Revue de presse du Samedi 13 Avril 2019

Revue de presse du Samedi 13 Avril 2019

Civisme : Un nouveau ministre de Macky Sall montre la voie (photos)

https://senego.com Abdou Karim Fofana n’a pas attendu l’appel du Président Macky Sall pour promouvoir les valeurs citoyennes.

Le nouveau ministre de l’Urbanisme, du logement et de l’hygiène publique a participé au nettoyage des alentours du Stade Léopold Sedar Senghor. Par Khadre SAKHO

CAN 2019 : LE SÉNÉGAL LOGÉ DANS LA POULE C

Dakar, 12 avr (APS) – Le Sénégal figure dans la poule C de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2019) en compagnie de l’Algérie, du Kenya et de la Tanzanie à l’issue du tirage au sort effectué ce vendredi au Caire.

Voici les différents groupes à cette compétition prévue du 21 juin au 19 juillet en Egypte

Poule A : Egypte, Zimbabwe, Uganda, Congo,

Poule B : Burundi, Madagascar, Guinée, Nigeria

Poule C : Tanzania, Kenya, Algérie, Sénégal

Poule D : Namibie, Afrique du Sud, Côte-d’Ivoire, Maroc

Poule E : Angola, Mauritanie, Mali, Tunisie

Poule F : Guinée-Bissau, Bénin, Ghana, Cameroun

 OID/AKS

La plateforme africaine de commerce en ligne Jumia lève 196 millions $ lors de son introduction sur le New York Stock Exchange

(Agence Ecofin) – Jumia, le leader africain du e-commerce s’est introduit sur le New York Stock Exchange, la principale place boursière américaine en mobilisant 196 millions $ auprès d’investisseurs dont les identités n’ont pas encore été dévoilés. La plateforme qui relie des commerçants aux potentiels acheteurs a cédé 13,5 millions d’actions, pour un prix de 14,5 $ par action.

Cette levée de fonds servira à financer l’expansion africaine de Jumia. Le site de commerce en ligne fondé en 2012 par les entrepreneurs français Sacha Poignonnec et Jérémy Hodara est déjà présent dans 14 pays africains et compte 4 millions de clients et 81 000 vendeurs. « Nous continuerons à profiter de la technologie pour aider les consommateurs à avoir un meilleur accès aux biens et services », a indiqué le groupe Jumia dans un message envoyé à sa clientèle.

Les banques américaines Citi et Morgan Stanley ainsi que la banque d’investissement allemande Berenberg Bank ont coordonné cette opération d’introduction en bourse de Jumia.

La plateforme compte parmi ses principaux actionnaires l’opérateur de télécoms sud-africain MTN avec 30 % de parts, la société allemande Rocket Internet avec 21 % de parts ou encore le groupe luxembourgeois Millicom avec 10 % de parts.Chamberline Moko

Une chance de mettre fin à l’immigration clandestine : le patronat italien à Dakar

https://actusen.sn/Pour mettre fin à l’immigration des jeunes, le patronat italien est en visite au Sénégal à partir de ce lundi 15 mars 2019. Selon un communiqué parvenu à Actusen.sn, le patronat prévoit d’investir dans des projets susceptibles de retenir les jeunes sénégalais dans leur pays. Ce projet,  initié par l’Unacois Yessal a pour but de lutter contre l’émigration clandestine.

Considérant que l’Italie est la principale victime de l’émigration clandestine du fait que le pays est une zone de transit pour beaucoup de migrants, le patronat italien a décidé d’agir. En effet, ce projet présente des opportunités d’affaires dans la mesure où les Nations européennes optent de plus en plus pour une coopération qui permet aux pays d’origine des émigrés de pouvoir fixer leurs ressortissants dans leur territoire.

C’est dans ce cadre que des hommes d’affaires italiens de la Lombardie ont entrepris un voyage au Sénégal. “Ils veulent investir avec leurs homologues sénégalais dans des projets qui pourront retenir les jeunes contre l’immigration clandestine», indique le communiqué.Kiné Thiane (stagiaire)

MACKY SALL INVITÉ À EFFECTUER UNE VISITE OFFICIELLE EN EGYPTE

Dakar, 12 avr (APS) – Le président Macky Sall, à l’invitation de son homologue égyptien Abdel Fattah Al Sisi, va effectuer une visite officielle en Egypte à une date qui reste à déterminer, a-t-on appris de source officielle sénégalaise, vendredi, à Dakar.
« Le Président Abdel Fattah Al Sisi a invité le Président Macky Sall à effectuer une visite officielle en Egypte. Cette invitation a été acceptée avec plaisir. Les dates de la visite seront fixées d’un commun accord par la voie diplomatique », annonce la présidence sénégalaise dans un communiqué.

Abdel Fattah Al Sisi, par ailleurs président en exercice de l’Union africaine, a terminé vendredi une visite officielle de 48 heures au Sénégal, à l’invitation de son homologue sénégalais Macky Sall.

« Cette visite traduit la volonté des deux dirigeants de raffermir davantage les excellentes relations d’amitié et de coopération qui unissent le Sénégal et la République Arabe d’Egypte », selon le communiqué rendu public par le service de communication de la présidence de la République.

A cette occasion, les deux chefs d’Etat « ont fortement insisté sur la nécessité de promouvoir davantage la coopération économique sénégalo-égyptienne, notamment dans les domaines du tourisme, de l’habitat et des infrastructures ».

Ils « ont mis un accent particulier sur le rôle important du secteur privé dans la promotion des échanges, du partenariat et de l’investissement entre les deux pays », indique le communiqué.

« A cet égard, peut-on lire, ils ont salué les discussions en cours pour mettre en place un Conseil d’affaires sénégalo-égyptien ainsi que les négociations engagées en vue de la signature prochaine d’un mémorandum d’entente dans le domaine du renforcement des relations bilatérales relatives à l’investissement entre l’Agence nationale pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX) et l’Autorité générale pour les Investissements et les Zones franches d’Egypte(GAFI) ».

Les deux dirigeants ont par ailleurs « évoqué les efforts communs visant à lutter contre la menace de l’extrémisme et du terrorisme comme l’un des défis majeurs du continent, soulignant la nécessité de déployer des efforts concertés aux niveaux régional et international afin de mettre fin au danger des groupes extrémistes, ainsi que l’importance de renforcer le rôle des deux pays dans la diffusion des concepts de l’Islam modéré et dans la lutte contre les idées extrémistes dans le continent et dans le monde ».

Macky Sall et Abdel Fattah Al Sissi ont de même « souligné leur attachement à la mise en œuvre de l’agenda économique du continent, dans le cadre du NEPAD et de la future Zone de Libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ».

Deux textes ont été signés au cours de cette visite, dont un mémorandum d’entente « pour les consultations diplomatiques régulières entre le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur de la République du Sénégal et le ministère des Affaires étrangères de la République Arabe d’Egypte ». Le second texte consiste en un mémorandum d’Entente dans le domaine des médias.BK/OID

Visite officielle du président d’Egypte : les grosses bourdes du protocole de la présidence

http://www.dakarmatin.com/Ce sont des erreurs monumentales que le protocole du palais de la République a commises ce vendredi, à l’occasion de la conférence conjointe animée par le président de la République, Macky Sall et son homologue, Abdel Fattah Al-Sissi, président de la République d’arabe d’Egypte, en visite officielle de deux jours au Sénégal.
La première erreur se trouve sur le drapeau de l’Egypte. Les services chargés du Protocole ont commis la bourde de mettre sur les chevalets le drapeau… de la révolution égyptienne de 1952 en lieu et place du drapeau égyptien adopté sous sa forme actuelle depuis le 4 octobre 1984. Il se compose de trois bandes horizontales, rouge, blanches et noires, avec l’emblème national de l’Égypte, l’aigle de Saladin, au centre de la bande blanche.
L’autre gaffe, c’est que le nom du président de la République du Sénégal, Macky Sall ne figurait sur aucun des pupitres ! En effet, c’est le nom du président de l’Egypte qui était mentionné sur les deux pupitres. Ces erreurs ont été remarquées et signalées par les chargés du protocole du président de la République d’arabe d’Egypte, qui ont ensuite demandé qu’elles soient corrigées.
Du coup, les écriteaux sur lesquels figuraient ses erreurs ont été enlevées juste avant l’arrivée des deux présidents dans la salle des banquets du palais de la République où se tenait la rencontre

TÊTE-À-TÊTE ENTRE MACKY SALL ET ABDEL FATTAH AL SISSI

Dakar, 12 avr (APS) – Le président de la République arabe d’Égypte, président en exercice de l’Union africaine (UA), Abdel Fattah Al Sissi, est arrivé au Palais de la République pour un tête-tête avec son homologue sénégalais Macky Sall.

A son arrivée, le chef de l’Etat égyptien a reçu les honneurs militaires d’un détachement de la garde présidentielle.

Après leur tête-à-tête élargi, le président Macky Sall et son hôte vont superviser la signature d’accords entre les deux pays.
Le président égyptien effectue depuis jeudi une visite officielle au Sénégal. Cette visite, qui prendra fin ce vendredi, s’inscrit dans le cadre de la ‘’volonté mutuelle des deux Chefs d’État de raffermir davantage les excellentes relations d’amitié et de coopération entre la République du Sénégal et la République Arabe d’Égypte’’, selon le Pôle communication de la présidence de la République sénégalaise.

Au cours de cette visite, les présidents Sall et Al Sissi auront des entretiens sur des sujets d’intérêt commun au plan bilatéral, africain et international. ASG

L’AXE DAKAR-CAIRE S’ENRICHIT DE DEUX NOUVEAUX ACCORDS

Dakar, 12 avr (APS) – Le Sénégal et l’Egypte ont signé vendredi à Dakar deux accords de coopération, dont un mémorandum d’entente pour des consultations diplomatiques régulières entre les deux pays.

Le premier des deux accords signés en marge d’une visite officielle de 48 heures du président égyptien au Sénégal, est un mémorandum d’entente pour les consultations diplomatiques régulières entre le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur de la République du Sénégal et le ministère des Affaires étrangères de la République Arabe d’Egypte.

Le deuxième accord est un mémorandum d’entente dans le domaine des médias.

Ils ont été paraphés par le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Amadou Bâ, et son homologue égyptien, Sameh Shoukry, lors d’une cérémonie officielle au palais de la République.

S’adressant à la presse après la signature de deux accords, le président sénégalais Macky Sall a rappelé que « les deux pays sont liés par plusieurs accords qui fixent le cadre juridique de notre coopération ».

« Ce cadre vient d’être enrichi tout à l’heure avec la signature de deux nouveaux accords. Un mémorandum d’entente pour les consultations diplomatiques régulières entre nos deux ministères des Affaires étrangères et un second mémorandum dans le domaine des médias qui permettra de renforcer la coopération entre nos médias de service public et d’informations », a-t-il ajouté.

Le président de la République Arabe d’Égypte, président en exercice de l’Union africaine (UA), Abdel Fattah Al Sissi, a eu un tête-tête avec son homologue sénégalais Macky Sall, vendredi au Palais de la République.Cet entretien a été élargi ensuite aux deux délégations. BHC/ASB/B

Renforcement du déficit du solde commercial du Sénégal

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall –Le déficit du solde commercial du Sénégal s’est fortement renforcé au terme du mois de février 2019 comparé au mois précédent, selon une note de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) reçue vendredi à APA.

Ce solde commercial s’est ainsi établi à moins 179,8 milliards de FCFA durant la période sous revue contre moins 123,6 milliards de FCFA au mois de janvier 2019.

Selon l’ANSD, cette détérioration du solde est expliquée par le renforcement du déficit vis-à-vis du Nigéria (moins 37,8 milliards de FCFA contre plus 0,8 milliard de FCFA au mois précédent), de la France (moins 54,1 milliards de FCFA contre moins 45,5 milliards de FCFA en janvier) et de la Chine (moins 30,2 milliards de FCFA contre moins 22,2 milliards de FCFA au mois précédent).

« Cependant, la réduction du déficit vis-à-vis des Emirats Arabes Unis (moins 57 millions de FCFA contre moins 6 milliards de FCFA en janvier) a atténué la détérioration du déficit de la balance commerciale », souligne l’ANSD.

Le cumul du solde commercial, à fin février 2019, s’est toutefois amélioré pour s’établir à moins 303,4 milliards de FCFA contre moins 400,5 milliards de FCFA pour la période correspondante de l’année 2018MS/cat/APA

UEMOA : LES DÉPÔTS COLLECTÉS PAR LES SFD ONT PROGRESSÉ DE 13, 2 % EN UN AN

Dakar, 12 avr (APS) – Le montant des dépôts collectés par les systèmes financiers décentralisés (SFD) dans l’UEMOA s’est chiffré à 1.301,4 milliards de FCFA à fin décembre 2018 contre 1.149,4 milliards de FCFA une année plus tôt, selon un nouveau rapport de la BCEAO.

Les dépôts collectés ont ainsi enregistré une augmentation de 13,2%, précise ce rapport portant sur la situation de la microfinance à fin décembre 2018.

‘’Cette progression est enregistrée au Togo (+24,8%), au Mali (+23,4%), au Niger (+20,5%), au Sénégal (+14,8%), au Burkina (+10,4%), au Bénin (+6,0%) et en Côte d’Ivoire (+5,9%). Cependant, une baisse a été observée en Guinée-Bissau (-43,0%)’’, détaille le document.

Il indique que le montant moyen de l’épargne par client était de 91.069 FCFA à fin décembre 2018 contre 92.158 FCFA à fin décembre 2017.

‘’Pour l’ensemble des SFD de l’UMOA, souligne le rapport, l’épargne recueillie représente 5,3% de la totalité des dépôts détenus par les établissements de crédit de l’Union contre 5,1% un an plus tôt.’’

Les dépôts des établissements de crédit sont estimés à 24.526.697 millions de FCFA à fin décembre 2018 et à 22.486.576 millions de FCFA un an auparavant.ASG/MD

HAUSSE DE L’ENCOURS DES CRÉDITS DES SFD DE L’UEMOA

Dakar, 12 avr (APS) – L’encours des crédits des systèmes financiers décentralisés (SFD) de l’UEMOA a enregistré un accroissement de 18,2% à fin décembre 2018 par rapport à son niveau à fin décembre 2017, indique la BCEAO dans un nouveau rapport.

Il est ainsi ressorti à 1.414,7 milliards de FCFA, précise ce rapport portant sur la situation de la microfinance à fin décembre 2018.

Cette hausse a été observée au Bénin (+34,1%), au Togo (+24,8%), au Burkina (+21,1%), au Mali (+20,2%), en Côte d’Ivoire (+17,0%) et au Sénégal (+11,6%).

« En revanche, la Guinée-Bissau et le Niger ont connu respectivement des baisses de l’ordre de 26,2% et de 3,2% », relève le rapport.

L’encours moyen des financements par bénéficiaire a augmenté, en ressortant à 98.994 FCFA à fin décembre 2018 contre 95.994 FCFA une année auparavant.

Toutefois, le rapport note que « neuf institutions de microfinance étaient sous administration provisoire dont deux au Bénin, deux au Niger, deux au Togo, une en Côte d’Ivoire, une au Mali et une au Sénégal à fin décembre 2018 ».

INQUIETUDE ET ANXIETE CHEZ CERTAINS TRAVAILLEURS

https://www.seneplus.com http://www.enqueteplus.com Avec la scission du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, certains agents craignent pour la perte de leurs avantages. Et l’équation du rattachement de certaines directions et services à cheval entre l’Economie et les Finances se pose.

