Revue de Presse du Samedi 30 Mars 2019

Revue de Presse du Samedi 30 Mars 2019
Revue de Presse du Samedi 30 Mars 2019

FRANC CFA : « C’est aux États membres de la Zone franc d’imaginer l’avenir de la Zone Franc et de le faire de manière indépendante et souveraine » – (Bruno Le Maire, Ministre français de l’économie et des Finances)

https://www.dakaractu.com Lors du lancement de l’initiative française, ce vendredi 29 mars, le ministre français de l’économie et des finances, M. Bruno Le Maire, s’est exprimé sur la pertinence du Franc Cfa dans l’économie des pays qui l’utilisent actuellement en Afrique. Il a donné l’exemple de pays comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire qu’il considère comme des pays qui ont « particulièrement bien réussi ». Il ajoute que « ces deux pays ont eu ces dernières années les meilleurs résultats économiques. »

Considérée comme une monnaie coloniale, le ministre français de l’économie et des finances a apporté une réponse sèche aux détracteurs du Franc  Cfa, qui disent qu’on ne peut pas réussir économiquement dans la zone franc, en ces termes : « c’est faux! » Il rappelle à la suite les cas du Sénégal et de la Côte d’Ivoire qui sont «deux exemples convaincants.»

Il juge par ailleurs que la zone-franc apporte de la stabilité et de la garantie aux investisseurs.

Pour les pays de la zone franc qui rencontrent des problèmes, Bruno Le Maire a, dans le même temps, reconnu l’existence de cet état de fait.

« Nous sommes là pour apporter des réponses à ces difficultés, trouver des voies de développement et essayer de renouveler la manière dont on peut accompagner ces développements », a-t-il assuré à la Chambre de commerce de Dakar.

Quant à l’idée de sortie du franc Cfa de certains pays de la zone, Bruno Le Maire déclare : «c’est aux États membres de la zone franc d’imaginer l’avenir de la zone franc et de le faire de manière indépendante et souveraine. La France est respectueuse de l’indépendance et de la souveraineté de tous les États de la zone franc», a-t-il assuré lors de la cérémonie de lancement de l’initiative « Choose Africa », un programme français dont l’ambition est d’assurer la continuité des engagements de la France à soutenir l’entrepreneuriat africain.

«Je suis scotché quand je vois les réalisations sénégalaises»(Bruno Le Maire)

APA-Dakar (Sénégal) Par Ibrahima Dione-Bruno Le Maire, le ministre français de l’Economie et des Finances a magnifié, vendredi à Dakar, les avancées économiques du Sénégal sous le magistère de Macky Sall en soulignant notamment que les succès de ce pays «feraient pâlir d’envie » de nombreux argentiers d’Europe et d’Afrique.

« Quand je vois les réalisations sénégalaises depuis plusieurs années, je suis scotché par la qualité et l’ambition économique qui est la vôtre. Vos succès feraient pâlir d’envie beaucoup de ministres de l’Economie et des Finances en Europe comme en Afrique », a déclaré Bruno Le Maire.

 Le ministre français de l’Economie et des Finances procédait, avec son homologue sénégalais Amadou Bâ, au lancement officiel de « Choose Africa » (choisir l’Afrique en anglais), une initiative française qui ambitionne d’accompagner 10 000 entreprises africaines d’ici 2022 à travers un financement de 1639 milliards F CFA, soit 2,5 milliards d’euros.

 Dans son discours, M. Le Maire a indiqué qu’« il est important de lancer ce programme à Dakar parce que le Sénégal est le visage de l’Afrique qui réussit, le visage de l’esprit d’entreprise qui donne des résultats stupéfiants. Le Sénégal a défini une stratégie économique de développement qui a donné des résultats permettant d’avoir un taux de croissance de plus de 6 % depuis plusieurs années et d’avoir des perspectives solides ».

 Pour sa part, Amadou Bâ, le ministre sénégalais de l’Economie et des Finances a fait savoir que « le Sénégal figure dans le top 5 des économies africaines les plus dynamiques. Il est sur une bonne trajectoire depuis le démarrage en 2014 de la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE) initié par le président Macky Sall pour atteindre une émergence économique à visage humain à l’horizon d’une génération ».

 En outre, a relevé M. Bâ, « l’accès au financement constitue l’une des principales difficultés rencontrées par les Petites et moyennes entreprises (PME). En Afrique, seule une PME sur cinq accède au crédit bancaire et une start-up sur dix en bénéficie. L’insuffisance des moyens financiers augmente les défaillances notées dans la maîtrise de la chaîne d’approvisionnement et de commercialisation ».

 A en croire le ministre sénégalais de l’Economie et des Finances,  « l’absence d’appui financier limite la marge de manœuvre des PME pour saisir les opportunités offertes par la montée en puissance de la classe moyenne sur le marché national ».

 C’est la raison pour laquelle, il estime que l’initiative « Choose Africa » est, à côté des efforts des Organisations sous-régionales de l’Union Africaine (UA) à travers son agenda 2063, de la Banque africaine de développement (Bad), « une réelle opportunité de financement et d’encadrement des micros et moyennes entreprises ».

 In fine, Amadou Bâ a préconisé d’«huiler davantage les rouages de nos économies pour hâter leur transformation structurelle ». En effet, d’après lui, « il est clair que sans un accroissement durable de la productivité du travail, les efforts d’accumulation de capital physique et la capture du dividende démographique ne permettront pas aux pays africains d’intégrer le cercle enviable des pays émergents voire développés. A cet égard, le potentiel d’innovation et de croissance des PME et des start-up, lesquelles constituent l’essentiel du tissu économique en Afrique, doit être mieux exploité ». ID/cd/APA

A SAINT-LOUIS, BRUNO LE MAIRE A CONSTATÉ LES DÉGÂTS DE L’ÉROSION CÔTIÈRE

Saint-Louis, 29 mars (APS) – Le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, s’est rendu vendredi à Guet-Ndar, un quartier Saint-Louis (nord) où il a constaté les dégâts engendrés par l’érosion côtière, notamment sur une école élémentaire sérieusement endommagée par les vagues.

L’école élémentaire, Cheikh Touré, située dans ce quartier de la Langue de Barbarie, a été d’ailleurs fermée et ses occupants redéployés dans d’autres établissements scolaires publics de la capitale du Nord afin de les prémunir d’éventuels risques.
Le ministre français de l’Economie et des Finances s’y est rendu peu après son arrivée à 17 heures dans la vieille ville en compagnie de son homologue sénégalais, du maire Mansour Faye et de l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot.
Le gouvernement français, par le biais de l’Agence française de développement (AFD), a accompagné l’Etat du Sénégal à mettre en place un plan d’urgence dotée d’un financement de 10 milliards de francs pour la construction entre autres d’une digue de protection.

Ce plan d’urgence annoncé par le président Français, Emmanuel Macron lors de sa visite dans l’ancienne capitale du Sénégal, classée patrimoine mondiale de l’UNESCO, est conjointement piloté avec l’Agence de développement municipal (ADM).
Bruno Le Maire, qui a constaté l’étendue des dégâts de l’érosion, s’est ensuite rendu à la Résidences des artistes, avant de traverser à pied avec sa délégation, les allées de la Place Faidherbe pour visiter la gouvernance, ancienne résidence du gouverneur de l’Afrique occidentale française (AOF).
Il a également visité le chantier du l’Institut français situé au nord de l’île de Saint-Louis
Son passage à hauteur du pont Faidherbe réhabilité avec l’appui financier de l’AFD a été ponctué de prises de photos et autres ‘’selfies’’.
Le ministre français, reparti de Saint-Louis sans faire de déclaration publique, était arrivé peu après 17 heures à bord d’un avion aux couleurs de son pays.
A l’aéroport de cette ville du nord du Sénégal, il a eu droit à un accueil folklorique où se sont mêlés chants, danses et autres prestations artistiques inspirées de la richesse culturelle locale.
Le défilé de filles déguisées en ‘’Signares’’ (des femmes indigènes souvent mariées à des français de souche, des blancs durant la colonisation) a été particulièrement remarqué.BD/MK/AKS/OID

Lutte contre l’érosion côtière : l’ADM annonce la construction d’une digue en enrochements à Guet-Ndar (vidéo)

https://www.ndarinfo.com/ En marge de la visite de Bruno Le Maire, le ministre français de l’Économie et des Finances à Saint-Louis, le projet de protection d’urgence ce la Langue de Barbarie a été présentée.

Pour rappel, une première phase de ce programme avait permis de construire une digue au nord, le long du littoral de Goxu Mbacc. Une deuxième étape financée par l’Agence Française de Développement (AFD) à hauteur de 10 milliards FCFA devrait protéger le restant de la langue.

« La sélection de l’entreprise a été faite. La mise en œuvre du contrat est en cours et d’ici deux mois, Eiffage va démarrer les travaux », a relevé Lamine DOUMBOUYA, expert en génie civil à l’Agence de Développement Municipal (ADM).

« L’objectif sera de fixer le trait de côte pour que l’érosion n’avance pas vers les habitations, a-t-il dit.

  1. DOUMBOUYA soutient par ailleurs que deux études sont lancées en marge de l’installation de cette digue. Elles devront identifier des solutions définitives au problème de l’avancée de la mer sur la Langue de Barbarie.

Sabodala Gold opérations SGO (Kédougou) : Complaintes autour d’une “vague de licenciements”

https://actusen.sn Malgré les chiffres records en 2018, Sabodala Gold opérations Sgo (Kédougou) a procédé à de nombreux licenciements depuis le début de l’année. Le personnel, aux abois, y voit un désintérêt, à cause de nouveaux gisements découverts au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. Interpellé par Enquête sur cette vague de licenciements au sein de SGO, le Directeur général, Abdoul Aziz Sy les explique par explosion des coûts de production.

“Bien que Sabodala Gold Opérations ait fait une production record en 2018, les coûts de production assumés par la Compagnie continuent d’exploser. Les teneurs en or déclinent d’année en année, impactant notre rythme de production dans le futur. La nature de nos opérations évolue avec notamment l’exploitation de gisements multiples et complexes à teneur moins élevée”, explique-t-il. “Ceci, poursuit-il, nous amène à réévaluer nos effectifs pour les adapter aux exigences actuelles et futures de nos opérations dans de telles circonstances”. Abdoul Aziz Diop souligne qu’ils ont dû “se séparer de 56 collaborateurs et non 67”. Car toujours selon lui, 11 employés ont pu être redéployés en interne.

E-Commerce–Jumia noue un partenariat stratégique avec Mastercard

http://actunet.net/Jumia, la principale plateforme de commerce électronique en Afrique, a annoncé hier que Mastercard a donné son accord, sous certaines conditions, pour devenir  investisseur et former un partenariat stratégique visant à développer les activités de commerce électronique et à soutenir la transformation numérique du continent. Actuellement, le commerce électronique est naissant en Afrique et représente moins de 1 % du volume total des ventes au détail. Cependant, il y a plus de 400 millions d’internautes sur le continent – parmi les plus grands au monde, ce qui met en évidence le grand potentiel de croissance.

En vertu du nouvel accord, les deux entreprises disent  «  chercher à construire une présence de Mastercard à travers le continent, en apportant sa profonde connaissance et son expertise des solutions et technologies de paiement pour susciter de nouvelles innovations et stimuler le développement de nouveaux segments de clientèle. Dans le cadre de cet accord, les sociétés ont également convenu de poursuivre leurs efforts actuels pour accélérer l’adoption de plates-formes de paiement électronique par les consommateurs et les commerçants ».

Sacha Poignonnec, co-directeur général de Jumia, a déclaré : « Nous sommes ravis de renforcer notre partenariat existant avec Mastercard et de consolider la position de Jumia comme la plateforme de commerce électronique leader en Afrique. Cet investissement met en lumière les synergies stratégiques entre les deux entreprises, étant donné que nous cherchons toutes les deux à développer l’écosystème de paiement et à favoriser l’inclusion financière en Afrique ».

Jumia et Mastercard sont devenus partenaires pour la première fois en 2016 avec le lancement réussi des Solutions de Passerelle de Paiement de Mastercard dans plusieurs marchés. La même année, Mastercard a aidé Jumia pour le lancement de JumiaPay, le service de paiement de la plateforme Jumia qui facilite les transactions pour les consommateurs et les vendeurs.

Elcin Yanik, Vice-président exécutif du Développement des marchés, Moyen-Orient et Afrique chez Mastercard, a déclaré quant à lui : « Mastercard a rapidement étendu sa présence et ses partenariats en Afrique, apportant de nouvelles technologies sur le continent qui contribuent à améliorer l’expérience du consommateur et permettent un meilleur accès et une plus grande inclusion. Ce partenariat avec Jumia renforce l’engagement de Mastercard dans la transformation du paysage des paiements numériques en Afrique. Ces dernières années, nous avons beaucoup investi dans la technologie, les ressources humaines et les marchés locaux, et avons assisté à une croissance considérable des paiements en ligne en particulier. Nous sommes impatients de travailler avec Jumia pour améliorer l’infrastructure numérique et les écosystèmes de la région. »

légère évolution des abattages contrôlés de viande en janvier

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-Les abattages contrôlés de viande au Sénégal ont connu une légère évolution de 0,9% au terme du mois de janvier 2019 comparés à la même période de 2018, a appris APA vendredi auprès de la société de gestion des abattoirs du Sénégal.

Le cumul de ces abattages de viande établi par cette société s’est élevé à 2276 tonnes durant la période sous revue contre 2256 tonnes en janvier 2018, soit une augmentation de 20 tonnes en valeur absolue.

En variation mensuelle, ces abattages ont connu une baisse de 317 tonnes, passant de 2593 tonnes en décembre 2018 à 2276 tonnes un mois plus tard.MS/te/APA

269 jeunes formés en passation des marchés publics

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré-Au total, 269 jeunes sénégalais formés en attaché en passation des marchés publics (APM) ont reçu, vendredi à Dakar, leur titre de qualification.

« A cette formation qui a duré 880 heures, nous avions 555 candidats, mais 371 ont pu passer les épreuves de certification. Parmi eux, 269 ont réussi la certification », a expliqué Sanoussi Diakité, Directeur général de l’Office national de Formation professionnelle (ONFP), initiateur de la formation, en partenariat avec l’Agence de régulation des marchés publics (Armp) et la Direction centrale des marchés publics (Dcmp).

S’adressant à la presse en marge de la cérémonie de remise des titres de qualification en attaché en passation des marchés publics (APM), M. Diakité a souligné que la formation qui a coûté 52 millions f cfa répond à un enjeu de création d’emplois dans « un secteur qui n’est pas très connu des jeunes ».

« Cette formation porte sur un niveau opérationnel et intermédiaire en passation des marchés publics car, jusque-là le focus a été mis sur la formation en master pour les spécialistes en passation des marchés publics. Mais cette fois-ci, nous avons jugé nécessaire de former des attachés en passation des marchés publics pour satisfaire une demande des entreprises et des jeunes chercheurs d’emploi », a expliqué Sanoussi Diakité, Directeur général de l’Office national de Formation professionnelle (ONFP).

Selon lui, cette deuxième cohorte des Attachés en passation des marchés publics (APM) entre dans le cadre de la professionnalisation des acteurs de la commande publique.

