Revue de Presse du Mardi 19 Mars 2019

Revue de Presse du Mardi 19 Mars 2019
Revue de Presse du Mardi 19 Mars 2019

2019: 98 ème anniversaire du Président Amadou Mahtar Mbow

Le Président Amadou Mahtar Mbow aura,Inch Allah, ce Mercredi 20 Mars 2019,

98 ans,à cette occasion « ma Revue de presse » partage avec vous 03 textes qui ont été prononcés lors des manifestations qui se sont tenues en 2011,à Dakar.pour  célébrer ses 90 ans (Extraits des Actes du Colloque, Amadou Mahtar Mbow, le Sourcier du Futur, Paris Harmattan 2016)
Le Premier est une communication De l’ancien President du CNRA,M.Babacar Toure  et le deuxieme celui de M.Herve Bourges,  ancien President du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) de France , pour son combat pour le NOMIC et le dernier une communication  de M.Mamadou Lamine Loum,Ancien Premier Ministre ,Pour rendre hommage a son action lors des Assises nationales
En ce jour béni,nous sommes en communion de prières et de vœux pour lui souhaiter une excellente santé et que Dieu Le Garde encore longtemps parmi nous
Bon Anniversaire à M. le Président Amadou Mahtar MBOW !

Amadou Mahtar Mbow : Quêteur de sens,Eveilleur de conscience-Le triomphe des idées en mouvement Par Babacar Touré

Je vous remercie de l’insigne honneur que vous me faites en me permettant d‘apporter mon modeste témoignage sur le professeur Mbow un homme d’idées, un homme d’action, un homme du monde, un homme de son temps. Un contemporain capital. Vous savez quand on matérialise des idées, celles-ci pénètrent le corps social. Et les idées ne meurent jamais. Les idées ont leur propre dynamisme. Elles ont leur propre logique, leur propre vitalité. Et tout à l’heure Albert Bourgi l’a dit en me taquinant, en disant qu’il a vu apparaître le jeune Babacar Touré. En effet nous sommes des produits du NOMIC, le Nouvel Ordre Mondial de L’Information et de la Communication en débat dans les années 80. Nous en sommes une illustration concrète. Et ce n’est pas pour rien que notre groupe de presse et nos titres en portent le label Sud. En fait c’est en droite ligne du dialogue Nord-Sud né de la confrontation des idées de l’époque. Et si nous avons pu réussir ce que nous avons réussi ou, en tout cas être là où nous sommes arrivés avec un certain nombre de choses réalisé c’est parce que, quelque part, des hommes et des femmes se sont engagés dans la bataille des idées qui gouvernent le monde et ont pu influencer de larges secteurs, de larges segments, sans peut-être même avoir pu évaluera leur juste mesure l’impact des idées qu’ils agitaient, surtout dans leur confrontation. Le débat sur le NOMIC a été obscurci par des questions telles que celles :

1) de la personnalité de Monsieur Mbow,

2) de la fonction de directeur général de l’UNESCO,

3) du contrôle de cette fonction et de cette agence par des États du Nord et du Sud, parce qu’on a parlé de multilatéralisme.

Mais ce multilatéralisme, il faut en voir les limites parce que c’étaient des États qui composaient ces organisations. Est-ce que ces États étaient représentatifs des peuples ou pas ? Ça, c’est une autre question.

Dans tous les cas je me réjouis d’avoir été influencé par ce débat et, avec un certain nombre de camarades, d’avoir pu faire ce que nous avons fait, ne serait-ce que pour la chose suivante : c’est que ce débat nous a permis de prendre conscience des enjeux du système international mais également des tâches générationnelles qui étaient les nôtres. Ce débat nous a également permis d’accéder à une conscience politique qui a débouché sur une exigence de formation renforcée par une conscience professionnelle aiguë, parce que nous avons éprouvé aussi le besoin de nous former, parce que la conscience politique à elle seule ne suffit pas. S’il faut être un acteur dans un secteur donné, il faut en maîtriser les techniques. Et pour cela, je dis encore merci à Monsieur Mbow, aux gens de sa génération, à ses collaborateurs et à tous ceux qui ont partagé son combat et ses idées, de nous avoir ouverts au monde, de nous avoir ouvert le monde et de nous avoir ouvert les yeux.

Ce combat est politique. Monsieur Mbow a été combattu… a eu une conscience politique. C’est ce qui l’a amené à s’engager en politique. C’est un homme politique, après tout. On retient souvent l engagement du directeur général de l’UNESCO, mais ce Monsieur, quand même, a été membre d’organisations politiques. Il a été à des combats politiques pour amener notre pays à l’indépendance, ensuite transformer notre pays qui était sous le joug du néocolonialisme. Et je crois que ce combat-là, pour l’éveil et la prise de conscience, la maîtrise de leur destin par les peuples africains et du tiers monde, l’a amené à engager un certain nombre de chantiers quand il était à l’UNESCO. N’oubliez pas qu’en Afrique, il a eu des détracteurs, y compris dans son propre pays. Oui, Monsieur Mbow a été lâché à un moment donné par les autorités de ce pays. Cela, on ne l’a pas souvent dit, hier comme aujourd’hui, parce que l’Histoire bégaie et, la deuxième fois, on dit que c’est une tragédie. Nous vivons une situation tragique.

Ce Monsieur, je me rappelle que, quand il est rentré au Sénégal, pour ne pas gêner les autorités de ce pays, il s’est installé au Maroc. Et, jeune journaliste à l’époque, je l’ai trouvé au Maroc. Il est venu personnellement me chercher à l’aéroport de Casablanca, m’a conduit à son domicile à Rabat, la nuit, sous une pluie battante. En arrivant, nous y avons trouvé Raymonde, son épouse Nous n’avons même pas eu le temps de la saluer aussi chaleureusement que je l’aurais voulu. Après un dîner frugal Monsieur Mbow s’est prêté à mes questions de jeune journaliste curieux, toute la nuit. Nous avons terminé vers 4 heures du matin, je crois. Et je devais reprendre l’avion vers 9 heures ou 10 heures, donc repartir sur Casablanca.

Il fallait rompre le black-out que son pays avait fait sur lui. Non seulement on l’a lâché au dernier moment, mais ensuite on ne voulait plus entendre parler d’Amadou Mahtar Mbow. Pourquoi ? Parce que, pour sortir ce pays du marasme, il y avait eu un consensus sur sa personne. Et son nom avait été cité dans les chancelleries occidentales et aussi par des Sénégalais, des Africains. Et à un moment donné, les Français avaient caressé l’idée d’envoyer le président de l’époque aux Nations-Unies, où il pouvait exercer ses talents de fonctionnaire à l’International, et le nom de Mbow avait été avancé pour le remplacer à la téte de l’Etat ; c’était dans les années 90. Je me le rappelle, parce que quand je suis revenu, à Sud-Hebdo nous avons fait un papier, d’une page ou deux, sur Amadou Mahtar Mbow. Évidemment, je me suis fait taper sur les doigts. On m’a convoqué très tôt à la Direction de la Sûreté : parce on m’accusait d’être devenu le directeur de campagne de Mbow. C’est dire que quand on parle du NOMIC, le but était quand même qu’il fallait dans nos États et dans nos pays, un nouvel ordre national.

Mbow portait ce combat, lui et ses collaborateurs. Mais étant dans une institution multilatérale, les idées qui étaient émises là-bas, et qui, peut-être ont été défaites en termes de résolutions et de contrôle du pouvoir au sein de son institution, ont germé et ont permis à des gens comme nous de nous en saisir et d’arriver à une meilleure maîtrise du flux interne, tout au moins, et de décloisonner le système médiatique qui était dominé par ce qu’on appelait à l’époque les médias d’État. Et les hommes politiques de l’époque d’ailleurs – je parle sous le contrôle de Amath Dansokho qui est un aîné et qui nous a soutenus et accompagnés – ne posaient pas le problème en terme de nouvel ordre national de l’information ni de pluralisme des médias. Ils posaient le problème de l’accès aux médias du service public, parce que pour eux, qui étaient un peu sous l’empire du système dominant, il fallait se battre pour avoir plus de visibilité à la télévision nationale, plus de voix à la radio et plus de présence dans le quotidien national. Et c’était cela aussi l’une des faiblesses du combat politique qui n’était pas relayé au sein de nos pays, sauf peut-être par quelques jeunes. Je crois qu’il est important de le dire. Quand nous avons créé Sud-FM, la première radio privée du Sénégal, le 1er juillet 1994, la première voix dans cette radio était celle d’Amadou Mahtar Mbow pour rendre hommage à son combat qui avait permis un tel événement.

Alors, ironie de l’histoire, après l’émission inaugurale avec Monsieur Mbow, nous avions passé Madame Wade dont le mari était en prison. Et pour nous, c’était une façon de dire : « oui, il faut que ces gens-là aussi puissent s’exprimer ». C’était la première ou l’unique fois où Madame l’épouse du chef de l’État actuel s’adressait en wolof aux Sénégalais, à la suite d’un parcours initiatique à la fois ardu et inédit. Sur les ondes de Sud FM, la troisième personne qui a parlé, c’était la maman de l’ancien ministre de l’Energie, Samuel Sarr, qui est gambienne. Pour nous, c’était un peu cette réalité sénégambienne qu’il fallait illustrer, en soutenant Samuel Sarr qui se trouvait en prison avec Maître Abdoulaye Wade et compagnie, suite à l’affaire de l’assassinat du vice-président du Conseil constitutionnel, Maître Babacar Seye. C’était pour dire que nous faisions une radio pluraliste et que nous annoncions la couleur dès le départ. Plus tard, nous lancions Sud FM Banjul après avoir couvert le territoire national avec des stations régionales sur la bande FM. C’était, je crois, des moments importants.

Mais Monsieur Mbow, vous êtes aussi à l’origine de la création du SYNPICS. Je prends à témoin Diatou Cissé qui est là. Je suis à l’aise pour le dire, parce que je fais partie des membres fondateurs. Ce sont ces idées-là qui nous ont permis de nous organiser. Vous êtes aussi à l’origine de la création de l’UJAO (Union des Journalistes de l’Afrique de l’Ouest), qui comprend 16 États de la CEDEAO, enfin 15 maintenant, avec le retrait de la Mauritanie. Vous êtes à l’origine de la redynamisation de l’UJA (Union des Journalistes africains). Vous êtes à l’origine du MISA (Media Institute For South of Africa), qui comprend toutes les organisations des médias d’Afrique australe et du Sud et qui ont contribué à la lutte anti-apartheid de manière décisive. Vous êtes à l’origine de ce qui s’est passé à la Pana, première agence panafricaine d’information, mais plus directement du projet WANAD (West African News Agency Development) pour le renforcement des capacités des agences de presse d’Afrique de l’Ouest, qui a connu un tel succès avec un Sénégalais à sa téte, Babacar Fall, qu il a été reproduit en Afrique centrale, avec le CANAD (Central African News Agency Development) et en Afrique australe. Cela a permis le renforcement des capacités des agences nationales en leur fournissant des équipements et en assurant la formation, ce qui était novateur : on ne les formait plus seulement aux techniques du journalisme, mais en relations internationales, dans des domaines spécialisés. Le siège était à Cotonou. L’autre siège était à Yaoundé. Je pense donc qu’on est loin du compte. C’est vrai, on est loin du compte et vous avez raison de souligner les manquements, les insuffisances et les menaces. Mais en même temps, quand on regarde la moitié de la bouteille qui est pleine, on se dit qu’il reste encore à remplir l’autre moitié. Au président Mbow, je dis au nom de tous les miens : « Merci du fond du cœur ». Bonne anniversaire Rendez-vous pour votre centenaire. Que Dieu vous Protège vous Bénisse.

Le combat pour un nouvel ordre mondial de l’information et de la communication : actualité d’un combat majeur d’Amadou Mahtar M’Bow par Hervé Bourges

Le combat mené par Amadou-Mahtar M’Bow pour un nouvel équilibre mondial de l’information est en 1976 un projet politique nouveau mais inspiré d’une idée ancienne. La dénonciation de la domination des grands médias internationaux dans l’information mondiale, la revendication d’un nouvel équilibre de l’information entre le Nord et le Sud et la bataille pour une réelle liberté d’expression dans les pays neufs avaient été développées dès l’après-guerre, dans le contexte fécond de la construction d’une organisation internationale de paix fondée sur le principe des droits de l’homme. A l’époque, de nombreux responsables politiques et experts internationaux avaient mis l’accent, à juste titre, sur la nécessité de développer les moyens d’information dans les pays neufs et d’essayer de rétablir un équilibre mondial dans la circulation de l’information.

Mais il avait fallu attendre 1973 et la IIe conférence des non-alignés pour voir s’élever des voix réclamant un rééquilibrage de l’information entre le Nord et le Sud, préconisant notamment la mise en place d’un « pool des agences de presse ». Plus de 20 ans plus tard, alors que la situation s’était aggravée dans le même temps.

Il n’y a pas de démocratie sans démocrates. Au fond, la conviction qu’il y a une nécessité morale et politique de développer les moyens de communication dans le Tiers Monde comme moteurs du développement démocratique de ces pays est profondément cohérente avec les idéaux qui ont conduit à la fondation de l’UNESCO.

Mais comment faire en sorte que toutes les voix du monde soient entendues, et toutes les voix de tous les pays du monde, comment faire pour que partout sur terre les journalistes soient libres et indépendants, les médias pluralistes, et les peuples à même de s’exprimer ? En d’autres termes, comment mettre en œuvre le rééquilibrage souhaitable ? Fallait-il envisager des mesures coercitives ? Surement pas…La vraie question était là : comment empêcher la mise en place d’un échange inégal sans toucher à l’indispensable liberté des courants d’information ? Si l’intention était louable, la concrétisation s’avérait périlleuse.

En plus de la complexité méthodologique d’entreprendre un tel projet, l’ordre politique et économique mondial donnait à ce projet l’aspect d’une véritable bataille. N’oublions pas que le monde d’alors était partagé en deux blocs concurrents, deux modèles idéologiques englobant et universalistes qui avaient segmenté la surface de la terre. Il est logique que ni l’un ni l’autre ne soutint un projet qui se ne se voulait ni à l’Est, ni à l’Ouest et était par essence hors des contingences idéologiques des deux logiques d’influence.

Les grandes puissances occidentales avaient pour elle l’avantage politique de la domination géopolitique mondiale. Mais ce combat pour la démocratisation de la communication était rendu d’autant plus complexe que le monde développé avait acquis au fur et à mesure des années une incontestable supériorité technique qui garantissait  un monopole de fait sur la production et la diffusion de l’information au niveau mondial.

En outre, la constitution dans les pays industrialisés d’agences internationales assurant la grande majorité de l’information mondiale renforçait la supériorité technique déjà existante. Prenons un exemple fourni par l’UNESCO. En 1975, le Surinam, l’ex-Guyane hollandaise, accède à l’indépendance : cet évènement a occupé 3% du volume des nouvelles de l’étranger par les 16 principaux journaux des 13 pays latino-américains voisins. Ces 3% étaient intégralement fournis par les agences de presse des pays industrialisés. Pendant ces mêmes journées, 70% de l’information de l’étranger portaient sur les pays industrialisés et provenaient à plus de 80% des mêmes agences internationales. Cette idée d’une fracture mondiale au niveau de l’information et de la communication était bien fondée dans les faits.

Dans ce cadre, l’UNESCO semblait être une plateforme idéale pour relever les défis d’un nouvel ordre mondial de l’information. Véritable paquebot diplomatique armé pour la haute mer, cette grande machine administrative était aussi un forum unique pour toutes les nations du monde, à commencer par les plus pauvres, les moins écoutées, qui pouvaient s’y exprimer à égalité avec les pays puissants, et y faire valoir leurs arguments. De ce fait, l’Organisation pouvait être le carrefour des civilisations, des cultures et des idées qui permettraient d’améliorer notre compréhension mutuelle, au moyen de la libre et égale expression de tous. Dès lors, comment assurer une vraie indépendance d’esprit si les consciences individuelles devaient rester attachées aux ligatures intellectuelles d’une seule source d’information, celle de l’Occident ?

Ce combat, Amadou Mahtar M’Bow le vivait pleinement, sincèrement, avec force et conviction. M’Bow avait pris très jeune l’habitude de vivre au carrefour des cultures, aux confins de conceptions du monde presque antagonistes entre sa famille de tradition sénégalaise et son éducation à l’école française. J’ai retrouvé dans le directeur général de l’UNESCO un homme respectueux des différences, frère de tout être humain quel que soit sa race, sa religion, ses croyances. Sa conception de l’humanité était celle d’une authentique communauté universelle : sa culture était sans frontières, il n’en reniait rien. Son horizon n’était pas limité par les préjugés habituels qu’avaient dans les années 70 la plupart des représentants des pays du tiers monde, mais aussi de l’occident.

Cette profonde humanité, je la retrouvai au cœur du projet d’un nouvel ordre mondial de la communication et de l’information. Dans la réalisation de ce projet, Amadou Mahtar M’Bow avait délibérément choisi la voie de la concertation. Sur un sujet aussi sensible, il fallait avant tout donner la priorité à la réflexion, devant la complexité des enjeux. Une commission présidée par Sean Mc Bride, ancien ministre irlandais des Affaires étrangères, à la fois titulaire du Prix Nobel de la Paix et du Prix Lénine de la Paix, avait été chargée de préparer la réflexion de la Conférence générale en rendant un rapport qui devait éclaircir la question de la provenance, de la production et de la diffusion de l’information mondiale.

