Revue de Presse du Dimanche 17 Mars 2019

Revue de Presse du Dimanche 17 Mars 2019
Revue de Presse du Dimanche 17 Mars 2019

L’UA formule des recommandations pour une meilleure intégration monétaire en Afrique

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-Le professeur Victor Harison commissaire aux affaires économiques de la Commission de l’Union africaine (CUA) a révélé mercredi à Dakar un certain nombre de recommandation de la CUA pour parvenir à une meilleure intégration monétaire en Afrique.

S’exprimant à l’occasion de la réunion ordinaire de l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA), le professeur Harison estime que ses recommandations découlent de la troisième session du Comité Technique Spécialisé (CTS) de l’Union africaine sur les finances, les questions monétaires, la planification économique et l’intégration  organisée les 7 et 8 mars 2019 à Yaoundé, au Cameroun par le Département des Affaires économiques de la CUA.

Parmi les recommandations du CTS, il est question selon le professeur Harison « d’entreprendre une étude pour déterminer les raisons pour lesquelles la signature et la ratification des instruments juridiques des Institutions financières panafricaines sont lentes et développer une stratégie visant à accélérer le processus qui devrait être présentée à la quatrième réunion du CTS sur les finances, les affaires monétaires, la planification et l’intégration ».

Le CTS de la CUA demande aussi de  travailler en étroite collaboration avec l’ABCA en vue de réviser les échéances pour la création de la Banque centrale africaine en se référant au rapport de l’ABCA sur l’affinement des critères de convergence du Programme de coopération monétaire en Afrique. Le professeur Harison a évoqué également l’idée de  « tenir des réunions consultatives avec les communautés économiques régionales (CER) sur les critères de convergence macroéconomique afin de parvenir le plus rapidement possible a un consensus et proposer un calendrier pour leur mise en œuvre ».

Le commissaire Harison a révélé qu’une délégation de la CUA se rendra à Abuja, au Nigeria en avril 2019 pour discuter avec la Banque centrale du Nigéria des questions liées à l’opérationnalisation de l’Institut monétaire africain de l’UA.MS/cd/APA

Hausse de 564 milliards de FCFA des créances intérieures en décembre 2018

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-L’encours des créances intérieures des institutions de dépôts du Sénégal a connu une hausse de 563,70 milliards de FCFA (environ 958,290 millions de dollars) au terme du mois de décembre 2018 comparé à la même période de l’année 2017, a appris vendredi APA auprès de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Cet encours est passé de 4179, 60 milliards de FCFA en décembre 2017 à 4742,80 milliards de FCFA un an plus tard, soit une progression de 13,5% en valeur relative (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar).

Cette embellie est imputable à la fois aux créances  sur l’administration et celle sur les autres secteurs de l’économie. Les premières ont enregistré une progression de 17,2% à 467,80 milliards de FCFA contre 399,10 milliards FCFA en décembre 2017.

Quant aux créances sur les autres secteurs. elles ont enregistré une hausse de 13,1%, passant de 3780,60 milliards de FCFA en décembre 2017 à 4275 milliards de FCFA un an plus tard.MS/cd/APA

Baisse de 1,6% de l’emploi salarié en janvier 2019

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-L’emploi salarié dans le secteur moderne au Sénégal a enregistré une baisse de 1,6%, en rythme mensuel, au terme du mois de janvier 2019, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

Selon la DPEE, ce recul est lié aux pertes d’emplois enregistrées aussi bien dans le tertiaire (moins 2,6%) que le secondaire (moins 1,0%).

Sur un an, l’emploi salarié dans le secteur moderne s’est, par contre, raffermi de 5,2%, à fin janvier 2019, principalement tiré par le secondaire (plus 6,6%), notamment, l’industrie (plus 8,3%).

En outre, souligne la DPEE, des créations nettes d’emplois sont enregistrées dans le tertiaire (plus 3,2%), en liaison avec la bonne tenue des effectifs dans les services (plus 2,8%) et le commerce (plus 4,4%).MS/cd/APA

Sénégal : Consolidation de l’activité de production industrielle en janvier

https://www.lejecos.com Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), l’activité industrielle est marquée, au mois de janvier 2019, par une bonne tenue de la production.

