Revue de Presse du Dimanche 24 Mars 2019

Revue de Presse du Dimanche 24 Mars 2019
Revue de Presse du Dimanche 24 Mars 2019

Pèlerinage 2019 : Une hausse de 203 000 F annoncée sur le billet d’avion

iGFM-(Dakar) Les voyagistes privés sont dans tous leurs états suite au constat d’une hausse de 203 000 F Cfa sur le prix du billet d’avion, opéré par la compagnie saoudienne flynas, chargée de convoyer les pèlerins sénégalais au lieu saint de l’Islam. Ils demandent à l’Etat du Sénégal de réagir.

«Nous avons constaté, la semaine dernière, à l’issue d’une réunion de la générale au pèlerinage avait tenu avec les chefs de regroupement qu’effectivement que le prix qui sera appliqué par la compagnie Saoudienne Flynas aura une hausse de 203 000 F CFA. Par rapport au prix de l’année dernière.   C’est vrai qu’ils disent maintenir le même prix mais quand on regarde de plus prés on se rend compte que avec le taux du Ryal appliqué et la taxe de 10 % intégrée, nous allons nous retrouver avec 1 million 300 000 F CFA, rien que pour le billet d’avion.  C’est une hausse qui vient perturber la programmation qui  a été faite pour l’organisation du pèlerinage», a déclaré la responsable de la communication du regroupement national des opérateurs privés du Hajj et de la Oumra au Sénégal, Houreye Thiam Préra.

Sur les ondes de la Rfm, Mme Préra a ajouté, : «dans un premier temps nous tenons à informer l’opinion publique  par rapport à la situation mais surtout inviter l’Etat à nous accompagner, parce que le pèlerinage est un service publique qui concerne prés de 13 000 Sénégalais»

Prix du pèlerinage à la Mecque: Une mauvaise nouvelle pour les candidats

https://www.dakar7.com/ Désormais, il faudra débourser plus d’argent pour effectuer le pèlerinage à la Mecque. En effet, le prix du pèlerinage à connu une hausse de 200000 f Cfa comparé à l’année dernière. L’annonce a été faite par Houreye Preira, chargée de communication du regroupement des voyagistes privés.  » Déjà, le prix du billet est de 1 100 000 f. Cette année, le prix passe à 1300 000 F cfa soit on une hausse de 200 000 F. Une hausse qui vient perturber tous nos calcul puisque des pèlerins avaient déjà fait leur réservation », a déclaré le Houreye Preira.

Au nom de ses collègues, elle sollicite « l’aide du pouvoir » pour empêcher cette hausse. « Le pèlerinage concerne 13 000 personnes. (…)Le président de la République a décrété 2019 , une année sociale. Donc, nous lui demandons d’intervenir », indique la chargée de la communication des voyagistes privés.

Du côté de la Délégation au pèlerinage, on dégage toute responsabilité dans cette hausse. Selon le chargé de la communication, Abdoul Aziz Mbaye, cette a été décidée par les autorités saoudiennes et que le pèlerinage n’est pas subventionné. « Depuis 3 ans, il n y a pas eu de hausse. Car, nous y sommes opposés. Cette année, les Saoudiens nous a fait comprendre que la hausse est inévitable. Jusqu’à présent, nous n »avons pas encore reçu de notification. On attend de voir. », dit-il. Abdou Aziz Mbaye d’ajouter: « Le prix du pèlerinage était de 2 600 000 f. Des voyagistes nous ont même suggéré de fixer le prix à 3 000 000 pour le Hadji. Nous nous sommes opposés à ça. Même s’il faut faire des bénéfices, ces bénéfices doivent être raisonnables »

UEMOA : Le conseil des ministres recommande une série de mesures pour une croissance vigoureuse

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-Le Conseil des Ministres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a recommandé aux Etats, à l’issue de son conclave de vendredi à Dakar, une série de mesures afin de maintenir une croissance vigoureuse des économies de la zone, a appris samedi APA au niveau de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

« Pour maintenir une croissance vigoureuse des économies de l’Union, dans un contexte d’incertitudes entourant les perspectives économiques mondiales, les Etats devront poursuivre les mesures visant à accélérer la mise en œuvre des réformes nécessaires pour améliorer le climat des affaires, afin d’attirer davantage d’investisseurs privés, notamment dans les industries agro-alimentaires et manufacturières », ont notamment plaidé les ministres en charge de l’économie des pays membres de l’UEMOA. Ils ajoutent que les Etats devraient également accroître leurs ressources, en mettant un accent particulier sur les actions visant à élargir la base fiscale et à amener le taux de pression fiscale à l’objectif communautaire de 20% au terme de cette année 2019. Les ministres ont aussi insisté sur davantage de rationalisation les dépenses publiques pour une meilleure efficacité.

Sur l’ensemble de l’année 2018, le conseil des ministres a estimé le produit intérieur brut (PIB) de l’UEMOA à « 6,6%, niveau de croissance identique à celui de 2017, en lien principalement avec la bonne orientation du secteur des services ainsi que des activités commerciales, industrielles, portuaires et aéroportuaires ». Selon les ministres, ces performances appréciables se consolideraient en 2019, avec une croissance attendue à 6,8%.

Sur un autre registre, le conseil des ministres a relevé que pour l’ensemble de l’année 2018, le taux d’inflation s’est établi à 0,8% après 2,0% en 2017. Ils soulignent que les perspectives d’inflation font état d’une modération de la hausse des prix, avec une inflation en dessous de 2,0% (le taux d’inflation est attendu à 1,1% en 2019).

Concernant le déficit du solde des transactions courantes, il augmenterait de 0,1 point de pourcentage, en passant de 6,3% du PIB en 2017 à 6,4% en 2018, du fait du creusement de la balance commerciale. « Avec la consolidation des entrées nettes de capitaux, soulignent les ministres, les échanges extérieurs des pays de l’UEMOA se solderaient par un excédent global de 1.142,5 milliards de FCFA après 304,1 milliards de FCFA en 2017 ». Les réserves officielles de change de l’UEMOA assurent 4,7 mois d’importations des biens et services, niveau inchangé par rapport au troisième trimestre2018.MS/cd/APA

Session ordinaire du Conseil des ministres de l’Uemoa : Le Conseil des ministres note une réduction du déficit dans l’exécution des budgets

https://www.lejecos.com Le Conseil des Ministres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a tenu sa première session ordinaire de l’année, ce 22 mars. La rencontre a eu lieu dans les locaux du Siège de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Dakar, sous la Présidence de Monsieur Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances de la République du Bénin, son Président en exercice.

L’exécution des budgets des Etats de l’Uemoa se solderait par une réduction du déficit global en 2018. C’est le constat fait par le Conseil des ministres de l’Uemoa. C’était ce vendredi lors de la session ordinaire de l’année.

Passant en revue la situation économique récente et les perspectives de l’UEMOA, le Conseil des Ministres a noté le renforcement du dynamisme de l’activité au quatrième trimestre 2018. «En effet, le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel s’est élevé à 6,8%, en glissement annuel, après 6,6% un trimestre plus tôt. Sur l’ensemble de l’année 2018, le PIB de l’Union est estimé en hausse de 6,6%, niveau de croissance identique à celui de 2017, en lien principalement avec la bonne orientation du secteur des services ainsi que des activités commerciales, industrielles, portuaires et aéroportuaires. Ces performances appréciables se consolideraient en 2019, avec une croissance attendue à 6,8% », lit-on dans le communiqué qui a sanctionné la rencontre.

Le Conseil a noté une accélération des prix, le taux d’inflation passant de 0,4% à 0,9% au quatrième trimestre 2018, en liaison avec le renchérissement des carburants, des loyers, des combustibles et des services de communication. Ces tendances ont été amoindries par la baisse des prix des produits alimentaires, du fait d’un bon approvisionnement des marchés en céréales. Pour l’ensemble de l’année 2018, le taux d’inflation s’est établi à 0,8% après 2,0% en 2017. Les perspectives d’inflation dans l’Union font état d’une modération de la hausse des prix, avec l’inflation en dessous de 2,0%. En effet, le taux d’inflation est attendu à 1,1% en 2019.

«Les Ministres ont également relevé que l’exécution des budgets des Etats se solderait par une réduction du déficit global, base engagements, dons compris, qui se situerait à 3,9% du PIB en 2018 après 4,3% en 2017, en liaison avec la maîtrise des dépenses publiques, notamment les dépenses courantes, conjuguée à l’amélioration du taux de pression fiscale », lit-on dans le document.

Quant au déficit du solde des transactions courantes, il augmenterait de 0,1 point de pourcentage, en passant de 6,3% du PIB en 2017 à 6,4% en 2018, du fait du creusement de la balance commerciale. Avec la consolidation des entrées nettes de capitaux, les échanges extérieurs des pays de l’UEMOA se solderaient par un excédent global de 1.142,5 milliards après 304,1 milliards en 2017. Les réserves officielles de change de l’UEMOA assurent 4,7 mois d’importations des biens et services, niveau inchangé par rapport au troisième trimestre 2018.

Pour maintenir une croissance vigoureuse des économies de l’Union, dans un contexte d’incertitudes entourant les perspectives économiques mondiales, les Etats devront poursuivre les mesures visant à accélérer la mise en œuvre des réformes nécessaires pour améliorer le climat des affaires, afin d’attirer davantage d’investisseurs privés, notamment dans les industries agro-alimentaires et manufacturières. Ils devraient également accroître leurs ressources, en mettant un accent particulier sur les actions visant à élargir la base fiscale et à amener le taux de pression fiscale à l’objectif communautaire de 20% au terme de cette année 2019, et rationaliser davantage les dépenses publiques pour une meilleure efficacité. Adou FAYE

L’OMVS veut assurer son autonomie financière (Haut-commissaire)

APA- Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo-L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), à travers sa réforme institutionnelle « déjà lancée », ambitionne « d’assurer l’autofinancement » de son système, a déclaré, vendredi à Dakar, le Haut-commissaire de l’organisation, Hamed Diane Semega.

« L’OMVS ne peut plus reposer sur le simple financement des Etats qui recourent à un endettement de plus en plus lourd pour lui doter son budget de fonctionnement. Et c’est pourquoi, nous avons mis la question de l’autofinancement au cœur de l’étude sur la réforme institutionnelle », a notamment dit M. Semega, qui s’exprimait lors d’une matinée d’échanges avec les médias sur les grands Projets et les investissements de l’OMVS.

Au-delà de l’hydroélectricité qui génère l’essentiel des ressources financières de l’institution, l’OMVS compte mettre à profit divers pistes pour atteindre son objectif, a indiqué le Haut-commissaire.

Parmi ces potentiels sources de revenus figurent, entre autres, la réhabilitation de navigation marchande, le développement du réseau de transport d’énergie de l’organisation qui va intégrer le « West african powerfull » (le marché de l’énergie ouest-africain), mais aussi la multiplication des câbles de garde à fibre optique qui jouent un rôle essentiel dans le développement des télécommunications.

Cette rencontre d’échanges qui rentre dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de l’eau a été l’occasion pour les responsables de l’OMVS de passer en revue les différentes réalisations de l’organisation intergouvernementale de développement mais aussi de présenter ses futurs grands projets structurants.

Parmi ces grands projets figurent la restauration de la navigation sur le fleuve Sénégal à travers le Système Intégré de Transport Multimodal et le renforcement des capacités énergétiques avec la construction de grands aménagements hydroélectriques dans la partie guinéenne, le prochain étant Koukoutamba, dont le contrat commercial a été signé le 26 février dernier avec la société chinoise Sinohydro.

L’OMVS envisage également d’œuvrer pour une meilleure maitrise du fleuve Sénégal pour réduire les aléas liés à la pluviométrie. Ainsi, il est prévu la construction du barrage stratégique de Gourbassi sur le fleuve Falémé. Par ailleurs, l’organisation compte veiller à l’amélioration continue des conditions de vie des populations les plus démunies dans le bassin du fleuve en mettant en place des mesures hardies pour lutter contre les périls environnementaux qui menacent même l’existence du fleuve.ARD/te/APA

Marrakech abrite une conférence ministérielle africaine sur le Sahara

APA-Marrakech (Maroc)La ville de Marrakech abrite demain lundi une Conférence ministérielle africaine sur l’appui de l’Union Africaine au processus politique des Nations Unies sur le différend régional au sujet du Sahara marocain.

Cette Conférence, qui verra la participation d’une quarantaine de pays africains, en provenance des 5 sous-régions du Continent, vise à « exprimer le soutien à la Décision Assembly/AU/Dec.693 (XXXI), adoptée lors du 31ème Sommet de l’UA, tenu les 1er et 2 juillet 2018 à Nouakchott (Mauritanie). Cette décision réaffirme l’exclusivité des Nations Unies dans l’examen du différend régional au sujet du Sahara marocain », indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération parvenu à APA.

« La tenue de cette conférence s’inscrit dans la vision sage et éclairée des Etats africains en vue du renforcement de l’unité du Continent et du rejet de toute tentative de le dévier de ses priorités urgentes en matière de développement humain durable, d’intégration régionale et de prospérité de ses citoyens », ajoute-t-on.HA/APA

Attaque au centre du Mali : le gouvernement condamne et promet une enquête

APA-Bamako (Mali) – De notre correspondant : Alou Diawara Le gouvernement malien, dans un communiqué reçu à APA, a fermement condamné l’attaque, samedi matin, du village d’Ogassagou (centre), promettant « l’ouverture d’une enquête» pour éclaircir « les circonstances » de cet assaut qui a fait « plus de 100 morts ».

Le gouvernement malien, souligne  le communiqué,  « condamne avec la dernière rigueur cet acte odieux et exprime sa compassion aux familles des victimes innocentes ».

Donnant dans le même ton, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) a qualifié de « drame inqualifiable » le bilan de l’attaque qu’elle évalue également à « plus de 100 morts,

En outre, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali, Mahamat Saleh Annadif, qui a signé le communiqué, a appelé « à la cessation de la spirale de la violence ».