Ce combat de l’UNESCO était à l’époque d’une criante nécessité, mais sa mise en place souleva de lourdes oppositions. La question d’un nouvel équilibre de l’information suscitait des oppositions de principe des médias occidentaux, et même de certains pays du Tiers Monde, qui y voyaient une menace à leur liberté d’expression. De sévères pamphlets jaillissaient à l’époque dans certains pays pour dénoncer une prétendue volonté de l’UNESCO de bâillonner les médias occidentaux et de s’en prendre à la liberté de la presse en lui imposant un contrôle bureaucratique international. Ils n’étaient que purs fantasmes mais ont nui à l’image d’un projet qui faisait pourtant consensus dans son principe. Ce flou médiatique faisait que l’UNESCO était décriée mais en même temps porteuse d’avenir, et pouvait orchestrer un tournant historique dans l’histoire de la communication mondiale. De nombreux délégués occidentaux furent explicites dans leur rejet. Parlant du rapport McBride, le délégué britannique lança : «  toutes ses parties sont excellentes, mais l’ensemble est mauvais et il ne nous plaît pas. » Mais au-delà de ces oppositions prévisibles fondées sur les craintes de voir l’UNESCO s’en prendre à la liberté de la presse, il est particulièrement révélateur que même un journal comme Jeune Afrique, dont le lectorat se recrute sur l’ensemble du continent africain, ait publié des prises de positions très hostiles au « Nouvel Ordre Mondial de l’Information et de la Communication » : le 24 septembre 1980, Raphael Mergui y signe une longue tribune intitulée « Pour un désordre mondial… » où il stigmatise dans le rapport McBride « un monument d’inculture théorique… », ses « centaines de pages de platitudes et d’incohérence… », où il voit avant tout « la meilleure justification de soumission de la presse au pouvoir », pour conclure brutalement : « comme elle serait insipide, la presse inspirée par l’UNESCO ! » Les dernières lignes de sa diatribe résument assez bien les positions des adversaires du Nouvel Ordre Mondial de l’Information : « Entre les deux maux d’une liberté sans retenue et du contrôle bureaucratique – national ou international – de la presse, le moindre est certainement le premier. Pour avoir donné dans la vision facile et vulgaire de la communication-instrument, les auteurs du rapport McBride se sont condamnés, probablement malgré eux, à légitimer la fusion de la presse et de l’Etat. Au lieu de proclamer très haut qu’on ne les séparera jamais suffisamment. L’UNESCO ne peut pas, par nature, comprendre ce genre de vérité. Elle aurait mieux fait de s’abstenir. »

Décidément, le débat s’engageait mal… Des erreurs avaient indéniablement été commises dans la présentation même du projet : son nom, déjà, et plus particulièrement le mot « Ordre », associé à l’adjectif « Nouvel », semblait vouloir faire table rase de l’existant pour définir un cadre sans précédent, dans lequel l’information devrait se couler. Il n’était pas question de cela, mais cette idée ne pouvait que révolter tous les esprits libres, que ce soit dans les pays occidentaux, ou, plus encore, peut-être, dans ceux où l’information était déjà contrainte et bâillonnée par des pouvoirs politiques totalitaires. Pour eux, le rôle de la presse occidentale était souvent perçu comme libérateur : elle était l’indispensable ouverture qui leur donnait la certitude qu’ailleurs autre chose existait que la tyrannie subie dans leur pays. Les priver de cette ouverture, et de la libre circulation des informations du Nord au Sud, c’était fermer cette fenêtre sur la démocratie dont ils ressentaient particulièrement le besoin. La bataille menée par Sean Mc Bride et Amadou Mahtar M’Bow eût peut-être été mieux comprise si, dès le départ, l’accent avait été mis sur la deuxième revendication qu’ils exprimaient : celle d’une réelle liberté de la communication dans les pays du Sud.

La campagne menée contre l’UNESCO et son directeur général était particulièrement injuste pour qui connaissait personnellement Amadou Mahtar M’Bow. C’était d’abord un homme charmant, d’une extrême courtoisie, très attentif aux autres, et qui travaillait énormément. Il était également exigeant vis-à-vis de ceux qui travaillaient autour de lui et choisissaient pour les principaux postes exécutifs ceux qu’il estimait le mieux répondre aux besoins qu’il avait définis. Néanmoins, les décisions internes de M’Bow faisaient rarement l’objet de polémiques, sans doute parce que l’ensemble des fonctionnaires de l’UNESCO avaient pour lui une réelle estime, méritée par un parcours exemplaire.

M’Bow était profondément loyal à l’égard de ceux qui étaient ses amis, et il le fut aussi à plusieurs occasions à l’égard de ceux qui n’en étaient pas : un fonctionnaire iranien de l’UNESCO qui avait poussé son pays à ne pas soutenir la candidature de M’Bow au poste de directeur général se retrouva emprisonné à Téhéran, après la révolution islamique et l’arrivée au pouvoir de Khomeyni. L’apprenant, M’Bow se mit immédiatement à agir pour obtenir sa libération, et réussit à le faire sortir d’Iran, et lui proposa un emploi à l’UNESCO, à Paris : « il faut savoir oublier, et l’injustice n’est jamais tolérable » disait-il en riant… Même lorsqu’elle atteint un adversaire !

Il était diplomate dans le contact humain mais peu désireux de s’embarrasser de toutes les procédures bureaucratiques, préférant construire le consensus par le mouvement plutôt que dans l’immobilisme des bureaux, prendre en main un dossier brulant plutôt qu’il refroidisse. Le commentaire de Pierre Kalfon, lors de son élection au poste de Directeur Général de l’UNESCO, est particulièrement explicite : « l’itinéraire qui a conduit le petit paysan du Sahel africain à la tête de l’une des plus prestigieuses organisations des Nations Unies est peut être exemplaire de l’émergence d’un autre monde longtemps asservi, méprisé sinon ignoré, celui des peuples déshérités ». Il est parfaitement juste qu’Amadou Mahtar M’Bow avait conscience d’en être le symbole. Il est également juste que ce symbole gênait, non pas tant les anciens pays colonisateurs, dont la mauvaise conscience trouver ainsi à s’objectiver, donc à s’apaiser, mais les nouvelles grandes puissances de l’après guerre qui déployaient désormais leurs propres zones d’influence.

Il ne pensait pas, comme certains intellectuels ou responsables des pays du Sud, fascinés par le modèle occidental, que tout ce qui venait du Nord était bon, ni comme ceux qui faisaient à l’inverse un rejet absolu de la civilisation « capitaliste », qu’une idée ne pouvait être légitime que si elle était portée par les nations pauvres ; c’est très précisément ce qu’exprime sa défiance, maintes fois réaffirmée, à l’encontre de tout système de pensée protectionniste ou paternaliste, fut-il l’humanisme généreux qui servait souvent de légitimation ou de masque à des comportements néocolonialistes.

Venant du Tiers Monde, il était particulièrement attentif à ne pas heurter les sentiments de dignité et d’amour propre national de tous ceux qui avaient du lutter pour l’indépendance de leur pays : il le manifestait par son respect pour ses collègues, qu’ils soient haut placés ou moins importants, hommes ou femmes, et qu’elle que soit leur origine géographique. Mais il savait ensuite ne s’entourer que des plus compétents, laissant le moins de place possible à ceux qui lui étaient imposés par les différents gouvernements, et qu’il ne pouvait éviter, la nature interétatique de l’Organisation et ses équilibrages diplomatiques délicats lui imposant parfois des choix qu’il regrettait.

C’est dans une circulaire datée du 15 septembre 1980, à peine une semaine avant le début des hostilités à la conférence générale de Belgrade, que le Directeur général annonça à tous les sous-directeurs généraux ma nomination et le rôle qu’il entendait me voir remplir : « un coordonateur qui aura la responsabilité générale de supervision de l’élaboration des communiqués de presse et fera fonction de porte-parole du Directeur général pendant tout la session de la Conférence générale ».

Mon débarquement à l’UNESCO intervint donc en pleine bataille : l’enjeu du NOMIC divisait profondément l’organisation et suscitait une polémique internationale largement reflétée par les grands médias américains. Les conclusions de la commission McBride, rendues public en novembre 1979 et communiquées à l’ensemble des Délégations, avaient largement eu le temps de mettre le feu aux poudres lorsque la Conférence générale s’ouvrit à Belgrade, capitale de ce qui était encore la Yougoslavie, le 23 septembre 1980.

Quelles furent les conséquences concrètes de cette grande querelle internationale ? La volonté d’instaurer un « nouvel ordre mondial de l’information et de la communication » fut entériné, et c’est déjà une victoire. Toutefois, compte tenu de l’imperfection des analyses et de la naturelle diversité des points de vue, cette idée donne plus la mesure d’une aspiration qu’elle ne prétend définir un système normatif.  Néanmoins, la qualité avec laquelle elle s’épanouit traduit l’adhésion à quelques objectifs majeurs auxquels la communauté internationale a souscrit.

Quels sont-ils ? Eliminations des déséquilibres et des inégalités par la promotion d’une circulation libre, d’une diffusion plus large et mieux équilibrée des informations. Meilleure répartition des capacités et des moyens de communication. Par son « Programme international pour le développement de la communication », l’UNESCO s’efforce d’obtenir un consensus qui favorise les capacités nationales de chaque pays pour développer une information et une formation professionnelle endogènes, et permet de réduire l’écart entre les divers pays. Le conseil international du PIDC, qui rassemble 35 pays, s’est rassemblé pour la première fois à Paris, à la maison de l’UNESCO, du 15 au 22 juin 1981. La réunion a été consacrée à l’identification des besoins et des priorités. Puis, quinze projets régionaux et deux projets internationaux ont été sélectionnés et mis en application.

Le continent africain a bénéficié cette année là du principal effort consenti par le PIDC, notamment pour l’aide à l’agence panafricaine de presse. Les pays du Golfe ont par ailleurs contribué au programme de développement des communications en Afrique. Il faut noter cependant les réticences des pays développés à participer pleinement aux projets. Le Directeur général de l’UNESCO avait regretté que les contributions de ces pays n’atteignent pas plus de six millions de dollars sur les soixante dix qui étaient à l’étude. La délégation américaine, par exemple, avait précisé que l’aide de son pays ne porterait que sur des réalisations bilatérales et des projets spécifiques, et elle avait par ailleurs demandé des garanties pour que la création de nouveaux réseaux d’échanges d’informations, notamment en Asie et dans le Pacifique, ne limite pas les activités des organes de presse internationaux opérant dans la même région.

La France, quant à elle, avait annoncé sa contribution pluriannuelle qui s’élevait à deux millions de dollars dont 500000 en 1982. Contribution positive, volonté affirmée de réaliser, dans les rapports avec l’UNESCO, un changement réel. Cet esprit, ce ton nouveau, marquait les relations établies entre le gouvernement français et l’UNESCO. L’année précédente, François Mitterand ne s’était-il pas déclaré partisan d’un nouvel ordre mondial de l’information ? « La méthode consistant à concevoir un produit et à essayer de le vendre ne saurait permettre à faire face à une telle nécessité, ni aider à une politique de communication, d’information et d’éducation sur des territoires étendus et parfois faiblement peuplés ».

Jean Paul II, à la même époque, s’était fait l’écho à Lagos de la controverse qui divisait les pays du tiers monde et une partie des pays industrialisés au sujet de l’action menée par l’UNESCO en faveur de l’émergence d’un nouvel ordre mondial de la communication : « il faut faire en sorte, avait-il dit, que la souveraineté de chaque pays soit sauvegardée par un usage correct des moyens de communication qui peuvent devenir instrument de pression idéologique. Et ce genre de pression est plus dangereux et insidieux que bien des moyens coercitifs. »

La communication est par essence dialogue, échange réciproque sans subordination ni discrimination. Outre une nécessité morale, il y va d’une exigence vitale d’identité pour chaque groupe humain, chaque peuple. Ne pas le comprendre reviendrait à assassiner toute idée de communication.

A partir des années 1990, l’explosion du bloc communiste a brisé la partition bipolaire de la planète. L’émergence d’un nouveau monde dans lequel on croyait voir la « fin de l’histoire », un monde homogénéisé sous l’égide de la superpuissance américaine a fait long feu. Paradoxalement, la montée des Brics, Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud renforce l’unité de notre planète en dessinant la nouvelle maquette géopolitique d’un monde multipolaire mais pourtant toujours plus intégré. Mais bien plus que la recomposition de l’équilibre mondial, c’est la révolution numérique qui réactualise le problème de la communication.

La constitution progressive d’un réseau d’information universel constitue une première dont les conséquences sont considérables. Jusque là, l’histoire humaine a largement été déterminée par l’avancée des techniques de communication et d’échanges immatériels. La découverte de l’écriture d’abord, puis les différents systèmes de codification sociale, le principe de la loi et du contrat, constituent les divers moments d’une virtualisation croissante du monde humain. Désormais, l’âge de la communication universelle impose que soit pensé un système d’organisation sociale universel, que précède déjà l’apparition au cours de la dernière décennie, d’une forme d’opinion publique mondiale. Comment faire en sorte que cette opinion publique émergente ne détruise pas en se développant la diversité prodigieuse des cultures et des traditions qui fonde une réalité humaine tellement complexe, multiple, contrastée ?

La révolution de la communication, engendrée par l’apparition et la généralisation des technologies de l’information et de la communication, les fameuses NTIC, avec la téléphonie mobile et Internet en premier plan, nous a fait entrer de plein pied dans la société de l’information. La possibilité corolaire donnée à chacun de se faire entendre par tous par l’intermédiaire des médias numériques représente un progrès sans précédent dans la communication mondiale. Les révolutions arabes ont été faites en premier lieu sur Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux cependant qu’Al Jazeera servait de relai télévisuel aux aspirations démocratiques arabes, tandis que les chaînes internationales dont la dernière en date France 24, s’efforçaient de briser le mur du silence de la propagande, de la désinformation des régimes dictatoriaux. Le monde a changé, les équilibres géopolitiques ont été bouleversés et les techniques de communication révolutionnées mais les déséquilibres et dépendances subsistent : ainsi la révolution numérique a aussi accouché d’une fracture numérique, qui réactualise le combat pour un nouvel ordre mondial de la communication. Sur ce point, certaines préconisations du rapport McBride semblent étonnement actuelles aujourd’hui encore : diminuer les inégalités en matière d’accès à la communication, surtout dans les domaines technologiques,  développer les technologies qui permettront une autosuffisance en communication de chaque pays, encourager une infrastructure de communication qui favorise autant l’éducation et le développement que  l’information.

Pourtant, l’instrument Internet peut servir à construire une société humaine plus juste et plus solidaire, passant par une ouverture croissante à autrui et une authentique communication entre les hommes et les cultures. De ce point de vue, il peut être un atout décisif de l’accomplissement de la mission qui figure dans l’acte fondateur de l’UNESCO, et qui lui impose de chercher à construire dans l’esprit des hommes même, là où naissent les guerres, « les remparts de la paix ». Inversement, l’outil Internet peut être utilisé pour renforcer les phénomènes de domination culturelle et économique des pays riches, accélérer les processus d’assimilation à l’œuvre de nos sociétés ou accentuer les avantages offerts aux classes sociales déjà privilégiées. Il n’est donc pas inutile de nous interroger sur les fins que nous assignons, de manière internationale, au développement d’Internet.

De fait, la progression des techniques de communication est allée plus vite que le développement de la gouvernance mondiale et de la réflexion collective. Le principal organe de concertation diplomatique, l’ONU, est restée cantonnée à sa forme d’après-guerre, marquée par les conséquences de la Seconde Guerre Mondiale : le Japon ou l’Allemagne, puissances du monde développé, sont encore  à l’écart du Conseil de Sécurité, de même que l’Inde ou le Brésil, puissances de demain, ou de l’Afrique, continent de l’avenir. Cette situation, peu conforme à l’état du monde d’aujourd’hui ne saurait perdurer.

* Hervé Bourges est ancien porte-parole et Directeur de l’Office Public d’Information de l’UNESCO, ancien ambassadeur de France auprès de l’UNESCO, ancien président de RFI, TF1 et de France Télévisions et a présidé le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA). Il est aujourd’hui Président du Comité permanent de la diversité à France Télévisions et membre de l’Observatoire de la diversité du CSA

« Amadou Mahtar Mbow et les Assises nationales »Par Mamadou Lamine LOUM

Rendre compte de la relation entre Amadou Mahtar MBOW et les Assises nationales du Sénégal peut paraître aisé à première vue pour quelqu’un qui l’a côtoyé et fréquenté assidument pendant la durée et le suivi de celles-ci.

Mais, très vite, l’on perçoit bien qu’il n’est pas si simple de rendre compte de l’action d’un Homme dans le cadre d’un exercice qui poursuit son cours historique.

Quant à l’Homme, qui mieux que lui-même est capable de restituer fidèlement les questionnements et les réflexions mais aussi les appréhensions et les angoisses et, en définitive, les motivations d’un acquiescement franc à la sollicitation unanime des organisations politiques et citoyennes maîtresses d’œuvre des Assises nationales ? Mais, en retour, que n’accepterait-on pas pour participer au chœur des hommages qu’élève le présent Colloque pour célébrer le bel âge de 90 ans révolus atteint par notre Cher Président, celui là même où tous les privilèges vous sont concédés bien volontiers ? Et puisque ce sous-thème a pu être repêché in extremis pour faire partie de l’évènement, en dépit de son caractère forcément moins académique, il faut bien l’introduire à votre attention en tenant compte de ce qu’il aurait pu être, il fut un moment du reste, rattaché à d’autres thèmes du Colloque, au vu du caractère générique et global des Assises nationales (histoire de l’Afrique – droits humains – action pédagogique et scientique –information et communication).

