Revue de Presse du Jeudi 21 Mars 2019

Revue de Presse du Jeudi 21 Mars 2019
Revue de Presse du Jeudi 21 Mars 2019

L’économie sénégalaise renoue avec les gains de compétitivité

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall –L’économie sénégalaise, après avoir connu des pertes de compétitivité-prix de 0,7% au mois de décembre 2018, a renoué avec les gains de compétitivité au mois de janvier 2019, selon une note de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) reçue jeudi à APA.

La compétitivité de l’économie sénégalaise s’est ainsi améliorée de 3,0%, en variation mensuelle, durant la période sous revue. « Cette situation est imputable à la dépréciation du franc CFA par rapport aux monnaies des pays partenaires (moins 2,5%) conjuguée au différentiel d’inflation favorable (moins 0,5%) », explique la DPEE.

Vis-à-vis des principaux partenaires, membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), des gains de compétitivité de 0,5% sont relevés par la DPEE, en liaison avec le différentiel d’inflation favorable.

En revanche, par rapport aux partenaires membres de la zone euro, des pertes de compétitivité de 0,2% sont enregistrées, du fait d’un différentiel d’inflation défavorable.

En glissement annuel, l’économie sénégalaise a enregistré des gains de compétitivité évalués à 5,9%, en janvier 2019, en liaison avec un différentiel d’inflation favorable vis-à-vis des principaux partenaires commerciaux (moins 3,3%) conjugué à la dépréciation du franc CFA par rapport à la monnaie des pays partenaires (moins 2,6%).MS/cat/APA

Après la promulgation de la loi sur les communications électroniques : les Opérateurs de téléphonie acculent l’État

https://www.dakaractu.com La controversée loi sur les communications électroniques a été votée le 28 novembre 2018 par les députés. Ce, en dépit de la forte mobilisation des usagers contre son adoption. Promulguée depuis décembre 2018, son application effective ne devrait être qu’une question de semaines, voire de jours.

En tout cas, tous les ingrédients semblent réunis pour qu’on aille dans ce sens. Et la récente sortie du Directeur général de la Sonatel n’est que le couronnement d’un processus arrivé à son terme.

Face aux journalistes ce mercredi 20 mars, Sékou Dramé a fustigé l’impact négatif de l’utilisation abusive des Over the top sur le chiffre d’affaires de la société de téléphonie. “En 2018, sur 100 minutes d’appels arrivés au Sénégal, nous (Orange, Ndlr) n’en avons eu que 27 dans notre réseau. Tout le reste est passé par les OTT. L’impact est de près de 20 milliards de francs CFA sur notre chiffre d’affaires”, a déclaré Sékou Dramé.

Dans son allocution, le Directeur général du groupe Sonatel interpelle indirectement l’État du Sénégal pour, sans doute, des mesures correctives dans les meilleurs délais. Le dernier alinéa de l’article 27 du code des communications électroniques dispose que “l’Autorité de régulation peut autoriser ou imposer toute mesure de gestion du trafic qu’elle juge utile, notamment préserver la concurrence dans le secteur des communications téléphoniques et veiller au traitement équitable des services similaires”.

Cette nouvelle donne qui est en train de prendre forme dans l’utilisation des applications aux fins de communiquer via Internet, était prévisible si l’on en croit un billet de la plateforme en date du 27 octobre 2018. À l’époque, El Hadji Abdoulaye Seck, un des animateurs de cette plateforme, tirait la sonnette d’alarme sur la possibilité de voir le code des communications électroniques être utilisé pour régler le problème des Over the top. “Ils corrigeront ainsi le manque à gagner généré par nos nouvelles habitudes de consommation. Celles-ci sont plus circonscrites à l’usage des réseaux sociaux (Facebook, Twitter ou Whatsapp)”, anticipait Wambedmi.com. Interviewé par Dakaractu le 04 septembre 2018, le président de l’Association des utilisateurs d’internet au Sénégal, Ndiaga Guèye abondait dans le même sens.

Pour pousser les autorités à agir, la supposée absence de contribution des “acteurs qui y font beaucoup de gains avec des publicité” dans l’effort de construction nationale est invoquée par Sékou Dramé selon qui, le manque à gagner de la Sonatel fait aussi perdre des recettes à l’État. Le successeur d’Alioune Ndiaye relèvera que sur les 25 milliards perdus par la société de téléphonie en 2018, 30% (plus de 8 milliards FCFA) devaient être reversés dans les caisses du trésor.

Maintenant, la question reste de savoir si l’État doit suivre les opérateurs de téléphonie dans leur logique de faire des chiffres d’affaires faramineux sur le dos des utilisateurs ?

Faut-il rappeler que la connexion utilisée par les utilisateurs des OTT est chèrement facturée ? Tout dernièrement, un avantage qui permettait aux internautes de maximiser leurs heures de connexion appelé “cumul” a tout simplement été supprimée.

Dans sa communication, le Dg de la Sonatel n’a pas jugé utile de le mentionner tout comme il a tu le chiffre d’affaires réalisé par la société avec l’avènement d’Internet. “Cela démontre qu’ils ne sont mus que par la réalisation de profits”, déplore un utilisateur des OTT interrogé sur Internet.
L’État perdra a tous les coups en suivant les opérateurs dans cette voie, qu’on appelle régulation mais qui est en réalité un blocage ou un ralentissement, nous répond-on du côté des utilisateurs pour qui, les opérateurs de téléphonie devraient changer de fusil d’épaule. En quoi faisant ? En réfléchissant sur de nouveaux outils pour ne pas rater le coche de la révolution numérique.

La Belgique et le Sénégal renforcent leur coopération

http://www.seneweb.com Un peu plus d’un an après sa première mission économique à Dakar, Mme Cécile Jodogne, Secrétaire d’Etat bruxelloise au Commerce extérieur, s’est retrouvée à nouveau dans la capitale sénégalaise. Ce, pour «témoigner à nouveau les relations fortes qui existent entre son pays et le Sénégal». A la tête d’une forte délégation composée notamment d’entrepreneurs, Mme Cécile Jodogne est venue effectuer une mission économique et commerciale de deux jours (21 et 22 mars). Ce jeudi 21 mars, une rencontre s’est tenue entre sa délégation et des entrepreneurs sénégalais. Une rencontre présidée par Khoudia Mbaye, ministre de la Promotion des investissements, des partenariats et du développement des téléservices de l’Etat.

«Un double signal fort pour le marché sénégalais»

La Secrétaire d’Etat a souligné que la Belgique souhaite pouvoir s’inscrire et participer au Plan Sénégal émergent (Pse) et travailler avec le gouvernement à atteindre les objectifs. Elle soutient que son pays est «l’une des économies les plus ouvertes» du monde, où 80% de son Pib proviennent de l’exportation, faisant du pays le 11ème «le plus gros importateur mondial», avec une population estimée seulement à 11 millions d’habitants.

Mme Cécile Jodogne signale qu’en 2018, l’interaction entre les deux économies (Belgique et Sénégal) était «beaucoup trop modeste, vu le lien culturel qui les unit». Et pour y remédier, un nouveau bureau d’attaché économique et commercial a été installé à Dakar, après celui de 2013. Un bureau installé à l’ambassade de la Belgique à Dakar et qu’elle va inaugurer lors de son séjour. Il s’agit ici, d’un point de contact et d’intermédiaire pour tous les investisseurs sénégalais qui souhaiteraient développer leurs affaires en Belgique et dans toute l’Europe.

Pour la Belge, cet attaché commercial auprès du bureau économique et commercial de Dakar est «le premier poste» en Afrique de l’Ouest. Et constitue «un double signal fort qui souligne le grand intérêt du monde des affaires belges et bruxellois pour le marché sénégalais». Et le choix de Dakar sur toute autre ville en Afrique et dans le monde, selon elle, «témoigne de l’importance que son pays accorde au potentiel du marché sénégalais».

«Une mission venue à point nommé»

La ministre Khoudia Mbaye, quant à elle, estime que cette mission économique et commerciale de la Secrétaire d’Etat bruxelloise au commerce extérieur est venue «à point nommé», au moment où le gouvernement entame le 2ème Plan d’actions prioritaire. Et l’ouverture de ce bureau auquel est affecté un attaché commercial qui va faciliter les relations entre les secteurs privés belge et sénégalais.

A travers cette mission économique et commerciale belge, l’Etat du Sénégal souhaite développer plusieurs domaines d’intérêt commun. Il s’agit notamment, de l’agriculture, l’agrobusiness, les télécommunications, les énergies renouvelables.

Autres domaines non moins importants tels que le renforcement du capital humain, le transfert de technologie, entre autres, seront aussi développés.

Au programme de cette mission économique figurent de nombreuses rencontres d’affaires B to B, des rencontres officielles entre la Secrétaire d’Etat et des membres du gouvernement sénégalais, ainsi que des visites de terrain, dont Diamniado, le futur pôle Smart city du Sénégal.

Autoroute côtière Dakar-Saint Louis : La BOAD approuve la construction

http://www.lactuacho.com La 112 éme session du conseil d’administration de la BOAD s’est tenue à Dakar sous la présidence de M .Christian Adovelande, président de ladite banque. Les administrateurs ont approuvé la construction de l’autoroute côtière Dakar-Saint Louis : section Dakar-Tivaouane sur une longueur de 63,1 km pour un montant de 27,5 milliards F CFA.

« Les engagements approuvés portent sur le financement partiel des projets suivants : la construction de l’autoroute côtière Dakar-Saint Louis : section Dakar-Tivaouane sur une longueur de 63,1 km. Et l’objectif global du projet est de favoriser le développement économique, particulièrement l’agriculture, la pêche et le tourisme dans la zone du projet. Les objectifs spécifiques sont, entre autres : réduire le temps de parcours vers les grandes villes du littoral septentrional du Sénégal de 60% ; et  réduire les coûts d’exploitation des véhicules d’environ 80% à partir de la première année de mise en service. Le montant de l’opération s’élève à 27,5 milliards F CFA », précise-t-on dans le communiqué final

D’après le document, ils ont approuvé la construction de voies et réseaux divers du pôle urbain de Diamniadio au Sénégal. Et le projet a pour objet, la réalisation : d’un réseau de voirie comprenant 5,3 km de voies aménagées en 2×2 voies et 2×1 voie ; d’un système d’adduction d’eau potable comprenant deux châteaux d’eau d’une capacité cumulée de 1 500 m3 et un réseau de 14 km ; d’un système d’assainissement des eaux usées comprenant un réseau de 12 km raccordé à la station d’épuration (STEP) existante ; d’un réseau d’assainissement des eaux pluviales sur 4 km ; d’un système électrique comprenant neuf postes électriques Moyenne Tension (MT) de puissance 630 KVA ainsi que les réseaux de distribution électrique Moyenne Tension (15 km) et Basse Tension (20 km) et la télégestion correspondante. Et le montant de l’opération est de 30 milliards FCFA.

« Au 31 janvier 2019, les ressources mobilisées (emprunts et concours non remboursables) pour le financement des activités de la banque depuis l’origine, s’élèvent à 3 166, 198 milliards de F CFA. Nous aurons en outre à examiner 9 dossiers de prêts portant essentiellement sur les infrastructures de transport et d’énergie, 3 propositions de ligne de refinancement visant à soutenir des campagnes agricoles et les PME, ainsi que 2 propositions de ligne de crédit dont un concours du fonds vert pour le climat », a souligné M. M .Christian Adovelande, président de la BOAD durant l’ouverture de la session.

Selon le président de la BOAD, en 2018, les engagements de la banque, toutes opérations confondues, se sont établis à 426,8 milliards de F CFA pour 43 projets portant ainsi, à 5311 milliards de F CFA pour 1 149 opérations, les engagements cumulés de notre institution, depuis le démarrage de ses activités au bénéfice des Etats, du secteur privé et des populations de l’Uemoa.

« Les financements octroyés aux conditions de marché du guichet banque et portant sur les projets (privés, publics marchands, souverains à conditions de marché) s’établissent à 3 603,8 milliards de F CFA, soit 68,0% du total des engagements de la banque », dira-t-il.

Soutien à la filière arachide : La Boad octroie un prêt de 10 milliards de FCfa à la Bnde

https://www.lejecos.com/ La Banque nationale de développement économique (Bnde) a reçu un prêt de 10 milliards de FCfa de la Banque ouest africaine de développement(Boad). Il est destiné au financement de la filière arachide.

La Banque nationale de développement économique (Bnde) et la Banque ouest africaine de développement (Boad), ont paraphé ce jeudi, un accord de prêt de 10 milliards de FCfa. Il a été signé par Thierno Seydou Nourou Sy, directeur général de la Bnde et Christian Adovelande, président de la Boad.
Ce prêt permettra à la Bnde de soutenir deux opérateurs privés qui interviennent dans la filière arachidière au Sénégal en l’occurrence la société SANTE YALLAH DIAKHAO qui aura la charge  de la collecte et de la commercialisation d’arachides déjà produites  et la Sonacos qui s’occupera de la trituration pour produire de l’huile.

Le président de la Boad, s’est félicité de la signature de cet accord de prêt. «C’est avec un réel plaisir que je viens de procéder à la signature d’un nouveau  contrat de prêt avec la Bnde. Le financement  objet  de la présente  cérémonie est le 3e concours  du genre octroyé par la Boad  à la Bnde. Il traduit une fois de plus  l’excellence  de la coopération entre nos deux institutions », a déclaré M. Adovelande.
Selon lui,  les deux précédents  concours à  moyen et court terme mises  à  la disposition de la Bnde  s’inscrivaient,  pour l’un dans le cadre d’un programme initié par la Boad approuvé en 2017 visant à soutenir les petites et moyennes entreprises de l’Uemoa  en améliorant leur accès aux moyens de financements par le canal du secteur bancaire commercial . Il était d’un montant de 6,5 milliards de FCfa.

Pour le second, il s’agissait d’une ligne de refinancement  à court terme d’un montant de 5 milliards de FCfa qui a été octroyé en février 2018, dans le cadre du soutien de la filière arachidière au Sénégal. «Le présent concours s’inscrit dans la dynamique du soutien de la Boad à cette filière stratégique, qu’est la filière arachidière au Sénégal. La culture de l’arachide au Sénégal occupe 63% de la population rurale soit environ 4 millions de personnes réparties sur 482 000 exploitation agricoles », a-t-il dit.

Il a souligné que le soutien à cette filière s’inscrit parfaitement dans cet axe fort des interventions de la Boad et ceci dans la droite ligne des missions qui lui sont assignées par les Etats membres. Le président de la Boad a rappelé que le présent concours financier en faveur de la Bnde est intervenu après un  bilan positif des précédents concours et une évaluation rigoureuse de l’institution qui s’est avérée concluante. «C’est donc le lieu de saluer les performances enregistrées  par votre banque qui témoignent ainsi de la qualité du
dynamisme de son management et l’inviter à persévérer dans ses efforts pour que  l’institution puisse renforcer davantage ses performances au service des entreprises Sénégalaises », s’est félicité Christian Adovelande. Ismaila BA

 (Enquête) Riz “impropre à la consommation” à destination du Sénégal : Sous douane au port d’Abidjan, la cargaison en question risque la destruction

https://www.dakaractu.com La presse sénégalaise a alerté sur l’arrivée éventuelle sur nos côtes du navire Ocean Princess avec à son bord 18 tonnes de riz avarié. Mais après recoupement, il s’avère que la cargaison a finalement débarqué au port de Côte d’Ivoire.

En provenance de Birmanie, le navire Ocean Princess devait accoster à Lomé après un passage en Guinée. À son bord, 14 000 tonnes de riz indien et 22 000 tonnes de riz birman. Une partie de la cargaison a pu être débarquée en Guinée puisqu’étant consommable. Il s’agit du riz indien. Le riz en provenance de Yangon (Myanmar), en Birmanie, n’a pu être accepté par l’opérateur économique guinéen à qui il était destiné.

Selon les informations dont Dakaractu a possession, seules 3 900 tonnes du riz birman sur les 22 000 en cale ont été débarquées. Le navire a poursuivi son chemin et croyait pouvoir trouver preneur au Togo.

Arrivé au port de Lomé le 06 janvier dernier, les autorités togolaises se sont opposées au débarquement de la marchandise. L’affaire a fait scandale au pays de Faure Essozimna Gnassingbé et le ministre de l’Agriculture a adressé une note au Directeur du port pour interdire le déchargement d’Ocean Princess au motif que la documentation fournie par le navire était non conforme à la réglementation phytosanitaire en vigueur au Togo. Le navire a ainsi quitté les eaux togolaises le 21 janvier.

Mais selon la presse sénégalaise, la cargaison serait en route vers le Sénégal et que la Douane et la Marine seraient sur le pied de guerre. Mais après vérification, le riz supposé avarié a quitté Lomé pour Abidjan où il est arrivé depuis le 10 mars dernier.

Au moment où ces lignes sont écrites, la cargaison a été débarquée au port d’Abidjan. Cependant, la marchandise n’est pas prête d’être écoulée et pour cause. Les autorités ivoiriennes ont pris toutes les précautions d’usage pour éviter à la population une intoxication.

