Revue de presse du Mardi 30 avril 2019

Revue de presse du Mardi 30 avril 2019
Revue de presse du Mardi 30 avril 2019

La BHS autorisée à émettre sa diaspora bond (historique)

https://www.financialafrik.com La Banque de l’Habitat du Sénégal (BHS) vient d’obtenir le visa du Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) pour l’émission de sa diaspora  bond. Il s’agit d’une toute première sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Ce procédé permet à la banque leader dans le financement de l’habitat en zone UEMOA de solliciter l’épargne des populations de la diaspora pour la réalisation des projets structurants . De tels placements bien rémunérés et adossés à un programme de logements offrent à cette catégorie un moyen sûr de sécuriser son  épargne.

Par cette émission obligataire, la BHS laissera une empreinte indélébile dans l’histoire financière du Continent. En effet, il s’agira du premier «Diaspora bond» émis par une Institution Financière en zone CFA. Pour les observateurs, cette innovation majeure est à mettre à l’actif de la BHS, de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) et de l’ensemble du Marché Financier Régional.

De 2010 à 2017, les flux financiers provenant de la Diaspora ont constitué la première source de financement de l’Afrique avec une moyenne de 62,9 milliards de dollars US, devant les Investissements Directs Etrangers – IDE (52,5 milliards USD) et l’Aide Publique au Développement – APD (51,8 milliards USD).

Le Japon veut rattraper son retard en Afrique en lançant une assurance couvrant les exportations et les prêts liés aux infrastructures

 (Agence Ecofin) – Le gouvernement japonais s’apprête à lancer la solution d’assurance-crédit couvrant intégralement les exportations et les prêts liés aux infrastructures en Afrique pour tenter de rattraper son retard par rapport à la Chine sur le continent, a rapporté le quotidien économique nippon Nikkei Asian Review, le 29 avril.

Cette solution d’assurance sera lancée dans le cadre d’un partenariat entre la Nippon Export and Investment Insurance (NEXI), l’agence japonaise d’assurances des exportations et investissements,  l’agence pour l’assurance du commerce en Afrique  (African Trade Insurance Agency/ATI) et la Banque islamique de développement (BID), a-t-on ajouté de même source, indiquant que le ministre de l’Economie, du commerce et de l’industrie, Hiroshige Seko (photo), devrait annoncer le lancement officiel de cette assurance-crédit, le 9 mai prochain.

En ce qui concerne les exportations japonaises des biens liés aux infrastructures vers l’Afrique, NEXI devrait couvrir 85% du financement tandis que la BID et l’ATI couvriront le reste.

Les projets de BTP seront  couverts à hauteur de 90% par NEXI et à 10% par les deux autres partenaires.

Le Japon est actuellement distancé par la Chine dans la conquête du continent africain.

Les échanges commerciaux entre le pays du Soleil-Levant et l’Afrique s’élevaient à 24 milliards de dollars en 2015, contre environ 179 milliards de dollars pour la Chine, selon les dernières statistiques disponibles.

Cette même année, la valeur des exportations chinoises sur le continent était onze fois supérieure à celle du Japon alors que seulement 1,4% des exportations japonaises étaient destinées au continent africain.

Près de 10 000 entreprises chinoises seraient présentes en Afrique, d’après un rapport du cabinet McKinsey. Face à elles, seulement 440 entreprises japonaises ont été répertoriées par le cabinet Africa Business Partners en Afrique. Celles-ci investissent principalement dans les mines, l’automobile, le pétrole et les infrastructures.

Lire aussi:

29/03/2019 – Distancé par la Chine dans la conquête africaine, le Japon prépare lentement sa revanche

08/03/2019 – Comment le Japon veut contrer l’influence chinoise et occidentale en Afrique

14/02/2019 – Algérie: le constructeur automobile japonais Nissan investit 160 millions $ dans une usine à Oran

Le détour africain du Qatar:politiquement chrétien et économiquement anglophone

https://www.financialafrik.com L’aspect confessionnel de la géopolitique Arabo-Africaine mérite d’être décrypté dans la crise du golfe opposant Doha à Riyad et ses alliés, dans la mesure où sur les 54 pays d’Afrique, tous ceux qui ont pris position ont la particularité d’être membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) dont le siège est en Arabie Saoudite.

Ce royaume abrite les terres saintes de la Mecque où le pèlerinage, un des piliers de la religion musulmane, s’effectue à la Kaaba, et de Médine où repose le prophète Mohamed (PSL). Pour les Etats d’Afrique à majorité chrétiens, tous non membres de l’OCI, l’absence de relations diplomatiques avec les parties opposées dans la crise pour certains et pour d’autres l’insuffisance de liens forts avec les monarchies du Golfe , ont fait qu’ils ont brillé par leur mutisme. Fort de ce constat, l’analyse de la diplomatie africaine dans la crise du golfe, sous l’angle de la foi, a fait comprendre à Doha que l’heure est venue pour elle , d’une part de redynamiser la coopération avec ses partenaires traditionnels en Afrique (membres de l’OCI), et d’autre part s’ouvrir davantage aux Etats à majorité chrétiens du continent qui ont la spécificité de ne pas entretenir de liens profonds avec Riyad.

Cette vision politique religieusement hybride a conduit l’Emir Cheikh Tamim Al Thani à effectuer une tournée ouest africaine en décembre 2017 qui l’a mené au Sénégal, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana, en Guinée-Conakry et au Mali, pays presque tous à majorité musulmans. S’en est suivi l’accueil très chaleureux à Doha des Présidents de pays en majorité chrétiens tels que Mokgweetsi Masisi du Botswana, Emmerson Mnangagwa du Zimbabwe. Pour le Qatar, la mise en œuvre de cette stratégie africaine hybride s’accompagne parallèlement par des mesures favorisant l’installation d’ambassades dans sa capitale, exemple celle du Ghana ouverte en 2018, mais aussi l’ouverture de représentations diplomatiques sur le continent noir comme son ambassade à Banjul, ouverte l’année dernière.

Cependant, dans la nouvelle relation entre le Qatar et l’Afrique, l’axe Doha-Kigali mérite une lecture attentive du fait de son dynamisme spectaculaire malgré sa jeunesse. En effet, après l’établissement de la relation diplomatique entre les deux Etats en mai 2018, le premier tête-à-tête entre Cheikh Tamim Al Thani et Paul Kagamé s’est déroulé en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York en septembre 2018. Prise de contact soutenue deux mois plus tard par une visite à Doha de Paul à Cheikh où les accords dans les domaines de la promotion mutuelle des investissements, de la coopération économique, technique et commerciale sont signés entre les deux Etats.

Cinq mois plus tard en avril 2019, faisant preuve d’un pragmatisme sans précédent avec un Chef d’Etat africain, c’est un symbolique dimanche de pâques, fête la plus importante de la communauté catholique du monde et celle de la majorité des rwandais, que Cheikh Tamim Al Thani, comme le Messie du jour, a foulé Kigali, le miracle africain, pour y entamer une visite historique de trois jours, sa seconde en Afrique Subsaharienne depuis la crise du Golfe.

Aux allures d’œufs de Pâques

Des accords aux allures d’œufs de Pâques dans les domaines du transport aérien, du tourisme entre autres sont paraphés. En moins d’un an de l’établissement de la relation diplomatique, le cadre juridique qui régit la coopération Qataro-Rwandaise est déjà riche de plus de cinq accords. Jamais dans son histoire, le Qatar n’a signé autant d’instruments juridiques internationaux avec un pays africain, en un si laps de temps. Ce qui a suscité l’intérêt de Doha est que Paul Kagamé dont le leadership est reconnu partout dans le monde, récemment Président de l’Union Africaine, est actuellement le Président en exercice d’East African Community (EAC). Une organisation qui regroupe six pays: le Soudan du Sud, l’Ouganda, le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie et le Burundi, disposant d’importantes ressources non exploitées et ayant un marché commun des biens, des capitaux, du travail, élargi à la Southern African Development Community (SADC).

Ce dernier marché regroupe 16 pays: Malawi, Mozambique, Angola, Lesotho, Comores, Afrique du Sud, Maurice, Madagascar, Seychelles, Namibie, République Démocratique du Congo, Eswatini, Botswana, Zambie, Zimbabwe et Tanzanie. Séduisant pour le Qatar puisque la communauté des pays d’Afrique de l’Est que dirige le président Kagamé a entamé un processus d’union politique des Etats membres dénommée East African Federation. Ce mouvement est encouragé par le FMI qui a déjà estimé le PIB de la future fédération à 131 772 000 dollars US, ce qui en ferait le quatrième plus important d’Afrique.

Etant actionnaire majoritaire de la banque Ecobank qui dispose du deuxième plus grand réseau bancaire africain, présent dans 36 pays du continent avec cotation sur les bourses d’Abidjan, de Lagos et d’Accra, le Qatar pourrait investir dans l’économie anglophone à la croissance forte. Pour cela, le Rwanda paraît lui servir de porte d’entrée stratégique grâce à l’interconnexion de marchés élargis précités. Ce qui, dans un Moyen-Orient conflictogène, est susceptible d’apporter à Doha de nouveaux soutiens politiques africains parmi les Etats à majorité non musulman du continent au nombre de 26 et qui compenseront la loyauté vis-à-vis de Riyad des Etats africains membres de l’OCI qui sont au nombre 28.

Au-delà du continent africain, le Qatar, dans sa politique étrangère globale axée principalement sur le soft power, a déjà marqué son ouverture au monde chrétien en acceptant dans sa capitale la présence d’une église (Notre-Dame-du-Rosaire), tant chérie par les expatriés, pendant que certains pays de la région interdisent strictement l’édification d’un lieu de culte autre que musulman, ce qui paraît paradoxal vu que trois religions révélées ont pris naissance dans cette région du Proche et Moyen-Orient. Toujours, dans cette lignée, Doha a accrédité au Vatican un Ambassadeur et pas n’importe en la personne de Son Altesse Cheikha Mozah Bint Nasser Al Missned, femme la plus influente du monde selon le célèbre magazine américain Forbes. Il arrive lors des conférences sur le dialogue interreligieux à Doha que Monseigneur Francisco Montecillo Padilla, Nonce Apostolique du Saint-Siège dans la péninsule arabique, s’affiche aux cotés de prêtres, de rabbins et d’imams pour prendre avec eux un selfie au nom de la fraternité religieuse. Ce qui tente les observateurs de la scène internationale à se demander est ce que le Qatar est la maison d’Abraham sur terre à coté de Jérusalem?

A propos de l’auteur

Djily Mbaye Fall, Islamic Cooperation Expert, est Diplomatic Analyst , spécialiste du Qatar. Il est directeur du Think Tank « Observatoire de la Coopération Sénégalo-Qatarie » rattaché à l’Académie Diplomatique Africaine.

La corruption coûte 25% du PIB de l’Afrique:la réponse BAD/OCDE  Par Massandouno Doussou Komara .

La corruption est l’un des plus gros freins au développement du continent africain. Elle cause, à elle seule, une perte annuelle estimée à 148 milliards de dollars, selon la BAD. Ce montant représente 25% du PIB de l’Afrique.  En effet, alors que tous les observateurs et économistes sont unanimes sur le fait que l’Afrique sub-saharienne est devenue un marché commercialement important, les résultats concrets en termes de développement durable tardent toujours à se concrétiser.  Les gros investissements privés sont encore freinés par les risques de malversations et de corruption, et les plus petites entreprises sont entravées dans leurs efforts d’expansion par les mêmes fléaux, qui faussent le jeu de la concurrence.

Comme abordé lors d’une précédente rubrique, le délit de corruption a deux acteurs interdépendants : le corrupteur et le corrompu. C’est l’OCDE qui adoptera le premier et le seul instrument international juridiquement contraignant qui cible le versement de pots-de-vin à des agents publics étrangers, avec l’entrée en vigueur en 1999 de la Convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales. Le Groupe de travail Anti-Corruption de l’OCDE, dans le cadre de sa mission, et pour apporter des solutions efficaces contre la corruption transnationale, soutient un certain nombre d’initiatives internationales dans le but de renforcer les capacités régionales de lutte contre la corruption. C’est dans ce cadre qu’en décembre 2008, l’OCDE et la BAD ont lancé un partenariat pour soutenir les gouvernements africains dans leurs efforts de lutte contre la corruption. Ce partenariat a donné naissance, en 2011, à l’Initiative Conjointe OCDE/BAD pour l’intégrité des entreprises et la lutte contre la corruption en Afrique. L’Initiative Conjointe a été fondée non seulement sur le travail des décideurs politiques et des organisations régionales et internationales, mais elle a également donné une large place à la participation des entreprises.

Elle vise à renforcer la compétitivité du secteur privé en promouvant des normes d’intégrité et de responsabilité des entreprises.

Pour atteindre cet objectif ambitieux, elle utilise comme levier les complémentarités qui existent entre la Convention de l’Union Africaine sur la Prévention et la Lutte contre la Corruption (CUAPLC), la Convention des Nations-Unies Contre la Corruption (CNUCC) et la Convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption d’agents publics étrangers.

L’Initiative Conjointe a quatre objectifs principaux, qui sont les suivants :

-Accroître la capacité des gouvernements à faire appliquer les lois de la lutte contre la corruption ;

-Renforcer les efforts mondiaux de lutte contre la corruption ;

-Améliorer l’intégrité du secteur public ; et

-Lancer le début d’une nouvelle ère de transparence et de responsabilité en Afrique.