Retenons tout de même, en guise d’avertissement, que l’inter action intime entre le sujet et l’objet rend malaisé l’équilibre entre les parties. Pour bien se comprendre, il suffira de convenir que les développements plus volumineux sur les Assises nationales portent avant la lettre autant d’éclairage sur le guide des dites Assises, Amadou Mahtar MBOW.

L’exercice des Assises nationales du Sénégal a fait couler beaucoup d’encre et de salive à propos de ce qu’elles représentent : un moment de mobilisation (qui passe) ou un temps fort (qui creuse son sillon) ? Une rencontre mineure (sans suite) ou une instance majeure (qui compte) ?

L’Homme

Amadou Mahtar MBOW n’était pas en reste de ces supputations : n’avait-il pas perdu la main depuis longtemps ? Sa longue carrière internationale ne l’avait-il pas éloigné des réalités du terrain national ? L’âge avancé n’allait-il pas peser sur la conduite de ce lourd chantier ? Le militant qui prend parti n’allait-il pas éclipser le Guide bâtisseur de synthèses consensuelles.
Nous répondons à ces questions à travers deux thèses qui structurent la présentation :

Les Assises nationales du Sénégal : un Projet et un Produit d’intérêt national majeur

Le Président des Assises nationales du Sénéga :Un Citoyen et un Dirigeant de référence.

Les Assises nationales du Sénégal : un projet et un produit d’intérêt national majeur« Quant un vaste chantier citoyen, méthodique et rigoureux débouche sur un pacte citoyen d’émancipation et de progrès »

Le projet :

Un vaste chantier citoyen voulu méthodique et rigoureuxLe test de la méthode sera effectué au triple plan de l’identité, des repères et de la méthode y compris les dispositifs de sauvegarde.

Identité

Les Assises nationales sont un projet citoyen fédérateur destiné à régir et réguler le fonctionnement de la République, de consacrer celle-ci de manière plus authentique et de la protéger contre les dérives et les déroutements commis par tous acteurs et toutes Autorités et qui empêchent la réalisation des avancées économiques, sociales et politiques auxquelles aspire le Peuple souverain. Le référent de ce projet renvoie à une convergence axiologique bâtie sur un socle commun des valeurs et de principes partagés constituant l’épine dorsale du contrat social étalonné par les citoyens.

Initiative des partis politiques ayant rencontré un écho spontané au sein du milieu associatif, les Assises ont regroupé sans exclusion des partis politiques,  des ONG et des ADH, des syndicats de travailleurs et d’entrepreneurs, des personnalités lindépendantes, des bonnes volontés citoyennes.

Repères

Dimensions – EnvergureLa première dimension, d’ordre institutionnelle, a abordé les cellules et acteurs suivants : Etat – Famille – Ecole – Entreprise – Association – Société – Nation – Citoyen- Dirigeant.
La seconde dimension, d’ordre spatial, a couvert : les villes – les terroirs ruraux – les facteurs écologiques – les pays voisins – l’Afrique et le Monde.
La troisième dimension, d’ordre temporel, a permis de visiter les cinquante dernières années, d’aborder la situation actuelle et récente et de dresser des perspectives pour le futur désiré par les citoyens.

Atouts – contraintes

Ils ont été identifiés dans les sphères sociale, économique ou politique pour être activés et désactivés en fonction des besoins d’action ou de parade. Ce sont :
Les dynamiques VS  les interties
Les ferments VS les stabilisateurs
Les antidotes VS les allergies
Les invariants VS les tendances lourdes
Les acteurs du changement VS les forces de conservation et d’inertie

Méthode

L’exercice n’a pas prétendu à l’exhaustivité, prétention futile en l’occurrence. Par contre, il a veillé consciencieusement à interroger de façon récurrente les critères de pertinence, de cohérence et de fiabilité pour s’assurer de diagnostics objectifs et de recommandations fécondes.
De même, il a permis d’établir des corrélations intra et inter sectorielles qui permettent d’apporter des liants à l’ensemble de l’édifice.
Enfin la méthode utilisée n’a pas manqué, au stade des recommandations, d’évaluer ces dernières au regard de dispositifs de sauvegarde qui définissent les précautions à prendre pour éviter les excès nuisibles dans un sens comme dans l’autre. Ceci permet ainsi :
de protéger la République de manière efficace et durable et sans rigidité préjudiciable au mouvement qui pourrait être nécessaire à l’avenir ;
de prévenir les méfaits nés des pratiques du fait accompli des Dirigeants par l’aménagement de dispositifs appropriés puisés à la source de l’Etat de droit ;
de ne pas s’obliger à des paris généreux hors de portée sans renoncer à une dose de hardiesse destinée à conjurer les risques d’impasses socialement coûteuses ou économiquement ruineuses.

Le produit : un pacte citoyen d’émancipation et de progrès

Le corpus du produit final est constitué de deux documents principaux que sont la Charte de Bonne Gouvernance Démocratique et la Synthèse des rapports des Commissions.
Quant à l’esprit, on peut le résumer à travers la formule  de « gestion vertueuse et performante des affaires publiques ».
Au terme d’une année franche de travaux de réflexion et de production, suivie de près d’une dizaine de mois d’optimisation des travaux de synthèse, ce produit des Assises nationales peut être restitué à travers ses choix de cadre logique, la définition de ses options de principes actifs et la typologie de la gamme des diagnostics et des recommandations finales identifiées par nature et par degré de contrainte.
Le Cadre logiqueLa règle de travail adoptée est la suivante : le Projet de société, quête d’émancipation et de bien être moral et matériel, culturel et écologique issue des consultations internes et externes, gouverne le Projet économique d’émancipation matérielle lui-même caractérisé par la production de biens et services, par un meilleur équilibre territorial, une mobilisation optimale des ressources humaines internes et externes et enfin par une meilleure intégration sous régionale et régionale africaines.
Ces deux projets commandent et contraignent le choix de type d’institutions politiques et constitutionnelles à créer. Ces dernières sont voulues sur mesure et les plus aptes possible à permettre la réalisation de nos desseins collectifs, en fonction de la phase historique de référence ainsi que des missions qui lui sont rattachées.

Les Principes actifs

Constituant la substance de base des propositions adressées aux citoyens et qui traversent l’ensemble des thématiques, ils peuvent être compris comme des relations binaires qui se complètent, notamment :
justice & équité
démocratie & protection des minorités
la Bonne Gouvernance & bonnes politiques publiques
dirigeance & citoyenneté
institutions & droits et libertés
travail et mérite & solidarité
cohésion nationale & diversité culturelle
concertation & participation
progrès & éthique
science & savoir traditionnel.

Gamme des diagnostics

Si dans certaines circonstances, les déficits sont de l’ordre de la normativité, dans bien d’autres et le plus souvent ils sont de l’ordre de l’effectivité. C’est le cas des institutions et libertés.
Par ailleurs, il a été observé selon les domaines et les périodes, tantôt des carences ou des faiblesses d’options stratégiques tantôt des insuffisances dans l’effort ou la performance durable. C’est l’exemple en économie et finances où on observera par ailleurs la marque récurrente des inégalités grossissantes et des déséquilibres choquants affectant la cohésion sociale.
Enfin, au plan des valeurs et de la société, il a été observé une surdétermination des facteurs sociaux  et des coefficients personnels tout autant qu’une prédominance des contrevaleurs émergentes et des enjeux de « pouvoir » et d’ «avoir».

Typologie de recommandations

Sous l’empire d’un impératif d’effectivité des droits humains au-delà des effets proclamatoires si faciles quand ils sont exprimés en langue étrangère, trois types de recommandations émergent de la synthèse des travaux et se regroupent autour de trois séries de volets :
le volet configuratif bâti autour d’exigences citoyennes fortes destinés à structurer les règles du jeu politique, économique et social ; ces dernières étant affectées de fortes garanties d’effectivité et de protection contre toute tendance à l’instrumentalisation ;
le volet prescriptif qui est destiné comme remède aux maux conjoncturels et structurels nés des crises multiformes qui assaillent le Sénégal ;
enfin le volet contributif, condensé de viatique adressé aux décideurs publics actuels et futurs comme intrants à leurs politiques et programmes qui feront l’objet d’offres publiques à des citoyens présumés mieux armés pour les apprécier.

Quelques exemples de mesures structurantes, exigés par les citoyens, peuvent servir d’illustration :

valoriser les langues nationales comme supports vivants de la démocratie et du développement ;
remettre les valeurs sociétales à l’endroit ;
placer le citoyen au centre de la gestion des affaires publiques ;
réhabiliter la constitution contre les manipulations intempestives et l’instrumentalisation et placer les principes constitutionnels fondamentaux sous la garde du Peuple Souverain, dans le cadre d’une Charte des Libertés, y compris la reddition des comptes, la concertation et la  participation ;
ériger la fonction de représentation politique au rang d’activité à durée strictement  limitée ;
éteindre le caractère abrasif des élections dans la vie politique, économique et sociale (avant-pendant-après les consultations) ;
séparer et équilibrer les institutions rendues effectivement égales en dignité ;
changer de paradigme de production et d’insertion de l’économie mondiale tout en valorisant un patriotisme économique porteur d’émancipation économique et de progrès social ;
instituer au profit des terroirs et collectivités locales des minima locaux de dotation en infrastructures et en services de base garantis par des dotations budgétaires prioritaires dans les arbitrages budgétaires ;
plafonner strictement les dépenses des Pouvoirs publics (Présidence – Primature – Parlement) par rapport aux dépenses de fonctionnement et d’investissement de l’Etat ;
définir une politique extérieure favorisant objectivement les intérêts nationaux et se fixant comme objectif de valoriser le rôle et les apports des émigrés ainsi que de faire accomplir des avancées substantielles à l’intégration régionale et sous régionale.Tout ce travail a débouché sur une Charte de Gouvernance démocratique et un rapport de synthèse dont la restitution est en cours en ce moment dans les différents départements du Sénégal. La pertinence des diagnostics qui y sont posés et la fiabilité des recommandations autorise à penser que la grand-messe politicienne tant redoutée est devenue un exercice politique authentique au sens nobre du terme.

Le Président des Assises Nationales – Un Citoyen et un Dirigeant de référence.

Une carrière accomplie et un engagement permanentDiriger les travaux relatés plus haut exige de hautes qualités intellectuelles et morales et une aptitude éprouvée à la guidance. Amadou Mahtar MBOW en a fait montre à merveille, servi doublement en cela par une vie professionnelle publique bien remplie et un rapport sain avec la Cité. C’est ce qui a fait de lui le profil adéquat pour conduire cette délicate entreprise. Ce n’était pas facile en regard du caractère hétéroclite du groupe (partis, ONG, ADHP, syndicats etc.) ainsi que du climat politique délétère de l’époque, sans compter l’option exigeante de financement autonome endogène.
Je ne m’étendrai pas outre mesure sur la vaste et riche carrière de M. MBOW, évoquée à souhait lors de l’ouverture du Colloque. Par contre, nous ne pouvons pas nous arrêter un moment sur l’éclectisme de son cursus humain et professionnel et sur la thématique de son œuvre qui semblaient faire un clin d’œil prémonitoire aux Assises Nationales du Sénégal.
Réfléchir sur les problèmes d’un Etat, c’est assurément plancher sur un nombre de domaines multiples et variés qu’il n’est pas toujours donné de connaître sur le plan académique et sur le plan empirique. Or le Président MBOW a connu et pratiqué tour à tour, et j’en passe :

Les activités agricoles et les tâches de bureau ;

Les fonctions d’éducateur dans les classes et d’éducateur sur le terrain ;
Le sacerdoce du soldat en activité puis les « farnientes » du civil en retraite ;
Les conditions d’homme libre puis de prisonnier de guerre ;
Les fonctions de Chef syndical étudiant puis de patron de service et de projet ;
les hautes directions de Ministre au Sénégal, avant et après l’indépendance, puis celles du Directeur général d’une organisation internationale membre du système des Nations Unies avec siège à l’étranger.Chacune de ses positions le prédispose à lire en connaissance de cause les lignes des milliers de pages des rapports des comités départementaux de pilotage des régions et de la Diaspora, loin de toute routine et de toute indifférence.
Au plan des œuvres littéraires, l’analyse le Verbatim des titres de ses ouvrages laisse également apparaître des indices intéressants sur les centres d’intérêt intellectuel et moral de l’Homme : Education de base (1953-57) – Histoire de l’Afrique – l’Unesco et l’Avenir – Un Monde en devenir – l’Unesco et la solidarité des Nations – Le temps des Peuples –  Aux sources du Futur – Choisir l’Espoir – Universalité et Coopération.
Ainsi, qu’il s’agisse du Temps (Futur-Devenir-Avenir) comme de la Matrice humaine (Nation-Peuple), du lien Social (Solidarité – Universalité – Diversité) comme des Intrants culturels (science – culture), l’occurrence révèle de manière patente une affinité de thèmes avec les Assises nationales du Sénégal applaudies par tout un Peuple qui crie sa quête de futur, et d’abord de présent, son attachement à la solidarité et sa soif de savoir, de savoir-faire et de savoir- être.

Une guidance éclairée :

le label et le modèleParti du « local » qu’il a arpenté dans toutes les directions du Sénégal, le Président MBOW a pratiqué ensuite le « national » dans sa portion centrale. Puis il est monté au « global » pour revenir au « local ». Le profil de formation et de perfectionnement tout autant que le vécu le prédisposaient à souhait à la conduite du projet délicat des Assises nationales.
Chacun des participants comme des membres de l’équipe de Direction a pu se rendre compte du type de dirigeance du Professeur MBOW qui n’écrase pas ses collègues mais plutôt les mobilise par la souplesse et la patience, la sagesse et la sénérité, l’expérience, la disponibilité et l’humilité de celui qui sait. Bâtisseur de consensus et négociateur habile, il a su éviter au mouvement les terrains glissants et les impasses en s’élevant au-dessus de la mélée. Mais surtout son leadership a été accepté et non imposé.
Servi par une capacité substantielle de travail et au besoin par une endurance de marathonien, M. Amadou Mahtar MBOW nous a tous épatés par sa faculté d’adapter son rythme de travail aux nécessités des urgences et des comptes à rebours, tout en déléguant les activités au maximum chaque fois que nécessaire.
Il y a fort à parier que le produit politique issu des Assises nationales gouvernera le Sénégal demain ou après demain. Nul ne pourra mesurer alors la part que cet Homme MODELE aura joué dans la consécration de ce Projet et la promotion du LABEL qui y est attaché au seul profit du Sénégal et de l’Afrique.

Je vais conclure :

Appelées à figurer parmi les derniers Actes Majeurs de son œuvre, la conduite des Assises nationales comptera assurément en bonne place dans la vie de Amadou Makhtar MBOW, ne serait ce qu’en raison de ce qu’elle lui offre, dans son pays, une plateforme panoramique d’où il peut, tout en méditant garder un œil sur les pulsions de son Peuple, et veiller d’une oreille attentive et non complaisante à l’application fidèle de la Doctrine de gestion des affaires publiques qui y prend sa source. En n’oubliant pas tout de même qu’il y a pour certains, au-delà du droit au repos, une obligation de repos de temps en temps

Pour présumée importation frauduleuse du sucre:La Css porte plainte contre l’Unacois/Jappo

https://actusen.sn Le torchon brûle entre la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) et l’Union nationale des commerçants et industriels (Unacois). Ces derniers vont, désormais, régler leur différend devant le juge. En effet, selon SourceA, une plainte a été déposée par la Société de production du sucre contre la structure des commerçants. La CSS accuse l’Unacois/Jappo d’importer, frauduleusement, du sucre.

445 MILLIARDS DE FRANCS CFA D’IMPORTATIONS SUR 20 MOIS PAR MOMAR DIENG

Impact.sn   Enquête sur la tyrannie du riz au Sénégal : La plus grande partie de ce stock a sans doute été déjà consommée au grand bonheur des importateurs, d’autant plus que la denrée est exemptée de taxe sur la valeur ajoutée (Tva).

La Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (Cenozo) dont le siège est à Ouagadougou (Burkina Faso) publie de mars à mai 2019 une série d’enquêtes sur différents thèmes d’intérêt public. Le quotidien « Tribune » en publiera un certain nombre dont celle-ci consacrée à la problématique de la denrée riz, notamment au Sénégal. (Partie 1)

Les importations sénégalaises de riz se portent plutôt bien avec des achats en valeurs d’environ 444,525 milliards de francs Cfa sur 20 mois (janvier 2017-août 2018) pour des quantités de 2 millions 118 mille tonnes. La plus grande partie de ce stock a sans doute été déjà consommée au grand bonheur des importateurs, d’autant plus que la denrée est exemptée de taxe sur la valeur ajoutée (Tva). Un cadeau financier de plusieurs dizaines de milliards de francs Cfa que l’Etat justifie par la nécessité de préserver la paix sociale en soutenant des prix accessibles aux populations, avec la bienveillance de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).

