Flash infos du Jeudi 18 Avril 2019

Grève des boulangers : L’Ascosen invite l’Etat à ne pas céder
Grève des boulangers : L’Ascosen invite l’Etat à ne pas céder
Partagez ce contenu!

Le patronat sénégalais se prépare pour les marchés du pétrole

http://www.emedia.sn Le patronat sénégalais veut sa part de l’exploitation des ressources pétrolières et gazières. Même si la loi sur le contenu local a été votée, le secteur privé national veut que les décrets d’application, qui ne vont tarder à être prises, tiennent bien en compte l’intérêt des entreprises nationales. « Nous allons nous préparer, dans le cadre de la prise de ce décret d’application, à aller vers des investissements, mais aussi à aller vers des biens et services que nous devrons produire pour pouvoir participer pleinement à l’économie du pétrole », a fait savoir Mansour Kama, président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes).

Le Sénégal qui dispose d’importantes réserves gazières et pétrolières a engagé une réflexion sur la gestion de ces ressources et a pris les premiers textes législatifs dont la Loi sur le contenu local qui a été voté juste avant l’élection présidentielle du 24 février 2019. Il s’agit maintenant pour le secteur privé de bien veiller à son application. « Nous allons entrer dans les détails de la loi pour vérifier que la prise en compte des intérêts des nationaux est bien établie, mais aussi pour voir quelles seront les opportunités qui seront à la portée des entreprises sénégalaises quelque soit leur niveau », révèle le président du Cnes.

La promotion du contenu local peut bel et bien être une réalité s’il y a une volonté politique dans ce sens. La chaîne de valeur de l’industrie du pétrole regorge d’énormes possibilités que les entreprises sénégalaises peuvent exploiter.

« Quand on parle de contenu locale, c’est toute la chaîne de production. Cela part de la prospection, développement, production, stockage, transport et distribution. Ce qui fait qu’il y aura des emplois en amont. La chaine des opérations peut générer des centaines et milliers d’emplois », renseigne le président de l’Association sénégalaise pour le développement de l’énergie en Afrique (Asdea), Serigne Momar Dièye.

À la Société africaine de raffinage (Sar), le contenu local est une réalité. L’assurance est de son directeur, Serigne Mboup, qui participait à l’atelier de haut niveau sur les enjeux du contenu local initié par le Cnes et l’Asdea. Selon lui, la Sar est plein dans la mise en œuvre du contenu local à travers les différents projets qu’elle est en train de développer. « Nous avons un niveau de collaboration extrêmement poussé avec le secteur privé national. La plupart de nos fournisseurs sont des entreprises locales. Nous travaillons depuis longtemps. Il nous arrive même, dans le cadre de nos nouveaux projets, d’aider ces entreprises nationales à se conformer au standard de la loi sur le contenu local pour être compétitives. Pour dire que la Sar est aujourd’hui l’exemple vivant de l’utilisation contenu local », a laissé entendre M. Mboup.BABACAR FALL

Mbagnick Diop remet le rapport du Meds (2000- 2019) au ministre Moise Sarr

http://www.rewmi.com Le président du Meds, Mbagnick Diop a remis, ce matin, à l’occasion de la première édition du Forum international des entreprises francophones (FIEF), le rapport du Meds retraçant ses activités 2000-2019 au ministre Moise Sarr, Secrétaire d’État auprès du ministre des affaires étrangères. Le rapport intègre tous les grands faits marquants de 2000 à 2018, notamment le volet social, relations publiques, missions économiques et de partenariat avec d’autres organismes, institutions et structures régionales et internationales.

Jean Lou Blachier: « Pourquoi le GPF a choisi le Sénégal »

http://www.rewmi.com Le choix du Groupement du Patronat Francophone d’organiser le Forum international des entreprises francophones (FIEF) à Dakar n’est pas fortuite. Selon son président Jean Lou Blachier,le GPF a choisi le Sénégal pour son premier Forum car c’est un pays riche d’une grande culture tradition culturelle, un pays moderne et dynamique.

A l’en croire, l’ambition est de faciliter les échanges et le partage des connaissances entre les entreprises et les grands acteurs économiques des pays francophones d’Afrique pour dynamiser l’activité de ses membres.

Les contacts entre les entreprises du monde francophone avec les institutions nationales ou internationales et des grands bailleurs de fonds sont essentiels pour atteindre cet objectif.

Le Groupement du Patronat Francophone fédère et valorise dans le respect mutuel, les initiatives et l’innovation des entrepreneurs, membres de l’association.

Les valeurs communes de solidarité et d’équité seront mises en avant pour légitimer notre action et accroître l’expansion et l’emploi dans les entreprises adhérentes.

Le manque de coopération freine les entreprises francophones(responsable)

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo=Le secrétaire d’Etat en charge des Sénégalais de l’extérieur, Moïse Sarr, a déploré, jeudi à Dakar, «le manque de coopération» entre les entreprises de l’espace francophone et appelé à la mise en place d’un partenariat soutenu et fécond entre les sociétés de la zone «afin d’y apporter une réponse globale».

« Le manque de coopération est une source d’inefficience et de gaspillage, ce qui a pour finalité inéluctable de bloquer la croissance, l’investissement et la réduction de la pauvreté », a notamment dit M. Sarr qui présidait l’ouverture du Forum international des entreprises francophones (FIEF).

Ainsi, il a invité le Groupement du Patronat Francophone, organisateur de ce forum, à faciliter les contacts entre les entreprises du monde francophone et les institutions nationales, internationales et les bailleurs de fonds.

« L’espace de la Francophonie représente environ 8,5% du PIB mondial et 20% des échanges mondiaux de marchandises. A ce titre, il doit participer et pleinement à la création d’un secteur privé fort, productif, socialement innovant, générateur d’emploi et de richesse », a martelé M. Sarr.

Organisé pour la première fois en terre africaine, le FIEF se présente comme un cadre de promotion des entreprises francophones et de renforcement de l’espace économique francophone pour en faire un espace de coopération et de solidarité privilégié.

Quatre tables rondes portant entre autres sur le renforcement de la connectivité des régions francophones par le commerce et l’investissement, les solutions 2.0 pour développer les affaires au sein de la francophonie économique, la nouvelle attractivité de la francophonie économique dans la perspective 2030 et l’entreprenariat au féminin, quels enjeux pour la francophonie économique, rythmeront les deux jours (18 au 19 avril) d’échanges entre les acteurs économiques.ARD/cat/APA

FORUM INTERNATIONAL DES ENTREPRISES FRANCOPHONES A DAKAR

http://www.rewmi.com La première édition du Forum international des entreprises francophones (FIEF) se tient jeudi, à partir de 8h30, au King Fahd Palace Hôtel.

Prévue jusqu’à vendredi, le FIEF est organisé par le Groupement du patronat francophone (GPF), en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), de concert avec le Mouvement des entreprises du Sénégal (MEDS).

Le  forum se présente comme « un cadre de promotion des entreprises francophones et de renforcement de l’espace économique francophone pour en faire un espace de coopération et de solidarité privilégié.

LA PRODUCTION INDUSTRIELLE A CHUTÉ DE 6, 8 % EN FÉVRIER (ANSD)

Dakar, 18 avr (APS) – La production industrielle a enregistré en février dernier une chute de 6, 8 %, a appris l’APS de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

 « A la suite de la hausse enregistrée au mois précédent, l’activité industrielle est marquée, au mois de février 2019, par une chute de 6, 8 % de la production industrielle », indique la structure dans son rapport mensuel dédié à l’évolution de la production industrielle.

 Le document consulté à l’APS lie essentiellement ce repli à une baisse de l’activité des industries textiles et du cuir, mécaniques, extractives, des matériaux de construction, de production d’énergie et alimentaires.

 En revanche, une bonne tenue de l’activité des industries du papier et du carton et du chimique a atténué cette baisse de la production industrielle.

 L’ANSD fait par ailleurs état d’un renforcement de stabilité de l’activité de production des autres industries manufacturières amorcée depuis le mois de mars 2018.

 Comparativement à février 2018, l’activité industrielle s’est bonifiée de 4 %, alors que la production totale des deux premiers mois de l’année (2019) s’est rehaussée de 4, 2 % en comparaison de la période correspondante l’année précédente, résume le rapport. 

Au niveau sectoriel, la production des industries textiles et du cuir a diminué de 50, 4 % comparée à celle du mois précédent, fait remarquer l’ANSD qui explique cela par une chute de l’activité d’égrenage de coton en liaison avec celle des activités d’extraction de grain de coton et de fabrication de coton fibre sur la même période. 

Comparée au mois précédent, l’activité de production des industries mécaniques a décru de 26,6%. Cette évolution est attribuable à une contreperformance notée dans les activités de production sidérurgique (-50,0%) et de fabrication des autres ouvrages en métaux (-17,7%), ajoute le rapport. 

La régression de 12, 2 % de la production des industries extractives comparativement à janvier est en liaison avec le recul de 18, 9 % de l’activité d’extraction de phosphate, et de 4, 6 % de l’extraction ou de la production de sel et de natron, alors qu’une stabilité des extractions de pierre, sable et d’argiles a été relevée dans la même période.

EXPORTATIONS DU SÉNÉGAL DANS LA CEDEAO : 513 MILLIARDS DE CHIFFRES D’AFFAIRES EN 2017

http://www.sudonline.sn/ Le directeur général du Conseil Sénégalais des chargeurs (Cosec), Mamadou Ndione, a salué le potentiel industriel Sénégalais, comparé à la sous-région. Nonobstant, il a invité les acteurs à adopter une stratégie de conquête pour tirer le meilleur de la Zone de libre échange continental (Zlecaf) en devenir. C’était hier, au deuxième et dernier jour des Assises de l’entreprise 2019, tenues à Dakar

Le tissu industriel sénégalais se construit au mieux, bien que déstructuré avec l’avènement des politiques d’ajustement structurel mises en œuvre en 1984 par l’Etat Sénégalais et le choc de la mondialisation ayant conduit à la dévaluation de 100% du franc CFA en 1994. Un actif confirmé par Mamadou Ndione, directeur général du Conseil Sénégalais des chargeurs (Cosec), qui renseigne que «les exportations du Sénégal vers la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) ont connu une hausse de 10,4% en 2017, passant ainsi, de 465,2 milliards de francs CFA en 2016 à 513,8 milliards en 2017 ; soit 82,1% des expéditions des produits sénégalais sur le continent africain». Il intervenait hier, au deuxième et dernier jour des Assises de l’entreprise 2019, dans un panel intitulé: «Produire et consommer Sénégalais: Quelle stratégie nationale de valorisation socioculturelle et de promotion de produits industriels Sénégalais?». Pour lui, «du point de vue des segments, ce sont essentiellement les produits industriels tels que le ciment hydraulique, représentant 21% des exportations, les poissons frais de mer 13,6%, les bouillons 12,3%, les produits pétroliers 5,6%, les cigarettes 5,2%».

Appréciant positivement cette existence de l’industrie du Sénégal comparée à la sous-région, il met en exergue entre autres avantages, les 5956 Km de routes revêtues et 10 539 km de routes en terres, la réalisation de 43 projets d’infrastructures routières sur un linéaire de 1762 km, non sans compter les vastes projets en cours comme la dorsale de l’île à Morphile et l’important patrimoine autoroutier qui est passé de 32 Km en 2011 à plus 221 km en 2019, ainsi que l’axe Mbour-Fatick-Kaolack entre autres. A cela, les avantages du transport maritime et fluvial appuyé par la présence d’une ligne nationale du Consortium sénégalais d’activités maritimes (Cosama), qui desservit la zone ouest africaine avec le Mv Diogué pour 2000 tonnes, et le Djilor pour 5000 tonnes. Ce qui lui fera dire que «toutes ces infrastructures constituent des intrants pour consolider l’existence industrie».  En termes de perspectives, il a laissé entendre qu’il «nous faut une stratégie de conquête», pour tirer le meilleur de ce qu’offre le nouvel accord sur la création de Zone de libre échange continental (Zlecaf)

Après une baisse de 700 F sur le sac de farine, les boulangers lèvent le mot d’ordre de grève

http://www.lesoleil.sn « Nous levons le mot d’ordre de 72 heures. Pour une meilleure explication, nous disons que nous nous excusons auprès des populations. Il ne s’agissait pas de faire pression, il fallait faire comprendre nos difficultés aux autorités », révèle Amadou Gaye, le président de la fédération nationale des boulangers du Sénégal. C’est une décision qui fait suite à sa rencontre avec Aminata Assome Diatta,  le ministre du Commerce et des PME.

« Le sac de farine qui était de 17 500 F Cfa va passer à 16 800 F Cfa, soit une baisse de 700 F Cfa, a annoncé le ministre Aminata Assome Diatta lors d’un point de presse. Chers boulangers, vos revendications sont légitimes car entreprendre est difficile. Cependant nous attirons votre attention sur la nécessite de préserver l’intérêt des populations ».

Salaires dérisoires, mauvaises conditions de travail: les boulangers vilipendent leurs patrons et..

http://www.dakarmatin.com/ Les employés des boulangeries du Sénégal étaient face à la presse ce jeudi, pour dénoncer « les conditions abominables » dans lesquelles ils exercent leur métier. Appuyés par le mouvement « Y’en a Marre », qui leur a offert un cadre pour vulgariser leur combat, ces travailleurs réunis autour de l’Association Andeu Défar Boulangerie (AADEB), s’inscrivent en faux contre la Fédérations nationale des boulangers du Sénégal, qui selon eux, n’est partie en grève que pour défendre les intérêts patrons du secteur.
« La grève des patrons ne concerne pas les vrais boulangers. Les vrais boulangers sont ceux qui exercent le métier du pain et non ces chefs d’entreprise dont la plupart sont des immigrés qui ont investit dans le secteur, sans rien connaître à la constitution du pain », a d’emblée confié Ibrahim Khalil Niang, le président de ladite Association, assis aux côtés du nouveau coordonnateur du mouvement Y’en a marre, Aliou Sané et de Malal Talla, alias « Fou malade ».
Les travailleurs du pain exigent de leurs patrons, le respect du barème de paiement fixé par l’état du Sénégal et ratifié par les employeurs du secteur. Et aussi d’améliorer les conditions de travail de leurs employés.
Contrairement aux deux mille (2000) Fcfa journaliers qu’ils reçoivent actuellement, ils aimeraient avoir un salaire de travail quotidien de 3500 Fcfa, tel que fixé par le Code du travail pour les enfourneurs, éléments tourne et 5000 Fcfa pour les pétrisseurs, contremaîtres. Aussi, ils veulent mettre fin à la précarité de leur emploi avec la signature de contrats de travail et des salaires dignes à leur rang. « (…) du fait de l’informel dans lequel ce secteur se trouve, nous les employés qui en constituons le moteur, souffrons de l’exploitation et de l’oppression des propriétaires de boulangerie. Cela se traduit d’une part par des conditions de travail très difficiles, inhumaines, avec de longues heures de travail », dénoncent-il

Une grève dès le premier jour du Ramadan

Pour les boulangers, l’avenir et la bonne marche du secteur ne sont pas « les vrais fondements de la grève des propriétaires de boulangerie. En effet, ces derniers ne sont motivés que par une cupidité insatiable toujours au détriment de leurs employés, d’où leur revendication de diminuer le prix du sac de farine ».
Leur association qui regroupe tous les travailleurs des boulangeries (pétrisseurs, contremaîtres, enfourneurs, éléments tourne etc), menace d’aller en grève dès le premier jour du mois de Ramadan, si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte d’ici-là.
Ils  exigent, par ailleurs, du ministre du Commerce de les associer aux discussions avec les autres parties intéressées. Dans leur plan d’action, en plus d’une marche qui sera tenue très prochainement, ils  comptent « dans les plus bref délais » saisir l’inspection du travail

Grève des boulangers : L’Ascosen invite l’Etat à ne pas céder

https://www.dakaractu.com/Le mouvement de grève lancé dans le secteur de la boulangerie a été suivi à 80% à travers le pays d’après le président de la Fédération nationale des boulangers du Sénégal (Fnbs), Amadou Gaye. Ce que décrie l’Association des Consommateurs du Sénégal (ASCOSEN) qui pense que le prix de 200 francs proposé pour la baguette par les boulangers n’est pas social. Elle invite l’État à ne pas céder.

Beaucoup de consommateurs ont été privés de pain hier à cause du mouvement d’humeur de la fédération nationale des boulangers du Sénégal (FNBS). Évaluant cette grève, ladite fédération se dit satisfaite. « Les remontées en provenance des régions sont satisfaisantes. Le mot d’ordre sera suivi à 90%, jeudi, car beaucoup de boulangers ont appelé pour dire qu’ils n’avaient pas la bonne information au sujet de la grève », se réjouit Amadou Gaye. À l’image des « Gilets jaunes » qui manifestent chaque week-end en France, le président de la Fnbs assure qu’ils procéderont chaque semaine à un arrêt de la production pour obtenir gain de cause dans leurs revendications. 