Le village de Ogassagou a été attaqué, samedi tôt le matin, par des hommes armés qui ont ouvert le feu sur les habitants, tuant plus de 134 personnes (enfants, femmes et vieillards), selon le maire de Bankass, cercle dont dépend la localité ciblée.AD/cat/APA

135 morts suite à une attaque au Mali:IBK limoge plusieurs chefs de l’armée

IGFM – Le dernier bilan de massacre ce samedi de civils peuls dans le centre du Mali fait état d’au moins 135 morts et plus de 50 blessés. Les assaillants étaient habillés en tenue traditionnelle de chasseurs « dozo ». Au lendemain de l’attaque, c’est la consternation, alors que les secours s’occupent encore des blessés. Le gouvernement malien a annoncé ce dimanche après-midi le limogeage des principaux chefs de l’armée et la dissolution de la milice dogon Dan Amassagou accusée d’exactions.

Selon des témoins, c’est la désolation dans le village meurtri de Ogossagou. Les habitants creusent ce dimanche une fosse commune pour enterrer une quarantaine de civils, qui n’ont pas pu être inhumés la veille, le jour du drame. « Nous n’avons pas le moral, les gens sont tous traumatisés », témoigne par téléphone un élu. Un autre décrit les restes de cases brulées, les animaux calcinés, les affaires personnelles réduites en cendres, témoignages silencieux de l’horreur.

Une délégation du gouvernement – composée notamment de trois ministres – est présente sur place. Des dizaines de militaires ont aussi été dépêchés dans les villages pour sécuriser les lieux et rassurer les habitants. Enfin, le gouvernement s’est engagé à arrêter les auteurs de ces massacres et à apporter la justice.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta a réuni un Conseil des ministres extraordinaire « pour annoncer la dissolution de l’association Dan Nan Ambassagou pour dire clairement aux uns et aux autres que la protection des populations restera le monopole de l’Etat », a déclaré à la presse le Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga à l’issue de la réunion. Ce dernier a également annoncé « la nomination de nouveaux chefs militaires », sans donner de détail. Les responsables de l’armée limogés sont le chef d’état-major général des armées, M’Bemba Moussa Keïta, et ceux de l’armée de Terre et de l’Air.

Par ailleurs, les secours se sont organisé une partie de la soirée, samedi, notamment pour évacuer les blessés. Ils ont été conduits vers la localité de Bankass pour certains, vers Mopti pour d’autres.

Sur les réseaux sociaux ou dans les rues, les Maliens disent leur choc et leur indignation au lendemain du massacre. Un choc partagé par le représentant de la mission de maintien de la paix Mahamat Saleh Annadif qui, devant la presse samedi et entouré d’une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU, a enjoint à l’État de stopper la spirale de la violence.RFI

BILAN FINANCIER DE MACKY : «IL Y A UNE FAIBLESSE EN MATIÈRE DE TRANSPARENCE ET DE DISTRIBUTION DES COMPTES»

http://www.emedia.sn Invité de l’émission « Jury du Dimanche » sur Iradio (90.3), le professeur Abdou Aziz Kébé, spécialiste des finances publiques est revenu sur le bilan financier du président de la République Macky Sall. Selon lui, c’est bilan mitigé qui valse entre progrès et régressions. En d’autres termes, il indique qu’il y a des actes positifs et négatifs dans le bilan financier du régime en place. Les progrès, explique-t-il, sont au niveau des indicateurs macroéconomiques et budgétaires. « Le progrès, c’est le déficit budgétaire qui a connu une baisse considérable estimée, aujourd’hui, autour de 3%. Cela est très bien parce que c’est un indicateur de bonne gestion des finances publiques. Le progrès, c’est également la maitrise de l’inflation. Car, en 2000, on était à 78 % d’endettement. Aujourd’hui, la dette tourne autour de 47% », a fait savoir le professeur de droit à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Qui, dans le même sillage, rappelle les réformes très importantes qui ont été prises par gouvernement. Il s’agit, entre autres, de la création de l’OFNAC, de l’intégration du Sénégal au sein de l’ITIE. Pour lui, le Sénégal est en réforme et, en 2020, on va basculer vers ce qu’on appelle le budget programme. « Toutes les directives, pour l’essentiel, ont été transportées dans notre ordre juridique interne. Le référendum de 2016 a été un moment fort aussi de gestion des finances publiques parce que des innovations en matière de gestion ont été introduites, soutient-il.

S’agissant des régressions, il signale que c’est la distribution dans les politiques budgétaires. A son avis, il faut de l’équité en terme de dépenses. Egalement, il estime qu’on devrait réduire les dépenses de fonctionnement au profit de l’investissement. Ce, dit-il, même l’investissement tourne autour de 1300 milliards FCFA. « Il faut une meilleure redistribution des richesses en termes de dépenses, il faut également mobiliser davantage les ressources », a regretté l’invité de Mamoudou Ibra Kane. De même, le spécialiste des finances publiques fait remarquer qu’il y a une faiblesse, des limites en matière de transparence et de distribution des comptes. Etayant ses propos, il évoque, en guise d’exemple, la déclaration de patrimoine. Le rapport de l’OFNAC, révèle-t-il, montre que sur 800 assujettis, c’est la moitié qui déclare. Il s’y ajoute les rapports qui ne sont pas encore publiés. Poursuivant, il indique que la Cour des comptes est en retard dans la publication des rapports d’autant que depuis 2014, il y a des rapports qui ne sont pas publiés. Par ailleurs, le professeur Abdou Aziz Kébé s’oppose à la suppression des fonds politiques. Il demande que ces fonds soient plutôt rationnalisés. Interpellé sur le débat sur le troisième mandat du président de la République, il a laissé entendre que Macky Sall est à son dernier mandat. « C’est impossible pour Macky Sall de faire un troisième mandat. La constitution est très claire là-dessus », soutient-il. ALIOU DIOUF

Entreprenariat: Sénégalais parmi les lauréats 2019 de de la Fondation Tony Elumelu

APA-Dakar-Au total, 14 candidats du Sénégal sont retenus pour l’édition 2019 du programme d’entreprenariat de la Fondation Tony Elumelu, a appris APA vendredi au terme de la publication des résultats.

Au total, le Sénégal avait présenté 275 candidats, parmi lesquels 14 sont retenus. Ils font partie de la cohorte de 1000 entrepreneurs sélectionnés dans 54 pays africains. Ceux-ci vont rejoindre les 4 470 bénéficiaires actuels du programme.

Chaque année, la Fondation Tony Elumelu ouvre son portail de candidatures aux entrepreneurs africains avec des projets d’entreprises et des entreprises embryonnaires de moins de trois ans.

Dans le cadre de son programme d’entreprenariat de 100 millions de dollars, la Fondation autonomise chaque année 1 000 entrepreneurs qui bénéficient d’un capital d’amorçage non remboursable de 5 000 dollars, d’un accès à des mentors, d’un programme de formation de 12 semaines et des possibilités de promouvoir leurs entreprises auprès d’un public international.

Tous les candidats ont accès à TEFConnect, le hub numérique de l’entreprenariat en Afrique, qui offre un accès aux réseaux, à la formation, à d’autres sources de financement et à des opportunités d’affaires.TE/APA

MAUVAISES CONDITIONS DE STOCKAGE DU RIZ IMPORTÉ:LES MANUTENTIONNAIRES AU BANC DES ACCUSES

http://www.sudonline.sn/ Au Sénégal, on dénonce souvent la circulation de riz impropre à la consommation dans le marché sénégalais. Le dernier cas qui a attiré l’attention des autorités étatiques et des consommateurs est la présence constatée du gel de silice dans 18 sacs de riz. Ces désagréments sont souvent dus aux mauvaises conditions de stockage du produit importé. Interpellé sur la question, Momath Cissé, vice-président de l’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen) pense qu’il faut revoir la manutention au niveau des hangars où sont stockés les sacs de riz. Une idée que conforte le chef de division de la consommation du ministère du Commerce Issa Wade. Pour lui, ce mauvais stockage est un manquement du manutentionnaire qui devait superviser ses propres manœuvres

MOMATH CISSE, VICE-PRESIDENT DE L’ASCOSEN «Il faut revoir la manutention au niveau des hangars»

« Quand le commerçant importe du riz, il le met dans un bateau qui peut contenir des milliers de tonnes. A l’arrivée, il y a des sacs de riz qui sont mouillés. On appelle ça la mouille. Vu la manutention, d’autres sont percés. Quand le bateau arrive, l’importateur le met dans son hangar. Dans ce lieu, on trouvera des sacs mouillés mis à côté. Ces sacs ne sont pas vendus pour la consommation humaine. Il y a une certaine quantité de riz par terre sur des bâches. Le commerçant récupère ce riz pour le mettre dans un autre sac afin de le vendre. Ce qui s’est passé, c’est que pour garder une certaine humidité, on a mis des cristaux qui sont dans un emballage. Ces cristaux percés sont mélangés avec le riz qui est par terre. Cela est dû aux manœuvres. Il faut revoir un peu la manutention au niveau des hangars des commerçants importateurs. Il faudrait qu’ils emploient des gens qui sont des professionnels ou qui ne sont pas mal intentionnés. Parce que mélanger les cristaux avec le riz, le mettre dans des sacs sains pour les vendre, ce n’est pas bien. Donc dans les hangars, il va falloir que les commerçants importateurs emploient des gens qui surveillent cette manutention. S’il y avait un contrôle de la part de l’importateur, peut-être que ces cristaux ne seraient pas mélangés avec le riz. Je pense que ce n’est pas de l’intérêt de l’importateur de vendre un mauvais produit. Car si c’est le cas, il devra payer une amende très forte à hauteur de millions de francs Cfa. Donc, c’est au niveau de la manutention qu’on observe parfois ces désagréments. Il faudrait au moins que les manutentionnaires soient professionnels au niveau des hangars et que la surveillance soit accrue au niveau du conditionnement. Pour le gel de silice retrouvé dans 18 sacs de riz, la question que l’on se pose en tant que défenseur des consommateurs,c’est de savoir réellement si c’est seulement 18 sacs de riz qui sont concernés.Par contre,ces 18 sacs ont été mis hors circuit ».

ISSA WADE, CHEF DE LA DIVISION DE LA CONSOMMATION «C’est un manquement du manutentionnaire »

« Il y a un contrôle à priori et un contrôle à posteriori Quand l’importateur fait sa déclaration, la direction du commerce intérieur envoie une équipe pour voir les locaux destinés à recevoir les produits alimentaires. On laisse le temps à l’importateur de déposer sa marchandise pour qu’on puisse faire après un contrôle à posteriori pour voir si les conditions de conservation, d’hygiène et de propreté ainsi que de sécurité sont respectées dans les entrepôts. Pour dire vrai, on est une administration, mais on ne peut pas être partout en même temps. Dans l’année, on reçoit des dizaines de milliers de déclarations d’importations. Donc on ne peut pas, pour chaque importateur, affecter des contrôleurs. L’assistance à la décharge doit être prise en charge par le manutentionnaire. Car c’est lui qui a des contremaîtres, des superviseurs, des dockers et autres. Ce phénomène de sacs de riz contenant du gel de silice, c’est un manquement du manutentionnaire. C’est lui qui devait superviser ses propres manœuvres. En effet, lors du débarquement, les manœuvres débarquent les produits en les entreposant. Donc ça c’est du domaine privé. C’est le manutentionnaire qui devait faire réellement ce travail. C’est comme par exemple quelqu’un qui construit un bâtiment et qu’on demande à l’Etat d’affecter un inspecteur pour voir sa construction à tout moment. Ce sont des dizaines de milliers de conteneurs qui arrivent au Sénégal par an. Rien que pour le volet alimentaire, la division de la consommation délivre à peu près 13 mille documents d’autorisation chaque année. Chaque autorisation, c’est au minimum 1 à 50 conteneurs. Donc, il est impossible pour nous de tout contrôler»

Birahim Seck demande la publication des « gros » producteurs

https://xibaaru.sn Birahim Seck Le Coordonnateur du Forum Civil prône la mise en place d’une véritable politique de lutte contre les Flux financiers illicites (Ffi) dans le monde rural et surtout dans la distribution des semences aux paysans. Selon Birahim Seck ces flux illicites sont « volontairement entretenus par des acteurs véreux dans un but d’assurer une bonne mobilisation des ressources intérieures en accordant une attention particulière aux ressources financières injectées dans le monde rural, dans le système de distribution des semences et intrants agricoles en vigueur…«

Raison pour laquelle Birahim Seck réitère sa demande récurrente pour une publication de la liste des gros bénéficiaires de semences et d’intrants agricoles appelés gros producteurs… Mais aussi la libération des corps de contrôle, la publicité des rapports, l’information des citoyens et l’action de la justice pour une meilleure redevabilité, des réformes politiques et institutionnelles avérées par la mise en place et la mise en œuvre d’un cadre de régulation politique. Soit la loi sur le financement des partis politiques, la loi sur l’accès à l’information et la loi sur les conflits d’intérêt, des normes de la parole publique pour ne pas mettre en danger la République et la nation.

Contrat d’affermage : des organisations de la Société civile soupçonnent le ministère de l’Hudraulique de vouloir contourner l’Armp pour donner la gestion de l’eau à SUEZ

https://www.pressafrik.com Il ya quelques nous, le dossier  du contrat d’affermage de l’eau au Sénégal avait défrayé la chronique. Et après une série de dénonciations du processus d’attribution de ce marché à la société Suez,  l’ARMP avait fini de suspendre l’attribution provisoire.

 Mais selon le Groupe Société civile pour la transparence dans la gouvernance de l’eau, « des autorités du Ministère de l’Hydraulique, sont en ce somment entrain de préparer un holdup pour prendre une décision qui sera transmise à l’ARMP pour un non de non objection ».

Selon cette Ong, de concert avec le Forum social, « cette démarche qui se passe dans la précipitation et  au moment où le gouvernement en cours a cessé tout engagement et tout contrat, en attendant le tout prochain gouvernement qui sera installé après la prestation de serment du Président nouvellement élu, cache mal les intentions inavouées du Ministère de tutelle dans ce dossier si important ».

