Revue de Presse du Mardi 23 Avril

Revue de Presse du Mardi 23 Avril
Revue de Presse du Mardi 23 Avril

Evolution du Pib : L’Ansd note une croissance de 1,7% au 4ème trimestre 2018

https://www.lejecos.com Selon l’Ansd, au quatrième trimestre de l’année 2018, le Produit intérieur brut (Pib) en volume, corrigé des variations saisonnières (CVS), a crû de 1,7 % par rapport au trimestre précédent. L’information est contenue sur la note sur les évolutions économiques récentes (Neer), pour le quatrième trimestre 2018 de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd).

Ce résultat est imputable, principalement, à la bonne tenue de l’activité dans le primaire (2,2%) et dans une moindre mesure à la bonne orientation du secteur secondaire (1,8%). Au même moment, la valeur ajoutée du secteur tertiaire s’est relevée de 1,4%.
Quant aux taxes nettes de subventions sur les produits, l’Ansd explique qu’elles ont progressé de 2,4% sur la période sous-revue. La bonne tenue de l’activité dans le secteur primaire est attribuable à une hausse de la valeur ajoutée dans les sous-secteurs de la pêche (+11,0%) et de l’agriculture (+2,3%).
Il a également été constaté une croissance de l’activité dans le sous-secteur de la sylviculture (+2,1%). Toutefois, cette dynamique du secteur a été amoindrie par la baisse de la valeur ajoutée de l’élevage et chasse de 0,8%.
Par rapport au quatrième trimestre de 2017, la valeur ajoutée du secteur primaire, en volume, a progressé de 8,7%. Ce résultat est expliqué par la performance de la pêche (+11,9%), de l’agriculture (+10,1%), de l’élevage (+4,0%) et de la sylviculture (+9,0%).
La progression de l’activité dans le secteur secondaire est le fait des performances relativement modestes des activités de construction (+2,6%) et de fabrication de produits manufacturières (+3,5%). A cela s’ajoute le fléchissement de la valeur ajoutée des industries extractives (-0,9%) et des activités chimiques  (-1,6%).
En glissement annuel, l’activité du secteur secondaire s’est accrue de 6,5% au quatrième trimestre de 2018 en liaison avec une bonne tenue de l’ensemble des sous-secteurs, à l’exception des activités chimiques. Particulièrement, il s’agit des activités de construction (+9,7%) et de fabrication de produits agroalimentaires (+8,9%).
La croissance du tertiaire est en liaison avec la bonne orientation du sous-secteur des activités financières et d’assurance (+7,3%), des activités immobilières (+6,6%) et du commerce (+2,5%). Adou FAYE

 UEMOA:848 milliards FCFA d’émissions de titres publics projeté pour le deuxième trimestre 2019

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba SallLe volume global prévisionnel des émissions de titres publics par adjudication dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) au titre du deuxième trimestre 2019 s’élève à 848 milliards de FCFA (environ 1,441 milliard de dollars), a appris lundi APA auprès de l’Agence UMOA-Titres basée à Dakar.

Ce volume découle d’une note adressée par les responsables de l’Agence UMOA-Titres aux investisseurs opérant sur le marché financier de l’UEMOA. Il comprend des bons du Trésor pour  428 milliards de FCFA et des obligations du Trésor pour  420 milliards de FCFA (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar).

A l’exception du Sénégal, tous les pays membres de l’UEMOA ont indiqué leurs intentions d’émissions de titres publics. Tous titres confondus, la Côte d’Ivoire est en tête avec 320 milliards de FCFA. Elle est suivie du Burkina (140 milliards), du Togo 115 milliards), du Mali (100 milliards), du Niger (80 milliards), du Bénin (75 milliards) et de la Guinée Bissau (18 milliards).

Depuis la fin des avances statutaires de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, qui permettaient à l’institut d’émission de consentir  aux Etats membres de l’UEMOA 20% de leurs recettes fiscales, ces pays recourent fréquemment au marché financier pour couvrir leurs besoins de liquidité à travers plusieurs émissions de titres publics. Ce compartiment du marché financier se trouve du coût boosté. Au titre de l’année 2019 les émissions prévisionnelles de titres publics par adjudication des Etats s’élèvent à 2778 milliards de FCFA.MS/cd/APA

UEMOA : baisse des transactions sur le marché interbancaire

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall –Le volume des transactions opérées sur le marché interbancaire de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) a enregistré une légère baisse de 11 milliards de FCFA (environ 18,700 millions de dollars) au terme du mois de février 2019, a appris lundi APA auprès de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Selon l’institut d’émission, le volume moyen hebdomadaire des transactions interbancaires, toutes maturités confondues, s’est établi à 453,80 milliards de FCFA durant la période sous revue, contre 464,80 milliards de FCFA en janvier 2019, soit un repli de 2,4% en valeur relative.

Le taux moyen pondéré de ces opérations est ressorti à 4,99% contre une réalisation de 5,17% un mois plus tôt, soit un repli de 0,18 point de pourcentage.

En une semaine, le volume moyen des opérations a diminué de 1,1% pour s’établir à 354,30 milliards de FCFA et le taux d’intérêt moyen sur ce guichet est ressorti en baisse à 4,96% contre 5,16% le mois précédent (moins 0,2 point de pourcentage).MS/cat/APA

UEMOA : Baisse des taux d’intérêt des banques en février

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-Le taux d’intérêt débiteurs appliqués par les banques de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) ont connu une baisse de 0,53 points de pourcentage au mois de février 2019, a appris samedi APA auprès de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Les données de l’enquête de la BCEAO sur les conditions de banque révèle que hors charges et taxes, le taux moyen calculé à l’échelle de l’UEMOA est passé de 7,09% en janvier 2019 à 6,56% en février 2019.

 Concernant le taux moyen de rémunération des dépôts à terme de la clientèle, il est également ressorti en baisse à 5,39% durant la période sous revue contre 5,82% au mois de janvier 2019, soit un repli de 0,43 point de pourcentage. MS/cd/APA

La nouvelle loi relative au contenu local dans le secteur des hydrocarbures risque d’être inapplicable Par  Mouhamadou Madana KANE,Docteur en droit et contentieux international des investissements,m.kane@acilp.org

L’Assemblée Nationale vient d’adopter, ce 24 Janvier 2019, la loi relative au contenu local dans le secteur des hydrocarbures, dont le but est de « promouvoir l’utilisation des biens et des services nationaux ainsi que le développement de la participation de la main-d’œuvre, de la technologie et du capital nationaux dans toute la chaine de valeur de l’industrie pétrolière et gazière ». Les dispositions de cette loi viennent compléter l’article 58 du nouveau Code Pétrolier de 2019 qui, par ailleurs, impose certaines obligations de contenu local aux titulaires de contrats pétroliers, y compris en matière de formation du personnel local, de transfert de technologie, de participation des investisseurs privés nationaux aux opérations pétrolières et d’octroi de contrats de fourniture de travaux, biens et services aux entreprises nationales.

En adoptant ce texte, le Sénégal se dote assurément, à l’instar de pays comme le Ghana, d’un cadre propice à l’augmentation de la valeur ajoutée locale et à la création d’emplois locaux dans la chaine de valeur des industries pétrolières et gazières.

Cependant, le caractère salutaire de ce nouveau cadre juridique ne doit pas occulter la nécessité d’une prise en compte des engagements internationaux de l’Etat du Sénégal en matière de traitement, de protection et de garantie des investissements étrangers. En effet, il est nécessaire, pour assurer la pleine effectivité du dispositif, de s’assurer de sa compatibilité avec les engagements souscrits par l’Etat au niveau communautaire et au niveau international à travers les traités bilatéraux d’investissement (TBI) conclus avec des pays tiers. Cet exercice est d’autant plus utile que la Constitution sénégalaise établit une hiérarchie des normes en vertu de laquelle les engagements internationaux de l’Etat priment sur les lois nationales.

Quoique la loi sur le contenu local soit en parfaite adéquation avec le droit communautaire et le droit de l’Union Africaine, en raison de la possibilité offerte par l’Acte Additionnel de la CEDEAO portant adoption des règles communautaires sur l’investissement et le Code Panafricain des Investissements d’introduire des prescriptions de résultats pour encourager les investissements et le contenu local, cette harmonie n’est pas assurée concernant les TBI.  L’analyse des traités conclus par le Sénégal avec des pays comme le Royaume Uni, les Etats-Unis et la France, d’où ressortissent la plupart des investisseurs étrangers dans le domaine pétrolier et gazier au Sénégal, permet de constater une asymétrie.

D’abord, le fait que ces traités interdisent à l’Etat de discriminer les investisseurs étrangers par rapport aux investisseurs nationaux constitue un décalage par rapport à l’esprit de la loi sur le contenu local. Le traité avec les U.S.A va plus loin car contenant une disposition qui interdit expressément à l’Etat d’imposer des prescriptions de résultats, ce qui englobe bien entendu les mesures de contenu local. Celui conclu avec la France dispose, dans le même sens, que l’imposition par l’Etat de toute restriction à l’achat ou au transport de matières premières et de matières auxiliaires pourrait s’assimiler à une violation de l’obligation prévue par le traité d’accorder à l’investisseur étranger un traitement juste et équitable.

Ensuite, l’exigence découlant de la loi sur le contenu local d’instituer une société de droit sénégalais aux fins de réaliser les investissements pétroliers et gaziers pourrait se heurter à l’obstacle de la définition consacrée au terme « investisseur » dans les traités. La plupart de ces derniers définissent l’investisseur personne morale comme étant une société immatriculée dans le pays d’origine. Or, exiger que l’investissement soit réalisé par l’entremise d’une société qui aura de facto la nationalité sénégalaise pourrait conduire à priver les traités d’effet puisqu’il s’agirait de contourner la nationalité étrangère de l’investisseur étranger alors même que celle-ci est la condition première pour bénéficier de la protection du traité.

Dans un contexte où le Sénégal entend tirer le maximum de profit des nouvelles découvertes d’hydrocarbures au bénéfice de ses populations, assurer une harmonie entre la loi sur le contenu local et les traités d’investissement revêt, pour diverses raisons, une urgence capitale. La première tient à la nécessité de garantir l’effectivité de la loi, au vu des enjeux de développement économique qu’elle comporte. Or, dans la mesure où la constitution sénégalaise fait primer les conventions internationales sur la loi, les dispositions conventionnelles interdisant le contenu local l’emportent sur les dispositions législatives. La deuxième raison de l’urgence tient à la nécessité de prémunir l’Etat contre de potentiels litiges qui pourraient être portés devant les juridictions arbitrales par les investisseurs étrangers. En effet, les traités d’investissement donnent à ces derniers un accès à l’arbitrage international en cas de violation par l’Etat de ses obligations internationales envers l’investisseur. Alors, nul doute que les mesures que l’Etat sénégalais sera amené à prendre au titre de la loi sur le contenu local pourraient donner lieu à des contentieux sur le fondement des traités.

Au vu des enjeux énoncés, l’Etat du Sénégal gagnerait à clarifier la portée de ses obligations internationales en matière de protection des investissements étrangers au regard des nouvelles exigences relatives au contenu local. A ce titre, deux options, toutes deux préconisées par la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED), s’ouvrent à l’Etat. Une première pourrait aboutir à la formulation par les parties contractantes d’une interprétation conjointe des dispositions incompatibles, laquelle engagerait tout tribunal d’arbitrage saisi de ces questions. Une deuxième alternative consisterait à renégocier les traités concernés en vue de les amender purement et simplement, et d’y inclure, par la même occasion, une disposition consacrant le droit de l’Etat de réguler, dans un but d’intérêt général, les investissements étrangers. Dans les deux cas, le Sénégal ne ferait que s’inscrire dans une mouvance déjà engagée par de nombreux pays comme l’Inde, l’Afrique du Sud et le Nigeria qui ont emprunté avec succès la voie de la réforme de leurs traités d’investissement pour garantir l’effectivité des politiques publiques.

L’exploitation des ressources naturelles sénégalaises : une possible menace à l’environnement et à la santé publique Par Bocar Samba BA,  docteur en économie

Quels instruments de politiques environnementales pour la réguler ?
La découverte des ressources naturelles au Sénégal (or, fer, phosphate, zircon, ilménite, pétrole, gaz, etc.) a, à juste titre, suscité un véritable sentiment de satisfaction chez les sénégalais

Ce sentiment est justifié par l’espoir que ces ressources devraient permettre au Sénégal de se placer dans la hiérarchie des pays dont la situation économique est enviable. Cet article, bien que reconnaissant l’utilité de ces ressources, met l’accent sur le caractère polluant de leur exploitation qui pourrait constituer une menace pour la santé publique.
Il convient, en effet, de noter que le phosphate crée des phénomènes d’eutrophisation lorsqu’il se retrouve dans les océans, les mers, les lacs et les fleuves via le ruissellement de l’eau et l’érosion des sols. Par conséquent, il détériore la qualité de l’eau et expose les usagers de cette eau à des problèmes sanitaires.
Quant à l’or, son exploitation nécessite l’usage du cyanure qui, non seulement, pollue l’environnement, mais peut aussi se révéler mortel car étant un poison. C’est assurément pour lutter contre les dangers liés à l’exploitation des ressources comme le zircon que les habitants de Niafrang (Casamance) ont voulu s’opposer à l’exploitation de ce minerai. Globalement, l’exploitation des ressources naturelles nécessite l’utilisation d’éléments radioactifs tels que l’uranium, le cyanure et le thorium qui entrainent des maladies.
L’exemple d’une ville chinoise appelée Baotou illustre parfaitement cette situation. Les habitants de cette ville ont, en effet, été frappés par le cancer, les maladies respiratoires et des pertes dentaires, du fait de l’exploitation de certaines ressources naturelles.
La perspective d’une possible menace pour la santé publique nous amène aujourd’hui à nous interroger sur les instruments de politiques environnementales à implémenter pour réguler les activités d’exploitation de ces ressources. Autrement dit, il s’agit de comprendre que le défi auquel l’Etat est confronté consiste à mettre en place les moyens les plus appropriés pour conduire les entreprises extractrices à intégrer dans leurs décisions de production la pollution qu’elles infligent à la société. La littérature académique en économie de l’environnement a identifié quelques instruments de politiques environnementales qui permettent de réguler l’activité des entreprises qui polluent.
D’un côté, il y a des instruments dits réglementaires qui sont constitués des normes de procédé, de produit, de qualité et des quotas de pollution. De l’autre côté de l’échiquier, figurent les instruments économiques qui englobent la subvention à la dépollution, le marché des droits à polluer encore appelé marché de permis d’émissions, les systèmes de consigne, et la taxe sur les émissions polluantes. Cet article s’intéresse à la subvention et à la taxe. Dans le cadre de la subvention, l’Etat peut, soit verser de l’argent aux entreprises extractrices pour les accompagner dans leurs efforts de réduction de la pollution, soit verser de l’argent à des entreprises qui pratiquent des activités vertes dans le but de les encourager.
Parmi ces activités, figure le recyclage qui consiste à récupérer des éléments provenant des ressources extraites, à les traiter et à les remettre dans le circuit économique. Cette activité, en plus de respecter l’environnement, permet de générer des emplois et réduit, en conséquence, le chômage. Etant donné que l’extraction des ressources sénégalaises est, en général, effectuée par des entreprises étrangères, la deuxième solution est indubitablement plus bénéfique pour la société sénégalaise.
Dans le cadre de la taxe, l’Etat doit taxer chaque unité polluante extraite. Cette taxe permet de contrôler la pollution et de renflouer les caisses de l’Etat. C’est ce que l’on appelle «principe du double dividende ». L’Etat peut utiliser les revenus de cette taxe pour développer son économie. Naturellement, la question que l’on peut se poser, à ce stade de l’analyse, est la suivante : quel doit être le niveau de la taxe ? La réponse à cette question dépend, évidemment, du type de marché dans lequel les entreprises extractrices évoluent. Si elles sont très nombreuses, de sorte à ce que le marché dans lequel elles évoluent présente des caractéristiques identiques à celles d’un marché de concurrence parfaite, l’Etat doit fixer une taxe égale au dommage marginal. Dit autrement, l’entreprise extractrice doit payer un montant qui est exactement égal au préjudice qu’elle a causé.
En revanche, lorsque le marché est de type monopolistique ou oligopolistique, la taxe fixée par l’Etat doit être inférieure au dommage marginal. Dans ce cas précis, l’Etat, sachant que ces types de marchés fournissent une production qui n’est pas socialement efficace, ne peut pas, à l’évidence, fixer une taxe égale au dommage marginal sous peine de réduire drastiquement la production. Il arbitre donc entre son désir de contrôler la pollution et sa fonction régalienne consistant à garantir une allocation optimale des ressources.
Implicitement, cet article indique que les entreprises productrices de biens polluants doivent payer une taxe environnementale appelée taxe pigouvienne, en plus de l’impôt sur les sociétés qu’elles payent traditionnellement lorsqu’elles produisent des biens et services conventionnels.  (université de Montpellier), spécialisé en économie de l’environnement et des ressources naturelles, qualifié au grade de Maître de Conférences CNU ;

Ciment : nouvelle pénurie, le prix du sac encore en hausse

https://www.leral.net Une nouvelle pénurie du ciment s’installe encore au Sénégal. Mais cette fois, c’est la panne d’une machine de la Sococim qui fabrique un produit qui entre dans la fabrication du ciment, le clinker, qui serait la cause du problème. En effet, a souligné Oumar Diallo du service du Commerce, sur la RFM, la production de la Sococim est encore plus importante que celles de Dangote et des Ciments du Sahel, ce qui fait que la situation de manque se fait sentir.

