Revue de Presse du Dimanche 14 Avril 2019

Les ressources de l‘Etat estimées à 366 milliards de FCFA

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall –Les ressources globales mobilisées par l’Etat du Sénégal à fin février 2019 sont évaluées à 366,1 milliards de FCFA (environ 622,370 millions de dollars), selon une note de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) reçue samedi à APA.

Ces ressources sont composées de recettes budgétaires pour 336,6 milliards de FCFA, de dons pour 24,5 milliards de FCFA et des ressources du fonds de soutien au secteur de l’énergie (FSE) d’un montant de 5 milliards de FCFA (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar).

Selon la DPEE, les ressources ont progressé de 17,1% en glissement annuel, du fait principalement de l’augmentation de 13,3% des recettes budgétaires (plus 39,6 milliards). Pour leur part, les dons, évalués à 24,5 milliards, se sont confortés de 12 milliards, sous l’effet notamment de leur composante en capital.

La partie fiscale des recettes budgétaires a enregistré une hausse satisfaisante de 40,9 milliards comparativement à fin février 2018. « Cette orientation est essentiellement attribuable à l’impôt sur le revenu, à la TVA à l’import et aux droits de douane », souligne la DPEE.

Elle a été, toutefois, partiellement contrebalancée par la baisse du recouvrement des droits d’enregistrement et de timbre. C’est ainsi qu’au terme du mois de février 2019, les collectes de l’impôt sur le revenu (63,9 milliards), de la TVA à l’import (54,3 milliards) et des droits de porte (38,6 milliards) ont respectivement progressé de 8,7%, 18,4 % et 14,7%.

A l’inverse, les droits d’enregistrement et de timbre sont passés de 13 milliards de FCFA à 11,7 milliards de FCFA à fin février 2019, diminuant de 1,3 milliard de FCFA sur un an. Par ailleurs, la TVA intérieure hors pétrole à fin février 2019 (41,1 milliards) est restée quasi stable, comparativement à la même période de l’année 2018.

Quant à la taxe spécifique pétrole de 16,8 milliards de FCFA, elle a enregistré une progression de 10,5 milliards de FCFA.MS/cat/APA

RISQUE D’ENDETTEMENT ÉLEVÉ ET SURENDETTEMENT : LE SÉNÉGAL NE FAIT PAS PARTIE DU LOT

Dakar, 13 avr (APS) – Le Sénégal ne fait pas partie des pays d’Afrique subsaharienne présentant un risque d’endettement élevé ou étant surendettés au vu du rapport sur les Perspectives économiques régionales du FMI consacré à cette région.

Ce rapport publié sur le site de l’institution indique que ‘’seize pays d’Afrique subsaharienne sont considérés comme présentant un risque élevé de surendettement […] ou comme surendettés […]’’.

 Le premier groupe comprend le Burundi, le Cameroun, le Cabo Verde, l’Éthiopie, le Ghana, la République centrafricaine, la Sierra Leone, le Tchad et la Zambie.

 Le second est formé de l’Érythrée, de la Gambie, du Mozambique, de la République du Congo, de São Tomé-et-Príncipe, du Soudan du Sud et du Zimbabwe.

Le rapport note que ‘’les 19 autres pays à faible revenu et en développement sont peu à moyennement exposés à l’endettement’’. ‘’L’endettement public reste soutenable dans le scénario de référence pour la plupart des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. Les ratios d’endettement de quelques pays (Namibie, Seychelles) frôlent ou dépassent le seuil de risque’’, nuance cependant la publication.

 Le FMI situe l’endettement public moyen en Afrique subsaharienne à près de 56 % du PIB fin 2018, ‘’avec une dynamique de la dette très variable entre les pays’’.

‘’Les pays exportateurs de pétrole ont vu leur dette diminuer alors que les autres pays riches en ressources naturelles et les pays pauvres en ressources naturelles continuent de voir la leur augmenter.’’

Les auteurs du rapport se veulent toutefois rassurants. Ils estiment que ‘’sur la base des programmes d’assainissement budgétaire en cours, les ratios d’endettement public devraient à l’avenir se stabiliser voire baisser, en moyenne, dans tous les groupes de pays’’.
‘’Mais les trajectoires de référence de la dette publique sont exposées à de fortes incertitudes liées notamment aux risques de change et de refinancement. Les incertitudes budgétaires concernant les entreprises publiques et l’accumulation d’arriérés intérieurs publics pèsent en outre sur les bilans publics (Cameroun, Éthiopie, Gambie, Mozambique).’’ASG

AFRIQUE SUBSAHARIENNE : DES TAUX DE CROISSANCE DE 3, 5 ET 3, 7 % EN 2019 ET 2020 (RAPPORT)

Dakar, 13 avr (APS) – La croissance moyenne en Afrique subsaharienne (pondérée par le PIB en parité de pouvoir d’achat) va atteindre 3,5 % en 2019 et 3,7 % en 2020 contre 3 % en 2018, indique le FMI, dans un nouveau rapport.

 Le rapport sur les Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne relève que ces projections représentent ‘’environ ¼ de point de moins que prévu dans l’édition d’octobre 2018 des Perspectives de l’économie mondiale (PEM).

‘’Ces chiffres globaux occultent toutefois des disparités considérables entre les pays, avec des différences marquées entre les pays riches et les pays pauvres en ressources naturelles’’, observe le document.

Concernant les pays riches en ressources naturelles, ‘’les résultats globaux restent médiocres dans les grands pays de la région, notamment l’Afrique du Sud et le Nigéria’’.

Le rapport précise qu’après 1,9 %, en 2018, le Nigéria devrait atteindre 2,1 % en 2019 sous l’impulsion du redressement de la production pétrolière et d’une reprise de l’activité dans le reste de l’économie, après l’élection présidentielle.

 ‘’Les perspectives à court terme restent cependant moroses en raison de la baisse des cours du pétrole, qui a d’importants effets secondaires, y compris en dehors du secteur pétrolier. À moyen terme, et à politiques inchangées, la croissance devrait se stabiliser autour de 2¾ % d’après les projections, ce qui implique une quasi-stagnation du revenu par habitant’’, prévient le rapport.

Ces perspectives médiocres de croissance pourraient avoir une incidence sur les performances régionales, directement, et indirectement par ‘’le biais de leurs effets sur les partenaires commerciaux du pays, des envois de fonds des travailleurs expatriés et des liens financiers’’.

L’économie sud-africaine devrait progresser de 0,8 % en 2018 et 1,2 % en 2019. Selon le rapport, ‘’son redressement repose sur une amélioration progressive de la confiance des milieux d’affaires et des consommateurs sous l’effet du recul des incertitudes entourant la politique économique’’
‘’À politiques inchangées, la croissance devrait se stabiliser autour de 1,8 % à moyen terme, soit à peine plus que le taux de croissance démographique. De ce fait, les retombées positives sur les autres pays, par l’intermédiaire de la demande d’importations et du secteur financier, risquent d’être limitées.’’

En revanche, pour les pays pauvres en ressources naturelles, le rapport table sur ‘’une forte croissance d’environ 6,3 % en moyenne en 2019 et 2020’’.

 ‘’L’Éthiopie, troisième économie de la région par sa taille, devrait voir sa croissance s’accélérer et atteindre 7,7 %, les incertitudes liées aux vents politiques contraires et aux chocs extérieurs diminuant.’’

Le document souligne que ‘’les principaux moteurs de la croissance resteront l’investissement public rapide (Sénégal) et la consommation privée (Côte d’Ivoire, Kenya), surtout à l’ouest et à l’est de la région’’.

‘’La croissance devrait se redresser dans d’autres pays riches en ressources naturelles, mais à un rythme plus modéré d’environ 3,1 % en moyenne. À politiques inchangées, la croissance à moyen terme devrait se stabiliser autour de 3¾ %, ou 1¼ % par habitant dans l’ensemble de la région’’.

Ces chiffres demeurent cependant ‘’bien’’ en deçà de ‘’ce qu’il faudrait pour hisser le niveau de vie des habitants de la région à celui dont jouit en moyenne le reste du monde et pour permettre de créer chaque année les 20 millions d’emplois nécessaires pour absorber les nouveaux arrivants sur les marchés du travail’’.ASG

Renforcement du déficit du solde commercial du Sénégal

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall –Le déficit du solde commercial du Sénégal s’est fortement renforcé au terme du mois de février 2019 comparé au mois précédent, selon une note de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) reçue vendredi à APA.

Ce solde commercial s’est ainsi établi à moins 179,8 milliards de FCFA durant la période sous revue contre moins 123,6 milliards de FCFA au mois de janvier 2019.

Selon l’ANSD, cette détérioration du solde est expliquée par le renforcement du déficit vis-à-vis du Nigéria (moins 37,8 milliards de FCFA contre plus 0,8 milliard de FCFA au mois précédent), de la France (moins 54,1 milliards de FCFA contre moins 45,5 milliards de FCFA en janvier) et de la Chine (moins 30,2 milliards de FCFA contre moins 22,2 milliards de FCFA au mois précédent).

« Cependant, la réduction du déficit vis-à-vis des Emirats Arabes Unis (moins 57 millions de FCFA contre moins 6 milliards de FCFA en janvier) a atténué la détérioration du déficit de la balance commerciale », souligne l’ANSD.

Le cumul du solde commercial, à fin février 2019, s’est toutefois amélioré pour s’établir à moins 303,4 milliards de FCFA contre moins 400,5 milliards de FCFA pour la période correspondante de l’année 2018MS/cat/APA

Séparation entre ministère de l’Economie et ministère des Finances : Regards croisés sur le double enjeu fonctionnel et opérationnel pour plus de célérité et d’efficacité Par Dr Thierno THIOUNE,Maître de Conférences Titulaire

Le Sénégal, pour la quasi-première fois, depuis le premier gouvernement de Mamadou Dia en septembre 1960 où nous avions un ministre du Plan, du Développement et de la Coopération technique (Amadou Karim Gaye) et un ministre des Finances (André Peytavin) se lance dans d’importantes réformes au nom du « Mieux Etat » qui nous vaut aujourd’hui la scission entre l’économie et la finance. C’est une quasi-première ! Donc, en séparant strictement Economie et Finances, le Sénégal s’inspire et reproduit un schéma utilisé en France entre 1993 et 1995 par Bercy et se calait alors sur le modèle actuel allemand, vu comme une référence.

Alors il est fort utile d’approuver cette scission du ministère de l’économie et des finances car comme le souligne la Banque Mondiale, l’expérience a permis de noter que la charge de travail dans le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan était assez lourde. Donc le fait de penser d’abord à l’économie dans le sens de la croissance, à la participation du secteur privé, à la planification, au développement et puis aux finances, c’est-à-dire au budget, participe plus à renforcer l’équilibre.

De plus avec l’arrivé du gaz et du pétrole, sources de revenus supplémentaires ou extra budgétaires, le cumul ministre de l’Economie-ministre des Finances n’est pas souhaitable dans l’actuelle marche du pays et compte tenu des enjeux internationaux.

Même s’il est vrai que dans l’histoire récente, le gouvernement du Sénégal a toujours compté un ministère de l’Economie et des Finances, flanqué d’un ministère délégué du Budget, aujourd’hui, cette séparation inédite avec d’un côté un ministère des finances et du budget et de l’autre côté un ministère de l’économie, du plan et de la coopération soulève un certain nombre de questions.

Qui se rendra aux négociations sur les questions relatives au financement du PSE ? Comment le tandem fonctionnera-t-il ? Comment se fera la séparation stricte des pouvoir et des services ? Qui défendra les positions du pays à l’étranger ?

Ce serait ubuesque de penser que les esprits initiés s’accordent sur les mécanismes exacts par lesquels le département en charge des « finances et du budget » influence les variables dites « réelles » de l’économie qui seront sous la charge du département de « l’économie, du plan et de la coopération ». Loin sans faux, qu’éviter la dualité entre finance et économie pourrait être une belle prouesse au service du développement économique comme, le montre à suffisance, le modèle allemand dans la répartition des tâches.

C’est pourquoi, apprécier cet éclatement revient à tirer les enseignements sur la forme et sur le fond.

Concernant la forme, il est admis qu’en tenant une bonne gestion des rapports hiérarchiques avec à la clé l’opérationnalité d’une seule chaine de décision permettrait d’avoir une clairvoyance sur les recettes et les dépenses qui nous éviterait d’éventuelles tensions de trésoreries qu’on a connu auparavant et sur lesquelles nous avions alerté à l’époque. Si on arrive à contenir les tensions et les querelles de personnes entre les deux ministères, nous gagnerions en plus de visibilité dans les actions également à rendre plus huilées les chaines de décisions en réponse à l’annonce du « Fast-Tract » des politiques du président.

Dans le fond, au regard de la cadence qu’il faudra imprimer aux 27 projets du PSE, il est fort appréciable que cette séparation soit une belle initiative et est pertinente. Seulement, les feuilles de routes et les lettres de missions respectives doivent être véritablement claires pour ne laisser nul doute à aucun conflit de compétence et de délimitation de compétence.

Le grand enseignement auquel j’ai abouti en réfléchissant sur cette séparation est qu’il est maintenant clair que la politique économique véritablement pensée à partir d’une simulation ou d’une planification bénéficiant du soutien de l’instrument de la coopération sera réelle contrairement à ce qu’on a vécu jusqu’ici où l’on a  pu noter dans le passé cette hégémonie de la finance (réduite à collecter les recettes et à les dépenser) sur l’économie (dont les grands agrégats sont resté orphelins).

A partir de maintenant l’on peut espérer dans cet optique que le département des « finances et du budget » sera à même d’influencer les comportements d’épargne des sénégalais, leurs décisions d’investissement et donc finalement la dynamique de la croissance économique du pays.

C’est pourquoi je suis heureux de croire avec Bagehot, Schumpeter et Levine (2005) qu’un fort département des « finances et du budget » jouera pleinement ses fonctions primordiales qui sont susceptibles de catalyser la croissance de long terme qui nous faisait défaut jusqu’ici.

J’attends de ce nouveau ministère des « finances et du budget » cette politique d’allocation des capitaux vers leur usage le plus efficace, une accélération de la productivité, de l’accumulation du capital, une réduction du risque d’illiquidité (avec un respect à date échue de la commande publique) et une accélération de la croissance et finalement de la croissance sur un très long terme.

Alors faudrait-il que le département des « finances et du budget » comprenne que toutes leurs actions ne seraient pas simplement dérivées de l’activité économique (où il s’agit de laisser croire tout bonnement qu’il faut se limiter à collecter et à gérer les recettes publiques), mais agirait aussi en retour comme l’un de ses moteurs.

En fait, le Sénégal, déjà avec une dette publique atteignant un niveau élevé ne peut se permettre une détérioration des finances publiques dans la mesure où la faiblesse de l’activité déprimera les recettes fiscales alors que déjà l’absence d’instrument monétaire et de change pour accompagner cette scission constitue une difficulté.

Toute la complexité dans cette réforme réside à faire de telle sorte que l’Economie et les Finances fassent bon ménage dans cette nouvelle organisation pour la stabilité de l’activité économique qui épargnerait l’État à recourir à la relance budgétaire.