Pour ce faire, des échantillons de ce riz, pour l’heure sous douane, ont été prélevés pour des analyses exhaustives, a assuré le ministre ivoirien du Commerce qui était en visite au port d’Abidjan ce 19 mars. Selon Kaladji Fadiga, ils prendront le soin de détruire, au frais de l’opérateur toute la cargaison si les résultats des analyses ne sont pas concluants. C’est dire qu’il est improbable que ce riz termine sa course au Sénégal.

Même si tel devait être le cas, les services du ministère du Commerce, précisément la Direction du Commerce intérieur joints par Dakaractu, assurent que ce riz ne peut être accepté dans nos murs.

Il a été allégué qu’un proche de Olam Guinée serait le propriétaire de la cargaison en question. Votre site a consulté le site d’Olam International et une section Guinée n’y est pas visible. Nous aurons la confirmation de Olam Senegal qui, dans la même veine, nie attendre une cargaison en provenance de Birmanie.

 Pourquoi la Sonatel tarde à baisser les tarifs de l’internet

http://www.seneweb.com Le groupe Sonatel se positionne dans le Top 4  des pays où l’internet est moins cher en Afrique. C’est ce qu’a fait savoir le directeur de la communication institutionnelle et des relations extérieures de Sonatel, Abdou Karim Mbengue. Il s’exprimait en marge de ‘’Pencum Sonatel’’, une rencontre dédiée aux journalistes et média spécialisés en Tic, qui s’est tenue ce mercredi 20 mars, à Dakar.

Pour lui, cette position constitue «une vraie satisfaction» par rapport aux politiques que le groupe a menées sur la révolution numérique.

À la question de savoir s’il y a encore une possibilité de baisser les prix d’accès à internet sur le mobile, Abdou Karim Mbengue répond par l’affirmatif. Mais, prévient-il, «il y a aujourd’hui des freins qui empêchent la Sonatel à accélérer un peu plus cette baisse». Il s’agit notamment, cite-t-il, les redevances des fréquences qui, selon lui, sont «excessivement» chers pour les opérateurs.

Vera Songwe, secrétaire exécutive de la Cea : «Les pays africains peuvent faire mieux avec une meilleure politique fiscale»

https://www.lejecos.com La 38ème réunion du Comité d’experts de la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique a débuté ce mercredi à Marrakech, au Maroc.

Un appel clair a été lancé aux pays africains leur demandant d’améliorer leur politique fiscale et d’élargir leur base d’imposition afin qu’ils puissent financer efficacement leurs processus de développement.
Dans son allocution d’ouverture reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), la Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Vera Songwe, déclare que la capacité d’accroître le recouvrement des recettes est essentielle pour la capacité de financer son développement, en particulier l’Agenda 2030 pour le développement durable et l’Agenda 2063 de l’Afrique.

Selon elle, une économie typique du continent prélève environ 16% de son PIB en impôts, à l’exception des pays comme le Maroc qui en collectent au moins 25%. Mme Songwe dit que l’Afrique du Sud et le Rwanda font partie des pays qui sont en mesure de tirer parti des nouvelles technologies pour accroître la collecte de recettes. « Le potentiel de l’Afrique est, et a toujours été, prometteur. Avec une population croissante en âge de travailler ; des terres arables abondantes et une multitude d’autres ressources, le continent dispose de toutes les conditions préalables à une transformation économique rapide au cours de la prochaine décennie », indique-t-elle.

« Cependant, pour garantir la disponibilité de ressources publiques adéquates et d’investissements de qualité afin d’engendrer un changement structurel, requiert des politiques réactives favorisant la viabilité des finances publiques, optimisant les rendements de l’activité économique et permettant aux économies de participer pleinement à un monde de plus en plus interconnecté et mondialisé », a souligné  Mme Songwe. Elle dit que la réunion d’experts discutera des solutions possibles.

« Nous cherchons comment financer plus efficacement, plus rapidement et plus équitablement notre croissance et comment nous pouvons garantir que nos jeunes populations puissent participer à la croissance dont nous parlons. Nous pouvons le faire en veillant à avoir une bonne politique fiscale. Nous voudrions être comme le Maroc qui se retrouve à 25% et qui peut réellement stimuler sa croissance », a-t-elle précisé.

Elle estime que l’Afrique peut faire mieux si elle parvient à améliorer le recouvrement des impôts. « L’Afrique pourrait augmenter ses recettes de 3% du PIB en remédiant à ses contraintes fiscales en matière de capacité. En outre, en harmonisant mieux les taux d’imposition et les recettes fiscales avec les cycles économiques, les pays peuvent augmenter les recettes publiques de 5% », fait savoir Mme

Songwe, ajoutant que les perspectives de croissance à moyen terme comprises entre 3 et 4% pour l’Afrique sont insuffisantes pour stimuler la qualité des investissements qui créeront des emplois et accéléreront la croissance inclusive.

« Alors qu’il ne nous reste qu’un peu plus d’une décennie pour réaliser les Objectifs de développement durable, il est impératif de révolutionner la portée et les mécanismes de mobilisation des ressources nationales pour combler le déficit de financement, promouvoir la stabilité macroéconomique et limiter les emprunts extérieurs », informe-t-elle.

Mme Songwe évoque également l’importance de la numérisation et de l’économie numérique pour stimuler la croissance et optimiser les performances budgétaires du continent. Adou FAYE

Vera Songwe-Secrétaire exécutive de la CEA–«L’Afrique doit tripler son taux de croissance actuel…»

https://www.lejecos.com La Secrétaire exécutive de la Commission économique africaine (Cea) estime que « l’Afrique doit tripler son taux de croissance actuel, ce qui signifie que les investissements doivent augmenter de 5 à 10% du PIB pour atteindre les ODD. ».

Mme Vera Songwe l’a fait savoir à l’ouverture des travaux du 38èmeComité des experts de la CEA, ce mercredi 20 mars à Marrakech. Le continent est appelé à miser sur l’économie numérique pour espérer réaliser cet objectif.

Le continent doit hâter le pas pour espérer atteindre les objectifs retenus dans les Agenda 2063 de l’Union africaine et 2030 des Nations Unies. Cette conviction est de Mme Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la Commission économique africaine (Cea).

Face aux experts, elle avance que « l’Afrique doit tripler son taux de croissance actuel, ce qui signifie que les investissements doivent augmenter de 5 à 10% du PIB pour atteindre les ODD. »

Un constat  qu’elle fait « alors qu’il ne reste qu’un peu plus d’une décennie pour atteindre les objectifs énoncés dans l’Agenda 2030, il est impératif de révolutionner la portée et les mécanismes de la mobilisation des ressources nationales ».

A son avis, il s’agit aujourd’hui de combler le déficit de financement, de promouvoir la stabilité macroéconomique et de limiter les emprunts extérieurs coûteux.
Dans cette dynamique, le Secrétaire Exécutif de la CEA indique l’économie numérique comme solution pour aller plus vite.

Tirer profit de la dynamique de l’économie numérique mondiale

Vera Songwe fait savoir que la valeur de l’économie numérique mondiale est estimée à plus de 11 500 milliards de Dollars et devrait atteindre 23 milliards de dollars d’ici à 2025.

A l’en croire, ce secteur représenterait actuellement 15,5% du PIB mondial et devrait atteindre 25% du PIB mondial d’ici moins de 10 ans.

La valeur de l’économie numérique mondiale est estimée à plus de 11 500 milliards de Dollars et devrait atteindre 23 milliards de dollars d’ici à 2025.

Face aux défis de l’ère numérique, le patron de la CEA pense que les pays africains  doivent former nos jeunes pour les mettre au cœur de cette révolution.

Elle fait remarquer que le e-commerce en Afrique croît rapidement à un taux annuel estimé à 40% et devrait constituer une part croissante du commerce, en particulier pour le commerce intra-africain.

A titre indicatif, elle souligne que les pôles d’innovation numérique du continent, tels que la Silicon Savannah à Nairobi et le Kumasi Hive au Ghana, ont connu une montée en puissance, sans parler de technologies plus orientées solutions, telles que «Flutterwave».

Devant ces tendances prometteuses, Mme Songwe juge important de garantir la disponibilité de ressources publiques adéquates et d’investissements de qualité pour conduire un changement structurel nécessite des politiques réactives qui favorisent la viabilité des finances publiques, optimiser les rendements de l’activité économique et permettent aux économies de participer pleinement à un monde de plus en plus interconnecté et mondialisé.

A cet effet, elle estime que l’Afrique ne saurait exagérer l’importance de la numérisation et de l’économie numérique pour stimuler la croissance et la transformation structurelle, ainsi que pour optimiser les résultats budgétaires en Afrique.

Elle se réjouit du fait que le potentiel de l’Afrique est et a toujours été prometteur. Et ajoute que le continent présente toutes les conditions préalables à une transformation économique rapide au cours de la prochaine décennie.

Sur cette même lancée,  M. Zouhair Chorfi, Secrétaire Général du Ministère des Finances du Maroc, élu nouveau président du bureau des experts, indique que l’avenir de l’Afrique repose sur la capacité de ses enfants à développer des solutions solidaires et innovantes.

A cet effet, il avance que la technologie ouvre des opportunités insoupçonnées pour le développement du continent et indique ainsi son utilisation pour élargir l’assiette fiscale et mobiliser le maximum de ressources domestiques.

Dans cette même veine, M. Chorfi recommande la circonscription des risques liés à la cybercriminalité, les attaques technologiques, entre autres, afin de faire de la technologie un véritable catalyseur de développement. Allafrica.com

AFRIQUE SUBSAHARIENNE : UN PROGRAMME POUR AMÉLIORER L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE

Mbour, 20 mars (APS) – Un programme régional est en train d’être mis en oeuvre en Afrique subsaharienne pour améliorer l’efficacité énergétique au profit des ménages et des petites et moyennes entreprises (PME), en levant ‘’toutes les barrières qui entravent la mise en place d’un marché régional viable’’, a appris l’APS, mercredi.

‘’Globalement, l’objectif de ce projet, c’est de lever toutes les barrières qui entravent la mise en place d’un marché régional viable en termes d’électrification hors réseau, en faisant en sorte que les ménages et les PME qui, jusqu’à présent, n’ont pas accès à l’électrification puissent y accéder dans un cadre bien défini avec des technologies appropriées’’, a expliqué Siré Abdoul Diallo.

Coordonnateur du Fonds d’appui au secteur privé du Centre des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (ECREEE/CEDEAO), M. Diallo était en visite à Mbour (ouest) dans le cadre du Programme régional d’électrification hors réseau, mis en place sous la coordination d’ECREEE/CEDEAO.

Ce programme, d’un coût de 240 millions de dollars et d’une durée de cinq ans, intervient dans 19 pays, dont les 15 Etats-membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Les quatre autres pays couverts sont le Cameroun, le Tchad, la Mauritanie et la République centrafricaine.

‘’La levée des barrières consiste à travailler sur les cadres réglementaires et politiques, sur l’accès aux financements mais aussi sur tout ce qui concerne le renforcement des capacités des différents acteurs, publics et privés’’, a souligné  Siré Abdoul Diallo. Il estime que le projet doit répondre aux attentes des pays bénéficiaires afin de cerner l’écart qu’il y a entre les différents pays, les différentes régions et les différentes populations.

 Il s’est dit persuadé que l’impact de ce projet dans le quotidien des populations sera bien visible, parce qu’il s’agit de faire en sorte que les ménages, les entreprises et les structures publiques n’ayant pas accès à l’électricité, puissent en disposer.

Selon lui, cela passe par la mise en place d’’’un cadre réglementaire et législatif très clair’’, le financement des entreprises évoluant dans ce secteur et la levée des barrières d’accès aux technologies pour les ménages et les autres usagers de l’électricité et des énergies renouvelables.

‘’Le projet prend en compte toutes ces problématiques-là, en y apportant des solutions pragmatiques. Ainsi, la ligne de crédit qu’on va mettre en place au niveau des institutions de microfinance et des banques classiques aura un taux d’intérêt de moins de 10%’’, a-t-il indiqué.
Il a souligné que c’est « une nouveauté dans ce secteur où l’accès au financement a toujours été un frein pour les entreprises et pour les ménages’’. A cet effet, il a promis des subventions aux entreprises concernées, pour leur permettre d’aller vers les populations des zones reculées avec un service approprié.ADE/ASG/MD

PLUS DE 42% DES MÉNAGES RURAUX ONT ACCÈS À L’ÉLECTRICITÉ (OFFICIEL)

Mbour, 21 mars (APS) – Plus de 42% des ménages sénégalais en milieu rural, ont accès à l’électricité, a révélé mercredi, à Mbour (ouest), Ibrahima Niane, en charge de ce secteur au ministère du Pétrole et des Energies.

 « Actuellement, si on se base sur les statistiques existantes au Sénégal, il y a, à peu près, 42 à 43% des ménages sénégalais qui ont accès à l’électricité. Parce que la problématique est plus importante à ce niveau-là. Ce qui veut dire qu’il y a une bonne partie des ménages qui n’a pas encore accès à l’électricité », a notamment dit M. Niane.

Il s’exprimait dans le cadre de la deuxième réunion du cadre de concertation pour l’électrification hors réseau. Une rencontre qui s’est tenue dans les locaux du groupe « Nadji-bi », spécialisé dans la fabrication de produits solaires.

L’Etat du Sénégal est en train de développer des projets et programmes dont les financements déjà mobilisés, permettront d’atteindre les objectifs fixés, a t-il dit, citant notamment le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) où il y a un volet important d’électrification rurale.

  1. Niane a expliqué que son ministère a d’ailleurs mis en place « une commission en charge du développement de la synergie des interventions des différents acteurs et une autre en charge du développement du marché de l’électrification hors réseau », entre autres initiatives.

Pour l’année 2019, a-t-il signalé, un plan d’action a été élaboré pour que l’électrification hors réseau soit redynamisée davantage au Sénégal, dans la perspective du programme d’accès universel à l’électricité pour lequel le gouvernement s’est fixé un objectif à l’horizon 2025.

Selon lui, avant 2014, le taux d’accès à l’énergie électrique était de 31% en Afrique sub-saharienne. Des initiatives sont en train d’être prises pour que ce taux soit à 100% après 2025, a-t-il fait savoir.

De même, Ibrahima Niane a annoncé le financement, par la Grande-Bretagne, d’un projet intitulé « Compact énergie Sénégal », et le projet « Power Africa » avec l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), dans le cadre de l’électrification hors réseau.

« Au Sénégal, au-delà de cet appui que nous comptons mobiliser à travers ces différents partenaires, il y a des entreprises très dynamiques qui évoluent dans ce créneau comme +Nadji-bi Group+, qui apportent une innovation majeure avec un soubassement local », a-t-il fait noter.

La rencontre qui s’est tenue dans le cadre du Programme régional d’électrification hors réseau mis en place sous la coordination de l’ECREEE/CEDEAO, a regroupé des acteurs publics et privés, la société civile, les ONG, etc.ADE/ASB/OID

Les hommes qui contrôlent le système : Baba Diaw, l’incontournable pétrolier

http://www.dakarmatin.com/ Ils ont tous une double casquette, celle d’acteur du privé et de collaborateur ou proche du Président. Voici quelques uns de ces hommes qui influent sur la marche du pays et bénéficient, pour certains des faveurs de la République. Dakarmatin commence aujourd’hui par Baba Diaw

 Baba Diaw, l’incontournable pétrolier

Il fait partie de cette poignée d’hommes d’affaires sur lesquels, tout chef d’Etat doit absolument se reposer pour bien gouverner. Karim Wade en sait quelque chose. Lui qui l’avait défié pendant sa gestion de la SENELEC. Il n’avait hésité une seconde à bloquer la livraison de combustible à la société d’énergie provoquant ainsi les émeutes de l’électricité. Et Macky l’a si bien compris. Lui qui s’était fait un devoir de le consulter sur les grandes orientations de sa politique aussitôt après son élection en mars 2012. Obtenant ainsi le soutien précieux de ce capitaine d’industrie qui, pour la circonstance, disait lui avoir suggéré quelques orientations et s’engageait à accompagner le successeur de Wade dans la mise en œuvre de sa politique. Un soutien d’autant plus nécessaire que plus d’une fois et sous différents régimes, le puissant boss d’ITOC a eu à sortir le pays de situations difficiles. Soit en volant au secours de la SENELEC pour la fourniture de combustibles afin d’alimenter ses centrales et mettre fin aux délestages intempestifs. Soit en aidant le gouvernement à juguler une pénurie de gaz butane. L’incontournable Baba Diaw a une fortune estimée à 270 milliards et sa maitrise des arcanes du secteur de l’énergie est un précieux atout. Pour preuve, après avoir intégré dans les années 70 le ministère de l’Energie, les textes de la société  Petrosen portent son empreinte. Il quittera finalement la fonction publique en 1985 pour fonder ITOC. Bref l’homme est d’une si grande utilité pour tout régime en place que ce serait une grave erreur de se passer de ses services, de son expertise et de son riche carnet d’adresse. Ce qui ne doit pas signifier pour autant que son entreprise ITOC doit bénéficier réguliérement de dégrèvement fiscal. A moins qu’il ne s’agisse d’une compensation ou d’un règlement pour service rendu à la Sénelec ou à l’Etat

Diagna Ndiaye, un homme de réseaux

http://www.dakarmatin.com/ Ils ont tous une double casquette, celle d’acteur du privé et de collaborateur ou proche du Président. Voici quelques uns de ces hommes qui influent sur la marche du pays et bénéficient, pour certains des faveurs de la République. Après Baba Diaw, dakarmatin vous parle aujourd’hui de Diagna Ndiaye

Diagna Ndiaye, un homme de réseaux

Tout en lui refléte un énorme paradoxe. Il est petit par la taille, mais n’en est moins un grand homme par son influence. Il ne paie pas la mine, mais n’en reste pas moins impressionnant. Il cultive la discrétion alors qu’il est paradoxalement l’un des hommes d’affaires les plus connus et les plus craints du pays. Et pour cause, il porte plusieurs casquettes. Il est à la fois administrateur du Groupe Mimran, directeur d’une banque à New York et président du Comité olympique sénégalais. D’ailleurs à cet effet il a décroché la tenue des Jeux olympiques de la jeunesse en 2022 au Sénégal. Une première pour un pays africain.