« L’objectif pour l’ONFP est de promouvoir l’emploi pour des jeunes diplômés et contribuer au renforcement du dispositif de gouvernance vertueuse impulsée par les plus hautes autorités du pays », a-t-il conclu.TE/APA

Sénégal :la salinisation des sols attriste les agriculteurs

Ouestafnews – Plus de deux millions de tonnes et demi, soit une hausse de 20% par rapport à 2017 et de 54% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Ce sont là, les estimations préliminaires concernant la production céréalière de la campagne agricole 2017/2018.

Les chiffres font rêver et témoignent de la bonne marche du secteur agricole vivrier au Sénégal.

Toutefois, dans le petit village de Boly, situé à trois kilomètres de la ville de Djilor, dans la région de Fatick (centre du Sénégal), cette bonne marche du secteur agricole n’est qu’un lointain écho qui parvient de temps en temps aux habitants, leur rappelant l’époque où le village s’épanouissait dans l’agriculture. Pour retrouver cette période  faste, il faut remonter à une décennie en arrière.

«Nous qui vivions directement de la terre, nous n’avons plus rien à cause du sel», se plaint Sadioukha Ndiaye, le chef de village. Pour lui, ces chiffres, avancés par les autorités, ne concernent que ceux qui ont des domaines agricoles et qui vendent leurs récoltes.

La salinisation des terres demeure une réelle menace pour la sécurité alimentaire au Sénégal. Le phénomène, selon Mame Yacine Badiane Ndour, chercheuse à l’Institut sénégalais de recherche agricole (ISRA), touche plus d’un million d’hectares de surfaces cultivables dans les régions côtières. Ce qui équivaut à 10.000 km2, soit, plus de deux fois la superficie d’une région comme Diourbel (centre du Sénégal).

La salinisation est liée au déficit pluviométrique qui s’accentue d’année en année, favorisant la remontée du sel dans plusieurs vallées où se pratique la riziculture, selon Amadou Baldé, Expert Agronome au projet d’appui à la petite irrigation locale (PAPIL).

L’agriculture pluviale étant encore sa principale activité, la région de Fatick se voit doublement affectée par cette situation. Car devant faire face au retard des pluies et à la remontée des langues salines qui grignotent de plus en plus la superficie agricole utile, estimée à 395.400 ha, selon l’expert agronome.

Ces impacts sont visibles dans la localité de Boly où la détérioration de la vallée est occasionnée par la rupture en 2010 de la digue anti-sel qui permettait aux 365 habitants du village ainsi qu’à quatre autres localités environnantes d’exploiter une vallée de 137 ha.

Envahi par le sel, ce qui était jadis une succession de rizières verdoyantes, et d’aires de pâturage pour les troupeaux, s’est transformé en un espace lunaire où scintillent au soleil des multitudes de cristaux de sel. De loin, ces cristaux éblouissent. Mais cette beauté acide installe progressivement des centaines de personne dans l’insécurité alimentaire.

Dans cet espace où même le vent semble statique, rien ne bouge. «Même les oiseaux ont disparu», dit le chef de village désignant ses anciennes rizières dans un large mouvement de bras.

Exode rural

Avec la culture du riz, les habitants des localités qui dépendaient de la vallée, avaient selon leurs dires, réussi à se mettre à l’abri d’une insécurité alimentaire : «On vivait avec nos récoltes tout le long de l’année, et jusqu’en 2010 nous étions nombreux dans ce village à ne pas connaître le prix du kilogramme de riz importé», affirme le chef de village.

Dans ces contrées de l’intérieur du Sénégal,  l’agriculture  joue  un rôle  essentiel  dans  la sécurité  alimentaire en raison de la proportion élevée  de ménages qui en dépend.

Dans le programme national d’appui à la sécurité alimentaire et à la résilience (PNASAR 2018- 2022), on peut lire que 46,7% des ménages sénégalais s’activent dans l’agriculture et d’autres en tirent leurs revenus dans des chaînes de valeurs annexes.

Aujourd’hui, les habitants de ce petit village, pour combler ce manque se tournent de plus en plus vers le riz importé. Cette céréale est l’une des denrées les plus consommées au Sénégal. Le Conseil interministériel tenu en février 2017, indique que le Sénégal a importé 891 068 tonnes de riz en 2016.

Sadioukha Ndiaye dit consommer quatre kilogrammes de riz par jour. Il fait lui-même le décompte : «à 275 FCFA le kg, je dépense plus de 300 milles FCFA, en riz dans l’année». Ce qui représente selon lui, une somme énorme pour cet ancien cultivateur qui ne compte plus pour vivre que sur l’argent que lui envoient ses enfants partis chercher du travail en ville.

Ces départs ont fini par presque vider le village et traduisent le phénomène de l’exode rural qui frappe certaines localités du pays. «Ils sont partis dans les grandes villes comme Kaolack, ou Fatick, parfois Dakar, ce sont eux qui soutiennent les familles», explique un habitant du village.

L’exode rural est également l’une des conséquences de la salinisation des sols. N’ayant plus de terres fertiles à cultiver, certains cultivateurs préfèrent rallier les villes pour trouver du travail.

Difficile récupération

A quelques kilomètres, non loin de la ville de Fatick, le village de Fayil, lui, est en train de réussir sa bataille contre le sel. Même si à l’entrée du village, subsistent encore des étendues vides tapissées de fines pellicules de sels et parcourues de quelques plantes rampantes, qui sont visiblement résistantes au sel.

C’est sur ces étendues peu généreuses que des femmes tentent vaille que vaille de faire pousser des céréales. En cette journée du mois de novembre elles sont occupées à battre des arachides qui sont la principale culture de la localité.

A cause de la langue de sel qui avait envahi leurs terres, le village de 15.000 habitants avait vu ses récoltes baisser de manière spectaculaire. Grâce à la réalisation de trois digues anti-sels, la tendance s’est renversée. «Nous sommes passés de 500 kg à l’hectare, à cinq tonnes pour la même superficie», explique Théophile Ngom, cultivateur et habitant du village.

L’implantation des digues a aussi permis la récupération de 280 hectares de terre. Bien avant l’érection de ces structures, les villageois pratiquaient des techniques locales pour espérer reprendre au sel quelques parcelles et les rendre cultivables.

«Ce n’est pas une méthode définitive comme les digues, mais au moins, on arrive à cultiver même si le rendement restait à désirer», souligne Théophile Ngom.

Cinq décennies de lutte

durablement au phénomène de salinisation représente un grand défi à l’état du Sénégal qui lui a réservé une attention particulière dans la deuxième phase de son Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture au Sénégal, selon Dr El Hadji Malick Leye, microbiologiste du sol, chargé de recherches au Laboratoire National de Recherches sur les Productions Végétales.

«Au niveau national, plusieurs études ont tenté d’expliquer les phénomènes de salinisation des terres et de proposer des solutions de récupération depuis 1964 », dit-il. Ainsi, trois méthodes de lutte ont été développées depuis les années 60. Il s’agit d’abord des méthodes mécaniques ou « flushing » par irrigation et drainage successifs, à travers la mise en place de barrages, digues et diguettes.

Il y a également les méthodes biologiques s’appuyant sur l’utilisation de plantes tolérantes au sel, de bio-fertilisants à base de micro-organismes bénéfiques. Cette dernière méthode est la plus étudiée au Sénégal, selon M. Leye.

En attendant que ces méthodes ne soient appliquées ou ne portent leurs fruits, les localités touchées par ce fléau comme Boly, continuent de recevoir chaque année des visites des autorités étatiques qui viennent constater la situation, font souvent des promesses de réhabilitation, qui tardent à se réaliser, depuis bientôt 10 ans.DD/mn/ts

Un budget de 42,6 milliards FCFA pour la Santé,la Protection sociale et l’Emploi des jeunes

http://www.emedia.sn/Le lancement du nouveau Programme de coopération entre le Sénégal et le Luxembourg, qui durera jusqu’en 2022, s’est tenu ce vendredi. Il a été co-présidé par Bassirou Samba Niasse, Secrétaire général du Ministère de l’Économie, des Finances et du Plan et Rui Fernandes, Chef de la Coopération luxembourgeoise à Dakar.

L’enveloppe budgétaire allouée à ce nouveau programme s’élève à 42,6 milliards FCFA (65 millions d’euros), répartis à parts égales entre les secteurs de la Santé et Protection sociale et la Formation professionnelle et l’Employabilité des jeunes. En effet, le quatrième Programme indicatif de coopération se concentrera dans les secteurs de la Santé et la Protection sociale d’une part, et de la Formation professionnelle et de l’Employabilité des jeunes d’autre part.

Mieux, il accordera une attention particulière au genre, à l’environnement, à la territorialisation des politiques publiques et aux réformes liées à la modernisation de l’administration publique de l’État et au cadre harmonisé des finances publiques de l’UEMOA. Parmi les actions prioritaires du programme figure en bonne place la mise en place d’un Pôle de formation professionnelle de référence dans la zone péri-urbaine de Dakar, axé sur les NTIC Aliou DIOUF

ASSURANCE MALADIE OBLIGATOIRE :La caution  demandée aux Ipm supprimée

http://www.enqueteplus.com/L’Institution de coordination de l’assurance maladie obligatoire du Sénégal (Icamo) a supprimé la caution demandée aux Ipm par les prestataires de soins. Selon l’entreprise, cette situation constitue un blocage pour ceux qui n’ont pas les moyens de travailler avec une clinique ou une pharmacie.

Les institutions de prévoyance maladie (Ipm) peuvent pousser un ouf de soulagement. L’Institution de coordination de l’assurance maladie obligatoire du Sénégal (Icamo) a supprimé la caution réclamée à ces dernières. L’information a été donnée, hier, au cours d’un atelier de validation des résultats des concertations par le Comité de pilotage de l’Icamo. Selon la directrice de l’institution, Marie Rosalie Ngom, ils ont mis en place 6 commissions thématiques (médecine, pharmacie, hôpitaux, cliniques, biologie et imagerie médicale et chirurgie dentaire) pour faire le travail. Chaque commission, dit-elle, est chargée de faire le diagnostic entre Ipm et prestataires de services pour identifier les forces et les faiblesses. A l’issue des travaux de ces commissions, souligne Mme Ngom, ils se sont rendu compte que des consensus sont obtenus sur beaucoup de points, notamment la suppression de la caution qui est demandée aux Ipm.

Cette caution est un montant demandé par les prestataires de soins, quand l’Ipm veut travailler avec eux. Mais une Ipm qui vient de naitre ne peut pas avoir les moyens financiers pour tous les prestataires avec qui elle doit travailler. Cette situation constitue un blocage pour des Ipm qui veulent travailler avec une clinique ou une pharmacie et qui ne peuvent pas payer la caution. C’est pourquoi nous avons supprimé cette caution, car cela bloque la contractualisation entre Ipm et prestataires de soins.  Mais cela ne créera aucun désordre dans la création ou la mise en place des Ipm’’, a rassuré Mme Ngom.

En plus de cette décision, l’Icamo a résolu le problème des délais de transmission des factures du prestataire à l’Ipm, mais également des délais de paiement de l’Ipm aux prestataires. La dernière résolution porte sur le contrôle médical, parce que, selon la directrice, la fraude cause beaucoup de problèmes dans le domaine des institutions de prévoyance maladie. Autres préoccupations de l’Icamo, c’est de régler et de réguler la suspension des prestations. Car, de l’avis de Mme Ngom, il y a des prestataires de soins qui suspendent les prestations aux bénéficiaires, sans même aviser l’Ipm ou les travailleurs.

‘’Cette situation pose beaucoup de problèmes aux Ipm. Celles-ci ont 60 jours pour faire le règlement de la facture et, parallèlement, le prestataire de soins a 30 jours pour envoyer et transmettre la facture à l’Ipm’’, a-t-elle expliqué. Ce cadre, a soutenu la directrice, devrait  permettre d’améliorer les relations et corriger les dysfonctionnements qui existent entre les Ipm et  les prestataires de soins. ‘’Nous voulons garantir la permanence des soins aux travailleurs et l’Icamo est là pour veiller à cela. Le travailleur a déjà satisfait à l’obligation de cotiser à l’Imp, parce que l’on effectue une retenue à la source sur son salaire. Donc, il devrait avoir en retour une garantie de la permanence des soins’’.VIVIANE DIATTA

Le Conseil national du patronat formé à la protection des données personnelles

YERIMPOST.COM Ciblés par les employés qui leur reprochent de laisser traîner leurs données personnelles comme les bulletins de salaire retrouvés chez les vendeurs de sandwiches et les boutiquiers, les directeurs des ressources humaines du Conseil national du patronat ont été formés hier par la CDP aux normes de protection des données personnelles des travailleurs. Ces derniers se plaignent aussi d’être filmés partout et tout le temps par la vidéosurveillance des entreprises. Ils déplorent aussi que leurs données de santé soient dévoilées à leurs collègues.

Awa  Ndiaye : «La protection des données personnelle est au cœur du dispositif du commerce international »

http://www.rewmi.com/Le Conseil national du patronat du Sénégal (CNP) a  organisé à Dakar une  journée d’échanges et de sensibilisation sur «l’emploi face à la transformation digitale: sécurisation et confidentialité des données personnelles ».

Mettre à niveau l’entreprise et ses partenaires sur l’impact de la transformation digitale dans la gestion des données personnelles en milieu professionnel. Tel est de l’objectif de cette journée d’échanges et de sensibilisation. « Il faut qu’il ait une culture de la protection des données personnelles. Que  chacun d’entre nous,  sache que  les données  personnelles ne sont  plus  à prendre à la légère », a déclaré Mme Awa  Ndiaye, présidente de la commission  de  protection des données personnelles ( CDP)  lors  de l’ouverture de la rencontre. A l’en croire, la donnée personnelle est une valeur inestimable aujourd’hui, ce n’est plus simplement un outil d’identification mais une richesse. Il faut savoir comment garantir ces données personnelles aussi bien pour les citoyens sénégalais que pour les  citoyens étrangers vivant  au Sénégal. Il y a une obligation  de gérer d’une manière ou d’une  autre dans des entreprises qui existent au Sénégal.  Revenant  sur  son  importance  au niveau  mondial, la  présidente  de la  CDP a  fait savoir que la protection des données personnelle est au cœur du dispositif  du commerce international. « La convention de l’Europe et la commission européenne avec  son nouveau règlement ont mis en place un cadre et des positions juridiques très fermes, serrés, précis et contraignants. Aujourd’hui  si vous voulez participer au commerce international, avoir des partenaires sur l’international, être compétitif  et développer nos entreprises  sur  le plan national , vous  êtes obligés  de savoir ce qui se passe dans ce domaine » a-t-elle  expliqué.