Avec ce nouveau département de « l’économie, du plan et de la coopération, c’est le moyen maintenant de définir une politique économique claire et planifiée car le Sénégal est à la croisée des chemins avec les ressources pétrolières et gazières attendues en 2022 afin d’éviter les fuites de capitaux (flux financiers illicites) par le renforcement de la coopération internationale à travers l’échange de données et de renseignements

Sommes toutes, rendre efficace cette dichotomie nécessite d’importants efforts qui seront attendus sur la définition précise des feuilles de route respectives, du contour des missions et services et des résultats attendus. Attendons de voir si, ce « commandement éclaté » qui plus peut être cohérent vu le profil et la structure de notre économie, conduirait à l’optimum voulu par le « Fast-Tract » présidentiel.Dr Thierno THIOUNE,Maître de Conférences Titulaire,Directeur des Etudes du CREFDES UCAD-FASEG-CREA-LARED

Baisse de 91 milliards f cfa de la masse monétaire en janvier

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-La masse monétaire du Sénégal a connu une baisse de 91,1 milliards de FCFA (environ 154,870 millions de dollars) au terme du mois de janvier 2019 comparé au mois de décembre 2018, selon la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Cette masse monétaire s’est établie à 5168,60 milliards de FCFA durant la période sous revue contre 5259,70 milliards de FCFA au mois de décembre 2018 (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar). Cette situation est imputable à la fois aux dépôts transférables (moins 3,5% à 2332,50 milliards de FCFA) et aux autres dépôts inclus dans la masse monétaire (moins 2,3% à 1608,60 milliards de FCFA).

Quant à la circulation fiduciaire (billets et pièces hors banques), elle a augmenté de 40,5 milliards, en variation mensuelle, s’établissant à 1227,50 milliards de FCFA contre 1187 milliards de FCFA en décembre 2018.

Comparée au mois de janvier 2018 où elle se situait à 4629,30 milliards de FCFA, la masse monétaire du Sénégal a connu une augmentation de 539,30 milliards de FCFA en valeur absolue et 11,6% en valeur relative. MS/te/APA

Prix du pain : La Direction du commerce indexe les intermédiaires

http://www.seneweb.com Le service régional du Commerce rassure les consommateurs. Le prix de la baguette de pain ne prendra pas l’ascenseur. «Il n’y aura aucune hausse sur le prix du pain»,  a déclaré Omar Diallo du service régional du commerce, sur les ondes de la Rfm.

Il renseigne que le vrai problème, dans la distribution du pain, ce sont les intermédiaires qui ont fait irruption dans le secteur. Et ces derniers se permettent des marges allant de 25 francs à 40 francs Cfa sur la baguette de pain. Ce qui fait, qu’aujourd’hui, même si le prix du sac de farine était à 10 mille francs Cfa, les boulangers ne s’en sortiraient pas, explique-t-il.

Diallo souligne qu’il y a un vrai problème d’assainissement à faire dans le secteur de la boulangerie.

Les boulangers avaient annoncé une grève de 72 heures sur toute l’étendue du territoire national, dès le début de la semaine prochaine.

FIARA 2019  : ‘’Rester ici, travailler ici et réussir ici’’ 

http://www.enqueteplus.com/La Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales fête, cette année, ses 20 ans. Ouverte du 11 avril au 2 mai, le focus est mis sur le consommer local et les solutions pour l’insertion professionnelle des jeunes de plus en plus enclins à l’émigration clandestine.

En cette journée de lancement de la 20e édition de la Foire internationale d’agriculture et des ressources animales (Fiara), l’heure est aux derniers réglages. Si quelques stands sont d’attaque pour recevoir les visiteurs, beaucoup d’autres exposants sont à pied d’œuvre pour monter et organiser leurs stands. Les hangars fins prêts présentent des produits agricoles bruts ou transformés, des intrants ainsi que plusieurs outils pour une agriculture moderne. Ce rendez-vous des agriculteurs du Sénégal et de la sous-région constitue, depuis 20 ans, un excellent moyen de visibilité pour des mouvements associatifs de paysans.

Selon Boubacar Cissé, le thème de cette édition tourne autour de la devise des jeunes agriculteurs, relève de demain.  ‘’Rester ici, travailler ici, mais aussi et surtout réussir ici’’. ‘’Tel est la devise des jeunes du Cncr (Conseil national de concertation et de coopération des ruraux), thème de l’édition 2019 de la Fiara qui s’articule harmonieusement avec la volonté déclarée et poursuivie par les hautes autorités de ce pays’’.

Ainsi, l’objectif, cette année, est de promouvoir l’insertion professionnelle des jeunes, à travers les multiples opportunités offertes par l’agriculture. Par cette initiative, les autorités entendent lutter contre l’émigration clandestine. M. Cissé d’ajouter : ‘’Nous souhaitons que les jeunes restent au Sénégal et qu’ils n’embarquent pas dans des pirogues de fortune pour rejoindre d’autres rives où on nourrit encore des illusions.’’ En outre, ce thème fera l’objet d’un débat, le 30 avril prochain. De plus, il sera question de sensibiliser les producteurs sur l’importance des exploitations familiales.

Festival alimentaire

Concrètement, ils sont invités à consommer leurs propres produits, à garantir une alimentation saine et suffisante au sein de leurs différentes familles, avant de penser à la commercialisation. Un festival alimentaire ayant pour but de favoriser le consommer local, est au menu de la Fiara. ‘’Ce sera l’occasion de faire montre de notre culture, de nos métiers et de nos productions. On peut déterminer un individu par rapport à ce qu’il mange. Par exemple, quand on parle de pomme de terre, tout le monde sait que c’est un aliment très prisé en France. Ici, nous avons notre ‘thiebou dieun’. Aussi, nous produisons plusieurs céréales et nous voulons amener les populations à les consommer et aider nos producteurs à conquérir d’autres marchés’’.

En effet, prenant en compte le taux de Sénégalais vivant à l’extérieur et les avantages économiques de l’exportation, d’une manière générale, Boubacar Cissé estime que les producteurs locaux gagneraient à s’ouvrir au marché international, au lieu de se limiter à satisfaire la demande locale. De son point de vue, cet aspect ne sera une réalité que par l’intégration des différents marchés de la sous-région, en plus de leur étroite collaboration.

Par ailleurs, du 22 au 27 avril, il est prévu des animations culturelles, en vue de célébrer les 20 ans de la Foire internationale d’agriculture et des ressources animales.

L’agriculture sous toutes ses formes

Plusieurs stands participent à cette 20e édition de la Fiara, parmi lesquels on compte Cultivert, une franchise sociale datant de 2005. Elle permet aux communautés vulnérables de bénéficier d’une alimentation saine et d’être prospères. En effet, dans dix régions (Kaffrine, Kaolack, Kolda, Matam, Ziguinchor…) du Sénégal, les communautés souffrant de malnutrition et de pauvreté sont recensées et soutenues. Le chargé des affaires, Souaybou Dioum, d’expliquer : ‘’Nous travaillons sur tous les aspects liés à l’agriculture, de la fourniture d’intrants à la transformation. Pour la foire, nos exposants sont des agro-entrepreneurs qu’on accompagne.

Ce sont des Apc (agents prestataires Cultivert).’’

Ainsi, Cultivert œuvre pour la visibilité de ces Apc, d’où sa participation à la Fiara qui est cette année marquée par le projet ‘’Kawolor’’. ‘’C’est un mot diola qui signifie pérennisation, duplication ou répandre, étendre. Cultivert entend par là multiplier ses zones d’intervention, en venant en aide au secteur privé local, à savoir toutes celles qui sont en proie à la malnutrition. Au départ, c’était seulement à Bakel que nous agissions ; aujourd’hui, nous sommes dans dix régions’’, poursuit-il.

La Fiara compte aussi des entreprises de vente de semences et de distribution d’intrants. C’est le cas de Top Mountain, une structure basée à Dakar, présente à la foire pour vulgariser des variétés de semences hybrides à même d’augmenter la production et du matériel agricole.EMMANUELLA MARAME FAYE

DÉSENCOMBREMENT DES GRANDES VILLES : LES RECOMMANDATIONS DES ACTEURS DE L’INFORMEL

http://www.emedia.sn/La volonté affichée par le chef de l’Etat, Macky Sall, de mettre fin à l’encombrement urbain ne fait pas que des heureux. Inquiète, la Synergie des mouvements et acteurs pour le développement du secteur informel (SYMADI), qui inclut le groupe des marchands ambulants, demande l’ouverture de larges concertations et la mise en place d’une structure dédiée à la prise en charge du secteur informel. Ce, avant l’exécution des mesures de déguerpissements et désencombrements prises par le chef de l’Etat, Macky Sall.

« Nous ne pouvons pas être contre une telle mesure mais nous demandons qu’il y ait un préalable avec l’ouverture de larges concertations puisque cela concerne quand même un tiers de la population. C’est sûr que ces mesures auront des impacts réels sur la vie de ces milliers de personnes et celle de leurs familles », indique Adama Sow, porte-parole du jour.

En outre, la SYMADI souhaite avoir accès aux financements de la Délégation à l’entrepreneuriat rapide (DER). Par ailleurs, disen« Nous ne savons pas encore de quel ministère nous dépendons. Au ministère du Commerce, nous n’avons pas une Direction chargée du secteur informel et cela peut constituer un blocage. Nous sommes sans interlocuteur. C’est pourquoi nous demandons la création d’une structure pour centraliser et traiter nos affaires. » Cette proposition de mise en place d’une structure pour centraliser et recueillir toutes les doléances liées au secteur informel figure parmi les neuf (9) recommandations qu’Adama Sow et ses camarades ont formulées lors de leur point de presse tenu hier, vendredi, 12 avril.

« Il y a urgence à mettre fin à l’encombrement urbain, déclinait le président Macky Sall, lors de la cérémonie de son investiture, le mardi 2 avril à Diamniadio. Il y a urgence à une mobilisation générale pour forger l’image d’un nouveau Sénégal. Un Sénégal plus propre, dans ses villes, dans ses quartiers, ses villages. Bref, je veux un Sénégal avec zéro déchet. » Plus que déterminé, il s’est engagé « à prendre sans délai, des mesures vigoureuses en ce sens. Et a demandé la participation des autorités territoriales et locales ainsi que les mouvements et associations de citoyens. » DIE BÂ

Ziguinchor-Incendie à la gare routière : Le gérant déverse sa colère et montre sa déception après avoir perdu près de « 100 millions »

https://www.dakaractu.com/À cause d’un tas d’immondices déposé derrière une cantine à la gare routière de Ziguinchor, près d’une valeur de 100 millions en matériel est partie en fumée. Toutes les marchandises gardées dans la cantine qui jouxte la petite décharge de la gare routière sont parties en fumée. Le gérant très remonté de la lenteur des soldats du feu déverse sa colère et lance un appel…

845 hectares à Salins du Sine-Saloum : La Cour suprême casse la décision

http://www.seneweb.com/La Cour suprême a cassé la délibération du Conseil municipal de Dya (commune de Kaolack) affectant un terrain d’une superficie de 845 hectares à la société Salins du Sine-Saloum pour l’implantation d’une usine de sel.

L’affectation des terres a été approuvée par arrêté numéro 10/A.NG/SP du 9 novembre 2017 du sous-préfet de l’arrondissement de Ngohthie.

Me Moussa Sarr, qui avait introduit la requête en annulation, estime qu’il s’agit d’une « excellente décision qui restitue aux populations locales leurs terres spoliées pour des raisons obscures ».

L’avocat ajoute : « Cette affection scandaleuse qui allait de Sibassor à Gamboul et jusqu’au fleuve privait les populations de zones de culture, de pâturages ‎et pêche. »

Les populations Dya ont toujours dénoncé l’affectation du terrain en question pour l’érection d’une usine de sel. Elles accusaient le maire, Ndiogou Baba Mbodji, d’avoir cédé leurs terres au nom de ses intérêts personnels. Ce qui, à leurs yeux, compromettait l’avenir de leur localité.

Pour sa défense, l’édile a affirmé que les terres ont été affectées dans les règles de l’art et que l’usine permettra, entre autres avantages, de lutter contre le chômage.La Cour suprême vient rétablir les populations dans leurs droits.

CHALEUR ET BROUILLARD POUR LES PROCHAINES 24 HEURES

Dakar, 14 avr (APS) – Le ciel, largement ensoleillé pour les prochaines 24h, devrait se couvrir cette nuit et lundi matin, une probable arrivée de bouillard étant prévue sur l’axe Dakar-Lompoul, selon l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM).

L’intérieur du pays sera sous l’influence d’une chaleur intense, ‘’particulièrement sur le nord-est (Matam, Ranérou, Bakel), le centre-sud (Kaolack, Kaffrine) et le Sénégal oriental où des pics de 40 à 42°C seront relevés’’.

 ‘’Ailleurs, le temps sera plus clément avec des températures journalières qui varieront entre 23°C à Dakar et 33 à 36°C dans les zones nord-ouest et centre-ouest (Thiès, Mbour, Diourbel)’’, indiquent les prévisionnistes.

 Ils prévoient que ‘’la fraîcheur nocturne et matinale restera sensible sur les régions Nord et sur le littoral où les minimas de températures tourneront autour de 18°C’’.

‘’Les visibilités seront réduites par du brouillard et de la brume sur la Grande-Côte, l’axe Dakar-Lompoul. Les vents seront de secteur Nord à Nord-ouest et d’intensité faible à modérée.’’ASG

LE PRÉSIDENT SALL ATTENDU AU DAKAA DE MÉDINA GOUNASS

Kolda, 14 avr (APS) – Le président de la République, Macky Sall, est attendu ce dimanche au Dakaa, la retraite spirituelle annuelle de Médina Gounass, citée religieuse sise à 70 km à l’est de Vélingara, a appris l’APS de source administrative.

Un important dispositif sécuritaire a déjà été déployé dans la ville en perspective de l’arrivée du chef de l’Etat qui se rend à chaque édition de la manifestation religieuse, une visite de courtoisie au khalife de Médina Gounass.
La retraite spirituelle du Dakaa regroupe chaque année des milliers de fidèles venus des quatre coins du Sénégal, de la sous-région et de la diaspora. Rythmé par des prières et des recueillements, le dakaa a été initié en 1942 par le guide religieux ,Thierno Mouhamadou Saidou Ba.L’édition 2019 sera clôturée ce lundi.MG

Ugb : le recteur Ousmane Thiaré porte plainte devant le procureur

https://actusen.sn/Le Recteur de l’Université Gaston Berger compte en découdre avec les étudiants de Sanar. En effet, Ousmane Thiaré va porter plainte devant le Procureur de Saint-Louis demain lundi, contre la Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl), suite au sabotage des bureaux du Rectorat.

En grève la semaine dernière, les étudiants avaient déversé de l’eau des fosses sceptiques dans les bâtiments du Rectorat. «Nous avons décidé, en toute responsable, de prélever quelques seaux de ces eaux usées et de les déverser devant les bureaux des autorités pour qu’elles ressentent ce que nous supportons dans le campus social», avait expliqué le porte-parole de la Cesl.

Réorganisation des écoles coraniques : l’AFCESS invite l’État à concrétiser sa vision

https://www.ndarinfo.com/ La deuxième édition de la grande journée du Coran de Saint-Louis a été célébrée, hier, en grande pompe. Plusieurs sommités religieuses, notables et personnalités politiques de la ville ont pris à cet évènement qui veut redonner à NDAR sa place de pôle international d’enseignement coranique et carrefour de diffusion du Savoir islamique.

Serigne Hady NDIAYE, le directeur de l’école coranique Serigne Mamoune NDIAYE a magnifié les efforts fournis par l’Etat dans la réorganisation de daaras en l’invitant à « concrétiser » sa vision. « Parce que, signale-t-il, le développement passe par la disposition d’une ressource humaine compétente et de qualité ».

  1. NDIAYE a rappelé que les daaras sont des espaces de façonnement des hommes et qu’à ce titre, ils méritent toutes les attentions. «  Le Coran donne sens à toute vie et confère à l’homme son humanité », a-t-il dit en évoquant les générations d’intellectuels, d’acteurs sociaux, politiques et administratifs et économiques formés dans les daaras.