 L’homme d’affaires est teigneux et sans états d’ame, même s’il est réputé ne jamais réagir lorsqu’il reçoit des attaques. Et c’est sans doute parce que ses plus grands défenseurs contrôlent une certaine presse. Alors que lui défend, par dessus tout les intérêts du Groupe Mimran. En 1995, il est monté au créneau pour se faire l’avocat de son employeur, le Groupe Mimran, face au groupe de presse Sud communication qui l’avait accusé d’avoir orchestré une fraude douanière sur ses importations de sucre. Abdoul Mbaye qui aurait tenté, en tant que Premier ministre de toucher aux intérêts du Groupe Mimran, l’a appris à ses dépens. De même beaucoup voient sa main derrière la mansuétude de la Direction des impôts vis à vis de la Cbao dont il est l’administrateur

350 pêcheurs sénégalais expulsés de la Mauritanie : « Ils sont dans une situation irrégulière » (Directeur des pêches)

http://www.seneweb.com/ Trois cent cinquante pêcheurs sénégalais ont été rapatriés de la Mauritanie lundi dernier. Selon le directeur des pêches, Mamadou Goudiaby, joint par SeneWeb, il s’agit de personnes en situation irrégulière, qui ont été arrêtées au cours d’un contrôle de routine.

« Le Sénégal et la Mauritanie sont liés par deux contrats en matière de pêche, rappelle Goudiaby. Le premier octroie à notre pays 400 licences qui lui permettent de pêcher dans les eaux sous juridiction mauritanienne.  Le second est un contrat type d’affrètement qui concerne 120 pirogues sénégalaises. Celles-ci peuvent pêcher en Mauritanie mais sont au service des opérateurs économiques mauritaniens et doivent débarquer pour eux. »

Les 350 pêcheurs expulsés ne se situent ni dans le protocole d’accord  entre la Mauritanie et le Sénégal ni dans le contrat type d’affrètement, renseigne le directeur des Pêches, qui signale qu’ils sont des employés des pirogues mauritaniennes et la réglementation interne du pays interdit d’embaucher des étrangers.

Les pêcheurs renvoyés au Sénégal avaient, par la voix de Cheikh Sidate Ndiaye, membre du Comité national du dialogue, exprimé leur ire sur les ondes de la Sud Fm. Ce dernier avaient avancé que la mesure « zéro étranger » ne nuit qu’aux Sénégalais car, informe-t-il, ce sont essentiellement eux qui exercent sur les 750 kilomètres de côte mauritanienne, entre les villages de Ndiago et Nouadhibou.

Expulsion de pêcheurs sénégalais : «On veut transférer la solution de nos problèmes à la Mauritanie»

http://www.emedia.sn/ Le Secrétaire général du Syndicat des travailleurs autonomes de la pêche est très remonté contre les autorités étatiques du Sénégal suite à l’expulsion de 12 mille pêcheurs de la Mauritanie. Moustapha Dieng, interrogé par Iradio, déplore le fait que les pêcheurs sénégalais soient laissés à eux-mêmes par les autorités sénégalaises. Qui, à son avis, ne posent aucun acte allant dans le sens de résoudre les difficultés auxquelles sont confrontées les professionnels de la pêche. « Cette décision n’est pas nouvelle dans la mesure où il y a deux ans, nous avons tous vu la Mauritanie refouler tous les pêcheurs étrangers sans exception. Aujourd’hui, ils nous ont accordés 400 licences de pêches pour 200 embarcations. Donc, ils voudraient, en dehors de ces 400 licences, que tous les pêcheurs quittent le territoire mauritanien », a expliqué Moustapha Dieng. Ce dernier semble ne pas comprendre la politique de la Mauritanie. D’autant qu’une fois que les pêcheurs sont refoulés, ce sont les opérateurs mauritaniens eux-mêmes qui vont les rechercher. « Malheureusement aussi, les pêcheurs sénégalais ne peuvent pas rester au Sénégal parce que rien n’est fait pour eux. On veut transférer la solution de nos problèmes à la Mauritanie alors que c’est l’Etat du Sénégal qui doit prendre la responsabilité de s’enquérir de leurs problèmes et de trouver les solutions. Ce n’est pas la Mauritanie qui doit régler nos problèmes », a indiqué le secrétaire général du syndicat des pêcheurs.

A l’en croire, si les autorités sénégalaises ne prennent pas les choses en main, les expulsions ne connaîtront jamais une fin. « Je suis au regret de le dire mais on sera expulsé demain et après demain encore. Il appartient à notre Etat de trouver les solutions à nos problèmes », insiste-t-il. Avant de rappeler que la Mauritanie a pris une décision dans son code de la pêche. Laquelle indique clairement qu’« aucun étranger n’est autorisé à payer sur leur côte ». Aliou DIOUF

Santé animale : l’ISRA met sur le marché 11 nouveaux vaccins

http://www.dakarmatin.com/ « L’Institut Sénégalais de recherches agricoles » (Isra) a reçu sa  certificatification Iso-9001 dans le domaine de la production de vaccins viraux à usage vétérinaire auprès du Bureau Veritas. Et une autorisation « Amm » de mise sur le marché́ de vaccins auprès de la Commission de l’Uemoa et la production de diluants prouvent à suffisance l’engagement sans faille de l’Isra dans la démarche qualité́ exigée par l’Oie, la Fao et le Centre panafricain de vaccin vétérinaire de l’Union africaine pour mener une lutte efficace contre les maladies animales à l’échelle continentale
Par la meme occasion, «L’Institut Sénégalais de recherches agricoles (Isra) va réceptionner dès juin prochain son système de lyophilisation d’un montant de 1 567 000 FCFA, financé par le projet régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (Praps), afin de permettre la satisfaction des demandes nationale et régionale en vaccins pour assurer la protection sanitaire du cheptel», a annoncé Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Élevage venue présider la cérémonie de réception du certificat Iso 9001, version 2015, et des Autorisations de mise sur le marché́ (Amm) octroyées par la Commission de l’Uemoa à l’Isra

Incroyable! Au Sénégal, «2 naissances sur 4 sont Guinéennes dans…« 

http://www.rewmi.com Les ressortissants Guineens ont bien intégrées au Sénégal. Au plus, cette populations est meme en passe d’etre sénégalaise. Tel est le résultat d’une enquête réalisée par  un  jeune guinéen dénommé Yaya Baldé, ayant suivi  ses  études  supérieurs  à Dakar, révèle que  dans  certaines  zones  du  pays  de  la  Teranga  2 naissances  sur 4 sont guinéennes.

 » Je me  suis  intéressé  à  la communauté  guinéenne, parce  que c’est  devenu un phénomène  ici  à Dakar, c’est  assez flagrant lorsque  vous  vous promenez vous  voyez  partout dans  les boutiques, dans  les  rues  les guinéens  occupent une  place  assez  centrale dans  le  circuit  commercial sénégalais  et dans  bien  d’autres secteurs, ce  n’est  d’ailleurs  pas  pour  rien  que  l’agence  nationale pour  la  démographie et  la statistique dans  son  rapport  de  2014 sur le recensement général population  et  habitat était  parvenue à la  conclusion selon  laquelle parmi  tous  les  étrangers vivant  au  Sénégal les  guinéens étaient devant  numériquement… », témoigne-t-il.

Revenant sur la méthode qui lui permis de confirmer un tel constat, le jeune chercheur révèle qu’il a pris « un  échantillon de 200 registres, ça m’a pris trois  jours. « La Medina,  Castor, Ouakam, Dakar-Plateau, Pikine, Guédiawaye. On inscrivait 50 personnes par registre, mes résultats donnaient 23/50,22 ou 27/50. Après  avoir fait  les  résultats  globaux, je  me  suis  rendu  compte que  2 naissances  sur  4 étaient  guinéennes…

Assainissement : 65% des sénégalais n’ont pas accès à des toilettes

http://www.seneweb.com/ Dans  cadre du programme national de De développement durable de l’Assainissement autonome du Sénégal (Pnddaa), l’Office national de l’Assainissement du Sénégal (Onas) a organisé, ce jeudi, un atelier de validation dudit programme. En marge de la rencontre, Lansana Gagny Sakho, Directeur général de l’Onas, a profité de l’occasion pour révéler que 65% des sénégalais n’ont pas accès à des  toilettes.

« Le pourcentage des sénégalais n’ayant pas accès aux toilette doit tourner autour de 65%. Il fait savoir que les objectifs de développement durable sont beaucoup plus contraignants. On ne parle pas que de toilettes, mais aussi du dispositif d’accompagnement comme le lavage des mains », a expliqué M. Sakho.

Sur la rencontre qui les a réunis, il explique: « Cette activité est en droite ligne avec la politique d’amélioration des conditions de vie des populations dans le cadre de l’assainissement. Nous avons l’assainissement collectif, et l’assainissement autonome qui est une innovation majeure en matière de politique d’assainissement et qui va permettre au plus grand nombre d’avoir accès a des toilettes propres », a précisé Lansana Gandji Sakho.

De son avis, pour remédier à cette situation, la volonté politique est cruciale: « Aujourd’hui, le gouvernement du Sénégal a investi 300 milliards de Fcfa. Et la deuxième chose, c’est la forte implication du secteur privé. Et aujourd’hui, notre volonté est d’impliquer le secteur privé », a soutenu le DG de l’Onas.

CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE, FEUX DE BROUSSE, CHANGEMENTS CLIMATIQUES, COUPES DE BOIS, «DÉCLASSIFICATION» DES FORÊTS.. :  LE SENEGAL, A L’EPREUVE DE LA DEFORESTATION

http://www.sudonline.sn/ Du fait de la croissance démographique, de l’accroissement des terres pour agriculture et habitat, des feux de brousse,  des variations pluviométriques liées aux changements climatiques et les braconnages et coupes abusives de bois, entre autres causes multiples de la déforestation à l’échelle nationale, il ne semble rester plus grand-chose des dernières réserves de ressources ligneuses du Sénégal. Déjà en 2015, le ministère de l’Environnement alertait qu’en 5 ans, plus de 1,2 million d’hectares ont été perdus du fait de l’exploitation informelle de la forêt. Et comme si cela ne suffisait pas, le recours à la «déclassification» des forets par différents chefs d’Etat sénégalais pour intérêt général ou utilité publique ou nécessité, c’est selon, continue de mettre en danger les massifs forestiers. La Journée Internationale de la Forêt célébrée aujourd’hui, jeudi 21 mars est une occasion de sensibiliser et de conscientiser sur populations et décideurs sur les conséquences néfastes de la déforestation à outrance, en ce contexte de changements climatiques, afin de promouvoir l’importance des différentes fonctions des écosystèmes forestiers

DEFORESTATION : 1,2 million d’hectares perdus en 2015

1,2 millions d’hectares, c’est la superficie de massifs forestiers perdue en 5 ans au Sénégal, du fait de l’exploitation informelle de la forêt, disait le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Bibi Baldé, lors de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement, en 2015.  «Nos superficies forestières sont passées de 9,7 millions d’hectares en 2005, à 8,5 millions d’hectares en 2010, soit une perte de 1,2 million d’hectares en 5 ans»,  Plus de 3 ans après, la situation a empiré à cause de l’impact de la coupe abusive de bois dans le Sud du pays, la salinisation des terres dans le Sine-Saloum et les vallées rizicoles de la Casamance naturelle et les feux de brousse.

Déjà, le rapport de suivi des feux de brousse 2017-2018 du Centre de suivi écologique (Cse), montre une hausse des feux de brousse, avec 535.546 ha de superficies brutes brulées. A cela s’ajoute l’effet des changements climatiques, avec comme corollaire  le dérèglement et la variation des cycles de pluies qui occasionné la perte ou la modification des tailles ou grandeurs de plusieurs espèces de végétaux, notamment dans les régions du Sud et de l’Est du Sénégal.

La Journée Internationale de la Forêt célébré ce jeudi 21 mars, au lendemain de la marche mondiale des élèves et étudiants contre l’inaction climatique des dirigeants et décideurs face à une «planète en danger», est une occasion d’introspection et marquer un arrêt sur les politiques environnementales notamment de protection des forêts quasiment inexistante au Sénégal, si ce n’est sur papier ou en réaction par rapport à des situations. Il s’agit de conscientiser populations, acteurs et autorités afin de promouvoir l’importance des différentes fonctions des écosystèmes forestiers, y compris ces autres espaces et poumons verts qui continuent de céder face à la pression des constructions en… béton.

C’est vers la fin des années 1970 que la FAO (Organisation des Nations-Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation) a institué le 21 mars comme Journée Internationale de la Forêt. Et l’objectif des actions menées dans le cadre de cette journée, c’est de renseigner le public sur les prestations fournies par nos forêts, telles que fourniture de bois, protection contre les dangers naturels notamment face la menace du péril climatique qui va de mal en pis et vécu au quotidien, lieu de détente, refuge pour de nombreuses espèces, afin que celles-ci soient reconnues et appréciées à leur juste valeur.

DEFORESTATION DANS LE SUD DU PAYS : 92.734,4 ha perdus à Médina Yoro Foulah, en 30 ans

Une étude sur le suivi de la déforestation par télédétection haute résolution dans le département de Médina Yoro Foulah menée par des chercheurs du département de géographie de l’Université Assane Seck de Ziguinchor, montre une dégradation  très avancée de la forêt dans le Sud du pays. Selon l’enquête, le département de Médina Yoro Foulah a perdu 92.734,4 ha de forêt en 30 ans, avec une régression de 8,3% des forêts et des savanes, jadis prédominantes, entre 1987-2003; soit 39.120,8 ha.

92.734,4 ha de forêt ont été perdus en 30 ans dans le département de Medina Yoro Foulah. L’estimation est d’une étude sur le suivi de la déforestation par télédétection haute résolution réalisée par des chercheurs du département de géographie de l’université Assane Seck de Ziguinchor, en août dernier, dans le département de Médina Yoro Foulah.

Cette enquête montre une dégradation  très avancée de la forêt dans le Sud du pays, surtout dans ce département. Selon Boubacar Solly, doctorant et un des membres de l’équipe de recherche, l’utilisation des données de télédétection a permis de cartographier et de quantifier l’étendue de la déforestation dans le département de Médina Yoro Foulah. Les résultats montrent que la couverture végétale a fortement diminué entre 1987 et 2018.

Au total, 92.734,4 ha de cette couverture ont disparu. En effet, précise-t-il, les forêts et les savanes qui étaient prédominantes avant 1987, ont connu une régression de 8,3 % entre 1987-2003, soit 39.120,8 ha, contre une augmentation des surfaces agricoles de 5,6% ; soit 26.318,3 ha. Entre 2003 et 2018, les pertes forestières sont estimées à 53.618,6 ha. Les surfaces agricoles sont d’ailleurs renforcées de 51.734,5 ha ; soit une augmentation de 11% de leurs surfaces entre 2003-2018. Au total, les zones de cultures ont augmenté de 16,6% entre 1987 et 2018, contre une perte de 19,7% des formations forestières.

D’une manière générale, la forêt a régressé en faveur de la savane. Et les zones de cultures ont progressé sur les surfaces initialement occupées par la forêt et la savane. Les zones d’habitat associées aux sols nus ont connu, elles aussi, une progression de 15.058,2 ha. Quant aux surfaces affectées par le feu, elles ont connu une régression de 781,7 ha. La superficie globale du département est de 470.266 ha.

LES CAUSES MULTIPLES DE CETTE DEFORESTATION

Les principaux facteurs à l’origine de cette déforestation sont les défrichements agricoles, les feux de brousse, les coupes non contrôlées de bois, l’augmentation de la population et les variations pluviométriques. Selon l’étude, cette extension s’explique également par l’arrivée des migrants de l’arachide du Saloum, à la recherche de nouvelles terres agricoles suite à la salinisation des terres dans le bassin arachidier. Le déboisement est lié aussi à l’augmentation de la population passée de 99.875 à 138.084 habitants, entre 2002 et 2013, et à l’éclatement de l’habitat. Le nombre de localités passe de 327 à 558, durant la même période.

