Revue de presse du jeudi 11 avril 2019

Revue de presse du jeudi 11 avril 2019
Revue de presse du jeudi 11 avril 2019

DÉCRET PORTANT RÉPARTITION DES SERVICES DE L’ETAT…

http://www.lesoleil.sn/Quelques enseignements majeurs

A l’issue du remaniement ministériel intervenu dimanche dernier, le Président de la République a pris, le lendemain, le Décret n° 2019 – 769 portant répartition des services de l’Etat et du contrôle des établissements publics, des sociétés nationales et des sociétés à participation publique entre la Présidence de la République, la Primature et les ministères. Ceci, dans l’attente de l’aboutissement de la réforme portant suppression de la Primature, qui va intervenir dans quelques semaines, et entraîner un autre décret portant répartition des services de l’Etat et du contrôle des établissements publics, des sociétés nationales et des sociétés à participation publique entre, cette fois-ci, la Présidence de la République et les ministères.
Le Soleil, qui a pris connaissance dudit document, le livre, en primeur et en intégralité, à ses lecteurs, non sans tirer quelques enseignements majeurs.
D’abord, relevons que le nouveau ministère du Développement Communautaire, de l’Equité Sociale et Territoriale est outillé de manière optimale pour porter toute la dynamique sociale et territoriale voulue par le Président de la République. En ce sens, il va agréger une multitude de programmes qui étaient éparpillés entre la Présidence de la République, la Primature et des ministères : le Programme d’Urgence de Développement communautaire (Pudc) ; le Programme d’Urgence de Modernisation des Axes et Territoires frontaliers (Puma) ; le Programme de Modernisation des Villes (Promovilles) ; le Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale (Dgpssn) ; le Commissariat à la Sécurité alimentaire ; l’Agence nationale de la Couverture Maladie Universelle (Anacmu).
En somme, c’est l’ensemble des programmes qui portent les politiques sociales du Président, mais aussi tout ce qui est équité territoriale. Un choix manifestement guidé par un souci de plus de cohérence, en réunissant tous les programmes éclatés dans plusieurs ministères avec à leur tête un même pilote.
En ce qui concerne l’éclatement du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan en deux entités, d’une part le ministère des Finances et du Budget, et d’autre part le ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, il obéit toujours à une logique d’efficacité. Le premier va se focaliser sur la gestion des ressources internes et de la trésorerie. L’autre va agir sur tout ce qui est programmation du développement. Autrement, le ministère des Finances va gérer les comptes publics, et le ministère de l’Economie va s’occuper de la prospective et de la programmation du développement : l’un gère, l’autre programme.
L’autre ministère particulièrement outillé est sans nul doute celui de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique. A cet effet, est mise en place une Direction générale du cadre de vie et de l’hygiène publique, qui va porter tout ce qui est politique de salubrité, désencombrement, propreté, etc. Cependant, le Service d’Hygiène reste au ministère de la Santé. Enfin, la gestion des inondations migre de l’Hydraulique à ce ministère qui va désormais gérer tout ce qui est déchets liquides et solides.
A la faveur de la suppression du ministère des Investissements, l’Apix revient à la Présidence de la République d’où part l’Agence du Patrimoine Bâti pour être désormais logée au ministère de l’Urbanisme, de même que l’Unité de Coordination de la Gestion des Déchets solides (Ucg), pour plus de cohérence.
Au ministère des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, avec la nomination d’un Secrétaire d’Etat aux Sénégalais de l’Extérieur, la Direction générale des Sénégalais de l’extérieur change de dénomination pour devenir la Direction générale de l’Appui aux Sénégalais de l’Extérieur.
En somme, quelques enseignements parmi une multitude, tirés de cette nouvelle répartition des services de l’Etat et du contrôle des établissements publics, des sociétés nationales et des sociétés à participation publique entre la Présidence de la République, la Primature et les ministères.Yaxam Codou Ndendé Mbaye

Document voir le lien  http://www.lesoleil.sn/decret-portant-repartition-des-services-de-letat/

Arrivée à Dakar du président égyptien Al-Sissi pour une visite officielle

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré-Le président de la République arabe d’Egypte, Abdel Fattah Al-Sissi est arrivé, jeudi après-midi à Dakar, pour une visite officielle de deux jours.

Le président Al-Sissi a été accueilli à sa descente d’avion, peu après 17 heures (GMT), par son homologue sénégalais, Macky Sall, à l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor de Dakar. Après son tête-à-tête avec Macky Sall, le président égyptien a rejoint sa résidence. Il est attendu dans la soirée au palais de la République pour un dîner officiel.

Vendredi, lui et le président Sall animeront une conférence de presse conjointe au palais à 10h45. Au paravant, les deux chefs d’Etat auront un entretien élargi aux deux délégations, avant de présider la signature d’accords.

Selon la Présidence de la République du Sénégal, cette visite du président Al-Sissi, président en exercice de l’Union africaine (UA) s’inscrit dans le cadre de la volonté mutuelle des deux Chefs d’État de raffermir davantage les excellentes relations d’amitié et de coopération entre la République du Sénégal et la République Arabe d’Égypte.

« Au cours de cette visite, les Présidents Sall et Al Sisi auront des entretiens sur des sujets d’intérêt commun au plan bilatéral, africain et international », conclut la Présidence de la République.TE/APA

VERS UNE GÉNÉRALISATION DU VISA DES ÉTATS FINANCIERS

Dakar, 11 avril (APS) – Le Visa des états financiers sera généralisé en 2019 à l’ensemble des contribuables concernés, pour la déclaration de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés au titre de l’exercice 2018, a indiqué jeudi, à Dakar, Mor Fall, conseiller technique du Directeur général des impôts et domaines.

’’Le Visa des états financiers appliqué en 2018 qu’aux seuls usagers de la direction des grandes entreprises sera généralisé à partir de 2019 à l’ensemble des contribuables concernés pour la déclaration de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés au titre de l’exercice 2018’’, a déclaré M. Fall.
Il s’exprimait lors d’une conférence de presse conjointe entre la DGID et l’Ordre national des experts comptables et des comptables agréés (ONECCA) sur le visa obligatoire des états financiers institué au Sénégal depuis 2018.
Ce visa produit en cinq exemplaires qui seront mis à la disposition de la DGID, de l’ANSD, de la BECEAO et d’un greffier du tribunal, va permettre, selon Mor Fall, d’éviter ’’la pluralité des bilans’’.
Le conseiller technique du directeur général des impôts et domaines signale que l’intérêt avec ce visa n’est pas seulement ’’financier’’, il renferme ’’des enjeux d’études et de politiques (économiques).’’
Avec ce visa, l’assiette fiscale du Sénégal pourrait même enregistrer à long terme une augmentation , en ce sens, ajoute M. Fall, ’’qu’il va refléter des états financiers conformes à la réalité’’.
Dans son application, le Visa est obligatoire pour toutes les entités (personne physique ou morale) qui ont un chiffre d’affaires hors taxes annuel inférieur à 60 millions de F cfa pour les entreprises de négoce, 40 millions pour les entités artisanales et 30 millions pour celles de services, à l’exception de celles relevant du système minimal de trésorerie (SMT), a précisé M. Fall.
Rappelant le barème sur le coût des prestations du Visa, Mor Fall a également salué les efforts substantiels consentis par l’ONECCA, la structure délégataire de ce service public.
A titre de comparaison, M. Fall a indiqué que le barème du Sénégal est largement en deçà de celui appliqué en Côte d’Ivoire.
Revenant sur les sanctions, le conseiller technique du DGID a martelé que, après un procès-verbal qui constate une non déclaration des états financiers, un contribuable pourrait être amené à payer le double, voir le triple du prix du VISA habituel, soit 200.000 FCFA contre 50.000 la somme à verser pour les entités faisant moins de 20.000.000 de FCFA de chiffre d’affaires.
Sur les retards notés dans la matérialisation de cette mesure initiée en 2009 par une directive communautaire de l’UEMOA à travers un guichet unique des états financiers, Mor Fall rappelle ’’qu’il fallait expliquer le bien-fondé de la chose à toutes les parties prenantes notamment le secteur privé.’’
Le président de l’ordre national des experts comptables et des comptables agréés (ONECCA), Serigne Moustapha Ka, a pour sa part estimé que le visa des états financiers confère l’avantage, pour tous les pays de l’UEMOA, ’’de disposer d’une information financière fiabilisée sur les entités économiques’’.
A cet effet, ajoute-t-il, il devra permettre à chacun des Etats membres de ’’mieux piloter la performance de son économie à travers des politiques économiques reposant sur des données plus proches de la réalité’’.
Le président de l’ ONECCA a notamment insisté sur le pari gagnant-gagnant du VISA des états financiers et non une charge supplémentaire comme certains le prétendent.
Selon lui, ’’cette disposition va pousser le contribuable à se formaliser davantage pour ainsi avoir une comptabilité régulièrement tenue en se rapprochant des experts-comptables’’.SMD/OID/MD

Prix à la consommation : Léger repli au mois de février

https://www.lejecos.com/L’Indice National des Prix à la Consommation du mois de février 2019 s’est replié de 0,2% comparé à celui du mois précédent, sous l’effet essentiellement d’une baisse des prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » et des « boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants », selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd). En variation annuelle, les prix à la consommation se sont accrus de 0,3%.

Le repli de 0,5% des prix des « boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants » est imputable à celui des prix des tabacs et stupéfiants (-0,7%) et des vins et boissons fermentées (-0,4%). En variation annuelle, ils ont été majorés de 14,3%.

Les prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » ont baissé de 0,4% au cours du mois de février 2019. Cette évolution est expliquée par celle des prix des légumes frais en fruits ou racines (-4,0%) et des légumes frais en feuilles (-17,8%). Cette baisse des prix des légumes frais est relativement liée à l’amélioration de l’offre en début de campagne maraîchère. En outre, la contraction des prix des farines, semoules et gruaux (-11,3%), des tubercules et plantains (-4,7%) a contribué à la tendance baissière de ceux des produits alimentaires. Par rapport au mois de février 2018, ils se sont réduits de 0,2%.

Les prix des « biens et services divers » ont reculé de 0,1% par rapport au mois précédent, en raison du fléchissement de ceux des services des salons de coiffure et instituts de soins et beauté (-0,2%) et des produits pour soins corporels (-0,3%). En comparaison au mois de février 2018, ils se sont accrus de 0,2%.

Les prix des services de « loisirs et culture », de même que ceux de « l’enseignement » n’ont pas connu de variations sensibles en février 2019. Comparés au mois correspondant en 2018, ils ont respectivement augmenté de 1,4% et 2,3%.

Les prix des services de « logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles », des « articles d’habillement et chaussures », au même titre que ceux des « meubles, articles de ménages et entretien courant du foyer » sont restés stables en rythme mensuel. En variation annuelle, ils ont respectivement progressé de 0,9%, 0,4% et 0,7%.

 Le renchérissement de 0,2% des services de « transports » est attribuable à celui des services des transports aériens de passagers (+6,2%) et des automobiles (+0,7%). En variation annuelle, ils n’ont pas connu de variations sensibles.

Les prix des services des « restaurants et hôtels » ont augmenté de 0,4% au cours de la période sous revue, en raison de l’accroissement des prix des services des hôtels et autres services d’hébergement (+0,2%) et des restaurants, cafés et établissements similaires (+0,4%). En variation annuelle, ils se sont accrus de 0,8%.

Les biens et services de « santé » se sont renchéris de 0,4%, par suite d’une hausse des prix des médicaments traditionnels (+3,5%) et des appareils et matériels thérapeutiques (+1,6%). Rapportés au mois de février 2018, ils sont restés stables.

Les prix des services de « communication » ont progressé de 1,1% comparés au mois précédent, en raison de l’appréciation de ceux des services de la communication téléphonique (+2,0%). En effet, la hausse des prix des services de communication téléphonique est due à la baisse des offres de promotion de crédit par rapport au mois précédent. Comparés à la période correspondante en 2018, ils se sont réduits de 0,5%.

 L’inflation sous jacente a diminué de 0,2% en rythme mensuel et a progressé de 0,3% en variation annuelle. Les prix des produits locaux et importés ont diminué respectivement de 0,2% et 0,3% au mois de février 2019 comparativement au mois précédent. En variation annuelle, les prix des produits locaux et importés ont progressé respectivement de 0,2% et 0,5%. Adou FAYE

Repli de l’activité du secteur primaire au mois de février

https://www.lejecos.com/Selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee) ,  le secteur primaire (hors agriculture et sylviculture) s’est replié  au mois de 8,1%, en variation mensuelle, en rapport avec les sous-secteurs de l’élevage (-3,8%) et de la pêche (-17,5%). En revanche, sur un an, une consolidation de 9,1% du secteur primaire (hors agriculture et sylviculture) est notée en février 2019, du fait des bons résultats simultanés des sous-secteurs de l’élevage (+4,2%) et de la pêche (+24,0%). Adou FAYE

Forte contraction du secteur secondaire au mois de février

https://www.lejecos.com/En février 2019, le secteur secondaire s’est contracté de 10%, en variation mensuelle indique la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee) dans sa dernière publication « Point mensuel de conjoncture Mars 2019 ».

Cette situation est, essentiellement, imputable aux contreperformances notées dans «la filature, le tissage et l’ennoblissement textile » (-36,9%), la construction (-15,3%), la fabrication de produits agroalimentaires (-6,5%) et le «travail de cuir et fabrication d’articles de voyage et de chaussures» (-48,9%).

