Revue de presse du Dimanche 07 Avril 2019

Revue de presse du Dimanche 07 Avril 2019
Revue de presse du Dimanche 07 Avril 2019

LISTE DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT

MINISTERE NOM
FORCES ARMEES SIDIKI KABA
INTERIEUR ALY NGOUILLE NDIAYE
FINANCES BUDGET ABDOULAYE DAOUDA DIALLO
AFFAIRES ETRANGERES AMADOU BA
JUSTICE MALICK SALL
DEV COMMUNAUTAIRE  ET EQUITE TERRITORIALE MANSOUR FAYE
PETROLE ET ENERGIE MAKHTAR CISSE
FONCTION PUBLIQUE MARIAMA SARR
INFRASTRUCTURES ET TRANSPORTS TERRESTRES OUMAR YOUM
ECONOMIE  PLAN ET  COOPERATION AMADOU HOTT
SANTE ABDOULAYE DIOUF SARR
AGRICULTURE MOUSSA BALDE
EAU ET ASSAINISSEMENT SERIGNE Mbaye  THIAM
FEMME ET FAMILLE SALy DIOP DIENG
TOURISME ET TRANSPORT AERIEN SARR ALIOU
PECHE ECONOME MARITIME AMINTA MBENGUE NDIAYE
EDUCATIONNATIONALE N MAMADOU TALLA
COLLECTIVITES TERRITORIALES OUMAR GUEYE
ENSEIGNE SUPERIEUR CHEIKH OUMAR HANNE
DEVELOPPEMENET INDUDTRIEL MOUSTAPHA  DIOP
ENVIRONNEMENT ET  DEVELOPPEMET DURABLE ABDOU KARIM SALL
MINES SOPHIE GLADIAMA  SIBY
SPORT MATAR BA
ELEVAGE SAMABA DIBENE
TRAVAIL DIALOGUE SOCIAL RELATIONS INSTITUTIONS SAMBA SY
URBANISME  LOGEMENT ABDOU KARIM FOFONA
COMMERCE ET PME ASSOME  DIATTA
CULTURE ET COMMUNICATION ABDOULAYE DIOP
JEUNESSE NENE FATOUMATA TALL
MICROFINANCE ET ECONOMIE SOLIDAIRE ZAHRA IYANE THIAM
EMPLOI ARTISANAT DAME DIOP
ECONOMIE NUMERIQUE NDEYE TIKE NDIAYE DIOP

SECRETAIRE D ETAT

MOISE DIAR DIEGANE SARR SENEGALAIS EXTERIEURS

MAMADOU SLIF SOW PROMOTION DROIT HUMAIN ET BONNE GOUVERNANCE

MAYACINE CAMARA RESEAU FERROVIAIRE

DIRECTEUR CABINET AUGUSTIN TINE

 

Voici la liste du dernier gouvernement de Macky 1

http://www.seneweb.com/ La publication de la liste du nouveau gouvernement est imminente. Qui, parmi les 39 membres de l’ancienne équipe, restera dans l’attelage ? Qui, par contre, passera à la trappe ? Réponse sous peu.

  1. Augustin Tine, Ministre des Forces armées
  2. Sidiki Kaba, Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur
  3. Aly Ngouille Ndiaye, Ministre de l’Intérieur
  4. Ismaïla Madior Fall, garde des Sceaux, Ministre de la Justice
  5. Abdoulaye Daouda Diallo, Ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement
  6. Amadou Bâ, Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan
  7. Mansour Faye, Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement
  8. Diène Farba Sarr, Ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie
  9. Mariama Sarr, Ministre de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs
    et du Renouveau du service public
  10. Papa Abdoulaye Seck, Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural
  11. Mansour Elimane Kane, Ministre du Pétrole et des Energies
  12. Abdoulaye Diouf Sarr, Ministre de la Santé et de l’Action sociale
  13. Ndèye Sali Diop Dieng, Ministre de la Femme, de la Famille et du Genre
  14. Serigne Mbaye Thiam, Ministre de l’Education nationale
  15. Mary Teuw Niane, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
  16. Alioune Sarr, Ministre du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des PME
  17. Aminata Mbengue Ndiaye, Ministre de l’Elevage et des productions animales
  18. Mamadou Talla, Ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat
  19. Omar Guèye, Ministre de la Pêche et de l’Economie maritime
  20. Yaya Abdoul Kane, Ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire
  21. Moustapha Diop, Ministre de l’Industrie et de la Petite et Moyenne industrie
  22. Mbagnick Ndiaye, Ministre de l’Intégration africaine, du NEPAD et de la Francophonie
  23. Matar Bâ, Ministre des Sports
  24. Samba Sy, Ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions
  25. Abdoulatif Coulibaly, Ministre de la Culture
  26. Khoudia Mbaye, Ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du développement des Téléservices de l’Etat
  27. Abdoulaye Bibi Baldé, Ministre de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique
  28. Maimouna Ndoye Seck, Ministre des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires
  29. Mame Mbaye Niang, Ministre du Tourisme
  30. Aissatou Sophie Gladima Siby, Ministre des Mines et de la Géologie
  31. Mame Thierno Dieng, Ministre de l’Environnement et du Développement durable
  32. Pape Gorgui Ndong, Ministre de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la Promotion du volontariat
  33. Aminata Angélique Manga, Ministre de l’Economie solidaire et de la Microfinance
  34. Abdoulaye Diop, Ministre de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’Intensification de la main d’oeuvre
  35. Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop, Ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance
  36. Souleymane Jules Diop, Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du PUDC
  37. Birima Mangara, Ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, chargé du Budget
  38. Abdou Ndéné Sall, Ministre délégué auprès du ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, chargé du Développement du réseau ferroviaire
  39. Moustapha Lô Diatta, Ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, chargé de l’Accompagnement et de la Mutualisation des organisations paysannes.

ARRIVÉE DU PRÉSIDENT SALL AU PALAIS DE LA RÉPUBLIQUE, LA LISTE DU GOUVERNEMENT TOUJOURS ATTENDUE

Dakar, 7 avr (APS) – Le chef de l’Etat Macky Sall vient d’arriver au palais de la République, dans le cadre des consultations pour la formation du nouveau gouvernement dont la composition devrait être annoncée ce dimanche.
Le Premier ministre sortant Mahammed Boun Abdallah Dionne, reconduit à son poste samedi, est chargé de former une nouvelle équipe qui sera marquée par un « resserrement organique » et un « recentrage » de ses missions.
Boun Abdallah Dionne devient en même temps ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République, dans le cadre des réformes devant aboutir à la suppression à terme du poste de Premier ministre.

Formation gouvernement Dionne III : Toutes les consultations faites par téléphone, zéro fuite

https://www.leral.net/ Le président Macky Sall et son nouveau Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne ont bien caché leur jeu à propos de la formation du gouvernement. D’après les sources deleral.net, toutes les consultations ont été faites par téléphone et c’est pourquoi aucune information n’a filtré pour la presse. 

Il y a quelques instants, le président de la république a quitté son domicile de Mermoz pour regagner le Palais et l’opinion devrait connaître dans quelques heures le nouveau gouvernement du Sénégal.

Rappelons que Mahammed Boun Abdallah nommé ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence cumulativement au poste de Premier ministre.

Présidence de la République : une journée de télé-consultations opérées par trois hommes

https://www.pressafrik.com/ Le Sénégal est suspendu aux lèvres de trois personnes chargées de délivrer ce dimanche la liste des membres du Gouvernement qui va démarrer l’ère Macky II. Après la nomination samedi de Mahammad Boun Abdallah Dionne aux postes cumulatifs de Premier ministre, ministre d’Etat et Secrétaire général de la Présidence et celle de Maxim Jean Simon Ndiaye au poste de ministre, Secrétaire général du Gouvernement, l’opinion nationale attendait un ballet de personnalités au Boulevard de la République pour les consultations d’usage, précédant les nominations et la publication de la liste des membres du nouveau Gouvernement. Le « spectacle » est tout autre.
Les journalistes qui se sont déplacés sur les lieux n’ont quasiment rien eu à se mettre sous la dent. C’est d’abord le Premier ministre et le Secrétaire général du Gouvernement qui se sont pointés en début de journée. Mahammad Boun Abdallah Dionne et Maxim Simon Ndiaye n’ont été rejoints par le président de la République que vers 16 heures pour un entretien à trois dans le bureau de ce dernier. Les reporters, qui ont ensuite été autorisés à s’installer à l’intérieur du Palais, vont encore patienter d’autres heures.
Pendant ce temps, les trois hommes forts de l’Etat sont enfermés dans le bureau du chef de l’Etat. Des indiscrétions affirment que les consultations se font à distance et au téléphone. Le temps file. Et à l’heure où ces lignes sont publiées, pas encore l’ombre d’une liste. Les journalistes ont fini d’installer leurs caméras. Avec eux, le peuple attend la fameuse liste…

 TOUTES LES RÉGIONS SERONT SERVIES, MOINS DE 40 MINISTRES, ENTRÉE MASSIVE DES FEMMES

http://www.emedia.sn/ Selon des informations obtenues par Emedia.sn, la constitution du nouveau gouvernement serait retardée par les derniers réglages concernant un certain souci d’équilibrage tant pour des questions de genre que de géographie. En effet, le chef de l’Etat Macky Sall souhaite… servir tout le monde. Ainsi, malgré une volonté de resserrement de l’effectif pour arriver à moins de 40 ministres, le nouveau gouvernement devrait être représentatif des différentes régions du Sénégal. Outre ce critère d’ordre géographique, un souci d’équité (et non d’égalité) entre les différentes chapelles et confessions religieuses seraient également pris en compte dans la formation de l’équipe gouvernementale qui devrait également être marquée par une entrée massive de femmes, qui n’étaient que huit dans le gouvernement précédent : Mariama Sarr, Ndèye Sali Diop Dieng, Aminata Mbengue Ndiaye, Khoudia Mbaye, Maimouna Ndoye Seck, Aissatou Aissatou Sophie Gladima Siby, Aminata Angélique Manga et Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop.

LA LISTE DES NOUVEAUX MEMBRES DU GOUVERNEMENT CONNUE DIMANCHE

http://www.emedia.sn/ La composition des membres du gouvernement sera connue demain, dimanche, 7 avril 2019. Ce, 24 heures après la nomination du Premier ministre. Par décret 2019-59 du chef de l’Etat, Macky Sall, lu par Jean Maxime Simon Ndiaye, ce samedi, 6 avril, Mahammad Boun Abdallah Dionne a été reconduit avant la suppression dudit poste. Les consultations pour la formation du nouveau gouvernement de l’ère Macky 2 ont, déjà, démarré.

Selon nos informations, Amadou BA, Mary Teuw Niane et Aly Ngouille Ndiaye, respectivement ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, de l’Intérieur et de la Sécurité publique, ont été consultés, ce samedi. D’autres consultations, nous dit-on, se font au téléphone.

Cumulativement à ses fonctions de Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne a été nommé ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence. C’est cette fonction qui prendra le dessus après la réforme sur la suppression du poste de Premier ministre. Aussi, il remplace Jean Maxime Simon Ndiaye, qui succède à Seydou Gueye au poste de Secrétaire général du Gouvernement.

LA SUPPRESSION DU POSTE DE PM, UN PAS VERS LE MIEUX D’ETAT (MAHAMMED BOUN ABDALLAH DIONNE)

Dakar, 6 avr (APS) – La suppression prochaine à terme du poste de Premier ministre est un pas vers la politique du mieux d’Etat que le président Macky Sall veut imprimer à son second mandat, a déclaré le chef du gouvernement Mahammed Boun Abdallah Dionne, chargé samedi de former un nouveau gouvernement appelé à faire aboutir cette réforme.
« Le chef de l’Etat m’a demandé de préparer dans les jours qui arrivent, au plus tôt après la composition du gouvernement, de finaliser cette grande réforme pour aller vers le mieux d’Etat. Et cette réforme passera par la suppression de l’échelon intermédiaire qu’est le Premier ministre », a-t-il déclaré.

Selon Mahammed Dionne, il « est venu un temps nouveau, le temps d’un mieux d’Etat pour rapprocher justement l’administration des administrés comme le chef de l’Etat en parle très souvent à travers le concept d’administration de développement ».

Dans cette perspective, la suppression du poste de Premier ministre va également permettre « d’accélérer les réformes », pour qu’elles aient plus d’impact, « uniquement pour le bonheur du peuple sénégalais », a indiqué le chef du gouvernement.

A en croire le Premier ministre, le chef de l’Etat souhaite ainsi « commencer les grandes réformes administratives par déjà le haut de l’exécutif », avec comme finalité de « diminuer les goulots d’étranglement pour que l’information circule davantage, pour qu’enfin, toute la grande ambition que porte le président Macky Sall à travers le PSE, qui est le soubassement programmatique de son action pour ce mandat, ait davantage d’impact ».

L’ancien secrétaire générale de la présidence de la République, Maxime Jean Simon Ndiaye, désormais secrétaire général du gouvernement, note de son côté que cette décision « est en parfaite cohérence avec les récentes sorties du chef de l’Etat à travers lesquelles il exprimait sa volonté d’insuffler une nouvelle dynamique à la conduite des affaires publiques’’, ce qui passe selon lui par le resserrement mais également le recentrage des « missions essentielles de l’Etat ».

« Afin donc de faire la preuve de la transformation publique du Sénégal, par la gouvernance d’abord, le chef de l’Etat a décidé de poser un jalon décisif dans le pilotage de l’exécutif par le rapprochement du niveau d’instruction des dossiers que constitue le gouvernement, du centre de décision que constitue ou qu’incarne le président de la République et ses services », a-t-il détaillé.

A l’en croire, le processus décisionnel, mais également, le suivi et l’évaluation des décisions « n’en seront que mieux ajustés ».