L’Association des Consommateurs du Sénégal  (Ascosen) demande à l’État du Sénégal de ne pas céder à la pression des boulangers. Parce que le pain qui coûte 200 FCFA n’est pas un format social. Selon Momar Cissé, les boulangers ne peuvent pas mettre sur la table quelque chose de nouveau qui puisse remettre en cause le circuit du prix de pain. Il avertit le Gouvernement du Sénégal de ne pas accepter l’officialisation de la mise en vente du format de la baguette de pain de 200 FCFA. « Par conséquence, si par inadvertance, ils acceptent officiellement que le pain qui coûte 200 FCFA soit mis en vente, on n’aura sur le marché que du pain de ce format. Alors que ce format n’est pas social. Parce que le format social, c’est le 190 g pour 150 Fcfa », fait-il savoir.  Et de renchérir : « Si le gouvernement accepte d’officialiser le format de pain de 200 FCFA, les boulangers ne feront que ce format, parce qu’ils nous l’ont fait une fois et nous ne l’accepterons pas ». 

Pour rappel, la Fédération nationale des boulangers du Sénégal a appelé à une grève de trois jours, à partir de ce mercredi, pour dénoncer la cherté du prix de la farine. La Fnbs invite, depuis des mois, le Gouvernement à ramener le poids de la baguette de référence de 190 à 250 grammes pour le prix de 200 francs Cfa. Elle demande  l’application immédiate de l’interdiction de la vente du pain dans les boutiques, la réglementation de l’ouverture anarchique des boulangeries et l’application de l’arrêté ministériel portant interdiction de la distribution inter-région du pain. Selon la Fnbs, le secteur de la boulangerie sénégalaise vit actuellement des moments très difficiles avec l’ouverture anarchique des boulangeries et la vente du pain dans des conditions hygiéniques déplorables. La fédération souligne aussi que depuis la tenue des concertations de la filière boulangère, en décembre 2017, aucune mesure n’a été prise par le Gouvernement pour l’application des conclusions de cette rencontre.  Elle fait aussi état d’une « harmonisation » du prix de la farine par l’État qui entraîne « le dysfonctionnement de la libre concurrence entre les meuniers ».

Grève nationale des boulangers : À Kolda,le morceau de pain de 50 fr vendu à 500 fr cfa…

https://www.dakaractu.com/ Les boulangers de Kolda, à l’instar de leurs homologues nationaux, observent pour trois jours le mot d’ordre de grève décrété par leur fédération. Et certains tenanciers ou tenancières de gargotes ont vendu le morceau de pain de 50 fr à 500 fr cfa. en disant que s’ils ne vendent pas à ces prix-là leurs produits vont se gâter. Dans la capitale du Fouladou, les familles se sont réveillées à la conquête du pain par groupes et la plupart n’en ont pas vu l’ombre. 
I. Diallo tenancier d’une gargote de brochettes de viande grillée d’avancer : « Je vends le morceau de pain de 50 f à 500 f avec la viande, sinon je ne m’en sortirais pas. J’ai acheté ce pain depuis hier, comme je savais que ce serait la grève aujourd’hui, car j’avais déjà flairé une bonne affaire à prendre. Tous mes camardes vendent au même prix et c’est à prendre ou à laisser.Je fais une très bonne affaire…» 
F. Sané, mère de famille rencontrée dans une boutique de déplorer : « depuis le matin, je cherche du pain et je n’en trouve pas. Tous mes enfants sont partis à l’école sans prendre leur petit déjeuner. Cette situation est intenable pour nous mères de familles! Je pense que je vais prendre les devants pour les deux prochains jours de grève. Cependant, l’État doit prendre ses responsabilités et discuter avec les meuniers et les boulangers afin de trouver une issue heureuse pour le grand bénéfice des populations… »  
M. Diao désespéré d’ajouter :  « je viens d’acheter tout de suite un morceau de pain à 500 f cfa car je suis obligé parce que je traine des ennuis gastriques. Je ne dois pas avoir faim, sinon c’est la catastrophe. Et dans cette situation, ce sont nous les populations qui payons les pots cassés. Face à une telle situation, l’État doit être fort pour défendre l’intérêt des populations. J’ai plus de 60 ans, ce n’est pas normal de vivre ce genre d’infortune. Nous devons avoir des boulangeries détenues par l’État pour parer  pareille circonstance… »  
Pour Oumy K., boutiquière à Bantaguel, « la grève a fait chuter considérablement mes revenus. D’habitude, je prenais 40 pains par jour et cela favorisait la vente de mon lait, du beurre, de la mayonnaise, du café, du sucre, des œufs etc… Mais depuis ce matin, je n’ai presque rien vendu à part le Sédoo, sinon rien… »  

Ne nous ôtez surtout pas notre bout pain de la bouche !

http://www.dakarmatin.com/Décidément ! Au Sénégal, le pain est à la base de tous les « repas » de fortune. Il se mange à toutes les sauces et est assaisonné à tous les goûts. D’où les multiples variations autour de cet aliment fait avec de la farine : Du « pain-thon » au « painboulettes » en passant par le « painndambé », le « pain-chocolat », le « pain-beurre », le « pain-mayonnaise » ou le « pain-omelette », il y en a pour tous les goûts ainsi que pour toutes les bourses !
Crise économique provoquant, le dîner du soir autour d’un grand bol tel qu’on le connaissait dans les décennies 60-90 n’existe plus. Alors, sus aux pains tartinés de quelque chose !
C’est justement de ce petit morceau de pain trompant notre faim du soir, ou de ces baguettes qu’on avale goulument le matin, que les boulangers de notre pays ont décidé de nous priver trois jours durant pour cause de grève. Une grève consécutive à l’augmentation du prix du sac de farine, passé de 16.200 à 18.500 francs.
Or, le pain est un aliment ancré dans nos habitudes alimentaires. Et qui explique que si le Sénégal n’a jamais connu des émeutes du riz, c’est parce que nos compatriotes ont toujours pu se rabattre sur le bon vieux « mbourou » si apprécié de nos Pulaar, Sérères et aussi de nos voisins Guinéens « Peulh Fouta » !
Un pain dont nos voisins Koroboro maliens, grands vendeurs de « tangana » devant l’éternel, constituent avec les « Ndreng » les plus grands distributeurs (mais aussi consommateurs mais chût ! ne le criez pas trop fort). Mais si le riz reste et demeure l’aliment de base par excellence des Sénégalais, le pain constitue son compagnon inséparable dans nos ventres !
Un compagnon idéal et incontournable puisque jamais un repas sans pain. Cela est valable aussi bien pour les riches que pour les pauvres. Surtout pour les pauvres puisque, dans les ménages les plus démunis, le pain constitue le principal complice des repas en tartes : petit déjeuner, déjeuner et diner.
D’où des millions de baguettes de pain vendues chaque jour à Dakar. De même que dans les villages les plus reculés où le « tapalapa » ou pain traditionnel se vend comme de petits… pains. Sans compter les miches de pain rassis collectées dans les boulangeries et expédiées dans les villages où ils retrouvent une seconde vie dans les panses des… Ndiobènes.
Il s’y ajoute qu’avec la multiplication des recettes de tartes sucrées ou salées, la dépendance alimentaire vis-à-vis du pain s’est aggravée. Comme quoi, les Sénégalais ne peuvent plus vivre sans pain.
Pour eux, c’est le pain ou la mort ! Sous d’autres cieux, c’est la mort comme ce fut le cas lors des émeutes du pain (1983 et 1984) en Tunisie ou des dizaines (70) de personnes ont été tuées dans des manifestations contre la hausse du prix du pain. Et malgré la proclamation de l’état d’urgence et le couvre-feu décrétés par le président Habib Bourguiba, les émeutes se sont poursuivies dans tout le pays jusqu’à faire vaciller le régime.
Et pour sauver sa peau et éviter de se faire « tartiner » par le pain de la rue, le président de la République avait convoqué la télévision nationale à 5 h du matin pour annoncer avoir annulé toutes les augmentations du prix du pain !
En Algérie aussi, 31 ans avant les actuelles manifestations pour exiger que le Système (Bouteflika en tête) dégage, il y avait eu en 1988 des émeutes du pain qui avaient fait une centaine de morts. Comme quoi, on ne plaisante pas avec le pain ! Récemment, au Soudan, c’est le triplement du prix du pain qui a d’abord fait trembler le régime soudanais jusqu’à provoquer la chute du président Omar el-Béchir.
Cette augmentation avait provoqué un soulèvement des populations dans un pays dirigé d’une main de fer depuis plus de 30 ans par un dictateur féroce. Certes, le pain n’est pas le riz et comparaison n’est pas raison ! Seulement, ils sont tous les deux des aliments « siamois » qui volent quotidiennement à nos secours. Autant de choses qui font que nous supplions à genoux les grévistes de la Fnbs : « honorables boulangers du Sénégal, ne nous ôtez surtout pas notre bout de pain de la bouche ! » … Pape Ndiaye

Crise du pain : Le député Mbéry Sylla propose des « boulangeries citoyennes »

http://www.seneweb.com/Amadou Mbéry Sylla, député de la majorité présidentielle, s’est dit « outré » par l’attitude de la Fédération nationale des boulangers du Sénégal (Fnbs) qui a décrété un mouvement d’humeur de 72 heures, alors que les autorités du commerce avaient déjà enclenché des négociations. « Je ne suis pas contre la grève des boulangers, mais la manière est vraiment à déplorer.

Les autorités avaient déjà entamé une série de négociations pour trouver des solutions », a déploré le président des Délégations de l’Assemblée nationale. Le député dit avoir une solution pour éviter, à l’avenir, ce qu’il considère comme une crise du pain. « J’ai déjà saisi certains collègues députés. Étant représentants du peuple, nous allons proposer au président de la République de mettre sur pied des boulangeries citoyennes.

Ces boulangeries, installées dans les quartiers, vont pouvoir générer beaucoup d’emplois, mais aussi de permettre à la population de ne pas sentir ces genres de grève », a informé Amadou Mbéry Sylla. Il annonce d’ailleurs que le gouvernement sera aussi saisi très prochainement dans ce sens « pour trouver une solution définitive à ce problème qui devient récurrent ».

POLE URBAIN DU LAC ROSE : Les exploitants de sel rassurés

http://www.lesoleil.sn Un musée du sel, une labellisation du sel de Lac Rose… Le délégué général aux Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose qui rencontrait, mercredi, les exploitants de sel a annoncé une série de mesures visant à rendre l’extraction du produit plus attractive et plus lucrative.

« Le lancement se fera à Bambilor », lance un vieillard. « Non, ce sera à Niaga », rétorque un autre. S’ensuit l’hilarité générale. Finalement, c’est Seydou Sy Sall, le délégué général aux Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose, qui mettra tout le monde d’accord. Convoquant l’histoire de Malem-Hodar – pour mettre fin à la querelle des deux villages, chacun voulant accueillir la gare, le colon avait décidé d’implanter l’infrastructure à équidistance – il promet de trouver un compromis qui contentera tout le monde d’ici au lancement des travaux du Pôle urbain du Lac Rose par le président Macky Sall. Ceci ne devrait pas tarder…
Cette scène, qui s’est déroulée le 17 avril, dans un hôtel de Niaga, lors d’une rencontre d’information et de concertation avec les exploitants de sel, est symptomatique de l’état d’esprit des populations à l’égard du Pôle urbain du Lac Rose. Réticentes au début, ces dernières sont, aujourd’hui, impatientes de voir les travaux démarrer, si l’on en croit aux réactions des uns et des autres lors de cette rencontre. « Nous saluons cette démarche inclusive ; nos préoccupations sont intégralement prises en compte dans le dispositif de la Dgpu », note Momar Sokhna Diop, maire de Tivaouane Peulh-Niaga.
Les exploitants de sel dont une bonne partie réside dans les villages situés dans le périmètre du pôle espèrent que ce projet va booster leur activité. « Nous accueillons favorablement ce projet qui ne peut qu’être bénéfique pour notre activité », confie Maguette Ndiour, secrétaire général du Comité de gestion des exploitants de sel. « D’habitude, on nous mettait devant le fait accompli, mais nous sommes rassurés par la démarche inclusive de la Dgpu », confirme Ousmane Dia, un habitant de Déni Biram Ndao exploitant le sel depuis 1984. Avec une production estimée à 60.000 tonnes par an, cette activité, qui occupe 3.000 personnes, est l’une des principales sources de revenu des habitants des 13 villages entourant le Lac Rose. Cependant, la filière est handicapée par le manque de valeur ajoutée liée à une faible transformation du sel sans compter l’assèchement progressif du lac dont la surface hydrologique est passée de 600 à 350 hectares.
Dans le cadre du projet des Pôles urbains, la Dgpu a prévu plusieurs initiatives pour valoriser l’exploitation du sel, notamment un musée et surtout une labellisation du sel du Lac Rose. Cela permettrait « au moins » de tripler les revenus tirés de l’exploitation du sel, assure Ibrahima Ndoye, adjoint au maire de Tivaouane Peul-Niaga. L’homme sait de quoi il parle puisqu’il a exercé ce négoce dans la sous-région pendant de longues années.
D’après Seydou Sy Sall, le Pôle urbain du Lac Rose s’inscrit dans une nouvelle approche de développement urbain. De ce fait, il vise à créer « une harmonie » entre l’urbanisation et des activités comme l’exploitation du sel, l’agriculture ou l’élevage. « Il s’agit de concilier l’intérêt général et l’intérêt de chacun. C’est pourquoi nous avons pris plus de temps au Lac Rose qu’à Diamniadio », explique-t-il. En effet, les deux projets sont différents, car si à Diamniadio l’espace était inoccupé, ici, le schéma s’inscrit dans le triptyque « protéger, mettre en valeur et développer ». Sur les 7.000 hectares, le Pôle urbain du Lac Rose aura une vocation agricole sur 4.500 hectares, urbaine et touristique sur 2.500 hectares. Les résultats de ces concertations avec les différents acteurs seront versés dans le schéma directeur opérationnel qui, à son tour, aboutira à un règlement d’urbanisme et d’aménagement qui servira de feuille de route à l’ensemble des acteurs, informe M. Sall.Seydou KA

PETROLE ET ENERGIES :Les conseils de la société civile à Makhtar Cissé

http://www.enqueteplus.com Après avoir ressuscité la Senelec, entre 2015 et 2019, Mouhamadou Makhtar Cissé s’est vu confier le ministère stratégique du Pétrole et des Energies. Pour la réussite de sa mission, la société civile l’invite à une large ouverture et à mettre son doigt sur le ‘’local content’’.

Pour l’exécution rapide des programmes de son quinquennat, le chef de l’État, Macky Sall, a décidé de travailler avec des hommes et les femmes du sérail. Parmi lesquels Mouhamadou Makhtar Cissé. Un homme de confiance du président de la République. Car, dès son arrivée à la tête de la Senelec, il y a quatre ans de cela, l’ancien patron des Douanes sénégalaises a su redresser une société nationale pratiquement en faillite. Déjà, en 2017, les efforts qu’il a consentis ont permis d’atteindre une capacité nationale de production de l’ordre de 1 130 Mw, contre seulement 573 Mw en 2012. Aussi, sous son magistère, le sous-secteur de l’énergie a connu des avancées majeures, avec surtout la modernisation des infrastructures, le mix énergétique, woyofal…

Des résultats qui, certainement, ont ponctué sa consécration. Ainsi, l’ancien directeur général de la Senelec a fini de mettre tout le monde d’accord ou presque sur sa nomination à la tête du département en charge du Pétrole et des Energies.

Cependant, la société civile demande au tout nouveau ministre de privilégier la concertation et surtout une large ouverture, s’il veut estamper son empreinte dans ledit département. Elle dit aussi l’attendre sur des questions essentielles telles que le ‘’local content’’. ‘’Là où on attend le ministre Mouhamadou Makhtar Cissé, c’est par rapport aux défis. Une loi sur le ‘local content’ (contenu local) a été votée avec beaucoup d’opportunités, mais aussi des limites. Le ‘local content’ promeut la sous-traitance locale, le secteur privé national, l’emploi local qualifié, le transfert de technologies, les métiers connexes… Donc, il y a plus d’opportunités que de limites’’, confie Abdou Aziz Diop.

De l’avis du coordonnateur général adjoint du Forum civil, cette loi a toute sa pertinence et sa raison d’être. En revanche, dit-il, ce qui risque de poser problème dans son effectivité, ce sont les nombreux traités bilatéraux d’investissement que le Sénégal avait signés avec les pays comme la France, l’Angleterre ou encore les États-Unis. C’est pourquoi, le coordonnateur de la coalition Publier ce que vous payez demande au ministre Mouhamadou Makhtar Cissé de convier tous les acteurs autour d’une table pour ‘’renégocier ou revisiter ces contrats’’ avec ces pays. Cela, ajoute-t-il, va permettre de les harmoniser et de les aligner à la nouvelle loi (‘’local content’’), afin qu’elle puisse être effective et bénéficier à l’ensemble des acteurs.

L’autre défi qui se présente à l’ancien enfant de troupe formé au Prytanée militaire Charles N’Tchoréré de Saint-Louis, selon toujours Abdou Aziz Diop, c’est de parvenir à fédérer et mettre en cohérence toutes les structures qui sont sous sa tutelle, telles que Petrosen, la Direction des hydrocarbures… Pour M. Diop, la fédération de toutes ces structures va impulser plus d’efficacité et de synergie afin d’arriver à une gestion rationnelle des ressources naturelles du pays.GAUSTIN DIATTA (THIÈS)

UN PREMIER FREIN AU FAST-TRACK? PAR MODIBO DIOP

À l’aune d’une «Société 3.0», toute numérique, ou les exploits et acquis d’aujourd’hui relèveront demain de l’antiquité, il est tout à fait légitime de nous interroger sur l’efficacité, voire l’efficience, de la commande publique

Durant sa prestation de serment pour son deuxième mandat, son Excellence M. le président de la République, Macky Sall, déclinant ses ambitions pour son quinquennat disait entre autres : «La réforme de l’administration est la quatrième priorité que je compte mettre en œuvre pour soutenir nos efforts vers l’émergence et le développement. Notre administration, ancienne et rompue à la tâche, est l’épine dorsale de l’Etat. Elle assure la stabilité et la continuité au-delà des changements de gouvernements et de régimes.