Avec le dernier remaniement, Macky Sall n’a pas fait qu’affaiblir l’homme fort des Parcelles-Assainies et installer une épée de Damoclès sur la tête de ses ouailles. Il instaure, également, nombre d’agents de ce ministère très prestigieux dans l’expectative. C’est presque la psychose, à cause des fonds communs, confient certaines sources. Même si, du point de vue de l’efficacité, plein d’arguments militent en faveur de la cassure opérée par le président de la République, certains spécialistes mettent en garde contre certains fantômes du passé. Un ancien inspecteur des impôts et domaines explique : “Par le passé, la scission du ministère en deux a eu à causer des conséquences dévastatrices chez certains travailleurs. Avec l’unification, ils avaient des avantages et il va falloir les sauvegarder. A l’époque, cela n’a pas été fait.’’ Selon notre interlocuteur, une mauvaise prise en charge de cette problématique peut démotiver les travailleurs et impacter négativement sur l’efficacité naguère reconnue aux différents services du Mef.

Se justifiant, il renseigne que si, pendant ces dernières années, la santé financière de l’économie sénégalaise a été saluée partout, c’est parcequ’il y a, à la base, un travail d’équipe de tous les agents. D’où la nécessité, selon lui, de trouver des moyens de motiver toutes les parties. En fait, ce qui est ici en jeu, c’est surtout la répartition des fonds communs. Les agents sous la menace de perdre certains avantages, ce sont ceux dont les services sont rattachés au département de l’Economie, du Plan et de la Coopération. Ce qui fait qu’ils étaient nombreux à prier de toutes leurs forces pour rester avec Abdoulaye Daouda Diallo qui s’occupe des Finances et du Budget. Ce problème des fonds communs soulève, en effet, deux problèmes fondamentaux, selon les spécialistes. D’abord, au niveau même du Mef, cela soulève le problème de l’équité entre les agents de différentes catégories. Au niveau de l’Administration de l’Etat, il y a aujourd’hui une ruée vers ce département où tout le monde veut aller. Ancien inspecteur des impôts et domaines, le député Ousmane Sonko relevait à l’Assemblée nationale, devant le ministre Amadou Ba, le problème de la transparence dans la gestion de tels fonds ainsi que le fait que cela crée une certaine tension au sein de l’Administration. A cela donc s’ajoutera la rancune entre des travailleurs ayant la même formation, le même grade, mais qui pourraient se retrouver avec des rémunérations différentes. Il y a, aux départements de l’Economie, des Finances et du Plan, deux sources de rémunérations spéciales qui sont particulièrement courues. D’une part, il y a la prime d’incitation au recouvrement qui tombe tous les 3 mois. D’autre part, les fonds communs qui soulèvent nombre de polémiques et qui sont versés tous les 4 mois Mor AMAR

Déficit de carburant : Dakar Dem Dikk indexe Total

http://www.dakarmatin.com/Nous venons de recevoir un communiqué de la cellule de Communication de Dakar Dem Dikk concernant les difficultés notées dans le réseau urbain. Comme nous le révélions, la flotte a été grandement perturbée par des soucis de carburant. Selon le communiqué que nous avons reçu, « ce ralentissement » est dû à un problème concernant le fournisseur Total.
« Vous avez sans doute constaté ce matin un ralentissement de notre réseau urbain. Cette situation indépendante de notre volonté est due à un retard de livraison de carburant de notre unique fournisseur Total qui a reconnu un dysfonctionnement interne de ses services et a présenté ses excuses que nous transmettons à nos fidèles abonnés et usagers. À ce moment précis, les livraisons sont entrain d’être effectuées », lit-on dans le communiqué

Revue du prix de la baguette : les boulangers annoncent 72 heures d’arrêt de production

http://www.dakarmatin.com/La Fédération nationale des boulangers du Sénégal et du regroupement des boulangers comptent aller en grève dès la semaine prochaine. Ils annoncent 72 heures d’arrêt de production sur toute l’étendue du territoire.
Dès la semaine prochaine, les consommateurs du pain vont rester sans pain. La Fédération des boulangers du Sénégal a annoncé une grève de 72 heures sur toute l’étendue du territoire. Ils annoncent que les consommateurs seront avisés la veille de cet arrêt de production.
Après avoir dénoncé la hausse du prix sac de farine survenue le 8 avril dernier, passant de 16 200 à 18 000 F CFA, voire 19 000 F CFA, les boulangers ont exigé la tenue dans les plus brefs délais, du conseil national de la consommation. Ce qui selon eux, va permettre de revoir le système de structuration des prix qui date de 20 ans et qu’ils qualifient d’obsolète et caduque.
Par ailleurs, ces boulangers exigent de l’Etat un arrêté ministériel pour éliminer les intermédiaires et un autre pour la fixation de la commission des vendeurs à 10% conformément à la structure officielle du pain. Avant de réclamer l’institutionnalisation du comité national de l’assainissement de la boulangerie

Prix du pain : «Les boulangers ont tort »,selon Me Massokhna Kane

http://www.lesoleil.sn «Lorsque le prix de la baguette de pain avait été fixé à 175 F, c’était sur la base du prix de la farine à 18 000 F. Si les boulangers ont des problèmes de charge, de gestion, c’est ailleurs, mais pas sur la farine. Donc là, ils n’ont qu’à publier la structure du prix, on verra bien qu’ils font toujours une marge bénéficiaire.»

A propos de la hausse annoncée, Me Kane dénonce et suggère des mesures.

« Les meuniers ont fait une entente pour augmenter le prix du sac de farine. Ils n’ont pas le droit ; on est dans un système de libre concurrence ; l’un peut vendre à 18 000 F, l’autre à 17 500 F. Quand on a fixé le prix à 175 F, on avait pris compte du prix du sac à 18 000 F, à l’époque. Pourquoi, quand il y a eu une baisse du prix de la farine à 16 000 ou 17 000 F, il n’y a pas eu baisse du prix du pain ? Maintenant que les meuniers ont fait une entente entre eux pour le remettre à 18 000 F, on ne peut pas rabattre cette hausse-là sur les consommateurs. C’est inadmissible».

30 bateaux aux portes du Sénégal : Les précisions de la Dpsp

http://www.seneweb.com Le président du comité de pilotage de l’Union des mareyeurs du Sénégal, Papa Ibrahima Ndiaye a déclaré sur Rfm, que 30 bateaux de pêche chassés des eaux libériennes seraient aux portes du Sénégal. «Est-ce que nos autorités contrôlent ces bateaux pour voir s’ils rentrent dans nos eaux ou pas», s’interroge Papa Ibrahima Ndiaye?

Joint par « Seneweb»,  le directeur de la Direction de protection  et de surveillance des pêches (Dpsp), le capitaine de vaisseau Mamadou Ndiaye précise «qu’il n’y a aucun navire étranger actuellement dans les eaux sénégalaises. Pas plus tard qu’hier, on a fait une opération aérienne  dans toutes les eaux sénégalaises. Il y a un bateau de la marine qui est actuellement dans les eaux en train de naviguer».

Le capitaine de vaisseau estime que «s’il y a des navires accostés dans un port, c’est leur affaire. Parce  qu’il y a énormément de navires dans les ports de la sous-région. Ce qui l’intéresse, ce sont des navires qui rentrent et pêchent dans les eaux sénégalaises sans autorisation. Mais pas des navires qui seraient au conditionnel dans un port de la sous-région».

Ainsi, Mamadou Ndiaye indique qu’il prend cette information avec des pincettes pour ne pas donner de l’importance à ces mareyeurs qui n’en savent pas plus qu’eux. Parce que les mareyeurs veulent mettre la pression sur l’administration et sur tout le monde, ce qui n’est pas normal. Le Sénégal fait de la surveillance aérienne. Il n’y a aucune logique pour qu’un navire quitte le Libéria pour dépasser des pays qui n’ont pas de marines et qui ne surveillent pratiquement leurs eaux. Parce que pour surveiller leurs eaux, le capitaine de vaisseau Mamadou Ndiaye renseigne ces pays demandent au Sénégal d’affréter des bateaux pour qu’ils viennent les aider à surveiller.

Par conséquent, Mamadou Ndiaye renseigne qu’ils ont pris toutes les mesures nécessaires au quotidien pour empêcher les navires qui n’ont pas  d’autorisation d’entrée  dans les eaux sénégalaises, d’y pêcher.

Sénégal : Quatre Immunologues Pour 15 Millions D’habitants

https://www.walf-groupe.com  Sur l’ensemble du territoire national, le Sénégal ne dispose que de quatre immunologues. Ce, malgré le nombre d’immunodéficients primitifs dans notre pays

«Il faut savoir qu’il n’y a que très peu de spécialistes dans le domaine des immunodéficiences au Sénégal. Nous ne sommes que quatre au total sur l’ensemble du territoire national. Pourtant, ce sont des maladies qui nécessitent une prise en charge disciplinaire. Nous profiterons de cette rencontre d’ailleurs pour lancer un SOS à l’Etat du Sénégal pour  former plus de spécialistes dans ce secteur pour la prise en charge de ces enfants malades», lance Pr Dièye.

Lire aussi : Immunodéficiences primitives : Ces maladies peu connues qui tuent les enfants

Axe Dahra-Touba : Saisie de médicaments frauduleux d’une valeur de 50 millions

http://www.seneweb.com La gendarmerie a saisi, à hauteur du village de Khatali sur l’axe Dahra-Touba, des médicaments frauduleux convoyés dans un camion de marque Mercedes immatriculé DL 9026 C. La valeur de la marchandise est estimée à 50 millions 777 mille 40 francs Cfa. Le convoyeur, qui serait un grand commerçant de Touba, a été arrêté. Le chauffeur, lui, a réussi à s’échapper.

Les faits se sont déroulés hier, jeudi 11 avril, vers 13 heures. La gendarmerie de Dahra a reçu une information selon laquelle un camion transportant des médicaments illicites, en provenance de la Mauritanie, traverserait le Djoloff par l’axe Linguère-Dahra. Destination : Touba. Un dispositif de sécurité est mis en place par le commandant Babacar Sarr et ses éléments pour appréhender le camion en question.

Pour contourner le dispositif de la gendarmerie, déployé à Khatali à 30 km de Touba, le chauffeur abandonne le bitume pour emprunter une route sablonneuse. Manque de chance : il heurte un poteau électrique de haute-tension avant de s’immobiliser.

Le chauffeur et le convoyeur prennent la clé des champs, laissant sur place le camion et le chargement.

Le véhicule identifié, le convoyeur décide finalement de se présenter dans la soirée à la gendarmerie de Dahra. Le chauffeur, quant à lui, est toujours en fuite.

La marchandise est composée de produits aphrodisiaques (Novalgiens, Viagra, etc.) et de vitamines C. Sa valeur est estimée à 50 millions 777 mille 40 francs Cfa. Tous les médicaments illicites ainsi que le camion ont été saisis et acheminés à la brigade des douanes de Linguère.

Seydi Gassama sur la mendicité : «Je crois qu’on doit aller très rapidement vers l’adoption du code de l’enfant,réformer l’enseignement dans les «daaras»….

https://actusen.sn/Seydi Gassama, Directeur exécutif d’Amnesty International section Sénégal invite l’Etat du Sénégal à adopter le Code de l’enfant pour mettre fin aux brimades que subissent les talibés dans les écoles coraniques et dans la société de manière générale.

«Je crois qu’on doit aller très rapidement vers l’adoption du code de l’enfant, réformer l’enseignement dans les «daaras» et faire en sorte qu’il soit modernisé et que les enseignants aient une certaine pédagogie», propose-t-il. Le droit de l’Hommiste espère que durant ce mandat, Macky Sall mettra fin à la «souffrance séculaire des enfants talibé». Car, se désole-t-il, «les condamnations ne dissuadent pas les maîtres coraniques».

Cette sortie de Seydi Gassama intervient quelques heures seulement après les informations faisant état de la mort d’un enfant talibé décédé après avoir été tabassé par son marabout, avant de l’enterrer en catimini, le week-end dernier. Âgé seulement de 12 ans environ, l’enfant a été exhumé mercredi, par les sapeurs-pompiers pour autopsie. Et le marabout a été arrêté et une enquête est ouverte.

«Ce n’est pas la première affaire de ce genre. C’est presque tous les mois que nous recevons à Amnesty des cas d’allégations et de maltraitance d’enfants dans les «Daaras». Il est temps que l’Etat du Sénégal mette fin à tout cela», martèle Seydi Gassama.

Coup de gueule de Moustapha Diakhaté à propos de la modernisation des daaras

Colère pour Cheikh Ndiguel SENE

Tué, enterré nuitamment et en catimini par son bourreau, Cheikh Ndiguel SENE est une victime, non pas de son marabout meurtrier, mais de l’abdication de l’Etat devant les lobbies obscurantistes de l’Islam business.

Au lieu de la fuite en avant par la politique de modernisation des Daras, la République doit introduire l’enseignement du Coran et de la langue arabe dans les programmes de l’école publique depuis le cycle primaire jusqu’à la classe de terminale.

Cela permettra la prise en charge par l’école de la République des légitimes besoins éducatifs religieux fondamentaux des musulmans sénégalais.

Le Sénégal de Tous, le Sénégal pour Tous c’est aussi et surtout l’École publique de

Tous, pour tous et partout.La République ne perd que les combats qu’elle refuse d’engager.LOO RAGAL MU MANLAQU’ALLAH BÉNISSE LE SÉNÉGAL !Moustapha Diakhaté

Accès à la justice : la CEDEAO et les organisations de la société civile valident leur manuel

http://www.lactuacho.com/La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en collaboration avec le Centre pour la démocratie et le développement (CDD), a chargé les organisations de la société civile de la région d’examiner et de valider le projet de manuel de la CEDEAO sur l’accès à justice et justice transitionnelle afin de parvenir à une paix durable et au développement dans les États membres de la CEDEAO.

Le communiqué issu d’une réunion de deux jours qui s’est terminée le 10 avril 2019 à Abuja (Nigeria), informe que les représentants d’organisations de la société civile présents à la réunion ont recommandé des mesures permettant aux femmes, aux jeunes, aux personnes âgées et aux personnes handicapées de se voir accorder une représentation et une protection appropriées, dans les processus de prestation de justice.

Le manuel de la CEDEAO sur l’accès à la justice et la justice transitionnelle permettra à la Commission de promouvoir l’état de droit et de renforcer l’accès à la justice afin de répondre aux aspirations des citoyens de la Communauté pour une zone de sécurité juste et sûre grâce au projet de justice transitoire de la CEDEAO (ETJP).

S’exprimant au nom du Directeur des affaires politiques de la Commission de la CEDEAO, M. Ebenezer Asiedu a déclaré que « la justice transitionnelle est un processus multiforme. Il s’agit de mettre fin à l’impunité des régimes autoritaires ou des crimes de guerre en offrant des recours adéquats à toutes les victimes, en établissant et en reconnaissant la vérité sur les événements passés et en menant des réformes institutionnelles susceptibles de garantir une paix durable », a-t-il déclaré.

Asiedu a souligné que les processus et mécanismes de justice transitionnelle devaient éliminer l’impunité, accorder une réparation adéquate et effective à toutes les victimes de guerre et mettre en place un mécanisme de recherche de la vérité sur les violations flagrantes des droits de l’homme et du droit international humanitaire.

Le responsable politique et des droits de l’homme de la Commission de l’Union africaine (CUA), M. John Ikubaje Igbodi, qui s’est adressé aux participants a souligné cependant,  la nécessité de le mettre en œuvre afin de promouvoir la justice, la paix, la responsabilité et le développement en Afrique.