« C’est cela le recentrage de l’Etat par le haut d’abord », a-t-il souligné, avant d’ajouter que c’est pour cela que « le chef de l’Etat a jugé approprié de reconsidérer le niveau intermédiaire de transmission et d’animation gouvernementale que constitue la fonction de Premier ministre pour être lui-même au contact direct avec les niveaux administratifs chargés de l’application de l’exécution, mais également de la mise en œuvre ».MK/BK

Mahammed Dionne ou la loyauté chevillée au corps

http://www.seneweb.com/Macky Sall a reconduit Mahammed Dionne au poste de Premier ministre et lui a confié une casquette supplémentaire. Le chef du gouvernement a accepté la double charge avec son sourire et sa déférence légendaires.

Après avoir fini de rendre publique sa démission, le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, cède le pupitre au secrétaire général de la présidence chargé de lire un communiqué du président Macky Sall. Maxime Jean-Simon Ndiaye s’avance et dit :

« Le président de la République rappelle que le 6 juillet 2014, en nommant Mahammed Dionne, il avait fait le pari juste sur un collaborateur loyal et un homme généreux dans l’effort et le travail qui a satisfait toutes ses attentes. »

En effet, pour le chef de l’État, « le Premier ministre sortant a su donner, durant 57 mois d’exercice, le meilleur de lui-même, ce qui a permis d’avoir les résultats positifs constatés aujourd’hui ».

Le décor était ainsi campé. Dès lors, il n’était pas surprenant que Dionne soit reconduit, le lendemain, à la Primature. Mieux, dans la perspective de la suppression du poste de Premier ministre, cet homme de confiance du chef de l’État a été nommé ministre d’État, secrétaire général de la présidence de la République, cumulativement à ses charges de chef du gouvernement.

Au début et à la fin du PSE

Reconduit au lendemain des élections législatives de juillet 2017, après avoir conduit la coalition présidentielle à la victoire, ce proche de Macky Sall a, par le passé été, ministre auprès du président de la République, en charge du suivi de la Mise en œuvre du Plan Sénégal Émergent (PSE), devenu le référentiel de la politique économique du gouvernement depuis 2014.

Mahammed Boun Abdallah Dionne a servi à l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), de 2008 à 2014, d’abord au poste de Représentant-résident en Algérie, ensuite Directeur du Bureau Afrique à Vienne (Autriche), Coordonnateur en chef de la coopération industrielle Sud-Sud/ONUDI.

Sa carrière professionnelle, en qualité d’ingénieur technico-commercial, a débuté à IBM France (1983-1986) avant d’intégrer, à Dakar, le siège de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), où il a respectivement occupé les fonctions de Fondé de pouvoir, Sous-directeur et Directeur (1986-1997).

Mis en position de détachement par la BCEAO, Mahammed Boun Abdallah Dionne a eu à occuper le poste de Directeur de l’Industrie du Sénégal de 1997 à 2003. Il servira ensuite, pendant un an, au sein de la diplomatie sénégalaise, comme ministre-conseiller chargé des affaires économiques à l’Ambassade du Sénégal à Paris.

Entre l’État et l’entreprise

Né le 22 septembre 1959 à Gossas (région de Fatick), Mahammed Boun Abdallah Dionne a travaillé comme Directeur de Cabinet, aux côtés de Macky Sall, respectivement à la Primature et à l’Assemblée nationale (2004-2008). Il a fait toutes ses études supérieures en France. Il est titulaire d’un Diplôme de troisième cycle en Économie internationale et Globalisation, spécialité Politiques économiques et sociales, de l’Université Grenoble 2, Pierre-Mendes France, et d’un diplôme d’ingénieur de l’Institut d’Informatique d’Entreprise du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) de Paris.

Investi mardi pour un second mandat de 5 ans, le chef de l’État, qui a annoncé la poursuite de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (PSE), a appelé à une mobilisation générale pour forger l’image d’un nouveau Sénégal, un Sénégal plus propre dans ses quartiers, plus propre dans ses villages, plus propre dans ses villes, en un mot un « Sénégal zéro déchet ». Macky Sall a estimé qu’il est urgent de « mettre fin à l’encombrement urbain, à l’insalubrité, aux occupations illégales de l’espace public et aux constructions anarchiques dans des zones inondables comme le Technopole.

Le chef de l’État a aussi annoncé le lancement d’un vaste programme de construction de 100 000 logements sur 5 ans pour permettre aux Sénégalais d’avoir « un logement décent à un coût accessible ».

Sherpa en mode « fast-track »

Macky Sall a assuré que la jeunesse restera au premier rang de ses priorités, promettant de renforcer « par conséquent les initiatives et programmes dédiés à l’apprentissage aux métiers et à l’esprit d’entreprise, comme la formation école-entreprise, avec le secteur privé, la Délégation à l’entreprenariat rapide (DER) des femmes et des jeunes et l’Office national de la formation professionnelle ».

Le président de la République, Macky Sall, a également annoncé mardi son intention d’inscrire toutes les actions de l’État en mode « fast-track » (voie rapide), invitant l’administration à « épouser les réalités de son temps ».

« Dans bien des cas, trop de routine, trop de lenteur et de procédures et de formalités indues continuent d’enterrer l’efficacité du service public et la compétitivité de notre économie. Dans la nouvelle dynamique que je compte imprimer à la conduite des affaires publiques, j’ai la ferme intention d’inscrire toutes les actions de l’État en mode fast-track », a-t-il déclaré.

Autant de chantiers que la nouvelle équipe du quinquennat, « qui démarre avec resserrement organique et un recentrage sur les priorités », aura la lourde charge d’exécuter, encore une fois, sous la conduite de Mahammed Boun Abdallah Dionne qui reste, en définitive, le véritable sherpa de Macky Sall.

PROFIL-DIONNE, LE FIDÈLE COMPAGNON

http://www.emedia.sn/Macky Sall a surpris tout le monde. Il a choisi de ne pas choisir de Premier ministre pour ce nouveau quinquennat. Mais, le très fidèle lieutenant est resté en poste pour conduire la réforme constitutionnelle avant de passer définitivement le témoin au chef de l’Eta, dans un an ou deux. Après 57 mois de fonction lors du premier mandat, du 6 juillet 2014 au 5 avril 2019, Mahammad Dionne vient d’être reconduit Premier ministre. Une fonction qu’il cumule désormais avec celui de Secrétaire général de la présidence.

« Au travail », son slogan

Nommé le 6 juillet 2014 en remplacement d’Aminata Touré, Dionne avait relevé dans sa première déclaration, devant la presse, en tant que tout nouveau PM, que « le chef de l’Etat (lui) a donné (ainsi qu’) aux membres du gouvernement de la République une feuille de route qui peut se décliner en deux (2) mots : au travail ». Ce, à travers la mise en œuvre de son Plan Sénégal émergent (PSE) par différents programmes dont le PUDC. Un bilan sanctionné positivement par le peuple sénégalais à l’issue du scrutin présidentiel.

Le début du compagnonnage

Détaché par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), le diplômé de troisième cycle en économie internationale et globalisation, auprès du gouvernement du Sénégal, devient Directeur de cabinet du Premier ministre Macky Sall, de 2005 à 2007. Puis à l’Assemblée nationale lorsque le même Macky Sall est nommé au perchoir de l’hémicycle, de 2007 à 2008. Macky Sall, devenu président de la République en 2012, le nomme ministre chargé de la mise en œuvre du PSE, le 13 mars 2014. Fonction qu’il remplira durant trois (3) mois et vingt-trois (23) jours. La suite se passe à la Primature.

Technocrate au front politique

En soldat dévoué, il est toujours monté au front, défendant bec et ongles son patron. Pétrole, gaz, endettement, PSE, les piques du camp adverse ne sont jamais restées sans ripostes. Ses échanges avec les députés de l’opposition à l’occasion des séances de questions d’actualité au gouvernement retentissent encore.

Le bilan de son candidat en bandoulière, le porte-étendard de la Coalition Benno Bokk Yakaar (BBY, mouvance présidentielle) a conduit victorieusement les troupes lors des élections législatives du 30 juillet 2017 avec 1 million 637 mille 761 de voix soit 49,47 %, obtenant 125 sièges à l’Assemblée nationale sur les 165 à pourvoir. La coalition présidentielle arrive largement en tête devant la Coalition gagnante « Wattu Senegaal » du président sortant, Abdoulaye Wade, (552 mille 095 voix, 16,68 %, 19 députés) et Manko Taxawu Sénégal dirigée par Khalifa Sall, (388 mille 188, 11,73 % et 7 députés). Attendu à la plus haute station de la représentation nationale, Dionne est reconduit à la tête du gouvernement, le 6 septembre 2017.

Dans son message livré, ce 5 avril, par Jean Maxime Simon Ndiaye, Secrétaire général de la Présidence, le chef de l’Etat n’a pas tari d’éloges sur son « fidèle » compagnon, soutenant que « le 6 juillet 2014 en nommant aux fonctions de Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, il avait fait le pari juste sur un compatriote dévoué aux causes nationales, un collaborateur loyal mais également un homme généreux dans l’effort et le travail, un homme de défi, qui a su donner le meilleur de lui-même en faisant porter à son projet politique la marque d’une cohérence quotidienne ancrée dans le culte du résultat qui lui vaut beaucoup de satisfaction aujourd’hui. Pour cela, il l’en remercie. »

Poursuivant, le président Macky Sall n’a pas manqué de « souligner que le Premier ministre sortant a accompli avec satisfaction les charges qui lui ont été confiées. Il l’en félicite. »

Il vient de rempiler pour un autre bail et est chargé de mener une réforme qui modifiera 18 articles de la Constitution.

Né le 22 septembre 1959, Mahammad Boun Abdallah Dionne aura soixante (60) ans dans cinq (5) mois. DIÉ BA

Premier ministre et Secrétaire général de la Présidence : Ces prérogatives désormais dévolues à Mahammed Dionne

http://www.seneweb.com/ Le Président de la République ne perd pas de temps pour matérialiser la suppression annoncée du poste de Premier ministre. Pour donner le ton, il vient de nommer Mahammed Boun Abdallah Dionne, cumulativement à cette fonction en sursis à laquelle il vient d’être reconduit, ministre d’État, Secrétaire général de la présidence de la République.

Le Secrétaire général de la Présidence de la République est nommé par décret et placé sous l’autorité directe du président de la République. Il peut recevoir délégation de signature du Président de la République et assiste au Conseil des ministres, aux Conseils présidentiels et aux Conseils interministériels.

Le Secrétaire général de la Présidence a rang de ministre (ministre d’État dans les cas de feu Jean Collin, Abdoulaye Baldé et Mahammed Dionne) et bénéficie des mêmes indemnités et avantages de fonction. Il peut recevoir délégation de signature du ministre d’État, directeur de Cabinet du Président de la République. Il participe également aux séances de travail présidées par le Président de la République.

Le Secrétaire général assiste, en relation avec le Directeur de Cabinet, le Président de la République dans ses tâches de détermination et de conduite de la politique de la Nation. Il dispose pour ce faire, d’une équipe de conseillers spéciaux et de conseillers techniques nommés par arrêté du Président de la République et organisés en cellules.

Disposant d’un chef de cabinet, d’un secrétariat et de chargés de missions, le Secrétaire général de la Présidence est assisté dans sa tâche par trois secrétaires généraux adjoints, nommé par décret également, et ainsi répartis : chargé des affaires sociales et politiques, chargé des affaires administratives et chargé des affaires économiques.

Les Secrétaires généraux adjoints ont rang de secrétaire général de ministère. Dans leur domaine de compétence, les Secrétaires généraux adjoints suppléent le Secrétaire général en cas d’absence ou d’empêchement et peuvent recevoir de lui délégation de signature.

Modification du poste de 1er Ministre / Macky Sall s’explique : « Il faut que l’on puisse répondre avec célérité aux demandes des populations… C’est un Gouvernement rétréci que…»

https://www.dakaractu.com/ Après avoir reconduit Mahammed Boun Abdallah Dionne au poste de 1er Ministre, cumulativement cette fois avec le poste de Secrétaire Général de la Présidence, le chef de l’État l’a reçu dans son bureau. « C’est un Gouvernement rétréci que vous devez me proposer. Cela ne va pas être facile. En même temps il faudra faire une modification au poste de 1er ministre. Il faudra que l’on puisse répondre avec célérité aux demandes des populations et à la demande récurrente des jeunes sur l’emploi, aux questions de développement et à l’accès universel tel que je l’ai déjà indiqué dans le programme « ligueyeul euleuk ». Un programme qui s’incruste parfaitement dans le programme Sénégal Émergent que vous connaissez très bien et qui va correspondre à la période 2019-2024. Il faudra que nous puissions travailler la main dans la main », a dit le Président Sall. « Il faudra que nous puissions travailler. En même temps je souhaiterai vous confier les charges de SG de la Présidence de la République. Une fois la réforme passée, vous pourrez m’aider dans le suivi de la mise en œuvre de l’action du Gouvernement », a-t-il fini par dire.

Suppression poste de PM : Doudou Wade « très surpris » de la décision

http://www.seneweb.com/ L’ancien président du groupe parlementaire Libéral et Démocratique Doudou Wade s’est dit « surpris » par la décision du chef de l’Etat de supprimer le poste de Premier ministre. « J’avoue très honnêtement que j’ai été surpris », a-t-il confié ce dimanche dans Objection, l’émission de Sud Fm.

Pour le responsable du Pds, le poste de Premier ministre est « très important dans notre système de gouvernance. Et sa suppression peut entrainer des conséquences multiples ». Parce que, ajoute-t-il, « après chaque suppression, le poste est revenu après de multiples difficultés ».

