Flash Infos du Mardi 09 Avril 2019

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LE NOUVEAU GOUVERNEMENT ET LA SUPPRESSION DU POSTE DE PM SOUS LES PROJECTEURS

Dakar, 9 avr (APS) – La presse quotidienne continue d’épiloguer sur la nomination du nouveau gouvernement sénégalais et la volonté annoncée du chef de l’Etat, Macky Sall, de supprimer le poste de Premier ministre. 

Le Soleil estime que le chef de l’Etat a choisi ‘’l’option de la technocratie’’ à travers l’intégration d’une douzaine de directeurs généraux dans le nouveau gouvernement. Le journal pense que c’est ‘’peut-être là un signe du Président Macky Sall de mettre vite en route son concept de +fast-trract+ dans la conduite des dossiers’’.

Parlant de ce projet du président Sall, le quotidien Enquête indique qu’il ‘’ne manquera certainement pas d’installer la panique chez les nombreux conseillers et membres du cabinet de Mahammed Boun Abdallah Dionne’’, l’actuel Premier ministre.

Selon le journal, ‘’avec cette suppression toujours, ils seront nombreux les services dont il va falloir statuer sur leur nouvelle tutelle’’. ‘’Les orphelins de la République’’, titre le journal qui s’interroge sur le sort du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), de l’Ecole nationale d’administration (ENA), etc.

Sud Quotidien fait pour sa part observer que ‘’la suppression programmée du poste de Premier ministre […] est en passe de susciter une nouvelle polémique au sein de la société sénégalaise’’. ‘’Macky +crée+ la controverse’’, titre le journal.

 Le quotidien l’As avertit lui des pièges que comporte le projet de suppression du poste de Premier ministre. Le journal écrit que selon Ndiogou Sarr, maître de conférence en droit public à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, une telle réforme pourrait avoir comme conséquence ‘’une hypertrophie du pouvoir du président de la République’’. Le constitutionnaliste Mounirou Sy estime lui aussi que cette réforme ‘’va entraîner la démission du gouvernement’’.

 L’analyste de WalfQuotidien va plus loin et se demande si ce projet ne pourrait pas semer les germes d’un troisième mandat pour le président Macky Sall. Selon lui, ‘’changer le texte fondamental du pays pourrait mettre le Sénégal sous l’emprise d’une nouvelle loi et laisserait libre cours à toutes les interprétations possibles aux praticiens du droit’’.

Au sujet de la séparation du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan en deux entités, Le Quotidien indique que Julio Ricardo Loayza, économiste principal du bureau de la Banque mondiale au Sénégal, déclare que ‘’cela semble avoir une certaine logique’’.

Le quotidien ‘’Kritik’’’ fait un focus sur l’ex-directeur général de la SENELEC Mouhamadou Makhtar Cissé, devenu ministre du Pétrole et des Energies dans le nouveau gouvernement formé par le Premier ministre Mahammed Dionne. ‘’Matar Cissé, la clé du quinquennat’’, titre le journal.

Le Témoin se demande quant à lui si l’ex-secrétaire général de la présidence de la République, Maxime Jean Simon Ndiaye, ne serait pas tombé en disgrâce. Le journal remarque que ‘’jadis, tout puissant homme fort du palais, il se retrouve relégué aux fonctions qu’occupait… Seydou Guèye’’ en tant que secrétaire général du gouvernement.

Le quotidien L’Observateur révèle que pour la formation du nouveau gouvernement, ‘’des réactions inattendues de l’ancien ministre des Finances, Amadou Ba, ont perturbé les plans du Président Sall’’. Le journal explique que cette situation est à l’origine du ‘’retard dans la publication de la liste’’.ASG

AFRIQUE SUBSAHARIENNE : UNE CROISSANCE ENCORE FRAGILE (AFRICA’S PULSE)

Dakar, 8 avr (APS) – La reprise de la croissance en Afrique subsaharienne est restée fragile ces dernières années après la pire crise économique de ces deux dernières décennies, a appris l’APS. 

Ce constat a été fait dans la 19e édition du rapport Africa’s Pulse, rendu public lundi. Le document fait notamment état d’une hausse du PIB en 2018, revue à la baisse, à 2,3 %, avant un léger rebond en 2019, à 2,8 %.
Le rapport Africa’s Pulse réalisé par le bureau de l’économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique, présente semestriellement les perspectives macroéconomiques à court terme du continent.

Il est publié en octobre et en avril, pendant les Assemblées annuelles et les Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

Selon un communiqué reçu à l’APS, ‘’le rapport souligne le rôle clé que jouent les trois plus grandes économies du continent, le Nigéria, l’Angola et l’Afrique du Sud, dans le dynamisme économique de la région’’.

Au Nigéria, la croissance s’est certes accélérée en 2018 par rapport à 2017, à la faveur d’une légère reprise dans le secteur non pétrolier, mais elle est restée inférieure à 2 %.

L’Angola demeure en récession, la faiblesse de la production de pétrole ayant fait brusquement reculer la croissance.
L’Afrique du Sud, sortie de la récession au troisième trimestre de 2018, ne connaît qu’une croissance modeste, sur fond d’incertitudes politiques pesant sur la confiance des investisseurs, selon la même source.

Sur le reste du continent, les performances en 2018 sont mitigées.

Le rapport relève aussi que les pays riches en ressources ont profité du redressement du prix des matières premières et de la production minière, ainsi que de la hausse de la production agricole et des investissements publics dans les infrastructures, indispensables pour rapprocher les consommateurs, les biens et les marchés.

Dans les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale les réformes engagées commencent à porter leurs fruits, même si les efforts semblent marquer le pas dans certains cas.

Le rapport signale que les économies ‘’moins tributaires des ressources naturelles, comme le Kenya, l’Ouganda et le Rwanda et plusieurs pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, dont le Bénin et la Côte d’Ivoire, ont affiché de solides performances en 2018’’.

Le document revient également sur deux facteurs qui ‘’continuent de freiner la croissance dans la région : la dette et la fragilité’’.

Il souligne qu’au-delà de l’alourdissement de l’endettement, ‘’le problème est lié aux caractéristiques de la dette et aux vulnérabilités qu’elle génère’’.
Selon le rapport, ‘’les pays qui se tournaient jusque-là vers des sources concessionnelles traditionnelles et garanties par l’État pour financer leur dette extérieure font de plus en plus appel à des fonds privés, coûteux et dépendants du marché, qui accentuent les risques’’.

Le document relève que fin 2018, ’’pratiquement la moitié des pays d’Afrique subsaharienne couverts par le cadre de viabilité de la dette (a) des pays à faible revenu étaient menacés de surendettement voire en situation de surendettement, une proportion qui a doublé par rapport à 2013’’.

Le rapport est également sur les perspectives qui se profilent à l’horizon pour l’Afrique subsaharienne en mettant en lumière les enjeux de la révolution numérique. MK/OID/AKS

Ayant des appréhensions dans l’exécution d’un projet d’assainissement : La Banque Mondiale retient ses 220 Millions de dollars

https://actusen.sn/Avec le départ de Mansour Faye de la tête du Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, les populations des régions de Kaolack, Fatick, Kaffrine et Diourbel peuvent, enfin, espérer bénéficier du Programme d’assainissement, financé depuis plus d’un an par la Banque Mondiale.

Selon SourceA, la Direction nationale de l’Assainissement ayant été écartée par le ministre d’alors, Mansour Faye, au profit de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), l’Institution financière a, tout bonnement, décidé de retenir ses billes, en attendant d’y voir plus clair. Or, cette manne aurait servi à rattraper le gap de près de 65% de défaut de couverture en assainissement. Alors, Serigne Mbaye Thiam, le nouveau ministre des Eaux et de l’Assainissement, a un chantier noble, auquel il doit s’attaquer.

Hausse du trafic aérien au mois de décembre 2018

https://www.lejecos.com/ Selon des données recueillis auprès de LAS et l’Agence des aéroports du Sénégal (ADS), l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd) souligne que le trafic aérien, au mois de décembre 2018 est marquée par une progression simultanée du fret (+45,6%), du nombre de passagers (+11,9%) et des mouvements d’aéronefs (+4,7%) en variation mensuelle.

L’augmentation du nombre total de passagers est due à celle notée aussi bien sur les arrivées (+17,7%), les départs (+7,1%) que sur les transits (+4,3%). Au total, 237 434  passagers ont été enregistrés au niveau des ADS et de LAS dont  102 630 passagers au départ, 117 366 à l’arrivée et 17 438 en transit.

Le fret suit cette tendance avec une hausse de  45,6 %  par rapport au mois de novembre  2018. Ainsi on a dénombré 3955  tonnes dont  1499 au départ et 2456  à l’arrivée.   3022  aéronefs ont touché le tarmac des ADS et de LAS, en décembre  2018  contre 2887 en  novembre 2018.  Adou FAYE

L’activité économique interne se contracte au mois de Février

https://www.lejecos.com/ En février 2019, l’activité économique interne (hors agriculture et sylviculture) s’est contractée de 3,0%, en rythme mensuel indique la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee).

Selon cette direction du ministère de l’économie, du Plan et de la Coopération internationale, ce repli est imputable au secondaire (-10,0%), au tertiaire (-2,3%) et au primaire (-8,1%). Sur la même période, l’administration publique a crû de 9,9%. En revanche, sur une base annuelle, la croissance de l’activité économique est ressortie à 6,4%, en février 2019, à la faveur de l’administration publique (+13,9%), du tertiaire (+4,6%), du secondaire (+4,1%) et du primaire (+9,1%). Adou FAYE

Abdoulaye Daouda Diallo,nouveau patron du ministère des Finances et du Budget

https://www.lejecos.com/ L’Inspecteur des impôts et des domaines principal de classe exceptionnelle Abdoulaye Daouda Diallo, est nommé ministre des Finances et du Budget dans le nouveau gouvernement MackyII (ndlr, deuxième mandat). Il remplace à ce poste, Amadou Ba qui migre au département des Affaires étrangères et des sénégalais de l’Extérieur.

Avant d’atterrir aux Finances, M. Diallo était ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement.   Cet homme réputé fidèle et travailleur infatigable   ,  a été ministre depuis l’accession du président Macky Sall à la magistrature suprême en 2012. D’avril  2012 à septembre 2013, il  a occupé le poste de ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances chargé du Budget. En 2013, il prend les commandes de la place Washington comme ministre de l’Intérieur. Il restera dans ce ministère stratégique jusqu’en 2017.

Avant ses fonctions ministérielles, Abdoulaye Daouda Diallo a occupé plusieurs postes au sein de l’administration des impôts et des domaines. Il a été également Directeur général de la Loterie nationale Sénégalaise (Lonase) de 2001 à 2003. M. Diallo a été aussi secrétaire général de l’ex  Conseil de la république pour les affaires économiques et sociales de 2005 à 2007. Il a  été également secrétaire général de l’Institut prévoyance retraite du Sénégal.