Ces organisations soulignent qu’Aucune décision ou contrat ne devrait point  être signé (e)  dans cette période transitoire où le Président  nouvellement élu n’a pas encore prêté  serment, et au moment où  la structure chargée des marchés publics a fait suspendre l’attribution provisoire de ce marché que  quelqu’un a promis à SUEZ, vaille que vaille à une entreprise  étrangère.

Ces organisations ne comprennent pas la précipitation et l’acharnement de certaines autorités à vouloir livrer ce marché à SUEZ, dans cette phase transitoire, à quelques jours de la prestation de serment du président élu. « De les toutes les façons, rien ni personne ne pourra livrer à SUEZ la « gaffe » notre BIEN COMMUN dans un processus aussi nébuleux et déjà décrié partout », s’exlament-t-elles dans un communiqué parvenu à PressAfrik et signé par le Coordonnateur du Forum Social et du Conseil citoyen Droit à l’eau, Mignane Diouf.AYOBA FAYE

MODERNISATION DES MARCHÉS :L’UNACOIS-JAPPO RAPPELLE LES INSTRUCTIONS DU CHEF DE L’ETAT

Dakar, 23 mars (APS) – L’UNACOIS – Jappo invite le gouvernement à mettre en œuvre dans les meilleurs délais les instructions du chef de l’Etat sur la réhabilitation et la modernisation des marchés.

’’Il est plus que jamais urgent d’envisager dans les meilleurs délais la mise en oeuvre des instructions que le chef de l’Etat, Macky Sall, avait données séance tenante sur la réhabilitation et la modernisation des marchés à l’audience qu’il avait accordée à l’UNACOIS-Jappo le 16 octobre », a dit Thierno Sy, directeur exécutif de l’organisation commerçante, lors d’une concertation organisée ce samedi.

Il lisait le mémorandum sur la question de la réhabilitation et la modernisation des marchés à l’issue de la réunion de concertation avec les unions régionales des commerçants et industriels du Sénégal.

Au-delà de la prise en charge de la sécurité des commerçants et des consommateurs, l’UNACOIS-Jappo voit dans la problématique de la réhabilitation et la modernisation des marchés « la nécessité de moderniser le circuit de distribution’’ au Sénégal.

« Nous voulons être cohérents avec nous-mêmes. Quand l’UNACOIS dénonce une forte arrivée des grandes surfaces dans notre pays, elle pose simultanément la question de la modernisation des marchés », a soutenu M. Thierno Sy.

 Selon lui, ’’ça veut dire que l’UNACOIS pose aussi en filigrane la question de modernisation du secteur du commerce pour que les commerçants et entrepreneurs sénégalais puissent faire face aux règles de jeu de la compétition qui s’annonce avec les multinationales ».

L’UNACOIS-Jappo déplore ‘’le manque de suivi des décisions et instructions prises par les plus hautes autorités du pays et le problème de la conformité en matière de commerce », soulignant que ce sont deux défis à relever.

’’Quand nous avons un pays qui est directement intégré à la chaine logistique internationale, nous sommes dans un processus d’intégration économique avancé donc dans une économie régionale », a souligné M. Sy, estimant que dans cette perspective, « il est fondamental que nos espaces de commerce répondent aux normes et aux standards internationaux « .

« On ne peut pas livrer les entreprises et industries sénégalaises à une compétition internationale pour ce qui est de la mondialisation voire à une compétition régionale pour ce qui est de l’intégration économique et ne pas les mettre dans des cadres qui sont conformes aux normes et aux standards internationaux », a-t dit. DS/OID

INTERDICTION DE LA COUPE DU BOIS : Les Artisans De Ziguinchor Dans Le Désarroi

https://www.walf-groupe.com/ Depuis la «fermeture» de la forêt à l’exploitation, les artisans de Ziguinchor vivent le calvaire. Aujourd’hui, ces pères de familles plongés dans le désarroi d’un avenir incertain font les yeux doux au gouvernement pour sortir de l’ornière une profession devenue carcérale

«Nous félicitons le président Macky Sall pour sa réélection pour un deuxième mandat et nous lui demandons de maintenir Mahammed Boun Abdallah Dionne à la tête du gouvernement». On aurait pensé qu’il s’agit là d’un clin d’œil de politiciens dans la perspective de la formation du prochain gouvernement, mais cette déclaration est la traduction du désarroi de centaines d’hommes qui assistent impuissants à l’assombrissement de leur avenir. Aujourd’hui donc, le seul espoir des artisans de Ziguinchor réside dans la générosité du chef de l’Etat pour sauver le destin tragique d’un corps de métier désormais hanté par les atroces images de Boffa Bayotte et qui envisageait pourtant l’avenir avec beaucoup de sérénité jusqu’à une période récente. Car, malgré les difficultés de la vie dans une Casamance en crise, les artisans du sud se frottaient les mains. Pendant des décennies en effet, ils ont profité du développement d’une économie de guerre articulée autour de la coupe abusive de bois. Ils sont devenus, peut-être sans le vouloir, les complices et les principaux bénéficiaires de la tragédie qui se jouait dans la forêt casamançaise. Mais, ce statut, ils le perdront au lendemain du drame de Boffa Bayotte. La mort de treize forestiers massacrés dans cette localité située à une dizaine de kilomètres au sud de Ziguinchor impose à l’Etat une réaction rapide. Laquelle se traduit entre autres par l’interdiction de toute activité de coupe de bois dans cette partie sud du Sénégal. Avec cette mesure, le sol se dérobe sous les pieds des artisans qui voient rouge. Les difficultés s’accumulent pour eux à cause de la rareté des intrants. La quête de bois devient pour ces pères de familles une œuvre titanesque. Ce qui pousse certains à se reconvertir pour continuer à «vivre». «Certains de nos collègues sont devenus des conducteurs de moto Jakarta. Ceux qui sont restés dans le métier peinent à nourrir leurs familles et à assurer la scolarité de leurs enfants», rapporte avec peine Ibrahima Sène, menuisier à Colobane à Ziguinchor.

Depuis lors, les professionnels du bois tentent de s’organiser pour amortir le choc. Ils profitent de la visite économique du chef de l’Etat en Casamance pour demander une audience. Au cours de cette rencontre, les artisans exposent leurs difficultés et affichent leur crainte quant au destin de tous ces gens qui ne comptent que sur le bois pour continuer à exister. De cette entrevue sortiront des propositions comme la mise en place de centrales d’achat dans les différentes communes de la région, alimentées en bois importés. Aussi, le président de la République s’est engagé à octroyer aux professionnels du bois 1 600 troncs d’arbre et plus de 800 madriers saisis par les services des Eaux et forêts dans leur traque contre les trafiquants. Ces mesures visant à relancer le secteur connaissent déjà un début d’application grâce à la somme de 10 millions offerte par le chef de l’Etat, à en croire le président du cadre de concertation des artisans et agriculteurs de la région de Ziguinchor. «Des projets sont en train d’être financés et des formations offertes à nos membres», se réjouit Ousmane. Seulement, la reprise reste encore timide. C’est pourquoi les professionnels du bois qui étaient en conclave hier au centre artisanal de Ziguinchor, s’agrippent sur le chef de l’Etat pour redonner un nouveau souffle au secteur. Ce qui pourrait passer par une meilleure redynamisation de la mutuelle des artisans qui peine toujours à jouer son rôle d’accompagnement des initiatives des artisans, faute de moyens.Mamadou Papo MANE

BOURSES DE RECHERCHE:EIFFAGE OCTROIE 100 MILLIONS DE FCFA À LA FONDATION UCAD

Dakar, 23 mars (APS) – L’entreprise Eiffage-Sénégal a octroyé à la Fondation UCAD, regroupant les anciens de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, la somme de 100 millions de FCFA pour le financement de bourses de recherche, a appris l’APS.

’’Eiffage a décidé d’octroyer 100 millions de FCFA à la Fondation pour financer des bourses de recherche’’, a annoncé le président-directeur général de Eiffage-Sénégal, Gérard Senac, samedi, lors de la rencontre d’échanges entre l’UCAD et l’entreprise de BTP.

A travers cette donation, Eiffage Sénégal devient ainsi la première entreprise privée à répondre favorablement à l’appel de fonds lancé par la Fondation UCAD, au mois de décembre dernier, à l’occasion du diner de gala qu’elle avait organisé pour les cent ans de la faculté de médecine et de pharmacie de l’UCAD.

Les présidents Macky Sall, et Ibrahima Boubacar Keita du Mali, tous deux membre de cette fondation, a été les premiers à s’y investir en donnant respectivement les sommes de 100 millions et 65 millions de FCFA.

Dans la mise en œuvre de cette contribution, les autorités de l’UCAD ont proposé que certains des sujets de recherche prennent en compte des problématique d’Eiffage, du secteur des BTP ainsi que d’autres qui interpellent toute la société.

Le recteur de l’UCAD, Ibrahima Thioub, a listé quatorze thèmes de recherche portant entre autres sur ‘’la problématique du littoral, la lancinante question de la brèche de Saint-Louis, la carte géotechnique et les matériaux de substitution, la modélisation en 3D, l’environnement, la mobilité, le social, l’économie, la sociologie et l’étude du comportement.’’

Pour sa part, la présidente de la commission chargée des relations avec les diplômés et amis de l’UCAD, docteur Sokhna Diagne Ndiaye, a soutenu que ce ’’pas important’’ franchi par Eiffage doit ‘’servir de repère aux autres entreprises du secteur privé en vue d’un partenariat gagnant-gagnant’’.

’’L’université a des compétences, (…) nous avons énormément de résultats de recherche qui sont dans les tiroirs alors que les entreprises peuvent les exploiter, les utiliser’’, a-t-elle indiqué.

A l’en croire, ’’cela permettra d’accroitre l’employabilité des jeunes qui ont leurs compétences, qui ont faits leurs preuves’’. Les entreprises concernées peuvent également atteindre ’’des résultats beaucoup plus rapidement grâce aux différentes recherches déjà faites en amont’’, a-t-elle dit. MK/OID

DAGANA : 30.000 PERSONNES ONT DES DIFFICULTÉS D’ACCÈS À L’EAU POTABLE

Saint-Louis, 24 mars (APS) – Quelque 30 000 personnes n’ont pas accès à l’eau potable dans le département de Dagana, a indiqué le directeur de l’Agence régionale de développement (ARD) de Saint-Louis, Ousmane Sow

’’30.000 personnes dans le département de Dagana sont confrontées à un problème d’accès à l’eau potable, en parcourant plusieurs kilomètres, malgré les efforts de l’Etat’’, a t-il dit.

Le directeur de l’ARD s’exprimait lors de la célébration de la journée mondiale de l’eau au parc national des oiseaux du Djoudj, en présence des responsables du parc.

Dans le cadre d’un diagnostic des zones touchées par les problèmes d’accès à l’eau potable, un plan départemental du développement de l’hydraulique et de l’assainissement a été élaboré afin de permettre à ces populations d’avoir accès au liquide précieux, a t-il indiqué.

’’Des solutions existent et grâce à l’optimisation des ouvrages hydrauliques à travers des extensions de réseau et la promotion des branchements particuliers au niveau des ménages, avec un financement d’un milliards 500, on aura couvert les besoins pour 22.000 personnes, sur les 30.000 personnes touchées’’, a t-il ajouté.

Le Sénégal, selon lui, ’’n’est pas loin de s’inscrire dans la dynamique d‘accès universel à l’eau (…) avec les nombreux programmes mis en place par le département de l’Hydraulique’’. BD/OID

«76 % des Sénégalais souffrent de la carie dentaire»,selon le ministre de la Santé

https://www.pressafrik.com C’est une étude du ministère de la Santé qui le dit. 76 % des Sénégalais souffrent de la carie dentaire. Une situation qui serait liée à la mauvaise qualité de l’eau dans certaines zones.

« On préconise par exemple pour les dentifrice doit tenir au moins 1400 ppm de fluor, la prévenance de la carie dentaire au Sénégal d’après la dernière enquête qu’on a réalisé en 2015 est de 78.3%. Mais dans la population adulte, en général, les affectations bucco-dentaires partagent les mêmes facteurs de risque que les maladies chroniques que l’on appelle communément les malades non transmissibles que sont le diabète, les maladies cardiovasculaires, dans une moindre mesure, les maladies respiratoires mais aussi le cancer oral. »

Cette  annonce faite par le docteur Codou Badiane, chef de la division bucco-dentaire au ministère de la Santé à Diourbel où elle présidait  la journée dédiée à la santé bucco-dentaire, donne la provenance de cette carie dentaire.  « L’eau de Diourbel était réputée, contenir une forte teneur de fluor. Cet élément essentiel  pour la santé des dents,  son excès peut être nuisible. Ce qui fait que les populations qui vivent dans les localités où cet eau contient une forte teneur en fluor, notamment le centre du pays, comme le Diourbel présentent des dents qui sont teintées », souligne t – elle au micron de Rfm. Fana CiSSE

Le Directeur de la cinématographie répond aux critiques de «Maîtresse d’un homme marié»

http://www.emedia.sn/ Hughes Dias, le directeur de la cinématographie, dédramatise. Réagissant sur la polémique autour de la série « Maitresse d’un homme marié », il y voit plutôt tout l’intérêt de la production artistique.