Doudou Wade rembobine : « Pour ramener en 1970 le poste qui a été supprimé en 1963, il a fallu des passages extrêmement compliqués, difficiles : la situation politique interne, les événements de Mai-1968, les différentes grèves de la Cnts, les difficultés syndicales, les difficultés estudiantines. »

Dans tous les cas, fait remarquer l’ancien député libéral, avec la suppression du poste de Premier ministre, le Sénégal va vers un président de la République « hyper puissant ». Et à ce titre, croit-il savoir, les ministres ne décideront pas.

Estimant que Macky Sall « n’a pas compris le sens de l’action des populations, de la société civile et des partis politiques, de 2010 à nos jours », l’ancien député pense que Macky Sall, au sortir de la présidentielle du 24 février dernier, « devrait se délester de certains pouvoirs, partager un certain nombre de pouvoirs, déconcentrer le pouvoir et donner la parole plus aux citoyens et plus à l’Assemblée nationale. D’autant plus que la révision constitutionnelle de 2013 se devait de renforcer le Parlement sur le contrôle ».

Ce que risque Macky en  supprimant le poste de Premier ministre

http://www.seneweb.com/ La suppression prochaine du poste de Premier ministre, annoncée ce samedi dans la foulée de la reconduction de Mahammad Dionne à la tête du gouvernement chargé de mener cette réforme, posera « inévitablement » la question de la responsabilité politique du Président Macky Sall devant l’Assemblée nationale. C’est l’avis de Yaya Niang, docteur en droit public.

« Nous sommes dans un régime politique où le Premier ministre était responsable devant la représentation nationale, rappelle le juriste contacté par Seneweb. L’Assemblée nationale pouvait voter une motion de censure ou la question de confiance. Et, si cela passait, ça pouvait provoquer la démission du Premier ministre et du gouvernement. »

« Décision brutale et surprenante »

Yaya Niang poursuit : « Comme c’est le Premier ministre qui servait de bouclier pour le président de la République, si cette fonction disparaît, il faut que le Président Macky Sall soit prêt à assumer la responsabilité politique devant l’Assemblée nationale. On ne peut pas avoir un Exécutif qui ne soit pas responsable politiquement devant la représentation nationale. »

Dans tous les cas, constate le doctorant en droit public, cette réforme « est une manière de renforcer les pouvoirs du Président qui étaient déjà énormes ». « Le gouvernement est la troisième institution de la République, d’après l’article 6 de la Constitution. Cela veut dire que maintenant, c’est le Président qui va hériter d’office de tous les pouvoirs du Premier ministre qui incarnait l’institution du gouvernement », signale le juriste.

Qui ajoute : « Il y a beaucoup d’actes qui sont contresignés par le Premier ministre. Ce qui veut dire qu’aujourd’hui tel n’est plus le cas. On peut donc dire que le président de la République a augmenté ses prérogatives en exerçant de manière solitaire le pouvoir exécutif. »

Une option qui ne justifie pas de l’avis de Yaya Niang : « Il n’y a aucun fait, aucune crise politique qui puisse justifier cette suppression. D’ailleurs, nulle part, il ne l’avait envisagée dans son programme. Cette décision est brutale et surprenante. »

Locales et Législatives : Ce que pense Fada d’un éventuel couplage

http://www.seneweb.com/ Invité de l’émission Grand Jury, ce dimanche, sur de la Rfm, Modou Diagne Fada se dit favorable à un couplage des élections locales et législatives. « Je suis pour le couplage des élections législatives et municipales. Ce, pour une meilleure harmonisation du calendrier électoral », a-t-il laissé entendre.

Toutefois, le président de LDR/Yessal se dit contre l’idée d’une prorogation du mandat des députés. « Prolonger de deux ans le mandat des députés peut-être risqué politiquement.  On ne sait pas comment le peuple va réagir. Il est plus judicieux de prolonger le mandat des collectivités locales », a-t-il soutenu.

Modou Diagne Fada : « Macky Sall est le principal artisan de sa victoire »

http://www.seneweb.com/ « Je fais partie de ceux qui pensent que le président de la République est le principal artisan de sa large victoire à l’élection présidentielle. Il a su inviter les partis et responsables politiques qu’il fallait au tour de sa Coalition ». C’est l’avis du  président de LDR/Yessal.

Invité de l’émission Grand Jury de la Rfm, le député Modou Diagne Fada a aussi déclaré que l’information relative à une supposée défaite de Benno Bokk Yakaar à Darou Mousty, localité politiquement liée à son nom, est une intox véhiculée par ses détracteurs

Fada : « Je ne suis pas Wadiste »

http://www.seneweb.com/ Modou Diagne Fada, qui se dit attristé par la situation au Pds, semble se réjouir de son exclusion au Pds. « Nous ne regrettons pas d’avoir été exclus du Pds. Si nous étions restés, nous allions prendre part à un suicide politique collectif. Nous avons eu raison sur Wade et le Pds », déclare le président de LDR/Yessal, ce dimanche, à l’émission Grand Jury de la Rfm.

Même s’il a pris sa route, loin de ses ex-frères libéraux, il estime que la formation libérale a commis une grosse erreur en boycottant la présidentielle de 2019. « Le boycott du Pds est assez dommage car ce parti est un patrimoine national », se désole Modou Diagne Fada.

Et de marteler : « Quand la Cour suprême a donné son verdict sur l’affaire Karim, le Pds devait désigner un autre candidat ». Sur ses convictions politiques, Fada révèle : « Je ne suis pas Wadiste, mais Me Wade  reste mon mentor. Je lui voue un grand respect. Du point de vue politique, je ne réponds plus de lui ».

Remaniement : Fada pas encore consulté

http://www.seneweb.com/ Le président de LDR/Yeesal n’a pas encore été consulté par le président de la République pour la composition du nouveau gouvernement. C’est Modou Diagne Fada, lui-même, qui l’a révélé, ce dimanche, à l’émission Grand Jury de la Rfm.

Interrogé sur la suppression du poste de Premier ministre de l’architecture instutionnelle, Modou Diagne Fada a déclaré qu’il faut se limiter aux explications du Président de la République et du nouveau premier ministre reconduit hier.

Suppression du poste de premier ministre : Abdoulaye Makhtar Diop applaudit

iGFM-(Dakar) Ancien ministre sous Abdou Diouf, Abdoulaye Makhtar Diop a déclaré sur les ondes de la Rfm, que la suppression du poste de premier ministre ne vise pas à renforcer les pouvoirs du président de la République, mais plutôt de lui permettre d’avoir une vision directe sur l’administration. Par ailleurs, Monsieur Diop qui a été dans un gouvernement sans premier ministre souligne que la suppression du poste de premier ministre doit être accompagnée par la création de grandes Directions au niveau des ministères

Suppression du poste de PM : Abdoulaye Makhtar Diop révèle comment travaillait Diouf

https://www.leral.net/ Abdoulaye Makhtar Diop a déjà siégé dans un gouvernement sans Premier ministre sous Abdou Diouf. Pour l’ancien ministre socialiste, la suppression du poste n’est pas synonyme de renforcement des pouvoirs du Président, elle permet plutôt au chef de l’Etat « d’avoir une prise directe sur l’administration », si, toutefois, elle bien appliquée, a-t-il dit sur la RFM.

En effet, précise Abdoulaye Makhtar Diop, la suppression du poste de PM doit s’accompagner de « la création de grandes directions dans les ministères pour permettre d’alléger la charge de travail ». Toutefois, souligne-t-il, « si tel n’est pas le cas, on peut se poser la question de l’efficacité d’une telle mesure ». Et Abdoulaye Makhtar Diop de révéler que l’ancien Président Abdou Diouf, procédait à ses séances de travail mensuelles avec chaque ministre pour éplucher les différents dossiers. Mais, a-t-il prévenu, « en raison des différentes charges du Président, certains ministres pouvaient rester trois mois sans rencontrer le Président ».

PR OUSMANE KHOUMA : «LA SUPPRESSION DU POSTE DE PREMIER MINISTRE PEUT AVOIR UNE COHÉRENCE»

http://www.emedia.sn/Ousmane Khouma et Souleymane Elgas Diagne, respectivement maître de conférences à l’Ucad et journaliste sociologue étaient, ce samedi, les invités de l’émission LR du temps sur lradio (90.3). Les deux se sont prononcés sur la suppression annoncée du poste du Premier ministre.

Pour Ousmane Khouma, cela peut avoir une certaine cohérence au regard de notre histoire institutionnelle. « La cohérence pourrait être remarquée dans la mesure où j’ai toujours considéré qu’il y avait un nommant de trop entre le président de la République et le Premier ministre compte tenu de notre architecture institutionnelle. Le président de la République détermine la politique de la Nation et c’est le Premier ministre et le gouvernement qui sont responsables devant l’Assemblée nationale d’une politique qu’ils ne déterminent pas. Donc, d’un point de vue juridique, on peut mettre fin à cette incohérence », a expliqué le maître de conférence à la faculté de droit de l’UCAD.

Cependant, il estime que la raison majeure de cette innovation est à rechercher sur le terrain politique. « Si on désignait un Premier ministre l’interprétation aurait été le choix d’un dauphin. Donc, un Premier ministre qui passerait son temps non pas à travailler pour les 5 ans mais sans doute à lorgner le fauteuil présidentiel. Maintenant, le caractère présidentiel du régime sera plus marqué dès que le président a décidé de prendre les choses en main. Il est à lui seul l’exécutif. Les autres sont ses collaborateurs. Il y aura une séparation plus stricte des pouvoirs. Constitutionnellement, juridiquement cela peut avoir une certaine cohérence ».

Pour sa part, le journaliste et sociologue Souleymane Elgas Diagne voit en cette suppression du poste du Premier ministre un « coup politique ». « On peut dire que Macky Sall a envie d’être au-devant de la scène directement pour s’occuper d’une présidence dans un rapport direct. Il pourra superviser directement sans intermédiaire l’exécution des tâches qu’il confiait au Premier ministre », soutient-il. ALIOU DIOUF

PR NGOUDA MBOUP : «LE PRÉSIDENT S’EXPOSE EN TERMES DE RESPONSABILITÉ»

http://www.emedia.sn/ Le poste du Premier ministre va être supprimé dans les prochaines semaines. L’information a été donnée en exclusivité par le site emedia.sn. Interpellé sur la question, le constitutionaliste Mouhamadou Ngouda Mboup a dit toute sa surprise d’entendre une telle information. « J’ai été pris de court par cette annonce. Je n’attendais pas le président de la République à ce niveau parce que supprimer le poste de Premier ministre revient à changer la nature du régime. C’est une réforme qui va traverser toutes les dispositions constitutionnelles. Il s’expose lui-même en termes de responsabilité parce qu’il change le régime. Et dans le cadre d’un régime présidentiel, il faudrait qu’il ait une séparation rigoureuse des pouvoirs », a déclaré le constitutionaliste.

Selon lui, supprimer le poste du Premier ministre revient à toucher à toute la Constitution. Ce qui, à son avis, ne sera pas quelque chose de simple. « Cela requiert une réforme majeure parce qu’on va toucher plusieurs articles de la constitution du Sénégal. Le président de la République peut supprimer le poste de Premier ministre parce que la constitution lui en donne droit mais, la légalité doit être alignée avec la légitimité. Et, cette légitimité est octroyée et donnée par le peuple. Le Premier ministre dirige une institution qui est au même titre que l’institution de la présidence de la République. Ces institutions sont les fondamentaux de la République. Donc, pour y toucher, il faut discuter avec les acteurs. C’est UN vaste chantier qui mérite une discussion et cela doit se faire dans la transparence », a renchéri Mboup qui ne voit pas la pertinence de la suppression du poste de Premier ministre parce que le Sénégal n’est pas dans une crise institutionnelle. Aliou DIOUF

CHEIKH DIALLO : «LA SUPPRESSION DU POSTE DE MINISTRE IMPLIQUERAIT LA RÉVISION DE 18 ARTICLES DE LA CONSTITUTION»

http://www.emedia.sn/Juriste et Docteur en Sciences politiques, Cheikh Diallo, ancien proche collaborateur de Karim Wade, a donné son avis sur l’éventualité de la suppression du poste de Premier ministre dans l’attelage gouvernemental. Selon le politologue, une telle décision devrait impliquer une révision constitutionnelle importante. « Depuis 2001, précise-t-il, il n’y a pas eu de nouvelles Constitution. Même le Référendum de 2016 a procédé à la modification de 18 articles et il est important de rappeler que nous sommes toujours régi par la Constitution de 2001 et en supprimant le poste, on devra réviser également 18 articles. » Quant à l’importance du poste de Premier ministre, de l’avis de Cheikh Diallo, « en général, le Pm est un fusible institutionnel en Afrique. On crée et supprime le poste en fonction des réalités du moment. Ce n’est qu’en Ethiopie, où il est issu d’un vote que cela change. » Toujours est-il qu’il faut tout au moins un coordonnateur de l’action gouvernementale, estime Cheikh Diallo, pour qui, même si on supprimait le poste dans la nomenclature, le rôle du coordonnateur de l’action gouvernementale ne saurait totalement disparaître.

Suppression du poste de Pm : «Une option risquée

http://www.dakarmatin.com/ Depuis hier, vendredi 5 avril, des informations font état d’une éventuelle suppression du poste de Premier ministre. Selon Le Quotidien, qui a donné la nouvelle, le chef de l’État va charger le chef du gouvernement qu’il devrait nommer ce samedi de porter ce projet de réforme qui sera soumise à l’Assemblée nationale.

Pour l’enseignant-chercheur en sciences politiques à l’Ugb Moussa Diaw, il s’agit d’«une option risquée». «S’il (le Président) supprime le poste de Premier ministre, il ne pourra pas tout coordonner, il n’aura pas le temps, présume-t-il. Et puis, le régime politique qu’on a, naturellement, il faut un Président et un Premier ministre. J’ai entendu des gens citer les exemples de Diouf et Senghor, mais les choses ont évolué.»

