Revue de Presse du Lundi 01 Avril 2019

Revue de Presse du Lundi 01 Avril 2019
Revue de Presse du Lundi 01 Avril 2019

Sénégal-Banque mondiale : Un nouveau cadre de coopération en cours de finalisation

https://www.lejecos.com/Ce lundi, s’est tenue une rencontre de partenariat entre des entreprises espagnoles et des institutions multilatérales. Elle est organisée par le bureau économique et commercial de l’ambassade d’Espagne avec l’appui de l’Institut du commerce extérieur d’Espagne

Un  nouveau cadre stratégique de partenariat, le CPF, entre la Banque mondiale et le Sénégal est en cours de finalisation et devrait être approuvé par notre Conseil d’administration dans les prochains mois. L’annonce est de Eric Lancelot,  responsable Sectoriel (infrastructures et développement durable) à la Banque mondiale pour le Sénégal, la Mauritanie, le Cap-Vert, la Gambie et la Guinée-Bissau.

Il intervenait ce matin lors d’une rencontre de partenariat entre des entreprises espagnoles et des institutions multilatérales. Selon lui, la Banque mondiale intervient au Sénégal en appui aux priorités du Gouvernement telles que définies dans le Plan Sénégal Emergent, dans un cadre stratégique d’interventions que nous renouvelons tous les 4 à 6 ans.

«Nos équipes finalisent actuellement le nouveau cadre stratégique de partenariat, le CPF, qui devrait être approuvé par notre Conseil d’Administration dans les prochains mois. Ce nouveau cadre de partenariat accorde une attention particulière au développement du capital humain pour améliorer la productivité et lancer le dividende démographique, tout en soutenant la croissance économique et la création d’emplois et en appuyant la résilience », a confié M.Lancelot.

Dans le domaine des infrastructures, explique-t-il, une attention toute particulière sera accordée à la maximisation de l’intervention du secteur privé. «Finalement, sélectivité et consolidation seront deux maitre-mots de ce CPF », a-t-il dit.

Eric Lancelot a saisi cette occasion pour revenir sur le portefeuille de la Banque mondiale au Sénégal. «Aujourd’hui, le portefeuille de la Banque mondiale au Sénégal est composé de 30 projets (incluant des interventions nationales et régionales) pour un montant de $2,115 milliards.

 Dans ce portefeuille, il y a 21 opérations dans les infrastructures et le développement durable, pour un montant total de$1,720 milliard, dont une part couvre les secteurs qui nous intéressent plus particulièrement aujourd’hui, le transport, l’énergie, l’agriculture et l’eau, ou la Banque. Outre son appui via des opérations de crédit, la Banque mondiale est également très impliquée dans le dialogue de politiques sectorielles sur chacun de ces secteurs », a révélé le responsable de la Banque mondiale.

Il a saisi cette occasion pour réaffirmer la ferme intention de la Banque mondiale d’appuyer la stratégie de développement du Sénégal pour l’aider a gagner le pari de l’émergence. Adou FAYE

OTT Vs OPERATEURS:AU DELA DE LA CLAMEUR Par Dr Abdou Khadre LÔ,Directeur Afrique du cabinet Access Partnership

Aujourd’hui on ne téléphone plus comme il y a 10 ans. La technologie a évolué et permet l’utilisation de plusieurs supports (smartphone, tablette, ordinateur) pour communiquer avec ses contacts, y compris par la voix. Cette nouvelle donne a fait entrer les opérateurs de téléphonie dans une nouvelle réalité : celle des OTT « Over the Top » ou « service de contournement » en français. Les plus connus étant WhatsApp, Skype, Viber et Facebook Messenger, YouTube ou Netflix. Avec ces outils web, le smartphone peut assurer à la fois le transport des flux vidéo, audio ou de données sur Internet sans l’intervention directe de l’opérateur auquel l’utilisateur est souscrit. Bien évidemment des acteurs, plus précisément les opérateurs, voient en ces acteurs des perturbateurs, facteurs de manque à gagner. Le DG de la Sonatel/Orange Sénégal s’en est récemment publiquement ému et dénonce une perte de 20 milliards de FCFA due aux OTT.
Face à la montée en puissance exponentielle des OTT, les opérateurs tirent sur la sonnette d’alarme.
Le téléphone cellulaire a supplanté le téléphone fixe tout comme l’e-mail a fortement ringardisé le courrier postal. Néanmoins aussi bien le fixe que le bon vieux courrier continuent d’exister, avec des fonctions moins globales et plus spécifiques au bureau et à la maison.
Mais au-delà de l’alerte/complainte des opérateurs, il est essentiel de se poser un certain nombre de questions.
Interroge-t-on les effets de l’Internet ? Oublie-t-on la nature même de ce formidable outil qui abolit les barrières et les chasses-gardées. Oui, l’Internet est disruptif par essence. Il modifie nos modes de vie et toutes les nouvelles technologies l’intègrent dans leur processus de R&D. C’est devenu incontournable aussi bien pour les entreprises que l’utilisateur final. Même les opérateurs profitent de la magie du Web avec des offres nombreuses et variées telles que la VOD ou le Mobile Banking.
Interroge-t-on les OTT et leur impact sur le mode de fonctionnement et l’économie des opérateurs ?
Ils ont un effet indéniable sur l’écosystème. Cela d’autant plus qu’ils en font désormais partie intégrante. Au même titre que Orange ou Tigo, Apple ou Samsung, ou encore les fournisseurs de contenu. La crainte des opérateurs s’exprime en termes de gains et de pertes en ce sens que leur cœur de métier est aujourd’hui bousculé. Leur inquiétude réside, entre autres, dans le risque qu’à terme les OTT suppléent les SMS et les appels classiques sur le réseau RTC (celui des opérateurs).
En fin de compte, tout est question de revenus. Les OTT offrent toujours plus de possibilités et leur inventivité semble sans limite tout en restant très abordables. D’après une étude du cabinet Juniper Research, le marché des OTT, qui a réalisé 8 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans le monde en 2018, dépassera les 30 milliards en 2019. Les opérateurs dénoncent la création d’une valeur « par-dessus » leurs réseaux, sans contrepartie financière.
Malgré tout, ils réalisent des bénéfices toujours plus hauts. Les Sénégalais se félicitent chaque année des chiffres impressionnants publiés par l’opérateur numéro 1 du pays. Donc a priori, tout le monde surfe sur « l’incontournabilité » des nouvelles technologies. Mieux, les opérateurs et les OTT semblent complémentaires. Un exemple basique : pour accéder aux OTT, il faut une connexion Internet, vendue par les opérateurs. La demande croissante de données entraine nécessairement une augmentation de revenus de données pour les opérateurs, même si ces derniers évoquent un cercle vicieux. Les OTT optimisant la consommation des données, entrainant moins d’internet chez l’opérateur.
Enfin, il est important de rappeler le principe de la « Neutralité du Net ».
Le principe de la gouvernance d’Internet est celui d’un réseau ouvert. Cela signifie que les fournisseurs d’accès à Internet (FAI), donc les opérateurs, doivent traiter de manière équitable tout le trafic Internet. Peu importe l’envoyeur et le destinateur, le contenu ou le moyen utilisé. Tant que ça reste légal, le fournisseur a l’obligation d’acheminer le trafic, sans agir sur la vitesse ou le prix.
Avec les OTT et l’appétit croissant des nouvelles générations d’utilisateurs, les opérateurs sont amenés à revoir leurs stratégies et à se réinventer. Ils investissent déjà énormément dans l’infrastructure et le réseau pour répondre à cette demande en capacité. Par ailleurs, comme souligné plus haut, de plus en plus d’opérateurs s’ouvrent vers des alliances/partenariats avec d’autres acteurs pour diversifier et densifier leurs offres. En plus des forfaits classiques, presque tous les opérateurs offrent, via des partenariats stratégiques, de la VOD, de la musique, des jeux en ligne, etc.
En France, Orange avait lancé Libon. Un service d’Open Chat afin de faire face aux OTT. Libon permet la voix sur IP (VoIP) et de communiquer avec le répertoire de l’utilisateur. Peu importe l’OTT qu’utilisent les contacts du « Libon user ».
Ces innovations technologiques sont à saluer. Mais il reste d’autres problématiques évoquées ici et là et dont on ne saurait objectivement faire l’économie.
L’évasion fiscale dans les pays non domiciliés ainsi que la difficulté pour les régulateurs de faire face à la protection des données personnelles sont probablement celles qui tiennent le haut du pavé actuellement. Sans oublier le défaut de contribution au Fonds de développement du service universel des télécommunications (FDSUT), le contrôle de la qualité, etc. Certains pays proposent que les OTT acquièrent une licence spéciale.
Le paratonnerre de la réglementation/régulation est agité. Dans le marché le plus réglementé, l’Europe, on évoque « le paquet télécom » en application des directives de l’UE. Il y a des obligations variables selon le pays mais aussi un socle commun d’obligations à tous. Notamment être en mesure de :
– Tracer une communication et d’en conserver toutes les caractéristiques (pour pouvoir collaborer avec la justice en cas de requête).
– Appeler les services d’urgence à tout moment. Comme c’est le cas pour les opérateurs.
En définitive, la percée des OTT ne va pas sans reformulation et interrogations auxquelles il faudra apporter des réponses. Mais jeter le bébé avec l’eau du bain n’est certainement pas la panacée. Brider ou bloquer les OTT, comme certains pays ou opérateurs ont tenté de le faire, ne serait pas non plus bénéfique à l’économie numérique ni à la créativité entrepreneuriale de la jeunesse. Il s’agit de technologies complémentaires dont l’articulation reste un vaste débat qui ne saurait être exclusif. Tous les acteurs de l’écosystème ont l’obligation d’approfondir la discussion, sans passion, à l’heure d’une économie de plus en plus digitalisée. Dr Abdou Khadre LÔ,Directeur Afrique du cabinet Access Partnership,Membre associé de l’Union Africaine des Télécommunications (UAT) et de L’Union Internationale des Télécommunications (UIT)

Zircon et ilménite, ces minéraux qui déchainent les passions

http://www.enqueteplus.com/ Comme nous l’avons vu, dans la mine de Diogo, les principales ressources minéralières exploitées par la Grande côté opération sont l’ilménite et le zircon. On apprend sur le site internet mern.gouv.qc.ca que l’ilménite dans la fabrication de pigment blanc pour la peinture, de pigment pour l’encre, pour le plastique… Toujours d’après le portail, l’ilméniter sert également dans les crèmes solaires.

‘’Le dioxyde de titane a la particularité de bloquer les rayonnements solaires…. Le titane est non toxique et adhère facilement aux os. C’est un bon matériau pour les prothèses de hanche et de genou’’, informe le site. Pour ce qui est du zircon, le site www.futura-sciences.comrenseigne sur son utilité. ‘’L’utilisation principale du zirconium a lieu sous forme de zircon dans les carrelages. Le métal pur sert de revêtement dans les moteurs à réaction. Les fours et réacteurs chimiques ont également leur paroi intérieure protégée par du zirconium en tant que matériau réfractaire’’.

 Ce n’est pas tout. Le zirconium est aussi employé pour la gaine des pastilles de combustible nucléaire dans les réacteurs à eau pressurisée, selon le site. Qui ajoute : ‘’La zircone, oxyde de zirconium, sert également à fabriquer de faux diamants. En traitement de surface sur les lunettes, il protège des rayures. L’oxyde de zirconium est aussi présent dans certains couteaux en céramique’’. Mais attention, dans le site, on apprend également que le zirconium peut avoir des effets pervers sur la santé. ‘’Ni cancérogène ni cancérogène potentiel, le zirconium semble générer une sensibilisation ainsi qu’une allergie. Quant au zirconium 93, issu des essais nucléaires atmosphériques, il est un facteur de risque de cancer’’.

Face à la passion autour de l’exploitation du zircon, l’Administrateur général de GCO, Daniel Marini, dans Fianancial Afrique précisait : Ce produit n’est pas du diamant. A titre de comparaison, un kilo de diamant coûte actuellement environ 200 millions de dollars (c’était en 2017), un kilo d’or 40 000 dollars… Eh bien un kilo de zircon est échangé à 0,8 dollar. Il renseignait par la même occasion que le kilo d’ilménite coutait 0,14 dollar.

APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE : LES TRAVAUX DE KEUR MOMAR SARR RÉALISÉS À 40% (SONES))

Keur Momar Sarr (Louga), 1-er avr (APS) – Les travaux de la troisième usine de Keur Momar Sarr 3 (KMS3), sont exécutés à hauteur de 40%, et devraient pouvoir prendre fin à date échue, soit dans un an, a indiqué lundi le directeur général de la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES), Charles Fall.
Ce chantier, une fois livré, devrait permettre d’approvisionner quelque 3 millions de personnes, principalement dans la région de Dakar, a-t-il dit à des journalistes. 

« Si nous raisonnons global, nous sommes à un peu plus de 40% », a notamment déclaré M. Fall, après avoir visité des sites du projet hydraulique lancé en avril 2018 pour 24 mois.

En compagnie d’ingénieurs et chefs de projet des différentes composantes de KMS3, le DG de la SONES s’est rendu au Lac de Guiers et sur des sites où des entreprises sont en train de poser des conduites.

Il s’agissait pour lui de se rendre compte de l’état d’avancement des travaux. D’un coût de 274 milliards de francs CFA, le projet KMS3 lancé en avril 2018, consiste en la construction de la troisième usine de pompage et de traitement d’eau à Keur Momar Sarr (Louga), sur les berges du Lac de Guiers.

Cette installation devra produire 200.000 m3 par jour, soit plus du double des 185.000 mètres cubes d’eau potable produits par les deux usines existantes.

L’autre composante du projet est constituée d’un linéaire de 213 kilomètres de conduite de 1,5 m de diamètre, entre Keur Momar Sarr et Diamniadio.

Le projet ajoutera aussi plus de 1.000 km de réseau aux 5.000 km déjà existants à Dakar, a dit Charles Fall.

Ce projet devrait aider à résorber le déficit en eau dans certains quartiers qui jusque-là ne disposent pas d’eau 24 heures sur 24, de même ceux qui ne sont pas approvisionnés du tout devront l’être.

Les communes traversées par la conduite, comme Ndande, Tivaouane Kébémer, Thiès, ainsi que les villages autour du Lac de Guiers seront aussi alimentées par le pipeline.

« Le rythme est assez soutenu pour espérer le respect des délais », a souligné le DG, pour qui le bouclage des travaux en avril 2020 est « largement à (leur) portée ».

Le projet mobilise pour le moment 9 entreprises sénégalaises et françaises. Elles atteindront la vingtaine à terme, a noté Abdoul Niang, coordonnateur de l’unité de gestion du projet.

Pour le DG de la SONES, il s’agit du « plus important projet hydraulique de l’histoire du Sénégal depuis l’indépendance et dans la sous-région ».

Selon Charles Fall, 143 km de conduite sont déjà posés.

Le projet KMS 3 est financé avec le concours de la BM, de la BAD, de la BID, de la BEI et de l’AFD, l’Etat du Sénégal assurant les 10% du financement.

 Pour ce qui est des personnes affectées par le projet, ils sont près de 2.000, 1970 précisément, dont 90% d’impenses déjà payées, pour un montant de 6,5 milliards de francs CFA.

 Le projet dispose d’une composante ligne électrique haute tension pour alimenter l’usine et éviter les désagréments liés aux coupures.

Ce marché est déjà attribué. Les lots 3 et 4, d’une distance totale de 76 km, confiés à la société Sogea Satom, sont respectivement à 40, 08% et 35,57% de taux d’exécution, a noté le directeur de projet Alassane Oumar Sy.

En outre le projet est en train de construire sept nouveaux logements devant s’ajouter au 13 existants, afin d’héberger les 19 permanents cadres et ouvriers de la SDE devant prendre en charge les usines d’eau.  ouvrages seront transférés à la SDE chargée de l’exploitation.ADI/BK

Finances publiques : 366,1 milliards mobilisées à fin février 2019

http://www.rewmi.com/Les ressources mobilisées à fin février 2019 sont évaluées à 366,1 milliards, augmentant de 17,1%, tandis que les dépenses totales, estimées à 635,9 milliards, se sont confortées de 30,7%, en glissement annuel. Au total, le déficit budgétaire est provisoirement estimé à 269,8 milliards à fin février 2019 contre 173,8 milliards un an auparavant.