Les données personnelles, des enjeux  industriels……

Prenant la parole le  vice-président du CNP, Aimé Sene a rassuré que leurs entreprises  font  tous les jours  preuve  de responsabilité  et apprécient  à sa juste valeur  les enjeux  de  confidentialité , de sécurité et même économiques sur les données  à caractère personnel. Pour  lui, dans  un  contexte  d’un marché régional  et international  de plus en plus  concurrentiel, les données  personnelles et leurs modes  de protection  sont devenus  des  enjeux  industriels, commerciaux et de  compétitivité. « Des mécanismes  techniques  et  organisationnels  garantissant  la confidentialité  et l’intégrité  des données  personnelles  doivent  être mis  en œuvre pour éviter  que des  consultations  par  des tiers  non  autorisés, des modifications  ou encore  leur  perte  portent  préjudices  aussi bien  à l’entreprise qu’aux  employés», a-t-il dit. Sur ce, il  a rappelé que lors  des premiers  échanges  qu’ils ont  eus  avec la CDP,  ils avaient déjà fait  part  de leurs  préoccupations  par rapport  aux textes  en vigueur  et de  leurs  impacts  sur les entreprises . D’après lui, la commission   en avait  parfaitement  mesuré  les enjeux car l’exercice  n’est pas facile.  Sur ce, M. Sene a ajouté qu’il  convient  de tout  faire   pour  que  la  commission  de  protection des données personnelles ne soit pas  perçue comme  une contrainte administrative supplémentaire  pour  les   entreprise mais  aussi pour  qu’elle  ne frêne pas  le développement  et la  compétitivité de leurs  entreprises  qui  relèvent un grand  défi  lié  à la  mondialisation. A cela s’ajoute le fait  de  passer  le message  aux entreprises  sur  la valeur  ajoutée  liée  à la  conformité  aux textes  plutôt que  sur les sanctions  et sur  l’importance  de la sécurité  et de la  confidentialité  des données  personnelles  en milieu professionnel.Zachari BADJI

LACS DES MARISTES: Un coin de verdure menacé

http://www.lesoleil.sn/Les lacs des Mariste étalent la verdure au milieu des belles villas. Les deux points d’eau contribuent à adoucir la température et à atténuer la pollution. Leurs berges nourrissent des familles des maraîchers et des fleuristes. Dans ce quartier, le sentiment partagé, c’est la sous-valorisation de ces écosystèmes.

Au Mariste 1, le vieux Modou Diop est connu de tous. Il est toujours dans son environnement favori : sur les berges du lac, presque les pieds dans l’eau. Pour le rencontrer, il faut foncer, dans un couleur de typas, ces plantes envahissantes, des eaux douces. Au milieu de cette colonie, les filaos, d’autres arbustes se détachent de l’harmonie imposée par les typas. Après quelques minutes de marche, nous voici, dans le périmètre maraîcher, de Vieux Diop. Celui-ci est isolé par une formation arbustive.

N’eut été la proximité avec les bâtiments, on se croirait dans une rizière en Casamance ou au bord du fleuve Sénégal. Le vieux Diop, né en 1953, ne semble pas affligé, par le poids de toutes ces années passées, dans des exploitations. La raison de sa «jeunesse», lance-t-il, le sourire au coin,  c’est cet endroit qu’il a aménagé en 1999. Il cultive des variétés des légumes et des fruits, en plus d’exploiter des planches de choux, de salades, du piment, de gombo…Ce sénégalais gagne sa vie grâce au sol fertile aux abords du lac et de l’accessibilité à l’eau. Aujourd’hui, il paie le luxe de commander des semences en Chine et en Corée. Du fait de la pratique de l’agriculture bio, il compte une colonie de clients asiatiques, des Coréens, des Chinois, des Indiens… « Ce sont mêmes les Chinois et les Sud-coréens qui viennent récolter dès la maturation de ces produits maraîchers. Je reçois également beaucoup d’Indiens et de Congolais qui viennent pour les plantes destinées à la cuisson ou à l’infusion », raconte le maraîcher. Si ces lacs n’existaient pas, Modou ne se fait pas d’illusion, qu’il ne peut pas entretenir des exploitations.   «Je travaille dans la zone depuis 1986 avec la bande des Niayes qui venait jusqu’ici. A l’époque, il n’y avait rien, on trouvait même des singes auprès du lac. Lorsque que les autorités ont décidé du lotissement du quartier pour des habitations, elles nous ont déplacés. Mais nous sommes revenus en 1999, après l’affectation des périmètres par les services forestiers », raconte celui qui est appelé affectueusement « Baye Diop ». Au fil des années, il a tissé des liens solides avec les riverains, ses principaux abonnés aux légumes bios.

Des décharges sauvages

Comme, le vieux Modou Diop, la vie de centaines de maraîchers, des arboriculteurs dépend de cet écosystème humide. Ce n’est pas pour rien que tous les membres de l’association « SuxaliBeyoumNiayes » font de la sauvegarde des lacs, un combat. Près de l’aire de football, un autre exploitant, Badara Mbaye, émonde, ses planches. Lui aussi sublime ce gâteau de la nature mal entretenu par l’homme. « La nappe phréatique est affleurante, cela facile notre travail », résume Badara Mbaye. Son avis est partagé par Djibril Thiam, arboriculteur depuis 2007, qui a des pépinières de palmiers, de cocotiers et d’autres variétés de plantes florales. «C’est une cliente que j’ai connue autour du lac qui m’a apporté les graines du Maroc. J’ai développé cette fleur dans ma pépinière», dit, le jeune Thiam. A bord champ, le prix des fleurs et des arbustes s’échangent entre 200 francs Cfa et 10.000 francs Cfa. Les fonctions de ces écosystèmes ne sont pas mesurés à juste valeur par certains. Lorsque le visiteur longe, les berges, il s’offusquera, des petites décharges sauvages d’ordures. Malgré le passage des camions, ceux qui sont loin du lacs enlaidissent les sites qui servent à accueillir les visiteurs.  «Le lac a un potentiel important qu’on essaye d’exploiter. Sans notre présence les lieux seraient transformés en dépotoir d’ordures par les charretiers», martèle Badara Mbaye.

L’aménagement des lacs, une requête partagée par des riverains

Il y a eu plusieurs tentatives d’aménagement et de valorisation des lacs des Maristes. Mais jusqu’ici, l’impact souhaité n’est pas obtenu. Les lits sont peuplés de typhas réduisant le plan panoramique de l’eau et le niveau des lacs alors que les berges sont agressées par l’homme, par le dépôt des ordures et aussi par des empiétements. Habitant juste en face de cette étendue d’eau et de verdure, une femme, sous le couvert de l’anonymat apprécie positivement le travail des maraîchers. Pour elle, à part les moustiques et les varans qui sortent de temps en temps des hautes herbes, les lacs sont bénéfiques et constituent un poumon vert pour la cité. Christophe Banko, un des riverains,  avance que les lacs ont des fonctions naturelles indéniables. « Il faut un entretien et un aménagement pour que les riverains et les dakarois puissent tirer pleinement profit des lacs. Nous sollicitons souvent les services d’hygiène pour les opérations de saupoudrage », rapporte Banko. Il se souvient qu’il y avait un projet d’aménagement avec le ministère de l’Habitat, depuis lors observe-t-il, rien n’a bougé. «Globalement  nous pouvons dire que les lacs ont des impacts positifs pour les riverains même si ils favorisent la prolifération des moustiques. Durant la période de chaleur,  dès l’après-midi, on sent la fraîcheur qui s’y dégage », témoigne M. Banko. Ce dernier apprécie aussi le «travail exceptionnel» des maraîchers des lacs qui permettent à une partie du quartier de se ravitailler en légumes et qui contribuent à la préservation des lieux.Oumar KANDE

Des Sénégalais des Etats-Unis veulent que Delta Airlines change sa flotte

IGFM-La compagnie américaine Delta Airlines n’est plus appréciée par les Sénégalais des Etats-Unis. C’est le constat fait par certains Sénégalais contactés par l’AS. D’ailleurs l’Association des Sénégalais d’Amérique sous la direction de Sadio Yaya Barry a lancé une pétition pour demander aux autorités de changer les vieux appareils qui desservent Dakar New York. D’après Awa Diop et Cie, depuis quelque temps, ils ont remarqué que les appareils qui desservent le Sénégal sont en mauvais état avec des soucis mécaniques récurrents à l’image des appareils DL 216, DL 217 et 75S. L’Association des sénégalais d’Amérique demande que la flotte utilisée par Delta Airlines pour desservir le Sénégal soit immédiatement changée. Aussi, exige-t-elle, que Delta Airlines prenne des mesures sérieuses pour résoudre ces problèmes de sécurité.

Aéroport de Diass : La guerre des badges pollue l’atmosphère

http://www.seneweb.com S’il y a un endroit où Macky Sall doit se pencher après son investiture, c’est bien l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass qui est le théâtre d’une guerre impitoyable entre la Direction générale et le Commissariat spécial pour une question de badges d’accès.

En effet, relate le quotidien Source A dans sa parution de ce samedi, cette situation a installé un profond malaise dans cette infrastructure, inaugurée en grandes pompes le 7 février 2017 par le président de la République, au point de saper sa dynamique de performance.

Marche à l’UCAD: Les étudiants exigent l’introduction des œuvres de Cheikh Anta Diop dans les programmes académiques.

https://www.dakar7.com/Les étudiants de l’UCAD veulent réhabilité le savant Cheikh Anta Diop dans le système éducatif. Ils organisent une marche aujourd’hui pour exiger l’introduction des œuvres de l’inventeur du Carbone 14 dans les programmes académiques. Les étudiants veulent, disent-ils, amener les autorités à corriger l’injustice infligée à leur parrain.

TRAUMATOLOGIE : 17 000 CAS ENREGISTRÉS CHAQUE ANNÉE À L’HÔPITAL DE GRAND YOFF (MÉDECIN)

Dakar, 29 mars (APS) – Quelque 17 000 cas de traumatologie sont enregistrés chaque année à l’Hôpital général de Grand Yoff, a révélé, vendredi à Dakar, le professeur Mouhamadou Habib Sy, chef du service d’orthopédie-traumatologie de cette structure médicale.

’’L’hôpital général de grand Yoff, enregistre chaque année, environ 17 mille cas de traumatologie. C’est quasiment entre 45 à 55 malades par jour’’, a-t-il dit.

Pr Sy intervenait lors d’une séance académique axée sur le thème : ’’Les urgences traumatologiques graves : place et rôle du chirurgien orthopédique’’.

Organisée par l’académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS), cette rencontre entre dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités en 2019.

 Selon Pr Sy, dans un hôpital régional par exemple, l’on peut enregistrer 25 à 30 malades par jour, alors que dans celui du type départemental, l’on y trouve entre 10 à 15 malades.

’’Ce que je dis est documenté, car cela fait l’objet pour la plupart de cas, soit d’une thèse, soit d’un mémoire. Il faut, de ce fait, redessiner la carte traumatologique du pays, pour avoir des statistiques à ce sujet’’, a-t-il fait valoir.

 Selon le médecin, durant ces 5 dernières années, tous les faits de santé dans ce pays, en dehors du phénomène d’Ebola, tournent autour des accidents. D’où selon lui, l’importance de mettre un accent sur la recherche.

Pr Sy a également reconnu le déficit existant dans la prise en charge des patients à cause du nombre insuffisant d’orthopédistes dans le pays.

’’Cette année par exemple, sur les candidats à la spécialité, nous avons compté 5 candidatures sénégalaises sur 21. Avec cette démographie qui va augmenter dans quelques années, on doit se pencher sur cette situation’’, a-t-il expliqué.

 Il a souligné la nécessité de réfléchir sur le moyen de transfert des compétences à des chirurgiens orthopédistes, en vue de renforcer leur capacité dans la prise en charge des malades.

’’Actuellement, les médecins sénégalais choisissent les filières faciles au lieu de se former dans le domaine de la traumatologie’’, a pour sa part noté le chef de service du laboratoire d’anatomie de la faculté de médecine à l’université cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), Pr Abdoulaye Ndiaye.

Intervenant sur le thème, ’’prothèse totale de la hanche, avancées récentes’’, Pr Ndiaye, a plaidé pour la définition d’axes prioritaires, permettant aux étudiants de poursuivre la filière de l’orthopédie-traumatologie.

Il a cependant retenu que l’arthrose reste un phénomène posant énormément de problèmes au Sénégal, sur des personnes âgées comme sur des jeunes.

Toutefois, a-t-il poursuivi, grâce au développement des implants, l’on ne peut plus parler actuellement des risques liés aux prothèses, qui sont placées à ces jours, même chez les jeunes de 18 ans.AMN/OID/AKS

Diplomatie : Le Maroc durcit les conditions d’entrées sur son territoire aux Sénégalais

https://actusen.sn/Le Maroc n’est plus une porte ouverte pour les Sénégalais qui s’y rendaient sans soucis. La raison ? Lequotidieninforme dans ses colonnes que le Royaume Chérifien a durci les conditions d’entrées sur son territoire aux Sénégalais même s’ils sont toujours dispensés de visas.

Selon le Consul du Sénégal à Casablanca, il est désormais soumis aux Sénégalais non-résidents réguliers, la “présentation de preuves de possession de moyens de subsistances suffisants, ou à défaut la réservation d’hôtel et d’un billet retour”. Ces documents sont exigés à “tout Sénégalais désireux d’accéder au territoire du Royaume par les plateformes aéroportuaires”.Actusen.sn

Espagne : 3000 Sénégalais menacés à cause de… d’expulsion

https://www.dakar7.com Plus de 3 000 Sénégalais établis en Espagne courent derrière leurs passeports et/ou cartes nationales d’identité, depuis le mois de novembre.

Selon le journal Enquête, repris par Senego, cette situation a des conséquences incommensurables : perte de la carte de séjour, perte d’emploi et menaces d’expulsion. Désemparés, ces émigrés demandent l’aide des autorités étatiques pour la préservation de leur dignité.

Si cette mesure est effective, ces compatriotes vont venir s’ajouter aux 5 600 Sénégalais qui ont été rapatriés d’Allemagne, aux 32 autres venus d’Arabie Saoudite, aux 1 500 des Etats-Unis et au milliers de candidats à l’émigration ayant fui l’enfer libyen.

Grève illimitée des Gros porteurs à Rosso Sénégal : Gora Khouma dénonce la faiblesse des autorités sénégalaises devant la Mauritanie

https://www.dakaractu.com/Gora Khouma est catégorique : le mot d’ordre de grève illimitée entamé par les gros porteurs sénégalais ne sera levé  que lorsque les autorités sénégalaises proposeront des solutions concrètes sur la situation des gros porteurs sénégalais de l’axe Rosso.

Venu s’enquérir de leur situation à la traversée de Rosso Sénégal, le secrétaire général des routiers du Sénégal déplore ce qu’il considère comme une faiblesse des autorités sénégalaises devant la Mauritanie.

Selon Gora Khouma, les autorités mauritaniennes veulent exiger aux gros porteurs sénégalais des règles qui défient le bon sens. À titre d’exemple, le choix d’une seule compagnie d’assurance pour trois jours seulement pour un montant équivalent à un an. Nonobstant les tracasseries lors de la traversée du bac en terre mauritanienne. Ce que les gros porteurs ne laisseront plus continuer, selon toujours Gora Khouma. « La grève va continuer jusqu’à ce que les autorités nous proposent des solutions concrètes».

Le secrétaire général des routiers du Sénégal dénonce également l’inertie des autorités sénégalaises face à la situation que traversent les gros porteurs sénégalais…

« Des poursuites contre Yahya Jammeh dépassent ma compétence », déclare le ministre de l’Environnement

https://www.leral.net/L’ancien chef de l’Etat de Gambie, Yahya Jammeh est accusé de trafic de bois durant son règne, qui lui aurait rapporté plus de 325 millions de dollars (212,8 milliards FCFA ), selon un groupe de journalistes d’investigations regroupé autour du Projet de signalement du crime organisé. Toutefois, il y a très peu de chances que le Sénégal porte plainte suite à ces révélations.

