci aurait pu entrainer la démission du gouvernement tout entier.

Toutefois, il a vite fait de préciser qu’il faudrait relativiser. En fait, il trouve que «si c’est un décret global de nomination avec le Pm et tous les autres membres du gouvernement après, cela devrait normalement entrainer la démission collective».

Pour ce cas d’espèce, la démission semble être écartée. Cela, d’autant plus que le Pm a été nommé par le Décret n° 2019-759 du 06 avril 2019, pendant que les autres membres du gouvernement l’ont été sur la base du décret n°2019-762 du 07 Avril 2019.

Donc, pour le constitutionaliste, «dès lors qu’ils ont été nommés dans deux décrets différents, on ne risque pas alors d’avoir la démission du gouvernement». Cela, poursuit-il, à moins qu’on ait annoncé dans le deuxième décret que «c’est sur proposition du Pm que les ministres ont été nommés». Dans le décret n°2019-762 du 07 Avril 2019, fixant la Composition du Gouvernement, aucune mention du genre n’est notée. Si l’on se fie à la logique du professeur, l’actuel gouvernement de Macky II n’a pas de soucis à se faire à cause des deux décrets différents, sans aucun lien entre eux.

Auparavant, d’autres observateurs avaient émis un avis contraire, en citant l’article 56 de la Constitution. En effet, Mounirou Sy avait indiqué  que ladite suppression ne sera pas sans conséquence. Pour le constitutionnaliste, celle-ci va entraîner la dissolution du Gouvernement nouvellement formé. Il dira, dans un quotidien de la place que, «l’article L.56 de la Constitution est sans équivoque et ne suscite aucune autre interprétation. Le Gouvernement est une institution collégiale et solidaire. La démission ou la cessation des fonctions du premier ministre entraîne la démission de l’ensemble des membres du Gouvernement».

Abondant dans le même sens, notamment sur les conséquences juridiques de l’acte posé par le président Macky Sall, le Professeur-enseignant chercheur en Droit public à l’Ucad, Ngouda Mboup, dans une tribune publiée à Sud Quotidien, avait indiqué que «si vous supprimez le Premier ministre, vous supprimez de fait le gouvernement». Ainsi donc, contre l’argument de la collégialité du gouvernement, notre constitutionnaliste anonyme avance celui des décrets de nomination. Jusqu’à l’effectivité de ladite suppression, la polémique est loin de s’estomper

Guédiawaye : Un adolescent « pris en otage » par des homosexuels

http://www.seneweb.com/ Une affaire d’extorsion de fonds, sur fond chantage et viols répétés sur un adolescent transformé en objet sexuel, défraie la chronique à Guédiawaye. Il s’agit, selon Les Échos, de 5 homosexuels, dont un marabout, qui ont mis le grappin sur un jeune innocent.

Violé à tour de rôle et filmé par ses bourreaux, qui lui réclamaient sans cesse de fortes sommes d’argent, il a fini par voler des millions de Fcfa qu’il a filés au gang d’homosexuels qui l’ont « pris en otage » pendant trois longues années. La police a ouvert une enquête.

FRAUDE BANCAIRE : Assane Lopy et Cie sous mandat de dépôt

https://www.dakaractu.com/ Assane Lopy et ses complices présumés ont passé hier leur première nuit en prison. Ils ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt le même jour par le doyen des juges.

Assane Lopy, Mouhamadou Sambou, Dame Thiam, Modou Dia, Papa Babacar Touré, Papa Ibrahima Touré, Mohamed Salif Ba, Fallou Sylla, Ousmane Dione, Saliou Diallo et Djibril Kébé ont passé hier leur première nuit en prison. Comme nous le révélions, ces derniers sont tombés à la suite d’une enquête de la division spéciale de lutte contre la cybercriminalité (Dsc) concernant le piratage des cartes Sgbs et Cbao d’Abou Wahab Bengeloune, fondateur du mouvement « Wahab président ».
Dans la foulée, le doyen des juges, en charge de l’instruction, a lancé des mandats d’arrêt contre Abdoulaye Sané et Sidy Ndiaye Sarr. Concernant les mis en cause sous le coup d’un mandat d’arrêt, il faut préciser qu’Abdoulaye Sané est le vigile de la victime impliqué en même temps que Mouhamadou Sambou, son gorille qui se faisait passer pour un gendarme en mettant l’uniforme de son frère en service à la LGI.
Sidy Ndiaye Sarr est un récidiviste localisé au Maroc. Les enquêteurs ont découvert qu’il avait été sollicité par Dame Thiam, via WhatsApp, pour « craquer » les deux cartes.
Pour rappel, dans le cadre de cette affaire, le parquet a ouvert une information judiciaire pour association de malfaiteurs, transmission de données en vue d’une opération de paiement électronique, détention frauduleuse de données de carte bancaire, utilisation frauduleuse de données, introduction frauduleuse de données dans un système informatique, escroquerie, usurpation de fonction, mise en danger, violences à agent et entrave à l’action judiciaire ; détention de faux billets et blanchiment.