Un manque du ciment qui a déjà entraîné une hausse du prix du sac, qui se vend désormais à 3300 francs sur le marché, au lieu de 3000 francs.

Une situation qui devrait perdurer encore pendant 15 jours, le temps que la machine soit réparée, selon Oumar Diallo. Qui ajoute que la Sococim a déjà fait convoyer un bateau de clinker pour résorber le gap.

Rareté du ciment à Dakar : « la situation devrait durer »

https://www.pressafrik.com Le ciment se fait de plus en plus rare dans les magasins de dépôts à Dakar. La situation devrait durer au moins deux semaines, selon le ministère du Commerce, qui explique qu’elle est due à la panne d’une des machines de la Sococim, sur la Rfm.

D’après Ormar Diallo, chef de service régional du commerce de Dakar, le problème est en train d’être réglé. Tout devrait rentré dans l’ordre fin avril. La situation a fait que les clients de la Sococim se sont rabattus vers les concurrents le ciment du Sahel et Dangoté. Mais leur unité de production ne peut pas à elle seule  suffire pour faire face à la demande du marché ».Salif SAKHANOKHO

Découverte du Gaz et Pétrole, adoption du nouveau compact, nouvelles perspectives de coopération : grand Entretien avec Tulinabo S. Mushingi, Ambassadeur des USA au Sénégal (vidéo)

https://www.ndarinfo.com Dans cet entretien exclusif accordé à NdarInfo, l’ambassadeur des États-Unis au Sénégal apprécie les découvertes des importants gisements de Gaz et de Pétrole sur la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie. S.E.M Tulinabo Salama Mushingi exprime l’engagement de son pays à partager son expertise acquise dans ce domaine avec le Sénégal en indiquant que la démarche « prudente » adoptée par Dakar est « la meilleure ». Le diplomate décline par ailleurs la ligne du nouveau Compat signé dans le cadre du Millenium Challenge Corporation (MCC) en passant en revue les différents programmes mis en œuvre par le Peuple américain au bénéfice du Sénégal et des populations du Nord …

Menaces de grève à l’AIBD

http://www.seneweb.com L’Intersyndicale des travailleurs de Limak-Aibd-Summa (Las), la société turque qui gère l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), menace d’aller en grève. Ses membres s’insurgent contre le projet de LAS de provoquer des départs négociés de travailleurs.

Selon Serigne Moustapha Gaye, secrétaire général de l’Intersyndicale, repris par L’Observateur, une quinzaine d’agents a été auditionnée par la direction turque, qui a demandé à ces travailleurs de se rapprocher de la direction administrative et financière de l’entreprise pour négocier leur départ.

La même source précise que LAS a signalé aux concernés qu’au-delà du mois de juin, ils ne pourront plus négocier un départ, mais s’exposeront à un licenciement pour raisons économiques.

« Si LAS a des problèmes financiers, ils n’ont qu’à nous le prouver, suggère le syndicaliste. Et même si c’est le cas, il y a d’autres leviers à activer autre que les renvois e personne. On ne doit pas revenir sur des acquis, c’est triste. »

Air Sénégal : « La panne de l’A330 est inacceptable » (expert)

http://www.seneweb.com Ancien technicien à Air Afrique et dans l’armée de l’air sénégalaise, l’expert aéronautique Al Hassane Hann pointe la gestion de Philippe Bohn, qui a récemment démissionné (ou a été limogé) de son poste de directeur général d’Air Sénégal. Parmi ses griefs contre le manager français, la panne de l’A330 supposé neuf.

Comment avez-vous accueilli le départ de Philippe Bohn de la direction d’Air Sénégal SA ?

Cela m’inspire beaucoup de choses. Air Sénégal avait débuté avec deux ATR-72. Il semblerait que l’un des appareils ait heurté un oiseau en provenance de Ziguinchor. Un incident qui l’avait finalement cloué au sol. Par la suite, pendant l’hivernage, il y a eu ce coup de vent qui avait endommagé l’autre ATR. Maintenant, le nouvel avion A330 tombe subitement en panne. On nous parle de joint qui immobilise un avion prétendu neuf pendant 10 heures, pour une compagnie qui débute. Pour les profanes, peut-être, ils ont des explications à donner, mais pour nous, c’est inexplicable. C’est totalement inacceptable dans le secteur de l’aviation civile.

La faute à qui ?

L’avionneur qui a fourni cet appareil doit donner des explications. L’avion est tout neuf, et si le moteur qui est aussi censé être tout neuf aussi, rencontre ce genre de dysfonctionnements après seulement quelques mois d’exploitations, ça pose un énorme problème. Les joints, tels qu’ils sont conçus, sont approuvés et certifiés. Ils doivent être remplacés après un certain nombre d’heures de fonctionnement. Et la durée est assez longue.

En dehors de cette panne d’avion supposé neuf, que peut-on reprocher à Philippe Bohn ?

Il y avait déjà d’énormes problème au niveau de la compagnie, des mésententes entre le personnel et la direction générale. S’il s’y ajoute maintenant ces genres de panne et des désagréments causés à tous ses passagers, cela pose un énorme problème pour une compagnie qui se doit d’être compétitive.

« Nous avons énormément de cadres au niveau de la diaspora qui sont capables de revenir pour redorer le blason d’Air Sénégal »

Donc à l’arrivée Philippe Bohn n’était pas un bon choix ?

Quand il a été promu directeur général de Sénégal Air, beaucoup de voix se sont élevées. Il faut rappeler que d’après son cursus, il n’est pas étranger à la firme Airbus ni à la compagnie Air France. Donc, amener des avions d’Airbus à Air Sénégal, un partenaire d’Air France, en plus bombarder un homme de ce consortium-là directeur général de la compagnie Air Sénégal, cela pousse à poser un certain nombre de questions liées notamment à la souveraineté de la compagnie sénégalaise. C’est là où le bât blesse. Parce que les gens se demandent pourquoi le Sénégal ne peut pas avoir un personnel qui lui est propre, un personnel essentiellement sénégalais. Il y a un élan de patriotisme qui a une très grande importance dans ces cas de figure. Quand il y a des problèmes, les gens sont censés se retrouver, se concerter, faire des sacrifices même pour relever ensemble les défis.

Bohn quitte la direction, Ibrahima Kane, un Sénégalais, ancien directeur général du Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis), prend sa place. Mais pour faire décoller Air Sénégal, il faudra sans doute plus qu’un changement à la tête de la compagnie.

Vous savez une compagnie aérienne, c’est les avions et les missions. Des missions avec un remplissage acceptable des appareils. Il ne sert à rien de faire voler des avions à vide ou à moitié pleins. Et pour cela, il faut une politique. C’est tout un processus, il faut des investissements dans un premier temps. Même les gens font appel à des subventions, dans les limites tolérés par l’organisme de l’aviation civile internationale. Tout ceci, pour acquérir de la clientèle et la fidéliser.

Au-delà de la politique de marketing que la compagnie doit faire, elle doit aussi s’ouvrir à la clientèle avec la manière la plus généreuse possible. C’est ce que faisait la défunte Air Afrique.

Cette unique compagnie nationale se doit d’être à équidistance de tous les Sénégalais. Malheureusement, depuis Air Sénégal international, puis Sénégal Airlines et aujourd’hui, Air Sénégal SA, nous ne recevons qu’une piètre image de ces compagnies. Il y a énormément de problèmes. Nous avons énormément de cadres au niveau de la diaspora qui sont capables de revenir servir le pays à travers la compagnie pour redorer son blason.

Air Sénégal : Comment le management de Bohn a plombé la compagnie

http://www.dakarmatin.com Ce vendredi 19 avril, lorsque nous avons appris « le départ » de Philippe Bohn, désormais ancien DG de la compagnie Air Sénégal SA, tous nos projets d’enquête ont été mis au frigo. Bohn, quel os ! Mais notre élan a été très vite mis à rude épreuve.  La team com. de l’ancien photo-reporter n’a voulu rien comprendre. Toutes nos tentatives pour interviewer le français ont été vaines. SenEnquête n’a pas pour autant lâché le morceau. Nous avons retrouvé « les boites noires » après le ‘’crash Bohn’’. Les détails.

Lors de son premier vol commercial, un aller-retour Dakar-Ziguinchor, le 14 mai 2018, les espoirs pour Air Sénégal SA étaient grands. grands comme une compagnie aérienne nationale. Et, lorsqu’en janvier dernier la compagnie a acquis son premier A330-900 issu de la chaîne de production d’Airbus à Toulouse (France) qui assure la desserte Dakar-Paris, les espoirs étaient encore plus grands. Il faut dire que dire Philipe Bohn, un français nommé directeur général de notre tout nouveau transporteur se tordait d’impatience pour écrire « une success-story du ciel africain ».Oui, c’est cet espoir qu’on avait du successeur de Mamadou Lamine Sow promu à la présidence du conseil d’administration. Alors imaginez notre « déception » lorsqu’on a appris que le sieur Bohn ne voulait plus piloter notre compagnie nationale.

Mais alors surprise, le départ du français est en réalité une bonne nouvelle ! C’est du moins l’avis de certains des plus brillants pilotes de notre pays, les commandants Ahmed Seck et Malick Tall. Quand on sait que Philipe Bohn a été désigné récemment membre du conseil d’administration de la compagnie Air Sénégal SA ? Oui, l’ancien photo-reporter est toujours à bord.  Seulement le commandant est tenace, semble-t-il. Senenquête a fouillé le dossier de la compagnie avec ses anciens collaborateurs. Des confessions qui viennent montrer le mauvais choix des autorités en  recrutant au  prix fort  un ancien…..photographe.

Pas de décollage à cause d’un casting hasardeux

À la nomination du français Philippe Bohn, ce fut une surprise pour les professionnels sénégalais de l’aviation civile. Bien entendu, après avoir écarquillé les yeux. C’est le cas du Commandant Malick Tall, ancien directeur des opérations aériennes à Air Sénégal, responsable des certifications de la compagnie. Celui qui occupait le système de bord embarqué a piloté une bonne partie du projet avant l’arrivée de Bohn. Cet ancien chef pilote d’Air Afrique n’est pas surpris de la tournure de cette situation car il avait senti cette impasse.

La méthode Bohn étant solitaire mais axée sur du pilotage à vue. « Le mode de gestion de Bohn est incompréhensible. Quand il est arrivé. Il a trouvé un business plan qui avait été élaboré par l’équipe projet cabinet londonien Sibérie. Ce business plan avait été validé par les hautes autorités de la République du Sénégal. Il a mis ce business plan à la poubelle. Mais il n’a jamais sorti un véritable autre business plan en guise de remplacement. Sa feuille de route n’était pas claire. ». Dès le début, le rapport de confiance s’est rompu avec ses collaborateurs. Ses options hasardeuses ont causé un atterrissage forcé pour certains. Commandant Tall et d’autres ont quitté le pavillon. Il ajoute qu’« Il avait un style de management qui ne correspondait pas à ce qu’on attendait. Il a voulu m’orienter dans une direction que je ne voulais pas et je suis parti ».  Ces terribles frustrations ont commencé à plomber la compagnie. La compagnie connait en interne des moments de fortes turbulences. Le commandant Ahmed Seck confirme et parle d’un très mauvais casting : « Notre pays regorge de ressources humaines très qualifiées dans tous les secteurs du transport aérien, largement capables de faire beaucoup mieux que ce français prétentieux et vaniteux, traité de « combinard » par Sarkozy, plus connu comme aventurier de la françafrique, photographe ou amateur de yoga que comme spécialiste du transport aérien. Le fait d’être vendeur d’avion à Airbus (et donc fin connaisseur du système lié aux commissions) n’en fera jamais un spécialiste du transport aérien. Ce sont deux métiers complètement différents ! ». Ainsi, les axes stratégiques développés pour mettre en place la compagnie ont été abandonnés dès le départ.

Quid de l’expertise sénégalaise ?

Les ressources humaines nationales, qui devraient être le fer de lance de la compagnie, sont presque ignorées. L’on se demande alors comment nos autorités ont pu se tromper ou ont été abusées pour mettre un tel pilote pour diriger notre compagnie nationale. « Ce qui fait mal aux experts sénégalais, c’est l’arrogance du DG français d’Air Sénégal, parachuté sous nos cieux par un incroyable concours de circonstances et une regrettable erreur de casting… Ce n’est pas l’homme qu’il nous faut à la tête d’Air Sénégal. Nous n’avons besoin ni de lui, ni de son bras droit français encore pire que lui à tous points de vue ! Nous sommes formés et diplômés des plus grandes écoles d’aviation, ils le savent, et nous ne pouvons pas laisser cette situation perdurer sans réagir et sans alerter nos autorités que ces étrangers trompent et induisent erreur en permanence en engageant notre pays et notre compagnie nationale sur des choix douteux », s’éructe de rage M. Seck que   nous avons contacté pour les besoins de ce dossier.

L’expertise   nationale   ferait- elle défaut ? Réponse du commandant Seck. « Il n’y a pas d’appel à candidatures. Les nominations tombent du ciel, ce qui explique toutes les éternelles erreurs de casting que nous subissons dans le choix des dirigeants de nos compagnies nationales successives ». Pour le recrutement de Bohn, nos pilotes pensent que c’est un concours de circonstances selon Ahmd Seck crédité d’une grande expérience dans le monde l’aviation. C’est pour cela qu’il  suggère  la création d’un Conseil Consultatif, regroupant des experts sénégalais de l’aviation civile, chargé de conseiller au préalable les autorités sur tous les projets relatifs au transport aérien et sur les meilleures options, tant dans les modèles économiques à mettre en place que dans les profils et choix des dirigeants. M. Seck le pilote au long cours avec 16000 heures de vol sur différents types d’avions commerciaux de type Boeing, Airbus, Douglas, Fokker,  dresse  un portrait  peu  avantageux. « Il ne correspond à aucune de nos valeurs ».

Optimisme pour la flotte d’Air Sénégal  

Abdou Diouf a lancé sa compagnie qui n’a pas décollé. Même destin pour celle lancée par Abdoulaye Wade. Cette nouvelle tentative du Président Macky Sall suscite beaucoup d’espoir. Raison pour laquelle le Commandant Tall demande à ce qu’on soit derrière le nouveau boss, Ibrahima Kane. Pour lui, le Sénégal n’a plus droit à l’erreur. Il estime que : « On n’a pas le choix. Ce serait catastrophique que le Sénégal rate cette troisième création d’une compagnie aérienne, parce que le Sénégal aura perdu beaucoup de milliards. 

Le Sénégal aura perdu beaucoup de crédibilité dans l’industrie du transport aérien. On sera la risée de la sous-région. La Mauritanie a sa compagnie aérienne. Le Burkina a sa compagnie aérienne. De même que le Togo ». Pour qu’Air Sénégal SA décolle une bonne fois, il est nécessaire, selon les experts de l’aviation, de faire un audit de gestion

L’usine de Keur Momar Sarr encore à l’arrêt : pénurie d’eau à Dakar jusqu’au lundi 29 avril

http://www.lesoleil.sn La SDE et la SONES les deux sociétés en charge de la distribution et du contrôle de l’exploitation de l’eau au Sénégal, informent les populations à travers un communiqué conjoint, reçu par notre rédaction, que la distribution de l’eau potable sera perturbée à Dakar et environ ainsi que d’autres localités desservies par le Lac de Guiers.