L’un des apports majeurs de l’Initiative Conjointe est la publication en Octobre 2016 du « Guide de conformité et de lutte contre la corruption pour les entreprises africaines » qui est décrit par l’OCDE et la BAD comme étant ‘’un outil puissant pour combattre la corruption en Afrique’’. Il s’agit d’un guide pratique et concis, qui synthétise les meilleures pratiques de l’OCDE, de la BAD, de l’Union Africaine, des Nations Unies, des pays membres de l’Initiative Conjointe, des associations professionnelles internationales et de la société civile. Il complète également des outils de conformité anti-corruption plus vastes et plus complets mis au point par l’OCDE, l’UNODC et la Banque Mondiale.

Le Guide donne aux entreprises africaines une feuille de route très précise pour mettre en place une politique de conformité et un code de déontologie les protégeant contre les risques de corruption, aussi bien active que passive.

Le guide énumère les causes suivantes comme étant les principaux facteurs de risques de corruption auxquels sont confrontées les entreprises en Afrique, qu’elles soient étrangères ou nationales, et quelles que soient leurs tailles :

-La prédominance de secteurs d’activité vulnérables à la corruption ;

=Des économies principalement basées sur les transactions en espèces ;

-L’obligation recourir à des agents locaux pour réaliser des projets ;

-La corruption systémique du secteur public ; et

-Les faibles capacités en matière d’application de la loi, à laquelle s’ajoute souvent un manque de volonté politique.

Nul ne peut nier que dans la plupart des pays africains, verser des pots-de-vin à des agents publics ou privés est encore, malheureusement, perçu (ou su !) comme étant la seule façon d’obtenir des contrats majeurs. Nous n’allons pas débattre ici de la véracité ou non de ce constat…Cependant, il est crucial que tout acteur socio-économique soit conscient du fait que la corruption a un coût humain très élevé, coût qui est très sous-estimé ou même totalement ignoré. Les entreprises, lorsqu’elles paient des pots-de-vin, doivent répercuter ce coût soit en livrant des produits et services de bien moindre qualité que ce qui était initialement prévu, soit en les facturant à des prix beaucoup plus élevés. La corruption n’est donc pas un crime sans victimes, car ceux sont les citoyens et les consommateurs qui sont lésés au final. Les conséquences sont encore plus dramatiques lorsque ceux sont des travaux d’infrastructure essentiels qui sont mal exécutés du fait de l’utilisation de matériaux de mauvaise qualité, des écoles ou des hôpitaux qui sont sous-équipés, ou des biens essentiels qui font défaut à cause de leur coût trop élevé. Les entreprises qui versent des pots-de-vin à des agents publics pour obtenir des marchés doivent prendre pleine conscience des conséquences de leurs actes : elles pérennisent un système qui est préjudiciable à tous, y compris à elles-mêmes sur le long terme. Et selon leur domaine d’expertise, elles obtiennent très probablement des marchés en mettant en danger des vies humaines et, dans tous les cas, en minant l’intégrité du secteur public et en lésant la société dans son ensemble.

C’est pour toutes ces raisons que l’Initiative OCDE-BAD a donné une place prépondérante aux entreprises dans un projet réel efficace de lutte contre la corruption.

Le Guide de conformité et de lutte contre la corruption est un outil qui est mis à la disposition de toutes les entreprises qui opèrent en Afrique et qui souhaitent mettre en place une politique anti-corruption dans le cadre de la réalisation de leurs activités. Il affirme sans équivoque que « le secteur privé a un rôle important à jouer dans l’amélioration de l’intégrité et de la responsabilité des entreprises, tout en garantissant la croissance à travers un environnement propice à l’attrait des investissements étrangers. » Le Guide aborde de façon très détaillée les moyens de sensibilisation pour les entreprises et leurs employés aux lois anti-corruption, les étapes clés du développement et de la mise en œuvre d’une politique anti-corruption, les risques de corruption spécifiques aux entreprises publiques, ainsi que les défis spécifiques rencontrés par les PME dans la mise en œuvre d’une politique de lutte contre la corruption. Le Guide donne également des conseils concrets et des pistes pour surmonter certains des obstacles que rencontrent les entreprises dans leur effort de lutte contre la corruption.

Il ne faut pas se leurrer, on ne peut pas compter sur la seule prise de conscience des entreprises et des citoyens pour lutter contre la corruption. Cela doit aussi passer, surtout et avant tout, par une réelle volonté politique et un leadership efficace, afin de rendre applicable les lois anti-corruption qui ont été votées, et donner un vrai pouvoir aux institutions qui ont été mises en place pour lutter contre la corruption. Lorsque ces lois sont effectivement appliquées, les entreprises qui se rendent coupables d’actes de corruption s’exposent à de sérieuses conséquences juridiques, telles que le versement d’amendes pénales, le paiement de dommages-intérêts, et même des peines de prison à l’encontre de leurs dirigeants et employés.

Les entreprises reconnues coupables d’actes de corruption peuvent également être exclues des appels d’offre publics nationaux, et plus grave encore, elles seront exclues, pour une durée limitée ou même perpétuellement, des marchés de la BAD, de la Banque mondiale et d’autres institutions financières internationales. Il s’agit là de l’application pure et simple du régime d’exclusion croisée prévu dans le cadre de l’Accord d’exécution mutuelle des décisions d’exclusion signé en avril 2010 par la Banque mondiale, la Banque asiatique de développement, la Banque européenne de reconstruction et de développement, le Banque américaine de développement et Banque africaine de développement. Aux termes de cet accord, les entités radiées par une banque multilatérale de développement (BMD) sont, pour la même infraction, passibles de sanctions par d’autres banques multilatérales de développement signataires de l’accord, ce qui revient à une exécution collective de la décision. La BAD, la Banque Mondiale ainsi que toutes les autres BMD rendent public sur leurs sites Internet respectifs la liste de toutes les entreprises ainsi exclues, ainsi que la durée de leur exclusion.

La lutte contre la corruption, à travers l’incrimination des corrupteurs, reste donc un volet primordial pour endiguer ce fléau, et le chemin reste encore très long tant que dans la conscience collective certains types de corrupteurs ne sont pas vus et reconnus comme étant des criminels à part entière, au moins aussi coupables que les corrompus, sinon plus https://www.financialafrik.com

Liens utiles & Bibliographie :

1-Le Guide de conformité et de lutte contre la corruption : http://www.oecd.org/fr/corruption/anti-corruption/Guide-corruption-entreprises-africaines.pdf

2-Bureau de l’Intégrité et de la lutte contre la Corruption (PIAC) de la BAD – Rapport Annuel 2015-2016 : https://www.afdb.org/fileadmin/uploads/afdb/Documents/Generic-Documents/Bureau_de_linte%CC%81grite%CC%81_et_de_lutte_contre_la_corruption_-_Rapport_Annuel_2015_2016.pdf

3-Collaborations entre l’OCDE et l’Afrique – Agir avec l’Afrique, publie en 2017 par l’OCDE : http://www.oecd.org/global-relations/Agir-avec-Afrique.pdf

4-Liste des entités sous sanction de la BAD ou par les signataires de l’Accord d’exclusion mutuelle: https://www.afdb.org/fr/projects-and-operations/procurement/debarment-and-sanctions-procedures/

Passation des marchés – Liste des entreprises et des personnes non éligibles inscrites à la Banque mondiale (en Anglais) : http://www.worldbank.org/en/projects-operations/procurement/debarred-firms

L’affaire Cheikh Béthio Thioune en vedette dans la presse sénégalaise

APA-Dakar (Sénégal) Par Ibrahima Dione –Les journaux sénégalais, reçus mardi à APA, traitent essentiellement du procès de Cheikh Béthio Thioune, guide religieux des Thiantacounes (branche de la confrérie mouride) et quinze de ses disciples impliqués dans le double meurtre à Médinatoul Salam, dans le département de Mbour situé à 88 km de Dakar.

De l’avis de L’AS, « implacable, fut le réquisitoire prononcé hier (lundi) par le procureur de la Chambre criminelle de Mbour ». En effet, Le Soleil informe que la « perpète et (l’) arrestation sont requises contre Béthio ».

Selon le quotidien national, le procureur Youssou Diallo, intervenant au quatrième jour de ce procès, « a requis les travaux forcés à perpétuité contre Cheikh Béthio Thioune et 15 de ses disciples et 10 ans de travaux forcés contre 4 autres accusés : Serigne Saliou Barro, Samba Ngom, Aziz Mbacké Ndour (tous les trois en liberté provisoire actuellement) et Mamadou Hanne ».

« Cheikh Béthio (a été) mis à nu » par le réquisitoire de feu du procureur, titre Walfadjri, soulignant que « la situation se complique pour Cheikh Béthio Thioune et ses coaccusés jugés pour « complicité de meurtre, meurtre avec actes de barbaries, recel de cadavres, non-dénonciation de crimes, association de malfaiteurs et détention d’armes à feu sans autorisation entre autres ».

Pour L’Observateur, c’est « terrible » pour les coaccusés, non sans mentionner que « la partie civile chiffre son préjudice à 3 milliards F CFA ». C’est Me Khassimou Touré, un des avocats de la partie civile qui a dénoncé, dans L’AS, « l’assassinat ignoble d’Ababacar Diagne et de Bara Sow » avant de réclamer la somme de 3 milliards F CFA en guise de dommages et intérêts.

A en croire ce journal, ce montant devrait être partagé aux familles des défunts à raison de 1,5 milliard chacune ». En outre, renseigne Sud Quotidien, le procureur a sollicité « un mandat d’arrêt » international contre Cheikh Béthio Thioune qui, pour des raisons médicales, est hors du territoire national.

Le procureur Youssou Diallo, dans les colonnes du journal EnQuête, a conseillé (à Béthio) « de se constituer prisonnier parce qu’il ne pourra pas faire appel s’il est condamné par contumace ». Pour toutes ces raisons, Le Quotidien en conclut que « Béthio (est) exposé ».

Le meurtre d’Ababacar Diagne et de Bara Sow remonte au 22 avril 2012. Ces disciples de Cheikh Béthio Thioune se sont rendus dans son domaine de Médinatoul Salam afin de renouveler leur allégeance. Mais la venue d’Ababacar Diagne et de Bara Sow, qui sont devenus des persona non grata à cause de quelques problèmes avec le guide religieux, a conduit à l’irréparable.ID/cat/APA

LE RÉQUISITOIRE DANS LE PROCÈS DE CHEIKH BÉTHIO THIOUNE ET CIE À LA UNE

Dakar, 30 avr (APS) – Le réquisitoire du procureur dans le procès de Cheikh Béthio Thioune et Cie pour le double meurtre de Médinatoul Salam est un des sujets en exergue dans les quotidiens reçus mardi à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

 Le procureur de la République près du Tribunal de grande instance de Mbour, Youssou Diallo, a requis lundi une peine de travaux forcés à perpétuité à l’encontre du guide des Thiantacounes, Cheikh Béthio Thioune et de quinze de ses disciples dans le procès pour meurtre de deux des leurs disciples en 2012.

Le ministère public a également demandé au juge de la Chambre criminelle de décerner un mandat d’arrêt contre le guide des Thiantacounes jugé par contumace dans cette affaire. M. Thioune séjourne à Bordeaux pour raisons médicales, selon ses avocats.

Le procureur a également réclamé une peine de 10 ans de travaux forcés contre Samba Ngom, Aziz Mbacké Ndour, Mamadou Hanne dit Pape et à Serigne Saliou Barro.

 Auparavant, les avocats des parties civiles avaient réclamé 3 milliards de francs CFA de dommages et intérêts.

 Bara Sow et Ababacar Diagne, deux membres de cette association religieuse avaient été torturés à mort et enterrés en 2012 à Médinatou Salam, une localité de la commune de Mbour, dans la région de Thiès.

Selon L’As, « le procureur requiert la perpétuité contre Cheikh Béthio Thioune ».

« Béthio et Cie risquent la prison à vie », souligne à sa Une le quotidien Enquête.

« A la suite des plaidoiries, au tribunal de grande instance de Mbour où se déroule depuis mardi dernier le procès des Thiantacounes, le procureur Youssoupha Diallo a prononcé un réquisitoire sans appel pour tous les accusés. Il demande la prison à vie et requiert un mandat d’arrêt contre le guide des Thiantacounes, Cheikh Béthio Thioune. A qui il conseille de se constituer prisonnier parce qu’il ne pourra pas faire appel s’il est condamné par contumace », écrit le journal.

Parlant de ce réquisitoire, le quotidien Kritik affiche à sa Une : « Médinatoul Salam s’effondre sur Béthio ». « Médinatoul Salam, c’était de la pure barbarie humaine. Pour obéir au ndiguel, le commando des Thianta a été sans pitié. Le procès qui tient en haleine le pays sent vraiment mauvais pour Béthio (…). Si le juge suit la logique du Procureur, partant pour un mandat d’arrêt et une peine à perpétuité aux travaux forcés, la messe est dite pour le guide des Thiantacounes (….) ».

Sud Quotidien se fait également écho du réquisitoire du représentant du ministère public : « Mandat d’arrêt du procureur contre Béthio ». « Si le juge suit le procureur, ce sera la fin des thiant », selon Source A. C’est « la totale pour Béthio », souligne de son côté Libération.

D’autres quotidiens parlent également de ce réquisitoire. « Perpète et arrestation requises contre Béhio » (Le Soleil), « Perpétuité, confiscation de ses biens et mandat d’arrêt international, Béthio exposé » (Le Quotidien) ; « Terrible ! », s’exclame L’Observateur ; « Cheikh Béthio mis à nu » (Walfadjri).

En politique, Source A rapporte une réunion des députés de Benno Bokk Yaakaar (BBY) en direction du 4 mai pour la suppression du poste de Premier ministre. « Que ce fut sulfureux ! », s’exclame la publication.

Vox Populi ouvre ses colonnes à Alioune Tine, grande figure de la société civile sénégalaise, fondateur d’Afrika Jom, ancien directeur d’Amnesty international.