Les ressources globales sont composées de recettes budgétaires (336,6 milliards), de dons et des ressources du Fonds de Soutien à l’Energie (FSE). En glissement annuel, note la Direction de la prévision et des études économiques, dans son point mensuel de conjoncture de févier 2019, les ressources ont progressé de 17,1%, du fait principalement de l’augmentation de 13,3% des recettes budgétaires  de 39,6 milliards. Pour leur part, les dons, évalués à 24,5 milliards, se sont confortés de 12 milliards, sous l’effet notamment de leur composante en capital. La partie fiscale des recettes budgétaires a enregistré une hausse satisfaisante de 40,9 milliards comparativement à fin février 2018. Cette orientation est essentiellement attribuable à l’impôt sur le revenu, à la TVA à l’import et aux droits de douane. Elle a été, toutefois, partiellement contrebalancée par la baisse du recouvrement des droits d’enregistrement et de timbre. En effet, au terme du mois de février 2019, les collectes de l’impôt sur le revenu, de la TVA à l’import  et des droits de porte  ont respectivement progressé de 8,7%, 18,4 % et 14,7%. A l’inverse, les droits d’enregistrement et de timbre sont passés de 13 milliards à 11,7 milliards à fin février 2019, diminuant de 1,3 milliard sur un an. Par ailleurs, la TVA intérieure hors pétrole à fin février 2019 est restée quasi stable, comparativement à la même période de l’année précédente.Quant à la taxe spécifique pétrole, elle a enregistré une progression de 10,5 milliards. S’agissant des dépenses, elles ont augmenté de 30,7% en variation annuelle pour s’établir à 635,9 milliards à fin février 2019. Cette progression reflète, essentiellement, les hausses des dépenses en capital et des transferts et subventions. En effet, les dépenses en capital se sont accrues de 92,0 milliards sur un an pour s’établir à 249,0 milliards à fin février 2019, sous l’effet, notamment, du renforcement des investissements financés sur ressources intérieures. Les dépenses en capital sur ressources extérieures, estimées à 56,6 milliards, ont, quant à elles, légèrement baissé de 5 milliards sur la période. Pour ce qui est des transferts et subventions, ils sont passés de 97,9 milliards à fin février 2018 à 143,4 milliards à fin février 2019, progressant de 45,5 milliards. Pour leur part, les charges d’intérêt sur la dette et la masse salariale, respectivement évaluées à 71,1 milliards et 117,2 milliards, ont crû de 76,6% et 10%. A l’inverse les dépenses de fonctionnement à fin février 2019 ont baissé de 29,5 milliards, comparativement à la même période de l’année précédente.Zachari BADJI

L’Ansd note une augmentation de 1,7% du Pib au 4ème trimestre 2018

https://www.lejecos.com/L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a publié sa Note sur le Pib trimestriel. «Au quatrième trimestre de l’année 2018, le Produit intérieur brut (PIB) en volume, corrigé des variations saisonnières (CVS), a cru de 1,7 % par rapport au trimestre précédent.

Les activités du primaire se sont accrues de 2,2%, celles du secondaire de 1,8% et celles du tertiaire de 1,4%. Quant aux taxes nettes de subventions sur les produits, elles ont enregistré une hausse de 2,4% sur la période sous-revue », lit-on dans le document reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).

Du côté de la demande, ajoute cette structure du ministère des Finances, la croissance économique, en variation trimestrielle, est soutenue par la consommation finale (3,9%), la formation brute de capitale fixe (4,8%) et les exportations de biens et services (18,0%).

Cette hausse a été atténuée par le recul des variations de stock sur la période sous revue. Les importations, pour leur part, ont  enregistré une hausse de 4,8%.

Selon l’Ansd, l’activité économique, au quatrième trimestre de 2018, a progressé de 6,8% par rapport à la même période de l’année 2017. Cette performance est liée à la bonne tenue des activités du primaire (+8,7%), du secondaire (+6,5%) et du tertiaire (+6,3%).

Sous l’angle de la demande, le regain d’activité économique au quatrième trimestre de 2018, par rapport au même trimestre de l’année précédente, résulte de l’amélioration de la balance extérieure des biens et services sous l’effet combiné de l’augmentation des exportations de biens et services (+32,5%) et du repli des importations de biens et services (‐0,9%).

Au titre du Produit intérieur brut en valeur, il est estimé à 3 798,2 milliards de FCfa au quatrième trimestre de 2018 et à 12 729,5 milliards de FCFA sur l’année 2018. Sur l’année 2018, la croissance de l’économique sénégalaise est ressortie à 6,8% contre 7,1% en 2017. Adou Faye

Fléchissement des prix de production industrielle au mois de février

https://www.lejecos.com/L’activité industrielle est marquée, au mois de février 2019, par un repli des prix de 0,1% selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd).

 Cette diminution fait suite à la baisse des prix dans les industries de production d’énergie (-1,8%), mécaniques (-1,3%), et alimentaires (-0,6%). Toutefois, le relèvement des prix dans les industries textiles et du cuir (+8,9%), chimiques (+1 ,6%), et des matériaux de construction (+0,2%) a atténué cette baisse, cette structure du ministère de l’économie, des Finances et du Plan.

Les prix de production dans les industries extractives, du papier et du carton, ainsi que ceux des autres industries manufacturières n’ont pas connu de variations sensibles sur la période. Relativement à ceux du mois correspondant de l’année précédente, les prix de production industrielle ont progressé de 0,9%, note l’Ansd. Les prix moyens au cours des deux premiers mois de 2019 ont crû de 1,2%, par rapport à ceux de la période correspondante de 2018. Adou FAYE

Secteur primaire : Une croissance de 2,2%, en variation trimestrielle

https://www.lejecos.com/Comparée au troisième trimestre de 2018, l’activité du secteur primaire a progressé de 2,2%, imputable à une hausse de la valeur ajoutée dans les sous-secteurs de la pêche (+11,0%) et de l’agriculture (+2,3%). Cette hausse a été amoindrie par la baisse de la valeur ajoutée de l’élevage et chasse de 0,8%.

L’information est de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) dans sa Note sur le Pib trimestriel.

Par rapport au quatrième trimestre de 2017, la valeur ajoutée du secteur primaire, en volume, a progressé de 8,7%. Ce résultat est expliqué par la performance de la pêche (+11,9%), de l’agriculture (+10,1%), de l’élevage (+4,0%) et de la sylviculture (+9,0%).

L’accroissement de la valeur ajoutée agricole est notamment favorisé par les bonnes récoltes de mil, sorgho, maïs, riz pady et autres céréales durant la campagne agricole 2018-2019. «La performance de la pêche est en liaison avec la hausse des débarquements. Sur une base annuelle, la valeur ajoutée du secteur primaire en volume a progressé de 8,5 % en 2018 », renseigne le document. Adou FAYE

Echanges entre l’Uemoa et le reste du monde : Un excédent global de 304,1 milliards enregistré en 2017

https://www.lejecos.com/En 2017, les échanges entre l’Union économique monétaire ouest Africaine (Uemoa) et le reste du monde ont connu un excédent global de 304,1 milliards. C’est ce que révèle le rapport sur la Balance des paiements et la position extérieure globale régionale de l’Uemoa.

Les transactions économiques et financières de l’Uemoa avec le reste du monde se sont traduites, au terme de l’année 2017, par une amélioration du solde global de la balance des paiements, en lien avec la hausse modérée du solde excédentaire du compte de capital ainsi que l’accroissement notable des flux nets de capitaux au titre du compte financier.

 «Au total, les échanges de l’Uemoa avec le reste du monde se sont soldés par un excédent global de 304,1 milliards en 2017 après un déficit de 946,8 milliards en 2016, en amélioration de 1.250,9 milliards », lit-on dans un rapport sur la Balance des paiements et la position extérieure globale régionale de l’Uemoa reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).

La Position extérieure globale nette (PEGN) s’est détériorée de 8,3%, en ressortant à -32.555,2 milliards à fin 2017 contre -30.057,4 milliards en 2016, en raison d’un accroissement des engagements (+1,6 point de % du Pib) plus important que celui des créances (+1,0 point de % du Pib). L’analyse de la structure géographique de la position extérieure globale nette de l’Uemoa à fin 2017 fait ressortir une situation débitrice aussi bien avec la Zone euro (-5.607,2 milliards ou -8,7% du PIB), son principal partenaire, qu’avec les autres régions du monde (-26.948,0 milliards ou -42,0% du Pib).

Quant au  compte des transactions courantes, il s’est dégradé en 2017 avec un solde déficitaire de 4.034,9 milliards après 3.244,1 milliards une année plus tôt. Cette évolution est en lien avec la hausse du déficit des biens et services ainsi que celui du compte de revenu primaire (revenus nets des facteurs), couplée à la baisse de l’excédent du compte de revenu secondaire (transferts courants nets).

Hors dons, le déficit courant s’est aggravé de 1,0 point de pourcentage du Pib en ressortant à 7,1% du Pib en 2017. «Le déficit des échanges de biens s’est détérioré de 24,4%, passant de 1.037,1 milliards en 2016 à 1.290,5 milliards en 2017, en raison du regain de dynamisme des importations, tirées par la hausse des cours internationaux de produits pétroliers, l’accélération des achats à l’extérieur des biens de consommation ainsi que la consolidation des acquisitions de biens d’équipement et intermédiaires, dont les effets ont été partiellement compensés par la hausse des exportations », renseigne la même source.

Concernant les échanges des services, ils sont ressortis déficitaires de 3.470,0 milliards en 2017, en hausse de 5,7% par rapport à 2016. Les pays de l’Union ont accru leur consommation de services spécialisés auprès des non-résidents notamment ceux relatifs aux travaux publics d’extension, d’aménagement et de modernisation d’infrastructures routières, portuaires et hôtelières ainsi que de mise en état des installations minières et pétrolières. La consommation des autres services s’est également accrue dans le secteur des télécommunications. Adou FAYE

PME : 12,5 millions € investis pour l’Afrique de l’Ouest francophone

http://www.rewmi.com/ Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) vient d’approuver une prise de participation de 12,5 millions d’euros dans le fonds de capital-investissement de première génération Adiwale Fund 1, qui cible les petites et moyennes entreprises (PME) à fort potentiel de croissance en Afrique de l’Ouest francophone.

Le fonds, avec une capitalisation cible de 75 millions d’euros, acquerra des participations minoritaires dans les PME qui sont bien implantées sur leur marché, qui ont un avantage concurrentiel et qui peuvent croître rapidement. Au plan géographique, le fonds privilégiera une poignée de pays où les perspectives économiques et ses propres réseaux ouvrent sur des opportunités. Le volume moyen des transactions du fonds oscillera entre 3 et 8 millions d’euros. Ainsi, précise la BAD,  la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Burkina Faso et le Mali sont les premiers pays ciblés, avant le Togo, le Bénin et la Guinée dans un deuxième temps. Tous sont aujourd’hui mal desservis par le marché mondial du capital-investissement. En effet, le fonds Adiwale 1 se concentrera sur trois grands secteurs,  à  savoir les services aux consommateurs (biens et services de consommation, éducation et santé, etc.), les services aux entreprises (services de transport, logistique, informatique, Internet et construction) et le secteur industriel (produits pharmaceutiques, agro-industrie, produits chimiques, etc.). « L’investissement de la Banque dans le fonds Adiwale Fund 1 améliorera les possibilités de financement et le soutien au renforcement des capacités des PME en Afrique de l’Ouest francophone », a déclaré Alhassane Haidara, responsable de la division des Industries et services non souverains de la Banque africaine de développement.Lancé en 2016, la société gestionnaire du fonds, Adiwale Partners, s’appuie sur une équipe de professionnels ouest-africains chevronnés qui cumulent, à eux tous, plusieurs décennies d’expérience dans le capital-investissement, les activités opérationnelles, le financement du développement et la gestion d’actifs en Afrique, en Europe et aux États-Unis. Grâce à l’investissement de la Banque, cette équipe devrait aider les sociétés bénéficiaires à créer davantage de valeur en améliorant leurs fonctions internes et en appliquant des pratiques exemplaires en matière de gouvernance.Sur le plan du développement, l’investissement de la Banque financera la croissance des PME africaines, ce qui se traduira en création d’emplois (directs et indirects, qualifiés et non qualifiés, pour les hommes et les femmes) et en recettes fiscales. Cela profitera aussi aux entrepreneurs locaux qui bénéficieront d’une expertise en gestion d’entreprise, tout en favorisant l’intégration régionale, car le fonds accompagnera les sociétés qui cherchent à s’étendre à l’échelle régionale. Enfin, cette prise de participation favorisera les pratiques d’excellence en matière de gouvernance d’entreprise et de développement du capital humain. De quoi impulser une hausse des chiffres d’affaires et une transformation économique. Zachari BADJI

182 logements sociaux pour les agents prennent forme, constate le Dg Mouhamadou Makhtar Cissé  

http://www.enqueteplus.com/Le directeur général de la Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé, a procédé, ce samedi, à l’inauguration de 182 logements sociaux destinés aux agents de l’entreprise à Sangalkam Noflaye, dans le cadre du projet ‘’Un agent, un toit’’.

Ce projet a été rendu possible grâce au Fonds de promotion économique et social (Fopes) de Senelec et l’accompagnement de la Banque de l’habitat du Sénégal (Bhs). Selon M. Cissé, cette action entre dans le cadre de la politique sociale de Senelec. ‘’Nous avons voulu, conformément au principe directeur du Plan Sénégal émergent, notamment dans son axe 2 portant sur le capital humain, faire de l’habitat social un vecteur de motivation de nos agents et de mobilisation des énergies à Senelec, parce que le toit est une contrainte, pour tous les Sénégalais, fondamentale, particulièrement pour les travailleurs’’, a expliqué le Dg de la société nationale.

‘’Nous avons l’ambition de permettre à chaque agent de Senelec d’avoir un toit pour améliorer ses conditions de vie et donc ses conditions de travail. En tant que manager, nous estimons que c’est l’homme qui est cœur du processus’’, a ajouté M. Cissé. La cérémonie a eu lieu en présence des agents de la société, du directeur général de la Bhs et de l’ancien Dg de Senelec, Abdourahmane Ndir, désigné parrain de la cité. Ce dernier a eu ‘’la généreuse et ingénieuse idée de créer le Fonds social de Senelec’’, a souligné M. Cissé.

Emu, son prédécesseur à la tête de l’entreprise s’est dit honoré d’être choisi comme parrain. M. Ndir a remercié M. Cissé de consulter et d’associer régulièrement les anciens dirigeants à toutes les activités concernant la marche de la société.

Diamniadio : Une dizaine de Ministères vont déménager après…

https://www.dakar7.com/Lentement, mais sûrement, le gouvernement s’apprête à déménager à Diamaniadio. Après l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, une dizaine de Ministères et leurs services vont s’installer dans les deux sphères ministérielles construites à Diamniadio . Selon des sources de Dakar7, ce déménagement devrait intervenir quelques jours après la formation du nouveau gouvernement pour le second mandat de Macky Sall.

Seuls les Ministères de souveraineté vont rester dans la capitale. Il s’agit du Ministère de l’Intérieur, de l’Economie des Finances, de l’Intérieur.

UNE NOUVELLE MESURE POUR SAUVER DAKAR DES EMBOUTEILLAGES

http://www.emedia.sn/Les Dakarois peuvent espérer bientôt une amélioration grâce à un nouveau plan d’urbanisme. Tout un symbole : la mesure a été adoptée lors du dernier conseil des ministres. C’est même le tout dernier projet de loi examiné durant le mandat finissant de Macky Sall, réélu pour un second qu’il entamera à partir du 2 avril.

La difficulté du trafic à Dakar, surtout aux heures de pointe, est un secret de polichinelle. La fluidité des véhicules pose d’énormes problèmes. Des embouteillages dans certains axes minent le décor dans la capitale. Mais avec le nouveau plan d’aménagement de l’urbanisme, horizon 2035, Dakar pourrait bien respirer. Ce projet de décret approuvant et rendant exécutoires le plan directeur d’urbanisme de Dakar et ses environs, horizon 2035 a été adopté mercredi, en Conseil des ministres.

Ce plan remplace celui de 2025 qui était en cours. « Il y a avait de goulots d’étranglement au niveau du trafic. Il est prévu, par exemple, de faire des échangeurs, particulièrement sur la Vdn, au niveau du rond-point Keur Gorgui et au niveau de Castor. Ce sont des projets mûris par l’Ageroute. Et, il y a même des phases de démarrage au niveau du rond-point Keur Gorgui », renseigne le Directeur du Développement urbain durable, de la Planification urbaine et de la Réglementation, Abdoulaye Diouf.

Une fois que ces travaux réalisés, l’on pourrait bien espérer une certaine fluidité au niveau de certaines artères de la capitale. « On est en train de décongestionner Dakar. Il faudra faire de telle sorte qu’il y aura pas d’embouteilles avec l’implication d’infrastructure et d’équipements dans certaines zones », révèle M. Diouf.