Il est diplômé de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam). Il est titulaire d’une maitrise en sciences économiques de l’Ucad de Dakar. Abdoulaye Daouda Diallo a obtenu son baccalauréat au lycée Charles De Gaulle de Saint-Louis. Il est maire de la commune de Boki Dialloubé dans le département de Podor. Adou FAYE

Amadou Hott,un financier au ministère de l’Économie,du Plan et de la Coopération

Agé d’une quarantaine d’années, Hott est un banquier d’affaires, doté d’une solide expérience en banque d’affaires et dans les investissements. Il a aussi été Conseiller de plusieurs grands groupes, mais aussi d’Etats dans des opérations de fusions-acquisitions, de levée de fonds, de financement de projets et d’investissements.

Ex Directeur général du FONSIS (Fonds souverain d’investissements stratégiques), il a été nommé Vice-président à la BAD (Banque africaine de Développement) chargé de l’Energie, de la croissance verte et du développement durable. Cette nomination a pris effet le 1er novembre 2016. M. Hott avait pour mission, selon les autorités de la BAD, de conduire le Nouveau pacte pour l’énergie en Afrique (New deal for energy in Africa), une initiative historique et ambitieuse qui vise à combler l’énorme déficit énergétique de l’Afrique d’ici à 2025. En effet, M. Amadou Hott est un cadre de direction de très haut niveau, doté de vingt années d’expérience dans le secteur privé, plus précisément dans des domaines tels que les financements structurés, les banques d’investissement, les investissements dans les infrastructures et le développement de solutions énergétiques intégrées. Directeur général du Fonds souverain du Sénégal depuis sa création, il y a lancé d’importantes initiatives d’investissement en infrastructures, notamment des projets d’énergie et d’énergies renouvelables. Il a été également Directeur général de UBA Sénégal, Président d’AIBD SA (nouvel aéroport de Ndiass) et Directeur de Millennium Finance Corporation pour l’Afrique, structure dans laquelle il était chargé des opérations de financement de projets dans des secteurs tels que l’énergie, l’exploitation minière, les TIC et les services bancaires en Afrique et au Moyen-Orient.

Désigné “Young Global Leader” en 2012

2005,Hott a, à son actif, une longue expérience dans le domaine de l’énergie et de l’électricité acquise au poste de Directeur adjoint de Energy and Resources Group au Royaume-Uni, où il a piloté et apporté des solutions énergétiques intégrées aux clients, allant du financement structuré de l’énergie et des services publics au pétrole et au gaz en passant par les secteurs des métaux et des mines. Fondateur et Directeur général d’Afribridge Capital, une société d’investissement spécialisée dans les services de conseils en Afrique, il a fourni des conseils dans les domaines de l’énergie, l’électricité, l’information, les communications et les technologies ainsi que dans les secteurs minier et bancaire. M. Hott a fait ses études en France, où il a obtenu une licence en économie et un Master en marchés financiers et gestion bancaire à la Sorbonne, à Paris. En 2012, il est désigné en 2012 “Young Global Leader” par le Forum Économique Mondial de Davos qui a sélectionné 192 leaders provenant de 59 pays. Volontaire du Programme TOKTEN des Nations unies, il a enseigné la finance à l’Université Gaston Berger de Saint Louis du Sénégal en 2004 et en 2005. Depuis 2015, il est membre du Comité de sélection de la Fondation de Tony Elumelu qui soutient l’entreprenariat en Afrique avec une enveloppe de 100 millions de dollars sur 10 ans.Zachari BADJI

La BAD regrette Hott

http://www.rewmi.com/ Nommé ministre de l’Économie, de la Planification et des Partenariats internationaux, Amadou Hott va quitter ses  partenaires de la BAD. Il occupait jusque-là le poste de vice-président pour l’énergie, le climat et la croissance verte. Il manque déjà à la Bad.

 « Je suis ravi de la nomination annoncée d’Amadou Hott. Il a accompli un travail remarquable en tant que vice-président de la Banque africaine de développement où il a contribué à positionner et gérer notre travail sur l’énergie, l’énergie et le climat, y compris plusieurs projets énergétiques novateurs et transformateurs », a dit Akinwumi Adesina, Président de la Banque africaine de développement (BAD). Cela fait suite à la nomination de  M. Hott au poste de ministre de l’Économie, de la Planification et des Partenariats internationaux, par le Président de la République du Sénégal, Macky Sall. «Amadou a été un membre éminent du groupe de direction du groupe de la haute direction du Groupe de la Banque africaine de développement et a apporté d’immenses contributions. Il me manquera énormément, mais il sera certainement un atout précieux pour le cabinet du président Macky Sall, afin de l’aider à concrétiser sa vision d’une transformation plus rapide du Sénégal », a déclaré Adesina. Et d’ajouter : « Je suis convaincu qu’Amadou contribuera de manière significative à l’avancement du Sénégal et approfondira fortement l’excellent partenariat qui existe entre le Sénégal et la Banque africaine de développement ».Zachari BADJI

ÉCLATEMENT DU MINISTÈRE DES FINANCES ET DE L’ÉCONOMIE : AJUSTEMENT STRATÉGIQUE

http://www.emedia.sn/Amadou Hott, à l’Economie, voilà la trouvaille du Président Macky Sall ! Les salles de marchés auraient pu saluer son arrivée par un mouvement « haussier » des indices tant le nouveau patron de ce Département stratégique est un homme du sérail. L’unanimité n’est pas de ce monde. Mais le profil de Hott, économiste chevronné et spécialiste du développement, correspond au bon casting que recherchait le Chef de l’Etat pour mener à bien sa stratégie économique en ce début de son second et fatidique mandat à la tête du pays.

Pour y parvenir plusieurs scénarii avaient été envisagés avant que l’option ne soit portée sur la césure de ce Mammouth aux allures tentaculaires. Sans être un ministère de souveraineté, l’Economie et les Finances cristallise les attentions et focalise les sollicitations. Sa centralité est évidente au sein du dispositif gouvernemental. Mais à y regarder de très près, le budget, donc les Finances, tenait le haut du pavé au point d’éclipser la composante économique du portefeuille.

Pendant longtemps ce déséquilibre a prévalu et le recul de l’industrie dans notre pays découle d’une frappante absence de vision. Relégué au second plan dans l’architecture, le versant Economie du Département éponyme n’a que très peu eu une politique digne de ce nom.

Certes de fortes personnalités ont occupé ce ministère parvenant au gré des parcours à lui imprimer un prestige de bon aloi. Mamoudou Touré, Babacar Ba, Famara Ibrahima Sagna, Moussa Touré, Pape Ousmane Sakho, Lamine Loum, comptent au nombre des ministres ayant, de par leur influence, mis les projecteurs sur ce ministère « trop complexe pour être compris » comme a eu à le dire un célèbre conseiller technique.

Comme illustres prédécesseurs, il y eut André Peytavin et Amadou Karim Gaye dans les premiers gouvernements du Sénégal indépendants sous l’ère Mamadou Dia, alors Président du Conseil.

L’autre fait marquant du Département est la trop forte concentration d’élites administratives dont les intérêts et les ambitions, les carrières et les sinécures s’enchevêtrent sur fond de conservatisme qui frise l’immobilisme. Alors Hott va-t-il donner un coup de fouet à cette immense fourmilière ? Sa feuille de route est claire : doter l’économie d’une vision stratégique et opérer des mutations qui placent l’industrie au cœur de la relance dont le PSE est l’épicentre.

A ce sujet, M. Hott bénéficie d’une double chance. D’abord, la conjoncture n’est pas inflationniste même si la dépendance aux flux internationaux de capitaux reste prépondérante. Les Finances et le Budget reviennent à un homme du sérail : Abdoulaye Daouda Diallo en l’occurrence. Inspecteur des impôts, il maîtrise les rouages de l’administration fiscale, connaît du bout des doigts tous les Grands comptes publics et a une idée précise de la nécessité d’élargir l’assiette fiscale pour une bonne assise de la base d’imposition à étendre à de nouveaux contribuables dont l’actif productif est sous-évalué.

Les deux, aux commandes de ministères de plein exercice sauront combiner leur savoir-faire afin de traduire l’impulsion présidentielle en avantages comparatifs dans le champ hautement compétitif de l’espace régional dans lequel excellent les économies ghanéenne, ivoirienne et nigériane nanties de fortes croissances qui frôlent les deux chiffres.

En d’autres termes le combat pour le leadership au sein de la Cedeao nécessite une réorganisation interne des forces et des atouts. Le séjour prolongé de Amadou Hott à Abidjan au sein de la Banque Africaine de Développement (BAD) lui a servi de plateforme d’observation des évolutions des tendances lourdes. En héritant du portefeuille de l’Economie et de la Coopération internationale, l’ancien DG du Fonds souverain sénégalais, le FONSIS, connaît les défis qui l’attendent. MAMADOU NDIAYE

Ministère de l’Economie, du Plan et de Coopération:‘’D’abord l’emploi’’Par Siré SY , Président du Think Tank Africa WorldWide Group

Le nouveau gouvernement du 7 avril 2019, a vu l’ancien Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, scindé en deux Ministères : le Ministère des Finances et du Budget et le Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération.

Cette décision du Chef de l’Etat d’éclater cet important ministère, pourrait renseigner, entres autres réformes, la volonté d’ajouter à la dimension d’un Etat gestionnaire, une dimension d’un Etat stratège et prospectiviste. Tant qu’il est vrai que la Finance et le Budget (exercice budgétaire et budget pluriannuel) parlent plus au temps court (entre 1 et 3 ans) et l’Economie et la Planification parlent au Temps long (entre 1 et 10 ans).

Quoique dans le précèdent attelage gouvernemental, le Sénégal avait un Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, il faut tout de même constater à la pratique, que nous étions plus dans la logique des Finances publiques ‘’finance et budget’’ dans le sens de la gestion des finances publiques principalement les activités de collecte des impôts et du paiement des dépenses,  davantage que dans la logique de l’animation économique et de la planification.

Avec donc l’avènement du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération en tant que Ministère ‘’de plein exercice’’, l’une de ces missions principales sera d’être transversale au secteur public et privé, en facilitant les échanges et les synergies, en soutenant et favorisant la mise en réseau des acteurs publics et privés pour promouvoir le tissu économique. A l’échelle nationale et à l’échelle locale.

Surtout, le Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, pourrait être à l’écoute des entrepreneurs pour détecter les attentes des créateurs de richesses pour les donner des réponses ciblées ; faciliter le dialogue élus/entrepreneurs et investisseurs, en créant du lien avec les créateurs de richesses, les porteurs de projets et les acteurs économiques au plan national et territorial, dans une démarche d’approche globale des problématiques. Le Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération est donc attendu à permettre un environnement favorable au développement économique, en informant les entreprises, les investisseurs et entrepreneurs, de l’action des pouvoirs publics et des collectivités locales, pour construire ensemble les réflexions stratégiques liées au développement économique.

 De l’animation économique

L’animation économique, dans le sens d’un Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, vise à mettre en synergie les structures et les actions en faveur du développement économique, afin de renforcer l’attractivité et le dynamisme surtout à l’heure des pôles-terroirs. Dans le souci de promouvoir des actions d’animation économique qui ont un but en commun : maintenir et développer l’économie sur nos terroirs.