Escroquerie présumée : Aramine Mbacké condamné à payer 175 millions

https://www.dakaractu.com/La femme d’affaires Oumy Thiam a encore obtenu gain de cause sur Aramine Mbacké. Le pourvoi intenté par ce dernier contre l’arrêt de la Cour d’appel a été tout simplement rejeté. En clair, Aramine Mbacké est tenu de payer la rondelette somme de 175 millions de F Cfa à Oumy Thiam qui le poursuivait pour escroquerie présumée.

EN SÉJOUR À DAKAR : Omar Diaby échappe aux services secrets

https://www.dakaractu.com/ Omar Diaby, alias Omsen, était traqué par les Forces de Sécurité sénégalaises et françaises. Ce jeune recruteur et leader djihadiste est bien connu en France, où il est fiché «S ».

Dans ses pérégrinations, Omar Diaby était venu à Dakar avant l’arrestation de l’Imam Alioune Ndao. Il logeait à Ngor, dans une grande villa. Là, il recevait des membres de la communauté salafiste sénégalaise. Beaucoup de jeunes cités dans l’affaire Alioune Ndao avaient rencontré Omar Diaby. Au cours de cette visite, il a eu une réunion avec Matar Diokhané, condamné pour terrorisme, à 20 ans d’emprisonnement, et Saliou Ndiaye, lui aussi jugé dans l’affaire de l’imam Ndao. Lorsqu’il était en séjour à Dakar, les Services de Renseignement sénégalais étaient informés, notamment la Délégation du Renseignement (DRN), la Cellule de Lutte anti terrorisme (CLAT), la Direction de Surveillance du territoire (DST) et la Division de Documentation de la Gendarmerie (Divdoc).

Omar Diaby était présenté à la mosquée «Maréga», sise à l’avenue Malick Sy. Il y priait chaque matin. Il était également fréquent à la Médina. Omsen était avec son épouse et l’un de ses frères. Mais pourquoi Diaby n’a pas été arrêté par les Forces de Sécurité ? Pertinente question ! Plusieurs réunions ont été tenues autour de la présence d’Omar Diaby à Dakar. C’est un gros poisson, parce que le jeune leader de « Firqatul Ghuraba », proche du Parti islamique Turkestan, était traqué par les Services français et américain.

Donc les Forces de Sécurité sénégalaises avaient l’opportunité de l’arrêter. Ce serait un grand succès pour elles. Mais, c’est à cause de leur manque de générosité, d’entente et de cohésion, entre elles, qu’Omar Diaby a échappé. Chaque structure voulait l’arrêter. Ils étaient tous informés sur ses déplacements et sur ses activés. Mais malheureusement, la Clat, la DRN, la Divdoc et la DST étaient en compétition entre elles.

Chacune voulait être la première à mettre la main sur le gros poisson. Et, informé par qui et comment, Omar Sy a été exfiltré vers la Mauritanie, quelques heures avant l’assaut prévu dans sa maison. Jusqu’à ce jour, Omar Diaby est en contact avec plusieurs jeunes salafistes sénégalais. Il leur propose du soutien et les encourage à rejoindre le front du jihad, en Syrie. Source : DakarTimes

Détention et trafic de chanvre indien à Touba : 3 suspects  arrêtés  avec 200 grammes et 3 cornets par la police de Ndamatou

https://actusen.sn/200 grammes et 3 cornets de chanvre indien, c’est la quantité saisie  jeudi dernier, par les limiers du commissariat  de police de Ndamatou à Touba lors d’une opération où 3 individus ont été arrêtés pour  détention  et trafic de chanvre indien. Ces suspects ont été déférés hier au parquet du tribunal de grande instance de Diourbel, selon des informations de SourceA.