Par contre, l’activité de «sciage et rabotage de bois » (+34,3%), la fabrication de matériels de transport (+51,3%) et la fabrication de produits pharmaceutiques (+73,2%) se sont bien comportées sur la période.

Sur un an, note la Dpee, une progression de 4,1% du secteur secondaire est notée, au mois de février 2019, particulièrement portée par la fabrication de produits agroalimentaires (+11,5%), le «travail de cuir et fabrication d’articles de voyage et de chaussures» (>100%) et la production et distribution d’électricité et de gaz (+13,9%).

Cependant,  cette direction du ministère de l’économie, du plan et de la coopération internationale fait remarquer que de faibles résultats sont observés au niveau de «la filature, le tissage et l’ennoblissement textile » (-23,9%), de la « fabrication de papier de carton et d’articles en papier ou carton » (-18,8%), des activités extractives (- 0,8%) et de la fabrication de ciment et d’autres matériaux de construction (-2,6%). Adou FAYE

KAFFRINE:LA PRODUCTION ARACHIDIÈRE PASSE DE 71 961 À 272 500 TONNES

Kaffrine, 11 avr (APS) – Le chef du service régional de la planification de Kaffrine (centre), Lamine Camara, a fait état jeudi d’une augmentation de la production d’arachide dans cette région, laquelle est passée de 71.961 tonnes en 2014 à 272.500 tonnes en 2018.

‘’La production agricole a connu une amélioration entre 2014 et 2018 dans la région de Kaffrine. Elle est passée de 71.961 tonnes à 272.500 tonnes’’, s’est félicité le chef du service régional de la planification en marge de la revue annuelle conjointe de la région de Kaffrine.

Cette rencontre présidée par l’adjoint au gouverneur de Kaffrine chargé du développement, Cheikh Ndiaye, a enregistré la présence des élus locaux, des chefs de service, des autorités administratives et des producteurs.

‘’Cette année, la campagne agricole est meilleure que les années précédentes. Elle bat son aile’’, s’est réjoui Lamine Camara, appelant l’Etat à penser à distribuer à temps aux paysans de l’engrais et des semences de qualité et en quantité, pour ‘’davantage booster le secteur agricole dans la région de Kaffrine’’.

Selon M. Camara, l’économie de la région de Kaffrine s’est améliorée entre 2017 et 2018 grâce à l’augmentation de la production agricole. ‘’Il y a une amélioration de l’économie dans la région de Kaffrine, parce que les productions agricoles ont augmenté entre 2017 et 2018’’, a-t-il expliqué. Il a souligné qu’une amélioration a également été notée dans les activités d’élevage et de commerce.

‘’La revue annuelle conjointe de la région de Kaffrine a regroupé l’ensemble des indicateurs qui ont été suivis dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la pêche, de l’hydraulique, de l’environnement, de l’action sociale, de la justice, de l’agriculture, entre autres’’, a expliqué Lamine Camara.MNF/ASG

Terminal gazier sénégalo-mauritanien: Eiffage gagne un marché de près de 230 milliards FCfa

iGFM – (Dakar) L’entreprise française Eiffage, associée à Saipem, filiale de l’italien Eni, a remporté un contrat à 350 millions d’euros, soit près de 230 milliards de FCfa pour la construction du terminal gazier offshore de Tortue/Ahmeyim situé dans le bloc C-8 au large de la Mauritanie et le bloc Saint-Louis Profond au large du Sénégal rapporte le Témoin.

Mauritanie-Sénégal : KBR décroche sa part de Grand Tortue

https://www.financialafrik.com Après avoir obtenu un contrat d’ingénierie d’avant-projet détaillé (FEED) en 2017  pour la première phase du projet Grand Tortue/Ahmédine (GTA), la filiale britannique KBR décoche un  nouveau contrat.

En effet,  BP  vient de renouveler sa confiance au cabinet américain KBR pour la réalisation de la deuxième et troisième phase du projet sénégalo-mauritanien GTA.

Dans un communiqué publié mardi  9 avril, KBR a fait savoir  que les deux prochaines étapes permettront d’augmenter considérablement  la capacité productive de livraison de gaz supplémentaire à partir d’un système sous-marin en eau très profonde.
Ces travaux techniques, souligne-t-il, auront également pour effet d’accélérer la prise de la décision finale d’investissement sur cet important gisement  dont les réserves sont évaluées à 450 milliards de mètres cube.

Pour  KBR Energy Services, ce projet est parti pour être l’un des plus grands projets africains en termes de production gazières.

À noter que les premières productions de gaz sont attendues en 2021  avec une offre initiale de 2,5 Mtpa de GNL par an.

Découvert en 2016, le coût d’exploitation de ce site  est  estimé à 10 millions de dollars.

Les deux pays se sont engagés à partager  équitablement,  50-50, les revenus tirés de son exploitation.  Ibrahima jr Dia

LE SÉNÉGAL BÉNÉFICIAIRE D’UN PROJET AGROALIMENTAIRE DE LA BAD

Dakar, 10 avr (APS) – Le Sénégal fait partie des huit pays bénéficiaires de dix-sept programmes initiés par le Fonds pour l’accélération du développement agricoles de la Banque africaine de développement (BAD) en faveur des petites et moyennes entreprises (PME) s’activant dans l’agroalimentaire, a appris l’APS
La BAD lance mercredi (17 avril) à Accra, au Ghana, 17 programmes de subvention de projets en faveur des Petites et moyennes entreprises (PME) agroalimentaires dans huit pays africains dont le Sénégal, rapporte un communiqué de l’Institution financière africaine parvenu à l’APS.
Ces 17 programmes sont financés par le FADA qui prend ainsi en charge les coûts de développement d’un large éventail d’infrastructures agricoles couvrant toute la chaîne de valeur, de la production à la vente, précise la BAD.
Les pays bénéficiaires sont le Ghana avec 4 projets, la Tanzanie (4 projets), le Burkina Faso (2 projets), le Malawi (2 projets), le Mozambique (2 projets), l’Éthiopie (1 projet), le Nigeria (1 projet) et le Sénégal (1 projet), lit-on dans le communiqué.
Le FADA, géré par le département de l’Agriculture et de l’agro-industrie de la BAD, vient appuyer le développement d’une solide réserve de projets d’infrastructures agricoles ‘bancables’ et accompagner les PME africaines du secteur agroalimentaire dans leurs activités de préparation de projets, afin d’en faciliter le démarrage », peut-on y lire.
Le Fonds qui a l’appui des gouvernements américain, danois et suédois finance les coûts de développement d’un large éventail d’infrastructures agricoles couvrant toute la chaîne de valeur, de la production à la vente, note t-on.
« Les projets ciblés vont des routes de desserte rurale à l’irrigation, en passant par les unités de transformation et de commercialisation, ainsi que les dispositifs de sous-traitance », fait-on savoir la même source.
Le Fonds est axé sur les projets qui contribuent à la sécurité alimentaire, à l’amélioration des revenus et des moyens de subsistance des petits exploitants et à la création d’emplois, ajoute-t-elle.PON/AKS

PACASEN : L’APPORT FINANCIER DE LA BM ET DE L’AFD VERSÉ AU TRÉSOR PUBLIC

Fatick, 11 avr (APS) – La Banque mondiale (BM) et l’Agence française de développement (AFD), partenaires financiers de l’Etat sénégalais dans la mise en œuvre du Programme d’appui aux communes et agglomérations du Sénégal (PACASEN), ont mis à la disposition du Trésor public leurs apports financiers pour le démarrage effectif du projet, a appris mercredi l’APS.
‘’La Banque mondiale (BM) et l’Agence française de développement (AFD), deux bailleurs du PACASEN partenaires de l’Etat du Sénégal ont mis leurs apports financiers au niveau du Trésor public sénégalais’’, a révélé Salim S. Rouhana, chargé de programmes à la BM.
‘’Nous avons mis les ressources qui nous engagent au niveau du trésor public sénégalais’’, a-t-il ajouté, en marge d’un atelier d’information et de partage des objectifs du PACASEN.
Il a précisé qu’’’il ne reste plus qu’un effort procédural du gouvernement sénégalais pour que les ressources soient disponibles dans quelques semaines [pour les] communes bénéficiaires’’, a-t-il soutenu.
M. Rouhana a indiqué que l’apport de la Banque mondiale dans le cadre du PACASEN tourne autour de 55 milliards de francs CFA.
Conçu par l’Etat du Sénégal, ce programme est co-financé à hauteur de 130 milliards de francs CFA par la Banque mondiale (BM), l’Agence française de développement (AFD) pour 45 milliards de francs CFA et l’Etat du Sénégal, dont la contribution s’élève à 30 milliards de francs CFA.
Il va couvrir dans sa phase pilote 123 communes et villes dont six dans la région de Fatick : Dioffior, Fatick, Foundiougne, Passy, Sokone et Gossas.
Le secrétaire général de l’Agence de développement municipal (ADM), Mamadou Wade, a rappelé que’’ le PACASEN devrait normalement entrer en vigueur en fin juin 2018’’. Mais à cause des réformes entreprises, il le sera finalement en novembre 2018.
Il a expliqué que le retard noté dans le démarrage du PACASEN s’explique par ’’le fait qu’il fallait une réforme du Fonds d’équipements des collectivités locales (FECL) par une très grande concertation des élus’’. Il a confié que ce fut pas une affaire de tout repos.
‘’Pour l’entrée en vigueur de ce programme, une des modalités à satisfaire par le Gouvernement, c’est de réformer ce fonds, un réceptacle des financements du PACASEN, en quelque sorte le véhicule financier de ce programme’’, a-t-il encore expliqué.
Le programme était initialement prévu sur une durée de cinq ans, de 2018 jusqu’en 2023. Cependant, à cause du retard d’un an accusé dans le démarrage, les réalisations prévues en 2018 seront faites en 2019, a expliqué M. Wade.
Le séminaire d’information a enregistré la participation de toutes les parties prenantes à ce programme dont les partenaires techniques et financiers AB/ASG

Commercialisation de l’anacarde : Le cri de cœur des acteurs de la filière à Sédhiou

http://www.seneweb.com/La campagne de commercialisation de la noix d’anacarde est ouverte ce mercredi à Sédhiou. Producteurs, transformateurs et commerçants ont partagé les informations relatives au secteur. Ces acteurs venus des trois régions de la Casamance naturelle, veulent engager la campagne avec sérénité.

Les deux dernières années, il y avait une crise découlant de la baisse des productions et du prix du kilogramme ; une absence d’accompagnement des structures financières, un manque notoire de container et de bateau pour l’exportation et la cherté du coût des exportations, explique Boubacar Konta, le président du collectif des commerçants de noix d’anacarde, par ailleurs président du cadre régional de Kolda.

Abondant dans le même sens, Elimane Dramé, transformateur de noix à Ziguinchor, a souligné le manque d’accès à une technologie de pointe pour rendre leurs produits finis compétitifs sur le marché mondial. Il rajoute que des pratiques motivantes, encore inconnues au Sénégal mais en cours dans la sous-région ou en Inde permettent au transformateur de recevoir une partie des taxes sous forme de ristournes. Cela lui permet de supporter les charges.

Le président régional du cadre de concertation des opérateurs de la filière anacarde de Sédhiou, Ibrahima Khalil Sagna, a exprimé aussi son inquiétude face à la faillite de plus 700 unités de transformations en Inde, expliquant que seules 134 sont fonctionnelles sur les 800 industries.

Des difficultés en passe de connaitre des solutions avec l’accompagnement de la Cncas pour la campagne 2019, l’exportation via seulement le port de Ziguinchor où le système Gaïndé a été instauré et un bureau ouvert à cet effet. Ce qui, selon Elimane Dramé, va mettre fin aux anciennes mauvaises pratiques constatées sur l’exportation via la route. La plupart transitait par la Gambie

LA RÉFORME VISE À ÉVITER LES PANNES RÉCURRENTES DES INFRASTRUCTURES (DG OFOR)

Kaolack, 10 avr (APS) – Le directeur général de l’Office des forages ruraux (OFOR), Seyni Ndao, a indiqué que la réforme initiée dans le secteur de l’hydraulique répond au souci des autorités de le confier à des professionnels, afin d’éviter les pannes récurrentes des infrastructures.

‘’La décision prise par l’Etat de confier la gestion des forages à des professionnels fait suite à l’évaluation montrant beaucoup de dysfonctionnements dans la gestion des forages’’, a affirmé M. Ndao ce mercredi, à Kaolack, au cours d’un Comité régional de développement (CRD) de partage sur les objectifs de la réforme.
‘’Souvent les installations tombent en panne et les comités de gestion qui doivent venir en appui n’arrivent pas à le faire et cela entraine l’arrêt des forages rendant ainsi difficiles les conditions de vie des populations’’, a-t-il dit.
Le directeur général de l’OFOR explique que ‘’ces ouvrages nécessitent un entretien et de la maintenance pour assurer leur durabilité et un service de qualité raison pour laquelle l’Etat a jugé nécessaire de faire des réformes allant dans le sens de l’amélioration du service, l’appropriation et la pérennisation de ces infrastructures’’.

Toutefois, il précise que l’Etat a pris la décision de réformer ce secteur dans l’intérêt général des populations qui n’auront pas à débourser plus pour disposer d’une bonne alimentation en eau.
‘’L’Etat a fait une discrimination positive envers les populations rurales sur le prix de l’eau en tenant compte de leur pouvoir d’achat’’, a-t-il aussi signalé. AFD/AMD/MD

Spéculation foncière :Le maire de Sindia dans le collimateur de l’Ofnac

http://www.emedia.sn/Alors que de nombreux observateurs évoquaient sa mort clinique, voilà que le l’Office nationale de la lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) surgit de nouveau. Des agents de la structure présidée par Seynabou Ndiaye Diakhaté ont investi la mairie de la commune de Sindia que dirige Thierno Diagne.