Mme Osai Ojigho, directrice nationale d’Amnesty International au Nigéria, a également pris la parole au cours de la réunion et a déclaré que l’ETJP aiderait les personnes exposées aux conflits à obtenir réparation pour les crimes commis contre eux et leurs communautés.

Les participants à la réunion ont entendu un exposé détaillé sur le projet de justice transitionnelle de la CEDEAO, présenté par le chef de la Division de la démocratie et de la bonne gouvernance de la Commission, M. Eyesan Okorodudu.

Le projet ETJP vise à fournir un guide stratégique et opérationnel visant à renforcer les efforts déployés par les États membres pour mettre en œuvre les politiques de justice transitionnelle et à promouvoir un système de justice inclusif grâce à la mise en œuvre de mesures de justice transitionnelle à la fois large, multi-acteurs et multidimensionnelles, dans les États membres.

MIGRANTS CLANDESTINS MORTS OU PORTES DISPARUS :La Croix-Rouge au chevet des familles

http://www.enqueteplus.com/Le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr) section Sénégal intervient auprès des familles des migrants clandestins portés disparus ou sans nouvelle d’eux. Les départements de Kolda, Vélingara, Tamba et Goudiry sont les plus touchés.

Vu l’ampleur de la migration clandestine, le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr) a inclus, dans son intervention, la santé mentale des familles des migrants disparus. A cet effet, les départements de Kolda, Vélingara, Tamba et Goudiry se trouvent être les plus touchés par le phénomène. Ainsi, ce sont 101 familles au total qui bénéficient d’un soutien psychologique, face au sort inconnu d’un fils parti en Europe par la voie clandestine.

‘’Dans ces familles, la douleur, l’inquiétude, la frustration, la colère, l’isolement et la tristesse sont les sentiments que l’on constate. Au niveau social, elles sont discriminées, stigmatisées et n’ont pas le droit d’assister à certains événements’’, a déclaré Hala Yahfoufi, Déléguée santé mentale, mercredi dernier, lors d’une matinée de formation sur les domaines d’intervention de la Croix-Rouge à l’échelle mondiale. Une formation pour les journalistes assurée par l’équipe du Sénégal.

Selon elle, cette situation est d’autant plus difficile que la communauté les tient pour unique responsable de la disparition de leur enfant, car ayant participé au frais de voyage. ‘’Nous avons rencontré des femmes mariées qui ne savent rien du sort de leur mari parti à l’aventure. Ces dernières vivent dans l’incertitude totale et il leur est interdit de se remarier. Sur le plan culturel, le deuil est une question sensible. Comment faire un deuil sans corps ? Comment le faire, si l’on ne sait pas si le fils ou le mari est mort ou non ? Voici autant de questions qui rongent ces familles’’, poursuit-elle.

Ainsi, le Cicr les aide à s’adapter à l’absence de leurs proches, non sans mener des recherches pour retrouver les disparus. Il sensibilise les chefs religieux et communautaires quant au poids du regard social, afin de favoriser l’intégration des proches des disparus.

Gestion des crises

A travers cette formation pour les journalistes, l’institution entend mieux communiquer sur son champ d’action et outiller les hommes de médias pour le traitement adéquat de l’information en période de crise. ‘’En période de crise, vous êtes des relais et il est primordial que vous rapportiez des propos justes et corrects, lors du traitement de l’information, pour ne pas mettre de l’huile sur le feu. Aussi, parfois, vous êtes amenés à traiter des communiqués émanant de la Croix-Rouge, d’où la pertinence de notre rencontre d’aujourd’hui’’, a expliqué Patrick Megevand, Coordonnateur de la communication de la délégation de Dakar. Celle-ci, intervenant au Cap-Vert, en Gambie, en Guinée-Bissau et au Sénégal, s’attèle à protéger les civils contre toute atteinte à leur vie, par un dialogue avec les forces armées, comme c’est toujours le cas dans le conflit casamançais.

En outre, le Comité international de la Croix-Rouge agit pour le rétablissement des liens familiaux après des affrontements, visite les personnes privées de liberté pour s’assurer du respect des conditions de détention. Au plan économique, les personnes les plus affectées par le conflit ont bénéficié de microprojets générateurs de revenus, de la réhabilitation de leurs habitations, de points d’eau.

Les différentes sections, dans les 45 départements du Sénégal, agissent de façon autonome, en s’appuyant sur les sociétés nationales. Constituées de volontaires formés aux premiers soins de secours et à la prise en charge des victimes de guerre, elles soutiennent l’action de proximité de la Croix-Rouge. ‘’Ces personnes sont issues des différentes localités, donc connaissent bien les réalités de leur milieu et les besoins. En outre, elles bénéficient régulièrement d’une formation adéquate pour mener à bien leur mission’’, précise Lazare Sagna, chargé de communication des sociétés nationales.

En outre, garant du droit international humanitaire, le Cicr œuvre pour qu’il soit respecté en temps de crise et de guerre par les protagonistes. Né de la Convention de Genève en 1949, il est sans équivoque quant à la protection des civils ne participant pas aux hostilités. Aussi appelé ‘’droit de la guerre’’ ou ‘’droit des conflits’’, le Dih restreint le choix des protagonistes quant aux méthodes et moyens de guerre. Il vise à préserver une certaine humanité, même au cœur d’un conflit, car il stipule que toute personne atteinte, quel que soit son camp, doit bénéficier de soins et d’assistance, et qu’en aucun cas l’action de la Croix-Rouge ne doit être empêchée.

‘’Je pense que la connaissance des termes du droit international humanitaire vous permet, en tant que journaliste, de poser les bonnes questions. Des questions pertinentes, lors d’un conflit’’, estime Patrick Megevand. Par ailleurs, le Dih est applicable, lors de conflits internationaux, de situations d’occupation d’une partie et de tout un territoire, et enfin lorsque des conflits armés éclatent à l’intérieur d’un pays.EMMANUELLA MARAME FAYE

Passeports diplomatiques : Macky Sall décidé à arrêter la pagaille

http://www.seneweb.com/La manière dont on distribue les passeports diplomatiques est une véritable pagaille. Je ne viole aucun secret en disant que les États-Unis ont même à faire des observations au Sénégal. Notre pays est aussi dans le collimateur de l’Union européenne ». C’est la confidence d’un Haut fonctionnaire au journal Enquête.

Aussi, face aux menaces tous azimuts qui pèsent sensiblement sur la valeur des passeports spéciaux sénégalais, qui sont délivrés à des étrangers, Macky Sall a pris la ferme décision de sévir. En tout cas, selon des sources concordantes que le journal Enquête a contactées, le triste constat est que le ver est dans le fruit.

PROJET ‘‘BUILDING TOGETHER AFRICA’S FUTURE NOW’’ : Think Tank Afrikajom Center veut réinventer la démocratie sénégalaise

http://www.enqueteplus.com/Le climat tendu, les propos injurieux, les vagues de violence et les pertes en vie humaine ont terni l’image de la campagne électorale. Ces problèmes, selon Alioune Tine, Président d’Africajom Center, doivent pousser à réévaluer et à procéder à un diagnostic profond des pathologies du système démocratique et électoral. C’était hier, lors d’une rencontre de deux jours entre acteurs politiques, société civile, etc. Ce conclave va permettre aux acteurs de plancher sur la mise en œuvre et le suivi des propositions de réformes institutionnelles au Sénégal.

Ainsi, Think Tank Afrikajom Center veut réinventer, recréer l’ensemble de la démocratie et le renforcement de l’Etat de droit, des droits humains et du vivre ensemble, à travers l’exécution du projet ‘‘Building together Africa’s future now’’. Pour Alioune Tine, il s’agit de faire en sorte que les populations s’approprient les recommandations et propositions des réformes institutionnelles. Et qu’après 20 ans d’immobilisme, il est temps de convoquer un pacte républicain.  »Le premier échec du point de vue démocratique, c’est que quand vous gagnez une élection et que les adversaires ne vous reconnaissent pas. Il faut en finir avec cela. La solution à nos problèmes n’est pas individuelle. Elle doit être discutée au regard de nos impasses. Quand vous tournez en rond, il y a dysfonctionnement », explique M. Tine.

Ainsi, les citoyens sénégalais doivent veiller à avoir une démocratie apaisée.  »Pas une démocratie électorale où la finalité est souvent la captation des institutions, la captation des ressources. Cela menace le vivre ensemble. Les symptômes qui apparaissent, ce n’est pas véritablement la source de la maladie. Il faut aller au fond, analyser, mettre notre pathologie dans le scanner pour sortir les résultats et voir comment nous pouvons mettre les remèdes les plus appropriés. Et les trouver ensemble », préconise Alioune Tine.KHADY NDOYE (MBOUR)

SUPPRESSION DE LA PRIMATURE:22 articles de la Constitution seront modifiés

La réforme constitutionnelle qui va consacrer la suppression de la Primature sera profonde, en ce sens qu’elle va toucher le cinquième des articles de la Constitution et devrait connaître son aboutissement avant la fin de la première quinzaine du mois de mai prochain.

La réforme constitutionnelle voulue par le Président, qui aboutira sous peu à la suppression du poste de Premier ministre, sera profonde. A en croire un interlocuteur digne de foi et au fait du dossier, un peu moins de la moitié des treize Titres et le cinquième des cent huit Articles de l’actuelle Constitution du Sénégal seront modifiés.

Processus achevé avant la mi-mai

Plus précisément, les modifications toucheront les Titres Premier (De l’Etat et de la Souveraineté), Trois (Du Président de la République), Quatre (Du Gouvernement), Cinq (De l’Opposition), Sept (Des rapports entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif), et Dix (De la Haute Cour de Justice). Au Titre Premier, seul l’article 6 sera modifié, et sept au Titre Trois : les articles 40, 42, 43, 49, 50, 51 et 52. Au Titre Quatre, qui parle du Gouvernement, seront concernés les articles 53 à 57. Au Titre Cinq, seul l’article 58 sera modifié. Au Titre Sept des rapports entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif, la réforme ne laissera pas intacts les articles 80, 81, 82, 84, 85, 86 et 87. Enfin, au Titre Dix relatif à la Haute Cour de Justice, l’article 101 sera modifié.

Au total, ce sont vingt-deux articles qui seront modifiés. Quid des délais dans lesquels cette réforme constitutionnelle prendra corps ? Toujours selon notre interlocuteur, dans les trois semaines qui suivront la prochaine réunion du Conseil des Ministres, le 17 avril prochain, le Sénégal entrera dans une nouvelle ère marquée par un régime politique de type présidentiel avec un chef de l’Exécutif s’appuyant sur deux leviers pour exercer : un Secrétaire général de la Présidence de la République, coordonnateur de l’activité gouvernementale, et un Secrétaire général du Gouvernement, coordonnateur de l’activité administrative.

En somme, il serait question de revoir la notion de Gouvernement dans son aspect organique, en insistant sur son aspect fonctionnel.Yakham Codou Ndendé MBAYE

SUPPRESSION POSTE DE PM : «Le projet de loi sera voté,il n’y a aucun doute là-dessus»

http://www.seneweb.com/La majorité présidentielle attend le projet de loi portant sur la suppression du Poste de premier ministre. Aymérou Gningue, le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar, se veut plus que clair : il sera voté.

Quel est l’avis du Président du groupe parlementaire de la majorité sur la réforme portant suppression du poste de Premier ministre ?

Le président de la République l’avait dit clairement lors de la réunion du groupe consultatif de Paris, au moment où il avait soumis les réalisations du premier plan d’actions prioritaires à la sanction des bailleurs de fonds, et après le succès éclatant obtenu lors de ce rendez-vous majeur : il faut maintenant aller très vite dans le cadre de la réalisation du plan d’actions prioritaire numéro 2. Ensuite, lors de son discours tenu à l’issue de sa prestation de serment du 2 avril, il a annoncé qu’il fallait accélérer les procédures et gérer les projets en mode «Fast-track».

Tout montrait donc que le Président voulait prendre en main les grands dossiers économiques et de la politique d’équité territoriale pour donner corps à sa vision. C’est pour cela que je crois qu’il a annoncé cette réforme pour pouvoir prendre en charge, lui-même, les dossiers avec les membres du gouvernement et imprimer son rythme pour que les programmes puissent impacter rapidement et positivement les populations.

Avez-vous officiellement reçu le texte ?

On attend le projet de loi. Je dois d’abord dire que le Premier ministre n’est pas une institution. Les institutions c’est le président de la République, l’Assemblée nationale, le Gouvernement, le Haut Conseil des Collectivités territoriales, le Conseil économique social et environnemental, le Conseil Constitutionnel et les autres institutions judiciaires.

Le Premier ministre est un coordonnateur. En tout cas, dans l’esprit de la constitution de 2001. Aujourd’hui, supprimer le poste ne pose aucun problème à partir du moment où celui qui le supprime a les aptitudes, physiques et intellectuelles, et une bonne connaissance des dossiers pour pouvoir imprimer sa marque.

L’on dit qu’il n’y aura plus de déclaration de politique générale…

Depuis que le Sénégal est indépendant, où est ce que vous avez vu, une seule fois, un Premier ministre faire une déclaration de politique générale et ne pas bénéficier de la confiance de sa majorité ? Jamais. Moi, après avoir déjà vécu la déclaration de politique général du Premier ministre en 2017, je me disais qu’il fallait que l’Assemblée nationale réfléchisse sur le format.

Car c’est une déclaration fastidieuse. Ce qui est important, quand on a une majorité au parlement, c’est de la voir jouer son rôle premier qui est d’accompagner le gouvernement. Aucun premier ministre n’a jamais connu une défiance de sa majorité lors de sa déclaration de politique générale.

La motion de censure va, elle aussi, disparaître…

En dehors de la crise de 1962, qui a d’ailleurs conduit à la réforme constitutionnelle de 1963, quelle est la motion de censure qui a été votée ? Aucune. Par contre, je pense que l’article 87 qui donnait le pouvoir au président de la République, conformément à la constitution de 2001 de dissoudre l’Assemblée nationale après deux années d’exercice, doit être réformée à partir du moment où il n’y a pas de Dpg.

Mais, nous pouvons toujours contrôler l’action du gouvernement à travers les questions écrites, les questions orales où les membres du gouvernement sont interpellés par le parlement.  Je pense que c’est une disposition qui reste. Car, ce ne sont pas des dispositions qui ne concernaient pas le Premier ministre.

Voterez-vous le projet de loi ?

Le groupe parlementaire que je dirige défendra la ligne de Monsieur le président de la République. Le projet de loi sera voté. Il n’y a aucun doute là-dessus. Personne ne peut douter de cela.  Maintenant, on a la possibilité, si nécessaire, d’apporter des amendements. Mais, dans le fond, la réforme, qui concerne 19 articles de la constitution, sera votée. Nous attendons que le projet de loi nous soit soumis.

Et, c’est en ce moment-là que le bureau de l’Assemblée nationale s’en saisira et fera un calendrier. On n’attend que le gouvernement. Et il ne faut pas considérer que la majorité travaille en vase étanche. Le gouvernement a une majorité à l’Assemblée nationale. Il est normal qu’il y ait des échanges entre le gouvernement et sa majorité à pour que toutes les considérations puissent être prises en charge.

Babacar Gaye : «IL NE RESTERA A L’OPPOSITION QUE LA RUE POUR DONNER SON AVIS SUR LES QUESTIONS POLITIQUES»

https://www.seneplus.com -L’As-Le porte-parole national du Parti démocratique sénégalais (PDS) se prononce à travers cet entretien accordé à «VOX POPULI», sur la suppression annoncée du poste de Premier ministre de l’architecture institutionnelle du Sénégal.