À Saint-Louis, les membres de l’Association des Frères pour la Coopération et l’Entraide au service du Coran (AFCESS) regroupant des fils et petits fils d’éminents enseignants du Livre divin dans la vielle s’engagent « à sortir de l’ombre » et à « prendre notre place dans le système éducatif ».

En marge de la journée, ils ont fortement déploré la recrudescence de la mendicité des enfants. « Nous refusons de manière formelle que nos disciples sillonnent les rues pour quémander », insiste Pape Bachir DIOP. «

L’apprentissage du Coran ne rime pas l’errance. D’ailleurs, ces enfants errent aux heures d’enseignement. L’État doit prendre des mesures pour mettre un terme à cette situation », a-t-il confié.

Détachement De La CMU Du Ministère De La Sante : Les Acteurs Émettent Des Réserves Et Avertissent

https://www.walf-groupe.com/S’ils ne discutent pas de la prérogative présidentielle de transfert des services, les acteurs n’en ont pas moins des observations. Après avoir listé les incohérences, ils donnent des conseils.

Le détachement de l’Agence de la couverture maladie universelle (Acmu) du ministère la Santé, d’Abdoulaye Diouf Sarr au profit de celui du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale qu’occupe Mansour Faye ne laisse pas indifférents les acteurs de la santé. Président du Syndicat de la santé And Gueusseum, Mballo Dia Thiam estime, pour sa part, qu’au niveau de l’Acmu, il y a deux volets : la dimension offre de soins de santé et la dimension achat. Et dans cet exercice, le ministère de la Santé assurait tous les deux. Et il trouve cela incohérent. Parce qu’il y avait un conflit d’intérêts. Etant donné que, d’un côté, ce sont les structures du ministère de la Santé qui offraient les services avec les prestations. De l’autre, c’est le même ministère qui achetait. «Nous l’avons toujours dit : cette double fonction pose problème. Donc si le président de la République a estimé, aujourd’hui, séparer les deux fonctions d’acheteur et de vendeur et faire en sorte que ces dettes soient soldées, c’est bien. Mais, s’il s’agit d’autres ambitions inavouées, on va toujours retomber dans les mêmes difficultés», analyse-t-il.

Même s’il dit ne pas donner beaucoup d’importance à une tutelle particulière de l’Acmu,  Dr Amadou Yéry Camara, chef du district sanitaire de Sédhiou a tenu, lui, à avertir le nouveau ministre. «Le conseil que nous pouvons lui donner, c’est de se concerter avec les acteurs de la santé afin qu’il puisse avoir un large éventail d’avis  et qu’il sache que les choses ne doivent pas passer par pertes et profits. Parce qu’il y a des dettes qui sont là et c’est l’agence qui les avaient contractées. Il faut que le ministre de l’Equité mette à plat ces dettes», lance Dr Camara.  Ce dernier invite le ministre du Développement communautaire et de l’Equité de faire au préalable un état des lieux. Car, les structures sanitaires attendent leurs remboursements dans le cadre des gratuités. Et selon lui, cela n’est pas négociable.

Pour le nouveau secrétaire général du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens, chirurgiens et dentistes (Sames), le chef de l’Etat connait, seul, les raisons l’ayant poussé à affecter l’Acmu au ministère de l’Equité. En tout état de cause, souligne-t-il, qu’elle dépende du département de la Santé ou d’un autre, s’il n’y a pas assez d’allocations, il y aura toujours des difficultés.

Toutefois Dr Camara soutient que l’opportunité qu’on peut tirer de ce changement, en dehors de l’Acmu, c’est qu’il y a aussi d’autres structures comme  le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma), le Programme d’urgence communautaire (Pudc) qui dépendent aussi du ministère du même ministère. Donc pour lui, cela peut permettre à l’Etat d’étendre l’offre sanitaire au niveau des zones enclavées. «Nous allons juger le ministre de l’Equité à l’épreuve. Mais nous lui conseillons de ne pas se limiter aux explications de facilité qu’on ne manquera pas de lui fournir. L’Acmu a contracté des dettes et il faut qu’elle se mette à jour et les paie», martèle-t-il.Samba BARRY

Non-Respect Des Promesses De L’Etat : Les Syndicats Des Travailleurs En Ordre De Bataille

https://www.walf-groupe.com/La Coalition des confédérations syndicales des travailleurs sont en ordre de bataille. En conférence de presse, hier, en prélude de la célébration du centenaire de l’Organisation internationale du travail (Oit), Mody Guiro et ses camarades ont annoncé le dépôt d’un préavis de grève après la fête du travail pour exiger du gouvernement et le patronat le respect des engagements souscrits avec les travailleurs.

Plusieurs secteurs de l’économie, de la santé, de l’éducation etc. risquent de renouer encore avec des perturbations au mois de mai prochain si le gouvernement et le patronat ne prennent pas les devants. Regroupés autour de la coalition des Confédérations syndicales, les travailleurs sont sur le pied de guerre. Ils ont tenu, hier, une conférence de presse, pour avertir l’Etat du Sénégal et les employeurs concernant leurs engagements à leurs vis-à-vis.

«Il est regrettable de constater que malgré les progrès accomplis par notre pays en matière de dialogue social, le patronat rechigne toujours à engager  des négociations sérieuses autour des revendications légitimes des travailleurs. Les négociations sur le projet de révision de la convention collective interprofessionnelle entamées depuis le mois d’Août 2018, trainent du fait des tergiversations du patronat. Après constat de ce blocage et le non-respect de certains  accords souscrits avec le gouvernement,  la coalition a décidé de passer à la vitesse c’est-à-dire à l’étape de dépôt d’un préavis de grève», annonce Elimane Diouf, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (Csa), qui faisait office de porte-parole du jour.

Pour eux, la fête du 1er Mai, est une occasion pour les Confédérations syndicales de passer en revue les attentes des travailleurs, rappelant au président de la République Macky Sall et à son gouvernement la matérialisation, sans délais, des engagements souscrits auprès des travailleurs et de leurs organisations syndicales.

Il s’agit, rappellent-ils, de la mise en œuvre des conclusions de l’étude sur le système de rémunération des agents de la fonction publique ; la réalisation des actions inscrites dans le plan de mise en œuvre du pacte national de stabilité sociale et de l’émergence économique. Ces travailleurs regrettent le fait que les secrétaires généraux des centrales syndicales n’ont jamais eu lieu malgré les nombreuses relances faites à leur niveau durant la période 2017-2018 pour aborder les points de revendication encore en souffrance.

Aucune satisfaction également notent-ils, au niveau du traitement des dossiers dans certains ministères notamment ceux des infrastructures, de la santé, de la communication, de la pêche, de la fonction publique, de l’éducation et des finances. Il en de même des négociations avec le secteur privé sur la plateforme revendicative minimale articulé autour des points comme la révision de la convention collective nationale interprofessionnelles ; la protection sociale des travailleurs journaliers entre autres.Samba BARRY

Conflit Sénégalo-Mauritanien, 30 ans déjà ….Par Ousmane Ibrahima Dia

Il y a 30 ans, un différend entre éleveurs et agriculteurs se transformait en un conflit entre deux Etats. Les heurts survenus à Diawara allaient déboucher sur 4 ans de divergence entre le Sénégal et la Mauritanie. Ce conflit a connu son lot de morts, de familles séparées, etc. A l’image de tous les villages de la rive gauche du fleuve Sénégal, le mien aussi a souffert de ce conflit. Ses habitants l’ont vécu dans leur chair, presque en vase clos. En ces temps de disette médiatique, à un siècle de nos nouvelles technologies de l’information, rares sont ceux qui savaient réellement ce qu’ont enduré ces populations de la Vallée. Hélas ! Et pourtant, sur ce bout du Sénégal, il s’est passé des choses qui n’ont jamais été rapportées dans un journal, ni entendues dans une radio ou vues dans une télévision.

Au Sénégal et en Mauritanie, vivent les mêmes populations, a-t-on coutume de dire. C’est la réalité. Nos parents disposaient de terres de culture en Mauritanie. Pour nous, le fleuve n’a jamais été une barrière. Enfants, nous le traversions à la nage, en pirogue, et en saison sèche, à pied, lorsque le niveau de l’eau avait complètement baissé dans certains endroits du cours d’eau. Nous partions dans la forêt poursuivre les chameaux. Nous nous amusions en vérité dans cette forêt où nous croisions les charbonniers, les éleveurs qui traversaient le fleuve à la quête de pâturages au Sénégal. Les échanges sont permanents. Dans notre village, il était très rare de voir le franc CFa. Notre monnaie était l’Ougouya, la devise mauritanienne, preuve que l’essentiel de nos échanges s’effectuait avec la Mauritanie. Les maures travaillaient en permanence chez nous. Ils gagnaient leur vie dans nos champs de riz. Ils étaient presque chez Eux.

Mais tout cela allait cesser un bon matin. L’on n’y croyait pas trop au début lorsque parvenaient les premières rumeurs sur le différend entre le Sénégal et la Mauritanie. L’on avait appris par radio Sénégal le pillage des boutiques maures à Dakar en réaction aux exactions subies par les Sénégalais à Nouakchott suite aux heurts qui ont opposé, le 9 avril 1989, des paysans sénégalais à des éleveurs nomades mauritaniens dans le village frontalier de Diawara. Et puis, l’autorité, le sous-préfet en l’occurrence, a débarqué un matin pour expliquer ce qui se passait et annoncer la fermeture de la frontière. Par mesure de sécurité, les pouvoirs publics avaient demandé aux maures de regagner la Mauritanie.

Jamais, l’on n’avait pensé que cela allait avoir des conséquences dans nos vies sur cette frontière qui n’en fut jamais une pour nous. Mais les signes avant-coureurs étaient là : des habitants rapportaient avoir fait l’objet d’intimidations, de harcèlements de la part de maures qui, il y a quelques semaines encore vivaient chez nous. Et puis un bon matin, l’impensable se produisit sous nos yeux : le rapatriement de populations au Sénégal sous le prétexte qu’elles ne sont pas mauritaniennes. Tous les jours, le spectacle était le même : des familles entières, des éleveurs pour la plupart pointaient de l’autre côté du fleuve, escortées par des forces de l’ordre. On leur avait demandé de quitter, laissant leurs biens, pratiquement toute une vie derrière. Rares sont ceux qui parvenaient à sauver leur bétail. Et lorsque tout le monde avait quitté, les maisons étaient mises à feu.

La rupture s’est installée. Le Fleuve était devenu une barrière. Plus rien ne sera comme avant. Les familles furent divisées. Les échanges étaient interrompus. Finies les cérémonies familiales au cours desquelles tout le monde se retrouvait. L’on apprenait le décès d’un parent par radio Mauritanie des jours après alors qu’auparavant, il aurait juste suffit de dépêcher un envoyé à pied ou à cheval pour l’annonce. Subitement, l’autre côté de la rive qui nous était si familier était devenu étrange, voire un mystère. Plus personne ne savait ce qui se passait dans ces bois. Et du coup, l’apparition d’un individu de l’autre côté devenait un événement, une curiosité. Tout le monde accourait pour voir. Si la frontière était fermée, il y avait tout de même des téméraires qui, au péril parfois de leur vie, bravaient cette interdiction.

Les militaires sénégalais passaient chez nous. Et après quelques heures de patrouille, ils regagnaient leur cantonnement distant d’environ 9 Km. Les choses furent encore plus difficiles lorsque les armes s’invitèrent dans le conflit. Il était complètement interdit d’aller se baigner dans le fleuve ou d’y mener une quelconque activité. Pour le faire, il fallait y aller tôt le matin. Les pêcheurs étaient obligés d’y aller vers l’aube pour une petite vérification de leurs filets. Il faut dire qu’en plein jour, on n’était pas à l’abri de tireurs embusqués de l’autre côté de la rive. Ce fut le cas un matin alors que le village s’apprêtait à célébrer ses 10 ans de jumelage avec un village français. Il y avait sur place une délégation française et une autre venue de Dakar pour les circonstances. C’était un moment de fête. Le jour J, alors que quelques personnes se baignaient au fleuve, ce fut une salve de coups de feu dans le village pendant quelques instants. Deux blessés furent enregistrés. Cette attaque entacha l’ambiance de fête. Malgré tout, la cérémonie, initialement prévue à l’extérieur de la localité sous des tentes, eut lieu dans une maison.

Une autre matinée, ce ne fut pas une simple patrouille pour les militaires. C’était carrément un échange de tirs avec des éléments armés mauritaniens. Le véhicule militaire qui partait pour des renforts rata un virage et fit des tonneaux. Un soldat trouva la mort sur le coup. C’était la panique dans le village. Tout le monde avait pris ses affaires pour se réfugier à des dizaines de kilomètres, dans le village de Diamel, au Sud. Nous y sommes restés deux à trois jours avant de rentrer. Nous n’avions pas fini avec les harcèlements et les attaques de l’armée mauritanienne. Cette fois-ci, ce fut carrément le déluge de feu. Ce jour-là, depuis tôt le matin, les habitants avaient constaté une forte présence de militaires de l’autre côté du fleuve. L’activité sur place semblait plus intense que d’habitude en raison de leurs nombreux va-et-vient. Et puis, vers midi, ce fut le bruit des armes. Le village était sous le feu nourri des balles et autre munitions. Un des minarets de la mosquée fut endommagé. Par miracle, deux blessés furent enregistrés. La panique s’installa encore et d’aucuns préférèrent quitter. Les militaires, en compagnie du sous-préfet, vinrent après le passage de la tempête.

Le village fut la cible parce qu’on le suspectait d’être un point de passage de groupes armés qui traversaient le fleuve pour récupérer leur bétail en Mauritanie. Sur place, ces bandes faisaient des ravages. Elles tuaient et emportaient tout le bétail qu’elles ramenaient au Sénégal. Voilà qui justifiait les représailles de l’armée mauritanienne. Et nous étions les victimes. Ce mot représailles, je l’ai entendu pour la première fois, une nuit. Le boulanger du village, qui avait traversé le fleuve clandestinement s’était fait arrêter. Libéré, il confia avoir appris de ses geôliers que les soldats avaient décidé de tirer le lendemain dans le village après l’attaque d’une bande armée. Son récit provoqua une panique. Un débat fut engagé. Fallait-il quitter nuitamment ou attendre le lendemain pour trouver refuge ailleurs ? C’est dans cette discussion qu’un des nôtre parla de ‘’droit de représailles’’ pour expliquer l’attitude des mauritaniens. Finalement, la population passa la nuit dans le village. Les gens restaient persuadés que les coups de feu allaient faire rage d’un moment à un autre. Il ne se passa finalement rien. C’était une intimidation peut-être. Mais elle a fait son effet.

C’est dans cette psychose que les habitants ont vécu durant les années de braise : 1990 et 1991. Le conflit a connu son lot de morts, de familles séparées. C’est pourquoi l’annonce de la réouverture de la frontière en 1992 fut accueillie dans la joie. Ce fut le moment des retrouvailles. Les échanges ont repris, les familles peuvent désormais se rendre visite. Mais la cicatrice de 1989 est toujours là. Quelque chose nous rappellera toujours qu’entre le Sénégal et la Mauritanie, il faut jouer la carte de la prudence. Que le moindre événement, le plus anodin, peut être une étincelle. Il faut, au quotidien, entretenir cette paix retrouvée. C’est l’affaire et des populations et des Etats. Pour avoir été témoin de cette parenthèse malheureuse, je dis à haute voix : Vive la PAIX.