« Dans cet entretien, explique le journal, M. Tine assène ses vérités sur les réformes annoncées par le chef de l’Etat. Il dénonce +la manière brutale, cavalière et peu concertée avec laquelle l’annonce de la suppression du poste de Premier ministre a été faite aux Sénégalais+ ».OID/ASB

Foncier : Le CNCR renforce les compétences des différents acteurs

http://www.rewmi.com/Le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR) a tenu une réunion de réflexion sur les pratiques et les trajectoires des politiques foncières : Etats des lieux au Sénégal et pistes de travail. L’objectif est de contribuer à construire une vision et une analyse partagée des enjeux institutionnels politiques, sociaux, qui influencent les pratiques foncières et le processus d’élaboration de la réforme foncière au Sénégal.

Le foncier porte des enjeux très forts en termes économiques, sociaux et politiques. Entre intérêts divergents des acteurs, conceptions du vivre ensemble, décalage entre les perceptions des paysans et les cultures professionnelles des experts et professionnels, les acteurs estiment que cet objet soit particulièrement controversé et que les compromis soient difficiles. C’est fort de ce constat que le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR) a tenu une réunion de réflexion sur les pratiques et sur les trajectoires des politiques foncières : Etats des lieux au Sénégal et pistes de travail. Selon l’administrateur du CNCR, Babacar Diop, la gestion du foncier a toujours constitué une réelle problématique dans notre pays comme un peu partout dans le monde. « Face à cette situation, des travaux importants ont toujours été réalisés par la société civile en termes de réflexions et de propositions de solutions », dit-il. Et de renchérir: « La suspension actuelle du processus de réforme n’a pas empêché à la société civile de poursuivre ses réflexions. En effet, en vue de mieux se préparer à une éventuelle décision de transcription en législation foncière du document de politique foncière déjà remis au Chef de l’Etat  ou d’une décision politique de relance du processus de réforme foncière, la société civile sénégalaise a déjà travaillé sur des éléments de contribution à législation foncière qui sont formulés en textes de loi ». Il laisse entendre que ces organisations font un travail de veille sur la gestion foncière et se déploient régulièrement sur l’étendue du territoire pour instaurer le dialogue sur les conflits fonciers et recueillir les préoccupations des acteurs locaux.

« En dehors de ces activités, la Société civile renforce l’accompagnement des communautés locales pour une sécurisation de leurs droits fonciers et les soutient pour l’amélioration de la gouvernance foncière locale Aussi, des activités de renforcement des capacités, le réseautage des acteurs locaux, le développement d’outils de gestion concertée sont autant d’efforts consentis par la société civile sénégalaise »  fait-il savoir. Et d’ajouter : « Une telle démarche de notre part est dictée par une volonté de créer non seulement un climat apaisé, mais aussi de booster le potentiel des exploitations familiales, d’impulser le développement agricole, de sortir les populations de la pauvreté et d’assurer une croissance économique durable pour notre pays ». A son avis, malgré toutes ces actions menées pour une meilleure gouvernance foncière dans notre pays, les défis restent encore immenses. « Le foncier demeure problématique et sa gestion est toujours source de conflits », martèle Babacar Diop. D’après ce dernier, cette rencontre vise à favoriser les débats entre acteurs engagés dans la gestion foncière et le dialogue politique sur la réforme foncière au Sénégal afin de renforcer les alliances, partager des initiatives porteuses, identifier les points de blocage et problématique sur lesquels travailler.Ngoya NDIAYE

AVANCÉE DE LA MER : VERS DES TRAVAUX DE PROTECTION DE LA CORNICHE

Dakar 29 avr (APS) – Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Oumar Youm, a annoncé le démarrage prochain de travaux de protection des corniches Est et Ouest contre l’avancée de la mer.
Il en a fait l’annonce à l’issue d’une visite effectuée lundi sur des sites de la ville de Dakar menacés par l’avancée de la mer, particulièrement les corniches Est et Ouest.
« Les dégradations liées à l’avancée de la mère affectent présentement d’autres sections de la corniche Est, notamment derrière le Palais Présidentiel », a-t-il dit, soulignant que « cette zone menace de céder ».
« Des appels d’offres ont été déjà lancés pour réaliser des travaux dans le sillage de ceux réalisés précédemment sur cette même route », a fait savoir Oumar Youm.
Selon lui, un marché a déjà été attribué à l’entreprise EIFFAGE Sénégal pour un montant de 1, 9 milliards FCFA, tandis que des travaux de stabilisation seront réalisés par l’entreprise CDE pour un montant de 1, 3 milliards de francs. DS/AKS

ÉROSION CÔTIÈRE : 36 millions de dollars du WACCA pour stabiliser nos côtes

http://www.lactuacho.com/Le ministre des Infrastructures, Me Oumar Youm, dans le cadre de la visite des travaux de protection des routes côtières de Dakar (Corniches est-ouest et tunnel de Soumbédioune), en collaboration avec ses pairs de l’Environnement et de l’Urbanisme, a fait part qu’un projet de rénovation de la Corniche a vu le jour. À cela, s’ajoute un autre programme extrêmement important dénommé WACCA sur 36 millions de dollars qui va permettre de contribuer à la stabilisation de nos côtes pour lutter contre l’érosion côtière.

Le nouveau concept « Fast track » du président de la République Macky Sall a commencé à porter ses fruits. Tous les ministres de la République sont en action pour réussir cette cadence. Hier le ministre des Infrastructures, Me Oumar Youm en collaboration avec ses pairs de l’Environnement, Abdou Karim Sall et de l’Urbanisme, Abdou Karim Fofana, ont procédé à la visite à la visite des travaux de protection des routes côtières et du tunnel de soumbédioune. Cette visite qui a pris départ à la Place du souvenir africain, en passant par le tunnel, la Corniche ouest, jusqu’à la Corniche est, est une occasion pour Me Oumar Youm d’annoncer l’important programme du ministère de l’Environnement dénommé WACCA. Ce programme d’un montant de 36 millions de dollars américains, va permettre de contribuer à la stabilisation de nos côtes pour lutter farouchement contre l’érosion côtière. À cela, s’ajoute également, le projet ambitieux de rénovation de la Corniche du Département de l’Urbanisme. Sur une distance de 25 km sur l’une des plus belles Corniches du monde, précise-t-il, est à saluer, à accompagner et à mettre en œuvre parce qu’« il va participer à l’amélioration du cadre de vie ».

« Tous ces projets et programmes devrait être mis dans un papier de réflexion pour les optimiser afin qu’ils interviennent de matière efficace dans un objectif final d’aménager notre cote et la corniche », a-t-il déclaré. Cette visite, selon lui, « nous a permis de voir les dégradations notables sur la corniche avec des impacts sur la circulation, sur les installations aux niveaux des côtes. Nous pensons effectivement qu’il y a des solutions à prendre. Heureusement de l’Ageroute qui s’occupe des infrastructures routières et de leur entretien, a pu anticiper sur certaines questions avec des opérations urgentes permettant de consolider et de stabiliser davantage l’avancée de la mer et de ses impacts sur la circulation ».

Ces interventions ont été faites sur quatre zones d’environnement et de nature géologique différents qui ont coûté 1,8 milliard F CFA. « Nous allons rendre compte au président de la république et au premier ministre de ce que nous avons vu et constaté ensemble. Le premier enseignement qu’on devrait tirer de cette visite , il y a une nécessité de renforcer le dialogue entre les différents programmes des différents ministères qui interviennent dans les secteurs stratégiques tel que l’environnement , les infrastructures et l’urbanisme », note-t-il. Avant d’ajouter : « Nous allons nous concerter et faire des propositions pour que dans le cadre de ces interventions au niveau de la corniche et un peu partout qu’il ait plus de concertation , de coopérations , d’échanges qui vont enrichir les projets et programmes du gouvernement ». D’autres travaux sont en cours dans d’autres sections de la Corniche est, notamment derrière le Palais présidentielle. En effet, cette zone menace de céder. La même situation est constatée sur la Corniche ouest notamment à hauteur du bloc des Madeleines avec des glissements de terrains, où des travaux de stabilisation sont aussi prévus en vue de protéger la route de ces menaces.

Trois facteurs créés par l’homme pour s’autodétruire

Pour Marilyne Diara, Directrice de l’environnement et des établissements classés (Deec), l’homme est à l’origine de ces trois principaux facteurs qui vont le détruire. Il s’agit de l’extraction illicite du sable marin, les constructions anarchiques sur le littoral et les changements climatiques qui sont ces trois facteurs créés par l’homme pour s’autodétruire. « Le prélèvement de sable sur les plages va impacter le littoral. Nous mêmes, nous nous sommes créés des problèmes d’érosion en prélevant du sable marin par la construction d’édifices », a-t-il déclaré. Avant de préciser : « L’homme est le principal responsable de tous ces phénomènes ». Selon elle, « nous sommes nos propres problèmes. Donc, à nous de trouver des solutions ». Marilyne Diara a profité de cette visite de terrains pour proposer des solutions de sortie de crise. « L’une des premières solutions, est de laisser la mer tranquille. Il faut composer avec elle, au lieu de chercher à lutter contre elle », a-t-elle signifié.

SÉCURITÉ DU TUNNEL DE SOUMBÉDIOUNE : Des tombes seront déplacées pour le prolongement de la bretelle

http://www.lactuacho.com/ Dans le but d’assurer une sécurité optimale du tunnel de Soumbédioune, qui est construit à coût de plus d’une dizaine de milliards de nos pauvres francs, la bretelle mérite d’être prolongée. Pour la faire et avant d’entamer ces travaux, une ouverture d’un angle du cimetière (Abattoir) est impérative, tout en déplaçant quelques tombes.

La poursuite de la bretelle du tunnel de Soumbédioune qui a coûté plus de 11 milliards F CFA à l’État du Sénégal, n’est pas chose aisée pour les autorités administratives de la ville de Dakar en particulier et celles étatiques en général. Elle mérite beaucoup d’attention, de courage et d’abnégation pour sa réalisation. Selon Cheikh Tidiane Thiam, chef de la Division ouvrage d’art à Ageroute, pour la sécurité du tunnel en cas d’accident ou autres catastrophes, il est préférable d’ouvrir un angle vers le cimetière « Abattoir » de la médina pour faire passer la bretelle. Raison pour laquelle, précise le chef de la Division ouvrage d’art à Ageroute, « il est impératif de déplacer deux à trois tombes afin de faciliter le travail ».

Et comme cela peut réveiller les démons de la manifestation de cette localité, ce dernier d’annoncer qu’il est primordial d’aller vers les populations pour les expliquer le but de ce projet. C’est ainsi qu’il est prévu une grande sensibilisation et des discussions avec les populations, les dignitaires, les Mouvements de jeunes et mêmes les Associations sportives et culturelles (Asc) les leaders d’opinion, la société civile pour pouvoir coordonner toutes ces activités et agir avec moins de tracasserie, de résistance. Ce qui va permettre d’entamer une étude globale du projet qui impacte l’environnement, la situation de la commune et les mesures à entreprendre. Mêmes les pirogues qui sont sous le tunnel et qui constituent un point à risque important de la dalle à béton du tunnel ne seront pas laisser en rade pour la sécurité des usagers.

« Le béton ne tient pas au feu. Si on a un incendie sous le dessous du tunnel et tout ce qu’on a comme potentiel calorifique constitué par les pirogues, le tunnel peut s’affaisser », a-t-il expliqué. Avant d’insister : « C’est un point sur lequel on peut agir tout de suite pour éviter des désagréments ». m. Thiam s’exprimait en marge de la visite organisée par le ministère des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Désenclavement des travaux de protection des routes côtières et du tunnel de Soumbédioune, en collaboration avec les ministères chargés de l’Environnement et de la Planification urbaine, où il a fait savoir que le nouveau quai de pêche peut les aider à loger toutes les pirogues exposées sous le tunnel. Embauchant le pas, Me Oumar Youm, ministre, nouveau ministre des Infrastructures de déclarer : « Des mesures seront prises très rapidement. Le préfet a noté ce qui a été retenu en collaboration avec le ministre de l’Urbanisme. Et nous allons très vite entrer dans une phase de négociation, de descente, avant que les mesures idoines soient prises justement pour désencombrer et assurer une sécurité optimale au tunnel qui est sous surveillance 24h/24 », a-t-il fait savoir. Revenant sur la surveillance de ce bijou le ministre des Infrastructures a déploré les occupations qui empêchent sa viabilité. « Quand on est dans une dynamique de changement, il y a toujours des résistances et il y a des malentendus qu’il faut vaincre. Nous allons essayer de trouver les meilleurs formules possibles pour permettre d’agir dans la préservation de l’espace public, sans autant heurter et le faire dans le respect des lois, de notre environnement, de l’espace public », a-t-il conclu.

SAES, UNIVERSITE, BANQUE MONDIALE … Les vérités de Cheikh Oumar Hann

http://www.enqueteplus.com/Samedi dernier, à l’occasion de la cérémonie de présentation du livre du professeur Buuba Diop, à L’harmattan, le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Oumar Hann, est revenu sur ses premières années à l’université, dans le Saes…

L’université, un milieu complexe. Le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur semble bien en être conscient. Samedi dernier, il était à la cérémonie de présentation du livre du professeur Buuba Diop. Cheikh Oumar Hann, accusé de toutes parts sur son niveau d’étude, a montré qu’il n’est pas en terrain inconnu. Lui l’ancien étudiant à l’Ucad, l’ancien doctorant à l’Ucad, l’ancien enseignant à l’Ucad, l’ancien responsable du Syndicat autonome des enseignants du Sénégal. Il informe : ‘’Mon entrée dans le Bureau national du Saes, c’est quand j’ai remplacé le professeur Buuba Diop, poste pour poste. Il était toujours dans le Bureau national, parce que les gens ne voulaient pas qu’il quitte à cause de ce qu’il représentait. Par son leadership, Buuba Diop continuait, en effet, à être la personnalité morale du syndicat. Il avait conduit de main de maitre la mise en place de la première cité des enseignants. Ce qui n’était pas du tout évident.’’