« Je ne vais pas juger pour dire que le film est mauvais. Non, tranche-t-il, contacté par iRadio. Au contraire, j’ai tout le respect de cette production. Maitresse d’un homme marié, c’est une problématique d’ordre social qui est là présente. L’œuvre de création est une œuvre de liberté mais qui respecte aussi les réalités religieuses et sociales. Lorsqu’on fait un film, on s’inspire de la réalité et ce qui est dit dans ce film est une réalité palpable de notre société, qu’on ne veuille ou pas. »

Une précision de Hugues Dias : « Tout film tourné au Sénégal doit bénéficier d’une autorisation de tournage déjà avant la diffusion. Même dans la production, notre direction intervient pour vérifier, pour voir si l’histoire qui doit être portée au grand écran. Que ce soit les films cinématographiques ou long métrages de fiction, documentaires, les séries d’animation ou télévisuelles, tout producteur doit déposer une autorisation de tournage que nous examinons. » Un examen dans le cadre duquel, détaille-t-il, « le bureau en charge de l’étude lit toute l’histoire du scénario pour voir si l’histoire racontée ne porte pas atteinte aux bonnes mœurs, à l’unité du Sénégal, à des individus et à des confessions. »

Par ailleurs, il précise qu’il y a des dispositions de la loi qui disent dans quel cas on doit interdire la diffusion d’un film. « L’Etat demande aux exploitants de salle, aux distributeurs d’avoir un visa d’exploitation avant toute projection de film, l’Etat exige qu’on lui donne, mêmes les films qui viennent de l’étranger et qui doivent être diffusés en salle de cinéma, doivent être vus par une commission. »

Partant du principe que ce film est « contraire aux bonnes mœurs, Mame Mactar Gueye, vice-président de l’ONG Jamra a saisi le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) d’une plainte. DIÉ BA

 ACTES INSTITUTIONNELS CONSOLIDANT POUR SON DERNIER MANDAT : MACKY, FACE A LUI-MEME !

http://www.sudonline.sn Maintenant qu’il semble avoir les coudées franches au cours de son second et dernier mandat, selon la Constitution, Macky Sall ne pourrait-il être appelé à poser un certain nombre d’actes forts et assez significatifs de nature à approfondir le modèle démocratique sénégalais ? Et pour cause, non assujetti désormais à l’équation du troisième mandat, le chef de l’Etat a la latitude de booster la réforme des institutions en donnant forme à certaines recommandations qui lui posaient cas, lors de son premier mandat. Ainsi semble-t-il en être de la question du statut du chef de l’opposition, du cumul des fonctions de chef de parti et chef de l’Etat, de l’indépendance de la justice, de la gouvernance des affaires publiques…Un vaste chantier qui interpelle la responsabilité historique du chef de l’Etat

Réélu le 24 février dernier à la tête du pouvoir exécutif avec plus de 58% des voix, le président Macky Sall qui va officiellement entamer son second mandat de président de la République le 2 avril prochain, jour prévu pour sa prestation de serment, entame ce nouveau bail avec le peuple dans une posture inédite. En effet, la Constitution ne lui permettant pas de briguer un troisième mandat présidentiel consécutif, Macky Sall ne sera donc pas candidat à la prochaine élection présidentielle. Une première dans l’histoire politique du Sénégal. Cette situation nouvelle lui donne, à coup sûr, l’avantage de pouvoir redresser, si la volonté l’anime, les sources de « déséquilibre » qui ont rythmé son premier mandat, notamment sur le plan institutionnel.

En effet, accusé à tort ou à raison d’avoir initié plusieurs réformes dans le but de se donner toutes les chances d’un second mandat, Macky Sall a désormais toutes les cartes en main pour dissiper le brouillard au-dessus du ciel institutionnel sénégalais. Surtout avec la mise sous le coude de certaines recommandations de la Commission nationale de réformes des institutions qu’il avait diligentée, sous la houlette du Pr Amadou Makhtar Mbow, de l’ancien Pm Mamadou Lamine Loum et autre Pr Abdoulaye Dièye. Au bout du compte, il serait tout simplement question de donner forme au « recentrage de l’Etat autour de ses missions régaliennes, à la consolidation de l’Etat de droit, à l’équilibre des pouvoirs entre l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire, au renforcement de la protection des libertés publiques», comme stipulé lors de cette grande réflexion autour du modèle démocratique sénégalais, tenue sous le pilotage de l’ancien patron de l’Unesco.

Plus de cinq années après la Cnri, Macky Sall entame un second et dernier qui pourrait lui permettre de poser d’autres actes institutionnels consolidants du modèle démocratique sénégalais. Des actes de rupture qui viendraient renforcer ceux déjà mis dans le package constitutionnel, via le référendum de 2016, à l’instar  du mandat de 05 ans, de la limitation du nombre de mandats, de la limitation de l’âge des candidats à la présidentielle. La matérialisation du statut du chef de l’opposition, par le biais d’une loi, tout comme le non cumul des fonctions de chef de parti et de chef de l’Etat, semble participer à cet appel d’actes de rupture qui traduiraient l’empreinte quasi « indélébile » de Macky Sall sur son second et dernier mandat.  Si bien entendu, il en éprouve la volonté ! Au même titre qu’il avait exprimé, dans le cadre de sa volonté d’apaisement de la tension politique et sociale, son souci d’accorder sous condition une amnistie à Karim Wade et à Khalifa Ababacar Sall.

«LIBERATION» DU CONSEIL SUPERIEUR DE LA MAGISTRATURE

La responsabilité historique de Macky Sall en rapport à son deuxième et dernier mandat, ne saurait aussi faire l’impasse sur la nécessité d’équilibre des pouvoirs (avec un Législatif fragilisé par rapport à l’Exécutif ), mais surtout de renforcement de l’indépendance de la justice. En effet, alors qu’il avait dénoncé l’insuffisance des ressources humaines et matérielles du pouvoir judiciaire et sa mise sous tutelle par l’Exécutif qui l’instrumentalisait dans certains dossiers, le candidat Macky Sall s’était engagé dans son programme de campagne, lors de la présidentielle de 2012, à placer la question de l’indépendance de la justice au cœur de sa politique. Seulement, sept ans après, rien n’a bougé sous le ciel. Le pouvoir judiciaire continue toujours de subir les injonctions de l’Exécutif à travers le ministre de la Justice et son bras armé, le procureur de la République. Et tout autant, les « directives »  du chef de l’Etat lui-même, lors des réunions du Conseil supérieur de la magistrature (Csm) du fait que c’est lui qui détermine sa composition, son organisation et son fonctionnement. Une situation que l’Union des magistrats du Sénégal (Ums) n’a de cesse  décrié à travers de multiples sorties dans la presse pour réclamer l’indépendance de la justice, le départ du chef de l’Etat et de son ministre de la Justice de cet organe de direction du pouvoir judiciaire. Des attentes dont la Commission nationale de réforme des institutions s’était fait l’écho au point de recommander la sortie du chef de l’Etat du Conseil supérieur de la justice. Le président Macky Sall pourrait donc mettre à contribution son deuxième et dernier mandat pour se conformer à son engagement de 2012. Ce  faisant, il  réussirait certainement un grand coup et marquerait sa dernière mandature pour avoir été le premier Président à « libérer » le CSM. Conformément aux attentes de la corporation. L’équilibre des pouvoirs est le fondement de la démocratie.

CHANTIER DE TOUS LES POSSIBLES

Ces divers actes de rupture institutionnelle qui pourraient circonscrire le dernier mandat de Macky Sall n’épuisent toutefois pas l’immense chantier qui l’attend, au cours de ce quinquennat. La question de la gouvernance des affaires publiques avec ces divers organes de lutte contre la corruption (Ofnac, Cour des comptes, Ige…) dont les rapports tardent à être mis au niveau du citoyen, le renforcement dynamique de la décentralisation et de la déconcentration et autre territorialisation des politiques publiques (en redressant une Acte III encore défaillant) semblent participer au même champ de responsabilité historique du Président. A la condition, bien entendu, qu’il ressente ce besoin de marquer sa dernière mandature par des actes de rupture décisifs !

Les défaillances de la CDP invalident la transparence de l’élection présidentielle du 24 Février 2019.La démocratie en danger.

L’élection présidentielle au Sénégal s’est déroulée dans des conditions telles que l’issue du scrutin pouvait être présagé tellement des principes essentiels d’une élection libre et transparente tels que le secret du vote et la liberté du vote n’ont pas été à la base de l’expression citoyenne du 24 Février 2019 pour beaucoup d’électeurs.

En plus, des acteurs connus dont l’action influence directement l’élection, il y a une autorité, moins connue, qui constitue une des clés de tout système électoral dans une société démocratique à l’ère numérique­: la Commission de Données Personnelles (CDP).

De par la loi n°12/ 2008 portant sur la Protection des données à caractère personnel, la CDP, autorité administrative indépendante, dispose de pouvoirs de contrôle à priori et à posteriori qui garantissent à chaque citoyen que ses données personnelles sont collectées et traitées dans des conditions respectueuses de ses droits et libertés. Aucun traitement de données personnelles n’est secret, même ceux de l’Etat relatifs à la sécurité nationale, à la défense nationale ou encore au fichier électoral.

Le fichier électoral, outil qui permet d’exercer le droit de voter et de se porter candidat, est constitué de données personnelles, parfois très sensibles, donc, très dangereux pour les droits et les libertés des citoyens s’il est détourné de sa finalité.

Il contient des données qui permettent d’identifier l’électeur (nom, prénom, âge, sexe) et de le localiser (adresse). Aussi, quel que soit la maitrise qu’on a du fichier électoral, il ne permet pas de faire une cartographie des tendances de vote permettant de prévoir l’issue d’une élection. En effet, il manque dans le fichier électoral la donnée la plus fondamentale d’une élection­: l’opinion politique de l’électeur en particulier son intention de vote.

La stratégie électorale de la coalition au pouvoir pour gagner au 1er tour n’avait aucune chance de réussite sans cette information clé. Cette dernière reposait sur trois piliers­: 1) se constituer un corps électoral sur mesure par des promesses de vote ; 2) Concrétiser les promesses de vote par des visites de proximité et du porte à porte ; 3) Priver de vote le maximum d’électeurs dont l’intention de vote n’est pas connue par la non inscription sur le fichier, la mauvaise distribution des cartes, et enfin par la modification de la carte électorale.

La mise en œuvre de cette stratégie électorale commença avec le vote de la loi n°22/2018 portant révision du code électoral instituant le parrainage pour maitriser cette variable et lever l’incertitude. En effet, cette loi permet, non seulement d’éliminer des candidats mais surtout de collecter légalement des promesses de vote remettant ainsi en cause le secret du vote et la liberté de vote.

Cependant, l’intégrité de l’élection présidentielle du 24 février 2019 n’aurait pas été entachée, si la CDP, autorité administrative indépendante, s’était montrée garante du traitement à des fins spécifiques, licite, loyal et transparent des données personnelles des électeurs sénégalais.

C’était une obligation légale pour la CDP de garder à l’esprit que la collecte des données personnelles des électeurs par les candidats dans le cadre du parrainage représentait un danger pour la démocratie.

En effet, le simple fait que des données personnelles soient enregistrées dans un fichier tenu par un candidat, un parti ou coalition politique est susceptible dans le traitement de révéler l’opinion politique, réelle ou supposée, des électeurs concernés. Cette collecte de données étant susceptible, par nature, de porter atteinte aux libertés fondamentales ou à la vie privée, interdit par principe par la loi, devait faire l’objet d’un niveau de protection élevé par la CDP. Il n’en fut rien.

La CDP s’est juste limitée à informer les personnes concernées et les responsables de traitement de leurs droits et obligations (Article 19, alinéa a Acte additionnel A/SA.1/01/10 et Article 16, alinéa 2 loi n° 2008-12 du 25 janvier 2008).

Lancé le 27 août 2018 pour se terminer le 8 janvier 2019 avec la publication de la liste des 7 candidats retenus, le parrainage s’est déroulé en violation du droit communautaire (CEDEAO, Acte additionnel A/SA.1/01/10), du droit national (loi n° 2008-12 du 25 janvier 2008) et de la Convention n° 108 de l’Union Européenne dont le Sénégal est membre adhérant.

L’article 12, alinéa 4 de l’Acte additionnel A/SA.1/01/10 de la CEDEAO, et l’article 20, alinéa 4 de la loi n° 2008-12 du 25 janvier 2008, disposent­: «­les traitements portant sur un numéro national d’identification ou tout autre identifiant de portée générale sont mis en œuvre après autorisation de la Commission des Données Personnelles ».

En vertu de cette disposition, aucun candidat n’aurait dû recevoir la fiche de collecte et la clé USB de la Direction Générale des Elections sans la présentation d’une autorisation de la CDP précisant entre autres l’identité du responsable du traitement, l’origine des données, la finalité, la durée de conservation, les destinataires, la sécurité, l’interconnexion, les transferts et le sous-traitant (Article 7, Acte additionnel A/SA.1/01/10 et Article 22, loi n° 2008-12 du 25 janvier 2008).

L’application de cette disposition aurait déjà été un signal fort d’un niveau de protection renforcée des données des sénégalais en période électorale. Elle constituerait aussi le premier filtre du nombre de candidats et nous aurait évité cette pléthore de 87 et plus de candidats au parrainage.

L’article 25 de l’Acte additionnel A/SA.1/01/10 de la CEDEAO, l’article 35 de la loi n° 2008-12 du 25 janvier 2008 et l’article 5 de la Convention 108 de l’Union Européenne, disposent­: «­les données doivent être collectées pour des finalités déterminées, explicites et légitimes et ne peuvent­ pas être traitées ultérieurement de manière incompatible avec ces finalités. Elles doivent être adéquates, pertinentes et non excessives au regard des finalités pour lesquelles elles sont collectées et traitées ultérieurement­».

En termes clairs, aucun des candidats n’aurait dû collecter plus du nombre de parrains nécessaires à la validation de sa candidature à savoir 66­820 électeurs. Et de fait, aucun candidat, n’a déposé plus de ce nombre de parrains au Conseil Constitutionnel, aussi la question qui s’impose est de savoir pourquoi collecter des centaines de milliers, voire des millions de parrains, si on a besoin que de 66 820.

En outre, en raison du principe de limitation des finalités, un fichier de parrains constitué pour les besoins de l’élection présidentielle doit être détruit après sa validation par le Conseil Constitutionnel. Il n’est donc pas permis de le réutiliser pour d’autres campagnes électorales, de le conserver indéfiniment, de le transmettre à des tiers ou de le transférer à l’étranger.

Toutes ces infractions aux dispositions de la loi n° 2008-12 du 25 janvier 2008 portant sur la Protection des données à caractère personnel sont réprimées par le Code pénal ainsi que par la loi relative à la cybercriminalité (Article 75).