L’une des principales missions de ce nouveau ministère sera d’accompagner de manière proactive les entreprises dans leurs projets de développement et les entrepreneurs dans leurs projets de création de valeur ajoutée, afin de favoriser la création d’emplois, sans négliger les aspects liés à l’élaboration et au suivi des dossiers dans le cadre du co-développement (dimension Coopération).

Leitmotiv : ‘’D’abord l’emploi’’

Un des slogans et leitmotiv du nouveau Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, pourrait être : ‘’D’abord l’emploi’’. A cet effet, se réunir sera un début ; rester ensemble sera un progrès ; travailler ensemble sera la réussite. Pour ce qui s’agira du slogan ‘’D’abord l’emploi’’, un dispositif de création d’emplois, coordonné à l’échelle nationale pourrait bien s’articuler autour de ces 3 axes :

1)     De favoriser la création et le développement d’entreprises locales, les potentiels internes (ressources) du tissu économique et l’émergence d’activités économiques innovantes et nouvelles sur des secteurs porteurs

2)     De favoriser la création d’entreprises correspondant aux besoins des terroirs tout en anticipant l’avenir en prenant en compte l’accessibilité actuelle et future des différents points dans le terroir,

3)     Poursuivre et étendre la politique de renforcement des pôles industriels, commerciaux, artisanaux et de services (comme la plateforme de Diamniadio), sur l’étendue du territoire national.Siré SY , Président du Think Tank Africa WorldWide Group

Banque Mondiale : « L’éclatement du ministère de l’Économie et des Finances… »

http://www.seneweb.com/ La scission du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, actée lors du dernier remaniement ministériel, est différemment appréciée par les observateurs. Mais, la Banque mondiale semble approuver la décision de Macky Sall. Interrogé par Le Quotidien sur la question, Julio Ricardo Loayza, économiste principal de la Banque mondiale, estime que cette séparation obéit à une certaine logique.

« L’expérience a permis de noter que la charge de travail dans le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan était assez lourde. Cette séparation, le fait de penser d’abord à l’Économie dans le sens de la croissance, à la participation du secteur privé, à la planification, au développement et puis aux finances, c’est-à-dire au budget, doit être plus équilibrée. Mais, on verra », a déclaré Loayza.

MANKEUR NDIAYE ADOUBE AMADOU BÂ

http://www.emedia.sn/ La nomination d’Amadou Bâ, ancien ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, à la tête du département des Affaires étrangères est saluée par Mankeur Ndiaye. Aujourd’hui Représentant spécial pour la République centrafricaine (RCA) du Secrétaire général des Nations unies, celui qui a occupé le poste de ministre des Affaires étrangères du Sénégal de 2012 à 2017 après avoir été Directeur de Cabinet du même ministère de 2003 à 2009 approuve totalement l’arrivée du nouveau locataire de la place de l’Indépendance. Il l’adoube même. Dans un message diffusé sur ses comptes sur les réseaux sociaux, Mankeur Ndiaye salue la nomination de M. Amadou BA comme nouveau ministre des affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur. « Appréciant ses qualités intellectuelles et morales ainsi que son patriotisme, je suis sûr qu’il réussira sa mission. Il a tout mon soutien », déclare le diplomate fort d’une expérience de plus de 27 ans dans les affaires internationales.

«Amadou Ba aux Affaires Étrangères, c’est un mini séisme dans l’architecture gouvernementale, le resserrement n’a pas connu la profondeur escomptée… » (Barka Bâ)

https://www.dakarposte.com/Dans son nouveau gouvernement, Macky Sall a gardé les poids lourds de son équipe même si certains ont migré, comme il en a été avec le ministre de l’économie et des finances de l’ancienne équipe, Amadou Ba qui vient d’hériter du ministère des affaires étrangères et des sénégalais de l’exterieur…

 À en croire le journaliste et chercheur en science politique, Barka Ba, s’il ya un fait majeur à retenir dans ce gouvernement, c’est bien la migration de Amadou Ba. Du reste, son remplaçant, Abdoulaye Daouda Diallo, en l’occurrence, ne lui est guère favorable. Pour le journaliste toujours, le resserrement dont avait parlé le chef de l’État n’a pas connu la profondeur à laquelle on pouvait s’attendre. Pour rappel, ce nouveau gouvernement passe de 39 à 32 ministres…

 Liquidation Politique d’Amadou Bâ entamée!Par Tahirou Sarr

Pour ceux et celles qui me demandent mon analyse sur ce premier gouvernement du second et dernier mandat du President Macky Sall, je ne suis attiré que par cette douce opération de Liquidation d’Amadou Bâ.

Sûrement Amadou Bâ lui-même ne le sait pas en acceptant le portefeuille du ministère des Affaires Étrangères mais le président Macky Sall amène sûrement et doucement Amadou Bâ au cachot.

Légitime dans ses ambitions présidentielles pour les élections de 2024, face à un Macky Sall qui a fini de nous prouver qu’il va briguer un 3ème mandat. Amadou Bâ sait que le clash avec son mentor politique se fera inéluctablement.

Priorité aux élections locales à venir pour tenter de gagner la mairie de Dakar, Amadou Bâ est quand même bien embastillé par la charge de ministre des Affaires Étrangères qui risque de le promener assez souvent hors du terrain politique donc loin des sénégalais.

Par là, le Président Macky Sall lui prépare une intelligente liquidation. Sachant que le ministère des Affaires Étrangères est non seulement un poste très dangereux où l’on peut facilement être à son insu Complice de Trafic de Drogue, de trafic de Passeports Diplomatiques, comme de Trafic d’Organes Humains et plein d’autres motifs criminels. Ceux qui ont eu à occuper ce poste en savent quelque chose.

Amadou Bâ qui voulait coûte que coûte continuer à rester ministre accepta le meilleur poste pour le liquider. Et il devra se rendre à l’évidence car quoiqu’il puisse faire pour mettre en oeuvre ses ambitions politiques, Macky Sall l’a déjà mis en scelle de liquidation par ce poste.

Tout n’est que question de Temps mais à la fin de ce futur Imbroglio Étatique, l’histoire racontera qu’Amadou Bâ est un mort-né Politique. Car un seul d’entre eux survivra et ça sera Duncan Mackyleode.  Tahirou Sarr Analyste/Conseiller Politique

Amadou Ba victime de l’ambition présidentielle qui lui est prêtée

https://www.pressafrik.com/La non-reconduction du ministre de l’Economie, des Finances et du plan, Amadou Ba à son poste continue à faire débat. Lui qui est à l’origine du retard de la publication de la liste du nouveau gouvernement de Macky II, est victime de l’ambition présidentielle qui lui est prêtée, si on se fie au journal L’Observateur.

Selon les informations du journal, c’est la décision de Macky Sall de faire quitter Amadou ba des Finances qui justifie l’éclatement du ministère en deux départements. Le but recherché est d’écarter le titulaire du poste, pourtant à l’origine de la victoire de Macky Sall lors de la présidentielle à Dakar.

Mais, le désormais ancien argentier de l’Etat ne pouvait pas cautionner un tel délestage ou une division de son ministère. Le président Sall réussit donc son plan visant à « désarmer un soldat puissant » qui devient gênant à cause de l’ambition présidentielle qui lui est prêtée, souligne L’Obs.

Etant éjecté du ministère des Finances,  le poste du ministère du Pétrole et des Energies lui a été proposé. Mais Amadou Ba décline l’offre, car les ressources sont gérées en grande partie par le ministère qu’on vient de lui arracher. Macky Sall a déchargé un de ses proches des Affaires étrangères pour l’installer, révèle L’Obs.Salif SAKHANOKHO

 Quand Amadou Bâ perturbe les plans de Macky Sall

https://www.leral.net On en sait un peu plus sur les raisons qui ont motivé le grand retard apporté à la publication de la liste du nouveau gouvernement, dimanche soir. Du moins si l’on en croit « L’Observateur » dans sa livraison du jour, qui y est allé de quelques révélations sur les coulisses de la constitution de la liste des ministres.

Selon le journal, si Macky Sall avait une idée de son gouvernement, depuis sa retraite au Maroc, ses plans ont été faussés par Amadou Bâ, qui a refusé le saucissonnage de son ancien département pour mettre en place un ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération et un autre chargé des Finances et du Budget.

Amadou Bâ, qui a jugé avoir fait des résultats probants à la tête de son département et qui, sur un autre plan, a permis, en partie, la reconquête de Dakar sur le terrain politique, ne voyait pas une telle décision comme la récompense qu’il méritait. C’est alors qu’il décide de décliner l’offre du Président, qui pour la première fois, souligne le journal, a dû gérer les états d’âme de son ministre, en lui proposant le ministère du Pétrole et de l’Energie. Une nouvelle offre refusée par Amadou Bâ, qui considère que ce département qui devra dépendre du ministre des Finances, ne cadre pas avec son rang.

C’est alors que le chef de L’Etat décide de lui confier le ministère des Affaires étrangère, le seul département de souveraineté qui semblait coller au statut de l’ex-argentier de l’Etat. Mais auparavant, Macky Sall a dû enlever de sa liste un des ses proches, à qui il avait confié ce département. Et heureusement que ce dernier a accepté cette décision du Président de la République, décantant ainsi la situation.

 Moussa Touré  : LA SUPRESSION DU POSTE DE PREMIER MINISTRE N’EST PAS OPPORTUNE

https://www.seneplus.com/Moussa Touré est contre l’idée de suppression du Poste de Premier ministre- Le Chef de l’Etat Macky Sall compte introduire dans les plus brefs délais un nouveau projet de loi à l’Assemblée nationale.

 ‘’Je ne suis pas sûre que cela soit une bonne décision dans la recherche de l’efficacité et de la célérité du traitement des dossiers’’, a soutenu l’ancien ministre de l’Economie et des finances sous le régime de Abdou Diouf (1981-2000)  sur les ondes de la Radio Futurs médias (Rfm privée) dans son édition du matin.

L’autre aspect de cette décision dans l’architecture actuelle, a-t –il ajouté,  ‘’le Président de la République a son périmètre, le Premier ministre quoi qu’on puisse dire a également a son périmètre de compétence où il évolue en faisant avancer des dossiers’’.

Aujourd’hui, ‘’tout cela sera concentré par le Chef de l’Etat alors qu’il est souvent en voyage, il s’occupe de politique interne et extérieure, de tellement de choses qui ne lui permettent pas de s’impliquer lui-même dans des dossiers pour les faire avancer’’, a fait valoir l’ancien ministre de l’Economie des Finances. L’ancien ministre était dans un gouvernement sans Premier ministre sous l’ère Diouf qui avait également supprimé le poste en 1983.

Sur la scission du ministre de l’Economie et des finances, Moussa Touré  estime également que ce n’est pas ‘’opportun’’.Par ailleurs il estime que le ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence occupé cumulativement par le Premier ministre Mahamad Boun Abdalah Dione aura tous les pouvoirs

Cheikh Oumar Hann : Une nomination qui passe mal dans l’opinion publique

http://www.seneweb.com/ Personne ne dénie au président de la République l’une de ses principales prérogatives constitutionnelles : nommer aux emplois civils et militaires. Mais, selon le quotidien Enquête, Macky Sall voit, depuis dimanche, ce pouvoir discrétionnaire fortement remis en cause par des pans entiers de la société sénégalaise.

