Revue de Presse du Lundi 08 Avril 2019

Revue de Presse du Lundi 08 Avril 2019
Revue de Presse du Lundi 08 Avril 2019

Les recettes fiscales prennent l’ascenseur au mois de décembre 2018

https://www.lejecos.com/Les recettes fiscales du mois de décembre 2018 ont progressé de 101,3%, par rapport au mois précédent indique la dernière publication de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd) « Repères Statistiques Décembre2018 ».

Selon les données   recueillies par l’Ansd  auprès de la Direction de la prévision et des études économiques,  cette hausse fait suite à une augmentation simultanée des impôts directs (+191,2%) et indirects (+86,7%), comparativement au mois de novembre 2018. De même, elles se sont globalement accrues de 7,1% en 2018 par rapport à l’année 2017.

Au mois de décembre 2018,  au titre des impôts directs, les ressources collectées se chiffrent à  80,5  milliards de FCFA  contre 28  milliards de FCFA  au mois de novembre  2018.

Les impôts directs se décomposent en impôts pour les sociétés pour un total de 10,9  milliards, en impôts sur le revenu  61,8 milliards, en IRVM / IRCM 7,8 milliards, en taxe sur la plus-value immobilière  0,3 milliard  et en CFCE 0,7 milliard.

Au titre des impôts indirects (hors FSIPP), les ressources collectées au mois de décembre   2018 sont  de 203,9 milliards de FCFA contre  109,2 milliards de FCFA le mois précèdent.

Au total, les recettes fiscales se chiffrent à 294,7  milliards de FCFA au mois de décembre 2018   contre 146,4 milliards  le mois précédent.

Quant aux  recettes non fiscales, elles  sont estimées à  52,9   milliards de FCFA en décembre 2018 contre 14,7 milliards de FCFA le mois précédent.       Adou FAYE

Afrique subsaharienne:La Banque mondiale note une croissance en baisse

https://www.lejecos.com/La croissance des pays d’Afrique subsaharienne a connu une baisse. Elle passe de 2,5% en 2017 à 2,3% en 2018. C’est ce que renseigne le rapport Africa’s Pulse de la Banque mondiale.

La dernière édition du rapport Africa’s Pulse, publiée aujourd’hui, revoit à la baisse la croissance des pays d’Afrique subsaharienne, à 2,3 % en 2018, contre 2,5 % en 2017.

«Pour la quatrième année consécutive, l’économie progresse moins vite que l’accroissement démographique et, malgré des prévisions régionales plus favorables pour 2019, qui tablent sur un rebond à 2,8 %, la croissance ne parvient pas à franchir la barre des 3 % depuis 2015. Le rapport semestriel de la Banque mondiale consacré à la conjoncture économique africaine se penche en outre sur l’incidence de la fragilité sur la croissance en Afrique subsaharienne et sur le rôle que l’économie numérique pourrait jouer pour redynamiser le continent », lit-on dans le rapport.

S’il reflète l’incertitude de la conjoncture internationale, ce fléchissement plus marqué que prévu s’explique aussi, et de plus en plus, par les incertitudes politiques et réglementaires et par la fragilité. Il reflète aussi l’instabilité macroéconomique, liée entre autres à une mauvaise gestion de la dette, à l’inflation et aux déficits. «Autant de facteurs qui défavorisent clairement certains pays. Il contredit également les bonnes performances de plusieurs
économies  de plus petite taille, en progression constante », explique l’institution.

« La transformation numérique peut apporter à l’Afrique subsaharienne une hausse annuelle de la croissance de pratiquement deux points de pourcentage et permettre un recul de la pauvreté de quasiment un point de pourcentage par an », indique Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique. « C’est une révolution qui changera véritablement la donne en Afrique. »

Selon la Banque mondiale, au Nigéria, la croissance est ressortie à 1,9 % en 2018, en hausse par rapport à 2017 (0,8 %), à la faveur d’une légère reprise du secteur non pétrolier. L’Afrique du Sud est sortie de la récession au troisième trimestre 2018, mais la croissance est restée atone, à 0,8 %, tout au long de l’année, les incertitudes politiques décourageant les investissements. L’Angola, troisième économie de la région, est demeuré en récession, l’activité étant plombée par la faiblesse persistante de la production pétrolière.

Dans certains pays riches en ressources, comme la République démocratique du Congo et le Niger, la croissance est repartie à la hausse, soutenue par le redressement de la production minière et du prix des matières premières, ainsi que par le rebond de la production agricole et des investissements publics d’infrastructure. Ailleurs, comme au Libéria et en Zambie, la croissance est restée modérée, les investisseurs restant méfiants face au niveau soutenu de l’inflation et de l’endettement.

Dans les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, le redressement se poursuit, mais demeure fragile, les réformes destinées à réduire les déséquilibres budgétaires et extérieurs ayant marqué le pas dans certains pays. Enfin, les économies moins tributaires des ressources naturelles, comme le Kenya, l’Ouganda et le Rwanda ainsi que plusieurs pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, dont le Bénin et la Côte d’Ivoire, ont affiché de solides performances en 2018.

Le rapport Africa’s Pulse note par ailleurs que la fragilité d’un petit nombre de pays prive l’ensemble de l’Afrique subsaharienne de plus d’un demi-point de pourcentage de croissance par an, l’équivalent de 2,6 points de pourcentage en cinq ans.

« Les facteurs de fragilité ayant évolué dans le temps, les solutions pour y remédier doivent s’adapter », souligne Cesar Calderon, économiste principal à la Banque mondiale et auteur principal du rapport. Adou FAYE

Selon la Banque mondiale,la transformation numérique pourrait rapporter à l’Afrique 2% de croissance annuelle

 (Agence Ecofin) – C’est l’une des principales choses à retenir de la 19ème  édition du rapport Africa’s Pulse que publiait la Banque Mondiale ce lundi à Washington.

« La révolution numérique est l’une des clés d’une croissance inclusive et de la création d’emplois en Afrique », affirme le Groupe, qui relève toutefois que « l’accès à internet reste encore trop faible, il faudrait donc investir dans les infrastructures et dans la formation des jeunes ».

Selon l’institution de Bretton Woods, cette transformation numérique, si elle est bien menée, « peut apporter à l’Afrique Subsaharienne une hausse annuelle de la croissance de pratiquement 2 points de pourcentage et permettre un recul de la pauvreté de quasiment 1 point de pourcentage par an ».

Dans ce sens, la digitalisation des économies serait le moyen adéquat pour y parvenir, indique le Groupe désormais dirigé par David Malpass : « Il faut investir dans les compétences et mettre en place des plateformes digitales qui permettront à nos pays de mieux gérer les finances publiques et aux citoyens de mieux interagir avec leurs administrations ».

Au Togo, la digitalisation semble désormais en marche dans l’économie, encore plus visible dans les transports et la logistique. Kobo360, Gozem ou encore Carasigbe en sont quelques exemples.Octave A. Bruce

CAMPAGNE DE COMMERCIALISATION DE L’ARACHIDE 2018-2019 : UN BILAN SATISFAISANT, MALGRE…LES HUILIERS

http://www.sudonline.sn/La campagne de commercialisation de l’arachide qui s’est ouverte le 3 décembre 2018 sur toute l’étendue du territoire national tire à sa fin. A quelques jours de la clôture de cette campagne, Sud Quotidien fait le point  au niveau des régions les plus concernées. La région de Sédhiou a réalisé un cumul de 13.790,805 tonnes d’arachides d’huilerie et écrémées contre 9965,872 pour la précédente. Cette hausse démontre que des efforts ont été faits dans l’organisation de la campagne. Cependant, des contraintes diverses persistent toujours, notamment des lenteurs notées au niveau des huileries à la Sonacos. A Kaolack, le prix au producteur qui a été fixé à 210 francs le kilogramme a connu une inflation sur le marché. A Diourbel, les objectifs de collecte de 45 000 T que la Sonacos Sa avait fixés depuis le démarrage de cette campagne ne sont pas réalisés. Cette situation est due au refus de l’usine  de collecter des graines à faible densité destinées  à l’exportation. Dans la région de Kolda, après  un départ catastrophique de commercialisation, le processus a été amélioré. En effet, la Sonacos a fait l’effort de payer les bons aux opérateurs qui ont, après plus de 2 mois, joué leur partition. Les dégâts de début de campagne ont été rectifiés et la fin de la campagne est ainsi favorable aux producteurs

SEDHIOU – ETAT DES LIEUX DE LA CAMPAGNE DE COMMERCIALISATION ARACHIDIERE : 13.790,805 T d’arachides d’huileries et de semences écrémées collectées

La campagne de commercialisation de l’arachide a démarré à Sédhiou depuis le 03 décembre 2018, « conformément à l’esprit du circulaire n° 1831 du 27 Novembre 2018 », a rassuré Oumar Mbengue, le chef de la Direction régionale du développement rural  (DRDR) de Sédhiou. Et de poursuivre que «le prix au producteur de la présente campagne 2018/2019 a été arrêté à 210 F/kg sur une base de concertations entre l’Etat et le CNIA élargies aux organisations professionnelles agricoles. Tout prix de collecte inférieur à 210 F CFA est considéré comme une infraction ». Le nombre de points attribués à la région de Sédhiou est de 102 pour 71 opérateurs. La Direction régionale du développement rural de Sédhiou informe qu’à la date du 27 mars dernier, « il a été réalisé un cumul de 13.790,805T d’arachide (huileries et semences écrémées). Une collecte de 4167,925 tonnes de semences écrémées est faite dont 3238,492T dans le département de Bounkiling. 890,624T collectées dans le Département de Sédhiou et 38,809 tonnes dans le département de Goudomp ».  Il s’y ajoute également la collecte de 9622,88 tonnes d’huilerie dont 8785,863T dans le Département de Bounkiling ; 693,95 T dans le Département de Sédhiou et 143,067 T dans le Département de Goudomp, selon toujours la DRDR qui renseigne par ailleurs que « le niveau d’évacuation globale est de 9419,402 Tonnes d’arachide d’huilerie à l’Usine de Ziguinchor ».

Difficultés et  recommandations

Les lenteurs notées au niveau de l’huilerie de SONACOS pour le déchargement des camions et paiement des opérateurs privés sont signalées ainsi que la présence sur le terrain d’acheteurs venant d’autres régions, du fait de la bonne qualité des graines d’arachide. Certains producteurs récupèrent leur arachide au niveau des stocks des opérateurs du fait des retards de paiement. C’est pourquoi, les techniciens du développement rural de Sédhiou recommandent d’impliquer les services de sécurité comme la douane, la gendarmerie, la police frontalière, les eaux et forêts et chasses, etc. Ils suggèrent également la vigilance pour un respect scrupuleux des prix planchers de collecte des semences et de l’arachide d’huilerie et l’assouplissement du mécanisme de paiement des huiliers au niveau de la Sonacos. Et enfin et selon toujours la DRDR, il faut d’augmenter la cadence du déchargement des camions par jour au niveau Huilerie. Et diligenter les notifications au niveau de la direction de l’agriculteur pour permettre aux opérateurs de semences de savoir la conduite à tenir

KAOLACK – COMMERCIALISATION DE L’ARACHIDE : Le prix au producteur en inflation sur le marché

A quelques semaines de la clôture officielle de la campagne, le temps d’empêcher la sortie des graines de notre capital semencier hors du territoire national, l’arachide, comme certains autres produits destinés à la spéculation, se fait de plus en plus rare. Une situation qui, sans aucun doute, a fortement pesé sur la balance et rehaussé le prix homologué, autrement dit les 210 frs initialement fixés aux producteurs après subvention. Malgré la production record obtenue cette année et qui s’était limitée à 1,43 million de tonnes, les nombreux opérateurs et spéculateurs usagers du marché peinent aujourd’hui à trouver un prix inférieur ou limité à 210 Frs. C’est plutôt des prix tarifés entre 250 et 265 frs qu’ils disent trouver sur le marché pour ensuite revendre à 285 frs, selon le coût du transport et la région où les graines sont destinées. Aussi, un nouveau phénomène qui est venu apporter d’autres réalités spéculatives et d’organisation à cette présente campagne de commercialisation de l’arachide. Et qui, aujourd’hui est considéré comme solution aux nombreuses impasses constatées lors de la précédente édition où le président de la République avait même intervenu auprès de certains pays amis comme la Turquie pour trouver une issue heureuse à la forte production d’un million de tonnes restée entre les mains des producteurs sans possibilité d’être écoulée ni sur le marché local ni sur le marché extérieur. Ainsi, pour cette année, le constat est que cette mévente a pu être réglée lorsque l’Etat s’est donné le courage de lever la taxe sur l’exportation qui était fixée à 40.000 Frs la tonne. Pour le président régional de la Fédération nationale des opérateurs privés, stockeurs et transporteurs (Fnosp/t) El Hadji Bou Goumbala, « ceci est d’autant plus vrai qu’il a en évidence permis l’ouverture du marché de l’exportation contrairement à l’année précédente où le collectif des opérateurs et producteurs de l’exportation des graines d’arachide (Copega) n’arrivait point à dérouler des activités conjointes au marché extérieur. Cette année, il faut reconnaître que les différentes unités de la Sonacos (Kaolack, Diourbel, Louga et Ziguinchor) et les autres entreprises industrielles « West Oil of Africa » (Wao), Copéol de Kaolack et la Compagnie Arachidière industrielle de Touba (Cait), pour toute réception confondue n’ont pu collecter que 200.000 tonnes. Au même moment l’exportation à elle seule a réussi à sortir hors de nos frontières une production égale à 300.000 tonnes d’arachide décortiquée, l’équivalent de 600 à 700 mille tonnes  de graines en coque. Ajoutée la production attribuée aux petites unités de presse de Touba et à la transformation en général, la production arachidière collectée cette année est aujourd’hui absorbée à plus de 95 % par ces différents marchés ».

LES OPERATEURS PRÊTS A SOUTENIR LA PROTECTION ET LA  SECURISATION DU CAPITAL SEMENCIER

En dépit des ultimes moments qui restent pour la fermeture officielle de la présente campagne de commercialisation arachidière, les opérateurs privés et stockeurs préparent activement la prochaine campagne 2019/2020. Ils entendent ainsi contribuer à grande échelle au programme de protection et sécurisation du capital semencier au Sénégal. Mieux, participer aux opérations de distribution des semences prévues dans les mois à venir. D’habitude confiées aux entreprises industrielles, ces opérations de mise à disposition des semences seront largement appuyées sur la quasi-totalité de collectivités du pays. Déjà la plupart d’entre eux ont déjà stocké d’importantes productions dans certains points de collecte et attendent l’arrivée des techniciens chargés d’apporter des conseils par rapport aux lieux de stockage propices et les mesures de protection appropriées. Toutefois favorables à la fermeture officielle de la campagne qui est pour eux une solution pertinente pour empêcher la sortie des graines hors de notre territoire et autres formes de spéculation abusive, ces opérateurs et stockeurs se disent coller à cette mission pour travailler en faveur de l’abondance et faire éviter à l’Etat toute dérive ou manquement constaté dans le processus d’amélioration de l’agriculture dans notre pays.

DIOURBEL – CAMPAGNE DE COLLECTE DE L’ARACHIDE : Les objectifs de collecte non encore atteints

On s’achemine vers la fin de la campagne de commercialisation de l’arachide.  Il y a 212 points qui ont été attribués à la Sonacos   Sa pour 167 opérateurs et pour Waxo un seul point.  Pour l’unité de Diourbe, il y avait une prévision  de collecte de 45000 tonnes. Un peu plus de 20 000 tonnes  d’arachide ont été collectées  Ce qui explique en grande partie cette situation est le refus de l’usine  de collecter des graines à faible densité destinées  à l’exportation. Le taux élevé d’abattement a été une source de division entre l’usine et certains opérateurs privés stockeurs. Le prix au producteur  est fixé cette année à 210 F même si on constate qu’au plan international, les cours des  produits arachidiers ont fortement chuté par rapport à la campagne de l’année dernière. Mais l’Etat a subventionné  ce prix en le maintenant à 210 frs en établissant avec les huiliers un protocole pour supporter les déficits qui pourraient subvenir. Une collecte globale de plus de 865 000 tonnes avait été fixée par les  acteurs de la filière arachidière. La Sonacos, à elle seule, compte collecter 180 000 tonnes.