La tyrannie du riz importé au Sénégal, menacée par une brouillonne montée en puissance de la production locale, est une réalité incontestable, surtout lorsqu’elle est exprimée à travers des chiffres officiels. Selon des documents de la Douane sénégalaise en notre possession, 2,118 millions de tonnes de riz sont entrées au Port de Dakar entre le 1er janvier 2017 et le 31 août 2018. Ces achats ont coûté la somme de 444 milliards 525 millions 649 mille 497 francs CFA. Les droits et taxes dont les importateurs se sont acquittés ont été de 29 milliards 608 millions 416 mille 87 francs CFA.

 Le riz importé durant la période indiquée provient de grands pays producteurs de la céréale comme l’Inde, le Brésil, le Pakistan, la Thaïlande, la Chine, l’Argentine, les Etats-Unis, la Malaisie, l’Uruguay, le Cambodge… mais aussi de destinations improbables comme Antigua-Barbuda, la Belgique, les Emirats Arabes Unis, la Suède, le Myanmar, la Slovénie, etc.

«Si le riz est exempté de TVA, c’est une forme de subvention qui est ainsi accordée aux consommateurs» 

Selon le directeur du commerce intérieur, Ousmane Mbaye, aucune subvention n’est directement allouée par l’Etat du Sénégal aux importateurs de riz. Les seules charges imposées à la filière sont des taxes de 10% à payer à la Douane et des prélèvements globaux de 2,9%, soit 12,9% en tout. Même la fameuse taxe sur la valeur ajoutée (TVA), impôt indirect que les services de l’Etat sont chargés de récolter a posteriori auprès des commerçants, ne frappe pas le riz importé.

«Si le riz est exempté de TVA, c’est une forme de subvention qui est ainsi accordée aux consommateurs», souligne le directeur du commerce intérieur. «Si cette Tva était appliquée comme elle l’est à d’autres denrées, le riz aurait coûté 18% plus cher que son prix actuel toutes choses étant égales par ailleurs», suivant les variétés vendues sur le marché. Ainsi, le kilogramme de riz brisé ordinaire (260 francs Cfa) aurait été relevé de 46 francs ; le riz brisé parfumé ordinaire (400 francs Cfa), de 72 francs Cfa ; le riz parfumé de luxe (450 francs Cfa), de 81 francs Cfa ; et le riz local entier et brisé (300 francs Cfa), de 54 francs Cfa (prix officiels au 19 juin 2018).

 Sur la base des informations douanières en notre possession, en particulier de la valeur marchande de 444,525 milliards des quantités de riz importées entre janvier 2017 et août 2018, le cadeau financier offert par l’Etat du Sénégal aux importateurs de riz peut être évalué à environ 80 milliards de francs Cfa si on prend en compte une TVA à 18%. « L’opérateur qui investit son argent n’est pas un bon Samaritain. S’il ne s’en sort pas, il va faire autre chose, et le consommateur n’aura plus de riz », souligne le directeur du commerce intérieur. «Il est impératif de garantir la rentabilité de l’activité (des importateurs et autres commerçants de riz) en la rendant pérenne par une politique d’équilibre dans l’intérêt de toutes les parties.»

En réalité, la non application de la Tva sur le riz découle d’un choix politique communautaire au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Il s’agit de l’alinéa 3 de l’article 21 de la Directive n°02/98/CM/UEMOA du 22 décembre 1998 (modifiée en mars 2009) consacré à l’harmonisation des législations des Etats membres en matière de TVA. «Sont exonérées de la Tva : (…) les livraisons de produits alimentaires non transformés et de première nécessité conformément à la liste objet de l’annexe à la présente Directive dont elle fait partie intégrante.»

 Dans ladite annexe, le riz est dans la première des huit catégories de produits classifiés par l’Uemoa, avec le maïs, le mil, le millet, le sorgho, le fonio, le blé. Mais il y a une exception de taille : la Tva ne concerne pas le « riz de luxe ».

La non application de la Tva sur le riz découle d’un choix politique communautaire au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) 

Principal denrée de consommation des Sénégalais, le riz ne peut laisser les autorités politiques indifférentes. Sa gestion est donc l’objet d’une attention permanente. «A dire vrai, il n’y a pas de problème autour du riz. C’est un marché que nous surveillons au plan macro-économique, au niveau des stocks, par des anticipations sur les marchés extérieurs », explique le directeur du commerce intérieur.

Cette surveillance concerne deux pôles qui s’interconnectent: l’approvisionnement correct et continu du marché, et la stabilité des prix au consommateur. Le riz vu sous cet angle, l’objectif des gouvernements qui se succèdent ne varie pas: prévenir des émeutes sociales liées au produit manquant et/où à la volatilité des prix afin d’éviter les spéculations et les ruptures de stocks artificielles.

ENQUETE CENOZO – AFRIQUE DE L’OUEST:LA TYRANNIE DU RIZ PAR ARNAUD OUEDRAOGO

Impact.sn   “Les performances internes des différents pays de la région ne sont pas encore à la mesure des contraintes qui entravent le développement des chaines de valeurs rizicoles”, indique toujours le Bulletin de synthèse Souveraineté alimentaire

Le riz joue un rôle important dans l’économie des pays ouest-africains et dans la consommation des ménages urbains et ruraux.

Comparativement à l’importation, la production locale de cette céréale est en général faible dans les pays de l’Afrique de l’Ouest, à l’exception du Mali.

Cette part, plus grande, de l’importation dans le secteur du riz Afrique de l’Ouest s’explique, en partie, par la crise alimentaire de 2008, qui avait été marquée par une forte hausse du prix de la denrée et provoqué ainsi des émeutes dans plusieurs pays de la zone. La sous-région a durement ressenti cette crise car elle dépendait à hauteur de 40% des importations internationales de riz.

Le prix de la denrée a ainsi été multiplié par 2 au Sénégal et par 1,5 au Bénin et au Mali indique le Bulletin de synthèse Souveraineté alimentaire dans son numéro 23 de décembre 2016.

La plupart des Etats ont alors pris des mesures d’urgence et adopté des politiques et programmes d’autosuffisance en riz, qui ont fait une part belle à l’importation avec notamment des exonérations fiscales.

 Des pays comme le Bénin, le Burkina Faso, le Ghana, le Libéria, le Mali, le Nigéria et le Sénégal ont décidé de suspendre les droits de douanes sur le riz. Le Mali et le Bénin ont fait de même avec la TVA (taxe sur la valeur ajoiutée).

En dépit des progrès réalisés ces dernières années dans la production locale, les importations de riz semblent loin de se réduire. “Les performances internes des différents pays de la région ne sont pas encore à la mesure des contraintes qui entravent le développement des chaines de valeurs rizicoles”, indique toujours le Bulletin de synthèse Souveraineté alimentaire.

Le riz est devenu au fil des ans une denrée de consommation courante et un produit stratégique pour une bonne partie de la population ouest-africaine, voire mondiale, selon la FAO.

“Il occupe par exemple la 4ème place parmi les céréales cultivées au Burkina Faso, tant du point de vue des superficies, de la production que de la consommation annuelle par tête”, révèle le Bulletin de synthèse Souveraineté alimentaire. La consommation annuelle du riz au Burkina Faso dépasse largement les 400 000 tonnes et s’accroît à un rythme d’environ 5,6% par an, selon le ministère de l’Agriculture et de l’Aménagement hydraulique.

Dans un pays comme le Bénin, le riz fait partie des céréales les plus consommées également. Il y occupe d’ailleurs la troisième place en termes de production de céréales après le maïs et le sorgho et représente la deuxième céréale en termes de consommation après le maïs, selon le Conseil de concertation des riziculteurs du Bénin (CCR-B).

“Autrefois considérée comme un aliment de luxe, le riz devient un aliment de base pour toutes les couches de la population avec une consommation moyenne de 25 à 30 kg par habitant par an, soit entre 175 000 et 210 000 t dont plus de 80% couverts par les importations”, rapporte le document cadre de la Stratégie nationale pour le développement de la riziculture (SNDR) de ce pays.

Les importations importantes de riz dans la sous-région résultent aussi en partie de changements au niveau de la demande. La consommation de riz en Afrique de l’Ouest a progressé rapidement, passant de 10 kg par personne et par an en 1961 à 26 kg en 1981 et 34 kg en 2009. Les résultats des projections récentes montrent que la consommation de riz par habitant devrait atteindre 53 kilos en moyenne en 2025. Ainsi, la consommation totale de riz devrait atteindre environ 24 millions de tonnes en 2025, soit une augmentation de 74% sur la période 2011-2025, explique Ahouansou Aurélien, un expert béninois du riz.

Selon lui, cette forte progression est la résultante de la croissance démographique, de l’urbanisation rapide et de la hausse du pouvoir d’achat. “Non seulement la population augmente à un rythme annuel de 2,7%, mais l’urbanisation introduit un changement rapide des habitudes alimentaires avec une inclinaison plus affirmée pour le riz, en particulier importé, au détriment des autres céréales”, poursuit-il.

  Il y a d’autres facteurs qui expliquent cette forte dépendance aux importations de riz. Les chocs climatiques des années 1970 en Afrique de l’Ouest – particulièrement au Burkina Faso, au Sénégal, au Mali et quasiment dans tout le Sahel où une famine a sévi – ont eu des effets négatifs sur l’offre de céréales locales. Le recours subséquent à l’aide alimentaire s’est généralement fait à base de riz importé. Les Etats ont mis en place des politiques dites « pro-urbaines », fondées en partie sur la fourniture de riz à bas prix, permises par la disponibilité de surplus de riz moins cher sur le marché international. Toutes choses qui ont également contribué à modifier les préférences alimentaires des populations, en faveur du riz importé, contribuant ainsi à déprimer l’offre locale.  (à suivre)

Exportations du Sénégal : Une hausse de 0,9% notée en janvier 2019

https://www.lejecos.com/ «Les exportations du Sénégal sont évaluées, au mois de janvier 2019, à 180,9 milliards de FCFA contre 179,3 milliards de FCFA au mois précédent, soit une hausse de 0,9% », renseigne l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) dans son Bulletin mensuel sur les statistiques du commerce extérieur.

Cette évolution, explique-t-on, est  essentiellement expliquée par l’augmentation des expéditions des poissons frais de mer (+45,4%), des crustacés, mollusques et coquillages (+60,1%), des arachides non grillées(+67,7%), du ciment hydraulique (+57,9%) et des préparations alimentaires pour soupe (+39,3%).

Par ailleurs, la vente à l’extérieur des huiles brutes d’arachides, évaluée à 3,6 milliards de FCFA contre une absence d’exportation de ce produit au mois précédent a renforcé cette hausse. Cependant, le fléchissement des exportations de produits pétroliers (-37,5%) et de l’or non monétaire (-66,6%) a atténué cette tendance haussière. Comparées au mois de janvier 2018, les exportations ont progressé de 48,5%.

Selon l’Ansd, les principaux produits exportés, au cours de la période sous revue, sont l’or non monétaire (24,0 milliards de FCFA), l’acide phosphorique (23,7 milliards de FCFA), les arachides non grillées (19,8 milliards de FCFA), les poissons frais de mer (17,9 milliards de FCFA) et le ciment hydraulique (8,9 milliards de FCFA).

Les principaux clients du Sénégal sont l’Inde (13,3%), le Mali (13,1%), la Suisse (12,4%), la République de Chine (11,8%), l’Espagne (4,0%), et la France (3,9%). Adou FAYE

Importations du Sénégal:L’Ansd relève un repli de 19,6% en janvier 2019

https://www.lejecos.com L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a publié son Bulletin mensuel sur les statistiques du commerce extérieur. Selon son rapport, les importations du Sénégal ont connu un repli hausse de 19,6% en janvier 2019.

Les importations du Sénégal sont ressorties à 304,5 milliards de FCFA, au mois de janvier 2019, contre 378,6 milliards de FCFA au mois précédent, soit un repli de 19,6%. Cette information est contenue dans le Bulletin mensuel  sur les statistiques du commerce extérieur du Sénégal, une publication de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).

«Cette évolution est imputable essentiellement à la baisse des achats à l’extérieur de produits pétroliers (-41,7%). En outre, l’absence des importations d’huile brute de pétrole à la période sous revue contre 96,7 milliards de FCFA au mois précédent a renforcé cette baisse. En revanche, le relèvement des importations de riz (+14,2%) et du froment et méteil (blé) atteignant 9,3 milliards de FCFA contre 3,3 milliards de FCFA au mois précédent, a modéré cette baisse. Comparées au mois de janvier 2018, les importations ont diminué de 15,1% », explique l’Ansd.

Les principaux produits importés, au cours du mois de janvier 2019, sont les produits pétroliers finis (34,2 milliards de FCFA), les autres machines et appareils (32,2 milliards de FCFA), le riz (14,9 milliards de FCFA), les métaux communs (13,9 milliards de FCFA), les matières plastiques (11,6 milliards de FCFA) et les produits pharmaceutiques (10,7 milliards de FCFA).

Les principaux fournisseurs du Sénégal sont la France (17,2%), la Chine (14,3%), la Belgique, le Luxembourg (5,6%), l’Inde (5,1%), les Pays Bas (4,6%) et la Turquie (4,1%).

Quant au  solde commercial, il  s’est établi à -123,6 milliards de FCFA au mois de janvier 2019, contre -199,3 milliards de FCFA au mois précédent. Cette amélioration du solde commercial est expliquée par la réduction du déficit vis-à-vis de la Belgique-Luxembourg (-15,9 milliards de FCFA contre -27,0 milliards de FCFA au mois précédent) et de l’excédent commercial vis-à-vis du Nigéria suite à l’absence d’importation des huiles brutes de pétrole (+0,8 milliard de FCFA contre -95,6 milliards de FCFA au mois précédent) et du Mali (+23,6 milliards de FCFA contre +12,9 milliards de FCFA au mois précédent).

Cependant, le creusement du déficit vis-à-vis de la France (-45,5 milliards de FCFA contre -41,2 milliards de FCFA) a atténué la réduction du déficit de la balance commerciale au mois de janvier 2019. Adou FAYE

Remboursement  de Dettes : La Senelec va décaisser 1,243125000 milliard de FCFA le 27 Mars

https://www.lejecos.com La Société sénégalaise (Senelec) procédera le 27 Mars 2019 au paiement des intérêts semestriels de l’emprunt obligataire dénommé « Senelec 6,50% 2018-2025 », pour un montant global net d’impôts de Un milliard deux cent quarante-trois millions cent vingt-cinq mille francs CFA (1.243 125.000 CFA)

Pour rappel, dans le cadre de cadre de la stratégie de mobilisation de ressources mise en place par les instances de décision de Senelec pour financer, en partie, le « Plan Yeesal Senelec 2020 », Senelec avait émis sur le marché financier de l’Uemoa, un emprunt obligataire par appel public à l’épargne d’un montant 30 milliards de FCFA. Adou FAYE

«La hausse du prix du ciment perturberait  l’évolution  économique»

http://www.rewmi.com Après  la  sortie  de l’arrêté du ministère  du commercebloquant  les prix  du ciment à leur niveau antérieur, le Dr Souleymane Keita, enseignant Chercheur Université Cheikh Anta Diop Dakar  et  spécialiste en économie industrielle s’est  prononcé  sur cette  question . Dans  un  entretien, dernier est  revenu  pour expliquer  sur les conséquences que  pourrait  entrainé  cette hausse annoncée  par la Sococim.

«  Je pense que c’est une bonne décision  parce que  cela respecte la volonté des concitoyens et la  population » , a répondu  à la question de savoir  sur l’arrêté signé par  le ministre en  charge  du Commerce,  bloquant toute  hausse du  prix du ciment.  Pour lui, cela   permet de  maintenir  le  pouvoir d’achat  d’autant plus que  la croissance économique  actuellement est tirée en grande partie  par  le secteur du Bâtiment et Travaux Publics (BTP). S’agissant les conséquences qu’engendrait  une telle mesure, si  le ministre n’avait pas signé  cet arrêté, il a  laissé  entendre que cette augmentationperturberait ce qu’on appelle  l’évolution  de l’économique. Il y aurait un désinvestissement. « Vous avez constaté  que l’économie sénégalaise en  grande partie  est caractérisée  par le secteur informel. Cette mesure allait avoir un effet au niveau des  investissements  mais  aussi  sur  l’activité  économique. Du coup,  ceci allait  baisser complétement  le pouvoir d’achat  des populations.  Elle  va  accroître le chômage parce la plupart des  jeunes  qui évoluent  dans le secteur informel sont dans le secteur du BTP », a-t-il expliqué. D’après  l’enseignant Chercheur,  cela va  toucher  le secteur du BTP  mais également et d’autres secteurs parce qu’il y a ce qu’on appelle  un effet  de nivellement. Ce qui  constitue  un fil conducteur entre les  différents  secteurs  de l’activité économique. A l’en croire, cette  hausse sur le prix du ciment  n’est pas une volonté  voulue par  les  cimentiers. Il y a l’augmentation des  prix  des intrants  à savoir le fuel  qui rentre dans la production  du ciment. C’est une conjoncture  mondiale.  Maintenant,   c’est  la volonté  de l’Etat  aussi  de jouer  le rôle d’arbitre,  soit  par  une subvention  de  ces secteurs ou bien par un  maintien le  prix  initial pour  que le niveau d’investissement ne soit pas perturbé.  Concernant  de prendre  les mesures pour éviter  les hausses  répétitives, il avance : « Je suis  désolé de le dire, on est sans  solution. Le  niveau de l’augmentation  du prix ne dépend pas de nous.  C’est au  niveau  du marché mondial ».  Et de conclure : «  Les  prix  au niveau international auront toujours  des conséquences  sur  l’économie nationale. On est obligé  de  subir  le  fouet  des perturbations  de l’économie mondiale ».Zachari BADJI

Politique économique : 3 axes de réformes au Sénégal

http://www.rewmi.com Fort d’une très nette victoire à la présidentielle, Macky Sall ne pourra cependant pas faire l’économie d’une série de réformes en profondeur au cours de son second mandat, selon Nicolas Simel Ndiaye.