Mais la rencontre du nouveau ministre avec l’université Cheikh Anta Diop remonte à plusieurs années. Nous sommes dans les années 1980. Il vient d’obtenir son Baccalauréat et débarque à l’université Cheikh Anta Diop, plus précisément à l’Ecole nationale supérieure de technologie (Ensut). Très vite, l’étudiant s’engage dans les mouvements estudiantins où il était un militant actif, plus proche des hommes de gauche. C’est ainsi qu’il dit avoir connu l’éminent professeur Buuba Diop. Leur premier contact, à l’en croire, c’était dans les années 1980. Il venait fraichement de déposer ses baluchons. A l’occasion des journées culturelles de l’Ecole supérieure universitaire de technologie, ils devaient organiser un débat. En bureau d’amicale, plusieurs noms avaient ainsi été retenus pour animer la conférence. Parmi eux, Buuba Diop. ‘’A l’époque, tout était sujet à réflexions, à débats. Il y avait, en plus de Buuba, d’autres candidats et on avait défini des critères. Finalement, c’est le professeur Buuba Diop, mon candidat, qui a été retenu’’.

Comme si, d’un coup, Cheikh Oumar a senti le besoin de montrer qu’il est parmi les siens, qu’il connait et l’universalité et ses hommes, il cite les ‘’grands’’, ses ‘’grands’’ qu’il se plait, du haut du présidium, à saluer, à faire signe de la main. Taquin, il lance à leur endroit : ‘’Il y a dans cette salle beaucoup de grands qui m’ont accueilli à l’université en tant qu’enseignant et qui ont guidé mes premiers pas dans le Saes. Je vois Wagué, Moussa Samb… Je vois que des années se sont passées, puisque je vois beaucoup de bonnets. Il y a 30 ans, peut-être vous ne l’imaginiez pas.’’ La salle plonge dans l’hilarité. Cheikh Oumar, lui, poursuit ses hommages et se réjouit de la longue marche du mouvement syndical universitaire, ses désormais partenaires ou adversaires. Il dit : ‘’Je vois que ceux qui se sont battus pour que l’université sénégalaise reste debout sont encore là.’’

Pour lui, le Saes a toujours été à l’avant-garde du combat pour l’amélioration des conditions de vie des enseignants. ‘’Je me rappelle, argue-t-il, dans les années 1994, bien que nous n’ayons pas le soutien de tout le monde, nous nous étions battus contre les réformes des institutions internationales, de la Banque mondiale et étions arrivés à les faire fléchir, à revoir leurs politiques en Afrique, au Sénégal particulièrement. Mais malgré ces innombrables acquis, l’ancien Sga du Saes estime que les défis qui interpellent encore l’université restent importants. ‘’Il y a encore beaucoup de choses à faire’’, déclare-t-il.

C’était ainsi sa façon de témoigner toute sa considération à l’endroit du professeur Buuba Diop, envers qui il ne tarit d’éloges. A l’en croire, ‘’C’est quelqu’un qui s’est beaucoup battu pour l’émancipation de nos peuples, mais aussi pour l’université sénégalaise. Dans les années 80, il était jeune enseignant, mais déjà un grand leader dans la bataille syndicale dans le campus universitaire de Dakar. De loin, on assistait aux assemblées générales du Saes. On constatait alors que la communauté universitaire dans son intégralité avait déjà confiance ».

Prenant la parole, l’ancien Sg du Saes, Seydi Ababacar Ndiaye, d’attester le passé universitaire et militant de son désormais ministre. « Ce qui me rend plus fier, dit-il, c’est de voir Cheikh Omar. Quand je suis arrivé, je l’ai trouvé dans le Bureau national, en tant que Sga du Saes et, aujourd’hui, il est de l’autre côté’’. Blagueur devant l’éternel, il se réjouit : ‘’Le Saes est partout. Nos militants ont occupé toutes les stations. Il ne nous manque que le poste de Pm. Malheureusement, il n’existe plus. Donc, il ne nous reste qu’à occuper cette station que je ne veux pas nommer’’, a dit l’ancien aspirant à la candidature de la présidentielle.

Cette tache noire du déficit de niveau enlevée, il reste à l’ancien directeur du Coud de se laver relativement aux accusations portées par l’Ofnac sur sa personne.

La part de Buuba

Les propos du nouveau ministre de l’Enseignement supérieur ont été tenus à la cérémonie de présentation du livre « Les syndicats dans l’histoire : regard et partition universitaire’’. Pour l’ancien Sg du Saes, le tonitruant Seydi Ababacar Seydi, ceci est la part de Buuba. « Ce dernier, dit-il, lance un défi à tous les enseignants, en particulier aux militants et responsables du Saes. Chacun devra écrire sa part du Saes ».  L’actuel Sg, Malick Fall, parlant du livre, souligne que « le titre est plein de sens et de symbole, en ce qu’il permet de regarder dans le rétroviseur, d’analyser la posture des universitaires. Avec un discours franc, Buuba a défini le syndicat, jeté un regard critique sur les relations entre syndicats, entre syndicats et partis politiques, entre syndicats et acteurs économiques… ». D’après lui, l’auteur a retracé toutes les péripéties ayant prévalu à la mise en place du Saes. « Il a fait une analyse pointue de la trajectoire du mouvement syndical. C’est une belle initiative. La jeune génération a entre ses mains un patrimoine inestimable sur le Saes, sur l’université ».

Dans sa longue marche pour l’amélioration de la condition des enseignants, des défis importants ont été relevés, si l’on en croit les participants. Et le Saes co-fondé par le Pr. Buuba Diop y a joué un rôle déterminant. Désormais, la question qui se pose est, selon eux : « Quelle orientation doit prendre le Saes ? » « Quels types de rapport avec les autorités étatiques, coutumières et religieuses, avec les syndicats… ? »MOR AMAR

L’OBÉSITÉ ABDOMINALE : Le « propulseur » du diabète et des maladies cardiovasculaires

http://www.lactuacho.com Dans le cadre de la célébration des Journées de l’internat de la Faculté de médecines de l’Ucad, une conférence sur : « Syndrome métabolique: Des origines épigénétiques et intra-utérines aux phénotypes morbides, sous-développement et mode de vie au banc des accusés » suivie de dédicaces des ouvrages du Pr Abdoulaye Leye est tenue ce samedi. Ce dernier a profité de cette occasion pour interpeller les populations de ne pas manger toujours gras pour éviter l’obésité abdominale qui est souvent qualifiée de moteur du syndrome métabolique.

L’obésité abdominale est souvent qualifiée de « moteur » du syndrome métabolique.

Donc, les gens doivent éviter de manger toujours gras pour se protéger contre certaines maladies chroniques. Ce crie de cœur est du Pr Abdoulaye Leye de la Faculté de médecines de l’Ucad. Selon lui, l’obésité abdominale libère plus d’acides gras dans le sang, tout en augmentant la tension artérielle et gène le travail de l’insuline qui est l’hormone qui permet au sucre consommé de quitter le sang aussi vite qu’il y entre pour fournir de l’énergie aux cellules.

« C’est aussi l’insuline qui empêche le foie de fabriquer trop de sucre lorsque vous êtes à jeun », a-t-il précisé. Pr Leye s’exprimait en marge d’une conférence sur : « Syndrome métabolique: Des origines épigénétiques et intra-utérines aux phénotypes morbides, sous-développement et mode de vie au banc des accusés » tenue à l’amphithéâtre de la Faculté de médecines, dans le cadre des Journées de l’internat de ladite faculté, où il a fait savoir que les personnes présentant un syndrome métabolique courent un risque d’infarctus de trois à cinq fois plus élevé que la population normale. Même si le syndrome métabolique n’est pas une maladie, précise ce dernier, « il est une série de problèmes de santé qui augmentent sérieusement les risques de développer le diabète de type 2, une maladie du cœur, une angine de poitrine, un infarctus ou un accident vasculaire cérébral (Avc) ».

Et d’ajouter : « Le diabète, l’hyperlipidémie (trop de gras ou de lipides dans le sang) et l’hypertension artérielle sont considérés comme des facteurs de risques majeurs de l’artériosclérose, un durcissement des artères qui peut mener à leur blocage et à l’Avc. Donc, pour éviter ces maladies, il faut agir avant la naissance de l’individu ». Cette conférence suivie d’une séance de dédicaces de son ouvrage de 2 Tomes dénommé « Endocrinologie métabolisme nutrition », utilisé de la Licence au Doctorat, est un prétexte pour Pr Abdoulaye Leye de s’expliquer : « L’ouvrage traite du programme d’enseignement d’endocrinologie métabolisme dans les Facultés de médecines ».

Il s’agit, lance-t-il, de mettre à disposition des apprenants une ressource pédagogique de base pour leur apprentissage et d’essayer de faciliter le système Licence-Master-Doctorat (Lmd) et de compétences. Le Tome 1 est consacré aux pathologies endocriniennes et on y trouve toutes les informations de diagnostique, de traitement concernant la glande tyroïde, le pancréas, l’infertilité, entre autres. Le Tome 2 lui, est consacré aux pathologies, métaboliques et nutritionnelles, traitant des affections comme le diabète qu’il a fait savoir que des études publiées en 2007, ont montré qu’il y a 450 millions de diabétiques dans le monde. Et d’ici à 2035, l’Afrique aura un impact de plus de 56 %. Mais aussi, il permet de traiter d’autres pathologies comme les problèmes de cholestérol, l’obésité, les troubles des métabolismes lipidiques glucidiques, la nutrition, l’alimentation, etc.

« Il contient aussi les ressources dont le médecin 5 étoiles qu’on veut former doit pouvoir dispenser ou délivrer aux patients, mais qui est accessible à tout patient qui veut s’informer le jour au jour pour protéger sa santé. Il faut être dans la prévention primordiale », a-t-il affirmé. Avant de conclure : « Plus la femmes est obèse, plus elle a des problèmes pour faire des enfants ».

Cette rencontre est aussi un moment de rendre hommage à tous les maîtres de la Faculté de médecines à travers les professeurs Thérèse Moreira Diop et Said Norou Diop qui ont été à la base de ces ouvrages pédagogiques.

Salaire des anciens chefs d’Etat sénégalais : ce qu’en pense un ancien ministre du Budget

http://canal221.com/Dimanche dernier, le Grand Serigne de Dakar a jeté un gros pavé dans la mare. Invité à réagir sur un éventuel revers de fortune de l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade, l’ancien ministre sous Diouf et Wade, fait une proposition qui affole la toile. Il suggère que la pension mensuelle des anciens chefs d’Etat soit portée à 50 voire 75 millions Cfa.

Voilà ce qu’écrivait sur ce sujet un ancien ministre du Budget de Wade, Mamadou Abdoulaye Sow, en l’occurrence.

Dans sa livraison n° 590 du 23 octobre 2013, le journal « Libération » titrait « Macky revalorise le salaire mensuel de ses devanciers 9 millions » et avec comme titre de l’article à la page 5 du même journal : « Revalorisation du traitement salarial de l’ancien Chef de l’État – A. Wade, un salaire de 09 millions FCFA/mois, un budget pour ses voyages et un véhicule ».

À l’époque, après avoir parcouru l’article en question, ma première interrogation était de connaître la base légale qui octroie un salaire aux anciens Présidents de la République, alors qu’ils n’en bénéficiaient pas pendant qu’ils étaient en fonction. En plus, je doutais de la fidélité de l’article par rapport à l’existence d’un décret octroyant aux anciens Chefs d’État une rémunération salariale.

Aujourd’hui, ce doute persiste encore dans mon esprit – mais à un degré moindre après la lecture du communiqué non numéroté, ni daté ni signé et attribué aux services du Ministère de l’Économie et des Finances et publié par le journal « La Tribune » à la page 9 de sa livraison n° 724 du 03 mars 2014.

Dans ce communiqué, il est écrit que « …Monsieur Abdoulaye Wade, ancien Président de la République, qui, suite à la revalorisation des indemnités allouées aux anciens Présidents de la République, reçoit en moyenne la somme de 9 700 000 FCFA par mois ». Ainsi, il ressort implicitement de ce communiqué non authentifié que c’est un décret qui a procédé à la revalorisation des « indemnités » des deux anciens Chefs d’État.

En ce qui concerne la « pension » à verser aux Présidents de la République sortis de fonctions, je me pose quatre questions essentielles dans la présente contribution:

  • Pourquoi le décret ayant revalorisé les « indemnités » des anciens Présidents de la République n’a-t-il pas été publié dans le Journal officiel ?
  • Les dispositions de la loi n° 81-01 du 29 janvier 1981 fixant la dotation des anciens Présidents de la République sont-elles correctement appliquées ?
  • Les prévisions budgétaires dans la loi de finances de l’année concernant la « pension » des anciens chefs d’État sont-elles conformes à la réalité ?
  • Est-il du domaine règlementaire de fixer le montant des avantages pécuniaires à allouer aux anciens Présidents de la République ?

p-La publication du décret au Journal officiel est une exigence légale et de transparence

Il y a lieu de déplorer le fait que le décret en cause n’ait pas été publié dans le Journal officiel pour trois raisons.

La première raison est que la loi n° 70-14 du 6 février 1970 fixant les règles d’applicabilité des lois, des actes administratifs à caractère règlementaire et des actes administratifs à caractère individuel fait de la publication un préalable, sauf cas d’extrême urgence.