FOULADOU – UNE FIN FAVORABLE AUX PRODUCTEURS

Difficile de trouver présentement la moindre graine d’arachide en vente au Fouladou. Seuls quelques producteurs « malins » profitent de la situation et vendent au moins à 220F/kg. « Nous avons eu une bonne campagne de commercialisation. « Au début, il y avait beaucoup de difficultés pour trouver le financement mais surtout pour le déchargement au niveau de l’usine à Ziguinchor où il fallait attendre plusieurs jours. Mais le ministre et le directeur de la Sonacos ont vite réglé le problème. Aujourd’hui, les opérateurs et producteurs ont reçu leur argent. Il n’y a que quelques camions qui sont en déchargement qui ne sont pas payés », explique un des responsables des opérateurs stockeurs, Dame Cissé, par ailleurs maire de Bourrouco commune du département de Médina Yéro Foulah devenu le nouveau bassin arachidier du pays. Rien que pour le département de Kolda, 2080 tonnes d’huileries ont été achetés ainsi que 2032,139 tonnes en coque, équivalant à 1243 tonnes en graines. Toujours pour Kolda département, les semences certifiées achetées sont de 726,112 tonnes avec comme semences écrémées 2152,135 tonnes. Selon Dame Cissé, 19000 tonnes d’arachide de la région de Kolda ont été vendues en tout à la Sonacos.  « Pour l’instant, les lamentations des producteurs sont terminées, car les bons ont été honorés. Nous n’avons pu enregistrer aucune plainte de producteurs sur le sujet », a fait savoir M Cissé

Blaise Ahouantchédé,Dg GIM-UEMOA:«Apprendre à vivre avec la  problématique de cyberattaques»

http://www.lesoleil.sn/Pour le Directeur Général du GIM-UEMOA, Blaise Ahouantchédé, même si les banques ont tant bien mal contré les cyberattaques, l’hyper-digitalisation présente des risques qu’il faut gérer au quotidien. Dans cet entretien, il appelle à apprendre à vivre avec la  problématique de cyberattaques et se donner les moyens de s’en prémunir.

Des banques ont fait récemment l’objet de Cyberattaques dans la zone UEMOA. Faut-il s’inquiéter ?

Non, absolument pas, il n’ya pas lieu de s’inquiéter car ce qui est important c’est la capacité des banques à faire face à ces nouvelles formes de menaces. Je tiens d’ailleurs à les féliciter d’avoir réagi rapidement et à contenir le phénomène. Il se trouve que dans un monde de plus en plus connecté, l’hyper-digitalisation qui certes, contribue à la productivité et la rationalisation,présente des risques qu’il faut gérer au quotidien. Nous devons désormais apprendre à vivre avec la  problématique de cyberattaque et se donner les moyens de s’en prémunir. Avec Internet et la généralisation des ordinateurs, des tablettes, des smartphones, de nombreuses fraudes ont vu le jour, avec des modes opératoires de plus en plus ingénieux et imprévisibles. C’est l’enjeu même de la cybersécurité et il me semble que tous les acteurs en sont conscients, que soient les Etats, les Banques Centrales, les organismes comme le GIM-UEMOA, les banques, les Institutions financières, les entreprises publiques et privées, les consommateurs, personne n’est à l’abri.

Y’a-t-il moyen d’y échapper  aux attaques dans la zone UEMOA ?

Oui parfaitement. De plus en plus, on arrive à réduire les risques de cyberattaques mais cela requiert des moyens sophistiqués et un capital humain bien formé ayant une éthique irréprochable. Face à ces cybers-risques, tous les acteurs ont des rôles clé à jouer en fonction de leur positionnement dans la société tant dans le processus de prévention que dans le traitement. Les banques en font partie.

Si oui comment  échapper ?

Dans un monde ouvert à Internet et de plus en plus numérique, on ne peut pas éviter les cyberattaques mais on peut se préparer à réduire leurs impacts voire les anéantir. Plusieurs solutions s’offrent aux acteurs. Par exemple, le respect scrupuleux des règles et normes sécuritaires, la mise en place du dispositif de management de risques et de contrôle interne, la formation, la sensibilisation, etc. sont,sans que la liste ne soit exhaustive, des outils efficaces de prévention et de lutte contre les cyberattaques et la cybercriminalité.

A titre illustratif, pour ce qui concerne le domaine des paiements électroniques et des services financiers digitaux, le GIM-UEMOA a depuis une dizaine d’années, proposé aux banques, des solutions très efficaces qui les mettent pratiquement à l’abri des attaques. Ces solutions qui sont opérationnelles sur notre écosystème ont permis de réduire à néant les attaques et les fraudes assimilées. Les solutions proposées par le GIM-UEMOA sont à la fois techniques, organisationnelles et humaines. Le volet technique se résume globalement à la mise en conformité aux normes internationales PCI DSS, EMV et 3Dsecure. Quant au volet organisationnel, le GIM-UEMOA a mis en place et pilote le groupe régional de sécurité et lutte contre la fraude qui édicte les règles, les mesures et recommandations des meilleures pratiques sécuritaires à l’endroit de ses membres. Pour le volet humain et non des moindres, le GIM-UEMOA assure des formations aux acteurs de la zone (personnel des banques, magistrats, policiers, gendarmes, douaniers…) ainsi que des actions de sensibilisation et d’éducation financière.

Le secteur bancaire n’est-il pas en train de payer les conséquences de la digitalisation ?

De nos jours, avec les normes internationales de plus en plus exigeantes, la gestion efficace et efficiente d’une banque ne peut plus se concevoir sans une automatisation appropriée des process bancaires. A cela, s’ajoutent les mutations qui apparaissent dans le paysage bancaire avec l’arrivée de nouveaux acteurs dans cette industrie, qui poussent tout naturellement les banques à revoir leur stratégie très orientée vers la digitalisation. La banque a besoin désormais du digital pour affronter la compétition de plus en plus rude de manière à maintenir et augmenter ses parts de marché. La digitalisation, tout en étant un réel atout pour les banques, devra justement s’opérer en intégrant entièrement la composante sécuritaire en amont et en aval du processus pour éviter de fragiliser leur business. En amont, il faut désormais considérer la sécurité comme un volet majeur de tout projet avec des analyses de risques conséquentes et, en aval se doter surtout des moyens de traiter les risques opérationnels importants liés aux nouvelles problématiques sécuritaires qui se posent avec la digitalisation.

A terme, ces attaques ne risquent elles pas de créer une réticence chez les usagers du système bancaire ?

Non, pas du tout. Les banques sont de plus en plus outillées pour mieux prendre en charge ces types de menaces dans toutes leurs dimensions. Elles devront assurer une meilleure gestion de la relation clientèle en renforçant la sensibilisation, la communication et l’éducation financière des usagers.Au demeurant, pour garder la confiance dans les usages des services financiers, les banques doivent respecter les règles et normes en matière de sécurité bancaire et de sécurisation des transactions.

Au travers par exemple de l’écosystème régional des paiements électroniques dans la zone UEMOA, un cadre de coopération a été clairement établi de manière consensuelle au niveau du GIM-UEMOA, avec l’appui de la BCEAO débouchant sur la mise en place et la gestion d’un certain nombre d’indicateurs de qualité de services et de sécurité. Les banques sont tenues de respecter ces exigences de qualité et de sécurité qui concurrent au renforcement de la confiance dans l’usage des services financiers de paiement.Oumar FEDIOR

Pillage des forêts : Moustapha Diakhaté réclame une commission d’enquête parlementaire

http://www.rewmi.com/L’ancien président du groupe parlementaire de Benno Book Yakar veut une commission d’enquête parlementaire pour tirer au claire ces accusation du journal britannique The Guardian selon lesquelles l’ancien président Yaya Jammeh se serait enrichi de 500 milliards de francs Cfa par le bradage, pendant 22 ans, des forêts de la partie sud du Sénégal. Pour Moustapha Diakhaté les auteurs de ce pillage, aussi bien sénégalais que Gambiens, « doivent être être identifiés et sévèrement punis ».

Le journal britannique The Guardian a révélé que le pillage de la forêt casamançaise pour alimenter un trafic de bois transitait vers la Chine, via la Gambie de Yaya Diammeh

Fuite sur la conduite principale du lac de Guiers : La SDE annonce une perturbation sur la distribution de l’eau

https://actusen.sn/La sénégalaise des eaux informe ses clients qu’en raison des travaux de réparation d’une fuite sur la conduite principale du lac de Guiers (Alg1) provoquée par l’entreprise française Sogea/Satom travaillant pour le compte de la Sones à hauteur de Ndande, ce lundi 08 avril 2019, certains ouvrages de production du système d’alimentation en eau de Dakar sont à l’arrêt.

La distribution d’eau connaîtra ainsi des perturbations allant de la baisse de pression au manque d’eau dans les localités alimentées par les conduites du Lac de Guiers dans les régions de Louga et de Thiès. Rufisque et environs seront également impactés. Il en sera de même pour Dakar et sa Banlieue.

Un dispositif de camion-citernes sera mis en place pour soulager les populations des quartiers les plus impactes par ces perturbations. La situation reviendra progressivement à la normale a la fin des travaux prévue ce mardi 09 avril 2019 dans la soirée.

L’ÉDITO DE MAHMOUDOU WANE :Signaux contradictoires

http://www.enqueteplus.com/Poussive, la formation du premier gouvernement de Macky II. Un accouchement difficile, de stress post-électoral qui révèle certes une volonté d’impulser une nouvelle dynamique, mais qui conserve beaucoup de ‘’stigmates’’ de Macky I. La volonté de rupture aurait pu être mieux assumée et déroulée, pour donner des signaux plus clairs. Si le nombre de ministres est passé de 39 à 35, les postes clefs sont occupés par des politiques purs et durs. Il y a sans doute de tous nouveaux visages dont on attend de savoir s’ils ne sont pas tout simplement trop maquillés, mais aussi de vieilles reliques dont nous doutons de la capacité à impulser les ruptures annoncées.

Signe avant-coureur que le ‘’marathon’’ des réglages ne pouvait se terminer que de la sorte, c’est l’annonce-surprise de la suppression du poste de Premier ministre. Le deuxième président du Sénégal, Abdou Diouf en l’occurrence, a été ébloui par les mêmes sirènes qu’il avait appuyé sur le bouton rouge, mais les deux situations politiques sont loin d’être les mêmes. Diouf avait en face de lui de ‘’féroces dinosaures’’ prêts à le ‘’dévorer’’, au soir de son atterrissage arrangé à la présidence, qu’il se devait de les neutraliser. C’est le 1er mai 1983, à la suite d’une révision constitutionnelle adoptée par l’Assemblée nationale, qu’Abdou Diouf renforça ses biceps de président nouvellement installé par un régime présidentiel renforcé. Les observateurs de l’époque témoignent que Diouf se rendra bien compte que c’était une erreur. Le président Sall sort d’une élection qui le consacre victorieux à plus de 58 %. En vérité, aucune menace sérieuse ne pèse sur lui, pas pour l’instant, en tout cas, qui justifie une posture aussi radicale.

La question n’est pas Mahammed Boun Abdallah Dionne intuiti personae, qui va devenir simple secrétaire général de la Présidence, sans prise sur les ministres du gouvernement. Loyal vis-à-vis du président, il peut l’être, comme chanté sur tous les toits. Il peut aussi révéler des zones de faiblesse, qui n’ont sans doute pas fait  beaucoup de publicité. Mais, dans le fond, Dionne ne saurait être un obstacle ou un prétexte. Ne serait-il pas satisfait du travail de ce dernier qu’il aurait simplement pu le remplacer par un autre profil plus adapté aux enjeux de l’heure. On ne peut, en effet, pas penser que le pays, sauf à considérer les Sénégalais comme des incapables, ne compte pas de dignes fils capables d’occuper et d’animer à la fois politiquement et techniquement la Primature, si tant est que Dionne ne fait plus l’affaire.

Mieux, sur le principe, n’aurait-il pas été plus indiqué d’intégrer ce projet de dissolution de l’institution dans le corpus des réformes constitutionnelles lors du dernier référendum ? Les mêmes électeurs qui viennent de le porter à la magistrature auraient bien pu lui dire ‘’oui’’. Cette validation par le citoyen aurait tout simplement effacé le caractère politicien d’une décision aussi structurante pour le devenir de la République. Il faut rappeler que cette question avait été traitée par les Assises nationales qui, loin d’être une parole biblique, révèle tout de même…

Visiblement, le président n’a plus besoin d’un fusible, d’un rempart grandeur Primature. Il veut lui-même aller au front. On a envie d’ajouter à ses risques et périls. Parce que pour les années à venir, les périls ne manqueront pas. Idrissa Seck et Ousmane Sonko ont beau être sonnés, mais ils sont loin d’être Ko. La politique au Sénégal nous enseigne que même les cadavres ressuscitent et que les rapports de force changent bien souvent à une vitesse vertigineuse.

Toutes choses qui font que ce gouvernement-ci a du pain sur la planche. Il n’aura pas droit à l’échauffement qui précède la compétition.

Son efficacité ne saura être appréciée qu’à l’épreuve de son action concrète, sur l’échelle des résultats qu’il sera en mesure de mettre sur la balance.

Sera-t-elle à la hauteur des nouveaux espoirs fortement exprimés à la dernière présidentielle ? Toute la question est là !

Birahime Seck:«en supprimant le poste de Premier ministre, vous n’avez plus un régime parlementaire mais présidentiel»

http://www.seneweb.com/Dans le cadre de sa tournée nationale, le patron du Forum civil était à Thiès pour rencontrer leurs différentes sections locales afin d’échanger avec elles sur les enjeux locaux. Lesquels, concernent la santé, l’éducation, le foncier et des ressources naturelles entre autres. Ces différentes initiatives devront leur permettre à terme, de décliner un plan d’action qui sera apprécié par les gouvernants.  L’occasion a aussi été saisie par le coordinateur général du Forum civil, Birahime Seck, pour se prononcer sur les nouvelles attributions de Mahammed Boun Abdallah Dionne et se poser des questions pour l’instant sans réponses. « En supprimant le poste de Premier ministre, vous n’avez plus un régime parlementaire mais un régime présidentiel. Qui va hériter de la responsabilité dont disposait le Premier ministre au sein de l’Assemblée nationale ? Les motions de censure du parlementaire qui étaient adressées au Premier ministre vont-elles être adressées directement au Président de la République? »

Nouvel attelage Gouvernemental : La région de Louga bien servie avec 5 ministres sauf le département de Kébémer

https://actusen.sn/ La région de Louga compte 5 ministres dans le nouvel attelage gouvernemental. Il s’agit d’Aly Ngouille Ndiaye de Linguère reconduit à la tête du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Aminata Mbengue Ndiaye du Parti socialiste (Ps) a quitté le ministère de l’Elevage pour s’occuper désormais du Département de la Pêche et de l’Economie maritime. Moustapha Diop, maire de Louga reste le patron de l’Industrie et des Petites et Moyens Industrie (Pmi).

Quant à Samba Ndiobène Ka, ancien Directeur de la Saed il occupe désormais le fauteuil du ministère de l’Elevage et des Productions animales. Inconnue du paysage politique dans sa ville natale, cette Dame avait rejoint son mari en activité dans la région de Thiès.Actusen.sn avec Lougawebmédias

UNE ÉQUIPE DE 32 MINISTRES ET 3 SECRÉTAIRES D’ETAT MISE EN PLACE

Dakar, 7 avr (APS) – Le nouveau gouvernement dont la liste a été lue dimanche soir par le nouveau secrétaire général du gouvernement, Maxime Jean Simon Ndiaye, compte 32 ministres et 3 secrétaires d’Etat.
Parlant de la nouvelle équipe, le chef du gouvernement a évoqué ’’un élan nouveau, des visages nouveaux, davantage de femmes, davantage de jeunes, mais c’est également le Sénégal de tous qui est en marche’’, avec le chef de l’Etat « en contact direct avec le pouls’’ des régions.

 Voici la liste du gouvernement :

Me Sidiki Kaba, ministre des Forces armées

 Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Intérieur

 Abdoulaye Daouda Diallo, ministre des Finances et du Budget

 Amadou Bâ, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur

 Me Malick Sall, garde des Sceaux, ministre de la Justice

Mansour Faye, ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale

 Mouhamadou Makhtar Cissé, ministre du Pétrole et des Energies

 Mariama Sarr, ministre de la Fonction publique et du Renouveau du service public

 Me Oumar Youm, ministre des Infrastructures terrestres et du Désenclavement

Amadou Hott, ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération

Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l’Action sociale

Moussa Baldé, ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural

Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Eau et de l’Assainissement

 Ndèye Sali Diop Dieng, ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants

Alioune Sarr, ministre du Tourisme et des Transports aériens

 Aminata Mbengue Ndiaye, ministre des Pêches et de l’Economie maritime

Mamadou Talla, ministre de l’Education nationale

Oumar Guèye, ministre des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire

 Cheikh Oumar Hanne, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

Moustapha Diop, ministre du Développement industriel et des Petites et moyennes industries

Abdou Karim Sall, ministre de l’Environnement et du Développement durable

 Sophie Gladima, ministre des Mines et de la Géologie

Matar Bâ, ministre des Sports

Samba Ndiobène Kâ, ministre de l’Elevage et des Productions animales

Samba Sy, ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions

Abdou Karim Fofana, ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique

 Aminata Assome Diatta, ministre du Commerce et des Petites et moyennes entreprises

 Abdoulaye Diop, ministre de la Culture et de la Communication

Néné Fatoumata Tall, ministre de la Jeunesse

Zahra Iyane Thiam, ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale solidaire

Dame Diop, ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat

Ndèye Tické Ndiaye Diop, ministre de l’Economie numérique et des Télécommunications

 Moïse Diégane Sarr, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur chargé des Sénégalais de l’extérieur

Mamadou Saliou Sow, secrétaire d’Etat auprès du garde des Sceaux, ministre de la Justice, chargé de la Promotion des droits humains et de la Bonne gouvernance

Mayacine Camara, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, chargé du Réseau ferroviaireBK

NOUVEAU GOUVERNEMENT : UN ÉLAN NOUVEAU, DES VISAGES NOUVEAUX’’ (PM)

Dakar, 7 avr (APS) – Le nouveau gouvernement dont la liste a été publiée dimanche soir symbolise « un élan nouveau », avec plus de femmes et de jeunes comparé à la précédente équipe, a indiqué le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne.
Au total, « c’est un élan nouveau, avec des visages nouveaux, davantage de femmes, davantage de jeunes », a-t-il déclaré à des journalistes peu avant la publication de la liste de ce gouvernement composé de 32 ministres et 3 secrétaires d’Etat.