EAU-SÉNÉGAL-Le Général de Corps d’Armée Cheikh Guèye en éclaireur : Dakar et Abu Dhabi posent les derniers actes des futurs accords militaires entre les deux pays

https://actusen.sn/Invité d’honneur lors de la célébration du 47ème anniversaire de l’indépendance des Emirats Arabes Unis, le Général Cheikh Guèye a effectué une visite de travail de 5 jours à Abu Dhabi. Ceci est à l’actif de l’ancien Ambassadeur Emirati au Sénégal, son Excellence Mohamed Salem AL Rashdi qui, le 02 Décembre 2018, avait posé les premiers actes de la future coopération militaire entre les deux pays. 

C’est à l’initiative de son homologue, le Général de Corps d’Armée, Muhammad Thani Al-Rumaithi, Chef d’état-major des Forces armées des Emirats Arabes Unis que le Cemga s’est rendu à Abu Dhabi, le 8 avril, pour un séjour de cinq jours. Un séjour fructueux qui a permis de passer en revue différents axes de coopération militaire dans le cadre de la formation, du soutien et des échanges. Cette visite a également permis au Général Cheikh Guèye de découvrir d’autres facettes de ce pays, partenaire économique du Sénégal.

Une fois de plus, l’exemplarité des relations entre les deux pays n’est plus à démontrer quand on sait que les sites militaires les plus prestigieux, ont été ouverts au général Cheikh Guèye.

La délégation qui accompagnait le Cemga Cheikh Guèye était composée d’officiers généraux, officiers supérieurs et des différents chefs d’état-major des armées de Terre, Mer et Air. Une forte délégation accueillie à l’aéroport militaire Al Dhafra, située à 30 km au sud d’Abou Dabi, par le Général Obeid,  Conseiller spécial de Son Altesse Cheikh Mohammed Bin Rashid Al-Maktoum, Vice-Président des Émirats Arabes unis et Émir de Dubaï. Le Général Guèye et sa délégation ont été, ensuite, installés au prestigieux hôtel des Officiers d’Abu Dhabi.

Au pas de course, la délégation de l’armée sénégalaise visitera tour à tour le Mémorial des Martyrs, appelé Wahat Al Karama, en hommage aux martyrs de la nation y compris les soldats émiratis tombés au champ d’honneur au Yémen où le Cemga a été accueilli, avec une garde d’honneur militaire, par Son Altesse Sheikh Khalifa Bin Shakhboot Al-Nahyan, Directeur du bureau des martyrs de la nation où il a procédé à un dépôt d’une gerbe de fleurs.

Le summum de la visite portera sur les modalités d’établissement d’une coopération militaire mutuellement avantageuse entre les armées des deux pays notamment dans des domaines liés à la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, le maintien de la paix et de la sécurité internationale, la formation technique des personnels des armées et le renforcement des équipements des forces armées sénégalaises. Abu Dhabi a proposé d’accueillir des Sénégalais dans son centre d’excellence de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, le Centre HEDAYAH qui fait figure de proue dans ce domaine.

La visite de Hidaya center a permis au général Guèye d’avoir un aperçu des missions confiées à cette importante institution qui contribue à la prévention, à la dé-radicalisation et à la réinsertion des groupes vulnérables à travers des programmes bien étudiés et ciblés.

De même, le Général de Corps d’armée Cheikh Guèye a effectué un déplacement au Collège de la Défense nationale, dirigée par le Général Rashad Al-Saadi où il a pu avoir une idée très nette sur le fonctionnement de cette institution qui forme l’élite militaire et civile émiratie, grâce à des modules de formations supérieures pour diplomates.

D’ailleurs, en clôturant la visite de la délégation sénégalaise, le Général Muhammad Thani Al-Rumaithi, a confirmé son prochain séjour au Sénégal sur invitation de son homologue.

Vaste mouvement dans la Police

https://www.dakaractu.com/Le Directeur général de la police nationale, Ousmane Sy, a procédé à un vaste remaniement des chefs de plusieurs commissariats, rapporte Enquête.
Le commissaire de police principal de Diourbel, Bachirou Sarr est nommé commissaire urbain de Louga.
Il cède son fauteuil au commissaire de police principal Ousmane Diédhiou. Ce dernier était à la tête du commissariat de Guédiawaye.
La commissaire de police principale Aïssatou Ndiaye est la nouvelle patronne des commissaires de la banlieue.
Elle est remplacée par le commissaire Malick Dieng au commissariat de Richar-Toll.
La commissaire Mame Ndéo Sène hérite de la direction du commissariat urbain de Kébémer.
Elle cède son poste au Plateau à Mor Khady Fall qui était adjoint au chef de la Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar.
La commissaire Seynabou Niang, cheffe du 1er arrondissement de Thiès migre à Bel-Air.
Elle remplace Jannette Mendy nommée commissaire spécial du tourisme.
Le commissaire Mor Ngom est affecté au commissariat du 1er arrondissement de Thiès.
Ce dernier officiait à la portion centrale de la sécurité publique. Les services de police nationale ont été également touchés.
L’ancien commissaire de Tamba et précédemment en service à la direction de la sécurité publique, Yaya Tamba est nommé adjoint au directeur de l’Occrtis.
Le commissaire de police Jean Claude Diomay Sagne, précédemment en service à la Direction de l’école nationale de la Police et de la formation permanente, est nommé adjoint au directeur du Budget et des Matériels.
L’ancien commissaire de Louga Babacar Badji est à la disposition du Gmi.

LUTTE CONTRE LE TERRORISME, GESTION DE CRISES : Les hauts gradés en conclave 

http://www.enqueteplus.com/Pour mieux gérer les crises et lutter contre le terrorisme, une trentaine de hautes autorités de la police, de la gendarmerie, des sapeurs-pompiers et des autorités administratives seront en séminaire, pour 4 jours, à partir de lundi prochain.

Conscient que la menace terroriste est latente et est en train de déstabiliser des pays de la sous-région, l’Etat sénégalais a décidé de mettre sur pied une structure pour apporter une réponse globale. Cette dernière va nécessiter sans doute la mise en place d’une coordination faite de concert avec plusieurs partenaires étrangers. Pour faire face à la menace, la stratégie nationale de lutte contre le terrorisme et le Cadre interministériel de coordination (Cico) de la lutte antiterroriste ont préconisé une organisation intégrée de gestion de crise. Elle permettra de renforcer la capacité gouvernementale de conduire les crises en assurant au niveau central une meilleure coordination de l’action des ministres et des intervenants.

Pour mieux centraliser et donner un corps à cela, selon nos informations, le Cico, qui se veut un outil permanent d’anticipation et de planification, mais aussi une veille permanente, va organiser un séminaire de 4 jours à partir de lundi, à Kaolack. Des experts français vont débattre ‘’sur la gestion de crise terroriste’’. Prendront part à ce colloque tous les commandants de légion de gendarmerie et des commandants de compagnie, des commissaires chefs de service régional de sécurité publique, des commandants de groupement de secours et d’incendie de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers. Au total, plus d’une trentaine de participants y seront attendus.

Selon toujours nos sources, le Cico, le principal organisateur de ce séminaire, permet au ministre de l’Intérieur, en liaison avec le président de la République et son Premier ministre, d’assurer la coordination en cas de crise. En sus du Cico, le Comité national de crise (Cnc) a aussi été mis en place avec l’ensemble des ministères concernés. Selon toujours nos sources, ce dispositif permettra de recueillir l’ensemble des informations utiles dans un cadre interministériel et de développer la capacité d’analyse nécessaire et de prise de décision.

Nos sources de confirmer que le Cnc est l’outil sur lequel le ministre de l’Intérieur s’appuie pour exercer, en liaison avec les plus hautes autorités de ce pays, le pilotage politique et stratégique des actions gouvernementales en matière de gestion de crises terroristes, ainsi que la coordination des services concernés.

En outre, le Cico, qui a comme coordinateur le général Wagane Faye a, en son sein, l’Etat-major qui comprend plusieurs divisions.CHEIKH THIAM

« D’IMPORTANCES MESURES’’ POUR CONTRECARRER LA CORRUPTION (OFFICIEL)

Saint-Louis, 14 avr (APS) – Le directeur de la bonne gouvernance, Cheikh Fall Mbaye, a indiqué samedi que le gouvernement sénégalais a entamé un processus d’amélioration de la bonne gouvernance, à travers d’’’importantes mesures’’ destinées à faire face à la corruption.

Pour y parvenir, l’accent sera mis sur la prévention et l’adoption de textes, avec un ‘’code de transparence par rapport à l’exécution des budgets’’, a-t-il souligné lors d’un forum intitulé : ’’Après 59 ans d’indépendance, quelle place pour la gouvernance dans le nouveau et dernier quinquennat du Président Macky Sall ?’’.

Selon lui, des principes de transparence, de participation, de redevabilité et d’équité doivent être adoptés, pour ‘’une bonne culture de la gouvernance au Sénégal’’. Il estime qu’il faut aussi privilégier l’éducation, la sensibilisation et le renforcement de capacités des acteurs, ainsi qu’une ‘’appropriation de ces principes par les jeunes’’.

Tout en rappelant les bonnes performances du Sénégal, il a rappelé l’adoption de la loi sur la déclaration de patrimoine, la transparence dans les industries extractives et des ressources minérales, la création de l’OFNAC [Office national de lutte contre la fraude et la corruption], etc., mais aussi ‘’la mise en place de la loi pour l’accès à l’information’’.

‘’L’efficacité, l’efficience, la célérité dans la demande du service public, l’accès à l’information, permettent d’améliorer l’état de la gouvernance. Mais aussi il faut agir sur le comportement des citoyens, par des modèles d’éducation à la bonne gouvernance avec des valeurs positives’’, a-t-il préconisé.

Lors des débats, des panélistes ont tous plaidé pour une ‘’culture de sanction’’ au Sénégal, ainsi que la publication des rapports des différents corps de contrôle.

Pour le quinquennat du président Macky Sall, ils estiment que les citoyens attendent des ‘’actes’’. Selon eux, les lois, textes, règlements et tous les outils réglementaires étant là, ‘’il ne reste que leur application, afin que la transparence et la bonne gouvernance soient ‘’érigées’’ en règle partout, pour enfin prendre en charge les préoccupations du peuple’’. BD/ASG

Macky Sall a viré tout son cabinet : Ministres d’Etat, ministres-conseillers, conseillers spéciaux, ambassadeurs itinérants

iGFM – (Dakar) Alors que certains membres de son Cabinet s’épanchent dans la presse pour affirmer qu’ils sont toujours en fonction, le président de la République a fait afficher vendredi au Palais une note indiquant qu’il a mis fin aux fonctions de tous les ministres d’Etat, ministres-conseillers, conseillers spéciaux, ambassadeurs itinérants, entre autres. Et “Le Soleil” l’avait d’ailleurs annoncé jeudi en citant le décret 2019-756.

Un gros coup de pied dans la fourmilière du Palais présidentiel. C’est ce qu’a fait le chef de l’Etat, en mettant fin aux fonctions de tous les membres de son Cabinet. “Le Soleil” l’avait annoncé dans son édition d’hier, en donnant la référence du décret 2019-756 en date du 5 avril 2019 qui s’impose ainsi aux ministres d’Etat, ministres-conseillers, ambassadeurs itinérants, conseillers spéciaux, conseillers techniques, chargés de mission, etc.

Puisque certains n’arrivent toujours pas à croire qu’ils font partie de ce gros coup de balai présidentiel, “Le Quotidien” a appris que le Président Macky Sall a fait afficher vendredi une note dans ce sens dans les murs du Palais pour que nul n’en ignore. Certainement, en attendant sa publication dans le Journal officiel. Dans les colonnes de L’Observateur, Cheikh Kanté déclare : «Je suis toujours le ministre du Suivi du Plan Sénégal émergent. Je devais même siéger au Conseil des ministres de mercredi dernier. Je bénéficie encore et toujours de la confiance du chef de l’Etat et je l’en remercie infiniment.»

Mais c’est justement la curiosité qu’il n’ait pas participé au premier Conseil des ministres sous l’ère Macky II. Depuis sa nomination à ce poste après les Législatives de 2017, l’ancien directeur général du Port autonome de Dakar n’avait jamais – ou presque – raté la réunion hebdomadaire. Et dans les comptes rendus, c’était un leitmotiv : «Le ministre auprès du président de la République, chargé du Suivi du Pse, a rendu compte de l’état d’avancement des projets et réformes.» Mais Cheikh Kanté n’est pas le seul à être zappé de la rentrée du gouvernement, mercredi dernier. Aucun ministre d’Etat, en l’occurrence Mbaye Ndiaye, Mahmoud Saleh, Eva Marie Coll Seck et Ndèye Marième Badiane, n’était admis au Conseil des ministres.

Mbaye Ndiaye : «Je n’ai pas encore vu un décret mettant fin à mes fonctions»

Interrogé  par “Le Quotidien”, Mbaye Ndiaye semble s’étonner de la question et se voit toujours dans sa veste de ministre d’Etat. «Vous avez entendu qu’on m’a relevé ?», demande-t-il. Après un «non», il ajoute : «Je suis au même niveau d’information que vous.» Mais pourquoi alors n’a-t-il pas participé au premier Conseil des ministres ? Mbaye Ndiaye dit : «C’est quand vous recevez le dossier que vous y allez. Sinon, par mesure de prudence, il vaut mieux attendre. Je n’ai pas été invité au dernier Conseil. On m’a demandé de rester.

En tout cas, je n’ai pas encore vu un décret mettant fin à mes fonctions de ministre d’Etat.» C’est pourtant celui indiqué par “Le Soleil”.

Cependant, certains collaborateurs congédiés par le chef de l’Etat, pourraient revenir au Palais. Et Macky Sall avait dit lors de ses adieux à son Cabinet qu’il remerciait tous, en attendant de voir qui doit revenir ou pas. Mais apparemment, il veut revoir son entourage en mettant la gomme sur tous ces contrats.Avec Le Quotidien

Gouvernement : flou autour d’une nomination

http://canal221.com/C’est le grand brouillard autour de la nomination de Cheikh Kanté. Hier, certains quotidiens de la place ont fait part de sa reconduction comme ministre en charge du Pse. Mais, selon Walf Quotidien, beaucoup de sources contactées refusent de confirmer l’information parce que n’ayant eu connaissance d’aucun décret allant dans ce sens. Ce qui existe, en revanche, c’est un passage dans le décret de répartition faisant mentionnant le « Cabinet du Ministre chargé du Suivi du Plan Sénégal Émergent ».

D’aucuns vont jusqu’à penser à un intense lobbying de l’ancien tout puissant patron du Port pour forcer la main au président de la République. Ce que ce dernier pourrait éclaircir dans les prochains jours.

 Prestation de serment de Macky : Ibrahima Dème tacle le président du Conseil constitutionnel

http://www.seneweb.com/De l’avis du magistrat démissionnaire Ibrahima Dème, le président du Conseil constitutionnel, Pape Oumar Sakho, a loupé le coche au moment de recevoir le serment du Président Macky Sall, le 2 avril. «Dans son discours de la prestation de serment, beaucoup de choses, qui devaient être dites, ne l’ont pas été, a fait remarquer le président du mouvement Ensemble sur le plateau du Jury du dimanche de IRadio. J’ai, en tant que magistrat, pris le serment de beaucoup de personnalités. Le serment est, pour moi et comme le prévoit la Constitution, l’occasion de rappeler à la personne qui prête serment les fonctions qu’il doit exercer en toute loyauté. Je n’ai entendu nullement part où le Premier président du Conseil constitutionnel (Pape Oumar Sakho), qui avait l’occasion, la première au cours de ce calendrier républicain où une autorité prenait le dessus sur le président de la République, lui rappeler ses devoirs. Il a raté le rendez-vous.»