«Le Sénégal ne peut pas agir sur les problèmes internes de la Gambie, le Sénégal va agir de son côté par deux façons : la mise en commun de toutes les forces de sécurité dans la lutte physique sur le terrain, l’armée, la gendarmerie, la police, la douane, les Eaux et Forêts sont impliqués dans la lutte implacable que nous faisons contre les trafics illicites de bois », a-t-il soutenu sur les ondes de la Rfm.

« Des poursuites contre Yahya Jammeh dépassent ma compétence »

Par rapport aux révélations de l’Occrp, le ministre de l’Environnement de préciser qu’il «n’est pas le ministre de la Justice, ni le président de la République. Moi je suis le ministre de l’Environnement chargé de veiller sur la préservation des ressources forestières. Ce que je suis en train de faire», déclare-t-il sur la Rfm. Avant de lancer : « La poursuite que l’Etat du Sénégal va faire sur des révélations, dépasse ma compétence».

Mame Thierno Dieng souligne toutefois que « l’Etat du Sénégal a régulé son Code forestier afin prendre en charge ce douloureux problème, aussi bien du point de vue des peines privatives de libertés que des peines privatives financières. Toutes les actions combinées ont donné des résultats qu’on constate sur le terrain », se réjouit-il.

Et d’ajouter : « Le trafic a beaucoup diminué en quantité à l’état actuel des choses. Il s’y ajoute que les autorités gambiennes ont affirmé la volonté d’accompagner l’Etat du Sénégal dans la lutte contre ce problème ».

Non sans préciser qu’ils ne sont pas « pas comptables de ce qui s’est passé avant (eux) », et ne peuvent pas non plus « être comptables de ce qui se passe en République de Gambie ».

Et, conclut-il : « C’est aux autorités gambiennes de régler leurs problèmes internes et aux autorités sénégalaises de régler leurs problèmes internes »

Plongée dans l’univers des «GP» entre Paris et Dakar

http://www.lesoleil.sn/« GP » (gratuité partielle) est le nom donné à des Sénégalaises qui profitent de conditions avantageuses de voyage pour vendre leurs kilos en trop en transportant des colis vers Dakar.

Reportage…

Le regard perdu, Saliou, jeune cadre sénégalais vivant à Paris depuis onze ans, se demande s’il est à la bonne adresse dans ce petit magasin de la rue du Département dans le XIXe arrondissement de Paris. « Que voulez-vous ? », lui demande Astou, la quarantaine, vêtue d’une « ndokette » (robe sénégalaise à manches courtes qui arrive jusqu’aux tibias) bariolée sur un pull noir. « C’est pour envoyer un ordinateur à Dakar », rétorque le jeune homme. Il vient d’entrer dans la boutique d’une « GP » (gratuité partielle). C’est le nom donné à des Sénégalaises qui, bénéficiant de tarifs préférentiels pour les billets d’avion, utilisent leur franchise de bagages pour transporter des colis entre Paris et Dakar.

Astou et Saliou débutent un marchandage dans un coin du magasin. Puis l’ordinateur change de mains. Saliou donne son numéro en même temps que le nom et le numéro de téléphone de la personne qui doit récupérer le colis à Dakar.

Postiers de l’informel

Les informations sont aussitôt notées sur une feuille de papier qui est ensuite scotchée sur l’ordinateur. « J’envoie un ordinateur pour constituer ma dot de mariage au Sénégal et comme la cérémonie est prévue dans moins d’une semaine, c’est une urgence », confie Saliou. Commencée à 80 euros, la négociation sur le prix de l’envoi de l’ordinateur s’est « conclue à 50 euros ».

Le ballet des clients venus envoyer des colis au Sénégal est incessant. Code, règle et organisation des GP se résument ainsi. « C’est un travail correct qui se fait dans les normes », estime Khady, rencontrée dans un autre magasin dans le nord de Paris. Elle explique que dans le métier de GP, il y a « des repères, les tarifs sont fixes. C’est 7 euros par kilo en partance de Paris, et pour les ordinateurs et micro-ondes, les prix dépendent du marchandage ».

Ce sont les postiers de l’informel qui convoient des colis et des marchandises, entre Paris et Dakar et vice versa, deux ou trois fois par semaine. C’est un métier essentiellement féminin. Pourtant, les GP existent depuis « plus de 50 ans », selon divers témoignages.

Privilèges et atouts

Sollicités par une diaspora sénégalaise orpheline de services d’envois de colis pas chers, les GP attirent du monde. « Parallèlement à la demande, le nombre de personnes qui font le métier a sensiblement augmenté et cela nous donne plus de visibilité », admet Khady. La jeune femme est GP à temps partiel, car elle est aussi ingénieur agronome, diplômée de l’université de Dijon. L’activité de GP se distingue entre les « GP formels » et les « GP non formels », pour reprendre une classification Khady : « Quand je paie mon billet entre 350 000 et 400 000 F CFA (en moyenne 550 euros, nldr), certaines consœurs parviennent à avoir plus de 50 % de réduction, car elles ont des parents qui travaillent dans les compagnies de voyages ou à l’aéroport. »

C’est le cas d’Astou, la GP de la rue du Département à Paris : « Il y a plus de dix ans, j’étais encore femme au foyer et mon mari travaillait pour une compagnie à l’aéroport. J’ai décidé de me lancer dans le métier de GP. »

Marges importantes

A Paris ou à Dakar, quand les GP arrivent « les douaniers se lèvent parce qu’à force de les voir passer », ils sont facilement repérables. « D’autant plus que nous voyageons en général par groupe d’au moins quatre personnes, souligne Khady. Les douaniers se font des sous avec nous. Là où nous passons, les sous tombent. Nous honorons les taxes douanières. À Dakar, elles peuvent aller de 200 000 à 500 000 francs CFA. »

Cela n’empêche pas une certaine rentabilité. Avec les privilèges liés à leur statut, comme les cartes de fidélité au niveau des compagnies ou les facilités d’obtention du visa pour venir en France, les GP transportent 100 kg de bagages chacune par voyage là où un passager lambda est limité à 50 kg. Les marges semblent même très importantes, selon Khady qui n’a pour autant pas souhaité s’exprimer ni sur son chiffre d’affaires ni sur le montant de ses bénéfices réels. « Alhamdoulilah » (« Dieu merci » mais formule qui équivaut ici à « je ne me plains pas », ndlr). Pour Khady, si elle fait deux à trois fois par semaine le trajet Paris-Dakar, « ce n’est pas que pour le plaisir de prendre l’avion ». Moussa DIOP (article paru également dans Le Monde)

ANTOINE WARDINI, COLONEL À LA RETRAITE:«IL FAUT PRENDRE LE TERRORISME AU SÉRIEUX »

http://www.emedia.sn/En marge d’un entretien exclusif qu’il a accordé à Emedia.sn, le colonel Antoine Wardini s’est prononcé sur le phénomène du terrorisme qui, de plus en plus, prend des proportions inquiétantes dans le monde. L’actuel Directeur des opérations de l’Agence d’assistance à la police de sécurité (ASP) pense que la question du terrorisme ne doit pas être reléguée au second plan au Sénégal. « Il faut prendre le terrorisme au sérieux », a recommandé le colonel Wardini. A l’en croire, en ce moment crucial du Sénégal où on parle de ressources naturelles, la question du terrorisme doit être étudiée avec la plus grande des rigueur.

IMPLIQUER LES POPULATIONS

« Avec les découvertes pétrolières et gazières, le Sénégal va attirer beaucoup d’étrangers. Donc, il va falloir savoir qui vient, qui entre dans le pays. Il nous faut alors mettre sur place un dispositif de renseignement très futé pour savoir celui qui vient pour la paix et celui qui entre dans le pays pour des intentions déplorables », a-t-il expliqué avant d’insister sur la surveillance des frontières. En outre, l’ancien commandant de la zone militaire numéro 1 estime que les populations devraient être impliquées dans la lutte contre le terrorisme. Ce, en les sensibilisant à avoir l’esprit de dénonciation dès qu’elles voient quelque chose de suspect.

« Depuis quelques temps, on voit des gens qu’on tue, des attaques à main armée. Nous devons être les acteurs de notre propre sécurité en ayant pas peur de rendre compte ou de dénoncer », a martelé Antoine Wardini. Qui rappelle qu’il ne peut y avoir une sécurité garantie à 100%. Donc, à son avis, ce qu’on peut faire pour limiter les dégâts au maximum, c’est d’inviter les sénégalais à s’impliquer davantage dans la sécurité du pays. Aliou DIOUF et Abdoulaye SYLLA (photos)

Macky Sall se confesse : “Ce septennat a été sans répit. Mes détracteurs disaient que j’étais un président par défaut, je devais prouver le contraire”

https://actusen.sn Lors de sa rencontre hier, avec les membres de son Cabinet, Macky Sall est revenu sur son mandat écoulé. “Les 7 ans ont été difficiles. L’adversité était féroce. Je n’ai même pas bénéficié de temps de grâce”, confesse-t-il d’emblée.

En effet, dès le début de son mandat, le Chef de l’Etat avait été peint par ses détracteurs comme étant un “Président par défaut” . C’est d’ailleurs, dit-il dans les colonnes de LesEchos, la raison pour laquelle il avait “à coeur de prouver le contraire” et montrer qu’il était “un président de la République bien préparé” et qui pouvait remplir correctement ses charges.

Formation nouveau Gouvernement:Macky annonce des “changements pour répondre aux aspirations des populations”

https://actusen.sn Le Macky Sall lève un coin du voile sur les contours de son prochain Gouvernement. Recevant hier, les membres de son Cabinet, il a confirmé qu’il fera des “changements pour répondre au mieux, aux aspirations des populations”. “C’est un quinquennat plein de défis qui nous attend”, fait-il savoir.

Libération qui rapporte l’information signale que le Chef de la L’Etat a profité de cette rencontre pour remercier les membres de son Cabinets dont les contrats expirent le 02 avril prochain. “Vous avez servi la République avant de me servir”, leur a-t-il affirmé à ses collaborateurs.

Mairie de la Patte d’Oie : Le vote du budget bloqué par le Conseil municipal

https://www.dakaractu.com Le Conseil municipal de la mairie de la Patte d’Oie s’était réuni cet après midi à l’effet de voter le budget de l’institution municipale. Mais une sacrée surprise attendait Banda Diop : le budget de la mairie de Patte d’Oie a été rejeté par les conseillers municipaux. Banda ne paierait-il pas les frais de son rapprochement avec la mouvance présidentielle? En tout cas, il n’y a pas eu de vote et les conseillers auraient indiqué que le vote ne pouvait pas se faire parce qu’ils n’ont pas reçu les documents 15 jours à l’avance…

APPEL À LA RÉINTÉGRATION DU GROUPE DES EXPULSES DU PS : TANOR OU L’ART DE MANŒUVRER !

http://www.sudonline.sn/Après avoir fait expulser des responsables du Parti socialiste accusés de «rebelles» face à son leadership, Ousmane Tanor Dieng, Secrétaire général de ladite formation politique s’est dit disposé, lors de la 12ème session du Bureau politique du Ps, à leur réintégration. Cette sortie qui intervient dans un contexte politiquement chargée par l’attente du nouveau gouvernement  suscite pas mal interrogations

Que mijote le Secrétaire général du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng ? Cette interrogation a tout son sens au regard de son appel à la réintégration à l’endroit du groupe des dissidents exclus du Parti socialiste, un appel qui  semble commencer à trouver écho favorable avec le retour annoncé à la maison Léopold Sedar Senghor de Banda Diop et Bamba Fall, respectivement maire de la Patte d’Oie et de la Médina, et qui faisaient partie du groupe des bannis du Ps.

En effet, après avoir longtemps adopté une politique de déni et de mise en quarantaine à l’encontre de ces camarades traités de «rebelles» avant d’être finalement expulsés du parti du fait de leur position qui ne correspondait pas à l’orientation qu’il voulait donner au parti en poursuivant le compagnonnage avec le président Macky Sall dans Bennoo Bokk Yaakaar. Ousmane Tanor Dieng a plus que surpris son monde. S’exprimant devant ses camarades à huis clos, lors de la 12ème session du Bureau politique du Ps, le samedi 16 mars dernier, Ousmane Tanor Dieng a en effet, rappelé sa « responsabilité de faire revenir dans le parti ceux qui le désirent ». Au regard de ces propos, on peut dire que l’actuel patron du Ps n’est plus dans la dynamique de confrontation avec ses anciens camarades «rebelles». Seulement, le contexte politiquement agité par plusieurs questions actuelles qu’il a choisi pour sceller la réconciliation de la famille socialiste suscite des  interrogations sur ses motivations réelles.

Il s’agit entre autres, de l’attente de la nomination des membres du nouveau gouvernement qui interviendra après le 4 avril prochain, l’idée de la dissolution de l’Assemblée nationale et l’organisation des législatives couplées aux locales de décembre 2019 mais aussi celle de la suppression et le remplacement du Haut conseil des collectivités territoriales, actuellement dirigé par le patron des Socialistes. A cela s’ajoute également l’horizon politique marqué par le dernier mandat du président Macky Sall qui ne devrait pas normalement se présenter en 2024.

Présenté comme un fin stratège en politique, Ousmane Tanor Dieng est-il en train de manœuvrer derrière cette main tendue à ses camarades. Difficile de répondre. Mais le peu qu’on puisse dire est que c’est la première fois qu’Ousmane Tanor Dieng adopte cette position.  En effet, engagé depuis sa réélection à la tête du Parti socialiste en 2014 dans une sorte de bras de fer avec certains de ses camarades de parti qui ne partageaient pas l’orientation de leur secrétaire général national, Ousmane Tanor Dieng avait même fini à la limite de prendre ses distances avec ces camarades «rebelles» du Ps en coupant tous les ponts entre ces derniers et la direction du parti. Dans les moments difficiles de leur vie politique, certains d’entre eux ont été ainsi obligés de mener tout seul le combat sans que la direction du Ps n’ait levé le plus petit doigt.

STRATEGIE D’ISOLEMENT DE KHALIFA SALL ET CIE

http://www.sudonline.sn/Il en est ainsi pour Me Aïssata Tall Sall, Bamba Fall et Khalifa Ababacar Sall pour ne citer que ceux-là. Membres de la direction du parti de Léopold Sedar Senghor, ces responsables socialistes ont été contraints de supporter tout seuls le poids de leur combat politique parfois contre des responsables du parti au pouvoir

Maire sortant de la commune de Podor, Me Aïssata Tall Sall qui était donné vainqueur à l’issue des dépouillements devant un responsable du parti au pouvoir lors des locales de 2014, a failli voir sa victoire lui passer sous le nez au profit de son adversaire. Elle a du mener une bataille farouche sur le plan politique mais aussi judiciaire jusqu’à la Cour Suprême pour faire respecter la vérité des urnes. Mais, tout au long de cette bataille qui a commencé à la Cour d’appel de Saint-Louis pour finir devant la Chambre administrative de la Cour Suprême qui a finalement tranché en faveur de l’ex porte-parole du Ps, jamais la direction du Ps n’a manifesté à son égard un quelconque soutien. Il en a été ainsi pour l’ancien député-maire de la ville de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, qui purge actuellement à Rebeuss une peine de cinq ans dans le cadre de l’affaire dite de la caisse d’avance de la ville de Dakar. Poursuivi et condamné sur la base d’un rapport de l’Inspection générale d’Etat, l’ancien Secrétaire national chargé de la vie politique du Ps n’a jamais reçu un soutien de son parti.