« C’est un gouvernement nouveau parce que cinquante pour cent, la moitié de ses membres, soit 50% des ministres, sont nouveaux », a-t-il insisté.

Le chef du gouvernement a rappelé que la participation des femmes par exemple dans le gouvernement précédent était « de l’ordre de 20% », or, « aujourd’hui, avec le décret qui nomme le gouvernement, c’est 25% des membres du gouvernement qui sont des femmes ».
Ce faisant, la moyennes d’âge du gouvernement « a été fortement rabaissée », sans compter « un resserrement » de son effectif en tenant en compte de l’équité territoriale et de l’équilibre géographique.
L’effectif du gouvernement précédent était « 39 ministres et ministres délégués, aujourd’hui, il est de 32 ministres qui gèrent des portefeuilles, des départements et qui seront accompagnés dans la mise en œuvre des politiques publiques par trois secrétaires d’Etat ».

Selon Mahammed Boun Abdallah Dionne, « c’est la première fois depuis fort longtemps que les quatorze régions du Sénégal vont compter des représentants, au moins un représentant par région, au Conseil des ministres ».
« Le chef de l’Etat en a décidé ainsi pour avoir en permanence, le pouls du peuple sénégalais, la voix de toutes les régions dans le cadre de sa grande démarche de réformes à travers l’acte trois de la décentralisation notamment. »
La nouvelle équipe est « la confirmation du programme du candidat que le président de la République souhaite mettre en œuvre à travers justement des départements qui sont arrimés aux grandes initiatives majeures qui ont été annoncées à travers son programme qu’il a proposé aux Sénégalais et qui a été validé à travers le vote par le peuple souverain’’, a conclut le Premier ministre.MK/BK

LES ENTRANTS ET LES SORTANTS DU NOUVEAU GOUVERNEMENT

Dakar, 8 avr (APS) – Au total 16 personnalités ne figurant pas dans le préscédent gouvernement intègrent la nouvelle équipe de de 32 ministres et 3 secrétaires d’Etat dont la liste a été rendue publique dimanche, contre une vingtaine de sortants.
Le chef du gouvernement Mahammed Boun Abdallah Dionne, parlant de la nouvelle équipe, a évoqué « un élan nouveau, des visages nouveaux, davantage de femmes, davantage de jeunes, mais c’est également le Sénégal de tous qui est en marche », le chef de l’Etat devant être désormais « en contact direct avec le pouls » des régions.

Selon lui, « la moitié de ses membres, soit 50% des ministres, sont nouveaux », sans compter que la participation des femmes a augmenté, passant « de l’ordre de 20% » dans la précédente équipe à 25% dans la nouvelle, soit « une femme sur quatre membres du gouvernement ».

Voici la liste des entrants : Maître Malick Sall (Justice), Mouhamadou Makhtar Cissé (Pétrole et Energies), Amadou Hott (Économie, Plan et Coopération), Moussa Baldé (Agriculture et Equipement rural), Cheikh Oumar Hann (Enseignement supérieur, Recherche et Innovation), Samba Ndiobène Kâ (Élevage et Productions animales), Abdou Karim Fofana (Urbanisme, Logement et Hygiène publique).

 Il y aussi Aminata Assome Diatta (Commerce et PME), Néné Fatoumata Tall (Jeunesse), Zahra Iyane Thiam (Microfinance et Economie solidaire), Dame Diop (Emploi, Formation professionnelle et Artisanat), Ndèye Tické Ndiaye Diop (Économie numérique), Moïse Diégane Sarr ( secrétaire d’État, chargé des Sénégalais de l’extérieur), Mamadou Saliou Sow (secrétaire d’État, chargé de la Promotion des droits humains et de la Bonne gouvernance), Mayacine Camara (secrétaire d’État, chargé du Réseau ferroviaire).

Me Oumar Youm, l’ancien directeur de cabinet du président de la République, fait son retour dans le gouvernement au ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement.

Les ministres sortants sont Augustin Tine (Forces armées), Ismaila Madior Fall (Justice), Diène Farba Sarr (Renouveau urbain, Habitat et Cadre de Vie), Papa Abdoulaye Seck (Agriculture et Equipement rural), Mansour Elimane Kane (Pétrole et Energies renouvelables), Mary Teuw Niane (Enseignement supérieur), Yaya Abdoul Kane (Gouvernance territoriale), Mbagnick Ndiaye (Intégration Africaine, NEPAD et Francophonie).

Abdoul Latif Coulibaly (Culture), Khoudia Mbaye (Promotion des investissements, Partenariats et Développement des Téléservices de l’Etat), Abdoulaye Bibi Baldé (Communication, Télécommunications, Postes et Economie numérique), Maïmouna Ndoye Seck (Transports aériens et Développement des infrastructures aéroportuaires), Mame Thierno Dieng (Environnement et Développement durable) ont aussi quitté le gouvernement.

De même, Mame Mbaye Niang (Tourisme), Pape Gorgui Ndong (Jeunesse), Aminata Angélique Manga (Economie solidaire et Microfinance), Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop (Bonne gouvernance et Protection de l’enfance), Souleymane Jules Diop (ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du suivi du PUDC), Birima Mangara (Budget) ne font plus partie du gouvernement, ainsi que les secrétaires d’Eat Abdou Ndéné Sall (chargé du développement du réseau ferroviaire) et Moustapha Lô Diatta (chargé de l’accompagnement et de la mutualisation des organisations paysannes)BHC /MK /BK

Suppression du poste de PM : Ce que Macky reproche à Dionne

http://www.seneweb.com/ La suppression du poste de Premier ministre ressemblerait plutôt à une sanction contre Mahammed Boun Abdallah Dionne. Selon Walf Quotidien, Macky Sall lui reproche certaines « bourdes ». Le chef de l’État lui en veut après l’échec des négociations entre l’État et les syndicats d’enseignants.

Ces derniers ne lui faisaient plus confiance et traitaient directement avec le Président. Il a fallu même l’intervention de la Première dame pour sauver l’année scolaire. Il lui est aussi reproché ses prédictions sur le parrainage et la présidentielle qui se sont révélées justes. Des « fautes » qu’il aurait payées cash.

Remaniement:Les dessous d’une si longue attente

http://www.seneweb.com/Accouchement au forceps. La liste de la nouvelle équipe gouvernementale, qui devait être publiée hier dimanche dans l’après-midi, a été repoussée jusqu’à presque 23 heures. Mais, pourquoi le chef de l’État a-t-il mis autant de temps avant de rendre ses arbitrages ?

Selon les sources du journal Walf Quotidien, Macky Sall voulait servir, coûte que coûte, toutes les 14 régions du Sénégal. Ce, pour ne pas créer des frustrations. Mieux, il lui fallait aussi s’atteler à respecter le fameux « dosage ethnique, religieux et confrérique ».

Administration : Vers la suppression des fonds communs

http://www.seneweb.com/ Après la suppression du poste de Premier ministre, le chef de l’État prépare, dans le souci de réformer la haute administration qu’il veut mettre en mode fast-tract (voie accélérée), un grand chamboulement qui fera, selon Walf Quotidien, grincer des dents.

Macky Sall s’attaquera ainsi aux cloisonnements, c’est-à-dire « l’esprit de corps qui pollue l’administration ». Les fonds communs devraient également, indique le journal, être supprimés. Au motif que l’État ne paie jamais deux fois pour le même travail.

Amadou Bâ réagit…

https://senego.com/ Reconduit dans le nouveau gouvernement, Amadou Bâ, initialement ministre de l’Economie, des finances et du plan, atterrit aux Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. Son ancien département est confié à Abdoulaye Daouda Diallo.

Quelques heures après la proclamation effective du nouveau gouvernement, M. Bâ a réagi sur son compte officiel Twitter.

« Félicitations aux membres du nouveau Gouvernement en Place ! Je rends grâce à DIEU à ce nouveau Poste du Ministère des affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur où je viens d’être nommé Nouveau CHEF de la Diplomatie SÉNÉGALAISE », a-t-il déclaré.

AMADOU BÂ RÉGION DAKAR@CesaltineM

Félicitations aux membres du nouveau Gouvernement en Place! Je rends grâce à DIEU à ce nouveau Poste du Ministère des affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur où je viens d’être nommé Nouveau CHEF de la Diplomatie SÉNÉGALAISE. #AMADOU_BÂ_MAESE_2019.

«Amadou Ba aux Affaires Étrangères,c’est un mini séisme dans l’architecture gouvernementale, le resserrement n’a pas connu la profondeur escomptée…»(Barka Bâ)

https://www.dakaractu.com/ Dans son nouveau gouvernement, Macky Sall a gardé les poids lourds de son équipe même si certains ont migré, comme il en a été avec le ministre de l’économie et des finances de l’ancienne équipe, Amadou Ba qui vient d’hériter du ministère des affaires étrangères et des sénégalais de l’exterieur…

À en croire le journaliste et chercheur en science politique, Barka Ba, s’il ya un fait majeur à retenir dans ce gouvernement, c’est bien la migration de Amadou Ba. Du reste, son remplaçant, Abdoulaye Daouda Diallo, en l’occurrence, ne lui est guère favorable. Pour le journaliste toujours, le resserrement dont avait parlé le chef de l’État n’a pas connu la profondeur à laquelle on pouvait s’attendre.

Pour rappel, ce nouveau gouvernement passe de 39 à 32 ministres…

Nomination de Amadou Bâ aux Affaires étrangères:Les P.A approuvent

https://senego.com/Les Parcelles assainies disent être satisfaites de la nomination de Amadou Bâ au ministère des Affaires étrangères.

« Nous remercions le Président d’avoir confiance au délégué régional de Dakar, de lui confier la chancellerie pour redorer le blason et rehausser l’image du Sénégal à travers le monde », a souligné Khadim Gadiaga, au téléphone de Senego, parlant en leur nom.

A l’en croire, « Amadou Ba n’a plus rien à prouver au ministère de l’Economie, des finances et du plan. Il a été nommé meilleur ministre des Finances d’Afrique, porté le taux de croissance à un chiffre jamais égalé par le Sénégal, décroché 7 000 milliards au Groupe consultatif de Paris, boosté le financement du Pse. Il  faut être Amadou Bâ pour le faire. Toutes les Parcelles assainies sont satisfaites et nous serons à ses côtés pour l’accompagner dans cette entreprise, et l’aider à regrouper les Dakarois derrière le Président Macky Sall ».

Serigne Modou Bousso Dieng : «Avec le limogeage de Birima Mangara,le dernier pont qui liait le Palais aux populations de Touba s’est effondré»

https://www.dakaractu.com/En formant son nouveau gouvernement, le Président Macky Sall a préféré se séparer de Birima Mangara, alors chargé du ministère du budget. Une décision qui a eu le don de susciter chez Serigne Modou Bousso Dieng un commentaire à travers lequel il estime que  » le dernier pont qui reliait le Palais aux populations de Touba  » a été mis en ruine.

 » C’est manifestement une décision qui n’a guère été bien réfléchie de la part du Président de la République. À défaut d’avoir nommé, en son temps, des responsables politiques issus de Touba capables  de lui servir de relais par rapport aux populations de la cité, le Chef de l’État pouvait, néanmoins, compter sur Birima Mangara qui assurait, tant que bien que mal la liaison. Il avait au moins réussi à entretenir d’excellentes relations avec les populations et avec les chefs religieux. Sa défenestration siffle le début d’une nouvelle ère forcément marquée par des tensions qui ne seront que plus vives.  »

Câblant Dakaractu, Serigne Modou Bousso Dieng estime que la nouvelle composition du gouvernement est une réponse envoyée aux localités qui n’ont pas voté pour lui.

Augustin Tine directeur de cabinet du président de la République

YERIMPOST.COM  Le désormais ancien ministre des Forces Armées, Augustin Tine, a été appelé à d’autres fonctions. Il a été nommé directeur de cabinet du président de la République.

Aïssata Tall, Fada, Jules Ndéné… : Les derniers transhumants zappés

http://www.seneweb.com/ Macky Sall a certes servi ses alliés dans ce nouveau gouvernement. Mais il s’agit des anciens compagnons, à savoir le Ps, l’AFP, le Pit. Par contre, les « nouveaux venus » n’ont pas été retenus dans le nouvel attelage. Souleymane Ndéné Ndiaye, Aïssata Tall Sall, Modou Diagne Fada, Sitor Ndour, Samuel Sarr, ont tous été zappés. Pour le moment.

Epinglé par l’Ofnac en 2017, Cheikh Oumar Hanne promu ministre de l’Enseignement supérieur

iGFM-(Dakar) Le Directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) a été bizarrement nommé ministre de l’Enseignement supérieur dans le nouveau gouvernement du Sénégal. Lui, qui a été épinglé par plusieurs rapports des corps de contrôle de l’Etat et récemment par un rapport de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac).

Responsable de l’Alliance pour la République et maire de Ndioum, il a été accusé par les enquêteurs de l’Ofnac de fractionnement des commandes dans les marchés, l’octroi de subventions irrégulières, des pratiques de détournements de deniers publics et de faux et usage de faux. Outre l’action judiciaire, recommandée contre lui à l’époque, l’Ofnac avait demandé dans son rapport que Cheikh Oumar Hanne soit relevé de ses fonctions de directeur du Coud et que toutes les mesures soient prises pour qu’il ne lui soit plus confié la responsabilité de diriger un organe public.avec Pressafrik

Controverse autour de Cheikh Oumar Hann : le Saes attend le nouveau ministre de pied ferme sur…

http://www.dakarmatin.com/De Directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) au ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Oumar Hann porte la polémique. Depuis son annonce, les langues se délient. Si d’aucuns remettent au goût du jour ses casseroles portés en épingle par l’OFNAC et le récusent, d’autres l’attendent à l’épreuve.
Du côté des étudiants, il est peint comme un «homme impropre», les syndicalistes de l’enseignement, eux, préfèrent avoir une appréciation positive de l’homme. Toutefois, ils soulignent qu’ils l’attendent de pied ferme sur certains points.
«Nous travaillons sur la base de principes, et quel que soit le ministre qui va être nommé à la tête de ce département. Nous continuerons à travailler sur la base des principes et des idéaux auxquels nous croyons », précise d’entrée le Secrétaire général du Saes.
«Maintenant, poursuit Malick Fall , il faut tout simplement dire que nous ne pouvons avoir qu’un a priori positif sur la personne de Cheikh Oumar Hann, nous ne pouvons pas à priori avoir des préjugés négatifs sur lui». Et, « Attendons maintenant de voir et sur la base des actes qu’il posera, nous aviserons », avance-t-il.
Malick Fall a, par ailleurs, rendu un hommage au ministre sortant Professeur (Pr) Mary Teuw Niane qui a dirigé ce ministère pendant 6 ans et 5 mois. «Pendant ces 6 ans, il y a eu des hauts et des bas parce que nous étions en train de mettre en œuvre des réformes et tout le monde sait que les réformes, ce n’est pas toujours facile de les mettre en œuvre. C’est la raison pour laquelle, il y a eu des moments où nous avons connu quelques difficultés avec lui », explique l’enseignant sur Sud Fm.
Non sans oublier de saluer le travail qu’il (Mary Teuw Niane) a effectué avec eux (syndicalistes) ces trois (3) dernières années. « Il faut quand même reconnaître que les trois (3) dernières années, nous avons eu à travailler, dans une étroite collaboration, dans un consensus ».
Revenant sur le cas du nouveau ministre, le Sg du Saes de rappeler que : «Cheikh Oumar Hann était membre du bureau national du Saes, cela veut dire que nous pensons que nous avons les mêmes idéaux qui sont basées sur des principes », conclut-il

Amadou Hott,«la grosse timbale» de Macky Sall

iGFM – (Dakar) L’ancien directeur général du FONSIS (Fonds souverain d’investissement stratégique) et jusqu’à sa nomination dans la nouvelle équipe gouvernementale, Vice-président de la Banque africaine de développement (BAD) en charge de l’Énergie, Amadou Hott est l’une des plus grosses recrues du gouvernement. Il est promu au poste de ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération. Qui ce financier et jeune crack discret?