Enfin, en vertu du pouvoir de contrôle à posteriori de la CDP, des questions se posent relatives aux actions de vérification effectuées auprès des candidats pour s’assurer du respect de leurs obligations, à la mise en place de moyens pratiques qui permettraientt aux électeurs concernés d’exercer leurs droits­ et au traitement final réservé aux données personnelles de millions de sénégalais depuis la fin du parrainage.

Non seulement, les exigences légales n’ont pas été respectées, mais des questions cruciales sont sans réponses.

La CDP a failli dans sa mission de veiller à ce que les traitements des données à caractère personnel soient mis en œuvre conformément aux dispositions de la loi n° 2008-12 du 25 janvier 2008.

Ainsi, les manquements de la CDP ont permis aux candidats de se doter au cours des derniers mois de leurs propres bases de données sur des électeurs. Dès lors, ils ne vont plus en campagne électorale à l’aveuglette et la stratégie électorale ne consiste plus à établir des projets politiques, mais plutôt à utiliser les données connues à propos des électeurs pour leur faire entendre ce qu’ils désirent.

Le débat de fond s’efface et cesse de transcender les problématiques réelles et collectives au profit de d’un discours politique ultra ciblée, complété par des visites de proximité, du porte à porte sur fond de distribution massive d’argent. Ainsi, Le vote n’est plus pour un projet de société mais pour des intérêts particuliers.

Le parrainage devient ainsi un vote public, laissant présager le résultat de l’élection présidentielle proprement dit. On annonçait déjà l’issue du scrutin en juillet 2018 avec un score de 57%, résultat republié dans un réseau social en janvier 2019. Au final, il a été de 58%.

L’élection présidentielle du 24 Février 2019 n’a été que la consécration du parrainage d’électeurs ayant un caractère plébiscitaire. Une stratégie électorale de l’ombre, très discrète, mais hyper efficace qui a assommé l’opposition­ qui n’arrive toujours pas à comprendre comment la coalition au pouvoir a fait pour avoir une victoire si éclatante.

De ce bilan du processus électoral sous l’angle du parrainage, il ressort que les insuffisances de la CDP invalident la transparence de l’élection présidentielle du 24 février 2019,­ mais pire encore, elles remettront en cause toute élection à venir au Sénégal, si aucune action de correction n’est entreprise.

En effet, la réutilisation de ces bases de données destinées à influencer la volonté des électeurs, par la maitrise du secret et la liberté de leur vote, garantit d’avance la victoire du candidat qui s’est constitué la plus puissante base de données lors de prochaines élections. Ainsi, il n’est point surprenant d’entendre parler de couplage des élections locales avec les législatives.

La démocratie dépend de la place publique, d’un débat ouvert et collectif, aussi, toute communication politique micro-ciblée contourne la place publique et entame ainsi la confiance dans l’intégrité du processus électoral. Des lors, ce qui constitue le fondement même de la démocratie, doit être renforcé en perspectives de prochaines élections.

Aussi, c’est une nécessité de mieux encadrer la mise en œuvre du parrainage lors des prochaines élections locales de décembre 2019.

Dans ce sens, il y a dans l’immédiat, l’impérieuse obligation de veiller à ce que les données personnelles collectées lors de la présidentielle de février 2019 par les candidats soient détruites sous le contrôle d’huissiers de justice. Aucune trace de ces électeurs ne doit être conservée par candidats.

Le renforcement de la protection des données collectées et traitées par les partis ou coalitions politiques et les candidats passe nécessairement par un travail de collaboration et de sensibilisation de ces acteurs à cette problématique. Dans l’immédiat, c’est une nécessité pour les partis ou coalitions politiques de se doter d’un spécialiste de la protection des données personnelles.

Il est aussi à noter l’urgence d’une sensibilisation des citoyens électeurs afin qu’ils prennent conscience des risques liés à la collecte et à l’utilisation de leurs données personnelles en période électorale.

En outre, pour éviter que le parrainage soit à nouveau l’occasion pour les candidats de se constituer une base de données d’électeurs et décourager ceux qui en font un fonds de commerce politique, il est recommandé qu’il soit strictement confidentiel et anonyme.

Enfin, Il est urgent d’adapter notre législation électorale à l’ère numérique et les partis politiques doivent­ évoluer­ pour­ tenir­ compte­ de cette nouvelle réalité. C’est un chantier de la plus grande importance qui ne peut être remis à demain. Dès aujourd’hui, il y a nécessite d’une action immédiate au risque de continuer à assister à une manipulation politique pour un faire-valoir démocratique.Fait à Dakar, le 22 / 03 / 2019Le Président Ndiaga GueyeCourriel­: infos@asutic.orgTél­: 77 307 18 18 / 33 897 79 22

Me DOUDOU NDOYE : Le Chef de l’État doit avoir un droit de regard sur le Haut CSM…Les jugements de la Crei ne sont pas réguliers»

https://www.dakaractu.com/ Ministre de la justice et Garde des Sceaux entre 1983 et 1986, Me Doudou Ndoye est d’avis que le  Sénégal est une démocratie.  » « N’entretenons pas un complexe. Il y a du bon, il y a du moins bon » dit-il d’ailleurs dans le Grand Jury de ce dimanche, estimant qu’il faut juste continuer de se garder  »des instruments de persécution au service de qui que ce soit. Je dis bien de qui que ce soit.  »

L’avocat ne se privera pas de rappeler sa position d’antan par rapport à la question de l’enrichissement illicite, estimant que ce délit a été supprimé depuis qu’il a été aux affaires à la tête du ministère de la justice. D’où l’idée qu’il a des jugements de la Crei, idem dans l’affaire Karim Meïssa Wade, qu’ils ne sont pas  »réguliers. »

 L’automatisme qu’il y a aussi à placer sous mandat de dépôt les personnes interpellées par la justice, amène Me Ndoye à s’inquiéter et penser que des personnes sont souvent mises en prison avant même d’être jugées. Quant à l’idée agitée de dessaisir le Chef de l’État par rapport à la vie du Haut Conseil Supérieur de la Magistrature, Me Doudou Ndoye relativise et martèle qu’il  faut que le Président ait, tout de même, un droit de veto, un droit de regard pour éviter que des magistrats, nomment pour des raisons autres que professionnelles, placent à des postes sensibles des collègues.

Leader national de l’UPR, Me Doudou Ndoye évoque sa  » sagesse  » pour expliquer ce choix qu’il a fait de ne pas se présenter une nouvelle fois à une présidentielle. Pour lui, avec plus de 70 ans et conscient que sa candidature en 2012 a été un échec, il ne pouvait guère se permettre d’aller encore à l’aventure. Quant au nom du candidat pour lequel il a voté, il préférera évoquer le secret des urnes. Tout de même, il estime que le Président Macky Sall a été bien élu, décrivant le calme, la sérénité et l’ambiance bon-enfant qu’il a trouvée, accompagné de son épouse, au niveau des centres de vote fréquentés le jour du scrutin.

Me DOUDOU NDOYE :«L’opposition a choisi la parole contre Macky à la place d’une action»

iGFM-(Dakar) L’opposition Sénégalaise a-t-elle fait fausse route dans sa manière de contestions l’élection du président de la République à la présidentielle du 24 février dernier ? La déclaration de l’avocat et leader de l’Union pour la République (UPR), ce matin, sur les ondes de la Rfm, ne dit pas le contraire. L’ancien Ministre de la justice estime que l’opposition a choisi la parole à la place d’une action ou d’une procédure de contestation fondée et légale.

«Je n’ai pas vu cette opposition contester l’élection de Macky Sall. C’est grâce aux lois qu’ils sont candidats. C’est aussi grâce aux procédures qu’ils sont candidats. C’est aussi grâce à tout cela que le vote a eu lieu. Et ces mêmes lois disent que celui qui conteste doit suivre une procédure. Ils ne l’ont pas fait. Ils n’ont pas contesté, ils ont ruminé. Légalement et politiquement. Contesté c’est un seul mot qui n’a pas deux sens. Contester pour un candidat, c’est présenté sa contestation là où on doit la présenter et ensuite continuer à ce bagarrer politiquement. Ils disent des choses politiquement mais ne font aucune bagarre politique qui doit avoir un fondement», a dit l’ancien ministre de la justice

Appel au Dialogue de Macky Sall:Doudou Ndoye désapprouve la démarche

iGFM-(Dakar) Invité de l’émission Grand Jury de ce dimanche sur la RFM, l’avocat et leader de l’Union pour la République (UPR), Me Doudou Ndoye, a jugé inélégante la méthode choisie par le président de la République Macky Sall pour appeler l’opposition au dialogue. «Macky Sall est un homme politique, mais personnellement je pense que le fait d’appeler publiquement au dialogue n’est pas une bonne tactique, n’est pas une bonne méthode», a dit l’ancien responsable du parti démocratique Sénégalais.

Doudou Ndoye qui estime que le chef de l’Etat devait agir discrètement, ajoute : «On n’appelle pas en public quelqu’un qu’on considère important ou quelqu’un avec qui on veut faire des choses importantes. On fait le nécessaire pour l’approcher. D’autant plus que le président de la République a tous les moyens possibles pour approcher toutes les personnes importantes et de façon discrète s’il le souhaite. Quand on respecte quelqu’un, on ne l’appelle pas en public. On l’approche et on lui parle. Ce n’est pas dans les radios ou dans les rues qu’il faut crier «Venez à moi», estime Me Ndoye.

Me Doudou Ndoye : «Ce que revendiquent les magistrats…»

https://senego.com Me Doudou Ndoye était l’invité, ce dimanche de l’émission « Grand Jury » sur la Rfm. L’ancien ministre de la justice a été interpellé sur les reformes de la justice.

« Ce que les magistrats revendiquent, c’est dire que le président de la république est le président du Conseil supérieur de la magistrature et le ministre de la justice en est le vice président. C’est eux donc qui président, lorsqu’il s’agit de la carrière des magistrats, des nominations« , a -t-il d’emblée expliqué.

« Et ils se disent que ce n’est pas normal. Donc, on est indépendant par principe (…) Il faut qu’ils sortent de ce conseil« , a ajouté Me Ndoye.

« Est ce que le président chargé de l’ordre publique peut laisser les magistrats nommer leurs collègues avec des relations qu’il ignore pour décider de la liberté de quelqu’un?« , s’interroge-t-il

Ainsi, d’après lui, « le président doit sortir du conseil pour qu’on ne l’accuse pas de l’utiliser« . N’empêche, soutient-il, le président doit avoir un droit de veto sur les décisions relatives aux personnels judiciaires.

Dans le même sens, il explique également que le ministre de la justice a un pouvoir direct sur les procureurs pour donner des instructions.

« Le pouvoir que les procureurs ont, à cause du code pénal et de procédure pénal est là le véritable problème. Ce n’est pas le ministre de la justice, mais le code de procédure pénal qui donne directement au procureur le pouvoir de faire ce qu’on leur demande« , laisse-t-il entendre.

Me Doudou Ndoye : «Réformer le code pénal, qui permet l’immixtion de l’Exécutif dans la justice»

https://www.leral.net La réforme du code pénal actuel est urgente. Du moins, si l’on en croit Me Doudou Ndoye qui soutient que « l’immixtion de l’Exécutif dans la justice existe dans le cas des pouvoirs du Procureur ». Invité de l’émission Grand Jury de ce dimanche, il a expliqué que « le Procureur dépend du Procureur général, qui dépend du Ministre de la Justice, qui, lui, dépend du Président de la République. C’est un pouvoir direct qui peut même s’exercer dans le cadre d’instructions verbales ». Toutefois, fait-il remarquer, le problème, c’est « le code de procédure pénal qui donne au Procureur les pouvoirs de faire ce qu’on lui demande ».

Se prononçant sur l’opportunité de faire sortir le Président de la République du Conseil de la Magistrature, Doudou Ndoye, souligne que « aujourd’hui, le Ministre de la justice, tout comme le Président de la République sont chargés de l’ordre public ». A ce titre, a-t-il dit, « Le Président ne doit pas laisser les magistrats nommer qui ils veulent. Je suis d’accord qu’il sorte du Conseil, mais qu’il garde un droit de veto sur les nominations des personnels judiciaires », a plaidé l’avocat.

Pape Malick Ndour:«Un gouvernement parallèle est une proposition farfelue»

http://www.seneweb.com Le président du Conseil départemental de Guinguinéo, Pape Malick Ndour, s’est dit «surpris» par la proposition de Dr Babacar Diop, le leader de Forces démocratiques du Sénégal (Fds), demandant à l’opposition de «mettre en place un gouvernement parallèle». Il s’agit d’«une proposition farfelue», a-t-il tranché.

Les deux hommes partageaient le plateau de Face2Face de la Tfm, ce dimanche. «Un gouvernement parallèle n’est pas une  bonne proposition», a martelé Ndour, non sans suggérer à Babacar Diop de faire une proposition portant sur le statut de l’opposition.

À propos d’une éventuelle dissolution de l’Assemblée nationale, en vue d’un couplage législatives-locales, Pape Malick Ndour se montre sceptique, estimant que «le respect du calendrier électoral est très important» dans une démocratie.

Dr Pape Fara Diallo : « Le dialogue doit porter sur le design politique et les règles du jeu »

http://www.seneweb.com L’opposition qui a opté pour la politique de la chaise vide, gagnerait, selon Dr Pape Fara Diallo, à répondre à l’appel au dialogue lancé par le président Macky Sall au lendemain de sa réélection. Invité de l’émission « Objection » sur Sud Fm, l’enseignant chercheur à l’Ufr science juridique et politique de l’Ugb estime qu’il s’agit là d’un moment « rêvé aussi bien pour l’opposition que pour le pouvoir de dépasser cette phase infantile de notre démocratie où les acteurs ne sont d’accord sur rien ». Le contexte est d’autant plus propice puisque celui qui appelle au dialogue « n’a plus rien à perdre ».

Toutefois, faudrait-il d’abord que les termes de références soient discutés en amont entre les acteurs. A l’en croire, « le dialogue doit porter sur le design politique et les règles du jeu ». « Le dialogue ne doit pas porter sur le chômage, l’agriculture… L’opposition risque d’être un cabinet de consultance pour le pouvoir », souligne-t-il.