Quant aux feux de brousse, la répartition des surfaces brûlées sur les différentes cartes renseigne sur leur importance et leur étalement. Il est le principal agent de la constitution des savanes boisées. Outre les actions anthropiques, la variation pluviométrique est aussi un facteur déterminant de la modification de la couverture végétale.

Selon les populations, les conséquences sont la mortalité des arbres, le stress hydrique, le raccourcissement du cycle végétatif, la diminution de la taille de certaines espèces et la rareté de certains produits forestiers. De même, elle a amplifié les feux de brousse et accéléré la décadence de certaines activités agro-sylvo-pastorales.

La coupe abusive de bois est venue s’ajouter à la longue liste d’effets dévastateurs de la forêt. Présentement, on note une dégradation très avancée des forêts dans la région naturelle de Casamance, notamment dans le département de Médina Yoro Foulah

DÉCLASSEMENT DE FORETS PAR LES CHEFS D’ÉTAT SÉNÉGALAIS :  LES MASSIFS FORESTIERS EN DANGER

http://www.sudonline.sn/ Dans le but de protéger les végétations particulières dont la protection s’avère difficile car situées hors de son domaine forestier, l’Etat peut procéder à la classification d’une forêt. Seulement, des présidents Abdou Diouf à Macky Sall, en passant par Me Abdoulaye Wade, les chefs d’Etat ont souvent fait recours à leurs prérogatives pour enlever ledit titre particulier à ces forêts, réduisant ainsi drastiquement le périmètre forestier du pays. Sur ce plan, Me Wade devance, pour le moment, son prédécesseur Abdou Diouf et son successeur Macky Sall qui semble être sous pression

Des indépendances à nos jours, une bonne dizaine de forêts a été entièrement ou partiellement déclassée par les chefs d’Etat sénégalais pour des raisons diverses. Ainsi donc, usant de l’article R.39 du Code forestier qui stipule que «le déclassement d’une forêt ne peut intervenir que pour un motif d’intérêt général ou de transfert des responsabilités de l’Etat en matière de gestion forestière au profit d’une collectivité locale qui garantit la pérennité de la forêt», des marabouts, des hommes politiques, des sociétés industrielles ou même des collectivités ont été servi par nos chefs d’Etat, occasionnant la diminution du périmètre forestier sénégalais. Il en a été ainsi du tems du président Abdou Diouf qui, devant la pression démographique, a déclassifié plusieurs forêts dans le Sénégal Oriental. Dans son livre intitulé “La société sénégalaise entre le local et le global“, publié aux éditions Karthala, MomarCoumba Diop, chercheur à l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN) de l’université Cheikh Anta Diop, citant Schonnmaker Freudenberger en 1991, dira que «l’exploitation spectaculaire des 45.000 hectares de la forêt de Mbeggé, en 1991, a entrainé la destruction de l’un des derniers maillons de la barrière des forêts classées de l’Est de la zone arachidière». Dans la ville de Thiès, en fin de mandat, le président Diouf avait déclassé d’une forêt dont la superficie était de 11.600 hectares, classés sous le nu méro 1943 en date du 28 août 1934, un étendu de 500 hectares au bénéfice des Ciments du Sahel, par décret n°2000- 254 du 15 mars 2000.

ME WADE, GRAND «DECLASSEUR DE FORET»

Dans cet exercice de déclassification de forêts, le président Abdoulaye Wade, semble avoir remporté la palme, si l’on se fie à la publication du Service national des Eaux et Forêts, comprise dans le «Compendium des forêts classées du Sénégal». En effet, à peine élu président de la République, le 19 mars 2000, il a été noté, dans la région de Saint-Louis, la déclassification par décret N°2000-255 du 28 mars 2000 de 11 hectares de la forêt de Leybar, classée le 2 juillet 1934 sous le numéro 1538. Le même décret a permis de déclassifier partiellement, dans le parc forestier de Richard-Toll, une superficie de 20 hectares, classé sous le numéro 2880 du 12 avril 1954 et 1 hectare pour la construction d’une station d’épuration des eaux usées par la SDE. Toujours à Richard-Toll, ledit décret a permis, sur les 378,5 hectares classés le 28 juin 1932 sous le numéro 1587, de déclasser 10 hectares pour la restructuration du quartier Khouma. Dans la région de Thiès, à Diass plus précisément, sur les 1860 hectares classés sous le numéro 224 du 21 janvier 1939, le décret 2001-667 du 30 août 2001, avait déclassé 907,35 hectares pour les besoins de la construction de l’aéroport international de Blaise Diagne (Aibd) de Diass. Toujours dans la région de Thiès, par décret n°2006-1335 du 27 novembre 2006, une partie de la forêt classée de Pout, d’une superficie de 897 ha 70 a, ainsi que celle de la forêt classée de Thiès, d’une superficie de 44 ha 37 a, ont été déclassées par le président Abdoulaye Wade au profit de Sérigne Saliou Mbacké, défunt Khalife général des mourides. Le 12 décembre 2008, par décret n°2008-1431, le président Wade avait déclassé aussi 804 ha, constituant une partie de la forêt de Pout-Est (dans la zone de Tchiky), au profit de Dangote Industries pour l’implantation d’une cimenterie. A Dakar, la forêt de Mbao fera les frais du projet d’infrastructure de Me Wade qui avait également déclassé 57 ha pour les besoins de la construction de l’autoroute à péage et de la station d’essence Sen Oil.

LE PRESIDENT SALL SOUS PRESSION

A noter que son successeur, le président Macky Sall aurait aussi usé de ses prérogatives pour déclasser 304 hectares dans la forêt classée de Thiès département. Le site d’information thiès-vision.comrenseigne que cela a été fait le 27 mars 2014, par décret numéro 2014-371. A cela s’ajoute le fait que, lors de la campagne électorale, à Guédiawaye, plus précisément le 20 février dernier, le candidat Macky Sall avait fait savoir aux populations que leur vieille doléance d’avoir un cimetière dans la bande des filaos a été réglé. Il leur dira que «vous avez 8 hectares pour le cimetière musulman et 4 hectares pour celui des chrétiens. Des sites dont les murs sont en train d’être réalisés». Il faut ajouter à cela qu’en plus du projet immobilier «Mbao Villeneuve» de la SICAP qui s’est emparé de 20 hectares et d’autoroute à péage 57 hectare (voir par ailleurs) 20 autres hectares ont été déclassés par le président Sall pour les besoins de la réalisation du Train express régional (Ter). Déjà, lors du lancement des travaux de Keur Momar Sarr 3 (KMS3), en décembre 2017, sur demande des populations de Mbour 4 habitants dans la forêt classée de Thiès, le président Macky Sall avait demandé au gouverneur de Thiès, Amadou Sy, de tout mettre en œuvre pour déclassifier cette partie de la forêt. Une promesse qui lui a été rappelé par lesdites populations, regroupées en Collectif, en janvier dernier, réclamant une diligence de la procédure de déclassement de ce massif forestier. Une même pression avait été faite par la communauté Layène, le 9 avril 2018, à quelques jours de la célébration du 138e Appel de Seydina Limamoulaye. Une partie de la famille de l’actuel khalife général, sous la houlette de Seydina Mandione Laye, avait invité le chef de l’Etat à respecter ses engagements vis-à-vis de la communauté, relativement au déclassement de la zone située au niveau de la forêt classée de Malika et abritant le pèlerinage annuel de Nguédiaga. Si le chef de l’Etat cède à ces différentes demandes de déclassification de ces massifs forestiers, il ne fera pas moins que son prédécesseur Me Wade

MAMADOU BERTHE, ARCHITECTE URBANISTE ET ÉCOLOGISTE : «MOBILISER TOUTES LES ENERGIES»

http://www.sudonline.sn/ Quel est le niveau actuel de la déforestation au Sénégal, comparé aux années 60 ? Les menaces de la coupe abusive de bois dans le Sud du pays et les politiques mises en place par les autorités pour lutter contre la déforestation ? Mamadou Berthé, architecte urbaniste doublé d’écologiste peint un tableau alarmant de l’état de dégradation des massifs forestiers nationaux. Dans cet entretien réalisé dans le cadre de la Journée internationale des forêts célébrée ce jeudi 21, ce responsable du Rassemblement des écologistes du Sénégal (RES/Les Verts) relève «la lutte contre la désertification devra mobiliser toutes les énergies et devenir un enjeu primordial pour la société» sénégalaise

Pouvez-vous nous faire une analyse sur le niveau actuel de la déforestation au Sénégal, comparé aux années 60 ?

L’illustration la plus parlante du fléau que constitue la déforestation au Sénégal dans cette grille de temps est à rechercher au nord du pays. Il est relativement facile de faire le constat : la vallée du fleuve Sénégal alors luxuriante et giboyeuse s’est énormément dégradée, appauvrit, et désertifiée. Cette crise de déforestation constatée quasiment sur l’ensemble du territoire et qui a abouti à la désertification que nous constatons aujourd’hui n’est pas un phénomène nouveau. Le désastre a  commencé il y a trente, voire quarante ans et s’est aggravé avec les autorisations d’exploitation forestière, qui ont surtout alimenté les parcs à charbon. A Thillé Boubacar, à Ndioum, etc… le phénomène a pris de proportions scandaleuses et généré des périls d’une ampleur sans précédent. Les forêts y ont laissé la place à un immense désert.

La coupe abusive de bois, notamment dans le Sud du pays, n’est-elle pas une menace supplémentaire ?

Certes, les aléas climatiques que nous avons connus y ont  joué un rôle indiscutable, mais le facteur humain est plus que déterminant dans le processus de désertification de la vallée du fleuve.  En effet, l’action de l’homme à la suite de la sécheresse des années 1970 s’étant traduit par la coupe abusive des arbres pour satisfaire les besoins énergétiques et économiques, alliée à la prise de conscience tardive des populations rurales, et la  timide politique de gestion des ressources naturelles peu soucieuse de la durabilité des produits et encore moins de l’avenir, sont autant de facteurs qui constituent les catalyseurs du désastre.

La déforestation dont nous parlons aujourd’hui,  provoque depuis cette époque une accentuation des phénomènes d’érosion, et la latérisation est l’une des phases cruciales menant à l’installation du désert dans la vallée. Il s’y ajoute un phénomène lié à la progression rapide de la population des villages du Nord, qui est de fait à l’origine de la colonisation intense de la zone agropastorale et une augmentation des besoins lié au  développement des circuits d’échanges. Du reste, ils ne se limitent plus à la satisfaction des besoins cruciaux.

Cette situation alarmante des années 80 a été aggravée par la réforme qui a décentralisé les permis de coupe au niveau des collectivités locales qui, malgré tout, ignorent parfois le bien-fondé d’une gestion durable des ressources. Au niveau institutionnel, l’Etat n’avait pas mis en place les mécanismes destinés à pérenniser la ressource.
Certaines espèces dont le rôle est essentiel à l’équilibre naturel notre écosystème sont menacées de disparition. Le paysage jadis verdoyant de la vallée du fleuve qui faisait partie des paysages les plus remarquables du Sénégal est en train de céder la place à un immense désert, si rien n’est entrepris pour le stopper.
Un phénomène similaire se développe plus tardivement au Centre et au Sud du pays, avec les mêmes effets sur la forêt et l’ensemble de la biodiversité animale et végétale. C’est un traumatisme réel pour les forêts. Il s’y ajoute les feux de brousse et on en arrive à un décompte macabre qui se chiffre jusqu’à 400.000 ha de forêt perdus par an.
De surcroît le peu de contrôle et la porosité de nos frontières ont engendré des flux de transferts de bois d’œuvre vers les pays voisins. L’appât du gain facile et la permissivité ambiante ont fait le reste. Les images de containers de grumes ont fini par convaincre les plus sceptiques…
La progression des besoins, conjuguée à la frilosité des structures Etatiques du secteur a entrainé une accélération particulièrement désordonnée de cette surexploitation, dont les résultats et la dynamique constituent la situation qui prévaut actuellement.

Quel est votre avis sur les politiques mises en place par les autorités pour lutter contre le phénomène ?

Au cours  des années 2000, le secteur des Eaux et Forêts a subi  d’importants réaménagements, avec la mise en place des agences autonomes, dont notamment l’Agence de la grande muraille verte, entre autres. C’était là une manifestation d’intention saluée à sa hauteur. Il reste que les résultats tardent à faire surface.
Pendant le même temps, toute règle ayant un volet contrôle et police, les services forestiers hésitent entre les types d’interventions de répression et de contrôle des coupes de bois, du reste aléatoires, et des interventions plus actives de reboisement, souvent considérées comme projets et non comme activités opérationnelles et actions généralisées d’appui aux populations. Il n’existe pratiquement plus de pépinières villageoises et les actions de reboisement, insuffisamment préparées avec les populations se soldent souvent par des échecs démobilisateurs.
Nous devons à la vérité de reconnaitre que la prise de conscience du phénomène de déforestation et de sa progression exponentielle est vivace et les autorités en témoignent régulièrement.  Par contre, elle se développe, à un rythme plus modéré à mon gré, mais incontestablement, au niveau des populations. Mais cette prise de conscience semble peu stabilisée et risque de s’effriter si une volonté politique hardie et déterminée ne la soutient pas par des actes forts tels que ceux pris récemment en impliquant les Forces de défense et de sécurité et  en s’impliquant directement par des applications de grande échelle.
Il est vrai que la nature reprend toujours ses droits et que même en l’absence de programme préétabli, laissée à elle-même pendant le laps de temps d’une décade, elle se reconstitue. La lutte contre la désertification, devra mobiliser toutes les énergies et devenir un enjeu essentiel voire primordial pour la société. Il sera nécessaire de sortir des sentiers battus et affronter le doute de l’inconnu pour innover. Les pistes sont nombreuses qui mènent à cette vision d’un Sénégal vert. Il faut cependant le dire, nous  passerons obligatoirement par la prise en compte de la donne écologique.
Car la crise socio écologique que nous vivons est devenue aigue et a atteint un niveau sans précédent. Elle se manifeste à travers toutes les strates du développement du plus bas niveau de responsabilités de l’Etat jusqu’aux élites, en passant par le sénégalais lambda. Elle se décrypte à travers les rapports entretenus par les populations en confrontation avec des contraintes liées à l’environnent et qui se manifestent à travers  l’assainissement, la déforestation, le changement climatique…

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SYSTÈME D’INFORMATION DE GESTION DE LA CMU : Une plateforme digitale mise en place

http://www.lactuacho.com L’Agence de la couverture maladie universelle, dans sa phase active de déploiement numérique a décidé de s’ouvrir à l’ère de la digitalisation des paiements, après 4 ans d’existence. Dénommée « Sunucmu », cette plateforme de dimension nationale, est un véritable outil de pilotage, qui va permettre de traiter à temps réel des opérations, tout en garantissant le ciblage et l’enrôlement massif des bénéficiaires.

Selon Mouhamed Mahi Sy, Directeur des systèmes d’information (Dsi) de l’Agence de la couverture maladie universelle, cette plateforme digitale dénommée Sunucmu et qui est un des 7 dispositifs de Sigicmu , vu la sécurité de sa sécurité, va permettre d’assurer l’effectivité des prestations de la lutte contre la fraude, en passant par l’optimisation des processus de traitement des factures, jusqu’à l’assurance de la gestion intégrée sécurisée des données et l’amélioration de la collecte des ressources. Il va favoriser également des enrôlements massifs, tout en traitant en temps réel des opérations et de garantir le ciblage des bénéficiaires. Cette plateforme qui est déjà opérationnelle, permet d’inscrire une personne sans se déplacer. « Il suffit seulement d’envoyer l’argent (3500 F CFA) de la cotisation au niveau de la mutuelle de la localité où elle habite », a-t-il expliqué. Mieux, précise M. Sy, le système, conçu par la Direction qu’il dirige, va permettre non seulement le rapprochement, le bon suivi des indicateurs de performance, mais également le rapprochement des bénéficiaires des prestataires de soins, tout en fournissant les informations nécessaires à une bonne prise de décision. Ce dernier a fait part que son équipe et lui ne ménageront aucun effort pour que la plateforme obéisse aux normes de conformité exigées par les standards internationaux à travers l’acquisition de certificats de sécurité, auprès des autorités de certifications habilitées, telles que Digicert qui est un organisme international, qui garantit la fiabilité de la plateforme. « Depuis le démarrage du processus, nous avons associé les services de la Commission nationale de protection de données personnelles, qui nous assiste dans la prise en compte du respect des procédures de traitement informatisé des données des usagers de la plateforme Sunucmu », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter : « Nous avons également veillé à la protection intellectuelle du concept et de la marque en faisant appel au service d’un cabinet juridique pour le dépôt de la marque auprès de l’OAPI, pour le compte de l’Agence de la Cmu et de la République du Sénégal ». Il s’exprimait en marge de l’atelier préparatoire au lancement du dispositif digital de couverture maladie universelle qui aura lieu au mois d’avril prochain. Selon lui toujours, Sunucmu qui est l’accélérateur de cette plateforme digitale, veillera pour une meilleure inclusion, une meilleure couverture du besoin en financement de l’agence avec un taux d’ouverture de 26 %. Poursuivant sa présentation, le directeur des systèmes d’information de faire savoir que les 650 mutuelles de santé mises en place par le dispositif de la Cmu ont accès à cette plateforme. Abondant dans le même sens, Jean Pascal Mvondo, représentant de l’Alliance Better than Cash au Sénégal, qui est une coalition de l’Onu dont le mandat principal est d’accompagner ses membres à la digitalisation de leurs paiements, de préciser : « Le Sunucmu a pour but d’élargir la Cmu à un maximum de personnes ». Et d’ajouter : « Nous allons toucher les cibles spécifiques qui sont les contributeurs avec ce module, en se focalisant sur des éléments de communication très spécifiques ».