Le sénégalais Amadou Hott est le tout nouveau ministre de l’Économie, du Plan et de la  Coopération du Sénégal. Méconnu du grand public, cet homme de l’ombre est aux côtés du président Sall depuis 2012. Né au Sénégal, à Thiaroye Gare (banlieue dakaroise) dans les années 1970, Amadou Hott a fait son cursus scolaire dans la banlieue dakaroise. Après le baccalauréat au Lycée Limamoulaye de Guédiawaye, l’ancien DG du FONSIS s’envole pour la France pour y poursuivre ses études supérieures. Il obtient successivement un diplôme de premier cycle en mathématiques appliquées à l’économie à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg, puis un DEA en Finance de Marché et gestion bancaire à l’université Paris I Sorbonne, après la licence et la maîtrise. Dans la foulée, il suit un programme d’études en mathématiques financières à la New York University dans le cadre d’un programme d’échange, après avoir remporté la bourse d’études offerte par les deux universités.

Une riche et discrète carrière professionnelle

Ce banquier d’affaires de profession après une riche carrière professionnelle dont ses passages à la Société générale à Paris, BNP Paribas, ABN Amro, a été nommé en mai 2012, Conseiller Spécial du président de la République du Sénégal en investissements et financements. Avant de rejoindre la BAD en Novembre 2016 comme Vice-président chargé de l’Energie, de la croissance verte et du développement durable, il a drivé le FONSIS(Fonds souverain d’investissement stratégique). Amadou HOTT a laissé un souvenir fort au richissime homme d’affaires nigérian Aliko Dangote, puisqu’il était une des chevilles ouvrières de DANGOTE CAPITAL.

Ses anciens collègues le peignent comme un travailleur dynamique et très sérieux, et espère qu’il sera un atout précieux pour le gouvernement du président Macky Sall, afin de l’aider à concrétiser sa vision du Sénégal. Le Président Macky SALL décroche ainsi un As du secteur de la haute finance, doué dans l’arrangement et la structuration et levée des financements. Confidentielafrique.com

Mouhamadou Makhtar Cissé, la rançon de la compétence

http://www.lesoleil.sn/ Comme s’il avait des mains en or, Mouhamadou Makhtar Cissé tout nouveau ministre en charge du pétrole et des énergies a connu des succès retentissants partout où il est passé. C’est à la tête des Douanes sénégalaises qu’il commence à faire l’unanimité autour de ses compétences. Sobre, effacé et efficace…il a réussi à faire des recettes jamais égalées à la tête des Douanes. En 2012, elles atteignent 520 milliards FCFA, soient 30% du budget national. Des performances remarquables qui continueront de le propulser au devant de la scène. Dès son deuxième remaniement, Macky Sall le nomme ministre du Budget. Il devient par la suite Directeur de cabinet du Président de la République. Quelques années plus tard, face à une situation de la Senelec de plus en plus compliquée, Macky Sall le met au défi en le nommant à la place de Pape Dieng à la tête de la société d’électricité.

Les résultats se passent de commentaires. Les coupures d’électricité sont passées de plus de 900 heures en 2011 à 72 heures en 2017, avec un taux de disponibilité de l’électricité de 99 % dans les maisons, soit 5,5 heures de coupures/mois, 1 heure /semaine et 19 minutes/jour sur toute l’étendue du territoire national.

Sa réussite est également à chercher dans sa formation et son parcours.

Ancien du Prytanée militaire de Saint-Louis, Inspecteur Général d’Etat, titulaire d’une Maîtrise en Sciences juridiques, option Droit des Affaires, à l’Université Cheikh AntaDiop de Dakar, ancien du Barreau de Dakar pendant deux ans avant et de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM), il fut major de sa promotion.

Mais ce n’est pas avec le régime de Macky Sall qu’il a commencé à servir le pouvoir. Il a été dans le régime du président Abdoulaye Wade, Directeur de Cabinet du ministre de la Pêche, Oumar Sarr, dans le premier gouvernement Wade, avant de servir à la Présidence pendant 8 ans comme Inspecteur général d’Etat.

L’OBJECTIF RESTE LE MÊME ET LA PERSPECTIVE EST BONNE

https://www.seneplus.com/Mouhamadou Makhtar Cissé, ministre du Pétrole et de l’Energie évoque les actions accomplies à la Senelec et se projette dans ses nouvelles fonctions

« L’objectif reste le même mais la perspective est la bonne. La transformation des centrales en les faisant marcher au gaz engendrera des gains de productivité importants à la Senelec », déclare au micro de RFM, Mouhamadou Makhtar Cissé, nouveau ministre du Pétrole et de l’Énergie. Le désormais ex-patron de la Senelec attire l’attention de ses anciens collaborateurs sur les défis du secteur de l’énergie électrique. ‘’Je leur témoigne ma fierté et ma satisfaction. Cependant, j’attire leur attention sur le chemin qui reste à parcourir pour atteindre les objectifs qui nous avaient été assignés par le président de la République, à savoir l’accès universelle à l’électricité et la baisse du prix. Sur ce chemin, il y a encore du travail à faire’’, estime-t-il, se refusant à un bilan.

MOUSSA BALDÉ, UN MATHÉMATICIEN BIEN EN PLACE AU MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE

Dakar, 8 avr (APS) – Le nouveau ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Moussa Baldé, est un mathématicien de formation, coordonnateur du Réseau des universitaires républicains (RUR), une instance du parti au pouvoir considérée comme une structure d’alerte, de veille et de contribution.
A la tête de cet organe pouvant être considéré comme le laboratoire d’idées de l’Alliance pour la République (APR), l’ancien directeur général de la Société de développement agricole et industriel du Sénégal (SODAGRI) depuis février 2013, peut compter sur la force de propositions d’une telle structure pour mener à bien sa nouvelle mission.

Dans cette optique, son expérience à la tête de la SODAGRI ne serait pas de trop à la tête d’un département ministériel appelé à contribuer plus que par le passé à dessiner les contours du destin futur du Sénégal, d’abord par l’autosuffisance alimentaire.

 Il y a ensuite que l’agriculture est appelée à pourvoir davantage en innovations et opportunités d’emploi, dans le sillage de l’agro-business, incontournable dans la marche vers l’industrialisation, prochaine étape de l’action des pouvoirs publics dans ce domaine.

 Papa Abdoulaye Seck, prédécesseur de Moussa Baldé au ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural, s’est attelé à creuser ce sillon que le nouveau ministre doit approfondir pour engranger davantage de nouveau points au bénéfice de la collectivité.

Une chose qui peut bien être dans les cordes du professeur Baldé, maître de conférences au département Math-Info de la Faculté des Sciences et techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).

  1. Baldé est aussi le coordonnateur du réseau des universitaires républicains (RUR), une instance qui se veut un organe statutaire de l’APR et une structure d’alerte, de veille et de contribution.

Son ancrage local – militant de l’APR, Moussa Baldé est un des responsables en vue du parti au pouvoir dans la région de Kolda -, peut l’aider à mieux saisir ces enjeux, en tout cas plus que ce qui est peut être attendu d’un autre ministre, si l’on sait que son Fouladou natal est l’une des zones agricoles les plus importantes du Sénégal, dans cette Casamance naturelle autrefois considérée comme ’’le grenier du Sénégal’’.

Le nouveau ministre, président du Conseil départemental de Kolda depuis les dernières élections locales de 2014, également conseiller municipal de la commune de Guiro Yéro Bocar, dans le département de Kolda de 2014 à 2017, ne peut pas ne pas vivre au quotidien l’impérieuse nécessité d’améliorer les conditions de vie de certaines populations sénégalaises.

Avec les régions de Tambacounda et Kédougou, Kolda compte parmi les zones les moins avancées du Sénégal, au même titre que certains terroirs du nord, pour ne pas citer l’ensemble des contrées périphériques.

 Dans ces dernières, l’Etat semble toujours moins absent qu’ailleurs, les conditions de vie plus dures que d’ordinaire, au regard des difficultés rencontrées par les populations pour vivre de leurs activités, se sortir de la pauvreté, obtenir des opportunités devant leur permettre de s’autonomiser.

Cela tombe bien, puisque l’universitaire pur jus, titulaire d’une thèse de doctorat de l’Université de Rouen en France (spécialité mathématiques appliquées en 1999), n’a pas attendu un poste ministériel pour s’enquérir de ces enjeux, en tant que directeur général de la SODAGRI.

A l’Université de Dakar, avec l’appui du département mathématiques de la Faculté des sciences et techniques, Moussa Baldé avait l’habitude d’inviter régulièrement à Dakar, des professeurs d’université pour des cours ou des séminaires aux étudiants du Laboratoire Géométrie et applications.

Dans ce cadre, il a encadré de nombreux étudiants pour des mémoires de DEA et de master, un background, un sens de l’initiative et une ouverture dont il aura forcément besoin dans ses nouvelles fonctions, surtout que le secteur de l’agriculture peut attendre de lui innovation et de nouvelles applications pour donner la pleine mesure de ses potentialités. SG/BK

MALICK SALL, UN ’’AVOCAT’’ POUR LA JUSTICE

Dakar, 8 avr (APS) – Le nouveau garde des Sceaux, ministre de la Justice, Malick Sall, avocat donc homme du sérail, a de plus l’avantage de ne pas esquiver les problèmes d’un secteur sous les feux de la rampe depuis quelques années, en raison d’une mauvaise perception entretenue à tort ou à raison au sein de l’opinion.
« Il faut que la justice revienne dans le cœur des Sénégalais. Il ne peut y avoir d’Etat de droit là où la justice n’est pas bien accueillie par les populations », dit-il sans ambages dans un entretien publié par Walfquotidien (privé), manière franche de poser les problèmes.

A tort ou à raison, une opinion sans doute partielle, tient pour acquis l’idée d’une justice aux ordres dont a du mal à se départir les acteurs du secteur, dont certains contribuent d’ailleurs à cette perception.

 La démission avec fracas du juge Ibrahima Dème, il y a un peu plus d’un an jour pour jour, en mars 2018, est le dernier cas le plus emblématique, l’ex substitut général à la Cour d’appel de Dakar dénonçant « l’instrumentalisation » de la justice par l’exécutif, une dénonciation encore plus fleurie par des formules chocs, du genre : « J’ai démissionné d’une magistrature qui a démissionné ».

Celui qui avait déjà démissionné du Conseil supérieur de la magistrature notait que la magistrature était « de plus en plus fragilisée, voire malmenée de l’intérieur comme de l’extérieur ». « Il en est résulté une crise sans précédent de la justice qui a perdu sa crédibilité et son autorité », estime-t-il, insistant sur la « culture de soumission » caractérisant le secteur.

La justice sénégalaise souffrirait également du peu de confiance que certains acteurs politiques manifestent à son endroit, signe parfois que ces derniers ont du mal à trancher par le dialogue certaines questions que les juges seraient fatalement amenés à arbitrer.

Le nouveau garde des Sceaux, qui remplace à ce poste un constitutionnaliste chevronné, le professeur Ismaïla Madior Fall, répond : « La Justice sénégalaise a des problèmes et des faiblesses. Mon travail, c’est de les diminuer au maximum ».

Me Malick Sall, avocat d’affaires et responsable politique de l’Alliance pour la République (APR, au pouvoir) à Matam, dans la partie nord du Sénégal, évoque par exemple le cas des « justiciables qui restent en prison des années sans être jugés ».

« Cela n’est pas acceptable dans un Etat de droit. Et cela va être ma priorité », indique le président du mouvement Malick pour tous, tous pour Macky (MTM).

Il reconnait que la présence du chef de l’Etat au Conseil supérieur de la magistrature fait débat, mais ajoute : « Aucun magistrat sérieux ne dira que cela gêne le fonctionnement du service public de la justice ».

« Je connais là où il y a les problèmes (…). Je connais les gens de la Justice (…). Je suis un homme libre. Je ne répondrai que de la loi et du président de la République », a-t-il promis dans des propos rapportés par Walfquotidien.BK/AKS

Le nouveau Garde des Sceaux Malick Sall, veut «Remettre de l’ordre dans la justice»

http://www.seneweb.com/Pour mettre fin aux malentendus et aux problèmes que rencontrent les magistrats et les justiciables, le nouveau ministre de la Justice, Garde des sceaux, Malick Sall, a listé ses priorités. Sa première priorité est de faire en sorte que la justice reprenne son lustre. Parce que selon Malick Sall, la justice sénégalaise est respectée au niveau international et même au niveau national pour ceux qui la connaissent.

« Il y a beaucoup de malentendus au niveau de la justice.  Je ferai le maximum parce que je suis un avocat d’abord. Donc tout ce qui honore la justice m’honore. Je ferai tout pour que effectivement, la justice revienne dans le cœur des Sénégalais. Parce qu’il ne peut y avoir un Etat de droit là où la justice n’est pas bien acceptée par la population», a indiqué Malick Sall.

Joint par Iradio, le successeur de Ismaïla Madior Fall a révélé que « la justice sénégalaise a des problèmes et mon travail c’est de (…) remettre de l’ordre dans la justice et à diminuer les faiblesses au maximum. Notamment on a parlé des justiciables qui restent pendant des années et des années en prison sans être jugés. Ça, ce n’est pas acceptable dans un Etat de droit. Ça va être ma priorité. Et je pense que le Président de la République a montré également que c’est sa priorité. Parce que cette fois-ci, si vous l’avez remarqué, il m’a nommé garde des sceaux, mais à côté de moi, il a nommé un secrétaire d’Etat chargé des libertés qui va s’occuper spécialement de ces genres de problèmes là. Il n’y a pas plus grande réussite que de priver quelqu’un de sa liberté ».

Evoquant la question de l’indépendance de la justice et la sortie des membres de l’exécutif du Conseil supérieur de la magistrature (Csm), Malick Sall estime que la présence du président de la République ou du Garde des sceaux au niveau du Csm n’est pas le problème.  « Les magistrats eux-mêmes vous le diront. J’ai l’avantage d’être de la justice, donc je connais là où il y a problème et là où il n’y a pas de problème. Aucun magistrat sérieux ne dira que la présence du président de la république ou le garde des sceaux le gène au sein du Csm», a-t-il conclu.

Moïse Sarr,un fidèle du Pr Macky Sall, spécialiste en intelligence économique

http://www.seneweb.com/Monsieur Moïse SARR est titulaire d’un master en intelligence économique de l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) de Paris, d’un diplôme de troisième cycle de l’Université d’Angers en intelligence économique et stratégies compétitives ainsi que d’un master en management des organisations.
Monsieur Moïse SARR dirige, depuis avril 2013, le Service de Gestion des Etudiants Sénégalais à l’Etranger (SGEE) basé à Paris. Dans ce cadre, il a participer activement a la mise en œuvre de la nouvelle politique de bourses, signé de nombreuses conventions avec des écoles et universités internationales, maitrisé les paiements des allocations d’études et amélioré de façon considérable la qualité des services offerts aux étudiants.

Avant d’être nommé Chef du SGEE, Monsieur Moïse SARR a été notamment :Chef de la Division « Formation » de l’Assemblée Nationale du Sénégal,Chargé de mission dans les domaines de la recherche, de l’innovation et des éco-activités au sein de la Direction du Développement Economique et de la Recherche (DDER) du Conseil Général de l’Essonne en France.Consultant en management de la qualité au sein du cabinet Institut Africain en management de la Qualité Totale (IAQT),

Ces diverses expériences lui ont permis d’acquérir une excellente connaissance des administrations publiques et de développer de fortes compétences dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques publiques.

En outre, Monsieur Moïse SARR est un des principaux leaders de l’APR en Europe, depuis la création du parti. Il a notamment été Secrétaire chargé de la communication de la Délégation des Sénégalais de l’Extérieur.

Nommée ministre du commerce et des Pme, Aminata Assome Diatta livre ses premières impressions.

https://www.dakaractu.com/ Des remerciements à l’endroit du Chef de l’État sont les tout premiers mots de la nouvelle venue à la tête du ministère du Commerce et des Pme.

Aminata Assome Diatta, celle qui jusque là occupait le poste de directrice du commerce extérieur, a exprimé sa reconnaissance au président de la République pour avoir porté son choix sur sa modeste personne pour diriger le secteur du commerce.

Elle a également magnifié la présence des 8 femmes dans l’effectif gouvernemental.

C’est un acte fort qui vient valoriser la femme, soutient-elle.