Auteur d’une thèse doctorale sur la place du dialogue politique, Dr Pape Fara Diallo estime que l’institutionnalisation du statut de chef de l’opposition doit être une priorité pour la consolidation du dialogue politique. Un point du package référendaire de 2016 que le pouvoir en place hésite à matérialiser, constate-t-il, et qui devrait aider à rationaliser les rapports entre pouvoir et opposition.

 BABACAR FALL,SG DU GRADEC : «LE COUPLAGE DES ÉLECTIONS RELÈVE DE MANOEUVRES POLITICIENNES»

http://www.emedia.sn La dissolution de l’Assemblée nationale et/ou le couplage des législatives à la Présidentielle de 2024 relève de manœuvres politiciennes. C’est l’avis du Secrétaire général du Groupe de recherche et d’appui à la démocratie participative et la bonne gouvernance (Gradec), Babacar Fall. Invité à l’émission Lr du Temps, ce dimanche, sur Iradio (90.3), Fall exhorte les acteurs politiques au respect du calendrier républicain.

Selon lui, le découplage des élections était un acquis démocratique. « Vouloir y retourner serait une remise en cause du code consensuel », a-t-il défendu estimant même que ce débat est « prématuré » et « inopportun ».
D’ailleurs, le Secrétaire général du Gradec ne voit pas l’intérêt d’une telle mesure. « Le président de la République n’a pas de problème à l’Assemblée nationale. Il a une forte majorité. Je ne vois pas l’intérêt de la dissoudre », a-t-il déclaré.

Analysant la répartition des voix à l’issu du scrutin présidentiel du 24 février dernier, Babacar Fall refuse toute idée de vote « confrérique » ou « régionaliste ». Selon lui, c’est le vote « affectif » qui a été dominant lors de ces élections. « Parler de vote confrérique ou régionaliste pourrait fragiliser l’unité nationale. Ce qui n’est pas souhaitable », pense-t-il. BABACAR FALL

Dr Babacar Diop, leader Fds : «Le Sénégal est sorti de la démocratie»

http://www.seneweb.com/Le leader de la Force démocratique du Sénégal (Fds), Dr Babacar Diop, par ailleurs, membre de la coalition Idy 2019, estime que «le Sénégal est sorti de la démocratie pour entrer dans l’autoritarisme». Il était l’invité de l’émission «Face 2 Face» de ce dimanche 24 mars 2019. Il partagé le plateau avec le président du Conseil départemental de Guinguinéo, Pape Malick Ndour, par ailleurs, membre de la coalition Benno Bokk Yakaar (Bby).

Soutenant que la présidentielle du 24 février dernier est «tout sauf une élection», l’ancien socialiste, après la proclamation définitive des résultats du scrutin par le Conseil constitutionnel, avait proposé récemment aux leaders de l’opposition de mettre en place «un gouvernement parallèle».

Selon lui, le président Macky Sall a pris «un mandat pour préparer cette élection présidentielle de 2019. Et durant tout ce mandat, il n’a fait que des manipulations pour avoir les résultats qu’il a obtenu». C’est pourquoi, il estime qu’«il n’est pas nécessaire de faire un recours». Car, dit-il, «les Institutions judiciaires du pays ne font que ce que Macky Sall veut».

A l’en croire, «le président Macky Sall, pour y arriver, a d’abord instrumentalisé la justice pour écarter les candidats Karim Wade et Khailafa Sall à la course. Ensuite, il a changé les règles du jeu en modifiant le code électoral et surtout en y introduisant des réformes sans consensus».

Par rapport au couplage des élections, Dr Babacar Diop estime que ce n’est pas « une bonne chose » et propose le respect du calendrier électoral.

Dr Pape Fara Diallo : « Le Hcct est une institution de trop »

http://www.seneweb.com/ Le Dr en science politique, Pape Fara Diallo est du même avis que son confrère Mounirou Sy, à propos du haut conseil des collectivités territoriales (Hcct). Sa conviction est que « le Hcct est une institution de trop qui n’a pas sa place ». « Je l’ai dit dans ma thèse et je l’assume », martèle-t-il.

Pr.Abdou Aziz Kébé : «Il ne faut pas supprimer les fonds politiques,mais…»

http://www.seneweb.com/Le professeur agrégé en droit public, Abdou Aziz Kébé, ne fait pas partie de ceux qui pensent qu’il faut supprimer les fonds politiques, au Sénégal. Invité de l’émission ‘Jury du dimanche’ d’Iradio, le spécialiste des finances publiques invite toutefois à privilégier la rationalisation pour mieux contrôler ces fonds.

« Il ne faut pas supprimer les fonds politiques, mais il faut les rationaliser. Je ne suis pas un partisan de la suppression de ces fonds. Il faut les réformer », a-t-il suggéré. Le professeur Abdou Aziz Kébé a d’ailleurs cité l’exemple de la France, où depuis 2001, une réforme est intervenue pour allouer les fonds spéciaux à la Primature avec une commission, composée de parlementaires et de juridictionnels pour les contrôler.  Au Sénégal, souligne le spécialiste des finances publiques, la grande question, ce sont les bénéficiaires de ces fonds politiques. « La législation est silencieuse, du coup c’est des fonds qui échappent aux règles de base du droit des finances publiques notamment une règle essentielle qu’on appelle la séparation de l’ordonnateur et du comptable. Ce sont des fonds qui sont gérés de façon discrétionnaire par des bénéficiaires (les institutions). Mais, l’utilisation qui est faite n’est pas connue. Cela pose problème », a-t-il en effet fait remarquer. Non sans plaider la création d’une commission « qui aurait la mission essentielle, chaque année, d’évaluer pour nous dore comment ces fonds ont été utilisés».

L’enseignant en droit public pense qu’il faut renforcer le principe de la reddition des comptes au sein des membres du gouvernement. « Le ministre ne peut pas être jugé par la Cour des comptes, sauf faute de gestion à plus forte raison le président de la République. Pourtant, dans d’autres pays, comme le Portugal, l’Italie, les ministres peuvent être jugés par la Cour des comptes », a-t-il ajouté.Le professeur Abdou Aziz Kébé de rappeler par ailleurs que les expressions de caisses noires et de fonds politiques sont années dans les grandes démocraties.

Défaites de Macky à Diourbel : les RG décèlent l’origine du problème

https://www.pressafrik.com Depuis son accession au pouvoir, Macky Sall ne parvient pas à s’imposer dans le Baol. Les Renseignements généraux (Rg) qui se sont penchés sur le problème, ont rédigé un rapport destiné au chef de l’Etat l’édifiant sur les origines de cet état de fait.

Que ce soit aux Locales, aux Législatives ou à la Présidentielle, Macky Sall est toujours laminé dans les départements à Mbacké et Touba, principaux greniers électoraux de la région de Diourbel. Tracassés par ce problème, les Rg ont, dans un rapport remis au chef de l’Etat, déniché les origines de ces déconvenues.

En effet, à en croire L’Observateurs qui a parcouru ledit rapport, les Rg ont indexé, parmi les causes de cette situation, la mise en place par le Président Sall d’une politique en rupture avec celles adoptées par ses prédécesseurs à savoir Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf et Me Abdoulaye Wade.

Concernant ce dernier, il avait octroyé des salaires aux chefs de village qui se chargeaient en retour de lui fournir des renseignements sur la situation, lui permettant ainsi de prendre les devants en essayant de rectifier le tir et de satisfaire les demandes de ceux susceptibles de lui causer du tort.

Il s’en suit que Macky Sall n’a nommé qu’un seul ministre issu de cette région à savoir l’Inspecteur général d’Etat Birima Mangara, ministre délégué chargé du Budget, lequel n’a pas le droit de faire de la politique. La présidente du Conseil économique social et environnemental (Cese), Aminata Tall qui devait l’épauler dans cette région n’y réside même pas, ajoutant à la frustration des Diourbelois.

Le département de Bambey qui fait partie de cette région n’est pas mieux loti puisqu’il ne dispose même pas de ministre dans le gouvernement sortant de Mahammad Boun Abdallah Dionne depuis le limogeage de Pape Diouf et Mor Ngom. Mbacké non plus n’a plus de ministre depuis Iba Guèye.

Le document de déceler aussi une frustration qui habite les populations de Touba avec la politique de Macky Sall vis-à-vis de certaines familles maraboutiques en confiant notamment des postes de responsabilités à des marabouts, frustrants ceux qui sont laissés de côté ainsi que leurs disciples.

La note d’informer que contrairement à Macky Sall, les Présidents Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf n’avaient pour habitude de ne rendre visite qu’au Khalife général des Mourides et ce dernier se chargeait d’inviter lors de ces cérémonies, les autres membres de la famille. Reste maintenant à savoir si cette note va faire changer de posture à Macky Sall.Ousmane Demba Kane

CES CONTRADICTIONS DE LA CONSTITUTION SUR LA SUPPLEANCE EN CAS DE VACANCE DU POUVOIR

https://www.seneplus.com– Vox Populi  -Les dispositions qui portent sur le critère d’âge du président de la République élu sont en déphasage avec celles qui régissent son suppléant, à savoir le président de l’Assemblée nationale

La Constitution du Sénégal de 2001, révisée par plusieurs lois constitutionnelles, dont celle de 2012, mais aussi celle référendaire de 2016, est le lit de plusieurs dispositions contradictoires. C’est notamment le cas sur la question de la suppléance en cas de vacance du pouvoir. Car les dispositions qui portent sur le critère d’âge du président de la République élu sont en déphasage avec celles qui régissent son suppléant, à savoir le président de l’Assemblée nationale. Eclairage

A peine Macky Sall a-t-il été réélu président de la république, le 24 février 2019, et alors même qu’il n’a pas encore prêté serment pour le début de son deuxième et dernier mandat – il le fera le 2 avril prochain – que déjà, le débat fait rage autour de la dissolution de l’Assemblée nationale ou du couplage des élections locales et législatives pour d’aucuns, législatives et Présidentielles pour d’autres. Mais à côté de ce débat, se pose un autre. Celui des «incongruités» dans le texte Constitutionnel de 2001 révisé par référendum en 2016. Ces problématiques se posent en particulier autour des «contradictions» de la Constitution relativement à la question de la suppléance du président de la république en cas d’incapacité ou de vacance du pouvoir. Une suppléance qui doit être assumée par le président de l’Assemblée nationale. En effet, l’article 28 de la Constitution dit que : «tout candidat à la Présidence de la république doit être exclusivement de nationalité sénégalaise, jouir de ses droits civils et politiques, être âgé de trente cinq (35) ans au moins et de soixante quinze (75) ans au plus le jour du scrutin. il doit savoir écrire, lire et parler couramment la langue officielle»

L’article 28 et le 35-75, face à l’article 39

Or, la même Constitution dans la loi constitutionnelle du 28 septembre 2012, révisée par loi référendaire du 20 mars 2016, qui n’a donc pas eu pour effet de changer la Constitution, mais juste de la réviser, dit en son article 39 : «En cas de démission, d’empêchement ou de décès, le président de la république est suppléé par le Président de l’Assemblée nationale. Au cas où celui-ci serait lui-même dans l’un des cas ci-dessus, la suppléance est assurée par l’un des vice-présidents de l’Assemblée nationale dans l’ordre de préséance. la même règle définie par l’article précédent s’applique à toutes les suppléances». Jusqu’ici, il n’y a pas de problème. Sauf qu’à son dernier alinéa, l’article 39 dit que : «En tout état de cause, le suppléant doit remplir toutes les conditions fixées à l’article 28». Et c’est là que survient le problème. Car la question de l’âge revient dès lors au galop. Et tel un cheveu dans la soupe, suscite des contradictions qui peuvent être, le jour où, éventuellement, on serait amené à être confrontés au cas de figure précité, source de blocage.

Le député de 25 ans, sans limite plafond

En effet, deux volets font l’objet de débat. C’est d’abord l’âge plafond du président de l’Assemblée nationale qui n’est pas fixé à 75 ans comme celui du président de la république comme le veut l’article 28. C’est ensuite, l’âge minimum que le même article 28 fixe à 35 ans, alors même que l’âge légal pour être député est lui fixé à un minimum de 25 ans. C’est-à-dire, en termes clairs, que d’une part, on peut être député à 25 ans et prétendre être président de l’Assemblée ou vice-président et donc être légalement en droit d’assurer une éventuelle suppléance du président de la république ; d’autre part, qu’on peut être président de l’Assemblée nationale ou vice-président au-delà de 75 ans et donc être légalement en droit d’assurer une éventuelle suppléance du président de la république. tel est actuellement le cas avec le président Moustapha Niasse. Le débat est en tout cas-là, prégnant, mais pas tranché. Car les avis des juristes divergent sur l’interprétation à faire de ces différents articles complémentaires de la Constitution du Sénégal, mais dont les contenus sont contradictoires. Et il va de soi qu’il sera difficile d’évacuer la question, le moment venu…

Des enseignants chercheurs donnent des avis divergents

La problématique de la contradiction des dispositions constitutionnelles relativement à la suppléance du président de la république par le président de l’Assemblée nationale est réelle. Mais le débat juridique que cela suscite fait aussi apparaître des divergences de vue chez les spécialistes que nous avons interpellés sur la question

Pr Ndiogou Sarr : «Des lacunes liées à la rédaction de la Constitution»

En effet, pour le Pr Ndiogou Sarr, maître de conférences et enseignant en droit public à la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta diop (UCAd) de dakar, «cette situation découle des lacunes qui sont liées à la rédaction de la Constitution. Si on estime que pour être Président, il y a l’âge plancher et l’âge plafond, et que si actuellement le Président est empêché il est remplacé par le président de l’Assemblée nationale et que ce dernier a un âge qui dépasse l’âge plafond du président de la république, ça pourrait poser un problème de droit». L’enseignant-chercheur, pour corriger cette «anomalie», montre la voie à suivre. «je pense que là, c’est une question qu’il faudrait régler au niveau de la Constitution quand on reprend l’article 39. A la prochaine occasion, si on doit réviser la Constitution, il faudra harmoniser les dispositions de l’article 28 et celles de l’article 39», a préconisé le Pr Ndiogou Sarr. «il faudra préciser que le président de la république doit impérativement avoir un âge qui entre dans la fourchette définie pour l’âge du président de la république. je pense qu’il faut le faire pour éviter d’amener au pouvoir un président de la république qui ne remplirait pas les conditions prévues par l’article 28. Si on sait qu’une fois que le Président est empêché, il est remplacé par le président de l’Assemblée nationale, il faudra que ce président de l’Assemblée nationale, remplisse les critères d’éligibilité du président de la république», a-t-il recommandé.