Le porte-parole national du Parti démocratique sénégalais (PDS) se prononce à travers cet entretien accordé à «VOX POPULI», sur la suppression annoncée du poste de Premier ministre de l’architecture institutionnelle du Sénégal. «Il ne restera à l’opposition que la rue pour donner son avis sur les questions politiques», analyse Babacar Gaye, qui se prononce sur deux autres sujets d’actualité.

Que vous inspire le nouvel attelage gouvernemental de par sa composition et son nombre?

L’actuel gouvernement est composé pour le moment de 32 ministres qui seront secondés par 3 Secrétaires d’État. Déjà 3 des ministres du gouvernement sortant sont recyclés à la Présidence de la République avec les mêmes titres et avantages. Pour un quinquennat dont les femmes et les jeunes sont au cœur des priorités du chef de l’Etat, on pouvait mieux faire du point de vue, aussi bien de la qualité que du nombre des appelés. La compétence, l’éthique, la bonne gouvernance et l’équilibre ethnique ne me semblent pas avoir été les critères qui ont guidé les choix de Macky Sall.

Que pensez-vous de la décision du chef de l’Etat de supprimer le poste de Premier ministre de l’architecture institutionnelle du Sénégal ?

La suppression du poste de Premier ministre a pour corollaire la volonté du président de la République de concentrer entre ses mains tous les pouvoirs. Cette décision va instaurer un régime présidentialiste renforcé de nature à ôter à l’Assemblée nationale sa principale prérogative : le contrôle de l’action gouvernementale. Plus de déclaration de politique générale, plus de motion de censure, plus de question de confiance, plus de questions au gouvernement. Sauf si, dans sa réforme, Macky Sall supprime le droit de dissolution, il aura droit de vie et de mort sur toutes institutions de la République. Et notre système politique qui s’apparente à un despotisme éclairé, risque d’enlever à l’opposition son seul moyen d’expression démocratique dans le cadre des institutions. Il ne lui restera que la rue pour donner son avis sur les questions politiques.

L’appel au dialogue du président de la République semble être un projet mort-né…

Pour l’instant, Macky Sall ne pense pas à un dialogue franc et inclusif sur les questions majeures de réforme de l’Etat, de la démocratie, du processus électoral, de l’indépendance de la justice et de la gouvernance économique, financière et sociale. Ça ne l’intéresse pas, dès lors qu’il pose déjà les jalons des grands bouleversements en cours, sans attendre l’avis des Sénégalais pour qui il gouverne. Avec toute cette arrogance institutionnelle, je serai surpris de voir des acteurs crédibles du jeu politique et de la société civile accepter de participer à des conclaves dont les résultats attendus ne serviraient à rien. Je pense qu’il a mis plusieurs charrues avant les bœufs Barka Isma BA

Pourquoi Khalifa Sall ne pouvait pas bénéficier de la grâce présidentielle

http://www.seneweb.com/A la veille de la célébration du 59ème anniversaire de l’indépendance du Sénégal, certains s’attendaient à la libération de Khalifa Ababacar Sall. Ce, suite à une information selon laquelle l’ex maire de Dakar et son codétenu Mbaye Touré devaient bénéficier de la grâce présidentielle pour la fête du 4 avril.

Mais, ils vont vite déchanter après la publication de la liste du Président de la République Macky Sall qui a gracié 1066 prisonniers.  Les condamnés dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar n’y figuraient pas. Pourquoi ? Un des membres du pool des conseils pour la défense de Khalifa Sall s’explique : « Il suffit d’être condamné par la justice étatique et que la condamnation soit définitive pour pouvoir bénéficier de cette grâce. Or, notre client n’est donc pas éligible à la grâce car il conteste toujours. La meilleure preuve étant son action en rabat d’arrêt qui n’est pas encore jugée ». Selon l’avocat afin qu’un prisonnier puisse prévaloir de ce droit, il doit solliciter par écrit la clémence du Chef de l’Etat.

Le juriste-conseiller, Me El hadji Amath Thiam de corroborer son propos : « Le condamné doit former un recours en grâce adressé au Président de la République par voie hiérarchique. L’affaire est instruite par le parquet et le dossier est étudié au Ministère de la Justice à la Direction des affaires criminelles et des grâces. Si le recours concerne l’exécution d’une peine capitale, le dossier devra être transmis au Conseil supérieur de la magistrature (CMS. Le conseil émet un avis mais c’est le Président de la République qui prendra seul la décision. Si la grâce est accordée, elle fait l’objet d’un décret ».

Tout en indiquant que les grâces collectives ne nécessitent pas le recours des intéressés. Elles ont lieu à l’occasion des fêtes nationales ou à l’entrée en fonction d’un nouveau Président de la République. La preuve vivante étant Karim Wade, qui n’a pas sollicité la grâce. En réalité Macky Sall a le droit « régalien » de grâce.

Pour rappel, le Chef de l’Etat, par décret n° 2016-880 du 24 juin 2016, a gracié Karim Meissa Wade, Ibrahima Aboukhalil dit Bibo Bourgi et Alioune Samba Diassé. « Il convient de préciser que cette mesure dispense seulement les condamnés de subir la peine d’emprisonnement restant à courir. Ainsi, les sanctions financières contenues dans la décision de justice du 23 mars 2015 et la procédure de recouvrement déjà engagée demeurent », avait-on lu dans le communiqué.

Ainsi, contrairement à l’amnistie, la grâce laisse subsister la condamnation. Laquelle va continuer à figurer au casier judiciaire. « Elle va compter pour la récidive et elle fait obstacle à l’octroi du sursis », fait remarquer Me El Hadji Amath Thiam.

ZAHRA IYANE THIAM DIOP, UN PARCOURS EN PHASE AVEC L’ESPRIT DE LA MICROFINANCE ET L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

Dakar, 12 avr (APS) – La nouvelle ministre de la Microfinance, de l’Economie Sociale et Solidaire, Zahra Iyane Thiam Diop, peut se prévaloir d’un riche parcours militant et académique en phase avec l’esprit de ce département ministériel et apporter sa touche dans ce secteur important de l’économie sénégalaise.

Zahra Iyane Thiam Diop se présente dans un document transmis à l’APS comme « une citoyenne issue du mouvement associatif », ancienne secrétaire générale et leader du parti UDS/Innovation (Union pour le Développement du Sénégal/Innovation) « dont la vision avait pour socle le développement ».

Elle fusionne sa formation politique à l’Alliance pour la République (APR) après avoir dirigé la coordination technique du directoire de campagne du candidat Macky Sall en 2012.

Sur le plan militant toujours, elle a été membre des assises nationales, du M23. Elle est présentement membre du secrétariat exécutif national de l’APR, membre du secrétariat exécutif permanent de BBY et membre de la conférence des leaders de BBY.

L’ancienne élue au conseil régional de Dakar, présidente de la commission éducation, santé, population culture et sports, ancienne candidate maire dans la commune de Sicap Liberté est la Coordinatrice de la plateforme des femmes « AND JEEGO » qui se veut un « cadre fédérateur d’organisations de femmes ».

Sur le plan académique, Zahra Iyane Thiam Diop, fille de diplomate, dit être titulaire d’un master en relations internationales et diplomatie, d’une licence en gestion des projets et en aménagement du territoire, du diplôme de technicienne supérieure en télécoms et réseaux informatique et du Baccalauréat B option Economie.

Celle qui s’est consacré au « développement local et communautaire » pourra ainsi mettre à profit son parcours militant et académique au service du ministre de la Microfinance, de l’Economie Sociale et Solidaire qu’elle dirige depuis 7 avril 2019.

Le secteur de la microfinance a connu un développement fulgurant au cours de la dernière décennie en rapport avec l’essor de la dynamique associative et la lutte contre la pauvreté.

En 2017 par exemple, les dépôts ont atteint 307 milliards de francs CFA et l’encours de crédits 363 milliards, soit 10% du crédit à l’économie. Ces résultats sont rendus possibles grâce à une forte présence des SFD (services financiers décentralisés) sur le territoire national avec 897 points de service.

Le budget du ministère de l’Economie solidaire et de la Microfinance pour l’exercice 2019 s’élève à 11 milliards 468 millions 948 mille 312 F CFA, contre 2 milliards 864 millions 793 mille 120 FCFA en 2018. Il enregistre ainsi une hausse de 8 milliards 604 millions 155 mille 192 FCFA, en valeur absolue et 300, 34% en valeur relative.OID/ASB

Premier conseil des ministres du nouveau gouvernement : Les confidences du président Macky Sall

https://www.dakaractu.com « Cela a été difficile de me séparer de certains de vos prédécesseurs. Mais il faut que les choses avancent plus vite ». C’est la confidence faite avant-hier au Président de la République aux membres du gouvernement lors de la première rencontre du conseil des ministres qui fait suite au remaniement du gouvernement.

En s’adressant à ses ministres, Macky Sall n’a cessé de leur demander de cultiver l’humilité mais aussi de rester proches des populations.

Et surtout, il ne faudrait pas que les ministres croient que les postes qu’ils occupent sont éternels : « Aucun poste n’appartient à personne », a martelé le Président…

Youssou Touré : « Quand je m’agenouille c’est pour prier Dieu, pas… »

http://www.seneweb.com Membre fondateur de l’Alliance pour la République, Youssou Touré est amer. Dans un entretien accordé au quotidien Les Échos, l’ancien Secrétaire d’État crache ses vérités et tire sur tout ce qui bouge. Et de marteler : « Pour parler au Président, il faut le voir ».

Morceaux choisis de sa sortie au vitriol : « quand je dois m’agenouiller c’est pour prier Dieu, mais pas un humain », « un gouvernement restreint oui, mais qu’on n’oublie pas qu’avant tout cela, il y avait des femmes et des hommes qui étaient là ».

Et d’enfoncer le clou : « que les gens comprennent que s’ils sont à certaines stations, c’est qu’il y a eu des gens qui ont les graines de cette belle moisson », « sous Wade, on m’a proposé 70 millions plus un terrain pour rejoindre le Pds, j’ai refusé ».

Quid de la suppression annoncée du poste de Premier ministre ? Là, Youssou Touré tranche sur le vif : « Dionne devrait rester pour une plus grande lisibilité. Cette décision ne fait qu’embrouiller les esprits des Sénégalais ».

Ministère de l’Education nationale : Serigne Mbaye Thiam a demandé et obtenu auprès de Macky, sa nomination à un autre poste ministériel

https://actusen.sn Ceux, qui croyaient que le départ de Serigne Mbaye Thiam du Ministère de l’Education nationale est synonyme de sanction ou d’états de services reprochables, se sont, lourdement, trompés.

La raison ? SourceA révèle dans ses colonnes que c’est plutôt le ministre socialiste qui a plaidé et obtenu auprès du président de la République sa nomination à un autre poste ministériel. De préférence, un Département qui impacte sur le vécu quotidien des populations et où il y a un gros défi sociétal à relever.

Serigne Mbaye Thiam, qui a fait pleurer plus d’un de ses collaborateurs, jeudi passé, au détour d’une rencontre sans protocole, dans l’intimité de son bureau, a prodigué de sages conseils à ses interlocuteurs, pour qu’ils accompagnent, loyalement, son successeur Mamadou Talla.Actusen.sn

Projet de réforme institutionnelle : Et si Macky Sall anticipait une éventuelle cohabitation ?Par Ferdinand Faye ATER en droit public à l’Université de Reims

Le quinquennat du président Macky Sall commence sur les chapeaux de roues. Une réforme institutionnelle a été annoncée avant même la formation officielle du gouvernement : elle devrait aboutir, entre autres, à la suppression du poste de Premier ministre.
Cette annonce a suscité beaucoup de commentaires qui s’interrogent notamment sur les motivations de cette réforme ; d’aucuns estiment que la suppression du poste de Premier ministre a l’ambition de renforcer l’efficacité de l’action politique en ce qu’elle permettra au chef de l’État d’exercer une autorité directe sur le gouvernement, c’est-à-dire sans intermédiaire primo-ministériel, alors que d’autres y voient une volonté du président de la République d’étendre ses pouvoirs qui sont déjà trop importants. L’une et l’autre des raisons avancées n’emportent pas l’entière conviction.
En premier lieu, la présence du Premier ministre ne constitue en aucune façon un obstacle à l’efficacité de l’action présidentielle. En fait, le chef du gouvernement n’est qu’un exécutant de la volonté du président de la République. Cette configuration qui résulte du régime politique est respectée en pratique par l’effet de la concordance des majorités présidentielle et parlementaire. Aux termes de la Constitution, le président de la République détermine la politique de la Nation et préside le Conseil des ministres (art. 42, al. 4 et 5 C). Autrement dit, il définit les grandes lignes politiques de son mandat et en assure régulièrement le suivi de l’exécution par le biais de la présidence des conseils des ministres. Le chef de l’État est donc juridiquement et politiquement assez outillé pour agir efficacement même en présence du Premier ministre. D’ailleurs, qui peut imaginer sérieusement que Mohammed Boun Abdallah Dionne gêne Macky Sall ?
En second lieu, la Constitution confère au président de le République le pouvoir de révoquer le Premier ministre sans condition (art. 49 C). Cette prérogative permet au chef de l’État de soumettre le chef du gouvernement. Ainsi, l’existence ou l’inexistence de Premier ministre n’a pas d’enjeu véritable quant à l’autorité du président de la République. Cela est d’autant plus vrai que les fonctions de chef du gouvernement subsisteront, certes sans le statut de Premier ministre. Elles seront assurées naturellement par Monsieur Dionne qui a été nommé, cumulativement à ses fonctions actuelles, Ministre d’État, Secrétaire général de la présidence de la République.
Il résulte de cette double considération que la réforme institutionnelle projetée poursuivrait d’autres finalités que celles évoquées plus haut. Il est possible d’y voir une sorte d’ingénierie institutionnelle en vue d’anticiper une éventuelle et très probable cohabitation. Les élections législatives prochaines auront lieu au début de la seconde moitié du quinquennat. Au regard des circonstances politiques, il n’est pas exclu que la majorité parlementaire actuelle ne soit pas renouvelée. D’une part, au regard des résultats de la présidentielle dernière, près de 42 % de l’électorat est favorable à l’opposition. On ajoutera que les élections législatives n’ont pas le même enjeu que l’élection présidentielle. D’autre part, si Macky Sall veut réussir franchement son quinquennat – dernier mandat pour lui –, il sera obligé de se comporter en chef de l’État et non en chef de parti et ce choix aura évidemment des conséquences politiques sur son électorat. Les réactions à la suite de la formation du nouveau gouvernement montrent que la frustration gagnera du terrain dans le camp présidentiel durant le quinquennat. Il est donc bel et bien
possible que la mouvance présidentielle perde les élections législatives. Or, si l’opposition remporte les élections, le président de la République sera « obligé » de nommer le Premier ministre parmi la majorité parlementaire. Ainsi, Macky Sall pourrait cohabiter au sein de l’exécutif avec un certain Idrissa Seck ou le redoutable Ousmane Sonko. La réforme institutionnelle qui se prépare viserait à parer le président de la République au cas où cette éventualité viendrait à se produire. Le schéma serait le suivant :
Premièrement, la suppression du poste de Premier ministre. Cette mesure évitera que le chef de la majorité parlementaire (par exemple, Idrissa Seck ou Ousmane Sonko) soit le chef du gouvernement. Il se contenterait donc éventuellement des fonctions de simple ministre ou de président de l’Assemblée nationale. La cohabitation n’aurait donc pas lieu véritablement. Deuxièmement, la réforme prévoirait de supprimer la responsabilité politique du gouvernement devant l’Assemblée nationale. Cette proposition entraînerait des conséquences plus dangereuses que la suppression du poste de Premier ministre. En effet, si l’Assemblée nationale ne peut plus renverser le gouvernement, le président de la République sera libre dans l’exercice de son pouvoir de nomination. En d’autres termes, il ne sera pas obligé de désigner le gouvernement parmi la majorité parlementaire, alors que c’est là l’essence même de la cohabitation. Macky Sall pourra ainsi faire et défaire le gouvernement à sa guise, même dans l’hypothèse où les élections législatives seraient remportées par l’opposition. Au final, il n’y aurait même plus d’intérêt à organiser les élections législatives pendant le quinquennat de Macky Sall.
On pourrait objecter que l’Assemblée nationale disposerait tout de même d’une compétence exclusive en matière législative et qu’elle pourrait, s’il y a lieu, exercer l’obstruction en rejetant systématiquement tous les projets de loi qui seront introduits à l’initiative du chef de l’État. Soit. Au demeurant, cela n’aurait pas d’impact décisif sous le quinquennat en cours, donc sous la présidence de Macky Sall. Les grands projets politiques de ce mandat auraient été déjà entérinés par la majorité parlementaire actuelle. Quid de la loi finances – le budget – qui est votée annuellement et dont le rejet pourrait entraîner un blocage ? Là aussi, la Constitution accorde au président de la République une porte de sortie inédite : «
Si le projet de loi de  finances n’est pas voté définitivement à l’expiration du délai de soixante jours prévu ci-dessus,

il est mis en vigueur par décret, compte tenu des amendements votés par l’Assemblée nationale  et acceptés par le Président de la République»(art. 68, al. 5 C).
En définitive, la réforme annoncée verrouillera tout le système institutionnel à la solde du président de la République. Une question : le bouleversement envisagé est-il légitime ? Cette réforme figurait-elle dans le programme politique du candidat Macky Sall ? Une chose est sûre, il n’en avait jamais fait état pendant la campagne électorale. Ferdinand Faye ATER en droit public à l’Université de Reims