La deuxième raison est que la loi n° 2012-22 du 27 décembre 2012 portant Code de Transparence dans la Gestion des Finances publiques pose, entres autres, comme exigence le respect de la légalité et de la transparence des opérations budgétaires.

En effet, aux termes du paragraphe 4.4 de l’annexe dudit Code, il est stipulé ce qui suit : « Aucune dépense publique ne peut être engagée et payée, si elle n’est pas préalablement définie dans un texte législatif ou règlementaire adopté et publié ».

La troisième raison est que ce défaut de publication nous retourne à la pratique des « décrets secrets » initiée par l’ancien Président Abdoulaye Wade, avec notamment les décrets non publiés octroyant, en violation de la Constitution et des lois en vigueur, des rémunérations à de hauts fonctionnaires et à des magistrats ainsi que des pensions sous forme de rente à d’anciens chefs d’institutions constitutionnelles et, semblerait-il, à d’anciens généraux de l’Armée.

  1. II) Les dispositions de la loi n° 81-01 du 29 janvier 1981 fixant la dotation des anciens Présidents de la République ne semblent pas être respectées

Sauf disposition législative contraire et conformément aux dispositions de la loi n° 81-01 du 29 janvier 1981, les Présidents de la République qui cessent leurs fonctions bénéficient de « l’attribution viagère d’une dotation annuelle » qui n’est autre qu’une pension ainsi que d’une « allocation d’avantages en nature ».

Le montant de la dotation

D’après l’article premier alinéa 1 de la loi du 29 janvier 1981, le montant de la dotation annuelle est fixé par référence au traitement afférent à l’indice le plus élevé attribué aux agents de l’État.

Quel est aujourd’hui l’indice le plus élevé des agents de l’État ? Pour répondre à cette question, il convient de s’entendre sur ce que signifie la notion d’agent de l’État dans l’esprit des rédacteurs de la loi de 1981. En effet, le législateur voulait-il parler de l’agent de l’État pris au sens strict, ou bien au sens large en y incluant les fonctionnaires , les magistrats et les militaires qui ont des indices hors hiérarchie.

À l’heure actuelle,si on se limite uniquement aux agents de l’État au sens strict, le montant de la dotation correspondrait au traitement d’un conseiller référendaire de la Cour des comptes avec l’indice 4580 . Avec une valeur de point indiciaire égale à 51,429 FCFA,l’indice grade 4580 correspondrait à une solde brute de près de 366 000 FCFA.

Par contre, si les fonctionnaires et les magistrats hors hiérarchie sont inclus dans le terme « agents de l’État », le montant à prendre en considération serait celui correspondant à l’indice grade hors hiérarchie fixé à 1097. Cet indice équivaut à une solde brute de 501.000 FCFA pour une valeur de point indiciaire égale à 306,806 FCFA.

À la dotation annuelle, le législateur a ajouté une indemnité égale à « l’indemnité la plus élevée allouée aux agents de l’État » . Quelle est l’indemnité la plus élevée? N’est-elle pas l’indemnité de contrôle des Inspecteurs généraux d’État ou bien l’indemnité de judicature des magistrats fixée à la somme de huit cent mille francs CFA (800 000) ?

En résumé, d’un point de vue légal, le montant des sommes à verser aux anciens Présidents de la République est égal au montant du traitement afférent à l’indice le plus élevé attribué aux agents de l’État plus le montant de l’indemnité la plus élevée allouée aux agents de l’État. À ces deux avantages pécuniaires, il s’y ajoute des avantages en nature.

Les avantages en nature

-Les Présidents de la République qui cessent fonction ont droit aux avantages en nature ci-dessous (alinéa 2 de l’article premier) :

– Une résidence avec les prestations en nature correspondantes,

– Les services d’un secrétaire particulier,

– Les services d’un aide de camp.

Le législateur est resté laconique sur le décret d’application prévu à l’alinéa 2 de l’article premier de la loi, se bornant simplement à dire « Dans les conditions fixées par le décret, ».

En principe, ce décret devrait se limiter à préciser les conditions de mise à disposition des personnels concernés (secrétaire et aide de camp) ainsi que les conditions d’occupation de la résidence et ne devrait pas avoir pour objet de fixer la rémunération des personnels mis à disposition ; le contrat d’embauche ou le statut auquel appartient chacun des agents concernés définit déjà le régime salarial de ces derniers.

Toutefois rien ne s’oppose à ce qu’un décret intervienne pour leur octroyer une indemnité de sujétion ; mais ne faudrait-il pas que le principe soit posé en des termes clairs par la loi ?

III) Les prévisions budgétaires dans le projet de loi de finances de 2014 ne reflètent pas la situation décrite dans le communique attribué aux services du Ministère de l’Économie et des Finances

Dans le projet de loi de finances de 2014, il ressort du tableau justificatif des inscriptions des dépenses de personnel de la Présidence de la République, au niveau du chapitre 11011001011, article 61 du titre 2, des prévisions budgétaires d’un montant de 12 040 000 francs CFA pour deux anciens Présidents de la République soit 6 020 000 francs pour chacun des deux anciens Présidents, ce qui correspond à un montant mensuel de 501 666 francs CFA qui est très éloigné des 9 700 000 FCFA mentionnés dans le communiqué attribué au Ministère des Finances.

Il se pose la question de savoir à quoi correspondent les dotations budgétaires votées pour 2014 par le Parlement et si elles sont sincères.En l’absence d’autres dotations, tout mandatement sur la base des nouveaux taux aurait été effectué en toute illégalité.

Au-delà des développements qui précèdent, une question fondamentale demeure : est-il du domaine règlementaire de fixer les avantages des anciens Présidents de la République?

  1. IV) La fixation des avantages des anciens Présidents de la République relève de la compétence du pouvoir législatif

En l’État actuel du droit, je ne pense pas que la fixation ou la modification des avantages des anciens Chefs d’État relève de la compétence du pouvoir règlementaire. En effet, à ma connaissance, le Conseil constitutionnel n’a pas déclaré que la loi du 29 janvier 1981 peut être modifiée par décret en vertu de l’article 76 de la Constitution.

Il m’est d’avis qu’en interprétant l’esprit du législateur de 1981, l’on doit retenir à propos du décret visé dans l’expression ci-après de l’alinéa 2 de l’article premier : « Dans les conditions fixées par le décret, ils bénéficient, en outre, de l’indemnité la plus élevée allouée aux agents de l’État, des services d’un aide de camp et d’un secrétariat….. », qu’il s’agit d’un décret à prendre pour préciser :

– D’une part, selon le droit existant, le montant de l’indemnité la plus élevée allouée aux agents de l’État qu’il convient d’ajouter à la dotation annuelle visée au premier aliéna de l’article premier de la loi de 1981,

– Et, d’autre part, les conditions d’utilisation des personnels mis à disposition.

En conclusion, il revient donc au Parlement de légiférer sur les montants des avantages pécuniaires des anciens Présidents de la République sinon le versement d’une quelconque indemnité sur le fondement d’un décret constituerait une entorse à la légalité.

Il m’est d’avis que le texte de la loi n° 81-01 du 29 janvier 1981 fut très mal rédigé, sans parler de sa non-conformité avec le contenu de l’exposé des motifs. En effet, l’exposé des motifs énumère des avantages en nature non repris dans le corps de la loi. Il s’agit de :

  • l’affectation de véhicules de fonction (c’est le pluriel qui est employé d’où la possibilité de leur allouer plus d’un véhicule) et sans qu’il soit précisé si l’affectation des véhicules de fonction se fait avec ou sans chauffeur ;
  • la prise en charge des déplacements à l’étranger, sans précision de la nature des déplacements concernés. En principe, les déplacements privés à l’étranger ne doivent pas être mis à la charge des contribuables sénégalais ;
  • la prise en charge des soins médicaux, sans précision des modalités de prise en charge ;
  • la garde de leur personne et de leurs biens ; mais, faudrait-il que les biens concernés aient été déclarés à la sortie de fonction.

En passant,nous retenons de la loi de 1981 que l’État a l’obligation de donner une résidence aux anciens Chefs d’État (sauf s’ils y renoncent). La question que je me suis posée est de savoir comment l’État compte s’y prendre : va-t-il procéder à une location ou va-t-il construire des résidences présidentielles ? S’agissant de la seconde option, il convient de noter qu’il n’existe presque plus de réserves foncières pouvant accueillir des résidences privées dignes des anciens Chefs d’État, ceci en raison de la gestion catastrophique constatée ces dernières années au niveau du domaine privé de l’État.

Enfin, j’estime que le législateur devrait réexaminer toutes les dispositions de la loi de 1981 et, en particulier, éclaircir les points d’ombre qu’un décret présidentiel ne devrait pouvoir régler, notamment le régime fiscal applicable aux sommes versées entre les mains des anciens Présidents de la République.

Ampliation :

– Madame le Premier ministre

– Monsieur le Ministre délégué chargé du Budget.Mamadou Abdoulaye Sow Inspecteur principal du Trésor à la retraite, ancien ministre

TRAVAUX FORCÉS À PERPÉTUITÉ REQUIS CONTRE CHEIKH BÉTHIO THIOUNE

Mbour, 29 avr (APS) – Le procureur de la République près du Tribunal de grande instance de Mbour, Youssou Diallo, a requis lundi une peine de travaux forcés à peprétuité à l’encontre du guide des Thiantakounes, Cheikh Béthio Thioune et de quinze de ses disciples dans le procès pour meurtre de deux des leurs en 2012.
Le ministère public a également demandé au juge de la Chambre criminelle de décerner un mandat d’arrêt contre le guide des Thiantakounes jugé par contumace dans cette affaire.
M. Thioune séjourne à Bordeaux pour raisons médicales, selon ses avocats.
Le procureur a également réclamé une peine de 10 ans de travaux forcés contre Samba Ngom, Aziz Mbacké Ndour, Mamadou Hanne dit Pape et à Serigne Saliou Barro.
Auparavant, les avocats des parties civiles avaient réclamé 3 milliards de francs Cfa de dommages et intérêts.
Bara Sow et Ababacar Diagne, deux membres de cette association religieuse avaient été torturés à mort et enterrés en 2012 à Médinatou Salam, une localité de la commune de Mbour, dans la région de Thiès.ADE/AKS

PROCÈS DES ‘’THIANTAKOUNES’’ : LES PARTIES CIVILES RÉCLAMENT 3 MILLIARDS DE FRANCS DE DOMMAGES ET INTÉRÊTS

Mbour, 29 avr (APS) – Les avocats des parties civiles au procès pour le meurtre, en 2012, de deux membres des ‘’Thiantakounes’’, un mouvement religieux, ont réclamé lundi aux accusés trois milliards de dommages et intérêts.
Une vingtaine de membres de cette association religieuse dont le guide Cheikh Bethio Thioune sont jugés depuis le 23 avril par la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Mbour.
Le guide des Thintakounes en séjour à Bordeaux pour raison médicale, d’après ses avocats, est jugé par contumace. Les prévenus sont notamment poursuivis dans cette affaire de meurtre perpétré sur Bara Sow et Ababacar Diagne.
Les victimes, également membres du mouvement religieux avaient torturés à mort et enterrées à Médina Salam, un village de la commune de Mbour, dans la région de Thiès.
‘’Nous attendons de notre justice, qu’elle réhabilite moralement, socialement, sociologiquement Bara Sow et Ababacar Diagne. Les trois milliards de francs que j’ai demandés rentrent parfaitement dans ce qu’on peut appeler la catégorisation des réparations pécuniaires’’, a ainsi déclaré Me Khassimou Touré, un des avocats des parties civiles.
‘’J’aurais pu demander le franc symbolique, mais ce serait tricher. Ce serait trahir la confiance de mes mandants. Ils m’avaient demandé de frapper fort pour que pareille atrocité ne se reproduise plus dans ce pays’’, a-t-il poursuivi.
L’avocat a souligné la nécessité de ne pas oublier qu’Ababacar Diagne a été enterré vivant et que Bara Sow a été torturé et sauvagement tué.
‘’Les victimes ont laissé une progéniture en bas âge. Leur avenir doit être assuré bien qu’aucun montant ne puisse réparer le préjudice’’, a insisté Me Touré.ADE/AKS

Législatives : Vers un report en 2024

http://www.seneweb.com/ Les élections législatives prévues en 2022 risquent d’être repoussées jusqu’en 2024, rapporte Les Échos. Selon le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, qui donne la nouvelle, le président Macky Sall va faire la proposition aux acteurs politiques lors du Dialogue national.Pour étayer ses propos, Dionne cite l’exemple de la France, qui en passant du septennat au quinquennat, avait reporté les législatives. Le futur ex-Pm s’exprimait hier en marge d’un séminaire de partage et d’échange des députés de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY).

Réunion des députés de ‘’Bby’’ en direction de la plénière du 4 mai portant suppression du poste de Premier ministre : Que ce fut sulfureux 

http://www.dakarmatin.com/ Dans la perspective de la plénière du 4 Mai prochain, destinée à la Révision constitutionnelle portant suppression du poste de Premier ministre, le Groupe parlementaire de la Coalition ‘’Benno Bokk Yakaar’’ s’est réuni, hier, en présence du Premier ministre, Mahammad Boune Abdallah Dionne, dont les jours sont comptés ; les anciens ministres sous le défunt régime libéral, Ousmane Ngom et Abdou Fall ; l’ancien président du Groupe parlementaire, Moustapha Diakhaté.
Mais la réunion a été riche en faits divers. Notamment, quand Farba Ngom a tiré, sans sommation, sur Moustapha Diakhaté, avant d’être cloué au sol par certains députés qui ont pointé du doigt son manque d’élégance et sa propension à faire hors-sujet. Quant à Moustapha Cissé Lo, selon SourceA qui revient sur les moments forts de cette rencontre, il a annoncé qu’il vit son dernier mandat de parlementaire, car, trop, c’en est trop. Le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, n’en parlons pas ! Il s’est mis à répéter, hier, ce que tout le monde sait, à savoir qu’il acceptait sa « mise à mort »

Yaya Niang : « Comment Macky crée son dauphin en perspective de 2024 »

http://www.seneweb.com/ Pour le docteur Yaya Niang, spécialiste en droit public, à travers ce projet de révision constitutionnelle qui sera adopté le 4 mai prochain, le président de la République Macky Sall chercherait aussi à « créer » son remplaçant en perspective de l’élection présidentielle de 2024. A l’en croire, en rendant compatibles les fonctions de ministre et de député, le chef de l’Etat peut démissionner à 6 mois de la prochaine présidentielle et « imposer » un remplaçant.