Je sais, et je m’en félicite, qu’elle recèle de ressources humaines de qualité dévouées corps et âme à la bonne marche du secteur public. Tout cela est appréciable mais nous pouvons faire mieux… Notre administration devrait épouser les réalités de son temps et s’adapter à ses missions… Or dans bien des cas, trop de routine, trop de lenteurs, trop de formalités indues continuent d’altérer l’efficacité du service public et la compétitivité de notre économie.

Dans la nouvelle dynamique que je compte imprimer a la conduite des affaires publiques, j’ai la ferme intention d’inscrire  toutes les actions de l’Etat en mode fast track.»

Pour satisfaire les requêtes des populations la commande publique est le levier économique le plus stratégique pour un gouvernement. Son importance au Sénégal est révélée par sa montée en puissance durant cette décennie, passant de 500 milliards de francs CA en 2007  à près de 2400 milliards de francs Cfa en 2018. Avec les ressources attendues de l’exploitation du gaz et du pétrole la commande publique dépassera la barre des 3000 milliards dès 2022, d’où la nécessité d’avoir un Code des marchés publics efficient tout en étant garant de la transparence avec les meilleures pratiques de gestion et en restant en harmonie avec le dispositif communautaire dans l’espace UEMOA.

La dernière réforme du Code des marchés publics ayant abouti au code actuel adopté par décret N°2014-1212 du 22 septembre 2014. Celui-ci consacre près de trois décennies de réformes à la fois intenses et avant-gardistes dans la passation de marchés. Parmi les experts qui comme moi ont connu et travaillé sous les directives du Code 82-690 du 7 septembre 1982, nous ne pouvons que saluer le génie sénégalais dans ce domaine comme le soulignait le Président Macky  Sall («Une administration qui recèle de ressources humaines de qualité dévouées corps et âme a la bonne marche du service public»).

De ce fait l’actuel Code des marchés publics  dispose de beaucoup d’acquis susceptibles d’améliorer  la commande publique entres autres : le relèvement de divers seuils de passation et de soumission, l’amélioration des exigibilités de garanties de soumission, l’introduction de la Drp, l’introduction de l’Offre spontanée pour les projets innovants, la modification des délais d’approbation, la réactualisation des délais de transmission des plans de passation de marchés, l’allotissement, la marge de préférence, divers avantages accordés aux Pme, les accords-cadres, décentralisation de la prise de décision, le recours gracieux, l’extension des régimes dérogatoires, etc.

Cependant à l’aune d’une «Société 3.0», toute numérique, ou les exploits et acquis d’aujourd’hui relèveront demain de l’antiquité, il est tout à fait légitime de nous interroger sur l’efficacité, voire l’efficience, de la commande publique. D’autant plus que certains critères économiques de suivi-évaluation  méritent réflexion. Il s’agit, par exemple, du taux d’absorption des crédits publics ainsi que les durées d’exécution des projets de l’Etat.

Toutes les données disponibles agrégées au niveau des agences, sociétés nationales et ministères montrent une relative faiblesse du taux d’absorption des crédits budgétaires, en moyenne entre 30 et 75%; et l’extrême lenteur dans la réalisation des projets publics dépassant souvent une moyenne de 30 mois, entre le début des consultations et la livraison des ouvrages aux populations.

En toute évidence le Code des marchés publics n’est pas la seule cause, mais  pour beaucoup d’acteurs il demeure le premier responsable de cette situation qui impacte négativement la compétitivité économique du Sénégal.

Devons-nous rester statiques et nous contenter des acquis de l’actuel code au risque d’être taxés de nombrilisme ? Ou devons-nous avoir le courage et la volonté de constater scientifiquement les faits pour nous interroger et anticiper sur l’avenir ?

Le Président Macky Sall, en démarrant son quinquennat, a choisi la voie des réformes des actions publiques pour aller vite et bien dans l’intérêt des populations, c’est le mode «fast track».

En traduction simple et accessible ce terme se résume à l’accélération des procédures pour avoir des résultats positifs au service des populations, donc il peut s’appliquer à tous les domaines : santé, justice, agriculture, impôts-domaines, urbanisme, contrats étatiques, prise de décision stratégique, etc.

Depuis 2017 la Banque Mondiale teste ce mode fast track au Sénégal  dans le cadre du projet relatif à la modernisation du service public au niveau du ministère de l’Urbanisme, dans le cadre du traitement des demandes de lotissement. La Délégation à l’entreprenariat rapide (DER) est un exemple de réussite du mode fast track dans sa prise de décision de financement des Startup de l’économie numérique.

Par ailleurs des expériences concrètes de réussite existent depuis plus d’une décennie dans des pays comme le Burundi et le Kenya.

En première analyse empirique des critères de suivi-évaluation des programmes publics, il parait évident que pour aller vite et bien il faudra une réforme inclusive et rapide du processus de passation de marchés ceci pour satisfaire les demandes pressantes des populations  dans l’eau, l’électricité, les transports, la santé, l’agriculture, l’élevage, et les infrastructures en général.

Avec cette nouvelle ère des quinquennats le temps d’un président de la République est plus que compté; il s’agit de présenter un bilan au bout de seulement 60 mois.    

Cette contribution n’a pas l’ambition de trouver une solution à ce dilemme cornélien, «fast track présidentiel et commande publique», mais plutôt de proposer des pistes de réflexion pour engager un dialogue fécond, urgent et décisif sur cette équation à plusieurs inconnues, nonobstant qu’une réforme des codes est en cours au niveau communautaire.

Pour réussir ce challenge du fast track présidentiel dans la satisfaction des besoins des populations les pistes suivantes de réflexion  pourront être explorées :

– participation active du secteur privé national à la réforme de la commande publique;

– évaluation des acquis et faiblesses du Pudc pour mieux intégrer certains de ses mécanismes dans un nouveau processus de la commande publique;  

– participation de la société civile;

– participation des partenaires techniques et financiers ;

– redéfinition du rôle et des missions des spécialistes en passation de marché et des agents comptables particuliers au niveau des autorités contractantes ;

– participation des corps de contrôle et des cabinets d’évaluation des marchés publics ;

– participation des représentants des populations bénéficiaires et des collectivités locales,

– rationalisation des organes de la commande publique en synergie avec les divers organes de contrôle Comité PPP et ARMP,

– redynamisation du comité Ad hoc BOS/ARMP en redéfinissant les missions et les membres,

– faire un bilan  et l’analyse des modes dérogatoires,

– redonner beaucoup plus d’importance aux Ntic, ainsi qu’aux acteurs nationaux de l’économie numérique, dans le processus de la commande publique, par l’adoption dans les textes d’une préférence nationale dans la digitalisation et la dématérialisation des processus publics.

Ces pistes de réflexion associées à d’autres, émanant des divers acteurs  pourront servir de base de travail pour constituer un cahier de charges cernant les contours de ce challenge, «fast track présidentiel et commande publique», qui ambitionne de solutionner vite et bien les multiples attentes des populations sénégalaises.Modibo Diop est ingénieur polytechnicien, ancien Auditeur du CEDS de Paris, expert/Consultant International en Infrastructures, Energie, Eau et Ntic, Vice-Président du Mouvement des entreprises du Sénégal MEDS

Afrique : haro sur la croissance sans emplois

Ouestafnews – Le continent africain est depuis le début des années 2000, l’une des parties du globe, les plus dynamiques en termes de croissance économique. Toutefois, un paradoxe tenace caractérise cette performance, à savoir le faible niveau de création d’emplois.

Entre 2000 et 2014, sans discontinuer, le taux de croissance a connu une augmentation annuelle de 1%, alors que dans le même temps, l’emploi n’a connu qu’une croissance de 0,41%. Le constat est de la Banque Africaine de Développement (BAD) dans l’édition 2019 de son rapport sur les  : « Perspectives économiques en Afrique ».

Ce manque de dynamisme de l’emploi sur le continent constitue une tendance lourde de menaces, selon  la BAD. Le statu quo risque de créer 100 millions de chômeurs supplémentaires d’ici 2030.

Pour expliquer la persistance de cette « croissance sans emploi », les experts avancent des causes multiples. «Nous avons une croissance qui est très loin d’être inclusive et cela freine l’emploi », soutien l’économiste Meissa Babou interrogé par Ouestaf News.

Cet enseignant à l’Université de Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), identifie aussi une autre cause : le « caractère déséquilibré » des économies africaines.

Cette raréfaction de l’emploi n’est pas sans inquiéter inquiète certaines organisations.

«Les taux de croissance économique jusqu’en 2020 seront probablement trop faibles pour créer suffisamment d’emploi de qualité pour cette population active qui s’accroit rapidement », averti l’Organisation Mondiale du Travail (OIT). Cette organisation s’inquiète aussi d’un potentiel fait aggravant, notamment la démographie galopante du continent qui progresse avec 14 millions de naissance recensés chaque année.

Démographe et directeur de l’Institut supérieur des Sciences de la population (ISSP) de l’Université de Ouagadougou (Burkina Faso), Jean-François Kobiané, dans un précédent entretien avec Ouestaf News plaidait déjà pour la mise en place de « politiques adéquates », afin d’enrayer cette courbe du chômage.

Il s’agira selon lui de procéder à une « amélioration de la qualité des apprentissages et adaptation des formations aux besoins économiques, mais aussi au niveau du système économique qui doit être davantage diversifié et dynamique pour créer de meilleures conditions d’insertion de ces jeunes ».

L’insubmersible secteur informel ?

L’autre grand sujet lorsqu’il s’agit de l’emploi dans les économies africaines, c’est le poids du secteur informel.

Ce secteur assure 67,3% de l’emploi total en Afrique du nord et 40,2% pour en Afrique subsaharienne, mentionne l’OIT.

Tantôt décrit comme une bouée de sauvetage, tantôt décrié pour son faible apport aux Etats, certains n’hésitent pas à plaider pour sa… formalisation.

Pourtant, selon la BAD, au cours des trente dernières années, la majorité des emplois créés sur le continent africain sont « des emplois informels ». A défaut d’un « changement structurel significatif », cette tendance est destinée à se renforcer nonobstant le faible niveau des salaires et de la productivité dans ce secteur, note la BAD dans son rapport.

L’informel reste très dynamique en Afrique, mais il s’agit en réalité d’un repaire d’emplois précaires et d’une productivité faible. Il faut donc « aller vers la formalisation du secteur informel, en les encadrant pour pouvoir accroître la productivité et générer des revenus afin de les fiscaliser dans le temps », préconise le Dr Alioune Diouf, économiste et par ailleurs, un ancien inspecteur du Trésor sénégalais.

Pour Meissa Babou, par contre c’est ce qu’il ne faudrait surtout pas faire : « L’informel fait partie du tissu économique », indique cet économiste qui parle plutôt de « civiliser les rapports ». Par « civiliser les rapports », il entend par exemple cantonner les acteurs de ce secteur dans un espace géographique précis, de les « numéroter » et de leur exiger une contribution minimal mensuelle de l’ordre de 5.000 FCFA par exemple.

Le défi de l’industrialisation…

A l’heure des « plans d’émergence économique » tous azimuts et qui prétendent toutes tirer le continent vers un développement structuré, le secteur industriel africain reste toujours le plus faible du globe.

Les données de la BAD, indiquent que l’industrie africaine ne génère que 700 dollars de PIB par habitant en moyenne, soit trois fois moins qu’en Amérique latine (2500 dollars) et cinq fois moins qu’en Asie de l’est (3400 dollars).

Or l’industrialisation qui permettra de divorcer avec l’économie de rente, est considérée comme un passage obligé vers le plein emploi, mieux une condition obligatoire de cette émergence à laquelle aspire le continent.

Pour M. Babou, l’industrialisation constitue actuellement le « chainon manquant ». Un constat relayé par les organisations « multilatérales ».

«L’émergence économique de l’Afrique et la transition d’un continent d’économies à faible revenus à des économies à revenu intermédiaire, nécessite la transformation de la structure économique des activités à prédominance agraire et d’extraction à des secteurs industriels plus dynamiques et à valeur ajoutée plus élevée tels que la transformation et la fabrication », préconise la Commission Economique pour l’Afrique (CEA) sur son site web.

Aujourd’hui certains pays africains sont de plus en plus conscients de cette nécessité de dépasser l’économie de rente, qui consiste à vendre des matières premières à l’état brut.

Pour le think tank américain Brooking Institute, l’industrialisation reste « étroitement associée à une forte croissance de l’emploi».

Deuxième producteur mondial de cacao, le Ghana a manifesté de transformer au moins 50% de sa production. Une douzaine d’entreprises locales s’activent déjà dans ce domaine, avec une capacité de transformation de 400.000 tonnes, selon la Cocoa Board, l’organe de régulation et de gestion du cacao au Ghana. Une politique de transformation synonyme d’emplois mais aussi de protection contre les variations des prix pratiqués sur le marché international.

Enfin, pour nombre d’observateurs, la croissance observée sur le continent est drainée par les grands projets souvent exécutés par des entreprises occidentales ou chinoises, sans pratiquement aucun transfert de technologie. Une forme de croissance qui a comme particularité de ne pas avoir d’impact sur les masses.ON-MN/ts

Sidya Ndiaye : »L’ETAT EST EN TRAIN D’ENRICHIR DES RESPONSABLES SYNDICAUX, AU MOMENT OU LES TRAVAILLEURS S’APPAUVRISSENT »

https://www.seneplus.com-VoxPopuli-Dans cet entretien, Sidya Ndiaye s’attaque à ses camarades des 5 Centrales syndicales qui ont annoncé un préavis de grève, interpelle l’Etat par rapport à la question de l’habitat social, et se prononce sur le nouvel attelage gouvernemental.

Le chef de file de la Fédération générale des travailleurs du Sénégal (FGTS) crache du feu en cette veille de fête du Travail. 

La coalition des 5 grandes Centrales syndicales a annoncé un préavis de grève, alors que l’on s’achemine vers la fête du Travail prévue le 1er mai prochain. Quel commentaire en faites-vous ?

Comme vous l’avez si bien dit, le 1er mai pointe à l’horizon. Et ces derniers temps, nous avons noté une certaine agitation de soi-disant Centrales syndicales qui, comme vous le savez, sont, depuis plusieurs années, aux abonnés absents sur le terrain de la lutte. Si vous remarquez bien, en tant qu’observateur indépendant, vous verrez que ce sont des syndicats de base, professionnels, qui occupent le devant de la scène pour leurs revendications. Si nous prenons le cas du secteur public, c’est l’éducation, la santé et la justice qui sont sur le terrain. Et ces syndicats n’ont même pas bénéficié de l’apport, ni du soutien des Centrales syndicales. Maintenant, à la veille du 1er mai, c’est très facile d’agiter des menaces ou de se signaler. Véritablement, il n’y a rien à signaler, parce que les Centrales syndicales, elles mêmes, savent très bien là où elles ont des difficultés : c’est au niveau du secteur privé. Parce que les négociations avec le patronat ont échoué. Elles ont même reconnu cela en disant qu’elles demandaient 25% d’augmentation et on leur a proposé 2%. Ce qu’elles ont même qualifié d’humiliation

Comment expliquez-vous cette attitude du patronat ?

C’est parce que les Centrales ont fui le terrain. Leurs leaders ne sont pas là pour les travailleurs, ils ne sont là que pour leurs propres intérêts. Ils ne s’occupent que de subventions, de voyages, de séminaires. C’est ça la vérité. Il faut le dire. Maintenant, moi, je les mets au défi d’aller jusqu’au bout de leur logique. Il y avait une Centrale qui avait marché, il y a quelques jours, pour menacer, mais c’était du bluff. Il n’y a pas de préavis, rien. C’est le cas de ces Centrales. Elles s’agitent avec des menaces de grève pour que l’Etat débloque encore de l’argent. Or, elles ont reçu en catimini deux fois 300 millions FCFA. Cela fait 600 millions FCFA. Maintenant, elles sont en train de négocier pour recevoir encore 300 millions ou 600 millions. Il faut que l’Etat prenne ses responsabilités par rapport à tout cela. Nous interpellons le gouvernement, parce que la subvention est destinée aux Centrales syndicales. Mais, quand on l’a distribuée, personne n’était au courant. Or, pour le cas de la presse, par exemple, lorsqu’on donne une subvention, on donne l’ensemble du montant de la subvention et on fait une répartition des fonds. Ici, personne n’a eu des informations. La seule information que nous avons eue, il a fallu que je monte au créneau, à l’époque, quand il y avait Mansour Sy, pour qu’il publie l’arrêté. Même si nous ne bénéficions pas de ce fonds, nous devons savoir comment il est géré. Parce que nous sommes une Centrale syndicale. La nébuleuse que constitue cette subvention, nous allons la percer. Nous interpellons le chef de l’Etat. Puisque nous considérons que l’Etat est en train d’enrichir des responsables syndicaux au détriment de la collectivité. Parfois même, leurs militants ne sont pas au courant qu’ils ont reçu des subventions, c’est grave. On est en train d’assister à un enrichissement des dirigeants syndicaux, au moment où les travailleurs s’appauvrissent. Car, depuis Mathusalem, nous ne bénéficions d’aucune hausse du pouvoir d’achat. Si elles étaient très fortes,si elles étaient crédibles, je pense que ces Centrales n’allaient pas faire dans la menace. Elles doivent décréter une journée de grève. Elles n’ont pas besoin de préavis.