Sunucmu, une innovation

Pour la coordonnatrice du bureau régional de l’Agence d’investissement des Nations Unies (Uncdf), Christelle Alvergne, Sunucmu est une innovation qui respecte les standards internationaux, dans la mesure où la Cmu a permis à 49 % de la population d’avoir accès aux services de santé. Selon elle, le Sénégal a réalisé un effort considérable avec cette politique sanitaire qui a permis d’engranger plus de 6,6 milliards pour la prise en charge des plus déshérités. « Elle a été développée en mettant l’accent sur les huit (8) bonnes pratiques qui vont permettre d’accumuler des fonds et d’étendre la Cmu », a-t-elle expliqué.
6,6 milliards F CFA mis sur la table

Le Directeur général de l’Agence de la couverture maladie universelle, Dr Bocar Mamadou Daff, prenant la parole a fait savoir que cette politique a gagné énormément de terrain en couvrant la totalité du territoire. « Un effort considérable d’un cout 6, 6 milliards, F CFA a été mis sur la table, permettant aujourd’hui à 1 Sénégalais sur 2 d’avoir accès à la Couverture maladie universelle », a-t-il déclaré. Selon lui, l’enjeu de soutenabilité des politiques de gratuité pour ce système pose problème aujourd’hui. À cet effet, il a indiqué que les régimes de gratuité concernent les personnes âgées, les enfants de 0 à 5 ans, les femmes enceintes, la dialyse, entre autres. « Le taux de couverture est de 49%. Donc, il nous faut minimum 60 milliards F CFA pour traiter les personnes cibles en ouvrant d’autres perspectives d’où la politique de digitalisation des paiements. Cela permet aussi de générer des financements à travers des dons », a indiqué Bocar Mamadou Daff.

SÉCURISATION DES MARCHÉS:UN PROGRAMME D’URGENCE DE 300 MILLIONS

Dakar, 21 mars (APS) – Le gouvernement a annoncé mercredi un programme d’urgence de 300 millions de francs CFA pour installer et, au besoin, remettre à niveau les bouches d’incendie pour lutter contre les incendies récurrents dans les marchés, a appris l’APS.

Ce programme engagé entre le ministère de l’Intérieur et la Sénégalaise des eaux (SDE) « devra permettre une facilitation de l’approvisionnement et la fourniture en eau en cas d’incendie », a précisé le ministre secrétaire général du gouvernement.
Seydou Guèye s’exprimait au sortir d’une réunion interministérielle consacrée à la recherche de solutions face à la recrudescence des incendies notées dans les marchés.

 Selon Seydou Guèye, l’absence ou l’insuffisance de bouches d’incendie a été notée comme un « élément essentiel qui gênait considérablement le travail des secouristes » lors des sinistres.

Rappelant les problèmes liés aux branchements électriques clandestins qui sont souvent considérés comme les causes de ces incendies, le secrétaire général du gouvernement a également déclaré qu’ »une mise aux normes des systèmes électriques dans les différents marchés sera engagée avec la SENELEC ».

 Outre ces mesures d’urgence, d’autres mesures structurelles comme la modernisation des marchés, la consolidation du cadre institutionnel des gestions de marché, ont été préconisées lors de cette réunion interministérielle.

 « Certains de nos marchés ne sont plus soumis au régime des heures d’ouverture et de fermeture. Ce qui laisse peu de possibilités à l’entretien et au nettoyage y affairant », a relevé Seydou Guèye.

Il ajoute par ailleurs que, sur instruction du Premier ministre, une évaluation exhaustive du nombre de sinistrés par rapport au trois derniers marchés qui ont fait l’objet d’incendie, en l’occurrence Petersen (Dakar), Ocass (Touba) et Ross Béthio sera prochainement établie.

Un incendie s’était déclaré vendredi dernier vers 7h du matin au marché Petersen, au centre-ville de la capitale sénégalaise, occasionnant d’importants dégâts matériels.SMD/ASB/OID

Vers une formation en contrôle et inspection d’installations électriques

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré-L’Office national de Formation professionnelle (ONFP) du Sénégal va bientôt lancer une formation en en contrôle et inspection d’installations électriques, a appris APA mercredi auprès de son Directeur général, Sanoussi Diakité

« La formation va bientôt démarrer. Pour ce faire, il nous fallait valider les référentiels de titres », selon Sanoussi Diakité, Directeur général de l’ONFP.

Il s’exprimait en marge d’une cérémonie de validation des référentiels de titres « contrôleur d’installations électriques, diagnostiqueur d’installations électriques, inspecteur d’installations électroniques et géomaticien en réseaux électriques ».

« Cette formation s’inscrit dans la mission de l’ONFP portant sur l’accompagnement des branches professionnelles en matière de qualification professionnelle. Par la validation de ces titres de qualification, l’ONFP et ses partenaires contribuent fortement à faciliter l’insertion et l’employabilité des jeunes dans le domaine de l’électricité d’une part et d’autre part, participent au renforcement du capital humain qui est un facteur déterminant dans la productivité du travail », a indiqué Sanoussi Diakité.TE/APA

ABDOULAYE NOBA DIRECTEUR DE LA PROTECTION CIVILE : «Entre 2014 et 2019, il y’a 52 incendies, dont 21 dans les marchés»

http://www.lesoleil.sn La plupart des incendies qui se déclarent dans les marchés sont causés par les installations électriques clandestines. C’est la conviction de Abdoulaye Noba, directeur de la protection civile. Il était l’invité de l’émission le Point de la RTS.

«Nous faisons des visites de prévention et nous transmettons les rapports à qui de droit. Il y a un travail qui est en train d’être fait au ministère du commerce », a-t-il déclaré.

Mieux, il révèle qu’entre 2014 et 2019, « 52 incendies ont été recensés, dont 21 feux de marché. C’est important. Il faut une approche collective. Il faut renforcer le dispositif juridique en termes de protection en impliquant tous les acteurs. Ils doivent être formés », a-t-il poursuivi.

Cependant, il estime qu’il n’y a pas zéro risque, mais il y a possibilité de les minorer. «La brigade des sapeurs-pompiers a connu des évolutions majeurs. Il est passé de groupement à brigade avec un matériel assez performant qui sera mis à disposition très bientôt », a dit M. Noba.

La FLSH inaugure sa première bibliothèque facultaire

http://www.emedia.sn La Faculté des Lettres et Sciences humaines (FLSH) de l’université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar a inauguré, aujourd’hui, sa première bibliothèque facultaire d’un coût de 15 millions de francs CFA. L’espace de documentation doté de 8000 ouvrages a une capacité d’accueil de 100 étudiants.

Selon le recteur de l’université, cette infrastructure est un « jalon important » posé pour le compte du système universitaire. Elle entre en droite ligne avec les réformes entreprises au sein de l’Ucad. Le Pr Ibrahima Thioub souligne, ainsi : « la place prépondérante de la recherche » pour laquelle les livres sont indispensables. Raison pour laquelle, il exhorte les étudiants à fréquenter la bibliothèque tout en la préservant notamment par la discipline, le silence et la propreté.

L’espace de documentation logé au troisième étage du nouveau bâtiment de la « Fac Lettres » est équipé en wifi pour faciliter la recherche dans les ressources numériques.
Pierre Sarr, doyen de la FLSH, cette bibliothèque fait partie de « ce qui se fait de bien » par les 211 enseignants et le personnel malgré les nombreuses difficultés. Son objectif est d’apporter un « meilleur encadrement aux jeunes ». Ibrahima NDIAYE

Droits d’auteur:137.286.288 millions de francs CFA payés à partir de ce jeudi par la Sodav

IGFM-La Société sénégalaise des droits d’auteur et droits voisins (SODAV) annonce avoir entamé ce jeudi le paiement des droits d’auteur au titre de l’année 20017, pour un total de 137 millions 286.288 millions de francs CFA.

La SODAV précise dans un communiqué que la plus grande partie de cette somme est destinée au secteur de la musique avec 125 millions 710 269 francs CFA.

L’enveloppe réservée aux auteurs des droits littéraires et dramatiques est estimée à 11 millions 373 219 francs CFA, celle des droits de reproduction mécanique s’élevant à 202 mille 800 francs CFA, selon la SODAV.

« Ce paiement ne concerne que les droits d’auteur », mais « nous travaillons sur les critères de tarification des droits voisins qui n’ont pas encore abouti », a précisé le directeur gérant de la SODAV Aly Bathily.

  1. Bathily, de même que la présidente du conseil d’administration de la SODAV, Ngoné Ndour, ont fait part de difficultés pour la collecte des programmes et relevés de diffusions.

« Il relève presque de la prouesse de pouvoir obtenir les documents indispensables informant sur les périodes d’exploitation et sans lesquelles une répartition juste et équitable serait impossible », souligne Aly Bathily.

La SODAV annonce par ailleurs que désormais, les mois de mars, juin, septembre et décembre ont été retenus pour le paiement des droits d’auteur.

Il informe aussi le gel des envois vers le Sénégal de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM) de France.

« Pour la SACEM, le contrat le liant au BSDA est caduque après la disparition de ce dernier et ne s’applique pas à la SODAV. Des négociations sont en cours et nous espérons signer bientôt un contrat avec eux », souligne le staff dirigeant de la SODAV

« Maîtresse d’un homme marié » : L’association des critiques de cinéma répond à Jamra

http://www.seneweb.com Depuis quelques jours, l’Ong Jamra critique sévèrement les scènes «osées» de la série «Maîtresse d’un homme marié» produite par Marody tv. Cependant, l’association des critiques de cinéma du Sénégal ne partage pas le même avis que Mame Matar Gueye et Cie. «Je ne suis pas d’accord avec la censure, on ne doit pas censurer une création cinématographique.

On est dans un pays de liberté et si on n’est pas d’accord sur ce que la série propose, Il faut apporter une réplique par le débat ou par l’écrit. Mais, pas par la censure», a déclaré Fatou kiné Sène sur les ondes de la Zik Fm. La présidente de l’association, appelle au respect de l’œuvre artistique.

Toutefois, elle soutient que l’Ong Jamra est dans son droit: «Ils ont le droit de faire une marche. On est au Sénégal, pays de libertés. Mais, il faut aussi comprendre que les créateurs cinématographiques ont aussi leur liberté » ajoute-t-elle.

CENTRE D’ETUDES DES SCIENCES ET TECHNIQUES DE L’INFORMATION : Un mal si profond

http://www.enqueteplus.com Bien que le mot d’ordre de grève ait été levé par la section Saes, avant-hier, le Centre d’études des sciences et techniques de l’information en porte toujours les stigmates. En attestent une réunion des vacataires dont les formateurs Djib Diédhiou, Yves Jacques Sow et Lamine Touré, tenue hier, ainsi qu’une lettre des formateurs retraités dont Mamadou Koumé. Cette lettre fait suite à la demande des syndicalistes qui requièrent que Koumé et Moustapha Guèye libèrent les bureaux qu’ils occupent.

Une famille divisée en mille morceaux. Telle semble être l’image qu’offre le Cesti au sortir du bras de fer qui a opposé la section Saes de l’établissement et la direction de l’établissement. Avec la levée du mot d’ordre, avant-hier, certains ont vite poussé un ouf de soulagement. Mais c’est mal comprendre l’ampleur du mal qui sévit dans cette école qui a vu passer plusieurs générations de journalistes sénégalais et africains. Il faudra beaucoup de temps, selon nos sources, pour panser les plaies, refaire du Cesti ce qu’il a toujours été : une famille. En attendant, le moral de certains membres du corps enseignant semble être au plus bas. ‘’Déception, indignation, frustration’’… Les mots manquent pour illustrer leur état d’esprit largement exprimé, hier, lors d’une réunion à l’école.

Parmi ces frustrés, les vacataires, d’éminents journalistes qui ont beaucoup contribué à faire de l’école ce qu’elle est devenue. On peut en citer l’ancien journaliste au ‘’Soleil’’ Djib Diédhiou qui est au Cesti depuis 1984, Yves Jacques Sow (ancien de la Radiodiffusion télévision sénégalaise), Lamine Touré, Mbaye Sidi Mbaye, Mamadou Kassé, Abdoulaye Ndiaye… Tous, malgré la levée du mot d’ordre, ont tenu à se rencontrer, hier, au Cesti, d’après nos sources, pour exprimer leur mécontentement. Ils se disent ‘’blessés, indignés, très peinés’’ par les actes qui ont été posés par la section Saes du Cesti. Tous perçoivent comme ‘’un manque de respect notoire’’ à leur égard ce qui s’est passé. A l’origine de leur mal, renseignent nos interlocuteurs, l’attitude des syndicalistes qui auraient usé de ‘’voies de fait’’ pour les ‘’déloger’’ des salles de cours. ‘’C’est blessant, c’est écœurant, affligeant, vu tous les liens qui nous unissaient’’, insiste-t-on.

Dans un communiqué datant du 12 février, le syndicat prévenait déjà les vacataires : ‘’… Si jamais la situation perdure, nous n’hésiterons pas à venir interrompre vos enseignements.’’ Dans un autre communiqué, la section informait ‘’qu’elle fera sortir des salles de classe tous les collègues, formateurs et vacataires qui feront cours (mardi, mercredi, et jeudi)’’. Des menaces qui auraient été mises à exécution au grand dam des doyens formateurs, font savoir des témoins qui en ont parlé à ‘’EnQuête’’.

Les vacataires Djib Diédhiou, Mbaye Sidi Mbaye, Lamine Touré, Yves Jacques Sow… en réunion, hier, pour exprimer leur désolation

Aujourd’hui, le chapitre de la grève est certes clos par les protagonistes, mais c’est un autre, un peu plus ardu, qui les attend, si l’on se fie toujours à nos interlocuteurs. Tellement le fossé semble profond, de leur avis. Qui rapportent que les vacataires n’ont pas été les seuls à souffrir de la grève du Saes. A en croire toujours nos sources, les Per (personnels enseignants de recherche) contractuels retraités en ont également été ‘’victimes’’. Et ils continueraient même d’en souffrir. La section Saes leur a reproché en fait ‘’un manque de solidarité’’ lors des périodes chaudes. Ces derniers (Per contractuels retraités) sont au nombre de deux, en l’occurrence Moustapha Guèye et Mamadou Koumé. Tous deux ayant eu à consacrer une bonne partie de leur vie au Cesti. Ils expriment toute leur amertume dans une lettre adressée à la section Saes.

Par rapport au contenu de cette lettre, nos sources renseignent que Koumé et Guèye y regrettent les mesures prises par le Saes d’intégrer dans sa plateforme revendicative la libération des bureaux qu’ils occupent, au motif qu’ils n’y ont plus droit en tant que contractuels retraités. Ce que les concernés perçoivent comme des ‘’mesures de représailles’’.  Ils estiment que l’intégration de l’occupation de bureaux par les contractuels retraités dans la plateforme revendicative de la section Saes parmi les dysfonctionnements de l’institution est ‘’exagérée’’. Ce, d’autant plus, disent-ils, que tous les enseignants permanents, qui viennent travailler régulièrement au Cesti, disposent d’un bureau. ‘’Certains bureaux restent même inoccupés pendant toute l’année. Tout cela ne peut que susciter des interrogations sur la pertinence de la demande exigeant la libération des bureaux occupés par les pairs contractuels retraités, qui ne répond à aucune urgence. Sinon aux représailles suggérées par les menaces contenues dans le communiqué précité’’, pensent-ils.

Ainsi, si tout se passe comme le souhaite le Cesti, d’ici la fin du mois de mars, Koumé et Guèye n’auront plus de bureaux au Cesti où ils dispensent toujours des cours. Ironie de l’histoire, tous les deux enseignants ont été des militants actifs du Saes durant toute leur carrière. Dans leur lettre teintée d’émotion, les enseignants bannis expriment toute leur désolation : ‘’Une telle demande exprimée au nom du syndicat nôtre, dans lequel nous avons milité durant les décennies que nous avons consacrées au service de l’Université Cheikh Anta Diop et du Cesti, en particulier, a suscité une déception et une indignation que nous ne pouvons manquer de partager avec vous.’’

Les retraités contractuels sont d’autant plus peinés qu’ils soulignent dans leur correspondance avoir toujours été solidaires des mots d’ordre de leur ancien syndicat, et même mieux, de toutes les batailles de cette structure. Y compris lors de cette dernière grève. Pendant que Moustapha Guèye a mené divers combats au sein du Saes national, Koumé, lui, en tant que directeur général de l’Agence de presse sénégalaise (Aps), après avoir assuré les fonctions de directeur des études du Cesti, a fortement contribué à l’insertion professionnelle des étudiants de plusieurs promotions, rapportent nos sources citant les bannis.