En réalité, la réforme constitutionnelle annoncée par le chef de l’Etat Macky Sall ne porte pas seulement sur la suppression du poste du Premier ministre, cette réforme en cache une autre : celle de rendre maintenant compatible la fonction de membre du gouvernement et celle de député. C’est du moins l’avis du constitutionnaliste Yaya Niang. «Jusque-là, ces deux fonctions étaient incompatibles. C’est prévu par la constitution et le code électoral. Mais, il est prévu dans l’exposé des motifs de la révision constitutionnelle que ‘’la volonté de reconsidérer le statut de député se traduit par la possibilité désormais offerte à celui-ci, nommé membre du gouvernement de reprendre son siège à la cessation de ses fonctions ministérielles’’ », confie-t-il à SeneWeb.

« Le schéma est constitutionnellement possible au vu des nouvelles dispositions des articles 56 et 57 de la constitution », pense Yaya Niang qui trouve « impertinent » qu’on puisse être élu député, nommé ministre et pouvoir continuer à garder son statut de député.

Parlant en effet de « réforme cachée », le juriste ajoute: « Les gens n’en parlent pas. Mais, contrairement aux Législatives de 2017 où les ministres comme Mouhamed Boun Abdallah Dionne, Amadou Ba, entre autres, étaient tenus de démissionner, si le projet de loi est adopté, un membre du gouvernement, qui était déjà élu député, peut à tout moment retourner à l’Assemblée nationale et qu’on mobilise les moyens juridiques et politiques pour faire de lui le président de l’Assemblée afin qu’il devienne le dauphin du Chef de l’Etat ».

Démission à 6 mois de la présidentielle

En clair, d’après lui, lors des élections législatives de 2022, les membres du gouvernement, candidats pour ces échéances au cas où Benno Bokk Yaakaar obtient la majorité, ces ministres élus députés ne seront pas obligés de démissionner de leur fonction de députés même s’ils ne siégeront pas à l’hémicycle. S’ils veulent, ils peuvent à tout moment retourner à l’Assemblée nationale.

« Dans ce cas-là, ils peuvent, avec la majorité parlementaire, ramener le mandat du président de l’Assemblée nationale de 5 à 1 an pour élire le dauphin constitutionnel du président de la République. Dès que celui-ci démissionne à 6 mois de l’élection présidentielle de 2024, c’est le président de l’Assemblée nationale qui deviendra d’office le président de la République le temps qu’on organise les élections », raisonne le constitutionnaliste.

A l’en croire, « le nouveau président intérimaire peut, en l’espace de 6 mois, s’asseoir, activer son réseau, hériter de tous les pouvoirs du président de la République pour préparer tranquillement l’élection. Il aura plus de chance de la gagner »,  analyse-t-il.

Après La Nsia : Allianz Sénégal Assurances attaque les Wade

http://www.seneweb.com/L’incendie qui avait ravagé une partie du Lamantin Beach en 2011 continue de poursuivre les Wade. Alors que la Nsia a obtenu une inscription provisoire d’hypothèque sur quatre biens d’Abdoulaye Wade et de son épouse Viviane une décision frappée d’appel qui sera étudiée le 15 mai prochain-on apprend qu’une autre procédure a été intentée contre le même couple par Allianz Assurance. L’affaire passe ce 30 avril devant la chambre civile et commerciale de la Cour d’appel de Thiès, selon le rôle obtenu par Libération. elle a déjà connu plusieurs rebondissements.

L’incendie qui avait ravagé une partie du Lamantin à Saly en 2011 et qui serait parti de chez eux, continue à hanter le sommeil des Wade. Selon les informations de Libération, la chambre civile et commercial de la Cour d’appel de Thiès se penchera, ce 30 avril, sur une procédure intentée par Allianz Sénégal Assurances contre Abdoulaye Wade, Viviane Vert Wade et la Sapco qui sont défendus par Mes François Sarr et Associés, Diagne et Diène, et Me Abdou Thiam.

D’après la procédure, Allianz vient par subrogation aux droits et actions de la société Lamantin Beach Hôtel, de Claude Ropars, de la Sci l’Estuyade, de Jean Reynier et de la Sci Ouest Africa. En langage profane, la société d’assurance veut contraindre les Wade à lui verser des dommages après avoir désintéressé les entités et personnes physiques citées plus haut. Selon nos informations, la procédure suit son cours depuis un bon moment avec des rebondissements à la pelle. En effet, Allianz avait obtenu, dans un premier temps, une condamnation par défaut des Wade. Mais comme cette condamnation par défaut, n’avait pas été signifiée dans les délais (12 mois), les Wade avait fait opposition. Les juges ont déclaré l’opposition recevable et la procédure caduque. Entre temps, Allianz qui n’était pas totalement satisfaite de la décision rendue en première instance qui lui allouait pourtant une belle somme avait fait appel. Mais, dans sa décision faisant suite à l’opposition, le tribunal avait aussi demandé un sursis à statuer. C’est cet appel d’Allianz qui vient (enfin) à la barre ce 30 avril.

À noter qu’une procédure similaire a été intentée par Nsia mais le dossier est plus avancé. À la suite d’une décision favorable de la cour suprême qui condamnait les Wade à lui payer la rondelette somme de 350 millions de Fcfa, Nsia avait obtenu du juge Samba Ndiaye une inscription provisoire d’hypothèque sur les immeubles objets des titres fonciers 8/Grd de Grand Dakar (ex 482/dg) devenu le 30039/nga de Ngor Almadies, le 14 Grand Dakar (ex 17152/dG) devenu le 10870/Gr, le 9/Grd (ex 5082) reporté sous le numéro 3040/nga et le 17860/nga de Ngor Almadies appartenant aux époux Wade, mariés sous le régime de la communauté des biens, pour obtenir sûretés et paiement de la somme de 350 millions de Fcfa. L’ordonnance ajoutait que la Nsia avait trois mois pour former l’action en validité d’hypothèque conservatoire ou la demande au fond. Mais cette ordonnance est frappée d’appel. Des sources judiciaires autorisées renseignent d’ailleurs que la cour d’appel de dakar se penchera sur le dossier le 15 mai prochain.

Moustapha Cissé Lô : « Je suis à mon dernier mandat »

http://www.seneweb.com/ La rencontre d’échange et de partage entre les députés de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) et Mahammad Dionne, hier, sur la réforme constitutionnelle devant conduire, entre autres mesures, à la suppression du poste de Premier ministre, a servi de prétexte à Moustapha Cissé Lô qui s’est prononcé sur son avenir politique.

Selon Source A, le 1er vice-président de l’Assemblée nationale a déclaré que son mandat actuel de député sera le dernier. « J’ai fait quatre mandats en plus de la présidence du Parlement de la Cedeao que j’assure. Donc, ça suffit, largement. Dans la vie, il faut savoir s’arrêter avant qu’on ne vienne vous arracher la main du bol », a-t-il dit.

Maël Thiam : « Nous ne saurions refuser l’adhésion au parti à quelque sénégalais que ce soit »

http://www.seneweb.com/L’administrateur de l’APR a réagi à l’arrivée de Me Moussa Bocar Thiam à l’Apr. Maël Thiam applaudit et minimise les velléités d’opposition. Sa mission d’administrateur l’oblige à accueillir toute adhésion. Selon lui son parti reste dans la logique s’agrandissent et ne saurait fermer la porte à toute nouvelle adhésion.

Réunion des députés de Bby : Farba Ngom tire à boulets rouges sur Moustapha Diakhaté et “choque” ses collègues

http://www.dakarmatin.com/ Dans la perspective de la plénière du 4 Mai prochain, destinée à la Révision constitutionnelle portant sur la suppression du poste de Premier ministre, le Groupe parlementaire de la Coalition ‘’Benno Bokk Yakaar’’ s’est réuni, hier, en présence du Premier ministre.
D’après SourceA, la réunion a été riche en faits divers. Notamment, quand Farba Ngom a tiré, sans sommation, sur Moustapha Diakhaté. Le griot du Chef de l’Etat tressant des lauriers à Aymérou Gning, actuel président du Groupe parlementaire de ‘’BBY’’, dira : “vous êtes le meilleur président que notre Groupe n’ait jamais connu. Vous, au moins, vous prenez la peine de discuter avec vos collègues députés, vous êtes un homme de consensus, différent de quelqu’un qui se comportait comme il le voulait”.

Des propos qui ont « choqué » quelques un de ses collègues. Ces derniers n’ont pas manqué d’ailleurs de souligner “le manque d’élégance” du maire de Agnam qui a faire “hors sujet”, sur toute la ligne

Succession : Macky SALL Prépare Mansour FAYE, Soupçonne Le COS M23

https://www.walf-groupe.com/ Les animateurs du Comité d’orientation stratégique le Cos M23 soupçonnent Macky SALL de préparer son beau-frère pour lui succéder.

«Alors, essayons de voir en même temps, qui est cet adjoint, juste pour savoir. On dirait que c’est un très proche, un ultra même de Mansour Faye selon certaines indiscrétions», liton dans un communiqué. «Juste pour vous obliger à penser que ce Projet de loi portant suppression du poste de Premier ministre, pourrait être un vrai fast track pour baliser la voie de la succession au beau-frère, et mettre en oeuvre par une démarche insoupçonnée une dévolution monarchique du pouvoir au Sénégal», poursuit notre source. Abdourahmane Sow, le coordonnateur du Cos M23, en veut pour preuves, les nouvelles prérogatives «rocambolesques de son Altesse sérénissime» Mansour Faye. En effet, d’après lui, Mansour Faye va piloter désormais le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) dont le budget est estimé à 113 milliards de francs Cfa et le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers fixé qui a un budget de 600 milliards de francs Cfa. De même, c’est lui qui gère le programme de modernisation des villes et la Couverture maladie universelle qui était rattaché au ministère de la Santé et de l’Action sociale. «Des attributions auxquelles il faut ajouter la Délégation générale à la protection sociale et le Commissariat à la sécurité alimentaire. Une chose si importante en mon sens ! Monsieur Boun Abdallah à un adjoint au Secrétariat général de la Présidence. Fait anodin ou pas, cela nous dira à l’avenir», dit-il encore.

D’après Abdourahmane Sow, le coordonnateur du Cos M23, le poste de Premier ministre supprimé, Mahammad Boun Abdallah Dionne devrait migrer vers la présidence de l’Assemblée nationale. «Et si Boun Abdallah devenait président de l’Assemblée nationale ?», s’interroge-t-il, avant d’ajouter: «Quand on dit dans le Projet de loi portant suppression du poste de Premier ministre, que le député en fin de mission gouvernementale pouvait regagner l’Assemblée nationale, cela présage du retour de Boun Abdallah à l’hémicycle, étant bien sûr un député de cette présente législature, en tant que tête de liste de la coalition de la mouvance présidentielle».Charles.G.DIENE

 Mamadou Lamine Diallo : «Macky choisit le début du mois de ramadan pour en finir avec Dionne»

http://www.seneweb.com/ Mamadou Lapine Diallo revient à la charge. Et c’est pour tirer encore une fois à boulets rouges sur le Président Macky Sall qui, selon lui, a choisi le début du mois de Ramadan (4 mai) pour en finir avec le Premier ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne, faisant ainsi allusion au vote du projet de réforme constitutionnelle.

Dans une déclaration dont nous avons reçu copie, il rappelle : « Ils étaient ensemble en 2005 et en 2008 pour la loi Ezzan et pour ramener la durée du mandat à 7 ans, -Macky Sall Premier ministre puis président de l’Assemblée nationale et en 2017, pour défendre Franck Timis contre les patriotes sénégalais, Macky Sall, cette fois, président de la République », a fait remarquer le député qui estime que le chef de l’Etat a « choisi le début du mois de ramadan le 4 mai pour en finir avec Dionne ».

Car, d’après le leader du mouvement Tekki, « à lire l’exposé des motifs du projet de loi supprimant le poste de primature, on en rit. Le mandat désormais ramené à 5 ans oblige Macky Sall à supprimer le poste de Premier ministre, frein à la prise de décisions et au suivi de l’exécution de son programme. Si le mandat est de 7 ans, il garde le Premier ministre. Fadaise que tout cela. Macky Sall est un présidentialisme absolu confinant à une monarchie de droit divin. Son équation, c’est comment se maintenir indéfiniment au pouvoir ».

« Pour cela, ajoute le député de l’opposition, il est nécessaire d’éliminer tout prétendant. La station de Premier ministre a montré qu’elle peut produire des présidents et des présidentiables sous différentes modalités dont la trahison secrète. Le pauvre Boun sera sacrifié. Peut-être a-t-il fait des choses inacceptables pour le Lamtoro que nous ignorons. Le Secrétaire, général du gouvernement fera le travail de Premier ministre ».

