Revue de presse du Dimanche 05 Mai 2019

Revue de presse du dimanche 05 Mai 2019
Revue de presse du dimanche 05 Mai 2019

LA LOI SUR LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION ADOPTÉE PAR LES DÉPUTÉS

Dakar, 4 mai (APS) – Le projet de loi portant révision de la Constitution devant consacrer la suppression du poste de Premier ministre, a été adopté samedi à l’unanimité par les députés, avec 124 voix pour et 7 contre, a constaté l’APS.

Au total 7 abstentions ont été dénombrées sur 138 votants.

L’adoption du projet de loi portant révision de la Constitution va entraîner la suppression du poste de Premier ministre dans l’architecture institutionnelle du Sénégal.

Le conseil des ministres du mercredi 17 avril avait, ‘’au titre de l’examen des textes législatifs et règlementaires’’, délibéré et adopté un projet de loi portant révision de la constitution.

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne avait annoncé à l’occasion de la formation du nouveau gouvernement, le 7 avril dernier, que le poste de chef du gouvernement est appelé à être supprimé, à terme

« Cette  envisagée devra permettre au président de la République d’être en contact direct avec les niveaux d’application, de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation des politiques publiques », a expliqué le ministre de la Justice dans le rapport général du projet de loi remis à la presse.

La suppression du poste de Premier ministre va permettre d’économiser quelque 193 milliards de FCFA dans les quatre prochaines années, lit-on encore dans l’exposé des motifs

A cet effet, a-t-il précisé, il s’avère opportun d’écourter les processus administratifs jusque-là centrés autour du président de la République.

Le ministre a également assuré que cette réforme se justifie « amplement » compte tenu du temps court dont dispose maintenant le président de la République avec la réduction du mandat de 7 à 5 ans.

SMD/ASB

Dures conditions d’études à l’Ucad : L’Union régionale des étudiants de Kaolack sonne l’alerte

https://www.dakaractu.com/ Face à la presse ce samedi, les étudiants de Kaolack, orientés à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar( Ucad), ont sonné l’alerte face à leurs difficultés quotidiennes.

Parlant au nom de ces camarades, le président de l’UREK, Amadou Ciré Barry, y est allé sans détours.  » Nous sommes très fatigués à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Et nos difficultés sont d’ordre social et pédagogique. Figurez-vous, nous avons enregistré des étudiants kaolackois qui ont abandonné leurs études parce qu’ils n’ont pas de moyens pour vivre à Dakar. Et la plupart d’entre eux, sont tombés malades », a-t-il regretté.

Poursuivant, Mr Barry de marteler :  » Nous qui sommes restés à Dakar, c’est vraiment la croix et la bannière. Car, nous avons des difficultés pour la restauration et en plus, certains d’entre nous n’ont même pas où se loger. Il n’y a que 30 étudiants qui ont trouvé un logement grâce à la municipalité de Kaolack. Mais c’est insuffisant, d’où cet appel à l’endroit des bonnes volontés de Kaolack… »

Sur un autre registre, les étudiants de Kaolack ont, entre autres, sollicité l’appui des autorités pour une meilleure intégration pédagogique.  » À l’Université de Dakar, rien n’est gratuit. Et l’achat de fascicules nous pose d’énormes difficultés. Alors, puissent les bonnes volontés agréer notre requête!, ont-ils conclu…

les députés adoptent le projet de loi supprimant le poste de PM

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé-Cent vingt-quatre députés (124) sur les cent soixante-cinq (165) que compte l’Assemblée nationale du Sénégal ont voté samedi le projet de loi portant révision de la Constitution, qui supprime entre autres modifications le poste de Premier ministre.

Le projet de loi constitutionnelle N°07/ 2019 portant révision de la constitution est passé comme lettre à la poste, avec les députés de la majorité qui ont fait peser leur poids nonobstant les désaccords soulevés par l’opposition.

124 députés ont voté pour son adoption contre seulement sept (7) voix.

Les travaux, ouverts à 10h30, étaient dirigés par le président Moustapha Niasse. Et le texte de loi était défendu par le nouveau ministre de la Justice, Me Malick Sall.

Désormais, « le nouveau paradigme envisagé permettra au président de la République d’être au contact direct avec les niveaux d’application, de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation des politiques publique », a expliqué le garde des sceaux sur le site Emedia.

Toutefois, a fustigé la députée  Aïda Mbodji (opposition), « ce projet de loi va dépouiller notre Assemblée de certaines de ses prérogatives régaliennes. Ce que nous ne devons pas accepter ».

« Avec le vote de cette loi, l’Assemblée nationale n’aura plus le pouvoir de contrôler l’action du gouvernement, encore moins le démettre même si elle dispose de motifs valables pour le faire », a souligné l’ancienne proche de l’ex-président Abdoulaye Wade.

En effet, les grandes lignes de cette réforme constitutionnelle touchent une vingtaine d’articles sur la centaine que compte la Constitution et elle a comme finalité la célérité dans les procédures administratives ou « Fast Track », une expression lancée par le chef de l’Etat.

Silencieuse dans un premier temps, l’opposition à travers surtout ses quatre candidats malheureux à la présidentielle, avait dans un communiqué publié récemment, rejeté pour diverses raisons ce projet de loi portant modification de la Constitution.

Dans la forme, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Issa Sall et Madické Niang s’y opposent au motif qu’elle allait passer comme lettre à la poste du fait qu’elle sera soumise à une institution constituée dans son écrasante majorité par des membres de la coalition présidentielle.

Dans le fond, les opposants déplorent «que des modifications aussi substantielles de la Constitution aient été initiées en l’absence de toute forme de concertation».

Pendant que les débats se déroulaient ce samedi matin à l’Assemblée nationale, certains activistes, comme Guy Marius Sagna, combattant cette réforme constitutionnelle, ont été arrêtés aux abords de l’Hémicycle.ODL/te/APA

LA LOI SUR LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION ADOPTÉE PAR LES DÉPUTÉS

Dakar, 4 mai (APS) – Le projet de loi portant révision de la Constitution devant consacrer la suppression du poste de Premier ministre, a été adopté samedi à l’unanimité par les députés, avec 124 voix pour et 7 contre, a constaté l’APS.

Au total 7 abstentions ont été dénombrées sur 138 votants.

L’adoption du projet de loi portant révision de la Constitution va entraîner la suppression du poste de Premier ministre dans l’architecture institutionnelle du Sénégal.

Le conseil des ministres du mercredi 17 avril avait, ‘’au titre de l’examen des textes législatifs et règlementaires’’, délibéré et adopté un projet de loi portant révision de la constitution.

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne avait annoncé à l’occasion de la formation du nouveau gouvernement, le 7 avril dernier, que le poste de chef du gouvernement est appelé à être supprimé, à terme

« Cette  envisagée devra permettre au président de la République d’être en contact direct avec les niveaux d’application, de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation des politiques publiques », a expliqué le ministre de la Justice dans le rapport général du projet de loi remis à la presse.

La suppression du poste de Premier ministre va permettre d’économiser quelque 193 milliards de FCFA dans les quatre prochaines années, lit-on encore dans l’exposé des motifs

A cet effet, a-t-il précisé, il s’avère opportun d’écourter les processus administratifs jusque-là centrés autour du président de la République.

Le ministre a également assuré que cette réforme se justifie « amplement » compte tenu du temps court dont dispose maintenant le président de la République avec la réduction du mandat de 7 à 5 ans. SMD/ASB

Suppression poste PM : Le Pr Abdou Aziz Kébé décortique les conséquences de cette loi…

https://senego.com/ Le projet de loi portant suppression du poste de premier ministre a été voté ce samedi 04 mais à l’Assemblée nationale. Interpellé sur la question, le Pr Abdou Aziz Kébé est revenu sur les conséquences de cette suppression.

« Avec ce nouveau régime présidentiel, les moyens d’action sont théoriquement supprimés, mais il y a des interférences entre les pouvoirs« , analyse le professeur de droit public à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad).

Ainsi, deux (2) conséquences fondamentales ont été notées par M. Kébé.

« La première, elle est relative à la structure de l’exécutif dans le projet de réforme annoncé. Il a été question du régime présidentiel et celui-ci par nature, c’est un régime dans lequel l’exécutif a une seule tête, on parle de l’exécutif monosépale (…) Tel est le cas aujourd’hui…

Avec la suppression du poste de Premier ministre qui n’est pas une institution, (…) nous aurons un exécutif à tête unique incarné par le président de la République. Mais, le gouvernement reste une institution« , dit-il dans l’émission « Objection » sur les ondes de la radio Sud Fm.

Et la seconde conséquence, selon toujours le Pr Kébé, « c’est sur les moyens d’action réciproque.

Dans un régime présidentiel, il n’y a pas d’interférence entre les pouvoirs. C’est la séparation stricte des pouvoirs… »

« Dans un régime présidentiel, le pouvoir exécutif est incarné par le président de la République, et il y a le pouvoir judiciaire. Il n’y a pas de moyen d’action réciproque, la dissolution disparaît, il n’y a pas de motion de censure, tu me renverses, je te dissous, cet adage qui se retrouve dans le régime parlementaire, va disparaître (…) Les moyens d’action sont théoriquement supprimés, mais il y a des interférences entre les pouvoirs« , analyse le directeur du CERIF.

Pr Abdou Aziz kébé : «Si on veut vraiment une administration performante il faut réformer la loi 61-33»

https://senego.com/ Professeur  Abdou Aziz Kébé, invité de l’émission Objection de la radio Sud Fm de ce dimanche,  est revenu largement sur la suppression du poste de premier ministre. Pour lui cela  « ne suffit pas » pour rendre l’administration performante, comme l’espère le Président Macky Sall.

« Il faut une réforme de notre administration. Nous avons une administration héritée de la France et qui est construite autour de principes qui ne mettent pas en relief forcément la performance. Si on veut vraiment une administration performante il faut réformer la loi 61-33 » a expliqué l’agrégé de droit public.

Fast-Track : «la suppression du poste de Pm ne suffit pas»,selon le Pr agrégé en Droit Kébé

https://www.pressafrik.com/ La loi sur la suppression du poste de Premier ministre (Pm) adoptée par les députés de l’Assemblée nationale ne suffit pas pour une administration performante . C’est du moins l’avis de l’expert en droit constitutionnel, Abdou Aziz Kébé selon qui, « il faut une réforme beaucoup plus profonde pour un Fast-Track accompli ».

Le Professeur agrégé de droit public à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), Abdou Aziz Kébé décèle des insuffisances dans la nouvelle réforme portant modification de la Constitution, adoptée par l’Assemblée nationale, samedi. Il est convaincu que ce n’est pas la meilleure solution pour une politique dite de Fast-Track.

«La suppression du poste de Pm n’est pas forcément la meilleure solution pour avoir une administration performante, une administration qui répond aujourd’hui au sens de la démocratie », déclare-t-il.
Le spécialiste en droit des finances publiques, précise que : « Le président de la République est politique, d’ailleurs, tout Président est politique. Probablement, dans cette nouvelle loi, il y a des motivations politiques, peut-être être que c’est pour préparer les élections législatives ou locales, je ne sais pas, mais ce qui est clair, c’est qu’on va vers un renforcement du pouvoir du président de la République », souligne-t-il.
Selon Pr Kébé : « La doctrine sénégalaise a suffisamment démontré que le régime présidentiel n’a jamais été appliqué avec bonheur en Afrique. C’est un régime qui conduit à une concentration des pouvoirs ».
Parce que, explique l’invité de l’émission Objection sur Sud Fm : « Il y a deux raisons fondamentales, dans le régime présidentiel orthodoxe, ce qui a fait la particularité et le succès du régime américain, ce sont deux choses fondamentalement. C’est d’une part un congrès qui est puissant qui peut bloquer les politiques présidentielles, c’est aussi une juridiction constitutionnelle qui est extrêmement puissante, aux Etats-Unis, c’est la Cour suprême américaine ».
« Nous n’avons pas au Sénégal, un Conseil constitutionnel puissant, en tout cas il y a beaucoup de faiblesses par rapport à ses compétences », conclut-il.

Suppression du poste de PM : les conséquences de la nouvelle loi

https://www.pressafrik.com/ Le Professeur (Pr) de droit public à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), Abdou Aziz Kébé, a donné les conséquences de la loi portant modification de la Constitution relative à la suppression du poste de Premier ministre (Pm), votée samedi à l’Assemblée nationale. Il est d’avis qu’avec ce nouveau régime présidentiel « les moyens d’action sont théoriquement supprimés, mais il y a des interférences entre les pouvoirs. »

« Il y aura deux conséquences fondamentales : la première, elle est relative à la structure de l’exécutif dans le projet de réforme annoncé, il a été question du régime présidentiel et celui-ci par nature, c’est un régime dans lequel l’exécutif a une seule tête, on parle de l’exécutif monosépale », explique le spécialiste en droit des finances publiques.

« Tel est le cas aujourd’hui », souligne Pr Abdou Aziz Kébé qui déclare qu’avec : « la suppression du poste de Premier ministre, qui n’est pas une institution, mais la fonction de PM étant supprimée, nous aurons un exécutif à tête unique incarné par le président de la République. Mais, le gouvernement reste une institution ».
« La deuxième conséquence, poursuit le directeur du Centre d’étude et de recherche sur l’ingénieur juridique et financière (Cerif), c’est sur les moyens d’action réciproque. Dans un régime présidentiel, il n’y a pas d’interférence entre les pouvoirs. C’est la séparation stricte des pouvoirs ».
L’invité de l’émission Objection de Sud Fm de ce dimanche 05 mai 2019 d’avancer que dans un régime présidentiel : «Le pouvoir exécutif est incarné par le président de la République, et il y a le pouvoir judiciaire. Il n’y a pas de moyen d’action réciproque, la dissolution disparaît, il n’y a pas de motion de censure, tu me renverses, je te dissous, cet adage, qui se retrouve dans le régime parlementaire, va disparaître ».
Par conséquent, conclut-il, « les moyens d’action sont théoriquement supprimés, mais il y a des interférences entre les pouvoirs ».

Suppression poste PM : Les inquiétudes de Me Amadou Kane

http://www.seneweb.com/ Le projet de loi portant suppression du poste de Premier ministre, première réforme du second mandat du président Macky Sall, vient d’être adopté par l’Assemblée nationale. La réforme ne rassure pas Me Amadou Kane.

« Si l’on sait que le président de la République est appelé souvent à voyager hors du pays d’une part et que d’autre part que le présidentialisme africain est générateur de Ponce-pilatisme, il y a fort à parier que les dossiers de l’Etat pourraient connaître un ralentissement”, alerte-t-il sur sa page Facebook.

Pour Me Kane, les conséquences qui pourraient découler de cette réforme majeure ne sont pas souhaitables : « Dans un tel contexte institutionnel, si une situation d’urgence survient pendant un déplacement à l’extérieur du chef de l’Etat, aucun ministre n’étant en mesure de prendre une décision du fait de la concentration des pouvoirs entre les mains du Président, la stabilité du pays pourrait s’en ressentir.”

Au plan politico-social, souligne-t-il, « avec l’absence du fusible que constituait le Premier ministre, le président de la République devrait se retrouver d’emblée en première ligne, en cas de crise. En cas de surchauffe politique ou sociale ce Président de la République sera fragilisé et se retrouvera dans une posture inconfortable ».

La grosse bourde du député Momath Sow : «Je suis un député de Macky Sall, je ne me tarde même pas à lire les projets de loi, je les vote les yeux fermés!»

https://www.dakaractu.com/ Le député Momath Sow restera à jamais dans l’histoire de l’Assemblée nationale avec sa déclaration tonitruante lors du vote de la loi sur la suppression du poste de Premier ministre. Devant tout le peuple, le député originaire de Nioro a indiqué en Wolof être « un député de Macky Sall. » « De toutes les façons, tous les députés ici présents le sont grâce à une personne », a-t-il d’abord dit devant une assemblée hébétée. Le député de renchérir pour dire qu’il votera toutes les lois provenant de Macky Sall sans même y jeter un coup d’œil. « Loi bou Macky Sall indi, yenakoy khol mais mane doumako khool. Sougnounei voter rek, ma yekati sama lokho… ». Le Président de l’Assemblée nationale Moustapha Niasse était tout en joie.

Mamadou Lamine Diallo soupçonne un coup « Poutine-Medvedev » de Macky en 2024

https://www.pressafrik.com/ Selon le député Mamadou Lamine Diallo, le président de la République Macky Sall a, depuis 2011, eu l’intention de gouverner le pays dans les bottes d’un despote éclairé. Le leader du mouvement Tekki a laissé entendre, durant son temps de parole lors du débat sur le projet de loi portant suppression du poste de Premier ministre, que Macky Sall veut faire de Mahammad Boun Abdallah Dionne son Medvedev sénégalais.

« Boun Dionne ne doit pas accepter d’être immolé comme ça même si on lui a promis la posture de Medvedev. Macky Sall a distribué un texte, en 2011, dans lequel il défend la dictature éclairée. Mais il ne peut pas appliquer la dictature éclairée au Sénégal. En réalité, il adopte la posture de Mobutu Sese Seko… ils ont d’ailleurs les mêmes initiales. Et les Djinns retiennent les initiales. (Premier ministre de la Russie, qui avait remplacé, le temps d’un mandat, le Président Vladimir Poutine, à la présidence de la Russie, ndlr) », a-t-il affirmé devant le Parlement.

