Réduction du train de vie l’Etat : Ne pas oublier les présidents de l’Assemblée et du Hcct qui, en plus de leur salaire de 5 millions, ont 50 millions de fonds politiques et plus de 2000 litres d’essence par mois

Réduction du train de vie l’Etat : Ne pas oublier les présidents de l’Assemblée et du Hcct qui, en plus de leur salaire de 5 millions, ont 50 millions de fonds politiques et plus de 2000 litres d’essence par mois
Réduction du train de vie l’Etat : Ne pas oublier les présidents de l’Assemblée et du Hcct qui, en plus de leur salaire de 5 millions, ont 50 millions de fonds politiques et plus de 2000 litres d’essence par mois

 

La réduction du train de vie de l’Etat annoncée mercredi en Conseil des ministres va-t-elle toucher les institutions ?

En attendant de voir ce que va révéler la loi de finances rectificative, ce serait incohérent que le gouvernement et l’administration payent la note du dégraissage des charges de l’Etat, pendant que le Palais, l’Assemblée nationale, le Haut conseil des collectivités territoriales et le Conseil économique social et environnemental, déjà budgétivores, continuent dans leur embonpoint financier.

Et dans cette politique, il ne faut pas oublier les présidents de l’Assemblée nationale et du Haut conseil des collectivités territoriales qui, en plus de leur salaire de 5 millions par mois, ont une dotation mensuelle de plus de 2000 litres de carburant et des fonds politiques de 50 millions tous les mois.

En briguant les suffrages des Sénégalais en 2012, le candidat Macky Sall avait séduit avec son slogan : gestion sobre et vertueuse. Un slogan qui avait beaucoup contribué à son élection face à Abdoulaye Wade et son régime, dont les dérives de toutes sortes, notamment en matière de gestion, avaient fini d’exaspérer les populations.

Réélu, pour un second mandat, alors même que les résultats de la gestion sobre et vertueuse du premier mandat laissent à désirer, Macky Sall ressort de son répertoire quasiment la même chanson, avec la réduction du train de vie de l’Etat. Une volonté qu’il a exprimée, avant-hier mercredi en Conseil des ministres, en donnant des instructions fermes pour que les dépenses et charges de l’Etat soient rationalisées au maximum.

Seulement, alors qu’il devait donner le ton, on n’a pas encore entendu le Président dire qu’il va s’appliquer ce serrage de ceinture, tout comme ça va s’appliquer aux autres institutions : Assemblée nationale, Haut Conseil des collectivités territoriales, Conseil économique social et environnemental. Or, ces institutions sont connues pour être budgétivores. Et on comprendrait mal un dégraissage des charges de l’Etat qui les laisserait en rade.

En effet, de gestion sobre, on n’en a pas connu au palais, dont le budget a augmenté chaque année, durant tout le premier mandat de Macky Sall. Cette année (2019), il est d’un peu moins de 89 milliards F Cfa, contre un peu plus de 86 milliards F Cfa en 2018. Il était de 73 milliards en 2017.

Cette hausse continue s’explique par l’augmentation continue du personnel (ministres-conseillers, ambassadeurs itinérants, chargés de mission, conseillers techniques…), mais aussi des agences et structures rattachées à la Présidence et qui sont en grande partie des cases à clientèle politique.

Déjà, en 2017, il y avait 65 chargés de mission, 33 conseillers spéciaux, 1.000.000 de litres de carburant à distribuer (dont 700.000 pour le cabinet du Président) et 8 milliards de fonds secrets… Des chiffres qui sont montés en flèche ces deux dernières années, si l’on tient compte du rythme soutenu auquel le chef de l’Etat a continué à nommer des gens au palais.

Des institutions budgétivores, sans grande importance pour la marche du pays 

A l’Assemblée nationale, le budget est passé à16 milliards 800 millions F Cfa, contre 15 milliards 774 millions F Cfa en 2018. Le budget du Hcct est arrêté à 8 milliards 640 millions F Cfa contre 7 milliards 300 millions F Cfa pour la gestion 2018, tandis que celui du Cese a aussi connu une hausse, passant de 6 milliards 200 millions F Cfa à 6 milliards 227 millions F Cfa. En outre, les budgets du Conseil constitutionnel (1.247.000.000 F Cfa), de la Cour suprême (1.954.121.000 F Cfa), de la Cour des comptes (5.495.922.937 F Cfa), de la Primature, en voie de disparition (48.300.676.295 F Cfa), ont connu une hausse en 2019.

Niasse et Tanor ont chacun 50 millions de fonds politiques et plus de 2000 litres de carburant par mois 

Moustapha Niasse, Ousmane Tanor Dieng, Aminata Tall devraient aussi participer au serrage de ceinture, ne serait-ce que par la diminution de leurs fonds politiques et la réduction des factures des charges courantes. Moustapha Niasse et Tanor Dieng ont chacun 50 millions de fonds politiques et 5000 litres de carburant par mois. Mbaye THIANDOUM jotaay.com

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