L’Etat va faire auditer la gestion nébuleuse de Philippe Bohn !

L’Etat va faire auditer la gestion nébuleuse de Philippe Bohn !
L’Etat va faire auditer la gestion nébuleuse de Philippe Bohn !

 

http://www.dakarmatin.com Le Dg français de notre compagnie nationale a été  viré ou « démissionné » c’est selon. Toujours est-il que Philippe Bohn a été poussé vers la porte par le président Macky Sall qui l’a reçu brièvement mercredi dernier. Lâché par son supposé protecteur, finalement le Dg bar- bouzard Philippe Bohn a jeté malgré lui l’éponge poussant le Conseil d’administration présidé par l’ancien Premier ministre Me Souleymane Ndéné Ndiaye à éjecter dehors un crétin de la pure espèce qui a réussi en 20 mois à la tête de Sénégal Sa a piller un pavillon national encore naissant. D’ailleurs, l’Etat s’est résolu à lancer un vaste audit de la gestion du Dg barbouzard dans les semaines à venir pour apprécier l’état du pillage de la compagnie nationale par un homme arrogant et incompétent qui demeure curieusement administrateur de Air Sénégal SA !

Pertes d’environ 25 milliards pour le compte d’exploitation de l’exercice 2017-2018. Des contrats de location et d’achat d’avions douteux. Le capital de 40 milliards de francs largement consommé. Un salaire de 18 millions de francs par mois. Pendant les 20 mois de son règne, Philippe Bohn logeait à l’hôtel Téranga Pullman, une enseigne française bien sûr. La liste des griefs contre l’homme est longue comme un jour sans pain. « A Air Sénégal Sa, Philippe Bohn était le Dg, il signait tous les contrats, personne au niveau du service financier ne savait ce qu’il faisait. Il organisait des montages financiers pour ses achats, l’on soupçonne la mise en place de sociétés écran comme la société de la sœur de Eric Iba Guèye qui gérait la communication, il était l’ordonnateur des dépenses. Bref, il faisait tout et seul avec la complicité de Jérôme Maillet et Eric Iba Guèye» souligne une source. Selon cette dernière, l’Etat aurait décidé de lancer un vaste audit pour évaluer le niveau des dégâts financiers laissés par Bohn et, surtout, pour savoir si c’est à partir de Sénégal Sa qu’il a pu enrichir son patrimoine. Les mises en garde et alertes sur la scandaleuse gestion de Philippe Bohn dont la dernière en date provenait du commandant Malick Tall, ancien pilote en chef à Air Afrique et ex-directeur des opérations d’Air Sénégal international (ASI) lors de l’émission « Jury du dimanche » du 17 mars dernier, n’ébranlaient guère l’ancien vendeur d’avions d’Airbus. Le barbouzard s’en foutait guère puisqu’il avait une relation particulière avec le président Macky Sall. D’ailleurs, selon certaines indiscrétions, l’homme avait une audience presque chaque semaine avec le chef de l’Etat qui était son interlocuteur direct puisque Philippe Bohn n’accordait aucune considération au Premier ministre, encore moins à son ministre de tutelle en l’occurrence l’ancienne ministre des Transports aériens, Mme Maïmouna Ndoye Seck, ni au directeur général de la Caisse des dépôts et Consignations Aliou Sall pourtant qu’actionnaire majoritaire de Sénégal Sa. Sûr de lui et se prévalant de sa proximité avec le président de la République, Philippe Bohn ne s’attendait donc guère à être lâché par son protecteur Macky Sall. L’acte de trop posé par le directeur général français a été constitué par la démission du chevronné commandant de bord Cheikh Seck débauché de Emirates où il était commandant de bord sur Airbus A380. Le recrutement de ce dernier imposé par le chef de l’Etat aux Toubab au moment de lancer en février dernier la ligne Dakar-Paris-Dakar sur le tout-nouveau et tout- beau Airbus A 330-Neo était au moins pour le Sénégal la seule satisfaction de voir un de ses fils aux commandes des opérations. Notre compatriote Cheikh Seck qui fut à 25 ans pilote de ligne à Air France et aujourd’hui à 45 ans totalise 13.000 heures de vol, était une des fiertés de la très balèze compagnie Emirates. Seulement très vite, Cheikh Seck a compris qu’il perdait du temps dans cette compagnie surtout lorsque Philippe Bohn a voulu l’utiliser pour qu’il l’aide à certifier un pilote français qui n’avait pas la qualification requise. Face à ce refus de Cheikh Seck, la barbouze s’est tournée vers Eric Iba Guèye directeur Réseau et Expérience client de la compagnie pour obtenir gain de cause. Ce dernier a été engagé en septembre 2018 pour “établir l’architecture du réseau, superviser la communication relative au réseau de route, proposer des produits innovants, coordonner la réalisation des projections des recettes”. Eric Iba Guèye est très vite bombardé par Bohn numéro 2 de la compagnie à la place de Jérôme Maillet, le directeur général adjoint. Il cumule de nombreuses fonctions (commercial, exploitation, handling, catering), siège au Conseil d’administration et signe des contrats ainsi que des chèques. « Philippe Bohn avait une bonne politique de relation presse pour verrouiller. La compagnie nationale du Sénégal avait passé commande ferme pour deux A330neo en novembre 2017 lors du Dubai Air- show et sera le premier transporteur africain à opérer l’A330neo. Cette commande est estimée à 592,8 millions de dollars US au prix catalogue 2017. Mais là où c’est grave c’est que la compagnie est nationale, donc il s’agit de l’argent public. La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) est le seul actionnaire pour le compte de l’Etat. Donc tous les marchés doivent faire l’objet d’appel d’offres. Ni Alioune Sall, ni Souleymane Néné Ndiaye le PCA, aucun n’avait la main sur le gars. En plus, durant la journée du mercredi 17 avril, pour faire face à l’immobilisation de l’A330 pour pièce à changer, il a loué 2 avions — un A330 et un A340 — pour faire le

