Fête du travail : Le Sames réclame une oreille attentive des autorités étatiques

Fête du travail : Le Sames réclame une oreille attentive des autorités étatiques
Fête du travail : Le Sames réclame une oreille attentive des autorités étatiques

 

https://www.dakaractu.com/ Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames) voudrait être pris très au sérieux dans le cadre des revendications syndicales qu’il initie. À l’occasion de la célébration, ce mercredi de la Fête du travail organisée chaque 1e mai, le Dr Amadou Yéri Camara, secrétaire général dudit Syndicat a relevé la nécessité pour l’État de leur prêter une oreille attentive. Il en a voulu pour preuve, que l’alerte avait été donnée sur une panne prochaine de l’appareil radiothérapie de l’Hôpital Aristide Le Dantec (Hald).

‘’Rappelez-vous, la crise à laquelle on a été le plus confrontée a eu lieu à l’Hôpital Le Dantec. Et pourtant quelques mois auparavant, nous avions même initié une marche pour lancer l’alerte. Parce qu’on avait vu que des patients se rendaient au Mali pour des soins. Malheureusement, notre alerte n’avait pas été prise au sérieux.  Jusqu’à ce que l’appareil de radiothérapie de l’Hôpital Aristide Le Dantec tombe en panne. (…). Je crois qu’il nous faut, nous syndicalistes qui participions à l’élaboration des politiques publiques, nous atteler à donner la bonne information. On doit être de véritables lanceurs d’alerte. Mais, il faut aussi que nous ayons devant nous une oreille attentive’’, a dit le Dr Camara.

Pour lui, les mouvements de grève et autres manifestations syndicales sont le plus souvent motivés par une volonté d’améliorer la condition d’existence des populations et du personnel soignant. ‘’Nous voulons aussi améliorer nos conditions d’existence.

Si on nous met dans des conditions meilleures, nous seront présents dans toutes les localités du pays. Nous pensons que les Sénégalais où qu’ils puissent être devraient avoir les mêmes offres en termes de santé. C’est dire qu’il nous faut aller vers une démocratie totale en matière de santé’’.
Il a rappelé que leur modèle de syndicalisme repose sur le volet revendicatif et le volet proposition dans l’élaboration de la politique publique en matière de santé. ‘’Dans notre modèle de syndicalisme on cherche à voir comme marche les structures de santé publique dans le pays, et c’est dans le sens des intérêts de la population. Nous sommes les mieux placés pour dire ce qui ne marche pas, malgré les déclarations des autorités desdites structures de santé. Certains responsables de ces structures de santé ne peuvent pas donner des informations négatives comme pour relever les manquements ou les problèmes de la boîte. Nous membres du Sames nous sommes décidés à nous ériger en lanceurs d’alerte. C’est le cas, quand on dénonce l’absence d’un neurologue à Ziguinchor et de pédiatre à Sédhiou et à Kédougou’’, a-t-il dit.

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