En dépit de la confusion qui a suivi le scrutin présidentiel du 24 février, marqué notamment par des accusations de manipulations de la part de l’opposition, Macky Sall signe une nette victoire en l’emportant avec 58,26 % des suffrages. Pour autant, il ne sort pas triomphant de cette élection révélatrice de fractures importantes au sein de la société sénégalaise.Cela engendre une situation paradoxale dans laquelle le vainqueur doit désormais mener une stratégie de reconquête de l’opinion alors même que les défis économiques et sociaux des cinq prochaines années demeurent titanesques.Dans ces circonstances, comment Macky Sall peut-il réussir, au sein d’un pays divergent, à bâtir de la convergence ? La réponse est simple, mais sa mise en œuvre nécessite à la fois courage politique et expertise dans le pilotage des politiques publiques afin d’opérer trois virages stratégiques.

Changer de paradigme dans l’administration

Réformer en profondeur l’administration pour qu’elle soit résolument au service des populations et des entreprises. Longtemps centrée sur elle-même, celle-ci doit désormais être orientée vers les usagers avec une segmentation par profil et l’ambition de leur offrir des prestations de qualité dans tous les moments clés de leur vie : naissance, décès, acquisition d’une maison, création d’une entreprise, etc. Il s’agit là d’un changement de paradigme inédit.Cette réforme doit aussi avoir pour objectif une plus grande attention accordée au pilotage des politiques publiques, à travers une refonte de l’architecture de l’administration. Afin de gagner en agilité, le gouvernement doit par exemple envisager de scinder le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan en deux entités distinctes, l’une consacrée aux emplois et aux politiques publiques, l’autre cantonnée aux Finances et au Budget de l’État.

Promouvoir les champions nationaux

Accompagner de façon cohérente, efficace et massive le secteur privé national en identifiant les domaines stratégiques pour lesquels nous devons promouvoir des champions nationaux ainsi que la structuration de chaînes de valeur dans lesquelles s’inscriront les PME sénégalaises. C’est à ce prix que la croissance du pays sera endogène, pérenne, inclusive et créatrice d’emplois. La phase 1 du Plan Sénégal émergent (PSE) était fondée sur une approche sectorielle, une priorité donnée aux grands projets et une logique d’investissements étrangers.L’enjeu pour les cinq prochaines années consiste d’une part à promouvoir une logique d’investissements endogènes (secteur privé national, fonds souverains et fonds de garantie, fiscalité, etc.) et d’autre part à renforcer l’efficacité et la cohérence des dispositifs nationaux censés accompagner l’essor du secteur privé national et la compétitivité des PME.Dans cette perspective, la mise en place d’une entité entièrement consacrée au pilotage et à l’exécution des projets et réformes en faveur des entreprises doit être envisagée.

Favoriser l’alternance générationnelle

Promouvoir le leadership de la jeunesse pour qu’elle occupe, aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé, la place qu’elle mérite dans la transformation d’un pays dans lequel l’âge moyen est de 19 ans et 81 % de la population a moins de 40 ans. Dans le cadre de la composition du prochain gouvernement, un signal fort serait de confier cinq ou six ministères clés à des jeunes leaders sur des thématiques autour de l’éducation, de la formation professionnelle, de l’emploi, de l’économie numérique et de l’entrepreneuriat ou encore du tourisme.De façon plus structurelle et dans la perspective des prochaines élections législatives, une loi volontariste et innovante sur l’alternance générationnelle pourrait être adoptée pour amener progressivement les partis politiques à proposer 25 % à 35 % de candidats âgés de moins de 40 ans. Par ailleurs, le président Macky Sall doit envisager au cours des prochains mois une grande initiative en faveur de la promotion du leadership des jeunes du Sénégal et de la diaspora.À travers ces trois axes prioritaires, Macky Sall pourrait dans les cinq prochaines années réformer en profondeur le Sénégal et lui permettre de prendre un virage décisif.jeuneafrique

Aymérou Gningue : «Il faut que l’activité autour du pétrole profite aux entreprises sénégalaises»

Le président du groupe parlementaire de Benno bokk yakaar estime que l’encadrement de l’activité pétrolière est beaucoup plus important que sa rentabilité.
«Il faut savoir comment encadrer l’activité pour qu’elle soit profitable aux entreprises sénégalaises. Avec l’évolution de la science, il ne se pose pas de risque majeur, si on prend les précautions», souligne Aymérou Gningue.

Selon lui, le Sénégal devrait avoir un nouveau Code pétrolier à la dimension de son nouveau statut de pays pétrolier. Il rappelle qu’«avant le Sénégal courait vers les compagnies pétrolières, mais aujourd’hui, on vendait presque gratuitement notre destination»

Affaire Versus Bank : Le blanchiment de 7 milliards, la libération de Gbagbo et…

http://www.seneweb.com Suite et pas fin de la tentative de blanchiment de capitaux sur l’axe Abidjan-Dakar, portant sur 7,5 milliards de Fcfa, avec 1,7 milliard déjà volés à la Versus Bank de Côte d’Ivoire. Selon le quotidien Libération, qui suit de près ce dossier aux multiples ramifications, le nom de Laurent Gbagbo a été mentionné dans cette affaire d’opérations financières frauduleuses.

L’investisseur Zézé Fulbert Kore, alias « Zé », a prétexté la libération de l’ancien président qui « pourrait causer des troubles en Côte d’Ivoire » pour virer les 7 milliards volés dans des comptes d’hommes d’affaires Sénégalais. Une idée saugrenue qu’il a « vendue » à l’entrepreneur Meïssa Ndiaye Sène. Venait de gagner le marché pour la construction des cimetières musulman et chrétien de Guédiawaye, il devait recevoir 750 millions Fcfa de Zé.

Grand-Dakar:Le directeur du Recouvrement des domaines sur la sellette

http://www.seneweb.com C’est une mise garde. Le collectif des contribuables des Domaines invite les autorités administratives à recadrer le directeur de recouvrement des domaines de Grand Dakar. Mais, en attendant, ils ont décrété une grève de 48 heures à partir de demain, mardi et aucun versement ne sera fait. «Nous n’accepterons pas qu’on nous impose des montants hors loi», ont informé les membres dudit collectif à travers un communiqué rendu public, ce lundi.

Ces derniers veulent, disent-ils, alerter les autorités compétentes «sur les dérives du directeur de recouvrement des domaines de Grand Dakar qui depuis un certain temps a augmenté les droits d’enregistrement de tous les véhicules étrangers sans aucune considération des dispositifs du code des impôts et domaines».

A les en croire, «aujourd’hui plus de 400 voitures déjà quittancés avec tous les taxes compris sont bloqués par le directeur de recouvrement qui impose des montants selon ses propres vouloirs».

Le collectif souligne qu’aussi le Fond commun du droit complémentaire des agents de cette entité est tiré de l’argent des contribuables. «Cela apparait clair et net (comme) une violation flagrante des dispositions régies par le Code des impôts. Nul n’a le droit de monologuer un montant relativement au paiement des timbres autre que le législateur», plaide-t-il. Avant de préciser que «lors de leur rencontre avec le directeur du recouvrement, il leur à faire savoir que les montants imposés varient selon ses propres humeurs».

Les membres du collectif des contribuables des Domaines précisent qu’ils veulent juste que le droit s’applique en toute légalité. Cependant, ils précisent que les versements seront bloqués à partir de ce mardi.?

Remous au Sytjust : des frondeurs exigent la tenue d’une Assemblée générale et plus d’équité

https://www.leral.net Une fronde est née au sein du Syndicat des travailleurs de la justice. Des membres du syndicat exigent la tenue d’une assemblée générale et plus d’équité au sein de la structure.

« Le Secrétaire général actuel refuse de tenir une assemblée générale alors que son mandat a expiré depuis le 30 mars dernier », a, en effet, déclaré Me Abdoulaye Mboup sur la RFM. Qui ajoute, « il prend des mesures taillées sur mesure au profit des autorités et au détriment des mandants ». Me Mboup annonce que lui et ses camarades ont décidé d’organiser une assemblée générale le 6 juin prochain à Thiès.

Réagissant sur la même chaîne, le Secrétaire général du Sytjust a qualifié ses accusateurs de « bande de farceurs qui s’agitent ». Selon Me El Hadji Ayé Boune Malick Diop, « parmi ceux qui parlent, certains sont encore des stagiaires et n’ont même pas encore la carte du Sytjust ». Le Sg du syndicat des travailleurs de la justice assure que « le bureau exécutif du Sytjust fixera la date du prochain congrès ».

Le « Daaka » de Médina Gounass, ce sera du 6 au 15 avril

http://www.emedia.sn Ce sera à partir du 6 avril prochain. Le Khalife de Médina Gounass, Thierno Amadou Tidiane Bâ, se rendra sur le site du « Daaka », dans l’après-midi du 6 avril, indique un communiqué des responsables de la Commission communication et vulgarisation. Les célébrations vont durer 10 jours. La cérémonie de clôture est prévue le lundi 15 avril.

Le « Daaka », un grand rassemblement religieux, désigne la retraite spirituelle instituée en 1942, par le marabout Thierno Mouhamadou Saïdou Bah, à Médina Gounass (à 10 km de la ville), dans la région de Kolda. Le marabout repose depuis 1980 dans cette religieuse qu’il a créée en 1936.
En 2017, lors de la 76e édition, un incendie avait brûlé une grande partie des abris de fortune du site. Le feu a occasionné une dizaine de morts. Le chef de l’Etat avait décrété un deuil national de trois jours. Ibrahima NDIAYE

« Goût de France » 2019:La gastronomie sénégalaise à l’honneur

http://www.seneweb.com A trois jours de la 5ème édition de l’opération ‘Good France/Goût de France’, prévue ce jeudi 21 mars 2019, l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a organisé, ce lundi 18 mars, dans le jardin de la Résidence de France à Dakar, une grande soirée gastronomique. Une fête à laquelle 6 restaurants sénégalais ont pris part en présentant  au public venu très nombreux leurs «menus de rêve» sous forme d’un «Food court». Il s’agit de Terrou-Bi, Pullman, Radisson Blu, La Fourchette, Bidew et Jet café beach. La communauté diplomatique accréditée au Sénégal était parmi les convives.

L’ambassadeur de la France a indiqué que ‘Good France/Goût de France’ est «une manifestation unique en son genre, qui met à l’honneur la gastronomie sénégalaise», en proposant le même jour des menus à la française. Et l’idée, qui est née au début du XXe siècle, est de faire «un dîner à peu près à la même heure, sur l’ensemble de la planète». Une idée qui a été réinventée il y a 5 ans avec ‘Goût de France’. Et l’objectif était d’en faire «un très bel événement franco-sénégalais» et surtout de «mêler des produits du terroir sénégalais et des éléments de la gastronomie française».

Christophe Bigot estime que les restaurants sénégalais «doivent varier et élargir» davantage leur menu. Car, soutient-il, «c’est important en termes de tourisme et d’agriculture».

17 restaurants sénégalais partants

‘Goût de France’ a démarré «modestement», renseigne Bigot, qui signale que «seul un restaurant a participé à l’exercice en 2016, six en 2017, 11 en 2018». Et pour cette année, il annonce que 17 restaurants se sont inscrits sur le portail dédié à l’événement pour proposer «un menu spécial, français».

Le diplomate français considère que cette fête de la gastronomie, c’est «bien plus de la gastronomie et bien plus que le Sénégal et la France puisqu’elle se déroule à l’échelle de la planète» : «La gastronomie, ce n’est pas simplement le culte du bonheur et du plaisir, elle fait aussi partie de la culture d’un peuple. Quand on pense au Sénégal, on pense au ‘’Thiébou djeun’’, au ‘’Poulet Yassa’’, au ‘’Soupe Kandja’’. Comme on pense en France au ‘’Bœuf Bourguignon’’, et autres.»

Il ajoute que la gastronomie, c’est aussi «un terroir et une économie», à travers le développement de l’agriculture. C’est aussi le «développement du tourisme. Elle est aussi un plaisir, le partage des goûts, des affinités, des émotions, des sensations, des sentiments». Et selon lui, tout cela est dans «la tradition du Sénégal, de l’hospitalité, de la Téranga, du partage d’un repas, et créé des liens extrêmement forts».

La gastronomie, toujours selon l’ambassadeur de France, «c’est également le métissage». Et sur ce dernier, Bigot dit «essayer, non pas seulement de découvrir des plats sénégalais ou des plats français mais, de créer aussi de nouveaux plats. Des plats franco-sénégalais, des recettes sénégalaises avec des produits français, et vice-versa».

L’ambassadeur de la France à Dakar a profité de l’occasion pour saluer la diaspora sénégalaise qui s’active dans la restauration et qui, pour lui, «fait des merveilles à travers le monde». Avant de signaler que l’édition ‘Goût de France’, qui a noté cette année la participation de 5 000 restaurants à travers le monde, compte atteindre 15 000 restaurants en 2020. Selon lui, à travers cet événement mondial, l’ambassade de France participe également à des formations de cuisiniers dans des grandes écoles de gastronomie en France.Cheikhou AÏDARA

Incendie au marché Petersen,Entre pertes matérielles et pécuniaires, défaut d’assurance, menace de déguerpissement:Les marchands font l’état des lieux

https://www.dakaractu.com/ Suite à l’incendie qui s’est déclaré la semaine dernière au marché Petersen, les marchands établis dans ce marché font le diagnostic de ce drame dont l’origine est pour l’heure inconnue. Des cantines entièrement décimées, des marchandises réduites en fumée : tel est le constat.

Ces vendeurs ont enregistré des pertes énormes estimées à plus de 800 millions de francs Cfa si l’on s’en tient à Mbaye Lo, marchand ambulant.

Le constat ainsi fait, ces commerçants n’ont pas manqué de jeter un regard sur l’intervention des sapeurs-pompiers dans les lieux du sinistre. « Le manque d’eau est devenu un véritable casse-tête pour eux, ce qui fait qu’ils peinent toujours à maitriser le feu dans leurs opérations », déplore une victime de l’incendie.

Pour l’heure, ces travailleurs qui s’activent autour du secteur informel demandent aux autorités étatiques de leur apporter une assistance et de les encadrer davantage afin qu’ils puissent sortir de la précarité. Non sans rappeler leur ferme volonté de ne jamais quitter le marché Petersen pour un autre site…

SÉNÉGAL-UN PAYS DE POLÉMIQUES, OTAGE DE SON ÉLITE POLITIQUE : Fini les élections, au travail maintenant!

Les Sénégalais en ont assez de ces débats prématurés autour d’une probable 3ème candidature du Président Macky Sall. Ce sont encore les entrepreneurs politiques qui animent ce débat sans fondement, insensé et inopportun.