En effet, l’usine de Keur Momar Sarr va connaître des perturbations allant de manque d’eau à la baisse de pression, ce mercredi 24 Avril à partir de 08 heures. Cette perturbation s’inscrit dans le cadre des travaux de consolidation du système de protection de ladite usine.

Ces travaux dont la SONES est la maîtresse d’oeuvre, sont dans le plan d’un vaste programme de sécurisation des installations stratégiques du système d’installation en eau potable de Dakar à partir de Ngnith et Keur Momar Sarr en passant par Mékhé.

A cet effet, les localités qui seront touchées par cette perturbation sont les suivantes :

– Les localités alimentées par les conduites du Lac de Guier dans les régions de Louga et de Thies

– Rufisque et environs

– Dakar et sa banlieue .

Par ailleurs certaines zones de Louga et de Pout connaîtront une baisse de pression.

Cependant la SDE et la SONES rassurent les populations sur la probabilité de décoloration de l’eau qui est sans « risque ».

Les deux sociétés annoncent un retour à la normale dans la distribution de l’eau dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 Avril 2019.Baye Ndongo Fall

LA FRANCE OFFICIALISE LA HAUSSE DES FRAIS D’INSCRIPTION DES ÉTUDIANTS ÉTRANGERS

http://www.emedia.sn C’est officiel ! L’arrêté qui officialise l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants étrangers a été signé. Et entrera en vigueur à la rentrée prochaine, selon deux textes publiés dimanche 21 avril au Journal officiel, malgré la fronde contre la mesure gouvernementale. À la rentrée prochaine, les étudiants extra-européens devront s’acquitter de 2.770 euros (1,8 million FCFA) en Licence contre 170 euros (111 000 F CFA) et 3.770 euros (2,4 millions FCFA) en Master, soit plus de dix fois plus que leurs homologues européens, selon l’arrêté du ministère de l’Enseignement supérieur.

Les étudiants étrangers ayant déjà entamé leurs études en France ne sont pas concernés par cette hausse. Un décret publié, dimanche, liste par ailleurs une série de cas selon lesquels les étudiants hors-UE pourraient être exonérés de cette hausse, notamment en raison de leur « situation personnelle » ou s’ils répondent « aux orientations stratégiques de l’établissement. »

 Jean Hugon@JeanHugon3

L’arrêté qui officialise l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants étrangers a été publié aujourd’hui.

À la rentrée prochaine un étudiant non européen paiera 2 770€ au lieu de 170€ pour s’inscrire en licence, et 3 770€ au lieu de 243€ en master.

Une honte.

La hausse ne s’appliquera pas, par ailleurs, aux doctorants étrangers, avait indiqué la ministre français de l’Enseignement supérieur. Qui toutefois, avait refusé d’augmenter de 10 à 15% le nombre d’étudiants que les universités peuvent décider d’exonérer de frais, comme le permet un décret de 2013.

L’Afrique, elle, n’est pas citée, malgré une forte présence de ses ressortissants dans les universités françaises. Selon Campus France, six pays africains sont dans la liste des dix qui envoient le plus d’étudiants en France (Maroc, Algérie, Tunisie, Sénégal, Côte d’Ivoire et Cameroun). Plus globalement, 45 % des étudiants étrangers présents en France sont originaires du continent. Avec l’augmentation des frais d’inscription qui se prépare, la donne pourrait très vite changer.

En Afrique, « Choose France » sera prioritairement déployé vers les pays anglophones

LE RECTEUR DE L’UCAD REÇOIT L’INSIGNE DE COMMANDEUR DE L’ORDRE DES PALMES ACADÉMIQUES FRANÇAISES, MARDI

Dakar, 22 avr (APS) – Le recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), le professeur Ibrahima Thioub, va recevoir, mardi à 18h30, l’insigne de Commandeur de l’Ordre des Palmes académiques de la République française, a appris l’APS.
La cérémonie aura pour cadre la Résidence de l’ambassadeur de France au Sénégal.
L’Ordre des Palmes Académiques est un ordre honorifique français, le plus ancien ordre honorifique des distinctions civiles. Le grade de Commandeur est le troisième grade desservi après celui de Chevalier et d’Officier.
Des personnalités sénégalaises comme l’ancien président de la République Léopold Sedar Senghor ont également reçu ce titre de Commandeur de l’Ordre des Palmes Académiques.
Cette distinction ’’rend hommage au rôle de Monsieur Ibrahima Thioub pour le développement des relations entre le Sénégal et la France dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche mais aussi dans le champ culturel », rapporte un communiqué de la représentation diplomatique française à Dakar.

Il fait noter que « ces actions communes avec les établissements français ont valu au recteur Ibrahima Thioub la distinction de Docteur Honoris causa de l’Université de Nantes (2012) et de Science Po Paris (2017) ».
La même source rappelle qu’entre 2008 et 2010, M. Thioub a été membre du conseil scientifique de l’Institut d’études avancées de Nantes dont il deviendra chercheur associé en 2010.
Le recteur de l’UCAD a été professeur invité de l’Université de Marne-la-Vallée, de Science Po Paris et de l’Université Paris VII.
Il fut, dès 1994, membre du Groupe de Recherche Enfermement et Incarcération en Afrique, au sein du Laboratoire « Les Sociétés dans l’Espace et le Temps » (SEDET) fondé par sa directrice de thèse, Catherine Coquery-Vidrovitch (Université Paris 7), historienne bien connue au Sénégal pour ses enseignements et ses recherches sur l’Afrique.

  1. Thioub est par ailleurs Président du conseil scientifique du Musée des Civilisations Noires, institution qui entretient des liens étroits avec le Musée du Quai Branly, le Muséum d’histoire Naturelle de la Ville du Havre ou le Musée des armées (Invalides) qui ont prêté œuvres et objets lors de l’inauguration du MCN en décembre 2018.

Selon la représentation diplomatique, « invité par le Président de la République française Emmanuel Macron en mars 2018 lors de la concertation sur la langue française, le recteur Ibrahima Thioub avait alors défendu le rôle que jouent les Instituts Français pour son rayonnement tout en les appelant à encore plus d’ouverture auprès des populations ».PON/OID

Le Sdt3s fait le point sur les négociations et dénonce le “recrutement suspect dans la fonction publique”

https://actusen.sn Le Syndicat démocratique des travailleurs de la santé et du secteur social (SDT3S) affilié à la CNTS/FC, a réuni son secrétariat permanent (SEP), le vendredi 05 avril 2019. Cheikh Seck et ses camarades ont ergoté sur différents sujets, notamment la situation syndicale nationale.

Le Sep constate à cet effet, que celle-ci est au “ralenti”. Ce, à cause à cause du contexte politique marqué par les dernières élections présidentielles du 24 février 2019 et la mise en place du nouveau gouvernement.

Toutefois, indique un communiqué, «le secrétariat a retenu la réceptivité des autorités durant la période pré-électorale durant laquelle, celles-ci avaient entamé des négociations avec nos organisations avant de les suspendre et de promettre leurs poursuites en avril après l’élection présidentielle et la mise en place de la nouvelle équipe gouvernementale».

Au demeurant, le secrétariat permanent a noté pour le regretter que certaines questions de leur plateforme revendicative comme le système de rémunération des agents de la fonction publique et le reclassement des Infirmiers diplômés d’Etat de –Sage-femme d’Etat et techniciens supérieurs de santé n’ont connu aucun progrès. Pourtant les bases factuelles permettant de faire évoluer les choses vers leur résolution existent. Il ne manque dès lors que la volonté politique et un esprit d’équité.

Concernant l’âge de la retraite des médecins à 65 ans, le SEP s’est félicité de la convocation du haut conseil de la fonction publique pour statuer sur le texte à modifier.

Le Sep s’est également appesanti sur le dernier recrutement dans la fonction publique. Il regrette, à cet effet, «les bizarreries qui le caractérisent, notamment au niveau des agents recrutés pour le compte du ministère de la santé où les qualifications sont inexistantes». «Pour la circonstance le SEP dénonce cette situation qui traduit un manque de transparence et d’équité dans l’accès à la fonction publique pour tous les sénégalais», lit-on dans le document.

Le SDT3S invite le Gouvernement à utiliser la « Fast track » pour résoudre les différends qui opposent l’Etat au monde du travail

https://actusen.sn Dans le cadre de son fonctionnement régulier, le Syndicat démocratique des travailleurs de la santé et du secteur social (SDT3S) a réuni son secrétariat permanent le vendredi 05 avril 2019. La réunion qui était élargie aux responsables de Dakar, a passé en revue la situation syndicale nationale, parlé de la préparation de la fête du 1er Mai 2019 avant de dégager des perspectives en rapport avec notre plateforme et la mise en place du gouvernement.

Ainsi, à l’issue de la rencontre, les camarades du Président Cheikh Seck ont invité l’Etat, avec la mise en place du nouveau gouvernement, «à s’engager à l’application des accords et à la résolution des revendications pour contribuer à apaiser le climat social dans le secteur».

En d’autres termes, indique un communiqué dudit Syndicat transmis à la Rédaction de Actusen.sn, ils invitent Mahammad Boun Dionne et sa nouvelle équipe «à  utiliser la «Fast track» pour résoudre les différends qui opposent l’Etat au monde du travail».

Le Sdt3s qui salue la reconduction d’Abdoulaye Diouf Sarr comme ministre de la Santé et de l’Action sociale, encourage celui-ci à continuer les discussions déjà entamées autour des plateformes revendicatives.

Tout au plus, il recommande aux travailleurs à rester vigilants pour répondre à tout mot d’ordre émanant du syndicat. Et exhorte les organisations syndicales à aller à l’essentiel en potentialisant leurs efforts en vue de faire aboutir les revendications légitimes des travailleurs de la santé et du secteur social. Le SDT3S invite, enfin, l’opinion publique à rester vigilante face à toute politique de désinformation et de manipulation.

Deuxième édition du festival AlimenTerre : le Cncr vers une amélioration de la sécurité alimentaire et une réduction de la pauvreté en milieu rural au Sénégal.

https://actusen.sn Avec ses partenaires Sos faim et Wallonie Bruxelles international (Wbi), le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) a organisé ce lundi au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices), la cérémonie officielle de la deuxième édition du festival AlimenTerre.

Axé sur le thème : «enjeux et défis de l’alimentation dans le monde, ce festival a pour objectif principal de contribuer au développement d’une citoyenneté internationale engagée dans la promotion d’un système agroalimentaire plus juste et durable à travers le partage et la mise en débats des initiatives prises par des agriculteurs en vue d’améliorer la sécurité alimentaire et réduire la pauvreté en milieu rural au Sénégal.

A noter qu’une semaine après le festival, 2 régions (Saint-Louis et Kaolack) choisies par le Comité de pilotage (Copil) vont abriter l’événement en se reposant sur les fédérations membres du Cncr, qui ont déjà l’expérience d’organisation de ce type de programme.

MALTRAITANCE ET EXPLOITATION DES ENFANTS : La société civile interpelle l’Etat 

http://www.enqueteplus.com La société civile, notamment la Rencontre africaine pour la défense des Droits de l’homme (Raddho) et le Comité départemental de protection de l’enfant (Cdpe) de Dakar, interpelle l’Etat sur la situation des enfants de la rue et des mendiants.

Le 22 juillet 2016, le chef de l’Etat avait décidé de retirer les enfants de la rue. Mais cela s’est vite estompé. En dehors de cette décision, la coordonnatrice chargée des programmes enfants au niveau de la Rencontre africaine pour la défense des Droits de l’homme (Raddho) rappelle que, depuis 10 ans, le statut des lois portant sur des ‘’daara’’, pour cadrer leur gestion et leur ouverture, a été pris. Mais depuis lors, on peine à adopter ce texte. ‘’Ce qui ressemblerait à une minimisation des droits des enfants. Un pays qui aspire à l’émergence, à un développement durable, devrait pouvoir investir sur ses enfants. Pour ce faire, le premier pas, c’est d’abord de les protéger contre toute forme de discrimination, d’exploitation, de maltraitance. L’Onudc, dans l’un de ses rapports d’études, a affirmé que la mendicité des enfants rapportait plus de 5 milliards de francs Cfa par an, rien que dans la région de Dakar. Alors, il y a lieu de se poser des questions’’, déclare Mame Kouna Thioye.

La coordonnatrice chargée des programmes enfants de la Raddho intervenait hier, lors d’un atelier de sensibilisation des journalistes sur le traitement des informations liées aux enfants. Sur ce, Mme Thioye souligne que les enfants à qui on doit protection, éducation, soins, affection, sont ‘’utilisés’’ pour qu’ils ‘’se prennent en charge’’ et, au-delà même, ‘’prennent en charge des familles entières’’. ‘’On se demande où est l’Etat. Nous l’interpellons, parce qu’il est temps d’agir. Le chef de l’Etat à parler de ‘Fast track’ par rapport à son second mandat. Nous attendons de voir ce ‘Fast track’ sur ces enfants. L’image que reflète le Sénégal, avec tous ces milliers d’enfants qui sont dans la rue, égratigne le pays qui est réputé être celui de la ‘téranga’. Il est temps qu’on retire tous ces enfants de la rue et qu’on mette fin à leur mendicité. C’est un combat pour la dignité humain. Car ces derniers subissent des traitements dégradants et inhumains’’, dit-elle.

En effet, cette défenseure de la cause infantile signale que l’enfant a des droits et des besoins. Et pour mieux prendre en charge ses besoins spécifiques, il y a des textes telles que la Convention relative au droit de l’enfant, la Charte africaine sur les droits et le bien-être de l’enfant. Ceci pour un peu intégrer les réalités socio-culturelles de l’Afrique. ‘’Ces textes ont été adoptés respectivement par les Nations Unies (Nu) et l’Union africaine (Ua). Et l’Etat du Sénégal est partie de ces conventions. L’état d’application des dispositions relatives à la protection des droits de l’enfant est différent d’un Etat à un autre. Mais, au Sénégal, le constat est qu’il y a une non application des lois. Ce qui constitue des contraintes majeures pour avoir des résultats positifs en termes d’amélioration de leur situation’’, ajoute-elle.

Dès lors, Mme Thioye affirme qu’il y a une ‘’grande partie’’ des enfants qui ‘’sont laissés en rade’’. Or, l’un des principes fondamentaux qui régissent le droit des enfants, que ce soit dans la convention ou dans la charte, c’est celui de non-discrimination.

‘’Il n’y a pas une réelle politique’’ de protection de l’enfant

En réalité, le constat est qu’au Sénégal, d’après le point focal du Comité départemental de protection de l’enfant (Cdpe) de Dakar, Raoul François Latouffe, ‘’il n’y a pas une réelle politique’’ de protection de l’enfant. ‘’Parce qu’il n’y a pas de synergie au niveau des interventions. Celle-ci ne peut se faire qu’au niveau local, à partir des comités départementaux de protection de l’enfant. Au Sénégal, il y a plus de  53 000 enfants qui sont dans la rue, laissés pour compte. Il n’y a pas eu cette politique sociale de prise en charge des enfants. Nous demandons que les parents prennent leurs responsabilités. Ce sont eux qui confient les enfants à des personnes qui les maltraitent’’, fait-il savoir.

Il faut rappeler que, selon la cartographie des ‘’daara’’ réalisée en 2014 par la Cellule nationale de lutte contre la traite des personnes (Cnltp), il est dénombré 54 837 enfants talibés répertoriés dans la région de Dakar. Parmi ces derniers, il y a 38 079 garçons et 16 758 filles. Et 50 % de l’effectif global pratique la mendicité. Un autre recensement effectué entre 2016 et 2017 a permis d’identifier plus de 14 000 talibés mendiants à Saint-Louis.

Dans ce processus de transformation sociale, de changement de paradigme par rapport à la protection de l’enfant, les médias ont un rôle important à jouer. Ce qui justifie le fait que ces acteurs ont pensé à travailler avec les comités départementaux de protection des enfants pour partager avec les professionnels des médias. Ceci pour voir comment les journalistes peuvent apporter leur contribution significative à ce combat. Mais tout en respectant les principes qui régissent la protection des droits de l’enfant. ‘’Le changement de communication commence par une communication de proximité. Au niveau institutionnel, l’Etat doit aussi se mettre en avant par rapport à la question’’, soutient le point focal du Cdpe.