À noter que la révision du nouveau plan Directeur d’aménagement de l’urbanisme s’est faite grâce à la coopération japonaise. Babacar Fall

Mamadou Faye(Rfm Matin):«Les camionneurs maliens ne respectent pas…»

IGFM-Invité de Rfm Matin, l’administrateur du Fonds d’entretien routier autonome (Fera) a expliqué le budget de sa structure ne lui permet pas de s’occuper des grandes routes. Il a abondé la durée de vie des routes sénégalaise due en partie aux gros porteurs les camionneurs à respecter la surcharge. « Les camionneurs maliens ont du mal à respecter la surcharge et cela gâche les routes. Il y a des normes à respecter en matière de routes et parfois ce n’est pas le cas dans nos pays ».

Un «trou» de 17 milliards de FCfa découvert à la Bimao

Igfm-Le journal Libération révéle que le Directeur général de la Banque des institutions mutualistes d’Afrique de l’ouest (Bimao) a remercié, pour motifs économiques, 9 agents dont des cadres. Comme si ce sont les salaires de ces derniers qui sont responsables de la situation chaotique que traverse l’institution. Selon les informations du journal libération, la Bimao enregistre actuellement un «trou» de 17 milliards de Fcfa. Les causes de cette situation sont surtout à chercher au niveau des prêts non recouvrés qui s’élèvent à plusieurs milliards de FCfa. Des créances qui ont fini de mettre à genoux la banque puisque certains des bénéficiaires n’ont jamais remboursé. et la direction générale de la Bimao ne fait rien pour les y contraindre.

Abdou SECK, arboriculteur fruitier :  » Partager mon Savoir avec les jeunes générations, c’est ma plus grande passion « 

https://www.ndarinfo.com/ Sa passion pour les plantes s’est nourrie depuis sa tendre enfance au sein d’un famille d’agriculteurs Sérère. Elle le poussera à intégrer l’IFAC à Dakar pour une formation arboriculture fruitière. Son diplôme en poche,  El Hadji Abdou SECK sera affecté au jardin d’essai comme vulgarisateur, encadreur et multiplicateur en culture fruitière.

Ce passage lui a permis d’installer le projet fruiter de Ndiol grâce à un financement britannique. Cet amoureux des arbres sera par la suite détaché pendant 2 ans en Mauritanie.

Lorsqu’il revient au Sénégal, il se charge du jardin d’essai avant de prendre sa retraite. De 2013-2014, il enseigne au CIH et capacite des étudiants.

Aujourd’hui, il transfère son expérience dans une pépiniérie fruitière qu’il a installée en plein cœur de Cité Niakh. Un projet qu’il a lancé depuis 2014. Là il y forme des élèves, volontaires et des particuliers. « Ma plus grande passion, c’est de partager mon Savoir avec les nouvelles générations », dit-il.

Dans cet espace vert, lieu d’expérimentation, M. SECK y produit  des plantes fruitières florales, maraîchères et forestières. NdarInfo est allé à sa rencontre

Cas de Fraudes et de Prévarications au Ministère de l’Education Nationale sous Serigne Mbaye Thiam : Le Cusems/A saisit l’Ofnac

Objet : Saisine de l’OFNAC relative à des Cas de Fraudes et de Prévarications au Ministère de l’Education Nationale sous Monsieur Serigne Mbaye THIAM

A Madame la Directrice de l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption

Madame la Directrice,

Conformément à l’Article 3 de la Loi n° 2012-30 portant création de l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC), le Directoire National du CUSEMS AUTHENTIQUE vient par la présente saisir l’OFNAC par rapport à des Cas de Fraudes et de prévarications relevées par l’ARMP, relatifs à la gestion du Ministre de l’Education Nationale Serigne Mbaye THIAM.

Il convient de préciser Madame la Directrice que nous avons décidé de saisir l’OFNAC parce que dans un contexte où l’école sénégalaise traverse une crise majeure et où l’Etat du Sénégal doit énormément d’argent aux enseignants en terme de rappels d’avancement, de validation et d’intégration, il est inadmissible que des ressources publiques aussi importantes, selon l’ARMP,soient détournées sans coup férir.

D’emblée il convient de relever que selon l’ARMP, Monsieur Serigne Mbaye THIAM a créé au sein du Ministère de l’Education Nationale, des commissions internes non habilitées chargées du dépouillement des Demandes de Renseignements et de Prix en violation de la réglementation des marchés publics.

Madame la Directrice, les prévarications au niveau du Ministère de l’Education Nationale sont telles qu’elles déteignent gravement sur le pilotage du secteur.

Puisque l’OFNAC a été institué pour veiller sur la gestion de ceux qui sont aux responsabilités, nous mettons à votre disposition le Rapport de l’ARMP duquel nous avons extirpé ces quelques marchés fortement entachés d’irrégularités et de fraudes, à titre d’exemple.

D’abord concernant le marché de l’Acquisition de manuels scolaires de la 1ere étape du curriculum en approche par lescompétences » en deux lots attribué respectivement aux Editions des Ecoles Nouvelles Africaines Sénégal SA (EENAS) pour 342.030.645 CFA TTC et aux HACHETTESLIVRES SA pour un montant de 1.235.025.450 CFA TTC, l’ARMP a soulevé les manquements suivants :

ü Absence de l’avis de la DCMP sur le Dossier d’Appel d’Offres ;

ü Absence de l’Avis d’Appel d’Offres ;

ü Absence de la preuve de transmission du PV d’ouverture des Offres ;

Construction de 11 collèges de proximité de type rural dans les régions de Dakar, Thiès, Diourbel et Fatick attribué en quatre (04) lots comme suit :

Construction de 02 collèges à Dakar (CEM Seydina Issa Laye) attribué à EMB Mamadou NDIAYE pour un montant de 161.596.438 HT ;

Construction de 03 collèges à Thiès (CEM Thiadiaye II, CEM Tatene Sérere, CEM Chérif LO) attribué à KFE pour un montant de 243.863.675 HT ;

 Construction de 03 collèges à Diourbel (CEM Gawane, CEM Ker Mbaye, CEM Abibou NIASS) attribué à SES pour un montant de 255.633.663 HT ;

Construction de 03 collèges à Fatick (CEM NDIDOR, CEM Nioro Alasssane TALL, CEM Wardiakhale attribué à SETA INTERNATIONAL pour un montant de 262.885.943 HT.

Travaux de construction de 09 collèges de types rural dans les régions de Kaffrine, Saint Louis et Matam, 10 additionnelles au niveau des CEM des régions de Dakar,Matam, Diourbel, Tamba, Thiès, Saint Louis et Fatick attribué en cinq (05) lots comme suit n’ont pas été épargnés :

Construction de 03 collèges à Kaffrine (CEM Diameguene TP, Malem Hodar, CEM Koumpentoum dans la région de Tamba attribué à TECHNIMEX pour un montant de 246.769.679 HT ;

Construction de 03 collèges à Saint Louis (CEM Ndombo, CEM Thiangaye, CEM Guinaw rail) attribué à REBOTECH pour un montant de 248.676.238 HT ;

Les Travaux de réhabilitation des lycées Mariama BA de GOREE et Ahmeth FALL de Saint-Louis attribué en deux (02) lots comme suit ont connu le même sort, en sus des sommes faramineuses qui y ont été affectées de façon nébuleuse:

Réhabilitation du lycée Mariama BA de Gorée attribué à ESCI pour un montant de 868.623.272 HT ;

Réhabilitation du lycée Ahmet FALL de Saint Louis attribué à ETPE pour un montant de 140.189.277 HT.

En outre, l’ARMP affirme n’avoir obtenu aucun document relatif aux marchés suivants et par conséquent incapable de se prononcer sur les procédures de passation et d’exécution concernées:

Ø Travaux de réhabilitation d’infrastructures scolaires et murs de clôtures dans les établissements scolaires du Sénégal attribué en quinze (15) lots.

Ø Construction de 670 salles de classe de l’élémentaire dans les régions de Dakar, Kédougou, Kolda, Matam, Saint louis, Tamba et Thiès. Seuls les contrats signés avec les titulaires ont été mis à notre disposition ;

Ø Construction de 250 salles de classes CEM dans les régions du Sénégal ;

Ø Construction de 09 collèges de proximité dans les régions de Dakar, Tamba, Kaolack, Kolda, Thiès, Saint-Louis, Kaffrine, Ziguinchor et Fatick répartis en cinq (05) lots comme suit :

E.B.Y. : 180.200.371

 TECHNIMEX 165.553.992

 ETA PLUS 165.640.087

ESMB 175.064.801

SES 80.759.177

Il en est de même pour les marchés suivants :

Ø Marché de réhabilitation du bâtiment central du Ministère de l’Education nationale réparti en six (06) lots attribués comme suit :

ETPE pour un montant de 26.239.572 CFA;

SARSARA pour un montant de 4.921.196 CFA;

GIE THIAYTOU pour un montant de 25.668.210 CFA

ETDM pour un montant de 25.806.318 CFA

ETDM pour un montant de 12.266.909 CFA

EBIS pour un montant de 10.086.000 CFA

En ce qui concerne ce marché s’élevant à 104.000.000 CFA, il est important de relever qu’en le fractionnant en six (6) lots, Ministre Serigne Mbaye THIAM et sa structure interne non habilitée ont frauduleusement essayé de contourner le seuil de passation de marché qui était à l’époque fixé à 25.000.000 CFA pour les travaux.

Ø Construction de 3 lycées dans les régions de Kaffrine, Ziguinchor et Matam attribué à TECHNIMEX pour un montant de 193.798.323

Ø Equipement en matériels informatiques et de reprographie des 56 IDEN pour le projet palme attribué à Oumou Informatique pour un montant de 169.853.920 CFA TTC.

Impression de divers documents : outils de management des écoles attribué à l’imprimerie Tandian pour un montant de 13.371.760 CFA

Ø Acquisition de diverses fournitures pour l’examen blanc national attribué à Oumou Informatique pour un montant de 48.057.742 CFA

Pour ce qui est du marché passé par Appel d’offres Restreint:

Acquisition de matériel multimédia destiné au projet « ressources numériques de qualité pour tous » réparti en deux (02) attribués comme suit ;

Lot 1 attribué à SESA Technologies pour un montant de 102.984.217 FCFA et

Lot 2 attribué à Oumou informatique pour un montant de 755.495.000 FCFA, l’ARMP relève les irrégularités suivantes :

– Absence de l’avis de la DCMP autorisant l’utilisation de ce mode de passation sur le dossier mis à leur disposition ;

– Absence de preuve de transmission du PV d’ouverture des offres aux soumissionnaires

– Absence de publication des avis d’attribution provisoire et définitive du marché.

Le comble de l’ignominie relevé par l’ARMP a été que les qualifications des candidats ne sont pas toujours considérées dans la sélection des candidats à consulter.

Des entreprises spécialisées dans les Bâtiments et Travaux ont été invitées à soumissionner dans les DRP de restauration:

DRP (Demande de Renseignements et de Prix) pour la Restauration des participants à l’atelier de formation organisé par le PRESMST attribuée pour un montant de 14.950.600 FCFA TTC à SARSARA Construction;

Enfin, l’ARMP souligne dans le Rapport n’avoir obtenu aucun dossier concernant les avenants ci-dessous :

Ø Lot 1 : Avenant renouvellement relatif à l’entretien et la réparation de véhicules pour un montant de 35.000.000 attribué à Techno Afrique.

Ø Lot 2 : Avenant renouvellement relatif à l’entretien et la réparation de véhicules pour un montant de 50.000.000 F CFA attribué à Techno Afrique.

A la lumière de tous ces faits avérés parmi tant d’autres cités dans ce Rapport, vous conviendrez avec nous Madame la Directrice que ce qui se passe au Ministère de l’Education Nationale est un véritable scandale et il est impensable que cela reste impuni.

Ainsi, le CUSEMS AUTHENTIQUE demande que toute la lumière soit faite sur cette gestion calamiteuse des ressources publiques de notre pays, que le Procureur de la République soit saisi et que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur.

Dans l’attente d’une suite favorable à notre demande, nous vous prions de recevoir Madame la Directrice, l’expression de notre très haute considération. Fait à Dakar, le 29 MARS 2O19, Le Secétaire Général National du CUSEMS AUTHENTIQUE Dame MBODJI

AMADOU YÉRI CAMARA PORTÉ À LA TÊTE DU SAMES

Dakar, 31 mars (APS)- Le médecin-chef de la région médicale de Sédhiou (sud), Amadou Yéri Camara, a été porté à la tête du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) à l’issue du 5ème congrès ordinaire de l’organisation, a appris l’APS

Le nouveau secrétaire général du SAMES a été notamment désigné à l’issue d’un congrès clôturé samedi dans la soirée à Dakar.

Le docteur Camara, à la tête de la région médicale de Sédhiou en 2016, est un spécialiste en santé publique et est titulaire d’un diplôme de diabétologie de l’Université de Montpellier en France. Il a intégré le syndicat des médecins en 2005

Membre du bureau sortant, Yeri Camara a été dans son parcours syndical secrétaire général de la section nord couvrant les régions administratives de Louga, Saint-Louis et Matam, puis chargé de la formation syndicale à Sédhiou

‘’Malgré les efforts qui ont été faits, la situation socioéconomique des médecins sénégalais reste en deçà de nos espérances’’, a regretté le docteur Boly Diop à la tête du SAMES depuis sa création en 1992

Intervenant au congrès, le secrétaire général sortant a’’ félicité’’ et ‘’encouragé’’ les médecins pour les efforts consentis quotidiennement à tous les coins du paysSKS/AKS

Parmi les 93 médicaments interdits ou retirés du marché Français : 6 présents et vendus au Sénégal

https://actusen.sn/93 médicaments jugés nuisibles à la santé par la ‘’Revue Prescrire’’ ont été interdits de commercialisation ou retirés du marché en France. Mais, au Sénégal, aucune notification n’a été reçue pour un arrêt de commercialisation desdites substances. D’après SourceA, six (6) de la centaine de médicaments bannis au pays de Marianne sont présents et vendus dans nos Pharmacies.

En effet, la revue Prescrire a été catégorique et présente les médicaments répertoriés sur cette liste comme étant «plus dangereux qu’utiles» (…) car, «la balance bénéfices-risques est défavorable dans toutes les situations cliniques». On y retrouve le Toplexil, le Decontractyl et la Cimetidine Rectogesic, le ketek, l’uptravi, le lynparza.

Les trois derniers cités ont, cependant, été retirés de la liste des 93 pour diverses raisons. L’antibiotique télithromycine, Ketek a été retiré du marché. En ce qui concerne l’anticancéreux olaparib, Lynparza, «de nouvelles données ont montré que la balance Bénéfice/Risque n’était pas nettement défavorable». Et pour ce qui est du médicament contre l’hypertension artérielle pulmonaire sélexipag, Uptravi, «de nouvelles données sont en cours d’analyse par Prescrire».

Interpellée par nos confrères, la pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) estime tout simplement que: «ce qui est valable en France n’est pas forcement valable au Sénégal».

De son côté, le Directeur de la pharmacie et du médicament, Amadou Moctar Diéye expliqueque ‘’la plupart des médicaments cités disposent d’une autorisation de mise sur le marché français’’. Pendant ce temps, l’Ordre des pharmaciens, en ce qui le concerne lui, préfère faire le mort.

KAOLACK : INCINÉRATION DE 5 TONNES DE DROGUE ET 50 TONNES DE PRODUITS PROHIBÉS

Kaolack, 1er avr (APS) – Cinq tonnes de drogue et cinquante tonnes de produits impropres à la consommation ont été incinérées ce lundi, à Kaolack (centre) en présence des autorités administratives, des forces de défense et de sécurité et du procureur, a constaté l’APS.

‘’Nous avons voulu, à l’occasion de la semaine de la fête de l’indépendance, démarrer les activités par l’incinération de cinq tonnes de drogue et de 50 tonnes produits impropres à la consommation, estimées à plus de 100 millions de francs’’, a déclaré Al Hassan Sall, gouverneur de la région de Kaolack.

Selon lui, la drogue a été saisie par toutes les forces de défense et de sécurité confondues et les produits impropres à la consommation sont à l’actif de la brigade mixte coordonnée par le service régional du commerce.

‘’Nous avons voulu symboliser notre attachement par rapport à nos populations et à notre jeunesse mais aussi l’engagement des forces de sécurité à défendre l’intégrité du territoire mais surtout à défendre nos populations contre ce genre d’agression’’, a ajouté Al Hassan Sall.

Cependant, souligne M. Sall, la particularité de cet évènement est la saisie importante par les services de la Douane de 16 kilogrammes de méthamphétamine estimés à 2 milliards 500 millions de francs.