LE JUGE DÈME INVITE MACKY SALL À REPORTER SON PROJET DE RÉFORME CONSTITUTIONNELLE

http://www.emedia.sn/Invité de l’émission « Jury du dimanche » sur IRadio ( 90.3 FM), le juge démissionnaire Ibrahima Hamidou Dème a dit qu’il est contre la suppression du poste du Premier ministre. Selon lui, c’est un aveu d’échec du président de la République. « C’est paradoxal de féliciter son Premier Ministre et de revenir pour dire qu’il n’y a pas d’efficacité. C’est un aveu d’échec » a déclaré le président du mouvement « Ensemble ». Selon lui, avec cette réforme, c’est l’efficacité gouvernementale qui va prendre un coup.

Nous vous proposons d’écouter l’intégralité de l’émission

« C’est une réforme majeure qu’il faudrait partager avec les autres forces vives de la Nation. Elle va installer un grand désordre dans le fonctionnement de l’Administration. Macky Sall doit avoir une conception moins partisane de la gestion du pays » a regretté l’ex juge. Qui invite le chef de l’État à reporter son projet de réforme institutionnelle. « Je l’invite à reporter son projet de réforme et à profiter d’une large concertation nationale », soutient-il.

Dans un autre registre, le juge Dème a dénoncé le manque d’indépendance de la Justice. A son avis, tout est là pour avoir une justice indépendante mais, constate-t-il pour le regretter, il y a une absence de volonté politique pour y arriver.

Par ailleurs, contrairement aux candidats malheureux de l’opposition qui continuent de contester la victoire du président Macky Sall, le magistrat démissionnaire valide les résultats issus des urnes. Ce, même s’il dit regretter tout ce qu’il y a eu dans la période électorale. « La seule vérité c est la vérité des résultats sortis par les procès verbaux signés par les mandataires de tous les candidats. Je ne pouvais pas, ayant une haute idée de la vérité des urnes, contester les résultats. Je reconnais la victoire de Macky Sall. Si être un bon politicien c est nier l’évidence, je ne serai jamais un bon politicien. Il est difficile de contester les résultats sortis des urnes » avoue-t-il.

Pour finir, celui qui a déclaré sa candidature à la Mairie de Thiès pour les prochaines élections locales, n’a pas été tendre à l’endroit du premier Président de la Cour suprême, Papa Oumar Sakho. Pour lui, ce dernier a manqué un rendez-vous important pour dire la vérité à Macky Sall lors de la cérémonie de prestation de serment. Aliou DIOUF

Suppression du poste de PM : « L’efficacité gouvernementale va prendre un sacré coup » (Ibrahima Dème)

http://www.seneweb.com/Pour le magistrat démissionnaire Ibrahima Hamidou Dème, la suppression du poste de Premier ministre va renforcer davantage les pouvoirs du président de la République dont les prérogatives, à ses yeux, ont toujours été  » exorbitantes « . Invité de l’émission Jury du dimanche de I Radio, ce dimanche, le juriste de formation estime que  » l’efficacité gouvernementale va prendre un sacré coup « .

« Ces réformes institutionnelles annoncées par le chef de l’Etat vont renforcer davantage les pouvoirs du président de la République, des prérogatives qui, pourtant, ont toujours été exorbitantes », regrette l’ex-magistrat.

Ibrahima Dème rappelle en effet que « l’autorité, ce n’est pas de mettre tous les pouvoirs entre les mains d’une seule personne, ce n’est pas non plus de dire que l’Etat c’est moi, mais, c’est plutôt de pouvoir distribuer le pouvoir pour plus d’efficacité ». Il prévient :  » Quand on concentre tous les pouvoirs entre les mains d’une seule personne, je ne pense pas qu’il puisse y avoir d’efficacité, et contrairement à ce qui est avancé par les initiateurs de cette réforme, l’efficacité gouvernementale va prendre un sacré coup. »

Le leader du mouvement politique « Ensemble » laisse entendre que, en annonçant ces réformes, le chef de l’Etat a mis les charrues avant les bœufs. « Lors de la prestation de serment et même bien avant, le président de la République avait appelé au dialogue et ce n’était pas pour la première fois. On se rend compte qu’à chaque fois qu’il y a un appel au dialogue, on pose des actes subséquents qui sont de nature à remettre en cause véritablement l’objet de ce dialogue », signale-t-il.

Le magistrat démissionnaire tranche : « C’est une réforme très importante qui a des incidences dans le fonctionnement de l’Exécutif, de l’administration et du pouvoir législatif. Il ne doit pas engager seul cette réforme. Elle intéresse tous les Sénégalais, au-delà des partis politiques, elle doit concerner la société civile et toutes les forces vives de la nation. »

Suppression du poste de PM : Pr Abdoulaye Dieye se demande si Macky a réellement mesuré les risques

https://www.pressafrik.com/L’enseignant-chercheur en Droit public à la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), Professeur (Pr) Abdoulaye Dièye s’invite au débat sur la suppression du poste de Premier ministre (Pm). Il se demande si le Président  Macky Sall a mesuré la portée de son projet qui risque de faire « disparaître le gouvernement ».

« J’aimerais bien être sûr qu’on a mesuré la portée de la réforme qui va venir. Quand on supprime le poste de Premier ministre (Pm), le gouvernement disparaît immédiatement », a informé l’enseignant-chercheur en droit public de l’Ucad.

« La conséquence, a souligné le Pr Abdoulaye Dièye, c’est qu’il va y avoir concentration de beaucoup de pouvoir entre les mains du Chef de l’Etat alors que ça l’expose. Et, sans compter qu’avec cette concentration, tous les services qui étaient détachés à la primature, risquent d’être rattachés à la Présidence ».

L’invité de l’Émission Objection du Sud Fm de ce dimanche 14 avril 2019 de pester : « Regardez cet hypertrophie qu’on crée sans compter qu’il n’y a que pour le régime présidentiel, y a absence de mécanisme de sortie de crise ».

Selon lui, « Le régime présidentiel n’a pas été institué et n’a réussi qu’aux « Etats-Unis ». Beaucoup de pays qui ont tenté de mettre en place le régime présidentiel se sont retrouvés dans des crises. Parce que dans un régime présidentiel, les mécanismes de sortie de crise n’existent pas ».

Mais, a-t-il avancé, « puisse que nous sommes dans un système où le président de la République est sûr de voir tous ses projets de loi passés, on peut ne pas avoir beaucoup de crainte et c’est peut-être là, où l’on peut dire pourquoi pas. Parce que dans tous les cas,  a expliqué le Professeur la séparation du pouvoir que nous avons, c’est un non-sens dans la mesure où les textes sont là, mais on ne peut même pas parler de séparation des pouvoirs »

Professeur Abdoulaye Diéye  » On s’achemine vers un système présidentialiste dangereux…

http://www.dakarmatin.com/L’inquiétude est le sentiment qui anime Pr Abdoulaye Dièye à propos du projet de suppression du poste de Premier ministre. Le constitutionnaliste est convaincu qu’on s’achemine « dangereusement » vers un système présidentialiste fort où il n’y aura plus « de mécanismes de sortie de crise entre les pouvoirs et plus de principe de révocabilité institutionnelle », notamment entre l’exécutif et le législatif

« Comme disait Montesquieu, ‘le pouvoir arrête le pouvoir’. Mais cela ne sera pas le cas ici car on va vers un système où il n’y aura ni droit de dissolution (pour le président de la République) ni motion de censure (pour l’Assemblée nationale), regrette Pr Dièye, ce dimanche, dans Objection (Sud Fm). C’est-à-dire que le président de la République ne peut rien contre le parlement et ce dernier aussi ne peut rien contre l’exécutif. »

A ceux qui dédramatisent en citant les exemples de 1963 et 1983, il rappelle que les contextes ne sont pas les mêmes. Et développe : « En 1963 on sortait de la crise de 1962 avec l’emprisonnement de Mamadou Dia. Senghor ne voulait plus du bicéphalisme à la tête de l’exécutif. En 1983 Diouf venait d’être élu et avait besoin d’asseoir son pouvoir pour éviter un quelconque dauphinat. Là on n’a, à un aucun moment, senti que le Président Macky Sall est gêné par son Premier ministre. »

L’autre effet pervers de cette réforme, constaté par Pr Dièye, c’est l’hypertrophie du pouvoir présidentiel qui réintègre les prérogatives du Premier ministre et l’ensemble des services rattachés à la Primature. Le constitutionnaliste rappelle que ces services sont une quarantaine et « ce ne sont pas n’importe quels services; il y a la Dscoss, l’Armp entre autres ».

Sans compter, signale Abdoulaye Dièye, que la tâche sera « très lourd pour le président et cela risque d’être compliqué »

Me EL HADJ AMADOU SALL : « Wade s’en fout…Il s’en fout d’être chef de l’opposition ou pas.Désignez qui vous voulez!Le Fast-track, c’est juste pour frimer»

https://www.dakaractu.com/L’institutionnalisation d’un Chef de l’opposition n’est pas nouvelle, mais sa soudaine acuité n’est guère fortuite. L’avis est de Me El Hadj Amadou Sall.
Dans le Grand Jury de ce dimanche, l’avocat déclare sans broncher que l’idée vise à liquider politiquement Wade et le Pds. Seulement, fait-il savoir à qui veut :  » Wade s’en fout…Il s’en fout d’être chef de l’opposition ou pas…. Maintenant qu’on ne participe pas à une élection, on veut se précipiter pour créer un chef de l’opposition…. Ce n’est pas parce qu’on a pas participé à une élection qu’on est mort  », dira-t-il avec un ton suffisamment sec pour montrer combien  » la stratégie Sall  » l’écœure.

Me Amadou Sall de s’étonner que durant les 7 ans de mandat de Macky Sall, pourquoi l’institutionnalisation de ce statut de Chef de l’opposition n’a jamais été achevée et qu’elle n’ait jamais fait l’objet d’une procédure sérieuse.

Interpellé sur l’élection Présidentielle et sur la suppression du poste de Premier ministre, l’avocat commencera par signaler que  Wade a, selon lui, eu raison sur tout le monde.  » Il n’y a pas de consensus sur le  fichier. Il n’y a pas de consensus sur la loi sur le parrainage… Dans son camp, personne ne parle. Pourquoi vous ne parlez pas du silence de Moustapha Niasse. Ce silence inquiétant de Macky Sall, du silence complice de Moustapha Niasse et du silence suspect de Tenir Dieng? Nous savons exactement comment cette élection a été truquée. Des experts y travaillent… » Et là survient une révélation de taille qui laisse comprendre que le Pds n’a pas encore lâché le morceau avec la publication prochaine d’un rapport qui montrera le manège utilisé par l’actuel Président pour rempiler.

Pour finir, Me Amadou Sall de tourner en dérision le Fast track du Président Macky Sall.  »Si aller plus vite, c’est se tromper de numéro de téléphone et appeler un Président de la République à la place d’un chef de l’opposition. Alors là! D’ailleurs, pourquoi parler anglais? Pour frimer? Un gouvernement ne devrait pas frimer…  »

Me Amadou Sall : «Macky frime avec son…»

http://www.seneweb.com/ Le concept de «Fast-track» lancé par Macky Sall, en vue de son quinquennat, fait rire Me Amadou Sall. Le responsable du Pds estime que le chef de l’État «frime» avec ce terme.

«Si le mode ‘Fast-tract’ signifie appeler au téléphone le président Alpha Condé pour joindre l’opposant Guinéen Cellou Dalein Diallo, alors mieux vaut y aller à un pas de sénateur», raille-t-il sur le plateau de Grand jury de la Rfm, ce dimanche.

Me Sall laisse entendre que Macky Sall utilise des concepts et des slogans creux qui restent lamentables dans la pratique.

Dialogue politique : « Le Oui,mais… » du Pds

http://www.seneweb.com/ Le Parti démocratique sénégalais (Pds) adhère au projet de dialogue politique annoncé par le chef de l’État, Macky Sall. L’annonce est de Me Amadou Sall, invité du Grand jury de la Rfm, ce dimanche.

Mais selon le responsable libéral et membre du comité directeur du Pds, son parti pose des préalables pour participer au dialogue.

« Nous sommes ouverts à un dialogue mais la concertation doit porter sur les questions essentielles de notre démocratie. Notamment, il faut dialoguer sur l’audit du fichier électoral et le processus des parrainages et démocratique afin de réinstaurer le consensus de toute la classe politique », a-t-il égrené.

Me Sall précise : « Nous sommes pour un dialogue politique et non pour des accords politiques. Nous ne discutons pas de postes mais le Pds réitère son attachement au dialogue et à la concertation, fondements d’une démocratie mature et apaisée. »

WADE ET SES FINANCES : L’ancien Président du Sénégal est-il confronté à des problèmes financiers?

https://www.dakaractu.com/Actuellement dans un hôtel de la place, Wade aurait eu du mal à regagner sa maison du Point E. C’est ce qu’a semblé dire Me El Hadj Amadou Sall du Parti démocratique Sénégalais. L’invité du Grand Jury de ce dimanche n’a, en effet, guère préféré faire dans la nuance.  »Même si la maison du Point E est remise à sa disposition,  Il lui est difficile de l’achever. Wade est généreux. Quand l’argent est à portée de main, il le donne à ceux qui viennent lui rendre visite… »

L’avocat qui confirme que la concession en question a effectivement été saisie, avant que celle-ci ne soit annulée suite à la prise de mesures nouvelles, mentionne que des travaux additionnels de construction sont obligatoires pour la rendre utilisable. Seulement, ces travaux demandent, dit-il, de l’argent et que cet argent n’est guère réuni malgré le soutien de certaines bonnes volontés à l’endroit de l’ancien Président de République du Sénégal, dans ce sens.  D’où la nécessaire question de savoir si l’ancien Chef de l’État n’est pas confronté à des difficultés financières. Cette question introduit une autre non moins complexe.  » Qui est-ce-qui paie les factures généralement salées de l’hôtel ?

Changements en vue au Pds : Wade n’aura plus le même rôle

https://www.leral.net/Des changements sont en vue au Parti démocratique sénégalais. Le Secrétaire général national et père fondateur du parti, aujourd’hui âgé de 93 ans, « Me Abdoulaye n’aura plus le même rôle » au Pds. C’est ce qu’a déclaré, Me Elhadji Amadou Sall dans l’émission Grand Jury.

Mais, a-t-il ajouté, « il est là, bien présent. Il nous donne ses inspirations, ses idées, ses conseils. Il a bon pied, bon œil et surtout bonne conscience ». Selon l’ancien ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des sceaux, « notre parti a le devoir de se redéployer ». Quid de Karim Wade ? « Karim est là ou il est, il fait partie de nos dirigeants », s’est-il limité à dire. Sur une éventuelle amnistie pour le fils de l’ancien président, Me Sall estime qu’« il faut poser la question au Président de la République. C’est lui qui a dit qu’il va proposer une loi d’amnistie, nous attendons de voir ».

Suppression du poste de PM : Les inquiétudes de Pr Abdoulaye Dièye

http://www.seneweb.com/ L’inquiétude est le sentiment qui anime Pr Abdoulaye Dièye à propos du projet de suppression du poste de Premier ministre. Le constitutionnaliste est convaincu qu’on s’achemine « dangereusement » vers un système présidentialiste fort où il n’y aura plus « de mécanismes de sortie de crise entre les pouvoirs et plus de principe de révocabilité institutionnelle », notamment entre l’exécutif et le législatif.