Selon Iradio, ces agents de l’Ofnac, qui enquêtaient sur les spéculations foncières, très fréquentes dans cette commune, depuis que l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) y est érigé, ont bouclé leurs travaux après avoir passé une semaine dans la municipalité. Durant leur passage, les enquêteurs de l’Ofnac ont eu a interrogé le maire, M. Diagne, sur les hectares litigieux.

La première phase de l’enquête terminée, l’Ofnac va étudier le dossier en profondeur pour voir la suite a accordé aux nombreuses complaintes des populations de Sindia qui ont conduit à la descente de ses agents de l’Ofnac.

Les accusations qui pèsent sur les épaules du maire concernent l’assiette foncière de la commune. Ses détracteurs parlent de morcellement de terrains nébuleux en faveur de promoteurs privés. Des accusations qui ne datent pas d’aujourd’hui, mais que le concerné a toujours démonté. Babacar FALL

THIÈS-Alerte aux automobilistes : Attention au « carburant destructeur » !!!

https://www.dakaractu.com/ Un chef d’entreprise aurait récemment perdu beaucoup d’argent à cause d’un carburant mélangé avec de l’eau, qu’il a l’habitude d’acheter dans une station d’essence de la place.
En effet, trois des machines qu’il utilise dans son chantier (estimées à une centaine de millions Fcfa) sont tombées en panne. Ayant constaté la récurrence des pannes, l’homme d’affaires va faire appel à des spécialistes qui vont identifier l’origine de ses ennuis : mauvaise qualité du carburant utilisé, qui contiendrait de l’eau. Ipso facto, l’entrepreneur a pris un huissier qui s’est rendu à la station avant de se voir confirmé que le carburant est mélangé avec de l’eau.
Outre ce chef d’entreprise, des automobilistes et autres Jakartamen qui ont goutté à ce « carburant destructeur » en ont eu pour leurs frais…

Incident marché Castors : Le maire Cheikh Gueye réagit

http://www.seneweb.com/ Contacté par Seneweb, le maire de Dieuppeul Derklé, Cheikh Gueye, reconnait que l’occupation anarchique au marché Castors est un véritable problème qui, malgré les multiples déguerpissements persiste toujours. Pour l’incident de mercredi, où riverains et commerçants ont failli en venir aux mains, il explique: «Il y avait un petit incident ce matin. Les éléments de la brigade  de Dieuppeul ont passé la nuit là-bas pour que les gens ne puissent pas étaler leurs marchandises sur la voie publique et dépasser les barrières. Jusqu’à 5 heures du matin il n’y a rien eu. Mai vers 6 heures du matin, des vendeurs de légumes ont outrepassé les barrières. Et c’est ce qui a causé l’incident. J’ai appelé la Police pour les déguerpir et sécuriser les lieux. J’ai aussi appelé le préfet pour solliciter son appui. Il nous a d’ailleurs promis de saisir la police pour le suivi», détaille e maire.

Ainsi, Cheikh Gueye promet de faire en sorte qu’une solution soit trouvée définitivement. D’ailleurs, il annonce qu’un atelier est prévu  le 17 avril entre la mairie et les populations pour discuter sur la bonne gestion du marché Castors.

Ali Haïdar lance une campagne inédite de reboisement du Sénégal

YERIMPOST.COM L’ancien ministre de l’Environnement et militant éternel de la nature compte planter sur 1 an dans tout le Sénégal 100 millions de graines. L’action de plantation devrait débuter début juin. La saison des pluies permettra d’arroser naturellement les semences pour augmenter leurs chances de survie.

vEchauffourées entre conducteurs de motos Jakarta et policiers à Diourbel

https://actusen.sn/Ça chauffe à l’instant, à Diourbel où de violents affrontements opposent les forces de l’ordre aux conducteurs de moto-Jakarta. En effet les jeunes en furie ont brûlé des pneus sur les principales artères du Centre-ville.

Selon les informations de Actusen.sn, ces derniers dénoncent les tracasseries policières tous azimuts. Ainsi, le climat est très tendu dans la capitale du Baol où une course poursuite entre policiers et manifestants est en cours. Plusieurs cas d’interpellations dont celles du président des conducteurs de motos-Jakarta et son vice-président sont signalées.

SUPPRESSION DU POSTE DE PM : Les craintes des syndicats d’enseignants

http://www.seneweb.com/La suppression du poste de Premier ministre ne sera pas sans conséquences dans les négociations entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants. Ainsi, le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (Saemss) et membre du G6, craint des blocages.

‘’Dans le cadre des accords que nous avions l’habitude de signer, on s’était rendu compte que plusieurs ministres pouvaient intervenir sur une question et  qu’aucun ministre ne pouvait convoquer l’autre. Il était important que le Pm soit le garant de l’exécution du monitoring de ces accords’’, fait savoir Saourou Sène sur Rfm.

Ce dernier pense que si on enlève le Premier ministre et que chaque ministre « soit libre par rapport à l’exécution d’un accord ou d’une affaire et qu’il n’y ait pas de rencontre de monitoring au sommet le plus élevé, le dilatoire va persister« .

LE SAES DÉCRÈTE UN MOT D’ORDRE DE GRÈVE DE 48H

Dakar, 11 avr (APS) – Le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SAES) a décrété un mot d’ordre de grève de 48H, vendredi et samedi, pour dénoncer les violences survenues à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et exigé le respect des franchises universitaires.

Dans un communiqué reçu à l’APS, le Bureau national (BN) du SAES dit constater ‘’avec regret et amertume, la situation qui prévaut actuellement’’ à l’UGB de Saint-Louis où ‘’un groupe d’étudiants, dirigés par des membres de la Coordination des étudiants de Saint-Louis formellement identifiés, ont fait preuve d’une violence inouïe et gratuite sur des collègues dans l’exercice de leurs fonctions’’, ce mercredi.

La Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL) avait décrété le même jour, une grève, barrant notamment la route nationale numéro 2 qui relie Saint-Louis à Ourossogui et Bakel. Les forces de l’ordre sont ensuite intervenues pour dégager la route.

Dans leur repli, les étudiants se sont dirigés vers le bâtiment de l’UFR des sciences de l’éducation, de la formation et du sport (SEFS), qui sert de rectorat depuis la crise du 15 mai 2018. Ils auraient ensuite déversé des eaux usées dans le bureau du recteur.

Le SAES rappelle qu’en mai 2018, ‘’cette même violence sauvage avait coûté à l’UGB, la perte de 30 années d’archives’’ et qu’’’aucune autorité n’avait alors fait le déplacement pour s’enquérir de la situation et évaluer les dégâts’’.

Selon le syndicat, ‘’les auteurs identifiés avaient bénéficié d’une impunité totale’’.

Le SAES dénonce ‘’cette violence inacceptable et inadmissible dans un espace où seule doit prévaloir la force des idées’’ et ‘’marque son soutien indéfectible au Recteur et aux collègues de l’UGB’’.

Il demande aux autorités de ‘’prendre immédiatement toutes les dispositions pour assurer la sécurité des biens et des personnes à l’UGB et dans toutes les Universités’’ et ‘’exige qu’une enquête soit ouverte et que des sanctions idoines soient prises en toute rigueur contre les auteurs’’.

Le SAES demande aux enseignants ‘’d’observer toutes les règles de sécurité et au besoin de rester chez eux jusqu’à ce que la situation soit maitrisée’’ et ‘’décline toute responsabilité sur un éventuel bouleversement du calendrier universitaire’’.OID/AKS

Ugb : Le Saes décrète 72 heures de grève ; une réunion d’urgence convoquée

https://actusen.sn/La tension reste vive à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis où les étudiants se sont fait entendre hier. En effet, après avoir dénoncé en vain, le non-respect des engagements pris par les autorités, les pensionnaires du Campus de Sanar sont passés à la vitesse supérieure. Dénonçant le manque d’assainissement dans le campus social et les lenteurs notées dans le traitement du dossier de leur camarade Fallou Sène, tué en mai 2018 lors des affrontements entre étudiants et gendarmes, ils ont versé des excréments dans le bureau du Recteur avant de le saccager.

Face à cette situation, le Saes qui voit rouge a décrété une grève de 72 heures, en guise de protestation contre cet acte de vandalisme. Les autorités de l’Université ont ainsi convoqué “une réunion d’urgence de l’Assemblée de l’Université restreinte”.

Violence à l’UGB : accusés d’agression et de menace,les étudiants se lavent à grande eau

https://www.pressafrik.com/La coordination des étudiants de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis (CSL) rejette les accusations portées contre elle par le Syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (Saes). Ces derniers accusent les étudiants d’agression et de menace sur le Recteur, Ousmane Thiaré. Il ont décidé de suspendre toutes activités pédagogiques pour 72 heures à partir de ce jeudi.

«Aucune autorité ni aucun enseignant n’a pas été agressé. Le Recteur n’a pas été menacé ». C’est ce qu’ont déclaré les étudiants de l’UBG de Saint-Louis, qui ont balayé d’un revers de main toutes les accusations portées contre eux par le Saes, section Saint-Louis. Ils soulignent qu’ils voulaient juste «se faire entendre ».

« La CSl précise qu’il n’a jamais été question de saccage, de menace ou t’attaque physique contrairement aux fausses accusations du Saes», réplique Daouda Sagna, président de séance de la coordination. Avant de jeter du venin sur le Saes : «S’il y a une structure syndicale qui mérite d’être dissoute, c’est ce Saes-là qui a su brûler aux yeux de toutes la Nation sénégalaise une loi nationale », conclut-il.Aminata Diouf

AVORTEMENT MÉDICALISÉ : L’ETAT INVITÉ À S’ADAPTER AU PROTOCOLE DE MAPUTO

Dakar, 10 avril (APS) – Le Comité pluridisciplinaire chargé de la mise en place de stratégies visant à réformer la loi sur l’avortement presse l’Etat du Sénégal de mettre sa législation en conformité avec le Protocole de Maputo rendant obligatoire l’accès à l’avortement aux femmes et filles porteuses de grossesses issues de viol ou d’inceste.
‘’Il s’agit d’amener l’Etat du Sénégal à mettre la législation nationale en conformité avec le protocole de Maputo car l’ayant ratifié depuis 2004’’, a ainsi souligné Amy Sakho, coordonnatrice dudit comité, en ouvrant mercredi à Dakar un atelier de renforcement de capacités des journalistes spécialisés en santé.
Le Protocole de Maputo, Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatifs aux droits de la femme en Afrique met à la charge des Etats parties l’obligation de donner accès à l’avortement aux femmes et aux filles porteuses de grossesses suite à un viol, inceste ou toute autre agression sexuelle, ou lorsque la santé femme est menacée, a-t-elle rappelé .
Ce comité pluridisciplinaire mis en place en partenariat avec la Direction de la santé de la mère et de l’enfant du ministère de tutelle regroupe 18 associations qui mènent le plaidoyer pour que le Sénégal dispose d’une loi autorisant l’avortement dans les cas d’inceste ou de viol, a fait savoir sa coordonnatrice
Au Sénégal, a-t-elle rappelé ’’ le code de déontologie des médecins n’autorise l’avortement que lorsque la santé de la mère est menacée et cela doit être attesté par trois médecins’’, en soutenant que le pays a l’une des lois les plus discriminatoires sur la question de l’avortement.
Mis en place en 2014, ce comité fait des innovations avec ‘’notamment la pluridisciplinarité de ces membres, la structuration par groupes de travail et l’implication des religieux en amont’’, a fait valoir Mme Sakho, également membre de l’Association des femmes juristes du Sénégal.
Elle a ajouté : ‘’la Task Force de ce comité permet de maintenir un débat sur l’avortement depuis au moins 5 ans, d’avoir un intérêt manifesté des médias, tout en obtenant un engagement des parlementaires et de l’Etat à prendre en compte les propositions dans le comité de révision des dispositions discriminatoires et réglementaires’’.SKS/AKS

SURGA,ITINÉRAIRE DE LA DÉPENDANCE LA CHORNIQUE HEBDO D’ELGAS

EXCLUSIF SENEPLUS – L’indépendance n’est pas seulement un titre de conquête face à l’ex-bourreau – Elle est une émancipation de plusieurs ordres, perpétuelle, constante, jamais achevée, que l’homme doit toujours avoir comme horizon

– INVENTAIRE DES IDOLES

Il en est du mot surga comme du mot aq, peu d’équivalents directs, en français, arrivent à en restituer le sens. La langue wolof garde des bastions si précieux, où se déploient tout son génie, sa singularité, son espièglerie. Plus que des mots, ce sont les véhicules d’une philosophie, d’une civilisation, toujours entre le mystère et l’évidence. Ils disent bien plus que leur signification. Leur sens, bien souvent, est le baromètre et le pouls d’un pays, pour peu qu’on fasse l’effort de définition, linguistique, et sémiologique, Avril s’est déjà apprêté, vêtu de drapeau, dansant au son des fanfares. Le faste des indépendances a embaumé le ciel dakarois. Protocoles et festivités devront faire face à la salve des critiques habituelles, sur « l’indépendance » factice, octroi de l’ancienne puissance de tutelle. Les querelles se dissiperont ensuite, baisseront d’intensité, jusqu’à disparaitre, rebasculées l’année d’après.