Pr Ngouda Mboup : «Même s’il a plus de 75 ans, le président de l’Assemblée peut suppléer»

de son côté, le Pr Mouhammadou Ngouda Mboup, enseignant-chercheur en droit public à l’UCAd, ne voit pas d’«incohérence» entre les deux articles susmentionnés. D’après lui, dans la loi constitutionnelle du 28 septembre 2012 qui change l’article 39, il est juste mentionné qu’en cas d’empêchement, de démission ou de décès, le président de la république est suppléé par le président de l’Assemblée nationale. Et au cas où lui-même est dans l’un des cas cités, la suppléance est assurée par l’un des vice-présidents de l’Assemblée nationale. «il n’y a aucun problème à ce niveau de mon point de vue. Parce qu’en cas de vacance du pouvoir, le président de l’Assemblée nationale est juste un suppléant, c’est-à-dire qu’il assure juste l’intérim pendant 90 jours, en attendant qu’on organise les élections pour qu’un autre Président soit nouvellement élu», a expliqué l’enseignant chercheur. Formel, le Pr Mboup affirme : «Même s’il a plus de 75 ans, le président de l’Assemblée nationale peut bien suppléer le président de la république. C’est juste la Constitution qui le prévoit. il n’y a pas de problème à ce niveau, parce qu’il n’a pas été élu en réalité. D’ailleurs, la Constitution a été très claire à ce niveau. Parce que le président qui supplée n’a pas toutes les prérogatives du président de la république élu. il n’a pas le pouvoir d’initier un projet de révision constitutionnelle». Aussi, évoquant la loi qui fixe l’âge minimum pour être élu député qui est de 25 ans, il confie : «On peut élire un président de l’Assemblée nationale qui a 26 ans, parce que le principe de séniorité ne joue pas. Mais cela supposerait aussi qu’en cas de vacance du pouvoir, on peut avoir un président de la république qui a moins de 35 ans». Cette loi constitutionnelle N°2012/16 du 28 septembre 2012, selon lui, stipule : «En cas de démission, d’empêchement ou de décès, le président de la république est suppléé par le président de l’Assemblée nationale». Puis, il ajoute qu’elle précise aussi dans son dernier alinéa : «Au cas où celui-ci serait lui-même dans l’un des cas ci-dessus, la suppléance est assurée par l’un des vice-présidents de l’Assemblée nationale dans l’ordre de préséance». Pour lui, «c’est très clair». «la Constitution, issue du référendum de 2016, n’a pas touché aux cas d’empêchements du président de la république. Parce que, en réalité, en 2016, il ne s’agissait pas d’une nouvelle Constitution. C’était juste une révision constitutionnelle. Et les gens font la confusion en parlant d’une nouvelle Constitution», fait savoir le Pr Mouhamadou Ngouda Mboup Harouna DEME & Mamadou Lamine CAMAR

L’ŒIL DE L’EXPERT-FORCER LA MAIN DE DIEU PAR BACARY DOMINGO MANÉ

Ils ne dorment plus du sommeil du juste. Terrassés par le stress et l’angoisse, nos hommes politiques ont perdu l’appétit depuis la réélection du président Sall. Ils veulent être ministre dans le prochain gouvernement, patron d’une institution, directeur de cabinet ou directeur d’une société ou agence nationale. Pour cela, ils sont prêts à remuer ciel et terre, en s’adonnant parfois aux pratiques mystiques des plus abjectes aux fins de forcer la main de Dieu et celle de Macky Sall. Ils ont envoyé dans les coins et recoins du pays et de la planète, les militants «chasseurs» à la recherche des marabouts, des Saltigués et autres magiciens et charlatans pour amener le locataire du Palais à signer le décret de nomination.

Ils n’ont pas attendu longtemps, après la réélection du candidat Macky Sall, pour investir les coins les plus reculés du pays, de l’Afrique, voire de la planète toute entière. Ministres, Directeurs de cabinet, Directeur de société ou d’agence nationale, etc. sont à la recherche de marabouts et autres charlatans pour conserver leur poste ou avoir une promotion beaucoup plus alléchante. Ceux qui ne sont pas encore dans les grâces présidentielles – soit ce sont des transhumants, victimes de la déchéance humaine (animaux errant à la recherche de prairie verdoyante) ; soit ils sont là depuis les premières heures mais n’ont pas encore de sucette – ont aussi déserté Dakar à la recherche de redoutables chamanes et autres pangols et magie pour redresser la courbe du destin. Tous (les «déjà- servis» qui veulent se maintenir ou avoir une meilleure promotion ; et ceux qui sont sur une liste d’attente de sucette) veulent, sans état d’âme, forcer la main de Dieu, le Créateur de l’univers, le Maître du langage performatif (soit et la lumière fut !).

Notre rapport au cosmos

En effet, ceux qui envisagent la politique sous l’angle purement rationnel auront du mal à appréhender et surtout à comprendre un tel comportement, «dénué», à la limite, de sens, à leurs yeux. Mais notre africanité nous «impose» d’autres perspectives dans le rapport au cosmos, lequel inspire la lecture des différentes choses ou évènements. Nous avions indiqué dans nos travaux de recherches universitaires que la politique, chez nous, se pare parfois des atours  d’une réalité socio-culturelle qui ne se laisse pas souvent embrigader dans des prismes occidentaux où la rationalité désincarnée ramène tout à une logique prévisible. Ici, le magico-religieux peut expliquer certains comportements irrationnels d’hommes et de femmes politiques qui croient dur comme fer que c’est Dieu qui hisse aux fonctions électives ou nominatives. Dans une démarche «syncrétique», ils battront campagne de l’aurore au crépuscule pour convaincre les électeurs avec des stratégies bien huilées, et la nuit, se retrouveront dans la case du saltigué ou du marabout pour solliciter des prières. Mais ils savent au moins une chose : à beau avoir été choisi par les dieux, pour gouverner ou diriger les hommes, ce sont ces derniers qu’il faut impressionner, pour parler comme l’historien Christian Delporte. D’où l’intense activité de lobbying qu’ils mènent auprès de personnalités pour entrer dans les bonnes grâces du couple présidentiel.

Des âmes sacrifiées

Malgré tout, la place de la mystique dans la stratégie de conquête ou de conservation d’un poste électif ou nominatif, demeure une réalité dans notre pays. D’importantes sommes d’argent sont dépensées, des milliers, voire des millions de kilomètres sont parcourus (des candidats aux postes nominatifs se rendent à l’autre bout de la planète, Inde, Chine etc.), des vies sont parfois même sacrifiées. Des rumeurs persistantes relayées par la presse, parlent d’âme d’enfants ou d’Albinos offerte «gracieusement» au diable pour forcer le coup du destin.

Lutte occulte

Notre compatriote, Lamine Ndiaye en rend compte dans ses travaux (Mysticisme et identité négro-africaine Activité politique et PratiquesETHIOPIQUES N°90, 1er Semestre 2013), en indiquant que le champ de la «politique négro-africaine» est un «terrain favorable» à toutes les formes de lutte occulte, et cela du fait d’une croyance à des forces surnaturelles, fortement ancrée dans la conscience collective des Africains : «L’arène politique est aussi le champ, par excellence, de l’action mystique. La pratique est tellement importante qu’il existe un champ lexical riche de mots et d’expressions appartenant au jargon de la mystique locale». Ces quelques vocables Wolof que l’auteur a tenté de traduire, en disent long sur une pratique qui  fait partie des ornements du champ politique : « defaru » (se préparer, se prémunir de, s’apprêter,…) ; « aaru » (se protéger, se barricader, se défendre) ; « takku » (porter beaucoup de gris-gris) ; « sàngu » (se baigner, prendre un bain ou une toilette mystique) ; « diwu » (se masser le corps, s’enduire d’eau) etc. Il explique que les «poids lourds politiques» sénégalais disposent presque tous d’un staff composé de militants «chasseurs» de « grands buxaaba »«sondeurs» chevronnés. Ces «chasseurs» sont lâchés dans la nature «mystique» pour contraindre le président à faire ce que les dieux demandent qu’il fasse : signer le décret de nomination. Nos hommes politiques sont convaincus que ces marabouts et autres charlatans sont capables de désaxer l’aiguille de l’horloge de l’univers, en forçant la main de Dieu.

Wade et Macky, le bouclier mystique

Des rumeurs racontent que le troisième chef de l’État sénégalais refusait de serrer la main à ceux qui portaient, à la veille d’un remaniement ministériel, des bagues spéciales ou des « bracelets “or-argent”». C’est pour dire que les hommes politiques, en «perdant quelquefois la raison », se singularisent par le port de grosses bagues «magiques» et par l’utilisation d’un cure-dents long (ETHIOPIQUES N°90, 1er Semestre 2013).
Son successeur, Macky Sall, qui, dit-on, est au fait de ces pratiques, a certainement mis en place un bouclier mystique sol-sol aux fins de contrer tous les plans diaboliques concoctés par les êtres des ténèbres. Prions pour qu’il garde toute sa lucidité dans le choix des hommes et des femmes appelés à servir notre pays. Levons les mains vers le ciel pour enchaîner le diable et le jeter hors du palais. Sollicitons la protection divine pour une République des valeurs et un Sénégal pour tous!BACARY DOMINGOMANE MONDEAFRIK.COM

Patrice Sané :L’APERISTE ANTICONFORMISTE

https://www.seneplus.com -L’As-En politique, on est parfois pour ou contre. Mais avec Patrice Sané, c’est tout le contraire qui se passe

En politique, on est parfois pour ou contre. Mais avec Patrice Sané, c’est tout le contraire qui se passe. Membre convaincu de l’Apr et fervent défenseur du Président Macky Sall, Patrice Sané ne se gêne pas pour autant de prendre des positions qui tranchent avec celles de ses frères de parti. Ce qui lui vaut parfois des critiques acerbes de la part des apéristes. Mais ce directeur commercial dans une société de la place, qui se définit à la fois comme un «catholique et un thiantacoune», n’est pas entré en politique pour des sinécures, mais plutôt pour un idéal.

«En toute sincérité, il y a des problèmes au niveau de l’Apr. Ce n’est pas une chose nouvelle puisqu’elle est une réalité depuis 2012.Il y a des problèmes d’intérêts, de positionnement et de facteurs crypto-personnels, sans oublier la discipline de parti. L’Apr est certes un parti jeune, mais elle a trop de problèmes en son sein. Le parti n’est pas structuré et personne ne sait qui est qui, et qui fait quoi. Chacun croit être un chef». C’est du Patrice Sané tout craché ! Ce n’est pas tous les jours qu’on entend des propos de ce genre, venant d’un militant de l’Apr. Sans langue de bois, ce natif de la région de Ziguinchor, il y a deux ans dans un entretien avec un site d’information de la place, faisait une prédiction catastrophique pour la formation marron-beige. «Si on fait une lecture lucide de la situation, on peut même dire qu’en 2019, il sera très difficile de gagner parce que les actes politiques que posent certains responsables du parti ont fini par dégoûter la population. Même si nous gagnons en 2019, on risque également d’avoir un parti qui ne va pas résister au temps, car naîtront fatalement des ambitions personnelles. Chacun voudra prendre la place du roi et ce sera plus rude», déclarait Patrice Sané dont les publications sur Facebook sont particulièrement courues. Ses prises de position font de lui un incompris dans le giron marron-beige. Mais cela ne dérange nullement ce fils d’un ancien cadre de la météorologie et qui a fait tout son parcours scolaire à Kolda.

En effet, pour cet iconoclaste diplômé en marketing et actions commerciales à SupDéco, la fin ne justifie pas les moyens. En clair, il refuse de faire de la politique en usant de coups bas et des combines pour obtenir des privilèges. C’est pourquoi il est souvent l’homme à abattre. Entre 2012 et 2014, il a poussé la provocation jusqu’à contester le leadership de Thierno Alassane Sall à la tête de la Coordination des Cadres Républicains (Ccr) dont il est membre. Ce passionné de tennis de table et membre du Lions’ International et de la Jeune Chambre Internationale (Jci) ne porte pas de gants lorsqu’il s’agit d’apporter des répliques au sein de son parti. Il s’est fait une religion sur les transhumants qui, selon lui, n’apporteront rien à l’Apr. «Ce sont des gens qui ont roulé leur bosse un peu partout, ils sont vieux et dépassés». Vice-président de l’association «Graines de livres», Patrice Sané, qui tient à sa liberté de ton comme à la prunelle de ses yeux, pense que le débat autour du troisième mandat de Macky Sall est puéril. «C’est un faux débat, car j’ai côtoyé le Président Macky Sall. Il ne pense même pas à cela. Ce qui l’intéresse, c’est de sortir par la grande porte».

CATHOLIQUE ET THIANTACOUNE

Père de deux enfants, il affirme à qui veut l’entendre qu’il est de confession catholique, mais a fait allégeance à Cheikh Bethio Thioune. «Je suis dans son registre, ainsi que ma femme et mes enfants. Donc il est mon guide spirituel, car même si je suis catholique, j’ai ma philosophie de la religion», explique-t-il avant d’ajouter qu’il se rend aux «Thiants» du Cheikh. Jetant un regard sur la dernière présidentielle, il émet quelques craintes à cause des fractures que le scrutin du 24 février a révélées. «Le caractère religieux et ethnique durant l’élection présidentielle doit nous faire réfléchir. Car, dans d’autres pays, c’est la religion et les ethnies qui ont créé des tensions.