Il faut qu’on se dise la vérité entre nous. Autrement, on se trompe et le pays ne s’en sortira pas. Alors, pour quelle raison, avant même la proclamation des résultats provisoires, certains acteurs politiques ont eu l’audace délibérée de polluer l’atmosphère nationale en suscitant le débat sur un troisième mandat du Président Macky Sall, sur le couplage des élections législatives et locales et sur des élections législatives anticipées ? Mais de qui se moque-t-on ? Pourquoi la presse suit-elle ces entrepreneurs politiques dans leurs inepties exagérées ?
On ne peut pas vivre que d’élections. Un pays ne se construit pas en organisant des élections tous les six mois. Non seulement elles coûtent cher à la trésorerie nationale, mais les élections réduisent aussi le temps de travail, la productivité et affectent même le rendement du secteur privé. Aujourd’hui, le Gouvernement est en congé, en attendant le 3 avril prochain.
Si nous prenons l’exemple de la Présidentielle de 2019, le Sénégal a été plongé dans le climat électoral depuis 2017. Tous les acteurs politiques, ceux de l’Opposition comme ceux du Pouvoir, s’étaient déjà engagés dans la compétition électorale. La productivité des services publics a certainement baissé, en 2019, une année électorale. Durant le la collecte des parrainages, suivie de la précampagne et de la campagne, le Sénégal marchait au ralenti. Devons-nous alors continuer à maintenir ce pays dans cette situation  éternelle de campagne électorale ? Il faut savoir arrêter.
Quel intérêt a cette classe politique inconsciente à vouloir alimenter ce débat sur le supposé 3e mandat du Président Macky Sall, qui n’a pas encore prêté serment ? C’est même malsain. Sur le plan stratégique, on peut comprendre que les tenants du Pouvoir installent ce débat pour noyer le discours de l’Opposition, qui rejette la réélection de Macky Sall. Mais, en faire un débat politique national, c’est manquer de respect aux citoyens. La Constitution est claire, «nul ne peut faire deux mandats successifs». Macky Sall a déjà obtenu ses deux mandats successifs. Alors, tournons cette page !
Couplage d’élections…
Nous avons également entendu, cette même classe politique, parler d’un possible couplage des scrutins locaux et législatifs, ainsi que la tenue de Législatives anticipées. Pourquoi toutes ces propositions sans aucun fondement sérieux, alors que nous venons de sortir d’une Présidentielle qui nous a coûté des milliards de FCFA ? Au Sénégal, l’élection est comme une denrée de première nécessité, pour les professionnels politiques. Et, malheureusement, nous avons une classe politique qui a toujours faim. Les politiques ne pensent qu’à la date de la prochaine élection. Hélas, ils sont aidés dans ce comportement malsain par la presse, complice de cette élite politique.
Les élections sont derrière nous. Désormais, c’est le temps du travail. Notre élite politique doit comprendre que les populations sénégalaises ont des besoins plus importants qu’aller aux urnes, tous les six mois. Entre 2012 et 2019, le Sénégal a organisé les élections législatives (2012), les Locales (2014), le Référendum (2016), le Haut Conseil des Collectivités Territoriales, les Législatives (2017) et la Présidentielle, cette année. Vouloir encore convoquer le collègue électoral en si peu de temps, c’est manquer de conscience citoyenne et de soucis. Mais, en vérité, il y a des acteurs politiques qui fondent toute leur existence et leurs espoirs sur les élections, et ils croient naïvement que les Sénégalais sont venus au monde uniquement pour les élire à des postes de responsabilités.
Il faut saluer l’exemple du professeur Issa Sall qui, dès le lundi 25 février 2019, est allé reprendre ses cours à l’Université. Tous les autres acteurs politiques doivent suivre cet exemple. Mais, lorsque dans un pays, la majeure partie des politiques est constituée de chômeurs, on ne peut pas s’attendre à des miracles. Leur sport favori, c’est la campagne électorale et les élections. La situation que nous vivons est l’œuvre exclusive de toute la classe politique sénégalaise, dans son entièreté.
Le Sénégal est victime de son élite politique. Elle ne pense au triste sort des populations qu’en période électorale. Les électeurs sont, pour eux, des escaliers sur lesquels elle passe pour se hisser au sommet. Ce qui préoccupe les hommes politiques, c’est le processus électoral et la date du scrutin. C’est dommage ! Mais, ce pays ne sortira jamais la tête de l’eau, tant que nous continuerons à faire confiance à des hommes et des femmes qui manipulent la conscience populaire pour accéder au pouvoir. Ils sont tous responsables de la situation dans laquelle patauge ce pays, Opposition comme Pouvoir.
Mettons-nous au service du Sénégal. Nous nous sommes assez querellés. Il est alors temps que toute la classe politique se retrouve pour se battre ensemble. Le Président Macky Sall a appelé au dialogue. A la place de «dialogue», il pouvait dire «concertations», «échanges», «discussions» car, au Sénégal, la majeure partie pense que l’appel au dialogue est une preuve de faiblesse. Mais bien au contraire ! En plus, le dialogue n’est pas synonyme d’entrisme. Aucun opposant ne doit entrer dans le prochain Gouvernement, car le peuple sénégalais a réparti les rôles, le 24 février 2019, en choisissant ses dirigeants et ses opposants. Alors, que chacun joue son rôle, car le Sénégal a besoin d’une Opposition forte, coriace, pertinente, mais consciente et responsable.
Idrissa Seck peut bien s’enfermer avec Macky Sall pour échanger sur la situation du pays. Rien n’empêche Ousmane Sonko, Madické Niang, Issa Sall, Malick Gakou, Moustapha Guirassy, Pape Diop de rencontrer le Président Sall pour discuter. Est-ce que un crime de le faire ? Pourquoi certains pensent qu’aller rencontrer le président c’est le rejoindre ? En France, le Président Emmanuel Macron reçoit Marine Lepen, Mélanchon et d’autres acteurs de l’Opposition. Cela ne les empêche pas de continuer leur combat dans l’Opposition. Combien de fois, Barack Obama a réuni d’anciens chefs d’Etat américains autour d’une table pour discuter de leur pays ? Ces caprices de l’Opposition ne datent pas d’aujourd’hui car, même sous Wade, les opposants avaient ce même comportent infantile. Ils ont toujours refusé de répondre aux invitations de Me Wade, mais cela ne l’avait pas empêché de faire 12 ans à la tête du pays. Alors, répondez au dialogue du Président Macky Sall, mais n’entrez pas dans son Gouvernement. Lui-même n’en voudrait pas, parce qu’il a assez de clients à la salle d’attente.
Au Sénégal, la politique ne signifie pas l’art de gérer la cité, mais plutôt l’art de manipuler la conscience populaire pour accéder au pouvoir. Aucun débat sérieux, aucune proposition pertinente. En lieu et place, nous avons droit à des insultes, à des Fakes news et à de la roublardise. Les choses doivent changer. Et les populations sénégalaises doivent être plus exigeantes à l’égard de leurs dirigeants et de ceux qui aspirent à les diriger. Choisir un président de la République exige une certaine connaissance et une certaine capacité à pouvoir justifier son choix. Un citoyen qui choisit un candidat doit être capable d’expliquer les raisons de son choix, en dehors des considérations subjectives. Ce citoyen doit également connaître ses devoirs, en tant que Sénégalais. Mais, c’est dommage, la majeure partie des électeurs qui ont voté pour l’un des cinq candidats ne sont pas capables d’expliquer leur vote en s’appuyant sur des arguments des programmes. Cela a toujours été ainsi, depuis la nuit des temps. Et la raison est simple : beaucoup d’électeurs ne sont pas instruits pour pouvoir porter des critiques, même sur les programmes de leur candidat, ou faire une étude comparative entre le programme de X et celui de Y. Alors, pour aider l’électeur à comprendre pourquoi voter et comment voter, il faut l’éduquer, le former. D’où l’importance d’investir dans l’Education.
Le Sénégal a besoin de citoyens instruits, capables de remettre en cause les incohérences du programme d’un candidat ou de comparer les offres. En France, un électeur, qui choisit Mélanchon, vous dira pourquoi. Mieux, il vous donnera quelques points du programme de son candidat. Au Sénégal, nous devons nous battre pour que 80% des citoyens aient au moins le BAC ou qu’ils aient ce niveau. Une politique discriminatoire positive en faveur de la femme serait salutaire. Et pour cela, il faudrait que 90% des filles qui entrent à l’école aient le BAC. Car, les politiques publiques doivent s’appuyer sur les femmes, qui sont les fondements de la société des hommes. Une femme instruite peut s’occuper de son enfant, déjà avant sa naissance. Cet enfant qu’elle porte aura la faveur d’avoir une maman éduquée, qui sait comment le gérer avant même sa naissance. Cette femme pourra s’occuper de son enfant jusqu’à l’âge adulte et l’encadrer dans ses études. Il est évident que, si les femmes du monde rural étaient instruites, elles seraient mieux préparées à participer à la construction du pays. Par l’éducation et la formation, nous pouvons aider les femmes à aider le Sénégal.
En plus, devons-nous encore répéter que bâtir un pays, ce n’est pas uniquement bâtir des ponts, des routes et des bâtiments ? Non ! Pour bâtir un pays, il faut bâtir des hommes capables de bâtir un pays. Et c’est seulement par l’éducation qu’on pourra bâtir des hommes et des femmes aptes à relever le défi de l’émergence, car l’éducation est le meilleur des investissements. Mamadou Mouth BANE

3e mandat : Abdou Ndéné Sall adoube Macky et le cautionne jusqu’en 2035

https://www.pressafrik.com La question du troisième mandat ou non pour Macky Sall n’a pas sa raison d’être selon Abdou Ndéné Sall. Le ministre en charge du réseau ferroviaire est d’avis que Macky Sall doit transcender 2024 (date de la fin de son mandat) pour aller jusqu’en 2035.

Le responsable de l’Alliance pour la République (Apr) à Tivaouane motive sa position par le fait que son leader est le mieux à même de concrétiser le Plan Sénégal Emergent (PSE), lequel court jusqu’à cette date.

M. Sall qui a participé à une émission sur la 7 Tv soutient que Macky Sall est le meilleur Président que le Sénégal puisse avoir dans les prochaines années.Ousmane Demba Kane

Elections locales de décembre:le PUR veut remporter 30% des collectivités

https://www.pressafrik.com Selon le Secrétaire général du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR), les prochaines élections locales sont plus importantes à ses yeux que l’élection présidentielle du 24 février dernier. Issa Sall pense que contrôler les collectivités locales reviendrait à contrôler le pays, parce qu’étant plus proche des populations.
« Je pense que les élections locales sont même plus importantes que la Présidentielle. C’est pourquoi le PUR ambitionne de remporter 30% de des collectivités locales du pays. Ainsi, on n’est plus proche des populations », a déclaré El Haj Issa Sall sur la Rfm.
Le leader du PUR d’ajouter lors de l’élection présidentielle, son parti a remporté plusieurs collectivités. Ce qui lui permet d’espérer le pourcentage de 30% annoncé.AYOBA FAYE

Khalifa Sall ignore l’appel aux retrouvailles au sein du PS

https://actusen.sn Khalifa Sall est indifférent à l’idée des retrouvailles au sein du Parti socialiste (Ps). L’ancien maire de Dakar ignore l’appel lancé par Ousmane Tanor Dieng. Il demande à ses militants de poursuivre l’évaluation de la présidentielle de 2019.Et de réfléchir, indique LesEchos, sur les perspectives.

Main tendue de Tanor aux exclus:Une autre manière de mettre la pression sur Macky

http://www.rewmi.com Diokel Gadiaga ne croit pas à la sincerité de la main tendue de Ousmane Tanor Dieng. Pour le secrétaire général au niveau du département de Kaolack, lui qui était 7e sur la liste des exclus » c’est un chantage, une menace voilée contre le président Macky Sall pour avoir plus de ministres dans le prochain gouvernement. Ce n’est pas sincère, puisque nous n’avons jamais quitté, mais ils nous ont chassé. »

En effet, Tanor a lancé un appel aux transfuges du parti socialiste ( PS) lors du dernier burea, une main tendue qui n’a pas trouvé un écho favorable auprès des soutiens de l’ancien maire de Dakar.

Prison de Rebeus : Idrissa Seck a encore rendu visite à Khalifa Sall

https://actusen.sn Quel cocktail préparent Idrissa Seck et Khalifa Sall ? Difficile de répondre à cette question pour le moment. D’après L’As, le candidat de la coalition IDY2019 a rendu visite hier, à son allié lors de la présidentielle de 2019 qui purge sa peine de prison à la Maison d’arrêt et de correction de Reubeus (Mac). Mais, pour l’heure, rien a encore filtré  de cette entrevue qui intervient quelques jours seulement après que le Parti socialiste ait manifesté son dur désir de réintégrer les khalifistes exclus de ces instances pour dissidence.

Putsh contre Amadou Ba : Les résultats politico-économiques qui dérangent et qui renforcent le ministre des finances

Au lendemain de la victoire du Président Macky Sall au 1er tour à la présidentielle du 24 février dernier, des manœuvres souterraines sont engagées contre le ministre des finances Amadou Ba. Pour quelle raison ? Aucune explication. Seulement l’on semble comprendre tout simplement que les putschistes sont jaloux des performances du délégué régional de Dakar. En effet, les résultats politico-économiques réalisés par l’argentier de l’Etat du Sénégal constituent pour ses adversaires une menace au point qu’il faut le liquider comme on dit dans le jargon des hommes politiques.

D’abord sur le plan politique, c’est un secret de polichinelle de dire qu’à Dakar, le Délégué régional, Amadou Ba a été un artisan incontournable de la victoire de Macky Sall à Dakar. Des résultats qui ont pesé lourd sur balance en faveur du Candidat de la coalition BBY. Cette victoire était déjà probable au sortir des dernières législatives avec le résultat que l’on connait. En effet, le ministre des finances était chargé, en collaboration avec le candidat à la présidence Macky Sall, de définir la stratégie électorale gagnante. En outre, il avait pour tâche d’exécuter la stratégie convenue et d’œuvrer à l’atteinte des objectifs fixés à savoir le nombre de voix à gagner. Un pari qui a été réussi en obtenant plus de 50% des voix de l’électorat de Dakar. Une stratégie qui a été reconduite lors de la présidentielle. C’est pourquoi, de grosses pontes  de l’APR sont en train de préparer un mauvais coup contre lui afin d’éviter qu’il contrôle les locales à venir, notamment le département de Dakar. Force est de reconnaître, en tout cas, qu’avec l’apport conséquent de l’infatigable et dévouée Première dame, Amadou Ba a su créer ce fameux lien entre le candidat Macky et beaucoup d’indécis qui doutaient encore de lui. Ainsi, comme le rapporte les médiats qui étaient sur le terrain, « il a réussi à convaincre cette catégorie d’hommes et de femmes sans couleur politique et qui ont été décisifs dans la reconquête de Dakar ». Car si le candidat Macky Sall a fait des percées significatives dans l’électorat de Dakar, c’est grâce à son délégué régional qui n’a ménagé aucun effort et aucun moyen logistique pour faire triompher sa coalition.
Sur le plan Economique, les performances du Sénégal sont vantées partout et cela ne peut plaire à ses adversaires qui ont pignon sur Dakar.  En atteste le rapport Moody’s qui a rehaussé la note du Sénégal. En effet, les efforts du Sénégal en matière de croissance (6% entre 2014 et 2016, contre 3,5% entre  2011-2013), de consolidation budgétaire (réduction du déficit qui passe de 5,5% en 2013 à 4,2% en 2016, avec un objectif de se situer à 3% en 2019) et d’amélioration de la gestion de la dette, ont justifié le rehaussement de la notation du Sénégal par Moody’s  en 2017 qui passe de B1 positif à Ba3 stable. Sur les seize pays africains ayant une notation financière internationale, seuls l’Afrique du Sud (Baa3/BB), le Maroc (BBB-) et la Namibie (Ba1) ont une meilleure notation que le Sénégal (Ba3 stable ; B+/perspective positive). D’ailleurs, la Côte d’Ivoire a la même notation Moody’s que le Sénégal. Et comme l’on déjà dit certains, le Ministre Amadou Bâ, à l’image du Président Macky, est un partisan de l’action concrète en redressant notre économie.
A cela s’ajoutent les performances à travers le PSE. Le Président Macky SALL a fait de la croissance soutenue, une grande priorité de sa gouvernance économique afin de bâtir un Sénégal Emergent, pour tourner cette page du Sénégal indigent. Le Plan Sénégal Emergent (PSE) est le pilier le plus déterminant dans la traduction pratique de cette vision. Et le président Macky Sall compte se baser sur le ministre de l’Economie qui a beaucoup contribué dans sa réalisation pour l’atteinte des objectifs.
Autant de points positifs qui font que ses détracteurs cherchent des poux dans sa tête, mais ce sera peine perdu car il a le soutien du Président Macky Sall et surtout la première Dame Marième Faye Sall qui a beaucoup apprécié durant la campagne le ministre AmadouBa. Pour le reste, le chien aboie, la caravane passe. BIAGUI,Conseiller municipal, responsable APR.Président du Front Populaire Sénégalais (FPS)

Macky II:vrais enjeux et faux débats! Par Oumou Wane

Pensant profiter d’une trêve bien méritée d’entre deux mandats, dans l’attente de son investiture le 2 avril prochain, Macky Sall voit ressurgir l’ombre des vieux démons qui agitent régulièrement la société sénégalaise.
Médias, place publique, classe politique et même le grand public, tous n’en ont que pour le troisième mandat du Président.
Pourtant, Macky Sall avait tranché depuis 2017 et les  juristes sont unanimes : la Constitution Sénégalaise stipule que : « Nul ne peut exercer au-delà de 2 mandats consécutifs». Alors pourquoi engager une discussion sur un débat de 2024 ? Un débat qui n’a pas lieu d’être aujourd’hui, sachant que le président sortant, réélu avec quelques 58% des suffrages, n’a pas encore prêté serment pour son mandat de cinq ans, ni même formé son gouvernement.
Visiblement il n’y a pas que la nature qui a horreur du vide, la politique aussi s’ennuie sans Macky.
Vivement que le chef de l’État revienne évoquer les autres grands chantiers qui attendent l’exécutif, comme la mise en œuvre de la phase II du Plan Sénégal Émergent.
Du travail, moins de politique politicienne, de la rupture, voici ce sur quoi les Sénégalais attendent leur président. Quant aux nouveaux ministres, quels qu’ils soient, ils doivent se préparer à abattre des montagnes de dossiers.
Pas de trêve pour les ambitions
En réitérant son appel au dialogue suite à sa réélection, le Chef de l’État poursuit sa recherche de consensus politique. Nul doute que le visage du pouvoir va changer avec l’arrivée de nouvelles personnalités, tant dans la majorité que dans l’opposition constructive.
Macky Sall le sait, un nouveau gouvernement tourné sur lui-même, désincarné du bien collectif, serait une erreur de casting.
Il a fait un excellent score à la présidentielle, ce qui le met dans une situation politique de pouvoir mener ses réformes avec le soutien de ses administrés.
D’ailleurs, au sujet de citoyenneté, il est temps que notre pays investisse dans la dimension humaine. Nous l’avons vu aux récentes élections, l’engagement citoyen est en hausse et l’augmentation de la participation est visible dans toutes les tranches d’âge et toutes les sphères d’activité… Qui renoncerait à se faire aider de ce nouveau citoyen engagé, sans pour cela qu’il possède une carte de membre d’un parti ?
Mais pour l’instant, comme le veut la règle du jeu, c’est la course aux postes-clés du nouveau pouvoir qui semble bien avoir commencé. Le « mercato » gouvernemental bat son plein, tout le monde s’agite dans tous les sens, à commencer par les poids lourds de toujours et les nouveaux soutiens de retour en force.
Rumeurs, intoxications, lobbying, exploitation d‘une certaine presse peu scrupuleuse pour mener de fausses enquêtes à charge afin d’éliminer de potentiels concurrents…et se mettre en pôle position. Tout ceci, il va de soi, organisé et orchestré depuis le propre camp du président. La violence et l’intrigue sont des constantes dans l’histoire politique, mais c’est une erreur de la part de cette horde de politiciens de tenter d’insulter le discernement et l’intelligence du président et de penser que la presse peut influencer son jugement, car comme il est d’usage de le dire par temps de guerre:«Dieu reconnaîtra les siens» !
Alors qu’il doit encore prêter serment le 2 avril prochain, tout le gotha politique est sur les starting block. Entre ceux qui tentent déjà de se placer au sein du futur gouvernement et ceux qui espèrent rester à leur poste ou changer de portefeuille, ça se bouscule au portillon. Si certains dorment avec leur téléphone en main au cas où il sonnerait, d’autres sont déjà assurés de continuer l’aventure, tant leur rôle fut déterminant dans les urnes et leur loyauté déjà toute prouvée. C’est parmi cette garde rapprochée, à n’en pas douter, que Macky échafaude sa stratégie pour se choisir un dauphin et tenter de garder la main sur le destin du pays ! Oumou Wane

26 responsables du PDS rejoignent Madické Niang

http://www.dakarmatin.com 26 membres du comité directeur du parti Démocratique Sénégalais  ont rejoint officiellement la coalition « Madické 2019 ». Face à la presse, ces derniers ont donné les motifs de leur démission du PDS. Selon eux, c’est le PDS qui a posé tous les actes qui ont aboutit à cette rupture. « Nous prenons la décision historique de tourner le dos au PDS », a indiqué Moustapha Konté, porte parole du jour.