Unis comme un seul homme, ils flétrissent, en chœur, la nomination du ci-devant Directeur général du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) et maire de Ndioum, Cheikh Oumar Hann, en remplacement de Mary Teuw Niane, en qualité de ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Une levée de boucliers qui s’explique, renchérit le journal, par sa «gestion du Coud épinglée à maintes reprises, notamment par l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) en 2017). Toutefois, une partie de la grande famille universitaire (syndicats et étudiants) lui accorde le bénéfice du doute.

Cheikh Oumar Hann déclaré « homme impropre » à l’Ucad (Reportage)

https://www.pressafrik.com Epinglé par l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) et l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), pour « mauvaise gestion » du Centre des œuvres universitaires de Dakar, Cheikh Oumar Hann a été promu dimanche, ministre de l’Enseignement supérieur, en remplacement de Mary Teuw Niane. Cette nomination a fait sortir des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar de leur silence, qualifiant l’homme d’ « impropre ».

Depuis la nomination du désormais ancien Directeur des Centre des oeuvres universitaires de Dakar au poste de ministre l’Enseignement supérieur, les commentaires vont de bon train à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Au niveau du hall de la Faculté des sciences juridiques et politiques (Fsjp), le nouveau Gouvernement reste le principal sujet de discussion ce lundi 8 avril 2019. En dépit de ce vent froid qui souffle dans ce temple du savoir, il suffit de leur tendre la perche pour que ces pensionnaires de l’Ucad lancent leur dévolu voire même étaler leur déception ou surprise sur leur tout nouveau ministre.

C’est le cas d’Omar Sy, étudiant en première année de droit, venu consulter son groupe de Travaux dirigés.  « Vraiment je ne m’y attendais pas !  Même si on sait que Mary Teuw Niane  avait des insuffisances à son poste. Mais quand même cela ne donne pas le droit au président de la République, de nous emmener un ministre qui est un  « voyou financier », un homme « impropre », lâche t-il.

Non loin, vers la ruelle qui mène à l’amphi théâtre de la dite faculté, c’est le même sentiment de déception qui est partagé.  Assis en groupe d’amis, ils s’empressent tout un chacun de se livrer.  « C’est une décision qui m’a surpris.  Macky avait dit, dès la proclamation des résultats de la présidentielle qu’il va nommer des personnes compétentes. Et tel n’est pas le cas avec ce « Hann » incapable de gérer le Coud », déplore Salif Ba étudiant en licence 3, aussitôt interrompu par un de ses amis du groupe, Laye Sow.

Selon Laye; «l’enseignement supérieur c’est de la qualité et c’est notre avenir qui est en enjeu avec la nomination de cet homme impropre qui, en ce moment devrait être devant la justice pour répondre de ses actes et non à la tète de cet temple de savoir » .

Ces étudiants qui réclamaient le départ de Mary Teuw Niane, sollicitent son retour

A la Faculté des lettres, le souhait de certains étudiants est de voir Mary Teuw Niane dont son départ a été réclamé à cause de l’affaire du meurtre d’un des leurs en mai 2018 à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint Louis, être reconduit à son poste.

« Nous avions réclamé la tête de Mary Teuw Niane avec les épisodes de meurtres de nos frères étudiants; mais il faut qu’on sache que la faute ne devait pas être imputée à lui seul. Il y à la responsabilité du ministre des Finances Amadou Ba et celui du Gouvernement tout entier. L’enlever de son poste de ministre; là on est déçu et surpris. Mary Teuw Niane, il était sur la bonne voie », a-t-il reconnu.

« Parce qu’au moins, il avait déjà vécu l’expérience. On sait qu’il était recteur de l’Ugb. En plus avec son arrivée il y’avait plus de stabilité, des problèmes de bourses réglés, l’audit interne. Le nouveau ministre a été épinglé par l’Ofnac et l’Armp, donc comment se fait-il avec tout son passé tumultueux qu’il soit promu ministre », s’interroge un étudiant en master en géographie.

Il n’est pas le seul à vouloir le retour de Mary Teuw Niane. En effet, son camarade Mamadou Lamine Sonko, trouvé à la porte d’entrée de la Faculté des lettres pense qu’il n’est pas juste d’écarter un homme qui maîtrise si fort l’enseignement supérieur, au détriment d’un profil politique. « il vrai que les étudiants ne l’aiment pas du fait de sa rigueur. Mais il est le plus méritant à ce poste. Ce directeur de Coud, on a tous assisté à ses kilo de niébé à 4500 F.

A l’Ucad, ce n’est pas tout les étudiants qui contestent le nouveau ministre Cheikh Omar Hann. Une jeune étudiante qui préfère garder l’anonymat se fait son avocate. « Il était professeur, et il a eu ici son doctorat à l’Esp. Ceux qui connaissent l’homme diront qu’ils méritent bien ce poste» , argue cette étudiante en licence 3  en médecine. Pour elle, Cheikh Oumar Hann est aussi compétent que Mary Teuw Niane. Fana CiSSE

 Entretien avec Sadikh Niasse de la RADDHO / « La nouvelle équipe a du pain sur la planche… La nomination de Cheikh Oumar Hann comme ministre est la principale zone d’ombre sous l’ère Macky II »

https://www.dakaractu.com/ La formation d’une nouvelle équipe gouvernementale ne laisse pas indifférents les acteurs de la société civile. Constitués pour la plupart de jeunes avec la gente féminine représentée à hauteur de 25%, les 32 ministres ont du pain sur la planche. C’est en tout cas, l’avis de Sadikh Niasse, secrétaire général de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho). Dans cet entretien accordé à Dakaractu, ce militant des droits de l’homme fustige sans détours la nomination du directeur du Coud au poste de ministre sous l’ère Macky II, alors que ce dernier avait été épinglé par des organes de contrôle de l’Etat pour gestion « chaotique »…

La LD « prend acte » de sa mise à l’écart

http://www.seneweb.com/Le seul représentant de la Ligue démocratique dans le gouvernement sortant -pour ne pas nommer le ci-devant ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des téléservices de l’État, Mme Khoudia Mbaye- n’a pas été reconduit.

Une mise à l’écart dont cette formation politique, traversée il n’y a pas longtemps par une scission sur l’opportunité ou non de continuer son compagnonnage avec Macky Sall au sein de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY), dit, selon Vox Populi, prendre acte.

Mounirou Sy,Constitutionnaliste:“La suppression du Poste de Premier ministre va entraîner la démission du Gouvernement”

https://actusen.sn/La suppression annoncée du poste de Premier ministre ne sera pas sans conséquence. De l’avis du Constitutionnaliste, Mounirou Sy, celle-ci va entraîner la dissolution du Gouvernement nouvellement formé. “L’article L56 de la Constitution est sans équivoque et ne suscite aucune autre interprétation. Le Gouvernement est une institution collégiale et solidaire. La démission ou la cessation des fonctions du premier ministre entraîne la démission de l’ensemble des membres du Gouvernement”, dit-il dans les colonnes de L’As.

Assemblée : Plus de déclaration de politique générale

Instaurée depuis les années 60, la Déclaration de politique générale, grand rendez-vous républicain s’il en est, risque d’être, selon Enquête, purement et simplement sacrifiée, à nouveau, sur l’autel des réformes en gestation.

La suppression annoncée du poste de Premier ministre, par Macky Sall, est passée par là. Comme en 1983, quand un certain Abdou Diouf avait décidé de rayer cette station de l’armature institutionnelle au Sénégal.

Dialogue politique : Aly Ngouille,facteur de blocage?

Récusé depuis des années par l’opposition pour sa casquette politique, le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, bénéficie toujours de la confiance du chef de l’État.

Une situation qui risque, selon Le Quotidien, d’être un facteur de blocage au dialogue politique inclusif dont appelle, depuis sa réélection, le Président Macky Sall.

Macky 2-Député Aimé Assine:«Le département d’Oussouye méritait une place parce qu’il a fait le meilleur score de la région, plus de 46% et depuis 7 ans aucun ministre,aucun Dg, aucun chargé de mission»

https://www.dakaractu.com/Contrairement à certains responsables qui félicitent le président de la République sur la formation de premier gouvernement de son second mandat, le seul député du département d’Oussouye n’en a cure. Aimé Assine sans porter de gants, dit ses quatre vérités à Macky Sall qui selon lui, manque de considération à son département et en plus ouvre un boulevard à son farouche opposant Ousmane Sonko, natif de la Casamance.

«Ousmane Sonko a bénéficié à Ziguinchor d’un contexte qui lui était favorable»

« On attend de voir les jours qui suivent parce que ma conviction c’est qu’on aura quelque chose en compensation, parce que sinon politiquement parlant, c’est comme si on disait à Sonko prend on te donne la région. Il est apparu avec regret que la Casamance n’a pas eu la part qui géographiquement lui revient. Moi je suis de ceux qui pensent qu’il faut savoir récompenser les gens. Ce n’est pas parce que nous n’avons pas gagné. Il ne faut pas penser que les gens n’ont pas travaillé. Les résultats d’une élection dépendent d’un contexte. Nous sommes dans un contexte où Monsieur Sonko dont se glorifient beaucoup de personnes, était la seule personne candidate dans toute la région comme aussi Idrissa Seck à Thiès et le président de la République lui même au Fouta (ses origines) et dans le Sine Saloum, la région de son adoption. Ce n’est pas l’efficacité ou le talent de l’homme lui-même, mais c’est plutôt le contexte qui lui est favorable. Il n’y a rien à dire par rapport à lui.

« Le département d’Oussouye méritait une place parce qu’il a fait le meilleur score de la région, avec plus de 46%»

« À Oussouye, nous pensons qu’après sept ans sans un seul ministre, aucun directeur, aucun envoyé spécial même pas un chargé de mission, le département méritait vraiment d’avoir un portefeuille ministériel au moins originaire d’Oussouye. Parce que dans le concert de la Nation, c’est çà l’unité. Si après 7 ans tout un département ne se retrouve pas du tout dans ce qui est en train d’être fait, je crois qu’il y a des interrogations qu’on doit se faire de manière profonde. Je ne parle pas en termes d’Aimé Assine, non, mais je considère que le département d’Oussouye qui a fait le meilleur score de la région avec plus de 46%, méritait quand même une place. Quel que soit la personne qui en bénéficierait. Ce n’est pas un grand département même si on est petit de taille, mais vous savez que nous regorgeons d’énormes potentialités en ressources humaines, y compris dans le domaine des cadres. Il n’y a jamais eu auparavant de régime qui n’ait pas eu ministre originaire d’Oussouye. Et c’est sous l’ère de Macky Sall que nous sommes en train de constater cela. C’est dû à quoi? Un manque de considération, ou bien une méconnaissance ou considération politico-politique ou c’est la responsabilité des responsables?… »

Suppression du poste de PM: Macky désigne son successeur

http://www.rewmi.com/ En le mettant au cœur de la République et de l’Etat, le Président Sall met en orbite son ami et ancien Premier ministre. Mouhammad Boun Abdallah Dionne va tracer sa mission sur deux axes spécifiques.