Donc il faut faire très attention», conseille cet ancien président des étudiants de SupdeCo de Dakar. Mamadou Mbakhé NDIAYE

Talla Sylla : «les maires doivent être élus au suffrage universel direct»

iGFM-(Dakar) L’édile de Thiés, Talla Sylla plaide pour un changement du mode d’election des maires au Sénégal. Selon lui, les maires ne doivent plus être élus au suffrage indirect. Il faut aller vers une révision pour que les maires soient élus au suffrage universel direct, car cela permet aux populations de savoir pour qui elles votent.

«L’électeur a besoin de savoir qui est devant lui. C’est ça le mandat, en réalité. Après, les électeurs pourraient eux-mêmes élire les conseillers au niveau de chaque quartier, selon le prorata de la population. Cela permettrait d’assurer une bonne représentation et d’éviter que les conseils ne fonctionnent sur des bases partisanes, politiciennes», a plaidé  Talla Sylla sur les ondes de la Rfm.

MOUSSA SARR, PORTE-PAROLE DE LA LIGUE DEMOCRATIQUE :‘’Il ne faut pas craindre la dislocation de Bby’’

http://www.enqueteplus.com Secrétaire national, porte-parole de la Ligue démocratique, Moussa Sarr plaide pour le maintien de la coalition Benno Bokk Yaakaar, après la réélection du président Macky Sall. Dans cet entretien avec ‘’EnQuête’’, le ‘’Jallarbiste’’ invite l’opposition à répondre à la main tendue du président de la République Macky Sall, pour le bien du pays et de sa démocratie. Il se prononce aussi sur les perspectives au sein de Bby et les risques d’implosion. Entretien.

Le président de la République, Macky Sall, a été réélu avec 58,26 % des suffrages des Sénégalais. Score que l’opposition rejette et juge préfabriqué. Quelles appréciations faites-vous de cela ?

Permettez-moi  d’abord de me réjouir de la réélection de notre candidat le président Macky Sall dès le 1er tour de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Il a été effectivement notre candidat, car c’est le 8e Congrès ordinaire de notre parti, la Ligue démocratique, tenu les 13 et 14 octobre 2018, qui avait investi le candidat Macky Sall, après avoir procédé à une évaluation exhaustive de son premier mandat. Ensuite, au nom de la Ld, je félicite le peuple sénégalais qui a fait, encore une fois, preuve de maturité et d’esprit de responsabilité.

Les résultats de cette élection indiquent clairement l’adhésion du peuple sénégalais aux politiques publiques mises en œuvre depuis 2012. En rejetant ces  résultats, sans être en mesure de produire des preuves matérielles, l’opposition a fait montre d’une mauvaise foi et ses leaders ont été de mauvais perdants. J’ai été surpris et déçu d’entendre certains d’entre eux soutenir que les résultats de l’élection présidentielle sont préfabriqués. En effet, lorsqu’on aspire à diriger son pays, on doit faire preuve d’exigence envers soi-même et produire les preuves de ses allégations. Sinon, on n’est pas crédible et digne de la confiance de ses concitoyens.

Et, d’ailleurs, quelle est cette logique qui veut que les résultats soient  préfabriqués là où le président Macky Sall a gagné et qu’ils ne le soient pas là où l’opposition a gagné ? Cela n’a pas de sens. L’opposition a été battue à plate couture, parce que plutôt que d’élaborer des offres politiques crédibles, elle s’est contentée, depuis le référendum de 2016, d’attaques crypto-personnelles. Le peuple sénégalais est mature et ne peut pas remettre ses destinées à des aventuriers ou  à  des mains inexpertes. La gestion des affaires de l’Etat n’est pas un jeu d’enfant.

Comment appréciez-vous la posture d’une frange de l’opposition qui menace de mettre en place un gouvernement parallèle le jour de la prestation de serment du chef de l’Etat ?

Cette posture relève de l’enfantillage. Qu’une frange de l’opposition imagine la mise en place d’un gouvernement parallèle, montre à quel point elle est dans le désarroi. Je pense qu’elle doit faire beaucoup d’efforts pour être à la hauteur des exigences de notre démocratie. Hélas, jusqu’ici, l’opposition sénégalaise ne fait que des propositions farfelues, irréalistes et irréalisables. Ils ont passé tout le temps à crier  urbi et orbi ‘’Pas d’élection si tel et tel ne sont pas candidats’’, ‘’Le candidat Macky Sall ne battra pas campagne’’, ‘’L’élection présidentielle n’aura pas lieu’’. Rien de tout cela ne s’est produit. Et, aujourd’hui, ‘’On mettra en place un gouvernement parallèle’’. C’est simplement ridicule. Mais, en tout état de cause, l’Etat devra assumer la plénitude de ses responsabilités.

Comment voyez-vous l’avenir de la coalition Bby avec les positionnements des uns et des autres ?

Chaque partie prenante de la coalition Bby est riche de notre expérience commune depuis 2012. Beaucoup de prétendus observateurs de la scène politique avaient prédit la dislocation de notre coalition, au lendemain de la présidentielle de 2012. Compte tenu  de l’apport inestimable de la coalition Benno Bokk Yaakaar dans la gouvernance et la stabilité politique et sociale du pays, je pense que tous les membres de Bby doivent tout faire pour préserver notre coalition. La poursuite du compagnonnage au sein de Benno est gage de stabilité du pays. Pour ce qui la concerne, la Ld a réaffirmé son ancrage dans Benno.

Au moment où l’Afp déclare qu’elle va présenter un candidat en 2024, le Ps appelle à un retour de ses bannis pour remobiliser ses bases en perspective des prochaines batailles électorales. Comment voyez-vous tout cela ?

Il est évident que chaque parti a  la liberté d’analyser la situation nationale et de dégager des perspectives qui lui sont propres. Je n’en dirai pas plus. Mais la Ligue démocratique a indiqué clairement qu’il est souhaitable de discuter de nos positions à l’intérieur de la coalition pour harmoniser nos points de vue.

 Est-ce à  dire que le compte à rebours de la dislocation de la coalition Bby  est déclenché ?

Non. Je ne pense pas. Je ne vois pas les raisons pour lesquelles il faut craindre la dislocation de Bby. En tout cas, la Ld est déterminée à tout mettre en œuvre pour le maintien de Bby.

 Pensez-vous que la coalition Bby puisse survivre à Macky Sall et à son régime ?

Oui. Il n’y a pas de raison qu’elle ne survive pas. C’est le Sénégal qui a besoin de Bby. Depuis 2012, le peuple sénégalais a montré son attachement  à notre coalition. C’est donc à nous de la préserver au-delà de 2024. Et la Ld mettra tout en œuvre pour qu’il en soit ainsi. D’ailleurs, la question que nous nous posons, c’est pourquoi ne pas avoir un candidat unique de Benno en 2024 ? C’est dans l’ordre du possible et à notre portée.

Quel avenir pour cette coalition ?

Je l’ai déjà  dit. Son avenir est radieux. Il dépend essentiellement des différentes parties prenantes. Benno sera ce que nous en ferons.  A la Ld, on ne se fait pas  d’inquiétude là-dessus.

Et la Ld dans tout cela ? Est-ce qu’elle se prépare à l’après-Macky Sall ?

Bien évidemment ! La Ld n’a pas de limite d’espace, ni de temps.  Et la trajectoire de notre parti le démontre amplement. Nous sommes en train de mettre en œuvre les conclusions de notre 8e Congrès ordinaire. Le moment venu, nous prendrons position et la rendrons publique.

Comment appréhendez-vous l’après-Macky Sall qui est en train de faire son deuxième et dernier mandat ?

Il est prématuré et très prématuré d’envisager, à ce stade, l’après-Macky Sall qui n’a même pas encore prêté serment. Dans la mesure où nous sommes à l’orée d’un deuxième mandat, nous mettons le focus, à la Ld, sur le contenu et les perspectives de transformation sociale, politique et économique pour que nous fassions plus et mieux que le premier. C’est sur ça que le peuple souverain, qui a renouvelé sa confiance au candidat de Benno Bokk Yaakaar Macky Sall, nous attend. Nous devons mériter cette confiance et éviter les débats prématurés et stériles.

Le président de la République a, au lendemain de sa réélection, invité la classe politique ainsi que les autres segments de la société à un dialogue national. Quelle appréciation faites-vous de sa démarche ?

Je pense qu’il faut saluer la démarche, la porter et la soutenir pour le seul bénéfice du Sénégal. En ce sens, l’opposition, en particulier, doit rompre d’avec sa logique de désertion des espaces de discussion et de dialogue, car la démocratie sénégalaise ne se perfectionnera que par et dans le dialogue de tous les acteurs. Chacun de nous doit être modeste et ouvert comme l’a montré le président Macky Sall.

Le président Macky Sall va bientôt mettre en place son gouvernement. D’aucuns espèrent un gouvernement de rupture. Quelles sont vos attentes ?

Un gouvernement est avant tout politique. Sous ce rapport, nos attentes seront posées et discutées dans les cadres appropriés. En outre, le président Macky Sall a sillonné le pays,  formulé des propositions auxquelles les Sénégalais ont massivement adhéré. Il s’y ajoute que c’est un homme d’Etat qui en a  l’expérience. Ainsi, le gouvernement à venir sera à la hauteur des attentes de tous les Sénégalais.

Le couplage des élections est aussi agité au sein même de la coalition Bby. Qu’en pensez-vous ?

Notre position est sans équivoque. Chaque élection a sa propre logique. Si vous interrogez l’histoire des élections dans notre pays, le découplage n’est intervenu qu’à partir de 1993. Et ce après une réflexion lucide sur le couplage qui ne permettait pas de mettre en exergue la spécificité  de chaque élection. Sans évoquer les problèmes de transparence que cela posait. Aujourd’hui, qu’on nous dise clairement ce qu’un retour au couplage peut apporter à la vitalité de notre démocratie. Si la plus-value attendue est simplement une économie sur le coût des élections, c’est qu’on n’a pas bien compris que la démocratie a un coût qu’il faut payer pour la stabilité politique et la paix civile. L’absence de démocratie, d’ailleurs, coûte encore plus cher. Pour toutes ces raisons, nous sommes pour le respect du calendrier électoral actuel.

Comment voyez-vous l’avenir de la gauche qui semble aujourd’hui complètement absorbée par le président Macky Sall ?

C’est votre propre lecture. Je vous la concède. Cependant, la réalité est tout autre. Nous sommes dans une alliance stratégique dans laquelle chaque composante véhicule et défend son identité et ses intérêts  propres adossés à notre engagement à servir le peuple sénégalais. Et aujourd’hui la politique du président Macky Sall est en phase, pour l’essentiel, avec notre sensibilité de gauche, comme en atteste son immense chantier pour la réduction des inégalités sociales et territoriales. A la Ld, nous ne versons pas dans l’idéologisme et dans le dogmatisme. Nos positions sont toujours articulées à l’analyse lucide de la réalité. Aujourd’hui, c’est cette réalité qui dicte notre attitude  dans l’espace politique.

N’allons-nous pas vers une recomposition politique, après les Locales de 2019 ?

L’avenir nous le dira. En tout cas, nous à la Ld, nous sommes préparés à toutes les éventualités. Notre option première et pour laquelle nous allons nous investir est que Bby présente des listes consensuelles dans toutes les collectivités territoriales. Depuis 2012, à chaque fois que notre coalition est allée ensemble à des élections, elle les a remportées. Il nous faut maintenir la même dynamique victorieuse pour les Locales de 2019. J’appelle toutes les parties prenantes de Bby à faire preuve d’esprit de responsabilité et d’ouverture pour la confection de listes consensuelles.PAR ASSANE MBAYE

KOUNGHEUL : 5 MORTS ET DEUX BLESSÉS GRAVES DANS UN ACCIDENT

http://www.emedia.sn Cinq personnes ont trouvé la mort, samedi, dans une collision entre un camion et un véhicule de type, 4×4, près de Missira Wadéne, dans le département de Koungheul (Kaffrine), informe l’Aps.

L’accident s’est produit vers 17 h, entre la commune de Missira Wadéne et le village de Séyane, commune de Sagna (Malém Hodar), sur la route nationale menant à Tambacounda.

Le camion, immatriculé au Sénégal, a heurté le véhicule 4×4, lequel venait de la Guinée et ralliait la capitale sénégalaise.

Les corps ont été déposés à la morgue du district sanitaire de Koungheul, selon des sources sécuritaires, ajoutant que les deux blessés graves ont été évacués à l’hôpital de Kaffrine

Grave accident sur la route de Kébémer: Plusieurs blessés graves, les sapeurs-pompiers réclamés

https://www.pressafrik.com/ Un très grave accident est survenu ce samedi après-midi sur la route nationale, à hauteur de Kébémer. Selon la Rfm qui donne l’information, il y aurait plusieurs blessés graves. Et d’après les sources de nos confrères de Gfm, les sapeurs-pompiers, qui ne sont pas encore sur place, sont réclamés pour secourir les blessés. Nous y reviendrons…

Un nouvel incendie au marché Petersen

https://www.pressafrik.com Un peu plus d’une semaine après le violent incendie qui est survenu au marché Petersen, réduisant en cendres des centaines de cantines, un autre s’est déclaré ce dimanche 24 mars 2019. Regardez cette vidéo publiée par nos confrères d’AZ Actu

Eliminatoires CAN 2019–Le Sénégal bat le Madagascar (2-0) et termine en beauté

https://actusen.sn/ L’équipe nationale du Sénégal termine en beauté les éliminatoires de la Can 2019. Les Lions ont battu ce samedi, au stade Lat Dior de Thiès, le Madagascar pour le dernier match de la poule J. Mbaye Niang a signé un doublé, son premier d’ailleurs en équipe nationale.  Les buts ont été inscrits à la 27è et 55è minutes de jeu.

Les coéquipiers de Sadio Mané joueront mardi prochain un match amical contre le Mali. La rencontre va se jouer au Stade Léopold Sédar Senghor de Dakar.

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