Moussa Diaw est d’avis que le président de la République a besoin d’un Premier ministre qui puisse coordonner l’action gouvernementale et lui donner de l’harmonie. Celui-ci doit être «quelqu’un qui a une certaine personnalité, qui rend des comptes et à qui les ministres vont se soumettre».

«Un bon Premier ministre…»

«Je ne pense même pas qu’il va entrer dans cette aventure-là», pronostique l’enseignant-chercheur. Qui argumente : «Dans ce contexte mondial où le chef de l’Etat voyage, il a besoin d’un chef du gouvernement. D’ailleurs, quand il est parti négocier les dossiers pour les prêts (au groupe consultatif de Paris, Ndlr), c’est Mahammad Dionne qui était-là pour coordonner l’action du gouvernement. A mon avis, il est surtout important d’avoir un bon Premier ministre, un homme compétent, rigoureux dans son travail et qui n’a pas d’ambition politique.»

Concernant le suspense, qui dure, quant à la désignation du futur Premier ministre, Moussa Diaw s’offusque : «Généralement, quand on veut gagner du temps, dans les pays où vraiment le temps compte, le Premier ministre rend sa démission, il est reconduit ou il est remercié, tout de suite, et on désigne quelqu’un pour former le nouveau gouvernement. Mais ça, c’est le temps africain, il n’est pas pressé. Il ne faut pas laisser un vide. Il y a eu déjà un vide énorme lors des élections, les gens ne travaillaient plus. Maintenant, il va falloir choisir des gens et commencer le boulot.»

Dr Momar Thiam : « Le Président s’expose davantage… »

http://www.seneweb.com/ Conseiller en communication politique, Dr Momar Thiam, joint par téléphone par Seneweb, livre ici les avantages et surtout les risques de la suppression du poste de Premier ministre.

Avec la suppression du poste de Premier ministre, le Sénégal se met dans une perspective de l’hyper-présidentialisme. La conviction est du Dr Momar Thiam, conseiller en communication et directeur général du groupe HEIC Dakar. Selon lui, le chef de l’Etat Macky Sall s’arroge désormais tous les pouvoirs. Ainsi, même si l’objectif est d’abréger les procédures administratives, il en découle tout de même une conséquence politique.

« Le Président s’expose davantage sur le plan politique, tranche Dr Thiam. Il n’a plus de soupape de sécurité. Il densifie ses prérogatives, mais en même temps, il sera désormais directement pointé du doigt, puisqu’il n’y a plus de Premier ministre. Les salves des observateurs, de l’opposition et de la société civile lui seront directement adressées. »

Or, rappelle-t-il, dans certaines circonstances, le chef de l’exécutif pouvait se permettre de changer de Premier ministre pour insuffler une nouvelle dynamique. Ce qui est aussi une source d’espoir en termes de communication politique. Une opportunité perdue sans le poste de Pm qui servait de fusible.

Malgré tout, signale Momar Thiam, le chef de l’Etat pourra s’appuyer sur le secrétaire général de la présidence, cheville ouvrière de l’administration du palais. « Le secrétaire général de la présidence est un Premier ministre sans le nom, il est le personnage le plus distingué dans l’administration de la présidence, il a en charge l’encadrement et la coordination des activités », délimite le spécialiste en communication politique.

Déjà, fait remarquer Thiam, même avec l’existence d’un chef du gouvernement, les adversaires politiques et les observateurs pointent toujours un doigt accusateur le président de la République. « C’est rare que l’opposition s’en prenne au Premier ministre, parce que le Président est la figure de proue », relève l’expert.

Le bon candidat au poste de Premier ministre

Momar Thiam est d’avis que cette décision peut aussi être interprétée, au-delà des préoccupations administratives, comme une façon de couper l’herbe sous le pied des prétendants dans l’Apr. Elle permet ainsi d’éviter un débat sur des velléités de « dauphinat ». Toutefois, ajoute-t-il, cela ne signifie nullement qu’il n’y aura pas de dauphin, puisqu’il peut rejaillir d’ailleurs.

En tout état de cause, le communicant estime que le choix le plus avenant était celui du maintient de Dionne à son poste de Premier ministre car, avance-t-il, il est un bon exécutant à qui on ne connait pas d’ambition politique qui alimenterait le débat sur la succession. « C’était le bon candidat au poste de Premier ministre », résume-t-il.

Macky Sall en a décidé autrement. Et Dr Momar Thiam pense que le débat public pourrait en être affecté, étant donné que l’opportunité ou non de cette suppression pourrait prendre le dessus sur les priorités fixées par le chef de l’Etat.

Birahime Seck : «en supprimant le poste de Premier ministre, vous n’avez plus un régime parlementaire mais présidentiel»

https://www.dakaractu.com/ Dans le cadre de sa tournée nationale, le patron du Forum civil était à Thiès pour rencontrer leurs différentes sections locales afin d’échanger avec elles sur les enjeux locaux. Lesquels, concernent la santé, l’éducation, le foncier et des ressources naturelles entre autres. Ces différentes initiatives devront leur permettre à terme, de décliner un plan d’action qui sera apprécié par les gouvernants.  L’occasion a aussi été saisie par le coordinateur général du Forum civil, Birahime Seck, pour se prononcer sur les nouvelles attributions de Mahammed Boun Abdallah Dionne et se poser des questions pour l’instant sans réponses. « En supprimant le poste de Premier ministre, vous n’avez plus un régime parlementaire mais un régime présidentiel. Qui va hériter de la responsabilité dont disposait le Premier ministre au sein de l’Assemblée nationale ? Les motions de censure du parlementaire qui étaient adressées au Premier ministre vont-elles être adressées directement au Président de la République? »

Suppression poste PM : Issa Sall voit Dionne dans le rôle de Tanor près de Diouf

http://www.seneweb.com/Le président de la République a décidé de supprimer le poste de Premier ministre. Pour le coordonnateur du Pur, Pr Issa Sall, la première conclusion qu’il faut en tirer est évidente : « Macky Sall s’est rendu compte que l’action du gouvernement n’a pas été faite de façon optimale. Sinon, il n’aurait aucune raison de supprimer le poste de Premier ministre. »

Pour le candidat malheureux à la dernière présidentielle, cette mesure « peut être salutaire, si ça permet de faire le fast-track dont il parle ». Même si, ajoute-t-il, en occupant le poste de secrétaire général de la présidence, Mahammed Dionne garde le rôle de Premier ministre « de façon administrative ». « Il va jouer le rôle de secrétaire d’administration, ce que Tanor était au côté de Diouf », compare le leader du Pur.

Mais Issa Sall recommande la prudence. Il croit savoir que Macky Sall peut profiter de cette réforme pour renforcer ses pouvoirs. Ce qui, à son avis, poserait problème, puisque le Sénégal a besoin aujourd’hui de limiter les pouvoirs du chef de l’Etat, actuellement excessifs pour lui.

Malgré ce risque potentiel, le coordonnateur du Pur laisse entendre qu’il est préférable de juger sur pièce. « Ce n’est pas positif de dire que c’est mauvais, et c’est osé de dire que c’est bon », lance-t-il avant d’indiquer que Macky Sall a un problème avec le peuple, d’où sa décision d’aller lui-même au charbon.

Dans tous les cas, signale Issa Sall, la suppression du poste de chef du gouvernement pose le problème de la responsabilité de l’Exécutif devant la représentation nationale. Jusqu’ici, rappelle-t-il, c’est le gouvernement, à travers la personne du Premier ministre, qui rendait compte à l’Assemblée nationale.

Désormais, le chef de l’Etat devient directement responsable alors que, signale Issa Sall, on n’a jamais vu un président de la République aller à l’Assemblée nationale pour s’expliquer devant les députés. Le député du Pur pense qu’il est indispensable d’avoir une passerelle entre la présidence et la représentation nationale.

Moustapha Niasse,Président de l’Assemblée nationale : «Le Président Macky Sall m’avait informé de son projet qui est une bonne chose»

http://www.lesoleil.sn/ Trente six ans avant Mouhammad Boune Abdallah Dione, il avait été le premier Premier ministre chargé de mener à terme le processus de suppression de… son poste. Aujourd’hui, encore aux affaires, Moustapha Niasse, Président de l’Assemblée, révèle à soleil.sn que le Président Macky Sall l’avait informé de sa décision de faire comme Abdou Diouf, l’un de ses prédécesseurs.

Après avoir occupé le poste de Directeur de Cabinet, puis avoir été plusieurs fois Ministre, sous le Président Léopold Sédar Senghor, Moustapha Niasse est nommé Premier ministre le 03 avril 1983 par le Président Abdou Diouf, et chargé par ce dernier d’une mission spéciale : mener à bien le processus de suppression du poste de chef du Gouvernement. En vingt six jours, il allait s’acquitter de sa mission « sans état d’âme », se rappelle l’actuel President de l’Assemblée nationale avec qui lesoleil.sn s’est entretenu au téléphone.

Moustapha Niasse est d’avis que « quand on aime son pays comme un homme d’État, on doit accepter, et par dessus tout, de réaliser ce projet ». Évoquant son expérience d’avril 1983, il raconte : « pendant vingt six jours, j’ai mené ce projet phare de la Présidence de Diouf, car il était porteur d’espoirs et d’avantages ». Commentant le projet actuel, le Président de l’Assemblée nationale révèle que son auteur l’avait mis au parfum : « Le Président Macky Sall m’avait mis au courant de son projet. Il m’en avait parlé et je trouve que c’est une excellente chose. J’approuve ce que le Président Sall a fait (ndlr : le projet de suppression du poste de Premier ministre). C’est une bonne chose parce qu’il va donner des avantages certains dans la conduite de la gouvernance et dans la réalisation des projets du quinquennat ». Moussa DIOP

Abdoul Mbaye : « le changement prochain du Sénégal en un émirat ne sera pas une surprise »

http://www.dakarmatin.com/ La suppression du poste de Premier ministre au Sénégal annoncée par le président Macky Sall via Mahammad Boun Abdallah Dionne, nouvellement reconduit à ce poste, fait jaser. Le leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act), par ailleurs ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye,s’invite au débat. Pressafrik nous informe qu’ il a déclaré via son compte c’est via Twitter que qu’il a déclaré que« le recul démocratique engagé se poursuivant,le changement prochain du Sénégal en un émirat ne sera pas une surprise » .

Suppression poste PM : El Hadji Hamidou Kassé explique les motivations du PR…

https://senego.com/« L’exécutif sera réformé pour diminuer les goulots d’étranglement et fluidifier le processus de décision sur lequel le PR aura une emprise directe. Le poste de PM sera ainsi supprimé…« , a déclaré El Hadji Hamidou Kassé, dans un poste sur son compte Twitter.

Le ministre en charge de la communication à la présidence de la République a expliqué les motivations du président Macky Sall « avec la nouvelle architecture »

Mame Mbaye Niang et Moustapha Diakhaté ont eu ce qu’ils voulaient

https://xibaaru.sn/Au Sénégal on vers la suppression du poste de premier ministre.  Mame Mbaye Niang et Moustapha Diakhaté avaient déclenché le combat en 2014 pour la suppression du poste de premier ministre. Ils ont eu gain de cause renseigne Exclusif.

A l’époque l’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (BBY) disait que « le quinquennat que souhaite instaurer le président de la République Macky Sall ne rime pas avec un bicéphalisme » . Il a ainsi souhaité la suppression pure et simple du poste de Premier ministre.

Selon le membre du directoire politique du parti présidentiel,  »le quinquennat que le président de la République va inaugurer change le paradigme des rapports entre le président de la République et son gouvernement ».

Abondant dns le même sens, Mame Mbaye Niang soutenait qu’ aucun président ne va accepter après avoir été élu par les Sénégalais, de se laisser prendre son pouvoir  par quelqu’un qui a été nommé par lui. «Dès que vous nommez les gens, ils commencent à développer des esprits de groupe, des tendances sectaires, à avoir des ambitions au point d’oublier ceux qui les ont nommés. Ils développent des stratégies d’implantation, de maillage, de noyautage… », avait-t-il indiqué.

Alioune Tine : «Macky doit tenir parole…»

YERIMPOST.COM Alioune Tine alerte sur le péril d’un pays désenchanté, malgré la réélection au premier tour du chef de l’Etat. Il faudrait absolument que les différents acteurs trouvent un consensus sur les institutions et le gaz, insiste-t-il.

Le Sénégal est à un tournant important de son histoire où la réforme des institutions s’impose. ‘’Il faut savoir négocier la réforme des institutions parce qu’aujourd’hui, nos institutions ont atteint leurs limites de fonctionnement’’, fait constater Alioune Tine.

Invité comme panéliste au déjeuner-débat organisé par la Fondation Konrad Adenauer et le Think Thank Wathi, l’ancien représentant d’Amnesty International au Sénégal estime que les différents acteurs doivent dialoguer. ‘’Il faudrait absolument que les différents acteurs s’asseyent, discutent et trouvent un consensus sur les institutions et la gestion du pétrole’’, a t-il déclaré, ajoutant que le Sénégal vit un moment de désenchantement, de doute, malgré la réélection incontestable du président Macky Sall. Alioune Tine invite, par ailleurs, le chef de l’Etat à s’ouvrir aux intellectuels.