Est-ce à dire que vous jetez à la poubelle les résultats issus des élections de représentativité ?

La question des élections est quand même cocasse. Parce que, jusqu’à présent, nous n’avons pas encore les résultats officiels. Là aussi, nous voulons interpeller le ministère du Travail, parce que, depuis que la Commission nationale électorale a donné des résultats provisoires, jusqu’à présent, il n’y a pas de résultats définitifs. Or, il y a eu des recours entre certaines Centrales syndicales. Il y avait certaines qui sont passées aux élections sans récépissé et qu’on devait bannir. Mais qui, aujourd’hui, sont casées et bénéficient de subvention. Je veux vraiment attirer l’attention des autorités sur la décision de proclamer les résultats définitifs. Nous avons constaté que ces élections, non seulement, ont été mal organisées, mais qu’il y a eu un faible taux de participation. Même pas 40%. A peine 30%. Ce n’est pas crédible. Puisque, vous savez, la représentativité, c’est vrai qu’elle est quantitative, mais il y a aussi la qualité de la représentation. Malheureusement, aujourd’hui, ces Centrales syndicales veulent, coûte que coûte, se baser simplement sur les autres et bénéficier de cette manne financière dont l’utilisation n’est pas justifiée. L’Etat doit mettre de l’ordre dans tout cela. Elles n’ont qu’à aller en grève générale, elles verront. Je les mets au défi, qu’elles ne s’arrêtent pas aux menaces. Il n’y aura rien, ce n’est que du «Simb» (jeu de faux lions), du bluff. C’est du vrai saupoudrage pour qu’on les entende et qu’on leur donne de l’argent.

Quelles sont les revendications que vous comptez porter à l’attention du chef de l’Etat à l’occasion de la fête du Travail ?

Nous entendons mettre l’accent sur les problèmes de l’habitat social qui, comme vous le savez, est un problème très sérieux pour les travailleurs que nous sommes. Aujourd’hui, pour qu’un travailleur puisse trouver une maison, c’est la croix et la bannière. Même les parcelles qui étaient à disposition ont commencé à se raréfier. Parce que les promoteurs privés ont investi les réserves foncières. L’Etat doit prendre ses responsabilités face à cette problématique. Les promesses concernant l’attribution des parcelles à des coopératives d’habitat des travailleurs doivent être poursuivies et encouragées. Nous prônons la tenue des états généraux de l’habitat social afin que nous puissions véritablement aller vers l’accès aux logements, qui est un droit pour tout travailleur. Les travailleurs tirent le diable par la queue. Et à force même de tirer, le diable a disparu. Sur la question du loyer, nous allons interpeller les autorités, notamment le chef de l’Etat, pour qu’on mette en place une commission d’enquête d’évaluation de la baisse du prix du loyer à Dakar. Parce que, jusqu’à présent, c’est dur. Pourtant, on avait applaudi au début. Mais, les propriétaires de logement ont contourné la mesure pour augmenter. Nous allons également faire un focus sur le parachèvement et l’opérationnalisation de la Fonction publique locale territoriale qui, comme vous le savez, n’est pas sortie jusqu’à présent de l’ornière, malgré la mise en place du Conseil supérieur de la Fonction publique locale par le chef de l’Etat. Depuis un an, nous attendons que ce dossier soit liquidé, pour que nous puissions passer à autre chose. L’acte III de la décentralisation pose problème aussi. Puisque nous ne pouvons pas comprendre, dans ce pays, qu’avec toute l’expertise et l’expérience que nous avons de la décentralisation, que nous soyons toujours à la première phase. C’est un scandale. La question centrale du régime central des collectivités locales n’a jamais été abordée.

Que vous inspire le nouveau gouvernement formé par le Président Macky Sall ?

Comme tous les Sénégalais, nous avons suivi la formation du nouveau gouvernement. A la veille de la formation du gouvernement, on avait senti une telle fébrilité, une telle course aux postes, que j’avais déclaré que le chef de l’Etat ne devait pas céder au chantage de ceux qui criaient urbi et orbi que c’est grâce à eux qu’il avait été réélu. C’est inadmissible. Car, un gouvernement, ce n’est pas un gâteau qu’on doit partager. Si on suit la logique de ces soi-disant faiseurs de roi, cela veut dire que les 2 millions de Sénégalais qui ont voté pour le Président Macky Sall, doivent demander un poste de ministre. Donc, il faut arrêter. Et je crois que le chef de l’Etat a compris le message et qu’il a pris ses responsabilités. En toute liberté, il a choisi les hommes qu’il faut pour véritablement mener les ruptures qu’attendent les Sénégalais. On ne naît pas ministre, on le devient. Il faut que ces gens arrêtent de nous pomper l’air. Il y a un fait qui m’a choqué, ce sont les attaques lâches et puériles contre le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur. Ce n’est pas sérieux. Comment peut-on contester la nomination d’un ministre avec des arguments dénués de tout fondement ? L’acharnement contre Cheikh Oumar Anne est un scandale. Et ceux qui orchestrent ces attaques lâches doivent avoir honte. Si le Président l’a promu, c’est parce qu’il est méritant. Il a fait ses preuves partout où il est passé, notamment au COUD. Au vu de son parcours, c’est quelqu’un qui a le profil pour diriger ce ministère. Il est qualifié du point de vue professionnel. Je me réjouis qu’un enseignant chercheur, qui a fait ses preuves dans le mouvement syndical, soit promu à ce département. Barka Isma BA & Adama Aïdara KANTE (Vox Populi)  

Dakar, capitale de l’Intelligence artificielle

http://www.lesoleil.sn La capitale sénégalaise abrite pour la première fois les conférences Indaba X, sur le secteur de l’Intelligence artificielle, du 18 au 20 avril, à l’espace numérique ouvert de l’Université virtuelle du Sénégal (UVS). Indaba X est une série d’événements dont l’objectif est de renforcer la communauté des praticiens, chercheurs et passionnés du domaine de l’apprentissage automatique “machine learning (ML)” et de l’apprentissage profond “deep learning (DL)”. Cette première permet aussi de sensibiliser, avec des panels d’experts, sur les enjeux de l’Intelligence artificielle pour les pays africains notamment le Sénégal. Pendant trois jours, il est attendu une centaine d’experts, de chercheurs professionnels, d’étudiants et d’élèves aux conférences sur l’Intelligence artificielle. Elle définit comme « l’ensemble des théories et des techniques mises en œuvre en vue de réaliser des machines capables de simuler l’intelligence ».

En Afrique seuls treize (13) pays, dont le Cameroun, la Centrafrique, le Kenya, l’Algérie, les ont déjà organisées.Maguette Gueye DIEDHIOU

LA CITÉ DU SAVOIR VA BIENTÔT RÉCEPTIONNER UN CALCULATEUR DE HAUTE PERFORMANCE

Dakar, 18 avr (APS) – Le Centre national de calcul scientifique de la Cité du savoir de Diamnadio va bientôt recevoir un calculateur de haute performance HPC dédié aux informations dans les domaines émergents, a annoncé jeudi le directeur de la recherche et de l’innovation, Amadou Thierno Gaye. 

Il s’agit d’un ‘’calculateur d’informations dans les domaines émergents, comme la robotique, l’intelligence artificielle, le big data, le calcul scientifique et la robotique’’, a précisé M. Gaye. 

Il en a fait l’annonce à l’issue de la cérémonie d’ouverture de la première conférence Indaba X au Sénégal, organisée par l’Université virtuelle du Sénégal (UVS), Galsen Al et l’Association sénégalaise pour l’intelligence artificielle (ASIA).

 Les conférences Indaba X sont une série de conférences dont l’objectif est de renforcer la communauté des praticiens, des chercheurs et passionnés du domaine de l’apprentissage automatique ‘’Machine Learning (ML)’’ et de l’apprentissage profond ‘’deep learning’’. 

Pour Amadou Thierno Gaye, ‘’l’organisation de la plupart de ces domaines émergents comme le big data, l’intelligence artificielle (…), sera coordonnée par l’UVS mais également en collaboration avec toutes les universités sénégalaises’’. 

 Il a évoqué ‘’des masters et des licences-inter-universitaires qui permettront à des jeunes Sénégalais et Africains de se former à cette technologie pour très rapidement arriver à faire de la Cité du savoir un écosystème d’innovations’’. 

 Selon lui, ‘’on pourrait développer dans cet écosystème des technologies pour le bien de nos entreprises et permettre à ces jeunes de se lancer dans l’entreprenariat, dans le domaine du numérique et dans l’intelligence artificielle’’. 

‘’Cela ne se fera pas sans certainement quelque peur et je dirais même aussi de nombreux espoirs ; donc, il est important que l’opinion, et en particulier le Sénégal, puisse profiter de cette révolution’’, a-t-il ajouté.  

Il considère que c’est pour le pays ‘’une véritable révolution numérique pour assurer son développement socio-économique et culturel’’. 

Parlant de l’importance de la conférence Indaba X Sénégal, il a souligné que ‘‘cet évènement concrétise une volonté manifeste de faire du numérique un élément déterminant dans la réforme de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation du Sénégal’’.  Treize pays africains, dont le Cameroun, la Centrafrique, le Kenya, l’Algérie, ont déjà organisé cette conférence.

APPLICATIONS ET SERVICES TIC :DES EXEMPLES SÉNÉGALAIS EXPOSÉS AU SMSI 2019

Dakar, 18 avr (APS) – Le comité national du Sommet mondial de la société de l’information (SMSI) compte « exploiter les différentes opportunités de partenariats identifiés lors de l’édition 2019 », tenu à Genève en Suisse, lors de laquelle la délégation sénégalaise a exposé « des exemples concrets de réussites dans le domaine des +Applications et Services TIC pour le développement+ », a-t-on appris de source ministérielle. 

Une délégation sénégalaise, conduit par le directeur des Télécommunications, Modou Mamoune Ngom, a participé à cette rencontre (8-12 avril) qui se veut « un haut rendez-vous pour discuter des défis et opportunités pour bâtir une véritable société de l’information inclusive et durable mais aussi pour partager les bonnes pratiques ». 

Elle était composée d’experts de la Primature, des ministères de l’Economie, des Finances et du Plan, de l’Economie numérique et des Télécommunications, de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), de l’Agence de l’informatique de l’Etat (ADIE) ainsi que de la Mission Permanente du Sénégal à Genève. 

A cette occasion, le chef de la délégation sénégalaise a participé à une session de « Haut niveau » sur le thème « Applications et services TIC pour le Développement » au Sénégal, rapporte un communiqué du ministère de l’Economie numérique et des Télécommunications.

 Modou Mamoune Ngom est notamment revenu sur « l’adoption par le Sénégal depuis octobre 2016, de la stratégie +Sénégal Numérique 2025+ dans une démarche inclusive impliquant l’ensemble des acteurs de l’écosystème du numérique (…) ». 

Il a aussi « partagé avec les participants, des exemples concrets de réussites dans le domaine des +Applications et Services TIC pour le développement+ au Sénégal, avec notamment l’Université virtuelle du Sénégal (UVS), le Système intégré pour la gouvernance de l’Enseignement supérieur et la recherche (SIGESR) ». 

Il a de même parlé du nouveau système d’information intégré du ministère de l’Education nationale (SIMEN), de la plateforme « Gaïndé Intégral » de la Douane nationale, de l’application « e-tax » de la Direction générale des Impôts et des Domaines pour le paiement en ligne des impôts, entre autres.

  1. NGOM « a souligné l’importance de l’accompagnement de l’Etat avec le fonds alloué aux Startup des TIC », lequel « passe d’un milliard de francs CFA en 2018 à 3 milliards en 2019, dans le cadre d’un vaste programme national dédié à l’entrepreneuriat rapide au Sénégal ».

 « A terme, le projet de Parc des Technologies Numériques (PTN), en cours de construction à Diamniadio, devrait offrir un cadre attractif de développement de Startups orientées en grande partie vers les +Applications et services TIC+ », a ajouté M. NGOM, cité par le communiqué. 

La délégation sénégalaise a par ailleurs été reçue par le secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications (UIT), Houlin Zhao.  

Les échanges avec M. Zhao ont notamment porté sur « les différents efforts que le Sénégal est en train de faire dans le secteur du numérique. Le secrétaire général a surtout salué la participation active du Sénégal aux réunions de l’UIT et réitéré son attachement pour notre pays, qu’il compte inviter au prochain ITU Telecom World prévue du 09 au 12 Septembre à Budapest, en Hongrie », peut-on lire.  

La délégation du Sénégal a été également reçue par les représentants de l’UNESCO au SMSI, rencontre au cours de laquelle la coopération entre l’UNESCO et le ministère en charge de l’Economie numérique « a été largement abordée ». 

Le ministère de l’Economie numérique et des Télécommunications « a remercié l’UNESCO pour l’appui constant apporté au Département depuis plus d’une dizaine d’années », à travers par exemple la mise en place des Centres multimédia communautaires (CMC) au nombre de 50 actuellement, ainsi que le programme « filles et TIC ». 

Selon le communiqué, la partie sénégalaise « a été invitée à renforcer cet appui à travers d’autres lignes d’actions du SMSI comme les lignes d’action 8, 9 relative aux +TIC et Culture+ », le comité national SMSI/Sénégal ayant de son côté retenu d’exploiter « les différentes opportunités de partenariats identifiés » lors de ce sommet.BK/ASB

Le ministre de l’Education nationale invité à diligenter la reprise des négociations avec le SIENS, en vue d’une sortie de crise

https://actusen.sn/ Le syndicat des Inspectrices et Inspecteurs de l’Education nationale du Sénégal (Siens) exprime sa disponibilité à œuvrer dit-il dans le cadre d’un partenariat sincère pour le développement du système d’éducation et de formation.

Dans un communiqué, le Bureau exécutif national (BEN) dudit syndicat invite le nouveau ministre, Mamadou Talla à endosser les préoccupations des membres des corps de contrôle du secteur de l’éducation et de la formation. Mais aussi à diligenter la reprise des négociations avec le SIENS, en vue d’une sortie de crise gage de stabilité et d’efficacité pour le secteur.

Les camarades du Président Alcantara Sarr souhaitent par ailleurs, «une exploitation à bon escient des réflexions remises par le SIENS à son prédécesseur (Serigne Mbaye Thiam – Ndlr) sous forme de contributions relatives à l’amélioration du dispositif des appels à candidature, à la situation des CRFPE, aux examens professionnels, à l’amélioration du système de recrutement et de formation des enseignants».

Le Siens appelle en outre, «le gouvernement à explorer dans le cadre du dialogue social avec les organisations syndicales les conditions de production d’un pacte de stabilité pour le développement de l’éducation (PSDE) avec des acteurs plus motivés parce que valorisés, afin de juguler l’impact négatif des perturbations sur le quantum prescrit et les performances de l’École».

Internationale de Néphrologie : Le Dr Abdou Niang porté à la vice-présidence de la commission dialyse

IGFM – La néphrologie sénégalaise et africaine vient d’être honorée à Melbourne (Australie). Le Dr Abdou NIANG, Professeur Titulaire des Universités, vient d’être élu lors de l’Assemblée générale, Vice-Président de la Commission dialyse au Comité exécutif de la Société Internationale de Néphrologie (Isn).

Il va présider, dans 2 ans, cette importante commission qui a pour mission de développer la dialyse dans les pays à faible revenu dans le cadre de la thérapie intégrée des maladies rénales.

C’est la 1e fois qu’un néphrologue africain va présider cette commission au sein du Council de l’ISN (International Society of Nephrology) crée en 1960. A travers cette élection, c’est l’école de néphrologie sénégalaise qui est honorée, reconnue comme pilier de formation de la néphrologie africaine avec plus de 120 néphrologues formés en 10 ans provenant de 21 pays d’Afrique. Mais aussi, les efforts importants du gouvernement sénégalais, offrant la gratuité de la dialyse dans le secteur public et subventionnant le secteur privé par une convention de partenariat permettant de faire passer le nombre de malades dialysés de 50 à 1.000 et le nombre de centres de dialyse de 2 à 20 en une décennie.

L’épouse de Baye Dame Wade réussit à sortir Réussir

IGFM-Le Patron et directeur de publication du magazine économique Réussir parti. Beaucoup d’observateurs comptent les jours pour procéder à l’enterrement de Réussir. Mais c’est mal connaître Khady Ciss Wade, l’épouse déterminée de Baye Dame Wade qui veut continuer l’œuvre de son défunt mari. Bel hommage d’une femme qui n’a de cesse de supporter son mari dans les moments les plus difficiles et qui a décidé de ne pas laisser tomber son magazine. Puisque Réussir fait partie de la famille de Baye Dame Wade. En tout cas, Khady Ciss Wade prend la relève et compte se battre pour perpétuer l’œuvre de son mari. Pour preuve, le numéro en vente actuellement dans les kiosques est spécialement consacré à Baye Dame Wade avec, à la clé, des témoignages inédits mais aussi un éditorial Khady Ciss qui va faire pleurer dans les chaumières. A lire absolument, Réussir est toujours en vie…Ouf !  Bon vent Khady !