‘’Lorsque, au nom de la défense des prétendus intérêts du Cesti et du Saes, des mesures de rétorsion sont prises à l’encontre de nos modestes personnes, nous nous demandons si vous ne vous êtes pas trompés d’adversaires ou de combat, tout simplement’’, auraient-ils lâché. Pourquoi ont-ils donc finalement boudé les mots d’ordre répétitifs ? Parce que, regrettent-ils toujours dans la lettre, en lieu et place d’une rencontre entre collègues pour les informer de la plateforme revendicative avec un argumentaire pour leur faire partager le combat, ‘’le Saes a choisi les oukases, menaces et les intimidations’’ auxquelles ils ne peuvent se plier ‘’pour des raisons de respect, de dignité et de sincérité’’ envers eux-mêmes.

 ‘’On se rend compte que ces sentiments d’estime et de respect ne tenaient qu’à un fil ténu’’

C’est ainsi plusieurs années de compagnonnage, d’estimes réciproques qui, selon eux, sont mises à rude épreuve. Ils déclarent : ‘’Nous ne pouvons ne pas regretter les sentiments d’estime et de respect que nous manifestions quotidiennement les uns et les autres, lorsque l’on se rend compte subitement que tout cela ne tenait qu’à un fil aussi ténu et qu’il suffit d’un rien pour qu’il se casse.’’ Puis, un mince espoir quant à une possible reconstruction des liens sérieusement ébranlés. Ils disent : ‘’Sur ce point au moins, nous souhaitons nous tromper, car nous comptons parmi vous, pas seulement des collègues, voire des amis, mais aussi d’anciens étudiants à qui nous nous sommes efforcés de donner le meilleur de nous-mêmes, dans un contexte où les conditions sociales d’enseignement et de recherche étaient des plus précaires.’’

 Enfin, d’un air teinté de mélancolie et d’ironie, ils pestent : ‘’Heureusement que vous avez eu la magnanimité de nous accorder un délai jusqu’à la fin du mois de mars, car trente ans, presque la moitié d’une vie, ne sauraient être déménagés en un seul jour. Quoi qu’il advienne, vivement que la raison triomphe en toutes circonstances.’’ A ces difficultés, s’ajoute, en tout cas, la relation de je t’aime moi non plus entre la directrice Mme Cousson Traoré Sall et les syndicalistes.

Tout est parti d’un fait anodin : l’ambassade des États-Unis qui, comme elle en avait l’habitude, décide d’accompagner la presse sénégalaise, lors de la période électorale, en donnant aux journalistes des gilets. L’État s’en mêle et crée ainsi une crise sans précédent dans ce qui est considéré comme un riche patrimoine national, le Cesti. En effet, sous les injonctions du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, la direction de l’école a fini par céder à la pression, en annulant la cérémonie de remise du don. Ce qui, à juste titre, n’était pas du goût de la section Saes. S’ensuivit une grève de plus d’un mois dont les séquelles continuent de secouer l’école, malgré la levée du mot d’ordre.

Mais dans leur combat certes légitime, certains estiment que les syndicalistes sont allés beaucoup trop loin. Ils soutiennent qu’il faudra du temps avant de tourner définitivement la page.

MOUMINI CAMARA, SG SECTION SAES-CESTI : ‘’Il n’y a pas de malaise’’

Joint par téléphone, le secrétaire général de la section Saes du Cesti botte en touche certaines accusations. A l’en croire, il n’y a aucun malaise dans l’établissement. ‘’Nous considérons qu’il n’y a pas de malaise avec les collègues retraités, encore moins avec les vacataires. Par rapport aux premiers, nous demandons juste conformément aux textes qu’ils ne participent pas aux comités pédagogiques. De même, ils n’ont pas droit à des bureaux qui sont réservés aux permanents en activité…’’, informe-t-il. Moumini Camara estime qu’il ne s’agit nullement de représailles, mais juste une invite à l’application de la loi. Il dit : ‘’C’est eux (les contractuels retraités) qui pensent que ce sont des représailles. Ce sont les textes qui le disent. S’ils parlent de représailles, c’est parce que peut-être ils ont quelque chose à se reprocher. Nous, nous demandons juste l’application des textes, en l’occurrence le décret 2010-706 du 10 juin 2010’’.

Pourquoi avez-vous formulé cette demande maintenant ? Il rétorque : ‘’Ce n’est pas maintenant, ça figure dans la plateforme depuis le début.’’ A ceux qui les accusent de voie de fait contre les formateurs qui avaient décidé de faire cours, il justifie : ‘’Le Cesti a un fonctionnement spécifique. On les avait prévenus, auparavant, du mot d’ordre de grève et que personne ne devait faire cours. Je dois dire que ces personnes dont vous parlez ont soutenu la grève au début. C’est parce que derrière, la directrice a fait une communication parallèle pour qu’ils regagnent les classes, en se désolidarisant de la grève. Il faut aussi signaler qu’on ne les a fait sortir qu’une seule fois. D’ailleurs, on ne les a même pas fait sortir. On vient, on leur explique la situation et ils nous laissent parler aux étudiants. Voilà ce qui s’est passé.’’

Le plus important, souligne-t-il, est que désormais les cours ont été repris, grâce à la signature d’un protocole d’accord, en présence de représentants du recteur. ‘’Notre plateforme était constituée de 14 points à incidence purement pédagogique. Tout ce que nous demandons, c’est que le protocole soit mis en œuvre. On restera très vigilant sur ce point’’. MOR AMAR

NOUVEAU GOUVERNEMENT : Les Enseignants Déclinent Leurs Attentes

https://www.walf-groupe.com Il n’y aura pas de répit pour le nouveau gouvernement attendu après la prestation de serment du chef de l’Etat nouvellement réélu, Macky Sall. En effet, l’Etat est attendu sur beaucoup de choses par les syndicats d’enseignants. Parmi les attentes de ces derniers figurent en bonne place le respect des accords signés avec le gouvernement et le choix de personnes capables d’avoir une capacité d’écoute sur leurs revendications. «Les enseignants s’impatientent sur les promesses faites par le gouvernement», fait savoir Oumar Waly Zoumarou, secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels/O). Les revendications de ses camarades se résument en dix, à savoir : la formation diplômante, la mise en œuvre de l’accord des passerelles professionnelles, le problème des actes, la mise en solde de tous les enseignants formés, la fin des lenteurs administratives promises le 30 avril 2015, le payement des rappels d’avancement, d’intégration et de validation, les prêts Dmc, l’ouverture de négociations sur le régime indemnitaire, l’arrêt des affectations arbitraires ainsi que le problème des parcelles. Pour M. Zoumarou, «les enseignants ont trop souffert pendant des 07 ans du premier mandat marqué par des promesses non tenues».

Avis partagé par ses camarades du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels/Authentique). «Les syndicats n’attendent que le respect des accords signés. On doit mettre au niveau de la Fonction publique un homme ou une femme qui a le profil de l’emploi parce que celle qui est en service actuellement, Mariama Sarr, n’a pas le profil et ce poste pèse très lourd pour elle. Puisque, tout traîne dans son département. Les gens peinent à signer des actes. Ce qui est anormal car les autorités doivent soustraire la chose politique des affaires administratives. Ces lenteurs doivent cesser», dira Abdou Faty, secrétaire général dudit syndicat.

Organisation regroupant 13 syndicats de l’enseignement, la Fédération des enseignants du Sénégal (Feder) adhère également à la même cause. Son secrétaire général demande un changement de ministre au département de l’Education nationale et le respect des accords signés avec les syndicats d’enseignants.«Serigne Mbaye Thiam est le premier problème du système éducatif sénégalais car il ne dit pas la vérité au président de la République. L’Etat doit aussi éviter de prendre des engagements qu’il ne peut pas respecter après», recommande pour sa part Ousmane Diallo, Sg de la Feder.Théodore SEMEDO

SOULEYMANE BACHIR DIAGNE : « L’ÉCOLE AFRICAINE DOIT ÊTRE UN ESPACE PLURILINGUE’’

Dakar, 20 mars (APS) – Les écoles africaines doivent devenir « un espace plurilingue » fonctionnant sur la base d’une « vraie politique linguistique » qui consisterait à renforcer la maîtrise du français et à introduire les langues africaines dans l’enseignement pour en faire des langues de savoirs et de créations, préconise le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne.
« L’école doit être un espace plurilingue qui doit faire l’objet d’une vraie politique linguistique. Il faut renforcer le français, car sa maîtrise a faibli dans les écoles africaines », avance-t-il dans un entretien publié sur le site Internet du magazine Jeune Afrique.

« Dans le même temps, il est crucial d’introduire les langues africaines dans l’enseignement. Celles-ci doivent devenir des langues de savoirs et de créations dans lesquelles les écrivains écrivent », a dit M. Diagne, professeur de français à l’université de Columbia (New York).

Il dit militer pour que l’on puisse écrire la philosophie par exemple et d’autres disciplines en langues africaines, donnant en exemple l’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop, qui s’est inscrit dans cette perspective depuis quelques années.

« Pendant de nombreuses années, argumente Souleymane Bachir Diagne, la francophonie a été perçue comme une défense frileuse de la langue française contre l’hégémonie de l’anglais. Aujourd’hui, le maître mot pour la définir est le pluralisme linguistique », lequel doit se caractériser « par la reconnaissance de l’existence de plusieurs langues dans l’espace francophone », qui « méritent d’être considérées et renforcées. »

« Le français, l’anglais et le portugais sont des langues d’Afrique, à côté des langues africaines », cela fait que « la cohabitation des langues est naturelle en Afrique. Sur le continent, il est rare de trouver un africain qui ne parle pas plusieurs langues. Donc, le français n’a d’avenir en Afrique francophone que si il reconnaît les langues locales, et fonctionne avec elles », soutient le philosophe sénégalais.

 De même se dit-il favorable à « à une transgression de la langue française académique », le français état « une langue vivante » et « est par nature appelée à subir des transformations et des formes d’hybridations ».

 Il signale qu’en Côte d’ivoire par exemple, « s’est développé « un français ivoirien » qui a sa saveur et son sel. Beaucoup d’artistes et écrivains ivoiriens » jouant « de ces transformations pour s’exprimer ».

« Néanmoins, souligne-t-il, cela va au-delà d’introduire de simple mots dans la langue française », comme au Sénégal, où « pour nommer une station à essence, on disait « essencerie » ».

« Ce mot n’existant pas dans la langue française, Léopold Sédar Senghor l’a fait adopter par l’Académie française quand il y siégeait ! », a-t-il rappelé.

 « Les Africains ont inventé dans la littérature francophone leur propre manière de jouer avec la langue, en s’installant entre deux langues. À travers leurs écrits, ils parlent leurs langues maternelles à l’intérieur du français », fait valoir le philosophe, citant le cas de l’écrivain Ahmadou Kourouma, « sans doute le meilleur » à travers son livre « Le Soleil des indépendances ».

Kourouma « a réussi dans ses écrits à faire sentir la présence de la langue Malinké – langue Mandingue – dans le français. Le style de Soni Labou Tansi œuvre aussi dans ce sens. Il y a une sorte de jubilation avec la langue française, qui est permise par le fait que les francophones se situent le plus souvent entre deux langues », indique Souleymane Bachir Diagne.BK/ASG

Collecte des renseignements et des données : Après les accords militaires, Washington dote Dakar de systèmes de dernière génération

https://actusen.sn La France a vraiment perdu de son influence militaire, au Sénégal. Après les très secrets Accords autorisant une «présence permanente» sur notre sol aux Yankees, avec la possibilité d’user et d’utiliser les principales bases aériennes et maritimes, voilà que le pays de l’Oncle Sam rajoute une nouvelle couche à sa panoplie. En effet, selon SourceA, Washington a décidé de doper la capacité de renseignements de Dakar, à travers des Aéronefs (Avions légers), équipés en matériel de surveillance et de détection et également munis de caméras haute définition, pour collecter les données sur plusieurs kilomètres.

Le reste du matériel portera, selon des proches de la Mission américaine au Sénégal, sur une dotation en drones de surveillance et d’attaque ayant une autonomie de plusieurs jours. Cerise sur le gâteau : sont prévues des formations qui vont permettre au Sénégal d’être un partenaire de choix dans la stratégie globale de l’US Army, en Afrique. Malgré le refus de Dakar d’abriter le Siège d’Africom, les Américains mettent les doublées pour asseoir, définitivement, leur hégémonie, en Afrique de l’ouest.

Le Sous-préfet de Dakar-Plateau repart en guerre contre l’occupation anarchique de la voie publique

http://www.dakarmatin.com  Le Sous-préfet de Dakar-Plateau repart en guerre, rapporte Sud Quotidien, contre l’occupation anarchique des voies publiques. Djiby Diallo, qui estime qu’il faut remettre de l’ordre dans les marchés suite à l’incendie à Petersen, annonce la poursuite des opérations de déguerpissement dès ce jeudi. Et de déclarer que « tous les moyens nécessaires seront déployés pour faire régner l’ordre ».

Dans le cadre de cette mission, il sera, aujourd’hui même, dans la commune des Parcelles Assainies pour une opération de désencombrement. Djiby Diallo, qui appelle les marchands ambulants à se doter d’extincteurs pour faire face à d’éventuels sinistres avant l’arrivée des secours, signale que la police municipale sera mise en contribution

 Réélu le 24 février : Macky Sall va prêter serment à Diamniadio

http://www.seneweb.com Le lieu de la prestation de serment du président Sall est connu. Réélu avec 58,26% pour un mandat de 5 ans, Macky Sall prête serment, le 2 avril prochain, dans la nouvelle ville de Diamniadio. Plus précisément, selon Les Échos, à la Gare des Gros porteurs inaugurée le 24 janvier dernier.

Gouvernement élargi : Le Pds fortement attendu, le Ps et l’Afp sur la touche

http://www.rewmi.com Il commence à faire jour. Depuis le protocole de Conakry, tout semble aller pour des retrouvailles libérales. Et seront sacrifiés l’Afp et le Ps !

Le ciel commence à se dégager sur les suspicions d’un deal entre le Président Macky Sall et Me Abdoulaye Wade. C’est certainement ce qu’ont senti beaucoup de Libéraux qui ont préféré prendre la tangente pour atterrir dans le « Macky » ou chez Me Madické Niang. Soit. Pour la formation du prochain gouvernement, beaucoup de surprises sont attendues. Pour son dernier mandat, le Président Sall voudrait marquer son empreinte. Il est attendu un gouvernement de technocrates. Et quelques indiscrétions lâchent que seuls deux ministres de l’actuel gouvernement seront reconduits. Le reste ira vers d’autres stations ou à la future Assemblée. Et pour ce qui est des accords de Conakry, l’entrée du Pds dans l’équipe qui sera probablement dirigée par Mactar Cissé, l’actuel Directeur général de la Senelec, n’est plus qu’une affaire de casting. Et quand Madiambal Diagne, patron de Avenir Communication, groupe qui édite le journal « le Quotidien », un proche du Chef de l’Etat, dit que « seul Macky sait… », il confirme ce que beaucoup d’observateurs qualifient « des rigueurs de Conakry ». Personne dans l’entourage présidentiel ne saurait piper mot sur les accords paraphés entre l’ex-Président français Holland, et ses pairs mauritaniens et guinéens. Encore que le silence assourdissant de Wade, depuis la présidentielle controversée, ne fait que renforcer les suspicions. En tout cas, du côté des alliés et principalement du parti socialiste, l’heure est grave. Et le réveil sera brutal. Un rapprochement entre le Pds et l’Apr signerait leur enterrement de première classe. Ce qui s’explique par les soubresauts des « Verts » qui tentent de regrouper les membres dispersés dans le Macky et dans l’opposition. Des bruits de couloirs annoncent leur départ du gouvernement. Et ce vent n’épargnerait pas le seul ministre de l’Afp. Un scénario invraisemblable eu égard des positions de soutien permanentes de ces alliés durant les années de braise.Pape Amadou Gaye

Cl Kébé, Sonko, Khalifa, Karim : L’engagement politique, un nouveau délit

Le Colonel Abdourahmane Kébé est un officier de l’Armée sénégalaise à la retraite qui a eu le toupet de s’engager en politique. Cela lui a valu un matraquage médiatique féroce perpétré par des personnes hautement placées qui ne lui pardonnent pas le fait de choisir l’opposition.

On a scruté sa vie privée, fait des révélations graves qui peuvent à jamais déstabiliser sa vie de famille et perturber ses enfants pour la vie.

Mais, de ça, on en a cure, au Sénégal. Dans un premier temps, il a été arrêté, interrogé, humilié er relâché avec un statut de quelqu’un qui sous contrôle judiciaire. Ensuite, on a sorti les textes de loi pour démontrer qu’un officier de l’Armée comme lui ne peut pas s’engager en politique.

Et après, on lui a porté l’estocade avec ses révélations. Exactement comme Ousmane Sonko qui a subi toutes sortes de pression y compris des descentes dans sa famille, des attaques de son cortège de campagne, du siège de son parti à Yoff, une enquête parlementaire dont on ne parle plus, etc.