ADAMA BARROW,PRESIDENT DE LA GAMBIE : «MACKY ET MOI ALLONS FAIRE RENAITRE LA SÉNÉGAMBIE»

http://www.emedia.sn La Diplomatie, c’est d’abord la proximité. Le président de la République voisine de la Gambie l’aura rappelé dans une audience accordée au ministre des Sports, Matar Bâ en présence de l’Association nationale de la presse sportive sénégalaise, partie à Banjul participer à la 10e édition du gala de son pendant en Gambie, la SJAG. Au cours des échanges, Adama Barrow a rappelé ses relations très fraternelles avec son homologue sénégalais, avec qui il entend rebâtir les fondements de la Sénégambie. Extraits.

LA VISITE DE L’ANPS ET DU MINISTRE DES SPORTS

« Je suis très honoré de votre visite. Je suis ici, chez moi (Makamang Kunda), en week-end, dans le cadre politique. Vous voir ici est le symbole même des relations qui j’entretiens avec mon grand-frère, le Président Macky Sall. Et je voudrais vous féliciter pour la confiance qu’il a placé en vous. Il vous a reconduit à votre poste de ministre des Sports, car, il vous fait confiance et parce que vous avez fait un bon travail. Il a récompensé votre mérite. Le Président Macky Sall, c’est mon frère, mon ami, mon conseiller. Parce qu’il a l’expérience et il m’accompagne. »

LE SOUTIEN DE MACKY À SES DÉBUTS DANS L’ADMINISTRATION

« Moi, je n’ai jamais été dans l’administration. Je suis issu du secteur privé. Mais par la volonté de Dieu, je me retrouve à la plus haute fonction administrative de mon pays. Dans ces circonstances, on aura toujours besoins d’expérience qui ne s’apprend dans aucune école au monde. C’est plutôt par la pratique. Et mon grand frère, Macky Sall m’aide, par son expérience et son parcours, dans cette mission. Tous les deux, nous sommes engagés pour faire renaître la Sénégambie et la porter à un niveau jamais égalé. C’est cela notre mission aujourd’hui, pour que demain, les générations qui vont suivre, puissent achever la tâche. »

LA MISSION DES POPULATIONS

« Je voudrais que vous portiez au Président Macky Sall mes chaleureuses salutations et mes remerciements. Car, ce que les deux associations de journalistes sportifs sont entrées de faire, c’est pour unir davantage nos deux pays qui sont un seul et même peuple. Macky Sall et moi, nous ne sommes que deux. Et à nous deux, on ne peut rien faire. En revanche, si toutes nos populations, comme vous êtes en train de le faire, se retrouvent ensemble, avec nous, nous arriverons à cette unité entre nos deux pays. Parce qu’on ne peut pas prêcher l’unité ailleurs, avec les autres, si on ne commence pas pas nous-mêmes, ici. »

« Ce que le Premier ministre du Sénégal m’a dit »

« Il y a quelques jours, j’étais à Dakar pour la prestation de serment du Président Macky Sall. Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne avec qui je discuté m’a dit : “Président Barrow, merci d’être là, car c’est très important. Votre présence est plus importante même que celle du Président Donald Trump. Car, si vous n’étiez pas là, on allait se demander : « Mais où est le Président Barrow ? » ”. Parce que tout le monde se rendrait compte de votre absence. En revanche, si le Président Trump ne vient pas, personne ne s’étonne. Personne ne s’en rend compte ». C’est vous juste vous dire l’importance que représentent les relations entre le Sénégal et le Gambie et le rôle de leader que joue le Président Macky Sall pour qu’on soit uni. Et ensemble, nous y arriverons. Et nous remercions les journalistes sportifs sénégalais et leur disons qu’ils sont la bienvenue en Gambie, chez leurs frères de la presse sportive gambienne ». BN FAYE

Rewmi : Abdourahmane Diouf quitte Idrissa Seck

Chers amis,

Par cette présente, je vous annonce mon départ du Parti Rewmi. Cela a pour conséquence directe de libérer les mandats que le Président Idrissa Seck m’avait généreusement confié : Porte-Parole, Coordonnateur de la Cellule des Cadres, Co-Responsable de la Commission de Collecte de Fonds et Responsable du Département de Rufisque.

Hier soir, Dimanche 21 Avril 2019, j’ai rencontré le Président Idrissa Seck, à son domicile. Nos riches échanges ont été teintés d’humanisme, de générosité, de convivialité, d’amitié et …d’émotion. Je lui ai communiqué ma décision. Il l’a comprise. J’ai sollicité ses prières. Il m’en a formulées. Notre amitié et notre estime sont réciproques. Elles le resteront. Je voudrais ici lui dire toute ma gratitude et toute ma reconnaissance. Il m’a toujours témoigné de sa confiance. J’ai fait de mon mieux pour la mériter. Il m’a accompagné dans mes nombreuses responsabilités au niveau du parti. Il m’a donné l’opportunité de travailler pour l’Etat du Sénégal ; immense honneur pour moi qui avait un parcours international. Il m’a conseillé et guidé. Il m’a confié sa parole. Tâche délicate et parfois ingrate. Mais nous avons su rester en harmonie, dans le cadre d’un protocole de référencement rigoureux et sans concession. Avec lui, j’ai vécu des moments exaltants de vie politique. Merci à vous Idrissa. Et Que Dieu vous préserve et vous donne le meilleur !

J’aimerai dire ici mon immense fierté d’avoir travaillé avec des cadres éminents au niveau de la CECAR. Sans orgeuil, et avec beaucoup d’intelligence, ils ont adhéré au projet et y ont apporté toute leur expertise. Leur disponibilité et leur compétence ont été à l’origine du Programme de haute facture présenté par le candidat Idrissa Seck. A tous ces cadres d’ici et d’ailleurs, aux membres du bureau à tous ceux qui ont contribué sans avoir des attributions précises, je dis merci.

Mes remerciements vont aussi aux membres de la Commission de collecte de fonds. Merci à vous d’avoir accompagné notre campagne électorale.

Mes pensées vont à ces militants du parti Rewmi, anonymes, travaillant dans les coulisses et qui m’ont toujours rappelé les valeurs d’un engagement patriotique. Ce sont eux qu’on ne voit ni n’entend et qui font pourtant le boulot.

J’ai été dans un parti politique, mais j’ai été soutenu et encouragé par des Sénégalaises et des Sénégalais, non encartés dans des partis politiques et qui m’ont rendu toujours plus forts à travers leurs encouragements. J’espère avoir été la hauteur de leurs attentes.

Les séparations sont souvent douloureuses. Celle-ci ne fait pas exception à la règle. Mais elle a le mérite d’être cordiale, responsable, non-contentieuse, fluide, sincère, assumée. Ni rancune ! Ni rancœur ! Ni amertume ! Et sans arrière-pensée aucune. Elle ferme une porte et ouvrira peut-être des fenêtres.

Une certitude : ma foi au Sénégal et l’attachement à ma patrie. Ma disponibilité pour les combats d’aujourd’hui et de demain ne fait aucun doute. Travailler à la grandeur du Sénégal est un sacerdoce chez moi. Sans hésitations ni murmures, je resterai au chevet de mon pays, pour apporter ma contribution, à la dimension de mes moyens. Vous le savez déjà et je vous le réitère, à chaque fois qu’il me sera donné l’opportunité d’agir dans un cadre public, je garderai mon patriotisme chevillé au corps, et je mettrai les intérêts du Sénégal au-dessus de tout.Le Sénégal d’Abord !!!

Abdourahmane Diouf quitte Rewmi : Idy exprime ses « regrets et tristesse »

http://www.seneweb.com Rewmi d’Idrissa Seck dit avoir éprouvé un sentiment de « regrets » et de « tristesse » après la démission du parti de son désormais ex-porte-parole et coordonnateur des cadres Abdourahmane Diouf.

Le porte-parole adjoint de Rewmi, Daouda Bâ, contacté par SeneWeb, reconnaît que c’est difficile de constater la démission d’un camarade de parti comme Abdourahmane Diouf.

« Nous le remercions pour tout ce qu’il a fait pour le parti et pour le candidat Idrissa Seck à travers notamment son programme de campagne », a-t-il dit.

Pour Daouda Ba, le docteur Diouf s’est toujours donné à fond pour leur formation.

« Nous éprouvons un sentiment de regrets et de tristesse, je dirais, mais ainsi va la vie. En politique, il y a des départs, des arrivées, martèle-t-il. Il y aura d’autres qui vont certainement venir travailler aux côtés d’Idrissa Seck pour l’accompagner dans le projet politique qu’il a pour le Sénégal. »

Babacar Gaye (Pds) : « Macky doit accorder à Wade les mêmes faveurs qu’il offre à Diouf »

http://www.seneweb.com La situation financière de Wade pose question. L’ancien chef de l’État serait fauché au point, en déduisent d’aucuns, qu’en séjour au Sénégal, il a fait tirer en longueur son séjour à l’hôtel avant de regagner récemment sa maison à Fann Résidence. Sans confirmer ni infirmer que le secrétaire général du Pds est fauché, Babacar Gaye s’indigne que Macky Sall accorde à Abdou Diouf des faveurs qu’Abdoulaye Wade n’a pas de lui.

Ligue Démocratique Debout: « Macky veut le pouvoir absolu..

dakarmatin publie ci-dessous, la déclaration de la Ligue Démocratique Debout (LD-Debout), reçue ce 22 avril 2019, sur la situation sociopolitique nationale.

« Après toutes les dérives monumentales et les manquements graves décriés sur le processus électoral, à peine sorti d’une réélection problématique sans gloire, le Président Macky Sall, plutôt que de s’attaquer aux véritables problèmes du pays (institutions inefficaces, inutiles et budgétivores, extrême pauvreté, chômage massif des jeunes, économie au service des étrangers, accès aux services sociaux de base, contentieux social avec pratiquement tous les syndicats de travailleurs), a repris  du service, hélas mais dans ce qu’il sait faire : de la politique, rien que de la politique politicienne.

Une Nation ne vit pas que de politique ! Toujours fidèle à ses limites objectives qui l’empêchent de prendre la hauteur qu’exige la stature de chef d’Etat d’une République démocratique et pathologiquement aveuglé par un désir excessif de pouvoir sans limites, le voilà qui  vient d’engager, à la surprise générale, et à titre personnel, pour tout un peuple, une révision constitutionnelle, sans débat, ni concertations à aucun niveau, pour, à sa seule guise, modifier unilatéralement le régime politique en vigueur et ainsi imposer une nouvelle gouvernance solitaire et personnalisée. Exactement, tel un despote dans une sombre dictature : la majorité partisane obéira, les alliés, même humiliés, le remercieront et applaudiront ; quant aux contempteurs, ils ont perdu toute capacité de réaction !

Suivant, en effet, un cheminement stratégique pleinement assumé, après avoir cassé et neutralisé toutes les forces progressistes, démocratiques et citoyennes du pays, cette dernière initiative lui permettra, sans nul doute, de disposer désormais de tous les leviers de pouvoir de l’Etat et de la Nation, entre ses mains, lui tout seul. La réforme ainsi engagée viendra consolider et parachever l’installation d’une dictature, certaine au Sénégal.

Sous ce rapport, son appel au dialogue, ressassé depuis un certain temps à l’occasion de chaque sortie publique, n’est  ni plus, ni moins qu’une pure duperie. D’ailleurs, tous les observateurs avertis et sérieux peuvent le constater : lorsqu’il s’agit de questions essentielles telles que le gaz et le pétrole ou l’implication outrancière de la famille dans la gestion de l’Etat, soit il décide en solitaire, soit il occulte le débat.

La dernière réforme, en date, en est une parfaite illustration. Un appel au dialogue comme pour dire aux sénégalais : « attendez, je vais modifier la Constitution, changer la nature du régime politique pour pouvoir gouverner tout seul ; et après, « vous viendrez, on va dialoguer » ! Mais dialoguer sur quoi ? Du report déjà programmé des élections locales ? Quelle conception de la gouvernance démocratique ?

Pire, dans la plupart du temps, lorsqu’il s’engage, c’est pour se dédire, dès que possible ou alors  dès que des intérêts stratégiques sont en jeu ; au point qu’il est devenu légitime de s’interroger sur la valeur morale de ses engagements pris et de sa parole donnée ?

Il en est de même de l’appel tonitruant à la responsabilité, au civisme et à la citoyenneté, à la salubrité  publique et au désencombrement de la voie publique, adressé aux sénégalais et plus particulièrement aux jeunes. De nouvelles valeurs découvertes et vivement attendues des sénégalais ? Il s’agit là d’excellentes trouvailles qui méritent des félicitations. Toutefois, il convient de rappeler à ce nouveau pédagogue des temps modernes qu’à ce jour, il est le seul tristement célèbre responsable politique à avoir désobligé les membres d’un bureau de vote pour accomplir  un devoir dit « citoyen » par la force des muscles de ses gardes – corps alors qu’il n’avait pas les documents requis pour accomplir cet acte !

Ironie du sort, au même moment, le camarade Amath Dansokho, qui était dans la même situation à Kédougou, a préféré sagement, en homme politique responsable, rebrousser chemin pour revenir à Dakar, sans voter. Si certains ont du oublier cette grave forfaiture, pourtant si fraiche encore dans les mémoires, les comptes – rendus de presse sont toujours disponibles pour le rappeler. Voilà une forfaiture qui montre et démontre, avec force et éloquence, qu’en matière de bonne conduite conforme à la responsabilité du citoyen vertueux, aucun sénégalais, ni aucun jeune de ce pays n’est jamais descendu aussi bas ! Trop bas !!!

Bien évidemment, un tel comportement n’est pas républicain ; et dans d’autres contextes, la suite de l’histoire aurait été autre. Mais surtout, le rappel de cette grave entorse à la bonne conduite simplement attendue du citoyen en République en dit long, si besoin en était, sur tout ce qui se passe au  Sénégal, depuis 2012 et qui perdure encore malheureusement. Il n’est donc véritablement point de surprise ; seules nouveautés : un enterrement douloureux en première classe, certes progressif mais résolu, des souteneurs de la galaxie Benno Bok Yaakar, une suprême humiliation des transhumants et un sacrifice fratricide des fidèles compagnons de la première heure, tous à l’autel du pouvoir absolu !

Au demeurant, il faut rester debout ! La fonction de président de la République ne confère à quiconque un titre foncier sur le pays et le Sénégal n’appartient à personne en particulier. L’histoire nous enseigne en effet que chaque peuple a son propre agenda et quand il décide de le dérouler, rien ni personne ne peut l’arrêter ! Inéluctablement, il parvient à recouvrer sa légitimité et sa souveraineté, à l’instar aujourd’hui des Algériens et des Soudanais, avant eux les Burkinabè, pour ne citer que ces exemples. Mais cela requiert de l’engament dans le militantisme et du patriotisme dans l’action politique et citoyenne, notamment des élites, de la jeunesse et des forces progressistes.

A cet égard, et en considération de tout ce qui précède, LD – Debout appelle à la mobilisation générale et milite pour un sursaut national des progressistes et des patriotes, éparpillés dans plusieurs organisations, devenues sans envergure, ni épaisseur, atomisées qu’elles sont, par l’action de neutralisation des forces politiques et citoyennes, entreprises par le régime actuel, pour un seul et unique objectif : construire des blocs politiques forts capables de porter, dans l’unité d’action, le combat pour faire face à une dictature certaine qui ne se fixe plus aucune limite : ni légale, ni morale, ni éthique.

Cette œuvre de salut dont le Sénégal a urgemment besoin requiert de la part des acteurs politiques beaucoup d’humilité et de générosité, de la grandeur et de l’ouverture d’esprit, du don de soi et de l’oubli de soi : pour la nation et la patrie ; pour la démocratie et la justice sociale ; pour la République et l’Etat de droit.

Dans cette perspective, LD – Debout lance d’ores et déjà un appel solennel à tous les camarades qui partagent encore les idéaux, les valeurs et les principes qui ont toujours réunis les militants de la LD/MPT, qui se sont trompés de bonne foi, ou qui ont été abusés et égarés par certains éléments de la direction, qui n’ont pas su mesurer toute la  responsabilité de leurs actes  et des conséquences qu’ils pouvaient engendrer, en décidant, contre vents et marées, de saborder le parti pour des intérêts personnels.

Il s’agit en définitive, en héritiers légitimes d’une longue tradition de lutte, de poursuivre ensemble l’œuvre des pères fondateurs, courageusement entreprise et fièrement portée  depuis des décennies, au prix de lourds sacrifices, dans la fidélité, l’honneur et la dignité.