Ce dernier qui rappelle qu’il ont rejoint officiellement Me Madické Niang demande à ce dernier de créer un parti politique novateur afin d’apporter des réponses aux préoccupations des sénégalais. La saignée se poursuit dans les rangs du parti démocratique Sénégalais (Pds). SourceA informe que 26 responsables dont certains font parti du Comité directeur, ont quitté le navire libéral pour rejoindre Madické Niang, qui a récemment démissionné de ce parti.

Ces désormais ex-libéraux demandent à l’ancien ministre de la Justice de prendre ses responsabilités et de mettre en place un “Cadre politique novateur capable d’apporter des réponses aux préoccupations des Sénégalais”

PDS,faut-il craindre le déluge ?

http://www.dakarmatin.com Wade a joué et perdu lors de la dernière présidentielle. Mais il a prouvé aux sénégalais que seul son fils Karim Wade compte. Il doit être le seul héritier de son parti. Et sur ce point il est prêt à se séparer de tous ses compagnons. Malgré son age très avancé il n’hésite pas à porter son caftan bleu d’opposant rien que pour son fils qui se coule douce à Doha. Mais le constat est là amer le PDS aura du mal à se réactiver car sabordé et désorganisé pour étouffer toute ambition à même de contrecarrer le projet d’installation de son fils Karim Wade à la tète du parti. Au pouvoir c’était plus facile d’avoir l’assentiment des responsables. Mais dans purgatoire de l’opposition c’est pratique le sauve qui peut. Chaque responsable veut prendre son destin en main. Car le Pds n’a aucune lisibilité politique. Surtout avec un Oumar Sarr  n’a pas montré qu’il fait le poids pour redresser le Pds après sa déroute présidentielle de 2012. Et n’eut été le coup de pouce aux dernières législatives le Pds aurait du mal à sortir du trou

De plus en plus des responsables expriment leur défiance dans le management du parti. Et l’heure a sonné où tout le monde doit prendre ses responsabilités. D’autant plus que Wade est le dernier leader charismatique capable de rassembler autour d’un projet toutes sortes de personnalités politiques ayant comme seul dénominateur commun de ne point discuter son leadership.

Malheureusement le Pds devra payer le prix d’un tel management

Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Amine : « Où sont-ils allés chercher cette déclaration ? »

http://www.dakarmatin.com La famille Sy de Tivaouane se demande où Le Quotidien « est allé chercher cette déclaration sur les Djins qui auraient voté pour Macky Sall ». Seneweb vous propose in-extenso, vidéo à l’appui, la réaction de Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Amine transmise au site asfiyahi.

« Après lecture de la presse, j’ai l’impression d’avoir assisté à une autre cérémonie de Ziarra Général, tellement les propos rapportés par la presse sont éloignés des propos du Khalife. Cette attitude relève peut-être du manque d’attention, car je ne voudrais pas douter du professionnalisme de nos journalistes, ni de leur bonne foi.

Le Khalife n’a jamais prédit un 2nd mandat. Il précisait les conditions dans lesquelles il avait évoqué un second mandat du Président Macky Sall. Je reprends en substance ses dires : « Dans cette même salle, quelqu’un (Idrissa Bâ pour ne pas le nommer) a prié pour que tu aies 20 mandats. Le Président lui a dit à l’oreille que 20 mandats c’est trop. Je lui ai dit donc d’enlever le 0, cela fait 2 mandats. J’ai prié pour que le Président ait deux mandats et Dieu l’a exaucé ».

Le Khalife a raconté l’anecdote dans un ton taquin et dans une ambiance détendue, car la Ziarra Générale est un moment fort de raffermissement des liens d’affiliation à son guide. Par ailleurs, le Khalife n’a jamais parlé de Djinns qui ont voté et je ne sais pas où les journalistes sont allés chercher cette déclaration. En parlant de Djinns, le Khalife a utilisé un langage ésotérique que seuls les initiés peuvent comprendre. Les talibés Djinns dans la Hadra de Seydi El Hadj Malick SY est une vieille histoire connue de tous les initiés »

Cheikh Seck,Ps:«Macky n’a pas intérêt que Bby se disloque»

L’éventualité d’un troisième mandat pour le Président Macky Sall, l’appel au dialogue aux acteurs politiques sénégalais et l’avenir de la coalition de la mouvance présidentielle, sont entre autres sujets sur lesquels Cheikh Seck, le député-maire de Ndindy (région de Diourbel), s’est prononcé dans cet entretien qu’il a accordé à Seneweb.    

Seneweb : Certains membres de l’opposition ont clairement décliné l’invitation du Président Macky Sall qui a appelé au dialogue. Qu’en pensez-vous ?

Cheikh Seck : Je dois dire que je me félicite de cet appel au dialogue lancé à la classe politique par le Président Macky Sall. Mais je dois dire que ce n’est pas la première fois. Le Chef de l’Etat a toujours appelé l’opposition au dialogue, mais c’est celle-ci qui a opté pour la politique de la chaise vide.

Ce qui n’est pas bon dans une démocratie assez moderne comme la nôtre. Quelles que soient les divergences, les acteurs politiques doivent se retrouver autour de l’essentiel, parce que le dénominateur, il est commun, et il s’appelle le Sénégal. Le Sénégal est plus important que tous les partis politiques réunis.

Aujourd’hui encore les avis sont opposés concernant la possibilité d’un troisième mandat pour Macky Sall. Qu’en pensez-vous ?

Par rapport à cette question de troisième mandat, je crois que ce n’est pas un débat, dans la mesure où notre constitution a tout verrouillé. Et il n’a jamais été dans l’esprit du Président Macky Sall de penser à un troisième mandat. Mais il faut dire que l’opposition aussi est très mal à l’aise pour parler de cette question dans la mesure où elle n’a pas voté le référendum.

Ce qui veut dire qu’elle a opté pour le statut quo. Donc ceux qui doivent aujourd’hui statuer sur le troisième mandat, c’est le Benno Bokk Yakaar, c’est bel et bien la majorité présidentielle qui a voté la dernière Constitution. Donc l’opposition ne doit pas aujourd’hui se plaindre d’une possibilité d’un troisième mandat. Si nous suivons l’opposition dans sa démarche, il y aura bel et bien un troisième mandat pour Macky Sall.

Ne pensez-vous pas que la coalition Benno Bokk Yakaar tire vers la fin avec cette nouvelle recomposition ?

Je ne pense pas aujourd’hui qu’il soit dans la tête du Président Macky Sall, du Président Moustapha Niasse, du Président Ousmane Tanor Dieng, de se séparer. C’est le Sénégal qui a besoin de la coalition Benno Bokk Yakaar qui date de plus de sept ans. Au début les gens avaient dit qu’il s’agissait d’une coalition électorale, et qu’elle allait éclater après la présidentielle. Mais ça n’a pas éclaté. Nous sommes allés aux législatives, ça a marché, aux locales ça a encore marché, au référendum ça a encore marché, il en a été de même pour le Haut Conseil des Collectivités territoriales et pour la dernière élection présidentielle de février passé. Donc ce n’est pas aujourd’hui qu’il va falloir que cette coalition-là se disloque ou se disperse. En tout cas, le Président Macky Sall n’a pas intérêt que Benno Bokk Yakaar se disloque. Parce que c’est à lui de gouverner. Et quelle est aujourd’hui la pertinence ou l’opportunité de laisser ou faire éclater notre coalition dans la mesure où Macky Sall ne peut pas briguer un troisième mandat ? Ce qu’il veut, c’est gouverner tranquille, et la coalition est un instrument qui le lui permet en plus de l’aider à réaliser ses projets pour ce pays.

Abdoul Mbaye:«Respectez ceux qui ont perdu!Le déshonneur n’est pas leur ».

https://senego.com/ Vingt mandats ne procurent guère que cent ans de pouvoir au Sénégal. Celui de Pharaon dura des milliers d’années.

Il a suffi d’un ordre de Dieu (SWT) aux eaux; Pharaon périt et Moussa fut sauvé, avec lui ceux qui croyaient.

«Koun fa yakoun». Tout ce qui est, est œuvre du Tout Puissant (SWT), en satisfactions comme en douleurs pour l’humanité. Lui seul sait pourquoi, quand et comment.

Gardons-nous donc de prendre à notre compte les futurs qui se réalisent lorsque leurs issues pourraient nous surprendre. Car Dieu (SWT) est incertitude.

Par contre soignons nos relations avec nos contemporains. Laissons au moins leur honneur à ceux qui perdent, en particulier lorsque le combat a été inégal par l’usage de la force, par le non respect des règles, l’absence d’éthique et la corruption massive.

La paix n’est pas à mettre au crédit de ceux qui ont créé les conditions d’une explosion qu’ils auraient préférée à une non réélection. Elle est largement due à ceux qui ont préféré subir une « violence électorale » dans la durée plutôt que la remettre en cause.

Fort heureusement de nombreux Sénégalais le reconnaissent ; certaines grandes figures ont magnifié cette attitude comme la plus illustre des victoires.

Évitons aussi de chanter trop tôt victoire, surtout lorsque sans gloire. Souvenons nous également que celle politique ne vient pas avec l’élection. Elle s’apprécie à la fin de mandat par son exécution conforme et l’amélioration des conditions de vie de ses concitoyens.

Prions plutôt pour le mieux être des Sénégalais à bâtir sur les cinq prochaines années. Amen.Abdoul Mbaye,Président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail

Les prisons sénégalaises explosent

http://www.dakarmatin.com La population carcérale du Sénégal s’élève à 12 040 détenus alors que les 37 prisons du pays sont prévues pour accueillir 4224 détenus. Ce qui fait un dépassement de 7816 personnes. SourceA, qui donne ces chiffres, souligne que  seuls les 7610 détenus ont été jugés et condamnés par les Juridictions compétentes. Donc, les 4828, soit 40% des détenus, attendent d’être jugés. Une situation qui n’est pas sans conséquence sur les conditions de vie ô combien précaires de ces prisonniers

Sacré-Cœur et Yoff : La police nettoie les salons de massage

http://www.seneweb.com/ Les hommes du commissaire El Hadji Cheikh Dramé de la Sûreté Urbaine de Dakar ont encore sévi. En effet, ils ont investi, ce weekend, les salons de massage qui pullulent à Dakar. Une opération au cours de laquelle, selon le quotidien Tribune, beaucoup de ces endroits ont été nettoyés.

Ce fut le cas à Sacré-Cœur et Yoff où beaucoup de jeunes filles (K. D. Diallo, D. Coly, C. Tine, F. Bâ, N. F. Diaw et R. Diallo) et un homme (M, Bivagny) ont été arrêtés dans des appartements meublés. Un coup de filets qui porte l’empreinte de la Brigade des mœurs et des mineurs de la Sûreté Urbaine.

Après avoir été entendus sur procès-verbal, tous ce beau monde a été écroué. Au terme du délai légal de garde-à-vue, ils ont tous (sauf C. Tine et D. Coly) été déférés au parquet, hier, au parquet du Procureur pour les faits d’incitation à la débauche, proxénétisme et diffusion d’images à caractère pornographique.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 19/03/2019

Don de matériel médical à l’hôpital régional de Fatick 

Le Directeur de l’hôpital régional de Fatick a réceptionné le week-end passé un important lot de matériel médical offert par l’ONG «Vivre en brousse» et l’Association des pharmaciens humanitaire d’Oveine. D’un coût de plus de cinquante millions de francs Cfa, le matériel composé entre autres de fauteuils roulants, de lits électriques, de tables, de déambulateurs et d’armoires a été obtenu grâce à l’entregent du Directeur général de L’AEME, Birame Faye, qui a diligenté la prise en charge du transport du matériel. Ce geste humanitaire vient, selon l’adjoint au gouverneur en charge du développement, à son heure en ce sens que l’hôpital a entamé une montée en puissance avec les efforts consentis par l’Etat. A l’en croire, la structure sanitaire est aujourd’hui parmi les plus modernes au Sénégal. Pour sa part, Birame Faye s’est réjoui d’avoir contribué au relèvement du plateau médical de l’hôpital. Il s’engage à continuer dans la même dynamique en accompagnant les actions de l’Etat du Sénégal dans le développement de Fatick.

Seydi Gassama dénonce les longues détentions 

Le directeur exécutif de la Section sénégalaise d’Amnesty International se plaint du traitement réservé aux personnes arrêtées pour soupçons d’actes terroristes. Selon Seydi Gassama, ils sont oubliés dans les prisons. C’est le cas de l’élève Saër Kébé, en détention depuis maintenant 4 ans, et qui attend toujours son procès pour apologie du terrorisme. Le jeune élève avait juste posté sur sa page facebook à l’attention d’une ambassade occidentale après les attentats terroristes de Paris : «vous n’avez encore rien vu». Seydi Gassama dénonce la violation des droits de ces derniers. D’ailleurs, Saër Kébé a entamé une grève de la faim pour exiger son procès. Anniversaire de la première Alternance démocratique en 2000 Sous le règne du président Abdoulaye Wade, le 19 mars était un jour mémorable. Il était fêté à grandes pompes par la mouvance présidentielle d’alors. Le Sénégal a connu sa première alternance démocratique le 19 mars 2000 à la suite de la victoire du candidat Abdoulaye Wade contre le président Abdou Diouf au second tour de la présidentielle. Il y a de cela 19 ans que le pape du Sopi mettait fin à 40 années de règne sans partage du parti socialiste. Même si cette date d’anniversaire de la première alternance n’est pas fêtée par les acteurs de la seconde alternance, elle reste quand même inscrite en lettres d’or dans l’histoire politique du Sénégal.

Livre hommage au Pr Assane Seck 

Un nouvel ouvrage intitulé «Un homme de son temps» en hommage à l’universitaire et homme politique sénégalais, le professeur Assane Seck, décédé en novembre 2012 à l’âge de 93 ans, vient de paraître aux éditions L’Harmattan Sénégal. Ce livre de 150 pages est une compilation de textes de la table ronde organisée par la section sénégalaise de la Communauté africaine de culture (CACSEN), pour honorer l’ancien ministre et premier professeur africain de William Ponty. Une dizaine d’auteurs y ont apposé leurs signatures parmi lesquels les professeurs Saliou Mbaye, Penda Mbow, Cheikh Hamidou Kane (géographe), Abdoulaye Racine Senghor, Amadou Mahtar Mbow, préfacier de l’ouvrage, sous la direction des professeurs Amadou Alpha Sy, philosophe, et Mohamed Fadel Dia. Ils ont réfléchi selon un communiqué reçu à l’Aps, sur le parcours multidimensionnel du Pontin, du jeune cadre casamançais, du tirailleur sénégalais, de l’étudiant de la Sorbonne, de l’enseignant, du militant, du père de famille, de l’Homme d’État et de l’Homme de culture qu’il a été.

OIF : 2 HOMMES ARRÊTÉS POUR TRAFIC DE DROGUE

http://www.emedia.sn L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) éclaboussée. Selon les informations de Libération, il s’agit d’un vaste réseau de collecteurs d’argent et de blanchiment liés au trafic de drogue. Après plus d’un (1) an d’investigations, les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO) a interpelé le nommé Mostafa C., 50 ans et un chauffeur employé depuis 1998 par l’OIF, indique le journal. Lequel précise qu’au moment de son arrestation, ce dernier s’apprêtait à remettre la somme de 100 mille euros en liquidités à un particulier, qui a été également arrêté.

D’après la source, « le chauffeur roulait tous les jours au volant d’un véhicule immatriculé en corps diplomatique et croyait aussi bénéficier de cette immunité. Mais après vérification, il s’est avéré que seule la voiture qu’il conduisait bénéficiait de cette protection. » Placé en garde-à-vue, il a confié qu’il s’y adonnait pour « arrondir ses fins du mois. »

MEURTRE DE L’ENSEIGNANT HENRI NDIAYE : LA MÈRE DE L’ÉLÈVE ARRÊTÉE

http://www.emedia.sn Les éléments de la Brigade de Gendarmerie de Ndoulo, qui ont en charge l’enquête de l’affaire de la fille qui aurait mortellement poignardé l’enseignant Henry Ndiaye n’ont pas perdu de temps pour avancer sur le dossier. Aussitôt saisis de cette affaire, ils ont déclenché la machine judiciaire et démarré les investigations.