LA RÉALISATRICE SÉNÉGALAISE MATI DIOP EN LICE POUR LA PALME D’OR

RFI-La réalisatrice sénégalaise Mati Diop en compétition pour la Palme d’or 2019 du 72e Festival de Cannes pour son film « Atlantiques ». Seul film africain présent dans cette prestigieuse liste.

Dans ce long-métrage sorti en 2009, elle y raconte les péripéties d’une tentative d’immigration avortée d’un jeune Dakarois d’une vingtaine d’années vers l’Europe.

Ce film-documentaire a déjà remporté quatre prix dans de grands festivals internationaux entre 2010-2011.

Mati Diop est la nièce du cinéaste Djibril Diop Mambety et fille du musicien Wasis Diop.

KAFFRINE:33 FEUX DE BROUSSE EN 2019 CONTRE 56 CAS EN 2018

Kaffrine, 18 avr (APS) – La région de Kaffrine (centre) a enregistré cette année 33 cas de feux de brousse qui ont ravagé 1595,25 hectares de terre, a révélé jeudi le lieutenant-colonel Oulimatou Faye, chef du service régional des eaux et forêts. 

Leur nombre a ainsi chuté de 23 cas comparé à 2018, année où 3399, 89 ha ont été emportés par 56 incendies, a-t-il relevé lors d’une réunion de coordination des activités du comité régional de développement (CRD)..

 ‘’A la date du 15 avril 2019, nous sommes à 33 cas de feux pour 1595,25 hectares brûlés ‘’, a-t-elle déclaré. Elle a rappelé que l’année dernière, il y avait 56 feux de brousse pour 3399, 89 hectares dévastés. 

 ‘’Donc, nous avons actuellement une baisse de 70% de superficie brûlées‘’, s’est-elle félicitée lors de cette rencontré présidée par l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Amadou Matar Cissé, en présence des chefs de service et des autorités administratives.  

Selon le lieutenant- colonel Faye, ‘’ ces feux de brousse sont souvent causés par les négligences notées à la suite des défrichements, et par les transhumants qui viennent camper dans la région de Kaffrine sans éteindre le feu derrière eux’’.

 ‘’Ces feux [sont occasionnés] par les négligences pendant les défrichements. Ils proviennent aussi de l’exploitation clandestine du charbon de bois et des voyageurs qui lancent leurs mégots de cigarette sur les routes ou dans la forêt’’, a-t-elle expliqué. 

 Sur les 33 cas de feux de brousse enregistrés dans la région de Kaffrine en 2019, ‘’seul deux ont été dénoncés’’, a-t-elle déploré. ‘’Nous demandons aux populations de dénoncer les acteurs des feux de brousse. Et, nous appelons les partenaires à appuyer les comités villageois de lutte sur les équipements pour pouvoir faire face à ces catastrophes naturelles’’, a plaidé le lieutenant-colonel Faye. 

 A l’en croire, ‘’ les superficies brûlées par les feux de brousse ont été diminuées cette année dans la région de Kaffrine, grâce à la réaction rapide des intervenants’’. Et de féliciter les populations de Kaffrine qui selon elle ‘’commencent à comprendre les effets des feux de brousse’’.  

‘’Leur rapidité dans la réaction nous a poussé à diminuer de 70% les superficies brûlées par rapport à l’année 2018 à la même période’’, s’est-elle félicitée.  

Elle a par ailleurs appelé les collectivités territoriales de Kaffrine et Koungheul ‘’à penser à participer à la banque de carburant pour, dit-elle, davantage lutter contre les feux de brousse.’’MNF/ASG

LE SÉNÉGAL GAGNE UNE PLACE DANS LE CLASSEMENT DE RSF

Dakar, 18 avr (APS) – Le Sénégal est 49 ème dans le classement mondial 2019 de la liberté de la presse de l’ONG Reporters sans frontières (RSF), gagnant ainsi une place par rapport à l’année dernière.

 « Le Sénégal arrive avec presque le même score que l’année dernière. La raison c’est qu’il n’y a pas eu beaucoup de changements dans l’exercice de la profession », a indiqué Assane Diagne, directeur du bureau Afrique de l’Ouest de RSF. 

Il s’exprimait lors de la publication officielle par l’ONG du classement mondial de la liberté de la presse. 

La cérémonie, organisée au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI) de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, se tenait pour la première fois en Afrique subsaharienne. 

« Au classement 2019, la Norvège conserve pour la troisième fois consécutive sa place de premier, la Finlande retrouve sa deuxième position au détriment des Pays-Bas 4ème. La recrudescence de la cybercriminalité a fait perdre une place à la Suède arrivé 3ème », indique le rapport. 

En Afrique, l’Erythrée s’est classée antépénultième (qui précède l’avant dernier, 177ème) et le Turkménistan arrive dernier derrière la Corée du Nord (179ème).SG/OID/ASB

Face aux députés Benno : Macky Sall raille les bains mystiques et les gris-gris des ministres

http://www.seneweb.com/ Lors de la rencontre entre Macky Sall et les députés membres de la coalition Benno Bokk Yakaar, un parlementaire a pris la parole pour déplorer le manque de respect de certains ministres à leur endroit.

Le chef de l’État de lui donner une recette imparable : « S’ils vous manquent de respect, attendez-les à l’Assemblée. Mais, sachez que certains d’entre eux prennent des bains mystiques et portent des gris-gris ».

Ce qui est, sans doute, un message codé aux ministres et autres hauts fonctionnaires qui, en ces temps de distribution de prébendes et strapontins d’après-présidentielle, pensent pouvoir « cadenasser » Macky Sall.

Quant aux députés présents, dont la majeure partie n’est pas née de la dernière pluie, ils seront, certainement, plus « blindés » la prochaine fois qu’on leur annoncera la venu de ministres au sein de l’hémicycle.

Amadou Tidiane Wane-Ancien Maire, Ancien Dg de la Sodagri : «La rationalisation des dépenses de l’Etat ne sera pas difficile,si les inspecteurs… »

http://www.seneweb.com/Le président Macky Sall a pris la décision de réduire le train de vie de l’Etat. En Conseil des ministres hier, il a instruit le gouvernement de réduire au strict minimum les locations à l’horizon 2020.  

L’ancien président de l’Association des maires du Sénégal (Ams), Amadou Tidiane Wane, salue la décision et souligne  qu’une telle mesure avait porté ses fruits sous Abdou Diouf. «C’est une très bonne initiative, s’il arrive à le faire. Sa faisabilité, c’est possible, mais à condition qu’il montre, pendant ses 5 ans, que c’est ça qu’il faut faire. Il doit commencer par lui-même».

L’ancien conseiller d’Abdou Diouf et de Jean Collin, contacté par iRadio, Amadou Tidiane Wane, rappelle : «Quand j’étais à la présidence avec Abdou Diouf,  l’Inspection d’Etat l’avait fait. Et on avait rationalisé les téléphones. On avait limité ça à une certaine somme, de même que les véhicules des ministres et les indemnités.»  

Pour la mise en œuvre de la rationalisation des dépenses de l’Etat, Amadou Tidiane Wane conseille le président de la République de mettre dans chaque ministère un service chargé du suivi du nouveau cadre réglementaire qui va être coordonné par l’Inspection générale d’Etat (Ige) comme l’avait fait Abdou Diouf.

Réduction du train de vie de l’État :Le plat réchauffé de Macky

http://www.seneweb.com/ À voir les dernières instructions du président Macky Sall sur les véhicules de l’Administration, le carburant et les logements conventionnés, on se dit que  les dépenses publiques seront désormais rationalisées. Pourtant, il suffit juste de jeter un coup d’œil sur la Var pour se rendre compte que rien n’a changé sous les cieux, depuis 2012.

En effet, le Conseil des ministres de ce mercredi 17 avril 2019 épouse, de manière assez déconcertante, les mêmes contours que celui du 12 avril 2012, tant dans la forme que dans le fond. Comme en 2012, le président réélu, Macky Sall, a décidé d’inscrire sa gouvernance sous le sceau de la « gouvernance sobre et vertueuse » avec, en fer de lance, la réduction « drastique » du train de vie de l’État.

En plus de la suppression des voyages en première classe et la limitation stricte des missions à l’extérieur, qui ont très tôt été rangées aux oubliettes, il avait décidé de la rationalisation des lignes téléphoniques, du recensement général du patrimoine foncier bâti et non bâti de l’État et du recensement exhaustif du parc automobile de l’État.

Sept ans après, retour à la case départ ! Le président Macky Sall qui avait rangé toutes ces mesures dans les lugubres tiroirs de l’oubli, semble vouloir les dépoussiérer pour faire montre de son « semblant d’attachement » à un train de vie « sobre » à la tête de l’État.

Communiqué Conseil des ministres du 17 avril 2019

Après avoir esquissé à grands traits la situation économique défavorable du moment, rappelé l’acuité des problèmes posés et l’ampleur de l’espoir suscité, le Premier ministre a exposé les premières mesures ci-après de réduction du train de vie de l’État :

-suppression des voyages en première classe pour toutes les autorités publiques ;

 limitation stricte des missions à l’extérieur ;

 recensement exhaustif du parc automobile de l’État et restitution des véhicules détenus de manière irrégulière ;

  inventaire exhaustif des locaux conventionnés par l’État et résiliation des contrats pour ceux occupés irrégulièrement ;

 recensement des immeubles appartenant à l’État et établissement de la situation de leur occupation, en vue de leur attribution dans des conditions régulières et transparentes ;

 inventaire des immeubles de l’État cédés dans des conditions irrégulières ou de non transparence

  résiliation de toutes les lignes téléphoniques utilisées par des non ayants droit ;

rationalisation de la gestion des lignes téléphoniques dans l’Administration, avec la mise en place de restrictions pour les bénéficiaires et la définition de plafonds pour les abonnements ;

 rationalisation des contrats spéciaux ;

  mise en œuvre d’opérations de contrôle des effectifs des personnels de l’Administration publique.

… Vs communiqué du 12 avril 2012

Au titre des charges courantes de l’Administration, notamment celles de l’eau, de l’électricité et du téléphone, il a invité le Premier ministre à lui proposer, au plus tard le 1er août 2019, un cadre réglementaire portant sur les modalités d’abonnement, d’utilisation et de paiement des charges courantes de l’Administration.

S’agissant du parc des véhicules administratifs, le président de la République a requis du gouvernement un nouveau dispositif réglementaire sur les conditions d’acquisition, d’affectation, d’utilisation et de cession des véhicules administratifs ; non sans instruire le Premier ministre d’étudier la possibilité de remplacer les dotations budgétaires en carburant, entretien et réparation de véhicules par des indemnités représentatives.

Le chef de l’État a, dans le même élan, réaffirmé son attachement au recensement général du patrimoine foncier bâti et non bâti de l’État, de même que la réévaluation du portefeuille de l’État, en instruisant le Premier ministre de lui proposer, au 1er septembre 2019, une stratégie de valorisation et d’optimisation de ce patrimoine.

Le président de la République a instruit le ministre des Affaires étrangères à mettre en place de nouveaux passeports diplomatiques, en vue d’une plus grande rationalité dans leur octroi.

Désordre dans l’octroi des Passeports diplomatiques:Un ancien diplomate révèle

Le président Macky Sall a décidé de mettre un terme au grand désordre. En conseil des ministres, ce mercredi 17 avril, il a instruit Amadou Bâ, le nouveau patron de la diplomatie sénégalaise, de mettre en place de nouveaux passeports Diplomatiques. Si le chef de l’Etat a, ainsi haussé le ton, c’est que le mal est profond. Et les diplomates, eux-mêmes, ne s’en cachent pas.

En effet, si les textes (le décret 78-21 du 06 janvier 1978) disposent que ce sont les membres du gouvernement, des institutions comme du Sénat, les diplomates (conseillers des affaires étrangères et chanceliers), les hauts magistrats (Président  de la Cour suprême, du conseil d’Etat etc.) et les fonctionnaires sénégalais en service dans les organisations internationales, qui peuvent en bénéficier, dans la pratique, la réalité est tout autre.

« Aujourd’hui, tout le monde est mis dedans, même les marabouts »

« Leur délivrance doit être liée à la haute fonction qu’occupe le bénéficiaire ou à la mission hautement spéciale qui lui est assignée. Il y a des textes, qui ont peut-être changé, mais il doit être délivré aux diplomates de carrière et à certaines autorités comme les ministres. Je ne sais pas si au commencement les députés y avaient droit, mais maintenant tout le monde est mis dedans, même les marabouts », regrette un ancien diplomate, joint par Seneweb.

« Parfois, les instructions viennent du niveau le plus élevé « 

Pour lui, il urge de mettre un terme au désordre dont la responsabilité incombe essentiellement aux autorités étatiques: « Parfois c’est au niveau le plus élevé qu’on donne des instructions pour qu’on le délivre à quelqu’un qui, peut-être, n’y a pas droit. Peut-être par rapport à son statut spécifique, ou par rapport à une mission particulière qu’on lui confie, on lui donne un passeport diplomatique, pour qu’il puisse voyager plus facilement plus rapidement (…) Aujourd’hui tout le monde est là dedans. Certains en bénéficient du fait de leur proximité avec telle ou telle autorité », regrette-t-il.

Des restrictions depuis quelques mois

Aujourd’hui, le chef de l’Etat qui entame son second et « dernier » mandat, a les coudées franches pour assainir l’octroi de ces titres de voyage. S’il a rendu publics ses instruction sur la problématique ce  mercredi, les restrictions, dans les renouvellements, avaient démarré bien avant la présidentielle.  « Actuellement, moi, mon passeport est  périmé. Nous, anciens ambassadeurs, on nous permet de conserver nos passeports diplomatiques. Mais un peu avant les élections, je suis allé renouveler le mien. Mais ce n’était pas possible. On m’a donné beaucoup de versions, mais je n’ai pas essayé d’en savoir plus », révèle-t-il.

Passeports diplomatiques : Polémique sans fin autour d’un sésame précieux

http://www.seneweb.com/ Le président de la République, Macky Sall, veut mettre fin à la « pagaille » autour des passeports diplomatiques, en s’attaquant aux modalités d’octroi de ce document de voyage prestigieux dont la délivrance est minée par la fraude et le trafic.

Pour conjurer ce haro presque général sur le précieux sésame, le gouvernement a décidé de sévir. En effet, le chef de l’État a « instruit le ministre des Affaires étrangères à mettre en place de nouveaux passeports diplomatiques, en vue d’une plus grande rationalisation dans leur octroi », selon le communiqué du Conseil des ministres de ce mercredi 17 avril 2019, parcouru par SeneWeb.

Ainsi, le président Sall a donc filé une « bombe » à Amadou Ba, l’ancien ministre des Finances nommé dans le nouveau gouvernement ministre des Affaires étrangères. L’ancien argentier de l’État a désormais la lourde charge de « retirer » ces documents de voyage des mains de hautes autorités de la République, mais aussi de dignitaires religieux.

« Arme politique » contre Amadou Ba

Déjà, des voix s’élèvent pour « fustiger » avec force cette mesure qualifiée de politique. « Les problèmes avec ces passeports, ce n’est pas nouveau. Moi, je trouve que c’est purement politique, croit savoir une source contactée par Seneweb. Il veut mettre en mal Amadou Ba qui, selon des rumeurs, aurait des ambitions présidentielles, avec les titulaires des passeports. Les passeports diplomatiques, je n’y trouve aucun problème qui pourrait justifier leur suppression. »Cet homme religieux, qui dit avoir bénéficié de « quotas » de passeports diplomatiques dans le passé, n’a pas manqué de préciser qu’il n’est pas contre cette décision présidentielle. « S’il cherche à réorganiser tout cela, nous sommes pour, indique-t-il. Mais ce que nous dénonçons, c’est de vouloir utiliser cela comme arme politique. »

Au Sénégal, les polémiques autour de la délivrance de ces types de passeport ne datent pas d’aujourd’hui. En effet, l’on se rappelle, en 2011, sous Abdoulaye Wade, des nouvelles faisaient état de la commercialisation de ce document prestigieux à coups de millions de francs Cfa.

La même année, un jeune Sénégalais, voyageant avec un passeport diplomatique, a été arrêté à l’aéroport de Casablanca, détenant de la drogue par-devers lui. Fils de parents proches du pouvoir de l’époque, il sera tiré d’affaire.

Dès son accession au pouvoir, en 2012, Macky Sall, avait décidé de mettre de l’ordre. « Mais le mal persiste toujours, parce que n’importe qui peut en disposer et à n’importe quelle fin, y compris des non Sénégalais », s’étrangle notre source.

Abus

En décembre 2017, selon des informations de la presse américaine, l’administration de Donald Trump a déploré les comportements, sur le territoire américain, de certains Sénégalais qui abusent de leur statut de diplomate. A titre d’exemple, les plaintes de cabinets médicaux, de cliniques privées et d’hôpitaux américains contre certains ressortissants sénégalais détenteurs de passeports diplomatiques se sont accumulées dans les services de la police américaine.