Enfin, LD – Debout adresse le même appel pressant à tous les militants progressistes qui ont subi le même sort dans leurs organisations respectives pour les mêmes raisons, et plus généralement, aux patriotes, notamment aux acteurs des Assises nationales, pour bâtir  ensemble, dans un élan nouveau et solidaire, une véritable force politique crédible, adossée aux masses populaires et aux travailleurs, au tour notamment des conclusions des Assises Nationales, qui restent à ce jour la plus grande commande citoyenne au Sénégal, comme alternative au libéralisme et aux nouvelles formes d’entreprenariat politique « émergentes » des prédateurs des ressources du pays. »

Suppression du poste de Premier ministre:Le projet de loi transmis à l’Assemblée

Le projet de révision de la Constitution devant aboutir à la suppression du Poste de Premier ministre a été transmis à l’Assemblée nationale en fin de semaine. D’après Libération qui rapport l’information, la Conférence de l’Assemblée sera convoquée incessamment.

LA BELLE HISTOIRE DE MACKY PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, EMMANUEL DESFOURNEAUX

EXCLUSIF SENEPLUS – Il est évident que Macky a beaucoup appris de son premier mandat – Une fois de plus, il est là où on ne l’attend pas, avec un art de l’anticipation avérée et de la manœuvre orfévrée

La surprise du chef ! Elle est énormissime. Ne voilà-t-il pas que, en tout début de second mandat, Macky Sall annonce urbi et orbi, aux sénégalais encore anémiés par une longue campagne présidentielle, précédée elle-même par de multiples révisions de la loi fondamentale, et entremêlée de combats judiciaires épiques, son intention de supprimer le poste de premier ministre. Quelle mouche tsé-tsé l’a piqué ! Une fois de plus, Macky Sall est là où on ne l’attend pas, avec un art de l’anticipation avérée et de la manœuvre orfévrée.

Sous l’arbre à palabres, les griots politiciens, survoltés par la réélection de Macky Sall, et déjà sous les starting-blocks à l’horizon de la nomination gouvernementale avec le renfort de leurs marabouts attitrés, criaient un troisième mandat avant même la cérémonie de la prestation de serment. Les femmes, souteneuses de Macky Sall, fières de leurs cartons d’invitation personnalisés pour Diamniadio, préparaient pendant des heures, voire des jours, le parfument de leurs parures de Thiouraye. La femme a fait gagner le président sortant de l’aveu même de celui-ci, il serait donc légitime d’espérer le renvoi de l’ascenseur ! Des noms circulaient : Aminata Touré à la primature…

Et pourtant, dans le plus grand secret de ces douces journées préparatives et festives de Diamniadio, profitant des alizées océaniques où chacun se réfugie la nuit tombante dans son foyer, un chamboulement de la vie politique sénégalaise sans précédent se préparait. Macky Sall n’arrête jamais. Il donne le tournis ! Il se dote d’un nouvel attelage gouvernemental, se sépare de son cabinet et de ses ministres-conseillers, et surtout donc charge le nouveau premier ministre de la lourde mission de se faire hara-kiri : quitter la primature pour rejoindre le bureau au premier étage du secrétariat général de la présidence. Le voilà relégué au poste de surintendant du pouvoir sénégalais ! Mahammed Boun Abdallah Dionne ne serait plus à la tête d’un exécutif partagé mais deviendrait l’équivalent du chef de cabinet de la Maison-Blanche, c’est-à-dire le personnage le plus important de l’administration sénégalaise.

A l’annonce de cette nouvelle, dans les Ndiaga-Ndiaye, les regards incrédules de certains passagers se croisèrent, d’autres levèrent leurs mains au ciel en ponctuant leurs incantations par le mot rek. Les radios rappelèrent dare-dare leurs analystes-maison pour décrypter cette mesure inattendue. Beaucoup y virent une perfidie républicaine, d’autres un plan pour sa réélection en neutralisant les ambitieux de son propre camp. Les plus optimistes plutôt une clarification des institutions sénégalaises.

Le déroulé de la vie politique de Macky Sall est assez proche de la succession des récits du conte : « La Belle Histoire de Leuk-Le-Lièvre ». En 2012, il fut désigné successeur de Me Abdoulaye Wade, semblable au lièvre tombé à la dernière minute d’un arbre, en ayant grillé la politesse aux mastodontes de la politique sénégalaise. Durant son premier mandat, il fut accompagné de la princesse des génies, Mame-Ramdatou. Pour conserver son pouvoir, il rusa, comme le lièvre déterminé à garder ses nouveaux membres qui lui accordaient plus de capacités. Il emprisonna ses adversaires les plus coriaces sur des motifs légitimes de lutte contre la corruption, la rue ayant arbitré en sa faveur. Il modifia le code électoral et la constitution sous des prétextes démocratiques que personne ne pouvait en réalité contester. Lors de l’élection présidentielle de février, sous la menace du retour de Me Abdoulaye Wade, les deux plus rusés de la politique sénégalaise enterrèrent la hache de guerre. La voie royale était ouverte pour une réélection.

Le début de ce deuxième mandat, dernier de Macky Sall, n’est-il pas à rapprocher du chapitre 21 « La conversion de Leuk » ? Et si la suppression du poste de premier ministre était réellement animée par de bonnes intentions ? Il est très prématuré de tirer des plans sur la comète tant cette réforme ne change pas fondamentalement l’équilibre des pouvoirs. En effet, le régime politique sénégalais a emprunté à bien des égards à celui mis en place par la Constitution française de 1958, à la différence près que le premier ministre sénégalais, à l’opposé de son homologue français, n’a jamais déterminé et conduit la politique de la Nation. Le régime politique sénégalais était, avant la suppression du poste de premier ministre, quasi présidentiel.

Certes, avec la disparition d’un premier ministre à la sénégalaise, les mécanismes de contre-pouvoir dévolus à l’Assemblée nationale pour contrôler l’action gouvernementale, vont périr. L’introduction du fait majoritaire, une correspondance parfaite entre la majorité présidentielle et législative, avait toutefois rendu ces mécanismes quasi inefficaces, voire protocolaires. Depuis Léopold Sédar Senghor, qui défait les 1ers Ministres ? Le Président ou le Parlement ? L’ancien président Wade avait déjà songé à rendre le régime plus proche de celui des Etats-Unis d’Amérique avec le ticket Président et Vice-président abandonné le 23 juin 2011. Macky Sall n’a pas été jusque-là car apparemment sa succession n’est pas à l’ordre du jour !

Certains y voient une mesure anticipative face aux élections législatives que l’opposition pourrait emporter. A cette heure-là, l’opposition est aux abonnés absents. Mais si un tel cas se produisait, cela ne changerait rien avec ou pas un premier ministre à la tête de l’exécutif. La cohabitation à la française est impossible au Sénégal, le système politique serait paralysé car le premier ministre n’est pas habilité à conduire la politique de la Nation. Il faudrait envisager des élections présidentielles anticipées pour démêler ce nœud constitutionnel ! Nous serions donc dans un cas similaire avec ou sans premier ministre.

Aujourd’hui, le contre-pouvoir ne se trouve pas seulement dans la suppression du pouvoir de dissolution de l’Assemblée nationale par le Président de la République, mais surtout dans l’existence d’un bicaméralisme où l’opposition pourrait être majoritaire dans l’une des deux chambres comme en France ou aux Etats-Unis. C’est le Sénat français qui, dans ses commissions parlementaires, a bousculé la tête de l’exécutif et de son entourage dans l’affaire Benalla. Ce qui a été impossible à l’époque où Macky Sall était président à l’Assemblée nationale lors de l’affaire Karim Wade, devrait l’être aujourd’hui sous le nouveau régime présidentiel, au-delà de considérations politiciennes pour une mise en cause de la responsabilité personnelle des Ministres.

Par ailleurs, le pouvoir judiciaire sénégalais, sous ce régime présidentiel, doit voir son indépendance renforcée avec une première mesure symbolique : le départ du président de la République du Conseil Supérieur de la Magistrature. Le nouveau garde des Sceaux ne semble pas en faire une priorité. Dommage ! Enfin, au niveau du bureau exécutif de la Présidence, un toilettage s’impose. Le nouveau secrétaire général de la présidence cumulera certaines anciennes fonctions du premier ministre à la sénégalaise et du secrétaire général à la présidence. Il sera un super chef de cabinet. Dans ce contexte, à quoi serviront les doublons de Ministres-conseillers, et de Directeur de cabinet et de chef de cabinet. Dans l’esprit de la nouvelle doctrine de « fast track », l’administration, a fortiori celle du Président, doit être simplifiée pour une instruction et exécution rapides ! Pas besoin d’un mille-feuille inutile et budgétivore !

Dans le conte de Senghor et de Sadji, le lièvre Leuk, à la toute fin du récit, repart faire un voyage pour compléter son instruction. Il a acquis depuis ses premières aventures une sagesse certaine. Il est évident que Macky Sall a beaucoup appris de son premier mandat présidentiel : les accusations entre ministres, les retards d’exécution… Ce nouvel état d’esprit insufflé par le Président ne peut être qu’une première étape vers un changement plus profond de la société sénégalaise. C’est ainsi qu’il faut interpréter les nouvelles mesures sur l’obtention des passeports diplomatiques et autres.edesfourneaux@seneplus.com

La souffrance de nos diplomates..

Considérés de l’extérieur comme les « enfants gâtés » de la République, les chanceliers des Affaires étrangères se battent en interne pour un meilleur plan de carrière ainsi qu’une revalorisation financière. Un milieu qui ne s’exprime habituellement qu’à mots savamment calculés et télégrammes diplomatiques confidentiels. 

Enquête sur un corps qui souffre en silence.

On parle souvent de grande muette en faisant allusion à l’armée. Une formule bien consacrée à ce corps qui communique à peine. Mais dans la vie civile, la diplomatie est également considérée comme telle. Une forteresse d’où presque rien ne fuite. Une communication totalement millimétrée. Dans ce bâtiment situé au cœur de la ville de Dakar, on y retrouve des diplomates répartis en trois corps : les conseillers des Affaires étrangères qui sont de hiérarchie A de même que les Conseillers adjoints des Affaires étrangères et viennent enfin les Chanceliers des Affaires étrangères (hiérarchie B). Une répartition qui est née du décret 77-929 du 27 octobre 1977 portant Statut particulier des fonctionnaires du Cadre des Affaires étrangères. A ce jour, le deuxième corps, par défaut d’une organisation régulière du concours permettant d’y accéder, ne compte aucun titulaire.  Mais sur cette enquête, on s’intéresse plutôt aux chanceliers ; un corps méconnu du grand public et qui cache beaucoup de mystères.

Ce corps, non sans être bavard ; accepte de parler de ses problèmes qu’il vit depuis des années.

« Ce sont des gens nommés pour récompenser leur engagement politique. On a des consuls qui n’ont aucun niveau… »

Plan de carrière…

Ils sont chics, toujours tirés à quatre épingles. Ces jeunes chanceliers qui sont sortis de l’ENA (école nationale d’administration) (cycle B) font des envieux tellement ils incarnent le mythe du grand diplomate. Et pourtant, ils sont bloqués à l’étage du premier secrétaire, souvent, à vie. Aucun avenir, aucune évolution, aucun plan de carrière motivant pour ces diplomates. Le mythe s’effondre car certains ont, malgré tout, envie de laver un peu leur linge sale en public. Ils se sentent bien frustrés car se considérant comme la cheville ouvrière de tout travail diplomatique. Dans un mémorandum que l’Amicale des Chanceliers des Affaires étrangères du Sénégal a adressé à la tutelle, elle déplore le fait que « la seule voie de promotion interne des Chanceliers des Affaires étrangères est de passer directement au corps des Conseillers des Affaires étrangères, par le biais du concours professionnel du cycle A de l’ENA. Or, faisant le recoupement de cette situation avec le ratio entre, d’une part, le nombre de Chanceliers que chaque promotion du cycle B de l’ENA injecte dans le système (13, en moyenne) et, d’autre part, le nombre de place(s) à pourvoir dans la section Diplomatie à chaque session du concours professionnel du cycle A (03, en moyenne), il est clair que bon nombre de Chanceliers des Affaires étrangères n’auront aucune passerelle pour s’ouvrir à d’autres perspectives de carrière. ». Et, c’est ce que notre source considère comme une des contraintes majeures qui les empêche d’avancer comme ils le souhaitent. Même si elle se garde de ternir l’image de ce vénérable ministère, elle assure que : « parmi toutes les sections à l’ENA, c’est seulement la section diplomatie qu’il y a autant de contraintes. C’est pourquoi les chanceliers sont découragés, ils se présentent presque plus au concours ».

Autre problème que les chanceliers rencontrent, c’est le défaut de nomination à des postes de responsabilité. Sur des postes consulaires qu’ils pourraient occuper, la plupart reviennent à des politiciens qui ne connaissent pas grand-chose dans ce secteur. Un chancelier qui s’est confié à SenEnquete révèle que sur une quinzaine de consulats que compte le Sénégal dans le monde « il n’y a que deux chanceliers ; Boubou Sangote à Lusala (Zambie) et Massamba Sarr à Casablanca (Maroc) qui sont Consuls généraux. Tout le reste ce sont des politiciens ». Un avis que semble conforter un autre qui se plaint de ces nominations subjectives. « Des politiciens pris sur le tas. Ce sont des gens nommés pour récompenser leur engagement politique. On a des consuls qui n’ont aucun niveau. C’est l’exemple de celui d’Abidjan » fulmine-t-il. Une situation qui fait que beaucoup sont partis à la retraite sans jamais avoir le titre de consul, de vice-consul ou même de chef de bureau consulaire. Selon les statistiques du ministère des affaires étrangères, on compte 118 chanceliers au total répartis dans les quatre coins du globe. 52 sont dans les ambassades et représentations sénégalaises, 25 dans les consulats et 41 en portion centrale c’est-à-dire ceux qui sont au ministère.

« Il faut savoir que dans certaines régions, l’indemnité de logement est supérieure au salaire. Si on est soutien de famille, on s’en sort difficilement »

Des conditions économiques… compliquées

Sous les ors du ministère des Affaires Etrangères, se cachent parfois des misères pour ces chanceliers. Certains nous confessent des anecdotes inédites de leur quotidien de diplomates. Parmi les révélations les plus marquantes, on note que : « Il arrive que l’on soit en réunion avec d’autres pays pour préparer un évènement. A la fin de la réunion, il n’y a que le chancelier sénégalais qui prend le train pour rentrer car n’ayant pas de quoi s’acheter une voiture comme les autres. Par exemple, il n’y en a qui habitent à 10 km de l’ambassade rien que pour économiser des sous ».  Une situation que vivent surtout ceux qui sont affectés à l’étranger. Une paupérisation de leurs métiers. Dans certains pays où la vie coûte excessivement chère notamment certaines villes en Europe, ces chanceliers rencontrent parfois des situations difficiles. En atteste ce témoignage d’un des leurs : « Le chancelier qui est à Casablanca à 300 000 francs CFA d’indemnité de logement alors qu’un logement décent à Casablanca tourne autour de 500 000 FCFA. En Europe, l’indemnité peut tourner jusqu’à 1500 euros et c’est difficile de trouver un logement adéquat dans certaines zones. Et il faut savoir que dans certaines régions, l’indemnité de logement est supérieure au salaire. Si on est soutien de famille, on s’en sort difficilement ».

Résultat des courses, ils quittent le corps diplomatique pour se consacrer à une autre carrière. Au grand malheur de la diplomatie sénégalaise. Un état de fait qui sera sans doute sur la table du nouveau chef de la diplomatie sénégalaise. Lors de sa passation de service le 15 Avril passé, Amadou Ba a tendu le bras à tous les agents du ministère des Affaires étrangères : « nous avons la possibilité avec vous d’appréhender les problèmes et de proposer des solutions techniques. Je ne dis pas que toutes les questions seront réglées mais au point elles seront bien identifiées et des propositions qui concernent les aspects financiers seront faits ». Des propos qui vont certainement trouver échos auprès de ces chanceliers.