Pour ses premiers chantiers, la nouvelle ministre entend rehausser le commerce des services et celui électronique pour répondre à l’emploi des jeunes qui, confie-t-elle reste une préoccupation majeure du chef de l’État.

Relativement au commerce extérieur, les chantiers de la Zlecaf vont se poursuivre assure la nouvelle venue.

L’élaboration d’une stratégie afin de permettre au Sénégal de tirer profit de ce partenariat est d’ailleurs en gestation, renseignera le ministre du commerce et des Pme, Aminata Assome Diatta, qui remplace à ce poste Alioune Sarr qui occupe désormais le poste de ministre du Tourisme…

Aminata Assome Diatta,un juriste d’affaires au ministère du Commerce

iGFM – (Dakar) Mariée et mère d’un enfant, Madame  Aminata Assome DIATTA est une Juriste d’Affaires, Gestionnaire de la Politique Economique.

Elle a été nommée hier, par décret présidentiel, Ministre du Commerce et des PME en  remplacement de Monsieur Alioune SARR qui devient le nouveau Ministre du Tourisme et des Transports aériens.

Commissaire aux Enquêtes Economiques de profession, Madame  Aminata Assome DIATTA est titulaire du Brevet du cycle A de l’Ecole Nationale d’Administration du Sénégal et  du DESS « Hautes Etudes en gestion de la Politique Economique ».

Elle dispose également d’une maîtrise en droit des Affaires (UCAD) et d’un  diplôme d’études spécialisées en gestion de la politique économique à l’Université de Cocody (Côte d’Ivoire).Son parcours professionnel se résume comme suit :

-Du 24 février 2015 au 07 avril 2019 : Directrice du Commerce extérieur  au sein du Ministère chargé du Commerce de la République du Sénégal ;

-De juillet 2014 à Février 2015, Conseiller technique de Monsieur le  Premier Ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, chargé  du Commerce et de l’Entrepreneuriat ;

-De Novembre 2013 à juillet 2014, Conseiller technique de Madame le Premier Ministre Aminata Touré, chargé  du Commerce et de l’Entrepreneuriat ;

-Du 23 décembre 2010 au 8 juillet 2012 : Chef du service du commerce de la région de Fatick ;

-30 janvier 2008 – 23 décembre 2010: Chef du service du commerce de la région de Thiès ;

-26 juillet 2006 au 30 Janvier 2008 : adjointe au Chef du service du commerce de la région de Tambacounda.

Dans le cadre de l’exécution de ses missions quotidiennes, madame Assome Aminata  DIATTA a reçu :

– En 2018, une lettre de félicitations de Monsieur Alioune SARR, Ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation et des PME pour le travail accompli à la direction du Commerce extérieur ;

-En 2010,  une lettre de félicitations du Directeur  du commerce intérieur  pour  les résultats obtenus dans la mise en œuvre de la politique commerciale de l’Etat  dans la Région de Thiès.

Elle dispose de bonnes connaissances dans l’utilisation des logiciels Word, Excel, Powerpoint, internet, Eviews, STATA, SPSS.

En plus du français qui est sa langue officielle, Madame Assome Aminata DIATTA parle moyennement  l’anglais.

Abdou Karim Fofana, un jeune à la tête bien faite à l’Urbanisme

https://www.dakaractu.com/Abdou Karim Fofana, (jeune) ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène.Juriste de formation et titulaire d’un Master en sciences de Gestion, il a fait ses armes comme conseiller technique au ministère des Infrastructures et des Transports, avant de rejoindre, en 2013, l’Agence de Gestion du Patrimoine Bâti de l’État (AGPBE), comme chargé du suivi du patrimoine et du développement des grands projets. En 2015, il devient Directeur général de l’agence, à 34 ans. La réalisation des sphères ministérielles de Diamniadio porte son empreinte. Une tête pleine et bien faite.

Mayacine Camara,le secrétaire d’État auprès du ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, chargé du Réseau ferroviaire.

https://www.dakaractu.com/Mayacine Camara, maire de la commune de Koungheul, région de Kaffrine (centre), était aussi jusque là, coordinateur de la Direction de la planification et des politiques économiques du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan

Mamadou Saliou Sow, Secrétaire d’État auprès du ministre de la justice, garde des sceaux, en charge des droits humains et de la bonne gouvernance.

https://www.dakaractu.com/Âgé de 42 ans, ce jeune natif de Kédougou est diplômé de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne avec une maîtrise en droit international des affaires, une maîtrise en justice et procès, un master 2 en contentieux des affaires, Juriste principal clefs de notaire.

Samba Ndiobène Ka,le nouveau ministre de l’élevage et des productions animales.

https://www.dakaractu.com/L’ex directeur général de la SAED est un natif de Boulal dans l’arrondissement de Sagatta Djoloff, dans le département de Linguère.  SNK comme l’appellent ses partisans, est ingénieur agronome, diplômé de l’ENSA de Thiès…

Ndeye Tické Ndiaye :Un ingénieur en Technologie générale à l’Economie numérique

 iGFM – (Dakar) Ndeye Tické Ndiaye Diop, ingénieur en Technologie générale halieutique, est nommée ministre de l’Economie numérique. Ancienne secrétaire générale du ministère de la Pêche, elle occupait jusqu’à hier, le poste de Directrice générale de l’Agence nationale des Affaires maritimes (Anam). Intellectuelle de haut niveau, elle a fait ses preuves dans le secteur de la Pêche où elle a travaillé depuis plus de deux décennies. Ndeye Tické Ndiaye Diop est une tête bien faite et bien pleine. Sur la scène politique, depuis quelques années avec l’avènement de Macky Sall au pouvoir, Ndèye Tické Ndiaye a vite fait de s’imposer comme femme leader dans la Cité du Rail. Femme de caractère, elle ne se fait aucun complexe devant les hommes qu’elle manage sans peine. Elle est très connue à Thiès pour ses multiples activités sociales en faveur des populations démunies, surtout celles de son quartier Cité Ousmane Ngom. Ndeye Tické Ndiaye Diop s’est illustrée par les financements qu’elle accorde aux femmes, les investissements humains pour rendre salubre la ville, des appuis aux équipes de football, des actions de reboisements, des randonnées pédestres. Lors de ces dernières législatives, elle a été désignée comme présidente de la commission des femmes de la coalition BBY dans la commune de Thiès-ouest. Et à cette Présidentielle 2019, elle a pris du galon étant promue présidente des femmes de Bby. En raison de sa proximité avec les populations, ses affidés voyaient déjà en elle une femme qui devait être promue ministre. Le Président Macky Sall a récompensé le travail acharné d’une dame de fer au caractère trempé.

Zahra Iyane Thiam :Une technicienne en Télécom au contrôle de la Microfinance 

iGFM – (Dakar) Zahra Iyane Thiam était jusque-là conseillère du président de la République Macky Sall. Coordonnatrice de la plateforme des femmes «And Jeego» depuis maintenant 4 ans, elle a été élevée par le chef de l’État pour son engagement citoyen, son abnégation et son civisme au rang de Chevalier de l’Ordre national du Lion. Présidente de l’Uds/Innovation, majoritairement constituée de jeunes issus du mouvement associatif, Zahra Iyane Thiam est l’une des femmes chef de parti politique. Elle s’est lancée dans l’arène politique à l’âge de 34 ans. Mariée et mère de deux enfants, Zahra Iyane Thiam a une expérience dans le milieu associatif. Elle a siégé au Conseil national de la jeunesse. La nouvelle ministre de la Microfinance et de l’économie sociale a fait ses études entre le Sénégal, l’Égypte et le Maroc. Zahra Iyane Thiam a également vécu aux États-Unis durant sept ans avant de revenir s’installer au Sénégal. Technicienne en Télécommunications et réseaux informatiques, elle était aussi membre de la coalition «Macky 2012». La désormais ex-ministre-conseillère du chef de l’État et responsable politique à la Sicap, Zahra Iyane Thiam, va désormais siéger à la traditionnelle réunion hebdomadaire du Conseil des ministres.

Néné Fatoumata Tall : «Nous mettre au travail rapidement…»

https://senego.com/Néné Fatoumata Tall a réagi, suite à sa nomination à la tête du ministère de la Jeunesse. Interrogée par i-radio, elle a tendu la main aux jeunes.

« Ce qu’on peut faire, c’est tendre la main à toute la jeunesse sénégalaise, toutes obédiences politiques confondues, pour qu »ensemble, nous puissions atteindre les attentes du président de la République et très rapidement comme il l’a dit (…) Nous allons nous mettre au travail rapidement« , dira-t-elle à nos confrères.

Aliou Sall : «La nomination de Néné Fatoumata Tall est une consécration d’une militante fidèle»

iGFM – (Dakar) Le Département de Guediawaye remercie le Président de la République Son Excellence Macky Sall pour l’acte fort qu’il vient de poser à l’endroit de notre Ville, à travers la nomination de Madame Fatoumata Néné Tall à la tête du ministère de la jeunesse. L’acte posé par Monsieur le Président de la République est un geste à la fois symbolique et stratégique selon un communiqué publié sur sa page facebook visitée par IGFM.

Selon Aliou Sall, la nomination de Néné Fatoumata Tall est aussi une consécration d’une militante fidèle de la première heure du Président.
Madame Mbaye est un modèle d’engagement et de loyauté. Au-delà de la personne de Néné Fatoumata Tall, c’est le travail de l’ensemble des responsables de la coalition Benno Bokk Yakaar et de la majorité présidentielle qui est positivement sanctionné par le Chef de l’Etat. C’est aussi, une nomination qui rend justice et hommage à l’ensemble de la jeunesse militante de Guédiawaye. En effet, à travers Néné Fatoumata Tall,

c’est à tous les jeunes de l’APR et de la coalition que le Président Macky Sall a voulu rendre hommage pour leur engagement et leur loyauté.

« Par ma voix, les responsables et les militants de notre coalition remercient et félicitent le Président de la République pour cette nomination qui rend le département de Guediawaye fier de diriger un prestigieux et stratégique ministère. Je voudrais aussi féliciter notre camarade et sœur Madame Néné Fatoumata Tall coordinatrice des femmes de l’APR du Département et lui renouveler ma fierté et celle de l’ensemble des militants de notre coalition. Madame la ministre de la Jeunesse peut compter sur le coordonnateur que je suis et sur toutes les forces vives du Département de Guediawaye pour l’accompagner dans la nouvelle mission que le Chef de l’Etat lui a confiée » dit-il.

MAMADOU TALLA, «UNE BOUFFÉE D’OXYGÈNE POUR LE SECTEUR DE L’ÉDUCATION NATIONALE »

 http://www.emedia.sn/Le ministère de l’Education nationale a un nouveau patron. Il s’agit de Mamadou Talla. Ce dernier, ancien ministre de la Formation professionnelle, est le successeur de Serigne Mbaye Thiam à la tête de ce ministère. Une information bien accueillie par des syndicats d’enseignants qui ont toujours réclamé le départ de Serigne Mbaye Thiam, dépeint comme un ministre « trop distant avec ses administrés ».

Joint au téléphone, Dame Mbodji, secrétaire général du Cusems Authentique estime que la nomination de Mamadou Talla à la tête du ministère de l’Education nationale, est une bouffée d’oxygène pour le secteur de l’Education et de la formation. « C’est un ministre qui a de bons rapports avec les enseignants et les responsables syndicaux mais qui était dans son coin. Aujourd’hui, qu’on lui donne les pleins pouvoirs pour gérer le ministère de l’Education nationale, c’est le moment pour lui de s’affirmer. Sur le plan des rapports humains, il est de loin meilleur que Serigne Mbaye Thiam », a déclaré le syndicaliste qui indique que M. Talla a une bonne connaissance des dossiers d’autant qu’il a été présent autour de la table de négociations lors de la signature des différents accords entre l’Etat du Sénégal et les syndicats des enseignants. « Il a tous les atouts pour réussir dans ce département. On va lui donner le temps nécessaire pour s’installer. On va lui donner toutes les informations à notre disposition pour lui permettre de mieux réussir sa mission parce que nous n’avons aucun intérêt à le déstabiliser. S’il nous rassure, nous allons le soutenir, à défaut, nous allons rester sur la même posture », prévient Dame Mbodji.

Pour part, Oumar Wally Zoumaro, Secrétaire général du syndicat des enseignants libres du Sénégal (SELS-Originel), a, à l’instar de son camarade, salue le départ de Serigne Mbaye Thiam à la tête de leur ministère de tutelle. Quant à Mamadou Talla, il lui conseille d’être ouvert et de privilégier le dialogue avec les syndicats d’enseignants. « Nous ne lui demandons pas le ciel. Nous lui demandons d’être un homme de dialogue qui partage avec tous les acteurs du système. S’il devient ministre ouvert, il n’y a pas de raison que nous ne puissions pas trouver la voie de l’apaisement dans le système éducatif sénégalais », a analysé Oumar Wally Zoumaro qui estime qu’on peut espérer un système stable.

Cependant, force est de savoir qu’une kyrielle de doléances attend le nouveau ministre de l’Education nationale. Les syndicats d’enseignants exigent un changement au niveau du pilotage des dossiers. Puisque, constatent-ils, il y a depuis quelques années, une équipe qui est installée au ministère de l’Education et qui « ne travaille pas ». Pour eux, c’est au ministre de monter au créneau pour booster les choses.

Last but not least, les syndicats d’enseignants ont un plan d’apurement de la dette de 100 milliards des enseignants en termes de validation, de rappel d’avancement et d’intégration. ALIOU DIOUF

Khoudia Mbaye éjectée du gouvernement : la LD,sans ministre,réaffirme son ancrage dans Benno

https://www.leral.net/C’est l’un des enseignements de la formation du nouveau gouvernement. La Ligue démocratique (LD), qui compte parmi les plus fidèles alliés du Président Macky Sall, n’a plus de ministre dans le gouvernement avec l’éviction, hier, de Khoudia Mbaye, désormais ex-ministre de la Promotion des investissements des partenariats et du développement des Téléservices de l’Etat.

Toutefois, le secrétaire général de la formation politique dédramatise. « Nous n’avons pas soutenu Macky Sall pour avoir un poste. Nous l’avons investi candidat à l’élection présidentielle sans aucune condition », a soutenu Moussa Sarr sur la RFM.
Qui ajoute, « aujourd’hui, on est en phase avec le Président et ce qu’il fait ». Et de préciser, « nous réaffirmons notre ancrage auprès du Président. Il n’y a aucun malaise de notre côté. Nous prenons acte de cette décision, et réitérons notre engagement à travailler auprès du chef de l’Etat 

Laser du lundi : Un gouvernement formé laborieusement sous les auspices de la boulimie des réformes Par Babacar Justin Ndiaye