« Comme disait Montesquieu, ‘le pouvoir arrête le pouvoir’. Mais cela ne sera pas le cas ici car on va vers un système où il n’y aura ni droit de dissolution (pour le président de la République) ni motion de censure (pour l’Assemblée nationale), regrette Pr Dièye, ce dimanche, dans Objection (Sud Fm). C’est-à-dire que le président de la République ne peut rien contre le parlement et ce dernier aussi ne peut rien contre l’exécutif. »

A ceux qui dédramatisent en citant les exemples de 1963 et 1983, il rappelle que les contextes ne sont pas les mêmes. Et développe : « En 1963 on sortait de la crise de 1962 avec l’emprisonnement de Mamadou Dia. Senghor ne voulait plus du bicéphalisme à la tête de l’exécutif. En 1983 Diouf venait d’être élu et avait besoin d’asseoir son pouvoir pour éviter un quelconque dauphinat. Là on n’a, à un aucun moment, senti que le Président Macky Sall est gêné par son Premier ministre. »

L’autre effet pervers de cette réforme, constaté par Pr Dièye, c’est l’hypertrophie du pouvoir présidentiel qui réintègre les prérogatives du Premier ministre et l’ensemble des services rattachés à la Primature. Le constitutionnaliste rappelle que ces services sont une quarantaine et « ce ne sont pas n’importe quels services; il y a la Dscoss, l’Armp entre autres ».

Sans compter, signale Abdoulaye Dièye, que la tâche sera « très lourd pour le président et cela risque d’être compliqué ».

Abdoul Mbaye pense que l’annonce de la suppression du poste de PM a un «objectif tactique »

http://www.dakarmatin.com/Abdoul Mbaye fait partie de ceux qui ne sont pas enchantés de voir le poste de Premier ministre supprimé. Le premier chef du gouvernement de l’ère Macky Sall pense que cette annonce cache un « objectif tactique ».

« En République de Ndoumbélane, le poste de premier ministre sera supprimé. Pourtant en le choisissant bien transparent il n’a jamais été encombrant. Mais qu’importe ! Après tout ce ne sera que le quatrième changement de la Constitution (ailleurs dénommée « loi fondamentale ») en moins de 1O ans à Ndoumbélane, quelque part dans le Gondwana », plaisante-t-il sur son compte facebook.

Abdoul Mbaye pense que cette annonce à un moment bien surprenant aurait un « objectif tactique » : « créer un écran de fumée, exciter le débat sous l’arbre à palabres pour faire passer plus important : la préparation du prince héritier de l’émirat en projet, après un règne de cinq ou … dix autres années.

Au petit frère le gaz et le pétrole transformés en bijoux de famille avec en sus la Caisse des plus importants dépôts. Au beau frère tous les moyens de la politique sociale, autant dire tous les moyens politiques.Et exit toute l’intelligence du Gouvernement, car sans les professeurs d’université il lui sera plus facile de briller puis de devenir Émir après l’Émir/ »

Youssou Toure –«La suppression du poste de Pm ne fait qu’embrouiller les esprits»

iGFM – (Dakar) « Dionne devrait rester pour une plus grande lisibilité. Cette décision ne fait qu’embrouiller les esprits des Sénégalais » a déclaré  l’ancien Secrétaire d’État à l’Alphabétisation, Youssou Touré dans un entretien accordé aux Echos.

Réagissant sur la formation du nouveau gouvernement, Youssou Touré ne cache pas sa frustration : « quand je dois m’agenouiller c’est pour prier Dieu, mais pas un humain », « un gouvernement restreint oui, mais qu’on n’oublie pas qu’avant tout cela, il y avait des femmes et des hommes qui étaient là ».

Et d’ajouter d’un ton amer : « que les gens comprennent que s’ils sont à certaines stations, c’est qu’il y a eu des gens qui ont les graines de cette belle moisson ».

Avant de rappeler : « sous Wade, on m’a proposé 70 millions plus un terrain pour rejoindre le Pds, j’ai refusé »

 Mbaye Ndiaye reconnaît qu’il n’est plus ministre d’État

http://www.seneweb.com/ Mbaye Ndiaye ravale ses propos. Interrogé par la Rfm, il reconnaît qu’il n’est plus ministre d’État. « Je ne suis nullement frustré par ma non reconduction dans le gouvernement, a-t-il juré. Je lance un appel solennel de sagesse et de dépassement à tous les militants pour soutenir Macky Sall. Chacun a ses pulsions et positons qu’il exprime publiquement ou en silence mais nous resterons dans le parti. »

Mbaye Ndiaye ajoute : « Je ne suis pas né ministre, c’est grâce à Dieu et Macky Sall que je le suis (devenu). Je resterai un compagnon utile de Macky. Je l’accompagnerai sans état d’âme. »

Le désormais ex-ministre d’État soutenait dans Le Quotidien, qu’il est toujours ministre au motif qu’il n’avait pas encore vu un décret mettant fin à ses fonctions.

AND-JËF/ PADS/AUTHENTIQUE ANNONCE DE « GRANDES RÉFLEXIONS SUR LES INSTITUTIONS DE LA RÉPUBLIQUE »

Dakar, 12 avr (APS) – And-Jëf/ PADS/Authentique va aborder dans les jours à venir de grandes réflexions sur les institutions de la République, a annoncé le Secrétariat exécutif de la formation dirigée par Landing Savané.

 Le parti « va aborder de grandes réflexions sur les institutions de la république, leur redynamisation et leur avenir, le non cumul des mandats, le système éducatif, l’emploi des jeunes, la violence, la sécurité et la protection sociale, les rapports entre l’Etat et les collectivités territoriales ».

« Le problème de la construction de l’égalité entre les collectivités territoriales, l’eau et l’énergie, la sécurité alimentaire et la situation de la gauche entre autres » seront au menu de cette réflexion, indique le Secrétariat Exécutif qui s’est réuni, jeudi, dans un communiqué transmis à l’APS.

Se prononçant sur la formation du nouveau gouvernement, le SE souligne qu’ »en lançant le concept +fast track+, le président de la République engage le gouvernement devant le peuple, à réaliser des succès importants par la prise en charge des besoins urgents des populations ».

And-Jëf/ PADS/Authentique estime que « les intérêts des Sénégalaises et des Sénégalais sont au-dessus de tout (…) ».

La formation, membre de la majorité présidentielle, « encourage le gouvernement à poursuivre le travail de modernisation de nos institutions et la réalisation des promesses pour une égalité des chances dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’environnement, de l’accès au logement, au transport collectif et au numérique et à des services publics de qualité ».OID/ASB

Fatick : Les cadres et responsables de BBY renouvellent leur engagement derrière Mbagnick Ndiaye.

Réunis ce week-end pour apprécier la situation politique, des cadres et responsables politiques autour du Coordonnateur départemental de Fatick, Monsieur Mbagnick NDIAYE félicitent unanimement le Président Macky SALL pour la formation du premier gouvernement de son second mandat. Par la même occasion, ils félicitent le Premier

Ministre et les Ministres nommés pour la conduite de la vision du Chef de l’État.

Ces cadres et responsables politiques rappellent aux militants et sympathisants qu’ils demeurent plus que jamais engagés avec Monsieur Mbagnick Ndiaye pour la poursuite du travail entamé et la réalisation des projets lancés dans le Sine. D’une seule voix, ils félicitent M. Ndiaye pour l’excellent travail de coordination qu’il a abattu lors des dernières élections présidentielles sanctionné par une réélection à 80,75% (80888 voix) du candidat Macky SALL dans le Département.

Considérant la configuration du nouveau gouvernement qui a soulevé beaucoup d’interrogations dans leurs bases politiques, ils ont unanimement acceptés avec philosophie les choix du Président Macky SALL pour mener sa politique.

En outre, ils manifestent leur soutien indéfectible et sans faille à leur leader. Dans la même verve, ils restent soudés et mobilisés en perspective des prochaines joutes électorales.

Engagés à œuvrer avec Mbagnick Ndiaye, ils donnent rendez-vous aux militants et sympathisants très prochainement pour un meeting de remerciements. Fait à Fatick, le 14 Avril 2019. Cadres et Responsables Politiques autour du Coordonnateur Départemental du BBY de Fatick (CRP/CD Fatick).

Suppression Du Poste De Pm : La Monarchie Présidentielle En Marche Par Magatte DIAW

Supprimer le poste de Premier ministre répond souvent à trois ordres :

– La légitimation de son pouvoir

– La liquidation des barrons et dignitaires, membres fondateurs de son parti

– Le choix de son propre successeur

Ce procédé est souvent dissimulé sous le fallacieux prétexte de rapprocher l’administration des administrés, mais nous verrons qu’il n’est nullement en rapport avec une quelconque rationalité économique ou d’efficacité dans l’exécution de la mission au vu des résultats et performances économiques médiocres qui ont toujours suivi. Le Premier ministre, dans son allocution, parle «de mieux d’Etat et de plus d’impact pour nous les citoyens». La similitude ne laisse aucun doute avec le régime présidentiel de Senghor sans Premier ministre de 1963 à 1970, qui répondait plus à un souci de légitimation de son pouvoir, à travers la purge des barons du Bds et membre fondateur de l’Ups, après les évènements de 1962 et la dualité avec Mamadou Dia.

De 1963 à 1968, période sans Premier ministre, le régime avait tenté de contrôler et d’anéantir l’opposition au sein de son parti en emprisonnant Mamadou Dia, Valdiodio Ndiaye, Ibrahima Sarr, Joseph Mbaye etc. Le discours de Senghor ne laissait pas la place a un besoin de rationalisation économique et d’efficacité administrative : «A vrai dire, les structures de notre Etat, notre constitution, sont plus, responsables de cette douloureuse affaire que le caractère des hommes quoi qu’on dise. La fin d’une collaboration de dix-sept ans prouve qu’en Afrique, pour le moment l’exécutif bicéphale est impossible» (Senghor 1963). Plus tard, il choisira son successeur par une subtile dévolution institutionnelle avec Abdou Diouf en 1980.

La suppression du poste de Premier ministre en 1984, répondait aussi à une logique de légitimation politique après le coup d’Etat institutionnel de 1980. Avec le retrait de Senghor, le président Abdou Diouf sentait alors qu’il était temps d’asseoir son autorité sur les siens. Avec l’aide de Jean Collin, le secrétaire général du Ps n’avait eu aucun mal en 1984 à s’autoproclamer secrétaire national du parti et à imposer des hommes qui lui étaient dévoués. Il expliquait dans ce sens, qu’il désirait de meilleures relations entre le Ps et sa base et qu’il souhaitait écarter les personnes qui bloquent ses projets d’ouverture. Parmi les barons écartés du Ps de Senghor figuraient Amadou Cissé Dia, Maguette Lô, Alioune Badara Mbengue, André Guillabert, Assane Seck.

Et pourtant voici le prétexte que nous avait servi le président Abdou Diouf à l’époque : «Le gouvernement, qui a la charge de conduire la politique du renouveau en cette période difficile doit être en mesure de remplir sa mission avec encore plus de rapidité et de simplicité. De ce point de vue, il s’avère nécessaire qu’il agisse sous l’autorité directe du chef de l’Etat.» Nous assisterons, par la suite, à la promotion rapide de son éphémère dauphin ou potentiel successeur Ousmane Tanor Dieng.

Aujourd’hui, à travers cet acte purement politique, Macky Sall va inéluctablement vers une logique de légitimation de son fauteuil hérité d’Abdoulaye Wade, dans un contexte politique particulier de son élection en 2012, avec une coalition hétéroclite et un parti désorganisé, voire même déstructuré. Macky Sall est dans l’optique d’imposer son autorité politique après les échéances électorales du 24 février dernier comme Senghor en 1963, et comme Abdou Diouf en 1983. Sa déclaration juste après les résultats prouve aisément que Macky Sall a toujours un souci de légitimité : «Il me fallait démontrer que je ne suis pas un président par défaut.»

Par ailleurs, il anticipe sur la préparation de son successeur ou la possibilité de rebattre campagne en 2024 sans l’obstacle d’une contestation interne, et ceci passera par une «desapérisation» des membres fondateurs et barons de son parti l’Apr, qui commence par la suppression du poste de Premier ministre comme toujours.

Les effets économiques négatifs d’une macrocéphalie présidentielle

Le constat d’un désastre économique suite à l’absence d’un Premier ministre prouve aussi que c’est l’effet inverse qui souvent se produit, avec de mauvais résultats économiques et des crises sociales très aigües au bout de cinq années. Entre 1963 et 1968, le gouvernement de Senghor était confronté à une médiocrité de la performance économique à la détérioration de la production agricole, la diminution du pouvoir d’achat des ruraux, l’inflation des prix des denrées et enfin des mouvements sociaux de grande ampleur dans les centres urbains ayant entrainer des émeutes faisant vaciller le régime en mai 1968 qui décrétera l’état d’urgence contre les barricades, les jets de pierres et les cocktails Molotov. Quatre à 5 000 personnes participèrent aux émeutes.

La situation économique n’était pas aussi favorable à Diouf au cours de son quinquennat sans Premier ministre. Le climat social en 1988 était extrêmement pesant. Les nouvelles politiques menées depuis 1985 avaient apporté leur lot de licenciements et d’échecs. Les investisseurs sénégalais, appelés à investir dans le pays, ont été aux abonnés absents. Les initiatives entreprises par l’Etat, comme la création d’une Zone franche industrielle à Dakar, n’ont pas eu les effets escomptés. La dette du pays était évaluée à 800 milliards de francs Cfa, soit 60 – 70 % du Pib, la dette extérieure augmentait depuis 1981 annuellement de 15 à 20 %. On assiste à une crise universitaire, à la radiation 6 225 policiers après les affrontements avec les gendarmes. Le paroxysme a été atteint après les résultats des élections présidentielles avec un bilan des nuits d’émeutes assez lourd : 300 personnes arrêtées en flagrant délit, 90 autobus saccagés, 10 stations-services pillées, plusieurs villas de proches du pouvoir dépouillées, etc.

Les chiffres de croissance viennent confirmer que les périodes où le Sénégal n’a pas connu de Premier ministre, le rythme de croissance du Pib est demeuré faible. Dans la période 1962 – 1972 coïncidant avec l’absence de Premier ministre, il était de 2,2 %. Par contre, entre 1973 et 1979, le rythme a connu un relèvement jusqu’à 3,8 %, pour redescendre à 2,9 % dans la période où Diouf s’est dispensé de Premier ministre 1983 à 1989.

Que dire de plus que sinon la suppression du poste de Premier ministre est de très loin motivée par des intérêts purement politiques plutôt que la rationalité administrative ou l’efficacité gouvernementale. «Etrange destin que celui d’un grand pays le Sénégal, se trouvant en quelque sorte dans l’obligation de retarder de 35 ans la pendule de l’histoire, comme si rien ne s’était passé en 1968 et 1988 comme s’il n’y avait pas eu des tensions, qui n’existaient pas alors, comme si le Sénégal ne s’était pas affaibli à l’intérieur miné par le chômage et la précarité», pour paraphraser le président Chirac.Magatte DIAW,Responsable Rewmi Thiès-ouest

Abdoul Aziz Mbodj : «Macky n’est pas capable de nous donner le meilleur…»

iGFM-(Dakar) « Macky Sall n’est pas capable de nous donner le meilleur par rapport à ce que nous attendons. il avait promis 25 ministres. Aujourd’hui, il nous revient avec 32 ministres et 3 secrétaires d’Etat qu’il faut considérer comme des ministres. C’est dire que, Ceux qui sont considérés comme sanctionnés vont tous revenir. Il n’a sanctionné personne. Il n’en est pas capable.  C’est un Gouvernement politique ». C’est l’analyse de l’enseignant chercheur en Droit Public à l’Université Alioune Diop de bambey, et membre de la cellule des cadres du parti Rewmi, Abdoul aziz Modj.