Et la liste est longue. Khalifa Sall est encore en train de payer son éloignement de la ligne tracée par Ousmane Tanor Dieng et Karim Wade subit les affres d’un exil forcé avec la menace de devoir payer 130 milliards s’il mettait les pieds ici.

Tout ce beaucoup monde est en train de payer leur simple choix de ne pas être en phase avec le régime en place. C’est à croire que l’engagement politique est criminalisé chez nous.

Un haut fonctionnaire a perdu son poste pour proximité avec un candidat de l’opposition et des fonctionnaires de l’éducation dans une école du sud du pays ont été remerciés pour une erreur qui s’est glissée sur des feuilles d’examen.

Nous voulons rappeler à tous que ces pratiques relèvent de réflexes autocratiques dignes d’un autre siècle. Ils sont démodés et en déphase avec les principes élémentaires qui guides toute démocratie qui se respecte.

Mieux, on ne peut pas appeler au dialogue, faire l’option d’une réconciliation nationale pour créer les conditions d’un sursaut national si certaines pratiques sont en cours.

Or, les sbires du régime comme Moustapha Diakhaté, Mimi Touré et autres continuent à tenir des propos qui en disent long sur l’existence de faucons autour du Président de la République.

S’attaquer à des institutions comme l’amnistie et à la grâce qui existent dans tous les pays du monde parce que certaines personnes concernées sont des adversaires politiques montre à quel point le régime de Macky va difficilement changer durant les 5 prochaines années.

Il a été caractérisé par la traite de ses adversaires, il risque de s’y engager davantage si jamais le Grand Manitou écoutait certains.

Apparemment, les adversaires sont perçus comme des ennemis à abattre. Et par tous les moyens.

Et la Justice, l’Assemblée nationale, la presse, etc. sont instrumentalisées dans un souci de répression politiques des adversaires.

Or, c’est curieux. Car, si l’on annonce que l’on a gagné à 58%, la démarche devrait être de savourer la victoire et non de s’inscrire dans la psychose de la traque des perdants.

Pourquoi l’opposition dérange-t-elle autant les faucons du régime ? Qui mène ces opérations ? Macky est-il pris en otage ? Est-ce qu’il y a dualité au sommet de l’Etat ?

Autant de questions qui méritent réponses car, à un certain moment, des proches du Président comme Aliou Sall , Moussa Diop, pour ne citer que ceux-là ont aussi subi le même matraquage.

Ces actes posés et ses tonitruantes déclarations sont en porte-à-faux avec la démarche prônée par le Président réélu. Or, soit il joue un double jeu, soit, il ne maitrise pas la situation.

Nous attendons de lui qu’il soit le Président réélu, celui de tous les Sénégalais comme il l’a dit. Sa faisant, il doit arrêter toute velléité de chasse aux sorcières dans les rangs de ses adversaires et même parfois de la Société civile qui n’est pas épargnée, pour s’engager dans une dynamique de rassemblement autour de l’essentiel. On a assez perdu de temps avec les intrigues et quolibets.Et si cela doit continuer, ce serait vraiment dommage.Assane Samb

Thierno Birahim Thiobane accuse Wade d’avoir travaillé pour Macky Sall

https://www.leral.net C’est une accusation à peine voilée. Dissident du Pds et allié de Madické Niang, Thierno Birahim Thiobane fait partie des responsables du parti libéral qui ont tourné le dos à Me Wade. Mais il n’en reste pas moins amer après la décision de l’ancien chef de l’Etat, de boycotter les dernières élections.

« Pour moi, Abdoulaye Wade a travaillé pour Macky Sall lors de la dernière élection présidentielle », a-t-il dit sur la RFM, avec un fort soupçon de deal entre Wade et Macky.

« Je ne dirais pas qu’il y a deal parce je n’en ai pas les preuves tangibles, mais en tout cas, la décision de Wade de boycotter l’élection présidentielle, a profité à Macky Sall », a-t-il ajouté.

Visite à Khalifa Sall : La grosse colère de Moustapha Diakhaté contre les restrictions

http://www.seneweb.com Le durcissement des conditions de visite à Khalifa Sall à Rebeuss a passablement énervé, selon Vox Populi, Moustapha Diakhaté : « Cette décision doit être appliquée, sans exception, à tous les prisonniers et à tous les visiteurs des prisons et maisons d’arrêt et de correction sur l’ensemble du territoire sénégalais ».

Dans un post au ton très incisif publié sur Facebook, le chef de cabinet du président de la République s’emporte : « C’est un abus judiciaire fondamentalement anti-constitutionnel. C’est une grave violation du sacro-saint principe de l’égalité des citoyens devant la loi ».

Moustapha Diakhaté sur la grâce de Khalifa Sall et de Karim Wade : « Nous risquerons de voir, dans ces deux cas, un coup de poignard dans le dos de la justice »

https://www.dakaractu.com Par principe, estime l’ancien parlementaire de Benno joint au téléphone par Dakaractu,  et par respect à la sacro-sainte séparation des pouvoirs, « le pouvoir de grâce, le pouvoir de dissolution et le pouvoir d’amnistie sont du domaine du président de la République. Mais avec la séparation des pouvoirs, il ne faudrait pas permettre à l’exécutif de revenir sur des jugements des autorités judiciaires. »
Pour Moustapha Diakhaté, on peut  par contre  « aménager le droit  politique sénégalais pour permettre aux autorités judiciaires de procéder à des aménagements de  grâce et voire d’amnistie.  On ne doit pas permettre à l’exécutif de revenir sur une chose déjà jugée. »

Et l’ancien président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yakaar d’estimer que ceux qui disent que Khalifa Sall et Karim Wade doivent être amnistiés sont aussi ceux qui disent qu’ils sont des prisonniers politiques. Donc « en les graciant ou en les amnistiant, Macky Sall risquerait de leur donner raison et provoquer ainsi un « coup de poignard dans le dos de la justice ». Il faut dès lors régler le débat où on considère que le président de la république peut faire ou défaire la carrière de quelqu’un en utilisant la justice. À l’heure actuelle, compte tenu de la constitution, le président peut gracier qui il veut, l’Assemblée peut amnistier qui elle veut, mais en le faisant nous risquons de donner raison à cette opposition.

Silence-radio dans l’espace politique

Abordant toujours les questions d’actualité politiques, Moustapha Diakhaté juge que ce silence noté depuis la proclamation des résultats, est  actuellement très normal. « Nous venons d’une période où on s’est beaucoup donné. Le président est en train certainement de former son nouveau gouvernement. L’opposition, en sortant d’une défaite, est aussi contrainte  de réfléchir sur ses probables stratégies. Donc c’est tout à fait normal que ce silence gagne « l’arène politique. »

Position des alliés dans le prochain gouvernement.

 « La coalition Benno Bokk Yakaar a trois éléments qui lui permettent de vivre jusqu’en 2035, selon le chef de cabinet du président Macky Sall.  D’abord il y’a la plateforme politique et de développement qui est le PSE, ensuite y’a le leadership de Macky Sall sur lequel tous les membres de Benno Bokk Yakaar sont d’accord et le troisième élément montre l’adhésion des familles politiques qui ont façonné la république et la démocratie sénégalaise, ce qui est un gage de sureté et de stabilité pour le pays.
Donc, le ministre et ancien parlementaire de Benno estime que la  continuité de ce compagnonnage est nécessaire et reste persuadé que le président de la République n’est pas une personne à léser un allié. «S’ il est parvenu à maintenir cette alliance durant tout ce temps, c’est parce qu’il connaît la responsabilité de chacun d’entre eux ».

 Dosage entre technocrates et politiciens

« En réalité si le président de la République a été réélu, c’est parce que les sénégalais ont fait l’option de la continuité », confirme Mr Diakhaté toujours à travers sa conversation au téléphone avec Dakaractu. Le président doit avoir besoin des politiciens et des politiques, mais selon lui toujours, les technocrates peuvent faire un travail technique et efficace, mais aussi, il aura besoin des politiciens car ils peuvent porter les aspirations du peuple sénégalais.

Le dialogue est ouvert et ne se limite pas seulement à l’opposition

Le président de la République a annoncé à travers ce dialogue de nouveaux paradigmes de gouvernance : un dialogue ouvert et constructif. Donc « le président va donner sûrement un contenu à ce dialogue qui inclut tous les acteurs politique, économiques et sociaux. Pour Moustapha Diakhaté, « le mandat du président Macky Sall contribuera, à travers ce dialogue, à la préparation du pétrole et du gaz pour une bonne gestion de nos richesses ».

« Pas de grâce pour les deux « K » : Mère Thiam traite Moustapha Diakhaté de rancunier

http://www.rewmi.com La sortie de Moustapha Diakhaté disant « Il faut laisser Khalifa et Karim subir leur peine » n’est bien apprécié par la chroniqueuse de l’émission « Denkané » Mère Thiam de traiter le chef de cabinet politique de Macky Sall de rancunier.

Moustapha Diakhaté considère que « La grâce présidentielle pour Khalifa et Karim, c’est renforcer la force politique des deux hommes ». Au delà, l’ancien parlementaire sollicite une suppression de la grâce présidentielle et l’amnistie.

Suppression de la grâce présidentielle et de l’amnistie:Youssou Touré “ramène” à la raison Moustapha Diakhaté puis fait de graves révélations

https://actusen.sn Moustapha Diakhaté a déclaré, mercredi, dans un entretien avec LeQuotidien qu’ «il faut supprimer la grâce présidentielle, l’amnistie et la possibilité pour le président de dissoudre l’Assemblée nationale».

Interpellé par SourceA sur cette sortie du Chef de Cabinet du président Macky Sall, Youssou Touré a tenu à faire la morale à son camarade de Parti. «Pourquoi supprimer la grâce ? Tous les jours, nous commettons des erreurs. Si ce n’était pas ces gardes fous, on serait tous en prison depuis très longtemps. Il faut que les gens fassent preuve de beaucoup plus de lucidité, c’est important car nous ne sommes que des mortels».

«Tous les jours nous commettons des erreurs très graves mais à chaque fois nous faisons preuve de dépassement pour faire en sorte que les Sénégalais puissent se retrouver dans ce que nous sommes en train de faire. C’est une déclaration malheureuse de mon point de vue», insiste-t-il.

Youssou Touré assume entièrement et totalement ses propos. «Je ne vais jamais m’agenouer devant qui que ce soit pour retirer un quelconque propos. Ce sont des propos que j’assume entièrement et totalement», prévient-il.

Affaire Khalifa Sall et Karim Wade : Youssou Touré juge “malheureuse” et “gravissime” la sortie de Moustapha Diakhaté

https://actusen.sn Les propos de Moustapha Diakhaté selon lesquels, le président Macky Sall doit laisser Khalifa Sall et Karim Wade purger leurs peines, jusqu’à termes, ulcèrent Youssou Touré. Le ministre-conseiller juge “gravissime” cette sortie de l’ancien président du Groupe parlementaire de la majorité. “Elle ne cadre même pas avec les enseignements islamiques que nous avons reçus de nos parents”; réagit-il dans un entretien accordé à SourceA.

«Ce n’est pas à Moustapha Diakhaté de nous indiquer la voie. La loi est là pour tout le monde mais il faut tenir compte de certains paramètres sociaux. Nous sommes des musulmans, nous sommes des catholiques, donc, nous devons faire preuve d’esprit de dépassement. S’il ne s’agissait que du Président Macky Sall, personne ne serait en prison. C’est cela la réalité donc il faut qu’on cultive la paix», peste Youssou Touré.

«Que ce soit Khalifa Sall ou un autre, je ne parle même pas de Karim Wade, il mérite la clémence. Donc, je pense que la sortie de Moustapha Diakhaté n’est pas seulement grave, elle est gravissime. Quelqu’un qui est privé de sa liberté n’a pas besoin, que de dehors, on parle de lui en mal. Il faut laisser la justice faire correctement son travail mais aussi le pardon est Sénégalais. On doit faire preuve de retenu par rapport à ce qui se passe sur le terrain politique», ajoute-t-il.

Moustapha Guèye sur le deuxième mandat : «Le chantier de Macky Sall est celui de la célérité, construire un consensus et discuter des situations contentieuses…»

https://www.dakaractu.com  « Je vois le mandat du Président Sall comme « un new begining»… ». C’est l’avis de Moustapha Guèye dit « Petit » sur le deuxième mandat du Président Sall. Le maire de Sokone d’évoquer pour ce « Macky 2 »,  une situation inédite.
« Il faut reconstruire le consensus et la sérénité. On n’est pas dans une situation de guerre, mais il faut une sérénité dans ce pays » a-t-il dit.
Il a cependant appelé les parties prenantes à un esprit de sacrifice. « Travailler à un consensus est difficile, parce que les parties prenantes seront obligées de délaisser quelque chose. En ce moment donné il y a des frustrés, des personnes fâchées contre le régime. Nous sommes à un moment inédit où le Président doit laisser un héritage pour les générations futures. Il faut donc la célérité, construire un consensus et discuter des situations contentieuses (les cartes d’identité, le fichier, le processus électoral). Les perceptions négatives que l’on a sur la justice. Tout cela doit être élagué et aplani. Que les acteurs aient une perception positive et ainsi marcher vers l’idéal Sénégal » dira-t-il.

Amnistie Khalifa Sall-Abdou Ndéné Sall contre : «Sa libération de ne doit pas être un préalable pour la tenue d’un dialogue…»

https://www.dakaractu.com Le dialogue national auquel ont été les forces vives de la nation par le Président Macky Sall, ne doit pas être une occasion pour demander de la part de l’opposition, la libération de « prisonnier ». C’est l’avis du moins de Abdou Ndéné Sall, ministre délégué.  Selon lui, demander l’amnistie pour un prisonnier qui a détourné de l’argent, c’est encourager les sénégalais à la mauvaise gestion des ressources.

« Pour un dialogue, il faut plusieurs personnes, mais aussi dialoguer sur les problèmes de la Nation, mais pas sur le sort de deux ou trois personnes. Mais quand on pose des conditions pour la tenue d’un dialogue qui est pour le devenir de tout le pays, cela fausse le jeu. Il ne faut pas des préalables. La libération d’un tel ou d’un tel sont des problèmes individuels. Ces gens ont des problèmes avec la Justice, c’est à elle de régler le différend avec eux. Et ce genre d’appel est très mauvais pour l’économie d’un pays et son devenir. Leur accorder cette amnistie, les autres prisonniers condamnés pour les mêmes délits vont penser y avoir droit aussi. Les gens doivent apprendre à avoir un bon comportement par rapport aux deniers publics » conclura t’il.

Appel de Tanor à ses ex-camarades / Bounama Sall rectifie : « Ce sont certains responsables socialistes qui ont fait leur mea-culpa avant de rejoindre les rangs »

Dans un entretien accordé à nos confrères de l’Observateur, le député Bounama Sall est revenu sur les propos de Barthélémy Dias faits à l’endroit de l’information qui a découlé de la rencontre samedi dernier du bureau politique.

Pour le secrétaire général des jeunesses socialistes, « Dias-fils doit savoir que la sortie qu’il a effectuée n’est aucunement destinée au Parti socialiste, mais plutôt à son rival, le maire Bamba Fall » confirme-t-il dans les lignes de l’Observateur.

Ainsi, l’honorable député précise que « dans la rencontre du bureau politique de Ps samedi dernier auquel il a assisté, le secrétaire général Ousmane Tanor Dieng n’a pas tendu la main à ses ex-camarades, mais c’était plutôt l’occasion pour le bureau politique de saluer le retour de ces socialistes qui n’épousaient pas le choix du parti, de saluer aussi leur esprit de grandeur.

Il estime par ailleurs que le maire de Mermoz Sacré-Cœur doit manifester ouvertement la rivalité qu’il y’a entre lui et Bamba Fall car, se disputant le N°2 de Khalifa Sall. « Il n’a rien de socialiste, sa manière de faire et sa démarche n’ont rien de socialiste. Il doit être fier de voir le Ps épouser un programme aussi riche que celui du président Macky Sall », poursuit le patron des jeunes socialistes.

Il conçoit que « malgré tous ces différends autour de certaines questions politiques, le parti socialiste va continuer à porter le flambeau autour de leur leader qui reste un président, car sa démarche est très satisfaisante ».

Abdou Ndéné Sall sur la dissolution de l’Assemblée:«Pour la stabilité du pays, je crois que…»

Le ministre délégué en charge du réseau ferroviaire, Abdou Ndéné Sall invité de l’émission « En Ligne » sur Dakaractu, a dit son opposition quant à l’idée d’une dissolution de l’Assemblée nationale au lendemain de l’élection Présidentielle. Selon lui, il faut aller rapidement vers l’exécution des cinq initiatives et trois nouveaux projets phares du pouvoir.