Il commence à sortir de sa coquille. Macky Sall surprend son monde et ses proches collaborateurs. Seuls trois personnalités ont été au courant de la suppression du poste de Premier ministre et du positionnement stratégique de l’ancien Premier ministre. Nommé Ministre d’Etat et secrétaire général de la présidence, le Président Sall trace ainsi la voie de sa succession à la tête de l’Etat et de son parti. Et c’est dire que si le scénario incroyable de la récente présidentielle est répétée dans cinq ans, rien, ni aucune coalition, n’arrêtera la marche de l’enfant de Gossas vers la présidence. Ni Amadou Bâ, encore moins Mimi Touré, les déjà connus qui pourraient compétir pour succéder à Macky Sall, n’ont le soutien du maitre du jeu. Bien élu et avec une opposition déboussolée, Macky Sall réduit ainsi considérablement de futurs obstacles, si toutefois, il venait à quitter le pouvoir. Avec son ministre d’Etat dont l’amitié est placée au cœur de leur relation, il se sent en sécurité, de même que sa famille. Mouhammad Boun Abdallah Dionne, pour ceux qui l’ont côtoyé, est un « homme d’honneur pétri de qualités humaines et sincère dans sa démarche. » Doncn pour la continuité et pour la sécurité de sa famille, choix ne pouvait être mieux fait. Ainsi, dans la même veine, le Chef de l’Etat va réduire les batailles de positionnement et contrôler son parti et ses hommes. En supprimant le poste de Premier ministre, il concentre entre ses mains tous les pouvoirs et fait passer toute la charpente de l’Etat entre les mains de son ministre d’Etat. Un communiste qui ne dit pas son nom. Un choix et une démarche froids qui déconcertent même ses plus proches collaborateurs. Tanor Dieng et Moustapha Niasse n’ont vu que du feu. Surtout pour le Président de l’Assemblée nationale qui, pensant être dans le secret, s’épanchait dans la presse en évoquant les contours du futur gouvernement autour d’un Premier ministre. C’est dire qu’il a reçu un volet de bois marron. Cependant, avec sa nomination, la feuille de route de Mouhammad Boun Abdallah Dione se déroulera sur deux axes prioritaires. Nous y reviendrons prochainement. Pape Amadou Gaye

Macky s’est-il libéré de l’emprise des faucons et des lobbies ?

C’est un Macky manifestement ‘’libre’’ qui a pris des décisions, par moment douloureuses, en mettant en place le nouveau gouvernement.

Et pour ce faire, il semble revendiquer le droit à l’ingratitude en se débarrassant d’une vingtaine de ses proches et de certains de ses alliés.

Ainsi, nombre de ceux qui s’étaient positionnés en première ligne des batailles électorales, des polémiques et parfois des querelles de clocher, ont été tout simplement défénestrés.

Les Ministres Mame Mbaye Niang, Souleymane Jules Diop, Abdou Latif Coulibaly, Angélique Manga et autres n’ont pas été sans doute récompensés pour leur témérité dans les actions de guérilla politique contre ‘’l’ennemi’’.

Ismaïla Madior Fall qui avait préféré se ‘’salir’’ politiquement avec des déclarations sur les réformes institutionnelles, les poursuites judiciaires contre des opposants et autres sorties parfois maladroites, a aussi été remercié. Une démarche qui donne l’impression qu’ils ont servi de fusibles, ont combattu ‘’l’ennemi’’ et devront être à la retraite, rangés aux oubliettes.

Même des alliés n’ont pas été épargnés. Si le Pit, l’Afp et le Ps conservent leurs privilèges, il n’en est pas ainsi de la Ld qui a perdu son poste de Ministre que tenait par Khoudia Mbaye.

Une situation douloureuse qui renvoie à un désaveu de la part du Grand Manitou qui semble avoir été excédé par les sorties de Abdoulaye Bathily, même si ce dernier ne gère plus le parti.

Et dans cette même dynamique, tous les nouveaux arrivants dans la majorité présidentielle élargie, les anciens caciques du Pds, n’ont pas reçu de postes, du moins pour le moment.

En vertu du droit à l’ingratitude, Macky n’a pas jugé bon de les récompenser alors que certains parmi eux ont dû se faire violence pour s’afficher à ses côtés.

Même Moussa Sy des Parcelles Assainies n’a pas été promu…

S’il y a quelque chose de positif dans cette démarche, c’est que Macky semble s’être affranchi de lobbies et de faucons du Palais qui, dans une certaine mesure, donnaient l’impression de le tenir en otage.

Il garde toujours ses alliés, ses proches, mais ne s’est pas privé de leur envoyer un message clair. Il semble leur dire qu’il a actuellement les coudées franches parce que n’ayant pas grand-chose à perdre. A ce propos, Macky revendique une nouvelle forme de liberté de décision et de management de ses hommes. Ce faisant, il n’a même plus besoin de Premier ministre.

Et c’est ce qu’il y a de charmant dans le fait de gérer un pays sans se préoccuper d’un second mandat. Cela donne plus d’aisance dans les prises de décision, plus d’audace et bien sûr d’arrogance.

En conséquence, les nouveaux promus et ceux qui sont reconduits doivent faire plus attention : Macky ne se privera pas de procéder à des réaménagements pour se débarrasser de ceux qui seraient tentés de le décevoir.

Bien sûr, on se demande si cette nouvelle forme de liberté sera également de mise dans les relations internationales et surtout dans les relations que nous entretenons avec certaines puissances. Nul doute que Macky n’a pas l’audace d’Abdoulaye Wade en la matière et que les secteurs stratégiques de notre économie sont souvent laissés entre les mains de pays amis y compris la France, la Chine, la Turquie et le Maroc.

Or, Macky II ne pourra réussir son pari, dans un contexte de découverte du pétrole et du gaz mais aussi de la survivance de la menace terroriste, que si le Président s’affranchit de la puissance des lobbies qui ne sont pas toujours contrôlés par les Etats.

Il est important que nous traitions à part égale avec tous les pays, dans l’intérêt bien compris du peuple sénégalais. Nous avons besoin de partenariat, mais pas de diktat.

Sans nul doute que Macky a besoin aussi d’avoir la tête sur les épaules pour gérer cette nouvelle forme de liberté en s’affranchissant également de tout excès et en ayant comme préoccupation fondamentale, l’intérêt supérieur du Sénégal.Assane Samb

APRÈS LE BILAN,L’AVENIR

http://www.emedia.sn/ Le Gouvernement, quel numéro de téléphone ? Le remaniement effectué, dans une discrétion surprenante mais au prix de longs conciliabules, l’équipe présentée à l’opinion dimanche soir révèle que le choix des homes (et des femmes bien entendu) a obéit à un délicat dosage pour parvenir à l’équilibre souhaité par le Président de la République.

Qui dit équipe, dit capitaine. Difficile dans le présent attelage d’identifier la figure du chef. Provisoirement tout au moins, Mouhammad Boun Abdallah Dionne voit son bail prolongé. A titre précaire cependant, puisqu’il est chargé de supprimer son poste de Premier Ministre à une prochaine session de l’Assemblée nationale.

Pour singulière que soit cette démarche, elle n’en est pas pour autant inédite. Car en 1984 déjà, un autre Premier ministre a eu à l’initier. Et d’ailleurs, Moustapha Niasse, pour ne pas le nommer, croisant dans les couloirs de l’auguste Maison une figure de proue du Parlement, l’apostrophe sur la particularité de sa mission du jour « défendre le projet de suppression de mon poste devant la Représentation nationale ! » Hilarité et tape à l’épaule entre les deux hommes qui regagnent alors, sérieux, l’Hémicycle. La suite est connue.

Par un hasard dont la politique a le secret, Niasse au perchoir s’apprête à présider une session parlementaire dont le scénario est écrit d’avance. La suppression de la Primature, si elle est actée, ouvre une grosse opportunité de mise sur orbite du secrétaire Général du Gouvernement, Maxime Jean Simon Ndiaye. Il est crédité d’une très grande compétence. Son style d’écriture charme le sommet de l’Etat et son effacement plaît ou du moins convient dans l’univers feutré du pouvoir où les moindres faits et gestes sont scrutés et disséqués à la loupe.

L’intéressé, lui, joue profil bas. Parce qu’il est jeune, il a donc pour lui le temps et, investi de la confiance du Président de la République dont il est un collaborateur attitré depuis des lustres, sa tâche de coordination de l’action gouvernementale va suffisamment l’occuper pour penser à autre chose. Pour l’instant.

Cette répartition savante des rôles démontre toute l’habileté politique du Président Macky Sall qui, pour étouffer « toutes velléités d’émancipation » ou des ambitions alors qu’il vient à peine d’entamer son second mandat, s’est évertué à redessiner la cartographie de l’exécutif en rappelant à ceux qui avaient tendance à l’oublier qu’il est « la clé de voûte des institutions ». Le Premier conseil des Ministres donnera un aperçu du fonctionnement de l’appareil exécutif remodelé.

Toujours est-il que le Chef de l’Etat prend tout le monde de court en jouant le contrepied, convaincu que les transformations qu’il appelle de ses vœux s’expriment à une vaste échelle du pays. Les premières infrastructures implantées dans le pays profond ont ouvert u boulevard d’opportunités à des acteurs jusque–là confinés dans des périmètres très réduits. Le Président Sall reste déterminé à transformer l’essai avec la conviction chevillée au corps que l’équité territoriale va favoriser l’équilibre et mieux, la stabilité du Sénégal. Il avait donné un avant-goût de ses intentions lors de la cérémonie d’investiture, n’hésitant pas à pourfendre ses compatriotes qui se complaisent dans la médiocrité ou s’accommodent d’état de fait rédhibitoire.

Selon lui, Dakar, la capitale, de même que les grandes villes de l’intérieur manquent d’âme et se révèlent quelconques à ses yeux. Son adresse à la nation sonnait donc la mobilisation pour les grandes causes. Car, convaincu que le Sénégal joue son avenir à l’échelle du continent. Devant les présidents Ouattara, Nguesso, Kagamé, Tchisekedi, et Buhari, le président sénégalais voulait prendre à témoin l’auditoire que les enjeux sont autres et débordent nos frontières même si la vigilance s’impose de garantir par tous les moyens la sécurité « à nos frontières ».

Le Rwanda a montré l’exemple après s’être sorti du purgatoire génocidaire. Désormais Kigali affiche des ambitions de leadership affirmé sous le magistère de Kagamé qui séduit au-delà des Mille Collines. Son voisin congolais tente de se réorganiser avec la ferme intention de jouer les premiers rôles dans une Afrique convoitées par les grandes puissances et perçue comme le continent pourvoyeurs de ressources naturelles. Sa vitalité démographique est un autre atout de taille dans la bataille de positionnement et d’attractivité.