Rejet de la motion préjudicielle de Mamadou Lamine Diallo

iGFM – (Dakar) L’Assemblée nationale a rejeté ce samedi la motion préjudicielle posée par le député Mamadou Lamine Diallo. Ce dernier motive sa demande par le fait qu’il y a une « rupture d’égalité entre le ministre et les députés », dans ce projet de loi soumis au vote des députés. Aussi, il évoque une question d’inconstitutionnalité de la loi. C’est pourquoi, il demande l’ajournement des travaux.

Le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse convoquant  l’article 75 du Règlement Intérieur qui indique qu’au cours des discussions des motions préjudicielles peuvent être soulevées. Contrairement à la question préalable qui vise à empêcher qu’il y ait délibération, la motion préjudicielle tend à obtenir une suspension temporaire des débats jusqu’à ce que, notamment, une commission ait donné son avis sur le projet.

Le président Niasse a invité le président de la Commission des Lois, Seydou Diouf à donner son avis sur la question. Ce dernier prenant ka parole, a estimé que cette demande n’est pas fondée, par conséquent la demande est rejetée.

Le  ministre de la Justice et garde des Sceaux Me Malick Sall, abondant dans le même sens, a estimé que la motion n’est pas « pertinente », elle doit être rejetée.  Il s’en est suivi des échanges aigre- doux entre les députés Seydou Diouf et  Serigne Bara Dolly Mbacké. Les débats se poursuivent à l’hémicycle.

Mamadou Lamine Diallo : « Nous n’avons pas une opposition, mais des oppositions! »

https://www.dakaractu.com/ Le président du mouvement Tekki a montré son indignation par rapport au projet de loi sur la suppression du poste de Premier ministre. Mamadou Lamine Diallo trouve illégal l’acte signé par le Premier ministre et juge que c’est une attaque à l’architecture républicaine de l’État. Considérant aussi que le président Macky Sall ne trouve pas d’intérêt à discuter avec des gens qu’il voit comme « des nullards ».

Cependant, il pense que notre pays n’a pas d’opposition mais plutôt des « oppositions » conclut-il.

Mamadou Lamine Diallo : « Macky Sall rêve d’être un dictateur éclairé, mais en réalité il est plus proche de Mobutu Sese Seko …»

https://www.dakaractu.com/ Le député Mamadou Lamine Diallo a fait fort dans la dérision lors du vote du projet de révision constitutionnelle. Il a brûlé vif le projet de réforme constitutionnelle ainsi que ses flagorneurs.

« Je l’ai déjà dit nous sommes dans l’illégalité, cette séance elle est illégale. Elle est anti constitutionnelle. En vérité si le Président de la commission avait du courage, il aurait demandé son ajournement. Mais dans ce pays-là on est tout le temps dans l’illégalité. La façon dont on a canardé notre état civil pendant l’élection en est une preuve. Mais voilà qu’on nous dit qu’on veut un projet pour ramener un régime présidentiel, mais en réalité c’est ramener l’Assemblée à sa plus simple expression. L’argument c’est que le 1er ministre est un frein à la réalisation du programme du Président, pourquoi subitement on découvre cela, alors qu’il ne l’a jamais évoqué. En fait, c’est dire que Niasse, Abdou Diouf et lui-même Macky Sall ont été un frein à la République. Boun Dionne vous ne devez pas l’accepter. Macky n’est pas un prophète, il n’est pas votre père. Comment vous pouvez accepter cela? » En réalité, a-t-il conclu, tout cela c’est du cinéma. « Macky Sall veut les pleins pouvoirs. Il rêve d’être un dictateur éclairé. Mais en réalité il est plus proche de Mobutu Sese Seko avec qui il partage les initiales, les djinns évidement retiennent les initiales! »

Mamadou Lamine DIALLO À Boun DIONNE : «Macky N’est Pas Votre Père…»

https://www.walf-groupe.com/ Le député, président du mouvement  « Tekki »,  n’a pas été écouté par ses collègues qui ont rejeté la motion préjudicielle qu’il a déposée pour la suspension de la plénière

Cela ne lui a pas empêché d’interpeller Mouhamad Boun Abdallah DIONNE sur la suppression du poste de Premier ministre. Selon lui,  ce dernier doit « refuser ». « Comment pouvez-vous accepter ça ? », lui demande Mamadou Lamine DIALLO. Qui enchaine : « Vous ne devez pas accepter d’être immolé comme cela. Ismaïla avait accepté d’être immolé parce que son père était un prophète. Macky SALL n’est pas un prophète et il n’est pas votre père. Je connais votre père, il est très digne».

Rupture d’égalité : Le ministre de la Justice répond à Mamadou Lamine Diallo

http://www.seneweb.com/Le ministre de la Justice, Me Malick Sall, a porté la réplique au député de l’opposition Mamadou Lamine Diallo qui avait posé une question préjudicielle dénonçant « une rupture d’égalité » dans le second point de la réforme constitutionnelle portant sur la suppléance. « Je dirais à l’auteur de cette affirmation que je reconnais sa forte connaissance en économie. Mais je sais aussi qu’il n’est pas juriste », a-t-il lancé.

Le Garde des Sceaux précise : « Il y a rupture quand les deux citoyens sont dans des conditions de circonstances similaires. Or, la loi parle de ministre et non de directeur. Il n’y a pas de discrimination entre ces deux personnalités qui ne sont pas dans les mêmes conditions. »

Me Malick Sall, Garde des sceaux rend les coups : « Les rédacteurs du protocole de Rebeuss devraient être les derniers à parler d’indécence républicaine. »

https://www.dakaractu.com/ Le ministre de la Justice, Me Malick Sall qui a été au centre des attaques de l’opposition lors du vote de la réforme constitutionnelle, n’a pas hésité lors de son temps de parole à répondre aux coups reçus. Et quoi que l’on puisse dire, le ministre sait aussi en donner.

« Il y a quatre ou cinq catégories d’interventions. Il y a des intervenants qui n’ont pas lu le projet mis à leur appréciation : délibérément ou soit parce qu’ils ne savent pas lire. Il y a un autre groupe qui est constitué des victimes du 24 février 2019, qui n’ont pas encore digéré leur rancœur. En tant que garde des sceaux, je ne peux rien pour eux. Ou tout au plus leur dire « massa », dira-t-il.

Le ministre de revenir plus fort en s’attaquant aux députés de Rewmi.

 « Nous sommes dans un pays ou apparemment dans certains cercles, l’amnésie est devenue une vertu. J’ai été étonné d’entendre parler ceux qui sont aujourd’hui derrière les rédacteurs du protocole de Rebeuss, d’indécence républicaine. Ils devaient être les derniers à soulever ce genre de débat à l’Assemblée nationale », a-t-il noté. Il a indiqué par ailleurs, qu’il n’allait répondre qu’aux questions qui le méritent…

Malick Sall : «La suppression du poste de pm n’entrave aucunement les institutions »

iGFM-(Dakar) La suppression du poste de Premier ministre n’entrave « aucunement » le fonctionnement des institutions de la République, a déclaré samedi à Dakar, le Garde des sceaux, ministre de la Justice, Malick Sall.

« La suppression du poste de Premier ministre n’entrave aucunement les institutions du Sénégal dans la mesure où ce poste en tant que tel n’est pas une institution en soi », a-t-il notamment dit.

Le ministre de la Justice répondait à une interpellation du député Mamadou Lamine Diallo (opposition), lors du vote de loi de la révision constitutionnelle devant notamment consacrer la suppression du poste de Premier ministre dans l’architecture institutionnelle du Sénégal.

Le projet de loi portant révision de la Constitution a été adopté samedi par une écrasante majorité des députés, avec 124 voix pour et 7 contre. Au total 7 abstentions ont été dénombrées sur 138 votants.

« La Constitution n’énonce que les grands principes », a soutenu le ministre de la Justice qui a fait face aux députés pendant près de 9 heures de temps (11h-19h) pour défendre ce projet de révision constitutionnelle.

« Et dans ce cas d’espèce, il a estimé que le règlement intérieur de l’Assemblée nationale en cours de réforme « pourrait apporter des réponses pour une bonne application de cette mesure ».

« Cette réforme va permettre au président de la République d’être en contact direct avec les niveaux d’application, de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation des politiques publiques », a expliqué le ministre de la Justice, avant de féliciter les députés pour l’adoption de ce projet de loi.

Il a aussi précisé que cette mesure s’avère opportune, en ce sens qu’elle permet « d’écourter les processus administratifs jusque-là centrés autour du président de la République ».

Le ministre a également assuré que cette réforme se justifie « amplement » compte tenu du temps court dont dispose maintenant le président de la République avec la réduction du mandat de 7 à 5 ans.

La suppression du poste de Premier ministre va permettre d’économiser quelque 193 milliards de FCFA dans les quatre prochaines années, lit-on encore dans l’exposé des motifs.APS

Suppression poste Pm : En route vers la promulgation de la loi

http://www.seneweb.com/Le projet de loi portant révision de la Constitution devant consacrer la suppression du poste de Premier ministre dans l’architecture institutionnelle du Sénégal a été adopté, ce samedi, par les députés, avec 124 voix pour et 7 contre. Au total 7 abstentions ont été dénombrées sur 138 votants.

Si l’opposition ne déposent pas, dans un délai de six (6) jours, un recours au niveau du Conseil constitutionnel, le chef de l’État, Macky Sall, aura, dès l’instant que le projet de loi est adopté, neuf (9) jours pour promulguer la loi portant réforme de la constitution qui sera publiée au Journal officiel de la République.

La révision porte au total sur au moins 22 articles de la Constitution, établissant un nouvel équilibre entre les pouvoirs et renforçant le caractère présidentiel du régime sénégalais. Ce projet de révision de la Constitution avait été adopté, au titre de l’examen des textes législatifs et règlementaires, le 17 avril par le gouvernement lors du conseil des ministres.

 Parmi les innovations, le président de la République ne pourra plus dissoudre l’Assemblée nationale, laquelle ne pourra plus déposer une motion de censure pour renverser le gouvernement. Autre changement, un député nommé ministre pourra retrouver son mandat à l’Assemblée s’il est limogé du gouvernement.

«Les réeles motivations du chef de l’Etat Macky Sall à travers la suppression du poste de Premier ministre… Ce que l’assemblée nationale et les collectivités locales gagnent avec la réforme » Aymérou Gningue dit tout dant « Redevabilité ».

https://www.dakaractu.com/ C’est à la suite du vote de la loi constitutionnelle portant suppression du poste de Premier ministre que le président du groupe parlementaire de la coalition Benno Bokk Yakaar s’en est ouvert à Dakaractu à travers l’émission « Redevabilité » pour revenir en long et en large sur le bien-fondé de cette loi votée à l’Assemblée nationale après neuf tours d’horloge de houleux débats entre députés de l’opposition et de la majorité. Aymérou Gningue demeure convaincu que cette nouvelle réforme permettra au président de la République de mieux prendre les choses en main, en accelerant les procédures. La non dissolution de l’Assemblée nationale par un chef de l’Etat renforce et consolide la position du député, a affirmé le maire de la commune de Mérina Dakhar qui déclare également que cette nouvelle donne va mieux renforcer les collectivités locales en moyens financier pour permettre aux élus locaux de mieux faire face aux préoccupations de leurs administrés.

Seydou Diouf rabroue le député Bara Doly devant des collègues

https://www.pressafrik.com/ Le rapporteur Seydou Diouf a rabroué le député Bara Doly sur le contenu de l’article 71 dont il estimé qu’il ignore. « L’article 71 ne vise pas à l’ajournement ni au renvoie de dossier. Mais plutôt une question principale ou questions annexes. Demandez si vous ne connaissez pas », lui a-t-il dit.

Profitant de sa prise de parole pour répondre aux accusations portées par Bara Doly sur les millions F CFA que Macky Sall a offert aux députés de la mouvance présidentielle pour répondre favorable à la requête du président Sall.

« C’est vous qui êtes achetés, voilà que vous pouvez reconnaître ce que ce sont rachetés. Arrêtez vos spéculations et ayez du respect envers vos autres collègues. Vous n’êtes pas meilleurs que ceux qui sont ici », lance-t-il.

Mamadou Diop Decroix : «Avec cette réforme, l’Assemblée perd tous ses contre-pouvoirs»

http://www.seneweb.com/«On nous a mis entre les mains un gros couteau et l’on nous demande en procédure d’urgence, c’est-à-dire sans le temps de réflexion nécessaire donc sans hésitation ni murmure, de trancher la gorge de l’institution qu’est l’Assemblée nationale, pièce maitresse de tout échafaudage républicain, piétinée depuis 60 longues années. Je ne le ferai pas. Je rends grâce de ne pas être des bourreaux dont l’histoire retiendra le nom», a dit Mamadou Diop Decroix.

Le parlementaire de marteler : «Les députés sont méprisés, car diminués, dépouillés, marginalisés et ligotés. Avec ce projet de loi, le Sénégal va se retrouver avec un régime de confusion des pouvoirs, plus exactement avec un régime de confiscation de tous les pouvoirs. À ce propos, il faut constater que le président de la République ne perd aucun de ses pouvoirs tandis que l’Assemblée, quien a assez d’être chahutée et humiliée, perd tous ses contre-pouvoirs».

Aïda Mbodji : « Pourquoi il faut rejeter ce projet de loi »

http://www.seneweb.com/Le député Aïda Mbodji est contre le vote du projet de loi constitutionnelle portant suppression du poste de Premier ministre. Selon elle, ce texte renvoie à la célèbre phrase de l’ancien président des États-Unis Barack Obama : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais d’institutions fortes ». Car, à son avis, cette réforme va fragiliser davantage l’Assemblée nationale et concentrer tous les pouvoirs entre les mains du Président de la République.

« Ce projet de loi va dépouiller notre Assemblée de certaines de ses prérogatives régaliennes. Ce que nous ne devons pas accepter. Avec le vote de cette loi, l’Assemblée nationale n’aura plus le pouvoir de contrôler l’action du gouvernement, encore moins le démettre même si elle dispose de motifs valables pour le faire », a déclaré l’ex-mairesse de Bambey. Toutes choses qui font que Aïda Mbodji demande le rejet pur et simple de ce projet de loi.

Dethié Fall menace : « Si Guy-Marius Sagna et Cie ne sont pas libérés, nous allons… »

http://www.seneweb.com/Le député du parti Rewmi Déthié Fall a demandé la libération des manifestants qui ont été arrêtés ce matin devant les grilles de l’Assemblée nationale. « Je demande et j’exige la libération immédiate des camarades Abdourahmane Sow, Babacar Diop et Ousmane Ndiaye, arrêtés aujourd’hui alors qu’ils manifestaient leur désaccord », a-t-il lancé. Avant de menacer : « S’ils ne sont pas libérés, nous allons organiser une marche à la sortie de l’Assemblée nationale. Parce que ce n’est pas normal ».

Plus de 190 milliards F CFA seront économisées avec la suppression du poste de PM

https://www.pressafrik.com/ La suppression du poste de Premier ministre voulue par président Macky Sall va permettre à l’Etat du Sénégal d’économiser quelque 193 milliards F CFA, lors des quatre prochaines années, a révélé le rapporteur, Yéya Niang à l’Assemblée nationale samedi.

« La surpression du poste de Premier ministre permettra de faire une économie d’environ 193 milliards pour les quatre prochaines années », indique le M. Niang, ajoutant « ce fonds pourraient être destinés à la satisfaction des préoccupations des citoyens ». Les députés sénégalais sont convoqués ce samedi en séance plénière à l’Assemblée nationale, où ils doivent voter le projet de loi portant modification de la Constitution qui va aboutir à la suppression du poste de Premier ministre.Salif SAKHANOKHO

Projet de réforme constitutionnelle : Déthié Fall déplore l’inégalence dans la démarche

https://www.dakaractu.com/ Déthié Fall a demandé lors de sa prise de parole la libération des « otages politiques » arrêtés ce matin avant l’ouverture de la séance plénière portant sur la réforme constitutionnelle. Revenant sur le sujet du jour, il a déploré le manque d’élégance dans la démarche du pouvoir et a pris à témoin le Président de l’Assemblée nationale Moustapha Niasse sur les agressions que subit la Constitution. Une première depuis l’Indépendance de notre pays, a-t-il dit.

Regrettant que les forces vives n’ont pas été impliquées dans un projet de réforme aussi important, il dira que le problème réside sur l’élément moteur c’est-à-dire le président Macky Sall qui, selon lui, ne parvient pas à mettre la célérité qu’il faut pour atteindre les objectifs

Suppression du poste de Premier ministre : « C’est Macky Sall lui même qui est l’élément défaillant de la chaîne de transmission » (Déthié Fall)

https://www.dakaractu.com/ L’homme politique du parti Rewmi était présent à l’Assemblée nationale ce matin pour assister à la révision et au vote du projet de loi portant suppression du Premier ministre.

« C’est une chaîne de transmission qui porte à sa tête le président de la République qui reste l’élément défaillant de la matrice », lance Déthié Fall. Et au député de lancer que cette loi qui est soumise aux députés, va être une opportunité de dissoudre l’Assemblée et de favoriser le suivisme du successeur du président de la République.

Révision constititionnelle : « Que le président Macky Sall déroule! Sama yóon nékouci » (Mame Diarra Fam)

https://www.dakaractu.com/ Pour la députée de la diaspora, Mame diarra Fam, Macky Sall doit tout simplement dérouler. Les sénégalais l’ont élu avec 58,27%, donc, ils n’ont qu’à le laisser dérouler avec ce projet de loi qui, selon la majorité, va renforcer la démocratie de ce pays. La députée affirme alors qu’elle va tout simplement s’abstenir : » Sama yòon nékouci  » lance t-elle.