Guédiawaye : 5 cas de viol de filles mineures signalés en un mois à la police

https://actusen.sn/ Les prédateurs sexuels reviennent en force à Guédiawaye. En effet, en un mois seulement, 5 cas de viol de filles mineures ont été signalés dans cette localité en banlieue Dakaroise. La tranche d’âge de ces violeurs en série varie entre 3 et 16 ans. La police de Guédiawaye a réussi à mettre la main sur un de ces délinquants sexuels. Et d’après LesEchos, il se trouve que le Sieur est un Nigérian.

Thiès : Un policier tue le fils d’un imam dans un bar

IGFM – C’est dans la douleur que le jeune Babacar Sy a été inhumé au cimetière de Diakhao, à Thiès. Le défunt a été tué par un jeune policier dans un bar.

Jeune policier, fraichement sorti de l’école de formation, Albert Dione vient de poser un acte qui risque d’hypothéquer sa jeune carrière. Le limier a maille à partir avec Dame Justice, après avoir tué son ami Babacar Sy, par ailleurs fils de l’Imam de la Grande mosquée de Thialy. Le drame a eu lieu dimanche dernier, vers 14 heures.

Ce jour, les deux amis s’étaient retrouvés dans une alimentation à l’enseigne «Chez Edou», sise au quartier Petit Thialy, qui compte dans ses rayons, de la boisson alcoolisée. Le défunt y avait fait un tour pour voir ses amis. Il était loin d’imaginer qu’il y avait rendez-vous avec la grande faucheuse. Selon des témoins, Babacar Sy a eu une altercation avec Albert qui, soufflent des témoins, avait l’habitude de menacer de mort son monde, avec son arme à feu. Cette fois, il a, par inadvertance, soulignent nos interlocuteurs, traduit ses menaces en acte.

Auditionné par les enquêteurs du Commissariat central, Albert Dione qui gère le magasin de stock d’armes à feu du Camp «Michel Le grand», a confirmé ces allégations, arguant avoir atteint par inadvertance son ami. Se voulant plus explicite, il a soutenu qu’il était en train de réparer son arme à feu, lorsqu’un coup est parti et a atteint mortellement son ami.

Babacar Sy, âgé de 23 ans, travaillait à la Soboa. Il avait quitté, ce jour, son domicile pour rentrer à Dakar. Au terme de son audition, Albert Dione a été gardé à vue au Commissariat central de Thiès.OUSSEYNOU MASSERIGNE GUEYE

Mort annoncée du Khalife : La colère de Médina Baye

http://www.emedia.sn/ La mort annoncée du Khalife général de Médina Baye annoncée par certains média indigne toujours les disciples du guide religieux. Ces derniers ont, ce mardi, fait face à la presse pour dénoncer une nouvelle fois ces fausses informations portées contre leur marabout. « Nous dénonçons avec véhémence les agissements de ces deux sites (Yérimpost et Senego). Ils ont divulgué de fausses informations. Ce qui est contraire à l’éthique et à la déontologie de leur métier. Une information doit être vérifiée avant publication », a déclaré Cheikh Mahy Alioune Cissé, porte-parole de Médina Baye. Qui informe dans la foulée, que le Khalife est en bonne santé et ne souffre d’aucune maladie. « Nous demandons à Dieu de lui prêter longue vie afin qu’il puisse terminer sa mission. Nous ne savons pas à quel dessein ces deux sites-là ont fait cela. Ce sont des choses qu’il faut éviter à l’avenir », a indiqué Cheikh Mahy Alioune Cissé. À l’en croire, des disciples voulaient se rendre dans les locaux de ces deux média pour corriger les journalistes. « Mais, on les en a dissuadé. Nous leur avons demandé de garder leur calme et de pardonner », a déclaré Cheikh Mahy Cissé, demandant aux journalistes de faire attention à ce qu’ils écrivent Aliou DIOUF

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 07/05/2019

Mame Mbaye Niang confirmé 

C’est Dakaractu qui donne l’information : Mame Mbaye Niang a été finalement nommé chef de Cabinet du chef de l’Etat. Il y a quelques semaines, une rumeur avait fait état de sa nomination. Mais là, d’après le site en question, c’est officiel. Il remplace Moustapha Diakhaté. Visiblement, le Président Macky Sall a recasé tout le monde d’autant que «L’As» a appris que Marième Badiane a également été confirmée ministre d’Etat.