Or, l’indépendance n’est pas seulement un titre de conquête face à l’ex-bourreau. Elle est une émancipation de plusieurs ordres, perpétuelle, constante, jamais achevée, que l’homme doit toujours avoir comme horizon. Il faut souvent, la conquérir contre soi-même. L’indépendance, sa variante, la souveraineté, ainsi, ne se négocient pas seulement au miroir de l’autre, elles doivent être un fait intérieur. Notre quête de d’indépendance vis-à-vis de l’extérieur a voilé notre manque d’indépendance nationale. La dépendance est un fait social majeur. Originel mais aussi porté et nourri par un révélateur : la pauvreté. A l’heure où la théorie du ruissellement suscite de vives critiques, on peut noter qu’elle est à l’œuvre dans les pays pauvres : les démunis sont à la remorque des nantis. La subordination des hommes à leurs bienfaiteurs crée les bases de cette dépendance dont le surga est un des miroirs. Cet obligé social, de l’échelle familiale, à celle politique, révèle la verticalité des rapports.

Exemple parmi mille, Arona est un brillant élève dans un village reculé. Echelons gravis à grande vitesse et promesse d’une carrière fulgurante. Son village n’a pas de lycée. Il faut gagner la ville la plus proche. Ses parents y connaissent un cousin éloigné. Ce dernier, privilégié parmi la masse, a un salaire, un toit, une famille. Il accepte, après un instant de réticence, de recevoir Arona. Il dormira avec deux autres garçons venus pour les mêmes raisons. Au corps initial de la famille, se greffe la seconde couche. Les réticences et les envies de refus pour préserver le budget familial, n’y feront rien. Le risque de pauvreté collective est plus facile à vivre que l’accusation d’égoïste et de renégat culturel. Arona vit tant bien que mal. Il s’adapte. Il est un second couteau. Il a déjà tout ce qu’il peut espérer. Prière tacite lui est faite de se soumettre. Il formera avec les deux autres, la bande à part, chez qui le bénéfice de la générosité, produit la contrainte de l’allégeance. En retour de l’avantage qu’il a reçu, il doit rendre. Mais rendre quoi ? De la disponibilité, de la redevabilité. Il devient un obligé. Il a signé le contrat sans le savoir dès son admission dans la maison. Ainsi naît le surga, le dénuement fait de lui une page blanche à la merci de sa providence. Il y écrit ses vœux, et gagne doublement : la gratitude mais aussi les galons sociaux de la réputation du quartier au village.

Arona repart. De la petite ville, il lui faut l’université de la plus grande. Un autre oncle, cousin, tante, éloigné de la famille est trouvé. On prend les mêmes et on recommence. Il change d’échelle, mais pas de décor. Le bail est prolongé. Son rêve est subordonné à cela. Mais Arona a trouvé dans la grande ville, un autre surga, moins bien loti. Déjà hors d’âge, jeune vieillard, Amadou cherche du travail. La ruralité l’a envoyé chez son oncle, pour trouver du travail. Mais le pays n’en produit pas. Il vit d’errance, de recherches vaines, de frustrations. On lui reproche silencieusement son chômage et le regarde gober sa pitance avec la pitié méprisante. A force, sa fougue, son honneur, de jeune mâle, mis à rude épreuve, finissent par s’amenuiser. Il est presque le surga-type.  Les familles sénégalaises en comptent des milliers. Il dépend. La débrouille, le caractère valeureux n’y font rien. L’indépendance d’esprit, d’initiative, de pensée, de vie, voilà autant de mots qui n’auront nul écho. Il a consenti. Il regarde avec envie Arona. Leur binôme est fait d’un rêve unilatéral car la réussite d’Arona, pourrait signifier un changement de tutelle pour Amadou.

A l’université, Arona ne déçoit pas son génie. Il réussit. Mais pour gravir encore les paliers de l’ascension sociale, le mérite seul ne suffit pas. Il faut s’adjoindre l’aide précieuse d’un autre intercesseur. On change de cadre, la mécanique demeure. Le surga n’en est plus un, mais un dérivé. Il devient agent de la connivence, du cercle de népotisme et de cooptation. Mais la dépendance reste. Arona veut faire de la politique pour changer tout ça, révolté qu’il est. Il le fait sous l’aile d’un mentor qui lui enseigne les bases du clientélisme. L’allégeance, lui apprend-il, a du bon. Du talibé-enfant au talibé-disciple, la soumission, la sous-traitance de son devenir à un tiers, est une vertu nationale érigée au rang d’art. Arona finit pas souscrire. Il n’a plus de force. Il enclenche la ritournelle.

Pour échapper à la lucidité meurtrière de son impuissance, Arona, les soirs, replonge dans la lecture. Ses cours de philosophie, de langage, d’histoire, qui avaient commencé à le bâtir, sont dissouts par la submersion de la figure du sourgheu. Il écoute le discours de Pierre-Henri Thioune pour se rebeller. Il entreprend, en retard, presque vainement, d’essayer de penser, d’avoir une liberté de conscience, de choix, d’actes. Dans la pénombre, esseulé, il sanglote. Toute sa vie lui a appris le contraire. Son ascension, même engendrée par son mérite, est le fruit d’une obéissance, d’une corruption passive. Alors, 4 avril venu, il fustige l’indépendance acquise, la seule qu’il peut critiquer sans se renier. Une saveur âcre remplit sa bouche et son âme.Texte préalablement publié dans Le Quotidien en avril dernierRetrouvez chaque mercredi votre chronique sur SenePlus.elgas.mc@gmail.com

 Fatou Sow Sarr : «NOUS DEVONS REVISITER NOTRE HISTOIRE POUR AFFRONTER LE FUTUR»

http://www.lesoleil.sn/Fatou Sow Sarr qui avait engagé, au mois de janvier dernier, une réflexion sur la famille sénégalaise, qu’elle considère comme la première institution politique, plaide pour une restauration d’une identité forte afin de construire un Sénégal rêvé par tous

La directrice du laboratoire genre de l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan), Fatou Sow Sarr, qui avait engagé, au mois de janvier dernier, une réflexion sur la famille sénégalaise, qu’elle considère comme la première institution politique, plaide pour une restauration d’une identité forte afin de construire un Sénégal rêvé par tous.

Vous avez lancé, au mois de janvier dernier, à la veille de la présidentielle, une campagne pour la sauvegarde de la famille sénégalaise en déliquescence selon vos explications. Qu’est ce qui fonde cette opinion ?

« Nous avons effectivement mené une campagne pour rappeler aux acteurs politiques et aux dirigeants que l’institution la plus importante, c’est la famille. L’échec de cette institution entraînera, à coup sûr, la faillite de la société dans sa totalité. Nous nous sommes appuyés sur des statistiques qui montrent que la crise est profonde. Nous n’avons même pas besoin d’en convoquer pour le prouver. Les foyers sont déstabilisés. Ils sont devenus le lieu des violences, des assassinats. Beaucoup d’enfants vivent sans un de leurs ascendants. C’est cette image que nous renvoie la presse tous les jours. Pour nous, c’est bien beau de discuter de programmes, mais si personne ne se penche sur le premier espace de production et de formation des citoyens qu’est la famille, les politiques seront vouées à l’échec. Car la République exige aussi une forme de citoyenneté. Mais nous n’avons pas investi suffisamment, jusqu’ici, sur la production de cette citoyenneté. Il s’y ajoute que des valeurs fondatrices de notre société se sont effilochées, sont tombées en désuétude. C’est un cri du cœur que nous avons lancé aux acteurs politiques. Nous voulons leur rappeler que c’est un problème fondamental auquel ils doivent s’attaquer. Nous avons fait le travail de sensibilisation, posé le débat, rassemblé des informations et nous comptons soumettre un document au chef de l’Etat comme contribution »

Vous estimez également qu’une réflexion sur notre trajectoire historique contribuerait à une bonne définition des repères sociaux et, par là, une société de valeurs …

« Il serait judicieux qu’on ramène dans l’imaginaire collectif ce qui s’est passé, par exemple, dans le royaume du Djolof où sont sortis le Baol et le Cayor. C’est par exemple le Walo qui a montré le mode de gouvernance politique, mais il n’y a aucun signe pour rappeler à la mémoire des jeunes générations que nous avons une histoire très riche. C’est là où il faut interpeler à nouveau le gouvernement du Sénégal, le ministère de la Culture, celui de la Femme, mais aussi les autorités, les collectivités territoriales. Ce n’est pas normal qu’on ait une richesse culturelle, matérielle aussi importante, qui peut nous aider dans la reconstruction du Sénégal, et qu’on en fasse abstraction. Si on rappelle également aux générations actuelles, que l’histoire de nos sociétés traditionnelles a été construite par des femmes, cela pourra, entre autres, renforcer la confiance des femmes en elles-mêmes et leur obligation à participer à la construction de leur pays. Il est tout aussi important de rappeler que la France qui nous a colonisés, ne reconnaissait aucun droit aux femmes. C’est ce droit français, notamment le code napoléon de 1904, qui est notre code civil, notre code de la famille, qui a écarté les femmes des sphères de décision. »

Faut-il en déduire que la femme occupait une place centrale dans la société traditionnelle ?

« Les femmes étaient à la tête de royaumes. C’est une femme qui a ouvert la confrontation avec Faidherbe. Du jour au lendemain, on veut nous faire croire qu’elle n’a plus droit à la parole, qu’elle ne doit pas participer à la gouvernance. Notre culture et notre histoire regorgent de femmes qui ont incarné le leadership politique. Des reines comme Ndaté Mbodj et Ndieumbeut Mbodj ont arraché le pouvoir aux hommes. Le Walo était dirigé par un homme quand la France l’a conquis. Dans ce royaume, le brack avait sa « linguère ». Les « linguères », qui avaient de forte personnalité, ont pris le pouvoir en 1795. Elles ne l’ont plus lâché jusqu’en 1855. Elles étaient également influentes dans la répartition des terres. Le pouvoir était masculin et féminin. Le pouvoir absolument masculin a été introduit par le modèle colonial. Ce sont les institutions françaises, que nous reproduisons de façon mécanique, qui ont conduit à cette situation. Il nous faut convoquer notre histoire pour puiser la force d’affronter les nombreux défis qui nous attendent »

Vous pensez que c’est le système colonial qui a bouleversé des réalités alors que d’autres imputent cette situation à la religion musulmane. Qu’en est-il ?

« On a tendance à faire la confusion entre la religion musulmane et la culture arabe. L’Islam ne décline jamais au masculin, l’homme générique n’existe pas dans l’Islam. Il s’adresse aussi bien aux croyants qu’aux croyantes. Chacun est responsable devant Dieu. Quand je prends l’exemple de l’héritage, on nous dit toujours que c’est deux parts pour l’homme contre une pour la femme. Je pense que le Coran ne s’intéresse pas au sexe mais à la fonction dans la société. Il nous donne tous les cas de figure où l’homme est égal à la femme, parfois où l’homme a plus, ou la femme a plus. Il prend aussi en considération la responsabilité de prise en charge, ce que nous appelons le gap différentiel, donc la religion est équitable. Son système repose sur une cohérence, il est juste et équitable. Mais aujourd’hui, beaucoup interprètent selon leur espace. Et parfois nous avons le malheur d’imiter les arabes. Ce sont nos propres cultures qui les influencent. Il ne faut pas oublier que nous devons l’essentiel des connaissances tirées de l’Islam à Aïcha. Dans la communauté mouride, si on fait l’historique dans la transmission des connaissances, Mame Astou Walo occupe une place prépondérante. Des hommes lui doivent leurs connaissances. Quand elle a perdu son mari, c’est elle qui a formé les disciples de ce dernier. Et pourtant, on ne parle pas beaucoup de cette femme qui a joué un rôle central dans la formation. Les femmes ont été écartées par l’école mais l’Islam est une religion d’équilibre, de respect de la femme »

Qu’est-ce qu’il faudrait pour une restauration collective de nos valeurs ?

« Les politiques publiques ont une responsabilité, car elles sont au cœur de ce qui se passe dans les écoles. C’est elles qui choisissent le contenu, le programme. C’est elles qui choisissent aussi de laisser les médias faire ce qu’ils veulent. Ce n’est pas en termes d’obligation mais d’incitation. Nous avons un ministère de la Culture. Qu’est-ce que cela veut dire ? Ce sont des questions de fond qu’il faut se poser. C’est la culture qui construit et cimente la société. Est-ce que nous nous donnons les moyens de réfléchir sur cela ? Nous avons eu des rois, comme le Bourba Djolof, prêts à se sacrifier pour leur peuple. Quelles leçons les dirigeants actuels doivent en tirer ? Ces dirigeants ne spoliaient pas les biens de leurs peuples, ils étaient à leur service. Je crois que nos histoires, quel que soit le cadre dans lequel nous sommes au Sénégal, méritent d’être revisitées. C’est ce qui permet au Sénégal d’affronter le futur parce qu’il a un passé glorieux. Ce qui va rester dans la mémoire des jeunes, c’est le comportement des hommes politiques d’aujourd’hui, qui ne sont pas toujours des références. Ce sont ces questions que nous devons nous poser, car le ministère de la Culture devrait être impliqué dans les programmes scolaires »

Ne pensez-vous pas que les responsabilités sont partagées et que tous les segments de la société ont une partition à jouer ?