LE DÉPARTEMENT DE L’ÉCONOMIE ET DES FINANCES ÉCLATÉ ?

http://www.emedia.sn/ Selon des informations parvenues à Emedia.sn, le département de l’Economie, des Finances et du Plan, géré dans le précédent gouvernement par Amadou Bâ, pourrait être éclaté, avec un département autonome chargé de conduire la politique économique du Sénégal et un autre chargée des Finances. « L’objectif serait d’aller vers une plus grande efficience, de réduire la dépense publique en redressant les comptes et les orienter vers une efficacité budgétaire », souligne une source. Si elle se confirme, cette hypothèse traduirait la volonté du chef de l’Etat Macky Sall de viser à réduire considérablement le déficit grâce à des efforts de prévision et de lisibilité. Ainsi, le département en charge de l’économie et de la planification sera chargé d’attirer les investissements, mieux assainir le climat des affaires, lancer le processus d’industrialisation et de transformation des produits locaux, des matières premières et des ressources minières et extractives. D’un autre côté, le département en charge des Finances serait, le cas échéant, un département autonome chargé des grands comptes publics, avec comme démembrement les niches de recettes et la comptabilité publique. En d’autres termes, les services des Douanes, des Impôts et Domaines et du Trésor public.

Quel impact cela aurait-il dans la politique économique du pays, dans les habitudes de l’administration concernée par les services qui ont si souvent cheminé ensemble dans un même département ? En attendant d’y voir plus clair, certains des économistes que nous avons interrogés sur le sujet restent plutôt sceptiques face à cette éventualité. Pour l’un d’eux, dans la mesure où « nous n’avons pas de politique économique cohérente digne de ce nom, ces changements institutionnels ne changent rien aux problèmes fondamentaux » et ne relèveraient que de la politique politicienne… La publication officielle du nouveau gouvernement et le cahier de charges attribué à chaque département permettra d’y voir plus clair.

Amadou Bâ le mal aimé, le ministère de l’Économie charcuté ?

https://www.jotaay.net/ Amadou Bâ n’est pas aimé au sein du gouvernement et même de la présidence de la République. Et cela, il le sait mieux que quiconque. Aussi bien au sein du gouvernement, dans la sphère politique que dans son staff, les gens ne le suivent qu’à cause de sa grosse force de frappe financière et de sa puissance de feu. En effet, tout puissant ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ peut «créer» un milliardaire en quelques jours ou «ruiner» un homme d’affaires en quelques secondes. C’est cette force extraordinaire qui fait jaser au sommet de l’Etat. Conséquence : certains collaborateurs du chef de l’Etat «bouffent son oreille» pour que Macky Sall casse le ministère en deux et diminue ainsi la force de frappe financière de Amadou Bâ. Voici la proposition qui lui a été faite : créer au sein du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan deux ministères distincts : celui de l’Économie et du Plan et celui des Finances et du Budget.

Amadou Bâ le mal aimé, le ministère de l’Économie charcuté (bis) ?

Si le Président Macky Sall accède à cette proposition qui circule dans tous les coins et recoins des sphères de décision, Amadou Bâ ne gérera qu’une seule partie, puisque, de toute façon, il restera membre du gouvernement. Mais, selon nos radars, le chef de l’Etat n’a pas «jusqu’à hier» donné suite à cette proposition. Et comme il parle de «resserrement organique et de recentrage des missions essentielles» pour le prochain gouvernement… En tout cas, les choses seront claires aujourd’hui, ou demain au plus tard.

SECRETS D’UN REMANIEMENT : IBRAHIMA SALL, NOUVELLE COQUELUCHE DE MACKY

NETTALI.COM – On en sait un peu plus sur le remaniement en gestation.  Cela, par-delà la suppression annoncée de la Primature et l’extension des missions du secrétaire général de la Présidence de la République.

Nouvelle coqueluche de Macky Sall, Ibrahima Sall, a, avec d’autres experts, participé à la production de documents relatifs à une réforme du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan. A cet égard, il nous est revenu que sur leurs conseils, ce super ministère, que le chef de l’Etat considère comme un « mammouth », pourrait être scindé en entités.

Ce projet de réforme, va-t-il se matérialiser dès maintenant ou dans le futur ? Ce que l’on peut dire, c’est qu’Ibrahima Sall et son groupe ont déjà livré des productions dans le sens de cette réforme.

Pour rappel, cet économiste est diplômé de HEC-Paris. En sa qualité d’ex-ministre du Plan sous Abdou Diouf, il a, dans les années 90, contribué à l’élaboration de politiques majeures.

Sall, selon nos sources, pourrait atterrir dans un ministère ou se retrouver avec un poste de conseiller stratégique.

Nettali.com a appris, par ailleurs, que si la liste tarde à être publiée, c’est parce qu’il y a encore des tractations souterraines en haut lieu.A suivre…

Un ancien ministre de Diouf annoncé avec insistance

https://www.jotaay.net/Qui va entrer, qui va sortir, qui va changer de ministère ? Ces questions, tout le monde se les pose avec insistance depuis la réélection de Macky Sall, et plus encore depuis la démission hier du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. Et à ces questions, la réponse est invariable : personne ne sait. «Macky s’est enfermé à double tour», disent même des proches en plaisantant. Mais de petites confidences sortent comme le retour en force d’un ancien ministre sous Diouf. Un homme à la tête pleine et bien faite. Spécialiste des questions économiques et de défense, mais aussi grand philosophe, le nom de ce grand intellectuel très connu et reconnu dans le monde universitaire, revient très souvent dans les discussions. Il est d’ailleurs souvent consulté dans les grandes questions économiques et militaires du monde et donne des cours dans de prestigieuses universités. Sous le magistère de Abdou Diouf, il a été l’un des plus jeunes ministres du… (chuuut) de 1998 à 2000 alors qu’il avait juste 28 ans. Il a fait HEC Paris, et la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie.

Macky Sall doit préférer Mandela à Mobutu Par Thierno Bocoum

Le Président Macky Sall pourrait être le premier président à ne pas avoir d’opposition ou plutôt à avoir une opposition sans arguments solides. Une opposition qui s’oppose pour la forme, sans vraiment qu’il y’ait matière à s’opposer, car il a l’opportunité de fournir au pays ce dont des générations ont toujours rêvé : l’ère d’un Président de transition.

Ce président qui remet tout à plat, qui amorce de vraies ruptures et reste sourd aux complaintes des lobbies et autres centres d’intérêts. Un président qui consacre la séparation des pouvoirs, qui les rééquilibre. Un président qui honore les populations en défendant leurs intérêts majeurs en toute circonstance, en tout lieu et face à quiconque. Un président qui s’isole des querelles de chapelles politiques et partisanes pour faire vivre la République dans toute son essence et lui donne un sens.

Un président qui préserve, pour les futures générations, ce que nos prédécesseurs nous ont légué en bien, en mieux et en valeurs.

Un président qui aura l’ambition de se mesurer à Mandela et aux grands de ce monde, qui honorera son pays en entrant au panthéon de la meritocratie mondiale.

Un président qui nous épargnera des gaz lacrymogènes, des discours haineux, de la condescendance, de l’enrichissement illicite, de la corruption.

Pour tout dire, un président qui nous honorera pour le reste de son dernier mandat malgré ses erreurs du passé, ses péchés contre la République, ses démarches guerrières inutiles de combat contre sa propre génération, ses velléités dictatoriales, ses abus de pouvoir.

DIALOGUE POLITIQUE :Les germes de l’espoir

http://www.enqueteplus.com/ Rarement, depuis son accession à la magistrature suprême, le président Macky Sall a été aussi proche de son objectif de dialoguer avec toute son opposition. Déjà, plusieurs voix se montrent favorables à cette concertation.

L’heure du dialogue a peut-être sonné. Depuis quelque temps, le président de la République ne rate pas d’occasion pour réitérer sa main tendue à l’opposition. Le moins que l’on puisse dire, c’est que sa pugnacité commence à porter ses fruits. En plus d’opposants supposés jusque-là irréductibles qui se disent finalement favorables, des personnalités qui avaient disparu des radars refont surface et bénissent le dialogue. Parmi eux, l’ancien ministre d’Etat et ‘’ami’’ d’Abdoulaye Wade, Cheikh Tidiane Sy. Ce dernier, revisitant l’histoire politique du Sénégal, explique pourquoi l’opposition devrait répondre positivement à l’appel du président de la République. Avec forces convictions, il affirme : ‘’Comme le dit l’adage, il n’est jamais trop tard pour bien faire ! Je ne suis pas de ceux qui regardent dans le rétroviseur et se demandent pourquoi maintenant et pas durant les sept années qu’il vient de passer à la tête du pays ! Lui seul peut répondre à cette question.’’

L’ancien ministre ne se pose donc pas de question. Pour lui, pendant sept ans, Macky Sall a agi de la sorte, et cela n’a pas empêché les Sénégalais de lui renouveler leur confiance. Ainsi, signale-t-il, en décidant de s’assoir avec l’opposition, il se place au-dessus de la mêlée et se présente sous les habits de l’homme politique capable de décoder les messages qui viennent de la base. ‘’Cette politesse civique, dit-il, ne saurait être ignorée. Elle a son importance et doit être accueillie comme une volonté de vouloir vivre et agir ensemble. Nous Sénégalais, nous nous réclamons de la tradition démocratique certes, mais nous avons, avant tout, nos traditions, nos valeurs et bien sûr nos insuffisances ! Notre culture nous enseigne d’être toujours à l’écoute de l’autre, de dialoguer ; c’est une des significations de l’adage “Nit Nitay Garabam”.

Le jeu trouble de Wade

Cette sortie intervient dans un contexte marqué par un vent de dégel entre républicains et libéraux. Du moins, plusieurs indices le laissent croire. Le premier, c’est le silence bruissant de l’ancien chef d’Etat, depuis la campagne électorale pour la Présidentielle. Le secrétaire général du Pds est plongé dans un long silence qui ne manque pas de susciter moult commentaires. Dans la même veine, il y a l’appel de Macky, juste après la confirmation de sa réélection. Citant Wade parmi les potentiels superviseurs du dialogue, alors même que ce dernier n’a pas encore quitté la sphère politique. Enfin, rappellent certains observateurs, pourquoi le Pds qui, en 2016 déjà, avait répondu au dialogue, alors même que la confrontation était beaucoup plus vive, qu’il y avait des élections en vue, refuserait de dialoguer en 2019, pendant qu’aucune échéance majeure n’est en vue, que Macky Sall a les coudées franches.

D’autant plus, soulignent les analystes, que le combat premier de Wade et du Pds reste la ‘’libération’’ de son fils ou de son leader, afin qu’il recouvre la plénitude de ses droits civiques et politiques. Ce qui n’est pas forcément le souci des autres membres de l’opposition. D’ailleurs, pour le moment, aucun des grands leaders de l’opposition n’a été catégorique dans sa position contre des concertations. En marge du défilé du 4 Avril à Thiès, Idrissa Seck, lui, a informé que sa coalition n’a pas encore abordé la question. Quant à Ousmane Sonko, troisième à la Présidentielle, il disait, dans ‘’Jeune Afrique’’ : ‘’Il n’y a ni pertinence ni urgence à dialoguer.’’ La plupart des leaders renvoient ainsi leur réponse sine die. Peut-être que chacun veut épier ce qu’en pense son rival, avant de se fixer sur cet énième appel. En 2016, c’est au dernier moment que le Pds avait rendu publique sa position de répondre au dialogue, au grand dam des autres membres de l’opposition dite significative.

En tout cas, cette fois, s’il y a dialogue, les libéraux ne seront pas seuls à la table des négociations. Bougane Guèye Dani, aussi, se dit prêt à répondre à l’appel du président de la République. Dans une interview parue, hier, au journal ‘’l’Observateur’’, l’allié d’Idrissa Seck déclare : ‘’Soyons légalistes et oublions la campagne électorale. Je suis dans une coalition d’actions et j’ai eu à défendre ma position. Aujourd’hui, il faut qu’on comprenne de manière très claire, après la prestation de serment du président Macky Sall pour les 5 années à venir, que c’est lui le président de la République.’’ Un discours réaliste et pragmatique, qui a suscité beaucoup de commentaires. Et le leader de Gueum sa Bopp ne manque pas d’arguments. A l’en croire, le dialogue, c’est le cadre idéal pour poser les véritables doléances de la classe politique, ainsi que les préoccupations des Sénégalais. A savoir, entre autres, l’amnistie de Khalifa Ababacar Sall, la révision du processus électoral… mais aussi des conditions d’existence des Sénégalais. Il craint qu’un boycott sonne le glas de l’opposition, avec les risques que les partisans de Khalifa Sall et de Karim Wade rejoignent la table des négociations.

Le mince espoir de Bocoum

Dans une contribution, hier, le président du mouvement Agir, Thierno Bocoum, a préféré, pour sa part, mettre l’accent sur les chances de Macky Sall de sortir par la grande porte. Il estime que ce dernier ‘’pourrait être le premier président à ne pas avoir d’opposition ou plutôt à avoir une opposition sans arguments solides’’. En effet, d’après Bocoum, Macky Sall a l’opportunité de fournir au pays ce dont des générations ont toujours rêvé : ‘’L’ère d’un président de transition.’’ Ainsi, souhaite-t-il que le chef de l’Etat se comporte comme ‘’un président qui remet tout à plat, qui amorce de vraies ruptures et reste sourd aux complaintes des lobbies et autres centres d’intérêt. Un président qui consacre la séparation des pouvoirs, qui les rééquilibre. Un président qui honore les populations en défendant leurs intérêts majeurs en toute circonstance, en tout lieu et face à quiconque’’. Et ce n’est pas tout. Il ajoute : ‘’Il doit être un président qui s’isole des querelles de chapelles politiques et partisanes pour faire vivre la République dans toute son essence et lui donne un sens… Pour tout dire, un président qui nous honorera pour le reste de son dernier mandat, malgré ses erreurs du passé, ses péchés contre la République, ses démarches guerrières inutiles de combat contre sa propre génération, ses velléités dictatoriales, ses abus de pouvoir’’.