Awa Guèye Vice-présidente AN : «Cette réforme n’est pas un recul de la démocratie, elle n’est pas politique, elle est administrative et technique»

https://www.dakaractu.com/ La Vice-présidente Awa Guèye de l’Assemblée nationale est d’avis que le projet de vote de la loi sur la suppression du poste de 1er ministre n’est aucunement politique. « Elle est administrative et technique » a-t-elle plutôt défendu. Allant à l’encontre des propos de Mamadou Lamine Diallo, elle a aussi reconnu que ce projet était légitime puisque le président ayant été élu à 58% et la constitution lui donne le droit d’engager la réforme. Sur l’impact dans le fonctionnement de nos institutions, certains ont dit que le pouvoir du Président sera renforcé. Au contraire, a dit Mme Guèye puisque selon elle, le Président de la République perd son pouvoir de dissolution de l’Assemblée nationale et la seule chose que l’Assemblée perd, c’est son pouvoir de renverser le Gouvernement. « Cela n’est pas un recul de la démocratie mais cela renforce nos Institutions.  Cette réforme n’est pas politique, elle est administrative et technique » conclura-t-elle.

Woré Sarr au ministre de la Justice : « Ce n’est pas Fast-track c’est «force traque». Il traque tout le monde !»

https://www.dakaractu.com/  Comme attendu, la députée Woré Sarr a attaqué à tout va lors du vote du projet de loi portant réforme constitutionnelle. Le ministre de la Justice Me Malick Sall a reçu la première salve. « Monsieur le ministre de la Justice vous êtes venu remettre en cause la Constitution blindée qui a été une déclaration du Président Macky Sall. Le dialogue national c’est un « ndjoumeu national ». Puisque vous parlez de dialogue, vous auriez dû en discuter avec nous » a-t-elle d’abord dit. « Fast-track c’est « Force track », forcé gneup traqué lène. Je remercie les 42% de sénégalais qui ont voté contre le Président Macky Sall » dira-t-elle.

Cheikh Tidiane Gadio revient sur sa mésaventure aux Etats Unis et adoube le dialogue

https://www.dakaractu.com/ Le député Cheikh Tidiane Gadio qui était empêtré dans une délicate expérience aux Etats-Unis, est revenu dessus pour la 1ère fois devant l’Assemblée nationale. Ce à la suite du retrait complet de la plainte contre sa personne. Il a ainsi tenu à remercier ses collègues et les personnalités religieuses et aussi politiques. Sur le vote du projet de loi il a surtout adoubé la tenue d’un dialogue.

« Je propose compte tenu de l’image que l’on essaie de donner du parlement, que l’on élève le débat, que l’on aille vers le fond du débat. Toutes les démocraties du monde ont mis plus de 100 ans pour parfaire leur constitution et arriver à un niveau de confort institutionnel. Ce n’est pas une honte pour les sénégalais d’être un pays modèle et d’accepter d’engager le débat y compris sur leur institution. Il n’y a aucune honte à discuter de ce qui peut parfaire notre système démocratique. Ça ne me gêne pas de dire que si le Président nous interpelle nous devons prendre le temps de réfléchir », a-t-il notamment dit.

Aïssatou Sabara député : « Cette réforme cache des objectifs inavoués d’utiliser la loi pour régler des problèmes politiciens »

https://www.dakaractu.com/ La députée Aïssatou Sabara élue sous la bannière Manko Taxawu Sénégal a rejeté catégoriquement le projet de révision constitutionnelle visant la suppression du poste de 1er ministre. Elle a d’abord noté parmi les raisons évoquées, un fossé entre les justifications annoncées et les résultats auxquels la suppression du poste va aboutir, mais aussi le changement opéré dans la nature du régime politique en renforçant les pouvoirs exorbitants du Président. « Mais aussi parce qu’il cache des objectifs inavoués d’utiliser la loi pour régler des problèmes politiciens », a dit la parlementaire. La députée a aussi indiqué que la suppression du poste de PM va surcharger l’Institution  Présidentielle et l’exposer à des taches dont il pouvait être dispensé. Enfin, la députée de dire que l’Assemblée pâtira de cette réforme avec la perte de sa prérogative de recevoir la déclaration de politique générale, mais aussi perdra de sa mission de contrôle…

Projet de réforme : Sokhna Dieng Mbacké vote favorablement pour la suppression du poste de 1er ministre

https://www.dakaractu.com/La députée Sokhna Dieng Mbacké a indiqué qu’elle allait voter favorablement la loi sur la suppression du poste de 1er ministre. Lors de la séance plénière actuellement en cours à l’Assemblée, elle est d’abord revenue sur le tollé suscité par ce projet de loi. Nous sommes face à un projet de loi qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive au point que l’on ne sait plus à quel constitutionaliste se fier », a-t-elle d’abord dit. « Si le Président décide de la suppression du poste de 1er ministre c’est que cela lui convient, et si l’actuel locataire du petit palais est pour, nul n’est besoin d’être plus royaliste que le Roi », a-t-elle ensuite ajouté. Le Président à mon avis, a une ambition légitime qui tourne autour de l’émergence du Sénégal », a aussi dit Mme Mbacké, et c’est pour cela qu’il se met en avant. « Sa jeunesse, son dynamisme, son volontarisme peuvent venir à bout de tous les écueils éventuels. Le oui n’a de sens que lorsque celui qui le prononce a le droit de dire non », conclura-t-elle

Farba Ngom : «Ce projet de loi va permettre d’économiser notre budget au profit de la population.Notre opposition n’est pas crédible»

https://www.dakaractu.com/ « C’est un projet ira au delà de nos espoirs. Il contribuera au regain économique et favorisera la population qui pourra dans ce cas, en bénéficier », formule le maire des Agnam.

Parlant de l’opposition, Farba Ngom estime qu’elle est dépourvue de crédibilité. « Le problème qui se pose est la crédibilité. Cette opposition n’est pas cohérente dans sa démarche », confirme t-il.

Les motivations de Cheikh Bamba Dièye à l’origine du rejet de la révision de la Constitution

https://www.dakaractu.com/ Cheikh Bamba Dièye a listé, devant ses collègues députés pourquoi il n’est pas en phase avec le président Macky Sall dans sa volonté de supprimer le poste de Premier ministre. Le Leader du Front pour le socialisme et la démocratie/Benno Jubël (Fsd/Bj) a relevé, au cours de la séance plénière là où le bât blesse, concernant ce projet de révision de la constitution.
‘’Le projet de loi portant suppression du poste de Premier ministre pose problème à plusieurs niveaux. Le premier est l’absence de débat et de concertation autour d’une question aussi substantielle. Nous sortons d’une élection où l’initiateur de ce projet n’a jamais, en 21 jours de campagne, évoqué le sujet.  Et du jour au lendemain, à la surprise générale,  il nous balance sa décision de supprimer un organe aussi important dans notre attelage institutionnel’’, s’est-il indigné.
À l’en croire, un tel projet aurait dû faire l’objet d’un débat  réunissant toutes les forces pensantes de la République. Un débat, sans lequel, ‘’l’instabilité institutionnelle deviendra la règle.  Car chaque régime viendrait avec le dispositif qui lui conviendrait sans jamais se soucier de la consolidation de l’État de droit et de la démocratie’’.
Le second problème avec ce projet de loi, indique le chef de file du parti Fsd/Bj, est que ‘’du fait qu’il va sans doute accroitre les pouvoirs déjà exorbitants du chef de l’Exécutif, son adoption va lui permettre de regrouper entre ses mains, ses pouvoirs traditionnels et ceux détenus par l’ancien Premier ministre. Avec ce projet, le Chef de l’État n’est plus le chef de l’Exécutif, il est l’exécutif à lui tout seul.
Une situation qu’il a assimilée à une ‘’hypertrophie insensée et absolue des pouvoirs du Chef de l’État (qui) va à l’encontre de la démocratie qui postule une nécessaire déconcentration du pouvoir. De cette façon et de manière classique, un exécutif monocéphale s’accompagne toujours de la disparition du gouvernement en tant qu’institution alors que le projet de loi continue de parler de gouvernement en tant qu’institution constitutionnelle de la République du Sénégal.
Ce qui, aux yeux de Cheikh Bamba Dièye, serait un système jamais vu et qui n’existe nulle part dans le monde. ‘’Cette loi, si elle est adoptée, va retirer à l’Assemblée nationale toute possibilité d’immixtion dans le pouvoir exécutif. Alors que le président de la République qui sera à lui seul le tout de l’exécutif gardera l’initiative de la loi. Ce qui est à mon sens une incongruité. Car en règle générale dans le monocéphalisme de l’exécutif tout le travail incombe à l’exécutif doit revenir au chef de l’État et l’exclusivité du travail législatif à l’Assemblée nationale. Le système ici proposé va permettre à l’un des pouvoirs d’intervenir dans le domaine de l’autre sans aucune forme de contrepartie. (…). Chacun de nous aurait dû aujourd’hui, se demander est-ce que cette loi est une priorité’’.

Adoption du projet de révision de la Constitution : Aïssata Tall Sall muette comme une carpe

https://actusen.sn/ Présente à l’Assemblée nationale lors du vote du projet de loi portant modification de la Constitution, la mairesse de Podor a surpris plus d’un par son silence. Une autre casquette différente de celle qu’elle avait durant les précédentes sessions.

Aïssata Tall Sall qui avait fini par se faire remarquer à travers ses répliques salées contre la majorité et surtout concernant les questions de droit, s’était repliée dans fauteuil. Elle n’a pas osé prendre la parole et est, tout simplement, restée à sa place jusqu’à la fin du vote. Muette comme une carpe !

Assemblée nationale : échanges houleux entre Niass et Toussaint Manga

https://actusen.sn/ Il faut parfois déployer des Sapeurs-pompiers à l’Assemblée nationale pour qu’ils éteignent les braises souvent attisées par Moustapha Niasse et Toussaint Manga. Ces deux personnalités qui se regardaient en chien de faïence depuis le début de la 13e Législature, se sont encore donné en spectacle. Et c’est Toussaint Manga le premier à monter au créneau pour déplorer la manière dont «Pa Niass» dirige cette Institution.

«Vous connaissez mieux les textes que moi mais c’est vous qui faites exprès de refuser d’appliquer la loi. Moi-même je me dis parfois que si tu étais président de la République du Sénégal, tu serais un grand dictateur», a taclé le porte-parole de Libéraux.

Une phrase que le Secrétaire général de l’Alliance des forces progrès (Afp) n’arrive pas à digérer. «Je ne réponds pas à la provocation. Si vous pensez que c’est la force qui est le seul moyen valable pour faire face aux gens, vous vous trompez. Vous parlez de dictature mais nous rendons grâce à Dieu de donner le Sénégal un Président comme Macky Sall», a répondu Niass.

Mame Diara Fam : » Personne ne bouge, on est seul dans le combat »

http://www.dakarmatin.com/ Le député libéral Mame Diara Fam a fait ce samedi lors de l’examen en plénière du projet de loi portant suppression du poste de Premier ministre, un aveu d’impuissance face à la machine Macky Sall, qui rafle tout sur son passage. « Les choses deviennent plus compliquées. Personne ne bouge. On nous laisse avec le combat. Personne ne sort, on laisse le président dérouler, qu’il déroule » s’est désolé le député Mame Diara Fam.

Avant de poursuivre:  « Je suis neutre.  Il veut supprimer parce que les présidents Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf l’ont fait. Il devait en discuter avec les gens. Alors qu’il y a des urgences dans ce pays. Il n’a qu’à supprimer… »

Moustapha Cissé Lo renvoie les membres de l’opposition à revoir leurs cours

https://www.dakaractu.com/ Le député Moustapha Cissé Lo a porté la réplique à ceux-là qui dénonçaient la voie choisie par le président Macky Sall pour procéder à la révision de la Constitution. À ces membres de l’opposition qui relevait que cette modification, à l’origine d’une séance plénière à l’Assemblée nationale n’était pas conforme à la loi, il les a renvoyés à leurs cours.

‘’La journée d’aujourd’hui, est un des moments les plus importants dans la vie parlementaire. Pour la  simple raison que nous avons été saisis par le président de la République pour une révision de la constitution. Deux possibilités s’offraient à lui pour y parvenir : Ou il choisissait la voie référendaire qui allait nécessiter beaucoup d’argent ou bien il passe par l’Assemblée nationale où nous qui représentons le peuple siègeons’’.

Sur le plan de la légalité, le président a été respectueux des textes, a aussi déclaré l’honorable député. ‘’C’est lui qui définit la politique de la Nation. C’est lui qui avait soumis un programme aux populations. Ces dernières ont porté leur choix sur lui. Ce qui fut une plébiscite d’autant qu’il a gagné au premier tour après avoir eu une majorité parlementaire, à l’Assemblée nationale. C’est comme lors du référendum où il est sorti largement victorieux après avoir attaqué, cogné et vaincu ses adversaires du Non. Il nous faut nous rappeler que dans une vie démocratique, seul le peuple décide et non l’opposition’’.

Cette opposition, il l’a prise pour cible en la peignant comme un conglomérat de structures dépourvues de militants. ‘’Généralement, cette opposition n’est constituée que de formations politiques ne comptant comme membre que son fondateur et sa petite famille. (…). Je m’adresse à vous de la majorité parlementaire. Pour vous inviter à voter tous cette loi et conformément à la volonté du président de la République. Nous avons été choisis parmi beaucoup de nos semblables. Donc qu’on soit à son écoute. Il a dit qu’il souhaiterait qu’on lui ouvre grandement les voies afin qu’il puisse finir ce qu’il avait entamé, et certains lui disent niet. Je dis à ceux-là que cette loi sera votée que cela leur plaise ou non. Parce que nous constituons la majorité!’’

Mamadou Diop Decroix «On nous a mis un gros couteau entre les mains»

http://www.emedia.sn/ Le député Mamadou Diop Decroix est formel. Il ne votera pas le projet de loi portant suppression du poste de Premier ministre. Il l’a fait savoir, ce samedi, à l’Assemblée nationale. « On nous a mis entre les mains un gros couteau et l’on nous demande en procédure d’urgence, c’est-à-dire sans le temps de réflexion nécessaire donc sans hésitation ni murmure, de trancher la gorge de cette institution qui est l’Assemblée nationale, pièce maitresse de tout échafaudage républicain. Je ne le ferai pas. Je rends grâce de ne pas être des bourreaux dont l’histoire retiendra le nom », a déclaré Decroix.

Selon lui, l’Assemblée nationale en a assez d’être périodiquement chahutée, humiliée, piétinée depuis 60 longues années. « Les députés sont méprisés, parce que diminués, dépouillés et marginalisés, ligotés », dénonce-t-il.

Pour lui, avec ce projet de loi, le Sénégal va se retrouver avec un régime de confusion des pouvoirs mais plus exactement avec un régime de confiscation de tous les pouvoirs. Et de souligner : « le président de la République ne perd aucun de ses pouvoirs tandis que l’Assemblée nationale perd tous ses contre-pouvoirs. »A.DIOUF

Suppression du poste de Premier ministre : « Cette loi ne fait que renforcer les prérogatives des députés » (Sira Ndiaye)

https://www.dakaractu.com/ Après l’adoption de la loi modifiant la constitution et conduisant ainsi à la suppression du poste de Premier ministre, les députés de la majorité ont apprécié le déroulement des discussions.

Pour Sira Ndiaye, député de la majorité, « c’est une opportunité pour les parlementaires d’être mieux renforcés et non dépouillés de leurs prérogatives. » Selon la militante apériste de Mbour, « ce sera une occasion de renforcer les capacités des députés qui auront l’opportunité de saisir à volonté avec qui parler des questions interpellant directement les populations.

Suppression du poste de Premier ministre : Ousmane Sonko et El Hadji Issa Sall absents de l’hémicycle

https://www.dakarposte.com/Même si les députés ont battu le rappel des troupes ce matin pour le vote du projet de loi portant suppression du poste de Premier ministre, des absences de taille sont à signaler. Il s’agit de celles d’Ousmane Sonko, le leader de Pastef arrivé troisième de la dernière élection présidentielle et d’un autre candidat à cette même élection, El Hadji Issa Sall, selon la RFM.

Ce que risquent Guy Marius Sagna et Cie

http://www.seneweb.com/ Abdourahmane Sow (Cos M23), Babacar Diop (Fds), Guy Marius Sagna (Frapp) et Ousmane Ndiaye (M23), arrêtés hier, samedi 4 mai, devant les grilles de l’Assemblée nationale, ont passé leur première nuit au commissariat central de Dakar où ils sont en garde à vue.

Ils sont membres des cinq organisations politiques et de la Société civile qui avaient appelé à un rassemblement devant l’institution parlementaire pour s’opposer au vote du projet de loi portant révision constitutionnelle.

Selon une source policière, ces quatre manifestants pourraient être déférés dès ce lundi pour « non respect d’un acte administratif (de l’autorité préfectorale) »,  » trouble à l’ordre public » et « tentative de jeter du discrédit sur une institution de la République (Assemblée nationale ».

Du côté de leurs camarades, l’on s’inquiète du sort qui leur sera réservé. Interrogé par SebeWeb, Alioune Badara Mboup informe qu’une réunion d’urgence est convoquée ce dimanche « pour organiser la riposte ».