L’invité de l’émission Remue Ménage de ce dimanche, a également ajouté que le président Macky Sall n’invite pas le pays le pays au travail. « Il faudra constater que l’action gouvernementale est à l’arrêt depuis 4 mois. Et Macky Sall revient avec un chamboulement complet. quand tu regardes la composition de son nouveau gouvernement, tu te rends compte que le jeu de chaise musicale est au maximum. seulement 3 ou 4 ministres ont gardé leurs postes. Il faut noter que les nouveaux ministres ont besoin d’au moins un mois pour maîtriser les dossiers » a-t-il expliqué

Mamadou Racine Sy salue les réformes courageuses du Président Macky Sall

iGFM – (Dakar) Le traditionnel Gamou de Souima a vécu ce week-end à Podor en présence d’éminentes personnalités comme le député maire d’Agnam, Farba Ngom et divers dirigeants d’institutions et de Chefs religieux de toutes les confréries du pays. Mamadou Racine Sy, initiateur de cet événement d’une dimension sous régionale,a saisi l’occasion pour magnifier le courage politique du Président Macky Sall qui a engagé des réformes hardies relatives notamment à la suppression du poste de Premier Ministre.

Le Gamou Souima (Podor) a fini d’acquérir une dimension sous régionale avec la participation de pèlerins venus outre du Senegal,du Mali et de la Mauritanie.

Pour son initiateur, Mamadou Racine Sy, Souima est d’abord une terre historique d’Islam dotée d’une université islamique dès le 11eme siècle.

Il a insisté sur les valeurs d’humilité,d’entraide,de solidarité et d’amour de son prochain que tous nos compatriotes devraient incarner pour un Sénégal de paix et de prospérité.

Racine Sy est convaincu de la justesse des réformes hardies entamées par le Chef de l’État,notamment la toute prochaine suppression du poste de Premier Ministre. »C’est une excellente mesure qui permettra au Président d’être au contact direct des populations ».

Appréciant la mise en place du nouveau gouvernement,Racine Sy a félicité et encouragé les ministres issus du département de Podor en l’occurrence Abdoulaye Daouda Diallo et Cheikh Oumar Hann.

Sans oublier de lister les nombreuses réalisations du régime du Président Macky Sall en terme de désenclavement du département de Podor ( Ile à Morphil) et de construction de routes dans la commune.

Auparavant,l’honorable député maire Farba Ngom avait tenu à saluer l’action de son ami et frère Mamadou Racine Sy dans des domaines aussi variés que l’initiation de consultations médicales gratuites,la construction de centres de santé,d’ecoles,d’emplois ou le financement des groupements de femmes. C’est pourquoi il invite les électeurs à confier à cette figure marquante du patronat la charge de maire de la commune de Podor.

« C’est très important pour Macky Sall de gagner les locales »

Se prononçant sur l’actualité politique,Farba Ngom se veut clair:Le parrainage a été une très bonne chose et si d’aventure cette mesure n’avait pas été adoptée,on serait encore là sans tourner la page du scrutin présidentiel.

En direction des prochaines consultations électorales,Farba Ngom a exhorté les responsables du parti présidentiel à redoubler d’efforts pour les remporter avec brio car il s’agira d’assurer la confirmation de la brillante réélection du Président Macky Sall au premier tour de la présidentielle.

L’icône du secteur privé a aussi rendu un hommage émouvant à son proche collaborateur Demba Diallo,arraché à son affection et celle de tous les membres de son mouvement national And Ligueyy Sénégal ak Racine(Alsar).

Le Gamou de Souima a connu encore un franc succès et a enregistré la présence de personnalités de haut rang comme l’ancien ministre Seydou Madani Sy, Pape Racine Sy ,Iba Sy,l e Préfet de Podor, Issaga Ly, adjoint au maire de Podor, Serigne Bassirou Mbacke Khadim Awa Ba, Serigne Ahmed Sarr, l’Imam Cheikh Baba Diongue, etc.

L’événement  a été aussi marqué par la tenue de journées de consultations médicales médicales gratuites sur toutes les pathologies.

Les patients sont venus des quatre coins du département et ont été reçus par les équipes du Docteur Souleymane Diallo.IGFM

Un proche de Ousmane Sonko va désormais travailler avec Macky Sall

https://www.leral.net/ El Hadji Dialigué Bâ, membre fondateur de Pastef Les Patriotes et Secrétaire général de la Délégation générale à l’Entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ) va désormais travailler aux côtés du Président Macky Sall. La Délégation générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) fait désormais partie des 7 administrations sous tutelle de la Présidence de la République. El Hadji Dialigué Bâ est ainsi en charge des financements de la DER, qui est un des projets-phares de Macky Sall avec le Plan Sénégal Emergent (PSE)

C’est ce que nous appris le Décret n° 2019 – 769 Portant répartition des services de l’Etat et du contrôle des établissements publics, des sociétés nationales et des sociétés à participation publique entre la Présidence de la République, la Primature et les ministères.

Comme l’Agence pour la Promotion des Investissements et des Grands Travaux(APIX), la Délégation générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) est désormais sous la coupole directe de la présidence de la République.

La DER n’est plus sous la responsabilité du Ministère de l’Economie et des Finances qui a été « écrasé » en ministère des Finances et du Budget (Aboulaye Daouda Diallo), ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération (Amadou Hot) et ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire (Zahra Iyane Thiam). Donc, El Hadji Dialigué Bâ va émerger directement à la Présidence de la République du Sénégal.

Rappelons que El Hadji Dialigué Ba, inspecteur principal des Impôts et Domaines a été nommé Secrétaire général de la Délégation générale à l’Entreprenariat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ) », au sortir du Conseil des ministres du 17 janvier 2018. Signalons que El Hadji Dialigué Ba est aussi le frère de Gallo Bâ, responsable Pasteef à Mbacké et Coordonnateur Pastef à Mbacké

Cela repose le problème de l’existence du lobby technique et technocratique des inspecteurs des Impôts, de juristes au sein de l’administration sénégalaise au profit de l’émergence de la Sonkomania, lors de l’élection du 24 février dernier…avec la fuite anti-républicaine de certains dossiers.

Bref, El Hadji Dialigué Ba, inspecteur principal des Impôts et Domaines et Secrétaire général de la Délégation générale à l’Entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ) est considéré par certains analystes comme un de ces anti-systèmes du parti politique Pastef au cœur du système de Macky Sall. 

A parcourir l’organigramme du parti Pastef, on avait noté des dédoublements fonctionnels dans une intersection où on trouve des technocrates, à la fois technocrates de l’administration du Sénégal dans ses plus grands secrets et aussi un activisme agissant au profit du parti de Sonko.

Ils ont pour noms Birame Soulèye Diop, le Secrétaire exécutif administrateur de Pastef, nommé en septembre 2017, chef du bureau des moyennes entreprises aux Impôts et Domaines de Ngor Almadies ; Matar Sène, le Trésorier général de Pastef, nommé Chef du bureau monnaie et crédit au niveau du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan… avant d’être limogé dernièrement.

Sans oublier Abdourahmane Baldé, le Trésorier général Adjoint était l’un des experts en charge de l’audit du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC).

En définitive, Ousmane Sonko, l’inspecteur principal des Impôts et Domaines, Birame Soulèye Diop, l’inspecteur principal des Impôts et Domaines Matar Sène, Abdourahmane Baldé, El Hadji Dialigué Bâ, inspecteur principal des Impôts et Domaines sont-ils aussi anti-systèmes que ça ?. Quel système combattent ces énarques ? Allez savoir…

Le Quinquennat du Président Sall où l’ère de la mise en œuvre d’une nouvelle doctrine de l’Economie solidaire Par M. Mouhamed Ndiaye Ancien DG du CMS

Le Président Macky SALL a introduit durant son magistère le jargon de l’économie sociale et solidaire pour la première fois dans le langage public. Pour le social libéral qu’il est, cela paraît logique voire normal pour imprimer une volonté de prendre en charge toutes les couches sociales devant bénéficier des fruits de la croissance. Toutefois, l’innovation dans l’approche du Président SALL est d’avoir inventé une nouvelle doctrine de l’économie sociale et solidaire en parfaite adéquation avec le Plan Sénégal Émergent.

 Sous ce rapport, et tenant compte des enjeux autour de la question, il m’a semblé opportun de revenir sur le concept de l’économie sociale et solidaire pour en faire la genèse avant de démontrer la vision innovante du Président Macky SALL qui sans doute, une fois bien mise en œuvre et capitalisée, le cas échéant, fera date dans l’histoire de la pensée économique. L’expression « économie sociale » est apparue en France dans le premier tiers du XIXème siècle. Cependant, elle a longtemps été utilisée dans un sens beaucoup plus étendu et plus vague qu’aujourd’hui.

Il est vrai que la combinaison de deux termes aussi larges permet a priori à tout un chacun d’élaborer sa propre conception de l’économie sociale, en insistant plus ou moins sur le volet économique ou sur le volet social. À la limite, tout ce qui, dans l’économie, a une dimension sociale et tout ce qui est économique dans le social pourrait être qualifié d’économie sociale. Depuis le dernier quart du XXème siècle, c’est une conception bien plus spécifique de l’économie sociale qui s’affirme à l’échelle internationale.

 Même si les dénominations et les définitions peuvent varier d’un pays à l’autre, c’est l’existence d’un troisième secteur, aux côtés du secteur privé à but lucratif et du secteur public, que l’on découvre ou redécouvre un peu partout en Europe, en Amérique du Nord et du Sud, dans les économies en transition d’Europe, en Amérique du Nord et du Sud, dans les économies en transition d’Europe centrale et orientale ainsi que dans divers pays d’Asie orientale (en Corée du Sud et au Japon notamment). Certes, ce troisième secteur n’est pas séparé des deux autres par des frontières parfaitement définies et étanches, mais ses dynamiques propres sont suffisamment originales pour ne pas être confondues avec celles des autres secteurs.

L’autre grand scénario du XXème siècle est celui d’un interventionnisme étatique qui ne remet pas fondamentalement en cause la propriété privée des moyens de production et le libre marché comme moteurs de la création de richesse, mais qui essaie de corriger leurs imperfections et de limiter leurs excès. Diverses législations sociales apparaissent dès le début du siècle, puis après la Première Guerre mondiale, en particulier pour protéger la santé des travailleurs.

Mais c’est surtout à partir des années 1930, et plus encore après la Seconde Guerre mondiale, que la plupart des pays occidentaux mettent en place des régulations publiques qui incarnent des choix collectifs et certains projets de société, avec de nombreuses variantes allant des social-démocraties scandinaves au capitalisme beaucoup moins régulé des États-Unis. Il s’agit alors d’imposer des limites à la prétention du capitalisme à tout régenter et de créer les conditions de l’acceptation sociale de la domination du marché. Des secteurs d’activité entiers (éducation, santé…) sont soustraits aux lois du marché ; des activités stratégiques (énergie, communications…) sont nationalisées ou fortement régulées par l’État ; le droit social et du travail réglemente les rapports entre salariés et patrons ; et une sécurité sociale de plus en plus large est mise en place pour faire face de manière solidaire aux risques sociaux (maladie, chômage, vieillesse…).

L’histoire économique des XIXème et XXème siècles peut sans doute être synthétisée en soulignant un double mouvement : un mouvement vers le libéralisme économique et l’autorégulation marchande, puis un mouvement de déploiement d’institutions et de normes sociales visant à protéger les citoyens via des mécanismes de redistribution. Il en résulte une synergie marché-État qui donne des résultats remarquables, à la fois en termes de croissance et de répartition des richesses, et qui culmine dans la période 1945-1975, dite des « Trente Glorieuses ». Cependant, une analyse rétrospective indique que cet âge d’or est sans doute une exception dans l’histoire de l’Occident. Depuis les années 1980, en effet, les forces de la globalisation font à nouveau sortir le capitalisme des cadres qui lui avaient été imposés.

La multinationalisation des activités productives, la libéralisation des échanges (soutenue par des politiques nationales et supranationales), la globalisation des marchés financiers, la mise en question de nombreuses égulations publiques font qu’aujourd’hui, les logiques capitalistes se sont à nouveau largement émancipées. Dans le contexte de la mondialisation, beaucoup d’acteurs ne respectent plus guère les normes sociopolitiques qui assuraient l’encadrement des marchés. Quelles leçons tirer de ce bref et (trop) schématique survol historique ? Du point de vue de l’analyse des systèmes économiques, il faut en premier lieu reconnaître l’énorme dynamique créée par le capitalisme. Aucun autre mode d’organisation des activités économiques des sociétés humaines n’a sans doute jamais pu libérer de telles forces productives, de telles capacités créatrices, et n’a permis d’améliorer significativement les conditions de vie de populations aussi importantes.

Cependant, il apparaît tout aussi clairement que c’est lorsqu’il a été accompagné par un projet politique fort que le capitalisme a porté les meilleurs fruits. Le libéralisme débridé du XIXème et du début du XXème siècle est allé de pair avec de terribles crises sociales. Aujourd’hui, cependant, les limites de l’action publique à différents niveaux vont de pair avec un retour en force des dogmes néo-libéraux, qui prônent à nouveau la dérégulation des marchés, la réduction du rôle de l’État dans nos économies et l’extension de la sphère marchande. En même temps, notre époque est marquée par une profonde prise de conscience des défaillances d’un modèle de développement axé quasi-exclusivement sur la croissance économique.

Avec la croissance soutenue de la population dans de nombreux pays du Sud, les défis alimentaires sont eux aussi considérables et font naître des crises migratoires sans précédent. Enfin, ces crises économiques, sociales, démographiques et écologiques se doublent d’une profonde crise des valeurs, que dénoncent de nombreux mouvements sociaux. Certains ont émergé dès le début des années 1970, comme les mouvements écologiste et féministe ; d’autres sont plus récents, comme la mouvance altermondialiste et celle de la décroissance ou de la « post-croissance», qui remettent profondément en question un modèle de développement dont la boussole est l’accumulation de richesses matérielles.

 Face à ce tableau plutôt sombre, on peut sans doute affirmer qu’un grand défi contemporain consiste à reconstruire, à refaçonner, autour et au sein de nos économies, des projets politiques plus ambitieux. De tels projets ne peuvent plus faire l’économie de questions fondamentales comme celle des finalités sous-jacentes à nos modèles de société, qui doivent désormais intégrer les défis écologiques, économiques et sociaux. Il s’agit donc de s’interroger sur les transformations politiques, sociales, économiques et culturelles qui peuvent concourir à faire émerger des modèles de développement plus soutenables. Mais face à la complexité des défis locaux et globaux, et à l’incertitude radicale à laquelle nous sommes confrontés, autant se convaincre d’emblée qu’aucun modèle ne peut avoir la prétention de détenir le monopole de la solution. Le pluriel s’impose, les leviers de la transition ne peuvent qu’être multiples.

LA DEUXIÈME PHASE DU PLAN D’ACTIONS PRIORITAIRES DU PSE TROUVE TOUT SON INTÉRÊT EN SA CAPACITÉ À ADRESSER AVEC PRAGMATISME LES MULTIPLES DÉFIS QUI ONT TRAIT NOTAMMENT À  L’AUTONOMISATION ÉCONOMIQUE DES FEMMES ET DES JEUNES FILLES ET À L’EMPLOI DES JEUNES.