Affaire du bar tenu par un imam : le Collectif des imams de Grand-Yoff réfute les déclarations de Jamra

http://www.dakarmatin.com/ Dans une de ses virulents sorties sur la prolifération des bars à Grand-Yoff, le vice président de l’Ong Jamra avait fait de graves révélations. Mame Mactar Guèye avait déclaré que dans ce quartier, il y a un imam propriétaire d’un bar. Et c’est un euphémisme de dire que ces déclarations n’ont pas agréé le Collectif des imams de Grand-Yoff.
Dans un communiqué, les imams réfutent «purement et simplement les propos malveillants» de Mame Matar Guèye. Jugeant que ces propos sont «dénués de tout fondement» et sont «de nature à porter gravement atteinte à la réputation des imams et de l’islam en particulier», ils demandent «aux populations de ne pas prendre en considération toutes ces accusations diffamatoires à l’égard de notre institution». Car, ajoutent-ils, «le seul but» de cette déclaration, est «de nuire, et d’entacher la bonne image que les populations ont de ces leaders religieux».

En attendant que Jamra fournisse «ses preuves», le Collectif des imams de Grand-Yoff reconnait «le nombre élevé de ces lieux de débauche à Grand Yoff, leur implantation et leur régulation étant du ressort stricte du ministère de l’intérieur»

LA CULTURE DE L’IMPASSE POLITIQUE PAR MAMADOU SY ALBERT

https://www.seneplus.com/ Tant que le dialogue national sera réduit à des négociations de sortie de situations conflictuelles, à propos de décisions déjà prises par la majorité et sa machine électoraliste, il ne peut produire que le dialogue de sourds entre les acteurs

Le président de la République, Macky Sall,  et sa majorité invitent de nouveau à un dialogue national. Entre les lignes des réponses de l’opposition à cette invite, un rejet catégorique ou partiellement conditionné, des réticences et un déficit notoire de confiance au sujet des intentions et  la sincérité de l’offre du chef de l’Etat. L’impasse de ce dialogue est quasi certaine. Le Sénégal ne parvient pas, en réalité, à poser les termes d’un véritable dialogue politique entre les acteurs d’une  société en transition depuis quelques décennies. L’impasse du dialogue national est devenue chronique. 

Transition vers ? Certains acteurs politiques se souviennent de ces propos du président de la République en exercice de l’époque, Abdou Diouf. C’est en ces termes que l’ancien Président socialiste a répondu à certains journalistes préoccupés par l’absence d’un dialogue sincère entre le pouvoir et son opposition conduite par l’ancien Président de la République, Abdoulaye Wade.

L’interrogation du président Diouf est demeurée sans suite. Le Sénégal ne parvient pas à poser les termes du dialogue national. Le pays tourne en rond à chaque fois que le besoin et la nécessité du dialogue ressurgissent épisodiquement. Ainsi, après le long règne des socialistes, la première alternance avait nourri l’espoir d’un dialogue profond et d’une gouvernance institutionnelle plus apaisée, plus démocratique et plus en adéquation avec les aspirations au changement des mentalités et des comportements.

L’alternance  tournera  le dos aux Assises de son opposition. Un moment inédit de dialoguer restera l’œuvre exclusive des opposants et de la société civile. Ce moment crucial  de rencontres, d’échanges et de partage de valeurs républicaines communes pour mieux comprendre l’évolution politique chaotique du Sénégal, a permis aux adversaires des libéraux de mener la réflexion sur l’état du pays, la refondation de la République et d’esquisser des perspectives à la gouvernance politique. Un programme de gouvernance avant la lettre sortira de ces échanges !

Le pouvoir  libéral sera absent à ce rendez-vous historique. La majorité du moment a plutôt compris à travers ces Assises de l’opposition, une volonté de conquête du pouvoir, voire, un intelligent  levier de remobilisation sociale des forces de l’opposition  et de prise du pouvoir. La transition démocratique tant rêvée se referme après les assises.

La deuxième alternance politique survenue en mars 2012, ne semble guère faire mieux que les socialistes et les libéraux. Le président de la République en exercice ne cesse de relancer le dialogue national. L’impasse du dialogue persiste. La majorité présidentielle a introduit différentes réformes. Dans cette panoplie de réformes, on peut citer entre autres, la loi sur le parrainage et la nouvelle réforme en cours allant dans le sens de la suppression du poste du Premier ministre.

Pendant ces sept dernières années, la rupture du dialogue entre le président de la République et son opposition est manifeste. Le dialogue aura été le grand absent de la gouvernance, du jeu électoral, du débat politique et celui de la société. Le pouvoir présidentiel a fini par réduire le dialogue à une affaire de rencontres épisodiques entre lui et ses adversaires. Le pouvoir a même institutionnalisé le dialogue. Le Sénégal a sa journée de dialogue national. Elle n’a, précisément, ni de sens, ni de portée. Elle est aussi ordinaire que le dialogue sans lendemain.

Tant que le dialogue national sera réduit  à une histoire de palabres infinis, entre le pouvoir et son opposition, à des négociations de portes de sortie de situations conflictuelles, à propos de décisions déjà prises par la majorité et sa machine électoraliste, il ne peut produire que le dialogue de sourds entre les acteurs. Le dialogue n’est point une négociation ou des marchandages  entre des postures de gouvernants et non gouvernants au sujet de tout et de rien. Ce n’est point une technique de ruse et de manipulation de l’adversaire. Cette mentalité ancrée dans les esprits, se transforme au fil de l’histoire politique sénégalaise, en un facteur de blocage de la société sénégalaise et du dialogue (politique, syndical, social et inter religieux).

Les acteurs politiques ne se font plus confiance. Tous sont sur des postures défensives et suspectes.

Le dialogue national qui fait avancer un pays devrait être une étape d’une réflexion d’intérêt national sur des questions majeures. C’est une étape essentielle dans un processus de réflexion et de décision. Sans la réflexion profonde, la confiance et la sincérité, point de dialogue possible. Le dialogue compris dans son essence au titre d’une opportunité pour réfléchir et pour prendre une  décision dans un esprit d’ouverture, conduit naturellement, à une volonté de dépassement des clivages et à des perspectives convergentes, vers un progrès démocratique et l’amélioration de la gouvernance.

La réunion du Conseil des Ministres reportée jusqu’au …8 Mai prochain

Dakarposte a appris de ses perspicaces  réseaux de renseignements que la réunion hebdomadaire  du Conseil des Ministres n’aura pas lieu cette semaine. « Le Chef de l’Etat doit voyager cette semaine. Je crois savoir qu’il doit se rendre en Turquie et puis ce mercredi 1er Mai coïncide, comme à l’accoutumée avec la fête du Travail. Le Conseil aura lieu donc la semaine prochaine » nous souffle une de nos sources très au fait de ce qui se trame dans les plus hautes sphères de l’Etat.
Et, comme nous l’écrivions, le sabre du Macky, qui continue de virevolter, va sabrer bien des têtes et non des moindres, allusion faite  à certains PCA et  DG. Parole de dakarposte !

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 30/04/2019

PRESIDENTIELLE 2019: La coalition Idy2019 présente son livre blanc 

Les experts électoraux de la Coalition Idy2019 donnent rendez-vous aux journalistes, ce mardi 30 avril 2019 au siège de Bok Guis Guis. L’intitulé du rapport public : «Election présidentielle 2019 : Observations saillantes sur un holdup électoral », est révélateur du contenu. Un autre membre de la coalition Idy 2019, en l’occurrence, le khalifiste Barthélémy Dias avait récemment fait des révélations sur la fraude à grande échelle du camp de Macky Sall à travers un tripatouillage du fichier électoral et de l’état civil. D’après nos sources, le livre va exposer les détails de la fraude qui a permis au Président Macky Sall de rempiler au premier tour. Le Conseil constitutionnel avait déclaré Macky Sall réélu avec 58,26 % des voix, Idrissa Seck était classé deuxième avec plus de 20% des électeurs et Ousmane Sonko fermait la marche avec plus 16% des voix. Toutinfo.net

Suppression du poste de Pm 

C’est ce matin que la Commission des Lois de l’Assemblée nationale va examiner le projet de lois portant suppression du poste de Premier ministre. Auparavant, le président du groupe Benno Bokk Yakaar a tenu une réunion avec les parlementaires du camp de la majorité, hier. Histoire pour Aymérou Gningue de les briefer mais aussi de battre le rappel des troupes pour s’assurer que la fameuse rébellion a été étouffée dans l’œuf. Ce qui est sûr c’est qu’une bonne partie de l’opposition ne va prendre part au vote du projet. Certains parlementaires joints par «L’As» disent attendre les plénières pour faire leur show.

Madoky Ndiaye à la barre 

Peut-être que la justice va enfin se prononcer sur le cas de Madoky Ndiaye, ancien greffier, accusé d’avoir vendu des biens appartenant aux héritiers de Diewrou Signaté. Ecroué par un juge, il avait réussi à échapper de la prison du fait d’un manteau d’inviolabilité que lui conférait son statut de greffier. En service à Thiès, il avait été désigné séquestre pour gérer les biens immobiliers de feu Diewrou Signaté. Sans l’aval des héritiers, il avait vendu les maisons en question. Depuis près de dix ans, la justice fait du dilatoire. Ce matin le dossier sera appelé au tribunal de Grande instance de Thiès.

Le suspect de la grande mosquée déféré hier 

Conformément aux instructions du procureur de la République Serigne Bassirou Guèye, le suspect qui a voulu s’en prendre à l’imam de la Grande mosquée de Dakar, vendredi dernier, après la prière de Tisbar, a été déféré au parquet pour tentative de meurtre. Contrairement aux premières informations qui nous sont parvenues, le mis en cause, qui répond aux initiales de C I S B, natif de Kolda, n’est pas un étudiant, mais un maçon. Il est domicilié à Sacré-Cœur 1 et a environ 25 ans. Dans les déclarations qu’il a faites face aux éléments du Commissariat de Rebeuss, il semblait jouir de toutes ses facultés mentales.

Attaque armée aux Maristes 

A ce rythme, les faits de violence et d’agression vont finir par installer une psychose chez les populations de Hann. Après le meurtre du jeune Daouda Diouf qui a été égorgé le week-end dernier, devant chez lui, pour un téléphone portable, trois individus encagoulés et armés de pistolets ont fait irruption hier, vers 06 h du matin, dans une boutique d’alimentation générale. Le gérant, Ernest, n’avait pas beaucoup d’argent dans sa caisse et les assaillants ne sont partis qu’avec 30.000 Fcfa. Ils ont aussi pris des paquets de cigarettes. Un quatrième suspect, au volant d’une voiture, les attendait dehors. Pour l’empêcher de les suivre ou d’alerter le voisinage, les agresseurs ont asséné un violent coup au gérant au niveau de la tête. Ce dernier, dont la blessure n’est pas très grave, n’avait pas encore déposé une plainte hier auprès de la Brigade de gendarmerie de Hann. Sans doute le fera-t-il dans les prochaines heures.

Meurtriers de Daouda Diouf 

Les deux suspects arrêtés dans le cadre de l’agression suivie de meurtre du jeune Daouda Diouf, à Yarakh, le week-end dernier, vont être conduits aujourd’hui devant le maître des poursuites. Vu les circonstances aggravantes dans la commission des faits, ils risquent de passer devant la chambre criminelle et de séjourner de longues années en prison. Aux dernières nouvelles, les deux autres agresseurs qui ont pris part au crime, n’ont pas été interpellés par la Brigade de gendarmerie de Hann.

Ramadan 

L‘Association Sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie au Sénégal (Aspa) annonce le démarrage du Ramadan pour lundi prochain. Dans un communiqué, le président de l’Aspa, Maram Kairé explique que la conjonction qui correspond au moment précis où la lune se trouve entre le Soleil et la Terre, aura lieu le samedi 04 mai à 22h46mn Gmt. A l’en croire, ce moment marque la fin d’un tour de la lune autour de la terre et le début d’un nouveau tour. Elle se couche avantle soleil et n’est donc pas visible ce jour. Par contre, le dimanche 05 mai, la lune se couchera à 20h07, soit 40mn après le soleil. D’après Maram Kairé et Cie, si le ciel est clair et dégagé, la lune sera observable dimanche à partir de 19h45 à une altitude de 6° au-dessus de l’horizon avec 1% de surface éclairée, élongation de 11,3°. Bien qu’étant assez faible, indiquent-ils, le croissant peut bien être observé dans ces conditions. Par conséquent le ramadan commence le lundi 06 mai. Selon les astronomes, la lune se couchera à 21h02, soit 1h34mn après le Soleil le lundi. Ce qui est assez tardif pour un premier croissant, d’après les astronomes. Puisqu’elle sera alors âgée de 1 jour 20h, la lune sera facilement observable partout à travers le Sénégal vu le long laps de temps qu’elle restera dans le ciel.

Fraude au Bac 

Revoilà l’affaire de la fraude au baccalauréat. Condamné en première instance à 5 ans de prison ferme en plus d’une amende de 500.000 Fcfa, le proviseur de Kahone qui était impliqué dans cette affaire a interjeté appel pour voir sa peine réduite et bénéficier d’une liberté provisoire. Mais le parquet général s’est opposé catégoriquement à cette demande. Selon le procureur général, les faits reprochés au proviseur ne souffrent d’aucune contestation. Pour l’avocat de la défense, Me Bamba Cissé, son client a toutes les garanties de représentation pour bénéficier d’une liberté provisoire. Le juge de la cour d’Appel va se prononcer sur la demande de mis en liberté provisoire le 6 mai prochain.

Kémi Séba 

L’affaire de la Bceao contre Kémi Séba a été appelée hier à la barre de la Cour d’Appel. En première instance, le juge avait relaxé le Franco-béninois Kemi Séba pour destruction volontaire et publique d’un billet de banque. Contestant cette décision, la Bceao a interjeté appel. Enrôlé hier à la barre du tribunal d’appel de Dakar, le procès a été renvoyé au 12 juillet prochain. Pour rappel, le président de l’Ong Urgences Panafricanistes, Kémi Séba, avait été placé sous mandat de dépôt le vendredi 25 aout 2017 par le procureur de la République pour avoir brûlé un billet de 5 000 F CFA.