‘’Je veux mettre en exergue la saisie record de 3,5 tonnes de drogue parce que c’est une saisie généralement opérée au niveau des frontières, ce qui signifie que nous avons au niveau des frontières des forces de défense et de sécurité suffisamment formés et assez vigilantes pour faire face à ce genre de situation’’, s’est félicité le chef de l’exécutif régional de Kaolack.

Aussi, le gouverneur a félicité les forces de défense et de sécurité, appelant la population à être vigilante et à être aux côtés de celles-ci pour ’’une collaboration franche, sincère, loyale, au grand bénéfice des populations sénégalaises’’.AFD/AMD/MD

GENDARMERIE : 7722 PROCÉDURES POUR DES CRIMES ET DÉLITS EN 2018 (HAUT COMMANDANT)

Dakar, 1 er avr (APS) – Les militaires de la gendarmerie territoriale ont établi 7722 procédures pour des crimes et des délits commis sur le territoire national, au cours de l’année 2018, a indiqué le Haut commandant Cheikh Sène.
’’La gendarmerie territoriale est principalement chargée de remplir la mission de la police judiciaire qui comprend la contestation des infractions, la recherche des preuves, l’arrestation et la remise des auteurs présumés aux autorités judiciaires. Elle concerne aussi les concours apportés à l’administration pénitentiaire et à la justice’’, a-t-il expliqué dans un entretien paru lundi dans le quotidien Le Témoin.

’’Au cours de l’année 2018, les militaires de la gendarmerie territoriale ont établi 7722 procédures pour des crimes et des délits commis sur le territoire national’’, a t-il dit.
’’Du fait de nos actions, 7845 personnes mises en cause ont été arrêtées dans des affaires de tous ordres’’, a ajouté le général de division, haut commandant de la gendarmerie, Cheikh Sène.

Selon lui, plus de 5724 Kilogrammes de chanvre indien ont été saisies, soulignant aussi que plus de la moitié du bétail volé a été retrouvé et restitué. Et Sur les 4919 volées, 2914 bêtes ont été retrouvées.

 Aussi, il a insisité sur la place de choix occupés par les services de renseignement au sein de son commandement.
LE renseignement est une mission essentielle de la gendarmerie qui conditionne la réussite de notre action. Le renforcement de notre posture de lutte antiterroriste exige un effort sur le renseignement, ce qui justifie la mise en place d’une chaine spécialement dédiée à cette fonction’’, a t-il expliqué.

’’La gendarmerie reste un acteur important de la communauté du renseignement national et nous travaillons sur les ressources humaines et matérielles pour améliorer nos performances dans ce domaine’’, a t-il poursuivi.

La gendarmerie, selon le général de division, adapte régulièrement sa posture face à la menace cybercriminelle.

 ’’Elle dispose d’une plateforme nationale de lutte contre la cybercriminalité (PNLC), qui est dotée de laboratoires d’investigation numérique et de moyens techniques pour lutter efficacement contre la délinquance liée aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC)’’, a t-il dit. AMN/OID

RESTITUTION DES BIENS CULTURELS AFRICAINS : SAVOY ÉVOQUE SON OPTIMISME

Dakar, 31 mars (APS) – L’historienne d’art française, Bénédicte Savoy, a exprimé dimanche à Dakar son optimiste quant à la portée du débat sur la restitution à l’Afrique de ses objets culturels gardés en occident.

Prononçant la leçon inaugurale d’un colloque international portant sur ‘’le patrimoine matériel, immatériel et altérité’’, l’historienne française a souligné que les tentatives d’étouffement de ce débat ‘’paraissent moins efficaces’’ à la faveur de son appropriation par différents segments, notamment les jeunes.

Savoy a été chargée, avec l’universitaire sénégalais, Felwine Sarr de faire un travail consacré à la problématique de la restitution des biens culturels africains gardés en France. Ils ont, à la suite de ce travail recommandé par le président français, Emmanuel Macron, produit un rapport dénommé Sarr-Savoy.

Dans la foulée de sa publication, beaucoup de pays africains, dont le Sénégal, ont adressé des demandes de restitution de certains de leurs biens culturels gardés dans des musées en France

‘’On a fait en sorte que le public entende les conclusions. Ce n’est pas quelque chose qui est resté secret dans les tiroirs et dans les archives. Notre travail a été publié et les réseaux sociaux, la jeunesse et les autres canaux de diffusion de l’information vont faire que ce sujet aura une présence démocratique dans l’opinion’’, a assuré Bénédicte Savoy

Elle a rappelé que le même travail avait été fait il y a 40 ans par l’UNESCO, dirigée à l’épqoue par le Sénégalais, Amadou Moctar Mbow. ‘’ A l’époque, un mouvement de résistance avait été organisé au sein des administrations européennes pour empêcher sa restitution’’, a-t-elle soutenu

L’universitaire française a, à cet égard, invité les jeunesses d’Europe et de d’Afrique à connaître l’histoire des objets culturels africains qui est à la fois complexe et mal connue

‘’Les jeunes d’Europe et d’Afrique ont envie de savoir. A Berlin par exemple mes étudiants sentent que quelque chose ne va pas. Ils veulent changer les choses. Si toutes les jeunesses se mettent ensemble pour savoir, la vérité va se savoir. Cela est nécessaire pour que la société ne soit pas malade’’, a analysé Savoy

Sur la question de la restitution des biens culturels africains, l’historienne de l’art estime que les choses bougent beaucoup dans les pays d’Europe, notamment en Allemagne où des œuvres d’art ont même été remis à la Namibie.

‘’En France cela avance moins vite parce que préoccupée en ce moment par d’autres sujets relatifs au problème des +gilets jaunes+ et à la crise économique’’, a-t-elle souligné, non sans évoquer son espoir de voir les choses évoluer positivement.FKS/AKS

Cheikh Abdou Ndiaye viré de la Délégation au pèlerinage

Il a payé pour son engagement politique aux côtés de Me Madické Niang. Le Délégué Général au pèlerinage au lieu saint de l’Islam, Abdou Aziz Kébé a convoqué hier, Cheikh Abdou Ndiaye, chargé des affaires administratives et financières de la Délégation au pèlerinage et coordinateur régional de Louga de Madické2019, pour lui signifier que sur instructions du Premier ministre, il doit cesser immédiatement ses fonctions, prendre ses affaires et libérer son bureau. Une mesure jugée grave par les proches du concerné, puisqu’elle intervient en pleine période de préparation du pèlerinage

«TOUTES LES FRACTIONS DU MFDC SE SONT RETROUVÉES, SAUF SALIF SADIO…

http://www.dakarmatin.com/ En marge de la caravane initiée le week-end dernier à Mboro par l’ancien député Cheikh Tidjane Ndiaye, pour remercier les populations d’avoir voté pour Macky Sall, Robert Sagna s’est prononcé sur le processus de paix en Casamance. L’ancien maire de Ziguinchor a révélé qu’il y a eu récemment deux rencontres en Guinée Bissau, à l’initiative du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC). A cette occasion, indique-t-il, toutes les fractions du MFDC étaient présentes sauf Salif Sadio.

Robert Sagna était ce Week-end à Mboro, pour assister à la caravane initiée par l’ex-député Cheikh Tidjane Ndiaye qui tenait à remercier les militants, sympathisants et toutes les populations qui ont voté pour Macky Sall le 24 février dernier. En marge de la manifestation, le secrétaire général du Rassemblement pour le Socialisme et la Démocratie (Rsd) s’est prononcé sur le processus de paix en Casamance. Et c’est pour révéler que le groupe de réflexion pour la paix s’est rendu à deux reprises en Guinée Bissau (le 18 février et le 25 mars), à la demande du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC). A cette occasion, les deux parties ont échangé sur le processus de paix en Casamance. Même s’il refuse d’entrer dans les détails des discussions, l’ancien ministre de l’Agriculture parle de rencontres très importantes. D’autant qu’elles se sont déroulées en présence de toutes les factions, à l’exception de Salif Sadio. «Ce qui laisse penser que de grands pas ont été faits vers la paix en Casamance.

C’est la première fois que toutes ces factions se retrouvent dans ces conditions. Et rien ne dit que demain Salif Sadio ne se joindra pas à cette dynamique. Dans le passé, il y avait quatre maquis dirigés chacun par un chef. Si aujourd’hui, on constate une unité qui se construit, c’est un réel progrès», a-t-il indiqué avant d’ajouter : «lorsque des foras étaient organisés dans les zones, les combattants venaient y participer et Salif Sadio envoyait chaque fois des représentants. Je suis très optimisme. Il y a actuellement des avancées très significatives. C’est un dossier qui avance et le Président Macky Sall le suit très bien».

Évoquant les questions purement politiques, l’ancien ministre Robert Sagna qui détient le record longévité dans le gouvernement (25 ans de présence) et à la tête de la mairie de Ziguinchor (même nombre d’années) affirme qu’il n’est plus candidat à quoi que ce soit. «Nous sommes toujours dans la coalition Benno Bokk Yaakaar, mais l’activité politique du Rsd n’est pas statique, elle est permanente. Selon les évènements et les circonstances, notre parti se manifeste. C’est donc le cycle naturel des évènements politiques qui dicte notre organisation, nos comportements et nos propres décisions», explique Robert Sagna

 Scrutin du 24 février : «Ni vote ethnique, ni confrérique, ni régionaliste…»

https://www.senenews.com/ Le 24 février 2019, il n’y a eu ni vote ethnique, ni vote confrérique, ni vote régional, c’est l’analyse faite par l’économiste et chercheur Ndongo Samba Sylla, qui a croisé différentes données statistiques, notamment celles de l’agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) pour faire son décryptage.

Animant un panel samedi sur le thème «Élection au Sénégal : quels enseignements ? », le chercheur  a laissé entendre qu’en Afrique en général et au Sénégal en particulier, l’on se fait « une illusion  de démocratie» Pour lui, les élections à elles seules quelle que soit leur régularité ou leur transparence ne suffisent pas à faire une démocratie, alors qu’en Afrique, on a tendance à se proclamer « pays démocratique » parce que les élections se seraient bien passées. D’ailleurs, observe-t-il parler « d’élection démocratique » est absurde parce que les deux mots « démocratie » et élections » sont contradictoires . Déjà parler d’élection c’est  mettre en avant une élite.

«L’élection et une marchandise» et ne peut la gagner que celui qui a les moyens de se l’acheter dit-il se faisant sien la théorie de  Thomas Ferguson, professeur de science politique et auteur de « The Investment theory of party competition » qui dit notamment que pour être élu, il faut avoir suffisamment de fonds de campagne et pour avoir suffisamment de fonds de campagne, il faut trouver des investisseurs. Et naturellement après l’élection, il faut un retour d’ascenseur.

La marchandisation des élections,  c’est une réalité aux États-Unis, en France et c’est aussi réel au Sénégal, a soutenu le chercheur, citant l’élection et la réélection de Barack Obama ou de Nicolas Sarkozy. Celui qui gagne l’élection est celui qui mobilise le plus d’argent pour battre campagne.

Par analogie, la présidentielle du 24 février dernier a été gagnée par Macky Sall parce que c’est lui qui avait les moyens conséquents. « Macky Sall est le meilleur stratège électoral de toute l’histoire du Sénégal, il a gagné quasiment toutes les élections majeures depuis 2017». Le  constat fait par Ndongo, c’est que dans les département où le candidat Macky Sall a la chance de l’emporter, il y a un grand d’effort de  distribution des cartes  et inversement, là où il ne pouvait pas gagner, il n’y a pas un grand effort de distribution de cartes

« Une l’élection internationale »

Poursuivant son analyse, Ndongo Samba Sylla a estimé que la présidentielle du 24 février dernier n’était pas «une élection nationale mais une élection internationale » parce que fortement influencée de l’étranger. Il en veut pour preuve un article fait dans un célèbre journal américain qui présente Macky Sall comme le meilleur candidat, gage de stabilité, et donc bon pour les affaires par opposition à un candidat comme Ousmane Sonko, qui incarne l’incertitude, anti système voire dangereux pour les affaires.

D’ailleurs, ce dernier ne pouvait pas gagner du fait d’une certaine virginité politique, du manque de réseaux, du manque de moyens financiers et  d’absence d’une certaine caution  extérieure. Clairement, pour Ndongo Samba, la communauté internationale avait son candidat en la personne de Macky Sall.  De même l’opposition dans son ensemble, n’a pas réussi  compenser son manque de moyens financiers par  une meilleure  coordination en termes de présence dans les bureaux vote.  Elle a tété particulièrement absente dans les endroits où il y a de forte chances qu’elle perde.

D’après le jeune économiste et auteur de plusieurs ouvrages, avec l’avènement du pétrole est du gaz, il y a un risque de perversion de la démocratie au Sénégal parce que les pays étrangers vont de plus en plus s’intéresser au Sénégal et donc vont tout faire pour peser de tout leur poids sur les élections, en les finançant notamment, à travers des candidats. «Le pétrole et le gaz vont à l’avenir modifier en profondeur le jeu démocratique»

Sur un autre plan, Ndongo Samba Sylla explique que le système d’élection actuel au Sénégal est discriminatoire pour une catégorie de citoyens. A son avis, il serait souhaitable que le Sénégal reconnaisse « le vote blanc » comme la Colombie, la Mongolie ou encore le Pérou. Il faut bien que la voix de ceux qui estiment n’avoir pas eu aucun candidat satisfaisant puissent aussi l’exprimer leur position. Ce schéma de reconnaissance du vote blanc implique la possibilité d’invalider une élection si le vote blanc atteint un certain seuil et ne permettant pas donc à un candidat de franchir le cap des 50%.

Ndongo Samba Sylla participait à un panel samedi lors des 5è  rencontres période « Perspectives africaines » organisées par Leadership- Éthique- Gouvernance et Stratégiques pour l’Afrique (LEGS) sur le thème : « Démocratie et Transparence en Afrique? » ?Noël SAMBOU

4-Avril : Khalifa Sall sur la liste des détenus à gracier

http://www.seneweb.com/ Selon L’Observateur, « sauf changement de dernièrement », Khalifa Sall et Mbaye Touté seront libérés au lendemain de la fête de l’Indépendance. Le journal rapporte que l’ex-maire de Dakar et celui qui fut son directeur administratif à la mairie figurent parmi les prisonniers qui doivent bénéficier de la grâce présidentielle dans le cadre du 4-Avril.

L’Obs renseigne que la mesure était initialement programmée pour le 4-Avril de l’année dernière, au lendemain de la condamnation en première instance de Khalifa Sall et Cie. Mais les concernés avaient interjeté appel, ce qui leur ôtait d’office le droit d’obtenir une grâce. Celle-ci ne pouvant interdire qu’à l’épuisement de la procédure.

Cette fois-ci est la bonne avec la confirmation par la Cour suprême, ultime recours, de la condamnation de l’ex-maire de Dakar et ses co-accusés.

Soya Diagne,coordonnateur du Mouvement KAS : «Il n’est pas important d’être demandeur ou pas, mais que Khalifa retrouve les siens»

https://actusen.sn/La nouvelle d’une éventuelle grâce présidentielle dont pourrait bénéficier Khalifa Sall, a suscité des réactions chez le camps de l’ancien maire de Dakar. Si certains des partisans de Khaf’ disent n’être pas demandeur de cette grâce, d’autres, comme de le Mouvement des Khalifistes actifs du Sénégal ont une position différente.

Joint par Actusen.sn, le Coordonnateur dudit Mouvement accueille très bien cette nouvelle, si elle est vraie. En effet, Soya Diagne qui souhaite qu’il ne s’agisse pas d’un poisson d’avril, déclare que ce sera «avec plaisir». Car, pour lui, l’essentiel, c’est que Khalifa sorte de prison, qu’il soit libre». «Il n’est pas important d’être demandeur ou pas. Ce qui est important et qui prime au dessus de tout, c’est que Khalifa retrouve les siens. Sa maman qui est malade et ses enfants qui sont privés de la présence de leur père depuis deux ans», déclare-t-il. Puis ajoute : «si Macky Sall juge qu’il est temps de taire les divergences, c’est tant mieux».

Pour ce qui est de l’avenir politique de leur mentor, Soya Diagne confie à votre site qu’ils sont «en train de s’organiser au niveau interne» et des possibilités sont en train d’être étudiées. Il s’agit entre autres, des conditions de retour de Khaf’ au Parti socialiste ou de la création d’un nouveau Parti. «Tout cela nous y reviendrons en temps voulu. Mais pour le moment, nous voulons que Khalifa sorte parce sa place n’est pas en prison».