La laborieuse et trainante formation du gouvernement – nonobstant les journées de solitude passées à Marrakech – prouve que les pressions obscures et les impératifs sains d’une épure vraiment nationale de l’attelage (équité territoriale, poids politique, quotas de coalition etc.) sont plus puissants que la boulimie des réformes. Autrement dit, il est plus aisé de discourir sur le « recentrage autour des priorités » ou le « resserrement organique de l’équipe » que de bien réussir ce double pari. A ce propos, la configuration du nouveau gouvernement attire des remarques comme l’aimant attire le fer. Primo, le gouvernement sera vite orphelin de son chef, Boune Abdallah Dionne, assis dans un fauteuil rendu branlant par la boulimie des réformes. Secundo, beaucoup de visages sont réellement nouveaux, mais sont-ils vraiment avenants aux yeux des Sénégalais ? Tertio, la chirurgie gouvernementale – ablation de la phalange des dinosaures de l’APR – provoquera assurément des craquements ou des bruits politiques peu propices au déroulement optimal de l’agenda herculéen et post-électoral. Nous y reviendrons amplement dans un prochain Laser.
La grandissime soif des réformes chez le chef de l’Etat a accouché d’un mélange d’ivresse et d’hystérie dans la réorganisation des deux piliers de l’Exécutif national : Présidence et Gouvernement. La pente abrupte du resserrement et la planche glissante du recentrage – les maitres-mots du second mandat – conduisent directement vers les marécages de la gouvernance incongrue. Dans un pays qui a une longue tradition d’organisation et de méthode (Léopold Sédar Senghor est le père du BOM), les réformes s’adossent d’office à un excellent héritage de démarches méthodologiques et à une lumineuse leçon d’Histoire politique qui dispensent totalement le Président Macky Sall de toute quête accélérée, bâclée, frénétique et maladroite de changements structurels.
Taillons d’abord en pièces, les mauvaises comparaisons et les références historiquement approximatives ! Le bicéphalisme qui a prévalu aux premières heures de l’indépendance était, à la fois, un prolongement de l’application de la Loi-Cadre de Gaston Deferre (autonomie interne) et un avatar du brutal éclatement de la Fédération du Mali. Cet Exécutif bicéphale a connu son heure de vérité et son arrêt de mort, en décembre 1962. D’où la très justifiée et pertinente réforme de l’année suivante : 1963. Moins de dix ans après, le très visionnaire Président Senghor – très soucieux de relève sans désordre via le « dauphinat » et par le biais de l’article 35 – créa la Primature, mais ne restaura pas la Présidence du Conseil, jadis, coiffée par Mamadou Dia. Abdou Diouf devint le Premier ministre ou plus exactement le Premier d’entre les ministres, jusqu’à la fin de l’année 1980. Immédiatement après son investiture, le Président Abdou Diouf nomma son Premier ministre, en l’occurrence, Moustapha Niasse, en lui assignant une sommaire mission : la suppression de la Primature. Une courte mission que Moustapha Niasse accomplit sans changer de bureau, donc sans migrer vers la Présidence.
Aujourd’hui, on est témoin d’une incongruité qui dégage Boune Abdallah Dionne de sa station et lui impose d’organiser sa propre rétrogradation. Au plan Institutionnel, le schéma est inhabituel et inélégant. Politiquement, aucune conjoncture d’exception ne justifie la précipitation, notamment au lendemain d’une victoire électorale arithmétiquement confortable et dans la perspective d’un dialogue normalement porteur de décrispation ou de détente. Justement, ici, apparaît historiquement la démarcation des postures entre Abdou Diouf et Macky Sall. En effet, le Président Diouf – très mutilé, en termes de légitimité, entre 1980 et 1983 – avait grandement besoin de fortifier la Présidence de la république au détriment du gouvernement, afin d’endiguer les frustrations des barons socialistes détrônés (Magatte Lo, Babacar Ba, Alioune Badara Mbengue, Assane Seck etc.) et de déjouer leurs éventuelles menées subversives dans le Parti et dans le pays. Dans cette logique de neutralisation des barons et des ambitieux de tous bords, Jean Collin, anciennement Ministre de l’Intérieur, est nommé Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la république. Dans la foulée de la réforme, tous les Gouverneurs de région ont été rattachés organiquement à la Présidence. C’est dire que les judicieuses réformes ont une histoire, un timing et des modalités. Faute de quoi, elles restent cosmétiques et contre-productives. Voire périlleuses.
En fait, l’inédit, ce n’est pas le décret présidentiel qui fait de l’ex-Premier ministre Boune Abdallah Dionne, un Ministre d’Etat. Michel Debré a été Premier ministre puis Ministre d’Etat chargé des Affaires Etrangères et, plus tard, chargé des Armées du Général De Gaulle. Même chose en Israël où Shimon Peres a navigué entre les grands ministères et les fonctions de Premier ministre. L’Etat hébreu ayant, à la différence du Sénégal, un régime fortement parlementaire. En Afrique, c’est plus rare. En revanche, nommer un ex-chef du gouvernement à la tête du Secrétariat général de la Présidence (un poste hybride au carrefour du politique et de l’administratif) est une incongruité qui heurte l’orthodoxie et bafoue la rigueur protocolaire.
Par ailleurs, le présent train de réformes induit quelques risques et de réelles servitudes. Premièrement, le Président Macky Sall perd cette paroi qui protège des coups politiques et des étincelles sociales, comme les grèves, les émeutes, les bavures d’origine militaire ou policière. Deuxièmement, l’amoncellement des dossiers sur sa table feront de lui un « Roi » non paresseux et obligatoirement un « Empereur » travailleur, à l’instar de Léopold Sédar Senghor qui transportait, tous les week-end, à Poponguine, une lourde pile de documents (Inspection générale d’Etat, Cour des comptes, Contrôle financier, notes diplomatiques sensibles) qu’il lisait « crayon à la main » et annotait. Parfois, le Président Senghor pointait et corrigeait les lacunes grammaticales. Du reste, les arguments de justification autour de la « souplesse dans l’action gouvernementale », de la suppression des « goulots d’étrangement » et de la « lisibilité de l’échelle des responsabilités » passeraient la rampe de la crédibilité, si le Président Macky Sall transférait simultanément ses charges de chef de l’APR sur les épaules d’un de ses camarades de Parti, conformément aux fermes recommandations des Assises nationales. Bref, la leçon du Président Bourguiba demeure le meilleur bréviaire pour tous ceux qui sont friands de changements structurels : « Une réforme modeste qui permet et facilite une autre, est préférable à un miracle impossible ».
PS : N’excluons pas que derrière ce rideau de réformes se nichent des arrière-pensées successorales en faveur de Boune Abdallah Dionne, le meilleur et le plus sûr soldat, totalement dévoué et, surtout, disposé à sécuriser le repli du chef, en 2024. D’où les artifices et les astuces qui modifient formellement les institutions exécutives, endorment réellement les héritiers les plus pressés au sein de l’APR. Non sans étouffer les guérillas internes qui sont de nature à polluer voire empoisonner le second mandat. Voilà qui explique la défenestration rampante du Ministre Amadou Ba. Les Affaires Etrangères sont les affaires…du dehors.
Erratum : un oubli de la part de Babacar Justin Ndiaye a occulté la parenthèse Habib Thiam (1981-1983) dans la chronologie historique du Laser. Toutes nos excuses auprès des lecteurs.

MACKY, LE VAINQUEUR SOLITAIRE PAR NIOXOR TINE

À cause de toutes les contradictions, qui agitent le landerneau politique national et du risque que court notre pays de devenir une autocratie électorale, la classe politique sénégalaise doit trouver les voies et moyens de restaurer, consolider et approfondir notre système démocratique. Cela passe par la rupture radicale avec le présidentialisme obsolète instauré, au lendemain de la crise politique de 1962 et qui continue de perdurer, malgré deux alternances politiques.

MARKETING POST-ÉLECTORAL

Depuis la proclamation des résultats de la dernière élection présidentielle par le conseil constitutionnel, nous assistons à une gigantesque opération de marketing, destinée à assurer le service après-vente d’une victoire usurpée, entachée par de multiples entorses aux normes démocratiques élémentaires.

Car, contrairement aux allégations du président auto-reconduit, un scrutin calme avec un taux de participation élevé n’est pas forcément gage de sincérité. De même, la validation par les observateurs nationaux et étrangers de la bonne organisation des opérations électorales, le jour du scrutin, n’exclut nullement d’éventuelles manipulations en amont du vote. Il est de plus en plus établi, qu’aussi bien le fichier électoral, qui, à ce jour demeure une arlésienne pour l’Opposition, que l’état civil national ont fait l’objet de tripatouillages, dont le maire de Mermoz-Sacré-Cœur et d’autres hommes politiques se sont largement fait l’écho.

Par ailleurs, la présence à la cérémonie d’investiture de plusieurs chefs d’état africains, dont certains ne sont pas des modèles de vertu, loin de constituer une caution morale à la politique mise en œuvre dans notre pays, relève simplement de bons usages diplomatiques entre pays frères et/ou amis.

Malgré tout, le redoutable appareil de propagande de l’État cherche à travestir le sens d’un vote truqué, en tentant de nous faire croire que plus de 58% citoyens sénégalais auraient totalement adhéré à la démarche politique du président sortant et de sa Coalition.

LA RUSE DU DIALOGUE

Au cœur du dispositif communicationnel post-électoral se trouve cet appel au dialogue, qui peine à être entendu car sortant du néant et n’étant ni précédé ni suivi d’actes forts pour le crédibiliser.

Le président, qui a mis à mal les normes et principes républicains, lors de son premier mandat, prétend vouloir changer le fusil d’épaule et nous invite à revisiter le “contrat social qui fonde le vivre ensemble dans un État de droit”, à restaurer les valeurs citoyennes et à œuvrer pour le panafricanisme. Ce sont là autant de promesses faites au début de son précédent mandat et figurant en bonne place dans les recommandations de la CNRI, qu’il a dû ranger dans un tiroir, sans prendre le temps de les lire.

Mais il sera bientôt rattrapé par ses démons politiciens en procédant plutôt au lancement d’une nouvelle campagne à forts relents clientélistes, en direction, probablement, des prochaines échéances électorales. Il s’agit essentiellement d’opérations de séduction ciblant plus spécifiquement les électorats féminin et jeune. Il y a aussi, des questions cristallisant les préoccupations des citoyens de notre pays comme la facilitation de l’accès au logement (construction de cent mille logements en 5 ans), les problématiques foncière et écologique (PSE vert), et d’autres où l’État risque d’empiéter sur les plates-bandes des collectivités territoriales, surtout celles de Dakar (occupation anarchique de la voie publique, problèmes aigus d’encombrement et d’insalubrité).

UN PRÉSIDENT ISOLÉ ET PARANOÏAQUE

La réélection du président Macky Sall, a paradoxalement contribué à faire resurgir les ambitions politiques contenues de ses alliés les plus représentatifs. La question légitime qu’on peut se poser est celle de savoir s’ils se préoccupent, un tant soit peu, de l’application du programme, pour lequel, ils ont appelé à voter. De fait, ils font face à un choix cornélien : reprendre leur liberté pour se positionner assez tôt en vue des prochaines compétitions électorales, surtout les présidentielles de 2024 ou se fondre dans un large front organique, sous l’égide du de l’Alliance pour la République. En attendant leur décision finale, qui sera loin d’être unanime, ils cherchent à rafistoler leurs appareils politiques affaiblis par des rebellions face aux velléités hégémoniques du parti présidentiel. L’impression, qui se dégage, au vu des premiers jalons posés par le président réélu, dans de cette période électorale, est  son isolement progressif et inéluctable. La laborieuse gestation de même que la composition du premier gouvernement de Macky II renseignent sur cette volonté du président de la république de disposer d’une équipe gouvernementale, à son entière dévotion, qui n’aura pas réussi à s’ouvrir à de nouvelles forces politiques. De plus, de fortes personnalités à envergure nationale et aux profils pointus en ont été évincées au profit de jeunes politiciens novices de l’APR.

RÉTABLIR LA CONFIANCE ENTRE ACTEURS POLITIQUES

Le score électoral prétendument flatteur obtenu par le président Sall n’a pas réussi à dissiper le lourd contentieux entre lui et son opposition, portant sur les questions électorales mais aussi sur la gestion controversée des nouvelles ressources pétrolières et gazières.

Au lieu de cela, on assiste plutôt à des tentatives de la part du président réélu d’enfumer la classe politique, y compris ses alliés, en essayant de confiner de sérieuses problématiques politiques à des opérations de “set-setal” relevant du mouvement associatif et des collectivités territoriales.

Le dialogue devient d’autant plus une nécessité dans notre pays, que des signes inquiétants, annonciateurs de la mise en place d’une autocratie se dévoilent progressivement. Sous les fallacieux prétextes de centralisation de l’information et d’efficacité organisationnelle, de stabilité politique face aux menaces sécuritaires, on accentue le caractère présidentialiste de notre système politique, en supprimant le poste de premier ministre.

Ces manœuvres de bas étage n’ont aucune chance de prospérer au niveau de notre pays, car ne servant que les intérêts étroits de l’Alliance pour la République, confrontée au défi de la succession du président actuel.

Instaurer un véritable dialogue politique exige des partis de se projeter au-delà de leurs intérêts électoraux à court terme, pour établir un consensus sur des questions d’importance nationale. Cela présuppose également l’équité́ entre les partis, pour rompre définitivement avec les prises de décisions impliquant clairement une relation gagnant-perdant.

Cela passe par la reconnaissance des droits de l’Opposition et la mise en place d’une Haute Autorité pour la Démocratie, en vue de la modernisation et la rationalisation des partis politiques, y compris la problématique de leur financement.

La mise en place d’une plateforme de dialogue politique ne pourra pas occulter le large consensus obtenu lors des Assises Nationales du Sénégal et approfondi par la CNRI, en vue d’obtenir un seuil minimal de confiance réciproque.NIOXOR TINE

Suppression poste de PM : Une décision qui cache mal un malaise

Le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, démissionnaire, a été reconduit dans ses fonctions non sans des précisions assez importantes et qui ont surpris tous les Sénégalais : Il a été nommé Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence, et la fonction de Premier Ministre va être supprimée dans les prochaines semaines après que les procédures législatives appropriées aient été engagées et réussies.

Une surprise de taille parce que ni dans son discours d’investiture du 02 avril ni dans celui du 03, il n’a été question de cela.

Les explications apportées par le Pm lui-même qui donne la nouvelle est qu’il « est venu un temps nouveau, le temps d’un mieux d’Etat pour rapprocher justement l’administration des administrés, comme le Chef de l’Etat en parle très souvent à travers le concept d’administration de développement ». 

Nous connaissons en effet ce slogan cher à l’ancien Président Abdou Diouf : ‘’mieux d’Etat, moins d’Etat’’. Il semble que Macky se soit approprié ce slogan. Pourtant, cette décision, cache mal un malaise.

Au regard des apparences et des indices concordants pour ce qui est des relations entre Macky et Boun Abdallah, il nous semble qu’il n’y a pas l’ombre d’un nuage et que le Pm a exécuté sa tâche avec fidélité et loyauté. Il semblait à tous les Sénégalais que la coordination du Gouvernement a été bien assurée et que le Pm a incarné ce rôle de fusible pour le Président, en allant au charbon, parfois même avec excès de zèle.

Toutefois, dans l’exposé des motifs de la suppression future du poste de Pm, il a été bien dit que le Chef de l’Etat souhaite ainsi « commencer les grandes réformes administratives par déjà le haut de l’exécutif », avec comme finalité de « diminuer les goulots d’étranglement pour que l’information circule davantage, pour qu’enfin, toute la grande ambition que porte le président Macky Sall à travers le PSE, qui est le soubassement programmatique de son action pour ce mandat, ait davantage d’impact ».

Parler de l’existence de ‘’goulots d’étranglement’’, c’est faire l’aveu de survivance de dysfonctionnements qui peuvent entraver la marche des choses. C’est reconnaitre que le rôle d’intermédiaire ou d’interface du Pm n’a pas toujours été un succès.

D’ailleurs, c’est ce que l’on avait pressenti quand Abdoul Mbaye et Aminata Touré avaient été remerciés. Là aussi, tout semblait aller pour le mieux car, jusqu’ici, rien n’a filtré sur ce qui s’est passé et surtout sur ce qui a frustré le Président de la République dans la gestion de ses relations avec les anciens Premiers Ministres. Idem, pour le cas Boun Abdallah.

Nous savons en effet qu’il est risqué pour Macky de devoir travailler directement avec ses Ministres, d’aller au charbon et de devoir être le cuisinier et le serveur. Donc, s’il a dû se résoudre à faire ce choix, c’est que les dysfonctionnements ont persisté malgré la longévité de Boun Abdallah et sa fidélité au Président.

Néanmoins, comme l’a annoncé le journaliste chroniqueur Moustapha Sow dans l’émission Actu-Média de dimanche sur Rewmi FM, en sa qualité de Secrétaire général du Gouvernement et en l’absence de Pm, Boun Abdallah pourrait, du fait même de ces pouvoirs d’attribution, assumer les tâches de coordination de l’action gouvernementale. Et dans ce cas de figure, il sera toujours une sorte de Premier ministre sans en porter le titre.

En tout état de cause, la tâche pourrait être ardue pour les Ministres à venir car le Président sera beaucoup plus exigeant avec eux et va devoir les évaluer, personnellement et quotidiennement.

Une situation qui augure de remaniements qui risquent d’être fréquents car, il ne sera pas toujours facile de trouver l’homme ou la femme qui a le profil de l’emploi et qui est en plus imbu des qualités humaines et politiques nécessaires. Car, les bons politiques ne sont pas forcément de bons travailleurs et pourtant, Macky aura besoin de ces deux qualités réunies au sein d’une même personne.

En tout état de cause, la suppression annoncée du poste de Pm peut n’avoir obéit qu’à des calculs politiques.

Le Président peut s’inscrire dans une dynamique de cacher son futur dauphin et de ne mettre en avant aucune personnalité dans le seul souci de faire le bon choix le moment venu, mais aussi de garder la cohésion au sein de son parti et de sa coalition.

Avec ce futur schéma, personne ne pourra se targuer d’être le ‘’successeur naturel’’, étant entendu qu’il est le seul chef à bord.Assane Samb

La classe de Mary Teuw Niane, après son départ du gouvernement

GFM- L’ancien ministre de l’Enseignement Supérieur ne siégera plus à la Salle Bruno Diatta du Conseil des ministres. Mais Mary Teuw Niane est sorti grandi de ce remaniement. En effet, beau joueur et grand gentleman. Après l’annonce de la liste des ministres retenus, le désormais ancien ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a réagi à son éviction en ces termes sur facebook : «J’exprime à Son Excellence le Président de la République, Monsieur Macky Sall, mes vifs remerciements pour l’opportunité qu’il m’a donnée de servir mon pays pendant six ans et cinq mois, comme ministre de la République. J’ai bénéficié de son soutien constant et de son accompagnement. Je lui souhaite plein succès et réussite.»