« On les a vus hier nuit, ils sont sereins, informe Mboup. Mais, nous dénonçons avec force leur arrestation, on n’acceptera pas qu’ils soient déférés. On alerte l’opinion nationale et internationale. C’est inadmissible. »

À rappeler que le projet de réforme constitutionnelle a été voté hier par la majorité parlementaire (124 députés).

PROCEDURE DE REVISION CONSTITUTIONNELLE :L’Etat opte pour la voie exceptionnelle, Doudou Wade livre les failles de l’article 103

http://www.enqueteplus.com/ Aux termes de l’article 103 de la Constitution, l’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au président de la République et aux députés. Dans l’ancienne version de la loi fondamentale (encore en vigueur), le Premier ministre pouvait également proposer au président de la République une telle révision. ‘’Le projet ou la proposition de révision de la Constitution est adopté par l’Assemblée nationale selon la procédure prévue à l’article 71 de la présente Constitution. La révision est définitive après avoir été approuvée par référendum’’, dispose l’alinéa 3 dudit article. Ce qui signifie que la voie référendaire est le principe, celle de la révision parlementaire l’exception. Après être passé, en 2016, par la première voie pour changer certaines dispositions constitutionnelles, cette fois-ci, le gouvernement n’a pas jugé utile de le faire.

La loi précise que dans le cas où le président de la République décide de passer par voie parlementaire, ‘’le projet ou la proposition n’est approuvé que s’il réunit la majorité des trois cinquièmes (3/5) des suffrages exprimés’’. C’est ce qui ressort de l’article 103 alinéa 5. Et c’est justement là que le bât blesse, d’après l’ancien député libéral Doudou Wade. A l’en croire, telle que la disposition est libellée, la Constitution sénégalaise est l’une des constitutions les plus faciles à réviser dans le monde.

En effet, souligne l’ancien parlementaire, c’est en 2012 qu’une bourde a été commise par le régime actuel dans la rédaction de la charte fondamentale. ‘’Dans une précipitation et une impréparation’’, ce régime, selon lui, avait décidé de supprimer le Sénat sans en tirer les conséquences dans la rédaction de l’article 103.

Pour Doudou Wade, auparavant, au Sénégal, à chaque fois qu’il y a eu bicaméralisme (Assemblée nationale et Sénat), le constitutionnaliste, pour la révision par voie parlementaire, a opté pour ‘’une majorité des 3/5 des suffrages exprimés’’. Toutefois, à chaque fois que le bicaméralisme a été remplacé par le monocaméralisme (Assemblée nationale seulement), le constitutionnaliste changeait systématiquement la disposition en fixant ‘’une majorité des 3/5 de l’Assemblée nationale’’ et non plus des suffrages exprimés. Il cite les lois constitutionnelles du 24 janvier 1959, 26 aout 1960, 7 mars 1963 et du 23 juin 2001. Toutes instaurant un monocaméralisme. Seules les lois constitutionnelles du 2 mars 1998 et du 12 février 2007, qui avaient la particularité d’instaurer le Sénat, avaient pu changer la donne. Il explique : ‘’C’est parce qu’en pareil cas, il y a déjà suffisamment de verrous. La loi devant passer par les deux chambres qui l’examinent séparément avant de se réunir en congrès.’’

Poussant la réflexion plus loin, l’ancien président du groupe parlementaire libéral demande : ‘’Devons-nous laisser le président prendre des dispositions aussi importantes (comme faire supprimer le poste de Premier ministre) avec une possibilité d’approbation du projet de loi de révision constitutionnelle par 4 députés sur 6 ?’’ Pour lui, il est temps de réparer cette anomalie.

Si on en revenait à l’orthodoxie, il faudrait, sur une Assemblée de 165 députés, au minimum 99 voix pour faire passer une pareille révision. Ce, quel que soit le nombre de suffrages exprimés.Mor Amar

Mamadou Ndoye : « À Benno, on n’est pas des alliés mais des parasites »

http://www.seneweb.com/ Mamadou Ndoye accuse Macky Sall de phagocyter les partis politiques qui composent Benno Bokk Yakaar. « Benno Bokk Yakaar n’est pas une coalition. Une coalition ou une seule personne (Macky Sall) décide de tout n’est pas une coalition. Le problème de fond à Benno Bokk Yakaar, on vous impose de tuer votre identité et en prendre une autre. C’est la stratégie parasitaire. On n’est pas des alliés mais des parasites », déclare-t-il, sur le plateau de Grand Jury de la Rfm.

Mamadou Ndoye : « La suppression du poste de Premier ministre est étrange »

http://www.seneweb.com/ Ancien ministre de l’Alphabétisation et ex-Secrétaire général de la Ligue démocratique, Mamadou Ndoye s’oppose à la suppression de la fonction de Premier ministre.

Pour lui, l’idée d’aller plus vite brandie par Macky Sall pour justifier la suppression du poste de Pm est contraire à la « fast track. »

« La suppression du poste de Pm par  la fast track n’obéit pas à une logique de décentralisation ou de déconcentration. C’est absolument l’inverse. C’est la déconcentration qui fait la rapidité et l’efficacité », a-t-il déclaré, sur le plateau de Grand jury de la Rfm, de ce dimanche.

Mamadou Ndoye trouve même étrange la décision de Macky Sall. « Sa démarche ouvre toutes les hypothèses compte tenu de la confidentialité de sa démarche. Il n’en a pas parlé lors sa campagne électorale ni dans sa propre alliance », souligne-t-il, non sans craindre l’éventualité d’un 3e mandat.

« Objectivement, on ne peut lui faire confiance du point de vue du 3e mandat. Des juristes lui ont proposé de faire un article de transition pour enlever tout doute d’un 3e  mandat, mais il a refusé », révèle-t-il.

« Avec la suppression du poste de premier ministre, c’est le Président qui doit tout régler. Le contrôle de l’action gouvernementale et du président est réduit », déplore-t-il.

Même s’il soutient que le Pm est traité comme un garçon de course du Président.

AUGMENTATION DU SALAIRE DES FONCTIONNAIRES : Mamadou Ndoye trouve la réponse du Président Sall « sèche, sans pédagogie et non motivée. »

https://www.dakaractu.com/ Ancien ministre de la République, Mamadou Ndoye juge trop sèche la réponse que le Président Macky Sall a servie aux travailleurs le 1er mai dernier, par rapport à la requête portant augmentation des salariés. Pour lui, et c’est ce qu’il dit dans le Grand Jury de ce dimanche,  »il fallait plus de pédagogie. »
 »Je crois que pour que le chef d’État fasse des réponses aussi sèches… Cela manque vraiment de pédagogie. Quelles que soient les contraintes qu’on rencontre, un Chef d’État qui, le premier mai rencontre les travailleurs qui lui présentent leurs cahiers de doléances, doit avoir un discours qui réconforte du point de vue de l’espoir tout au moins. Le Président Macky Sall a fait exactement le contraire sur le plan de la forme. Et sur le plan du fond, c’est qu’il ne nous dit pas quelle est la situation du Sénégal qui fait qu’il soit impossible aujourd’hui qu’il ne ne peut pas traiter les revendications des syndicats. 1.000 milliards par an sur un budget de 4.000 milliards, c’est le quart. C’est tout à fait soutenable… Nous allons entrer dans une ère d’austérité qui ne dit pas son nom. »
Mamadou Ndoye de carrément balayer d’un revers de main les motifs évoqués par le Chef de l’État.  » Macky Sall ne dit pas pour quelle raison, il doit réduire les dépenses et pourquoi il dit aux syndicats qu’il ne peut pas du tout améliorer les salaires. C’est que le  Sénégal est surendetté et cet endettement est arrivé à un point où le service de la dette est  presque intenable. Cette question va marquer tout le mandat de Macky.  »
Loin de fléchir, l’ancien ministre de l’alphabétisation accuse le gouvernement d’être à la source des frustrations surtout visibles chez les enseignants évoquant les disparités salariales entre fonctionnaires de même niveau de recrutement.  » Dans la fonction publique, les règles sont claires. On a des points indiciaires. Vous avez tel diplôme, vous avez été recruté à tel niveau, vous êtes à tel point indiciaire. Et ça correspond à tel salaire. Et jusqu’ici c’était ça, l’équilibre de la fonction publique. Et c’est le gouvernement lui-même qui a décidé d’extirper de cette règle un certain nombre de catégories et de leur donner un salaire qui n’avait absolument rien à voir avec  les règles de la fonction publique. On parle de salaires de 15 millions. Comment pouvez-vous expliquer ça? Que quelqu’un puisse toucher 13 ou même 5 millions. Ce dérèglement cause des problèmes…  »

MAMADOU NDOYE D’ACCORD SUR RIEN : «La suppression du poste de Pm est contraire à la logique de rapidité…Nous ne sommes pas un pays sérieux…Le Sénégal est surendetté…On s’amuse avec les ressources dans ce pays!»

https://www.dakaractu.com/ Est-ce que le Sénégal est devenu moins pauvre?  C’est lui qui pose la question dans le Grand Jury de ce dimanche et sa réponse est plutôt très claire. Pour Mamadou Ndoye, il n’y a guère d’ambiguïté.  »Nous sommes toujours classés dans les pays pauvres, à faible indice de développement, alors qu’il y’a des pays Africains qui sont classés dans les pays intermédiaires. »

L’ancien ministre de la République de se vouloir plus scientifique en évoquant l’indice de développement du Sénégal.   »Nous sommes classés dans les pays à faible indice de développement humain. Alors qu’il y a huit pays Africains qui sont classés dans les pays à Indice de développement élevé et 13 autres qui sont dans les pays à Indice de développement moyen. Cela nous montre qu’au Sénégal, malgré les actions dont on parle, on n’a pas réduit le taux de pauvreté. Le nombre de pauvres s’accroît dans le pays. On n’a pas progressé aujourd’hui sur le plan de l’emploi et notamment de l’emploi des jeunes qui devient de plus en plus grave parce qu’il y’a 300.000 jeunes qui arrivent chaque année sur le marché du travail. On n’a pas fait d’amélioration sur le pouvoir d’achat des populations. Nous n’avons pas ce qu’il faut. Il a fait beaucoup de choses. Quand on te confie des milliards, il faut que tu fasses quelque chose. »

Quant à l’émergence dont on parle tant au Sénégal, Mamadou Ndoye bombarde toute velléité de vouloir en imposer par le verbe.  »L’émergence c’est une transformation structurelle de l’économie. Regardez la structure de l’économie de notre pays depuis une dizaine d’années, il n’y a pas de changement. Il ne peut pas y avoir d’émergence. Les trois économies les plus avancées de l’Afrique c’est le Nigeria, le Ghana et la Côte-d’Ivoire. Allez regarder les taux de croissance de ces trois pays. Ils sont supérieurs à celui du Sénégal et ils ne sont pas en émergence. »

Toujours avec le même ton rageur, Mamadou Ndoye accusera les gouvernants de ne guère s’acquitter convenablement des tâches pour lesquelles ils sont élus, surtout pour ce qui va de la gestion des ressources nationales.  »Il faut d’abord être un pays sérieux. Pour être un gouvernement sérieux, il faut avoir une gouvernance rigoureuse. Les ressources du pays, on ne s’amuse pas avec. Or, au Sénégal, on s’amuse avec les ressources du pays. Rien que l’entretien de la classe politique montre comment on s’amuse avec les ressources de ce pays. Si vous regardez les salaires des députés et de tous ceux qu’on veut caser, les Collectivités territoriales et les Pca… Regardez tout cela!  »

Il parlera aussi de ce taux d’endettement fort élevé du Sénégal qui plombe son économie.  » Macky Sall ne dit pas pour quelle raison, il doit réduire les dépenses et pourquoi il dit aux syndicats au qu’il ne peut pas du tout améliorer les salaires. C’est que le  Sénégal est surendetté et cet endettement est arrivé à un point où le service de la dette est  presque intenable. Cette question va marquer tout le mandat de Macky. »

Interpellé sur la suppression du poste de Premier ministre, il se voudra catégorique trouvant absurde l’idée au vu de l’objectif visé. Pour le leader politique :  » c’est contraire à la logique que l’on connait. La logique de qui veut aller plus vite, c’est la logique de la décentralisation et de la déconcentration. Ici on fait le contraire… La lenteur et la lourdeur c’est dans la concentration et pas le contraire. »

Nous étions dans la lutte pour la démocratie, pour la liberté de la presse. Nous avions dépassé le cadre catégoriel pour nous poser en syndicat démocratique. Les syndicats n’ont plus ce rôle qu’on jouait à l’époque. On avait un souci de transformation sociale. C’est cela la différence avec l’époque que nous vivons actuellement. Un syndicat ne s’identifie pas à un parti politique, mais il peut avoir entre eux une solidarité de combat. Il est donc possible qu’il y ait un terrain de rencontre…

Dr Lamine Ba : « Je suis sûr que Wade a les moyens de vivre »

http://www.seneweb.com/ Les anciens chefs d’État ne sont pas malheureux selon le secrétaire général de Rewmi, Lamine Ba. Du coup, sur le plateau du Jury du dimanche, le Rewmiste rejette toute idée d’augmentation de leurs indemnités mensuelles d’anciens Présidents, comme le suggère Abdoulaye Makhtar Diop.

« Quand on voit des Sénégalais qui peinent déjà à avoir les deux repas par jour, proposer aux anciens chefs de l’État une rémunération à hauteur de 75 millions de francs Cfa c’est un peu trop », défend Lamine Ba.

Pour l’ancien ministre de l’Environnement de Wade, les anciens chefs de l’État « sont bien traités ». Il ajoute : « Je suis sûr qu’Abdoulaye Wade a les moyens de vivre. »

Dr Lamine Ba : « Je ne suis pas pour les coups d’État constitutionnel »

http://www.seneweb.com/ La polémique sur un éventuel report des élections législatives et locales est loin d’être terminée. Le secrétaire général de Rewmi, Dr Lamine Ba, prône le respect du calendrier

« Si le Président voudrait prolonger le mandat des députés pour garder sa majorité jusqu’à la prochaine élection présidentielle, préparer sa succession ou bien son troisième mandat dont les gens parlent, se serait un énième coup d’État. Et je ne suis pas pour les coups d’État constitutionnel », a déclaré le Rewmiste à l’émission Jury du dimanche.

Parlant du Livre blanc publié mardi dernier par la coalition Idy2019, qui portait la candidature du président de Rewmi, et qui pointe « un hold up électoral », Dr Lamine Ba persiste et signe. Il dit : « Des étrangers auraient voté au Sénégal à l’élection présidentielle. (…) Il y a des femmes qui ont avoué avoir traversé les frontières pour venir voter au Sénégal. »

Dr Lamine Ba : « Si Idy avait gagné on allait supprimer le poste de Président »

http://www.seneweb.com/ Le Sénégal allait changer de régime si Idrissa Seck avait été élu lors de la présidentielle du 24 février. « Il allait installer un régime parlementaire intégral avec la suppression du poste de président de la République pour avoir un Premier ministre fort et un vice-Premier ministre comme en Angleterre », révèle Dr Lamine Ba, le secrétaire général de Rewmi, sur le plateau du Jury du dimanche d’iRadio.

C’est que pour le Rewmiste, le poste de Premier ministre n’est pas un enjeu majeur dans un régime présidentiel. D’autant que, signale-t-il, sa suppression entraîne près de 200 milliards de francs Cfa d’économie.

En soulignant que les économies en vue avec la suppression du poste de Premier ministre, constituent la preuve d’une gabegie au sommet de l’État, Dr Lamine Ba se demande pourquoi cette réforme n’avait pas été faite avant.

Suppression poste Pm : » ça ne sert à rien de saisir le conseil constitutionnel » Lamine Ba

http://www.dakarmatin.com/ La loi portant suppression du poste de Premier ministre a été adoptée, ce samedi, à l’Assemblée nationale. Mais, les députés de l’opposition qui sont contre cette loi ont 6 jours pour saisir le Conseil constitutionnel pour qu’il la déclare anticonstitutionnelle.

Cependant, pour Lamine Ba, secrétaire général du Rewmi, l’opposition ne devrait même pas se fatiguer à saisir cette juridiction d’autant qu’elle n’aura pas gain de cause. Il l’a fait savoir ce dimanche à l’émission « Jury du dimanche » sur les ondes d’Iradio (90.3).

« Je ne vois pas l’opportunité pour l’opposition d’aller devant le Conseil constitutionnel pour dénoncer cette loi supprimant le poste de Premier ministre. Je ne me souviens pas que le Conseil constitutionnel ait donné raison à l’opposition sur toutes les demandes qu’elle a formulées », a déclaré Lamine Ba. Selon lui, le président Macky Sall a commencé à montrer un autre visage que beaucoup viennent de découvrir. A son avis, le chef de l’Etat aurait dû parler de la suppression du poste de Premier ministre pendant la campagne électorale. Ce que, relève-t-il, ce dernier n’a pas fait. Ainsi, il en déduit qu’il y a un jeu de dupe parce que certains hommes politiques ne disent ce qu’ils vont faire qu’après leur élection

Lamine Bâ/ Rewmi : « Le mot fast-track est un concept creux…”

https://www.ferloo.com/ La loi portant suppression du poste de Premier ministre a été adoptée, ce samedi, à l’Assemblée nationale. Mais, les députés de l’opposition qui sont contre cette loi ont 6 jours pour saisir le Conseil constitutionnel pour qu’il la déclare anticonstitutionnelle. Cependant, pour Lamine Ba, secrétaire général du Rewmi, l’opposition ne devrait même pas se fatiguer à saisir cette juridiction d’autant qu’elle n’aura pas gain de cause. Il l’a fait savoir ce dimanche à l’émission « Jury du dimanche » sur les ondes d’Iradio (90.3).