DES SOCIALISTES LAISSES A LEUR SORT

A fortiori, Ousmane Tanor Dieng et les responsables socialistes qui lui sont proches ont préféré adopter à son égard une politique de distance. Depuis qu’il a été incarcéré, Khalifa Sall n’a reçu en prison aucun membre de la direction actuelle du Parti socialiste. S’agissant de Bamba Fall, c’est sur plainte de la direction du Parti socialiste à la suite du saccage de la Maison du parti, lors de la réunion du bureau politique tenue en mars 2016, qu’il a connu ses déboires sur le plan judiciaire avec d’autres jeunes proches de l’ancien maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall. Il faut dire que ce refus de soutenir ces responsables dissidents tranche avec la position jusque-là adoptée par de la direction du Ps.

En effet, si on en croit l’ancien porte-parole du parti, Me Aïssata Tall Sall, le Ps a toujours apporté un soutien à des responsables politiques parfois même au-delà de ses rangs. «De 2000 à 2012, nous avons plaidé pour tous les opposants. Nous, avocats socialistes, lorsqu’ils ont eu des problèmes, parfois même, c’est Tanor (Dieng) qui nous dit d’aller plaider pour le PIT parce que c’est contre Abdoulaye Wade, d’aller plaider pour le gars d’Afp», a rappelé Me Aïssata Tall Sall dans la rubrique Sud détente de Sud quotidien publiée le 26 novembre 2017

PRESIDENTIELLE 2019 : Les médias à l’heure du bilan

http://www.enqueteplus.com Les acteurs des médias se sont retrouvés, hier, à l’Ecole de journalisme et de communication, pour faire le bilan de la présidentielle de février dernier, en termes de traitement de l’information. Et ce autour du thème ‘’Média et présidentielle : Quelles leçons à tirer’’. Plusieurs failles ont été identifiées non sans la contribution des uns et des autres pour une meilleure couverture à l’avenir.

Les médias sénégalais ont fait l’objet de nombreuses critiques, quant au traitement de l’information, avant, pendant et après la campagne présidentielle. Si, auparavant, les tendances annoncées par les journalistes, au soir du scrutin, étaient acceptées par l’opinion publique, lors de la présidentielle de 2019, la réalité était tout autre. Un fait marquant qui, selon le sociologue des médias Elimane Bathily, est dû au fait que ‘’le public est sceptique vis-à-vis des médias, parce qu’il voit des patrons de presse politiciens, profondément impliqués dans la politique, roulant soit pour le président sortant, soit pour l’opposition’’.

‘’Les citoyens font donc le lien entre les informations que relaie un journaliste et l’appartenance politique du propriétaire du média en question’’. Ces considérations, à ses yeux, ont fortement ébranlé la confiance des citoyens.

A ce sujet, d’aucuns pensent que le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) au lieu de se limiter à des communiqués, devait rappeler à l’ordre tous ceux qui s’éloignaient de l’équilibre dans le traitement de l’information.  Pour d’autres, le procès fait à la presse durant cette période cruciale émane d’une autre réalité. Ils estiment que la communication a pris le dessus sur le journalisme, surtout que, dans leurs rangs, certains géraient également la visibilité d’un candidat.

Demba Seydi, Coordonnateur Afrique de l’Ouest de l’Ong Publiez ce que vous pavez, pour sa part, déplore l’absence de bilan du côté des entreprises de presse. ‘’Les médias auraient dû évaluer la campagne, en termes de budget aussi, quant au nombre de journalistes déployés. Cela permettrait de connaitre le coût de la couverture d’une campagne électorale et les erreurs à ne pas commettre lors des prochaines élections’’. De l’avis de la modératrice du jour, Evelyne Mandiouba, coordonnatrice des programmes de D-media, des entreprises de presse ont clairement affiché leur positionnement politique, tout au long de la campagne électorale.

Manque de moyens des entreprises de presse

Si les avis étaient tranchés, journalistes et citoyens lambda se sont accordés sur l’essoufflement financier des entreprises de presse. Qui doit prendre en charge le journaliste sillonnant le pays, lors de la campagne électorale ? Une interrogation qui remet en cause l’objectivité et la neutralité du journaliste, s’il est entièrement pris en charge par le candidat dont il couvre la campagne. Pour le journaliste Oumar Bayo Ba, reporter à ‘’EnQuête’’, ‘’un reporter qui est pris en charge par un candidat ne peut pas faire objectivement son travail. Il se posera toujours un conflit d’intérêt’’.  Il préconise un dispositif visant à impliquer différents correspondants dans la couverture de la campagne. De ce fait, l’information n’est plus à la charge d’un seul journaliste qui doit faire le tour du pays, mais à l’ensemble des correspondants déployés dans les différentes régions.

En somme, les médias ont été invités à réviser leur organisation ou encore à revoir leurs priorités. ‘’Un media doit travailler en fonction de ses moyens. Tous ne peuvent couvrir de la même manière que ‘le Soleil’ ou la Rts qui, eux, disposent de moyens financiers. Il faut qu’on se dise la vérité à un moment donné’’. Un avis d’Amadou Tidiane Sy, Directeur d’Ejicom.

Il apparait ainsi que l’aspect financier a conduit à la diffusion d’informations orientées au profit des hommes politiques qui mettaient la main à la poche.

Par ailleurs, les journalistes pensent que le citoyen lambda juge l’homme de média en fonction de ses propres attentes et non par rapport aux règles qui sous-tendent son métier. Ainsi, l’information différente de ses croyances est dite fausse ou manipulée. En clair, une éducation aux médias s’impose en vue d’une séparation entre le fait et l’opinion.

L’impact des réseaux sociaux

Durant tout le processus électoral, les ‘’fake news’’ ont inondé la toile. Selon Mame Ngor Ngom, Directeur adjoint d’Africa Check, ‘’la course à l’information, la précipitation ont créé beaucoup de dégâts. Le journaliste doit informer juste et vrai, et pour le faire, il doit vérifier l’information. De toute façon, les réseaux sociaux ne pourront jamais remplacer la presse traditionnelle composée de journalistes formés’’.

Pour les prochaines élections, les journalistes sont appelés à se battre pour leur indépendance, afin d’affronter les autres pouvoirs sans courber l’échine. Il leur est demandé de tirer les leçons de cette récente élection pour ne pas commettre les mêmes erreurs à l’avenir.

Toutefois, il faut tempérer les critiques, en faisant remarquer que, dans un pays comme le Sénégal, une certaine jeunesse démocratique fait que les médias sont considérés comme devant être à équidistance de tout. Alors que dans les démocraties avancées, comme en France, il y a une presse de gauche, une autre de droite. Et les gens s’en accommodent très bien. C’est valable pour les Usa où il y a une presse républicaine et une autre démocrate. Donc, la presse sénégalaise continue de grandir et va apprendre de ses erreurs pour atteindre les standards internationaux en matière de traitement de l’information.EMMANUELLA MARAME FAYE

Ségolène Royal représentera la France à l’investiture de Macky Sall

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré-Ségolène Royal va représenter le président de la République française, Emmanuel Macron, à l’investiture du président Macky Sall le 02 avril 2019, informe un communiqué de l’ambassade de France à Dakar reçu vendredi à APA.

« Madame Ségolène Royal, représentant le président de la République française pour l’investiture du président Macky Sall, sera en visite au Sénégal du 1er au 3 avril et participera à la cérémonie d’investiture le 2 avril », informe la représentation diplomatique française.

Au programme de sa visite, Mme Royal, présidente de la Cop 21 et ambassadrice pour les pôles Arctique et Antarctique, animera, le lundi 1er avril, une conférence à l’Ecole nationale d’administration (ENA) de Dakar sur le thème : « La place de l’Afrique dans Et après l’accord de paris sur le climat ».

Intéressée par la restitution des biens culturels sur laquelle le président de la République française s’est engagé, elle s’entretiendra sur ce sujet avec des experts sénégalais, poursuit le communiqué. Mme Royal se rendra ensuite au Musée de la Femme Henriette Bathily le 1er avril : après une visite du musée, elle répondra à 17h aux questions sur son livre « Ce que je peux enfin vous dire ».

Le mercredi 3 avril, Mme Royal inaugurera en Casamance trois maternités solaires à Linkering, Paroumba et Thiewal Lao, réalisées sous l’impulsion de sa fondation DA Planète dans la continuité de la COP21.TE/APA

Investiture de Macky Sall : Le PM japonais représenté par Seigo Kitamura

https://www.leral.net/Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, sera représenté à la cérémonie d’investiture du Président Macky Sall, le 2 avril prochain, par Seigo Kitamura, membre de la Chambre des représentants du Japon et Vice-président de la Ligue d’amitié parlementaire entre le Japon et l’Union africaine, selon l’Aps.

« Considérant l’importance des relations bilatérales entre le Japon et le Sénégal, le gouvernement japonais a décidé d’envoyer Seigo Kitamura, en tant qu’envoyé spécial du Premier ministre Shinzo Abe, à la cérémonie d’investiture du Président Macky Sall, qui aura lieu le 2 avril ».

Fadel Barro (Y en a marre):Rester engagé « pour le Sénégal, pour le continent africain »

C’était il y a huit ans à Dakar : trois rappeurs et trois journalistes créent Y’en a marre, un mouvement de la société civile qui voulait réveiller la jeunesse sénégalaise, et au-delà toute la jeunesse africaine. À Ouagadougou, à Kinshasa, à Goma, Y’en a marre a fait de nombreux émules et a contribué à des avancées démocratiques. Aujourd’hui, Fadel Barro, le coordonnateur des premiers temps du mouvement, cède la place à l’un de ses camarades, Aliou Sané. Quel est son bilan ? Que va-t-il faire ? En ligne de Dakar, Fadel Barro répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

RFI : Quelle est l’action de Y’en a marre dont vous êtes le plus fier ?

Fadel Barro : Je repense toujours à ces jeunes de Bignona. Une semaine après, la naissance du mouvement Y en a marre, je découvre à la télé qu’il y avait des jeunes qui s’étaient organisés et qui avaient fait une petite marche jusqu’à la préfecture pour exiger la paix en Casamance et quand j’ai vu ça, je me suis dit que ce mouvement-là avait de l’avenir.

Il y a la Casamance puis il y a Dakar, votre combat contre le projet de troisième mandat Abdoulaye Wade, c’était en 2011, c’est quand même un moment fort de votre histoire non ?

Oui, c’était un des moments forts, c’est le moment le plus spectaculaire. C’est quand nous avons contribué le 23 juin à faire reculer le pouvoir Abdoulaye Wade et sa tentative de modification de la Constitution. Tout le combat qui s’en est suivi pour empêcher ce troisième mandat. Mais surtout aussi c’est de voir que ce mouvement-là très tôt à fait des émules un peu partout en Afrique, et de voir des jeunesses africaines s’organiser autour de mouvements comme Filimbi, comme Lucha, comme Balais citoyens, et comme au Soudan du Sud partout, ça me rend aussi un peu fier.

Peut-on dire que ce combat contre un troisième mandat que vous avez mené à Dakar en 2011, il a fait école à Ouaga en 2014, et à Kinshasa en 2018 ?

Chaque pays dans ses réalités sociopolitiques s’est organisé. Oui, on a vu dans le cadre du Balai citoyen au Burkina Faso que les jeunes se sont organisés. Des artistes et des journalistes, des jeunes tout court, se sont organisé, ont contribué à empêcher Blaise Compaoré d’avoir un troisième mandat, oui, c’est extrêmement important, mais c’est surtout quand il y a eu le coup d’Etat du RSP par le biais du général Gilbert Diendéré que les gens sont sortis dans la rue, et ils ont manifesté en face des kalachnikovs, ça, ça donne de l’espoir. Au Congo aussi, nous avons été arrêtés là-bas avec aussi d’autres membres du Balai citoyens pour lancer le mouvement Filimbi. Et depuis 2015, le président Kabila a essayé avec plusieurs stratégies, il a fait le glissement, il a tout fait pour avoir un troisième mandat, pourtant il ne l’a pas obtenu parce que, au bout du compte, même si les élections étaient calamiteuses, même si on a vu que les résultats des élections n’ont pas donné les fruits attendus, finalement il n’a pas tenu ce mandat. Même ailleurs, si au Gabon, les gens n’ont pas réussi, même si au Tchad ou au Congo Brazzaville, l’essentiel c’est qu’il y ait des mouvements comme Iyina, comme Ras le bol, comme Ça suffit, partout les jeunes s’organisent et essayent de dire non et se faire entendre.

Alors vous êtes combatif dans la bataille contre un troisième mandat, on vous sent moins à l’aise dans la bataille pour ou contre un deuxième mandat, je pense à la dernière présidentielle au Sénégal, où on a senti que votre mouvement Y’en a marre risquait peut-être de se diviser entre les pros et les anti-Macky Sall…

Non le mouvement ne s’est pas divisé. Ce qui s’est passé, c’est que le troisième mandat n’est pas un deuxième mandat, qui lui est légal. Le contexte politique de 2012 contre un troisième mandat, c’était pour préserver la démocratie, c’était pour préserver la Constitution. Alors qu’en 2019, Y’en a marre a joué son rôle pleinement, en mobilisant les jeunes pour s’inscrire sur les listes électorales, en les mobilisant pour qu’ils aillent retirer leur carte électeurs et qu’ils aillent voter massivement, et ce taux de participation de plus de 66%, nous, nous avons une petite satisfaction là-dessus parce que notre message commence à être compris. Après, comme nous ne sommes d’aucun bord nous n’étions pas pour un candidat précis.

Pendant la campagne électorale de 2019 un de vos collègues fondateurs, Fou Malade, a participé à la promotion du train express régional, le TER, qui était l’une des réalisations du président sortant Macky Sall, et certains se sont demandé si ce n’était pas un coup de pouce au candidat Macky Sall…

Non, non absolument rien à voir, d’abord ce n’était pas pendant la campagne, Fou Malade avait été sollicité pour faire de la sensibilisation sur l’électricité pour aider les jeunes, pour que les jeunes soient sensibilisés sur l’électricité qui est utilisée, pour qu’ils ne traversent pas les chantiers. Et il l’a fait, oui, les gens se sont posé des questions, mais il se défend très bien en disant « je n’ai fait que de la sensibilisation, mais je ne suis pas en train de faire de la promotion du TER comme une réalisation de Macky Sall ».

Est-ce que lors de vos assises du 24 mars aux parcelles assainies, vous avez adressé un avertissement à votre collègue Fou Malade ?

Nous avons discuté et ce qui était intéressant c’est de poser la question de la vie d’un activiste, de la précarité de la vie d’un activiste, et quelle doit être son attitude vis-à-vis du pouvoir.

Oui en fait quand on est activiste comme vous, on ne gagne pas beaucoup d’argent, et quelquefois il peut y avoir des tentations…

Il peut y avoir beaucoup de tentations, et c’est en cela qu’il faut déterminer les limites, et Y’en a marre a analysé cette question avec beaucoup de lucidité et je pense que désormais on ne risque plus d’avoir ce genre de comportement au niveau de Y’en a marre.