Des diplomates sans passeport diplomatique

Si on se réfère aux dispositions de l’article 12 du décret 78-021 du 06 janvier 1978 portant description du passeport diplomatique et du passeport de service et fixant les modalités de leur établissement, ainsi que celles du décret 90-934 du 27 août, les Chanceliers des Affaires étrangères en 1990 abrogeant et remplaçant l’article 12 du décret 78-021, parmi les ayant droit aux passeports diplomatiques, les chanceliers en service à la Portion centrale n’y figurent pas. Pendant ce temps, les conseillers des Affaires étrangères avec qui ils ont presque fait la même formation à l’ENA obtiennent ce passeport dès leur prise de fonction au ministère. Une discrimination flagrante que beaucoup assimilent à du mépris. Pour se faire établir ce document, il faut bénéficier d’une mission à l’étranger. Cette injustice a été relevée dans leur mémorandum car ils considèrent le passeport diplomatique : « comme un instrument administratif contribuant à l’amélioration des conditions de travail des agents de l’Etat en mission ponctuelle ou en affectation à l’étranger, la logique administrative voudrait que tout diplomate de carrière ait le droit de se faire établir ce document. ». D’ailleurs, c’est un des combats de l’amicale des chanceliers qui espère que cette disposition sera vite corrigée

Retrait des passeports diplomatiques : Un cadeau empoisonné pour Amadou Ba

http://www.dakarmatin.com C’est la mesure la plus mise en exergue dans les comptes rendus de presse du Conseil des ministres de ce mercredi 17 avril 2019: Le président de la République, Macky Sall, a «instruit le Ministre des Affaires étrangères à mettre en place de nouveaux passeports diplomatiques, en vue d’une plus grande rationalité dans leur octroi», précise le communiqué, qui met ainsi un terme à la validité de ces titres de voyage privilégiés, souvent objet de moult convoitises.
Il est de notoriété publique que, hormis les ayants-droits, connus de tous, pour avoir comme point commun d’être encore en exercice dans de hautes fonctions gouvernementales, diplomatiques, parlementaires et militaires, la prorogation ou le renouvellement dudit passeport, délivré à des citoyens en raison de leurs fonctions officielles antérieures, est régi par le décret n°78-021 du janvier 1978 (modifié par la loi n° 90-934 du 27 août 1990). Ce décret énumère expressément ces personnalités pouvant (si tant est qu’elles en formulent la demande) prétendre audit passeport : les anciens chefs d’Etat; les anciens chefs de gouvernement; les anciens ministres des Affaires étrangères.
Le chef de l’état en exercice ayant toujours le dernier mot, après avis du ministre chargé des Affaires étrangères. Sinon, AUCUNE autre personnalité ayant précédemment occupé des fonctions étatiques n’est prévue par le décret. Même les anciens président d’institutions (Assemblée nationale, Sénat, etc.,) et les anciens ministres ne sont pas des ayants-droits. Ils ne peuvent obtenir un passeport diplomatique que sur DÉROGATION SPÉCIALE accordée par le président de la République, seul habillé à cet effet.
Une œuvre humaine n’étant jamais parfaite, ce décret peut bien être amélioré. Mais, il n’empêche que dans un pays aussi «turbulent» que le nôtre, il n’est pas inutile, de temps à autre, de donner un énergique coup-de-pied dans la fourmilière, pour remettre les compteurs à zéro. Car, c’est révéler un secret de Polichinelle que de dire que ce précieux document de voyage fait souvent l’objet d’un trafic honteux, sous nos cieux. Où il peut se monnayer sous le manteau (même à des non-Sénégalais) entre 2 et 6 millions de francs cfa.
Et le drame est que les «récipiendaires» n’en font pas souvent un usage catholique. Tout le monde se souvient de cette scandaleuse découverte du cadavre d’une Chinoise de 32 ans, repêché sur les berges de la Seine, en France, le 31 juillet 1998, et qui portait curieusement par devers elle un passeport diplomatique sénégalais (délivré à Dakar le 24 décembre 1997). L’autopsie révéla qu’elle avait reçue 9 coups de poignard !
Cette rocambolesque histoire de passeport diplomatique sénégalais retrouvé sur un cadavre chinois, et qui faisait les choix-gras de la presse française – qui n’hésitait pas à parler de «collusions entre mafia chinoise et hauts dignitaires du Sénégal» – avait indigné de nombreux compatriotes.
C’est pour cela que des mesures inopinées, à l’instar de celles que vient de prendre le chef de l’État, ne sont pas tout-à-fait inutiles, pour couper l’herbe sous les pieds à d’éventuelles manœuvres indélicates, qui pourraient encore ternir l’image de notre pays à l’étranger. Par contre, la dérogation présidentielle pourrait bien inclure les maires, les présidents de conseils départementaux, les khalifes généraux, et le chef de l’Église catholique. Mais surtout ces patrons des élus locaux, qui se verront conférés plus d’efficacité dans leurs déplacements internationaux, dans le cadre de la «coopération décentralisée»

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION, LA SPECULATION FONCIERE ET L’INSALUBRITE DANS NOS VILLES :Macky Sall retourne à ses premières convictions

http://www.enqueteplus.com Avec les réformes annoncées contre la corruption, la spéculation foncière et l’insalubrité, le président de la République exhume des projets déjà engagés, mais qui, devant les pesanteurs qui se sont dressées contre lui, ont été tout simplement mis en veilleuse depuis 2012.

La suppression annoncée du poste de Premier ministre n’ayant pas fini de faire des vagues dans le landerneau politique sénégalais, le président de la République, Macky Sall, veut engager des réformes en profondeur qui devront marquer son quinquennat en cours. Le président Macky Sall, qui retourne à ses convictions de 2012, veut expurger la corruption de nos mœurs, mettre fin à la spéculation foncière et à l’insalubrité publique, entre autres grands chantiers en gestation. Seulement, ces trois chantiers engagés ne sont pas nouveaux dans la gestion du successeur d’Abdoulaye Wade. Il avait, dès le début de son mandat, annoncé la couleur.

Porté à la tête du pays en 2012, le président Macky Sall a vite fait d’initier des réformes pour faire face à la corruption qui a atteint son paroxysme, pendant les douze ans de règne d’Abdoulaye Wade. Sans crier gare, il a aussitôt lancé ce qui est convenu d’appeler la traque dite des biens mal acquis, se mettant aux trousses d’une vingtaine de caciques libéraux, après avoir ressuscité la fameuse Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Parallèlement à cette juridiction d’exception, le président nouvellement élu a mis en place l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) à la tête duquel est cooptée l’inspectrice générale d’Etat Nafi Ngom Keïta.

A l’occasion, le tombeur d’Abdoulaye Wade avait prévenu ses lieutenants, alliés et autres collaborateurs qu’il ne protégerait personne. Dans la foulée, il avait fait de la déclaration de patrimoine une obligation pour tous les membres du gouvernement, certains hauts cadres de l’Administration sénégalaise et autres directeurs généraux de société publique. Toute cette batterie de mesures déployées ont fait long feu. Puisque confronté à la réalité du pouvoir et fortement assailli par les multiples pesanteurs sociales qui se sont dressées contre lui, le président Sall a reculé dans ses convictions d’imprimer une gestion sobre et vertueuse des affaires publiques.

Dès lors, la Crei n’a jugé et condamné que le fils de l’ancien président de la République Karim Meïssa Wade. Elle est actuellement plongée dans un coma artificiel, pendant que l’Ofnac, qui commençait à fouiner le nez un peu partout et à étaler ses tentacules jusqu’au Centre des œuvres universitaires de l’université Cheikh Anta Diop dont le directeur général a été épinglé dans son rapport 2014-2015, est refroidi dans ses ardeurs, avec un changement opéré dans sa direction. La redoutable Nafi Ngom Keïta a été remerciée, à la suite d’un seul mandat, et remplacée par Seynabou Ndiaye Diakhaté, sur fond de contestation dans les formes employées par le chef de l’Etat.

Mais, auparavant, elle a fait l’objet d’attaques de proches collaborateurs du chef de l’Etat, parmi lesquels son directeur de cabinet d’alors, Me El Hadj Oumar Youm qui lui reprochait son ‘’manque’’ de réserve, en tant qu’agent assermenté de l’Etat. Mais la dame s’était défendue d’être dans son droit en communiquant régulièrement sur certains aspects de sa mission. ‘’Oumar Youm a tort, il aurait dû m’appeler. Contrairement à ses allégations sur mon devoir de réserve, c’est la loi qui m’oblige à communiquer. La loi contraint l’Ofnac à publier et à diffuser les rapports. Il faut que les gens comprennent que l’Ofnac, c’est du sérieux, ce sont 12 hauts cadres des plus talentueux et expérimentés de notre Administration qui y sont. Il faut que les gens arrêtent’’, avait-elle sèchement réagi sur un plateau de Walf Tv.

C’était au beau milieu de la brouille avec le président Macky Sall qui a vu certains collaborateurs épinglés dans des malversations financières. Excédé par cette situation qui tenait en haleine l’opinion publique et qui commençait à salir sa gouvernance, le chef de l’Etat a tout simplement décidé de se séparer d’elle, au terme de son mandat. Progressivement, le concept de gestion sobre et vertueuse a été mis en veilleuse, voire ‘’sous le coude’’. Et la situation est restée en l’état durant tout son septennat, malgré les multiples scandales qui ont fait les choux gras de la presse. D’ailleurs, cela fait des années qu’on attend la publication des rapports des corps de contrôle (Cour des comptes, Ige et consorts).

Quand la réforme foncière fait long feu

En sus de la traque des biens mal acquis, le chef de l’Etat avait aussi annoncé et initié une réforme foncière. Il avait, à cet effet, mis en place une Commission nationale de réforme foncière qu’il a confiée, dans un premier temps, à Me Doudou Ndoye qui a, quelques mois plus tard, claqué la porte pour absence de moyens financiers et logistiques dans la conduite de sa mission. Le Pr. Moustapha Sourang a pris le relais pour conduire la réforme jusqu’à son terme et présenté un rapport assez détaillé sur la situation foncière au Sénégal. Mais il est resté dans les tiroirs du palais présidentiel jusqu’ici, sans qu’aucune initiative ne soit prise pour apporter des solutions idoines. Alors que les scandales fonciers, les litiges et autres problèmes liés à la terre se multiplient.

Il s’y ajoute que le président de la République a également renoncé à remettre de l’ordre dans nos villes. Mieux, Macky Sall, dès son installation au pouvoir, s’est plus attelé à neutraliser le maire de Dakar qu’à imprimer une véritable politique de gestion durable des ordures ménagères dans la capitale sénégalaise. Non content d’avoir initié l’Acte 3 de la décentralisation pour restreindre les prérogatives de la ville de Dakar, il a tout simplement dissous l’Entente Cadak-Car jusque-là chargée du ramassage des ordures dans la capitale sénégalaise, pour mettre en place une structure dénommée Unité de coordination de la gestion des déchets solides (Ucg) qui peine jusqu’ici à rendre propre la capitale sénégalaise, gangrenée également par une occupation anarchique de l’espace public.

‘’Il aurait insisté sur ces réformes, il ne serait jamais réélu’’

Réélu à la tête du pays à l’issue du scrutin présidentiel du 24 février 2019, le président Macky Sall veut revenir à ses premières convictions. Dès son installation, il a annoncé la couleur. Dans son discours d’investiture prononcé le 2 avril dernier, le président nouvellement réélu, qui s’est publiquement offusqué du désordre et de l’insalubrité qui règnent à Dakar et dans nos capitales urbaines, a promis d’engager, sans tarder, des réformes en profondeur visant à simplifier et à rationnaliser nos structures et à réformer nos textes là où c’est nécessaire.

Ainsi, après avoir décidé de la suppression du poste de Premier ministre afin d’engager un traitement ‘’Fast tract’’ des tâches gouvernementales, Macky Sall veut engager la lutte contre la corruption, l’insalubrité, le désordre et la spéculation foncière. Va-t-il, cette fois-ci, aller jusqu’au bout de sa logique ? Le Pr. Moussa Diaw en est convaincu, dès lors que les contraintes sont moindres, aussi bien au niveau politique que du côté de ses alliés. ‘’La logique électoraliste n’est plus là. Il a une marge de manœuvre pour dérouler sa politique et répondre à des exigences et à des promesses’’, déclare-t-il.

Selon l’enseignant-chercheur en science politique à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, Macky Sall a aujourd’hui la possibilité de dérouler sa politique en fonction de l’espace politique qui est plus ou moins contraignant pour lui. Parce que, souligne-t-il, il n’y a pas cette pression de l’opposition et il n’a plus un mandat à renouveler. ‘’Il est dans un espace plus ou moins apaisé pour lui. Il détient, en ce moment, suffisamment de forces pour réaliser ses projets. Tant qu’il y a de la politique, il y a toujours des lobbies, mais il a un objectif précis, et comme il tient à le réaliser, il a fixé le cap et il a les ressources pour réaliser ses projets. Cela pour laisser derrière lui des résultats qui vont marquer l’histoire politique du pays et pour marquer aussi son passage à la tête du Sénégal’’, soutient-il.

Pour autant, le Pr. Moussa Diaw estime que le combat n’est pas gagné d’avance, même si les pesanteurs sont moindres et les pressions quasiment inexistantes, dès lors qu’il n’est plus dans une logique électorale. ‘’Les déclarations à l’intérieur de son parti montrent bien que c’est lui le seul maître à bord, le chef du parti, le président de la République, celui qui nomme en fonction de ses prérogatives. A mon avis, rien ne peut, aujourd’hui, l’empêcher d’aller jusqu’au bout de sa logique, d’autant plus qu’il va engager des réformes pour concentrer un certain nombre de pouvoirs autour de lui et de réaliser ses projets avec beaucoup d’efficacité, sans dysfonctionnement, parce qu’il contrôlera tout. Toutefois, il doit assurer ses arrières’’, déclare-t-il.

Abondant dans le même sens, le professeur en sociologie politique à l’Ugb, Ibou Sané, estime, lui aussi, que le président Macky Sall est dans une posture très aisée qui lui permet maintenant d’avoir une marge de manœuvre doublée d’une possibilité d’aller vite dans l’exécution des tâches gouvernementales et dans les réformes qu’il veut engager. Ce qu’il n’avait pas, selon lui, dans son premier mandat où, du fait de certaines pesanteurs, il a été obligé de mettre en veilleuse certains de ses projets. ‘’Dans son premier mandat, il devait faire attention à son Bby. Il y a toujours des forces d’ineptie qui sont tapies dans l’ombre et qui ne lui permettent pas d’avancer très rapidement. Il aurait insisté sur ces réformes, il ne serait jamais réélu. C’est pourquoi il avait mis en stand-by certaines de ses réformes, en attendant d’avoir un second mandat’’, analyse-t-il.

Soulignant ainsi que maintenant qu’il a atteint ses objectifs et qu’il est réélu, il a désormais les coudées franches. Il peut, dorénavant, mettre le pied sur l’accélérateur et avancer très rapidement dans ses réformes. Car, s’offusque-t-il, au Sénégal, il y a trop de désordres dus, en partie, à l’exode rural. ‘’Moi qui enseigne en sociologie urbaine, je suis assez bien placé pour dire que tous les espaces publics ont été occupés de manière anarchique. Cela donne une image hideuse de nos villes. C’est un problème de civisme et d’ordre qui se pose dans nos villes urbaines’’, fulmine-t-il. Pour le Pr. Sané, Macky Sall a là une belle occasion de rentrer dans l’histoire là où ses prédécesseurs ont raté le coche.

‘‘Le président Abdoulaye Wade a manqué l’occasion, en 2000, de mettre le Sénégal sur ce chantier. Il aurait pu mettre de l’ordre dans le pays, dès son installation au pouvoir. Il ne l’a pas fait. Il a raté le cap de 2000 où il fallait carrément rompre avec les pratiques de l’ancien régime socialiste qui a laissé faire les populations. Quand il est venu au pouvoir, il s’est soucié plus d’un second mandat qu’à assoir une vraie politique de développement.

Le président Macky Sall, quand il est venu au pouvoir, il est tombé dans le même piège. Mais je pense qu’il a encore le temps de rectifier’’, soutient-il. Avant d’appeler le président de la République à la fois à l’ouverture et à la fermeté. ‘’Pour moi, il faut maintenant accompagner ce processus par une stratégie de communication et de reconversion des mentalités.