La Côte d’Ivoire, le Ghana et le Nigéria se disputent le leadership en Afrique de l’Ouest. Dans tous ces pays, les paramètres de décollage se mettent en place. Mieux, le projet de vaste zone de libre-échange est entré en vigueur après la ratification la semaine dernière de la Convention par la Gambie. Comment mieux pénétrer cette « cour des Grands » si ce n’est par un effort collectif de sursaut, l’attachement de tous à des valeurs d’émancipation et de libération des freins de la croissance et surtout de lutte contre les « inégalités de destins ».

Le Président de la République a plusieurs « cartes en main » pour rendre efficiente son action en s’appuyant sur une administration rénovée et consciente des enjeux et de sa mission. En d’autres termes, le peuple sénégalais se réjouirait de la capacité des gouvernants à appliquer la volonté telle qu’elle s’est exprimée dans les urnes le 24 février dernier. S’il prétend avoir été élu sur son bilan, le président a de bonnes raisons de donner libre cours à son dessein de placer le Sénégal sur l’orbite du succès. La réorganisation du Ministère de l’Economie et de Finances obéit à cette logique de simplification et de proximité fondée sur un assouplissement des règles de procédures. Le pétrole et le gaz préfigurent le mouvement de transformation. Après le bilan, l’avenir. Du réalisme… Par Mamadou NDIAYE

Sénégal : supprimer le poste de Premier ministre, plus compliqué qu’il n’y paraît

https://www.pressafrik.com Plus de Premier ministre au Sénégal : c’est, à terme, le projet du président Macky Sall. Le chef du gouvernement Mohammed Boun Abdallah Dionne est chargé de mener à bien cette réforme d’ampleur. Pour cela, il faudra passer par une refonte de la Constitution du pays.

En vue de réformer la structure de l’État, Macky Sall va devoir proposer un projet de loi à l’Assemblée nationale. Dans la Constitution, il va falloir effacer le terme de Premier ministre. Mais pas seulement, explique Ndiogou Sarr, professeur en droit public.

« L’existence du gouvernement est prise par la Constitution. L’existence du Premier ministre aussi est dans les dispositions de la Constitution. La Constitution elle-même reconnait au Premier ministre des prérogatives. Donc si on doit supprimer ce poste, il est évident que l’on doit toucher fondamentalement à la Constitution. Pas uniquement l’aspect qui concerne le poste du Premier ministre, mais tous les pouvoirs ou toutes les compétences que la Constitution a prévus et qui étaient dévolus au Premier ministre. »

Le régime politique sénégalais est dans une zone grise entre le régime présidentiel et le régime parlementaire d’après Ndiogou Sarr. La balance va maintenant pencher en grande partie du côté du président.

« Il est déjà submergé, le président de la République ! Il y a une centralisation trop forte. Ça va amener une inefficacité au plan administratif, ce qui va éloigner davantage les administrations. Par conséquent, je ne suis pas convaincu de la pertinence de la disparition du poste de Premier ministre. Maintenant, le président, ce sont ses prérogatives. Il décide de le faire, attendons de voir ce qu’il va nous proposer. »

Macky Sall qui n’a pas encore décliné la totalité des réformes prévues dans l’administration.Rfi

 AVIS D’INEXPERT PAR JEAN MEÏSSA DIOP :Echec à la presse de scoop

Faire le pied de grue à la présidence de la République n’y a rien a pu ; toute une journée durant, la presse n’a pu obtenir le moindre nom des ministres du gouvernement dont la constitution a tenu en haleine tout un pays.

D’aucuns, sur les réseaux sociaux, ont avoué être saisis d’un ‘’stress’’ (sic) à force d’attendre que la fumée sorte du toit de la salle de conclave – pour emprunter une image toute vaticane au moment de l’élection d’un pape. Bien des facebookers ont littéralement disjoncté en parlant d’une ‘’attente interminable’’, voire insoutenable. Toute la journée du dimanche, chaînes de télévision et de radio n’ont pu dire que ‘’Nous allons retourner à la présidence de la République’’ : ‘’Ici, à la présidence de la République, on guette toujours la sortie du Premier ministre Mahamad Boun Abdallah Dionne pour la proclamation de la liste des ministres du nouveau gouvernement’’… Depuis 11 h, il en est ainsi : les alertes se succèdent annonçant pour ‘’imminente’’ (sic) la publication de la liste du gouvernement. Puis, rien, mais rien…

C’est que, selon toute vraisemblance, la présidence de la République aura réussi un tour de force, accompli un exploit inédit d’avoir verrouillé toute information relative à cet événement. Un verrouillage auquel la presse n’est pas du tout habituée. Une presse dont certains acteurs sont très prompts à se vanter d’avoir décroché un scoop ! Ainsi, ont été mis en échec les chasseurs de scoop et les ‘’maîtres des exclusivités’’ prompts à tambouriner des exclusivités qu’ils doivent à des sources haut placées, mais qui, cette fois-ci, ont été neutralisées sans rémission. Il faudra bien que, un jour, la vérité se sache sur comment la présidence de la République est parvenue à cette prouesse qui pourrait servir en des circonstances futures.

En recherche de l’information, le journaliste se retrouve parfois  en butte à ce mur et s’aperçoit de ses propres limites. Ils n’ont pas eu de source, ceux qui se vantent toujours d’avoir qui des ‘’antennes’’, qui des capteurs ou encore ces autres des ‘’agents de renseignement infiltrés’’ (Ari) ou des ‘’gorges profondes’’. Excusez du peu ! Et voilà qu’hier, 7 avril 2019, ils se sont aperçus de la vanité de leurs prétentions et des limites de leur vantardise. La constitution de ce  gouvernement en avril 2019 restera un raté d’anthologie pour la presse de scoop. Les tuyaux habituels ont été obstrués et n’ont pas fonctionné comme d’habitude. Certes, ils ont juste eu ceux qui avaient pu pronostiquer la suppression de la fonction de Premier ministre, mais les noms de l’équipe gouvernementale leur auront échappé. Il faudra attendre que le chef de l’Etat communique ce qu’il estime devoir communiquer ; et la presse de n’être  qu’un relais… Le communiqué peut  tomber sur l’e-mail de la rédaction ; et le mérite de chasseur du scoop aura été réduit à presque rien.

Voilà donc toute une journée pour presque rien ou si peu.

Des radios et télés, peut-être pour réduire le poids de la longue attente, ont trouvé l’alternative dans le recours à des ‘’analystes’’, ‘’politologues’’ et autres ‘’dakaralogues en sénégalalogie’’ qui n’ont fait que ronronner avec des clés d’analyse presque foirées et qui, par voie de conséquence, n’apprennent rien au public.

Le président de la République Macky Sall devrait être reconnu as du verrouillage, et la presse l’a appris à ses dépens. Il n’a pas été besoin d’imposer aux collaborateurs de faire un serment de ne pas fuiter la moindre information obtenue dans le cadre de leurs fonctions – comme l’avait fait Me Wade à l’époque président de la République.

Et dans cette situation, même les fabricants de fake news ont été défaits. Même les pronostiqueurs incorrigibles ont dû déposer les armes et constater leur défaite.

Pénurie d’eau à Dakar: encore une énième perturbation annoncée suite à des dégâts occasionnés par des travaux

Selon Vox Pop, la conduite principale du Lac de Guiers a été endommagée, lors des travaux à Ndande. Des travailleurs de l’entreprise «Sogea/Satom » attributaire de la pose de l’Alg 3 dans ce lot auraient perçu la conduite à hauteur de Ndande dans le département de Kébémer

C’est le deuxième en un mois et cela inquiète au plus haut point. Mais surtout cela risque de perturber l’approvisionnement en eau à Dakar.

Et à la Sde, l’on croise les doigts et prie pour que ce énième endommagement ne crée une pénurie à large échelle à Dakar, nous informe iGfm.

Pour rappel, dernièrement la conduite principale du Lac de Guiers a été cassée à hauteur de la ville de Mékhé, occasionnant des désagréments auprès des usagers.

Des faits, selon nos confrères,  qui s’effilochent et qui poussent la Sde à parler de sabotage dans un contexte où les Français de Suez se bousculent au portillon pour gérer le secteur.

Macky Sall se cherche un homo senegalensis nouveau Par Pathé Mbodje

Macky Sall aura besoin de plus de dix mandats de cinq ans pour voir se réaliser ses vœux du 3 avril dernier : la naissance du Sénégalais nouveau, respectueux de l’autorité et du bien commun.

Devant les menaces de déstructuration de la société sénégalaise, Macky Sall a visité les pères fondateurs de la sociologie pour essayer de retrouver la paix perdue, sa paix intérieure qui devrait passer par la naissance d’un nouvel Homo Senegalensis, respectueux de l’ordre et du bien-être collectif.

Le thème choisi fort opportunément est ainsi une réponse à l’effritement observé depuis les années 80 et qui s’est exacerbé avec la dernière présidentielle du 24 février : à l’effondrement de quelques bastions s’est ajoutée une dévalorisation morale de l’homme, dans sa valeur générique, par la diffusion de fausses informations, pour accélérer volontairement la césure entre les populations. Dans un excès de désespoir, le président de la République a malencontreusement forcé la sauce militaire : « Forces de défenses et de sécurité  dans l’éducation à la citoyenneté et l’unité nationale » renvoie à une solution d’autant plus d’autorité que l’expérience se vérifie déjà dans la formation universitaire. L’éducation n’étant pas la socialisation, Macky Sall essaie de se rattraper par le noyau de base, la famille, oubliant l’enseignement de Michel Crozier : On ne change pas la société par décret.

Des majors comme Karl Marx (esclavage et colonialisme) à Rousseau (le contrat social) en passant par le solidariste Emile Durkheim pour l’entente favorable au développement (De la division du travail social), le président de la République a essayé, dans son discours à la Nation de 3 avril dernier, detrouver l’idéal-type wébérien : le rappel d’une citoyenneté faite de devoirs et de droits est consubstantiel à tous ses discours tenus à date, du 3 avril 2012, au dernier de ce mercredi ; il rejoint le civisme d’Abdou Diouf, dans des moments de troubles sérieux de fragile équilibre social. Dans un premier temps, c’est le clou de la négligence qui a été fatal au royaume de Ndoumbélane quand le forgeron, par négligence, cupidité ou paresse, a mal ferré la monture du roi qui perd ainsi son pays.

Sans se soucier de la cause, Macky Sall déplore les effets d’une mauvaise citoyenneté qui se veut sans responsabilités ou ingratitude envers l’autorité et l’absence du souci de la collectivité.

Macky Sall invite à un retour aux sources à un moment où  l’autorité (parentale, politique) perd tout son poids quand elle n’a plus le pouvoir qui faisait sa force : l’argent ; la paupérisation continue de populations de plus en plus démunies a eu des effets jusque dans l’environnement physique, moral, mental avec un relâchement préjudiciable. D’habitude, la justesse d’une décision vise à assurer la sécurité du citoyen qui en reconnaît la nécessité et l’opportunité. L’évolution a démontré le délitement des sociétés sénégalaises depuis les années 80 et l’accélération de la pauvreté devenue arme de propagande électorale (Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté, yoonu yokute, par exemple). Aujourd’hui que l’individuel prime sur le collectif, le regard sur le passé avec l’histoire du Sénégal traduit également une recherche désespérée de repères quand l’individu social refuse toute autorité.