Le membre de la coalition Idy2019 estime, par ailleurs, que les premiers actes posés ne rassurent guère. Il cite, pour exemple, le licenciement des proches de Maître Madické Niang… Pour Bocoum, avant de dialoguer avec son opposition, Macky Sall gagnerait à dialoguer d’abord et avant tout avec sa propre conscience. Un tel dialogue, à l’en croire, devrait lui permettre d’exclure ‘’d’être à la fois une colombe et un faucon, de vouloir ressembler à Mandela et à Mobutu en même temps, de vouloir sortir par la grande porte et de lorgner le trou de la serrure…’’

Toutefois, le jeune leader ne perd pas totalement espoir que dans un sursaut d’orgueil, l’actuel chef de l’Etat change d’orientation.

Quant à Cheikh Tidiane Sy, il rassure et met en garde : ‘’La démarche est plutôt un moyen d’oxygéner l’espace politique et de construire les plages de convergence nécessaires au maintien de la solidarité nationale. Le moment est certainement venu de sortir de l’emprise de la ‘guerre des tranchées’ pour s’engager résolument dans la voie de la construction d’un futur commun. Dès lors, l’idée de dialoguer en posant des conditions devient saugrenue, car pour un État qui se respecte, le dialogue a aussi ses limites.’’MOR AMAR 

Aujourd’hui, ses premiers actes ne rassurent en rien dans la volonté de changer de cap.

Le licenciement des proches de Maître Madicke Niang, pour avoir soutenu et fait campagne pour un candidat de l’opposition,  est un acte de mauvais augure venant de quelqu’un qui doit apaiser et réconcilier les cœurs.

En vérité, le premier acte de dialogue devrait être celui d’un dialogue entre le président Macky Sall et sa propre conscience. Un dialogue sincère qui lui permettra d’exclure totalement toute idée de vouloir une chose et son contraire, d’être à la fois une colombe et un faucon, de vouloir ressembler à Mandela et à Mobutu en même temps, de vouloir sortir par la grande porte et de lorgner le trou de la serrure…

Cet exercice lui fera certainement du bien et nous prémunira des actes contradictoires qui commencent à jalonner son mandat.

Peut être qu’à l’heure où nous écrivons ces lignes et après l’atmosphère d’une fiesta forcée, cet exercice est en train d’être fait. Gageons que ce que ce qui va en ressortir ne milite pas pour la continuité et ne nous contraindra pas à faire face.Thierno Bocoum,Président mouvement Agir

Fou Malade appelle l’opposition à répondre au dialogue

http://www.lesoleil.sn/ Selon le rappeur et membre du Mouvement Y’en a marre, les acteurs de l’opposition devraient répondre à l’appel au dialogue lancé par le Chef de l’Etat. Selon Fou Malade, «il faut souvent faire des consensus dans un pays. Quand on voit ce que le Président a déclaré depuis qu’il a gagné l’élection, je pense qu’il serait intéressant que l’opposition aille au dialogue. Des choses intéressantes peuvent en ressortir. Personnellement, je pense que l’appel est quand même sincère. Un pays a besoin de consensus à un certain moment surtout sur des choses à dimension nationale », a-t-il dit sur le plateau de Jakarlo.

Ne regardons pas le doigt,regardons la lune!PAR AMADOU TIDIANE WONE

Le  Président Macky SALL, en supprimant le poste de Premier Ministre, n’anticipe t-il pas sur une défaite possible de son parti et de ses alliés lors des prochaines élections législatives?

Il ferme ainsi  la porte à l’éventualité d’une cohabitation en se donnant des pouvoirs suffisamment exorbitants pour contenir tous les assauts jusqu’à la fin de son mandat.

En fait, il serait temps que l’opposition reconnaisse à Macky Sall des qualités de stratège et de tacticien au dessus de la normale.

Nul ne peut venir à bout d’un adversaire qu’il ne respecte pas. Car il peut toujours vous surprendre. #Allonsrekk

Baaba PARLONS SERIEUSEMENT ! PAR AMADOU TIDIANE WONE

EXCLUSIF SENEPLUS – Il va falloir que les différentes coalitions se donnent les moyens d’analyser en profondeur ce phénomène grandissant d’éloignement des citoyens de la chose politique – Ne prenons pas cette césure à la légère

Depuis la proclamation officielle des résultats de l’élection présidentielle, nous avons respecté la trêve républicaine. Nous avons attendu, dans le recueillement, le déroulé des mécanismes institutionnels consécutifs à l’élection du Président de la République. Nous avons assisté, sagement, au défilé du 04 avril en hommage à nos Forces de Sécurité et de Défense. La fête a été belle… Tout cela cependant, en restant des observateurs attentifs des variations dans le discours de certains néo zélateurs, voire des appels du pied insistants, voire indécents, des nombreux aspirants à des strapontins gouvernementaux ou autres… Tout cela en regardant, amusés, les coups de coude que commencent à se donner, déjà ( ?) les nombreux « alliés de circonstances… » Si ces signaux persistent, le quinquennat risque d’être long et tumultueux pour certains…

En attendant d’y voir un peu plus clair, à la faveur de la mise en place progressive des équipes du second et dernier mandat, un coup d’œil furtif dans le rétroviseur s’impose. Regarder dans le rétroviseur ce n’est pas regarder en arrière,  vers le passé. Ce serait plutôt une précaution pour engager l’avenir. Le rôle du rétroviseur c’est, en effet, de prévenir les erreurs à venir par une exacte photographie des fautes de conduite pouvant surgir de l’arrière (du passé ?) Pour mieux aller de l’avant.

Les résultats sortis des urnes le 24 février 2019 ont révélé, encore une fois, que le Peuple sénégalais n’est pas, majoritairement, à l’image des foules hagardes, transportées de meeting en meeting, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes. Notre peuple n’est pas, non plus, à l’image de ce Sénégal médiatisé, artificiel et mal occidentalisé, qui s’épuise en imitations caricaturales d’un modèle décadent. Notre Peuple, majoritairement silencieux est très mature. Croyant mais non servile. Profondément attaché à ses Guides religieux, il garde sa liberté de se choisir des dirigeants  dans l’ordre temporel. On le voit aux résultats, même biaisés par la corruption et autres méthodes déloyales, l’électeur sénégalais ne se laisse pas distraire lorsque vient l’heure de s’exprimer sur son choix d’avenir. Ayant dit leur fait et, comme d’habitude, les sénégalais ont continué à vaquer à leurs occupations. Tout en sachant exactement le sens de leur vote. De mon point de vue, le défi lancé à toute la classe politique est celui-ci : comprendre le message du Peuple et aller dans le sens de ses aspirations  profondes. Politiquement, la majoritéabsolue qui s’est dégagée le 24 février au soir n’est pas celle que l’on croit. Pour preuve, ni le camp du Président élu, ni celui de l’opposition n’ont eu le cœur ou une raison de se réjouir, de fêter ou de déferler dans les rues. Car les résultats renvoient, dos à dos, les offres politiques présentées avec un certain avis de recevabilité à celle formulée, pour une première tentative, par le benjamin des candidats Ousmane SONKO. Prime à la jeunesse et à la nouveauté ? Ousmane SONKO devra faire la preuve de son ancrage, dans la durée, pour devenir la locomotive d’une relève générationnelle inéluctable.

Parlons un peu des résultats du 24 février 2019 : Le Président Macky Sall a été réélu à 58,26% des suffrages valablement exprimés. Soit 2.555.426 voix. On peut considérer qu’il a fait le plein des voix qui lui sont favorables. Le nombre de suffrages valablement exprimés est de 4/386.139 voix. Le total des voix de l’opposition  est de 1 830 713 voix. Soit autour de 41,73%. Même si le taux de participation est qualifié « d’exceptionnel », 66,27%, le nombre de sénégalais qui se sont abstenus est trop important pour laisser indifférent : 2.254/363 citoyens sur les 6.683.043 n’ont pas voulu, ou n’ont pas pu, exercer leur devoir civique. Cette situation mérite d’être analysée en profondeur, ce qui n’est pas mon propos ici. Cependant, et en attendant que des voix plus autorisées analysent les implications possibles, en termes de probabilités du vote du « Parti des abstentionnistes », quelques remarques de bon sens s’imposent :

Lorsque l’on additionne le total des voix de l’opposition aux voix de ceux qui se sont abstenus, on obtient : 4.085.076 voix qui ne se sont pas portées sur le Président Macky SALL, élu le 24 février 2019. Même si rien n’indique que les voix de l’abstention se seraient portées sur l’un des quelconques candidats de l’opposition, la certitude est qu’elles ne se sont pas portées sur le Président élu. Ainsi, plus de 4.000.000 de sénégalais, en âge et en droit de voter, n’ont pas accordé leurs suffrages au Président Macky SALL. Autrement dit, la majorité des électeurs n’a pas voté pour le candidat élu ! Ceci est un fait qui expliquerait, entre autres, le silence assourdissant consécutif à la victoire du Président Macky SALL. Un silence de plomb qui dure et qui devrait nous interpeller et nous faire réfléchir sur notre « modèle démocratique » qui semble à bout de souffle et qui doit nécessairement se réinventer. Un sujet pour la concertation ou le dialogue national ?

Inversement, les voix abstentionnistes (2.254.363 ) sont supérieures aux voix cumulées de l’opposition (1.830.713), cela peut signifier une défiance vis-à-vis des offres politiques alternatives présentées ou alors d’une lassitude générale qui gagne de plus en plus les citoyens de notre pays. Ce signal est préoccupant. Il va falloir que les différentes coalitions se donnent les moyens d’analyser en profondeur ce phénomène grandissant d’éloignement des citoyens de la chose politique. Sinon, ils pourraient répondre à l’appel de sirènes malfaisantes…

Ne prenons donc pas cette césure à la légère. Car, et comme bien souvent dans notre pays et sur des sujets importants, les bavardages sans lendemains risquent de nous boucher l’horizon. Pour dire que, quant au fond les maux du Sénégal se résument en un seul mot : SÉRIEUX ! Parlons-nous sérieusement.  Abordons les questions, des  plus compliquées aux plus simples…sérieusement. Mettons en œuvre les solutions sérieusement. Prenons au sérieux les tâches qui nous sont confiées au service du pays. Arrêtons les flagorneries, le culte de l’apparence et le goût du gain facile. Ne confondons pas ruse et intelligence créatrice. Redéfinissons les paramètres de la « réussite »… Tempérons les ardeurs  des flatteurs, des opportunistes, des menteurs, des tricheurs…. Soyons SÉRIEUX et tout ira mieux ! Ce message s’adresse aux élites dirigeantes, aux fonctionnaires, aux juges, aux chefs d’entreprises de presse, à certains guides religieux… Principalement. A nous tous. Collectivement.

Nous restons, quant à nous, dans le sens de l’Histoire des Résistances séculaires de notre Nation : une profonde aspiration à l’Indépendance, la vraie ! une quête constante de dirigeants vertueux, patriotes et ambitieux, au-delà de tous les possibles. Des dirigeants qui participeront à effacer les frontières entre pays africains pour ouvrir des espaces économiques et politiques forts, capables de défendre l’homme noir lorsque, humilié sur des terres où il a été transplanté, par la force ou par la nécessité, il cherche du regard la terre mère.

Nous croyons en une Afrique nouvelle, décomplexée et conquérante. Et nous avons foi. Car les bourgeons de nos espérances commencent à défier le temps et annoncent la saison imminente des cueillettes victorieuses. Un dialogue sérieux permettrait d’arroser abondamment les plants pour demain ! Est-il raisonnable de le refuser par avance ?

Enfin, nous félicitons le Président élu Macky Sall, suite à sa prestation de serment. Nous faisons partie des 4.000.000 de sénégalais qui n’ont pas voté pour lui. Nous ne lui souhaitons pas pour autant d’échouer. Dans la configuration actuelle du « système », il a, en effet,  gagné. Le reconnaitre ce n’est pas une capitulation. Juste du réalisme.

Lors de son premier mandat pour lequel nous n’avions pas voté pour lui non plus, nous avons régulièrement exprimé, à visage découvert, nos points de vues, différents et bien des fois divergents. Dans le strict respect des convenances républicaines. Et nous ne nous sentons pas seuls parmi 4.000.000 d’électeurs sénégalais ne l’ayant pas choisi. Mais, et le Président Macky SALL l’a dit, le Président de La République ayant prêté serment « devant Dieu et devant les hommes », est celui de tous les sénégalais. Il devra, plus que par le passé, en administrer la preuve en passant de la parole aux actes au cours de son dernier mandat. Et d’abord en respectant sa parole de convier le pays à un dialogue inclusif, franc, transparent et sincère. A l’entame de son dernier mandat, il doit cependant donner des gages. Car nul ne peut effacer de notre mémoire les péripéties du septennat précédent. Même s’il n’est plus nécessaire de rabâcher des détails connus de tous. Mais le Président de la République et ses plus proches collaborateurs savent que, tant l’opposition que de larges franges de la société civile et de la classe politique ont exprimé, par toutes les modalités possibles, leurs avis à toutes les étapes du processus ayant mené au référendum, puis au parrainage, puis à l’élection présidentielle…

Mais l’obsession du second mandat avait été au dessus de toute autre considération. Un immense fossé s’est donc creusé entre le Président de la République, ses alliés et l’opposition fortement malmenée par des poursuites judiciaires, des interdictions de manifester et toutes sortes de vexations peu républicaines. Il va donc falloir rassurer et restaurer la confiance pour rendre crédible l’appel au dialogue. Si la volonté d’aller de l’avant est réelle, le Président de la République doit prendre des initiatives de rapprochement avec les leaders les plus représentatifs de l’opposition sénégalaise. Ils sont identifiables par les résultats obtenus aux dernières élections présidentielles. En sus d’autres critères de pondération pour atteindre un quorum suffisamment représentatif. Des démarches préparatoires pourraient être engagées par des personnalités consensuelles ayant à cœur les intérêts supérieurs du Peuple sénégalais.  Il en existe encore. Des termes de références, sur la portée et le champ d’application des accords issus du dialogue, devraient être rendus publics après avoir été partagés avec les différentes forces vives de la nation dans des délais de consultations contraignants.