Suppression du poste de premier ministre : Les conséquences du point de vue législatif et réglementaire Par Thierno Bocoum

La suppression du poste de premier ministre n’est pas une affaire entre un Président de la république et son premier ministre, encore moins entre Boun Abdallah Dionne et Macky Sall. Il s’agit d’une réforme substantielle de la constitution qui va toucher au régime politique de notre pays et au principe d’équilibre des pouvoirs consacré dans le préambule de notre charte fondamentale.
Cette réforme va concerner 21 articles et imposera un toilettage de la constitution pour enlever les 30 fois où la fonction de premier ministre a été évoquée.
Il faut, tout d’abord, noter cette incongruité qui consiste à faire du premier ministre, le secrétaire général de la présidence.
L’article 6 de la constitution cite les institutions de la république. Et parmi ces institutions nous avons le Président de la république et le gouvernement.
C’est une chose inédite qu’une même personne puisse être chef d’une institution et rattachée à une autre institution.. C’est un cumul indécent du point de vue républicain. Boun Abdallah Dionne est rattaché au Président de la république en sa qualité de secrétaire général de la présidence et il est en même temps chef du gouvernement.
En outre, nous avons l’impression que pour beaucoup d’observateurs, le premier ministre ne dépend que du Président de la république qui peut en faire ce qu’il veut. D’où les réactions parfois simplistes qui reconnaissent  au Président de la république le droit de faire disparaître et de faire réapparaître son collaborateur comme bon lui semble.
Contrairement à ce que beaucoup avancent le premier ministre a des prérogatives et des responsabilités qui sortent du domaine du Président de la république. Et cet état de fait sera beaucoup plus visible en cas de cohabitation. D’ailleurs c’est à se demander si le Président Macky Sall n’est pas en train de prendre les devants sur une éventuelle cohabitation. Et se prémunir ainsi d’un contre pouvoir capable d’impulser des changements en dehors de ses propres schémas.
Même si le premier ministre est nommé par le Président de la République et exécute la politique déterminée par ce dernier, il a des prérogatives lui permettant d’intervenir dans le domaine législatif et d’imposer un certain bicéphalisme au sein de l’exécutif avec prédominance du chef de l’État.
Le premier ministre est aussi bien responsable devant le Président de la République que devant l’Assemblée nationale et assure un certain rôle pour l’équilibre des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif.
Dans la Loi constitutionnelle n° 2016-10 du 05 avril 2016, portant réforme de la constitution et adoptée par référendum, ce rôle a été renforcé et permet à l’Assemblée nationale de mieux contrôler les actions du gouvernement et de pouvoir jouer sur l’équilibre des pouvoirs.
Ainsi, les dispositions de cette réforme permet à l’Assemblée nationale et à ses commissions d’entendre le premier ministre à tout moment.
En outre, le premier ministre et les autres membres du gouvernement doivent également se présenter à l’Assemblée nationale pour répondre aux questions d’actualité des députés.
Le premier ministre peut aussi, après délibération en Conseil des ministres, décider de poser la question de confiance sur un programme ou une déclaration de politique générale.
Il peut, dans les mêmes formes, engager la responsabilité du gouvernement devant l’Assemblée nationale sur le vote d’un projet de loi de finances.
Le Premier ministre peut provoquer une session extraordinaire de l’Assemblée nationale.
Il a le droit d’amendement et peut provoquer, de droit, l’inscription par priorité à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale d’un projet ou d’une proposition de loi ou d’une déclaration de politique générale.
Il doit faire une déclaration de politique générale suivie de débat qui peut, à sa demande, donner lieu à un vote de confiance.
A son tour, L’Assemblée nationale peut provoquer la démission du gouvernement avec à sa tête le premier ministre, par le vote d’une motion de censure ou à travers le refus de confiance.
Malgré le fait qu’il soit nommé par le Président de la république, le Premier ministre a également des pouvoirs au sein de l’exécutif.
Il a la possibilité de contresigner certains actes du Président de la république.
Il dispose de l’administration et nomme à des emplois civils déterminés par la loi.
Il assure l’exécution des lois et dispose d’un certain pouvoir réglementaire.
Il a la possibilité de déléguer certains de ses pouvoirs aux ministres…
Aujourd’hui, la suppression du poste de premier ministre risque de laisser place à une centralisation excessive et étouffante du pouvoir.  Ce qui favorisera un présidentialisme fort sans réel contre pouvoir.
Rien n’explique, pour un dernier mandat que le Président Macky Sall puisse avoir le même réflexe que par exemple, le président Léopold Sédar Senghor en 1963 qui avait décidé de renforcer ses pouvoirs pour mieux aborder ses futurs mandats dans un contexte de parti unique. Encore que le président Macky Sall qui envisage de saisir l’Assemblée nationale à travers sa majorité mécanique risque de ne pas être au même niveau de conscience démocratique que le Président Senghor qui avait décidé, pour une réforme aussi importante,  de saisir le peuple à travers un référendum. Thierno Bocoum,Président mouvement AGIR

CONSEIL ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL : Le sort d’Aminata Tall est bien scellé

Ce n’est plus une rumeur : les jours d’aminata Tall à la tête du Conseil économique, social et environnemental (Cese) sont effectivement comptés, selon plusieurs sources autorisées.

Libération évoquait hier une rumeur tenace tendant à faire croire que la présidente du Conseil économique, social et Environnemental (Cese) serait sur siège éjectable.
Des sources autorisées nous ont précisé qu’il ne s’agit point d’une rumeur, mais d’une perspective qui prendra forme dans les prochains jours ou…heures. En clair, Aminata Tall, qui avait été nommée à ce poste par décret présidentiel en date du 11 janvier 2013 et reconduite dans ses fonctions en août 2018, va céder son fauteuil pour, sauf refus de sa part, retourner à la Présidence comme ministre d’État. D’ailleurs les hautes sphères, le nom de la personne qui va la remplacer est connu.
Il s’agit, sauf revirement, d’un responsable de la première heure qui s’est investi corps et âme avant et pendant la campagne électorale pour la Présidentielle du 24 février dernier. Même si le mandat de la présidente du Cese est de 5 ans, l’article 9 relatif à son organisation est clair :  » Le Conseil économique et social est présidé par une personnalité nommée par décret. (Son) Président repré- sente le Conseil économique et social dans toutes les manifesta- tions de la vie publique. Il est mis fin à ses fonctions par décret ». C’est dire…

Pour rappel, le Cese a été créé par la loi n°2012-16 du 28 septembre 2012 portant révision de la Constitution tandis que la loi organique n°2012-28 du 28 décembre 2012 a fixé son organisation et son fonctionnement.

Le Cese est la deuxième assemblée constitutionnelle du Sénégal et constitue, auprès des pouvoirs publics, une assemblée consultative et peut être saisi, par le Président de la République, l’Assemblée nationale ou le Premier ministre au nom du Gouvernement, de demandes d’avis ou d’études.

Il peut aussi, de sa propre initiative, attirer l’attention du Gouvernement et de l’Assemblée nationale sur les réformes qui lui paraissent nécessaires, tout comme il contribue à l’évaluation des politiques publiques à caractère économique, social ou environnemental. Dans la loi de finance 2019, le budget de la Cese était arrêté à 6.227.590.000 milliards de Fcfa.

Coud et Artp : Les pressentis aux postes de DG sont…

http://www.seneweb.com La page du remaniement tournée, Macky Sall va procéder, dans les prochains jours, à un autre chamboulement au niveau des directions nationales et nommer des remplaçants aux nouveaux ministres.

En tout cas, selon Le quotidien L’As, l’ancien ministre Seydou Guèye et le maire de Pikine Abdoulaye Thimbo sont pressentis au niveau du Coud et de l’Artp. Deux postes moelleux qui aiguisent les appétits.

Conseil des ministres : Macky Sall exclut les ministres d’État

http://www.seneweb.com Suite et pas fin du « recentrage et resserrement » annoncé à la tête du pays et dans les institutions. Le dernier exemple en date est le dégraissage constaté au conseil des ministres.

Non seulement le nombre de membres du gouvernement, qui est passé de 39 à 35, est revu à la baisse, mais, signale le quotidien Libération, les ministres d’État n’y prendront plus part.

Grogne à l’Apr : Macky Sall convoque d’urgence le Sen

http://www.seneweb.com Face à la fronde qui couve à l’Alliance pour la République depuis le remaniement, le chef de l’État Macky Sall a convoqué, nous apprend l’As dans sa livraison de ce samedi, une réunion extraordinaire du Secrétariat exécutif national (Sen) de son parti.

Lors de cette rencontre, prévue lundi prochain dans l’après-midi, l’apériste en chef va raisonner ses nombreux partisans frustrés, à l’instar de Mame Boye Diao de Kolda qui a fait une sortie musclée, de ne pas figurer dans le nouveau gouvernement.

Dr Ndiogou Sarr : «Avec la suppression du poste de Pm, le parlement devient un figurant»

http://www.seneweb.com La suppression annoncée du poste de Premier ministre va entraîner, inéluctablement, un grand chamboulement institutionnel. D’après le professeur de droit, Dr Ndiogou Sarr, c’est l’Assemblée qui paiera la note puisqu’elle sera délestée de l’essentiel de ses prérogatives et deviendra, par conséquent, «un figurant».

Le chef de l’État compte supprimer le poste de Premier ministre. Quelles en seront les conséquences ?

Je pense qu’une réforme d’une importance aussi grande ne devrait pas être proposée comme ça. D’autant qu’on sort des élections et que cela va changer complètement notre armature institutionnelle avec un chamboulement fondamental de la constitution. Je pense que, par respect, on aurait pu dire au départ, lors de la campagne, que : ‘je proposerai qu’on change notre système institutionnel’.

Le gouvernement est une institution constitutionnelle qui est définie comme collégiale et solidaire avec comme chef le Premier ministre qui en est le coordonnateur. Il est le chef de l’institution gouvernementale qui est prévue par la constitution. Dans notre système constitutionnel, on a des pouvoirs entre lesquels se trouvent des actions. Pour que le Parlement puisse contrôler l’action du gouvernement et le sanctionner, il ne peut passer que par le Premier ministre.

Cela veut dire que si on ampute le Premier ministre de cette institution collégiale qu’est le gouvernement, il n’y aura plus possibilité d’engager une responsabilité du gouvernement dans le sens de la mission qui lui est confié qui est de coordonner et de guider la politique. Donc, fondamentalement, la disparition du Premier ministre va entrainer, par ricochet, un chamboulement de la constitution sur toutes les dispositions qui interpellait le Premier ministre en tant que statut mais aussi en tant que prérogative.

«Pour dire vrai, au plan constitutionnel, on peut l’appeler gouvernement mais cela n’a pas de sens parce que ce n’est plus un gouvernement.»

En cas de suppression du poste de Premier ministre, l’Assemblée nationale pourra-t-elle continuer à contrôler l’action du gouvernement ?

Les prérogatives de l’Assemblée nationale vont être fondamentalement touchées. Parce que sa mission consiste à légiférer, évaluer les politiques publiques et contrôler l’action du gouvernement. Par ce contrôle, elle peut sanctionner le gouvernement à travers la motion de censure et la question de confiance.

C’est pourquoi le Premier ministre, quand il est nommé, avant de décliner sa feuille de route par rapport à l’exécution de la politique définie par le chef de l’État, se présente devant l’Assemblée qui voit si cela est cohérent ou non. Et si l’Assemblée refuse, le Premier ministre est obligé de démissionner.

Maintenant, si le Premier ministre n’est plus là, pour engager la responsabilité collégiale du gouvernement, ce même gouvernement n’aura plus de responsabilité. Par conséquent, c’est un élément essentiel qui va disparaitre.

Mais, en disparaissant, cet élément va entrainer un autre élément. Parce que le fait que le gouvernement soit responsable devant le parlement donne, comme contrepartie, la possibilité au chef de l’État de dissoudre l’Assemblée chaque fois qu’il pense qu’elle est en train de malmener son gouvernement. Aussi, le Président ne pourra plus dissoudre l’Assemblée parce que la dissolution était le moyen de réponse.

Y aura-t-il de Discours de politique générale si le Premier ministre disparaît ?

L’Assemblée pourrait continuer à demander à entendre les ministres par les questions écrites ou orales. Mais, ces questions ne donneront droit à aucun vote et aucune motion de censure. Il n’y aura plus de discours de politique général parce qu’il n’y aura plus de gouvernement. Pour dire vrai, au plan constitutionnel on peut l’appeler gouvernement, mais cela n’a pas de sens parce que ce n’est plus un gouvernement.

On aura que de simples secrétaires qui sont là pour exécuter des tâches que le Président a bien voulu leur confier. C’est pourquoi le Président mettra devant l’Assemblée un secrétaire général de la présidence, chargé de l’administration, mais qui ne pourra pas engager sa responsabilité devant elle. Les réponses aux questions orales et écrites ne feront l’objet d’aucun débat encore moins un vote.

Finalement, l’Assemblée n’aura plus les moyens d’agir et devient un figurant puisqu’il ne peut plus contrôler ni sanctionner l’action du gouvernement. Surtout que, dans notre système, c’est le président de la République qui convoque le parlement, définit l’ordre du jour et fixe les questions prioritaires.

«C’est comme si on voulait changer de Constitution et avait peur de le dire. Le danger c’est qu’on aura une hypertrophie du pouvoir constitutionnel du président de la République.»

Que restera-t-il à l’Assemblée nationale ?

Peut-être la mission de contrôle des politiques publiques. Et, jusqu’au moment où je vous parle, on n’a pas encore défini les mécanismes de contrôle des politiques publiques. Pour vous dire que le président de la République est en train de changer fondamentalement notre système institutionnel et, à la limite, notre régime.

Quelles sont les conséquences qui en découleront ?