Il y a quelque mois, vous avez créé un blog de réflexion, on vous a dit tenté par l’idée d’être candidat à cette présidentielle de 2019, finalement vous n’y êtes pas allé, mais peut-être avez-vous d’autre projet, est-ce pour cela que vous quittez le poste de numéro un de Y’en a marre ?

Non, il y a beaucoup d’histoires qui se racontent… jamais il n’a été question de se présenter aux élections de 2019, le débat ne s’est jamais posé. Ce qu’il y a, c’est que nous estimons qu’on doit être l’exemple du changement qu’on veut voir venir. On ne peut pas porter tous ces discours et ne pas en être l’exemple.

Alors vous passez la main à votre camarade Aliou Sané, mais vous-même, qu’est-ce que vous devenez, vous entrez en politique ?

Non, pour l’instant je suis encore un membre actif de Y’en a marre, et je continue de travailler sous l’aile d’Aliou Sané pour l’atteinte des objectifs de Y’en a marre.

Maintenant que vous allez avoir plus de temps, vous allez peut-être pouvoir vous consacrer à autre chose non ?

Oui, une de mes passions, c’est l’écriture, j’aurai plus de temps pour écrire et aussi pour m’occuper de ma famille, de mes enfants, et aussi pour voir la création de nouveaux possibles.

Et quand vous voyez le succès d’un candidat venu de nulle part, comme Ousmane Sonko qui a fait 15% à la dernière présidentielle sénégalaise, est-ce que vous ne vous dites pas qu’il y a un possible politique pour vous ?

Quand je regarde ça, je dis qu’heureusement le travail de Y’en a marre est en train d’être compris, quand je vois qu’aujourd’hui des candidats comme Ousmane Sonko, et d’autres d’ailleurs, étaient en train d’engager encore plus de jeunes dans l’espace politique, d’avoir un discours diffèrent de ce que nous voyons jusque-là, tout ça, c’est encourageant.

Avec peut-être vous-même ? L’Ousmane Sonko de demain pourrait-il être Fadel Barro ?

[Rires] Non, pour l’instant, encore une fois j’insiste, je reste un membre actif de Y’en a marre pour les jeunesses sénégalaises, les jeunesses africaines, parce qu’on regarde tout ce qui se passe en ce moment en Afrique, que ce soit au Togo, où on a encore Folly Satchivi du mouvement En aucun cas qui est en prison. Regardez ce qui se passe au Cameroun avec notre camarade Valsero qui est en prison parce qu’il exige d’améliorer les choses, regardez ce qui se passe en ce moment aux Comores où le ministre de l’Intérieur est responsable de toute la violence qui pourrait arriver, ce simulacre d’élection qui fait que les forces civiles sont organisées en conseil national de transition et que les Comores risquent d’être déstabilisés par le fait d’un homme qui veut se maintenir au pouvoir, et personne n’en parle. Il y a tellement de choses à faire sur ce terrain-là que je reste au service de tous ces combats pour faire évoluer les choses à la fois au Sénégal et dans le continent.

Basses manoeuvres–Ansoumana Danfa recadre la mouvance présidentielle

http://actunet.net/Abordant les questions relatives à la dissolution de l’Assemblée nationale, au couplage des élections, à la dissolution du Hcct ou encore la libération de Khalifa Sall et de Karim Wade, le président du Mac/Authentique, d’avis que le dernier mot revient Macky Sall, invite la mouvance présidentielle à faire preuve de retenue pour ne pas tirer vers le bas le débat public.

Ansoumana Danfa préconise, dans la même veine, de décrypter les résultats de la dernière élection présidentielle qui expriment la désapprobation de 42% des électeurs vis-à-vis du président de la République. « Nous de la mouvance présidentielle sommes en train de polluer inutilement l’espace politico-médiatique. Après l’élection, nous devons tous attendre les orientations édictées par le candidat élu, le président  Macky Sall, le seul qui est habilité à se prononcer sur toutes ces questions. Nous demandons aux compagnons du président plus de retenue, de loyauté et d’humilité. Au-delà de la jubilation, nous devons analyser de manière objective les résultats, pour décrypter le message lancé par 42% des Sénégalais qui n’ont pas voté pour nous malgré le bilan reluisant. Est-ce lié au retard dans la résolution des problèmes universitaires malgré les énormes efforts consentis par Macky Sall lui-même ? Est-ce dû  au comportement agressif de certains de nos leaders ? Est-ce dû à notre réaction tardive et notre communication lancinante sur les réseaux sociaux ? Toutes ces questions ont malheureusement été récupérées par l’opposition friande de fake news » assure Ansoumana Danfa

Laissant entendre que « le président Macky Sall est le seul artisan de sa victoire », il invite ses partisans à se serrer les coudes pour l’accompagner. « Nous devons savoir qu’il a décliné un excellent bilan, avec un programme réaliste et réalisable, accompagné de son charisme et de sa démarche inclusive dans la gestion du pouvoir vis-à-vis de la majorité présidentielle. Fort de cela nous devons bannir les basses manœuvres en essayant de trouver les voies et moyens de réduire cette fausse perception des 42% des électeurs. En ce qui concerne les résultats de la région de Dakar, il faut saluer l’énorme contribution de la Première dame qui de manière méthodique a su résoudre les frustrations de certains responsables et les fédérer autour de l’essentiel, c’est à dire le 2èmemandat dès le 1er tour. A notre avis, Idrissa Seck ne souhaite pas l’élargissement de Khalifa Sall et de Karim Wade car il a un agenda caché. D’ailleurs pour se classer deuxième il a profité de l’électorat des recalés Pape Diop, Bougane Guèye, Hadjibou Soumarè, Khalifa Sall et du Pds à Touba, Thiès et Dakar. Je demande à tous ces gens de se désolidariser de son appel au boycott et de répondre à l’appel au dialogue du président de la République » ajoute Danfa.

Parcelles Assainies : la succession de Moussa Sy engagée

http://www.rewmi.com Ansoumana Danfa a donné le coup d’envoie de la batailles pour les élections locales aux Parcelles Assainies, hier, conférence de presse, à son siège aux Parcelles assainies, le leader du MAC authentique,  se dit prêt à conquérir la mairie de sa localité. « Le MAC aura un candidat pour la mairie des Parcelles Assainies ».

Poursuivant son annonce Danfa de rappeler  que « Le MAC est incontournable aux Parcelles. En 2012, le MAC avait dirigé le comité électoral de la coalition de Macky Sall dans ladite localité et nous avons gagné l’électorat. Le maire Moussa Sy dirigeait la liste de Abdoulaye Wade, nous l’avons battu au premier tour, au second tour de la présidentielle, nous l’avons laminé ».Pour l’héritier de Feu Demba Dia l’APR doit soutenir sa candidature lors des locales.

Abordant sa relation avec le maire Moussa Sy, il déclare que celui-ci est comme un frère pour lui. Par ailleurs, Ansoumana Danfa a appelé l’opposition à répondre à l’appel au dialogue du Président Sall.

Les conseillers municipaux de la Patte d’Oie rejette le budget du maire Banda Diop

https://www.pressafrik.com/Le maire de la Patte d’Oie est-il en train de faire les frais de son ralliement à Macky Sall, lors de la période pré-électorale. Ce vendredi, Banda Diop a été été désavoué par les conseillers municipaux, qui ont rejeté le budget qu’il était venu soumettre au vote.
Ce qui veut dire que même si leur édile a rejoint les prairies marrons, les conseillers municipaux de la commune de Patte d’Oie jurent fidélité à Khalifa Sall.

Pour rappel, Banda Diop était l’un des derniers soutiens à lâcher l’ex-maire Khalifa Sall pour rejoindre le camp du pouvoir. C’est le 1er février qu’il a officialisé son adhésion au régime en place.

Confidences Du Palais Sur Le Prochain Remaniement Ministériel : Statut Quo, Turn Over Ou New-Look ?

https://nettali.sn/Alors que tous les signaux alertent sur un imminent remaniement ministériel, le Président Macky Sall peut bien tromper son monde. Une oreille indiscrète du Palais l’a claquée grave à Kritik sur le jeu d’ombres qui annonce une météo politique agitée en début avril. Tous les scénarios restent prévisibles, tant le Maitre des céans a verrouillé son projet, se console un habitué de la salle Bruno Diatta, d’habitude dans le secret des Dieux, mais qui, pour cette fois, donne sa langue au chat.

S’exprimant en marge de la réunion du Conseil des ministres durant laquelle il a renouvelé sa confiance à ses lieutenants, le chef de l’Etat aurait affirmé qu’on ne change pas une équipe qui gagne. Qui plus est, engagée pour les locales à venir, l’équipe gouvernementale a le mérite de voir son bail prolongé, au-delà des prévisions de la météo politique.

Déjà que le patron de l’Alliance pour la république (Apr) a verrouillé son projet même à son plus proche entourage, tous les scénarios sont possibles dont le plus probable reste le statut quo à défaut d’un Turn Over, si simplement le locataire du Palais n’opte pour un gouvernement new-look, avec des hommes inconnus du bataillon.

Pour casser le monopole de certains ministres qui ont duré au poste le temps du septennat ou redonner un nouveau souffle à l’action gouvernementale, le Président Macky Sall a bien du génie à revendre. Et l’occasion est belle pour le tombeur de la bande à Sonko de dérouler politiquement.

Bien des profils doivent ainsi céder le palier, pour avoir épuisé le temps de gestion convenable, cinq ou sept ans au poste. Afin de libérer les énergies et activer l’émulation, le jeu de chaises musicales permettra aussi de casser les complicités sourdes et bouger les lignes, confie ce proche collaborateur du chef de l’Etat.

Avant d’expliquer : « En fin stratège, le Président Sall anticipe sur le calendrier électoral certes, mais ne cède pas à la pression politique. Dans ce cas de figure où c’est le tiers de l’attelage du gouvernement Dionne 2 qui a besoin d’un nouveau souffle. Les conseils du Palais trient les profils, tenant compte des engagements étatiques et projets entamés, pour motiver l’urgence ou non d’un départ immédiat ou programmé » selon les ministères concernés. Plus loin, tenant ses allégations des résolutions internes rendues publiques par le patron de l’Apr, lors de la dernière instance du parti, « les ministères de souveraineté échappent à ce tamis et restent soumis à l’appréciation souveraine du Chef de l’Etat qui choisit le profil et désigne le titulaire ».

A la question de savoir si le Premier ministre a des chances de rempiler, notre interlocuteur, évasif, estime que « le sort du gouvernement est intimement lié au sien et son éventuel départ serait le signe d’un chamboulement profond de l’attelage ». Tout compte fait, les hommes liges de l’équipe Dionne 2 en selle pour les festivités marquants l’accession de notre pays à la souveraineté nationale restent au poste. Seulement, les certitudes ne sont pas encore établies selon notre interlocuteur.

« Si personne ne peut lire dans la pensée du Président Sall, pour ce qui est du calibrage régional et identitaire, ce sont d’autres paramètres qui pèseront sur la balance de ce qui se profile pour être un réaménagement technique et stratégique », détaillent nos interlocuteurs. Que les observateurs avertis, in fine, nommeraient équipe révolutionnaire ou gouvernement atypique en fonction des échéances et enjeux qui pointent à l’horizon.Journal Kritik

LES PILIERS DU «MACKY»

http://www.enqueteplus.com/Confronté à un dilemme cornélien, en perspective de la mise en place prochaine du futur gouvernement, Macky devra manœuvrer de fort belle manière pour ne pas frustrer ses alliés de BBY – Il dispose toutefois d’un noyau de fidèles à toute épreuve

Confronté à un dilemme cornélien, en perspective de la mise en place prochaine du futur gouvernement, Macky Sall devra manœuvrer de fort belle manière pour ne pas frustrer ses alliés de la coalition Benno Bokk Yaakaar et de la grande majorité de la mouvance présidentielle. Toutefois, malgré la complexité de la tâche, le chef de l’Etat nouvellement réélu a des hommes sur qui il peut à tout moment compter pour la conduite des affaires publiques et la réussite de son second et dernier mandat.

La mise en place prochaine du futur gouvernement tient en haleine l’opinion publique sénégalaise. Alors que les spéculations vont bon train sur les profils devant composer le prochain gouvernement, le président de la République nouvellement réélu à la tête du pays s’emmure toujours dans un silence assourdissant, en attendant de concocter sa liste qu’il doit rendre publique, après sa prestation de serment. Liste qui, selon des sources bien informées, est déjà bouclée.

Sa posture dénote de la complexité de la tâche et des nombreux paramètres à prendre en compte dans ses choix. Avec la configuration de Benno Bokk Yaakaar et, par-delà cette coalition, de la grande majorité de la mouvance présidentielle, le moins que l’on puisse dire, c’est que Macky Sall nage dans des eaux troubles, depuis sa réélection au soir du 24 février 2019, avec 58,26 % des suffrages des Sénégalais.

En dépit de la complexité de la tâche, le président Macky Sall a, dans son giron immédiat, des hommes sur qui il compte en toute circonstance, avec lesquels il veut mener à bien son mandat et mettre le pays sur les rampes de l’émergence. Il s’agit, entre autres, de l’actuel Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne ; de son prédécesseur et actuelle Envoyée spéciale du président de la République, Aminata Touré ; du ministre d’Etat, Mahmoud Saleh ; du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba ; du ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye ; de son prédécesseur et actuel ministre des Transports terrestres, Abdoulaye Daouda Diallo ; et de l’actuel directeur général de la Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé. Toutefois, cette liste est non exhaustive

Mahammed Boun Abdallah Dionne : L’exécutant

Son départ de la tête du gouvernement est plus que probable, si le président de la République Macky Sall opte pour un changement de direction dans la conduite des affaires publiques. Mais Mouhammed Boun Abdallah Dionne aura été incontestablement le Premier ministre de Macky Sall qui aura le plus duré à la tête du gouvernement. Nommé le 6 juillet 2014 en remplacement d’Aminata Touré, Dionne aura passé 5 longues années aux commandes. Précédemment ministre auprès du président de la République en charge du suivi de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, Dionne est, à la différence de ses prédécesseurs Abdoul Mbaye et Aminata Touré, un homme effacé qui n’a jamais fait ombrage au chef de l’Etat. Cet homme de confiance qui s’acquitte de sa tâche sans trop faire de bruit. Réputé pragmatique, l’actuel Premier ministre s’est forgé au sein des Nations Unies. Son expérience au niveau multilatéral du Système des Nations Unies découle de cinq années de service à l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (Onudi), de 2008 à 2014, d’abord au poste de représentant-résident en République algérienne démocratique et populaire et ensuite directeur du Bureau Afrique à Vienne (Autriche), coordonnateur en chef de la Coopération industrielle Sud-Sud/Onudi. Mais il aura débuté sa carrière professionnelle en qualité d’ingénieur technico-commercial à Ibm France (1983-1986) avant d’intégrer, à Dakar, le siège de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (Bceao) où il a respectivement occupé les fonctions de fondé de pouvoir, sous-directeur et directeur de 1986 à 1997. Mis en position de détachement par la Bceao, il occupera le poste de directeur de l’Industrie du Sénégal de 1997 à 2003. Il servira ensuite pendant un an au sein de la diplomatie sénégalaise, comme ministre-conseiller chargé des affaires économiques à l’ambassade du Sénégal à Paris. Dionne reviendra au Sénégal pour travailler comme directeur de cabinet de Macky Sall, d’abord à la primature, ensuite à l’Assemblée nationale, de 2004 à 2008.