Mamour Cissé 

Mamour Cissé du Psd/Jant bi constate pour le déplorer que le spectre du «23 juin» hante désormais notre démocratie depuis l’annonce de la révision constitutionnelle visant la suppression du poste de Premier ministre. Mamour Cissé et ses camarades estiment que les évènements du «23 juin» sont systématiquement convoqués et suspendus au-dessus de la tête du régime, comme une épée de Damoclès, par une opposition arc boutée dans son obstination à faire bégayer l’histoire récente de notre pays. Pour Mamour Cissé, ce fétichisme tyrannique du «23 juin» provoque chez les opposants l’allergie au dialogue et l’indifférence assumée, face aux vraies préoccupations des populations. Selon le PSD Jant/bi, tout le monde peut constater, à satiété, que les questions liées directement au sort des Sénégalais et à leur bien-être demeurent et restent le cadet des préoccupations de cette opposition, pour qui, seule la question du pouvoir compte. Pour Mamour Cissé, la suppression du poste de Premier ministre ne vaut pas une telle déviance.

Plateforme des forces vives de la ville de Guédiawaye 

Le comité pour la mise en place d’une plateforme des forces vives de la ville de Guédiawaye est porté sur les fonts baptismaux. Il est constitué de plus d’une vingtaine de partis politiques, de mouvements citoyens et de personnalités indépendantes connus pour leur engagement au service des populations. L’objectif visé est de rassembler l’essentiel des citoyens de Guédiawaye autour d’idéaux communs pour développer durablement de la ville. Dans le même sillage, il est prévu des «assises sur le développement local de Guédiawaye» le samedi prochain à la salle de fête. Ce sera l’occasion de réfléchir sur les obstacles majeurs qui empêchent Guédiawaye de se placer sur les rampes d’un progrès soutenu ainsi que des solutions appropriées pour booster le développement local. A la fin des travaux, une charte pour une bonne gouvernance locale sera élaborée de manière consensuelle. D’après nos informations, c’est notre confrère Ahmed Aïdara qui est aux manettes de cette plateforme qui veut changer le visage de Guédiawaye.

Serigne Modou Kara 

A l’instar des jeunes de la mouvance présidentielle, ceux du Parti de la Vérité pour le Développement (Pvd) et le mouvement Diwanou Bamba Fepp dénoncent l’appel de certains partis de l’opposition à la manifestation pour s’opposer à l’examen du projet de loi portant révision de la constitution. Le secrétaire général des jeunes du parti de Serigne Modou Kara Mbacké invite les leaders politiques à savoir raison garder et à accepter le processus en vigueur dans un esprit républicain. Selon Mounir Sarr, le Pdv et le mouvement Bamba Fepp feront face à toute forme de manifestation populaire de l’opposition le 4 mai par l’organisation d’une marche pacifique pour le maintien de la paix sociale. Il promet de mobiliser 3333 jeunes tous de blancs vêtus qui scanderont «Dieuredieufé Serigne Touba». Ce responsable des jeunes du Pvd appelle le peuple à refuser toute manipulation visant à saper la stabilité et la cohésion nationale.

Imams de Grand Yoff 

Le collectif des imams de Grand Yoff est monté au créneau pour démentir les propos du vice-président de l’Ong Jamra qui soutenait qu’un imam était propriétaire d’un bar dans la zone. Des propos jugés diffamatoires par le président dudit Collectif, Khalifa Aboubacar Babou. Le collectif qualifie de mensongères et calomnieuses les allégations de M. Guèye. Selon Khalifa Aboubacar Babou et Cie, Mame Mactar Guèye n’a pas été mandaté par l’Ong, etil est mal intentionné. Le collectif demande aux Sénégalais de ne pas accorder du crédit à ses accusations diffamatoires contre leur institution. L’imam Khalifa Aboubacar Babou trouve vraiment lamentable d’attaquer aveuglément et d’avancer des propos dans le seul but de nuire, et d’entacher la bonne image que les populations ont de leurs leaders religieux. Les imams de Grand Yoff considèrent Mame Mactar Guèye comme un énergumène sournois qui a scindé le mouvement Jamra. Ils se demandent comment un imam sensé appliquer à la lettre les préceptes de l’islam peut s’adonner à cette activité de débauche au su et au vu de tout le monde.

Sonatel 

Le groupe Sonatel est en train d’étendre ses tentacules dans la sous-région. Après les deux Guinées, le Mali et la Sierra Leone, l’opérateur de téléphonie sera bientôt en Gambie. Il vient de conclure un accord pour une acquisition de 91,6% de Xoom Wireless, détenteur d’une licence de Fournisseur d’Accès Internet (FAI) en Gambie. Cette acquisition se fait en partenariat avec Teranga Capital qui prendra une participation minoritaire dans le capital de la société. La Sonatel consolide ainsi sa position de leader dans le secteur des télécommunications en Afrique de l’Ouest, grâce notamment à la stratégie de croissance externe mise en œuvre depuis plusieurs années. D’après le communiqué parvenu à «L’As», les investissements prévus sur les prochaines années en Gambie permettront aux populations de profiter de l’expertise et du dynamisme des Groupes Sonatel et Orange en terme d’innovation et de développement de l’écosystème numérique. Les accords obtenus sont soumis à l’approbation des autorités gambiennes.

Samuel,vous êtes descendu trop bas! Par Mohamed Dia

C’est avec stupéfaction que j’ai lu votre contribution parue sur Seneweb. Samuel, je vous rappelle que la bassesse est le vice des petites âmes. Vous êtes descendu trop bas.

Une opposition est souvent définie comme des partis politiques qui n’appartiennent pas à la majorité parlementaire. Elle a plusieurs fonctions dont la plus importante est le contre-pouvoir, elle empêche la majorité de faire ce qu’elle veut. Elle joue aussi le rôle de pluralisme politique, faisant de toute nation qui ne l’a pas, une dictature. S’attaquer à cette opposition sous forme de lettre n’a aucune utilité, surtout durant ces périodes post-électorales. C’est le moment de rassembler tous les camps pour une stabilité dont notre pays a besoin. Je ne juge pas, mais je ne fais qu’évaluer ce qui t’a été confié et laisses moi rappeler qu’évaluation n’est pas disqualification.

Et si on parlait de la crise énergétique que votre gouvernement et vous en tant que Directeur de la SENELEC avait causée ?  Vous avez ralenti la croissance économique du pays, augmenté la pauvreté, élevé le taux de chômage, tout cela à cause de votre amateurisme et de votre avidité. Pendant que les élections législatives et présidentielles étaient à l’horizon, c’était le moment pour vous, d’essayer de contrôler cette fameuse crise de l’énergie et il était impératif que la crise soit sous contrôle dans le dernier trimestre de 2006 pour que cela ne représente pas une tache noire sur votre campagne électorale. Il a fallu que le président Wade donne le dossier à son Premier ministre de l’époque, Macky Sall, pour un éventuel rétablissement d’un fonds d’urgence. Hélas, ce fonds d’urgence ne verra pas le jour malgré cette réunion interministérielle par peur de fâcher l’électorat. Il fallait laisser les vrais prix s’afficher et non les masquer. Tous les pays qui se respectent ont des économistes qui peuvent prévoir la flambée du prix du pétrole brut, et mettre une stratégie en place. Quelle était votre stratégie ?

Le problème est que vous êtes tellement dans la politique que vous oubliez les notions de base de l’économie. Vous voulez tellement plaire à l’électorat que vous subventionnez tout, n’importe quand, et n’importe comment. C’était finalement le moment de prendre des mesures difficiles qui pourraient régler la crise. Le seul problème est que nous étions au milieu de la saison électorale. Pour faire face aux charges internes et surtout pour pouvoir payer les fournisseurs, il fallait augmenter le prix du kilowatt/heure d’au moins 20 %, ce que votre gouvernement savait bien avant, car tout le monde savait que la crise était imminente, comme elle l’est d’ailleurs en ce moment et j’espère que l’actuel chef de l’état qui était Premier ministre à l’époque, ne se fera pas surprendre cette fois. Sachant que la seule raffinerie du Sénégal n’était plus opérationnelle depuis avril 2006, il a fallu que Total redémarre son importation de fuel lourd à hauteur de 15 000 tonnes pour que nous puissions avoir le peu de courant que nous avions eu. Il faut comprendre l’actuel président, s’il a été obligé d’octroyer les contrats pétroliers à Total. Ce fonds d’urgence pour le carburant, qui a été abandonné en 1998 sous le président Diouf, conformément à l’initiative de la libéralisation du secteur de l’énergie menée par la Banque mondiale, devait revoir le jour bien avant la crise. En tant que pays qui se respecte, on a encore dû quémander auprès de nos amis et l’Iran nous a fourni du pétrole que nous avons dû échanger avec Total, car on n’était pas en mesure de transformer ce pétrole.

Sachant que la SENELEC consomme plus de 700 000 tonnes de carburant par an à l’époque, et que notre chère compagnie, la SAR, avait décidé de fournir que 25 %, il fallait chercher d’autres marchés et non attendre jusqu’à être devant les faits accomplis. Et pourtant, la SAR a accepté de fournir toute la quasi-totalité de la demande quand Total et SHELL ont refusé de nous fournir du pétrole pour non-paiement. Vous avez frappé à toute les portes pour recevoir le financement pour la centrale de Kounoune, mais malheureusement, vous vous êtes levés très tard, et même si les fonds étaient disponibles, la centrale ne serait pas opérationnelle à temps. Le problème est le fait que nous avons refusé une révolution technologique. Comment se fait-il que la SAR ne puisse affiner que le pétrole brut du Nigeria, qui d’ailleurs est plus cher ? Pendant ce temps, la Côte d’Ivoire et le Ghana disposaient déjà ces technologies chez eux. J’oublie que c’est l’époque où le président Wade voulait son fameux monument de la Renaissance Africaine. Comme nous sommes un pays quémandeur, il fallait s’attendre à ce que les donateurs viennent nous rendre visite. Cette crise a affecté notre croissance en 2006 à cause de l’amateurisme et des dépenses somptuaires. Ils ont sermonné le Sénégal, et ils ont même dit que le financement de l’usine de Kounoune manquait de transparence. Où est passé cet argent ? J’oublie que le président Wade voulait créer des milliardaires.

Pourtant, Samuel, vous avez été alerté par la Banque mondiale. Ils ont voulu aider le Sénégal dans la modernisation du service public, mais vous retardiez toujours les opérations. Le Sénégal a sollicité un prêt auprès de la Banque mondiale pour la réalisation de la centrale de Kounoune et pourtant vous avez retardé la construction de plus d’un an, dans le seul but de trouver une entreprise qui vous convienne. Pourquoi ?

Votre manque de vision et de leadership dans le secteur de l’énergie et surtout l’amateurisme du gouvernement a mis le Sénégal à terre durant cette époque. Les Industries chimiques du Sénégal étaient en agonie, la SONACOS en déroute et la SAR n’était pas opérationnelle. Les imams qui manifestaient à cause de vos erreurs sur leurs factures, et votre gouvernement n’a rien trouvé de mieux à dire que Karim Wade, avait donné aux imams de l’argent pour la construction de leur mosquée. Vraiment ? Wade vous démet de votre fonction de Directeur indirectement en vous demandant de démissionner, pour être nommé moins d’un an plus tard, ministre de l’Energie. Blâmons cela sur l’âge ou plutôt sur autre chose !

C’est votre droit le plus absolu de militer dans n’importe quel parti de votre choix, mais de grâce respectons-nous les uns les autres pour la paix et la stabilité du Sénégal.

ALPHA CONDÉ ESCROQUÉ DE 175 MILLIONS FCFA

https://www.seneplus.com/ -Apanews Le président guinéen s’est fait grugé par un homme d’affaire étranger qui disait vouloir investir en Guinée

Le président guinéen Alpha Condé, a révélé ce lundi à Conakry, lors de la conférence diplomatique, avoir été victime d’un escroc se faisant passer comme un investisseur étranger.

Alpha Condé raconte une scène pour le moins surréaliste, dont il a été la principale victime. Le président guinéen a perdu plus de 175 millions FCFA en se faisant grugé par un homme d’affaire étranger qui disait vouloir investir en Guinée

« Nous avons été victime d’escroquerie ici. Je crois que le gouverneur de la banque le sait. Il y a un homme d’affaires qui est venu, qui a fait des propositions mirobolantes, mais il fallait lui payer 300 mille dollars (175 millions F.CFA), le gouverneur de la banque m’a dit, mais vraiment Président paie, j’ai pris de ma poche, pour payer les 300 mille dollars. Et depuis lors, le monsieur a disparu et on n’a plus jamais entendu parlé de lui », explique Alpha Condé à une assistance médusée.

Le président guinéen estime que si l’ambassadeur guinéen accrédité dans le pays auquel vient cet « homme d’affaire » véreux, avait fait son travail, il ne se serait pas fait « gruger ». « Donc réellement, moi j’insiste sur votre rôle économique », a ajouté Alpha Condé aux ambassadeurs et consuls guinéens lors de cette rencontre.

Alpha Condé estime que la Guinée attire de plus en plus les investisseurs étrangers. « Très souvent, beaucoup de personnes viennent pour investir, on ne sait pas qui est sérieux qui ne l’est pas. Mais si vous faites votre travail, je serai moins envahi, moins fatigué parce qu’aujourd’hui je suis envahi de propositions venant de tout côté » indique Alpha Condé. Sadjo Diallo

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