« Je ne vois pas l’opportunité pour l’opposition d’aller devant le Conseil constitutionnel pour dénoncer cette loi supprimant le poste de Premier ministre. Je ne me souviens pas que le Conseil constitutionnel ait donné raison à l’opposition sur toutes les demandes qu’elle a formulées », a déclaré Lamine Ba. Selon lui, le président Macky Sall a commencé à montrer un autre visage que beaucoup viennent de découvrir. A son avis, le chef de l’Etat aurait dû parler de la suppression du poste de Premier ministre pendant la campagne électorale. Ce que, relève-t-il, ce dernier n’a pas fait. Ainsi, il en déduit qu’il y a un jeu de dupe parce que certains hommes politiques ne disent ce qu’ils vont faire qu’après leur élection.

Un Etat ce n’est pas une Nintendo

« Idrissa Seck, élu, ne supprimerait pas le poste de Premier ou il l’aurait annoncé s’il devait le faire. », a renseigné le secrétaire général du Parti Rewmi. En outre, Lamine Ba estime que la suppression du poste du Premier ministre n’est pas un enjeu. A l’en croire, si Idrissa Seck était élu, il aurait instauré le poste de vice-premier ministre. « Il allait instaurer un poste de vice premier ministre pour atténuer la surcharge sur le Premier ministre et sur le président de la République. Il aurait même supprimé le poste du président de la République pour avoir un régime parlementaire intégral. Il ne s’appellerait plus président de la République mais plutôt Premier ministre », soutient-il.

Par ailleurs, certains membres de l’opposition avait appelé à un rassemblement à l’Assemblée nationale pour bloquer le vote du projet de loi portant suppression du poste de Premier ministre. Un appel qui n’a pas été entendu d’autant qu’il n’y a pas eu de mobilisation. Ainsi, le remake du M23 a été un échec total. Pour Lamine Ba, une manifestation comme le M23 se prépare. « Il y a tout un processus de maturation pour en arriver a drainé la foule. Il faut préparer ce genre de choses. Il y a un déficit d’organisation pour faire face. Il faut réussir à mettre le peuple en marche et cela nous ne l’avons pas encore réussi. C’est un moment de maturation qu’il faut laisser venir », explique-t-il.

Pour ce qui est du « fast track », il pense qu’il s’agit d’un concept creux. « Le mot fast-track est un mot que je rencontre dans les aéroports pour aller plus vite. Ce mot ne m’impressionne pas tellement. J’ai l’impression que c’est pour endormir les sénégalais. Pour aller beaucoup plus vite, il faut avoir des personnages de qualité à la Primature. On ne peut pas dire qu’on veut aller plus vite en réduisant son personnel. Il y a beaucoup d’incohérences. Un Etat, ce n’est pas une Nintendo ou une Playstation (des consoles de jeux vidéos) où on appuie sur les boutons quand on veut. Il devait avoir d’autres priorités que de faire ce jeu musical entre les institutions », indique-t-il. (Avec emedia)

Abdoul Mbaye: «Tant pis pour ces députés qui votent la réduction de leurs pouvoirs à une majorité écrasante »

http://www.dakarmatin.com/ Le leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act), par ailleurs ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye, ne semble pas digérer le vote du projet de loi portant modification de la Constitution qui va aboutir à la suppression du poste de Premier ministre.
M. Mbaye s’est exprimé ce dimanche sur sa page facebook. Tant pis pour Macky Sall qui a choisi d’être responsable de tout et donc toujours d’être en première ligne: ce n’est pas du courage, c’est de la démonstration de force, avant lui Goliath ».
Et de poursuivre : « Dommage pour la démocratie sénégalaise que fait reculer cette quatrième révision constitutionnelle en sept ans de son règne. Mais qu’au moins ils aient l’intelligence de maintenir le faux semblant d’une démocratie dirigée par un régime se présentant libéral.
Selon l’ancien PM, au Sénégal d’aujourd’hui on vous enferme plus de 24 heures parce que vous avez osé, les mains nues, manifester votre désapprobation face à un projet de loi. Avant d’appeler à la libération de  Babacar Diop, Abdourahmane Sow, Guy Marius Sagna et les autres.
Samedi, les députés ont voté à la suite d’une longue séance plénière, le projet de loi portant modification de la Constitution qui va aboutir à la suppression du poste de Premier ministre. Sur 138 élus, 124 ont voté Oui, 7 contre et 7 autres se sont abstenus

Suppression du Poste de PM : «Ce qui est indexant dans cette loi… », selon Pape Alé Niang

https://senego.com/ Pape Alé Niang n’a pas fait dans la langue de bois. Invité de l’émission Remue ménage ce dimanche, le journaliste est revu sur le caractère « indexant de la loi » portant suppression du poste de premier ministre en contradiction avec les dires de président Macky Sall en 2011.

« Macky Sall, lors de la compagne présidentielle n’a jamais dit qu’une fois élu qu’il va éliminer le poste de premier ministre pour avoir les coudées franches et gérer directement les dossiers. Contrairement aux autres candidats qui se sont exprimés clairement« , a rappelé le journaliste.

Selon lui, c’est après sa réélection qu’il a fait la révélation avant d’avouer que « le poste de premier ministre était un goulot d’étranglement pour mieux gérer les préoccupations des sénégalais. »

A en croire l’ex de la 2stv, le président Macky Sall ne croit pas à l’équilibre des pouvoirs. Il s’explique : « Lors des assises nationales, le débat sur le régime parlementaire ou présidentiel a été posé, mais la position du président a été très claire. Il disait ce 31 décembre 2011, qu’au niveau de son parti, la réflexion était en cour. Avant d’ajouter qu’une fois élu, il n’est pas dans l’obligation d’avoir un régime parlementaire pour le bon fonctionnement du pays où l’équilibre des institutions« .

En lieu et place, se rappelle-t-il, le président proposait, tout simplement, « le changement du mode de scrutin de l’Assemblée nationale pour lui permettre d’être forte« .

Pour Pape Alé, Macky Sall vient de réaliser son vœu en étant un président fort, et qui gère tout.

De même, il explique qu’en 2012, lorsque Macky Sall était candidat avec comme parti politique l’Alliance pour la république, il fallait remettre la République à sa place pour faire marcher les institutions. Ce qui est « une demande sociale des sénégalais qui réclamaient l’éthique, que ce soit à l’Assemblée nationale, le pouvoir exécutif ou judiciaire« .

Mais à sa grande surprise, il constate que de 2012 à 2019, le régime en place n’a pas  fait le bilan sur la marche des institutions.

Abdoul Aziz Diop, député nouvellement installé : «Le Premier ministre est léché, lâché et lynché»

https://www.dakaractu.com/ Pour un baptême du feu, le député libéral Abdoul Aziz Diop qui a remplacé Me Madické Niang, a réussi un grand coup. Dans son intervention à l’occasion de l’examen par le parlement du projet de loi portant suppression du poste de Premier ministre, il a fustigé le caractère déconsolidant de ladite réforme.

Parlant de la station de Premier ministre, il fait savoir savoir que ce dernier est souvent lâché, léché et lynché. Pour ce qui concerne Mahammed Boun Abdallah Dionne qui occupe actuellement ce poste, le député libéral d’affirmer « qu’il est en train de comprendre que les députés de la majorité sont en train de le lâcher ». Pour Abdoul Aziz Diop, avec la nouvelle réforme, le Sénégal va vers un régime présidentialiste. Or, pour lui, les priorités sont ailleurs.

Le Sénégal champion de la révision constitutionnelle

« …La pratique montre que les balises juridiques érigées en vue de protéger la quiétude et la stabilité de la loi fondamentale se révèlent inefficaces, en tous les cas, non dissuasives. Des changements intempestifs et opportunistes de la Constitution sont souvent réalisés par les différents régimes qui se sont succédé. Ainsi, au plan strictement quantitatif (avec un nombre très élevé de révisions), le Sénégal serait sans nul doute le champion mais aussi le détenteur du record en la matière… » ainsi parlait le professeur et constitutionnaliste Ismaïla Madior Fall, dans sa contribution « La révision de la constitution au Sénégal » publiée en décembre 2014. Un texte de 46 pages dans lequel, le constitutionnaliste revient sur deux grands points que sont la malléabilité de la procédure de révision et l’ambivalence du contenu des révisions.

La constitution est définie par le lexique juridique comme « un ensemble de textes juridiques qui définit les différentes institutions composant l’État et qui organise leurs relations. Une Constitution écrite est généralement organisée en plusieurs parties appelées titres, eux-mêmes divisés en articles et alinéas. Elle peut comporter également une charte des droits fondamentaux. Quelle que soit sa présentation et son contenu, la Constitution est considérée comme la règle la plus élevée de l’ordre juridique de chaque pays ».

Entre juridiquement faisable et le politiquement risqué 

Comme en 2011, avec le débat sur le 3ème mandat de Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal, aujourd’hui encore, le débat refait surface avec son successeur Macky Sall, chef de l’Etat sénégalais depuis mars 2012.

En effet, la révision constitutionnelle du 20 mars 2016 souhaitée par le Président Sall a été soumise à un référendum. Le texte prévoit notamment comme nouveautés la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux (de 5 ans). Il propose également la mise en place d’un Haut conseil des collectivités territoriales en remplacement du Sénat qui a été supprimé dès l’accession du Président Macky Sall à la Présidence de la République. Les Sénégalais résidant à l’étranger éliront également leurs députés à l’Assemblée nationale.

Arrêtons-nous sur la question des mandats puisque c’est l’objet de cet article. En effet, dans le Titre III de la constitution du 22 janvier 2001, l’article 27 dispose que « la durée du mandat du Président de la République est de cinq ans. Le mandat est renouvelable une seule fois. Cette disposition ne peut être révisée que par une loi référendaire ». Auparavant, avec la constitution de 1963 modifiée révisée pour la 13ème fois en 1991 par la Loi constitutionnelle n° 91-46 du 6 octobre 1991 portant révision de la Constitution, dispose en son « TITRE III – DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET DU GOUVERNEMENT, article 22 » que « La durée du mandat présidentiel est de sept ans ». Situation qui a été à l’origine de la crise politico-sociale née en 2011 pour se prolonger jusqu’à la présidentielle de février 2012, où le 3èmemandat voulu par le Président Wade a été jugé conforme à la constitution par le conseil constitutionnel sénégalais.

Comme si l’histoire bégayait…

Comme si l’histoire se répétait, le scénario Wade semble se dessiner avec son « fils spirituel » et successeur à la magistrature suprême, Macky Sall. Ce dernier élu pour 7 ans, promet de faire un mandat de 5 ans. Il opérera avant la fin de la cinquième année un revirement, avec la saisie du conseil constitutionnel pour avis. Les Sages, 5 à l’époque (7 aujourd’hui avec la révision constitutionnelle de 2016) rendent ainsi en matière consultative la « décision n°1/C/2016 du 12 février 2016 » dans lequel le conseil fait décide « au fond, pour la conformité du projet dans son ensemble, l’esprit général de la constitution du 22 janvier 2001et aux principes généraux du droit :

Article 2 : l’article relatif aux mesures abrogatoires ne doit viser que l’alinéa de l’article 26 de la constitution.

Article 3 : la disposition transitoire prévue à l’article 27 dans la rédaction que lui donne l’article 6 du projet et aux termes de laquelle ‘’cette disposition s’applique au mandat en cours’’ doit être supprimée, elle n’est conforme ni à l’esprit de la constitution, ni à la pratique constitutionnelle, la loi nouvelle sur la durée du mandat du Président de la République ne pouvant s’appliquer au mandat en cours ». 

Décision jugeant non conforme à la constitution la volonté du chef de l’Etat de réduire son mandant de 7 à 5 ans, invitant à la suppression de la disposition selon laquelle « …cette disposition s’applique au mandat en cours… » parce que « … la loi nouvelle sur la durée du mandat du Président de la République ne pouvant s’appliquer au mandat en cours ».  

Ce qui relance la question de la légalité ou non d’un troisième mandat pour Macky Sall. En effet, selon le Professeur Jacques Mariel NZOUANKEU dans sa contribution du 12 octobre 2017, « l’élection de 2019 n’est pas le renouvellement de celle de 2012. C’est une élection nouvelle. C’est la première élection d’un nouveau cycle institué par l’article 27 de la Constitution, qui dispose que la durée du mandat du Président de la République est de cinq ans. Le mandat est renouvelable une seule fois. Cette disposition ne peut être révisée que par une loi référendaire ».

Chez les juristes, les thèses se posent et s’opposent…

Pour le constitutionnaliste et professeur de droit à la faculté des sciences juridiques et politiques de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, Ameth Ndiaye « le Sénégal ne peut être assujetti à la loi des juristes que nous sommes. L’interprétation doit prendre fin quand la loi issue de la Constitution est claire. Un troisième mandat n’est pas envisageable, au regard de la Constitution, au regard de l’esprit de la Constitution ».  

Son collègue le Pr Abdoulaye Dièye invité le 14 avril 2019 à l’émission ‘’Objection’’de la radio Sud FM, alerte que « Si jamais demain, par une pression ou une influence quelconque, il (le Président Macky Sall) se mettait à dire qu’il va demander au Conseil constitutionnel si c’est son dernier mandat, il va faire un troisième mandat ».

Un avis que partage le constitutionnaliste Ngouda Mboup, « … Qu’on ne recherche pas l’avis du Conseil constitutionnel sur cette question, conseille-t-il.  Le Président de la République ne peut pas braver la Constitution. L’article 27 est clair. Il ne parle pas de principe, ni d’exception. Il stipule : Nul ne peut exercer deux mandats consécutifs ».

Le juge Hamidou Dème démissionnaire de la magistrature s’est également invité au débat à travers une contribution « La constitution piégée par un 3ème mandat »publiée sur sa page Facebook le 26 mars 2019.

Le Pr Babacar GUEYE, pour sa part, invité le dimanche 9 octobre 2017 à l’émission Grand Jury de la RFM a déclaré que « le Président Macky Sall peut briguer un troisième mandat s’il est réélu en 2019 ». Pour étayer ses propos, le constitutionnaliste soutient que « La révision constitutionnelle de 2016 a été rédigée de telle sorte qu’on peut raisonnablement penser qu’il est possible que le Président Macky Sall brigue un 3e mandat. Il y a dans cette affaire un problème de succession de lois. La première est relative à l’article 27 issu de la Constitution de 2001 et cette révision constitutionnelle de mars 2016 qui ne mentionne plus le mandat de 7 ans ».

EN QUOI LA SUPPRESSION DU POSTE DE PREMIER MINISTRE VA CHANGER LE VÉCU DES SÉNÉGALAIS

http://www.emedia.sn/ Les arguments avancés par le gouvernement concernant la révision constitutionnelle portant suppression du poste de Premier ministre, tiennent la route, défendent Mouhamadou Dia, professeur de Philosophie et journaliste, et Ass Mamoune Sèye, spécialiste en communication social. Tous les deux (2) invités de ce dimanche, 5 mai, de l’émission Lr du temps, présentée sur iRadio par Alassane Samba Diop.

« Cette suppression du Poste de Premier ministre aura un impact, assure Ass Mamoune Seye. Dans le gouvernement en dehors du ministre, il y a ce fameux Secrétaire général où il peut y avoir un retard. Tu déposes un dossier au niveau du Secrétariat avant qu’il n’arrive au ministre, je prends l’exemple de la construction d’un lycée au niveau de Rufisque extension, ça fait un an que le domaine est réglé, le terrain trouvé mais à cause de lenteurs administratives, ce lycée-là n’a toujours pas vu le jour. Les dispensaires, c’est pareil. Donc, si le Chef de l’Etat veut suivre et évaluer directement, je pense que si nous avons un bon Secrétariat général de la Présidence, les dossiers arrivent mieux. Ça, c’est la volonté mais il reste la réalisation. L’impact recherché pour les populations doit être un crédo pour le président de la République. »

La réforme de l’administration

La question de fond est la réforme de l’administration, souligne Mouhamadou Dia. « C’est une administration vraiment efficace au service du développement parce qu’on connait les lenteurs de l’administration. »
Ingénieur de formation, il soutient que le président a pu suivre lui-même certains chantiers où il pouvait aller lui-même et discuter. Ce qu’un autre président qui n’a pas cette formation n’aurait pas pu faire. Et là, s’il a initié ce projet de loi pour être encore davantage en première ligne, c’est bien parce qu’il compte faire un bilan. Il sait qu’il a un mandat de cinq (5) ans et c’est très court. Il y a certains projets, on me dit qu’il faut au moins deux (2) ans pour ficeler complètement un projet, financement compris, pour entamer sa réalisation. Il y a beaucoup de retards, on l’a vu avec l’université Amadou Makhtar Mbow, à Diamniadio, etc. C’est un scandale parce que si on veut aller très vite, on ne peut pas se permettre de perdre du temps quand les financements sont disponibles et qu’il suffit simplement de respecter un calendrier. Et là, le président Macky Sall a raison de vouloir vraiment prendre les choses en main. » D’autant « qu’il l’a déjà fait pour le septennat. S’il ne l’avait pas fait, il n’aurait pas eu ce bilan-là. » Mouhamadou Dia liste le pont sur la Gambie, l’Autoroute Ila Touba, la finalisation des 70 % de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD).