C’est un gros chantier. S’il donne l’exemple lui-même, en frappant un peu partout, pas seulement dans la capitale, d’un seul coup et de façon autoritaire, il réussira son pari. L’Etat doit être autoritaire. S’il veut tergiverser et négocier avec les acteurs, il fera comme les autres. Ses réformes se limiteront tout simplement à de simples slogans’’, estime-t-il.ASSANE MBAYE

Suppression du poste de Premier ministre: Macky Sall a été trompé par ses conseillers Par Boubacar Sylla

La politique est tout un art et chaque action doit être faite de manière réfléchie. On surestime souvent les bienfaits d’une décision politique à venir en sous-estimant ses méfaits potentiels. C’est pourquoi la pensée de Machiavelli est un tel enrichissement philosophique. Cet homme, souvent critiqué pour sa vision pessimiste de l’homme, a su mettre en avant que le bon politicien doit toujours se préparer au scénario du pire. De cette manière, il ne pourra jamais être pris au dépourvu. Hélas, je crains que le Président Macky Sall ait été trompé par ses conseillers, car sa volonté de
supprimer le poste de Premier Ministre peut se révéler comme un acte suicidaire. Il est certain que les conseillers du Président Macky Sall auront su lui promettre mille bienfaits de la suppression de la fonction de Premier Ministre. Il semble assez probable qu’ils sont épris d’une frénésie optimiste et qu’ils ne voient pas les dangers qui rodent. En tant que citoyen et surtout homme désireux de voir nos dirigeants réussir dans la modernisation du pays, je suis bien plus
pessimiste. Je crains qu’on me fasse passer pour une Cassandre, mais je ne veux pas assister à la naissance d’une catastrophe sans agir. Le poste de Premier Ministre n’existe pas par un simple accident politique. Historiquement, tous les souverains occidentaux avaient des chanceliers, des hommes avisés et instruits, qui assuraient la gestion quotidienne des affaires. Le chancelier était le bras droit, l’homme de confiance. Il était également un bouclier. Quand une décision s’avérait erronée, c’était lui qui prenait le blâme, épargnant la personne du Roi qui devait être un garant de stabilité. Le chancelier était donc dans le cas idéal le parfait complément du Roi. Il détenait les talents que le souverain n’avait pas. Il servait de figure centrale dans un échiquier politique complexe. Par la suite, à l’aube de l’âge des républiques, les rois ont été remplacés par des présidents et les chanceliers par des premiers ministres. Toutefois, la mécanique politique n’a pas véritablement changé. Le Président assume par sa nature un rôle de père protecteur de la nation. Cela se reflète même dans notre constitution. Le Premier Ministre continue à être ce bras droit précieux, cet exécutant valeureux et ce paratonnerre en cas de crise. Il semble ainsi surprenant de voir le Président Macky Sall vouloir rompre ce mécanisme que mille ans d’histoire ont trouvé juste. Serait-il plus avisé que trente générations ? A mon avis, il a été honteusement trompé par ses conseillers, car supprimer la fonction de Premier Ministre, c’est couper le bras droit du Président en invoquant que cela le rendra plus fort. Dans l’Histoire, nul homme n’a jamais détenu tous les talents. C’est pourquoi les Gouvernements les plus efficaces sont ceux où deux hommes de natures très différentes s’associent. Leurs différences de caractères et de compétences, loin d’être un fardeau, multiplient leur puissance politique. Un Président nommant un bon Premier Ministre voit ainsi son action renforcé, son aura grandir et ses projets se réaliser plus aisément. C’est quand on nomme un mauvais Premier Ministre que les choses se gâtent. Un homme trop similaire au Président ne sera pas un véritable atout. Trop servile, il n’offrira pas ce contrepoids intellectuel qui enrichit la prise de décision. Si on constate un problème avec le Premier Ministre, c’est rarement à cause de la fonction en elle-même, mais le choix de la personne. Le Président Macky Sall est un homme intelligent, car autrement il n’aurait pas gagné deux fois l’élection présidentielle, mais il doit être trompé par des conseillers qui ne comprennent pas l’importance de la fonction de Premier Ministre. Supprimer ce poste, ce n’est nullement renforcer le Président. Selon la Constitution, le Président nomme et révoque le Premier Ministre selon son bon plaisir. Macky Sall pourrait nommer une chèvre comme Premier Ministre si l’envie le prendrait. Il pourrait même nommer et renvoyer un Premier Ministre en l’espace d’une seule journée. Il est en tout temps maître absolu sur le Premier Ministre. Cela est bon et juste, car le Premier Ministre ne doit pas être une force politique propre, mais au contraire, le loyal exécutant, le chancelier de confiance. Le Président ne sera donc pas renforcé d’une once en supprimant cette fonction. Bien au contraire, s’étant coupé le bras droit, il se verra dans la
situation inconfortable de manquer de cet intermédiaire, ce pendant utile. Pire, il se sera dépouillé de son bouclier.
Il n’est un secret pour personne qu’un Premier Ministre, c’est comme un lapin : il est dans sa nature de sauter. Quand on doit oser une politique nouvelle et qu’elle tourne mal, il est très utile de pouvoir donner la faute au Premier Ministre. Celui-ci, mis en cause, démissionne. En somme, on laisse sauter ce fusible politique. De cette manière, le Président est préservé de tout opprobre, garantissant la stabilité du pays et surtout permettant de prendre des risques politiques. Si on n’a pas la possibilité de faire du Premier Ministre un bouc émissaire, le Président risquerait avec chaque politique un peu hasardeuse toute sa présidence. C’est pour ces raisons que supprimer la fonction de Premier Ministre est une erreur stratégique. C’est le meilleur moyen d’affaiblir le Président et de le mettre en péril sur long terme. Sans son fusible, il deviendra extrêmement vulnérable aux échecs de son gouvernement. Sans ce contrepoids, il perd tout le potentiel de profiter d’un associé soumis à sa volonté, mais pouvant le compléter là où il est moins à l’aise. On ne pourrait pas imaginer meilleur moyen de nuire Macky Sall qu’en le conseillant de supprimer la fonction de Premier Ministre.

Revalorisation du taux de participation des femmes dans l’attelage gouvernemental, suppression du poste de premier ministre : la Coordination nationale des femmes de Bby applaudit

https://actusen.sn/ Les femmes de Benno Bokk Yaakar saluent les nouvelles mesures prises par le chef de l’Etat. Notamment la revalorisation du taux de participation des femmes dans l’attelage gouvernemental et les réformes relatives à la suppression du poste de premier ministre.

«Le nombre de femmes du gouvernement de 25% est un acquis et les femmes de Benno expriment toute leur reconnaissance au Chef de l’Etat qui sanctionne ainsi positivement l’apport considérable des femmes pour la concrétisation du second mandat au premier tour de l’élection présidentielle de 2019», déclarent Ndèye Marième Badiane et Cie. Qui pensent dans la foulée que la suppression annoncée du poste de Premier ministre, est «une solution pour réduire le nombre de sphères de décisions au niveau gouvernemental».

D’après un communiqué, les femmes qui se sont réunies lundi dernier, ont également soutenu, la proposition du chef de l’Etat de maintien du poste de député pour tout ministre révoqué et antérieurement élu sur la liste de députés.

Commission parlementaire, action judiciaire, ce que risque Ousmane Sonko dans l’affaire des 94 milliards : les éclairages Me Abdoulaye Babou

https://www.leral.net « Le temps de la justice n’est pas celui des hommes »

L’affaire dite des 94 milliards, dans laquelle, le député Ousmane Sonko accuse le Directeur des domaines, Mamour Diallo, de détournement, reste une nébuleuse. Ousmane Sonko, qui, officiellement, n’est pas victime dans cette affaire, et qui n’a porté plainte, s’est limité à une simple dénonciation, qui n’a pas suffi à déclencher l’action judiciaire. Une commission parlementaire a été mise en place pour enquêter sur cette affaire, mais le leader de Pastef a d’ores et déjà indiqué qu’il ne déférera pas à sa convocation. Sur le rôle, les pouvoirs et les limites juridiques de cette commission, l’avocat à la Cour, Me Abdoulaye Babou, ancien président de la commission des lois de l’Assemblée nationale, donne des éclairages. Quelle suite pourrait être donnée à cette enquête parlementaire ? A quel moment l’action judiciaire pourrait être déclenchée ? Dans quelle condition Ousmane Sonko pourrait être entendu, l’ancien ministre de la Fonction publique dit tout.

Entretien. 

Me Babou pouvez-vous nous expliquez pourquoi une commission d’enquête a été mise en place dans l’affaire dite des 94 milliards et quelle sera la finalité de cette enquête ?

L’assemblée nationale a les pouvoirs de se saisir de toute question d’intérêt général, conformément au règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Pour le cas d’espèce, l’Assemblée nationale usant de ses devoirs, a cru devoir installer une commission d’enquête parlementaire. C’est une résolution qui est votée par la plénière et présentée par un groupe. Cette fois-ci, je crois que c’est le groupe majoritaire. Une fois que la résolution est adoptée, il faut passer à l’installation du bureau de cette commission parlementaire. Pour calculer le nombre de participants, ceci est fonction du nombre et de la représentativité des députés à l’Assemblée. Il y a donc le groupe majoritaire, qui prend beaucoup de places, ensuite, il y a les non-inscrits, etc. C’est en fonction de cela que les membres de la commission parlementaire sont choisis. Ceux-ci se réunissent, ensuite, pour choisir les membres d’un bureau. Il y a toujours un président, des rapporteurs et des membres simples. Le bureau a un délai pour travailler sur le sujet. Dans le cas d’espèce, on a parlé de 6 mois. Donc à l’issue de ces 6 mois, un rapport doit être présenté. Mais il arrive que la commission demande un délai supplémentaire. Donc après cela, la commission se réunit à nouveau pour présenter le fruit de son travailleur. Il y a des cas où ces résultats ne sont pas rendus publics et d’autres où ils sont publiés. Mais ce qu’il faut retenir, c’est que lorsqu’il y a commission, si le Procureur veut ouvrir une enquête et saisit un juge d’instruction, la commission devient caduque. L’enquête arrête ses travaux et la justice prend le relais.

Dans ce cas, est-ce que le procureur peut entendre directement un député cité dans le dossier ?

Absolument. S’il y a des présomptions contre un député, on suit exactement la procédure. Le Procureur ou le juge d’instruction demande à ce moment-là, la levée de l’immunité parlementaire du député. Et cela se passe très régulièrement. Souvenez-vous que dans l’affaire des 6 milliards de la Sonacos, le parquet avait demandé la levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Niasse. Et c’est Moustapha Niasse lui-même qui avait évoqué ce détournement de 6 milliards, il y a même une cession qui assistait Moustapha Niasse dans ce dossier, mais l’affaire s’était terminée en queue de poisson. Il est aussi arrivé que l’immunité parlementaire d’un député soit levée, sans même commission parlementaire.

Dans ce cas de l’affaire des 94 milliards si le député qui accuse refuse de déférer à la convocation de la commission, qu’est-ce qui va se passer concrètement ?

Il faut d’abord savoir que sa comparution ou non n’entame pas la régularité des travaux de la commission. La commission peut continuer son travail, nonobstant ce refus, et déposer son rapport au bout des 6 mois sur la question. Ce qu’il faut préciser, une fois de plus, c’est que même ces résultats de la commission d’enquête n’obligent pas le parquet à ouvrir une enquête. Le parquet ouvre une enquête sur la base d’un délit ou d’un crime, alors que la commission se charge de recueillir des éléments pour donner un avis. Donc le travail de la commission parlementaire est juridiquement limitée.

Mais donc juridiquement à quoi sert le travail de la commission d’enquête ?

Cela peut servir, parce que si ces conclusions intéressent le Parquet, le procureur de la République peut s’en inspirer. Mais, je ne pense pas que la commission puisse sanctionner un député. Ce travail appartient au parquet.

S’il doit y avoir une suite judiciaire dans cette affaire donc, le parquet devra obligatoirement demander la levée de l’immunité parlementaire d’Ousmane Sonko ?

Absolument, si encore une fois, le Procureur ouvre une enquête. Parce que c’est lui qui est au début du travail judiciaire, en saisissant notamment le juge d’instruction. Le juge d’instruction ne peut entamer une action, tant qu’il n’est pas saisi par le Procureur.

Ousmane Sonko a demandé publiquement au Procureur de s’autosaisir dans cette affaire, qu’est-ce qui explique selon vous, que cela ne soit pas fait, jusqu’à présent ?

Je n’ai malheureusement pas la réponse. Je ne sais pas s’il a des éléments ou pas. Mais comme on dit souvent que le temps de la justice n’est pas le temps de x ou y.

OUVERTURE DU PROCÈS DES THIANTACOUNES SANS BÉTHIO THIOUNE : PLUS DE 20 AVOCATS CONSTITUÉS

http://www.emedia.sn Mardi 23 avril 2019, jour J, pour Cheikh Béthio Thioune et ses co accusés. La chambre criminelle de Mbour va, enfin, juger l’affaire du double meurtre de Médinatoul Salam dans laquelle le guide religieux des Thiantacounes et 20 autres personnes sont impliqués. Sauf possible renvoi, les débats d’audience de cette affaire démarreront ce mardi 23 avril 2019. Si Cheikh Béthio Thioune et quatre de ses coaccusés notamment Samba Ngom, Serigne Saliou Barro, Alassane Ndiaye et Aziz Mbacké Ndour ont bénéficié d’une liberté provisoire, 16 autres détenus impliqués dans cette affaire croupissent à la maison d’arrêt et de correction de Thiès. Ces derniers, placés sous mandat de dépôt, il y a plus de 6 ans, avaient toujours réclamé la tenue de leur procès d’autant que l’instruction a été bouclée depuis 2013.

Ils ont, à plusieurs reprises, observé des grèves de la faim pour mettre la pression sur les autorités judiciaires afin que l’affaire soit enrôlée. En vain ! Si la procédure a été accélérée c’est partiellement grâce aux pressions des défenseurs des droits humains qui sont montés au créneau pour exiger la tenue du procès, dans les meilleurs délais. Ils ont eu gain de cause malgré la longue attente des détenus. Les accusés cités dans cette affaire comparaitront pour la première fois devant la chambre criminelle de Mbour. Un procès qui risque d’être long compte tenu du nombre des accusés et des avocats constitués dans cette affaire. Plus de plus de 20 avocats plaideront dans ce procès, selon des sources.

Retour sur les lieux du crime

Les faits de l’espèce se sont déroulés en avril 2012. Ce jour-là, Médinatoul Salam (Mbour) était le lieu de convergences des disciples du guide religieux. Ils s’y étaient retrouvés pour renouveler leur acte d’allégeance à leur marabout. Tout d’un coup, un groupe de jeunes talibés scandaient en chœur le nom de leur guide religieux en l’assimilant à Dieu. Ce qui a avait déplu à Cheikh Béthio Thioune qui, selon les déclarations mentionnées dans l’ordonnance de renvoi, les a renvoyées parce qu’il jugeait blasphématoires leurs propos. Mais, ces derniers n’ont pas obtempéré. Et ont refusé de quitter, créant ainsi l’ire des autres talibés. Sur ces entrefaites, une violente bataillée a éclaté entre les Thiantacounes. Bara Sow et Babacar Diagne seront tués au cours de la bagarre. Pis, ils seront inhumés, en catimini sur les lieux. C’est quelques jours plus tard, qu’une source anonyme a vendu la mèche. Elle a saisi le commandant de la gendarmerie de Mbour pour l’informer de l’affaire. Ce, pour éviter que l’affaire s’ébruite.