Babacar Diop : “Khalifa Sall doit bénéficier d’une amnistie et non d’une grâce présidentielle “

https://actusen.sn/Le leader des Forces démocratiques du Sénégal (Fds) n’est pas emballé par l’idée selon laquelle l’ancien maire de Dakar pourrait bénéficier d’une grâce présidentielle. En conférence de presse ce lundi au siège du Bokk Guiss Guiss, Babacar Diop, interpellé sur le sujet n’a pas caché sa déception. Pour lui, une grâce est insuffisante pour réparer tous les torts que Khalifa Sall a subis.

“Khalifa Sall a été arrêté injustement donc, pour réparer toutes les injustices qu’il a subies en prison, il doit bénéficier d’une amnistie et non une grâce présidentielle”, a plaidé le souteneur de Idrissa Seck lors de la présidentielle dernière.

Abordant dans le même sens que Barthélémy Dias, le leader des Fds a, à son tour, décrié les résultats issus du scrutin du 24 février dernier. D’après Babacar Diop, ces résultats ne reflètent pas la volonté populaire et “l’opposition doit être ferme et résolue dans sa position pour ne pas tomber dans un nouveau piège”.Mansour SYLLA (Actusen.sn) 

Dialogue politique : Macky envoie le Pm Dionne et ABC chez Wade

http://www.seneweb.com/ Hier, dimanche 31 mars, le Premier ministre, Mahammad Dionne, a été reçu par Wade au Terrou-Bi où l’ancien chef de l’État a installé ses quartiers. Le chef du gouvernement était en déplacement au nom du chef de l’État, dans le cadre de l’appel au dialogue lancé par ce dernier au lendemain de sa réélection.

Selon Le Témoin, qui donne l’information, Dionne était accompagné du médiateur de la République, Alioune Badara Cissé. Le journal ajoute que Wade était entouré de son épouse et de Me El Hadji Amadou Sall.

« Les prémices d’une réconciliation entre le père et le fils, et peut-être le retour de l’exilé Karim Wade ? » s’interroge le journal. Qui répond : « D’ici aux prochaines heures, les choses seront claires ».

Supposée rencontre entre Boun, ABC et Wade sur instruction de Macky Sall : Ça sent le poisson d’avril!

https://www.dakaractu.com/L’information a fait le tour de la presse. La rencontre annoncée entre le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, le Médiateur de la République Alioune Badara Cissé et Me Abdoulaye Wade au Terrou-Bi pour parler du dialogue lancé par le président Macky Sall ne s’est pas véritablement tenue. Dakaractu à câblé le Médiateur de la République ABC qui a infirmé l’information disant ne rencontrer ni le Premier Ministre Dionne ni Me Wade.

Ce que d’autres sources proches du pape du Sopi ont à leur tour confirmé, apprenant que Wade n’a pas rencontré de délégation envoyée par Macky Sall.

À Dakaractu, nous pensons que cette information relèverait d’un poisson d’avril de nos confrères et que l’information de cette rencontre tant reprise par la presse, n’a pas eu lieu.  Comme quoi…

Prestation de serment de Macky : Tony Blair,Sarkozy, Tshisekedi, Kagamé et Cie déjà à Dakar

http://www.seneweb.com/Il y aura du beau monde ce mardi au centre des expositions de Diamniadio. En effet, selon les informations détenues par Seneweb, de nombreux chefs d’Etat et d’ex-Présidents, sont déjà Dakar pour prendre part à la cérémonie de prestation de serment du Président Macky Sall.

Félix Tshisekedi, Président de la République démocratique du Congo (Rdc), Tony Blair, ancien Premier ministre britannique, Nicolas Sarkozy, ex-Président français, Paul Kagamé, le Président rwandais, Ségolène Royale, envoyée par le Président de la France, Emmanuel Macron, sont déjà à Dakar.

Ils trouvent sur place les Présidents burkinabé (Roch Marc Christian Kaboré), guinéen (Alpha Condé), libérien (Georges Weah), ivoirien (Alassane Ouattara), éthiopien (Sahle-Work Zewde), gambien (Adama Barrow), malien (Ibrahima Boubacar Keita), Nigérien (Mahamadou Issoufou), congolais (Denis Sassou Nguesso) et togolais (Faure Gnassingbé). Ainsi que l’ancien Président ghanéen (John Dramani Mahama), notamment.

Au total, ce sont 19 chefs d’Etat et de gouvernement qui sont attendus à Dakar et près de 25 autres délégations.

AU MOINS 15 CHEFS D’ETAT À DAKAR POUR LA PRESTATION DE SERMENT DU PRÉSIDENT SALL

Dakar, 1-er avr (APS) – Au moins 15 chefs d’Etat et de gouvernement sont arrivés à Dakar entre dimanche et lundi, pour prendre part mardi à la cérémonie de prestation de serment du président Macky Sall pour un second mandat.
Une dizaine de chefs d’Etat et de gouvernement ont foulé le sol sénégalais depuis lundi en milieu de matinée.

 Il s’agit des présidents de la République démocratique du Congo (RDC) Félix Tshisekedi, de celui du Nigeria, Muhammadu Buhari, ainsi que de leurs homologues de la Guinée Bissau José Mário Vaz, du Mali, Ibrahima Boubacar Keïta.

 Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire, le président nigérien Mahamadou Issoufou, Faure Gnassingbé du Togo, Denis Sassou Nguesso (Congo), de même que leurs homologues gambien Adama Barrow, mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz et rwandais Paul Kagamé sont également arrivés à Dakar.

Il y a aussi le président guinéen Alpha Condé, libérien Georges Weah, et éthiopien Sahle-Work Zewde.

Le chef du gouvernement ghanéen Yaw Osafo Maafo et le Premier ministre du Gabon Julien Nkoghe Bekalé sont aussi arrivés à Dakar.

Roch Marc Christian Kaboré, le chef de l’Etat burkinabè, est le premier dirigeant africain à avoir foulé fouler le sol du Sénégal dimanche, suivi de son homologue malgache Andry Rajoelina.

L’ancien président français Nicolas Sarkozy et l’ex-Premier ministre de la Grande-Bretagne Tony Blair sont également au Sénégal pour assister à la cérémonie de prestation de serment du président Macky Sall.

La cérémonie d’investiture du chef de l’Etat sénégalais pour un nouveau mandat de 5 ans est prévue au Centre des expositions du pôle urbain de Diamniadio, dans le département de Rufisque.BHC/BK

Investiture de Macky Sall : 19 Chefs d’Etat, 3 Premiers ministres et 53 délégations attendus

https://actusen.sn/La cérémonie d’investiture du président Macky Sall aura lieu ce 2 avril à Diamniadio. L’évènement sera rehaussé par la présence de plusieurs Chefs d’Etat et de Chefs de Gouvernement. En effet, d’après L’As, une vingtaine de chefs d’État, 3 premiers ministres et 53 autres délégations présidées par des ministres sont également attendus.

Investiture de Macky : Une vingtaine de chefs d’État africains,53 délégations attendus

http://www.seneweb.com/La cérémonie d’investiture du Président Macky Sall est partie pour battre des records de participation. Selon Le Quotidien, une vingtaine de chefs d’État, quatre Premiers ministres et 53 autres délégations conduites par des ministres seront à la prestation de serment prévue demain, mardi, au Centre des expositions de Diamniadio (Dakar Expo Center). Sans compter les représentants d’institutions internationales (Onu, Ua…) qui ne manqueront pas au rendez-vous. Les grands hôtels de Dakar et Saly ont été réquisitionnés pour loger ce beau monde.

La Déclaration de patrimoine du Président Macky Sall «ne doit pas faire l’objet un débat public », selon El hadj Kassé

https://www.pressafrik.com/Le ministre Conseiller et Chargé de la communication du président Macky Sall, El hadj Hamidou Kassé, veut faire taire le débat sur la déclaration de patrimoine du Président Macky Sall soulevée par le Forum du Justiciable. Selon lui, cette question ne doit même pas être un débat public parce que « forcément», le chef de l’Etat le fera comme il l’avait déjà » fait.

La déclaration de patrimoine que le président Macky Sall doit « forcément» faire, « on ne doit pas en faire un débat public, mais au Sénégal, on aime les débats », déclare-t-il.
El hadj Hamidou Kassé rappelle à cet effet que : «Le président Macky Sall a été le premier à faire une déclaration de patrimoine. Il s’est imposé cette obligation alors que le moment où il l’a fait, rien ne lui était nullement imposé ».

L’invité de l’émission Objection de Sud Fm de ce dimanche 31 mars 2019 de rassurer : « Il l’a fait et il refera la déclaration de patrimoine. Maintenant, c‘est au Conseil constitutionnel et au Président Macky Sall de dire exactement quand cette déclaration va être faite et dans quelle condition elle sera faite ».

Le ministre Conseiller et Chargé de la communication du président Sall de souligner : « qu’il est important de rappeler que pour le président Macky Sall la déclaration de patrimoine entre dans le cadre global de la bonne gouvernance, c’est-à-dire la transparence dans la gestion des affaires publiques qui impose que ceux qui sont en charge de la gestion de ces affaires publiques soient eux-mêmes transparents en terme de revenus, en terme de ressources, mais également en terme de pratiques concrètes dans leurs pratiques au jour le jour».Aminata Diouf

Jean Paul Dias–«Ce n’est pas du chantage, mais nous voulons des ministres»

iGFM – (Dakar) Allié de la première heure de Macky Sall, les membres de la Coalition Macky 2012 ont manifesté vendredi lors d’un dîner de gala, leur souhait de travailler avec le président Macky Sall dans le prochain gouvernement. Jean Paul Dias espère des postes pour des membres de Macky 2012 qui sont loyaux, selon lui. « Nous espérons que dans le prochain gouvernement, il y aura des gens de Macky 2012. Ce n’est pas du chantage, mais c’est la réalité. Je pense que ceux-là ne vont pas agir de la même façon que beaucoup d’autres » a dit le leader des Blocs Centrristes Gaindé (BCG), Jean Paul Dias selon l’As.

Babacar Justin Justin Ndiaye: « le Pds est patrimoine de Me Wade et il le léguera à son fils »

https://www.leral.net/Ceux qui aspirent à diriger le Parti démocratique sénégalais un jour, en dehors de Karim Wade, peuvent d’ores et déjà aller voir ailleurs. C’est du moins l’avis de Babacar Justin Ndiaye. Invité de l’émission Faram Facce de la TFM, le politologue a indiqué que le « PDS est un patrimoine de Wade et il va le léguer à son fils ».

Babacar Justin Ndiaye ajoute d’ailleurs que « la seule raison qui peut motiver sa participation au dialogue politique est une amnistie pour Karim Wade. La question d’une alternance à la tête du pays ne l’intéresse absolument pas ».

Et tant pis pour ceux qui peuvent se sentir offusqués. « Qui paie commande, il a créé son parti et l’a financé jusque-là », martèle l’analyste politique.

Babacar Justin Ndiaye : « ce serait une contradiction qu’Abdou Diouf participe au dialogue national »

https://www.leral.net/L’analyste politique Babacar Justin Ndiaye ne voit pas d’un bon œil, une éventuelle participation de l’ancien président Adbou Diouf, au dialogue national lancé par le chef de l’Etat, Macky Sall.

« Ce serait une contradiction qu’Abdou Diouf participe au dialogue national », a en effet, déclaré le politologue dans l’émission Faram Facce de la TFM. Babacar Justin Ndiaye rappelle qu’Abdou Diouf s’est mis en retrait de la vie politique sénégalaise depuis qu’il a quitté le pouvoir.

« A chaque fois qu’on lui a posé des questions sur le Sénégal, il a répondu qu’il ne parlerait plus de la politique au Sénégal ». Et de poursuivre, « au plus fort de la crise, lors des événements du 23 juin alors que le Sénégal faisait l’actualité à travers le monde, la seule chose qu’il a daigné dire, c’est ‘’je prie pour mon pays’’ ».

Toutefois, fait-il remarquer, « depuis un certain temps, on a remarqué un rapprochement entre lui et Macky Sall« .

Locales 2019 : Awa Marie Coll Seck candidate

http://www.emedia.sn/Eva Marie Coll Seck voudrait-t-elle se lancer en politique ? Tout laisse à le croire. Un des responsables, proche de l’ancien ministre de la Santé, avec qui nous avons pris langue, renseigne que leur mouvement politique : Comité en Mouvement pour l’éthique des valeurs et de l’action (Comeva), compte présenter des listes aux prochaines élections locales prévues au mois de décembre prochain. À en croire ce proche de l’Ambassadrice de l’initiative pour l’élimination du Paludisme au Sahel, cette hypothèse est bien envisagée dans le Comeva.

L’on se rappelle que ce mouvement avait été porté sur les fonts baptismaux en pleine campagne pour les élections Législatives du mois de juillet 2017.

Remaniement, réélection de Macky, dialogue politique : Les vérités de Thierno Lô

http://www.rewmi.com/Thierno Lô, leader de la coalition « Adiana », a été, ce samedi, l’invité du Grand Oral. Sur les ondes de la 97.5 Rewmi FM, il est revenu sur la prestation de serment, la formation du nouveau gouvernement, l’appel au dialogue, entre autres sujets. Morceaux choisis.

 Formation du nouveau gouvernement

« Avant de se prononcer sur ce sujet, laissez-moi d’abord vous précisez quelque chose qui est très important. Nous sortons d’une élection présidentielle très apaisée. Le peuple sénégalais a désigné un Président de la République qui doit prêter serment le 2 avril prochain. Il lui appartiendra de choisir les compétences sénégalaises avec qui il doit partager la lettre de mission confiée par le peuple sénégalais. Il faut dire qu’il lui revient à lui tout seul de faire les choix qu’il faut. Donc, je ne vais pas perdre mon temps à parler d’un domaine réservé qui ne saurait me concerner. La seule chose que je souhaite, c’est qu’il puisse choisir les meilleurs d’entre nous pour travailler pour le bien-être du peuple sénégalais. Concernant la formation d’un gouvernement de technocrates ou non, seul le Président Sall est habilité à répondre à cette question. Mais, je lui souhaite de réaliser ce pourquoi il a été élu pour que le Sénégal puisse faire un grand bond en avant, pour que le bien-être soit la chose la mieux partagée. Et que nous puissions constituer un ensemble de Sénégalais conscients pour relever les défis qui intéressent le Sénégal. »

L’appel au dialogue de Macky

« Je disais, à la veille des élections, que le Président Sall est le meilleur profil parce qu’une fois réélu, il n’aura pas de pression. Ce que je disais était des convictions très fortes. Certains m’ont injurié à l’époque, mais cela ne m’a jamais fait mal. Je me suis dit que ce sont des choses qui se font de manière cagoulées dans des espaces qui devraient être des espaces d’échange et que certains utilisent pour injurier. Je ne leur en veux pas parce qu’ils ne me connaissent pas. Ils se font des subjectivités et il y’a des gens qui le font pour se défouler. Mais, je parvenais à leur dire chers compatriotes apprenons à débattre sans nous battre. Certains ont compris et ont repris ce mot et on a commencé à changer et à faire appel à un débat de programme. Nous avons poussé les gens à mieux discuter. Je disais aussi que le Président Sall est le candidat de la stabilité. C’est vrai et la preuve, on a eu des élections apaisées. Par la suite, il a tendu la main pour un appel au dialogue et il faut fertiliser cette intention là pour que nous puissions faire face aux défis qui nous interpellent tous. On doit mettre ensemble nos intelligences, nos énergies pour la mise en œuvre de la lettre de mission confiée par le peuple sénégalais. Il a décliné un programme ambitieux pour tenter de faire bouger tous les secteurs ; pour faire du pays un pays plus qu’émergent. Il faut qu’on l’encourage pour ce dialogue. Par la même occasion, le fichier électoral doit faire l’objet de dialogue. Je suis gêné par le fait qu’il y a toujours des discussions à la veille des élections. Je veux qu’on discute définitivement du fichier pour que personne ne le touche. Qu’on ne parle plus de processus, mais de programme à valider pour choisir ou reconduire des hommes. Ça doit être le problème de tous les Sénégalais. Tout le monde doit pousser pour que ce dialogue ait lieu et que nous puissions discuter de cela… »

Quelle place pour les alliés dans ce nouveau gouvernement ?