Pour l’heure, prône-t-il, « il faudrait imposer un rythme à toute l’administration (mais) ça, ce n’est pas gagné. »

Le Sénégal doit rester ferme dans son refus d’appliquer la vérité des prix exigée par le Fonds monétaire international (FMI), indiquent-ils. Aussi, souligne Mouhamadou Dia, « aujourd’hui, le problème de l’emploi est « colossal ». http://www.emedia.sn/

Vous pouvez écouter ici l’intégralité de l’émission, en attendant de pouvoir la suivre en version vidéo sur notre chaine YouTube :

Le Président Macky Sall, seul maître du jeu…

http://www.dakarmatin.com/ La balle est ainsi dans le camp du chef de l’Etat, seul capable de couper court à ce débat avec soit des dispositions transitoires soutenant clairement que ce mandat est son dernier, ou à travers un renoncement public à se présenter pour un troisième mandat. Ce que Macky Sall avait tenté dans une vidéo qui date d’avant la présidentielle de février 2019, dans laquelle il lâchait « le 3ème mandat, on n’y pense même pas ». Mais certains observateurs restent sceptiques, surtout que l’épisode avec la révision de son mandat est toujours dans les mémoires.

Le 11 mars 2019 son ancien Ministre de la justice et actuel ministre auprès du Président de la République, Ismaïla Madior Fall, lors d’un entretien avec les confrères du journal ‘’Enquête’’ laissait entendre que « En principe, c’est le deuxième et le dernier mandat… À mon avis, les dispositions sont claires. D’autres ont donné leur avis en disant que les dispositions ne sont pas claires. Il appartient au président de la République d’apprécier ».

La question d’un troisième mandat valse ainsi entre le « juridiquement faisable et le politiquement risqué ».

Révisions constitutionnelles portant suppression du poste de Premier ministre

D’ailleurs, il semble en être de même pour ce qui est du projet de révision de la constitution portant suppression du poste de Premier ministre. Ce projet voté à l’assemblée nationale (composée à la majorité absolue de députés de la majorité présidentielle) ce samedi 04 mai 2019, va opérer un bouleversement sur le plan des rapports entre les différents pouvoirs que sont l’exécutif, le législatif et le judiciaire.

Le projet dans son ‘’exposé des motifs’’ renseigne que « considérant la fonction primatoriale de transmission et d’animation gouvernementale, le Président de la République se place dés lors au contact direct des niveaux d’application … des politiques publiques. C’est pour atteindre cet objectif que le présent projet de révision de révision instaure un régime présidentiel caractérisé par un pouvoir exécutif rationnalisé,avec notamment la suppression du poste de Premier ministre…».

Cependant, cette suppression du chef du gouvernement engendre de facto après adoption de la loi, l’instauration d’un régime « présidentialiste fort » où la plupart des pouvoirs sont concentrés entre les mains du président de la République, chef de l’exécutif.

A part la suppression pour le chef de l’Etat du pouvoir de dissoudre l’assemblée nationale, et celle de cette assemblée qui ne pourras plus aussi voter une motion de censure pour faire démissionner le gouvernement, cette situation sur le plan historique n’a presque rien d’inédite. En effet, dans la 2ème révision – Loi n° 62-62 du 18 décembre 1962 portant modification de la Constitution, le président Léopold Sédar Senghor avait pris « Article unique : Il est ajouté à la Constitution de la République du Sénégal un article 66 bis, ainsi libellé : 

Art. 66 bis : Par dérogation aux dispositions des articles 25, 53 et 66 de la Constitution fixant les pouvoirs et les attributions du Président du Conseil, le Chef de l’Etat devient Chef de l’Exécutif.

Il peut soumettre au référendum un projet de révision constitutionnelle, après avis du Président de l’Assemblée nationale, du Conseil des ministres et d’une commission spéciale de l’Assemblée ». Une disposition renforcée par « la LOI n° 63-22 du 7 mars 1963 portant révision de la Constitution de la République du Sénégal ». Un texte qui confirme la suppression du poste de président du conseil (ndlr : équivalent du Premier ministre),et le renforcement des pouvoirs du Président de la République. Le Sénégal passait ainsi à l’adoption de son premier régime présidentiel, après celui parlementaire de 1960, juste après les indépendances. Le poste reviendra avec la 5ème Révision – Loi n° 76-27 du 6 avril 1976 portant révision constitutionnelle, à travers son article 35 alinéa 2 que « En cas de décès ou de démission du Président de la République ou lorsque l’empêchement est déclaré définitif par la Cour suprême, le Premier ministre exerce les fonctions de Président de la République jusqu’à l’expiration normale du mandat en cours. Il nomme un nouveau Premier ministre et un nouveau Gouvernement dans les conditions fixées à l’article 43 ».

Le chef du gouvernement est une nouvelle fois supprimé avec la « 8ème Révision – Loi n° 83-55 du 1er mai 1983 portant révision de la Constitution » qui dispose que

« Ainsi, dans un monde en crise qui exige des décisions rapides mais aussi dans un Etat de droit… La suppression du poste de Premier ministre, et partant la correction de tous les articles se référant à cette fonction, au Gouvernement ou à ses membres, oblige à modifier un nombre élevé d’articles… », pour revenir 8 ans plus tard grâce à la « 10ème Révision de la Loi constitutionnelle n° 91-20 du 16 février 1991 modifiant les articles 52 et 57 de la loi constitutionnelle n° 63-22 du 7 mars 1963, modifiée »disposant que « Tout en demeurant présidentialiste, notre Constitution organisera désormais la mise en jeu de la responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée nationale. Dans leurs principales caractéristiques, les mécanismes constitutionnels introduits par la révision du 26 février 1970 seront donc rétablis ».

Ce qui consacre le retour du Premier ministre chef du gouvernement.

Cette troisième révision de 2019 de la constitution consacrant suppression du poste de Premier ministre, contribuera-t-elle à rendre effectif le mode « fast-track »souhaité par le président Macky Sall ou mènera-t-elle à un certain « autoritarisme »face aux pouvoirs renforcés du chef de l’Etat ?

Rencontre populaire du Mfdc à Thionk Essyl :Le cours magistral sur « l’histoire de la Casamance » des émissaires de Salif Sadio

https://www.dakaractu.com/À Thionk Essyl après Koudiounghor, les émissaires de Salif Sadio sont restés sur une dynamique de restaurer, disent-ils, « la vraie histoire de la Casamance. » C’est le thème choisi pour cette deuxième campagne de communication pour parler avec les casamançais afin de les convaincre à adhérer à la cause indépendantiste.

Ils ont retracé « l’histoire de la Casamance dès les premiers habitants jusqu’à la l’invasion coloniale par les portugais, les anglais et enfin les français. Ils ont évoqué les traités signés avec les différents colons qui se sont succédés en Casamance qui, disent-ils, n’a jamais été soumise aux colons. »

Toujours sur le même tempo, ils n’ont pas raté Robert Sagna à l’égard duquel ils semblent nourrir une haine viscérale…

2ème communication de Salif Sadio / Le long cours magistral sur « la vraie histoire de la Casamance » : « La crise Casamançaise est une crise identitaire »

https://www.dakaractu.com/Dans la deuxième étape de leur campagne de communication, les émissaires du commandant en chef de l’aile armée du Mfdc, Salif Sadio, ont axé leur communication sur l’histoire de la « Casamance. » Selon Ousmane Diédhiou qui a ouvert le bal en Diola, la Casamance est frontalière du Mali, de la Mauritanie et des deux Guinée. Il a aussi informé que le sud de la région de Kaolack appartiendrait à la Casamance. Sur ce point, il se dira prêt à débattre le moment venu, sur les traités signés entre les portugais et les français, mais aussi la convention signée par Mamadou Dia et l’abbé Augustin Senghor sur le compagnonnage entre le Sénégal et la Casamance qui devait prendre fin en 1981. Selon lui, vers la fin des années 70, l’abbé Augustin Senghor avait écrit deux lettres au président Senghor restées sans suite. Senghor aurait même fui pour donner le pouvoir à Abdou Diouf plus jeune que lui. Abdou Diouf une fois arrivé, leur aurait dit qu’il a l’armée, le budget et tout ce qu’il faut. « Je vais vous massacrer tous », aurait-il dit. Ainsi, « la crise Casamançaise est une crise identitaire. »
L’autre point, qu’il a évoqué est « la menace qu’aurait reçue le comité du Mfdc de Thionk Essyl à travers la gendarmerie de Thionk Essyl. Nous prenons le monde à témoin et nous vous demandons de ne pas avoir peur », conclura-t-il.
Nous y reviendrons…

Future exploitation du gaz à Cayar : Les pêcheurs dans le désarroi

http://www.lactuacho.com/ Avec la découverte par Kosmos Energy d’un gisement de gaz naturel estimé à 1400 milliards de mètres cubes au large de Cayar, les perspectives d’un Sénégal «pays gazier» se confirment après les explorations fructueuses à Saint-Louis et à Sangomar. Le puits Teranga du bloc Cayar Offshore Profond, situé à environ 65 kilomètres au nord-ouest de Dakar, et à près de 100 kilomètres au sud de Gueumbeul 1, dans le bloc Saint Louis Offshore Profond laisse poindre des perspectives heureuses. Mais à Cayar, village de pêcheurs, les populations craignent plutôt une malédiction du gaz.

Il est 12 heures, ce 30 janvier 2019. La plage de Cayar, à quelques encablures du quai de pêche de la localité, est enveloppée dans un nuage de poussière. De la mer on ne voit que les vagues qui viennent mourir sur le rivage. Malgré tout, les mareyeurs, vendeuses de poissons et clients ont l’œil rivé sur le large, scrutant l’arrivée des embarcations parties à la pêche. Mais un regard jeté sur un coin de la plage, où nombre de pirogues sont parquées, renseigne sur une réalité : les pêcheurs n’ont pas été nombreux à braver les flots. La prudence est de mise face aux intempéries. Ceux qui ont bravé la mer n’ont cependant guère été heureux. Une première pirogue arrive bredouille. Une deuxième débarque avec la même infortune. Les vendeuses qui attendent sur la plage ont toujours les yeux tournés vers le large, le visage mangé par l’inquiétude. Au bout de leurs bras, les bassines et seaux vides pèsent de plus en plus. Dans le silence, rompu de temps à autre par les cris des oiseaux marins, un murmure monte : «On dirait que les changements climatiques et la découverte de gaz à Cayar ont commencé à faire notre malheur».

La même complainte aurait pu sortir de toutes les poitrines qu’étreint l’angoisse d’une journée de pêche infertile. Une de plus. Les torchères de gaz ne montent pas encore dans le ciel, mais c’est comme si la marée noire avait commencé à polluer Cayar et tuer la mer à petit feu. En fait, cette plage était une sorte de paradis pour les pêcheurs. Par la quantité annuelle de poisson capturé, Cayar occupe la deuxième place parmi les ports de pêche derrière Saint-Louis, et fait figure de premier fournisseur de poisson frais sur le marché intérieur. Mais on est loin des 50 000 tonnes habituelles, avec ces dernières années marquées par l’émigration irrégulière qui a fait partir des centaines de jeunes du village vers l’Europe, et les perspectives ne sont guère plus heureuses. Aujourd’hui, de six on est passé à deux campagnes de pêche dans l’année et le débarquement annuel ne dépasse guère les 30 000 tonnes, avec quelques 5500 pêcheurs.

Blues à Cayar

Installé sur une pirogue enfoncée dans le sable, le cure-dent à la bouche, Baye Birame Fall anime le débat au milieu d’autres pêcheurs. Secrétaire à l’organisation du Conseil local de la pêche artisanale (CLPA), il marmonne quand on l’interpelle sur la situation : «En tant que membre du CLPA et pêcheur en activité, nous avons des inquiétudes par rapport à la découverte du gaz à Cayar. L’exploitation future va constituer une menace pour beaucoup d’emplois, notamment pour les vendeurs de glace, les mareyeurs, les vendeuses de poissons, les pêcheurs. Nous n’avons pas d’autres activités que la pêche». Il continue à dénoncer et on se rend compte que l’inquiétude touche surtout les jeunes qui risquent de perdre leurs emplois et ne pensent qu’à se tourner vers l’émigration irrégulière.

Cayar, situé à 58 km de Dakar se vide déjà. De nombreuses pirogues ont pris le large pour amener des jeunes vers l’Europe. La tendance pourrait s’accélérer. «Il y a eu des phénomènes assez anodins, mais ils expliquent le niveau psychologique dans la commune. Certaines équipes de «Navétanes» se sont retrouvées sans joueurs, la plupart d’entre eux ayant émigré. Ce sont de détails qui, au fil du temps, impactent sur le gens», confie M. Cheikh Oumar Sy, ancien parlementaire et secrétaire permanent du Réseau pour la bonne gouvernance des ressources minérales, mais aussi président de l’Observatoire de suivi des indicateurs de développement économique en Afrique.

Risques de perte d’emplois

Des emplois risquent de se perdre, mais nul ne parle de la reconversion des personnes qui pourraient se retrouver en rade. Chargé du programme Gouvernance à Oxfam, Elimane Kane rappelle qu’«à Saint-Louis (Ndlr : un autre lieu d’exploration du gaz), des chercheurs étaient en train de parler de schémas de reconversion professionnelle. On doit intégrer cela dans les projets et penser à de nouveaux types de métiers qui vont servir dans la chaîne de valeur. Mais aussi penser à des alternatives qui devraient être liées ou non à l’industrie pétrolière et gazière parce que nous savons que le secteur, et surtout les exploitations offshore, emploient peu de personnes».

Chez les 25 000 habitants de la commune de Cayar, l’incertitude face à l’avenir habite aussi bien les jeunes que les vieux. Le gaz, tout le monde en parle et nul ne sait de quel côté le vent va tourner. «La société qui doit exploiter ce gaz va implanter ses bureaux ici. Elle doit même construire un port à Cayar, nous dit-on. Ils sont sur leur bateau et nous ne savons pas ce qu’ils font au large. On ne sait rien des produits qu’ils utilisent ni les raisons des explosions qu’ils produisent en mer. On sait juste que ce bruit fait dévier les poissons qui passent à des kilomètres de nos lieux de pêche», souligne Baye Birame Fall.

Iba Thiam, jeune pêcheur en activité, embraye : «C’est dans une de nos zones de pêche qu’on a trouvé le gaz. Les pêcheurs qui y allaient ne le peuvent plus. C’est interdit. En plus, certains types de poissons qu’on pêchait ont disparu. Demain, les espèces qui aiment la lumière vont être attirées par la plateforme quand elle sera installée et on ne pourra plus les pêcher parce que la zone sera interdite». Modou Mangara, un pêcheur à la retraite, lâche que depuis 1959 qu’il est dans le secteur l’avenir ne lui a jamais paru aussi incertain.

Cayar a le blues et cela se sent dans le vide qui se dégage du site de transformation des produits halieutiques appelé « Sine », en bordure de mer. Les tables de séchage y sont presque toutes vides. Les charrettes qui allaient et venaient avec leur chargement de paille pour fumer le poisson sont à l’arrêt. Mme Absatou Djité, membre du Gie Mantoulaye Diène qui regroupe des transformatrices de poissons, erre dans le labyrinthe des tables, comme indécise sur le chemin à prendre. «Je pense au jour où il n’y aura plus de poisson…», murmure-t-elle. Deuxième vice-présidente du Gie, Mme Khathie Faye traduit ses sentiments : « Nous sommes plus de 300 transformatrices. Nous n’avons que la mer car l’agriculture ne marche pas. Depuis 1966, je travaille dans la transformation du poisson et il n’y a pas de doute que notre gagne-pain est menacé». Présidente du Gie, Sokhna Maty Ndao ajoute que «la campagne de pêche débutait en décembre. Là on est en fin janvier et les tables de séchage sont vides. Depuis que les tests ont commencé en mer on a ressenti la rareté du poisson. Ces tests ont détruit les abris des poissons».

Cet avis est confirmé par M. Mamadou Diop Thioune, Leader national Pool-Ecologie-Les Verts, coordonnateur du Comité national du dialogue social de Pêche-Aquaculture-Ressources Offshores. « Les campagnes sismiques ont démontré que les répercussions de détonation ont des impacts sur les trajectoires de migration des espèces pélagiques pêchés en majorité dans la zone Cayar », renchérit-il. Mais son avis est tempéré par Abdou Gueye de Enda Energie, chercheur sur les impacts environnementaux liés à l’activité pétrolière et gazière dans l’environnement marin, doctorant à l’Université Gaston Berger. Selon lui, «les tirs sismiques n’ont pas d’impact sur l’habitat marin. Généralement ce sont des ondes qu’on lance pour mieux localiser le gisement. L’objectif, ce n’est pas nuire l’environnement ou de perturber les ressources halieutiques. Ce sont des pratiques normales. Il est vrai qu’on peut noter une raréfaction des ressources, mais ça va être temporaire. Il n’empêche qu’il faut mesurer ce qui se passe à Cayar. Sur le plan scientifique, nous n’avons pas encore des évaluations pour voir à quoi est liée la raréfaction des ressources».