Ainsi, selon nos sources, au moins quatre personnes sont présentement en garde à vue dans cette affaire. Il s’agit d’Henriette Sambou, accusée d’avoir poignardé la victime, mais également de sa mère et deux autres enseignants. La mère de la lycéenne est, selon nos sources, la tenancière du bar où se sont déroulés les faits. Il lui est reproché de n’avoir pas d’autorisation pour exercer une telle activité (débit de boisson alcoolisée).

BAR CLANDESTIN, NON ASSISTANCE À PERSONNE EN DANGER

Selon une source proche du dossier, le jour des faits, le défunt et deux de ses amis, tous enseignants, étaient venus prendre un verre au bar clandestin du coin, géré par la mère de la présumée. Après avoir levé le coude, Henry Ndiaye aurait commencé à faire des attouchements à la jeune demoiselle Henriette Sambou, qui l’avait mise en garde, en lui disant qu’elle ne cautionnait pas de tels actes. Mais, selon nos sources, l’instituteur a continué son jeu jusqu’à ce que la lycéenne, finalement excédée, lui assène un coup de couteau sur la cuisse. « La plaie est profonde. Cela a touché une veine principale », a expliqué notre source. Qui renseigne que face aux enquêteurs, la jeune fille a fait savoir qu’elle n’avait pas l’intention de le tuer. « Je ne voulais pas le blesser. Je voulais juste le dissuader pour qu’il me laisse en paix », a confié la fille aux enquêteurs avant de regretter son acte.

Par ailleurs, si l’enseignant est passé de vie à trépas, il semble, selon les premiers éléments de l’enquête, que c’est parce qu’il n’a pas été sauvé par les autres personnes qui étaient dans le bar au moment des faits. « Lorsqu’il a été blessé, les gens qui étaient là n’ont pas bougés. A défaut de le sauver, ils devaient au moins appeler les éléments de secours. Mais ils n’ont rien fait de tout cela alors que le district sanitaire n’est pas loin. Il a été abandonné par terre gisant dans son sang », a expliqué notre source. Aliou DIOUF

CES INSTITUTIONS BUDGÉTIVORES

https://www.seneplus.com-L’As-Soulever aujourd’hui l’idée de la dissolution du HCCT pour instituer le bicaméralisme semble être dénué de sens – Puisque le HCCT et le Sénat, c’est bonnet blanc et blanc bonnet.

Le Sénat a été dissout en 2012 pour des soucis de rationalisation des dépenses publiques. C’est pourquoi l’installation, quatre ans plus tard en 2016, du haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT) a surpris plus d’un. Une telle institution budgétivore n’a servi jusque-là qu’à recaser du personnel politique. Soulever aujourd’hui l’idée de la dissolution du HCCT pour instituer le bicaméralisme semble être dénué de sens. Puisque le HCCT et le Sénat, c’est bonnet blanc et blanc bonnet.

Les spécialistes et autres professionnels du droit, proches du pouvoir occupent l’espace public ces derniers temps. Comme s’ils voulaient sonder l’opinion par rapport à certaines réformes en vue dans le cadre de la gestion de Macky II, chacun y va de ses propositions. Après la fameuse proposition de couplage des Locales et des Législatives faite par Me Aissata Tall Sall ; les propos ambigus du ministre de la Justice Ismaila Madior Fall sur l’éventuel troisième mandat de Macky ; voilà qu’un autre membre de la mouvance présidentielle sort de sa réserve. Le professeur et spécialiste du droit constitutionnel et non moins conseiller spécial du Premier ministre, Mounirou Sy, invite le président de la République, Macky Sall, à dissoudre le Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT). Il plaide pour un retour du bicaméralisme et la dissolution du HCCT qui devrait être remplacé par le Sénat.

Pour ne pas provoquer certainement des frustrations, il propose que le secrétaire général du PS dirige le Sénat, le cas échéant. «Je pense que ce Sénat doit être restauré avec des hommes forts. Il faut également une bonne Assemblée nationale rationalisée », disait le constitutionnaliste sur les ondes de la RFM. Comme à chaque fois pour légitimer leurs recommandations, Mounirou Sy a fait état de la «rationalisation» de l’Assemblée nationale. On se rappelle la rationalisation du calendrier électoral théorisée par Me Aissata Tall Sall pour justifier le couplage des élections locales et législatives. Comme en 2012 la rationalisation des dépenses publiques était l’argument servi pour supprimer le Sénat de notre architecture institutionnelle. Il a été ainsi indiqué que la suppression du Sénat permettrait d’économiser environ 7,8 milliards de FCFA par an et que ces économies financeraient, dans l’immédiat, la lutte contre les inondations. Mais à vrai dire, la préoccupation était ailleurs. Puisque quatre ans après, une Institution aussi budgétivore a été créée à la grande surprise des Sénégalais. Il s’agit du HCCT cité plus haut et qui en 2018, avait reçu la somme de 7,3 milliards de francs CFA en guise de budget. Pour l’exercice 2019, le budget de la structure dirigée par Ousmane Tanor Dieng a été arrêté à 8.640.000.000 milliards de francs CFA soit une hausse d’un milliard 340.000.000. Et son Président gère mensuellement 40 millions de F CFA selon son pouvoir discrétionnaire. Et cette Institution n’est pas la seule à être taxée de grenier pour recaser du personnel politique. Il y a également le Conseil Economique, Social et Environnemental (Cese) dont le budget en 2019 a connu d’ailleurs une légère hausse de 25.503.000 F CFA. De 6.202.087.000 de francs CFA en 2018, l’Institution dirigée par Aminata Tall à elle seule se retrouve avec 6.227.590.000 francs CFA de budget.

Et la présidente gère mensuellement 30 millions FCFA selon son pouvoir discrétionnaire. «La nomenclature Budgétaire Contribue à entretenir une nébuleuse autour des Fonds Politiques» D’ailleurs, ces fortes dépenses budgétaires dans les Institutions publiques avaient poussé le député et leader de Tekki, lors d’un séminaire en 2011, à demander la règlementation des fonds politiques. Il disait que la nomenclature budgétaire contribue à entretenir une nébuleuse autour de ces fonds. Avant de confier que les fonds politiques du chef de l’Etat sont logés dans la rubrique des transferts courants, fonds de solidarité africaine, fonds spéciaux, fonds d’intervention sociale et autres transferts courants. Des fonds qui, à l’en croire, s’élèvent à 738 millions par an. Mamadou Lamine Diallo informe également que les fonds du président de l’Assemblée nationale sont composés de deux lignes obscures et tournent autour de 50 millions FCFA par mois. Quant aux fonds politiques du Premier ministre, «ils sont logés à la Direction de l’administration générale et de l’équipement (Dage).

Des aides et secours dont le montant tourne autour de 120 millions par mois», avait-il révélé. D’où la nécessité de revoir de fond en comble l’argent du contribuable alloué aux politiciens par le biais des Institutions qu’ils dirigent. Il s’agit ainsi de voir comment réinjecter toutes ces devises dans les secteurs moribonds de notre économie et redistribuer ces richesses aux populations sénégalaises qui, pendant ce temps, souffrent gravement dans les hôpitaux, le milieu rural. Seydina Bilal Diallo

Dissolution du HCCT et son remplacement par le Sénat : Ibrahima Sène s’oppose et parle de « régression de la démocratisation des institutions »

https://www.leral.net/ La réforme institutionnelle préconisée par certains responsables, portant notamment remplacement du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) par le Sénat, n’enchante guère Ibrahima Sène. Le responsable du PIT est, en effet, d’avis que cette revendication s’inscrit dans une tentative de « régression de la démocratisation de nos institutions ».

« A la suite d’Idy et de Sonko lors de la campagne électorale, c’est avec étonnement que j’ai constaté que Moustapha Diakhaté et Mounirou Sy (de la majorité) plaident depuis un certain temps, pour une dissolution pure et simple du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) et son remplacement par un Sénat. 

Une telle revendication s’inscrit en droite ligne dans les tentatives de régression de la démocratisation des institutions de la République, à travers la décentralisation« , a analysé Ibrahima Sène, dans un document parvenu au journal Vox Populi.

Poursuivant, il explique : « C’est dans l’objectif de renforcer la décentralisation, que les Assises nationales de 2008 ont proposé de supprimer le Sénat et d’instituer un Conseil national des collectivités locales, que le projet de réforme des institutions de la CNRI de 2013 a validé, et mis en oeuvre par la réforme des institutions de 2016. Le retour au Sénat revient à prolonger inutilement toute procédure législative comme en ont attesté les expériences vécues avec ces institutions sous les socialistes et sous les Wade, avec l’instauration d’une seconde chambre législative, sans aucun pouvoir législatif »

HOMMAGE ET CHAPEAU BAS À L’ADMINISTRATION ÉLECTORALE !

https://letemoin.sn Sacrés Sénégalais ! Comme d’habitude, on a joué à se faire peur, comme d’habitude, on a promis de brûler le pays et prédit l’enfer et la géhenne si jamais les élections étaient « volées ». On a menacé, vitupéré, mis en garde, brandi les muscles et tonné… verbalement.

Et puis, le 25 février, lendemain de l’élection présidentielle, tout le monde est parti au travail comme si de rien n’était. Ensuite, on a dit qu’on allait voir ce qu’on allait voir si la Commission nationale de recensement des votes publiait des résultats donnant le candidat Macky Sall élu au premier tour. là aussi, calme plat et silence radio, pour ne pas dire de cathédrale, à travers le pays tout entier après cette publication.

En fait si le Sénégal ne s’est jamais embrasé au lendemain d’élections, notamment présidentielles, on le doit beaucoup et même surtout — en plus des saints qui sont enterrés sous cette terre bénie bien sûr —, à la parfaite organisation des opérations électorales. Une organisation devenue, à force d’être répétée, « routinière » pour emprunter le mot du Pr Ismaël Madior Fall parlant de l’habitude qu’on prise les sénégalais de participer à des élections. enrôler les citoyens au niveau des commissions d’inscription, instruire leurs demandes, confectionner les cartes d’électeurs, les acheminer dans les commissions de distribution, les remettre à leurs propriétaires, envoyer le matériel électoral (urnes, isoloirs, encre indélébile, registres d’émargement, bulletins de vote, enveloppes etc. et même lampe-tempêtes) partout à travers le pays, y compris dans les coins les plus reculés, mais aussi à l’étranger… tout cela est devenu un jeu d’enfant pour notre administration électorale. Laquelle, à force d’avoir organisé des scrutins, peut aujourd’hui faire toutes ces opérations pratiquement les yeux fermés. ou les doigts dans le nez. C’est une machine qui tourne presque toute seule tellement les agents de la Direction de l’automatisation des Fichiers (DAF) et de la Direction générale des élections (DGE) ont obtenu une expérience en cette matière. Une expertise tellement reconnue d’ailleurs que, de partout sur le continent, elle est sollicitée.

À preuve par la dernière élection présidentielle où les Cassandres avaient prédit un capharnaüm et un gigantesque foutoir du fait des cartes d’électeurs. A la suite des dysfonctionnements majeurs notés lors des élections législatives de juillet 2017 — où le Conseil constitutionnel avait été obligé d’autoriser à titre exceptionnel le vote sur présentation du récépissé d’inscription sur les listes électorales accompagné d’une pièce d’identification —, il y avait lieu de craindre le chaos, en effet. mais à l’arrivée, miracle ! Tout s’est bien passé. La DAF a réussi le challenge non seulement de produire plus de six millions de cartes d’électeurs (plus précisément 6.400.000) mais encore 98 % des citoyens inscrits ont retiré sans encombre leurs documents de vote. Lesquels, depuis le passage à la biométrie, sont désormais jumelés avec les cartes nationales d’identité. Autrement dit, deux cartes en une. Les services du commissaire Ibrahima Diallo — un homme qui a été injustement calomnié et auquel on a prêté les plus sombres desseins — ont réussi le tour de force non seulement de procéder au basculement des cartes numériques aux cartes biométriques — le Sénégal a été le premier pays de la CEDEAO à atteindre cet objectif —, mais encore de fabriquer les nouvelles cartes et les mettre dans les délais à la disposition des électeurs. Le tout sans assistance étrangère et avec la seule expertise nationale. Une prouesse agrémentée d’innovations comme la mise en place d’un site Web et d’un numéro vert mais aussi d’alertes par sms, le tout ayant pour but d’informer les citoyens sur la disponibilité de leurs cartes ou leur permettre de faire des réclamations. A cela s’ajoute, autre innovation, la décentralisation des demandes de duplicatas et corrections au niveau même des commissariats, avec possibilité de retirer les cartes au bout de 72 heures.

La DAF, cheville ouvrière du processus

Si tout cela a été possible, c’est, encore une fois, parce que non seulement l’administration sénégalaise regorge de ressources humaines de qualité mais aussi les hommes qu’il faut ont été mis aux places qu’il faut. La DAF, depuis le départ de l’ingénieur Signaté qui a posé les jalons de ce service stratégique sous le ministre de l’intérieur Jean Collin, est dirigée par l’ingénieur informaticien et commissaire de police Ibrahima Diallo. Lequel a blanchi sous le harnais de la DAF où il a gravi tous les échelons et dont il maîtrise tous les rouages. Nul n’est indispensable, sans doute, mais Ibrahima Diallo connaît à ce point ce service sensible et névralgique qu’au moment de prendre sa retraite il y a quatre ans, il a été retenu pour nécessité de service. Un privilège dont il n’est pas le seul fonctionnaire à bénéficier mais qui, pour ce qui le concerne, lui vaut un véritable lynchage politique et médiatique. On prétend qu’il a été maintenu à son poste « pour organiser la réélection du président Macky Sall ». Ce à quoi il répond à ses proches que s’il avait ce pouvoir, les présidents Diouf et Wade ne seraient jamais tombés puisque, pour l’essentiel, c’est la même administration électorale qui est en place depuis lors. et d’exhiber son propre exemple de fonctionnaire ayant fait 35 années de bons et loyaux services au ministère de l’intérieur avant d’être admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite en 2015 puis maintenu en place depuis lors. Presque 40 années passées à la DAF, donc, à part un détachement aux affaires étrangères et un séjour à l’ambassade du Sénégal à Tokyo puis un autre comme consul général à Madrid d’où il a été rappelé pour piloter la DAF.

C’est, entre autres, cette solide expérience adossée à une expertise avérée et une longue pratique de l’organisation des élections qui expliquent sa maîtrise sur le bout des doigts des opérations électorales. Le commissaire Ibrahima Diallo est aussi celui qui, en tant que Directeur du Budget et du matériel (DBM) a été l’artisan de la modernisation de la police à travers notamment le changement d’uniformes — on lui doit les tenues bleues actuelles — et la réhabilitation des commissariats de police qui ont connu une cure de jouvence sous sa direction. Il convient d’ajouter à cela la construction de nombreux bâtiments répondant aux normes internationales

Pour en revenir au dernier scrutin en date, plutôt que de féliciter — le président de la république l’a fait tout de même — à défaut de les récompenser, les braves fonctionnaires qui ont fourni ce travail si admirable ayant permis aux élections de se dérouler sans encombre, ne voilà-t-il pas qu’ils sont traînés dans la boue ? Parmi ces fonctionnaires, il convient de mentionner les agents de l’administration territoriale qui ont assuré les opérations d’enrôlement des citoyens à travers toutes les communes de notre pays pendant que les consuls en faisaient de même à l’étranger. Mais c’est aussi cela notre pays. Sans compter toute l’organisation sur le terrain qui a été parfaitement supervisée par la CENA. Mais voilà, en lieu et place de félicitations, tous ces braves hommes et dames ont été voués aux gémonies. Sacré Sénégal, comme nous l’écrivions au début de ce texte !M.O.N

FIN DE L’INSTRUCTION : CE QUE RISQUE LAMINE DIACK

http://www.emedia.sn L’instruction, dans l’affaire de corruption de la fédération internationale d’athlétisme (Iaaf) impliquant l’ancien président Lamine Diack est terminée. Mais, que risque, Lamine Diack, assigné à résidence en région parisienne depuis 2015, soupçonné par la justice française d’avoir retardé des procédures de dopage ouvertes contre des athlètes russes en échange de sommes d’argent et de l’obtention de contrats de diffusion et de sponsoring ?

En droit, quand le juge d’instruction termine son information, il informe les avocats des différentes parties qu’il a fini son travail et qu’il met le dossier à leur disposition pour qu’ils le consultent. Après, le dossier est envoyé au niveau du parquet pour le réquisitoire définitif. Lequel est une pièce de procédure écrite par laquelle le Procureur de la République donne au Juge d’instruction, à la fin de l’instruction, sa position sur les suites à donner à l’affaire.

Après le réquisitoire définitif, le dossier revient devant le juge d’instruction pour qu’il prenne une ordonnance de non-lieu total, de non-lieu partiel ou de renvoi en police correctionnel.En effet, dans cette affaire, les avocats qui assurent la défense de Lamine Diack n’ont pas voulu se prononcer parce qu’ils n’ont pas encore notification de la décision. Aliou DIOUF

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