Le président de la République n’en est pas la cause. Un certain empirisme renseigne sur les cycles d’entropie économique favorables aux troubles sociaux :1929 qui donnera Hitler des années 1939-45, les guerres de libération de peuples sous domination demandant plus de dignité culturelle, la crise pétrolière des années 70 et les difficultés de cohabitation actuelles ayant conduit à un extrémisme préjudiciable à la détente internationale ; ce cercle vicieux détériore les conditions économiques et les droits individuels et collectifs, comme depuis les attentats contre les Tours jumelles.

Au Sénégal, les dures années Diouf ont fait la richesse de Wade et, conséquemment, le pays « Macky » du début des années 2010 : sous le conseil des institutions internationales, les pays du Tiers-Monde se sont lancés dans des plans d’ajustement qui ont accentué la déstructuration des populations africaines face à des élites montantes de plus en plus riches.

Macky Sall se propose ainsi d’inverser la tendance dans son discours du 3 avril d’autant mieux apprécié qu’il est sorti des sentiers politiques. Il lui faudrait plus de deux générations pour assister à la réalisation de son rêve : la naissance d’un homo senegalensis nouveau, respectueux de l’autorité et ayant le souci de son prochain et de la collectivité. Cinq ans d’y suffiraient pas.Pathé MBODJE, M. Sc,Journaliste, sociologue,Parcelles assainies, Unité 10, Villa N° 276, Dakar, Sénégal, tél (+ 221) 775952161

Gouvernement Accélérer La Cadence (Fast Tracking)…Sans Mimi, Macky Sall tourne en rond

Gouvernement Accélérer La Cadence (Fast Tracking)… Sans Mimi ,Macky Sall Tourne En Rond

Sur la forme comme sur le fond du mieux d’État, Macky Sall traduit un profond malaise avec sa réforme constitutionnelle

Il ne faudrait pas succomber au charme des mots en reprenant Aminata Touré sans Mimi,Macky Sall avoue qu’il tourne rond depuis 2014, avec le remaniement opéré cette année-là, avec l’arrivée du Premier ministre Mouhammad Boun Abdallah Dionne. Le « fast  tracking« , soit « accélérer la cadence« , en bon français (et non suivi rapide, traduction littérale), est une marque  déposée ; le traduire en donnant l’impression du neuf, c’est to serve an Old wine in a new bottle, pour parler français.

En servant un vieux vin dans une nouvelle bouteille, Macky Sall veut lutter contre une dissipation de l’énergie par un encombrement du circuit, selon le 4ème principe de la thermodynamique : il faut aller au plus pressé en éliminant les écrans que constituent le poste de Premier ministre et le fractionnement de l’effort avec le chevauchement de l’activité gouvernementale.

Une sagesse populaire internationale vérifiée depuis les années 90 voulait ; ce fut le temps de la cohabitation en France de Mitterrand (avecJacques Chirac et avec Édouard Balladur), auxÉtats-Unis qui révèlent Nanci Pelosi, en Russie avec un Elstine qui bombarde la Douma.

Au Sénégal, la crise post-électorale de 1988 conduira d’abord à la mise en place d’un gouvernement de majorité présidentielle élargie, sauce à laquelle s’accommodent les formations politiques avec les diverses coalitions notées depuis. Macky Sall vient toutefois d’en dresser les limites et d’en souligner les inconvénients avec cette densité physique qui conduit au découpage illimité du fromage politique et à l’encombrement de l’attelage gouvernemental, annihilant toute synergie d’ensemble. Le 6 avril, en reconduisant son Premier ministre, il lui impose donc d’accélérer la cadence et de précipiter son propre dépérissement, pour permettre au chef de l’Etat d’être en première ligne, lui-même veillant désormais à réduire la taille du gouvernement pour plus d’efficacité.

Abdou Diouf l’avait testé, entre 1983 et 1990, avant de revenir en arrière. Après avoir proclamé partout, comme Macky Sall aujourd’hui, viser un « Moins d’État pour un mieux d’État ». Autant dire que le Sénégal tourne en rond et ne craint pas le ridicule : le mieux d’État est une période sombre de la vie des Sénégalais, soumis à rude épreuve pendant  20 ans, sur injonction des institutions de Bretton Woods…sans donner un résultat réel, comme depuis les indépendances.

La restructuration du ministère des finances a pu faire penser à une décision d’autorité, loin des caprices d’un Fonds monétaire international.

  Dr Chérif Salif Sy, @PAPASALIF  « Depuis trente ans, je milite pour l’érection d’un ministère plein de l’économie au Sénégal, séparé de celui du budget ; la politique de développement économique et social ne pouvant se réduire à la gestion de la contrainte budgétaire comme le veut le FMI. On va voir maintenant ».

La liquidation du poste de premier ministre est cependant révélatrice des pressions exercées sur Macky Sall : les candidats se bousculaient  au portillon primordial, voie royale vers présidentielle 2024 d’autant plus libre que l’actuel président n’en serait pas. Ceci posait alors une délicate dualité à la tête de l’État, facteur innervant de l’activité  gouvernementale ; seul Mouhammad Boun Abdallah Dionne ne voulait plus du poste…et c’est pourquoi il est choisi pour entament la réflexion sur les réformes constitutionnelles conséquentes, ce qui, dans l’esprit du président de la République,freinerait l’ardeur de ceux qui sont en réserve de la magistrature suprême. Supprimer le poste ne rime cependant à rien sur le destin présidentiel des candidats soucieux de ménager pour la susceptibilité du chef mais raccourcit le tracé, bien au contraire. Surtout s’ils ont désormais un parapluie international.

Au niveau politique, l’extermination de pans importants de l’espace politique (Médina, Ziguinchor…) renvoie aux bastions rétifs au pouvoir central lors de la présidentielle du 24 février, malgré un funambulisme politique avec au moins un élément par région. Il faut donc s’attendre au remaniement accéléré du gouvernement Dionne III

TOUT COMPTE FAIT… PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, DEMBA NDIAYE

EXCLUSIF SENEPLUS – Comment peut-ont appeler à un dialogue et annoncer qu’on va modifier substantiellement la Constitution presque en procédure d’urgence ? On ne doit plus croire ce que dit et dira ce président

Mea culpa. Parce que tout compte fait, on ne peut définitivement pas faire confiance ni à l’homme, ni à l’institution présidentielle qu’il est sensé incarner, tant sa propension à dire ce qu’il ne fera pas et à faire le contraire de ce qu’il avait dit, semble relever d’une pathologie politique dont le nom populaire, et vulgaire, est : le mensonge. Oui, tout compte fait, on ne peut pas croire cet homme.

Comme beaucoup de nos compatriotes, son adresse à la nation du 3 avril dernier, m’avait bluffé : j’avais cru déceler des accents de sincérité, une raison retrouvée, une citoyenneté redevenue boussole d’un quinquennat qu’il voulait plus citoyen, plus moral, un environnement plus vert, des villes plus propres (zéro déchet) disait-il. Alors, berné par les accents de sincérité, j’avais pensé que « Pour une fois », on pouvait croire Monsieur le Président. Je m’étais trompé, dans un moment de…faiblesse. Parce qu’il ne fera rien de ce qu’il a dit le 3 Avril. Oui, tout compte fait, on ne doit pas, on ne doit plus croire ce que dit et dira ce président. Et voici pourquoi…

1/ Le 3 Avril, dans un discours enrobé de trémolo et d’accent de sincérité, il appelle au dialogue, promet le retour de la citoyenneté, la défense de notre environnement, de nos villes, villages et quartiers, des villes zéro déchets, une administration plus républicaine et réactive, la fin des crimes fonciers contre leurs terres agricoles, le resserrement du gouvernement pour une plus grande efficacité… Et pour cela, ses médias affidés annoncent la suppression du poste de Premier ministre, nous tympanisent avec des rappels historiques (Senghor, Diouf) hors contexte.

2/ Après avoir fait mariner des jours durant la population et les milliers de candidats ministrables, pour la formation du gouvernement, qui ne sera tout compte fait que très transitoire, c’est finalement un monstre qui sort des neurones des alchimistes qui établissent les formules politiques à l’usage du Président. En effet, on nous annonce que son très voyant de Premier ministre (il avait annoncé à la virgule près, le score de son candidat) reste pour quelques semaines comme PM, cumulativement avec celui de SG de la présidence. Son boulot ? Conduire la réforme supprimant son poste. Merde alors ! Il reste PM pour quelques semaines pour supprimer son poste ! Et c’est l’homme dont avait dit, comme l’autre, qu’il était « le jardinier des rêves » de son boss. Coordonnateur de sa campagne électorale victorieuse avec le score qu’il avait annoncé ! Dites-moi depuis quand on émascule l’étalon qui donne de beaux bébés ?

3/ On nous annonce un « gouvernement resserré » (mon œil !) pour un quinquennat d’action pour le « dernier mandat » (vraiment ?) du Macky. Les griots et autres « spécialistes » mettent des tonnes de pommade sur un quinquennat de « travail », « d’action », pour « laisser sa marque », et patati et patata…Que nenni ! Il n’y a rien de « resserré » dans ce gouvernement, mais plutôt des incongruités qui en disent long sur les grands mensonges du septennat, notamment d’un certain nombre de « bombages » de torses.

  1. a) plusieurs de mes confrères ont taillé (à tort) des habits du « meilleur ministre de l’Économie et des finances » à Amadou Ba, le « grand argentier » de l’Etat qui ramène chaque année des milliards (plus que le pays n’en avait demandé) ; on en a même fait l’architecte de la victoire du candidat Macky Sall à Dakar. Évidemment les thuriféraires avaient oublié de préciser un petit détail : Khalifa Sall et Karim Wade avaient été mis hors course. Alors pourquoi on va exiler ce super ministre de l’Économie dans la sphère des mensonges d’Etat: leurs Affaires étrangères ?
  2. b) On nous a vanté les miracles du PUDC dans nos campagnes désertiques et désertées. Le secrétaire d’Etat qui gérait cet outil faiseur de miracles disparaît …pour avoir fait trop de résultats !
  3. c) Le ministre de l’agriculture dont on a vanté les mérites, les diplômes, la technicité, et surtout, avoir conduit le pays à l’autosuffisance alimentaire (riz…). Viré ! Merde, notre président n‘aimerait-il pas ceux qui font des résultats ?
  4. d) Le ministre de l’Enseignement supérieur, un de nos plus brillants matheux, qui veut réhabiliter les maths et les sciences est viré comme un malpropre. Lui reproche-t-on la mort de l’étudiant Fallou Sèneà la place du gendarme qui a tiré, pour des finances qui n’ont pas viré les bourses à temps, ou du Crous qui n’a pas laissé les gosses bouffer à l’heure puisqu’ils n’avaient pas touché leurs courses ?
  5. e) Mais le plus grave, c’est qu’on remplace dans le temple du SAVOIR, la maison de CHEIKH ANTA DIOP, cet austère mathématicien, par un sulfureux bonhomme épinglé par les services de contrôle, et qui est cité tous les jours pour cette affaire. Quel message on envoie à notre jeunesse dont on prétend qu’elle sera la boussole du quinquennat ?
  6. f) la Culture dont on affirme vouloir réhabiliter, nos musées qu’on veut rendre aux populations, nos œuvres qu’on veut ramener de chez Marianne, et dont Latif Coulibaly avait dépoussiéré les chantiers, et montré que la Culture ce n’était pas que de la musique et de la danse : par ici le « musée des déclassés pour travail bien fait »!