« … Deuxièmement, qu’on puisse faire toutes les réformes pour que ce pays se penche sur des débats de programme, de développement pour booster tel ou tel secteur afin que le Sénégal puisse être un pays émergent. On n’a pas besoin de dialoguer pour un partage de pouvoir. Ça, c’est du ressort du Président de la République. C’est la constitution qui lui permet de choisir qui doit l’accompagner. Laissons-lui cette prérogative et venons discuter sur les choses que nous avons en commun : nos ressources minières, les différentes réformes qui doivent booster notre économie, des incitations qui doivent permettre aux investisseurs de venir, comment faire aujourd’hui pour booster notre secteur privé, etc. Donc, la formation d’un gouvernement ne peut pas concerner tout le monde. Et, les gens qui seront appelés ont la prérogative de dire oui ou non. Mais personne ne peut transformer le pays en un Etat qui baigne dans l’irrationnel, courir derrière des lobbies, essayer de créer des trucs comme ça pour attirer son attention ou pour faire du n’importe quoi. Moi, je pense que chacun doit rester dans son couloir, continuer son travail et laisser le Président de la République de prendre la décision qui est conforme à ce que la constitution lui permet. »

Refus de Sonko et Idy de participer au dialogue

« Il faut dire que ce dialogue n’est pas un dialogue entre politiciens. Quand le Président de la République dit qu’il tend la main, il s’adresse à tous les Sénégalais. Pour ce qui est des problèmes politiques, il y a des cadres pour les régler. Les questions d’ordre politique se règlent au niveau du Ministère de l’Intérieur qui s’occupe du processus. Donc le dialogue est une question qui intéresse tout le monde pour discuter de tous les problèmes qui se trouvent sur la table. Il n’y a pas de préalable à faire. Les problèmes juridiques concernant Khalifa Sall et Karim Wade ne sont pas à régler dans le cadre d’un dialogue. C’est un problème que le Président de la République doit pouvoir régler avec les intéressés, leurs familles, leurs avocats et prendre les décisions que lui permet la constitution. Au Sénégal on fait trop d’amalgame. Pour que le Président de la République puisse venir gracier Karim Wade ou sortir Khalifa Sall de prison, mais il sait ce que la Constitution lui permet. Donc, il n’a pas besoin d’un dialogue pour le faire. Personne ne peut le contraindre à le faire s’il ne veut pas le faire. Et pour le faire, il n’a pas besoin de la permission de qui que ce soit. Par ailleurs, ce n’est pas parce que j’ai participé à une élection présidentielle et que j’ai perdu que si le vainqueur me tend la main je dois refuser. Ce n’est pas un bon comportement parce que si tu as un programme, il faut chercher un point de convergence pour atteindre l’objectif qui nous est commun. »Cheikh Moussa SARR

Ouza Diallo : « Macky Sall doit se départir de ses alliés »

http://www.seneweb.com/Le musicien Ouza Diallo pense que pour son deuxième mandat, Macky Sall doit se séparer de ses allies et faire cavalier seul. Invité de l’émission « Face to face » diffusée par la Tfm, l’artiste avance que le chef de l’État est depuis sept ans pris en otage par ses alliés.

Ouza Diallo : « Pourquoi j’ai voté Macky Sall… »

http://www.seneweb.com/ Le musicien Ouza Diallo était, ce dimanche, l’invité de l’émission Face to Face sur la Tfm. Une occasion pour lui de revenir sur son engagement politique en faveur du Président Macky Sall, notamment lors de la dernière présidentielle. Il rappelle qu’il fait partie d’un mouvement panafricaniste qui, à la veille des élections, a fait une comparaison entre les différents candidats en lice.

« Il y avait deux voies a suivre : l’une regroupait Macky Sall, Idrissa Seck, Madické Niang et El Hadji Issa Sall, tandis que l’autre, plus radicale, était incarnée par Ousmane Sonko », distingue Ouza Diallo avant de renseigner qu’après concertation, les membres de son mouvements ont opté pour Macky Sall.

À ses yeux, la voie empruntée par Ousmane Sonko, plus protectrice, voire nationaliste, celle de ses convictions (« J’aime cette voie car je suis un panafricaniste »), les Sénégalais ne sont prêts pour s’y engager. Alors Ouza a tranché : « Par expérience je savais qu’il (Sonko) n’avait pas de chance de remporter la présidentielle. Alors nous avons choisi majoritairement Macky Sall pour lui permettre d’achever ses projets. »

Ouza Diallo: « Je vois Mimi Touré pour remplacer Macky Sall en 2024 »

https://senego.com/Ce dimanche, l’artiste Ouza Diallo, était l’invité de la populaire émission Face to Face de TFM animée par Aissatou Fall.

À la question de la journaliste « qui voyez-vous pour remplacer Macky Sall en 2024 ?« , l’artiste connu pour son franc-parler et son engagement politique a répondu directement  » je vois Mimi Touré en raison de ses qualités intellectuelles et éthiques. Malgré toutes les épreuves et attaques qu’elle a subies, elle a tenu bon en faisant preuve de combativité, de dignité et de loyauté. Et pourquoi pas une femme pour diriger le Sénégal? ».

Voilà qui va relancer le débat sur la succession de Macky Sall qui entame son dernier mandat de cinq ans à partir du 02 avril prochain.

Diégane Sène, secrétaire général de l’URD : «Djibo Ka a contribué au renforcement de la démocratie du Sénégal à partir des années 97-98»

https://www.dakaractu.com/En marge de la célébration du 2e anniversaire de la Convergence Citoyenne pour l’Espoir et l’intérêt du Djoloff (CONCEID), un mouvement politique porté sur les fonts baptismaux par Bakhao Fall, responsable politique à Linguère, le chef de file de l’Union pour le Renouveau Démocratique Diégane Sène a déclaré que la formation politique qu’il dirige « est vivante dans plusieurs départements du pays. Nous avons un parti national, un parti qui est présent et qui vit malgré le manque de moyens pour se déployer autant que les autres. »

Pour le rénovateur en chef qui animait un panel sur la vie et l’oeuvre du petit berger peulh avec le professeur Fary Silate Ka et Demba Arame Ndiaye, conseiller technique en communication du ministre de l’habitat, « ce qui compte c’est l’engagement, la volonté, la détermination et l’action sur le terrain et ils (les responsables de l’Urd) font tout pour que cela perdure, car Djibo Ka a participé au renforcement de la démocratie du Sénégal à partir des années 97-98.  »
Lors de cet anniversaire qui a commencé par un investissement humain au centre de santé de Linguère et la lecture du Saint Coran en la mémoire de Feu Djibo Leyti Ka, l’ombre de l’enfant de Thiargny a plané durant la tenue du panel qui a enregistré la présence de plusieurs personnalités de Linguère.

Laser du lundi : Nous sommes des Peulhs, des Dogons et collectivement des jouets ensanglantés de la France Par Babacar Justin Ndiaye

Le massacre perpétré, le 23 mars dernier, dans le village d’Ogossagou (région de Mopti) a soulevé une houle de colère amplifiée par une émotion sans cesse croissante et prolongée par une indignation difficile à éteindre, notamment en Afrique de l’Ouest. C’est juste. C’est logique. C’est normal. Et, surtout, c’est louable pour les Africains concernés et indignés qui ne doivent, sous aucun prétexte, laisser le monopole de la dénonciation et de la condamnation à l’opinion internationale. Cependant, l’émotion ne doit pas débouter la raison. La colère ne doit pas renforcer la myopie sur la dramatique actualité malienne.

Toute lecture hystérique de la tragédie d’Ogossagou, en particulier, et des évènements du Mali, en général aide et aidera, longtemps encore, les pêcheurs en eaux troubles qui ont suffisamment troublé les eaux, conformément à un agenda truffé de sous-agendas bien cachés. En effet, il fallait être le roi des naïfs, pour croire que la France avait déclenché SERVAL, en janvier 2013, puis ajouté BARKHANE, en août 2014, dans le but philanthropique de « libérer » bénévolement le Mali des griffes de l’intégrisme religieux et armé. Les jeunes soldats aux yeux bleus et aux cheveux blonds ne crapahutent pas et ne meurent pas sous le chaud soleil du Sahara-Sahel, pour les beaux yeux des Bambaras. La contrepartie existe. La France qui digère et « calédonise » Kidal (la Nouvelle Calédonie du désert est en gestation) voit-elle vraiment d’un mauvais œil, l’abcès de fixation que constitue le brasier intercommunautaire dans ce Macina qui est la passerelle ou le tampon géographique entre le Sud et le Nord du Mali ? Bien au contraire. La meilleure manière de fortifier le Protectorat franco-touareg de Kidal n’est-elle pas de donner indéfiniment du fil à retordre à l’armée régulière et au gouvernement central de Bamako ? Ne tombons pas bêtement dans un piège très destructeur et bien dissimulé !

De 1960 à nos jours, le Centre du Mali n’a jamais brûlé ; en dehors des conflits de routine et de basse intensité entre éleveurs et agriculteurs. Mieux, Mopti est le berceau d’un des Présidents du Mali, en l’occurrence, le Général Amadou Toumani Touré dit ATT. Question : pourquoi ce havre de coexistence durablement paisible entre les sédentaires Dogons, les éleveurs Peulhs et les pêcheurs Bozos, s’est subitement transformé en crématoire pour tous ? Chronologiquement, l’enchainement des faits est saisissable. C’est la naissance du Front de Libération du Macina (un avatar de l’irrédentisme et du djihadisme armés au Mali, créé par le Peulh Amadou Kouffa) qui a mis le feu aux poudres. Son messianisme porté par les armes et non par une pédagogie persuasive ou pacifique, s’est heurté à l’hostilité tardive mais lourdement armée des Dogons et des autres ethnies qui peuplent les Plateaux du Macina, la Boucle intérieure et le Delta central du Fleuve Niger. Historiquement, Amadou Kouffa porte donc la plus grande part de responsabilité. Lui (Amadou Kouffa) qui, sans légitimité et en dehors de tout référendum, désire islamiser à outrance, par le fer et par le feu, d’autres compatriotes. Evidemment, tous les Peulhs de la région de Mopti ne partagent pas les vues et les méthodes d’Amadou Kouffa qui s’appuie notoirement sur des Katibas arrivées du Nord et cataloguées pro-Iyad Ag Ghaly. Loin s’en faut. Tout comme la majorité des Dogons ne bénissent pas les agissements démentiels de la milice Dan Na Ambassagou ou Amassagou.

Manifestement, l’horrible déflagration était planifiée, avec un décor machiavéliquement planté. L’ethnie transfrontalière et transnationale des Peulhs n’a pas été choisie fortuitement. Ainsi, l’épicentre des massacres se situe au Mali, mais les échos sous-régionaux de la boucherie sont et seront toujours – à cause justement de la trans-territorialité de la communauté peulh – plus déstabilisateurs, en termes de tonalité et d’échelle. Le face-à-face Peulhs-Dogons est donc très clairement recherché. En effet, beaucoup de Dogons sont superficiellement musulmans et/ou chrétiens. Mais tous les Dogons restent profondément animistes et, par conséquent, réfractaires au prosélytisme forcé et forcené d’Amadou Kouffa. A ce propos, peu de gens savent que les Dogons possèdent une franc-maçonnerie appelée le « Siggi » et une autre dite le « Lébé » plus hermétiques et plus ésotériques que leur lointaine sœur d’Angleterre.  Avec des pratiques plus exigeantes que celles qui sont en vigueur dans le Rite Ecossais. Lire les travaux de l’ethno-anthropologue Marcel Griaule et le livre intitulé « Noces sacrées » de Seydou Badian Kouyaté qui donnent des aperçus sur la cosmogonie dogon et au-delà. Bref, ceux qui allument le Centre du Mali savent bien s’y prendre. Depuis la fin (sans fin) de la colonisation, la doctrine de la France en Afrique est intangible. De Jacques Foccart à Frank Paris : « La France flatte le Président, ménage l’opposant et aide le maquisard ». Des œufs répartis dans trois paniers. Au Mali, on flatte Ibrahim Boubacar Keita, on ménage Soumaïla Cissé, on aide Alghabass Ag Intalla du MNLA, on épargne Iyad Ag Ghaly du GSIM et on fait semblant de tuer Amadou Kouffa. Quel merdier que le Mali !

PS : Nos voisins Peulhs et autres Toucouleurs de Mauritanie sont tombés dans le piège. Le 28 mars dernier, ils ont manifesté devant l’ambassade du Mali à Nouakchott, en traitant le Président IBK « d’assassin ». Une manifestation autorisée par le gouvernement et encadrée, avec une curieuse bienveillance, par la Police du Général Mohamed Abdelaziz. C’est vraiment surréaliste dans un pays où la plus petite protestation de l’anti-esclavagiste et fervent abolitionniste Biram Dah Ould Abeid est rudement réprimée. Décidément, la colère – même justifiée et légitime – demeure l’ennemie numéro 1 de la lucidité. En effet, les Peulhs-Toucouleurs qui ont manifesté en faveur des victimes d’Ogossagou, ne peuvent pas le faire, sur place, contre le bourreau d’Inal, le Colonel Sid ‘Ahmed Ould Boïlil, le féroce superviseur de l’exécution de 300 éléments Al Pulhar de l’armée mauritanienne, sous les ordres de l’ancien Président Ould Taya. Les morts d’Ogossagou ont-ils effacé des mémoires, les victimes de Oualata et d’ailleurs, comme l’écrivain Tène Youssouf Guèye et le Lieutenant Ba Abdoul Khoudos ? Rappelons que le Lieutenant Ba et ses complices ont été fusillés pour un coup d’Etat projeté et déjoué. Alors que le capitaine arabo-berbère Saleh Ould Hanena a démarré son putsch, affronté les blindés des unités loyalistes et provoqué la mort du CEMGA de l’époque. Il n’est pas au cimetière. Il a un destin d’ex-député toujours en vie. En Mauritanie, les Al Pulhar insultent IBK et oublient de demander l’extradition et le jugement de Maaouya Ould Taya. Au Sénégal, les Toucouleurs ont assisté impassiblement au jugement de Hissène Habré par les Chambres Extraordinaires Africaines, sans exiger celui de l’Africain Ould Taya qui côtoie Karim Wade dans un exil doré au Qatar. Qui disait que « la raison est hellène et l’émotion est nègre » ? Les théories enflammées des FLAM sont-elles désormais caduques ?

Hippopotame de Kédougo : « La décision d’abattre l’hippopotame n’était nullement l’intention des autorités… Elle est due à un manque de moyens matériels… » (Commandant Moussa Ndour)

https://www.dakaractu.com/Selon le commandant Moussa Ndour,  responsable de la Zone d’intérêt Cynégétique (ZIC) de la Falémé et chef de la Faune de Kédougou, « la décision d’abattage de l’hippopotame, qui a dérangé toute la quiétude des populations de Kédougou, n’était nullement l’intention des autorités en charge de la question, mais elle est due à un manque de moyens matériels auquel le service fait face pour immobiliser l’animal. »
Toujours selon lui,  « dans des situations pareilles la première option à faire c’est de neutraliser l’animal, mais malheureusement nous ne disposons pas de neutralisants… »

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 01/04/2019

Le Cosec lance une bourse de fret pour les transporteurs 

A côté des aires de repos et de stationnement, le Conseil Sénégalais des Chargeurs (Cosec) avait également, comme sujet de discussion, le lancement de la bourse de fret Dual au Sénégal. Selon le Dg du Cosec, Mamadou Ndione, la bourse de fret est une recommandation du Comité Inter Etats de Lutte contre la Sècheresse au Sahel (CILSS) qui date des années 1980. Selon Mamadou Ndione, cette structure exhorte les conseils des chargeurs de créer des lieux de rencontres entre l’offre et la demande de transports de marchandises dans le cadre de la lutte contre la sécheresse. A l’en croire, il est important d’avoir un cadre qui permet de rationaliser le transport. «Souvent, la plupart des transporteurs, à l’aller ont forcément des marchandises, mais au retour, ils rentrent vide. Ce qui n’est pas rationnel. C’est pour cette raison que la bourse est mise en place afin de permettre au transporteur qui va, par exemple à Saint-Louis, d’avoir toute une palette d’offres de marchandises. Pour cela, les transporteurs doivent s’inscrire sur une plateforme mise en ligne par le Cosec. Il s’agit de rationaliser le transport pour avoir un fret à l’aller comme au retour. Ce fret aura des incidences sur le coût du transport, la compétitivité du pays, mais également sur le panier de la ménagère, affirme-t-il.

Le mouvement «Réélisons Macky Sall Falatko» 

La plateforme «réélisons Macky Sall Falatko» a organisé samedi dernier une cérémonie de Sargal à l’endroit de Mamadou Moustapha Fall. Selon l’initiateur de cette journée, Omar Baylo Ba, responsable politique à Kolda, ils se sont réunis pour honorer leur leadeur qui a participé à 100 % à la réélection de Macky Sall au premier tour. Selon lui, les apéristes ont réussi à avoir des informations au quotidien via Facebook et WhatsApp sur les réalisations de Macky Sall grâce à leur plateforme. « Ces infos nous ont permis de communiquer dans les différentes localités à travers leur base politique partout dans le monde. Notre travail de dur labeur a permis à Macky Sall d’être réélu au premier tour», renseigne-t-il. Prenant la parole, Mamadou Moustapha Fall indique qu’il est ému et surpris par ce geste de la part de ses amis. L’initiateur de la plateforme « réélisons Macky Sall Falatko», affirme que soutenir Macky Sall est un sacerdoce. «Mon ambition est que le Sénégalais qui se trouve au fin du pays se sente impliqué dans le programme du chef de l’Etat. Ce qui m’intéresse, c’est l’ensemble. Il faut être altruiste et toujours penser aux autres», déclare-t-il.