Aliou Sall–«La nomination de Néné Fatoumata Tall est une consécration d’une militante fidèle»

iGFM – (Dakar) Le Département de Guediawaye remercie le Président de la République Son Excellence Macky Sall pour l’acte fort qu’il vient de poser à l’endroit de notre Ville, à travers la nomination de Madame Fatoumata Néné Tall à la tête du ministère de la jeunesse. L’acte posé par Monsieur le Président de la République est un geste à la fois symbolique et stratégique selon un communiqué publié sur sa page facebook visitée par IGFM.

Selon Aliou Sall, la nomination de Néné Fatoumata Tall est aussi une consécration d’une militante fidèle de la première heure du Président.
Madame Mbaye est un modèle d’engagement et de loyauté. Au-delà de la personne de Néné Fatoumata Tall, c’est le travail de l’ensemble des responsables de la coalition Benno Bokk Yakaar et de la majorité présidentielle qui est positivement sanctionné par le Chef de l’Etat. C’est aussi, une nomination qui rend justice et hommage à l’ensemble de la jeunesse militante de Guédiawaye. En effet, à travers Néné Fatoumata Tall, c’est à tous les jeunes de l’APR et de la coalition que le Président Macky Sall a voulu rendre hommage pour leur engagement et leur loyauté.

« Par ma voix, les responsables et les militants de notre coalition remercient et félicitent le Président de la République pour cette nomination qui rend le département de Guediawaye fier de diriger un prestigieux et stratégique ministère. Je voudrais aussi féliciter notre camarade et sœur Madame Néné Fatoumata Tall coordinatrice des femmes de l’APR du Département et lui renouveler ma fierté et celle de l’ensemble des militants de notre coalition. Madame la ministre de la Jeunesse peut compter sur le coordonnateur que je suis et sur toutes les forces vives du Département de Guediawaye pour l’accompagner dans la nouvelle mission que le Chef de l’Etat lui a confiée » dit-il.Dakarposte.com

Aïssata Tall Sall:«Je n’ai jamais demandé un poste ministériel»

iGFM-(Dakar) Non retenue dans le nouveau gouvernement, Me Aïssata Tall Sall a donné son point de vue sur les 32 ministres et 3 Secrétaires d’Etat qui vont travailler avec le Président Macky Sall pour son deuxième mandat.

« Je pense que c’est un gouvernement fait sur la base d’une des promesses qu’il (Macky Sall) avait faite. Donc, nous leur souhaitons bonne chance en leur demandant de se mettre au service du Sénégal », a réagi, sur la TFM, la maire de Podor et leader du mouvement « Osez l’Avenir »,

Alliée de Macky Sall lors de la dernière présidentielle, l’avocate a affirmé n’avoir « aucun regret » d’avoir soutenu le régime présidentiel. « Je n’étais pas avec Macky Sall par intérêt. C’est quelqu’un qui a le meilleur profil parmi les candidats qui étaient à la présidentielle. Je n’ai pas attendu qu’un part soit au pouvoir pour le soutenir. Lorsque j’ai décidé de soutenir le président Macky Sall, on allait vers une élection. Donc, je n’ai jamais visé un poste ministériel ».

Ejecté du gouvernement, Seydou Guèye se prononce

YERIMPOST.COM   Sans crier gare, le président de la République l’a démis de ses fonctions de secrétaire général du gouvernement. Seydou Guèye, qui n’est plus membre de l’attelage gouvernemental de ce début de magistère du président Sall, prend la chose avec philosophie. Câblé par nos confrères du groupe Futurs médias, le désormais ex-ministre parle d’un nouveau départ. Cette stratégie nouvelle mise en place par le chef de l’Etat prime sur toute autre considération, selon Seydou Guèye.

Succession À La Tête Du Pays, Macky Prépare Dionne

https://nettali.sn/ En décidant unilatéralement de supprimer le poste de PM et de bombarder l’actuel Pm – un poste qui sera supprimé – Secrétaire général de la Présidence avec le grade de ministre d’Etat, il ne fait l’objet d’aucun doute que le Président Sall prépare Dionne pour la succession.

En effet, depuis la Présidence, Dionne continuera à assumer les fonctions de Pm d’autant qu’il va coordonner toutes les activités gouvernementales. L’avantage, c’est qu’il sera moins exposé et les caciques de l’Apr ne pourront pas tirer sur lui. Car, l’attaquer, reviendrait à s’en prendre au chef de l’Etat.

Suppression du poste de Premier ministre: Macky Sall, un talent politique hors norme 

Le second mandat du Président Macky Sall commence par l’annonce de la suppression prochaine du poste de Premier Ministre. Mouhammad Boun Abdallah Dione occupera la station que pour conduire la procédure de suppression.

Ce ne sera pas la première fois que cela va arriver dans notre pays. Après Senghor en 1963, Abdou Diouf a eu à supprimer ce poste après les élections présidentielles et

législatives du 27 Février 1983 sur proposition de Jean Collin et Moustapha Niass comme étant une volonté du peuple qui était de voir Diouf gouverner directement.

Moustapha Niass fut nommer Premier Ministre et Ministre d’Etat Ministre des Affaires Etrangères avec comme mission de faire voter à l’Assemblée nationale une loi constitutionnelle supprimant le poste de Premier Ministre. Ce qui fut fait et on sait la fronde douloureuse qui s’en est suivit avec l’éviction de Habib Thiam du perchoir de l’Assemblée Nationale.

Cependant force est de reconnaître que les contextes ne sont pas les mêmes et pas du tout alors. Le Président Macky Sall en supprimant le poste de Premier Ministre, au delà de chercher une efficacité et une célérité dans son action durant les cinq à venir, va détenir toutes les cartes politiques en main.

Il n’aura pas à s’encombrer d’un premier ministre qui risque d’être vu comme son successeur par ses partisans et souteneurs. Si tel était le cas le Monsieur serait au centre de toutes les attaques et risque de ne plus se concentrer sur sa mission. Ceci dit, en supprimant le poste, le Président fait disparaître une cible potentielle en direction des présidentielles de 2024.

Les ministres seront directement sous sa responsabilité et sauront que leur avenir dans l’attelage dépendra toujours de celui qui maintenant devient beaucoup plus proche des dossiers. On ne pourra plus rien lui cacher !

L’autre coup de génie c’est d’avoir fait sortir Maxime Ndiaye du palais pour le faire remplacer par Boun Abdallah qui est bien rompu à la tâche de Premier Ministre. Afin d’éviter que le Président ne soit submergé par les dossiers, il va gérer lui même la coordination comme un « Premier Ministre au Palais ». Etant Ministre d’Etat il pourra faire valoir une certaine autorité. Ce qui me fera même dire qu’il y’aura qu’un seul Ministre d’Etat dans ce gouvernement et ce sera Boun Abdallah. Ensuite, je ne serai pas trop surpris de voir un ou des anciens Premiers Ministres entrer dans l’équipe de Macky car ils n’auront pas à être gênés d’être sous l’autorité d’un Premier Ministre.

Maintenant ce qui pensait que le Président Macky Sall ferait fasse à une guerre de succession viennent d’avoir la réponse de ce dernier. Il mettra tout le monde à bonne distance et continuera d’être l’homme fort du régime durant 5 ans.

Le travail devra normalement être beaucoup plus sérieux si l’on sait que les rapports d’exécution iront directement dans sur la table du Président. On présage alors que

les hommes et les femmes qu’il aura choisis le comprendront ainsi et se battront pour l’atteinte des objectifs à eux assignésLe Sénégal le mérite

P>s :: Je ne serai pas surpris de voir Madiambal Diagne entrer dans l’équipe gouvernementale.Souleymane Ly,Spécialiste en communication776516505 julesly10@yahoo.fr

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 08/04/2019

Dix directions se libèrent 

La nomination d’anciens directeurs généraux de sociétés et d’agences nationales dans le nouveau gouvernement fera beaucoup heureux. A vrai dire, ces postes laissés vacants suscitent déjà de fortes convoitises. Certaines directions ou agences conviendraient parfaitement comme lot de consolation à certains ministres déflatés ou aux déçus de ne pas figurer sur la liste du nouveau gouvernement. On pense notamment à la Senelec, au Coud, à l’Agence du Patrimoine Bâti de l’Etat, à l’Artp, à la Sodagri, à la Saed, au poste de Pca de la Lonase. Il y a également le Service de gestion des étudiants sénégalais à l’étranger (des bourses étrangères).

Dame Diop, ministre de l’Emploi 
Aussitôt nommé, le tout nouveau ministre de l’Emploi a réagi chez nos confrères de «Iradio». Ainsi, après avoir rendu grâce à Dieu, Dame Diop a remercié le président de la République pour cette marque de confiance. D’après l’ancien Dg de Dakar Dem Dikk, le secteur que le Président Sall lui a confié est important. C’est la raison pour laquelle, il dit mesurer la charge qui pèse sur ses épaules. Dame Diop promet de tout faire pour mériter la confiance placée en lui, après avoir pris connaissance de sa lettre de mission. «Mais, je sais qu’il n’a pas attendu ce mandat pour donner de l’importance à l’emploi», a déclaré le nouveau ministre sur «Iradio».

Mame Mbaye Niang vers le Cabinet 
Mame Mbaye Niang n’a pas été reconduit à son poste. Le ci-devant ministre du Tourisme, éclaboussé dans le dossier du Prodac, a été moins chanceux que tous les autres ministres cités dans des dossiers qui ont défrayé la chronique (Moustapha Diop qui a éconduit des magistrats et Cheikh O. Hanne qui a soutenu un bras de fer avec l’Ofnac). Mais, Mame Mbaye Niang ne devrait pas chômer longtemps. «L’As» a appris qu’il devrait migrer vers le Palais notamment dans le cabinet politique du chef de l’Etat. Il peut se consoler avec la nomination de sa protégée, Néné Fatoumata Tall Mbaye au ministère de la Jeunesse au détriment de Thérèse Faye Diouf qui paie ainsi son inimitié avec la Première Dame, Marième Faye Sall.

Mary Teuw Nianee et Mbagnick Ndiaye remercient Macky 

Le désormais ex-ministre de l’Enseignement supérieur n’est pas rancunier pour un sou. Suite à son limogeage après six ans et 5 mois de présence sans interruption à son poste dans le gouvernement, le Pr Mary Teuw Niane a tenu à remercier le chef de l’Etat. «J’exprime à Son Excellence le Président de la République Monsieur Macky Sall mes vifs remerciements pour l’opportunité qu’il m’a donné de servir mon pays pendant six ans et cinq mois comme ministre de la République», a déclaré le Pr Niane avant d’ajouter : «J’ai bénéficié de son soutien constant et de son accompagnement. Je lui souhaite pleins succès et réussite». Mbagnick Ndiaye également a exprimé sa gratitude au chef de l’Etat.

La Médina perd ses ministres 
La Médina ne compte plus de ministre dans le nouvel attelage gouvernemental. C’est le fief de l’ancien ministre de l’Agriculture, Pape Abdoulaye Seck, de Maïmouna Ndoye Seck (en charge des Transports Aériens) et de Seydou Guèye (secrétaire général du gouvernement, ministre porte-parole auprès du Premier ministre). Pourtant, la Médina constituait un enjeu de taille lors de la dernière présidentielle pour tous ces ministres. Cheikh Ameth Tidiane Ba, directeur général des Impôts et Domaines (Dgid) dont le nom était cité parmi ceux qui devaient entrer voir dans le gouvernement n’y figure pas.

Louga et ses 4 ministres 
Le Premier ministre, ministre d’Etat Secrétaire général de la Présidence de la République, Mouhammad Boun Abdallah Dionne avait déclaré avant de rendre publique la liste du gouvernement que chacune des 14 régions avait au moins un ministre. Certes, cet équilibre régional a été respecté dans l’attelage gouvernemental, mais il cache des disparités. En effet, certaines régions ont été mieux servies que d’autres. C’est le cas de Louga qui remporte la part du lion avec 4 ministres. Il s’agit de Aminata Mbengue Ndiaye (Pêche), Aly Ngouille Ndiaye (Intérieur), Samba Diobène Ka (Elevage) et Moustapha Diop (Industrie).

Saint Louis obtient 3 ministres 
La région de Saint-Louis a été bien servie dans le nouveau gouvernement. En plus de Mansour Faye qui devient ministre du Développement communautaire et de l’Equité sociale, le département de Podor a obtenu deux ministres. Il s’agit de Cheikh Oumar Anne (ministre de l’Enseignement supérieur) et d’Abdoulaye Daouda Diallo (ministre des Finances et du Budget).

Mimi Touré sur le terrain de l’intellectualité 
Alors qu’elle était attendue dans le gouvernement, Mimi Touré n’a pas finalement fait son comeback dans le gouvernement. Ce n’est pas parce qu’on ne le lui a pas proposé. Bien au contraire. Mais elle préfère rester avec son titre d’ancien Premier ministre et surtout se mouvoir sur le terrain de l’intelligentsia internationale. Ce mardi avec des sommités intellectuelles du monde, elle sera à Harvard University pour débattre des questions d’intérêt mondial sous l’égide du Centre pour le développement international (CID) de l’Université de Harvard. Cette année, un rassemblement de dirigeants d’entreprises, de décideurs, de praticiens du développement et d’universitaires va se pencher sur des domaines allant de la biologie, de l’évolution à la psychologie et à l’économie du développement. Les discussions ont pour objet de démêler la formation d’identités sociétales et un sens de nous mêmes, ainsi que la manière dont ces forces façonnent l’élaboration des politiques

Les jeunes de l’Apr 
Cette fois-ci l’APR a été bien représentée par sa frange jeune. En dehors Salif Sow qui est un Apriste de lait, il faut signaler l’entrée de Moise Sarr , Abdou Karim Fofana, Néné Fatoumata Tall qui font partie de la première vague de jeunes ayant suivi Macky Sall après son départ du Pds. Seulement, les premiers ont été zappés : Thérèse Faye, Biram Faye , Abdou Mbow etc, pour on ne sait quelle raison.

Mamadou Salif Sow 
Au moment où nous mettions sous presse, il y avait encore de la confusion dans l’air. En effet, le poste de Secrétaire d’Etat, auprès du Garde des Sceaux, en charge de la promotion des Droits humains et des libertés est revendiqué par deux homonymes : Mamadou Salif Sow. L’un dirige le mouvement Ensemble, affilié à l’APR et habite Kolda. L’autre est de Kédougou. Il y a de la déception dans l’air. Car de sources sûres, c’est Mamadou Salif Sow de Kédougou, apériste de la première heure qui est nommé. Ce qui donnerait à la région de Kédougou un ministre, pour la première fois depuis l’avènement de Macky Sall.

Félicitations, M. le président, pour votre clairvoyance (Mamadou Mamour Diallo, Dolly Macky)

A l’issue de la formation du premier gouvernement dans la cadre de ce quinquennat qui s’ouvre, je loue votre clairvoyance, M. le président de la République.
Vous avez choisi des personnalités de qualité et tenu compte compte d’équilibres fondamentaux.

Les femmes et les jeunes y ont vu leur place accrue. Et les intitulés des départements traduisent les taaches que vous souhaitez accomplir au profit de nos compatriotes.

Ce pragmatisme guide votre choix éclairé de supprimer le poste de Premier ministre pour pouvoir être plus efficace dans la mise en œuvre du programme pour lequel les Sénégalais vous ont renouvelé leur confiance.

Le mouvement Dolly Macky que je dirige est fier de ces premiers actes que vous avez posés et qui autorisent à affirmer que ce quinquennat sera bénéfique pour le Sénégal et les Sénégalais. Dakar, le 08 avril 2019 Mamadou Mamour Diallo,Président de Dolly Macky

Président Macky Sall:Ministre de l’Economie et des Finances Par Dr. Abdourahmane SARR,Président du CEFDEL Moom Sa Bopp Mënël Sa Bopp

Dans nos pays en développement, la personnalité qui a en charge la coordination et la cohérence de la politique économique et financière du pays, premier collaborateur du Président de la République, est le Ministre de l’Economie et des Finances. De ce point de vue, nous sommes pour un régime présidentiel fort et en phase avec la suppression d’un poste de Premier Ministre qui n’aurait pas le portefeuille de l’économie et des finances. Choisir ce Ministre de l’Economie et des Finances n’équivaut pas nécessairement à choisir un rival ou un successeur, mais il faut le choisir, car le Président de la République ne peut pas efficacement assurer cette fonction et un successeur est inévitable.