Alors, si la volonté du Président élu est de rentrer dans l’Histoire, il sait exactement ce qu’il lui reste à faire. Ce dernier mandat lui donne l’opportunité de corriger les nombreuses distorsions du septennat précédent. Il lui revient d’être le Président de tous les sénégalais et non essentiellement celui de l’APR, de la coalition BENNO ou des 2.500.000 sénégalais qui lui ont accordé leurs suffrages.

Cela étant dit, et en politique, le sens de l’initiative ne doit pas être laissé qu’au Pouvoir. L’opposition doit jouer son rôle de proposition et d’anticipation suite aux âpres adversités  de la campagne électorale.  La coalition Idy2019  et Sonko Président regroupent les principaux leaders de l’opposition. Ces regroupements doivent anticiper sur les termes de références d’un éventuel dialogue politique. Ils doivent prendre au mot le Président de la République et avancer des propositions concrètes en prenant l’opinion publique nationale et internationale à témoin. Car la nature a horreur du vide. A défaut, il sera toujours loisible au Président et à ses alliés de remplir une salle et de dérouler un « dialogue sur mesure » si les leaders confirmés par les urnes le 24 février 2019 répondent absents. N’oublions pas que 300 partis politiques légalement constitués hantent le Sénégal et que la légalité ne s’encombre pas souvent de légitimité.

Pour ce qui nous concerne, nous reconnaissons au Seigneur des Mondes la Puissance d’accorder à qui Il veut la responsabilité de la conduite des affaires de ce monde. Lui,  n’impose cependant à personne de taire ses points de vues ni de ne point les défendre. Que ce droit nous soit reconnu et que le dialogue tant attendu et tant de fois avorté se tienne enfin… Sérieusement ! Dans la Vérité et dans la Droiture.Pour le Sénégal ! Pour nos enfants !

NDONGO SAMBA SYLLA : «LES PAYS DE LA CEDEAO DOIVENT,CHACUN, AVOIR LEUR MONNAIE»

http://www.emedia.sn/ Invité de l’émission « Jury du dimanche » sur Iradio (90.3), Ndongo Sylla, économiste du développement appelle les pays de la Cedeao à avoir chacun leur monnaie nationale. « Il faut que chaque pays puisse avoir sa monnaie nationale. La parité de cette monnaie est déterminée sur la base de ses fondamentaux. Mais, avoir sa monnaie nationale ne veut pas dire absence de solidarité. Il y a aura une solidarité en ayant une unité de compte commune qui permettra la convertibilité des différentes monnaies et les échanges économiques », a-t-il expliqué. Avant d’ajouter : « On va avoir un fonds monétaire africain qui va centraliser une partie de nos réserves de changes qu’on gère en commun. Si vous avez votre propre monnaie, vous maitrisez votre propre développement. Chaque pays doit pouvoir évoluer à son propre rythme et qu’on fasse cela dans la solidarité ».

En effet, selon Ndongo Sylla, la monnaie unique Cedeao n’est pas une alternative au franc CFA. Elle poserait, à son avis, toujours les problèmes d’une monnaie unique parce que tous les travaux économiques montrent que la zone CFA n’est pas une zone monétaire optimale. « Techniquement parlant, la monnaie unique pourrait être même catastrophique parque qu’une monnaie unique vous la réalisez que quand vous êtes une fédération politique. Donc, si vous n’êtes pas une fédération politique, vous ne pouvez pas avoir une monnaie unique parce que lorsque vous avez une crise, vous devez recevoir des fonds pour compenser le fait que vous ne pouvez plus utilisez cet instrument. C’est ce qu’on appelle le fédéralisme budgétaire » indique-t-il.

Interpellé sur la suppression annoncée du poste de Premier ministre, M. Sylla avoue qu’il a été surpris parce cela n’a pas été annoncé durant la campagne. « C’est un peu déroutant et cela prouve les reproches faits au régime présidentialiste que nous avons dans ce pays. C’est-à-dire un régime qui tourne autour de la personnalité du chef de l’Etat », a-t-il soutenu soulignant que les réformes constitutionnelles demandent beaucoup de dialogue. ALIOU DIOUF

Me Abc souhaite que Mahammed Dionne soit Pm jusqu’en 2024

https://www.jotaay.net/«Les Échos» publie in extenso un texte de Me Alioune Badara Cissé, médiateur de la République, sur le Premier ministre Mahammed Dionne. Et pourtant, il y a juste quelques mois, Mahammed Dionne et Alioune Badara Cissé s’étaient envoyé des piques acerbes par presse interposée. Mais bon, les voies de la politique sont insondables.

Voici le texte intitulé

«Mahammed mon frère. Par Maitre Alioune Badara Cissé» : «Je viens partager avec toi la belle sensation que procure le devoir bien accompli. Le Sénégal a pleine conscience que tu lui as rendu d’éminents services avec en constance l’amour et le respect dus au président de la République. Tu as su être loyal, efficace et pragmatique, ne voulant mélanger ni les genres, ni ménager aucun effort pour l’atteinte des objectifs qui t’étaient fixés. Je ne forme qu’un vœu et un seul, c’est de te voir être confirmé, à nouveau et pour tout le quinquennat qui démarre, au poste de Premier ministre du Sénégal. Notre Ami peut être sûr de ne pas s’être trompé du tout avec toi. Mes hommages à Katie avec pour tous deux un temps de repos que je souhaite le plus bref possible ! A très bientôt et toujours au service de la République».

Mansour FAYE Menace : «Je Donne Un Mois À…»

https://www.walf-groupe.com/ A quelques mois de la fin de son mandat à la tête de la municipalité de Saint-Louis, Mansour FAYE annonce vouloir prendre la propreté de la vieille ville à bras le corps. Ainsi, en marge du défilé du 4 avril, il a brandi les muscles et fait dans la menace

« Je donne un mois à tous les propriétaires de carcasses de les enlever, sinon la commune prendra les dispositions nécessaires pour les enlever et leur fera payer les frais de cet enlèvement. Donc, dans un mois, nous allons enlever de la ville toutes les carcasses de véhicules et autres ferrailles, dégager les axes et voies publiques et les amener hors de la ville probablement au niveau du centre d’enfouissement technique », a soutenu le maire .

Pourtant, au mois de janvier dernier, les agents du nettoiement de Saint-Louis sont montés au créneau en déversant  des ordures devant la mairie, pour, disaient-ils, pousser Mansour FAYE à payer les arriérés de salaire.

BAABA MAAL ANNONCE ’’DEUX À TROIS ALBUMS’’, À L’OCCASION DES 35 ANS DU DANDE LENOL

Dakar, 6 avr (APS) – Le musicien sénégalais Baaba Maal, leader du Dande Lenol, compte sortir « deux à trois albums », en marge d’une tournée internationale devant commémorer les 35 ans de son groupe.

« Je suis en train de préparer une tournée internationale qui va nous prendre peut-être un an pour célébrer les 35 ans du Dande Lenol. Cela se célèbre. on va aller à la rencontre des Sénégalais de la diaspora et des mélomanes africains sur le continent, que ce soit au Gabon, au Congo, en Côte d’Ivoire, au Mali et dans d’autres pays », a-t-il annoncé.

 Cette tournée devrait conduire le Dande Lenol à la rencontre de la diaspora sénégalaise et des mélomanes « en Europe et aux Etats-Unis et enfin venir clôturer ici au Sénégal », a indiqué son leader dans un entretien paru dans l’édition du week-end du quotidien privé L’As.

« C’est un tableau important, ce qui veut dire qu’en marge de ces tournées que nous devons faire, je vais sortir deux à trois albums. Un des albums sera mon album international avec ma maison de disque », a-t-il précisé.

 « Depuis +Télévision+, (son album sorti en mai 2009), je n’ai pas encore sorti d’album. Je suis en train d’écrire les titres et j’enregistre petit à petit. Je veux sortir un album en collaboration avec beaucoup de jeunes artistes en qui j’ai confiance », a signalé Baaba Maal.

Il a cité Carlou-D, Takeifa, le fils de Mbassou Niang, son défunt manager. « Je veux faire quelque chose avec cette génération pour leur permettre d’avoir une certaine opportunité ».

« A un certain moment, a-t-il relevé, j’ai fait quelque chose de similaire avec le Positive Black Soul dans +Far In Fouta+. Je veux réitérer cela avec un plus grand nombre d’artistes pour leur donner une opportunité d’être vu à côté de moi. Peut-être que cela leur ouvrira des portes ».

« L’autre album que les fans réclament, c’est de la musique typiquement traditionnelle, classique, que les Sénégalais aiment beaucoup comme Baayo ou comme Diamdeli. J’ai trois albums à réaliser Insha-Allah d’ici à la fin de la célébration de cet anniversaire, aussi en même temps préparer la prochaine édition des Blues du fleuve au Fouta. C’est un festival qu’on ne peut

plus laisser tomber, qui a pris une certaine envergure », a souligné Baaba Maal. BK

ABDOULAYE DIALLO  : ‘’La femme est au début et à la fin de tout’’

http://www.enqueteplus.com/ Ils ne sont que deux hommes à prendre part à l’exposition ‘’ExponentiELLES’’ initiée par un collectif de femmes. L’un d’eux, Abdoulaye Diallo, dont la toile interpelle tout visiteur, explique ici le fond du ‘’Banquet des épouses’’. Les choses vont d’une réflexion philosophique à une spirituelle.

Comment êtes-vous arrivé dans cette exposition de femmes en l’honneur des femmes ?

C’est très simple. L’année dernière, à l’occasion de la Biennale, ces mêmes femmes avaient organisé une expo ici, dans le cadre d’une association qui s’appelait ‘’Les dénouées’’. Je l’avais visitée et je leur avais laissé entendre qu’elle n’avait pas l’exclusivité de la femme et que, de toute façon, le 8 mars 2019, moi je rendrai hommage à la femme. Quelques jours avant le 8 mars, elles m’ont appelé par le biais de ma nièce Syra Bâ qui est fondatrice d’’’ExponentiELLES’’ pour me dire : ‘’Tonton est-ce que tu peux participer à un évènement que nous organisons. Nous avons pensé à toi comme panéliste sur la créativité.’’ Elle m’a expliqué le concept.

Et aujourd’hui, je participe au panel et à l’exposition, à travers ‘’Le banquet des épouses’’. Cette œuvre devait être la pièce maitresse de mon exposition sur la femme. C’est ainsi que je suis amené à participer à cette exposition que je trouve magnifique à tous points de vue. C’est la première fois que, dans l’histoire d’une exposition qui dure un mois, qu’on voit une certaine interculturalité se pratiquer. On a tout aussi bien la peinture que la photographie, la danse, le théâtre. Le concept m’a paru très, très fort, très intéressant et, naturellement, cette possibilité tous les samedis matins de se meubler le cerveau.

A quoi renvoie le titre de l’œuvre que vous présentez ici, ‘’Le banquet des épouses’’ ?

On était aux obsèques, Maguèye (Ndlr : Pr. Maguèye Kassé du Département des langues et civilisations germaniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar) et  moi d’une généreuse dame qui s’appelle Tata Aïda Sow qui est l’épouse du Pr. Barry. Lors d’une discussion que Maguèye a eue avec son ami Pr. Mamoussé Diagne, ils se sont souvenus d’un débat banal qu’ils ont eu dans les années 1980 à l’Université Cheikh Anta Diop et qui traitait du ‘’Banquet’’ de Platon. Cela m’a tapé aux tympans. J’ai dit à Maguèye que c’est super et pourquoi ne pas traiter du banquet des épouses. Parce que ces femmes-là qui ont réussi à supporter des hommes comme nous pendant des années, elles méritent réellement qu’on leur rende hommage. C’était aussi en me projetant sur le fait que, le 4 mars 2019, je devais fêter mes 40 années de mariage et 45 ans de vie avec celle qui est encore mon épouse. C’était pour moi l’occasion de lui rendre hommage.

C’était cela l’inspiration première. Quand j’ai mis la toile par terre, je me suis dit que, philosophiquement, il faut que j’aille dans un autre sens. D’abord, prendre le contrepied de Platon qui, lui, avait exclu la femme de son banquet, sauf la flûteuse qui avait quand même fini par sortir du banquet. Là, je vais donc donner place à la femme en sortant l’homme du ‘’Xawaré’’. Donc, ici, on ne voit l’homme sortir que pour servir à  la femme ou pour la porter à un certain niveau. De fil en aiguille, je me suis dit qu’il me fallait des titulaires sur cette toile. Comme à chaque fois que je parle, j’ai envie d’installer ce que je dis sur des socles, des faits précis, j’ai décidé de ne parler de personnes que j’ai connues et qui m’ont offert ou de la générosité ou pour lesquelles j’ai un respect que je saurais expliquer.

Sur la toile, l’on reconnait Myriam Makéba, Mariama Bâ et Penda Mbow. Qui sont les autres ?