Mille problèmes pour l’obtention du passeport 

Nos confrères du journal «Enquête» avaient, dans une de leurs parutions, levé un coin sur la mafia autour du passeport de la Cedeao. Eh bien, le constat est là : on est retourné au temps de socialistes où il fallait payer des intermédiaires qui graissent la patte pour pouvoir disposer du sésame. Un tour au Bureau des passeports suffit pour s’en rendre compte. Même pour prendre un rendez-vous via le serveur vocal d’Africatel AVS, c’est la croix et la bannière. Entre interruptions intempestives et propos désagréables, tout y passe. C est comme si les opératrices sont dans un car rapide. Conséquence, on perd facilement son crédit. Une arnaque au nez et à la barbe des associations consuméristes.

Cheikh Oumar Hanne en deuil 

Le ministre de l’Enseignement supérieur est en deuil. Cheikh Oumar Hanne a perdu sa mère hier. Le chef de l’Etat a mobilisé la République pour le représenter à la maison mortuaire et présenter les condoléances. Il y avait les ministres Mansour Faye et Mamadou Talla et plusieurs autres personnalités dont Cheikh Tidiane Gadio, ancien chef de la diplomatie sénégalaise. La défunte a été enterrée à Thiès. «L’As » présente ses sincères condoléances à Cheikh Oumar Hanne et à sa famille.

Me Aïssata Tall Sall annoncée à l’Artp 

Me Aïssata Tall Sall, qui a activement participé à la réélection du Président Macky Sall lors du scrutin du 24 février dernier, pourrait être récompensée par le chef de l’Etat. La présidente du mouvement «Oser l’avenir» est annoncée à l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (Artp) en remplacement de Abdou Karim Sall promu ministre de l’Environnement et duDéveloppement durable. Le poste vacant pourrait revenir dès ce mercredi à l’ancienne porte-parole du Parti socialiste. Après Modou Diagne Fada à la Sonacos, MeAïssata Tall Sall, selon nos sources, va atterrir à l’Artp.

Barry Sy poignarde mortellement son fils 

Barry Sy, un déficient mental, a abrégé la vie de son fils âgé seulement 25 ans. Le parricide a eu lieu dimanche passé à Rufisque Nord au quartier Darou Rahim. Tout est parti d’une dispute entre Barry Sy (déficient mental depuis une vingtaine d’années) et son fils, Ibrahima Sy. Au cours de la dispute, confient les témoins, Barry Sy est entré dans sa chambre pour prendre un couteau. C’est ainsi que Ibrahima Sy en a profité pour quitter la maison. Mais, il sera rattrapé par son père qui lui a asséné plusieurs coups de couteau au niveau du cou. Le jeune homme est décédé au cours de son évacuation à l’hôpital. Barry Sy est arrêté par la police où il est présentement en garde-à-vue.

Mort suspecte d’un détenu à Diourbel 

La mort d’un détenu dans sa cellule à Diourbel fait l’objet de polémique. Fallou Ka, 25 ans, est décédé à la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Diourbel. D’après la RFM, il aurait été tabassé à mort après avoir été arrêté samedi dernier à la gare routière de Touba Ndindy. Il aurait été en possession de 250 g de chanvre indien et 23 cornets de yamba. Des accusations rejetées par la famille de Fallou Ka qui exige que la lumière soit faite sur sa mort. «Quand j’ai discuté avec Fallou, il m’a dit : «Papa, on m’a tabassé, j’ai mal au corps. Quand je fais mes besoins naturels, il y a du sang qui coule. Et la police n’a rien trouvé en ma possession», rapporte Adama Ka, le père de la victime. Cependant, le commissaire de Mbacké nie en bloc, maintenant que le défunt avait en sa possession du chanvre indien.