« Tout le monde a une responsabilité dans le changement. Aujourd’hui, on parle de politiques publiques. Les véritables changements ne peuvent être conduits que par les politiques publiques. C’est ceux qui ont la responsabilité de décliner des orientations qui ont un rôle majeur à jouer, ceux à qui nous avons donné la responsabilité de choisir où aller. Ce sont eux qui doivent intervenir »

N’est-ce pas la démarche participative qui permet d’insuffler un changement ?

C’est quoi la démarche participative ? Je pense que si on dit que tout le monde est responsable, c’est que personne n’est finalement responsable. Il faut situer les niveaux de responsabilité. Si, par exemple, les nouvelles générations ne connaissent pas une partie de leur histoire, en sont elles responsables ? Est-ce qu’elles sont fautives ? L’Etat a un rôle fondamental à jouer. Il ne faut pas qu’on se voile la face. Tous les Sénégalais ne sont pas responsables, je suis désolée. Car, cela ne servirait à rien qu’on ait des dirigeants si on doit imputer la faute aux citoyens. C’est à eux d’impulser une démarche d’adhésion parce que la démarche participative exige des orientations, des stratégies et des programmes bien définis. Matel BOCOUM

Accusé de corruption :Mansour Faye se défend

iGFM – (Dakar) L’ancien ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement Mansour Faye a été accusé d’avoir reçu de Suez un cadeau en échange de l’octroi du contrat d’affermage. Notamment un don de 5 camions à benne tasseuse offerts à sa mairie pour le ramassage des ordures ménagères. Faux, rétorque le maire de Saint Louis:  » il n’y a aucun lien entre nous. Les cinq camions auxquels ils font allusion, c’est au cours d’une réunion sur l’assainissement, début 2015, qu’Alioune Diop, alors Dg de l’Onas et deuxième adjoint au maire de Saint-Louis, avait sollicité un don. Et, c’est en janvier 2016 que la municipalité a reçu les cinq camions. Aujourd’hui, trois des cinq camions sont en panne », a-t-il déclaré, dans le journal L’As de ce jeudi.

Abdoulaye Diop,Un « mécène » des arts pour piloter la Culture et la Communication

Abdoulaye Diop, nommé ministre de la Culture et de la Communication dans le nouveau gouvernement formé dimanche, est un ‘’mécène’’ des arts à l’origine de la création de ‘’Miss Sénégal’’, a révélé mercredi Moïse Ambroise Gomis, qui en fut le président du comité d’organisation pendant une vingtaine d’années. L’ancien animateur de ’’Midi première’’ sur la Télévision sénégalaise (RTS) souligne que celui qu’il considère comme un ‘’frère’’ et un ‘’ami’’, a longtemps soutenu ce concours que lui-même a dirigé pendant 26 ans.

Abdoulaye Diop qu’il décrit comme un ‘’mélomane’’ et un fan du ‘’Super Diamano’’, a beaucoup accompagné les journées culturelles de Sédhiou, ville dont il est le maire, et l’orchestre mythique l’‘’Ucas jazz band de Sédhiou’’, selon les proches collaborateurs du ministère de l’Emploi. Militant de l’Alliance pour la République (APR), le parti du président Macky Sall, il reste donc dans l’attelage gouvernemental à travers cette nomination, après avoir été ministre de l’Emploi, de l’Insertion professionnelles et de l’Intensification de la main d’œuvre dans le gouvernement Dionne II, mis en place en septembre 2017.

Cet ancien directeur commercial et marketing à la Manufacture des tabacs de l’Ouest africain (MTOA) a sillonné le Sénégal pour la campagne d’une marque de cigarettes très célèbre et séjourné dans des pays de la sous-région dans le cadre de missions, notamment en Guinée Conakry, au Burkina Faso. Le nouveau ministre de la Culture et de la Communication, qui dirige la mairie de Sédhiou, fut directeur général du Conseil sénégalais des chargeurs (COSEC).

Abdoulaye Diop hérite d’un département qui regroupe désormais les anciens ministères de la Culture et de la Communication, qui étaient dirigés respectiement par Abdou Latif Coulibaly et Abdoulaye Baldé, qui n’ont pas été reconduits dans le gouvernement post-présidentielle du 24 février dernier. C’est la deuxième fois que ces deux départements sont fusionnés depuis l’arrivée au pouvoir du président Macky Sall en 2012.

Avant Abdoulaye Diop, le dernier ministre de la Culture et de la Communication fut Mbagnick Ndiaye, qui avait ensuite migré vers l’Intégration Afrique et la Francophonie dans le gouvernement Dionne II, un département qui, aujourd’hui, n’existe plus. L’équipe gouvernementale nommée dimanche dernier compte 32 ministres et 3 secrétaires d’Etat. OB/FKS/ASG

Formation nouveau Gouvernement : Ces anciens ministres invités à un copieux dîner à Mermoz,48 heures avant leur éviction

https://actusen.sn/La formation du nouvel attelage gouvernemental fait encore parler. Dans sa parution de ce jeudi, SourceA révèle que le Président Macky Sall, à 48 heures de la publication de la liste du nouveau Gouvernement (vendredi : Ndlr), avait invité à Mermoz, certains de ses ministres. Ces responsables ont eu droit à un copieux dîner. Au détour de celui-ci, “Thiompal” était si cordial et détendu que tous croyaient qu’ils allaient avoir la certitude clé en main, qu’ils seront reconduits.

Mais erreur ! Car selon SourceA, c’était un “cadeau empoisonné”. Beaucoup d’entre eux ont été cependant pris de court après la publication, dimanche dernier, du nouveau Gouvernement, car ayant été évincés.

1er conseil de rentrée : Les carences de certains ministres déjà en surface

https://www.jotaay.net/ Le Conseil des ministres de rentrée d’hier s’est passé en mode fast-track (lol). D’habitude, le Conseil de rentrée durait plus longtemps, mais hier, à 12h, tout était plié. Macky Sall était soit pressé de vaquer à d’autres occupations, soit il n’y avait pas grand-chose à dire puisque c’était juste pour apprendre aux «bleus» les règles de la fonction qu’ils exercent désormais. Mais, même si les choses sont allées plus vite que d’habitude, il y a eu des impairs.

Hé oui, lors de cette séance de rentrée, le chef de l’Etat a fait un tour de table. Ce, pour prendre le pool des uns et des autres. Mais, il a failli se boucher les oreilles. Certains ont parlé un français tellement piètre, dans cette salle bien connue de Léopold Sédar Senghor, que le poète-président a failli se retourner dans sa tombe. Un tour de table horrible pour certains. N’est-ce pas monsieur le ministre de… chuuut le président de la République «a  exhorté le gouvernement à toujours cultiver la confidentialité». Alors nous n’en dirons pas plus

Répartition des services de l’Etat : Mansour s’empare du gros lot

http://www.dakarmatin.com/A la suite du remaniement ministériel intervenu le week-end dernier,  le président Macky Sall a pris un décret portant répartition des services de l’Etat et du contrôle des établissements publics, des sociétés nationales et des sociétés à répartition publique entre la Présidence, la Primature et les ministères.
Dans ce document publié par le quotidien national Le Soleil, il ressort que le ministère du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale remporte un gros lot des services de l’Etat. Le département dirigé Mansour Faye est outillé de manière optimale.
Mansour Faye va piloter de multiples programmes qui étaient éparpillés entre la Présidence de la République, le Primature et des ministères. Confié avant à Souleymane Jules Diop, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) et le Programme de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) sont sous sa tutelle.
Mais également, la Délégation générale de la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpssn), et l’Agence nationale de la couverture maladie universelle, rattachée auparavant au ministère de la Santé, lui reviennent.
C’est dire que l’ensemble des programmes qui portent les politiques sociales du  chef de l’Etat, mais aussi et surtout tout ce qui  concerne l’ équité territoriale, qui sont désormais confiés à Mansour Faye

Déménagement : Après l’hôtel Terrou-Bi, Abdoulaye Wade s’installe à…

http://www.seneweb.com/Ça s’est passé incognito. Il s’agit du déménagement, il y a de cela quelques jours, de Me Abdoulaye Wade, qui avait installé ses quartiers au Terrou-Bi depuis son retour au Sénégal, le 27 janvier dernier, à la veille de la dernière élection présidentielle.

Pour aller droit au but, retenez que l’ancien chef de l’État a fini de déposer, voilà 4 semaines pour être plus précis, ses valises au Lagon. L’information est donnée par le quotidien Source A qui renseigne que c’est son agenda qui dérangeait au Terrou-Bi.

Maurice Soudieck Dionne :«L’ARGUMENT DES REFORMES ADMINISTRATIVES EST UN LEURRE»

http://www.sudonline.sn/L’argument du recentrage organique, à travers des réformes administratives par le haut de l’exécutif, évoqué par le président de la République pour supprimer le poste de Premier ministre (Pm), ne passe pas chez certains observateurs et analystes politique

L’argument du recentrage organique, à travers des réformes administratives par le haut de l’exécutif, évoqué par le président de la République pour supprimer le poste de Premier ministre (Pm), ne passe pas chez certains observateurs et analystes politiques. C’est tout au plus l’analyse faite par le Docteur en science politique, Maurice Soudieck Dionne, qui estime que c’est simplement un «leurre», dans la mesure où «la tare essentielle du système politique sénégalais c’est l’hyper-présidentialisation». Interpellé sur la suppression du poste de Premier ministre et ses dérivés, l’Enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis botte en touche les arguments avancés, relève une impertinence, exhibe les «vraies raisons» des réformes annoncées, tout en décelant des calculs politiques qui risquent de desservir à leur auteur, en l’occurrence le président Macky Sall.

Quelle lecture politique faites-vous de la volonté de Macky Sall de supprimer le poste de Premier ministre?

Il convient d’abord de partir des raisons officielles qui ont été avancées pour la suppression du poste. En effet, le Premier ministre sortant, Mahammed Boun Abdallah Dionne, affirme que c’est pour diminuer les goulots d’étranglement et favoriser la circulation des informations. À l’heure du numérique, parler de circulation des informations est difficile à comprendre, car en un clic, en une seconde, l’information peut circuler. Donc, si le problème est lié à un facteur humain, c’est-à-dire la rétention d’informations, ce n’est pas la suppression du poste de Premier ministre qui en est la solution. L’argument des réformes administratives par le haut de l’exécutif me semble être également un leurre. La tare essentielle du système politique sénégalais c’est l’hyper-présidentialisation qui constitue un danger pour la démocratie, les droits et libertés. Car, dans le principe, tout le constitutionnalisme repose sur l’idée de limitation du pouvoir pour en neutraliser les nuisances politiques. Le Président Sall a été non seulement signataire de la Charte des Assises nationales, mais il a également commandité une étude pour améliorer les institutions du pays, avec la mise en place de la Commission nationale de réforme des institutions, avec un budget de 700 millions de francs CFA. Mais il n’a opéré aucune réforme sérieuse pour rééquilibrer les pouvoirs du président de la République, en renforçant l’Assemblée nationale, en créant les conditions pour une indépendance effective de la justice. Et voilà qu’à l’entame de son second mandat, il s’illustre par une instrumentalisation de la Constitution, en bouleversant l’architecture juridique et institutionnelle de la République, par la suppression du poste de Premier ministre, et le renforcement de ses propres pouvoirs.

Donc, à vous entendre, la raison évoquée, à savoir le resserrement organique du gouvernement pour son efficience, ne tient pas la route ?

Contrairement aux raisons officielles avancées, la concentration excessive des pouvoirs ne saurait rapprocher l’administration des administrés. Bien au contraire, cela renforce la déresponsabilisation dès l’instant que tout remonte au niveau du président de la République, ce qui nuit à une bonne administration du pays, dans ses impératifs d’efficacité et de célérité. À signaler que c’était une des raisons qui avaient amené le Président Senghor à ramener le poste de Premier ministre en 1970, à cause de cette tendance à la déresponsabilisation qu’il qualifiait de «ponce-pilatisme». Dès lors, une telle administration peut-elle être une administration de développement puisqu’on parle de réforme visant le mieux d’État, slogan creux et inopérant qui avait été agité pour justifier les programmes d’ajustements structurels avec toutes leurs conséquences sociales désastreuses ? En vérité, cet argument n’est pas recevable. Car, c’est le gouvernement du Premier ministre Dionne qui a réalisé l’essentiel du bilan du Président Sall. Ce bilan tant chanté et exalté, au point que le Premier ministre a été désigné tête de liste lors des Législatives du 30 juillet 2017, et a dirigé le pôle programme de la coalition Benno Bokk Yaakaar. Donc, en quoi le poste de Premier ministre est-il un obstacle à la réalisation des projets du Président ? Au cas où il y aurait des ministres forts dans le gouvernement qui échapperaient à l’autorité du Premier ministre, le Président de la République avait la latitude d’élever ces derniers au rang de ministres d’État, afin qu’ils lui rendissent directement compte, à défaut de les rappeler à l’ordre en tant qu’il est leur supérieur hiérarchique.

La réforme de la gouvernance du pouvoir exécutif selon l’expression officielle ne me semble donc pas pertinente. D’autant plus que le Président de la République dit vouloir accélérer la cadence, mais on est dans le ralentissement, puisque ce gouvernement est forcément provisoire en attendant la finalisation de la réforme qui vient bouleverser la Constitution, et qui va nécessairement entraîner la démission du gouvernement qui est une instance collégiale et solidaire.

Pensez-vous alors que le vrai problème réside ailleurs ou qu’il n’a pas été bien posé par le régime?

Il convient de partir de l’idée qu’un problème bien posé est à moitié résolu. Or, la réforme du pouvoir exécutif cache en réalité un problème de gouvernance mal posé. D’où la solution non pertinente de supprimer le poste de Premier ministre qui n’a pas bougé de l’architecture institutionnelle depuis 1991.