Aminata Touré : L’Envoyée spéciale du président

Elle aura passé 10 mois et 5 jours seulement à la tête du gouvernement. Malgré tout, elle y a quand même laissé ses empreintes. Mais la station ministérielle qu’elle a le plus marquée demeure le ministère de la Justice. Nommée à ce poste en 2012, dans le premier gouvernement dirigé par l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, Aminata Touré s’est vite attelée à la réforme du système judiciaire sénégalais avec, en toile de fond, la réduction des délais de détention préventive à l’origine du surpeuplement dans les prisons sénégalaises, le rapprochement des tribunaux avec les citoyens et l’élargissement de la représentativité du Conseil constitutionnel sénégalais. Mais aussi et surtout la lutte contre la corruption et la concussion, avec la fameuse traque des biens mal acquis, à l’origine de l’arrestation, de l’emprisonnement et de la condamnation du fils de l’ancien président de la République, Karim Meïssa Wade, à 6 ans de prison en plus d’une amende de 138 milliards pour enrichissement illicite. Aminata Touré aura joué un rôle crucial dans cette affaire qui va tenir en haleine l’opinion publique sénégalaise pendant plus de deux ans. Dépeinte comme une dame de fer, Aminata Touré a su se frayer une place non négligeable, non seulement dans l’entourage immédiat du président Macky Sall, mais aussi dans le dispositif de la coalition de la mouvance présidentielle. Son limogeage et sa descente aux enfers après sa défaite face à Khalifa Sall aux élections locales de 2014 n’ont, en effet, pas altéré sa position politique qui reste encore solide. Position qui aurait été plus confortable si elle était élue députée dans l’actuelle Assemblée nationale. La place de Moustapha Niasse lui serait revenue immédiatement, avisent des sources informées. Ses relations avec Macky Sall datent d’avant l’accession de ce dernier à la magistrature suprême. Elle a participé à la rédaction du programme “Yoonu Yokute’’ en 2010. Mimi Touré, comme l’appellent les intimes, s’est forgé une personnalité, depuis sa prime jeunesse. Militante des Droits de l’homme depuis l’âge de 14 ans, Aminata Touré est active dans les milieux universitaires français de gauche et membre de la Ligue communiste des travailleurs (Lct), futur Mouvement pour le socialisme et l’unité (Msu).

Lors de la campagne électorale de 1993, elle est la première Sénégalaise directrice de campagne pour le compte de Landing Savané dont elle rejoint le parti l’année suivante. Aminata Touré devient ensuite directrice des programmes de l’Association sénégalaise pour le bien-être familial (Asbef). À partir de 1995, elle travaille pour le Fonds des Nations Unies pour la population (Fnuap), d’abord comme conseillère technique principale au ministère de la Famille et de l’Action sociale du Burkina Faso, puis en qualité de conseillère régionale du Fnuap pour les pays africains francophones et coordinatrice du programme “Genre et Vih’’ en Afrique de l’Ouest pour le Bureau régional du Fonds des Nations Unies pour la femme. En 2003, elle est nommée, à New York, directrice du Département droit humain du Fnuap. C’est à partir de 2010 qu’elle quitte le New Jersey pour s’installer au Sénégal. Elle devient alors la directrice de cabinet de Macky Sall, président de l’Alliance pour la République. Malgré son départ du gouvernement, elle reste aujourd’hui l’une des rares personnes qui chuchotent à l’oreille du président de la République. Et, semble-t-il aussi, à lui dire la vérité. Pendant la dernière campagne électorale, elle a été de toutes les étapes du périple du candidat Macky Sall effectué à l’intérieur du pays. En tant qu’envoyée spéciale, c’est elle qui joue les bons offices politiques, éteint les foyers de tension au sein de la coalition Bby et monte au front pour défendre le chef de l’Etat contre les attaques. En quelque sorte, c’est le Premier ministre politique.

Mahmoud Saleh : L’homme de l’ombre

Ancien ministre-conseiller sous le régime d’Abdoulaye Wade, Mahmoud Saleh est réputé être un fin stratège politique, tout comme les Moustapha Diakhaté et autres dans l’entourage du président de la République. Il fait partie de ce groupe d’hommes sur qui Macky Sall peut toujours compter dans la définition des stratégies politiques et dans la conduite des affaires publiques du pays. Militant de la vieille gauche sénégalaise, celui qui est présenté comme un trotskyste est très imprégné des stratégies de bataille politique pour la conservation du pouvoir. Cette expérience est, en effet, le fruit d’une longue expérience politique. Puisque Mahmoud Saleh, avant d’atterrir à l’Alliance pour la République, a roulé sa bosse un peu partout. Il a été à l’initiative de la création de plusieurs partis politiques du pays. Fondateur de l’Union pour le socialisme et la démocratie (Usd) reconnue en 1982 sous le régime d’Abdou Diouf, il lance, en 2000, l’Union pour le renouveau démocratique/Front pour l’alternance (Urd/Fal), issue d’une scission d’avec l’Union pour le renouveau démocratique (Urd) de feu Djibo Leyti Ka qui, entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2000, a décidé d’accorder son soutien à Abdou Diouf. Le 6 août 2006, le parti de Saleh change de dénomination et de symbole pour devenir le Nouveau parti (Np) dans la mouvance présidentielle. Il démissionne du Np, en 2012, puis rejoint l’Alliance pour la République créée par Macky Sall en 2008.

Aly Ngouille Ndiaye : Le premier flic du pays

Après le président de la République Macky Sall, il est, incontestablement, l’homme le plus informé du pays, par les temps qui courent. Récusé par l’opposition, l’actuel ministre de l’Intérieur reste jusqu’ici inamovible. En dépit des récriminations et autres cris d’orfraie, il aura organisé les élections et suivi tout le processus électoral qui a conduit à la réélection du président de la République, candidat à sa propre succession à l’élection présidentielle du 24 février 2019. D’abord ministre de l’Energie sous le règne d’Abdoul Mbaye, il prend du volume avec sa nomination à l’Intérieur, qui est une station non négligeable dans l’attelage gouvernemental. A la différence des Dionne, Saleh et autres, l’actuel maire de Linguère s’est forgé dans le mouvement associatif. Ce n’est d’ailleurs qu’en 2007 qu’il s’est décidé à descendre dans l’arène politique sénégalaise. Il lance ainsi le Mouvement pour la renaissance du Djolof (Mrd). C’est d’ailleurs sous la bannière de ce mouvement qu’il ira à la conquête de la ville de Linguère, aux élections locales de 2009, et s’empare de la mairie, à l’issue de ce scrutin. Aly Ngouille Ndiaye est un homme endurant et très intelligent. Calme, il est aussi un combattant de l’ombre. Son endurance est connue de ses proches, en souvenir de la traversée de désert qu’il a connue après son départ de Banque de l’habitat du Sénégal (Bhs) où il était cadre supérieur jusqu’au début des années 2000. En 2012, il décide de soutenir le candidat Macky Sall et a beaucoup contribué à son triomphe, surtout dans son fief, dans le Djolof. Par la force des choses, il est devenu l’un des hommes forts du régime. Ferme dans ses convictions et ne faisant pas de vague, il tient d’une main de fer un département sensible. En témoigne les mesures de sécurité qui ont permis, en amont et en aval du scrutin du 24 février, de tuer dans l’œil toute velléité subversive. Au final, il aura réussi un test majeur, en organisant un scrutin sans trop de casses.

Mouhamadou Makhtar Cissé : La botte secrète de Macky Sall

Son passage à la Société nationale d’électricité (Senelec) est à l’origine de toute l’estime que les populations sénégalaises ont pour lui. Arrivé à la tête de ladite boite en 2015, dans un contexte national marqué par une crise multiforme, il a su stabiliser la situation, en mobilisant les bonnes ressources humaines de la boîte en un temps record. Si le régime du président Macky Sall peut se targuer, aujourd’hui, d’avoir réglé le problème des coupures d’électricité, c’est en grande partie grâce à lui. Ce que d’aucuns avaient qualifié de descente aux enfers (son départ en juin 2015 de la Direction de cabinet de la présidence), s’est révélé être une bonne opportunité pour l’enfant de Dagana, de montrer ce dont il était réellement capable. Le résultat est tout en lumière. Expert des douanes, Mouhamadou Makhtar Cissé est diplômé de l’Ecole nationale d’administration (Enam) où il sort avec le diplôme d’inspecteur des douanes comme major de la promotion. Il est également titulaire d’une Maîtrise en sciences juridiques, option droit des affaires, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. En plus d’être titulaire d’un Diplôme d’études approfondies en droit privé, un autre en sciences politiques et d’un Master en finance et gestion publiques. Il a fait ses débuts à l’Inspection générale d’Etat où il a servi pendant 8 ans. Avant d’être directeur général des Douanes, il a, tour à tour, occupé les fonctions de vérificateur au Bureau des douanes de Dakar Port Sud ; assistant du coordonnateur général de la Direction générale des douanes, cumulativement avec ses fonctions de chargé de l’intérim du chef du Bureau des affaires juridiques et du contentieux ; chargé des poursuites au Bureau des enquêtes et du contentieux de la Direction du renseignement et de la lutte contre la fraude. Ancien élève du Prytanée militaire de Saint-Louis où il a obtenu les brevets de préparation militaire élémentaire, de préparation militaire supérieure, de parachutiste et le Baccalauréat, Mouhamadou Makhtar Cissé est un inspecteur général d’Etat très respecté par les populations de Dagana d’où il est natif. Le Dg de la Senelec reste un “soldat’’ passionné de… résultats. C’est un manager pragmatique qui ne rechigne pas à la tâche. Malgré son parcours qui aurait pu le cantonner à une certaine rigidité administrative, il est très ouvert d’esprit et d’une bonne souplesse politique. Malgré les ambitions que lui prêtent ses adversaires, il n’a de fixation sur aucun poste et reste loyal au président Macky Sall “qui n’était pas obligé de lui faire confiance’’, en le nommant à plusieurs postes de responsabilité. C’est une carte d’avenir.

Abdoulaye Daouda Diallo et Farba Ngom : Traits d’union avec le lobby hal pulaar

Il est, avec Farba Ngom, les portes d’entrée du président de la République Macky Sall dans le Fouta. Ce n’est pas un hasard, si le chef de l’Etat a enregistré, lors du scrutin présidentiel du 24 février 2019, ses plus gros dans le Fouta, notamment à Podor, mais surtout à Matam. Ils ont abattu un travail colossal dans la zone, malgré leur mésentente due au choc parfois de leurs ambitions personnelles. Mais, quand il s’est agi de réélire le chef de l’Etat pour un second mandat, ils ont mis leurs différends de côté et ont scellé la paix des braves, en attendant que la présidentielle passe. L’un comme l’autre exercent une influence auprès du président de la République Macky Sall. Dans le Fouta, c’est à croire qu’ils ont un droit de vie et de mort sur les responsables politiques locaux. La plupart d’entre eux ont été nommés sur leur proposition. Frottez-vous à eux et vos jours sont comptés dans l’entourage du président Macky Sall. Abdoulaye Daouda Diallo reste très influent. Ce n’est pas pour rien qu’il a occupé sous son magistère deux postes clefs et de confiance. Le ministère de l’Intérieur et celui délégué en charge du Budget. Il a la confiance personnelle de Macky Sall qui l’a testée dans la “période’’ des vaches maigres.

Amadou Ba : L’argentier

Son intervention a beaucoup contribué à renverser les tendances à Dakar, dans la capitale sénégalaise. Devant les multiples échecs essuyés d’abord en 2014 puis en 2016 devant le baobab Khalifa Ababacar Sall, il a été le responsable de l’Alliance pour la République à réussir là où les Aminata Touré, Abdoulaye Diouf Sarr et autres ont échoué. Il a beaucoup fait parler sa puissance durant les deux dernières élections législatives et présidentielle largement remportées à Dakar par la mouvance présidentielle. C’est en septembre 2013, avec le départ d’Abdoul Mbaye et l’arrivée d’Aminata Touré à la primature, qu’il fait son entrée dans le gouvernement. Il remplace Amadou Kane au ministère de l’Economie et des Finances qu’il dirige depuis lors. Amadou Ba a eu un Baccalauréat technique de gestion en 1980. Il décroche une Maîtrise ès sciences économiques, option gestion des entreprises, et un Brevet de l’Enam en 1988, section impôts et domaines. Il est inspecteur stagiaire à Diourbel en 1989, puis inspecteur chef du premier secteur de taxe sur la valeur ajoutée à la Direction générale des impôts et domaines (Dgid) à Dakar. En 1991, il se perfectionne par deux stages, à l’Institut international d’Administration publique de Paris et à Baltimore. Chef d’inspection à Dakar Plateau de 1990 à 1992, il est ensuite délégué dans les fonctions de commissaire contrôleur des assurances à la Direction des assurances jusqu’en 1994, puis inspecteur vérificateur à la Direction des vérifications et enquêtes fiscales. Après un stage de formation durant l’été 2001 à l’Ecole nationale des impôts de Clermont-Ferrand, il prend, en 2002, la tête du Centre des grandes entreprises de la Direction des impôts, puis devient directeur des Impôts en 2004 pour un an. En novembre 2006, il est nommé directeur général des Impôts et domaines. Sous sa direction, est mis en œuvre un nouveau code général des impôts, entré en vigueur en janvier 2013. Il est crédité d’une grande intelligence et d’une influence sur le président. C’est un homme de réseaux qui a des qualités sociales appréciées au Sénégal. Ses proches lui créditent la capacité à se tirer des situations, même les plus difficiles

Mansour Faye, le discret

Il fait partie des plus proches du Président Macky Sall, mais il ne fait pas de bruit. Natif de Saint-Louis où il est le maire, Amadou Mansour Faye a été administrateur ou directeur général de plusieurs sociétés dont Fayfarms (importation de produits avicoles) de mai 2008 à avril 2012, A2me (génie civile et Btp) de juin 2004 à décembre 2008, directeur général de Ruy Xalel (fabrication et production d’aliment pour enfants) de mai 2001 à décembre 2003, administrateur général adjoint de Guelel (fourniture de matériels industriels). L’ancien Délégué général à la Solidarité nationale, beau-frère du Président est titulaire d’un Mba en administration des affaires (Université du Québec, à Montréal), d’un diplôme supérieur d’ingénieur en génie mécanique (Institut national des sciences appliquées de Toulouse), d’un Dec de comptabilité (Ensut), etc. Il a le respect du Président pour avoir été là, dans la période des vaches maigres, quand l’avenir de Macky Sall semblait suspendu à un fil, juste après sa démission de l’Assemblée nationale. Pêle-mêle, on peut citer d’autres noms comme celui du directeur de cabinet du Président Oumar Youm, Maxime Jean Simon Ndiaye, secrétaire général de la Présidence que Macky Sall a connu au ministère de l’Intérieur alors qu’il était le “premier flic’’ de la République. Il y a aussi l’homme d’affaires Harouna Dia, le directeur général de l’Apix Mountaga Sy, le directeur général du Port Aboubacar Sadikh Bèye et le chef de cabinet du président de la République Moustapha Diakhaté. Assane MBAYE

Braquage de Nord-Foire: »Je l’ai fait pour avoir de quoi baptiser mon enfant »

Les langues commencent à se délier dans l’affaire du braquage d’un bureau de transfert d’argent (Wafa Cash) à Nord-Foire qui a indigné plus d’un Sénégalais. Et, d’après L’Observateur, l’un d’eux, en l’occurrence Abdoulaye Dia, l’aura claqué grave.

