Touba : 700 filles de 9 ans vaccinées contre le cancer du col de l’utérus

Touba : 700 filles de 9 ans vaccinées contre le cancer du col de l’utérus
Touba : 700 filles de 9 ans vaccinées contre le cancer du col de l’utérus

 

http://www.rewmi.com/ Le vaccin contre le cancer du col de l’utérus, introduit au mois de mars à Touba, a enregistré des résultats satisfaisants. En effet, 700 filles de 9 ans  ont été vaccinées dans 23 postes de santé, sur les 28 que compte le district de ladite localité. Révélation faite suite à la caravane presse organisée par Speak Up Africa et le ministère de la Santé.

En 2017, le seuil de couverture vaccinale supérieure a atteint 90%  pour la plupart des antigènes, mais fait face à plusieurs défis tels que la nécessité d’améliorer l’engagement politique au profit du Programme élargi de vaccination (PEV), la nécessité d’accroître le financement domestique de ce projet et la faible implication communautaire dans les activités de la vaccination de routine. Pour faire face à ce défi, le PEV a établi un plan national de plaidoyer afin de renforcer la collaboration inter sectionne et rehausser le profil de la vaccination de routine au Sénégal. Ainsi, ce plan prévoit, à travers son premier objectif stratégique, d’améliorer la communication institutionnelle du PEV. C’est en ce sens qu’une visite de presse dans  la région de Diourbel a été organisée par Speak Up Africa, en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale à l’occasion de la Semaine africaine de vaccination. Pour le médecin chef-adjoint district sanitaire de Touba, Dr Mbacké Sylla, la vaccination se passe normalement dans le district sanitaire de Touba. « Concernant les antigènes et surtout les nouvelles introductions, l’espoir est permis grâce au bon démarrage par rapport au recrutement et la mise en œuvre », dit-il. Concernant  le calendrier vaccinal, il a été noté un bon indicateur lors de la revue passée par rapport aux performances du district, avec de bonnes évolutions par rapport à 2017, où un recrutement de nouveaux enfants par rapport à la vaccination a été senti. « Ce qui a permis d’atteindre tous les indicateurs (99% pour les antigènes). Des relais ont été formés pour faciliter la sensibilisation. Pour le recrutement, le début était difficile, mais maintenant des avancées ont été notées. Nous avons commencé les travaux dans 23 postes de santé, sur les 28 que compte le district.

Pour cela, 700 filles de 9 ans ont été vaccinées contre le cancer du col (HPV) », dit-il. Et de renchérir: «Il n’y a pas de craintes par rapport à l’introduction de ce nouveau vaccin, mais il y a eu des surprises agréables concernant le taux de recrutement qui est très élevé. Le message est perçu avec l’adhésion de la population ». Selon Dr Mbacké Sylla, de jeunes filles ont été recrutées pour pouvoir évaluer l’impact de la mortalité les années à venir. «Ce qui reste maintenant, c’est la sensibilisation. Il va falloir maintenant orienter les enseignants au niveau des écoles par rapport à la vaccination. Comme toutes les filles de moins de 9 ans sont dans les écoles coraniques et élémentaires, les autorités sanitaires comptent travailler dans ce sens avec les enseignants pour avoir la cible entière. Le taux de couverture vaccinale est de plus de 90% à Touba. Un plaidoyer a été fait envers les religieux concernant la vaccination en général », fait-il savoir.

Un retard noté dans le démarrage du vaccin

D’après le superviseur du PEV de Touba, Mamadou Sène, les populations ont adopté le programme élargi de vaccination dans cette ville religieuse, à travers des séances d’accélération financées par l’Unicef et le Gabi, et des campagnes fixes au niveau des postes de santé et des postes des grandes zones du district médical où des stratégies avancées sont mises en place. « Dans ce district sanitaire,  la plupart des mères respectent le calendrier médical, même si parfois les conditions sont très difficiles pour d’autres. Il y a des perdus de vue avec un taux d’abandon assez important », renseigne-t-il. Ces manquements ont été notés avec la rougeole (Rr1 et le Rr2) où les enfants doivent prendre deux doses de vaccination. « La  deuxième dose pose problème, souvent par ignorance ou par négligence, même si tous les vaccins sont disponibles. Notre objectif est d’aller les rechercher parce que nous avons leur numéro de téléphone », soutient Mamadou Sène. Il laisse entendre toutefois qu’il n’y a pas de cas de rougeole dans cette partie du pays.  « L’introduction du vaccin contre le cancer du col (HPV) au mois de mars dernier se passe bien à Touba, avec la formation des agents de santé et une centaine de relais. Il reste maintenant la formation des enseignants car la plupart des cibles se trouvent dans les écoles », renchérit-il. Pour le stockage des vaccins, la localité dispose d’une chaine de froid pour desservir les autres structures sanitaires.

«60 enfants vaccinés par jour au centre de santé Keur Niang »

Abondant dans le même sens, le Major Mamadou Fall, du centre de santé Keur Niang, déclare quele PEV a fortement réduit le taux de mortalité et de morbidité des enfants. « Le taux de couverture vaccinale à Keur Niang est de 90%, mais le HPV tarde à démarrer. Mais, nous sommes en train de faire des efforts avec la sensibilisation et la communication pour changer la donne avec l’aval du marabout qui a donné un «Ndiguel ». Les gens ont commencé à adhérer à ce programme. Nous avons mis en place trois stratégies. Il s’agit de la stratégie fixe où il y a les enfants qui vivent à moins de 5 km qui viennent au niveau du centre de vaccination. Il y a aussi les  stratégies fixes avancées avec des zones de forte densité où l’équipe de vaccination est appelée à venir sur place. Parfois, nous faisons jusqu’à sept sorties par mois pour permettre aux enfants de se faire vacciner à temps. La stratégie mobile, avec une case de santé qui est à 9 Km où l’équipe se rend chaque mois pour faire la vaccination, la planification familiale, entre autres, et la stratégie fixe où l’on vaccine tous les jours ouvrables au niveau centre de sante et les après-midi », liste-t-il. Selon les statistiques, 60 enfants sont reçus en moyenne par jour dans ce centre, avec 4 à 5 flacons qui sont ouverts par jour.Ngoya NDIAYE

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