En effet, le vrai problème, c’est d’abord d’avoir jeté dans la mare politique tous les plus hauts fonctionnaires du ministère de l’économie et des finances. En les mettant au cœur des activités politiciennes avec l’argent qui a coulé à flot sans qu’on sache clairement sa provenance lors des élections législatives en 2017 et surtout lors de la Présidentielle du 24 février dernier ! Le vrai problème, c’est également les clans qui se constituent au sein du gouvernement et par rapport auxquels ceux qui détiennent les cordons de la bourse doivent s’écarter, et pour cela, il est préférable de choisir des hommes compétents, soucieux uniquement de l’efficacité dans la gestion, qui ne sont pas engagés dans la politique, pour gérer ce ministère et ses différentes directions. Mais tout cela relève au premier plan et au plus haut point de la volonté et de la responsabilité du président de la République. La réforme de la gouvernance du pouvoir exécutif selon l’expression officielle ne me semble donc pas pertinente. En effet, le vrai problème que nous avons, c’est un problème de gouvernance transparente des ressources de l’État.

Que répondez-vous à ceux qui pensent que la suppression du poste de Premier ministre ne répond qu’à une question de cohérence, dans la mesure où c’est le président de la République qui définit la politique de la Nation, donc le PM ne doit pas être responsable d’une politique qu’il ne définit pas?

Cela nécessite plusieurs observations. D’abord, c’est le Président de la République qui est élu au suffrage universel sur la base d’un programme. Donc, l’incohérence serait de donner ensuite la prérogative à une autre personne, qui n’a pas été élue, de définir la politique de la Nation. Ensuite, on ne peut pas comprendre que le Premier ministre ne puisse pas être responsable, dans la mesure où c’est lui qui se charge avec son Gouvernement de l’exécution de la politique définie par le président de la République. En plus, rien ne l’oblige à accepter le poste et rien ne le retient également à ce poste, s’il estime que la politique définie ne lui convient pas ou ne lui convient plus ! Celui qui exécute la politique a une part de responsabilité, comme celui qui la conçoit. En plus, la sanction que l’Assemblée nationale peut infliger au Gouvernement à travers une motion de censure atteint aussi le président de la République, qui élabore la politique mise en œuvre par le Premier ministre et son Gouvernement. Ce qui explique que le Président puisse dissoudre l’Assemblée nationale, en cas de motion de censure, et que le peuple souverain puisse trancher ces contradictions politiques en se prononçant par le biais du vote.

Peut-on dire que cette mesure envisagée ne vous rassure pas ?

La suppression du poste de Premier ministre pour renforcer les pouvoirs du président de la République, n’est pas du tout une mesure rassurante. En effet, dans l’histoire politique du Sénégal, chaque fois que le poste de Premier ministre est revenu dans l’armature institutionnelle, le système politique s’est inscrit dans une phase d’ouverture démocratique. En 1970, la restauration du poste par le Président Senghor a été le prélude au multipartisme limité après la période de l’autoritarisme et du parti unique de fait (1963-1974). En 1991, le retour du poste de Premier ministre annonce une ère de dégel et de relèvement qualitatif de la démocratie dans une dynamique politique marquée par l’avènement du Code électoral consensuel de 1992, entre autres réformes qui ont consolidé la démocratie.

À l’opposé, à chaque fois qu’on a consolidé les pouvoirs du président de la République, c’est soit au sortir d’une crise politique grave, comme après celle de 1962, soit pour les besoins d’affirmation du président de la République nouvellement élu, comme Abdou Diouf en 1983, après qu’il a terminé le mandat du Président Senghor qui a démissionné le 31 décembre 1980, pour lui céder le pouvoir. Or, le Président Sall est en train de dérouler son deuxième et dernier mandat !

Quels calculs politiques soupçonnez-vous dans cette volonté exprimée par le président Macky Sall?

En supprimant le poste de Premier ministre, il déjoue les plans de tous ceux qui se positionnaient par rapport à cette station en vue de la succession. Mais le jeu en valait-il la chandelle ? Peut-on se permettre de bouleverser si fondamentalement le régime pour gérer les problèmes internes à la coalition au pouvoir et à l’Apr. Le Président Sall avait pourtant promis encore une fois lors de sa prestation de serment d’être le Président de tous les Sénégalais, mais apparemment il semble privilégier les intérêts politiciens de parti, de coalition et de clan ! Il n’en demeure pas moins que les choses sérieuses, c’est-à-dire les plus difficiles, commencent. Car, cela ne va apaiser pour autant les tensions et luttes relatives à la succession ! Le Premier ministre Dionne est-il son dauphin ? Va-t-il le renforcer politiquement comme jadis ceux qui ont eu à occuper cette fonction liée à une proximité avec le chef : Jean Collin comme ministre d’État, Secrétaire général de la Présidence, et Ousmane Tanor Dieng, ministre d’État, ministre des services et affaires présidentiels, tous les deux sous le magistère du Président Diouf, et Idrissa Seck, ministre d’État, Directeur de cabinet du président de la République sous le Président Wade ? Le poste va-t-il être une simple position de coordination et de gestion administrative ou le Président Sall va-t-il lui donner un cachet très politique, comme ce fut le cas sous Diouf et Wade dans les cas précités ?  Le Premier ministre Dionne a-t-il au sein de l’Apr la légitimité historique et politique qui lui permette d’être le successeur du Président Sall ? Le Président Sall a-t-il les moyens politiques de l’imposer ?Au demeurant,le Président Sall qui a une conception totalisante (je ne dis pas totalitaire) du pouvoir,pourrait-il accepter un quelconque bicéphalisme au plan politique après avoir supprimé le bicéphalisme constitutionnel ?

Qu’en pensez-vous ?

En tout cas, c’est un constat de fait que le Premier ministre Dionne a été rétrogradé. C’est la première fois dans  la politique du Sénégal qu’un Premier ministre quitte son poste pour être nommé ministre d’État, Secrétaire général de la présidence de la République. En effet, ceux qui ont eu à occuper cette fonction à la présidence, ont souvent été promus dans un sens inverse. Abdou Diouf Directeur de cabinet du Président Senghor en 1963, puis Secrétaire général de la présidence de la République en 1964, est devenu ministre du Plan et de l’industrie en 1968, avant d’être nommé Premier ministre en 1970. Ousmane Tanor Dieng, ministre d’État, ministre chargé des services et affaires présidentiels, au lendemain de la victoire aux Législatives de 1998, était poussé à occuper le poste de Premier ministre, qui est finalement confié à Mamadou Lamine Loum. Idrissa Seck, ministre d’État, Directeur de cabinet du président de la République numéro 2 du Pds avait exercé un lobbying pour être nommé Premier ministre en 2002.

Quelles conséquences politiques pourraient découler de cette démarche du président ?

Le Président de la République a des pouvoirs quasi-illimités sans contrepouvoirs. Autrement dit, il n’est responsable de rien tout en concentrant tous les pouvoirs. Dans le système qui était en place, on avait des équilibres entre les pouvoirs exécutif et législatif, à travers les moyens d’actions réciproques : motion de censure et droit de dissolution notamment. À partir du moment où l’institution du Gouvernement disparaît avec la suppression du poste de Premier ministre, et une plus grande concentration des pouvoirs entre les mains du président de la République, comment organiser la responsabilité de l’exécutif ? On s’achemine vers un régime présidentiel fondé sur l’indépendance organique et la spécialisation fonctionnelle. C’est un grand chambardement de notre système constitutionnel. Or, il y a seulement trois ans, en mars 2016, un référendum a été organisé pour soi-disant améliorer les institutions et renforcer les pouvoirs de l’Assemblée nationale, dans le contrôle du pouvoir exécutif notamment ! Le Président Sall risque d’être l’otage de ses propres manipulations, qui non seulement ne règlent pas les problèmes de fond, à savoir les questions relatives à la gouvernance intègre et à la succession, mais cela risque de l’amener à s’engager dans des décisions de plus en plus anti-démocratiques, et à mobiliser les forces sociales et politiques contre lui ! Jean Michel DIATTA

Ce qui se cache derrière la suppression du poste de Premier ministre

IGFM – Macky Sall n’a pas décidé de supprimer le Poste de Premier ministre juste pour rendre plus efficace l’action gouvernementale. Le chef de l’Etat va construire sur les ruines de la Primature un abri constitutionnel qui le protégera de toute menace. Un mets politico-juridique qui va renforcer davantage ses pouvoirs. Explications.  

Pour ceux qui ont du flair, les choses sont claires. Comme une araignée qui tisse sa toile, le chef de l’Etat est en train de bâtir, brique après brique, un chef-d’œuvre architectural, dont le résultat final n’aboutirait à rien d’autre qu’un changement de régime politique. Derrière le «Fast Track» du chef de l’Etat, se cache du «breaking walls». Depuis sa réélection à la Magistrature suprême, au soir du 24 février dernier, Macky Sall ne s’active d’ailleurs que sur ce chantier, fondé sur les ruines de la Primature et dont les gravats vont nécessairement servir à échafauder la mégastructure politico-juridique imaginée, palier après palier, par le président de la République, himself, depuis ses bureaux, au Palais présidentiel de l’avenue Léopold Sédar Senghor (Ex-Roume). Mais comment le chef de l’Etat compte-t-il mettre en œuvre ce «projet structurant», qu’il va bientôt vendre aux Sénégalais, certainement par le biais de quelques ouailles politiques avec une formation juridique, comme gage d’une démocratie majeure ?

Vers un régime Présidentiel pur et dur

Pensé puis soumis aux officines de la Présidence, qui loge aujourd’hui l’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, réputé être un bon tailleur de la Constitution, le projet de suppression du poste de Premier ministre n’est que la première étape d’un vaste chantier, avec des murs de cloison, des parois épais qui vont marquer la séparation absolue des pouvoirs. Une ruse politique emballée dans un paquet de réformes constitutionnelles, dont le but n’est pas seulement de faire du «Fast Track», c’est-à-dire renforcer l’efficacité de l’action gouvernementale, mais de raffermir la stabilité de l’Exécutif face aux périls électoraux à venir. En décodé, de permettre au Président Sall de dérouler en toute tranquillité son quinquennat à l’abri de toute menace. Pour ce faire, le Président a donné un certain nombre d’orientations au rédacteur du prochain projet de loi portant suppression du poste de Premier ministre. Un exercice qui va entraîner des changements radicaux dans les rapports entre l’Exécutif et le Législatif, qui découleront de la déconstruction du régime actuel vers un régime présidentiel pur et dur. Un Parlement pour faire les lois, un chef de l’Exécutif fort et très stable.

Plus de motion de censure et de dissolution de l’Assemblée

Conséquence majeure : avec cette «primo-ministérialisation» de la fonction présidentielle, Macky Sall, président de la République et chef du gouvernement, n’aura plus de responsabilité devant l’Hémicycle. Et, comme prévu dans l’exposé des motifs du prochain Projet de loi à soumettre aux députés, l’Assemblée nationale n’aura plus le pouvoir de renverser le Gouvernement par une motion de censure et le chef de l’Etat sera, lui aussi, privé de son pouvoir de dissolution de l’Assemblée nationale, même après deux ans de législature.PAPE SAMBARE NDOUR

Les grandes orientations du projet de réforme constitutionnelle

http://www.dakarmatin.com/Il y a moins d’une semaine, le 6 avril dernier, Emedia.sn révélait en exclusivité le projet de suppression du poste de Premier ministre dans l’attelage institutionnel du Sénégal.
En quelques jours, le rouleau compresseur s’est déployé avec la nomination d’un gouvernement de transition, dirigé par le Premier ministre Mouhammad Boun Abdallah Dionne, qui sera ainsi chargé de préparer et présenter à l’Assemblée nationale, à travers une réforme constitutionnelle, le projet de suppression du poste qu’il occupe depuis cinq ans.
Selon des sources proches du palais de la République, ledit projet de loi est très avancé et devrait bientôt être soumis à l’Hémicycle dirigé par un certain… Moustapha Niasse, qui connait très bien la situation pour l’avoir vécue en 1983, dans la peau d’un acteur de l’Exécutif.La première mesure qu’impliquera ce projet de réforme constitutionnelle sera un changement de nature du régime, avec le virement vers un régime présidentialiste renforcé, caractérisé par une séparation stricte des pouvoirs, par l’absence de responsabilité gouvernementale et par l’absence du droit de dissolution.
Concrètement, les députés n’auront plus la possibilité de déposer des motions de censure à l’encontre de l’Exécutif tout comme celui devrait également perdre le pouvoir de dissolution de l’Assemblée nationale. De même, la responsabilité du Gouvernement devant le Parlement perdra tout son sens une fois le projet entériné. Ce qui sonne également la fin du rituel des Déclarations de Politique générale jusqu’ici présentées à l’Assemblée nationale par tout Premier ministre quelques semaines après sa nomination.

PROGRAMME LÉGISLATIF ET RÈGLEMENTAIRE DU GOUVERNEMENT ANNONCÉ

Hier, à l’issue de la première réunion du Conseil des ministres du gouvernement nouvellement mis sur pied, le communiqué officiel effleurait le sujet. L’on pouvait y lire, notamment, que le Chef de l’Etat, Macky Sall, est soucieux « de superviser, en permanence, l’action du Gouvernement et de l’Administration, sous le sceau du culte du résultat. »
Ce qui, poursuit le communiqué, justifie son instruction au Gouvernement « de mettre en place, dans les meilleurs délais, un plan global de simplification des procédures, de déconcentration et de rationalisation des ressources humaines, financières et logistiques » mais également, dans le même sillage, « de mettre en œuvre le programme législatif et réglementaire du Gouvernement (pour l’année 2019), avec une stratégie pragmatique de simplification du droit à travers des textes législatifs et réglementaires clairs et cohérents avec les objectifs et urgences politiques, économiques et sociales. » De quoi démarrer le mandat de Macky II par un vaste chantier de réformes dans la gestion des affaires publiques et politiques..