Si on doit chambouler toutes ces dispositions de la Constitution, c’est comme si on voulait changer de Constitution et avait peur de le dire. Pour moi, le danger c’est que toutes les prérogatives du Premier ministre, qui en réalité est un exécutant du président de la République, retourneront au Président.

On aura une hypertrophie du pouvoir constitutionnel du président de la République. Ce qui est plus grave, c’est que le Premier ministre dispose, dans la constitution sénégalaise, de toute l’administration. Aussi, à partir de la suppression, ce sera le chef de l’État qui va disposer de toute l’administration. Cela va créer une centralisation à outrance et une concentration administrative qui déboucheront, à mon avis, sur une inefficacité.

Nouveau Gouvernement : Le PIT salue la reconduction de son SG comme ministre du travail

Le parti de l’indépendance et du travail PIT/Sénégal à travers son Secrétariat du Comité Central, a salué et remercié le Président de la République pour la confiance renouvelée à leur égard par le choix de son Secrétaire général comme membre du gouvernement. Selon le PIT, l’engagement du Parti, à cet égard, aujourd’hui comme hier, n’a pas varié : agir pour plus de liberté, davantage de paix et de justice, plus de progrès partagés par les sénégalaises et les sénégalais.

Le PIT a aussi sur la précampagne et la campagne électorales apaisées, félicité le peuple « qui s’est, encore une fois, illustré, de la plus belle des manières, dans le concert des nations ».

Cri de cœur de la mère de Khalifa… « Que Macky Sall libère mon fils par la grâce de Dieu… »

https://www.leral.net C’est une mère abattue, abasourdie, désespérée, fatiguée, qui s’est confiée à nous. Elle, c’est Adji Awa Niang, maman biologique de l’ancien maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall. La dame a crié son ras-le-bol. Elle supplie Macky Sall de libérer son fils.

« Je veux voir mon fils. Çà fait deux ans et deux mois que je ne l’ai plus revu. Récemment, il a perdu son oncle et son frère. Là, je suis seule, désespérée, malade et abandonnée à moi-même », a lancé Ya Awa depuis les Parcelles Assainies, où elle vit depuis presque une trentaine d’années. « Ils étaient ensemble, mais maintenant ils ne le sont plus, compte tenu de ce qui s’est passé. N’empêche, Macky doit être clément. Je ne lui en veux pas, parce qu’il est aussi mon fils. Je veux juste qu’il m’aide par la grâce de Dieu », supplie-t-elle les larmes aux yeux. Eloignée de son fils en qui elle nourrissait tant d’espoir, Ya Awa voit sa santé se dégrader de jour en jour à cause de l’incarcération de ce dernier. « Je ne mange plus. Je ne vis plus correctement. Je marche avec des béquilles. Je suis malade. Dites à Macky que je ne lui en veux pas. Mon seul souci, c’est de voir mon fils libre. Je ne peux plus parler, car je suis en larmes. Que Macky m’aide. Je suis vraiment fatiguée, désespérée », conclut-elle.

Emprisonné depuis le 7 mars 2017, Khalifa Ababacar Sall croupit toujours à la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss. Sa libération a été agitée récemment lors de la fête de l’indépendance, le 4 avril dernier, mais rien n’a été concrètement fait à ce sujet. Vivement que le cri du cœur de sa mère soit entendu par le président Macky Sall. Par Papa Waly NDAO

Répartition des services : Daouda Diallo et Mansour Faye prennent du poids, Diouf Sarr au régime sec

http://canal221.com Après la formation du gouvernement, place au plus important : la répartition des services qui renseigne sur le poids des uns des autres. Ainsi, la Couverture ministérielle universelle (Cmu) échappe à Abdoulaye Diouf Sarr. Elle tombe dans la besace du ministre de l’Equité territoriale, Mansour Faye. Ce dernier va, également, gérer tous les programmes d’urgence qui sont des gouffres à milliards : Puma, Pudc, Promovilles, etc.

Quant à Abdoulaye Daouda Diallo, nouveau ministre des Finances et du Budget, il aura sous sa tutelle les Impôts, la Douane et le Trésor.

Suppression du poste de Premier ministre : Le rôle joué par Niasse -l’histoire se répète

https://www.pressafrik.com Moustapha Niasse qui a travaillé avec le président Abdou Diouf avant Macky Sall avait joué un rôle important dans la dernière suppression du poste de Premier ministre qui remonte en 1983. Aujourd’hui, il aurait aussi pesé sur la balance avec le même projet voulu par Macky Sall.

Dans un entretien accordé à un journal de la place, Cheikh Diallo, docteur en science politique a révélé le rôle joué par Moustapha Niasse, lors que le président Diouf a supprimé le poste de Premier ministre. A l’en croire, Niasse aurait pesé sur la balance pour mettre Macky sur la même voie.

« Aujourd’hui, l’histoire constitutionnelle se répète. Lors de la suppression du poste de Premier ministre sous Abdou Diouf, Moustapha Niasse y avait joué un rôle fondamental. Là également, il a indubitablement pesé sur la balance couts/avantages », dit-il.

Rappelant les faits qui remontent à 83, le docteur en science politique, a révélé que Moustapha Niasse, alors ministre des Affaires étrangères avait convaincu Diouf en ces termes. « Monsieur le président, le peuple vous a élu, il vous a même plébiscité. Senghor avait créé le régime présidentiel déconcentré pour préparer sa succession, mais vous n’êtes pas dans cette dynamique. Par conséquent, vous n’avez pas besoin de Premier ministre. Le peuple attend de vous que vous gouverniez directement. Vous devez être cumulativement chef de l’Etat et chef du gouvernement ».

Et le président Diouf se laisse alors convaincre et décide de nommer Niasse lui-même Premier ministre et ministre des Affaires étrangères avec pour unique mission la suppression du poste dudit poste.

Lorsque Moustapha Niasse « teste » l’idée sur le chef du gouvernement, Habib Thiam marque son désaccord et qualifie cette loi constitutionnelle de « césarisme démocratique ». Je vous renvoie directement à l’ouvrage « Abdou Diouf, mémoires » paru en 2014, précise Cheikh Diallo.Salif SAKHANOKHO

Amadou Ba, le grand perdant

http://www.enqueteplus.com/S’il y avait dans le gouvernement de Macky Sall un ministre du ciel et de la terre, c’était bien Amadou Ba. Avec le remaniement suivi de la répartition des services, on peut affirmer sans se tromper qu’il est l’un des principaux perdants de Macky II.

Sur ses seules épaules reposaient l’Economie, les Finances, le Plan, la Coopération et même, dans une moindre mesure, le Budget qu’il administrait par le biais du ‘’très discipliné’’ ministre délégué Birima Mangara. Ainsi, l’ancien argentier de l’Etat avait sous sa charge, d’abord son cabinet qui chapeautait des services comme l’Inspection générale des finances (Igf), la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), la Cellule d’intelligence économique et la Cellule de communication. Il contrôlait, en outre, six directions générales : le Fonds spécial de soutien au secteur de l’énergie (Fse), le Fongip (Fonds de garantie des investissements prioritaires), l’Ansd et l’Observatoire de la qualité des services financiers.

En tout, c’est pas moins de 70 services où Amadou Ba faisait et défaisait qui il veut. Presque un gouvernement dans le gouvernement, comme dirait l’autre, avec à sa tête le ‘’très liquide’’ Amadou Ba, un petit Jupiter au royaume Apr.

De ce fait, certains n’hésitaient pas à lui tailler, à tort ou à raison, le même costume, sinon même un de plus costaud que celui du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. Réputé très puissant, Ba était ainsi craint, jusque dans le premier cercle présidentiel. Jusqu’à sa défenestration, seul le ministre Mame Mbaye Niang a osé le défier publiquement. La suite, tout le monde l’a connu. Mame Mbaye l’accuse et claque la porte du gouvernement. Le président de la République, par le biais de Boun Dionne, le rappelle et le confirme dans ses fonctions. Aujourd’hui, des mois après, le fils d’Imam Mbaye Niang s’est rapproché du palais, tandis que son ‘’ami’’, lui, a été on ne peut plus éloigné, avec les Affaires étrangères.

Pour plusieurs observateurs, ce dernier est l’un des plus grands perdants, suite aux derniers changements intervenus dans l’attelage gouvernemental. Même si, dans l’ordre protocolaire, M. Ba peut toujours se glorifier d’être au deuxième rang, après le ministre des Forces armées Sidiki Kaba. Et il est loin d’avoir abattu toutes ses cartes, signale-t-on. Sa puissance ou force de nuisance, c’est selon, estiment même certains, lui vaut encore sa présence au sein de Macky II. Même si, s’empresse-t-on de préciser, la machine s’est déjà emballée. Nos sources de préciser, à l’endroit du profane, qu’en fait, Amadou Ba a perdu bien plus que l’Economie, les Finances, le Plan et le Budget, il a surtout perdu le portefeuille ‘’très juteux’’ de la Coopération.

Au vu du décret de répartition des services, il n’aura que quelques directions simples, sans grands pouvoirs qu’une direction générale, à savoir l’Appui aux Sénégalais de l’extérieur, la Délégation générale au pèlerinage, entre autres.

DECRET DE REPARTITION DES SERVICES : Mansour Faye le super ministre, Amadou Bâ encore sabré, Abdou Karim Fofana à la tête d’un méga-ministère…

https://www.jotaay.net/S’il y a un ministre qui a dû danser en voyant le décret de répartition des services, c’est bien celui du Développement communautaire, de l’Équité sociale et territoriale. Du Pudc au Puma, en passant par les bourses familiales et la Cmu, Mansour Faye a hérité des programmes phares du régime, financés à coups de milliards. Avec le chef de l’Etat qui a des agences comme l’Apix, l’Artp, l’Anrac…, ils ont quasiment entre leurs mains les programmes sociaux et agences de développement. Abdou Karim Fofana est aussi à la tête d’un méga-ministère, tandis que la Direction des Sénégalais de l’extérieur devient un mini-ministère.

Le décret N°2019-769, portant répartition des services de l’Etat et du contrôle des établissements publics et des sociétés nationales et des sociétés à participation publique, entre la présidence de la République, la Primature et les ministères, a livré ses secrets.

Macky reprend l’Apix et lâche le Patrimoine bâti

Et comme on pouvait s’y attendre, la présidence de la République décroche la timbale, avec une foule de cabinets et de services. A cela, il faudra ajouter une quinzaine d’agences et structures assimilées (15) au total. Parmi celles-ci, il y a l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (Apix), qui revient à la présidence de la République, après son transfert au ministère de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices de l’Etat (dissous). Pour le reste, en dehors de L’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’Etat (Agpbe) dont hérite le ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, toutes les autres agences qui étaient sous le contrôle du palais y sont restées (Artp, Anrac, Cdp, Oni, Anp, Cn-Itie, Ppdc, Dgpu, Der). S’y ajoute le Parc d’exposition de Diamniadio, le Centre International de conférence Abdou Diouf.

Mansour Faye trône sur des centaines de milliards

En dehors du chef de l’Etat, c’est le ministre du Développement communautaire de l’Équité sociale et territoriale qui est le plus nanti en agences. En plus des 5 Directions que compte le ministère, Mansour Faye doit aussi trôner sur 5 programmes. Il s’agit du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), auparavant géré par un ministre délégué dépendant du Premier ministre ; du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma), du Programme de modernisation des villes (Promovilles) ; de l’Agence nationale de la Couverture maladie universelle (Anacmu), auparavant sous la tutelle du ministre de la Santé, de la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpssn) et du Commissariat à la sécurité alimentaire.

Les cinq directions du ministère sont : la direction du Développement communautaire, la direction de la Promotion de l’équité sociale, la direction de la Promotion de l’équité territoriale, la direction de l’Évaluation des programmes et la Dage.

La Dage du Ministère des Affaires étrangères arrachée à Amadou Bâ au profit de la Direction générale d’Appui aux Sénégalais de l’Extérieur

La Direction générale des Sénégalais de l’Extérieur, devenue Direction générale d’Appui aux Sénégalais de l’Extérieur a été fortement renforcée. Alors que partout, la direction de l’Administration générale et de l’Équipement (Dage) est sous la tutelle directe du ministre, ce n’est pas le cas pour le ministère des Affaires étrangères. En effet, direction centrale, elle a été arrachée à Amadou Bâ pour être confiée à la Direction générale d’Appui aux Sénégalais de l’Extérieur. Encore un énorme coup de poignard pour Amadou Bâ qui tombe chaque jour que Dieu fait en disgrâce.  Outre la direction de l’Administration générale et de l’Équipement, la Direction générale d’Appui aux Sénégalais de l’Extérieur reste avec ses autres prérogatives. Comme quoi, le chef de l’Etat veut apparemment éviter tout conflit entre le secrétaire d’Etat chargé des Sénégalais de l’Extérieur et cette direction qu’i a toujours confiée à Sory Kaba.

La justice se bonifie d’un nouvelle Direction chargée de rendre la justice et le droit accessibles à tous

A la faveur du nouveau gouvernement, le ministère de la Justice s’est enrichi de trois nouvelles Directions. Il s’agit de la direction de la Justice de Proximité et de la Promotion de l’Accès au Droit. Une direction d’autant plus importante qu’elle colle avec les nouvelles orientations du département, qui veut rendre la justice accessible à tous. Il s’y ajoute la direction de la Promotion de la Bonne Gouvernance et celle du Suivi et Evaluation des Politiques de Bonne Gouvernance, nées de la dissolution du ministère de la Bonne Gouvernance.

Abdou Karim Fofana à la tête d’un méga-ministère

Il fait partie des plus jeunes du gouvernement, mais il fait aussi partie de ceux qui portent les plus lourdes charges. A la tête du nouveau ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, avec trois Directions générales, dont la plus petite a 4 Directions, il trône aussi sur cinq autres administrations. Il s’agit de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics (Acbep), de l’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’Etat (Agpbe), rattaché auparavant à la Présidence, de la Fondation droit à la ville, du Projet de construction de logements sociaux et de la lutte contre les bidonvilles, et de l’Unité de coordination et de gestion des déchets solides (Ucg), de la Sicap et de la Sn-Hlm. Mbaye THIANDOUM

Abdoulaye Daouda Diallo prend sa revanche sur Amadou BA

http://www.enqueteplus.com Dans l’ensemble, l’orthodoxie a bien été respectée dans la répartition des services. Ce spécialiste des régies financières revient d’abord sur les tâches qui devront normalement incomber à chaque département. En attendant d’étudier le décret de répartition, il faut retenir qu’en principe, le ministère en charge des Finances doit se charger de tout ce qui est en relation avec l’élaboration et l’exécution de la loi de finances, donc du financement de toutes les dépenses publiques, de la gestion de la trésorerie de l’Etat… Et ainsi, renseigne-t-il, toutes les directions générales participant à l’élaboration et à l’exécution doivent dépendre de lui. Quant au ministère en charge de l’Economie, il lui revient, en principe, tout ce qui est suivi des agrégats macroéconomiques, le respect des engagements de l’Etat vis-à-vis de ses partenaires… “Il s’agira, à ce niveau, d’être dans la planification et le suivi’’, estime-t-il, soulignant que la coopération doit permettre le suivi des relations. Au vu du décret de répartition, on peut affirmer que cette dernière direction va également participer à la recherche de financements des différents projets de l’Etat. En effet, Amadou Hot a hérité de la stratégique Direction générale de la Coopération et des Financements extérieurs, en plus de la Direction générale de la Planification et des Politiques économiques. En tout, l’ancien patron du Fonsis, qui débarque de la Banque africaine de développement, n’aura que deux directions générales sous sa tutelle. M. Hot hérite aussi de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), du Comité paritaire public privé des zones économiques spéciales ainsi que du Comité national d’appui aux partenariats public-privé (Cnapp). Son tandem Abdoulaye Daouda Diallo, lui, s’en sort avec le gros lot. Sans surprise, il a la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor, la Direction générale des Douanes, la Direction générale des Impôts et des Domaines, la Direction générale du Budget ainsi que la Direction générale du Secteur financier. Daouda Diallo contrôlera également le Fonds spécial de soutien au secteur de l’énergie (Fse), l’Observatoire de la qualité des services financiers, le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) et enfin le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis). Donc, le nouvel homme fort.