Mohamed écope 3 mois pour un forcing pour voir le commissaire de Dieuppeul 

Mohamed Benzeno n’oubliera pas de sitôt sa tentative de rencontrer le commissaire de Dieuppeul pour que ce dernier intercède au profit d’un tiers. Pour avoir fait du forcing dans l’espoir de voir le commissaire de Dieuppeul, il a passé 6 jours au gnouf. Il voulait voir le commissaire pour sauver son neveu d’un déferrement. Pourtant, ce dernier a été blanchi par la victime. Mais les policiers s’y ont opposés. L’oncle a piqué une colère noire et forcé le passage pour voir le commissaire. A son tour, il est arrêté pour outrage à agent dans l’exercice de ses fonctions. Mohamed Benzeno est à son tour déferré et placé sous mandat de dépôt. Il a comparu hier devant la barre pour répondre des faits qui lui sont reprochés. Il a reconnu le délit mais nié avoir insulté l’agent de police. C’est ainsi que le juge l’a condamné à 3 mois assorti de sursis pour outrage à agent avant de relaxer du délit d’injure non publique.

Alerte sur l’insécurité à Grand Médine 

Les habitants de Grand Médine alertent sur l’insécurité qui règne dans leur quartier. Bara Sall un notable à Grand Médine a câblé «L’As» pour alerter les autorités du danger qui guette les populations. A l’en croire l’insécurité est aggravé par la proximité avec le stade Léopold Sédar dont les environs constituent un repère de bandits et de trafiquants de drogues, en plus d’être un dépotoir d’ordures. A cela s’ajoute, le fait que les lieux abritent également la gare routière de bus de transport en commun de la sous région. Ce qui fait dire à Bara Sall que les délinquants sont de plusieurs nationalités. D’ailleurs, les jeunes du quartier s’étaient mobilisés ces derniers temps pour voir comment sécuriser la localité. Il interpelle le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye et la police pour nettoyer le quartier des délinquants en vue de mettre les populations en sécurité et prévenir des agressions et meurtres.

Libération des manifestants devant l’Assemblée nationale 

Après deux jours de garde-à-vue au commissariat central, Guy Marius Sagna, Abdourahmane Sow et Babacar Diop ont recouvré la liberté. Ils avaient défié le préfet de Dakar qui avait interdit toute manifestation devant l’Assemblée nationale le jour de l’examen du projet de loi portant révision de la constitution. Malgré l’opposition de l’autorité préfectorale, ils ont voulu manifester devant les grilles du parlement Aussitôt arrivés sur les lieux, ils sont arrêtés et embarqués par la police pour être placé en garde-à-vue. Hier, Guy Marius Sagna, Abdourahmane Sow et Babacar Diop ont té déféré devant le parquet. Mais, ils ont été libérés par le procureur et classé leurs dossiers.

Babacar Diop et les souris 

Le jeune leader des Fds qui avait préconisé la mise en place d’un gouvernement parallèle n’a pas été émoussé par sa garde à vue de trois jours. Joint par «L’As» après sa libération par le procureur qui a requis l’inopportunité de poursuivre, Babacar Diop se dit plus que jamais déterminé à poursuivre son combat pour la démocratie au Sénégal. Même s’il salue le professionnalisme des policiers, il a déploré les conditions de détention des personnes placées en garde à vue. Comme des sardines dans des cellules, les suspects cohabitent avec des souris dans des conditions inhumaines. «Ils veulent nous intimider, mais cela ne passera pas ; le combat ne fait que commencer. Il faudrait qu’on pense aux droits humains», déclare-t-il par rapport aux conditions de garde à vue.

JE SOUTIENS L’ÉCOLE SAINTE JEANNE D’ARC PAR MADIAMBAL DIAGNE

Nul n’a encore vu au Sénégal des parents de confession chrétienne choisir d’inscrire leurs enfants dans une école dont l’orientation religieuse islamique est affichée ostensiblement et y exiger des comportements singularisants pour leur progéniture

La question de l’interdiction du port du voile au sein de l’institution Sainte Jeanne d’Arc a suscité beaucoup de réactions et d’émois. Des réactions qui ne sont fondées pour la plupart que sur un rejet aveugle et le confort des idées toutes faites. Le ministère de l’Education nationale croit mettre un terme à cette polémique en reprochant à l’établissement concerné d’être auteur «d’actes discriminatoires d’ordre socio-culturel», avant d’indiquer la non-conformité d’une telle démarche à la Constitution du Sénégal qui garantit le respect de toutes les croyances.