En effet, après des études menées par les services autorisés, sur instruction du département d’État américain, il est établi que certains proches de ces compatriotes vivant au pays de l’Oncle Sam et détenteurs de passeport diplomatique ne payaient pas les consultations et les soins dont ils bénéficiaient.

Afin de remédier à cette situation, les autorités américaines ont invité leurs homologues sénégalais à être plus attentives et vigilantes dans la délivrance de ces documents prestigieux de voyage.

En juillet 2018, le Sénégal avait échappé à un embargo contre ses passeports diplomatiques dans l’espace Schengen, après une mesure de l’Union européenne visant à imposer un visa aux détenteurs de passeports diplomatiques issus de certains pays.

D’après la presse, n’eût été l’Espagne, le Sénégal serait passé à la trappe. La France avait voté cette mesure nonobstant les liens étroits avec Dakar. L’objectif de cette mesure était d’identifier les véritables ayants droit du précieux sésame. Mais la décision avait finalement été suspendue en attendant d’y voir plus clair.

Toutes choses qui auraient provoqué l’ire du président Macky Sall. Ce dernier, révèlent nos sources, en vertu de ses prérogatives, a voulu exiger plus de contrôles.

Qui doit en disposer ?

À signaler que le passeport diplomatique est un titre de voyage permettant à son titulaire de jouir, à l’étranger, de privilèges exceptionnels inhérents à son statut juridique ou de mesures de courtoisie internationale attachées à son rang. Il est délivré par le ministère des Affaires étrangères pour un an. Il peut toutefois être prorogé.

Normalement, seuls les membres du gouvernement, les membres des institutions comme le Sénat, l’Assemblée nationale, le Conseil économique, social et environnemental (Cese), les magistrats et les fonctionnaires sénégalais en service dans les organisations internationales doivent en disposer. Mais, au Sénégal, le constat est unanime : ce sésame se distribue comme de petits pains et profite très souvent à des personnes qui n’en ont pas droit.

Vers un report des locales : Mor Ngom favorable au respect du calendrier

http://www.seneweb.com/ Le président de la Chambre des élus de l’Apr, Mor Ngom, est favorable au respect du calendrier républicain.  Il est aussi pour des discussions entre tous les acteurs, sur toutes les questions relatives au processus électoral.  Cependant, le maire de Ndangalma n’est pas contre l’idée d’un éventuel report des élections locales relayé par la presse.

«A vrai dire, le report des élections locales est une question pour laquelle nous n’avons pas encore statué au niveau de l’Apr, encore moins au niveau de Benno Bokk Yaakaar (Bby). Mais, personnellement, je suis pour le respect du calendrier électoral qui a été défini. Mais nous venons de sortir d’une élection présidentielle à deux tours, avec l’installation nouvelle du président de la République. Il y a des contraintes par rapport à une élection. D’abord, il nous faut une révision exceptionnelle des listes électorales. Il nous faut aussi une discussion autour des échéances. Parce qu’il y a l’élément de la fixation de la caution, du nombre des parrainages pour chaque commune pour les élections locales et la signature des décrets devant convoquer les électeurs», a-t-il renseigné sur iRadio.

Pour le député de la majorité, l’ensemble de ces étapes méritent un temps ne serait-ce que de la discussion qui devrait aujourd’hui mettre autour d’une table aussi bien l’opposition, la société civile et la majorité pour pouvoir discuter de ces questions-là.

Ainsi, pour que le président et son gouvernement respectent le calendrier républicain, Mor Ngom estime qu’il leur faut un «Fast track».  «Ce qui, selon lui, peut se faire. Mais nous seront obligé d’aller en ‘Fast-track’ pour des questions aussi essentielles. Je crois que nous devons pouvoir prendre le temps nécessaire pour réfléchir  et voir quels sont les meilleurs voies et moyens d’aboutir à des élections calmes, transparentes et sereines».  

Ministère de la Justice : Me Malick Sall commence mal…

http://www.seneweb.com/S’il y a quelqu’un qui gagnerait à avoir de la tenue et de la retenue, c’est bien, selon Les Échos, le nouveau ministre de la Justice. Recadré lors de sa passation de service par son prédécesseur Ismaïla Madior Fall, qui s’est inscrit en faux contre sa déclaration comme quoi la justice est en crise, il s’est aussi distingué, à l’entame du Fast-Track qui suppose sobriété et efficacité, par sa forte délégation (épouse, troubadours…) quand il prenait fonction.

 »MACKY SALL VA DEVENIR PLUS QU’UN ROI, UN EMPEREUR ! »

https://www.seneplus.com -LeTemoin-Le chef de l’Etat va supprimer le poste de Premier ministre. Il voudrait écarter cet échelon intermédiaire afin que ses ministres lui rendent compte directement. Toutefois, avec cette mesure, il risque de concentrer tous les pouvoirs entre ses mains.

Ce qui pousse notre interlocuteur, un éminent universitaire qui a requis l’anonymat, à soutenir que Macky Sall sera plus qu’un Roi, « un empereur ». Cependant cette attitude ne sera pas sans conséquence. En cas d’échec, ce sera celui du président de la République qui n’aura plus désormais de boucliers.

Il l’avait annoncée lors de la prestation de serment. Il est en passe de la réaliser. C’est maintenant clair dans l’esprit de ses concitoyens, Macky Sall va procéder à un toilettage du texte constitutionnel. Cela passe par la suppression du poste de Premier ministre mais aussi d’autres mesures additives. Pressé par le temps, le chef de l’Etat veut aller vite. Selon lui, cinq années ça passe vite et, puisqu’il veut laisser quelque chose pour la postérité, il a décidé de prendre les choses en mains. Interrogé pour éclairer notre lanterne et celle de nos lecteurs sur la pertinence ou non de la suppression du poste de Premier ministre, notre interlocuteur qui préfère garder l’anonymat explique qu’il y a quelque chose de positif dans cette initiative. « Il y aura plus de cohérence dans le contrôle de l’action gouvernementale car le Président aura directement affaire avec celui qui a en charge d’exécuter un programme dans un département donné » explique d’emblée cet universitaire sous le sceau de l’anonymat.

Selon lui, la suppression du poste de Premier ministre permettra au président de la République de renoncer au bouclier qu’était le chef du gouvernement mais aussi de régler le problème du dauphinat. « Le Président a envie de prendre en mains directement la gouvernance du pays. Macky Sall veut à la fois régner et gouverner. Il veut manœuvrer directement le pays, c’est pourquoi il a décidé de renoncer au bouclier qu’était le PM. Ce dernier lui servait aussi d’intermédiaire avec les ministres. «Aujourd’hui, avec cette suppression, Macky Sall va aller directement au front. Ce qui est risqué pour lui car s’il réussit, ce sera un triomphe et un succès personnel qui peuvent lui faire nourrir d’autres ambitions. Mais s’il y a échec, ce sera celui du Président de la République » explique notre interlocuteur. « La seconde lecture que pourrait faire le chef de l’Etat, c’est que peut être qu’il a eu vent du dauphinat. Il y a eu beaucoup de bruits autour du poste de Premier ministre. Plusieurs personnalités politiques voulaient ce poste. En le supprimant, il supprime un objet de cristallisation, de convoitises. Cela va lui permettre d’éviter de futurs conflits, des tiraillements entre membres de son parti ou de sa coalition qui auraient quelques velléités pour occuper ce poste » a argumenté notre universitaire anonyme. Lequel estime qu’avec cette mesure, forcément, le Président sera plus fort car tous les pouvoirs dévolus au PM vont lui échoir en plus de ceux que lui confère la Constitution. « Il va avoir tous les pouvoirs administratifs et règlementaires. C’est lui qui détiendra le pouvoir exécutif et le gouvernement n’existera que de nom. En réalité, il n’y aura plus de gouvernement. A la place, on verra à un président de la République et ses collaborateurs. Si vous y ajoutez la forte majorité dont il dispose à l’Assemblée nationale, vous vous rendrez compte à quel point il devient puissant et fort » indique ce constitutionaliste qui considère que, dans ses conditions, il y aura une absence de contrepouvoirs.

Les conséquences de cette suppression

« Certains observateurs craignent un pouvoir présidentiel trop fort. Une tendance à l’autoritarisme et à la dictature. Il va devenir quasiment plus qu’un Roi, un empereur !» a martelé notre interlocuteur. Selon lui, cette suppression du poste de Premier ministre occasionnera un surcroît de travail pour le président de la République. Mais, s’empresse-t-il de relativiser, « puisqu’il a eu l’intelligence de nommer un ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence, j’imagine qu’une bonne partie du travail va lui incomber. En tout état de cause, il y aura une charge de travail supplémentaire mais peut-être qu’il est suffisamment préparé pour l’assumer » conclut notre universitaire ayant requis l’anonymat. Thierno Assane BA  |  

QU’EST-CE QUI FAIT DONC COURIR MACKY ?

https://www.seneplus.com _LeTemoin-Pourquoi ces rencontres au pas de course avec les responsables de son camp ? A l’évidence, le président mijote quelque chose et a un projet ou une idée derrière la tête – Pour ne pas dire qu’il cache quelque chose aux Sénégalais

Le professeur Moussa Diaw de l’Ugb et le journaliste Ibrahima Bakhoum répondent à cette question.

Après l’annonce de la suppression du poste de Premier ministre le samedi 6 avril dernier pour, dit-il, aller très vite dans sa politique — une volonté d’accélération résumée par son désormais fameux slogan « Fast-track » —, le président de la République a entamé des séries de rencontres avec les responsables de son parti, les députés de la majorité présidentielle et les alliés. Des actes qui poussent beaucoup à se demander ce qui fait… courir le président de la République si réellement il effectue son dernier mandat à la tête de notre pays. 

Après la proclamation de sa victoire par le Conseil constitutionnel, le président Macky Sall a prêté serment le 2 avril dernier. Quatre jours après, le samedi 6 avril 2019, il a reconduit Mahammad Boun Abdallah Dionne qui annonce à la surprise générale sa nomination comme ministre d’Etat et secrétaire général chargé de préparer… la suppression prochaine de son poste. Le Président voudrait en effet monter en première ligne, supprimer le niveau intermédiaire de décision que constituait la Primature et être responsable devant les Sénégalais. Le tout est résumé dans le mot anglais de « Fast-track ».

Après la formation de son gouvernement composé de 32 ministres et de 3 secrétaires d’Etat, Macky Sall enfile ses habits de politicien et entame une série de rencontres. D’abord avec le secrétariat exécutif national (Sen) de son parti, l’Alliance Pour la République (APR) le lundi 15 avril dernier. Puis, le lendemain mardi 16 avril, avec les députés de sa majorité. Il devrait rencontrer ce jour les alliés de la majorité présidentielle. Pourquoi la suppression du poste de Premier ministre ? Pourquoi ces rencontres au pas de course avec les responsables de son camp ? Pourquoi cette volonté d’aller si vite, d’accélérer la cadence comme disait son ancien Premier ministre Aminata Touré ?

A l’évidence, le président Macky Sall mijote quelque chose et a un projet ou une idée derrière la tête. Pour ne pas dire qu’il cache quelque chose aux Sénégalais. Que nous concocte-t-il au juste ? Nous avons posé la question à un professeur de sciences politiques et à un journaliste. Pour le professeur Moussa Diaw, enseignant chercheur à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, les motivations présidentielles peuvent s’appuyer sur la nécessité de préparer un dauphin, quelqu’un qui va le remplacer et qui va assurer la continuité de sa politique. Mais, ce qui pose quand même une interrogation est, selon M. Diaw, que Macky Sall a gagné les élections confortablement et s’est engagé dans un resserrement du gouvernement tout en comptant mettre en œuvre la méthode fast-track pour aller plus vite, épuiser les dossiers et exécuter les projets de l’exécutif avec beaucoup d’efficacité. « Donc, cela, c’est l’argument qui a été développé. Mais, en réalité, est-ce que cela ne cache pas d’autres motivations, d’autres ambitions ? Il y a certainement des motivations cachées et on le saura d’ici quelque temps. Parce que si c’est pour l’efficacité, il pouvait procéder autrement en gardant le Premier ministre. Mahammad Dionne a sa confiance et il l’a remercié publiquement, donc, pourquoi ne pas continuer avec lui ?

 Pourquoi décide-t-il de changer le régime politique vu qu’on n’est pas dans une situation de crise ? » s’interroge l’enseignant chercheur à l’Ugb. Quant au journaliste Ibrahima Bakhoum, il pense que Macky Sall veut certainement marquer le coup comme cela se fait dans beaucoup de pays en Afrique. Cela veut dire qu’il va actionner des leviers avec des gens qui vont manifester un peu partout en disant qu’il nous faut encore ce président-là « parce qu’il a beaucoup travaillé et tout ». « Vous avez entendu Ismaïla Madior Fall, son actuel ministre d’Etat, dire qu’ « en principe » le Président ne va pas se représenter. Ce « en principe »-là ouvre tous les principes. Je préfère ne pas donner l’exemple du président tchadien qui aurait dit qu’il voulait partir mais que c’est la France qui l’a empêché de partir. Donc, on ne serait pas surpris d’entendre Macky Sall dire que je voulais partir mais c’est les Sénégalais qui m’ont demandé de rester.

L’autre chose est que même indépendamment de se présenter, il y a eu autant de problèmes lors des législatives. Il y a eu lors de la présidentielle : inscription, sous-inscription, réinscription, désinscription, non-inscription, sur-inscription sur les listes électorales. Donc, cette présidentielle a été entachée par ces points-là. Alors, il a besoin que, s’il va aux locales, sa coalition arrive en tête. Donc, mettre un peu d’ordre en promettant à ses troupes quelque chose lors de cette élection. Toutefois, on a entendu le Premier ministre Mahammad Dionne dire qu’on ne peut pas avoir deux élections en une seule année. En outre, le Président est en train de se précipiter et d’évacuer des points dont il ne voudrait pas parler lors du dialogue. Parmi ces points, la suppression du poste du Premier ministre », explique le doyen Ibrahima Bakhoum.

Des propos relativisés par le Pr Moussa Diaw qui estime qu’il n’y a pas une opposition forte actuellement qui pourrait empêcher Macky Sall de dérouler convenablement ses stratégies. Il se demande donc pourquoi se risquer à changer de régime politique. C’est cela la vraie question, selon lui. Parce qu’avec la suppression du poste de Premier ministre, on va, selon l’enseignant à l’Ugb, assister à une sorte de tripatouillage de la Constitution. Ce du fait qu’on va réformer encore la Constitution avec tout ce que cela engendrera comme transformations institutionnelles et politiques et la démocratie risque d’en souffrir. « Lui, il n’aura pas de problème parce qu’il a la majorité mécanique. Mais, on aura une Assemblée nationale qui n’aura plus la possibilité de contrôler le gouvernement. Il n’y aura plus de déclaration de politique générale. Il n’aura lui aussi plus la possibilité de dissoudre l’Assemblée nationale. Mais, après lui, quand on aura un Président qui n’est pas du même bord que la majorité à l’Assemblée nationale, qu’est-ce qui va se passer ? On pourrait se retrouver avec un blocage parce qu’il n’y a aucun levier permettant de surmonter la situation s’il y a un blocage. Donc, on s’engouffre dans l’incertitude, dans des situations politiques s’il y a blocage. C’est pourquoi sa vraie motivation, on la connait.

Certainement, il y a des motivations politiques derrière tous les actes qu’il est en train de poser » soupçonne le Pr Moussa Diaw de l’Ugb.

Moussa Diaw politologue : « Si personne ne s’oppose à Macky, il pourrait se représenter en 2024 »

Ce qui fait dire à l’enseignant chercheur qu’en politique tout est possible. Raison pour laquelle, il est d’avis que Macky veut évacuer très tôt ce problème en disant qu’il ne veut plus en parler. Mais, s’il subit une pression il pourrait se présenter une nouvelle fois en 2024. Parce que rien ne l’empêche, pense-t-il, de le faire tout en sachant que le Conseil Constitutionnel va valider sa candidature s’il la déposait. « Ce, du fait qu’on a dit que les 7 ans qu’il vient de boucler ne sont pas concernés. Ce 5 ans serait son premier mandat. Pour l’instant, il peut évacuer la question. Mais, il peut y avoir une évolution politique. Il y a des pressions. Et si jamais il veut partir, il y a des proches qui l’entourent et qui ne voudraient pas qu’il les lâche. En politique, c’est juste des situations à saisir. Donc, la porte n’est pas totalement fermée. Si personne ne s’oppose à lui, il pourrait se représenter en 2024. Parce que s’il n’avait aucune autre motivation derrière la tête, il n’allait pas s’attarder sur toutes ses réformes notamment avec la suppression du poste du Premier ministre », prévient le Pr Moussa Diaw. Des propos confirmés par le journaliste Ibrahima Bakhoum qui ne serait pas du tout surpris si Macky Sall décidait de se représenter en 2024. Et de développer son argumentation: « Vous savez, il y a des choses qu’on ne dit pas. Lui, Macky Sall, depuis 2012, quand il disait aux gens que je ferai 5ans, il savait déjà qu’il était en situation de faire 7 ans. Donc, aujourd’hui, la loi telle quelle est écrite, et ce sont des juristes qui l’ont dit, lui donne l’opportunité de se représenter en 2024. Parce qu’il n’y a pas de rétroactivité. Et s’il n’y a pas de rétroactivité, il pourrait encore briguer un autre mandat. Le mandat s’appelle 5 ans. On n’a pas dit séjour. On a dit mandat.Si on avait dit séjour à la tête du pays, les 7ans en feraient partie. »

Ibrahima Bakhoum : « Je ne serais du tout pas surpris si le Président Macky Sall se représentait en 2024 »

Néanmoins, le doyen Bakhoum pense que si l’actuel président de la République fait de bons résultats d’ici 2024, il aura, au lieu de se présenter lui-même, déjà préparé son dauphin. « Plutôt que de se dire, retenez moi avant que je ne parte, il dira que ‘puisque vous êtes satisfaits, Dionne est là. Le succès a été obtenu grâce à nous deux’. Et pourquoi, on positionnerait Dionne ? C’est juste pour sécuriser ses arrières », soutient en conclusion le doyen Ibrahima Bakhoum. Bassirou DIENG  

 Abdou Mbow  » Les réformes du Président passeront… »

L’Apr a tenu son premier secrétariat exécutif national après l’élection présidentielle. Quel est le mot d’ordre ?