La Coopération, première source de discorde

Très souvent oubliée, la Coopération est, en effet, un portefeuille très important qui suscite bien des convoitises. D’ailleurs, expliquent nos sources, ce n’est pas pour rien si Amadou Ba était très couru, jusqu’au-delà des frontières sénégalaises. En effet, par lui devaient passer tous les partenaires privés comme publics devant contracter avec le Sénégal sur le plan économique et financier. Habituellement, la Coopération était rattachée au Trésor et donc au ministère en charge des Finances. Ce n’est plus le cas, depuis le dernier remaniement ministériel et confirmé par le décret de répartition des services. En fait, certains considèrent ce département comme la source de beaucoup de nébuleuses

Dans son livre dédié au “scandale’’ Prodac, le coordonnateur du Forum civil, Birahime Seck, fait d’ailleurs un focus sur cette direction qui fait rarement parler d’elle, en montrant comment le Mef a pu engager, selon lui, le pays dans des conventions fortement léonines au bénéfice d’intérêts obscurs. En effet, au chapitre 13 de l’ouvrage, le coordonnateur du Forum civil, s’appuyant sur le contrat entre l’Etat et Locafrique, dans le cadre dudit programme, dénonce : “Au Sénégal, les conventions de financement sont entourées de mystères. Elles sont signées dans une opacité absolue.’’ Mieux, se demande-t-il “si l’argent utilisé pour rembourser le principal et payer la charge de la dette (intérêts et commissions diverses) au titre des conventions de financement, appartient aux citoyens’’.

Selon le patron du Forum civil, “cette culture d’opacité, développée autour de la préparation, de la signature et de la mise en œuvre des conventions de financement, est générale. Amadou Ba, estime-t-il sans dédouaner pour autant l’ancien ministre de la Jeunesse Mame Mbaye Niang, “est l’artisan de la convention de financement défavorable à l’Etat du Sénégal’’. Et le mal, selon lui, ne concerne pas uniquement la convention État du Sénégal et Locafrique. Il cite, en outre, l’exemple de la convention de financement signée au profit de l’entreprise Myna Distribution Sa pour des études, la fourniture, le transport, la construction de dorsales Mt et l’électrification de localités dans le cadre du Programme national d’urgence d’électrification rurale (Pnuer). Un programme d’un montant de 60 milliards de F Cfa. “Elle est nébuleuse et pleine d’irrégularités’’. Homme le plus informé du pays, le président de la République ne pouvait l’ignorer.

Pendant longtemps – plus de cinq années – il a laissé son “poulain’’ dérouler. Il y avait aussi un second mandat en jeu. Maintenant que c’est dans la poche, les risques de sabotage minorés, le “plan de liquidation’’ peut être mis en branle. Pourquoi ce portefeuille de la Coopération a été confié à Amadou Hot, au détriment d’Abdoulaye Daouda Diallo qui, selon nos interlocuteurs, devait en être le bénéficiaire légitime ? Il y a deux hypothèses, de l’avis des spécialistes. Peut-être le président de la République, constatant les dérives mises en exergue par Birahime Seck, veut une gestion plus “transparente et vertueuses’’ de ces financements. Raison pour laquelle il a choisi Amadou Hot qui est moins coloré, au détriment d’Abdoulaye Daouda Diallo qui est un politicien pur et dur. Peut-être aussi, ce n’est qu’une mise en œuvre de recommandations des institutions de Bretton Woods qui surveillent la politique d’endettement du Sénégal comme du lait sur le feu. Et qui ont eu, à maintes reprises, à tirer la sonnette d’alarme. Quoi qu’il en soit, les puristes, eux, trouvent que cette amputation relève d’une anomalie qu’il va falloir corriger. Ce scénario qui consiste à amputer la Coopération du Trésor n’est pas une première. Déjà, en 2009, Abdoulaye Wade avait réalisé le même scénario, même si la motivation était diamétralement opposée. Là-bas, il s’était surtout agit de renforcer son fils Karim Wade

«Amadou Ba n’a pas été sanctionné»

https://xibaaru.sn Suite à la nomination de Amadou Ba à la tête du ministère des Affaires étrangères, les « aperistes » de Bambey ont tenu à féliciter le Président Macky Sall pour ce choix porté sur l’ancien ministre de l’Économie et des finances: « nous félicitons le président de la République qui a renouvelé sa confiance au nouveau ministre des affaires étrangères, monsieur le ministre Amadou Ba. Ce dernier le mérite vu son engagement et sa loyauté auprès de son frère et ami le président Macky Sall mais aussi grâce à ses compétences et ses résultats obtenus au niveau de l’économie sénégalais », a fait savoir Mamadou Ndiaye alias Ndiaye Bambey.

Pour Ndiaye et ses camarades le nouveau ministre des Affaires étrangères n’a jamais été sanctionné comme le soutiennent certains: « nous demandons a ceux qui pensent que le Président a sanctionné Amadou Ba de taire ce débat insensé et infondé. Amadou Ba est un sénégalais qui travaille pour son pays et qui n’a pas de fixation sur des postes. Il s’est engagé derrière Macky Sall sans condition et se réjouit de toutes les décisions prises par ce dernier. C’est un agent de l’État qui est au service de l’administration », a-t-il ajouté avant d’indiquer qu’avec Amadou Ba,  » la diplomatie sénégalaise rayonnera d’avantage avec son nouveau chef comme il a fait avec la diplomatie économique ».

Ousmane Sonko reprend le combat et s’adresse à ses partisans

YERIMPOST.COM Ousmane Sonko demande à ses partisans de se remettre en ordre de bataille contre le système. «Convictions fortes que malgré tout, il ne tient qu’à nous de briser ce cycle d’échecs et de déceptions, car les solutions sont bien en nous. Mais il faut s’y atteler dès maintenant; nous avons perdu trop de temps et le monde ne nous attend pas», a-t-il lancé à ses militants…

Saër Kébé se confie à Dakaractu : « Je n’ai jamais douté de mon innocence… L’usage que les jeunes doivent faire des réseaux sociaux »

https://www.dakaractu.com/Quatre ans! C’est le nombre d’années fait par Saër Kébé (détention préventive) avant d’être jugé. Poursuivi pour actes de terrorisme par menace et apologie du terrorisme après des menaces postées sur les pages Facebook de l’Ambassade des États-Unis à Dakar, de l’armée Israélienne et de West Africa Democracy Radio, cet élève qui était en classe de terminale au Lycée de Mbour au moment de son arrestation, a recouvré la liberté après avoir écopé de trois mois de sursis, alors qu’il risquait 5 ans de travaux forcés.
Depuis le 10 avril dernier,  jour de sa libération, l’ancien détenu n’a plus une minute pour lui. Dakaractu qui a pu décrocher un entretien exclusif avec lui, a dû le retrouver dans la banlieue où il rendait visite à une de ses tantes.
Quatre années après, l’ancien pensIonnaire de la chambre 11 de la prison de Rebeuss semble éprouver des difficultés à affronter le regard de la société. Ses yeux cachés par des lunettes de soleil, il ne veut surtout pas faire croire que les quatre années passées en prison l’ont été pour rien. Pour Saër Kébé, “à quelque chose malheur est bon”. “On ne peut pas dire tout ça pour ça. J’ai beaucoup appris en prison”, commente-t-il sa longue détention sanctionnée par une peine avec sursis.
Pourtant, l’ancien prisonnier ballotté entre deux centres de détention de Dakar (Rebeuss et Cap Manuel) et la maison carcérale de Mbour, croyait s’en sortir avec un acquittement. “Mais la justice en a décidé autrement.Je l’accepte”,se résigne-t-il.
Son séjour carcéral, Saër Kébé ne l’assimile pas à la croix et à la bannière. “Partout où je suis passé, j’ai été bien accueilli par les détenus et mon séjour s’est relativement bien déroulé”, se rappelle-t-il, non sans préciser qu’il était dans la section des accusés pour terrorisme. Un isolement qui ne dit pas son “nom”, semble toutefois regretter l’élève mbourois.
Il a dû taper du poing sur la table pour être jugé. “Des personnes que j’ai devancées en milieu carcéral bénéficiaient d’un jugement alors que mon dossier ne bougeait pas. J’ai décidé d’observer une diète pour me faire entendre”, explique Saër Kébé.
De son innocence, il dit n’en avoir jamais douté. “J’étais très confiant car je me savais innocent”, répond-il à la question de savoir s’il n’avait pas été apeuré par les échos des procès de l’Imam Ndao. Un procès au terme duquel des accusés ont écopé de lourdes peines, allant parfois jusqu’à 20 ans de travaux forcés.
Maintenant qu’il est élargi de prison, l’ancien pensionnaire du lycée Demba Diop de Mbour veut se reconstruire. “J’ai commencé mes révisions en prison et j’aimerais passer le bac en juillet sinon je suis en train de voir comment le différer en octobre”, ambitionne-t-il.
En attendant de passer les épreuves du Bac qui lui ouvriraient la porte des études supérieures, Saër Kébé a pris une résolution. Sa fréquentation du net sera différente et il invite les jeunes à en faire de même. “Les réseaux sociaux, il faut les utiliser intelligemment et à bon escient car nul n’est censé ignorer la loi”, conscientise-t-il les usagers susceptibles de tomber dans les travers qui lui ont coûté 4 ans de sa vie.

Diouloulou : Des écoliers échappent de peu à une électrocution!

https://actusen.sn Le pire a été évité de justesse ce vendredi à Diouloulou, département de Bignona. Un poteau électrique à terre depuis plusieurs mois malgré les alertes des populations, a failli électrocuter un groupe d’élèves.

Les parents d’élèves de la paisible ville de Diouloulou ne vont cesser de remercier la citoyenne espagnole Yolanda Ibanes d’avoir sauvé leurs rejetons d’une électrocution certaine. La dame, en séjour touristique dans la zone a eu le réflexe de mettre son véhicule entre les écoliers qui revenaient de leur établissement et les fils d’électricité qui jonchaient le sol au moment où une flotte d’eau y était versée. Les faits ont eu pour cadre la “frontière” entre les quartiers de Sankoung et Mbamissa où un poteau électrique, un des principaux passages utilisés par les riverains.

Selon, Sidate Diedhiou, habitant Diouloulou, “les fils sont tombés à terre depuis plusieurs mois et continuent d’y traîner encore, et c’est un grand danger pour la population et surtout pour les écoliers qui passent par là-bas pour aller ou sortir de l’école”. Mr Diedhiou précisera à l’attention d’Actusen.sn, “Nous avons saisi les différentes autorités, administratives, locales et même la Senelec pour signaler le danger que constituaient ces fils qui sont à terre depuis déjà trop longtemps mais, comme de coutume, personne n’a répondu à notre appel”.

Pour le quinquagénaire, ce qui vient de se passer aurait pu coûter la vie à plusieurs jeunes écoliers n’eut été la vigilance de la dame qui a préféré embourber son véhicule pour empêcher les enfants de piétiner l’eau qui ruisselait et qui pouvait électrocuter par inadvertance les potaches.

Radiation des policiers (Avril 1987 – Avril 2019) :A son Excellence Abdou Diouf «Jamais un Président de la république n’a été aussi impitoyable envers des compatriotes»Par Boubacar SADIO,Commissaire divisionnaire de   police de classe exceptionnelle à la retraite.

Excellence, je profite opportunément du 32eanniversaire des événements des 13 et 14 avril 1987 qui ont abouti à la radiation des policiers pour vous adresser la présente correspondance, en espérant très vivement et c’est mon souhait le plus ardent, qu’elle vous trouve, votre épouse et vous, en très bonne santé.

Excellence, avec tout le respect que je vous dois en votre qualité d’ancien Chef d’Etat qui a eu le grand privilège de et l’insigne honneur de présider aux destinées de notre cher pays pendant 20 ans, je vous dirai tout de go et sans aucune précaution oratoireque de tous les Présidents de la République du Sénégal vous avez été celui qui aura pris la décision la plus inopportune, la plus mauvaise, la plus cynique, la plus inique, la plus injuste, et la plus inhumaine envers ses propres compatriotes.

Excellence, en effet, le 15 avril 1987 sur vos instructions fermes données sous le coup de l’émotion, de la peur et de l’affolement, les députés socialistes de l’époque ont procédé au vote de la loi 87.14 portant radiation des cadres des personnels des forces de police. Cette mesure de radiation collective est intervenue à la suite des fameux événements des13 et 14 avril 1987 que certains ont qualifiés de ‘’grève des policiers’’. En effet, pendant ces deux jours, certains membres des forces de police basés à Dakar, une infime minorité et il est bon de le préciser,ont cru devoir occuper la voie publique pour manifester contre une décision de justice condamnant six de leurs collègues à des peines d’emprisonnement fermes. En réalité cette manifestation inédite a été une véritable occasion pour protester contre les conditions de vie humiliantes et avilissantes qui étaient le lot quotidien des policiers. Toutefois, le souci de la vérité qui me sert toujours de viatique ainsi que l’honnêteté intellectuelle m’obligent à reconnaitre et à dire que les policiers avaient enfreint les règles statutaires qui les régissaient. Bien que légitimes, leurs revendications n’auraient pas dû les amener à s’affranchir de leur statut.

Excellence, concernant la mesure de radiation proprement dite, comme cela a été de tout temps dénoncé, elle est foncièrement inconstitutionnelleen ce sens qu’elle a été prise par l’Assemblée nationale qui n’avait pas compétence en la matière si l’on part du principe que la radiation est une sanction disciplinaire et qu’il était dit dans la constitution en vigueur au moment des faits que le pouvoir de sanction appartenait à l’autorité investie du pouvoir de nomination. Ainsi donc, il vous appartenait de prendre vos responsabilités pour sanctionner directement les présumés fautifs dont les droits de se défendre ont été allègrement bafoués. Seulement par ponce-pilatisme , suivant en cela les conseils du puissant et incontournable Jean Collin, secrétaire général de la présidence d’alors, vous aviez transféré cette responsabilité aux députés socialistes. Et nous nous rappelons tous, avec fierté, que les députés du parti démocratique sénégalais (PDS) avaient ostensiblement quitté l’hémicycle pour ne pas être témoins ni complices de ce qui apparait aujourd’hui, vu ses conséquences, comme un crime social. Jusqu’au moment où j’écris ces lignes, les policiers radiés contestent votre décision enrobée d’une fausse légalité. Et contrairement à Blaise Pascal qui disait « il faut jamais dire au peuple que la loi n’est pas bonne ; il faut toujours lui dire qu’il faut y obéirparce que c’est la loi », nous policiers continueront à dénoncer votre loi scélérate jusqu’à ce que le dernier de vos victimes rejoigne les cieux.

Excellence, il a été ensuite demandé aux policiers de formuler individuellement une demande de réintégration, suprême humiliation. Des commissions ont été créées à l’effet d’examiner, semblait-il les dossiers cas par cas. A l’issue des travaux de celles-ci, mille deux cent quarante sept (1247) policiers, tous grades confondus, ont été jugés ‘’indignes et inaptes’’ de servir l’Etat du Sénégal et ce après des dizaines d’années de bons et loyaux services pour son compte.

