OPERATEUR ECONOMIQUE : «LE PRIVÉ DEVRAIT DÉTENIR LA MAJORITÉ DES ACTIONS À AIR SÉNÉGAL»

OPERATEUR ECONOMIQUE : «LE PRIVÉ DEVRAIT DÉTENIR LA MAJORITÉ DES ACTIONS À AIR SÉNÉGAL»
OPERATEUR ECONOMIQUE : «LE PRIVÉ DEVRAIT DÉTENIR LA MAJORITÉ DES ACTIONS À AIR SÉNÉGAL»

 

http://www.emedia.sn/ L’État du Sénégal, à travers la Caisse de dépôt et de consignation (CDC) détient la majorité des actions de la nouvelle compagnie aérienne Air Sénégal. C’est un mauvais choix, selon le président du Conseil national du patronat sénégalais (Cnp). Baidy Agne, qui était l’invité de l’émission « Le Jury du Dimanche » sur iRadio (90.3 FM), pense « qu’une compagnie où l’Etat est le seul actionnaire n’est pas trop rassurante ».

« Le transport aérien est une industrie très difficile. C’est une d’industrie d’un capital intensif. Je pense que l’actionnait doit être ouvert à des privés. Il faut qu’il ait une gestion tout à fait privée. C’est mieux pour l’Etat qui n’a pas besoin de contrôler une compagnie à 100% », a proposé Baidy Agne. A l’en croire, le rôle de l’Etat dans une activité marchande devient parfois très critique. « Une compagnie nationale où aujourd’hui le seul actionnaire c’est l’Etat, n’est pas généralement la meilleure option. Je pense que l’actionnariat doit être non seulement revu mais il faut qu’il y ait moins d’interventions afin de créer un cadre pour l’évolution de la compagnie », a expliqué Baidy Agne. Qui estime que l’Etat ne doit pas être le seul qui décide, gère et qui met de l’argent. « Cela n’est pas fiable », soutient-il.

Vous pouvez écouter ici l’intégralité de l’émission, en attendant qu’elle soit disponible sur notre chaine YouTube.

Face à Mamoudou Ibra Kane, l’ancien actionnaire de la défunte compagnie Senegal Airlines, renseigne que les dépenses d’une compagnie aérienne coûtent excessivement chères. « Si l’Etat veut les supporter seul, cela pourrait se faire sentir sur l’Economie nationale », a-t-il fait savoir, avant d’ajouter que « l’actionnariat de la compagnie Air Sénégal doit être plus privé que public ».

Par ailleurs, il a expliqué ce que le secteur privé national entend du président de la République qui a été réélu pour un mandat de 5 ans : « Nous attendons un environnement toujours plus favorable, plus d’investissement. Nous attendons aussi beaucoup plus de complicité et de confiance avec son propre secteur. Nous attendons que le secteur privé de sa responsabilité, puisse développer plus de solidarité en l’interne pour augmenter ses capacités à investir », renseigne-t-il. Aliou DIOUF & BABACAR FALL

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