Le Président Macky Sall a exprimé sa joie de retrouver les membres du Secrétariat exécutif national. Il a aussi tenu à remercier les électeurs qui ont voté pour lui, la coalition «Benno Bokk Yaakaar», la grande coalition de la majorité présidentielle, mais aussi tous les Sénégalais qui lui ont offert cette victoire éclatante, nette, sans bavure et sans contestation. Le Président en a profité pour féliciter les responsables de son parti et les militants de toutes les localités. C’était une belle réunion et il en a profité pour parler aux responsables de manière franche. Il nous a fait part d’un message fort. Nous avons accueilli avec joie son message. C’est important qu’un leader qui vient de gagner une élection présidentielle aussi importante pour un second mandat puisse parler à ses camarades.

Est-ce que ce message franc peut permettre de dissiper les frustrations ?

Les frustrations n’existent que dans l’esprit. C’est normal que quelqu’un qui a pris part à une œuvre veuille participer aussi à l’exercice du pouvoir pour servir son pays. Il faut voir cela comme une volonté de participer à la construction de son pays. Chaque acteur politique qui est dans un parti politique ou dans une coalition de partis, et qui voit sa coalition gagner des élections, peut bien souhaiter prendre part à la construction de l’œuvre nationale. C’est légitime, mais il faut que les gens sachent que tout le monde ne peut pas être ministre, directeur général, député, occuper des responsabilités. Le Président a expliqué que c’est normal que quand quelqu’un occupe un poste de responsabilité pendant longtemps, qu’il parte ailleurs ou qu’il laisse la place à un autre. C’est dans l’ordre naturel des choses. Le Président lui même est un exemple. En 2000, quand Abdoulaye Wade arrivait au pouvoir, il n’était pas dans le gouvernement, aujourd’hui c’est lui qui a la charge de diriger le pays

Vous voulez dire que cela n’aura aucun impact négatif dans la vie du parti ?

Il ne pourrait y avoir d’impact négatif. Des réunions comme celle que nous avons tenue où le chef du parti parle à ses collaborateurs vont dissiper énormément de choses. J’ai vu certains qui étaient dans le gouvernement et qui n’y sont plus adresser de belles lettres publiques au Président pour le remercier de la confiance dont ils ont bénéficié pendant plusieurs années. Ce n’est pas rien d’avoir eu la chance de bénéficier de la confiance d’un Président pour servir son pays. Servir la nation pour un seul jour n’a pas de prix.

Il a appelé les responsables à soutenir les réformes institutionnelles…

Nous allons soutenir les réformes entamées. La plus grande sera celle de la suppression du poste de Premier ministre. Le groupe parlementaire de la majorité travaillera dans ce sens. Cette réforme va permettre l’équilibre entre les pouvoirs. Vous avez entendu que l’Assemblée ne pourra plus déposer des motions de censure. On peut voir de l’autre côté que le Président ne pourra plus dissoudre l’Assemblée nationale. Il faut noter qu’il y aura toujours des clauses qui vont stabiliser un peu les pouvoirs. Nous avons aussi besoin de stabiliser les pouvoirs, car nous avons des démocraties jeunes. Il faut les préciser davantage pour qu’on puisse les travailler pour éviter un blocage institutionnel. Nous allons soutenir ces réformes pour permettre au Président de répondre, avec célérité, aux attentes des populations.

Ne pensez-vous pas qu’il devrait appeler à une concertation avant d’engager les réformes ?

Depuis 2012, Macky Sall n’a pas cessé de se concerter avec les acteurs politiques, sociaux et économiques. Il n’y aura pas qu’un dialogue politique, mais national avec toutes les composantes de la société. C’est à cette occasion que chacun donnera son avis sur la marche du pays, parce que les réformes entamées n’enlèveront en rien la continuité des concertations avec les acteurs politiques.

Mais certains leaders de l’opposition, comme Ousmane Sonko et Idy, ont annoncé qu’ils n’y seront pas…

Il ne faudrait pas catégoriser les gens. Le dialogue n’est pas seulement politique. Il faut que les gens le comprennent. Les hommes politiques ne sont pas propriétaires exclusifs de ce pays qui appartient à tout le monde. Les acteurs politiques ont un rôle important à jouer. Pour ne pas rater le train de l’histoire, nous invitons, encore une fois, ces leaders à répondre à cet appel au dialogue

Est-il possible de structurer l’Apr ?

Cela est possible. Depuis très longtemps, nous gagnons des élections sans pour autant être structurés, mais il y a des comités de base. Nous allons engager des réflexions avec les responsables du parti au Sénégal et dans la diaspora pour ensemble travailler à l’organisation de notre parti

Le Président a donné des instructions aux membres du Secrétariat exécutif national pour les réflexions sur la structuration. Il a analysé la défaite dans certaines localités dont Thiès où vous êtes responsable. Quelle lecture faites-vous des résultats obtenus dans cette ville ?

Le Président de la République a été réélu avec 58,26 %, ce qui est très important pour un président sortant. L’autre chose est que quand on sort d’une élection, il faut faire une analyse objective, sans complaisance des résultats, évaluer ses forces et faiblesses. A Thiès, nous avons été battus lors des dernières élections. Quand on analyse les résultats, il faut voir qu’il y a eu un taux de participation important. Nous avons eu plus de 100.000 voix. Nous avons évolué en termes d’électorat par rapport aux dernières législatives. Cela montre que nous devons faire notre propre introspection, travailler à plus d’unité, mais aller davantage sur le terrain et parler aux populations. Nous allons apprendre de nos erreurs en vue des prochaines locales

Pensez-vous que Bby peut gagner la ville de Thiès ?

Nous le pensons. Nous n’allons pas nous décourager parce que nous avons perdu une élection. Aux élections législatives, Idrissa Seck était candidat et nous l’avons battu. Cette fois-ci, il nous a battus. Nous allons travailler à reprendre ce que nous avons perdu afin d’être la première force politique à Thiès

Votre allié Talla Sylla a annoncé sa candidature. N’allez-vous pas vers des querelles de leadership ?

Nous ne sommes pas encore dans ce débat. Nous allons travailler, réfléchir avec tous les alliés de la majorité présidentielle, pour aller ensemble et gagner ces élections

Réformes constitutionnelles : Les députés de l’opposition prêts à barrer le chemin au projet de loi de Macky

http://www.dakarmatin.com/Le président du groupe parlementaire Liberté et démocratie, Serigne Cheikh Bara Doli Mbacké, attend de pied ferme le régime de Macky Sall à l’Assemblée nationale à l’occasion de l’examen du projet de la loi portant révision de la constitution. Il considère que ce texte est une trahison contre le peuple.
L’opposition parlementaire a décidé de barrer le chemin au projet de loi portant modification de la constitutionnelle.
Emmurée dans un silence assourdissant depuis la proclamation des résultats de la présidentielle du 24 février dernier, elle a, par le biais du groupe parlementaire Liberté et Démocratie, d’enclencher la lutte contre la réforme constitutionnelle annoncée par Macky.
Selon le président dudit groupe, Bara Doli Mbacké, l’opposition compte s’opposer au projet de loi sur la suppression du poste de Premier ministre (Pm) qui sera soumis à l’Assemblée nationale ce jeudi 18 avril 2019. Ce dernier considère qu’il y a des choses insoupçonnées dans ce texte.
«Le Président Macky Sall ne fait que renforcer ses pouvoirs pour devenir un roi dans une République. Pour le moment, je ne puis me prononcer amplement sur le texte, j’attends de recevoir le document pour y dénicher des choses insoupçonnées», a déclaré le député de l’opposition.
Serigne Cheikh Bara Dolly de poursuivre : «Le Président Sall aurait annoncé ces réformes pendant la campagne électorale si ses intentions étaient bonnes». Mais, prévient-il : «Nous allons défendre le peuple, parce que je sais qu’il n’a aucun intérêt dans cette révision ».
« Le peuple attendait autre chose au sortir de la Présidentielle que des réformes constitutionnelles, qui vont retarder la marche de l’Etat. Macky Sall a trahi le peuple parce qu’il n’a jamais annoncé ces réformes», peste le député que informe que le but de ces réformes, est de se procurer la légitimité d’un troisième mandat.
Mais prévient Bara Doli, «En ce moment, le Président Sall aura en face de lui, le peuple »

Réformes constitutionnelles de Macky: Le camp Khalifa Sall crie sa colère et appelle l’opposition à sortir du silence

http://www.dakarmatin.com/Le Conseiller politique et Porte-parole de l’ex-édile de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, en prison pour cinq (5) ans, sort de ses gonds. Moussa Taye dénonce l’instrumentalisation du pouvoir législatif par Macky Sall, qui, avec ses réformes prises «de manière unilatérale», veut « arriver à ses fins ».
« C’est inadmissible que le Président procède de manière unilatérale et brusque à des réformes majeures sans concertation avec les acteurs politiques d’autant plus qu’il appelle au dialogue», fulmine le Conseiller politique de Khalifa Sall à PressAfrik. Pis, peste-t-il : « Il (Macky Sall, ndlr) instrumentalise le pouvoir législatif pour arriver à ses fins».
Ensuite, poursuit Moussa Taye : « Le pouvoir judiciaire qui a déjà prouvé son allégeance, va tout entériner. C’est extrêmement grave».
Le Porte-parole du leader de Taxawu Senegaal appelle ses camarades de l’opposition à barre la route au Président Sall. « L’opposition ne doit pas rester aphone. Elle doit s’organiser pour faire face. À ce rythme, le quinquennat sera pire que le premier mandat qui, pourtant avait atteint le summum de l’arbitraire », conclut-il

 Réforme constitutionnelle – Dialogue national: Macky dans un paradoxe tragi-comique

http://www.dakarmatin.com/Le rouleau compresseur est encore à l’œuvre. Une réforme constitutionnelle qui porte sur 20 articles dont le texte est adopté hier mercredi en Conseil des ministres sans qu’aucune formation politique, universitaire ou membre de la Société civile ne soit impliqué dans la rédaction ou consulté pour une relecture. Et cette modification de la Constitution est lancée dans un contexte où le président de la République invite les composantes de la société au dialogue national.
Il se passe quelque chose d’étrange au Sénégal. Quelques heures après la publication des résultats officiels de la Présidentielle du 24 février dernier, le président de la République nouvellement élu fait une déclaration officielle et appelle toutes les composantes du pays à un dialogue national. Curieusement avant la mise en place du gouvernement, il annonce une importante réforme constitutionnelle qui va porter sur vingt (20) articles. Cependant, il n’y a que lui et ses services qui ont travaillé dessus.
Le président de la République dispose de la légitimité parce qu’étant démocratiquement élu à plus de 58% des suffrages. Légalement aussi, il a le droit de proposer une réforme constitutionnelle. Mais l’élégance républicaine, mais surtout pour être logique avec son appel au dialogue national, il devrait pouvoir soumettre le texte en discussion, en concertation, ne serait-ce qu’avec un nombre de restreint de juristes et membres de la Société civile.
Une Constitution, c’est l’émanation de la souveraineté d’un peuple. Une modification de deux jusqu’à cinq articles pourrait se faire par voie parlementaire. Toutefois, une réforme qui touche une vingtaine de dispositions constitutionnelles, l’affaire devient très sérieuse pour que ça soit gérée en catimini, qu’avec ses collaborateurs.
Même les desseins du chef de l’Etat sont louables et à saluer, une consultation pourrait enrichir le texte et lui conférer une adhésion nationale et populaire. Tous les Sénégalais aspirent à une gestion rigoureuse, plus pragmatique et surtout porteuse de croissance. Ce patriotisme institutionnel et économique est clamé tous les jours, tous les instants sur les Réseaux sociaux par des citoyens ordinaires et sommités de tous les secteurs.
Le plus grave dans cette initiative, depuis qu’elle est portée et déroulée, il n’y a aucune objection, aucune critique pour même demander un droit de regard. Et pourtant tous les Sénégalais seront comptables. Il y a une sorte d’apathie et d’insensibilité de tout le monde.
Constat: depuis cette semaine, le président Macky Sall est dans une logique d’ouverture. Mais elle est sélective et restrictive. Elle ne concerne pour le moment que le secrétariat exécutif permanent de l’APR, les députés de la majorité et aujourd’hui les partis alliés de la mouvance présidentielle. En définitive, les discussions c’est intra-muros. Or, le gardien de la Constitution avait signalé urbi et orbi qu’il est le Président de tous les Sénégalais, sans considération de partis politiques, de territoires ou d’ethnies

Un mandat pour s’installer dans l’Histoire PAR YORO BA

« YA DIOGORO DIAM »*, PRESIDENT

Ce Dimanche 24 Février 2019 marque assurément une étape décisive dans la marche de notre démocratie et n’est pas sans rappeler la soirée historique du 26 Février 2012.

En effet, les populations sénégalaises matures et attachées à leur destinée, dans chaque communauté rurale, dans chaque commune, dans chaque région, ce peuple pacifique et patient des ethnies et des tarikhas, des riches et des moins fortunés, ont sanctionné positivement  le bilan du Président Macky SALL, et accordé  une confortable  majorité à la plus large, la plus crédible, la plus durable coalition de l’histoire récente de notre pays, en l’occurrence Benno Bokk Yaakaar.

Une brève histoire de l’avenir

 Avec toute l’humilité requise, je vais tenter de vous raconter la belle histoire des cinq prochaines années telles qu’on peut l’imaginer à partir de ce qu’on l’on sait aujourd’hui du bilan et des perspectives du Plan Sénégal émergent, autrement dit,  vous conter une « brève histoire de l’avenir » pour reprendre la belle formule de Jacques Attali.

Notre pays, notre peuple, notre culture, notre démocratie ont l’obligation de rentrer dans ce temps du temps d’après, dans lequel seul un puissant ressort moral et spirituel sera en mesure d’affronter les doctrines et les radicalités.

Nous irons donc au-delà du bilan infrastructurel pour insister sur les perspectives qui touchent  à l’éthique, à la paix,  à la sécurité, à la construction du citoyen, à l’infrastructure morale, en bref aux valeurs.

Des Valeurs

Partant du postulat que les valeurs, pour abstraites qu’elles soient, peuvent être considérées comme des idéaux collectifs, susceptibles d’orienter le actions individuelles, sera-t-il possible de réussir l’émergence sans en tenir compte ?

Surtout que des auteurs comme Durkheim considère « qu’une fois les valeurs ordonnées, elles sont porteuses d’une vision du monde, donnent un sens aux pratiques des individus, et s’imposent à eux ».

Un autre auteur, Max Weber, dans «L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme» montre que des valeurs, -religieuses dans son cas-, peuvent être un des facteurs du changement économique et social, que ce facteur pouvait  jouer un rôle essentiel dans certaines transformations sociales et intervenir de façon très indirecte dans  d’autres. Il en est ainsi,  selon Weber, de l’essor de l’esprit d’entreprise et du capitalisme moderne, qui a été favorisé par la morale issue du calvinisme.

Au vu de ces constats, s’impose à nous la question de savoir si l’échec patent, manifeste, constaté, des différents plans de développement appliqués au Sénégal depuis les indépendances, ne serait pas le fait de la non-tenue en compte des normes et valeurs auxquelles les Sénégalais croient et qui déterminent finalement leur comportement ? En ignorant totalement cet aspect du problème et en ne se focalisant que sur des aspects techniques et technocratiques, n’a-t-on pas fait bon marché des aspects liés aux normes et  valeurs,  à la culture, à la religion, bref aux aspects sociaux de la nation, comme facteurs indispensables pour tout développement économique ? Le cas échéant, ne va-t-on pas assister à la reproduction du même résultat pour le P.S.E. ?

Les décisions des leaders politiques sont principalement influencées par leurs perceptions de la réalité qui sont faites de l’appréciation qu’ils portent sur leur État comme sur celui des pays tiers, de leurs informations, de l’attirance ou de la répulsion qu’ils éprouvent face à tel interlocuteur ou fait international, de leur prédisposition à agir ou à temporiser, des valeurs qu’ils ont intériorisées au fil des années .