La colère des populations de Sinou Mbaarick 

Les populations de Sinou Mbaarick, localité située dans la commune de Méouane et à 2 kilomètres de Mékhé, dans le département de Tivaouane, ont étalé ce week-end leur mal vivre dans la rue, en brandissant des lampes tempêtes. Pour Moustapha Guèye qui porte leur parole, il est inacceptable qu’un village fondé vers 1800 souffre de problèmes d’eau, d’absence d’électricité, de poste de santé et de l’absence même d’une école. A en croire Moustapha Guèye, il n’existe dans le village que deux robinets qui ne peuvent pas satisfaire les besoins de la population. Par conséquent, l’Etat doit faire en sorte que les maisons puissent avoir des robinets. Il ajoute que l’électricité est devenue fondamentale dans la vie des hommes et nécessaire pour les activités économique. Il regrette que beaucoup de promesses, dans ce sens venant des différents leaders politiques aient été faites, et qu’elles ne soient jamais respectées Et pourtant, dit-il, le village a massivement voté pour le Président Macky Sall.

L’indignation du Cirid 

Le Centre Indépendant de Recherche et d’initiative pour le Dialogue (Cirid), institution bénéficiant d’un statut consultatif auprès des Nations-Unies n’est pas du content de l’attitude de l’Union Africaine (Ua) et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest(Cedeao)face aux évènements malheureux survenus récemment au Mali. Selon Maodo Malick Mbaye, représentant du Cirid en Afrique de l’Ouest et du Centre, c’est un silence coupable face aux tueries notées dans le Nord du Mali et l’Est du Burkina Faso. Pour lui, l’heure doit être à la mobilisation générale pour trouver des solutions urgentes et endogènes face à ces massacres au relent génocidaire. Et ans ce cadre, de grands noms du sport et de la musique africaine pourraient jouer un rôle considérable.

La grande vadrouille des redoublants

Le printemps, qui charme la bergère, le printemps, ne dure pas longtemps. On sait bien que la jeunesse est brève. On sait bien qu’il ne restera rien. Eh ben voilà…. C’est comme ça.  Et c’est cela qui  fait encore courir Niasse et Tanor, mais en vain.

Big Mack ne compte plus les fossiles dans ses plans et dès le prochain virage, va se délester de tous les bagages inutiles.

Que deviendront alors de saintes reliques comme Niasse et Tanor,  presque 300 ans d’âge pour les deux confondus ?

Elles vont surement aller se promener dans les alpages du ciel et aller peupler les fameux « clouds » 2.0 connus de tous usagers du Net, mais ce encore plus probablement pour de courtes vacances dans des trucs spécialement conçus pour eux.

Le constitutionnaliste Mounirou Sy à beau nous vanter les charmes d’un Sénat new look pour le vieux de Génienne, et un paradis doré pour le sage de Ker Mariable, rien n’y fait pour l’instant.

L’odeur de la naphtaline persiste et envahit tout le territoire national. Tout le monde à ras le bol des crématoriums, mais encore plus de voir nos maigres sous dilapidés par des caisses noires dont seuls les initiés du régime connaissent le code.Kou khamoul bour saye na…nake…… Cébé

Prestation de serment : «Nous ne reconnaissons pas Macky Sall comme président légitime» (Fds)

http://www.seneweb.com/Les Forces démocratiques du Sénégal (Fds) considèrent que la prestation de serment du Président Macky Sall, réélu lors de la dernière présidentielle, est un « scandale démocratie et institutionnel de plus ». Face à la presse, ce lundi, son coordonnateur, Babacar Diop, soutient que cette manifestation « n’a aucun fondement légitime ».

« Il se dit que Macky Sall, après avoir perpétré son crime contre la démocratie sénégalaise, va prêter serment ce mardi 02 avril 2019 pour un second mandat à la tête de notre pays. Cette prestation de serment n’a aucun fondement légitime », -t-il déclaré. Et d’ajouter : « La manifestation de demain doit être considérée comme un scandale démocratique et institutionnel de plus. Car, elle n’est pas conforme à la volonté populaire. Nous demandons aux représentations diplomatiques de ne pas y prendre part ».

Les Forces démocratiques du Sénégal qui, se disent fidèles à la position de l’opposition au lendemain du scrutin, ont « rejeté absolument, systématiquement, résolument et définitivement  les résultats préfabriqués imposés au Conseil constitutionnel ».

Babacar Diop ajoute : «Nous ne reconnaissons pas Macky Sall comme le président légitime de la République du Sénégal. La cérémonie de demain n’engagera que ceux qui l’organiseront ».

Aussi, ces membres des Fds ont-ils demandé aux forces vives « de refuser de reconnaître Macky Sall comme président de la République afin de continuer la lutte pour exiger la tenue d’un nouveau scrutin. L’opposition devra être ferme et résolue dans sa position pour ne pas tomber dans un nouveau piège ».

Regard critique sur le régime de déclaration de patrimoine du Président de la République Par Mouhamadou Ngouda MBOUP

Sans transparence, (surtout des biens meubles qui englobent, notamment les comptes bancaires courants ou d’épargne, les assurances vie, les revenus annuels liés à la fonction occupée ou provenant de toute autre source des comptes bancaires), point de déclaration de patrimoine sincère. C’est par cette formule que nous tenons à rappeler qu’étudier le régime de la déclaration de patrimoine du Président de la République, c’est entrer dans le champ des « surprises » du droit constitutionnel sénégalais. En effet, en 2001, le constituant sénégalais a mis en place un dispositif tendant à donner aux citoyens l’assurance que l’exercice du mandat présidentiel ne sera pas l’occasion d’un enrichissement anormal du patrimoine de la personne titulaire de cette haute charge. Or, s’il apparaît que cette obligation déclarative devait permettre une meilleure transparence, elle se révèle beaucoup plus limitée à l’égard des citoyens et de l’opinion publique en général.

Pourtant, il est toujours important de rappeler que le Président de la République est avant tout l’élu du Peuple. Et assurément, rien n’est plus précieux qu’un contrôle rigoureux des obligations attachées à cette fonction. C’est pourquoi, il apparaît naturel d’exiger de lui la plus grande transparence qui le placerait dans la position d’une personne irréprochable. Pour cette raison, le constituant sénégalais a tenu à rendre obligatoire sa déclaration de patrimoine, à travers l’article 37 de la Constitution du 22 janvier 2001, en ces termes : « Le Président de la République nouvellement élu fait une déclaration écrite de patrimoine déposée au Conseil constitutionnel qui la rend publique». L’innovation est majeure et importante car elle s’accompagne d’une charge symbolique assez forte. Par ailleurs, il faut rappeler que cette disposition est en parfaite cohérence avec le préambule de la Constitution qui vise « la transparence dans la gestion des affaires publiques ». Aussi, il faut préciser que les prolongements de ces dispositions, sous l’impulsion du droit communautaire de l’UEMOA, ont amené le législateur sénégalais à adopter la loi n°2014-17 du 2 avril 2014 relative à la déclaration de patrimoine, qui du reste peine à être respectée par plusieurs personnes et autorités qui y sont assujetties.

C’est pourquoi, il est important de remarquer qu’il s’agit d’un sujet sur lequel notre système n’avance pas aussi vite que l’aurait souhaité le constituant. D’abord qu’est-ce qui sous-tend cette déclaration de patrimoine ? C’est un moyen de répondre à une attente de nos concitoyens, qui paient régulièrement leurs impôts et qui aimeraient qu’ils soient bien utilisés ou encore que le patrimoine et les deniers publics soit bien gérés et sauvegardés à travers un cadre juridique préventif. Ensuite, face à cette obligation imposée par la Constitution, les prétendants à la magistrature suprême doivent  permettre de baliser la voie pour l’assainissement de la vie publique. Naturellement, il est certain que les hommes politiques, aspirants a la fonction présidentielle, qui veulent mettre leur patrimoine à l’abri des regards ne sauront plus à quel saint se vouer, mais il faut juste rappeler que la démocratie n’est forte que par le respect de la Constitution et de la confiance que les citoyens placent en leurs élus. Pour ce faire, ces derniers sont tenus de développer le culte de la transparence et de la probité. C’est fort de ces considérations que nous pensons que le régime de la déclaration de patrimoine du président de la République connait un dispositif incomplet (I) doublé d’un contrôle inexistant (II).

I-Un dispositif incomplet

Ce dispositif est incomplet car l’obligation de déposer une déclaration de patrimoine n’est consacrée qu’en début de mandat (A) et non en fin de mandat (B).

L’obligation de déposer une déclaration au début du mandat

Aux termes de l’article 37 de la Constitution du 22 janvier 2001: «Le Président de la République nouvellement élu fait une déclaration écrite de patrimoine déposée au Conseil constitutionnel qui la rend publique.» A travers cette disposition, le constituant pose les bases constitutionnelles de cette déclaration de patrimoine du chef de l’Etat. Une fois posé le principe de base de cette déclaration, reste à déterminer les modalités de dépôt de cette déclaration. A cet égard, la législation n’apparaît pas efficace et pourrait être modifiée pour améliorer le respect de cette obligation déclarative.

Il faut préciser que la formule utilisée permet d’en déduire qu’il s’agit d’une obligation constitutionnelle sans conteste : en droit, le présent vaut impératif. Mieux, le moment de cette déclaration est une exigence importante. En effet, des retards sont souvent constatés dans le respect de cette obligation. C’est ici le lieu de rappeler que le Président élu ou réélu est tenu de respecter scrupuleusement ce délai imposé par notre charte fondamentale, sous peine de violer son serment à peine formulé. Aussitôt sa prestation de serment terminée, le Président élu ou réélu a l’obligation de faire parvenir cette déclaration écrite au Conseil constitutionnel qui la rend publique. Cette exigence renforce une telle obligation déclarative. Ainsi, la déclaration de patrimoine doit se faire sans délai ni excuse. Les retards accusés, à cet effet, constituent une violation manifeste de la Constitution.

Par ailleurs, il faut préciser que le respect de la formalité de dépôt couvre la production d’une déclaration sincère; l’insuffisance notoire d’une déclaration pouvant être assimilée à un manquement délibéré aux obligations déclaratives. Par conséquent, les détails de ce patrimoine doivent être rendus publics, dès l’entrée en fonction du Président élu ou réélu.

B-L’absence d’obligation de déposer une déclaration en fin de mandat

L’interprétation littérale de l’article 37 de la Constitution ne permet pas d’en déduire que l’obligation de déposer une déclaration de patrimoine couvre le début et la fin du mandat présidentiel. En effet, si le Président est tenu de s’y conformer dès sa prise de fonctions, il reste qu’en fin de mandat, cette exigence n’est pas précisée par le constituant. Simplement, notre interprétation de cette question repose sur le principe selon lequel si le constituant a tenu à rendre obligatoire la déclaration de patrimoine, c’est parce qu’elle implique nécessairement une déclaration de patrimoine au début et en fin de mandat. Au nom du parallélisme des formes, il serait plus cohérent de soumettre une telle obligation au début et en fin de  mandat.

Ces lacunes témoignent d’un retard notoire de notre législation qui nécessite un toilettage juridique. En effet, en droit comparé, même en cours de mandat, la variation du patrimoine présidentiel impose au concerné de faire une déclaration modificative voire complémentaire auprès du juge constitutionnel. Il en est ainsi en droit constitutionnel nigérien ou l’actuel Président Mahamadou ISSOUFOU a eu à faire une déclaration complémentaire en raison de la variation de son patrimoine en cours de mandat.

Ainsi, quelle que soit la personne qui exerce la fonction présidentielle, il a l’obligation de considérer, avec le plus grand sérieux et en conformité de son serment, ses obligations déclaratives et ne pas se soustraire à l’objectif de transparence en expliquant avec clarté les évolutions constatées de sa situation patrimoniale. Dans cette perspective, il reste désormais à approfondir la transparence de cette déclaration de patrimoine à travers l’institution d’un système de contrôle rigoureux.

  II-Un contrôle inexistant

Ce contrôle est inexistant du fait de l’absence de contrôle de l’exactitude de la déclaration (A) ainsi que l’absence de sanctions des déclarations inexactes (B).

A-L’inexistence d’un contrôle de l’exactitude de la déclaration

En vertu de l’article 4 de la loi n°2014-17 du 2 avril 2014 relative à la déclaration de patrimoine, « La déclaration doit comporter toutes les informations relatives aux biens et actifs détenus par la personne concernée, directement ou indirectement. Les biens meubles englobent les comptes bancaires courants ou d’épargne, les valeurs en bourse, les actions dans les sociétés de commerce en général, les assurances vie, les revenus annuels liés à la fonction occupée ou provenant de toute autre source. » Après un vide juridique de 2001 à 2014, il faut mettre à l’actif du régime actuel ces nouvelles dispositions qui nous renseignent sur les obligations qui pèsent sur le contenu de la déclaration de patrimoine. Il faut préciser que ces nouvelles dispositions qui prolongent les prescriptions de la Constitution lient le Président réélu qui doit faire une nouvelle déclaration écrite devant le Conseil constitutionnel.

Toutefois, concernant la déclaration de patrimoine du Président de la République, nous avons remarqué que bien souvent, le Conseil constitutionnel sénégalais a pris l’habitude de ne procéder à aucune vérification avant la publication de cette déclaration de patrimoine, pas plus sur l’état de la situation financière du principal assujetti. En effet, la haute juridiction, dans sa démarche, ne fait qu’une interprétation littérale de l’article 37 en se chargeant seulement de rendre publique la déclaration du Président. Il s’agit d’une démarche discutable et souvent regrettable.

Le défaut de rigueur et les carences du contrôle sur ce qui est néanmoins défini comme un modèle de transparence dans la gestion des affaires publiques sont dus à une négligence et une défaillance sans conteste du Conseil constitutionnel dans l’exercice de ses attributions constitutionnelles. On y trouve surtout le reflet de la nouveauté et de la complexité d’une obligation dont les contours de droit positif ne sont pas bien définis, et dont les résultats apparaissent encore incertains. De plus, cette obligation s’insère dans un cadre, non pas stable et certain, mais lui-même, comme nous allons le voir, extrêmement mobile et indéfini.

Au-delà, il faut préciser que c’est le Conseil constitutionnel lui-même qui interprète, à tort,  ses compétences de façon stricte, refusant ainsi d’exercer un contrôle poussé. En réalité, depuis 2001, les chefs d’Etat ont pris l’habitude de faire une déclaration vague, incomplète et frappée d’une insincérité totale. A preuve, dans les différentes déclarations des Présidents sénégalais sous les alternances, il n’existe pas une situation financière précise. Cette situation est très grave dans la mesure où un patrimoine est un actif et un passif concernant une universalité de droits et d’obligations. D’ailleurs, l’article 7 du Décret n°2014-1463 du 12 novembre 2014, portant application de la loi n°2014-17 du 2 avril 2014 relative à la déclaration de patrimoine dispose : « La déclaration de patrimoine doit comporter toutes les informations relatives aux biens et actifs détenus par la personne concernée, directement ou indirectement. Les assujettis mariés sous le régime communautaire doivent aussi déclarer les biens de la communauté ou les biens réputés indivis. » Cette disposition permet juste de rappeler que le Président nouvellement élu ou réélu est tenu de faire une déclaration de patrimoine et d’intérêts en précisant en détail sa situation financière. En effet, l’absence d’une réglementation rigoureuse et précise des partis politiques installe, en l’état actuel du droit, une insécurité juridique. Un chef d’Etat nouvellement élu ou réélu très endetté ou bénéficiaire d’un financement incontrôlé, par exemple à l’ occasion de la campagne électorale, pourrait bien profiter de cette pratique pour utiliser l’argent public en vue de se libérer de ses dettes. L’autre aspect important permet de relever que, sur le fondement de l’article 37 de la Constitution, le Président fait une déclaration sur l’honneur sur l’exactitude de cette déclaration. A notre avis, une fausse déclaration de patrimoine à la place d’une déclaration sincère devrait être considérée comme un parjure ! Les dispositions de l’article 37 de la Constitution sont suffisamment claires pour permettre au Conseil constitutionnel de les interpréter sans prendre le risque de méconnaitre ses compétences.