« On a une stabilité et en plus on a une majorité à l’Assemblée nationale. Je crois que pour la stabilité du pays on devrait ne pas organiser d’élections cette année. Ce qui impose une stabilité dans la gestion du pays, c’est un alignement stratégique entre le pouvoir exécutif et législatif pour que les lois passent vite ? Et cela on l’a, en plus on est pressé puisque que l’on a 5 initiatives à réaliser et 3 nouveaux projets, il faut que l’on aille vers l’exécution. Et ne pas aller encore vers des élections qui perturberont la stabilité de notre pays » a-t-il plaidé…

Mise en place d’un nouveau Gouvernement : « Ce que j’attends du nouvel attelage… » (Moustapha Guèye)

 Le maire de Sokone, Moustapha Guèye « Petit » a indiqué lors de l’émission « En ligne » sur Dakaractu un souhait qu’il voudrait que le prochain Gouvernement réalise. Il a demandé au Chef de l’État qui entre en fonction pour son deuxième mandat le 2 Avril prochain, un focus sur le monde rural.

« Je suis idéaliste, ce que je veux et comme je viens des terroirs c’est que le Président fasse un focus sur ce qui se passe dans le Sénégal de l’intérieur. Que l’on puisse valoriser les ressources naturelles à l’intérieur du pays. Que l’on  injecte de l’argent dans nos contrées pour que l’on puisse bénéficier de canalisation, des pavés et des pistes modernes » a-t-il dit.

« Il faut que l’on construise des usines. On avait des usines à Sokone etc. d’autant plus que les matières premières sont toujours là. Et plus cela aidera à fixer les jeunes dans leurs territoires ». Sur les programmes gouvernementaux il a indiqué que les idées sont bonnes, mais qu’il fallait beaucoup plus de rigueur.

Son co-débatteur le ministre Abdou Ndéné Sall a répondu en notant que le Président Sall a été fixe dans le programme de son premier mandat, malgré les difficultés dues à la gestion de l’ancien régime. Et que nul doute ne subsiste dans le fait que le deuxième mandat sera dans la même continuité.

Abdoulaye Wilane-Moussa Bocar Thiam : La guerre fratricide!

iGFM-(Dakar) Moussa Bocar Thiam s’est entièrement gouré dans l’interview qu’il a accordé au journal WalfQuotidien. C’est l’avis de son homologue de parti Abdoulaye Wilane, qui déclare que son adjoint a raconté des contres vérités en tentant de démentir l’appel que le bureau politique du Parti socialiste lancé à l’endroit des dissidents de sa formation. Pour preuve, M. Wilane a partagé  une vidéo dans laquelle, le secrétaire général du parti socialiste Ousmane Tanor Dieng confirme bien l’appel démenti par Moussa Bocar Thiam.

Réponse du berger à la bergère.  Abdoulaye Wilane, qui s’est senti indexé par les  propos de son adjoint, déclare que Moussa Bocar Thiam est dans une guerre de positionnement et de défense de ses intérêts. «Il est obnubilé par des positionnements et par ses intérêts» réplique Wilane.

PROPOS DE MERCREDI : Encadrement autoritaire de la démocratie par Mamadou Bamba Ndiaye,Ancien député, Secrétaire général du Mps/Selal

La note du coordonnateur des juges de l’application des peines, restreignant les possibilités d’obtention de permis de visite au détenu Khalifa Sall, renforce l’isolement de l’ancien maire de Dakar. Cette nouvelle sanction déroute l’opinion, car elle intervient dans un contexte où Macky Sall a annoncé l’ouverture d’un dialogue national à partir du mois d’avril.
Certes, le confinement de l’interlocuteur peut être un moyen de le soustraire à l’influence indésirable de ses alliés. Mais le plus probable est que cette note vient punir la posture du célèbre prisonnier qui ne semble pas, malgré les nombreux appels du pied, prêt à quémander une grâce présidentielle.
Khalifa Sall a, aux yeux du pouvoir marron, le grand tort de rester, dans sa résidence rebeussoise, un acteur politique autonome jouant un rôle important dans la recomposition en cours de l’opposition. Il n’accepte pas de se comporter comme un otage. Tout le contraire de son compagnon d’infortune, Karim Wade. Un otage est une arme pour un chantage, une monnaie d’échange qu’on se procure dans le but d’influencer la conduite de l’adversaire. En l’espèce, la prise d’otage a visé la neutralisation du Pds et du Ps-Taxawu Sénégal à l’occasion de la dernière présidentielle. Elle n’a atteint son objectif que pour le premier.
La note du juge est un fait qui doit faciliter la compréhension de la démarche du pouvoir dans l’actuel contexte post-électoral. Un pouvoir conscient d’avoir exagéré dans le trucage du processus électoral et dans les diverses fraudes ayant abouti à la « réélection » du 24 février. Un pouvoir minoritaire et illégitime en quête de légitimation.
Une double légitimation. D’abord, celle du « résultat » de la présidentielle ; ensuite et surtout, celle des nouvelles réformes censées garantir aux investisseurs attirés par l’odeur du pétrole et du gaz un environnement politique stable protégé contre toute mauvaise surprise démocratique, c’est-à-dire contre toute alternance remettant en question les contrats léonins déjà signés. Au-delà du sort de l’actuel président, l’enjeu de ces réformes est de permettre à l’actuelle oligarchie de garder le pouvoir après 2024, au grand bénéfice de ses commanditaires extérieurs.
Un de ses idéologues, Abdou Fall, délivre le concept de ces réformes. Il propose une évaluation de « quarante années d’un régime de libertés absolues en faveur des citoyens, des partis, des médias et associations » en vue « de son encadrement et de la redéfinition des responsabilités des parties prenantes ». Encadrement, le fin mot est lâché. Une démocratie encadrée, c’est l’autoritarisme institutionnalisé. C’est, entre autres innovations régressives, une Charte des partis politiques facilitant leur dissolution et limitant leurs capacités de participation aux élections, comme au Bénin où seuls deux partis de la mouvance présidentielle ont été qualifiés pour les prochaines législatives. Et des modifications du Code électoral anéantissant toute possibilité d’alternance.
L’intention est nettement affichée. Mais le résultat final dépendra surtout de l’attitude de l’opposition, qui doit choisir entre un boycott stérile et une stratégie offensive de corps-à-corps.

20/03/2019Mamadou Bamba Ndiaye,Ancien député,Secrétaire général du Mps/Selal

Italie : Ce qu’on sait d’Ousseynou Sy, l’Italien d’origine sénégalaise qui a mis le feu au bus de 51 écoliers

http://www.seneweb.com Ousseynou Sy, un Italien d’origine sénégalaise de 47 ans, a attiré l’attention de l’Italie et du monde, ce mercredi, dans les rues de Milan. Chauffeur de son état, il était au volant d’un bus transportant une cinquantaine d’écoliers. Il a détourné le véhicule de son trajet habituel, séquestré ses jeunes passagers et répandu de l’essence à l’intérieur.

D’après un témoignage recueilli par SeneWeb, un des otages réussit à alerter par téléphone les carabiniers. Ces derniers interviennent et commencent à exfiltrer les écoliers par une fenêtre cassée. C’est le moment choisi par Sy pour mettre le feu dans le bus en clamant vouloir venger les jeunes migrants morts en Méditerranée.

Plus de peur que de mal. D’après nos informations, une douzaine de jeunes a été conduit à l’hôpital pour des blessures légères. Le preneur d’otages lui-même a fait une escale dans une structure de santé, pour des soins, avant d’être placé en garde à vue.

D’après Rfi, il est poursuivi pour « prise d’otage, massacre, incendie (et) terrorisme ». Au vu de ces chefs d’accusation, il risque gros.

Mais qui est Ousmane Sy ? SeneWeb a appris qu’il est âgé de 47 ans et qu’il a obtenu la nationalité italienne en 2004. Il était marié à une Italienne (de souche) avec qui il a eu deux enfants (18 ans et 12 ans) avant de divorcer.

Sénégalais d’origine, Ousmane Sy est chauffeur de bus scolaire depuis 2002. Il est passé de travailleur temporaire à permanent embauché en CDI en 2004.

Calvaire des Sénégalais de la diaspora : Horizon sans frontière lance l’alerte

https://www.pressafrik.com L’Organisation non gouvernementale (Ong) Horizon Sans frontière tient en ce moment une conférence de presse pour se prononcer sur la situation des Sénégalais vivant à l’étranger. A en croire Boubacar Sèye et Cie, ces Sénégalais sont tout le temps victimes de tracasseries qui atteignent leur summum avec des assassinats qui deviennent récurrentes.

D’ailleurs, informent-ils, un Sénégalais est tué tous les 30 jours. Et, avancent-ils, les femmes sont les plus touchées par la mauvaise politique migratoire de l’Etat. Face à cette situation, se désolent-ils, les représentations diplomatiques sénégalaises ne font rien pour leur porter assistance.

A l’issue de leur diagnostic, Horizon sans frontière lance un appel à l’Etat afin qu’il exerce des pressions sur les pays où des Sénégalais ont été assassinés, pour que la lumière soit faite sur ces crimes et que pareille situation ne se reproduise plus.Ousmane Demba Kane

«Maîtresse d’un homme marié» : Mame Mactar Guèye porte plainte contre Marodi TV et…

https://www.jotaay.net Une plainte a été déposée contre Marodi TV, productrice de la série Maîtresse d’un homme marié, auprès du Conseil national de régulation de l’audiovisuel par Mame Mactar Guèye de l’ONG Jamra et le Comité de défense des valeurs morales.

Joint au téléphone par Seneweb, Mame Mactar Guèye confirme et annonce en plus une marche pour protester contre la série qu’il juge «amorale et non conforme aux valeurs sénégalaises».

Il fustige le langage et le comportement des acteurs qui, selon lui, «font la promotion de l’adultère et de la vulgarité».

Pour appuyer ses dires, il rappelle que «dans l’épisode 11 une actrice dit : ‘lima yorr mako mom kouma nexx lakoy diokh’ (en substance ‘je couche avec qui je veux’, en wolof). C’est le summum de la vulgarité et du langage ordurier. On ne peut pas laisser passer de tels messages qui agressent la population sénégalaise et surtout les enfants».

Interrogé par Seneweb, le producteur de la série a déclaré préférer ne pas se prononcer sur le sujet.

Du côté du CNRA, un membre contacté confie que la plainte est en train d’être traitée et qu’une décision sera communiquée sous peu. Notre interlocuteur assure que si la série présente des manquements avérés aux lois qui régissent l’audiovisuel, Marodi TV recevra une mise en demeure en vue de l’arrêt de sa diffusion.

Jamra avait déjà organisé une marche en 2000 contre la série «Confessions érotiques» que diffusait une télévision de la place. L’ONG avait finalement obtenu gain de cause et la diffusion du feuilleton avait été arrêtée.

PLUS D’UNE TONNE DE CHANVRE INDIEN SAISIE À JOAL

http://www.emedia.sn La gendarmerie nationale vient de frapper à nouveau un grand coup. En effet, dans le cadre de la lutte contre la grande délinquance notée ces derniers temps dans le Centre-ouest du pays, la Compagnie de Gendarmerie de Mbour renforcée par l’Escadron Mobile de Thiès, a mené des opérations d’envergure pour assainir la circonscription. Et, le dimanche dernier, les hommes en bleue ont reçu un renseignement faisant état d’un déchargement de chanvre indien à Fadial dans les mangroves à 7 km de l’unité. Un transport effectué sur les lieux par les éléments de la Brigade de Joal entre 23h et 00h, a permis de remarquer la présence d’individus suspects à bord de trois véhicules hippomobiles. Ces derniers ont pris la fuite à la vue des gendarmes.

Le lendemain, un détachement de la Marine nationale, en patrouille dans la zone, a signalé la présence suspecte de sacs arrimés sur une longueur de 300 m le long de la berge. Appuyés par le Bureau de surveillance maritime du service régional de pêche, les gendarmes ont navigué vers Fadial. Ils ont ainsi découvert 20 sacs recouverts de toiles contenant des colis de chanvre indien de plus d’une tonne et estimé à une importante somme d’argent. Une enquête est ouverte par la Gendarmerie pour retrouver les auteurs de ce méfait. ALIOU DIOUF

Pour multiples cambriolages, vols commis, la nuit, à Touba : Une bande de 8 malfrats démantelée par la police de Touba

https://actusen.sn La police de Touba a démantelé un vaste réseau de malfaiteurs qui avait commis plusieurs forfaitures, à Touba. En effet, la bande à Ngagne et Cie ont réussi à procéder à de multiples cambriolages nocturnes dans des quincailleries, des boutiques et des vols à domicile de plusieurs motos. Mais, l’arrestation du chef de file de ladite bande a permis, aux forces de l’ordre de démasquer leurs receleurs et leurs complices qui étaient entre Kaolack, Diourbel et la ville Sainte de Touba.  SourceA qui rapporte l’information indique que 8 personnes ont été interpellées puis déférées hier mercredi, au tribunal des flagrants délits de Diourbel.

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 21/03/2019

Macky Sall rentre dimanche 

Macky Sall termine ses vacances et rentre le dimanche 24 mars prochain et tient son dernier Conseil des ministres le 27 mars prochain. Dans la foulée, Macky Sall prêtera serment le 2 avril prochain. La cérémonie de prestation de serment se tiendra à Diamniadio. Après la proclamation des résultats officiels de la présidentielle, Macky Sall s’est rendu, en compagnie de Marième Faye Sall, dans la capitale des Emirats Arabes Unis pour quelques jours de vacances. Le Président Macky Sall a poursuivi ses vacances à Marrakech (au Maroc) où il cogite sur la formation de son futur gouvernement. Manifestement, Macky Sall tient son équipe gouvernement et les Sénégalais seront édifiés dans les jours à venir…

Idy en tournée, bientôt

Arrivé deuxième lors de la dernière présidentielle, le leader de Rewmi, Idrissa Seck s’était emmuré dans un silence assourdissant. En dépit de la traque de ses proches, il ne s’était pas montré virulent. D’après nos radars, c’est qu’il est concentré sur une tournée nationale et internationale de remerciements à ses militants et sympathisants. D’après des sources dignes de foi, il a mis à profit son silence pour affiner son programme.

Cheikh Amar chez Wade 

Cheikh Amar chez Wade. Ce n’est pas un fake new. Loin s’en faut. Alors que les deux ex-partenaires s’apprêtent à régler leur différend de 5 milliards devant la justice, nos radars braqués sur l’hôtel Terroubi ont filmé Cheikh Amar dans la suite de Me Abdoulaye Wade. Le patron de Holding Amar et l’ancien président de la République veulent-ils régler l’affaire des 5 milliards que lui réclame Wade à l’amiable ? Tout laisse à le croire. Les deux hommes se sont entretenus longuement hier. Wait and see.

Dissolution de l’Assemblée 

Le ministre délégué en charge du réseau ferroviaire, Abdou Ndéné Sall invité de l’émission « En Ligne » sur Dakaractu, a dit son opposition quant à l’idée d’une dissolution de l’Assemblée nationale. Selon lui, il faut aller rapidement vers l’exécution des cinq initiatives et trois nouveaux projets phares du pouvoir. D’après lui, la coalition BBY a une majorité confortable à l’Assemblée nationale. Ce qui est à ses yeux un gage de stabilité. D’après le ministre, ce qui impose une stabilité dans la gestion du pays, c’est un alignement stratégique entre le pouvoir exécutif et législatif pour que les lois passent vite. Pour Abdou Ndéné Sall, il faut aller vite pour mettre en œuvre les 5 initiatives et les 3 nouveaux projets promis par Macky Sall pour son deuxième mandat.

Un mort à Sindia 

Une découverte macabre a été faite à Sindia, département de Mbour. Il s’agit d’un homme d’une quarantaine d’années. Il a été découvert par des passants dans des buissons. Les sapeurs pompiers alertés sont venus, mais la victime non identifiée était en état de décomposition avancée. C’est ainsi que, les pompiers ont fait appel aux agents du service d’hygiène de Poponguine pour désinfecter le corps. La gendarmerie de Poponguine a également fait le déplacement pour procéder au constat et ouvrir une enquête. Ordre a été donné d’enterrer le corps de la victime inconnue au cimetière musulman de Sindia.

Grève de la faim 

Saer Kébé a mis à exécution sa menace d’observer une grève de la faim. De sa cellule de la prison du Cap Manuel, le jeune élève en classe de première au moment de son interpellation pour «apologie du terrorisme», suite à un post sur Facebook, au lendemain des attentats de Charlie hebdo, refuse de s’alimenter et de boire. Par ce geste, Saer Kébé veut protester contre sa longue détention de plus 4 ans. Ses proches comme les organisations de défense des droits l’homme exigent son jugement dans les plus brefs délais ou sa libération

Jamra porte plainte 

L’ONG islamique Jamra souhaite la censure du téléfilm : « Maîtresse d’un homme marié » qui fait fureur actuellement. La plainte de Jamra a été déposée par Mame Mame Mactar Guèye, auprès du Conseil national de régulation de l’audiovisuel, contre Marodi TV, productrice de la série. La plainte de l’ONG Jamra estladeuxième contre cette série, après celle du Comité de défense des valeurs morales. Par ailleurs, Mame Mactar Guèye annonce l’organisation d’une marche pour protester contre la série qu’il juge «amorale et non conforme aux valeurs sénégalaises».Ilfustige le langage et le comportement des acteurs qui, selon lui, «fontla promotion de l’adultère et de la vulgarité».D’après Seneweb, du côté du CNRA, un membre contacté confie que la plainte est en train d’être traitée et qu’une décision sera communiquée sous peu.

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