Dakar – Paris et le Paris – Dakar. Il disait qu’il avait comme seul interlocuteur le PR, il parait que ce n’est pas totalement vrai. Autre information de taille, le gars a habité presque un an au Pullman Téranga. Le PR l’a reçu mercredi en début de soirée, ce fut un court entretien. Le DAF ne savait rien de ce qui se passait. Tous les contrats se faisaient à son insu et il ne voyait que les factures. Les deux responsables de tout ça c’est Éric Iba Gueye et Jérôme Maillet. Jérôme cachait les contrats. Même le contrat avec Air Côte d’Ivoire, il ne l’avait pas donné au DAF. Eric Iba Gueye a offert plus de 100 billets depuis l’ouverture de la ligne Dakar Paris. Lâché ou pas, en tout cas le gars (Ndlr, Bohn) a toujours bluffé sur sa relation avec Macky, en réalité c’était une pseudo complicité avec le PR. Il y a eu le Directeur commercial Assane Sambe qui avait tiré sur la sonnette d’alarme en saisissant lePCA, il a été mis au frigo par le DG et on a propulsé Eric Iba Gueye. Ce dernier avait profité de sa position pour filer des marchés à son entourage dont une soirée le 31 janvier avec la jet set occidentale organisée par sa soeur Erika Gueye. Je pense que Macky n’a rien vu venir, c’est plutôt Bohn qui faisait du trafic d’influence sur les gars en mettant en avant une mauvaise ambiance. Pourtant, le commandant Tall avait alerté mais une certaine presse l’avait fusillé sous influence de Philipe Bohn » souligne un cadre de la boite sous l’anonymat.

Le 1er acte du nouveau DG, ce devra être de foutre dehors le duo Eric Iba Guèye et Jérôme Maillet !Notre source pense que le premier acte que doit poser le nouveau Dg Ibrahima Kane, c’est de foutre à la porte le duo Eric Iba Guèye et Jérôme Maillet qui a participé à la mauvaise gestion de la compagnie aux côtés de Philippe Bohn. « Les influences négatives de ce duo ont participé à installer une ambiance de crainte et de peur au sein de la boite. Les maintenir participera à hypothéquer la relance » estime notre source. Sur la question du parc d’avions, notre inter- locuteur essaie de nous expliquer cet aspect qui demeure encore flou..

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