Sans perdre de temps, les pandores ont rappliqué sur les lieux pour recueillir le maximum d’informations. Leurs investigations ont permis de procéder à l’arrestation de personnes impliquées dans cette affaire. En sus, les corps ont été exhumés et acheminés à l’hôpital pour autopsie qui révèle que l’un des morts avait été atteint mortellement par deux coups de coupe-coupe à la tête, tandis que le second avait succombé par balles d’une arme à feu. Les enquêteurs poussent leurs investigations et découvrent que ce sont les véhicules de Cheikh Béthio en l’occurrence un Hammer et deux 4X4 qui ont été utilisés pour l’inhumation des corps. Serigne Béthio Thioune, accusé de complicité de meurtre, a été arrêté et placé sous mandat de dépôt. Et, le 27 février 2013, il a obtenu une liberté provisoire à cause de son état de santé fragile. Qui ne s’améliore toujours pas. Car, selon un des avocats de la défense, joint au téléphone, le guide religieux est toujours malade et est à l’extérieur du pays pour se soigner. « Nous avons déposé son dossier médical sur la table du juge. Et c’est à lui d’apprécier s’il doit renvoyer le procès ou le retenir et de juger notre client par contumace. Mais nous ne demanderons pas le renvoi. Nous sommes prêts à assurer la défense de notre client », rassure la robe noire. ALIOU DIOUF

Non reconduit dans le gouvernement, révélations sur les positions du ministre Abdou Ndéné Sall

https://www.dakarposte.com Le désormais ex ministre en charge du réseau ferroviaire a été aperçu durant tout ce long week-en pascal dans sa base politique (Tivaouane). Abdou Ndéné Sall, puisqu’il s’agit de lui, a tenu une série de rencontres. A quelles fins?
Dakarposte a appris de bonnes sources que ce leader politique de l’APR  a tenu à rencontrer sa base politique, la population de Tivaouane aux fins de les remercier de vive voix d’avoir renouvelé leur confiance à son mentor, le Président Macky Sall à une majorité confortable de 58,26%.
« Abdou Ndéné, qui a rassuré ses militants, parents, amis et sympathisants dont certains étaient depuis quelques temps écoeurés, allusion faite à sa non reconduction dans le nouveau gouvernement leur dira dans le blanc de l’oeil que même les superlatifs du dictionnaire ne peuvent suffire pour remercier le Président Macky Sall. Partout où il s’est rendu, il leur a dit  avoir travaillé de manière professionnelle bref, il a eu l’opportunité en tant que ministre de servir loyalement l’Etat et ce, grâce à la confiance du Président Macky Sall. N’en démordant pas pour autant, il a soutenu mordicus avoir les mains propres et que nommé ou pas, il restera un serviteur de la Nation avant de renouveler son attachement aux idéaux de son leader politique, le Pr Sall. 
En somme, Abdou Ndéné a laissé  entendre partout où il s’est rendu qu’un Sénégal émergent tant souhaité dans toutes les couches de notre société, sera le fruit de nos actions conjuguées, de notre volonté de transcender les intérêts égoïstes particuliers ou partisans. Abdou restera en prise avec sa base. Il sera ad vitam æternam à leur écoute, au plus proche de leurs préoccupations et de leurs attentes. C’est un commis de l’Etat qui ne servira que l’Etat » f
ait savoir une source de dakarposte ayant pris part à chacune de ses visites de proximité.

Tambacounda : Un camion en provenance de la Guinée arrêté avec près d’une tonne de drogue

http://www.emedia.sn Les soldats de l’économie en faction au poste de douane de Gouloumbou qui dépend de la brigade de Gueneto ont réussi une belle opération. Ils ont saisi près d’une tonne de chanvre indien dans un véhicule.

64 millions de francs CFA, c’est la valeur de la marchandise prohibée, saisie par les éléments de la douane. C’est dans un camion frigorifique immatriculé au Mali sous le numéro AN 3577MD, que la marchandise a été saisie. Le véhicule provenait de la Guinée, a expliqué le colonel Kandji, commandant de la subdivision des douanes de Tambacounda. Il y avait 915 Kg à bord, détaille le soldat de l’économie en chef de la subdivision. C’est lors d’une fouille des éléments en poste à Gouloumbou que la marchandise a été découverte. Les trafiquants l’avaient mis dans une cachette aménagée dans le véhicule.

La drogue était soigneusement conditionnée et emballée dans des sachets de 2 voire 3 Kg puis mise dans des sacs. « On aurait cru à des ballots de friperies tellement que c’était bien rangé », note le douanier. Seulement, c’était sans compter avec les éléments qui ont du faire. Malheureusement, les délinquants ont réussi à prendre la clef des champs. C’est pourquoi, informe le colonel Kandji, notification en est faite au procureur de la situation. ABDOU DIEYE

Rosso Sénégal : Six personnes arrêtées pour falsification de documents douaniers

https://www.dakaractu.com La douane sénégalaise du bureau de la ville de Rosso a procédé à l’arrestation de  six personnes.

Ces dernières sont accusées de falsification de documents douaniers et d’utilisation frauduleuse des cachets de la douane.

Selon nos sources, les mis en cause sont détenus au commissariat de la ville de Rosso en attendant leur passage devant le procureur en début de semaine prochaine.

Nos sources informent toujours que « les personnes arrêtées falsifiaient des documents relatifs aux déclarations de devises étrangères ».

Une enquête est ouverte et les recherches se poursuivent pour trouver le principal instigateur de l’opération.

Horreur à Saraya : 4 enfants d’une même famille disparus, retrouvés morts

https://www.pressafrik.com Quatre (4) enfants d’une même famille, âgés de 2, 4, 7 et 10  ans, portés disparus depuis mercredi dernier, ont été retrouvés morts dans la forêt entre Mbambadji et Boureya dans le département de Saraya (Kédougou). Leurs corps sans vie en état de putréfaction, ont été enterrés sur les lieux de la découverte macabre dimanche 21 avril 2019.

Selon les premiers témoignages, ces enfants de même père et de même mère étaient à la recherche de leurs parents qui étaient partis trouver de l’or, avant de se perdre dans la forêt. La police de Kédougou a ouvert une enquête pour élucider les circonstances de leur mort, livre la Rfm.Aminata Diouf

Ranch de Dolly : Le feu maîtrisé

http://www.seneweb.com Le feu, qui s’est déclaré ce lundi au ranch de Dolly, a finalement été circonscrit. En effet, les agents des eaux et forêts, qui se sont déployés sur les lieux, sont venus à bout des flammes, a appris «Seneweb». Ils procèdent actuellement à l’estimation des dégâts, notamment la superficie qui a été consumée par le feu.

Washington (USA) : Un Sénégalais de 31 ans mortellement fauché par un véhicule

http://www.seneweb.com Un Sénégalais de 31 ans du nom d’Abdou Seck a été mortellement fauché par un véhicule, ce lundi 22 avril. Le drame a eu lieu à Washington, selon un média américain qui donne l’information.

La même source indique que le chauffeur de la voiture a été arrêté et inculpé pour homicide involontaire. Et que les autorités américaines ont pu, après de longues recherches, retrouver un parent de la victime.Abdou Seck habitait dans le Bronx, à New York.

Pourquoi le chef de l’Etat a annulé les passeports diplomatiques?

iGFM – vous propose cette contribution de Mame Maktar Guèye sur l’annulation des passeports diplomatiques par le chef de l’Etat, Macky Sall.

« C’est la mesure la plus mise en exergue dans les comptes rendus de presse du Conseil des ministres de ce mercredi 17 avril 2019: Le président de la République, Macky Sall, a «instruit le Ministre des Affaires étrangères à mettre en place de nouveaux passeports diplomatiques, en vue d’une plus grande rationalité dans leur octroi», précise le communiqué, qui met ainsi un terme à la validité de ces titres de voyage privilégiés, souvent objet de moult convoitises.

Il est de notoriété publique que, hormis les ayants-droits, connus de tous, pour avoir comme point commun d’être encore en exercice dans de hautes fonctions gouvernementales, diplomatiques, parlementaires et militaires, la prorogation ou le renouvellement dudit passeport, délivré à des citoyens en raison de leurs fonctions officielles antérieures, est régi par le décret n°78-021 du janvier 1978 (modifié par la loi n° 90-934 du 27 août 1990). Ce décret énumère expressément ces personnalités pouvant (si tant est qu’elles en formulent la demande) prétendre audit passeport :

-les anciens chefs d’Etat;

-les anciens chefs de gouvernement

-les anciens ministres des Affaires étrangères.

Le chef de l’état en exercice ayant toujours le dernier mot, après avis du ministre chargé des Affaires étrangères. Sinon, AUCUNE autre personnalité ayant précédemment occupé des fonctions étatiques n’est prévue par le décret. Même les anciens président d’institutions (Assemblée nationale, Sénat, etc.,) et les anciens ministres ne sont pas des ayants-droits. Ils ne peuvent obtenir un passeport diplomatique que sur DÉROGATION SPÉCIALE accordée par le président de la République, seul habillé à cet effet.

Une œuvre humaine n’étant jamais parfaite, ce décret peut bien être amélioré. Mais, il n’empêche que dans un pays aussi «turbulent» que le nôtre, il n’est pas inutile, de temps à autre, de donner un énergique coup-de-pied dans la fourmilière, pour remettre les compteurs à zéro. Car, c’est révéler un secret de Polichinelle que de dire que ce précieux document de voyage fait souvent l’objet d’un trafic honteux, sous nos cieux. Où il peut se monnayer sous le manteau (même à des non-Sénégalais) entre 2 et 6 millions de francs cfa. Et le drame est que les «récipiendaires» n’en font pas souvent un usage catholique. Tout le monde se souvient de cette scandaleuse découverte du cadavre d’une Chinoise de 32 ans, repêché sur les berges de la Seine, en France, le 31 juillet 1998, et qui portait curieusement par devers elle un passeport diplomatique sénégalais (délivré à Dakar le 24 décembre 1997). L’autopsie révéla qu’elle avait reçue 9 coups de poignard !

Cette rocambolesque histoire de passeport diplomatique sénégalais retrouvé sur un cadavre chinois, et qui faisait les choix-gras de la presse française – qui n’hésitait pas à parler de «collusions entre mafia chinoise et hauts dignitaires du Sénégal» – avait indigné de nombreux compatriotes.

C’est pour cela que des mesures inopinées, à l’instar de celles que vient de prendre le chef de l’État, ne sont pas tout-à-fait inutiles, pour couper l’herbe sous les pieds à d’éventuelles manœuvres indélicates, qui pourraient encore ternir l’image de notre pays à l’étranger. Par contre, la dérogation présidentielle pourrait bien inclure les maires, les présidents de conseils départementaux, les khalifes généraux, et le chef de l’Église catholique. Mais surtout ces patrons des élus locaux, qui se verront conférés plus d’efficacité dans leurs déplacements internationaux, dans le cadre de la «coopération décentralisée».Mame Mactar Guèye

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 23/04/2019

Macky étoffe son Cabinet 

Le chef de l’Etat est en train de reconstituer petit à petit son cabinet après s’être débarrassé de ses membres à la suite de sa réélection en février dernier. Macky Sall a nommé Demba Diouf, ministre-conseiller et adjoint du directeur de cabinet, Dr Augustin Tine. Demba Diouf était directeur de cabinet de l’ex-ministre des Forces armées qu’il secondera désormais à la Présidence.

Procès de Thione Seck 

Le lead vocal du groupe Raam Daan attend avec impatience son procès dans l’affaire des faux billets de banque qui s’ouvre jeudi prochain. Pour Thione Ballago Seck, le bout du tunnel n’est pas loin parce que ce sera l’occasion pour lui de se blanchir. Il se dit impatient de tourner la page de cette douloureuse affaire dans laquelle il dit avoir dépensé 85 millions Fcfa. Sans compter les huit mois qu’il a passés en détention.

Le porte-parole de Ndiassane contesté 

Un vent de contestation est en train d’assombrir le ciel à Ndiassane. Ce qui risque de diviser la famille si l’on y prend garde. En effet, le porte-parole Serigne Abdourahmane Kounta est ouvertement contesté par Hamza Kounta, qui est le chargé de communication. Un membre de la famille a câblé «L’As» pour accuser Serigne Abdourahmane Kounté «qui s’est autoproclamé porte-parole de la famille» de diviser la famille. Se faisant menaçant, notre interlocuteur affirme que la famille se retrouvera bientôt pour choisir un nouveau porte-parole.

L’église Saint Antoine de Padoue fermée 

Les fidèles catholiques qui fréquentent l’église Saint Antoine de Padoue devront prendre leur mal en patience. Les autorités ont décidé, hier, de fermer temporairement leur lieu de culte pour les besoins des travaux de réhabilitation. Agée aujourd’hui de quatre vingt dix huit (98) ans, cette vieille bâtisse menace de s’écrouler. «Les toits peuvent lâcher à n’importe quel moment. Et on ne souhaite pas que cela survienne en pleine prière. Pour la sécurité des fidèles, on a pris la décision à partir d’aujourd’hui de fermer le bâtiment», explique le Curé de Saint Antoine de Padoue. A en croire Abbé Damas Coly, le bâtiment est dans un état de délabrement très avancé.

75e édition du Magal de Darou Mousty 

La 75e édition du Magal de Darou Mousty a vécu dimanche passé. De nombreux fidèles mourides ont convergé à la cité religieuse pour célébrer les retrouvailles entre Mame Thierno Birahim Mbacké et le fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké après le retour d’exil de ce dernier. Darou Mousty a baigné dans la ferveur religieuse pendant tout le weekend passé. Il y avait une présence massive des forces de défense pour assurer la sécurité des pèlerins. La gendarmerie s’est fortement déployée sur les lieux. Ils ont interpellé une dizaine d’individus pour détention de chanvre indien et vol. Du côté des services de secours, on dénombre 4 accidents occasionnant un décès et des blessés.

Ousmane Sonko au Magal de Darou Moukhty 

Revoilà Ousmane Sonko qui avait disparu de nos radars depuis quelques temps. Le président de Pastef Les-Patriotes a conduit une forte délégation de son parti à Darou Moukhty pour prendre part au Magal de la deuxième ville du mouridisme. Ousmane Sonko et sa délégation ont été reçus par son ami, guide et conseiller Serigne Abdou Mbacké.

Idrissa Seck au Magal de Darou Moukhty 

Darou Moukty était hier le lieu de convergence des hommes politiques. A l’instar du leader de Pastef, Idrissa Seck était également l’hôte de la cité religieuse de Darou Moukhty. Le président de Rewmi a conduit une délégation de son parti pour assister aussi à l’évènement religieux marquant les retrouvailles entre Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké et Mame Thierno Birahim Mbacke.

Malick Mbaye primé par les Cauris d’Or 

La 15ème édition de la soirée de remise de distinctions des Cauris d’Or a vécu samedi dernier. Organisée par le Mouvement des Entreprises du Sénégal (Meds), en partenariat avec le secteur privé national et international, cette manifestation a permis à de nombreuses personnalités du monde des affaires ainsi qu’à beaucoup de dirigeants de sociétés nationales d’être primés. C’est le cas notamment de Malick Mbaye qui est le Directeur Marketing de la Lonase. Ce dernier a été désigné Ambassadeur des Cauris à l’image de Madame Kane (directrice Afrikom), du célèbre percussionniste Mbaye Dièye Faye, de la styliste Kène Traoré Ndoye, de Moustapha Kane (Avantage Consulting) et de Jean Lou Blachier (GPF). Malick Mbaye et ses co-lauréats ont reçu leur insigne des mains des ministres Abdoulaye Diouf Sarr et Abdou Karim Fofana.

Congrès ordinaire du Cusems 

Le Cadre Unitaire Syndical des Enseignants du Moyen Secondaire (Cusems) organise son 2e Congrès ordinaire les 27 et 28 Avril prochains. Le thème du congrès est: « Rôle du Syndicat dans la conquête et la préservation des acquis démocratiques». Le premier jour sera consacré à l’amendement des textes fondateurs du syndicat. Le deuxième jour verra la mise en place du nouveau bureau. Et d’après nos informations, l’actuel Secrétaire général Abdoulaye Ndoye va se représenter pour un deuxième mandat de trois ans. Il ne manquera pas certainement des challengers si l’on sait que le poste de Secrétaire général de syndicat aiguise les appétits dans le monde enseignant.

ARRESTATION DU RECEVEUR PRINCIPAL DE LA POSTE DE MBORO

http://www.emedia.sn Gorba Tall, receveur principal de la Poste de Mboro, a été cueilli par les éléments de la Section de recherches (SR) de la gendarmerie de Colobane. Il sera déféré ce mardi, 23 avril, selon les précisions de Sud fm. La source indique qu’il a été arrêté dans le cadre d’une enquête suite à un supposé cambriolage au bureau de la Poste de Mboro. Il est actuellement à la Brigade de la gendarmerie de la localité.

D’après le mis en cause, la nuit du samedi 6 au dimanche 7 avril 2019, vers les coups de 03 heures du matin, des individus armés jusqu’aux dents se seraient introduits chez lui et l’ont tenu en respect en l’attachant avant de le menacer de mort s’il n’ouvrait pas le coffre-fort de la Poste qui contenait près de quarantaine de millions de F CFA. Mais, constatant, beaucoup d’incohérences sur la tournure des faits racontée par la présumée victime, les éléments de la Brigade de Mboro appuyés par les gendarmes de la SR de Colobane, ont donc procédé à son arrestation pour soupçons de détournement de fonds.

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