Au demeurant, devrait-on se féliciter que le nouveau ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, veuille retourner aux fondamentaux du respect de la Constitution et de la loi républicaine. On ose ainsi espérer qu’il rétablira la légalité républicaine pour restaurer dans leurs droits constitutionnels les élèves, parents d’élèves et propriétaires des écoles du groupe scolaire Yavuz Selim, fermées depuis deux longues années, sur injonction de la Turquie de Recep Tayyip Erdogan.

L’excuse de provocation

Une certaine opinion publique s’est plus ou moins émue que les responsables de l’institution d’enseignement privé catholique Sainte Jeanne d’Arc aient voulu interdire des comportements dans l’enceinte de leur établissement scolaire. D’aucuns ont voulu jeter la pierre sur les responsables de l’école, accusés de discrimination. On a même vu des gens parler de croisade anti-islamique. Or, l’attitude des élèves et des parents constitue purement et simplement une provocation à l’égard des responsables de l’école et même des autres élèves.

Quel est le responsable d’une école qui ne réagirait pas devant une situation où des élèves refusent de s’asseoir à côté d’autres, au motif qu’ils sont de sexe opposé ; les mêmes élèves qui refusent de se mêler à leurs camarades de classe dans les activités pédagogiques ou refusent de se faire suivre dans les rangs par des élèves de sexe opposé, ou même qui développent un communautarisme exclusif au sein de l’établissement, sur des bases confessionnelles et de pratiques religieuses ? Un chef d’établissement responsable, même dans une école publique, aurait exclu de tels élèves qui adopteraient des comportements et attitudes du genre. Il y a véritablement des actes et attitudes de provocation manifeste, autrement les parents effarouchés par l’attitude de l’école Sainte Jeanne d’Arc auraient inscrit leurs enfants dans une autre école où ils ne rencontreraient pas de difficultés à se vêtir à leur façon et où ils ne gêneraient personne par leurs comportements.

Quand on paie de sa poche pour choisir un modèle d’éducation pour son enfant, on peut voir ailleurs si ce modèle ne vous agrée plus. A la vérité, ces parents sont en train de mettre en péril la scolarité de leurs enfants, car on ne voit pas les responsables de l’école Sainte Jeanne d’Arc reculer, renoncer à faire régner l’ordre et la discipline au sein de leur établissement. Est-ce que le ministre de l’Education nationale va requérir la force publique pour introduire les élèves bannis en salle de classe ? On peut aussi considérer que le gouvernement a d’autres urgences que de s’engager dans un combat pareil.

S’imagine-t-on le tollé que provoquerait un élève inscrit à l’institution Mariama Niasse, dont l’obédience islamique est marquée et qui porterait à son cou une croix, ou une fille inscrite dans cette même école et qui refuserait de mettre le voile ? D’ailleurs, un certain irrédentisme islamique prescrit aux croyants qui craindraient d’altérer leurs pratiques ou us et coutumes religieuses de ne pas vivre au sein d’une communauté non musulmane à «moins que cette immersion dans la communauté non musulmane ne résulte d’une nécessité impérieuse». Que ceux qui voudraient faire mettre le voile à leurs filles dès le berceau les inscrivent dans des écoles qui s’en accommoderaient. Dieu sait qu’il en existe au Sénégal et à tous les coins de rue.

Cette affaire aura permis à certains milieux fondamentalistes de chercher à s’emparer d’un combat pour «instaurer une société et un modèle islamiste dans l’éducation». Cela ne saurait être acceptable. Dans tous les cas, nul n’a encore vu au Sénégal des parents de confession chrétienne choisir d’inscrire leurs enfants dans une école dont l’orientation religieuse islamique est affichée ostensiblement et y exiger des comportements singularisants pour leur progéniture. Du reste, qui peut accuser les écoles privées catholiques d’ostracisme contre les élèves de confession religieuse musulmane ? Aucune école privée catholique n’interdit par exemple aux élèves musulmans de pratiquer le jeûne, ou les inscrit de force à des cours de catéchèse.