«Nous répondons par le mépris à la main tendue de Ousmane Tanor Dieng»

http://www.dakarmatin.com/Barthélémy Dias revient avec ses vidéos. Et c’est pour dire qu’il répond par le mépris à la main tendue de Ousmane Tanor Dieng. «Pour moi Barthélémy DIAS, cet appel aux retrouvailles de la famille socialiste souffre de 3 choses. D’abord, il n’est pas crédible, il est illégitime et illégal.
Nous réaffirmons également notre engagement à poursuivre le combat pour la défense de notre démocratie. J’invite la société civile à prendre ses responsabilités face aux dérives du régime de Macky Sall», déclare Barthélémy Dias

Nomination au poste de Ministre de l’Enseignement supérieur : Cheikh Oumar Hann fait face à une pétition des étudiants

https://actusen.sn/Des étudiants d l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) ont initié une pétition contre le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Oumar Hann. A en croire LesEchos, ces derniers, pour la plupart des membres de l’Assemblée des Facultés, veulent recueillir le plus de signatures possibles pour pousser le président Macky Sall à comprendre que le monde Universitaire ne veut pas du maire de Ndioum à la tête de ce ministère.

Cese : Les nouvelles ne sont pas bonnes pour Aminata Tall

La présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese) gagnerait, par ces temps de fast-track, à surveiller ses arrières.

Selon le quotidien Libération, Aminata Tall pourrait perdre, sauf changement, son fromage au profit d’une dame très en vue dans la mouvance présidentielle.

En effet, même si elle dispose d’un mandat, le journal souligne qu’il ne suffit que d’un décret du Président Macky Sall pour la révoquer.

Remaniement : Une fronde couve à l’Apr

http://www.seneweb.com/ Pour nombre de recalés dans le nouveau gouvernement, la faute est aux « calomniateurs et médisants » qui chuchotent à l’oreille du chef de l’État et font la pluie et le sale temps dans les hautes sphères du pouvoir et au sein de l’Alliance pour la République (Apr).

Aussi, selon le quotidien Les Échos, ces nombreux déçus, à l’image de Mame Boye Diao de Kolda qui a fait une sortie très musclée hier, entendent « tirer les leçons de cette promotion de l’incompétence et de la défaite, à l’image de Cheikh Oumar Anne du Coud, qui a été bombardé ministre ».

Farba Ngom s’en prend à Moustapha Diakhaté : « Il n’a rien fait pour l’Apr…Mame Mbaye Niang est bien plus méritant que lui »

https://www.dakaractu.com/ Farba Ngom sur le nouveau gouvernement estime que Macky Sall sait ce qu’il fait en nommant des hommes qu’il faut à la place qu’il faut. Et sur le cas Moustapha Diakhaté, le député membre de l’Apr n’a pas mis de gants pour dire ce qu’il pense.

Selon lui, Moustapha Diakhaté mérite cette sanction, car il n’a pas fait grand chose, et Mame Mbaye Niang serait beaucoup plus méritant. Il était l’invité de l’émission en ligne avec Badara Diop. Extraits…

Farba Ngom «Pour servir le Sénégal, il n’est point besoin d’être ministre! »

https://www.dakaractu.com/ Farba Ngom remet les pendules à l’heure! Seul le chef de l’État a les prérogatives de nommer qui il veut au poste qu’il veut. Le député membre de l’Apr qui évalue la formation du nouveau gouvernement, avance que pour servir le Sénégal il n’est pas besoin d’être ministre. Chacun peut très bien contribuer au développement du pays en restant là où il est. Il était l’invité du numéro spécial de votre émission « En ligne », dont voici un extrait…

Remaniement : Un ministre recalé tombe en syncope

http://www.seneweb.com/ Incroyable mais vrai ! Un ministre de l’ancienne équipe gouvernementale est tombé en syncope après avoir appris qu’il n’a pas été reconduit dans le nouveau gouvernement, rapporte Libération.

Le ministre suivait à la télé la publication de la liste de la nouvelle équipe, en compagnie de sa famille, s’est brusquement levé pour lancer : « Yalla moy diokhé, moy… ».

Aussitôt après, celui dont le nom n’a pas été dévoilé par le journal s’est évanoui, suscitant du coup la panique dans sa famille. Il n’a retrouvé ses esprits qu’une dizaine de minutes plus tard.

Masalikoul Djinane : Serigne Bass Abdou Khadre visite le chantier et y dirige la prière du crépuscule.

https://www.dakaractu.com/Le porte parole du Khalife Général des mourides a visité cet après midi les travaux de la mosquée de Masalikoul Djinane. Une visite guidée qui lui a permis de constater de visu l’état d’avancement des travaux.
Serigne Bass Abdou Khadre qui a dirigé sur les lieux la prière du crépuscule, a montré toute sa satisfaction. Selon Mbackiou Faye, la mosquée même s’il reste quelques finitions peut d’ores et déjà accueillir jusqu’à plus de 12 milles fidèles, seulement il reste juste à avoir le Ndiguël pour l’ouverture…

Les dessous de la visite éclair de Nicolas Sarkozy à Macky Sall

http://www.dakarmatin.com/ Alors qu’Emmanuel macron a envoyé Ségolène royal le représenter à l’investiture du président sénégalais, nicolas Sarkozy était également sur place. Voici pourquoi. 

Arrivé à Dakar le 1er avril en provenance de Guinée dans un avion afrété par le groupe hôtelier français Accor, dont il est administrateur, nicolas Sarkozy a eu, le même jour, un long tête-à-tête avec macky Sall à la présidence sénégalaise. L’ancien président français n’a, en revanche, pas assisté à l’investiture du président sénégalais, organisée le lendemain. La France y était officiellement représentée par Ségolène royal, ex-ministre de l’environnement de François hollande, née à Dakar. En outre, Cécilia Attias, ex-épouse de Nicolas Sarkozy, figurait parmi les invités à cette cérémonie aux côtés de son mari richard Attias, dont la société d’événementiel a organisé plusieurs forums au Sénégal.

Il s’agissait du second tête-à-tête depuis le début de l’année entre le chef de l’Etat sénégalais, réélu pour un second mandat, et Nicolas Sarkozy. Ce dernier, avocat du Qatar en Afrique, s’emploie à rééquilibrer l’influence de l’Arabie saoudite, de plus en plus prégnante au pays de la Teranga.

L’an passé, Macky Sall a en effet été l’un des très rares chefs d’état à ne pas annuler sa venue à la conférence Future Investment Initiative organisée à Riyad le 24 octobre, vingt jours après l’assassinat de l’opposant saoudien Jamal Khashoggi à Istanbul. En retour, l’Arabie a envoyé une délégation de dix personnes à l’investiture de Macky Sall. En juin 2017 déjà, le Sénégal avait été l’un des trois pays africains, avec le Tchad et la Mauritanie, à se ranger derrière l’Arabie Saoudite, instigatrice d’un blocus économique contre le Qatar. A l’époque, Macky Sall avait rappelé son ambassadeur à Doha peu après avoir reçu l’ambassadeur d’Arabie dans son pays.

Déjà complexes, les relations entre le Sénégal et Doha se sont encore plus tendues en raison de la présence de Karim Wade à Doha. Le fils de l’ex-président Abdoulaye Wade est exilé au Qatar depuis 2016, d’où il menace régulièrement de revenir pour défier Macky Sall. Alors que la société nationale Qatar Petroleum s’intéresse de près aux développements du gisement gazier de Tortue, ces complications politiques sont de nature à gêner les intérêts économiques de l’émirat à Dakar

ZAPPES DANS LE NOUVEAU GOUVERNEMENT :L’équation des transhumants

http://www.enqueteplus.com/Si le président de la République, Macky Sall, a maintenu intacts les quotas alloués au Parti socialiste et à l’Alliance des forces de progrès, il a toutefois délesté la Ligue démocratique de son seul poste. Quant aux autres alliés arrivés à la veille de la présidentielle du 24 février dernier, il les a tout simplement zappés, pour éviter qu’ils ne ‘’souillent’’ son quinquennat devant une opinion sénégalaise de plus en plus exigeante et allergique à la transhumance politique. Mais est-ce à dire qu’il n’a plus besoin d’eux ?

Entre le marteau d’une opinion publique sénégalaise de plus en plus exigeante et allergique à la transhumance politique, et l’enclume des néo-transhumants qui ne demandent qu’à être récompensés de leur soutien, le président de la République Macky Sall est aujourd’hui contraint à un jeu d’équilibre qui fera en sorte qu’aucun des deux camps ne soit frustré. Mais parviendra-t-il à satisfaire tout le monde, tout au long de son quinquennat ? L’avenir nous édifiera peut-être. Mais ce qui est évident, c’est que la tâche s’annonce plus difficile qu’elle en a l’air. En atteste la formation récente du nouveau gouvernement qui n’a pas été de tout repos pour le président de la République nouvellement réélu. Même si, au finish, il a pris ses responsabilités et opéré des choix, force est de constater qu’il n’y a pas mal de grincements de dents après la publication de la liste des membres du gouvernement.

Mais aussi beaucoup de surprises avec le départ de certains caciques de son régime du gouvernement et le zapping des néo-transhumants. Alors que beaucoup s’attendaient à une entrée massive de ses néo-soutiens comme Aïssata Tall Sall, Souleymane Ndéné Ndiaye, Ameth Fall Braya, Mamadou Lamine Keïta, Abdoulaye Baldé ou encore Mamadou Diagne Fada dans l’attelage gouvernemental, le chef de l’Etat a tout simplement fait appel à d’autres profils, le plus souvent issus de son parti, l’Alliance pour la République, et de ses alliés traditionnels de la coalition Benno Bokk Yaakaar, à quelques exceptions près. Puisqu’il a délesté la Ligue démocratique (Ld) de son seul poste de ministre qu’elle avait dans le gouvernement et conservé intacts les quotas alloués au Ps, à l’Afp et au Parti de l’indépendance et du travail (Pit).

Selon l’enseignant-chercheur en science politique à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, Moussa Diaw, c’est tout à fait normal que le président Macky Sall, en tant que leader de parti politique et président de la République, se taille la part du lion dans la composition du gouvernement. ‘’Si on veut partager le gâteau, une grande part doit revenir à l’Apr, surtout pour récompenser ceux qui ont mouillé leur chemise pendant la campagne électorale. Ces personnes ont été récompensées, contrairement à d’autres, notamment les alliés. Le poste que la Ld a perdu, peut-être que c’est lié à certains de ses membres qui étaient très critiques sur la gouvernance du président Macky Sall. Cette attitude, en tant qu’allié, n’a pas du tout satisfait le président de la République qui les a sanctionnés, en leur ôtant le seul poste qu’ils avaient’’, analyse-t-il, lorsque joint hier par téléphone.

Revenant, par ailleurs, sur le fait que certains alliés soient zappés dans la formation du nouveau gouvernement, Moussa Diaw soutient que le président de la République a sûrement fait une analyse de la situation et a suivi l’opinion publique qui est très allergique à ce mécanisme de récupération politique, ce qu’on appelle la ‘’transhumance politique’’.

‘’L’opinion publique est très critique à l’endroit de ces personnes et le président s’est rendu compte que ce n’est pas du tout bénéfique, politiquement, de les récupérer. Il s’est rendu compte, au bout du compte, qu’ils n’ont rien apporté pendant la campagne électorale et malgré leur mobilisation’’, soutient-il. Avant de poursuivre : ‘’Symboliquement, il les a utilisés, mais il s’est rendu compte que c’était inutile et ce n’était pas du tout payant politiquement. Il les a utilisés ; ça a été un moyen pour montrer qu’il était ouvert. Mais, par la suite, il s’est rendu compte que, politiquement, ça ne lui a pas rapporté grand-chose. C’est la raison pour laquelle certains n’ont pas été nommés’’, analyse-t-il. Pour l’enseignant-chercheur, si les néo-soutiens du président de la République ont eu des promesses, celles-ci ne sont pas encore tenues. Parce que Macky Sall aussi a voulu entendre l’opinion publique pour moderniser, resserrer, rendre efficace sa gestion. Ce qui lui fait dire que le chef de l’Etat engage le quinquennat avec de nouvelles méthodes de gouvernance politique. Ce qui explique cette distance par rapport aux transhumants.

Pour autant, Moussa Diaw pense que le président de la République aura toujours besoin de leaders politiques, même si leur capacité de mobilisation reste pour le moment très réduite. ‘’La plupart des transhumants sont seuls. Il y en a très peu d’entre eux qui ont cette capacité de mobilisation. Même certains qui avaient une affection au sein de l’opinion publique l’ont perdue, surtout concernant Aïssata Tall Sall. L’opinion publique était très favorable par rapport à son engagement en tant que femme. Mais quand on l’a vu rejoindre la majorité, ça n’a pas plu à l’opinion publique. Beaucoup de critiques ont été formulées à son encontre et ça l’a beaucoup desservie’’. Politiquement, il pense qu’Aïssata Tall Sall risque d’être isolée et de perdre la mairie de Podor, lors des prochaines élections locales. Itou, selon lui, pour Abdoulaye Baldé. ‘’Ils vont récolter les fruits de leur adhésion qui n’a pas été payante, puisqu’ils n’ont pas été nommés. On verra les résultats lors des prochaines locales. Les militants vont les sanctionner, si jamais ils décident de briguer un mandat local. La sanction risque d’être lourde pour ceux-là qui avaient une certaine assise au niveau local’’, prédit-il.