B-L’inexistence de sanctions de l’inexactitude de la déclaration

Pour les Présidents en exercice, le dispositif sénégalais actuel ne permet pas de sanctionner les déclarations inexactes ou qui manquent de sincérité. En droit nigérien, par exemple, dans son procès-verbal du 21 avril 2015 relatif à la mise à jour de la déclaration des biens du Président Mahamadou ISSOUFOU, la Cour constitutionnelle du Niger y affirme avoir pris acte des déclarations du Président tout en relevant que : «Le déclarant a fait un renvoi du terrain non bâti de 20.000 m² à la maison d’habitation en matériaux définitifs sise sur un terrain d’une superficie de 1.000 m² construite en 2010 sans apporter de précision sur la relation existant entre les deux biens immobiliers ; les ovins et les caprins déclarés parqués à Guidan Karo en 2014 ont été déclarés à Dan Daji en 2015. » Ces observations sont nécessaires, notamment lorsqu’il existe des insuffisances ou des omissions, à dessein, dans la déclaration. En effet, face à certaines déclarations incomplètes, le Conseil constitutionnel sénégalais aurait dû préciser qu’elles avaient omis de faire état de la situation financière du déclarant.

Eu égard à ces limites, ce dispositif du droit sénégalais devrait  rapidement faire l’objet de réforme. C’est pourquoi, nous estimons qu’il serait beaucoup plus judicieux de prévoir, en même temps, que certaines institutions, comme la Cour des comptes et l’OFNAC, interviennent dans ce processus de contrôle et de vérification du respect obligatoire de ces dispositions constitutionnelles. Ce contrôle ne serait pas réalisé uniquement par le Conseil constitutionnel, mais aussi par une Commission composée de professionnels qualifiés et certifiés.

En droit nigérien, par exemple, en application des dispositions de l’article 51 alinéa 3 de la Constitution, une copie de la déclaration est transmise à la Cour des comptes et aux services fiscaux.

Comme piste de réforme, on pourrait préciser l’article 37, par exemple, en exigeant une déclaration de patrimoine et d’intérêts, et qu’après son examen par le Conseil constitutionnel, le Journal officiel publie sans délai la déclaration de patrimoine et d’intérêts du président de la Républiquepuis transmise dans les meilleurs délais à l’OFNAC , à la Cour des comptes et aux services fiscaux. Ce ne serait qu’une valeur ajoutée à notre processus démocratique!

 Proposition de révision de l’article 37 de la Constitution :

« Le Président de la République nouvellement élu fait une déclaration écrite de patrimoine et d’intérêts déposée au Conseil constitutionnel qui, après contrôle et vérification, la rend publique.

Le Président sortant est soumis au même régime déclaratif, quinze (15) jours après la cessation de ses fonctions». Mouhamadou Ngouda MBOUP,Enseignant-chercheur de droit public FSJP / UCAD,Consultant

Conseillers, chargés de mission : qui fait quoi dans le Macky ? MINISTRES D’ETAT, CONSEILLERS, CHARGES DE MISSION…

Dans la ruche de Macky

http://canal221.com/Vendredi dernier, au lendemain du dernier conseil des ministres, le président de la République a réuni les membres de son cabinet pour leur annoncer la fin de leur «mandat» à eux aussi. Occasion pour faire une visite guidée dans ce capharnaüm où gravitent plus de 300 personnes.

Comme dans une ruche d’abeilles, ils sont nombreux à arpenter les couloirs du Palais présidentiel ou de ses dépendances. Selon l’As du jeudi dernier, ils sont plus de 300. Avec titres et qualités divers, ils émargent au budget de l’Etat et bénéficient d’une carte de visite, sorte de sésame-ouvre toi. Eux, ce sont les ministres d’Etat auprès du président de la République, directeurs et chefs de cabinet et leurs adjoints, ministres-conseillers, conseillers spéciaux, conseillers techniques, ambassadeurs itinérants, chargés de missions. Qui sont-ils ? Quelles sont leurs compétences ? Visite guidée dans l’univers feutré de la Présidence de la République.

MINISTRES D’ETAT

Ils sont ainsi nommés parce que, dans le protocole d’Etat, ils sont un cran plus haut placés que les autres et dépendent directement du président de la République à qui ils rendent compte. Ils ne disposent pas de budget propre, ne sont pas membres du gouvernement mais ont un poids politique et/ou une influence qui fait qu’ils ont un cabinet et un niveau de traitement (véhicule, salaire, téléphone, carburant, etc.), théoriquement supérieur à celui des simples ministres. Même si, relativise un ancien ministre d’Etat, «ministres simples et d’Etat jouissent des mêmes privilèges». Autre avantage : ils siègent, comme leurs autres collègues, en conseil des ministres. Macky en compte trois connus : Amath Dansokho, Marième Badiane et Mbaye Ndiaye.

DIRECTEURS ET CHEFS DE CABINET ET LEURS ADJOINTS 

Ils coordonnent le travail de cabinet. Sous Wade, est née une nouvelle fonction : celle de directeur de cabinet politique, rouage essentiel dans les relations entre le président de la République et chef de parti, avec ses autres camarades ainsi qu’avec les alliés.

Le chef de cabinet est, en quelque sorte, le «ministre des affaires sociales» du Palais. Il gère les relations avec les imams et autres chefs religieux. Billets pour le pèlerinage et moutons de Tabaski à destination de ces derniers transitent entre ses mains.

MINISTRES-CONSEILLERS

C’est une création de l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade. Arrivé au pouvoir, Macky Sall a perpétué cette tradition qui permet de «recaser» des ministres sortis du gouvernement, anciens directeurs généraux ou autres alliés à qui on n’a pas encore trouvé chaussure à leur pointure. A l’origine, il s’agissait d’un titre exclusivement réservé aux fonctionnaires du cadre des Affaires étrangères.

Rattachés au cabinet du président de la République, ils bénéficient davantages et autres privilèges qui font que c’est une fonction désormais très courue. Il se dit que Macky Sall en dispose d’un important contingent dont la plupart n’ont même pas de bureau dans le domaine présidentiel. Qu’à cela ne tienne ! La carte de visite et le traitement royal suffisent au bonheur des nommés. Les plus en vue sont Mamadou Diagna Ndiaye et Youssou Ndour.

CONSEILLERS SPECIAUX

Ce sont des membres du cabinet chargés de missions bien précises pour et uniquement le président de la République. Ces missions comprennent la communication du président de la République, la gestion de ses affaires politiques. Mais, certains de ces conseillers sont également chargés de dossiers auxquels le président de la République accorde une importance particulière (sports, culture, fiscalité…).

Conseillers techniques :

Ils sont nommés par arrêté du président de la République et dépendent du Secrétaire général de la Présidence de la République. Via ce dernier, ils émettent des notes et fiches techniques sur certains sujets à l’endroit du président de la République. Au tout début de l’avènement de Macky Sall, la plupart de ces conseillers qui se plaignaient d’un traitement modique avaient fini par déserter les rangs et retourner dans le privé ou reprendre leur business.

CHARGES DE MISSION 

 C’est la mission fourre-tout. La rumeur raconte qu’il y en a même qui s’occupent de représenter le président de la République dans les…cérémonies familiales (funérailles, par exemple) où ce dernier n’a pas le temps ou ne voit pas l’opportunité d’y mettre les pieds. Pris d’ennui, des jeunes chargés de mission à la Présidence s’étaient donné comme mission de déballer contre les jeunes de Y en a marre, coupables d’avoir appelé à voter «Non» au référendum.

AMBASSADEURS ITINERANTS

 Comme leur titre l’indique, ils jouent le rôle d’ambassadeurs itinérants pour certaines missions à eux confiées par le président de la République hors des cercles traditionnels de la diplomatie. Très mal perçus par les diplomates professionnels, on les voit souvent se bousculer dans l’avion de commandement du président de la République. Pour quelles missions ? Allez savoir ! http://canal221.com/

Prestation de serment du président Sall : Comment va se dérouler la cérémonie

https://www.dakaractu.com/Le Chef de l’Etat Macky Sall va être investi pour son deuxième mandat demain. Une cérémonie qui va comporter deux parties selon une information disponible sur le site du Conseil constitutionnel.

La prestation de serment est le premier acte de cette cérémonie. Par ce serment, le président de la République prend, « un engagement personnel donc un engagement envers lui-même et un engagement envers toute la collectivité », explique la source

Un engagement de remplir fidèlement la charge liée à sa fonction, d’observer et de faire observer les dispositions de la Constitution et des lois, de consacrer toutes ses forces à défendre les institutions constitutionnelles, l’intégrité du territoire et de l’indépendance nationale et de ne ménager aucun effort pour la réalisation de l’unité africaine, explique la juridiction.

 Ensuite vient l’installation du chef de l’État par le Conseil constitutionnel, acte par lequel le président de la République est investi des prérogatives liées à son statut.

Prestation de serment : Pourquoi Macky Sall doit jurer « devant la Nation et devant Dieu »

Ce mardi, Macky Sall, réélu lors de la présidentielle du 24 février, va prêter serment « devant la Nation et devant Dieu ». Quels sont le sens et la portée de ce cérémonial. Serigne Moustapha Bassirou Niang, doctorant en droit public, répond à cette question pour Seneweb.

Réélu le 24 février, Macky Sall prête serment demain, mardi 2 avril. Quelles sont la signification et l’opportunité de cette cérémonie ?

Dans une République, le serment est une formule prononcée par le chef de l’État lors de son investiture et à travers laquelle il s’engage solennellement à « bien et fidèlement » remplir ses fonctions de premier magistrat de la République, de gardien de la Constitution et de défenseur de l’intégrité territoriale du pays. L’importance de la prestation de serment présidentiel pourrait être mesurée au regard de sa double portée juridique et politique. D’une part, au plan juridique, le serment est un acte solennel par lequel une personne s’engage à assumer un certain nombre d’obligations. Il s’agit d’une promesse, d’une parole d’honneur qui engage et oblige son auteur à faire preuve d’éthique, de déontologie et de fidélité dans l’exercice des fonctions qu’implique la charge de président de la République.

De ce fait sa violation est punie par la loi.

Lorsque le constituant fait du serment un acte obligatoire, il faut bien convenir que son non-respect est constitutif d’un délit de haute trahison qui engage la responsabilité du chef de l’État devant la Haute Cour de Justice.

« Il n’y a pas d’obstacle que le président de la République prête serment dans un stade, une place publique ou dans n’importe quel autre lieu que le Conseil constitutionnel jugera approprié. »

Quelle est l’importance du serment au plan politique ?

Le serment joue un rôle politique en tant qu’il est un moyen complémentaire de légitimation du pouvoir du Président élu. Ce qu’il faut comprendre, ici, c’est qu’après des élections, le candidat vainqueur n’est pas élu par tous les citoyens qui composent la Nation. Il est élu par la majorité et n’a pas reçu l’onction de la minorité qui, dans une démocratie, ne doit nullement être négligée. Après les élections, les deux parties (majorité et minorité) doivent être réunifiées, suivre le même mot d’ordre pour préserver l’unité de la Nation. L’esprit de la République est, dans la pensée de Jean-Jacques Rousseau, celui d’un compromis dans l’intérêt de la Nation. Ce compromis, acté dans le contrat social que symbolise la Constitution, peut être résumé en ces termes : au sortir des élections, la minorité doit, par devoir de loyauté envers la Nation, se ranger derrière la majorité qui a élu le Président et celui-ci doit, à son tour, faire le serment d’exercer le pouvoir dont il est investi dans l’intérêt de toutes les composantes de la Nation. On le voit plus clairement, le serment renforce la légitimité du Président puisqu’il lui permet d’obtenir, au nom de l’unité nationale, la soumission de tous les citoyens, qu’ils aient tous voter ou non pour lui.

Le choix du lieu où doit se dérouler la cérémonie de prestation de serment est-il libre ou encadré par la loi ?

Cette question pourrait prêter à confusion. Il me semble important d’apporter deux précisions essentielles. La première est que la prestation de serment doit se faire devant le juge. C’est un « serment judiciaire » pourrait-on dire pour faire un clin d’œil à l’aveu judiciaire. Mais, le Président ne prête pas serment devant n’importe quel juge ; il le fait devant le juge que la Constitution a désigné. L’article 31 de la Constitution du 22 janvier 2001 précise sans ambiguïté que « le président de la République est installé dans ses fonctions après avoir prêté serment devant le Conseil Constitutionnel en séance publique ». Le seul juge qui reçoit donc le serment du chef de l’État au Sénégal c’est le Conseil constitutionnel. Avant sa naissance en 1992, c’était l’ancienne Cour suprême qui jouait ce rôle, étant donné qu’à l’époque l’une de ses chambres faisait office de juge constitutionnel.

La seconde précision tient au lieu de déroulement de cette prestation de serment. Il faut admettre que la Constitution ne donne pas de réponse précise car elle se limite à préciser seulement que le serment se fait « en séance publique » (art. 31). Le principe est que c’est au siège du Conseil constitutionnel que le chef de l’État doit a priori prêter serment. Mais, cette règle n’est pas d’ordre public, elle n’est pas d’application stricte. Lorsque les circonstances l’exigent, notamment quand le nombre de personnes désirant suivre la prestation est très élevé, le Conseil constitutionnel peut se déplacer dans un lieu public, moins confiné, pour recevoir le serment du président de la République. Cette possibilité offerte au Conseil Constitutionnel est à rechercher dans une pratique judiciaire relativement ancienne que reconnaissent nos systèmes juridiques. Il s’agit de la pratique des audiences foraines qui permettent aux juridictions de tenir des audiences hors de leurs sièges lorsque des circonstances particulières l’exigent. Il n’y a donc pas d’obstacle que le président de la République prête serment dans un stade, une place publique ou dans n’importe quel autre lieu que le Conseil constitutionnel jugera approprié.

« La laïcité ne se représente pas, dans nos sociétés africaines, comme un reniement de Dieu, de la religion ou des croyances anciennes. »

Au Sénégal, avant, le président de la République prêtait serment « devant la Nation ». Aujourd’hui, il jure « devant la Nation et devant Dieu… ». Qu’est-ce qui explique ce glissement ?

Difficile à donner une réponse tranchée car certains pourraient légitiment penser qu’il ne s’agit que d’une nouvelle illustration du mimétisme juridique post-colonial. Il faut dire que c’est aux États-Unis d’Amérique qu’un chef d’État (le Président Abraham Lincoln) a pour la première fois invoqué Dieu et la religion dans une prestation de serment. Mais ce serait ignorer le particularisme des États africains sur cette question. Historiquement, à l’époque coloniale, les chefs coutumiers prêtaient serment avant d’entrer dans la fonction publique en tant que le pouvoir traditionnel était impliqué dans l’organisation administrative des colonies. Ce serment permettait aux chefferies traditionnelles d’être légitimées par le pouvoir colonial, seul souverain dans ses colonies.

Aux lendemains des indépendances il avait paru nécessaire, pour les premiers chefs d’État africains, de promouvoir l’unité nationale et la souveraineté des peuples africains. L’on comprend alors que ceux-là, panafricanistes pour la plupart, souhaitaient rompre avec l’esprit colonialiste pour faire des Nations africaines naissantes la seule source de légitimation du pouvoir étatique. D’où le fait que dans l’ancienne Constitution sénégalaise, le Président jure « devant la Nation » pour prêter serment.

La nouvelle formule, « devant la Nation et devant Dieu », s’explique, incontestablement, par un certain contexte à la fois historique et social. L’histoire de l’Afrique ancienne montre que dans plusieurs communautés, le chef qui accède au pouvoir subi, dans un lieu sacré, un rituel d’initiation au cours duquel il prête serment devant les ancêtres ou, pour certaines communautés, devant les dieux (Egypte ancienne). Cela traduisait la force de pénétration des croyances dans la pratique du pouvoir en Afrique. Cette perception théocratique du pouvoir n’a en effet jamais disparu, du moins pour les États africains qui sont constitués, en grande majorité, de sociétés de croyances.

L’invocation de Dieu dans le serment du président de la République fait-elle bon ménage avec le principe de la laïcité ?

Le Sénégal est un pays où les composantes de la Nation ont une forte croyance religieuse, qu’elles croient en un Dieu unique, en des esprits et ancêtres ou en autres choses. Dans nos communautés, Dieu a quelque chose à voir avec le pouvoir. En jurant devant la Nation et devant Dieu, le Président élu gagne de ce fait une légitimité sociale-légale (la garantie qu’il est accepté par la Nation) et une légitimité théocratique (la garantie qu’il est accepté par le Dieu ou les dieux). Cela me permet d’affirmer que la laïcité ne se représente pas, dans nos sociétés africaines, comme un reniement de Dieu, de la religion ou des croyances anciennes. Notre droit moderne vit en osmose avec nos droits traditionnels et c’est une donnée fondamentale que le constituant sénégalais a semblé prendre en compte

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