Elle est ressortie à +1,5% par rapport au mois précédent. Cette consolidation est essentiellement soutenue par une bonne performance de l’activité des industries du papier et du carton, textiles et du cuir, extractives, alimentaires et de production d’énergie.

Cette croissance est, toutefois, note l’Ansd, jugulée par un repli de l’activité de production des industries chimiques, mécaniques et des matériaux de construction.

Par ailleurs, la stabilité de l’activité de production des autres industries manufacturières amorcée depuis le mois de mars 2018 s’est poursuivie. En référence au mois de janvier 2018, l’activité industrielle s’est bonifiée de 4,4%. Adou FAYE

PLUS DE 84 900 TONNES D’ARACHIDES COLLECTÉES À KAFFRINE

Kaffrine, 15 mars (APS) – Au total, 84.958 tonnes d’arachide ont été collectées dans la région de Kaffrine (centre), a indiqué, vendredi, le directeur régional du développement rural (DRDR) de Kaffrine, Samba Ndao Tall.

« Cette semaine, le cumul des arachides collectées est à 84.958 tonnes. En effet, depuis le démarrage de la campagne de commercialisation, 172 points ont collecté 51.416 tonnes d’arachide d’huilerie. Et, 111 points ont collecté 33.542 tonnes de semences d’arachide », a indiqué le DRDR de Kaffrine dans un entretien avec l’APS.

Pour le moment, une somme correspondant à 49.052 tonnes a été payée tandis que 2.396 tonnes attendent encore dans les dépôts, selon le DRDR. « Les coopératives de la région de Kaffrine qui ont la majorité des dépôts disent être en mesure de payer à partir de la semaine prochaine », a-t-il assuré.

« Aujourd’hui, les quantités d’arachide évacuées à l’usine sont de 34.144 tonnes ; 17.307 restent en stock », a encore indiqué Samba Ndao Tall, signalant que 12 points ont, à ce jour, collecté 349 tonnes de semence de maïs et de sorgho dans les départements de Kaffrine, Mbirekelane et Koungheul.

Les prix pratiqués sont à 210 francs CFA pour l’arachide d’huilerie et varient entre 220 francs et 325 francs CFA pour les semences d’arachide », a rappelé M. Tall.

LE MEDS POUR LA POURSUITE DE LA RÉVISION DU DISPOSITIF D’ACCOMPAGNEMENT DU SECTEUR PRIVÉ

Dakar, 16 mars (APS) – Le président du Mouvement des entreprises du Sénégal (MEDS) Mbagnick Diop a préconisé samedi à Dakar la poursuite du processus de révision du « dispositif d’accompagnement du secteur privé pour davantage l’adapter aux besoins actuels’’ des entreprises nationales.

L’ambition du MEDS « est de devenir plus créative, plus dynamique et davantage engagée dans la voie de l’émergence nationale et de la compétence distinctive dans la promotion et le management de l’action entrepreneuriale », a-t-il déclaré à l’ouverture de la 19e assemblée générale de l’organisation patronale dont il est le président.

Pour ce faire, Mbagnick Diop préconise que « les possibilités d’accès’’ des entreprises sénégalaises au marché national soit sensiblement accrues, de même que « le niveau de financement des MPE’’.

Il suggère aussi que soit révisé « le dispositif d’accompagnement du secteur privé pour davantage l’adapter aux besoins actuels de l’entreprise nationale, en favorisant et développant le partenariat entre les entreprises nationales et les investisseurs étrangers (…) ».

Il a relevé, dans le même esprit, « la nécessité de poursuivre l’allègement des charges fiscales sur les entreprises non éligibles aux régimes dérogatoires ».

« Notre plaidoyer de ce jour est surtout le reflet de notre feuille de route, c’est-à-dire de celle de l’entreprise nationale qui par sa définition ou par sa taille, est une PME ou TPE, comme le sont la plus part des entreprises membres de notre mouvement », a-t-il souligné.

Selon Mbagnick Diop, le secteur privé national, après avoir souscrit au Plan Sénégal émergent (PSE) dont la phase II sera déroulée de 2019 à 2024, compte désormais « ouvrir une nouvelle page » de l’entreprise sénégalaise.

« Le secteur privé national, ayant souscrit au plan quinquennal 2019-2024 de l’Etat du Sénégal à travers la phase II du PSE, voudrait dès maintenant ouvrir une nouvelle page de l’entreprise sénégalaise », a-t-il dit.