Pas du tout du même avis que Moussa Diaw, le Pr. Ibou Sané se veut prudent. Pour l’enseignant-chercheur en sociologie politique à l’Ugb de Saint-Louis, c’est aller trop vite en besogne que de parler de déchéance des ‘’transhumants’’. Puisque, jusqu’ici, on n’est pas édifié sur le contrat moral et social qui lie ces hommes politiques avec le président de la République Macky Sall. ‘’Est-ce que le contrat est basé sur la possibilité d’entrer dans un gouvernement ?’’, questionne-t-il avant de souligner qu’en Afrique, on ne peut pas faire rallier quelqu’un pour rien. ‘’Il y a sûrement un deal entre Macky Sall et ses alliés qu’on n’a pas jusqu’ici porté sur la place publique’’, croit-il savoir, tout en relevant que ces leaders politiques dont il s’agit peuvent être utiles ailleurs que dans un gouvernement.

Encore que ce sont des leaders qui gardent toujours, selon lui, leur représentativité. ‘’Mamadou Diagne Fada, Aïssata Tall Sall et Abdoulaye Baldé ont des bases solides. N’eussent été leurs bases, le président Macky Sall serait aujourd’hui dans des difficultés. Abdoulaye Baldé a une base solide à Ziguinchor, sauf qu’il s’y est pris trop tard dans la tentative d’explication à ses militants sur le fait qu’il ait rejoint le président Macky Sall. S’il était parti un an avant le scrutin présidentiel de 2019, les militants l’auraient accompagné.

C’est pourquoi il a une défaite à Ziguinchor’’, soutient-il. Non sans relever qu’il peut bien y avoir un nouveau gouvernement, avec la suppression du poste de Premier ministre. ‘’On ne sait pas s’il y aura un gouvernement bis. Il peut y avoir d’autres entrées, après la suppression du poste de Premier ministre. Il est trop tôt de tirer des conclusions hâtives, en pensant que le président les a zappés ou qu’il a eu une très forte pression qui fait qu’il a peur de les faire entrer dans le gouvernement. Il faut attendre encore pour que les nuages s’éclaircissent un peu et qu’on ait une lisibilité’’, déclare-t-il.

Pour le Pr. Sané, le président de la République a nécessairement besoin de ces gens. Car, si demain il est lâché par ses alliés traditionnels du Ps ou de l’Afp, il aura besoin de ces derniers. ‘’Si ces gens le quittent dès maintenant, sa gouvernance sera très difficile. Ils ont aidé Macky Sall à gagner là où il a toujours eu des difficultés. Ils sont tous dans une position attentiste. Ils attendent l’offre qu’on leur a faite’’, souligne-t-il.   ASSANE MBAYE

Nouveau gouvernement : Dans les coulisses des passations de service

http://www.seneweb.com/À la suite du remaniement ministériel postélectoral, on s’achemine vers les solennelles cérémonies de passation de service entre les ministres sortants et leurs successeurs. Un cérémonial républicain précédé par une procédure réglementée par un décret et pilotée, de bout en bout, par l’Inspection générale d’État.

Au-delà de la fraternelle poignée de main immortalisée par les photographes et le folklore qui l’entoure, la passation de service est encadrée par une procédure millimétrée pilotée par l’Inspection générale d’Etat (Ige). L’exercice n’est donc pas aussi simple qu’on pourrait le penser.

En effet, avant de se mettre sous le feu des projecteurs, les deux parties (le ministre sortant et son remplaçant) se plient à une véritable gymnastique en coulisses. Elles se prêtent à toute une procédure réglementée par un décret signé en 1976, sous la supervision d’un Inspecteur général d’Etat (Ige) désigné par le président de la République.

Avant la passation, l’Ige qui reçoit un ordre de mission signé du président de la République, invite les deux ministres à s’entendre sur la date de passation dans des délais raisonnables. Même si la loi n’est pas explicite à ce sujet, il n’empêche que le délai pour la passation ne doit pas dépasser une dizaine de jours.

Le ministre sortant en ce qui le concerne, établit un projet de procès-verbal dans lequel tous ses services retracent, dans les moindres détails, l’ensemble des éléments liés à l’activité du ministère.

«On fait la situation de tout, même le stylo…»

Le procès-verbal de passation de service doit, en effet, intégrer tous les éléments concernant les directions générales et les autres services rattachés au  ministère. Et toutes les informations pouvant être utiles pour la continuité du service dans le département doivent y figurer. Toutes les situations doivent être produites : le fonctionnement, le matériel roulant, le personnel, les mobiliers et le matériel de bureau, le carburant… «Il s’agit de faire l’état des lieux de chaque service, martèle Kalidou Diallo, ancien ministre de l’Éducation nationale sous Wade. On fait la situation du budget et de tout…, même le stylo. On ne laisse rien.»

Dans certains départements ministériels comme celui des Finances qui gère les fonds de l’Etat, l’exercice est, on ne peut plus fastidieux. D’après cet ancien de l’Ige joint par Seneweb, «(son collègue) en charge de la passation peut être amené à demander la situation de la trésorerie de l’Etat à la date de la passation et la situation des engagements de l’Etat, aussi bien, à court, long et moyen terme. C’est important pour que le ministre entrant le sache».

Risque de poursuites

Quand le projet de procès-verbal est établi, il est envoyé à l’Ige qui le transmet au ministre entrant pour observations. Ce dernier peut demander de plus amples informations sur un ou plusieurs points et faire ses observations avant de les transmettre à l’Inspecteur qui les retransmet au ministre sortant. Le procès-verbal final, signé par les deux parties (le ministre entrant et le sortant), et la note de transmission de l’Inspecteur sont transmis au chef de l’Etat; les deux autorités et l’Inspection générale d’Etat en reçoivent copie.

Le rôle de l’Ige est de superviser le processus d’amont en aval et de produire une note de transmission à l’attention du président de la République. Note au sujet de laquelle l’Ige fait des recommandations. Il peut même suggérer à l’autorité d’envoyer une mission d’inspection dans un ou plusieurs secteurs du ministère. «Il arrive même qu’il y ait des poursuites à la suite d’une passation de service», informe cet ancien Ige. Dans ce cas le ministre sortant interpellé peut «intenter une action récursoire contre le directeur qui a eu à fauter».

Thierno Lô/Youssou Ndour

Dans un autre registre, en cas de blocage dû à des réticences de certains agents d’un ministère de produire certains états nécessaires à l’établissement du procès-verbal de passation de service, l’Ige peut, directement, saisir le président de la République pour des sanctions contre ce contrevenant. De même il peut, dans sa note jointe au procès-verbal de passation, recommander la suppression de certaines structures d’un ministère.

Ce fut le cas en 2012, lors de la passation de service au ministère du Tourisme entre Thierno Lô et Youssou Ndour. S’étant rendu compte que l’Agence nationale de promotion touristique évoluait de façon solitaire, alors qu’elle devait être le levier de la promotion du tourisme sous la tutelle du ministre, l’Ige ayant conduit cette passation avait frappé. D’après nos informations, il «avait demandé et obtenu, à l’époque,  la suppression de l’agence et la reconduction de l’ancienne formule du fond de promotion touristique que gérait le ministre Youssou Ndour».

L’Ige a également la possibilité de faire injonction à un ministre sortant qui, par exemple, tarde à rendre son véhicule de fonction, à le faire dans les délais. Il peut fixer celui-ci.

Barthélémy Dias : «Je félicite le président Macky Sall pour son remaniement…»

http://www.seneweb.com/ Le maire de Mermoz/Sacré-Cœur, Barthélémy Dias, a tenu à «féliciter» le président Macky Sall qui, selon lui, à travers la formation de son nouveau gouvernement, «a reconnu sa défaite à Dakar».

«Je félicite le président Macky Sall, parce qu’on voit à travers ce remaniement qu’ils ont perdu Dakar. Il sait qu’il n’a pas gagné Dakar. Parce que s’ils gagnaient la capitale, il n’allait pas éjecter ses responsables de son gouvernement. Donc, il comprend parfaitement», a-t-il déclaré. Et d’ajouter : «Nous le félicitons parce qu’il sait qu’il ne peut pas gagner les 19 communes de Dakar».

A en croire Barthélémy Dias, Khalifa Sall raflait toujours 16 communes sur les 19. «On ne sait pas ce que Macky Sall a fait pour dire qu’il peut gagner toutes les 19 communes. La façon dont les responsables de Dakar ont été humiliés prouve que Dakar est perdu pour eux. Il n’a gagné que Yoff grâce à Abdoulaye Diouf Sarr. Nous le félicitons», a ajouté le maire de Mermoz/Sacré-Cœur.

MESSAGE AU PRÉSIDENT DE L’APR PAR COURO WANE

EXCLUSIF SENEPLUS – Il serait peut-être temps, Excellence, d’envisager, avant les élections locales, une forme d’Etats Généraux du parti afin que chacun se sente revigoré, allégé des doutes, frustrations et meurtrissures qui annihilent les énergies

Depuis la réélection du Président Macky Sall au soir du 24 février 2019, c’est le branle-bas de combat au sein de l’Alliance pour la République et la coalition Bennoo Bokk Yakaar pour un jeu de positionnements.

Entre les responsables politiques revendiquant des scores importants dans leurs différentes localités, les appels du pied et les menaces à peines voilées, il était évident que le remaniement effectué le dimanche 07 avril 2019 ne pouvait être chose aisée pour le Président Macky Sall.

L’annonce de la nouvelle équipe gouvernementale a suscité diverses réactions au sein de la coalition Bennoo Bokk Yakaar. Entre la joie des entrants, la déception des sortants, la stupéfaction liée à certaines nominations et les attentes des militants de la première heure, nous assistons depuis quelques jours à des velléités de fronde dans le parti comme dans la coalition, car les élections locales qui pointent à l’horizon scelleront définitivement le glas de la recomposition politique si attendue au sein de l’appareil politique de l’Alliance pour la République.

Nous pouvons comprendre la frustration de certains, mais tout le monde ne peut être Ministre, Directeur Général, Président de Conseil d’Administration ou tout simplement ‘’Recasé’’ !

Nous nous devons d’être vigilants par rapport à nos réactions et comportements, surtout à l’image que nous renvoyons aux sénégalais qui ont élu le Président Macky Sall et qui nous observent. Certes nous avons été le vaisseau qui a servi de point d’appui au Président mais tout le mérite revient au peuple souverain. Perdre cela de vue, c’est fragiliser le Président, le parti la coalition et s’exposer au durcissement du regard des sénégalais à notre égard.

Ce nouveau gouvernement qui obéit au tempo Fast Track et aux orientations définies par le Président de la République devrait en même temps être apte à aller à l’assaut des collectivités territoriales en décembre 2019.

Gardons-nous surtout de donner l’image d’un parti divisé, dont les responsables sont avides de pouvoir et de sinécures. Sinon quel est le sens de notre engagement politique ? Si les Sénégalais devaient, au lendemain de la constitution du gouvernement Macky II, penser que nous ne sommes mus que par nos intérêts particuliers, ils pourraient être tentés de nous réserver quelques surprises lors des échéances à venir.

Dès lors, certains responsables seraient plus inspirés d’accepter les décisions du Président de la République et l’aider à accomplir sa mission dans la sérénité. Ne plus être ministre n’est pas une fin en soi si l’on a un métier et que l’on est capable de donner un nouvel élan à sa carrière professionnelle. Avoir été ministre représente déjà un gros avantage sur un CV ! Rappelons le cas de Ségolène Royal, qui a créé une fondation pour continuer à servir la cause écologique, après avoir quitté le gouvernement. Donc Ministre ou rien, ne peut être un exemple pour nous jeunes responsables politiques qui sommes sur le terrain au contact des populations pour expliquer les programmes et projets du Président. Soyons plus solidaires, cultivons le sens du sacrifice et faisons part de plus de générosité.

Au Président Macky Sall,

Excellence, beaucoup de vos militants et responsables politiques sont sereins, continuent de mouiller le maillot et sont confiants quant aux bonnes décisions que vous ne manquerez pas de prendre à la base. Ils attendent de vous davantage d’attention et d’équité face aux dures réalités qu’ils affrontent sans relâche sur le terrain.

Nous pouvons comprendre la frustration de certains hauts responsables, néanmoins il faudrait tenir compte du sentiment d’injustice et d’abandon qui couve à la base, l’idée répandue étant que certains segments sont favorisés au détriment d’autres, pas forcément plus méritants ou plus engagés.

Il serait peut-être temps, Excellence, d’envisager, avant les élections locales, une forme d’Etats Généraux du parti afin que chacun se sente revigoré, allégé des doutes, frustrations et meurtrissures qui annihilent les énergies. Vous seul en avez le pouvoir et l’initiative car somme toute, les militants sont très attachés à votre personne et au parti. Ne pas agir, serait ouvrir le parti à tous les vents, aux alliances contre nature et risquer de voir les medias être l’exutoire et les arbitres de nos batailles internes lors des prochaines investitures.Respectueusement,Couro Wane est responsable politique de L’Alliance pour la République (APR)

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