Permettez-moi à ce niveau de visiter « Le Sénégal au Cœur » du Président Macky Sall, œuvre dans laquelle on découvre à la fois des leçons de dignité et de patriotisme, d’humilité et de courage, des leçons de vie simplement.

Leçon de dignité

« Ma mère plaçait la dignité au-dessus de tout : elle nous a élevés dans le culte de l’effort et de la fierté, elle nous a appris à nous suffire de ce que nous avions et à ne pas envier de plus nantis que nous. Mon père disait on peut perdre une bataille, mais il faut toujours garder l’arme au poing pour gagner la suivante » p.16

Leçon de patriotisme

« On ne peut pas diriger un pays et ne pas se mettre à son service, sinon on n’est là que pour son intérêt personnel et son ego surdimensionné. Je travaille à tracer des sillons à transformer mon pays, le Sénégal, de façon à laisser quelque chose derrière moi, non pour ma propre postérité, mais pour cette terre qui m’a vu naître ». p.44

Leçon d’humilité

« Politiquement, j’engrange de l’expérience et j’observe. Je ne fais pas les titres des journaux, je ne cherche pas la lumière, je passe pour un bon cadre du PDS, qui ne fait pas de vagues et reste loin des intrigues. Lors des photos de groupe, je n’essaie pas de jouer des coudes : ce n’est pas mon tempérament, ni ma manière d’exister » p.46

Leçon de vie

« La trahison, les complots et les intrigues n’existent pas dans le disque dur de mon éducation et de ma vision du monde. Je ne crois ni à la ruse ni à la philosophie consistant  à penser que tous les coups sont permis en politique » p.73

C’est donc une démarche tout en hauteur qui voudrait que les paroles soient corroborées voire précédées par des actes car ici, comme nous le dit si bien André GIDE, « ce n’est pas seulement le monde qu’il s’agit de changer mais l’homme. D’où surgira-t-il, cet homme neuf ? Non du dehors, camarade, saches le découvrir en toi-même (« Xaam sa bopp ») et comme du minerai l’on extrait un pur métal sans scories, exiges de toi cet homme attendu ».

En ce sens, la volonté politique sera au service de la compétence, la compétence au service de l’Etat, l’Etat au service des citoyens, les citoyens au service du pays. Bien entendu, cette ambition du Président de la République ne sera possible que dans :

-l’unité c’est-à-dire cette harmonie d’ensemble d’une œuvre politique ou cette combinaison de différentes choses de manière qu’elles ne forment plus qu’un tout

-le travail ou l’occupation rétribuée, qui en économie politique est l’un des facteurs de production. Il s’agit de se donner de la peine pour faire, pour exécuter une chose qui produise un intérêt

-la justice, c’est-à-dire la vertu morale qui fait rendre à chacun ce qui lui est dû, une justice économique et sociale, objectif d’une économie menée en vue d’assurer entre les individus une égalité –au moins relative- en matière de satisfaction des besoins.

De l’économie

Quelques mois après l’accession du président Macky SALL à la Présidence de la république, les nouvelles autorités du pays se sont résolument engagées dans un nouveau modèle de développement économique et social, le Plan Sénégal Emergent (PSE), qui vise à travers un agenda de transformations économiques et sociales, l’émergence dans la solidarité. Il s’agit donc grâce à une stratégie déclinée autour de trois axes (-transformation structurelle de l’économie et de la croissance,-capital humain, protection et développement durable,-gouvernance, institutions, paix et sécurité), de mettre en place un ensemble de projets structurants à fort contenu de valeur ajoutée et d’emplois avec pour objectif principal l’émergence. L’émergence qui pourrait être définie comme « une variation adaptée à la mondialisation en cours sur le même thème de décollage de Walt W. ROSTOV, et qui marque un réel point tournant, faisant passer un pays pauvre d’un équilibre de faible croissance, à un meilleur équilibre de croissance forte, durable et diversifiée, dans un contexte de stabilité macro-économique ».

Pour atteindre cet objectif d’émergence, le Président Macky Sall aura besoin de patriotes et de leaders : entrepreneurs visionnaires, intellectuels progressistes, économistes avisés, et communicateurs de masse. Il compte mobiliser le leadership politique et économique, organiser les acteurs locaux qui ont l’ambition de créer de la richesse qui répondent aux besoins de nos marchés intérieurs, de ceux de la sous-région et du reste de l’Afrique. L’énorme potentiel de ces marchés soutenu par les tendances démographiques fortes des 50 prochaines années, permettra de soutenir une croissance qu’il veut forte et inclusive pour aller vers un développement durable et endogène,  tout en enrayant définitivement la grande pauvreté dans le monde rural.

L’emploi en général, celui des jeunes en particulier, constitue une problématique à laquelle il faut trouver une solution rapide pour ne pas hypothéquer la paix sociale. Pour éviter de susciter une espérance vite rattrapée par la réalité du taux de chômage, le Président Sall, à côté des politiques agricoles instituant les DAC ( Domaines Agricoles Communautaires) et dont il escompte tirer un maximum d’emploi, à côté des fonds administrés par l’ANPEJ, de l’Agence pour la sécurité et de la Délégation à l’Emploi Rapide (DER), va s’atteler à mettre en place un cadre propice à l’émergence d’opportunités fortes, pour stimuler le secteur privé à investir et à multiplier la création de PME/PMI sénégalaises performantes , c’est-à-dire créatives de valeur ajoutée et donc d’emplois. C’est tout le sens qu’il faut donner au programme « Liggéeyal Ellek  dans ses déclinaisons 5 Initiatives Majeures, 3 programmes sectoriels et 5 accès universels.

Dans le même temps, à travers la promotion du concept Ecole-Innovation par exemple, le Président Macky Sall vise l’éclosion des talents et la création d’emplois, grâce aux Centres d’initiatives pour l’Emploi et l’Entreprenariat Local (CIEL)

Du partenariat politique

Pendant  sept ans, le Président Sall n’a eu de cesse d’exhorter les militants et la direction de son parti l’APR  à travailler avec ses partenaires politiques de BBY dans un esprit critique, sans suspicion, mais avec l’humilité requise, pour une refondation de la République sur des bases démocratiques et transparentes.

Pour les cinq années à venir, le Président Sall continuera de s’inscrire dans un élan d’ouverture et d’inclusion afin que toutes les forces patriotiques et démocratiques partageant les mêmes valeurs d’éthique se mobilisent pour construire ensemble un nouveau type de citoyen sénégalais.

Le Président invite donc la coalition BBY à réfléchir sur des thèmes aussi importants et urgents que les stratégies qui offrent à une collectivité humaine une représentation du monde et de la société qui lui permet d’agir sur la défense de ses intérêts matériels. Il nous faudra  réfléchir sur comment transformer notre coalition, le BBY en un puissant facteur de mobilisation afin qu’ il puisse entreprendre des actions pour abréger les souffrances et les frustrations des masses, et ouvrir à notre pays des perspectives qui l’éloignent de la médiocrité ; réfléchir et proposer les modalités à mettre en œuvre pour promouvoir réellement la construction nationale, édifier une société juste et fraternelle pour permettre à chaque sénégalaise, chaque sénégalais, d’occuper la place que lui assignent ses mérites et son dévouement aux intérêt du pays (Jëf Jël Niaax Jarinu).http://www.enqueteplus.com/

Arrestation de transitaires : Tous libres

http://actunet.net/ Les transitaires, six au total dont l’arrestation a été annoncée ont été libérés lundi, veille de l’annonce de leur arrestation. Pour rappel, c’est à la suite d’une plainte déposée par la douane que les transitaires ont été convoqués. Déférés au parquet, ils ont été libérés le même jour.  Une information a été ouverte mais aucun des transitaires concernés n’a été placé sous mandat de dépôt, apprend t-on de source proche de cette affaire sur laquelle nous allons revenir prochainement.Ndiogou CISSE

Les glissades de Pape Gorgui Ndong face à Néné Fatoumata Fall: « traduire la vision du Président ne demande pas beaucoup de diplômes »

https://www.jotaay.net/ Pape Gorgui Ndong, désormais ex-ministre de la Jeunesse, a passé le témoin à son successeur, Néné Fatoumata Tall. Mais, au ministère de la Jeunesse où s’étaient donné rendez-vous les amis et proches parents des deux parties, il n’y avait pas que pour des échanges de civilités. Bien des problèmes ont en effet été soulignés par le ministre sortant. Dans ses recommandations faites à la nouvelle patronne des lieux, Pape Gorgui Ndong a fortement conseillé à Néné Fatoumata Tall de «refuser» de se «livrer à des combats de bas étage». Aussi, de «revoir l’organisation des Vacances citoyennes». 

Pape Gorgui Ndong est parti. Mais Néné Fatoumata Tall, qui a hérité du département, est appelée à faire très attention. C’est en tout cas le conseil-recommandation que lui donne Pape Gorgui Ndong. Sans aller trop dans les détails de ce qu’il a vécu à la tête de ce département, il a appelé son successeur à faire très attention. «En prenant les rênes du ministère, mon cher ami, camarade et grand-frère, Mame Mbaye Niang, m’avait dit : ‘’vous êtes à une position stratégique et un ministère hautement politique. Prenez vos responsabilités et faites face’’. J’avais compris et très bien compris le message de mon grand-frère Mame Mbaye Niang», a déclaré Pape Gorgui Ndong, qui laisse entendre dans le secret des révélations qu’il a essayé de faire face.  

«Traduire la vision du Président, ça ne demande pas beaucoup de diplômes. Ça ne demande pas d’être un agrégé ou d’être sorti d’une académie…» 

Et comme pour dire que Néné Fatoumata Tall ne doit point s’attendre à ce que le tapis rouge lui soit déroulé, Pape Gorgui Ndong l’invite à ne point s’attarder sur les questions de diplômes. «Vous avez été militante de première heure. Vous avez été une véritable combattante. Continuez sur cette lancée. Je suis sûr que vous êtes capable de lire dans les pensées du chef de l’Etat, puisque vous l’avez accompagné depuis très longtemps. Vous allez traduire sa vision et ça, ça ne demande pas beaucoup de diplômes. Ça ne demande pas d’être un agrégé ou d’être sorti d’une académie, ça demande tout simplement cette complicité qui existe entre vous et votre leader. Cette complicité vous permettra de traduire rapidement sa vision, puisque vous le suivez depuis longtemps. Il vous a façonnée en politique. Donc, mettre en œuvre sa politique ne peut pas être difficile pour vous», a dit Pape Gorgui Ndong.  
Avant de l’inviter à compter sur les nombreuses compétences dont dispose le Ministère. «En entrant ici, j’avais dit que j’avais le contrat le plus précaire de tout le Département. J’avais dit que je ne suis pas ici pour travailler. On ne m’a pas donné cette mission. Mais, on me demande de vous faire travailler. J’espère que…j’ai essayé de vous faire travailler. C’est vrai que parfois, du fait de l’exigence et de la rigueur, il est arrivé que nous ayons quelques soucis avec quelques agents, mais ça n’a jamais été dans mon intention de blesser qui que ce soit. Quand on a le privilège d’être quelque part pour servir son pays, ça doit être avec beaucoup d’abnégation. Avec beaucoup de volonté, puisque tout le monde ne peut pas, Mme le ministre, être ministre de la République». 

«Refusez de vous livrer à des combats de bas étage» 


Et Pape Gorgui Ndong, qui visiblement avait un message à faire passer, de dire à sa remplaçante de ne pas faire comme lui. «Mme le ministre l’essentiel, c’est de ne jamais avoir peur de cette jeunesse. Il faut toujours aller à sa rencontre. L’écouter, partager avec elle. Et par rapport aux recommandations qui me sont chères et que je voudrais aussi partager avec le public, ici présent, revoyez l’organisation des Vacances citoyennes. Revoyez les Vacances citoyennes. Les Vacances citoyennes doivent être des moments où on peut avoir des dividendes. Mais sillonner les 45 départements du Sénégal et retourner deux jours après et ne plus retrouver aucune trace, je juge que sincèrement, ce n’est pas la meilleure solution. Il faut revoir les choses, pour aller vers la mise en œuvre d’infrastructures, d’espaces de jeunes, de cadres d’échange et de partage avec la jeunesse. Allez dans le sens de mettre en œuvre l’ambition du chef de l’Etat de territorialiser les politiques publiques. Territorialiser aussi les politiques de jeunesse», conseille-t-il à son successeur, qu’elle invite également à «refuser» de se «livrer à des combats de bas étage».  Madou MBODJ

Profession de foi N°2: Thierno Bocoum, Le « reflet » d’un défenseur du projet politique de valeurs et de convictions à cœur ouvert.

https://www.dakaractu.com/ Il est l’incarnation de l’indignation de l’injustice et le porteur du combat politique pour le rétablissement de valeurs et la compétence dans l’oeuvre politique. 

Titulaire d’un diplôme d’études supérieures en gestion et de droit des affaires internationales, Thierno bocoum est aussi juriste de formation. 

Sur le plan politique, sa détermination et son abnégation au sein du parti Rewmi lui ont values la confiance sans demi mesure de son ex-patron de parti qui lui a confié la coordination des jeunes. Ur le plan institutionnel, L’homme de 35ans à l’époque, a su montré au niveau de la 12em legislature la pertinence de ses idées et leur portée pour une assemble juste où toutes les idées contribuant à développer le pays doivent être prises en compte. 
C’est de cette personne qui a, en décembre 2017, créé son mouvement Agir(Alliance générationelle pour les intérêts de la république), qui était l’invité de votre N°2 de « Profession de foi » sur Dakaractu qui s’est encore une fois, ouvert à nos chers internautes pour une meilleure connaissance de l’homme.

Babacar Diop,FDS:«Macky Sall ne peut plus diriger ce pays. Il a été surpris en flagrant délit de Corruption»

https://actusen.sn/ Macky Sall a offert 1 million à chaque député de la coalition Benno Bokk Yaakaar qu’il avait conviés mardi au Palais, dans le cadre d’un entretien pour la réforme constitutionnelle portant suppression du poste de Premier ministre. Le Chef de l’Etat a aussi mis à la disposition de ses élus du peuple, 16 billets pour la Mecque.

Cette information révélée par L’As dans sa parution de ce jeudi 18 avril 2019, a fait sortir Babacar Diop et ses camarades des Forces démocratiques du Sénégal (FDS) de leur réserve. Ivres de colère, ils déclarent dans un communiqué que le Président Macky Sall «ne peut plus diriger le pays».

«Il a été surpris en flagrant délit de corruption. La presse a annoncé que les députés de la majorité  ont reçu chacun un million  de Fcfa et des billets pour le pèlerinage à la Mecque afin de soutenir la cynique réforme constitutionnelle engagée en procédure d’urgence. C’est une violation gravissime du principe de la séparation des pouvoirs», déclarent les responsables des FDS dans un communiqué.

Ils en tirent la conclusion selon laquelle, «Macky Sall doit être traduit devant la Haute Cour de Justice  et jugé pour haute trahison. Les faits sont inédits : un président de la République qui corrompt une Assemblée nationale pour lui demander de voter une loi. Ce président et ces députés n’ont plus aucune crédibilité devant le peuple. La procédure de destitution doit être engagée sans attendre. Tous ceux qui sont impliqués dans ce scandale de pot-de-vin au Palais doivent être démis de leur fonction».

Suppression du Poste de Premier ministre : Babacar Diop du FDS demande au peuple d’adopter le même comportement que celui de juin 2011 pour faire barrage à cette réforme

https://actusen.sn/ La suppression annoncée du poste de Premier ministre fait encore couler des salives. Les Forces démocratiques du Sénégal (Fds) qualifient ce projet de réforme constitutionnelle de « dangereuse » et de « haute trahison ». D’autant qu’elle «obéit à des logiques politiciennes de préparation d’un dauphin politique ».

Le président des FDS, Babacar Diop, ne voit aucune différence entre ce présent projet de loi et celui de  juin 2011 que Me Abdoulaye Wade avait voulu introduire dans la Constitution. «La seule différence est que Macky Sall a choisi de se lever tôt, alors que Abdoulaye Wade avait attendu la fin de son mandat», relève-t-il, soutenant que «le peuple doit avoir le même comportement que celui de juin 2011».

Dans un communiqué reçu à la Rédaction de Actusen.sn, le Mouvement  invite ainsi «l’opposition à se réveiller afin de faire barrage à cette réforme démocraticide. Ce serait une erreur très grave, que les Sénégalais paieront très cher dans le futur, en laissant passer cette réforme à l’Assemblée nationale. Les forces vives doivent se réunir de manière imminente pour organiser le peuple en vue de fermer les portes de l’Assemblée nationale à ce projet odieux». «Cette réforme est dangereuse et appelle la conscience de tous les démocrates de notre pays», martèle dans la foulée Babacar Diop.

En plus, selon les FDS, «il n’est pas possible d’engager une réforme de cette nature qui transforme profondément notre régime politique sans concertation aucune avec les acteurs de la vie politique». Tout ceci, prouve, d’après eux, que «Macky Sall parle de dialogue politique, mais au fond, il n’y croit pas. La seule chose qui le préoccupe, c’est de renforcer le pouvoir de domination de sa famille sur le pays».

Le FDS invite par ailleurs l’opposition «à décliner l’invite au dialogue de Macky Sall et à se réorganiser dare-dare pour transférer la lutte dans la rue», en s’inspirant de l’exemple de l’Algérie et le Soudan.


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*