Les autorités de l’Etat invoquent la légalité et le respect de la Constitution ? Soit ! Pourquoi diantre ne pas pousser la logique jusqu’à introduire l’enseignement en français, la langue officielle du Sénégal, dans des établissements d’enseignement de certaines villes religieuses musulmanes du Sénégal ? S’est-on aussi interrogé sur la «légalité constitutionnelle» d’ériger des écoles publiques exclusivement destinées à des filles ou des garçons, comme le sont par exemple l’institution Mariama Ba de Gorée ou le Prytanée militaire Charles Tchoréré de Saint-Louis ?

Cette affaire du port du voile à l’école Sainte Jeanne d’Arc a posé la question de la laïcité. Il convient en effet de chercher à comprendre le modèle sénégalais.

La laïcité positive de Senghor

Le modèle laïc prôné par l’Etat est à comprendre dans un prisme différent de ce qui est entendu par laïcité dans d’autres contrées. Le Sénégal a une histoire particulière avec une cohabitation entre religions traditionnelles, christianisme et islam. C’est un pays pour lequel le fait religieux a grandement joué dans la gouvernance des populations et modelé l’organisation sociale.

La logique de faire respecter toutes les confessions et d’assurer leur parfaite cohabitation a été un chantier sur lequel le Président Léopold Sédar Senghor a misé énormément pour trouver un modèle adéquat d’équilibre sans que nul ne soit lésé. A cet effet, un distinguo a rapidement été fait entre ce qui est entendu juridiquement par Etat laïc dans des pays comme la France, et d’éviter toute transposition d’un arsenal juridique à des réalités bien différentes.

La laïcité comme confinement de la religion dans la sphère privée n’a pas été l’option choisie. La religion était vue par le Président Senghor comme une part constituante de l’identité des citoyens sénégalais. Cette orientation d’une laïcité positive intégrant la foi à la vie publique est différente des formes appliquées ailleurs, avec une séparation nette de la religion et de l’Etat. L’Etat sénégalais se positionne en garant des libertés religieuses et du respect des confessions. Mieux, l’Etat du Sénégal ne s’interdit pas de construire ou réfectionner des cathédrales ou des mosquées ou autres lieux de cultes religieux. Il n’empêche que les critiques peuvent ne pas manquer dans un modèle où le religieux est accommodé par tout moyen.

L’Etat qui manœuvre avec le religieux est critiquable à bien des niveaux. Toutefois, dans un contexte où des traditions sont ancrées, se conformer à celles-ci dans les limites du raisonnable n’est que contribution positive à une meilleure vie commune. Le Président Abdou Diouf ne s’y trompait pas, lorsqu’interpellé sur les questions de libertés religieuses ; il précisait à propos du modèle laïc sénégalais : « La laïcité ne saurait être anti-religieuse : ce ne serait d’ailleurs pas une véritable laïcité, ce serait comme, hélas, dans certains pays, instituer l’athéisme comme religion d’Etat ».

 L’Etat sénégalais s’est toujours voulu un garant des libertés de culte dans une société plurielle. Le modèle tient bon, malgré les velléités de plusieurs milieux de pousser à un Sénégal mono-confessionnel, avec des cavaliers d’une foi pure qui contraindraient tout «ceddo». Il serait donc intéressant et bienvenu que tous les intervenants au débat sur l’institution Sainte Jeanne d’Arc fassent de même à la prochaine occasion qu’un quelconque groupe au Sénégal verrait ses libertés menacées. On a vu des populations empêcher la construction d’une église dans un quartier ou une localité. On a vu des fidèles chassés à coups de pierres au moment d’un office religieux.