J’ai eu la chance de rencontrer Myriam Makéba en 1972, chez mes beaux-parents où elle était venue passer une soirée. On avait sympathisé. J’étais un jeune garçon et elle ne cessait de me chuchoter des mots gentils à l’oreille. Tata Mariama Bâ est la maman de beaucoup d’amis, particulièrement Mame Coumba qui est en plus l’épouse de mon grand ‘’goro’’ Boubacar Hann, en dehors de ce qu’elle a fait, particulièrement son fameux roman ‘’Une si longue lettre’’. Tata Aïda Sow est une dame que je ne connaissais pas avant mon exposition à la Bibliothèque universitaire. Ce qui m’avait fasciné chez elle, c’est qu’elle a visité l’exposition au moins sept fois pour son intérêt pour l’art. Elle servait de bâton de vieillesse à son époux le Pr. Barry.

Elle visitait l’expo et en fin de visite, elle s’arrêtait pour me dire : ‘’Jeune homme, pensant que j’étais comme certains de ces artistes qui ont un petit peu faim et habitant aussi Ngor, à midi, si vous voulez, vous pouvez passer chez nous, on n’habite pas loin, il y aura toujours une assiette pour vous.’’ Cette générosité est tellement rare de nos jours, dans ce pays. J’ai noté une première fois, une deuxième fois et la troisième fois, ce n’était pas elle. C’était le Pr. Barry lui-même qui m’adressait l’invitation, pensant que j’habitais trop loin, ne sachant pas que j’habitais juste derrière. Cela m’avait marqué. Je me suis dit que ce genre de dames, il faudrait qu’on les serve en modèle à la jeune génération. Accepter de vivre avec son mari, beaucoup plus âgé qui n’est pas tout à fait atteint de cécité, mais presque et se comporter comme un bâton de vieillesse, c’est quand même très, très rare dans nos sociétés.

Penda Mbow, je l’ai choisie aussi pour ses actes de générosité. Nous n’avons pas tout le temps partagé les mêmes combats. Nous avons même quelque part eu des points de divergence très forts. Mais j’ai été particulièrement touché par sa sincérité et sa générosité. Un jour, des amis m’ont appelé pour me dire : ‘’Est-ce que tu as suivi Penda dans ‘Grand jury’ ?’’ Je n’avais pas suivi. Ils m’ont dit que sans jamais avoir vu physiquement tes œuvres, elle a fait un témoignage extraordinaire, quand on lui demandé si la relève allait être assuré, après le décès de Ndary Lô. Elle a parlé de moi, comme si elle me connaissait et connaissait très bien ces œuvres, alors qu’elle ne les voyait qu’à travers Internet et ce qu’on lui disait. Ce respect, cette marque de générosité, cette grandeur d’âme, c’était pour moi très fort. Cela aussi, il faudrait qu’on l’enseigne à nos plus jeunes.

J’ai choisi comme titulaire Aminata Faye Kassé, l’épouse de Maguèye Kassé. Elle a été une femme très combattante et très engagée. Les titulaires que j’ai choisies sont toutes des femmes engagées, habitées des valeurs positives comme l’abnégation, le sens du sacrifice et qui ont une certaine générosité. Sur ce tableau, vous verrez aussi Anta Germaine Gaye ; j’ai été à l’Ifan visiter une des expositions qu’elle avait faite, ‘’Xawaré’’. C’est elle qui m’a inspiré pour le titre. Dans mon ‘’Xawaré’’, j’ai amené Anta, Mme Badiane, l’épouse de Boubacar Koné Sissy, toutes des femmes avec qui j’ai eu des relations de sympathie, d’amitié, de générosité, dans un sens et dans un autre.

Au-delà des valeurs morales, quel message se cache derrière cette toile ?

 Ce qui était essentiel dans l’œuvre, au-delà des titulaires et des valeurs qui les habitent, c’est la femme tout simplement. La femme porteuse de vie, par son don d’enfanter. Le ventre de la femme est le réceptacle que s’est choisi le Créateur pour créer ou fabriquer ce qu’il a de plus cher sur cette terre : l’Homme. C’est dans le ventre de la femme que l’on trouve les empreintes de la vie. C’est dans le ventre de la femme que se crée l’Adn des uns et des autres, et qui fait de chaque homme un élément exclusif, mais un élément doté d’intelligence.

Donc, j’ai l’habitude de dire que la femme est celle qui doit transmettre l’histoire de l’humain. Seule la femme peut dire j’ai vécu proche de Dieu pendant 9 mois et, de manière intense, nous avons communiqué, parce qu’elle ressent l’évolution de l’enfant à l’intérieur de son ventre. La femme est, pour moi, tout. Elle est au début et à la fin de tout. Ce qui fait que j’aime la femme. Quand je le dis, on peut penser à des choses, j’aime la femme, du fait du vécu que j’ai eu et avec mon épouse que j’adore et avec ma maman qui m’a porté et protégé jusqu’à un certain moment et qui continue à me protéger d’ailleurs.BIGUE BOB

Aly Ngouille Ndiaye au Khalife des Layennes : «Le Président a promis de continuer tous les travaux qu’il a déjà entamés dans la Cité»

https://actusen.sn/ Lors de la cérémonie officielle de la 139eme édition de l’appel de Seydina Limamou Laye, tenue hier samedi à Yoff, le maire de la commune de Linguère a été choisi par le Président de la République Macky Sall pour conduire la délégation gouvernementale auprès de la communauté Layène.

Prenant la parole, Aly Ngouille Ndiaye est revenu sur la vie et l’œuvre de Seydina Limamou Laye avant de solliciter des prières en faveur du Président de la République Macky Sall, nouvellement réélu à la tête du pays.

Aly Ngouille Ndiaye a rappelé également devant l’assistance, les engagements pris par le Chef de l’Etat pour la communauté Layène. «Le Président a promis de continuer les travaux qu’il a déjà entamés à Yoff et à Cambéréne», a-t-il annoncé.

Concernant l’appel au dialogue lancé par le Chef de l’Etat en l’endroit de l’opposition et à tous les sénégalais, Aly Ngouille dira : «nous voulons construire le pays dans la paix. C’est pourquoi le Président tend la main à toutes les forces vives de la Nation», martèle-t-il.

“Mélakh” et “Guelowar” : Foundiougne réceptionne ces deux bateaux taxi

http://www.rewmi.com/ Selon un communiqué du Commandant Mactar Guèye de la marine marchande, parvenu à Rfm, ces deux bateaux font 15 mètres de long et 5 mètres de large. “Ils peuvent prendre jusqu’à 60 assises il y a des extincteurs et tous le matériel sécuritaire nécessaire”

Initialement prévus pour assurer la desserte Dakar Rufisque. Le projet n’a jamais abouti, à cause des conditions météo défavorables et selon la même source, ils sont au nombre de 4, ces bateaux.

GROUPE WALFADJRI–Ousmane Sène, le Directeur de l’information de la radio et de la télévision jette l’éponge

https://actusen.sn/ Un nouveau énième départ dans le groupe Walfadji. Selon des informations de Actusen.sn, le célèbre journaliste, animateur de l’émission ‘’Diné ak Diamono’’ sur Walf Tv  et Fm, Ousmane Séne Directeur de l’information de la radio et de la télévision a démissionné vendredi dernier. Il était également le Directeur de l’information de la radio et de la télévision

Ainsi, joint au téléphone par Actusen.sn, l’un des anciens plus fidèles compagnons du Mollah de ‘’khar yalla’’ qui a été dans ladite boite depuis le début, a confirmé son départ au sein du groupe walfadjri.

«Oui, j’ai démissionné là-bas depuis le vendredi passé où j’avais déposé ma lettre pour aller vers d’autres expériences» a-t-il confirmé au bout du fil.

Même si, Ousmane Sène n’a pas voulu  révéler sa nouvelle destination, notre source nous  renseigne que, le démissionnaire va atterrir bientôt, à la radio de l’Université de Dakar où il sera aux commandes de  l’UCAD Fm.Mor MBaye Cissé

Union Interparlementaire (UIP) : Adji Mergane Kanouté va siéger au comité exécutif pour l’Afrique de l’Ouest

https://www.leral.net/ Le Sénégal a porté son choix sur la députée Adji Mergane Kanouté pour être membre du comité exécutif de l’union Interparlementaire (UIP) qui représente les parlements du monde pour y représenter toute l’Afrique de l’Ouest. 

Le poste revenait à un pays de l’Afrique de l’Ouest et il y a eu le consensus avec les autres pays, mais, le Ghana ne voulait pas céder et le Sénégal est sorti vainqueur.

La rencontre de L’UIP se tenait d’habitude à Genève, mais, cette fois, c’est au Qatar précisément à Doha que plus de 1 600 parlementaires, partenaires onusiens et experts du monde entier se sont réunis à Doha (Qatar) à l’occasion de la 140ème Assemblée de l’UIP du 6 au 10 avril.

L’Union interparlementaire est une organisation unique en son genre, qui réunit les parlements nationaux des quatre coins du monde.  Elle œuvre à la protection et à l’édification de la démocratie par le dialogue politique et l’action.

L’UIP forme un groupe dynamique en pleine croissance, qui est actuellement composé de 178 Parlements membres et 12 Membres associés. Elle travaille en étroite collaboration avec l’Organisation des Nations Unies et d’autres organisations partenaires dont elle partage les objectifs.

 L’UIP est à l’heure actuelle l’organisation qui est au plus près de l’opinion publique mondiale. En effet, plus de 6,5 milliards des personnes habitent des pays dont le Parlement est membre de l’UIP – et ce sont leurs représentants qui déterminent et orientent ses activités. En réunissant les parlements, l’UIP réunit les citoyens. L’UIP est principalement financée par ses Membres sur des fonds publics. Elle a son siège à Genève (Suisse). Massène DIOP

NOUVEAU GOUVERNEMENT OU LA CHARRUE AVANT LES BOEUFS PAR AMATE DIENG

https://www.seneplus.com/ De quel droit Macky se permet-il de faire le choix de la suppression du poste de premier ministre en l’absence d’une consultation large du peuple sénégalais débouchant sur un consensus fort ?

La nomination par décrets, signés ce samedi 6/4/2019 de M. Mouhammad Boun Abdallah Dionne aux fonctions cumulées de Premier Ministre et ministre d’État secrétaire général de la Présidence de la République donne l’image de la charrue avant les bœufs.

En effet, elle annonce une réforme institutionnelle capitale qui indique un régime présidentiel pur et dur, à la place du régime en vigueur jusque là, qualifié par les uns de régime parlementaire rationalisé, et par les autres de régime présidentialiste. C’est un choix important sur lequel je ne peux me permettre de porter un jugement, encore moins sur les raisons invoquées à l’appui.

Mais l’on pourrait emprunter à l’autre, la formule politicienne suivante : de quel droit M. Macky Sall se permet-il de faire ce choix en l’absence d’une consultation large du peuple sénégalais débouchant sur un consensus fort ?

Comme beaucoup de citoyens naïfs, j’avais pensé que le dialogue large et inclusif auquel le Président a appelé avec insistance, devait justement régler ce genre de questions nationales primordiales comme par exemple :

_ la fixation des institutions et de leur fonctionnement de manière définitive.

_ la définition du type de sénégalais et du projet de société nationale, ainsi que la formation et l’éducation qui y conduisent.

_ la conservation de nos ressources naturelles et leur exploitation, s’il y a lieu, en association avec les étrangers pour le plus grand profit des sénégalais et actuels et futurs.

Je confesse que j’ai la faiblesse de penser que ce genre de questions fondamentales doit être traité de manière prioritaire, pour leur fixer une direction nationale acceptée de manière consensuelle par toutes les franges de la société et donc, insusceptible de remise en cause, sauf si indispensable, par la même procédure.

Ainsi il sera mis fin, singulièrement sur la question de l’institution du Premier Ministre, aux errements constatés sous Senghor puis Diouf et annoncés par ce nouveau gouvernement. Mais pour cela, il faut que Macky Sall et les hommes politiques qui lui succéderont aient l’humilité de croire, avec l’ex président américain Barack Obama que l’Afrique et le Sénégal en particulier, ont surtout besoin d’institutions fortes et non de dirigeants providentiels, même éclairés, et qu’ils acceptent de s’investir corps et âmes pour la réalisation de cet objectif crucial.

Pour cela, il leur incombe de privilégier une approche inclusive consensuelle nationale, conduisant à une décision qui a toutes les chances d’être pérenne sur l’approche conventionnelle légale, majoritaire et partisane, qui entraîne une décision qui a comme tare d’être à la merci d’une remise en cause par toute autre majorité partisane, ouvrant ainsi la porte à d’éternels recommencements. Ce qui serait un handicap à notre projet national de marche en avant.Amate Dieng est administrateur civil à la retraite

Cheikh Guèye (Ld Debout) :  »La suppression du poste de PM est problématique »

http://www.seneweb.com/  »Je suis acteur des Assises nationales, qui avaient donné une disposition très claire pour l’approfondissement de la démocratie et l’équilibre des pouvoirs. La suppression du poste de Pm est problématique et suscite beaucoup de questionnements. Avoir moins de ministres ne signifie pas la suppression du poste de Pm. Le Premier ministre était responsable devant le président de la République et l’Assemblée nationale qui définissait la politique du gouvernement. S’il disparait, qui va s’occuper de toutes ces questions ? »

Suppression poste PM : « Macky Sall est en train de tâtonner » (Assane Bâ,Pds)

http://www.seneweb.com/ « Cette suppression (du poste de Premier ministre) va engendrer beaucoup de questions par rapport à la gestion du gouvernement.  Est-ce que les actes qui étaient dévolus à la présidence de la République sont différents de ceux qui incombent au chef du gouvernement.  Cela suppose la  fin du bicéphalisme de l’exécutif et va engendrer des réformes de la Constitution. De mon point de vue c’est une erreur fondamentale. Ce n’est pas un idéal démocratique. Il aurait fallu des concertations avec la Société civile et l’opposition. L’architecture gouvernementale n’est plus du ressort unique du président de la République. Macky Sall est en train de tâtonner et le quinquennat va être pire que le septennat qu’il vient de boucler. »

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