Aussi fait-il valoir que « la compétitivité et la bataille économique et stratégique sont devenues aujourd’hui un enjeu fondamental pour les pays et les entreprises gagnantes, à l’échelle de notre planète ».

Mbagnick Diop note par ailleurs que la 19e session de l’assemblée générale du MEDS, qui sera l’occasion de renouveler le bureau exécutif et le conseil d’administration de cette organisation, constitue « un grand moment d’échanges, de rencontres, d’évaluation’’ de ses projets, mais aussi de programmation de ses « agendas d’actions ».DS/BK

Economie de 10 milliards de FCFA sur les allocations d’études : Le Directeur des bourses précise

https://www.dakaractu.com Le Directeur des bourses a fait une précision sur les 10 milliards de FCFA d’économie issus de l’assainissement de la situation de l’allocation des bourses. En effet 25.000 non ayants droit qui figuraient dans le fichier de la direction des bourses avaient été « nettoyés ». Une information selon le Directeur des bourses qui a été déformée par une certaine presse. Voilà sa précision :

Dans sa parution du vendredi 15 mars 2019, le quotidien national le Soleil a rapporté une interview dans laquelle je faisais le point sur l’évolution des bourses de 2014 à 2018.

Dans cette interview en date du 08/03/2019, je rappelais que les nouveaux textes édictés en matière d’attribution et de renouvellement, ont permis d’assainir la situation des allocations d’études et d’économiser dix (10) milliards de francs CFA correspondant au paiement indu des bourses à vingt-cinq mille (25000) non ayants droit qui figuraient dans le fichier de la Direction des bourses, antérieurement à la grande réforme de 2014.

L’information avait été largement diffusée à l’époque par plusieurs organes de presse et le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation avait déposé une plainte contre X pour mettre fin à de telles pratiques frauduleuses.

Malheureusement, mes propos ont été complétement déformés par une certaine presse en ligne et relayés par des télévisions de la place qui, par amalgame, ont soutenu que cette situation avait été révélée par l’audit de l’Inspection générale d’Etat (IGE) consécutif à la mort de notre regretté étudiant Fallou SENE.

Je tiens à préciser à l’endroit de l’opinion publique que les informations véhiculées sont inexactes et infondées et rappelle par la même occasion que l’audit mené par l’IGE en 2018 qui avait pour objet d’apporter un éclairage sur les lenteurs survenus dans le paiement des bourses, avait totalement blanchi la Direction des Bourses.
Le MESRI invite les sénégalais, notamment, les étudiants à faire preuve de discernement par rapport à de telles accusations gravissimes portées sur la gestion des bourses d’études effectuée avec transparence, rigueur, compétence, probité et désintéressement. Docteur Lassana KONATE

L’Ascosen préconise une homologation du prix du ciment

iGFM-(Dakar) Le président de l’Association des consommateurs du Sénégal (ASCOSEN) Momar Ndao a préconisé, vendredi, à Dakar, la réactivation de la loi sur l’homologation du prix du ciment, bloqué jeudi par le ministère du Commerce, après une hausse de 3500 francs CFA sur la tonne décidée récemment par des cimentiers.

’’Nous souhaitons une homologation du prix du ciment’’, a indiqué le consumériste, en marge de la célébration de la Journée mondiale du consommateur, axée cette année sur le thème : ’’Les produits connectés de confiance’’.

Selon Momar Ndao, cette homologation, qui a été faite mais annulée par la suite, devra faire en sorte ’’qu’aucune modification publique ne puisse être réalisée sans l’accord de l’administration’’.

Il propose par ailleurs une ’’commission technique qui va étudier la structure des prix et formuler ensuite ses conclusions.’’

Il suggère que sur la base de ces conclusions, le conseil national de la consommation statue ’’pour décider si le prix doit connaître une hausse ou non.’’

Le président de l’ASCOSEN s’est par ailleurs étonné de la décision des cimenteries d’augmenter le prix du ciment dans un contexte où presque toutes les économies des ménages sénégalais sont mobilisées pour s’assurer un toit, sans compter que l’Etat affiche la volonté de construire une ville nouvelle (Diamniadio) qui nécessite « des milliers et des milliers » de tonnes de ciment.