Une lettre du Président Senghor au chef religieux Cheikh Ousmane Sountou Badji, sur le rôle de l’Etat comme garant de la laïcité sénégalaise, mérite d’être relue. «Comme vous le savez, le Sénégal est un Etat laïc, où les religions, s’exerçant librement, orientent leur activité vers l’entente, la solidarité et la fraternité entre ceux qui y adhèrent. Ainsi musulmans, catholiques, protestants et animistes travaillent sans entrave à la propagande de leur religion. C’est dire que la seule limite dans ce domaine, c’est la sûreté de l’Etat, parce que l’Etat assure la protection des droits de l’ensemble des citoyens. Et il le fait grâce aux institutions de la République, dont la nature, le statut et le fonctionnement sont déterminés par la Constitution. Lorsqu’un citoyen, quelle que soit sa condition, entreprend une action non autorisée aux termes de cette Constitution et accomplit ainsi des actes sans détenir, de par la Constitution, les qualités et prérogatives requises, il s’engage par-là dans une voie que les institutions de l’Etat ne peuvent tolérer. Il est alors de leur devoir d’y mettre un terme, conformément à la loi.»

L’éducation publique est à sauver

L’affaire Jeanne d’Arc doit pousser à une interrogation sérieuse sur le déclin de l’école publique. Nous n’avons de cesse de répéter cela dans ces colonnes, l’école publique sénégalaise est à sauver à tout prix. L’éducation nationale accessible à tous est le meilleur des leviers démocratiques, ascenseur social et outil de formation d’une Nation. Son déclin constaté année après année et la place de plus en plus grande prise par le privé dans un secteur aussi stratégique sont à corriger.

Loin de nous l’idée de refuser la contribution de l’éducation privée. Je continue moi-même d’investir dans ce créneau. Il semble toutefois plus judicieux que tous les Sénégalais puissent avoir une offre rigoureuse et crédible d’éducation publique. L’école de la République serait le meilleur endroit pour faire respecter les libertés de tous. La privatisation, quelle qu’elle soit, instaure ses règles et oriente son fonctionnement à partir de ses principes. Il est regrettable pour un pays comme le Sénégal, où la grande majorité des cadres et de l’élite sont les fruits de l’école publique, de voir son système d’éducation nationale à bout de souffle.

Eviter les extrêmes

Le respect de la différence et la tolérance sont des éléments majeurs sur lesquels la génération actuelle de Sénégalais devra veiller pour ne point compromettre le legs aux générations futures. Le débat public montre, sur les récentes questions, des positions de plus en plus radicales et un refus catégorique d’échanger de façon constructive. L’élection présidentielle de février 2019 a été une manifestation de cette impossibilité pour nos compatriotes d’échanger de façon sereine. Les insultes, invectives et le déni sont les armes favorites pour s’empêcher l’effort de réflexion, de confronter des idées ou de se voir contredire sur tous les débats. De tout bord, un refus catégorique de discuter et d’échanger est la chose la plus partagée.

La tentation de vouloir rendre le débat public homogène ou le marquer d’un sceau religieux se manifeste de plus en plus. Tout cherche à être expliqué à partir de sa conformité ou non à la religion de la majorité. Une telle tendance est amplifiée par un réseau d’associations religieuses et de prêcheurs se faisant les porteurs d’un sabre et d’un chapelet et se pensant libres de professer une morale publique. Ce sont des adversaires du modèle laïc sénégalais, auxquels il faudra prêter attention pour éviter tout péril. Les poussées pour censurer la créativité, orienter vers un penser «licite» voire conforme à une foi, ne sont que les prémisses de leur projet. Ces cavaliers de la «bonne vertu» se dressent sous nos yeux et tentent de s’ériger en censeurs d’opinions.

Dans un contexte d’une sous-région faisant face à une montée des extrémismes communautaires comme religieux, savoir raison garder s’impose. Il est venu le temps de dire à ces «champions des vertus» que leur morale n’est pas celle de tous, que leur foi n’est pas celle de tous, que la vérité sur terre est «un miroir tombé de la main de Dieu et qui s’est brisé» pour reprendre Rumi. A chacun son bout de miroir cassé, libre à lui d’en faire sa vérité ! Le Sénégal reste une République laïque, consacrant les libertés de tous. Le chrétien, le musulman, le juif, le «ceddo», l’athée y ont tous leur place et sont libres de s’y épanouir comme bon leur semble. Assurément, l’école Sainte Jeanne d’Arc est bien loin de constituer une menace pour la laïcité au Sénégal. On ne pourrait pas dire autant de nombreux autres lieux d’éducation et d’enseignement.

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