Cependant, pour M. Oumar Sy il ne fait pas doute. «La plateforme sera installée à 100 km de Cayar et d’après les renseignements que nous avons eus en rencontrant les pêcheurs et les femmes transformatrices à Cayar, l’impact est déjà là, lié à l’exploration. La campagne de pêche est passée de six à un mois. Vous pouvez imaginer les pertes économiques pour les femmes, mais aussi pour toute la chaîne de valeur». Baye Birame Fall n’en pense pas moins : «Lorsque les bateaux sont venus pour faire les tests, ils ont détruit les roches en profondeur. Nous avons alors constaté que les vibrations chassaient les poissons migrateurs comme les sardinelles qui sont devenus introuvables dans la zone. La campagne de Cayar durait six mois, actuellement elle dure trois mois ou même deux mois. Par ailleurs, j’ai travaillé dans les bateaux coréens qui pêchaient dans les eaux de Saint-Louis et je partais aussi au Gabon et au Congo. Il y avait beaucoup de poissons autour des plateformes parce que ceux qui y travaillent jettent de la nourriture dans la mer. En plus, les lumières qui éclairent la mer attirent aussi les poissons. Or il nous sera interdit de pêcher aux alentours de la plateforme. Aujourd’hui, on dépense jusqu’à 300 000 F d’essence pour aller en mer et revenir avec des pirogues vides. Depuis qu’ils ont commencé les tests en mer, les bancs de poisson qui quittent le Maroc ne passent plus par Cayar».

La compagnie britannique BP se veut rassurante concernant les éventuelles pertes d’emplois

La compagnie britannique BP qui mène les explorations balaie aussi les soupçons et accusations. «Il faut préciser que BP, en tant que tel n’a encore fait aucune activité sismique. Celles qui ont été faites par Kosmos Energy datent de 2016 et ont couvert une large surface incluant les zones où ils disent que le poisson a migré, ce qui rend cette conclusion erronée et dénuée de bases scientifiques. En outre et conformément aux normes de l’industrie, nous réalisons systématiquement, dans toutes nos opérations, des études qui nous orientent vers les meilleures options à prendre, nous permettant ainsi d’éviter au mieux les impacts sur l’environnement en général et sur l’environnement marin en particulier. Nous comprenons néanmoins que le fait que l’industrie soit nouvelle dans le pays et qu’elle soit assez peu connue, puisse alimenter des spéculations de cette nature», précise M. Ousseynou Diakhate Communications Manager de BP Sénégal.

Pour ce qui est des menaces sur les emplois, BP semble aussi les minimiser, estimant que les deux activités peuvent cohabiter. «Pour nous il n’est pas question que l’exploitation du gaz se fasse au détriment de la pêche. Il n’est donc pas question de reconversion pour les pêcheurs. Nous pensons que les deux industries peuvent valablement cohabiter et nous y travaillons. D’ailleurs, nous avons une grande expérience de cohabitation avec des communautés de pécheurs dans d’autres pays. C’est le cas en Indonésie, en Egypte dans le Delta du Nil ou encore à Trinidade et Tobago», souligne M. Diakhaté.

Le mutisme des autorités

Devant les bruits qui enflent au sein de la population cayaroise à propos de l’avenir de la pêche, rien ne monte en écho du côté des autorités. Pour l’heure, seule la société civile porte la «bonne parole». Secrétaire du Conseil local de la pêche artisanale, Baye Birame Fall, assène : «Lorsque les experts envoyés par la compagnie qui devait exploiter le gaz, préparaient les tests, ils ont organisé une audience publique pour sensibiliser les populations. Mais ils voulaient seulement qu’on s’éloigne des bateaux qui devaient faire les tests. Depuis lors, personne n’est venu nous voir pour dire voilà ce que nous avons trouvé. Nous n’avons jamais eu de discussion avec un seul représentant du gouvernement sur la question. Nous ne voyons que la société civile et les parlementaires ».
Or, pour M. Elimane Kane, responsable du programme Gouvernance Oxfam, «il est important que les acteurs directement impactés puissent maîtriser et participer également au processus de prise décision qui va prendre en charge leurs propres intérêts. Nous avons déjà réuni les pêcheurs dans les zones comme Saint-Louis et Cayar, où la production va démarrer à partir de 2021 ou 2022. Ces contacts nous permettent de discuter avec les populations sur ce que le pays peut gagner dans l’exploitation des ressources mais également ce qu’on risque de perdre. Or les conséquences en termes d’externalités négatives ne manquent pas».
Cependant, M. Cheikh Oumar Sy, secrétaire permanent du Réseau des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales avance que cette structure présidée par le député Mamadou Lamine Diallo s’est penchée sur la situation de Cayar. «Au-delà de cette visite, ajoute-t-il, nous avons mené une étude sur la transition des métiers du pétrole et du gaz pour les communes concernées. Nous avons rencontré les différents acteurs pour constater que les populations ne savent pas encore à quoi s’en tenir». Il reste cependant que certaines autorités ne veulent pas évoquer la problématique du gaz de Cayar. A la Direction des pêches maritimes comme à la mairie de Cayar les rendez-vous se sont répétés pour ne pas être respectés. Un mutisme que Cheikh Oumar Sy tente d’analyser pour dire : «Je ne sais pour quelles raisons ces autorités ne veulent pas parler, mais c’est une difficulté qui peut être liée au niveau d’information. Eux-mêmes ne sont pas outillés pour pouvoir comprendre tous les faits liés à l’exploitation du gaz ou du pétrole. Ils ne peuvent pas se prononcer sans que l’Etat ne donne les éléments nécessaires. Que cela soit Cayar, Saint-Louis, Sangomar ou Rufisque, partout où on espère exploiter du gaz ou du pétrole, l’Etat devrait accompagner ces populations et les préparer psychologiquement. Il y a des expériences à partager sur ce qui se passe au Nigeria ou au Ghana».

Pour Elimane Kane, responsable du programme Gouvernance à Oxfam, «les contrats sont publiés et tout un chacun peut à savoir sur quoi l’Etat s’est engagé. Mais il n’est pas donné à tout le monde de pouvoir lire et comprendre un contrat. Donc l’Etat doit avoir ce dialogue direct avec les populations, leur expliquer les engagements qui ont été pris. C’est un devoir de transparence et de dialogue». Quant à M. Mamadou Diop Thioune, Leader national Pool Ecologie-Les Verts, coordonnateur du Comité national du dialogue social de Pêche-Aquaculture-Ressources Offshores, il estime qu’il y’a évidemment des risques de perte d’emplois et des menaces d’insécurité alimentaire dans la cohabitation Pêche et Pétrole.

Selon M. Thioune, les documents d’études d’impact environnemental sur le pétrole et le gaz ne sont jamais parvenus aux interprofessions de la pêche artisanale et au Comité National du Dialogue Social de Pêche -Aquaculture-Ressources Offshores.
D’après la compagnie BP, comme l’exploitation du gaz n’a pas encore démarré, ils n’ont pas encore rencontré les pêcheurs pour échanger avec eux mais dans un avenir proche, ils entendent le faire.
« Nous estimons qu’il est de notre responsabilité, partout où nous intervenons, d’échanger en toute transparence de manière inclusive avec toutes les parties prenantes. Ce que nous avons d’ailleurs déjà commencé. Et dans cette logique bien sûr, lorsque nous commencerons à être plus actif à Cayar, les communautés de manière plus large, et les pêcheurs en particulier, avec qui nous cohabiterons en mer, seront informés de long en large », dixit M. Ousseynou Diakhate Communications Manager, BP Sénégal.

Des risques de pollution existent avec les hydrocarbures

La future exploitation du gaz à Cayar pourrait avoir des impacts sur la biodiversité, selon M. Abdou Gueye de Enda Energie, Doctorant à l’Université Gaston Berger. « Aujourd’hui, le secteur des hydrocarbures, produit des déchets pouvant provoquer de la pollution. L’exploitation du gaz entraîne beaucoup de déchets. On fait le prétraitement avec les eaux de production qui vont avoir des degrés de toxicité énormes et si on les déverse en milieu marin, des zones susceptibles d’héberger les larves ou les juvéniles, ça peut entraîner des problématiques sur la reproduction. Ce qui peut amener une contamination pour certaines ressources.
« C’est vrai que la technologie a beaucoup évolué mais il y a toujours des bateaux qui coulent, il y a toujours des plateformes qui explosent. Donc le risque zéro n’existe pas. Ce qu’on peut faire par contre, c’est l’anticipation, voir comment prévoir des risques de catastrophes, les mesures à prendre », a souligné le député Cheikh Oumar Sy.

« BP n’a pas respecté les conventions d’acquisition des licences d’exploration et d’exploitation »

Selon Mamadou Diop Thioune, Leader National Pool-Ecologie -Les Verts-coordonnateur du Comité National du Dialogue Social de Pêche-Aquaculture-Ressources Offshores, «la Compagnie BP n’a respecté ni les conventions d’acquisition des licences d’exploration et d’exploitation dans son acquisition en sous-traitance ni les Sénégalais », dénonce-t-il.

Selon le leader national Pool-Ecologie-Les verts, « cette étude est sanctionnée par des recommandations de la Commission Néerlandaise en charge des lectures et doit être reprise et complétée impérativement. C’est ce qui pousse le Pool-Ecologie-Les-Verts (Alliance des Ecologistes et Verts du Sénégal pour le dialogue territorial et de croissance locale) à interpeller la jurisprudence des Nations-Unies à poursuivre les sociétés boursières et d’exploitations pétrolières et gazières ».

«La BP dans sa démarche en déphasage aux normes environnementales et conventionnelles est considérée comme un danseur de Tango  » Corruption d’acteurs de CLPA et des autorités municipales sur les audiences publiques  » au détriment des populations du présent et du futur sans respect de la convention d’AARHUS sur l’accès à l’information et à la participation des populations dans les centres décisionnels », peste M. Thioune.

Contrairement aux déclarations de M. Thioune, la compagnie BP estime qu’elle respecte scrupuleusement les lois et règlement qui régissent l’activité au Sénégal.

Le chargé de communication M. Ousseynou Diakhate, « Tout d’abord, nous sommes arrivés au Sénégal à la suite d’un partenariat avec Kosmos Energy en fin 2016. Un partenariat très courant dans l’industrie et conforme aux standards nationaux et internationaux. Je ne sais pas à quels acteurs vous faîtes allusions ni ce qu’ils nous reprochent, mais je peux vous dire que nous sommes arrivés au Sénégal en respectant scrupuleusement les lois et règlement qui régissent l’activité dans le pays. BP prend l’engagement, partout où elle opère, de faire des affaires de manière transparente, responsable et éthique. Vous savez, dans notre secteur, les opérations et les relations s’installent pour le long terme, c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles, nous nous évertuons à soutenir la création d’un environnement des affaires où ces comportements sont privilégiés et promus. En tant que membre fondateur de l’ITIE nous allons continuer à soutenir les efforts de bonne gouvernance du secteur initiés par le gouvernement du Sénégal », renchérit M. Ousseynou Diakhate Communications Manager, BP Sénégal.

Mieux pour étayer ses propos, M. Diakhaté rajoute; « BP est entrée au Sénégal en fin 2016 à la faveur d’un partenariat avec Kosmos Energy qui fait les découvertes de gaz sur les blocs de Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore Profond. BP a depuis lors renforcé ses investissements pour devenir partenaire principal sur ses deux blocs avec respectivement 60% de participation, 30% pour Kosmos Energy et 10% pour Petrosen. Nous sommes officiellement devenus opérateur sur ces deux blocs depuis début 2018 et concentrons depuis lors, nos efforts sur le projet transfrontalier Grand Tortue Ahmeyim situé sur le bloc de Saint-Louis Offshore Profond et la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie ».Dossier réalisé par Massaër DIA (Direct-Info)

Découverte macabre : Un homme retrouvé mort dans le Lac des Maristes

http://www.seneweb.com/ Le corps sans vie d’un homme a été découvert, ce dimanche, dans le lac des Maristes, rapporte la Rfm. La dépouille, en état de décomposition très avancé, a été inhumée sur place sur ordre du préfet de Dakar. La gendarmerie a ouvert une enquête pour déterminer les causes de son décès.

Découverte macabre à Kédougou : un corps en état de putréfaction retrouvé près de l’aérogare

https://actusen.sn/ Une découverte macabre a été faite ce samedi à Kédougou. Un corps en état de putréfaction avancée, a été retrouvé près de l’aérogare. La victime, un homme, est morte par pendaison. Selon les estimations le décès pourrait remonter à deux jours.

Le trophée de la « paix » décerné au Général Mansour Seck et à Abbé Jacques Seck

iGFM-(Dakar) La nouvelle plateforme « Village virtuel des arts africains » (V2A), a décerné samedi le trophée de la ’’Paix » à l’ancien chef d’état-major des armées Sénégal, le général Mansour Seck et à l’Abbé à la retraite, Jacques Seck pour récompenser leur contribution à la paix et au dialogue entre les communautés, a constaté l’APS.

Le Général Mansour Seck, également ancien ambassadeur du Sénégal aux Etats-Unis, a reçu son trophée, un oiseau en bronze intitulé +Diamaguen+, sculpté par l’artiste Séa Diallo, des mains de l’ambassadeur d’Israël au Sénégal, Roi Rosenblit, parrain du trophée.

Selon le comité d’initiation, le trophée du lauréat Abbé Jacques Seck absent à la rencontre, lui sera remis plus tard. (…).

« Quand on faisait des propositions autour de personnalités, le nom du Général Mansour Seck est souvent revenu. Le comité a pensé à notre armée très républicaine, le Général Seck est un homme de dialogue, de concorde et d’entente, il est tellement humble aussi », explique le journaliste-écrivain Fara Samb, membre du comité.

Concernant l’Abbé Jacques Seck, « son ouverture à toutes les communautés » a prévalu, a-t-il dit. « Abbé Jacques Seck parle à toutes les communautés, il n’a pas de préférence que ce soit pour les imams, les prêtres, les guides traditionnels, etc., il leur parle le même langage de paix, de cohérence et d’entente », a-t-il justifié.

Le Général Seck « représente le Sénégal, un pays de paix, de téranga qui contribue en plus grand nombre de soldats pour les opérations de maintien de la paix pour les Nations Unies », a estimé pour sa part, le diplomate israélien, Roi Rosenblit.

« Le militaire fait la guerre quand on lui donne l’ordre, c’est le politique qui décide. Le militaire du fait qu’il connait les dégâts des balles et les destructions matérielles et humaines ne peut être que pacifiste », a souligné le général Mansour Seck qui se dit être « surpris » par cette cette récompense « symbole de la paix ».

L’idée de célébrer les figures emblématiques découle d’un projet plus global qui vise à inscrire la plateforme « village virtuel des arts africains » (V2A) dans le marché mondial des arts, selon Séa Diallo, l’un des membres.

Initiée par Fara Samb, la plateforme regroupe des journalistes, des écrivains, des artistes.

Une exposition sur le thème « L’art vecteur de paix, les enfants d’abord ! », et un panel sur « Les industries culturelles à l’ère du numérique », ont été organisé lors du lancement de cette plateforme.APS

Incarcération de Khalifa Sall : Quand le Doyen des juges, Samba Sall, se dédouane

IGFM – L’Union des magistrats Sénégalais (Ums) a tenu un séminaire ce vendredi sur le thème «Détention provisoire et peines alternatives à l’incarcération». Une occasion saisie par le Doyen des juges d’instruction, Samba Sall, qui a géré l’affaire Khalifa Sall, pour se dédouaner.

«Je suis quitte avec ma conscience », dit-il pour répondre à tous ses détracteurs, ceux qui pensent qu’il a été instrumentalisé.

Selon lui, au moment de l’inculpation de Khalifa Sall, s’il a imposé le silence aux avocats, c’est pour respecter les dispositions du code de procédure pénale. « Ceux qui contestent cette disposition ne doivent s’en prendre qu’au législateur », déclare le magistrat instructeur.

Il ajoute que s’il a rejeté le cautionnement déposé par les avocats c’est parce que l’article 134 du code de procédure pénale dit que le cautionnement doit être fait «en espèces». «Je suis très conservateur et je m’en limite aux textes», prévient-il.

Répondant aux gens qui disent que l’affaire a été accélérée, contrairement à ce qu’on avait l’habitude de voir, il répond qu’il «n’y avait plus d’actes extérieurs à faire :les témoins sont là, le dépôt des rapports, l’expertise, etc. Et qu’on ne me parle pas de témoins fantaisistes», soutient Samba Sall.

Avancée de la mer : Une opération de reboisement lancée pour sauver la VDN 3

http://www.emedia.sn/SOS pour le littoral. Il s’agit de reboiser Yeumbeul Nord et Malika, deux (2) communes de l’arrondissement des Niayes. Une opération financée par l’Union européenne (UE) à travers le projet de planification intercommunale, sensible aux changements climatiques. Dans le cadre de la campagne, 1000 plans seront reboisés pour 2019, précise le Lieutenant Ibrahima Mar, chef du secteur des eaux et forêts de Pikine.

« Nous avons deux () communes qui ont une ouverture au niveau du littoral, explique-t-il au micro de Radio Sénégal. L’objectif est de fixer les dunes, protéger les cuvettes maraîchères, les lacs et toutes les zones à vocation agricole et pastorale. Aujourd’hui, c’est la VDN 3 qui est menacée. » Il s’agit, détaille-t-il, de « fixer les dunes pour au moins sauvegarder la VDN 3. »Par ailleurs, le projet vise « le maintien des mangroves du Sénégal au Bénin ». DIÉ BA

Saisie importante de drogue à Tambacounda : «C’est vraiment inquiétant»

http://www.emedia.sn/ La drogue saisie par les éléments de la douane a été présentée au gouverneur de la région, ce dimanche, 5 mai. En présence du directeur général de la douane sénégalaise, Oumar Diallo, Bouya Amar a déploré la situation. « La situation est inquiétante. Ce que nous voyons actuellement, je ne le croyais que dans les films. On n’est pas habitué à voir une telle quantité de drogue ( 72 kg de cocaïne ) surtout à Tambacounda », a déclaré le gouverneur El. H. Bouya Amar.