Eclater cette fonction entre trois personnes, dont l’une dépouillée de la coopération, le tout à coordonner par un Ministre d’Etat plutôt que de responsabiliser des directions sous un seul homme de confiance sème les graines d’un quinquennat de gestion de conflits d’experts. Déjà, la fusion de l’économie et des finances avec le retour du plan nous a valu des statistiques de croissance invraisemblables, et une situation financière extrêmement précaire du fait de recettes incompatibles avec cette croissance supposée. Cette situation, le Fonds Monétaire International ne veut pas la décrire dans un langage clair et non diplomatique. Comme beaucoup le savent, l’accélération de notre endettement est le fait de déficits budgétaires effectifs trop élevés, insoutenables, et mis en œuvre de façon non transparente. Maintenant que le deuxième mandat est assuré, le Sénégal a besoin d’être mis sur les bons rails dans une transparence qui permettra la critique objective et constructive.

Par ailleurs, la forte volonté de planifier le développement depuis 2014, et la séparation du plan et des finances, ne correspondent pas à une vision d’un Président libéral.  La culture de plan, entendons de transformation structurelle volontariste de notre économie, par opposition à la planification nécessaire de biens et services publics de qualité à travers le budget, ne nous a jamais réussi et avait été abandonnée car nous ne nous sommes jamais donné les instruments de sa réussite. Nous avons déjà développé cette question dans nos précédentes contributions et rapports.

Notre développement dont le leadership était supposé désormais relever du secteur privé national du fait de l’échec de l’état, comme maintes fois réaffirmé avec l’appui de l’état, ne peut se faire dans une culture de planification centralisée du futur de notre économie avec ou sans pétrole et gaz. La planification du budget à moyen terme, des biens et services publics de qualité essentiellement, devrait donc de ce fait également relever du Ministre de l’Economie et des Finances. Le ministère du budget deviendrait alors également inutile puisque les dépenses à moyen terme ne peuvent être planifiées sans une vision à moyen terme de l’économie privée et du budget et leur gestion financière à court et moyen termes.

Aussi, la coopération, dans une logique financière, ne peut se faire sans les finances car la coopération dans un Ministère de l’Economie et des Finances ne devrait pas être une banque de projets financés par des bailleurs à inclure dans le budget car financés. Pour un pays du niveau du Sénégal, c’est une stratégie d’endettement à moyen terme qui doit déterminer nos modes de financement plutôt que des financements disponibles du fait d’une coopération bilatérale ou multilatérale efficace. Cette façon de combiner projet et financement relève du financement de projets privés ou publics privés hors budget et sous le leadership du secteur privé. En effet, une stratégie d’endettement doit s’élaborer indépendamment de la coopération financière. Idéalement, la bonne conception de projets publics aux niveaux des ministères devrait être séparée du mode de financement de ces projets. Lorsque les deux se font ensemble comme nous l’avons fait depuis 1960, nous perpétuons notre dépendance de bailleurs bilatéraux et multilatéraux, augmentons notre vulnérabilité extérieure, et retardons davantage notre développement. Nous ne rompons donc pas avec le passé.

Dans un pays comme le Sénégal où nous avons un Ministère de l’Economie et des Finances rompu à la tâche, il faudrait donc y mettre un homme de confiance. Ce dernier est peut-être le Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République ou le Ministre de l’Economie du Plan et de la Coopération, ou encore celui des Finances et du Budget. Cela n’en ferait pas un successeur quel que puissent en penser leurs camarades de parti. L’ancier Premier Ministre est malheureusement un fervent adepte du plan, peut être du fait de son passage à l’industrie et à l’ONUDI.

Le développement peut-il être planifié à l’échelle centrale? Le Président de la République et les sénégalais dans le cadre d’un dialogue doivent d’abord répondre OUI à cette question car pour l’instant nous ne l’avons jamais réussi. Nous ne pouvons conclure sans réitérer qu’une des raisons principales de cet échec est que nous n’avons jamais eu l’instrument monétaire et de change pour accompagner cette façon de faire.

Le Président Macky SALL peut entrer dans l’histoire, mais son nouveau quinquennat entamé avec des erreurs que le Sénégal a déjà commises, risque de connaitre des ratés au démarrage. Les Sénégalais patienteront encore. Librement Dr. Abdourahmane SARR,Président du CEFDEL Moom Sa Bopp Mënël Sa Bopp

Mon avis sur la Suppression de la fonction de Premier Ministre Par Ibrahima SENE PIT/SENEGAL 

Certains, dans leurs commentaire, semblent  ignorer que le régime Présidentiel ne se réduit pas à la seule élection du Président au Suffrage universel.

 Son trait véritablement distinctif se trouve dans les rapports institutionnels entre le Président élu au suffrage universel et le Parlement.

Dans ce type de régime, le Président de la République, Chef de l’Etat, n’a pas ce pouvoir de dissolution du Parlement, et celui -ci n’a pas le pouvoir de « motion de censure » ou de « confiance », pour le renverser.

C’est un véritable régime d’équilibre institutionnel des pouvoirs.  Si l’on se rapporte à ce que le Président  Macky Sall, nouvellement élu pour 5 ans,  propose, avec la suppression de la fonction de Premier Ministre, cela  ouvre la voie à une réforme de la Constitution pour instaurer un  régime présidentiel à la place du régime présidentiel déconcentré hérité de Wade.

Ce pouvoir issu de la Constitution de 2001, confère au Président de la République, Chef de l’Etat,  des pouvoirs exorbitants, puisqu’il peut dissoudre l’Assemblée nationale à tout moment, selon ses désirs, après deux ans d’une législature de 5 ans.   Donc, si Macky ne change pas ce régime, il pourra, à sa guise, dissoudre l’assemblée nationale à tout moment des 3 ans qui reste de la législature, c’est à dire d’ici 2022!. Ce serait transformer notre République en Monarchie dans la quelle le Président a le pouvoir constitutionnel de dissoudre à sa guise l’Assemblée nationale.

Donc, si le Président Macky opte pour un régime Présidentiel, il perd ce pouvoir, et l’Assemblée perd celui de le renverser.   Nous aurons une situation à l’américaine où le Président ne peut être renversé que par  le pouvoir judiciaire pour  » fautes lourdes où haute trahison « . Attendons  donc de voir ce que le Président Macky Sall va proposer comme réforme,  après avoir supprimé la fonction de Premier Ministre.

Non reconduit : l’ex-ministre Diène Farba Sarr révèle «on ne m’a rien dit…«

http://www.dakarmatin.com/ Diéne Farba Sarr n’est pas reconduit à un poste minitériel. Il n’a meme pas été consulté. L’ex ministre du Renouveau urbain, de l’habitat et du cadre de Vie, étonné ne cache pas sa surprise et son amertume. Selon senego, il aurait indiqué n’avoir même pas été informé de sa non-reconduction qu’il a apprise à la télé.

Cependant, Diéne Farba n’entend point manifester un signe de défiance envers Macky Sall. Pour lui, un autre décret le casant ailleurs n’est pas à écarter

Le plus grand perdant et les grands gagnants

le Témoin-C’est assurément un coup de tonnerre dans un ciel sans nuage ! Amadou Ba, tout-puissant ministre de l’Economie et des Finances pendant près de cinq ans, et poids lourd de la majorité présidentielle à Dakar où il a de manière décisive aidé le président de la République à inverser la tendance électorale grâce à sa force de frappe financière, Amadou Ba, donc, quitte la place Peytavin pour migrer vers la place de l’Indépendance ! Autrement dit, de ministre de l’Economie et des Finances, il devient ministre des Affaires étrangères !

Ce qui sonne comme une rétrogradation pour un ministre à qui l’on prête des ambitions présidentielles et qui ne parvient même plus à cacher qu’il souhaite remplacer le président Macky Sall. En tant que ministre des Affaires étrangères, il passera le plus clair de son temps neuf mois sur 12 en moyenne à l’extérieur, ce qui ne lui laissera guère le loisir d’entretenir sa base électorale des Parcelles Assainies. Et du département de Dakar d’une manière générale.

Ensuite, tout Crésus qu’il soit, le fait de perdre les mamelles que constituent les régies financières  notamment la Douane et les Impôts et Domaines et leurs colossaux fonds communs et autres primes de saisie ou de signature de conventions aura sans nul doute pour effet d’émousser sa force de frappe financière. Laquelle, déjà, a été trop sollicitée au cours de la dernière campagne pour l’élection présidentielle. En perdant tout cela et en se retrouvant à la tête d’un ministère où il devra se contenter de frais de mission et parfois aussi de libéralités de généreux souverains du Golfe persique ou du roi du Maroc, il perd les moyens d’entretenir sa clientèle politique.

De ce point de vue, Amadou Ba apparaît comme le plus grand perdant du remaniement ministériel d’hier. Les grands gagnants sont incontestablement Abdoulaye Daouda Diallo qui, rétrogradé aux Infrastructures dans le dernier gouvernement, revient en force pour occuper le ministère des Finances et du Budget. Ce alors que dans le premier gouvernement du magistère Macky Sall, il avait dû se contenter du poste de ministre délégué chargé du Budget.

Entretemps, il est vrai, il avait pris un ministère de souveraineté, l’Intérieur, et géré notamment les élections législatives de 2017 ainsi que le basculement des cartes d’identité et d’électeur du numérique au biométrique. Après les Infrastructures, il pointe donc désormais comme numéro quatre du Gouvernement derrière son successeur place Washington, Aly Ngouille Ndiaye, et le ministre des Forces armées, Me Sidiki Kaba.

Ainsi que derrière le Pm, bien entendu. Me Kaba, en passant des Affaires étrangères aux Forces armées monte dans la hiérarchie gouvernementale et se retrouve numéro deux à un poste particulièrement sensible et de confiance. En devenant numéro 3 du Gouvernement, Aly Ngouille Ndiaye aussi prend du galon. Toutefois, le plus grand gagnant du remaniement reste assurément l’avocat Me Malick Sall qui entre pour prendre directement un ministère de souveraineté tout en pointant à la sixième place du Gouvernement. Un exploit !

Abdou Latif Coulibaly:«Je pars avec un cœur léger…»

iGFM- Le désormais ancien ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, sort habilement du gouvernement. Après son limogeage, il a réagi sur les ondes de la Rfm, exprimant sa gratitude au président Macky Sall.

« Il m’a permis d’avoir une autre expérience de ma vie. Aujourd’hui c’est avec le cœur léger et beaucoup de fierté que je quitte ce ministère, » a-t-il confié.

Il continue: « Je n’ai aucun regret. Une mission avait été engagée et s’est terminée par la volonté de Dieu d’abord, et ensuite celle du Président Macky Sall. »

Abdou Latif estime normale son éviction. Il explique: « Partout dans le monde, à un moment donné de la marche de son gouvernement, un chef d’Etat a envie de faire des changements. Et les changements concernent à la fois la structure et les hommes, et il en décide souverainement. »

Et de conclure: « J’ai remplacé un ministre. J’ai toujours su que je devais être moi-même remplacé. »

Macky et la suppression du poste de Pm : «une ère de gestion solitaire du pouvoir» selon Therno Boccoum

« Macky Sall inaugure une ère de gestion solitaire du pouvoir en décidant tout seul de changer le régime politique de notre pays avec la suppression du poste de premier ministre et influe ainsi sur le jeu d’équilibre des pouvoirs.

Cette décision qui n’a jamais été une promesse électorale et qui relève donc d’une stratégie, n’a pas encore révélé tous ses secrets.

En tout état de cause, son nouveau gouvernement décline une partie des tdr (termes de référence) d’un soi-disant dialogue qu’il appelle de ses vœux. Il maintient son ministre de l’intérieur et renforce ses pouvoirs pour quelqu’un qui est normalement à son dernier mandat. Comme l’avait si bien dit Montesquieu, « c’est une expérience éternelle, que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites. » Macky Sall a décidé de renforcer ses pouvoirs et d’encadrer par le mystère la gestion de la chose publique à la place d’une transparence qu’exige toute grande démocratie. Il a décidé de n’en faire qu’à sa tête, quitte à se payer notre tête. Il revient au peuple sénégalais dans sa diversité, de faire face et de veiller à sauvegarder ses acquis démocratiques, fruits d’un combat de plusieurs générations ».Thierno Bocoum,Président de Agir

Daaka : c’est parti pour dix jours de ferveur

http://canal221.com/ La cérémonie d’ouverture de la 78ème édition du Daaka de Madina Gounasse a été présidée samedi par le gouverneur de la région de Kolda, Ousmane Kane. Ce dernier a annoncé un dispositif visant à permettre aux fidèles de passer une «paisible retraite spirituelle». L’édition 2019 du Daaka de Madina Gounasse s’est ouverte samedi soir, sous la forme d’une cérémonie officielle présidée par le gouverneur de la région de Kolda. Cet événement, l’un des plus grands de la sous-région, se déroule dans la forêt de Vélingara, à 10 kilomètres de la cité religieuse. C’est un moment d’intenses prières, dix jours de retraite spirituelle. Pour cela, s’exprimant en langue wolof, le gouverneur de la région de Kolda, Ousmane Kane, a indiqué que l’Etat a déployé tous les moyens pour permettre aux fidèles d’accomplir leurs prières dans de «bonnes conditions par rapport aux besoins de la commission d’organisation».

En ce qui concerne la santé, Dr Omar Sané, Médecin-chef du district sanitaire de Vélingara indique que l’Etat est allé au-delà de la demande de la commission d’organisation pour cette présente édition. «Sur le plan sanitaire, nous avons pris plusieurs mesures allant au-delà de la demande du Dental Daaka, qui avait demandé 35 personnels sanitaires. Nous leur avons donné 45 personnels de santé et cinq ambulances alors qu’ils n’en avaient demandé que cinq. Le coût des médicaments est monté au-dessus de six millions de francs Cfa cette année alors que les éditions précédentes, c’était six millions. Onze médecins ont été mis à la disposition du Daaka», a énuméré Dr Sané, en marge de la cérémonie officielle. Il a ajouté que des consultations pré-Daaka ont été organisées dans la ville religieuse.

Dans la même foulée, le service d’hygiène est déjà à pied d’œuvre pour un bon déroulement du Daaka. Selon le chef du service régional, le capitaine Sonko, des équipes sont déployées pour traquer les vendeurs de denrées périmées et pour sensibiliser les pèlerins sur les précautions d’hygiène alimentaire à prendre.

Le volet sécurité n’a pas été pris à la légère par l’Etat. Selon une source sécuritaire, 365 personnels gendarmes dont quatre officiers et 22 gradés ont été envoyés sur le site du Daaka et ses environs. A cela s’ajoutent 339 militaires, à côté d’une logistique composée de 26 véhicules, quatre camions et 18 «petits moyens» des forces de défense et de sécurité.

Pour sa part, après avoir rappelé le processus d’implantation du Daaka lors de la cérémonie d’ouverture, le khalife de Madina Gounasse, Thierno Amadou Tidiane Bâ, a magnifié le rôle de l’Etat dans la modernisation du site religieux.

A noter que le vendredi 12 avril, après la prière de «Takussaan», les fidèles vont se consacrer à la «Hadratoul Juma». S’ensuivra la cérémonie de clôture qui est prévue le lundi 15 avril.

Le Daaka désigne la retraite spirituelle instituée en 1942, par le marabout Thierno Mouhamadou Saïdou Bah, à Madina Gounasse, dans la région de Kolda.B

Les Maîtres-Chanteurs de la période post-électorale : « Exécutez-vous où on vous accuse de rouler pour Idrissa Seck et Sonko !! »

https://www.leral.net/ Il y a des moments dans la vie d’une Nation où l’occasion fait le larron et c’est le cas de certains, soi-disant politiciens, qui, prétextant d’un statut de chargés de mission ou de proches des hautes autorités, ternissent l’image de marque de la République. Après les élections présidentielles hautement remportées par son Excellence Monsieur Macky SALL, les maîtres-chanteurs pullulent à Dakar et à l’intérieur du Pays, menaçant d’anciens Ministres, des Directeurs et Administrateurs de sociétés, de les dénoncer, les accusant de fleureter avec l’ancien Premier ministre Idrissa Seck ou le Candidat malheureux à la dernière élection, Ousmane Sonko. Le modus operandi utilisé est de porter ces informations auprès de la Première Dame, afin que cela puisse arriver rapidement à la Présidence. Dans ce groupe, il y a des chargés de mission à la Présidence, des promoteurs immobiliers, des spéculateurs fonciers, des courtiers de promotion aux postes de responsabilité, comme ils aiment se faire appeler.

Cette situation est à condamner et leurs cibles sont invités à les dénoncer auprès des autorités sécuritaires ou de porter plainte. Car, c’est inadmissible que des gens veuillent sacrifier des citoyens honnêtes par la délation et la calomnie pour leurs intérêts personnels. Ces maitres-chanteurs sont avertis, car nous les connaissons bien.

Ces genres de pratiques doivent cesser. Qu’on laisse les meilleurs Sénégalais travailler. Les Sénégalais ont besoin de rupture, et c’est pourquoi on demande au président de la République de siffler la fin de la récréation, et de ne pas se fier à ces oiseaux de mauvais augure qui polluent l’environnement de l’administration sénégalaise. A suivre sur leral.net

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