C’est dans ce contexte, qu’il convient de situer la vision du Président SALL déclinée à travers le PSE dont le plan d’actions prioritaires entame sa deuxième phase pour la période 2019-2024. Ce nouveau challenge correspond parfaitement aux promesses tenues par le Candidat Sall lors de la campagne électorale de février 2019 définies dans son programme «  Liggéeyal ëllëk  » marqué par cinq grandes initiatives  : 1. PSE Jeunesse 2035  ; 2. PSE Économie sociale et solidaire  ; 3. PSE Numérique et société inclusive  ; 4. PSE Vert et reforestation durable des territoires  ; 5. PSE cap sur l’industrialisation.

Cette nouvelle perspective trouve tout son intérêt en sa capacité à adresser avec pragmatisme les multiples défis qui ont trait notamment à  l’autonomisation économique des femmes et des jeunes filles et à l’emploi des jeunes. Les femmes et les jeunes constituent une priorité absolue pour le Président de la ,, ,, République durant le mandat qu’il vient de démarrer. Un diagnostic de la situation de ces groupes cibles montre, qu’il y a encore des marges de progrès significatives à prendre. Le taux de prévalence contraceptive reste faible (27 % chez les femmes en union de 15-49 ans en 2017), le taux de mortalité maternelle est élevé (315 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2015), les inégalités de genre, les pratiques néfastes (33,6 % des adolescentes mariées avant 18 ans) et les violences basées sur le genre persistent ; Le taux d’instruction des filles évolue positivement mais reste faible (25% des femmes contre 33% des hommes pour le niveau secondaire, et 4% de femmes contre 7% d’hommes pour le niveau supérieur) pour enclencher les changements significatifs au niveau social et économique.

A cela s’ajoute les barrières économiques, sociales culturelles en rapport avec les normes sociales en vigueur qui compromettent l’épanouissement et l’autonomisation des femmes et des filles. De plus la précarité des conditions de vie des femmes, les discriminations à leur endroit dans l’accès et dans le contrôle des ressources, contrastent avec le potentiel qu’elles offrent en tant que ressources humaines au niveau familial, communautaire, social et national. En effet, en dépit de l’importance numérique des femmes, leur contribution à l’économie reste faible car le taux d’activité qui permet de caractériser la participation à l’activité économique est de 33,3% pour les femmes contre 69% pour les hommes.

Le chômage touche 40,4 % de la population féminine contre 18% de la population masculine. La situation de l’emploi est relativement inquiétante, surtout pour les jeunes et les femmes. D’après une analyse menée par la Banque Mondiale (2016) sur la base des données de l’Enquête Nationale sur l’Emploi au Sénégal, la taille de la cohorte de jeunes grandit tous les ans. Elle est passée de 200 000 nouveaux entrants sur le marché de l’emploi en 2000 à 300 000 en 2015 et grandira jusqu’à environ 400 000 en 2025 et 670 000 en 2050. Cette dynamique intervient dans un contexte où le marché de l’emploi est incapable de fournir une activité à tous. Environ seuls 35% des jeunes de 15 à 34 ans participent au marché du travail avec des disparités entre les hommes et les femmes. En effet, dès l’âge de 20-24 ans en zones rurales et 25-29 ans en zones urbaines, la majorité des jeunes femmes ne sont en formation ni en emploi. Chez les jeunes hommes, la situation est légèrement mieux : entre 20 et 25% parmi les plus de 25 ans.

La problématique de la contribution des femmes à la richesse nationale est capturée dans le concept de dividende genre, définit comme la croissance économique accrue qui pourrait être réalisée avec des investissements dans les femmes et les CONTRIBUTION filles. Un dividende de genre peut découler de taux de fécondité plus bas, ce qui réduit le fardeau des femmes pour s’occuper des personnes à charge et libérer du temps pour d’autres activités productives, notamment l’emploi formel.

POUR LIBÉRER TOUS LES TALENTS DES JEUNES ET DES FEMMES ET DOPER LE POTENTIEL DE L’ENTREPRENARIAT NATIONAL AFIN DE L’ACCOMPAGNER DAVANTAGE DANS LA SOCIÉTÉ COLLABORATIVE QUI S’ANNONCE, LE PRÉSIDENT SALL A LANCÉ L’INITIATIVE « LE PSE ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE ». 

Pour libérer tous les talents des jeunes et des femmes et doper le potentiel de l’entreprenariat national afin de l’accompagner davantage dans la société collaborative qui s’annonce, le Président SALL a lancé l’initiative « le PSE Économie sociale et solidaire ». Au cours de la mise en œuvre du premier plan d’actions prioritaires du Plan Sénégal Émergent, notre économie s’est bien comportée et les gains en termes de croissance sont aujourd’hui bien tangibles. Nous avons pu atteindre très rapidement l’objectif intermédiaire de plus de 6% de taux de croissance du PIB. ,, ,, Toutefois pour rendre cette richesse additionnelle encore plus durable et plus inclusive et étendre notre base productive, le Président SALL a pris cette initiative en tant que clé de la nécessaire transition de l’économie informelle vers le monde de la petite et moyenne entreprise.

Nous disposerons alors d’un instrument de développement à long terme de la résilience de la nation face aux chocs exogènes. Notre processus de croissance sera dès lors articulé autour des petites et moyennes entreprises artisanales et de services, des exploitations familiales, des producteurs locaux, de l’entreprenariat collectif, des associations, des mutuelles, des coopératives, des travailleurs indépendants et des entreprises sociales du pays. Ce choix de l’inclusion sociale par l’économique, le Président SALL l’a déjà fait tester avec des résultats encourageants dans la filière industrielle de fabrication des huiles végétales. Il s’agit là d’un renversement de perspective dans la chaîne de partage de la valeur ajoutée nationale.

C’est le Sénégal pour tous qui est déjà en marche. Cette rupture est nécessaire si l’on sait que notre croissance demeure encore tributaire des performances de secteurs hautement capitalistiques tels que les infrastructures, les télécommunications et les services financiers (banques et assurances), principalement détenus par des capitaux étrangers. Le secteur primaire, par essence national, ne contribue jusque-là qu’à hauteur de 15% à la richesse créée alors qu’il compte plus de 750.000 ménages agricoles. Avec l’initiative nationale PSE Économie sociale et solidaire, se développeront naturellement les capacités de transformation locale de notre production.

Ce qui fera ainsi des acteurs locaux, le terreau de l’entreprenariat domestique d’où devront germer nos champions de demain. L’initiative nationale s’appuiera en particulier sur les acquis de la Délégation Générale à l’Entreprenariat Rapide (la DER) mise en place par le Président de la République en fin 2017, en matière de promotion et de financement des PMEs et de l’économie sociale et solidaire. L’action de la DER sera progressivement sera progressivement complétée selon le Chef de l’État, par la mise en service de zones d’activités économiques en milieu rural dédiées aux artisans, aux coopératives et aux mutuelles de producteurs. Ces zones d’activités seront dotées d’une fiscalité spécifique tirant profit du « statut de l’entreprenant » mis en place par le droit des affaires de l’OHADA et d’un accès favorable à l’énergie, pour renforcer notre processus de transformation structurelle à travers les chaînes de valeurs locales.

 Une loi d’orientation sur l’économie sociale et solidaire pourra stabiliser les paramètres essentiels pour un adossement pérenne et viable de toute la stratégie y afférente. De ce qui précède, nous sommes tentés de dire qu’une nouvelle doctrine de l’économie sociale et solidaire est née. Une forte mobilisation des acteurs de tout bord permettra de donner corps en mode «  fast track  » la vision du Président SALL notamment sur l’économie sociale et solidaire. C’est le lieu de tirer chapeau à la DER dont les résultats, après une première année d’exercice, confortent notre conviction que oui c’est possible.Par M. Mouhamed Ndiaye Ancien Directeur Général du Crédit Mutuel du Sénégal Conseiller Technique du Ministre de la Femme, de la Famille et du Genre

Macky 2012 se révolte… Les premiers alliés du Prési disent NON

By Xibaaru  Macky 2012 a été la première coalition à porter la candidature de Macky Sall au 1er tour de la présidentielle de 2012 avant d’être rejoint par la coalition Benno Bokk Yakaar.

Macky 2012, est une coalition de 28 partis et 4 mouvements qui a porté Macky Sall à la présidence de la République en 2012. Et depuis la défenestration de Ibrahima en octobre 2012 de son poste de ministre de l’éducation, aucun membre de Macky 2012 n’est entré au gouvernement. Et rebelote en 2019 après la victoire, pas de membre de ladite coalition au gouvernement.

C’est la révolte

C’est un communiqué des jeunes du mouvement  des jeunes de Macky2012 et Doomi Rewmi qui sonne la révolte.

Le mouvement des jeunes de Macky 2012 et Doomi Rewmi déplore fermement l’absence injustifiée des alliés de la première heure du gouvernement. Cette énième décision inélégante de la part de notre partenaire principal l’Alliance pour la République est considérée comme un affront de plus par notre mouvement qui n’acceptera pas que le PS, le PIT, l’AFP et l’APR s’accaparent des directions générales, des agences et des directions qui seront redistribuées par le Président de la République.

Halte au partage de  Bouki  et à la boulimie ! 

Les Noms de Abdoulaye Timbo et Seydou Gueye circulent Déjà, quelle honte !

Notre mouvement demande au Président Macky Sall de penser à ses alliés de

la première heure et met les leaders de Macky 2012 et Doomi Rewmi devant leur responsabilité historique. Notre coalition qui a gagné les élections en 2012 a avalé assez de couleuvres et doit désormais prendre son destin en main et refuser systématiquement de le subir.

Notre mouvement salue la réunification des deux coalitions qui ont été à l’origine de Macky 2012 et demande aux leaders de maintenir le cap pour bien préparer les prochaines élections et se prémunir des décisions surprenantes , désagréables et regrettables de l’APR qui développe un complexe politique inexplicable vis-à-vis des vieux partis au moment où le peuple réclame le renouvellement de la classe politique et l’émergence de jeunes leaders.

Le mouvement des jeunes de Macky 2012 et Doomi Rewmi reste vigilant et mettra en œuvre son plan d’action pour la restauration de notre dignité bafouée.Ensemble, la lutte commence !Fait à Dakar ce 13 avril 19 Moda Samb.Porte-parole chargé de communication des jeunes de Macky 2012

Mode « Fast track » ou procédure accélérée : Quand Macky est inspiré par Dr Akinwumi A. Adesina de la BAD

https://www.dakaractu.com/ S’il y a un mot qui ressort souvent depuis la réélection du Chef de l’Etat Macky Sall, c’est la procédure accélérée ou « Fast track » en anglais. Une manière pour les Gouvernants d’impulser une nouvelle dynamique à l’action du Gouvernement. Même si le mot est souvent moqué à travers les réseaux sociaux à cause des irrégularités des actions posées par le Chef de l’Etat, il semble être le slogan à la mode dans le « Macky 2 ».
Mais intéressons-nous au mot et surtout à son apparition dans l’espace public sénégalais. Beaucoup de nos compatriotes penseront l’avoir pour la première fois entendu lors du discours d’investiture du 2 Avril à Diamniadio du Président Macky Sall.   Evoquant l’administration, le Chef de l’Etat avait indiqué qu’elle devait épouser les réalités de son temps et s’adapter à ses missions devenues plus nombreuses(…). Le Président avait continué pour dire que dans la nouvelle dynamique qu’il comptait imprimer à la conduite des affaires publiques, avoir la « ferme intention d’inscrire toutes les actions de l’État en mode Fast track ». « Nous l’avons déjà réussi pour des projets et initiatives majeurs. Il nous faut généraliser ces meilleures pratiques » avait-il laissé entendre.
Le Chef de l’Etat s’était alors en ce moment inspiré du discours du Dr Akinwumi A. Adesina, Président de la Banque africaine de développement qui le 14 Janvier lors de l’inauguration du TER avait évoqué ce concept.
« Monsieur le Président, avec le Plan Sénégal émergent, vous avez placé le pays en mode « Fast track ». La Banque africaine de développement est également en mode « Fast track » pour le Sénégal » avait-il dit.
Quoi qu’il en soit « Fast track », resserrement organique, recentrage des missions, » l’équipe Gouvernementale en place ne manque pas de slogans. Les sénégalais eux ne demandent qu’à voir…

Comprendre la méthode «Fast Track»

http://www.lesoleil.sn « Nous allons mettre toutes les actions de l’État en mode « Fast Track » et engager des réformes pour la rationalisation et la formalisation du service administratif ». C’était l’une des annonces phares du président de la République, le 2 avril dernier, à l’occasion de sa prestation de serment. Depuis, le concept est entré dans le langage quotidien des Sénégalais.

Le « Fast Tract » est aussi appelé Méthode par les résultats rapides (Mrr) ou encore Initiative à résultats rapides (Irr). Il s’agit d’un outil de mise en œuvre des projets et programmes des organisations : Etats, entreprises, organisations non-gouvernementales et société civile. La toile de fond de la Méthode par les résultats rapides est sa focalisation sur l’obtention de résultats de développement, par la mobilisation des acteurs, allant du soutien politique au recours aux coaches (formateurs) et autres partenaires stratégiques.

La Mrr est une méthode de travail basée sur une équipe responsabilisée, soutenue par un leader et déterminée à atteindre un objectif de performance (résultat mesurable) dans des délais courts, 100 jours en moyenne.

  1. Les cinq étapes de la Mrr

Le processus Mrr comporte les cinq étapes suivantes :
1. Le choix des Initiatives à résultats rapides à partir des priorités et des défis identifiés par le leader dans son secteur d’activité. Ces priorités sont identifiées sur la base d’un référentiel stratégique qui peut être le document de politique de croissance et de lutte contre la pauvreté pour un pays, la politique sectorielle pour un ministère ou encore un plan de travail annuel pour une entreprise.

  1. La mise en place d’une équipe Irr par une note du leader présentant les défis. Il responsabilise l’équipe et s’engage à l’appuyer en trouvant des solutions aux problèmes rencontrés pendant la mise en œuvre de l’Irr. La note de défi sert, en quelque sorte, à mobiliser les acteurs autour d’un objectif commun de performance Smart (Spécifique, mesurable, atteignable, réalisable sur un horizon temporel précis).
  2. L’élaboration d’un plan de travail qui précise les jalons et les activités conduisant à l’atteinte du résultat au bout de 100 jours. Le coach dynamise constamment le processus, pour que l’équipe respecte le plan de travail et reste focalisé sur le résultat.
  3. L’évaluation à mi-parcours, au 50ème jour, pour apprécier l’état d’avancement des Irr vers le résultat et ajuster le plan de travail en conséquence.
    5. L’évaluation finale, au 100ème jour, pour mesurer le résultat atteint en termes de taux de réalisation et de délais utilisés ainsi qu’identifier les leçons à tirer du processus de mise en œuvre de l’Irr.
  4. Une solution adaptée au secteur public 
    Début 2017, la Banque mondiale a testé un projet destiné à accélérer la mise en œuvre d’un programme de modernisation du secteur public voulu par les autorités sénégalaises. Ce projet pilote s’attaquait à deux des 50 procédures visées par le programme : le traitement des demandes de lotissement géré par le ministère de l’Urbanisation et les raccordements au réseau d’eau confiés à une entreprise privée.
    Misant sur une intervention courte mais intensive pour éviter l’inertie qui, jusque-là, avait fait avorter tous les efforts de réforme descendante, le projet a opté pour une approche axée sur l’obtention de résultats rapides.
    Ce n’est pas la première fois que la Banque mondiale utilise cette approche -elle le fait depuis 15 ans au Burundi, à Madagascar ou au Kenya. Dans le cas du Sénégal, l’équipe a bénéficié du soutien du président, attaché personnellement à la réforme de l’administration publique.S. DIOP(Source Banque mondiale)

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