Par votre faute, des milliers de braves et valeureux agents ont été brutalement privés de toutes ressources, de tous moyens de subsistance. Des agents dont on ne pouvait apprécier à sa juste valeur la somme incommensurable de sacrifices de toute nature consentis durant leurs carrières.

Excellence, votre décision a eu des conséquences terribles et indicibles dans la vie de centaines defamilles sénégalaises. Jadis, ces pères de familles,leurs épouses et leurs enfants vivaient avec les soucis, les préoccupations, les joies et les peines quotidiens de n’importe quelle famille sénégalaise. Mais depuis votre décision injuste, cynique, inique et inhumaine que de péripéties, que de vicissitudes, que d’aléas !

Des familles jadis unies, joyeuses et harmonieuses se sont disloquées ; des enfants, ces êtres frêles, sans défense qui naguère fréquentaient l’école avec l’insouciance de leur âge fait de rêves les plus osés, ont été contraints d’abandonner le chemin du savoir, seul garant de l’avenir. Des bébés prématurés ont grossi le taux de mortalité infantile. Des femmes parturientes ont rendu l’âme au moment où elles mettaient au moment l’innocent sur qui le père radié espérait trouver une consolation. La maladie pernicieuse, vicieuse et malicieuse, quelquefois dans toute sa virulence, conduira au cimetière des nourrissons, des enfants, des adolescents, des femmes et des hommes abandonnés à eux-mêmes parce que précipités brutalement et de la manière la plus lâche dans une situation de désarroi et de détresse jusque là inconnue, mais surtout insupportable. Combien sont-ils à avoir été internés dans un centre psychiatrique pour avoir disjoncté parce s’étant retrouvés subitement en pleine déréliction dans un univers qui leur est devenu étranger. Des femmes, jadis fières de leurs époux et attentionnées vis-à-vis de leurs progénitures ont subitement abandonné le domicile conjugal tout simplement parce qu’un ressort psychologique a été cassé. Des cadavres ont séjourné dans des morgues davantage qu’il n’était nécessaire tout simplement parce que la misère et l’impécuniosité ne permettaient pas d’acheter le linceul et de procéder à la prière mortuaire dans les meilleures de décence. Dois-je poursuivre cette évocation macabre avec le cas de M. Gningue, ce jeune officier ayant servi sous mes ordres et qui s’est suicidé en se jetant sous les roues d’un camion sur la route nationale non loin de Fatick à quelques encablures de Diouroup ? De braves pères de famille, agents émérites qui ont combattu au prix de leur vie pour préserver l’intégrité du pays, pour faire face au banditisme se sont retrouvés à arpenter quotidiennement les rues, les boulevards, les venellestortueuses et autres recoins interlopes à la recherche de l’hypothétique pitance quotidienne.

Excellence, les faits précités sont graves et lourds de conséquences désastreuses et calamiteuses. Et celles-ci se font sentir jusqu’au moment où j’écris ces lignes. Prenez le soin d’aller visiter les familles de policiers radiés, vous aurez l’occasion de mesurer l’amplitude de la détresse, du désarroi, du malheur et de la misère que vous y avez installés. Vous avez fait du mal, du tort à des hommes dignes, à des femmes valeureuses et surtout à des enfants innocents. Votre conscience sera toujours perturbée par les échos des gémissements et les voix d’outre-tombe de milliers de Sénégalais ensevelis sout terre parce que morts de faim, de misère et d’angoisse par votre faute.

Excellence, les policiers radiés constitueront toujours votre mauvaise conscience. Nos progénitures qui avaient grossi le contingent de l’enfance déshéritée ont grandi pour relever le défi. Même ceux qui sontmorts ont constitué le terreau fertile d’où a émergé un grand arbre dont les branches sont dénommées Honneur, Fierté, Dignité, Foi et Espoir. Ce grand et majestueux arbre a produit des fruits qui, aujourd’hui, constituent autant d’hymnes de bravoure et de courage qui sont popularisés et chantés dans toutes les contrées du pays, du Walo au pays Bassari, du Ferlo à la verte Casamance.

Excellence, votre décision irréfléchie dictée par une panique injustifiée a porté un préjudicie énorme à la Police en tant qu’institution. De par votre faute, votreirresponsabilité et votre manque de maîtrise et de sérénité, vous avez fait perdre à la Police des cadres parmi les meilleurs d’Afrique ; vous avez fait perdre à la police son âme et la Police ne s’est jusqu’à présent pas relevée de ce drame. Le déficit structureldes effectifs résulte de votre décision inhumaine et assassine. Plus grave et plus dangereux, vous aviezinstillé dans l’esprit de certains policiers mentalementfragiles un complexe d’infériorité par rapport à leurs collègues des autres corps qui, Dieu sait, ne sont niplus compétents professionnellement ni plus utilessocialement.

Excellence, sachez que les policiers radiés que le gouverneur Malick BA avait traités de mauvaises graines, se sont montrés à la hauteur tant au niveau de la Police municipale, aujourd’hui disparue, quedans la Police nationale où leur compétence, leur professionnalisme et surtout leur moralité ont été bien appréciés. Ils étaient très loin de l’ivraie. Ils avaient simplement eu le tort d’être des agents avertis, réfléchis, conscients de leur devoir mais surtout de leurs droits. On leur reprochait, pour la plupart, d’être des intellectuels, des têtes pensantes.Pour votre information, sachez qu’ils ne sont plus que trois en activité sur les 1247 que vous aviez radiés sans le moindre état d’âme.

Excellence, vous avez les salutations fraternelles de deux policiers radiés. D’abord celles du vieuxbrigadier-chef Mandoumbé DIAW, polygame domicilié à Grand Dakar. Il m’a chargé de vous dire qu’il est atteint de cécité depuis bientôt 28 ans. Sa seule activité est de s’asseoir devant sa maison et de voir défiler le film de sa vie à la fois tragique et dramatique. Il m’a prié et chargé de vous mettre au fait que malgré l’abysse visuel dont il souffre du fond de son âme et de sa chair, votre image s’est incrustéepar effraction dans sa rétine non fonctionnelle et qu’il en pâtit énormément. Ensuite celles du brigadier Alioune CAMARA, qui vous fait savoir qu’il vous tiendra toujours comme le responsable du décès de son épouse qui, parce que n’ayant pu supporter la présence d’un huissier accompagné de la force publique pour procéder à leur expulsion, a fini par se suicider suite à un affaissement mental aggravé.

Excellence, je ne saurais terminer sans vous dire qu’à travers l’aménité du Président Macky SALL dont on dit que vous êtes le précepteur et le coach, vous êtesen train de bénéficier et de jouir indûment d’un traitement princier financé par l’argent du contribuable Sénégalais dont les impôts tirés des maigres pensions de retraite des policiers radiés.

En toute honnêteté et beaucoup de Sénégalais le pense, vous ne méritez pas les faveurs, les avantages ni les privilèges qui vous sont accordés chaque fois que vous séjournez dans notre cher pays où vous n’avez même pas daigné acquérir ne serait-ce qu’un appartement, faisant montre d’un mépris total, inexplicable, injustifiable, inqualifiable et inacceptable vis-à-vis de ce brave peuple de  gorgorlous qui vous aura tout donné. Avec tout le respect que je vous dois, vous avez été ingrat et ne méritez aucune sollicitude ni reconnaissance de notre part.

Excellence, l’histoire témoignera et la postérité retiendra que le deuxième Président de la républiquedu Sénégal, monsieur Abdou DIOUF a marquéindélébilement au fer rouge la vie de milliers de Sénégalais.

Les policiers radiés n’oublieront jamais ; qu’Allah Le Tout-Puissant vous pardonne. Dakar le 11 Avril 2019

LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 13/04/2019

Moustapha Diakhaté 

Qu’on l’aime ou pas, Moustapha Diakhaté a le courage de ses opinions. L’ancien chef de cabinet du Président de la République ne se prive jamais d’occasion de livrer ses analyses sur le net. Dans ce contexte de débat autour de la modification de la Constitution pour supprimer le poste de Premier ministre, l’ancien patron de Alc Wathio ak Alternance, a déclaré, qu’avec la suppression du poste de Premier ministre, le chef de l’Etat doit aussi perdre le pouvoir de dissolution qu’il avait sur le Parlement. Un avis largement partagé du reste par les internautes.

Fake news 

Citant un responsable de Rewmi a Diourbel, «L’As» a écrit que la révision des listes électorales est prévue à partir du 15 avril prochain. Faux, faux et faux. Le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye que nous avons câblé répond: «Aucune date n’est encore retenue».

Erreur du protocole au Palais

Le service Protocole du Palais de la République a-t-il commis une grosse bourde hier lors du point de presse conjoint organisé à l’occasion de la visite du président de la République Arabe d’Egypte, Abdel Fatah Al Sisi ?. En effet, en lieu et place du drapeau actuel de l’Egypte adopté sous sa présente forme en 1984, le service protocolaire de la présidence de la République du Sénégal a mis sur les deux chevalets celui de la Révolution de 1952. C’est peu avant l’entrée dans la salle des Banquets où se tenait la rencontre qu’un gradé de la délégation égyptienne a remarqué l’erreur. Il a vite interpellé une dame qui faisait partie de cette même délégation qui a pris le soin d’informer le conseiller en Communication de la présidence de la République, El Hadji Hamidou Kassé. Après quelques minutes d’explications, les deux chevalets sur lesquels était mis l’ancien drapeau ont été enlevés des pupitres. Pour rappel, le drapeau actuel de la République Arabe d’Egypte est composé de trois bandes horizontales colorées en noir, blanc et rouge avec l’aigle de Saladin au centre.

Seydou Guèye et Abdoulaye Timbo pressentis au Coud 

La page de la formation du nouveau gouvernement tournée, s’ouvre la course pour les Directions dont les occupants sont promus ministres. Parmi la dizaine de directions, c’est celle du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (Coud) qui aiguise de plus les appétits. Cette direction qui brasse des milliards est très convoitée par les responsables de l’Alliance pour la République (Apr), notamment ceux qui sont dégommés du gouvernement. Il se susurre que l’ancien ministre secrétaire général et porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye et l’oncle du chef de l’Etat, Abdoulaye Timbo sont pressentis pour diriger l’un pour le Coud et l’autre à l’Artp. Deux postes moelleux, même si les problèmes sont nombreux au Coud, surtout avec les doléances sociales des étudiants.

Plainte contre le Sg du Comité des étudiants de Endss 

Le mouvement d’humeur des élèves de l’Ecole Nationale de Développement Sanitaire et Social (Endss) a atterri à la police. Ils réclament l’instauration du système Licence-Master Doctorat (Mld) à l’instar des écoles de santé de la sous-région. En fait, durant le mouvement d’humeur des élèves dans la semaine, les responsables avaient délogé leurs camarades de la 3e année qui faisaient cours. Ils ont tapé à la porte de la salle pour aviser le professeur que leurs camarades doivent quitter la salle. Il s’en est suivi un vacarme dans la salle, parce que certains ne voulaient pas aller en grève. Surement l’enseignante, Mme Touré, n’a pas aimé l’incursion des élèves dans salle. Elle a déposé une plainte contre le secrétaire général du comité des étudiants, Amadou Wade Guèye élève en 2e année en imagerie médicale. Elle l’accuse de l’avoir brutalisée. Ce dernier est tombé des nues lorsqu’il a reçu la convocation de la Police du Point E. Les élèves ont commis un avocat pour assister leur camarade à l’audition. Mais tout est bien qui finit bien. A la police, Me Moussa Sarr a pris langue avec la plaignante pour trouver une solution avant que les choses n’aillent plus loin. Selon l’avocat, Mme Touré a fait preuve de compréhension et de dépassement. Tandis qu’Amadou Wade Guèye aussi a fait preuve de responsabilité. Finalement, l’affaire a été réglée à l’amiable.

Passation de service 

Les choses vont aller vite la semaine prochaine. «Fast track» oblige. Les passations de services débuteront entre les nouveaux ministres et les sortants. Le désormais ancien ministre de la Justice, le Pr Ismaïla Madior Fall va passer le témoin à son successeur Me Malick Sall, lundi dans la matinée. L’ancien garde des Sceaux va faire ses adieux au personnel pour aller occuper son nouveau poste de ministre d’Etat à la Présidence de la République.

Félicitations de l’URD 

La Direction Politique Exécutive (Dpe) de l’Union pour le Renouveau Démocratique (Urd), s’est réunie 11 avril dernier sous la présidence de Diégane Sène. Abordant la question relative à la formation du nouveau gouvernement, la Dpe a souhaité une réussite totale à l’équipe pour le grand bonheur des Sénégalaises et des Sénégalais. Diégane Sène et ses camarades ont accueilli favorablement la réduction de la taille du gouvernement et la volonté du régime à mettre fin au train de vie dispendieux de l’Etat, dans une double option d’efficience gouvernementale et d’économie budgétaire. Les rénovateurs ont félicité en outre les nouveaux ministres pour la confiance qui leur est manifestée par le Président Macky Sall. Ils souhaitent que l’espoir placé en eux soit, au bout, pleinement justifié par les résultats que le peuple sénégalais attend de leur action. La Dpe réaffirme l’ancrage de l’Urd dans la coalition avec le Président Macky Sall.

And Jef/ Pads/A se signale 

Le Secrétariat Exécutif de And Jef/ Pads/A s’est penché jeudi dernier sur un certain nombre de questions relatives à la vie du pays et du parti. Landing Savané et ses partisans ont accueilli favorablement la formation du nouveau gouvernement qui marque, à les en croire, le départ d’un nouveau quinquennat. Ils souhaitent au passage plein succès au Président Macky Sall et à son gouvernement. «And Jef/ Pads/A» estime qu’en lançant le concept «fasttrack», le Président de la République engage le gouvernement devant le peuple, à réaliser des succès importants par la prise en charge des besoins urgents des populations. Pour ce parti de gauche, les intérêts des Sénégalais sont au-dessus de tout. «C‘est pourquoi, notre parti ayant formé des cadres admirables dans plusieurs secteurs d’activités s’engage à mobiliser ses forces et ses talents dans l’intérêt d’une croissance plus dynamique de notre économie et d’une satisfaction plus complète des besoins matériels, éducatifs et culturels de nos concitoyens».

And Jef/ Pads/A (bis) 

Le Secrétariat Exécutif de «And Jef/ Pads/A» encourage le gouvernement à poursuivre le travail de modernisation de nos institutions et la réalisation des promesses pour une égalité des chances dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’environnement, de l’accès au logement, au transport collectif et au numérique et à des services publics de qualité. Il annonce de grandes réflexions, dans les prochains jours, sur les institutions de la République, leur redynamisation et leur avenir, le non cumul des mandats, le système éducatif, l’emploi des jeunes, la violence, la sécurité et la protection sociale, les rapports entre l’Etat et les collectivités territoriales, sur le problème de la construction de l’égalité entre les collectivités territoriales, sur l’eau et l’énergie, sur la sécurité alimentaire et la situation de la gauche entre autres. Fidèle à sa ligne de conduite, And Jef affirme qu’il continuera à jouer un rôle prépondérant dans la vie et l’intérêt de la nation. «Il s’agira également d’élaborer un programme d’action claire qui puisse aider à la réussite du quinquennat du Président Macky Sall». Enfin, le Secrétariat Exécutif de «And Jef/ Pads/A» réaffirme son ancrage dans Benno Bokk Yaakaar et encourage les autres composantes de la coalition à renforcer l’unité et la cohésion de la coalition présidentielle.

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