…ET on peut continuer ainsi pour les sept ministres expulsés des prairies marrons-beige. Ils ont été les dindons de la farce des marrons du feu…du Macky.  Et qu’on arrête les mensonges : il n’y a eu ni gouvernement « resserré », ni économies substantielles.

4/ Maintenant, la question de la suppression du poste du Premier ministre et de l’appel au dialogue.

Sur la forme et l’objectif du fameux dialogue. Que l’on m’explique, comme si j’étais un enfant de sept ans qui vient d’entrer au CI : comment peut-ont appeler à un dialogue et annoncer qu’on va modifier substantiellement la Constitution presque en procédure d’urgence ? De quoi il sera question dans et durant ce dialogue ? S’il a lieu ? Déjà qu’il faisait l’objet de suspicion légitime de la part de l’opposition significative et du « oui mais » d’une partie de la société civile, maintenant, on peut parier qu’il est définitivement mort-né. Parti en couilles quoi !

Sur le projet de suppression du poste de Premier ministre. Une certaine opinion expliquerait ce projet par la peur du régime d’être battu lors des prochaines législatives et donc, de devoir cohabiter avec l’opposition. Cela peut être un des éléments, mais pour ma part, cela me semble peut crédible. Parce que supprimer le poste du PM, ne règle pas le problème d’être battu ou non aux législatives. D’accord, nous serons dans un régime hyper présidentialiste, dont le chef du gouvernement ne viendra pas des rangs du parti, ou de la coalition qui sortira majoritaire des législatives. Mais le président sera quand-même minoritaire dans le parlement ! Et comment il fera pour faire passer ses projets de lois dans une telle Assemblée ? On ma répondu par des décrets et des ordonnances…

Nom de Dieu, peut-ont imaginer un pays gouverné par des décrets et des ordonnances pendant cinq ans…dans la paix ? Dans un pays considéré comme une merveilleuse vitrine démocratique en Afrique !

Non, il me semble pour ma part, que c’est plus grave que cela : notre président verse de plus en plus dans des velléités monarchiques. Plus d’institutions démocratiques intermédiaires, Assemblée nationale plus asservie encore, des institutions godillots et budgétivores (CESE, HCTT…) servant à faire illusion pour la consommation extérieure dont les représentants se suffiront du vernis démocratique pour nous pomper pétrole et gaz en bonne conscience. Comme leur silence durant le génocide rwandais et qu’ils essaient d’exorciser aujourd’hui.

Oui, je suis obligé de faire un douloureux double mea-culpa : il n’y a pas de « nouveau Macky » et « Tout compte fait », on ne peut absolument pas lui faire confiance…. C’est l’héritier politique de ce que le « Vieux » avait de haïssable : des tendances autoritaires et des penchants dangereux pour les régimes monarchiques…dndiaye@seneplus.com

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 09/04/2019

Birima Mangara : «Je vais là où le devoir m’appelle» 
Joint au téléphone, après avoir été éjecté du gouvernement, le ministre délégué chargé du Budget, Birima Mangara a fait savoir qu’il demeure un fonctionnaire et qu’il n’est pas attaché à un poste. «Je suis un fonctionnaire au service du pays et je vais là où le devoir m’appelle. Je ne suis pas attaché à perpétuellement demeurer à un poste», a-t-il lâché au bout du fil. L’ancien ministre du Budget a ensuite exprimé sa gratitude au chef de l’Etat qui lui a accordé sa confiance pendant tout ce temps. Il faut dire que Birima Mangara a été Directeur de Cabinet adjoint du Président de la République avant d’être bombardé ministre délégué chargé du Budget. Même s’il n’a pas le droit de faire de la politique en tant qu’Inspecteur général d’Etat (IGE), Monsieur Mangara a financièrement contribué à la réélection du Président Macky Sall en soutenant beaucoup de responsables à l’intérieur du pays, mais aussi à travers le mouvement de soutien de son épouse, Magui Chanelle, «And ak wa Mangara fallat Macky» qui s’est déployer partout.

Mamadou Talla doublement félicité 
Il y avait foule au domicile du nouveau ministre de l’Education nationale. Mamadou Talla recevait non seulement les cadres de son département, mais aussi des militants venus de la Diaspora. Aussi présent dans la diaspora dont il est originaire qu’à Kanel dont il est devenu le nouveau patron, le successeur de Serigne Mbaye Thiam recevait les félicitations des délégations venus d’horion divers .Il y avait le maire de Kanel, Haymoud Daff, le président du Conseil départemental de Kanel, l’ancien député Samba Keïta, le Dg de la Cmu, le député Néné Marième Kane, le Pr Ousmane Dia, directeur de l’Apprentissage, l’ancien ministre d’Etat Zakaria Diaw, Mamadou Oumar Bocoum, Sadio Cissé etc. Tout ce beau monde était venu non seulement féliciter le ministre, mais aussi exprimer leur gratitude au chef de l’Etat pour cette promotion accordée à l’ancien ministre de la Formation professionnelle.

La LD prend acte de son absence du gouvernement 
Même si la Ld n’a pas été consultée, son Secrétariat Permanent de la Ligue Démocratique (LD) braque ses projecteurs sur le nouveau gouvernement. Nicolas Ndiaye et ses camarades jallarbistes soutiennent qu’ils prennent acte de leur absence du gouvernement formé ce weekend. En effet, le seul représentant de la LD dans l’ancienne équipe gouvernementale n’a pas été reconduit. Il s’agit de la responsable des femmes jallarbistes, Khoudia Mbaye. D’ailleurs, les jallarbistes se sont réunis sous la présidence de Nicolas Ndiaye (secrétaire général du parti,) à l’effet d’apprécier le nouveau gouvernement. «Après des échanges approfondis, le Secrétariat Permanent de la Ligue Démocratique a pris acte de la formation du gouvernement et de l’absence de membres de la LD en son sein», d’après un communiqué parvenu à «L’As». «Tout en souhaitant pleins succès au nouveau gouvernement, la LD réaffirme son ancrage dans la coalition Bennoo Bok Yakaar et engage les militantes et les militants du parti à se mobiliser pour la réussite du second mandat du Président Macky Sall», soulignent les responsables de la Ld.

Mamadou Saliou Sow 
Plus chanceux que le nouveau Secrétaire d’Etat auprès du Garde des Sceaux Chargé de la Promotion des Doits Humains et de la Bonne Gouvernance, tu meurs. Le nouveau représentant de la région de Kédougou dans le gouvernement a vraiment de la baraka. Mamadou Saliou Sow avait presque rejoint le parti de Ousmane Sonko, Pastef Les patriotes, il y a de cela trois mois parce qu’il était frustré. Pourtant, M. Sow est membre fondateur de l’alliance pour la République (Apr). Il ne pouvait plus voir le chef de l’Etat à cause de son Directeur de cabinet, Me Oumar Youm. C’est à la veille de la présidentielle qu’il a été reçu par le président Macky Sall l’Etat qui l’a ramené dans les rangs de l’Apr. C’est donc surpris que Salif Sow fait son entrée dans le Gouvernement dans un département qu’il connait, puisqu’il est titulaire d’un Diplôme d’études approfondies (DEA) en droit de la Sorbone.

Perturbations 
La Sénégalaise des Eaux (Sde) annonce encore que ses techniciens ont entamé des travaux de réparation d’une fuite sur la conduite principale du lac de Guiers (alg1) provoquée par l’entreprise française Sogea/Satom travaillant pour le compte de la Sones à hauteur de Ndande. Certains ouvrages de production du système d’alimentation en eau de Dakar sont à l’arrêt. Ainsi, la distribution d’eau connaîtra des perturbations allant de la baisse de pression au manque d’eau à Louga, Thiès, Rufisque et environs, Dakar et sa banlieue. La Sde informe aussi qu’un dispositif de camion-citerne sera mis en place pour soulager les populations des quartiers les plus impactés par ces perturbations. La situation reviendra progressivement à la normale à la fin des travaux prévue le mardi dans la soirée.

Le Sénégal reste le meilleur élève des pays du SIILS 
Le Sénégal fait des efforts considérables pour atteindre l’autosuffisance alimentaire. C’est le constat qui a été fait par l’USAID lors de la réunion d’évaluation annuelle qui regroupe 6 pays d’Afrique et d’Asie bénéficiant de ce programme. Grâce à la création de nouveaux types de semences dont la production en graine et en biomasses reste conséquente. L’objectif du projet de développement concernant la céréale est atteint. Ces résultats ont conduit à la seconde phase du programme de l’USAID. Le Sénégal a été choisi pour le démarrer.

Thierno Bocoum 
Le président du mouvement Agir désapprouve les réformes constitutionnelles qu’envisage le Président Macky Sall pour s’octroyer un superpouvoir. Ainsi pour Thierno Bocoum, Macky Sall inaugure l’ère de gestion solitaire du pouvoir en décidant tout seul de changer le régime politique du Sénégal avec la suppression du poste de Premier ministre. Selon lui, c’est l’équilibre des différents pouvoirs qu’il remet ainsi en cause. A en croire Thierno Bocoum cette décision qui n’a jamais été une promesse électorale n’a pas encore révélé tous ses secrets. En tout état de cause, dit-il, son nouveau gouvernement décline une partie des termes de références d’un soi-disant dialogue que le Président Macky Sall appelle de ses vœux. Ainsi, regrette-t-il, le chef de l’Etat maintient son ministre de l’Intérieur et renforce ses pouvoirs pour quelqu’un qui est normalement à son dernier mandat. Pour lui, Macky Sall a décidé de renforcer ses pouvoirs et de voiler par le mystère la gestion de la chose publique à la place d’une transparence qu’exige toute grande démocratie.

Secrétaires d’Etat 
Le Sénégal est en train de se familiariser avec les postes de secrétaires d’Etat dans les attelages gouvernementaux. Depuis 2014, le Pésident Macky Sall qui a introduit le poste de secrétaire d’Etat dans le gouvernement. Or, il n’existe pas dans la loi fondamentale du Sénégal. Le titre de secrétaire d’Etat comme membre du gouvernement, indique Aziz Diop, enseignant en Droit à l’Université Aliou Diop de Bambey, est contraire à l’article 53 de la Constitution. L’article 53 de la Constitution du Sénégal stipule : Le Gouvernement comprend le Premier Ministre, chef du Gouvernement, et les Ministres. Le Gouvernement conduit et coordonne la politique de la Nation sous la direction du Premier Ministre (…).

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