Qui a profité de l’occasion pour féliciter tous les éléments de la douane pour le travail important qu’ils abattent pour défendre l’économie nationale. « 72kg de cocaïne, la quantité est énorme. Et c’est pourquoi c’est inquiétant. Au delà de tuer l’économie du pays, c’est un danger immense pour les populations et surtout les jeunes. Heureusement, que la douane veille au grain et, est déterminée à barrer la route à toute entrée de produits illicites dans le pays », rassure le chef de l’exécutif régional. Abdou DIÈYE

DIABETE,HYPERTENSIO ARTERIELLE,STRESS, FATIGUE… : Ces sources du dysfonctionnement érectile

http://www.lesoleil.sn/Le nombre de personnes affectées par le dysfonctionnement érectile est en augmentation. La hausse de la prévalence est associée aux maladies comme le diabète, l’hypertension artérielle, la fatigue, le stress. Ce trouble érectile est au cœur de la fragilisation des couples au Sénégal.

TROUBLES ERECTILES : Un sujet tabou qui fragilise les couples

L’impuissance sexuelle est encore enveloppée d’un voile de pudeur dans la société sénégalaise. Cette affection fait voler en éclat des couples qui avaient pourtant scellé un pacte pour le meilleur et le pire. Dans cette enquête, des hommes et des femmes, des médecins et des tradipraticiens l’analysent sous différents angles.

Les troubles érectiles constituent un sujet sensible. Pourtant ils sont de plus en plus exposés sur les murs des grandes artères de Dakar. Les guérisseurs revendiquent le pouvoir de restaurer la virilité de l’homme au bonheur du couple. Ils laissent même leur numéro de téléphone sur les affiches. D’autres passent des spots publicitaires dans des radios. Certains sont invités sur les plateaux de télévision pour parler de ce problème. Mais, qu’est-ce que le dysfonctionnement érectile ? « C’est une incapacité permanente ou répétitive à accomplir un devoir conjugal ou acte sexuel », nous confie un médecin.

La perte de la virilité est un drame au sein de la cellule familiale. L’homme n’assume pas une des fonctions de la stabilité de l’union. « L’érection est perçue comme la puissance de l’homme et l’impuissance sexuelle symbolise l’échec », explique Serge Seck, un de nos interlocuteurs.
En cette fin de matinée, sur l’avenue Jean Jaurès, le vieux Saër esquive la question avec un sourire. « L’homme qui ne connaît pas de troubles érectiles est souvent plus heureux », a tranché le sage. Les plus jeunes nourrissent moins de complexe pour en parler. Certaines personnes interrogées, comme Tapha, admettent qu’elles ont eu à être confrontées à cette triste réalité.

Au-devant de son taxi, libéré par cette réponse, Alpha Cissé, la cinquantaine, avoue lui aussi avoir été victime d’un trouble érectile. Ce moment a été bouleversant, car ce chauffeur venait juste de prendre une deuxième femme. Des soupçons de pratiques mystiques avaient été agités jusqu’à sa guérison.

La dame Mantoulaye pense, elle, que « l’homme a besoin de satisfaire sexuellement sa partenaire, car l’important pour lui est avant tout d’être rassuré avant même d’être stimulé (par sa femme) ». Maïmoun Kâ, mariée depuis une vingtaine d’années, ajoute : « des couples se sont brisés à cause de ce problème. L’homme souffre dans son for intérieur parce qu’il a honte ».

Comme elle, des femmes interrogées souhaitent que les troubles érectiles soient abordés pour lever des équivoques et, par ricochet, prévenir des malentendus. « Les causes profondes de certains problèmes au sein des ménages ont des rapports avec une insatisfaction sexuelle », affirme Augustin, cadre dans une banque de la place.

La dysfonction érectile touche 20 % des hommes de plus 50 ans

Le nombre de personnes affectées par le dysfonctionnement érectile n’est pas négligeable. « La dysfonction érectile touche environ 20 % des hommes âgés de 50 ans à 59 ans, une proportion augmentant avec l’âge et la survenue de maladies liées à la vieillesse. Il n’en demeure pas moins qu’un homme en bonne santé peut demeurer actif sexuellement toute sa vie », informe l’urologue Mouhammed Jalloh, officiant à l’hôpital général de Grand Yoff. Il dissocie toutefois l’éjaculation précoce du trouble érectile.

AUGMENTATION DES CAS : Des liens avec des maladies métaboliques

L’augmentation des cas de troubles érectiles a des rapports avec la hausse des maladies métaboliques comme l’hypertension artérielle et le diabète. C’est l’avis du Dr Ismaël Touré.

La prévalence des dysfonctionnements érectiles gagne du terrain. L’augmentation des cas a un lien avec la hausse des sujets atteints de maladies métaboliques comme l’hypertension artérielle, le diabète, entre autres. C’est l’analyse livrée par le Dr Ismaël Touré qui officie à la polyclinique communautaire Guentaba, sise à la Cité Fadia. « Ces dysfonctionnements peuvent être perçus comme les conséquences des maladies métaboliques. C’est un mal qui ne tue pas, mais qui impacte négativement la qualité de vie de l’individu atteint », renseigne le praticien. Il fait également savoir que les personnes âgées de plus de 40 ans sont les plus touchées. En plus des maladies métaboliques, le médecin indexe les « causes psychologiques pouvant mener à la perte de confiance en soi ».

Les patients, rapporte le médecin, ont du mal à parler de leur maladie. Pour lui, les médias qui accordent des temps d’antenne aux guérisseurs n’aident pas les gens à prendre en charge ce problème. Du côté de la femme, le Dr Touré soutient que d’autres infections peuvent l’amener à être insensible aux rapports sexuels. « Chez la femme, on note, des fois, des dyspareunies, des troubles ressentis lors des rapports sexuels. Ce sont des douleurs qui les touchent. Durant les rapports, elles ne ressentent que de la souffrance. Cela peut-être dû à des infections urogénitales non traitées », dit-il. Selon lui, l’ablation partielle ou entière d’un organe général de la femme peut être un autre facteur de risque.

MOUHAMMED JALLOH, CHIRURGIEN-UROLOGUE : «De nos jours, c’est inapproprié de parler d’impuissance sexuelle»

Le chirurgien-urologue Mouhammed Jalloh, de l’Hôpital général de Grand-Yoff, préfère parler de dysfonctionnement érectile plutôt que d’impuissance sexuelle. Il fonde son argument sur l’existence de méthodes modernes de prise en charge de ces troubles qui peuvent être liés aux maladies comme le diabète, l’hypertension artérielle ou encore le stress et la fatigue.

Pouvez-vous définir les troubles érectiles ?

On parle souvent de troubles érectiles. Mais, il y a le dysfonctionnement érectile et les éjaculations précoces qui sont deux choses différentes. Je dois préciser que le dysfonctionnement érectile, c’est l’impossibilité d’avoir une érection satisfaisante pour une relation sexuelle normale. Tout cela nous ramène à parler de l’érection qui coïncide avec la période d’engorgement de la verge de sang. C’est aussi le moment où tous les espaces vides de la verge sont comblés de rigidité qui doit durer suffisamment pour permettre d’accomplir l’acte sexuel. Toutefois, nous parlons de dysfonction érectile lorsque cette rigidité s’interrompt brusquement avant l’orgasme, c’est-à-dire lorsqu’on a une difficulté à obtenir et à maintenir l’érection jusqu’à l’orgasme. Elle ne doit pas être confondue avec la panne d’érection isolée ou occasionnelle qui, bien que souvent vécue de manière gênante et banale, peut se produire chez n’importe quel homme en bonne santé physique et psychique. La grande majorité des hommes peut connaître, un jour ou l’autre, de telles périodes sans que leur vie ou celle de leur partenaire ne soit perturbée.

Vous avez parlé de deux types de dysfonctionnement érectile. Pouvez-vous fournir plus de détails ? 

Le dysfonctionnement érectile est une chose qui peut arriver à toutes les tranches d’âge. Nous avons un dysfonctionnement érectile fonctionnel et un dysfonctionnement érectile organique. Lorsque c’est fonctionnel, l’homme se réveille avec une érection ou alors il a une bonne érection qu’il perd au moment de l’accouplement. C’est dans ce cas que nous pouvons évoquer le stress, la fatigue, entre autres facteurs. En général, il n’y a pas de sexe fort. Tous les sexes sont faibles. On ne peut pas avoir d’érection si les muscles qui sont dans la verge ne sont pas relâchés. Et c’est lorsqu’ils sont relâchés qu’ils permettent l’afflux de sang. Ce n’est pas un problème d’action, c’est un problème de détente.

Qu’en est-il du dysfonctionnement organique ? 

Pour une bonne érection, il faut que les muscles soient souples et aient de bons vaisseaux sanguins qui irriguent la verge. Mais, il faut que tout cela soit coordonné. Il faudra de bons nerfs qui commandent l’arrivée du sang et des muscles qui se referment pour empêcher le retour. Un homme diabétique peut avoir des problèmes nerveux alors que celui qui est hypertendu peut avoir des lésions au niveau des vaisseaux. Je dois dire que nous pouvons également observer ces lésions chez des personnes obèses ou qui ont des problèmes neurologiques ou victimes d’Avc.
En somme, le risque est plus élevé chez les personnes âgées de plus de 40 ans. Avant, on parlait d’impuissance, mais c’est un terme inapproprié. De nos jours, ceux qui ont des problèmes d’organes peuvent utiliser une prothèse et avoir une érection. C’est pour cela que l’on parle actuellement de dysfonctionnement érectile et non d’impuissance sexuelle.

A partir de quand faut-il s’inquiéter ? 

Il faut s’inquiéter lorsque c’est organique. Les maladies chroniques comme le diabète, l’hypertension artérielle, les troubles neurologiques, le tabagisme, l’obésité sont des facteurs de risques de troubles érectiles. En fait, un véritable trouble du désir est diagnostiqué lorsque la baisse de libido survient sans raison apparente et persiste dans le temps. Les facteurs de la dysfonction érectile peuvent aussi altérer le goût pour l’activité sexuelle. D’autres facteurs sont sans doute en cause. Il s’agit de la génétique, de l’hypersensibilité du gland du pénis, de l’anxiété reliée à la performance sexuelle ou des difficultés relationnelles.

Est-ce que vous recevez de plus en plus des jeunes qui en souffrent ? 

Oui ! Nous recevons des jeunes qui n’ont pas d’aventures sexuelles. Les jeunes célibataires ont, eux aussi, des problèmes d’érection. Dans le couple, ce cercle vicieux peut aggraver le dysfonctionnement érectile, car l’homme va se sentir sous-estimé. Le jeune homme peut avoir des problèmes d’érection, le plus souvent fonctionnels. Il peut être habité par une psychose, il peut se poser des questions suivantes : « Est-ce que je vais y arriver ? Est-ce que je suis à la hauteur ? »

TRAITEMENT : Les tradipraticiens très sollicités

La quarantaine, taille moyenne, Waly Barry (nom d’emprunt), est un tradipraticien à ses heures perdues. Très connu aux Parcelles assainies, il est le confident des hommes affectés par l’impuissance sexuelle. Les anecdotes qu’il rapporte peuvent remplir le cahier d’un écolier. Parmi celles-ci, il se rappelle de l’histoire d’un homme qui devient impuissant lorsqu’il est avec sa deuxième femme. « Un homme qui venait d’épouser une seconde femme, sur recommandation, est venu me voir. Il m’a expliqué qu’il tombe en panne lorsqu’il passe la nuit chez sa seconde épouse », raconte M. Barry. Selon lui, après lui avoir administré un traitement accompagné de prières, le malade a retrouvé sa forme.

Pour le tradipraticien, en cas de dysfonctionnement érectile, l’homme doit « revoir son alimentation ». « Il doit boire des tisanes, car certains médicaments traditionnels aident beaucoup les hommes en renforçant leurs capacités sexuelles », avance-t-il.

Au Marché Gueule Tapée des Parcelles assainies, l’herboriste Sène a lui aussi de fidèles clients qui viennent prendre leur dose de médicaments.

PRISE EN CHARGE MEDICALE : La prescription des spécialistes

Les dysfonctionnements érectiles sont pris en charge sur le plan médical. Le médecin peut prescrire des médicaments inducteurs d’érection comme le Viagra, Levitra. Ces produits contribuent à la restauration de la confiance. « On invite parfois la femme à la psychothérapie ou à la thérapie sexuelle ; ce qui n’est pas médicamenteux. Car chez les femmes, on peut penser que les difficultés d’érection masculine sont liées à une baisse de désir. C’est dans le couple que tout se passe, ce n’est pas l’individu pris isolément. Mais, on a des médicaments efficaces », rappelle l’urologue Mouhammed Jalloh.

Pour lui, il faut choisir le bon moment pour administrer les médicaments. En plus des comprimés inducteurs, la médecine moderne autorise le recours à des injections intra-caverneuses dans la verge pour provoquer l’érection. « Ceux qui présentent ces troubles doivent prendre ces injections. Quand on dépasse le stade des injections, nous avons des pompes vacuum. Leur rôle est de créer un appel de sang et cela provoque une érection fonctionnelle durant 30 minutes », détaille Dr Jalloh. Il ajoute que « la dernière étape, ce sont les prothèses péniennes, c’est-à-dire on insère chirurgicalement dans la verge un appareil gonflable. Il est muni d’un bouton qui crée l’érection lorsqu’il est actionné ».Dossier réalisé par Fara Michel DIEYE et Ndèye Khady MBAYE (stagiaire)

l’ordre des médecins revisitent les conditions d’exercice de la médecine au Sénégal

https://www.pressafrik.com/ L’ordre national des médecins a fait le bilan de la profession lors d’une rencontre samedi. Le Docteur Joseph Mendy, Président et Secrétaire général a annoncé la décentralisation de la structure au niveau des régions et départements. Il a aussi fustigé l’accord de grâce présidentielle aux trafiquants de faux médicaments.
« Il nous est paru important de créer un moment de rencontre pendant lequel les médecins vont se retrouver pour discuter, analyser et faire des propositions concernant leur corps et l’avenir de la profession au Sénégal », a indiqué Docteur Joseph Mendy.
Le secrétaire général a également dénoncé le manque de communication, la collaboration entre l’Etat et le conseil. « Le pouvoir public devrait en principe s’appuyer sur sa connaissance pour améliorer le système de santé au Sénégal. Ces relations ne sont pas bien mûries entre l’ordre des médecins et le pouvoir public », a-t-il regretté.
Poursuivant ses propos, Dr Mendy a déploré la grâce présidentielle accordée aux trafiquants de faux médicaments. « C’est vrai que les médecins occupent une place importante, les médecins-chefs ne peuvent pas se la chanter. C’est vraiment regrettable que des criminels soient libérés. S’il y avait une bonne concertation avec les pouvoirs publics, je pense qu’on allait pas en arriver là », dit-il.   Ibrahima Mansaly

Mangue : les nouvelles règles phytosanitaires de l’UE applicables en septembre

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-La nouvelle directive de l’Union européenne (UE) sur les importations de mangues sera appliquée à partir du 1er septembre 2019, annonce l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (ASEPEX).

Le Comité de liaison Europe Afrique Caraïbes Pacifiques (COLEACP), une organisation de la société civile dont l’objet principal est de soutenir le développement d’une agriculture et d’une agro-industrie durables et compétitives  avait envoyé le 8 mars dernier un bulletin d’information sur ces nouvelles règles de l’UE concernant l’importation de mangues. Celles-ci avaient été introduites en réponse au nombre élevé d’interceptions d’importations de mangues dues à la présence de mouches des fruits (Tephritidae non européennes).

Selon l’ASEPEX, c’est le 21 mars 2019 que ces nouvelles règles ont été officiellement adoptées en tant que directive d’application de la Commission (UE) 2019/523, modifiant les annexes I à V de la directive phytosanitaire 2000/29/CE.

La nouvelle directive est entrée en vigueur le 31 mars et sera appliquée à partir du 1er septembre 2019.  « Afin d’assurer la continuité des exportations de mangues pendant la saison 2020, des mesures doivent être prises dès maintenant par les producteurs, les exportateurs et les Organisations Nationales pour la Protection des Végétaux (ONPV) concernées », a averti l’ASEPEX.

Selon toujours cette structure sénégalaise, dans le cadre de ses programmes Fit for Market (FFM) et Fit for Market SPS (FFM SPS), le COLEACP sera disponible pour aider les ONPV et le secteur de la mangue dans chaque pays à préparer les dossiers qui seront exigés. Le COLEACP est également disponible pour collaborer avec le secteur de la mangue et les autorités nationales pour mettre en place les actions correspondantes qui seront nécessaires.

La filière mangues est très porteuse au Sénégal. Selon les données du ministère sénégalais de l’agriculture et de l’équipement rural, en 2018, les exportations de ce fruit se sont établies à 18 395 tonnes contre 17 168 tonnes en 2017, soit une progression de 7,14%.MS/te/APA

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