Sapeur-pompier de son état au Groupement de soutien de l’Armée de l’air, il a déclaré aux enquêteurs de la Brigade de gendarmerie de la Foire s’être embarqué dans cette périlleuse entreprise pour avoir de quoi baptiser son enfant né le 25 mars dernier.

Et d’ajouter qu’il percevait un salaire de 135.000 F alors qu’il avait une dette de 45.000 F, défalquée chaque mois sur son salaire. Face à cette difficulté et le baptême de son enfant prévu le 1e avril prochain, il décide alors d’aller braquer une banque.

Son plan mûri, Dia quitte le 27 mars son domicile de Thiès, où il était au chevet de sa femme qui a donné naissance à un bébé le lundi 25 mars dernier pour se rendre à Dakar. Vêtu de sa tenue de sapeur-pompier, il se rend à l’agence Wafa Cash de Nord-Foire vers 12h 30.

Une fois à l’intérieur de l’agence, il se présente à la caissière pour un change de billet d’euros en Cfa. La caissière lui rétorque que l’agence ne fait pas de change. Dia retourne sur ses pas et rejoint la Base aérienne Andalla Cissé de Ouakam où il est en service.

Sur place, il se rend dans la chambre du sous-officier en charge de la gestion du magasin « arme », dérobe la clé et emporte un pistolet et des munitions de 9 mm servant à chasser des oiseaux.  Il contacte son complice, Lamine Sagna alias Ino, et lui expose le projet.

Les deux compères rallient Nord Foire à bord d’un scooter. Lamine Sagna s’engouffre le premier dans l’agence avant d’être rejoint par Abdoulaye Dia. La caissière, Nd. G. Niang, qui soupçonne les deux braqueurs, va fermer à double tour la porte de son box.

Démasqués, Dia et Sagna bondirent de leurs chaises et se ruèrent sur la caissière. Pistolet en main, Dia tient en joue la dame. Au même moment, Lamine Sagna, à l’aide d’un ruban, tente de l’étrangler. La caissière, plus que coriace, refuse d’obtempérer.

De guerre lasse, ils se contentent des liasses de billets (997 249 Fcfa) qui se trouvaient sur le comptoir. Le vigile, attiré par les cris de la caissière, accourt mais sera assommé par Dia. S’en suivirent de chaudes empoignades avant que les deux braqueurs ne vident les lieux.

Braquage de Nord-Foire : Les 2 militaires filent vers la Chambre criminelle

http://www.seneweb.com Les soldats Abdoulaye Dia et Lamine Sagna, auteurs du braquage de Nord-Foire, ont été déférés, hier, au parquet après 48 heures de garde-à-vue.

Ayant fait l’objet d’un retour de parquet, ils sont poursuivis pour vol en réunion commis avec violence et usage d’arme, renseigne Enquête.

Ce qui leur ouvre, selon Vox Populi, les portes de la Chambre criminelle. Et, vu la gravité des faits, le dossier devrait être renvoyé en instruction.

Publicité sur le Ter : Fou Malade recadré par Y en a marre

http://www.seneweb.com Y en a marre n’a pas apprécié la publicité de son membre fondateur, Malal Tall, sur le Ter ? Surtout que Fou Malade, recadré par ses camarades depuis cette affaire, est accusé, à tort ou à raison, de « chanter » pour Macky Sall dans un contexte pré-électoral.

« Nous avons discuté. Je pense que désormais, il ne risque plus d’avoir ce genre de comportement au niveau de Y en a marre », a déclaré Fadel Barro sur Rfi. Selon Walf Quotidien, le prétexte brandi par Fou Malade n’a pas convaincu l’ex coordonnateur de Y en a marre.

Incendie a la Médina : un court circuit pourrait être à l’origine du feu

https://www.dakaractu.com Un incendie s’est déclaré vers les coups de 23h à la Médina. Le feu a pris sa source dans un magasin de mercerie appartenant à un marocain du nom de Aziz. Heureusement, il n’y a pas de perte en vies humaines.
Les pompiers de Malick Sy arrivés sur les lieux ont pu rapidement maitriser le feu, sinon le pire allait se produire selon le sous préfet de Dakar Plateau, Djiby Diallo, présent sur les lieux ainsi que le commissaire de police.
Pour le moment, on ignore l’origine du feu qui est totalement maitrisé, même si les premiers éléments laissent penser à un court circuit. Selon le sous préfet, une  enquête sera ouverte pour déterminer les causes exactes de l’incendie.
Un appel est lancé aux commerçants pour se munir d’extincteur dans les magasins et vérifier si tous les fils électriques sont débranchés à leur descente…

Horreur au Cap Skirring : Il égorge sa cousine d’un an et soutient avoir égorgé un lapin

https://actusen.sn Les populations de Cap Skirring sont encore sous le choc. Une fillette d’un an et demi a été froidement égorgée par son cousin répondant au nom de Yancouba. Selon LesEchos, ce dernier, qui était sous l’emprise de la drogue, a soutenu mordicus avoir tué un lapin.

LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 30/03/2019

Banda Diop paie cash sa transhumance 

Il ne reste plus que deux jours pour que le budget de la mairie de la Patte d’oie soit conçu conformément à la loi par l’autorité administrative. En effet, la réunion du Conseil municipal, convoquée pour statuer sur le budget 2019, n’est pas allée à son terme. Le maire Banda Diop n’a même pas terminé son allocution déclinant l’ordre du jour que la majorité des conseillers ont haussé le ton pour rejeter le budget. Sachant qu’il est minorisé dans un conseil majoritairement acquis à Khalifa Sall, il a quitté les lieux. Le préfet, présent à la rencontre, a dit que si les conseillers ne le votent pas avant dimanche, il sera dans l’obligation de se substituer à eux et faire valider le budget. Banda Diop paye ainsi sa transhumance vers les prairies marron beige lors de la présidentielle.

Les divas de Sorano chantent Macky Sall 

La prestation de serment du chef de l’Etat prévue mardi au Centre des expositions se prépare activement. En dehors du protocole qui se démène, il y a aussi le côté culturel qui n’est pas en reste. Hier vendredi, des sources de «L’As» ont aperçu de grandes divas de la musique ayant fait les beaux jours de Sorano dans les locaux de la télévision nationale. Renseignement pris, Soda Mama, Khar Mbaye Madiaga, Fatou Guéweul et Cie enregistraient un single à la gloire de Macky Sall.

Macky avertit son cabinet 

Comme annoncé en exclusivité par «L’As», la réunion du chef de l’Etat avec son cabinet s’est tenue hier. La rencontre n’a duré qu’une trentaine de minutes, le temps que Macky Sall délivre son message et fasse ses adieux. Il y avait tout le monde : Youssou Ndour, Mbaye Ndiaye, Marième Badiane, Mor Ngom, les ambassadeurs itinérants, les chargés de mission, bref tous les collaborateurs du Président. Naturellement, il les a remerciés pour leur état de service avant d’annoncer qu’à partir du 5 avril, il va mettre en place un nouveau cabinet. En somme, il annonce qu’un vent nouveau va souffler au Palais et il y aura de nouvelles têtes. Une manière de dire à certains de faire leurs valises, même s’il les a remercié.

Pétition contre Delta La compagnie américaine 

Delta Airlines n’est plus appréciée par les Sénégalais des Etats Unis. L’Association des Sénégalais d’Amérique sous la direction de Sadio Yaya Barry a lancé une pétition pour demander aux autorités de changer les vieux appareils qui desservent Dakar-New York. D’après Awa Diop et Cie, depuis quelque temps, ils ont remarqué que les appareils qui desservent le Sénégal sont en mauvais état avec des soucis mécaniques récurrents à l’image des appareils DL 216, DL 217 et 75S. L’Association des sénégalais d’Amérique demande que la flotte utilisée par Delta Airlines pour desservir le Sénégal soit immédiatement changée. Aussi, exige-t-elle, que Delta Airlines prenne des mesures sérieuses pour résoudre ces problèmes de sécurité. En somme, les Sénégalais de l’Amérique demandent à Delta de retirer ses vieux avions voués à la casse.

Lapsus révélateur d’Amadou Ba 

Hier, lors du lancement de l’initiative « Choose Africa », le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba a fait un lapsus qui en dit long sur les relations entre le Sénégal et l’ex-puissance coloniale. Remerciant la France pour l’exécution de projets stratégiques comme le TER, Amadou Ba a soutenu : «Le Sénégal demeure le tout premier pays français». Comme s’il avalisait l’idée, selon laquelle, l’impérialisme est plus que jamais une réalité en Afrique noire. Mais, s’empresse-t-il de rectifier pour dire : «Le Sénégal demeure le tout premier pays à bénéficier d’un appui direct du Trésor français». Si d’aucuns se sont mis à rire sous cape, d’autres chuchotaient pour affirmer que c’est la triste réalité.

Bruno Le Maire défend les grands groupes français 

Les critiques contre les grandes surfaces et autres grands groupes français ne plaisent pas au ministre de l’Economie et des Finances de la France. Dans son discours, hier, à la chambre de commerce de Dakar, Bruno Le Maire est monté au créneau pour les défendre. « J’ai entendu parfois des critiques sur les grands groupes français. Je considère qu’ils participent au développement du Sénégal. Ils permettent à chacun d’y trouver son compte. Ils créent des emplois et de la prospérité pour le Sénégal et pour ses habitants. » A l’en croire, les multinationales françaises fortement critiquées dans le pays permettent au Sénégal de franchir des étapes importantes.

Des braqueurs emportent plus d’un million à Sédhiou 

Les Forces de défenses et de sécurités ont du pain sur la planche avec ce regain de braquages. Des malfaiteurs encagoulés ont attaqué dans la nuit du jeudi au vendredi une boutique dans la région dans la région de Sédhiou. D’après Sudfm qui a donné l’information, les quatre brigands ont réussi à défoncer la porte d’une boutique dans le village de Touré Kounda avant d’intimer l’ordre au boutiquier de leur remettre tout l’argent. Mais au début ce dernier a refusé de s’exécuter. Pour sauver sa peau, il a fini par remettre plus d’un million aux malfaiteurs qui ont pris la clé des champs. Une enquête est ouverte par la gendarmerie de Sédhiou.

Rassemblement de la Jeunesse Catholique de la Sous-région 

Poponguine va accueillir à partir du 05 jusqu’au 07 avril la Jeunesse Catholique du Sénégal et de la Sous-région. Ce grand rassemblement religieux et de fraternité rassemblera près de 30 000 jeunes venant du Sénégal, de la Mauritanie, du Cap Vert, des Guinées Bissau et Conakry, du Mali, de la Gambie, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso etc. Le thème est : «Voici la servante du Seigneur : Que tout m’advienne selon ta parole».

Premier événement 100% au sport féminin 

La place de la Nation va abriter la première édition de la Lycéenne-Air Sénégal à partir du 6 avril prochain. Il s’agit d’un évènement inédit dédié à 100% au sport féminin. La manifestation sera rythmée à la fois par une course au cœur de la ville de plus de 3500 jeunes filles, un village d’animations sportives et culturelles, et un show case de clôture. Il s’inscrit en droite ligne de «La Lycéenne-She Runs» qui promeut le sport scolaire. La Lycéenne-Air SénégalTM est une initiative organisée par Africa Sport Développement(ASD). Quatre médaillées olympiques et ambassadrices du sport scolaire seront au rendez-vous, notamment Laura Flessel, Gevrise Emane, Nantenin Keita et Laurence Fisher. Le Sénégal est le premier pays d’Afrique à accueillir un tel événement.

«Frapp France Dégage» entendu par la Police 

Les responsables de «Frapp France Dégage» qui tiennent à organiser une série de protestations devant les magasins Auchan et de Carrefour ont été entendus vendredi aux commissariats de police du Point E et de Dieuppeul. Cela, suite au dépôt par le Frapp de six lettres d’information sur la table du Préfet de Dakar. Le Frapp reste à l’écoute du Préfet pour l’autorisation des manifestations.

Forum du justiciable 

Le Forum du justiciable rappelle au président Macky Sall qu’il est assujetti à l’article 37 de la Constitution qui l’impose à faire sa déclaration de patrimoine avant sa prestation de serment, prévue pour le 2 avril prochain. Le président du Forum du Justiciable, Boubacar Ba alerte ainsi pour prévenir tout manquement ou tout retard dans la déclaration de patrimoine du président de la République nouvellement élu. A l’en croire, il est indiqué dans la Constitution que «le président de la République nouvellement élu fait une déclaration écrite de patrimoine déposée au Conseil constitutionnel qui la rend publique». A cet effet, la prestation de serment du chef de l’Etat doit être précédée de sa déclaration de patrimoine. Cette déclaration doit comporter toutes les informations relatives aux biens et actifs détenus par la personne concernée, directement ou indirectement.

Un drogué égorge un bébé au Cap-Skirring Sacrilège ! 

Un jeune sous l’emprise de la drogue a égorgé un bébé âgé seulement d’un an et quelques mois. L’horreur a eu lieu au Cap-Skirring. Selon un témoin qui s’est confié à la Rfm sous le couvert de l’anonymat, le bonhomme, un petit-fils de l’ancien chef du village de Cap Skirring, en égorgeant l’enfant croyait avoir affaire à un lapin. Pourtant, rapporte-t-il, la famille de ce dernier pense qu’il est possédé par le diable, alors qu’en réalité, c’est un accro de la drogue. Pour le moment, poursuit la même source, la famille tente de camoufler le drame. Par ailleurs, il alerte sur les ravages de la drogue au sein de la jeunesse de cette ville touristique du Sud.

Macky décore Le Maire 

Le chef de l’État Macky Sall a reçu le ministre français de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire. Ce dernier a notamment souligné les belles performances de l’économie sénégalaise et a annoncé le renforcement du soutien de la France dans la deuxième phase du PSE. Macky Sall a élevé son hôte au grade de l’ordre national.

Grève illimitée des gros porteurs à Rosso Sénégal 

Le secrétaire général des transporteurs routiers du Sénégal, Gora Khouma est très remonté contre les autorités Sénégalaise et mauritanienne. Il était hier à Rosso Sénégal pour s’enquérir des conditions de la traversée des gros porteurs pour la Mauritanie. Ces derniers ont entamé une grève illimitée pour exiger des autorités mauritaniennes d’assouplir les conditions de la traversée et du séjour des chauffeurs des gros porteurs. Gora Khouma prévient que la grève illimitée ne sera pas suspendue tant que les autorités sénégalaises ne proposeront pas des solutions concrètes sur la situation des gros porteurs. Le syndicaliste reproche à nos autorités d’être faibles face aux agissements de la Mauritanie. A l’en croire, la Mauritanie veut exiger aux gros porteurs sénégalais, par exemple, le choix d’une seule compagnie d’assurance, une validité de trois mois de l’assurance d’un coût exorbitant. En plus, des tracasseries lors de la traversée du bac. Ce que les transporteurs sénégalais ne sont pas prêts à accepter

 

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