’’Aujourd’hui, malgré la baisse du coût de l’électricité et du carburant, qui sont des intrants qu’utilisent ces cimenteries, il n’y a pas une répercussion valablement ressentie par le consommateur’’, a déploré Ndao.

Des cimenteries ont récemment procédé à une augmentation de 3500 F CFA sur le prix de la tonne de ciment.

En réaction, le ministère du Commerce a sorti jeudi un communiqué pour rappeler que ’’les prix plafonds du ciment sont fixés à leurs niveaux antérieurs’’.

’’En application des dispositions de l’article 43 de la Loi numéro 94-63 du 22 août 1994 sur le prix, la concurrence et le contentieux économique, les prix plafond du ciment ex usine sont fixés aux prix antérieurement pratiqués au 1er janvier 201’’, indique un arrêté transmis à l’APS.

Les ministres rendent leurs états de services

http://www.dakarmatin.com Tous les dossiers seront remis au Premier ministre, au plus tard à la fin du mois de mars. Mahammad Dionne devra alors rendre la démission de son gouvernement.  Les ministères ont reçu l’instruction de dresser leurs rapports de missions. Selon les explications d’un fonctionnaire à la retraite qui requiert l’anonymat, la tâche incombe aux Secrétaires généraux, aux Directions de l’administration général et de l’équipement (Dage) et aux Directeurs administratifs et financiers (Daf) des directions et agences. Ces derniers sont chargés de faire l’inventaire du matériel, du parc automobile, de l’état du budget et du niveau d’exécution des grands projets du ministère. Tous ces dossiers seront remis au moment des passations de service et serviront de feuille de route à la nouvelle équipe.

Selon nos interlocuteurs, le nouveau gouvernement sera connu au plus tard le 3 avril, veille de la feuille de l’indépendance. Puisque, selon plusieurs sources, Macky Sall, qui prête serment le 2 avril, a débuté les consultations en vue de la formation du nouveau gouvernement

Soham Wardini vante la résilience de Dakar à la Conférence des Nations Unies sur le Climat

https://www.lejecos.com/ Comme toutes les grandes métropoles, Dakar est une ville agressée par les effets des changements climatiques. Cette assertion est du maire de la Ville de Dakar.

Soham El Wardini a profité de la tribune de la conférence des Nations Unies sur le climat qui se tient à Nairobi (Kenya), pour vanter l’option prise par la capitale sénégalaise pour faire face aux changements climatiques.

A son avis, Dakar est devenue résiliente et pour cela, consciente que le développement durable des territoires repose sur une planification intégrée, tenant en compte de l’environnement, la ville a battu une stratégie qui repose sur la vision.

D’après elle, Dakar est une ville orientée vers la résilience et la bonne gouvernance pour l’épanouissement de ses populations.

Le premier magistrat de la capitale sénégalaise estime que cette planification intégrée du développement a permis de prioriser leurs choix face à l’insuffisance des finances.

« Elle nous a permis de mettre en œuvre des projets qui prennent en compte l’éducation, la santé, le sport, la sécurité urbaine, l’aménagement du territoire, la protection de l’environnement et le développement économique et social ».

Parmi ces projets, commençant par l’aménagement, le successeur de Khalifa Ababacar Sall a cité la rénovation urbaine par la restructuration des quartiers précaires.

A cela, elle y ajoute un autre projet d’aménagement hydraulique et paysagé du bassin de rétention de Grand Yoff. Un projet sur lequel, la ville de Dakar travaille avec le C40.

Pour réduire la facture énergétique, confie Mme Wardini, « nous allons procéder au remplacement des lampes à structure par les Leds ». A cet effet, elle annonce un projet de quatre mille lampadaires solaires au niveau de la ville de Dakar.

Un package de produits qui, à l’en croire, participe à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Dans cette même dynamique, le premier magistrat de la ville de Dakar ajoute le pavage des rues de Dakar et des espaces publiques pour lutter contre l’ensablement de la voirie et créer de l’emploi. Dans ce projet, souligne-t-elle, « nous utilisons la haute intensité de main d’œuvre ».

Selon elle, son équipe a aussi cherché à sécuriser les plages et les postes ont été construits par la coopération avec la ville de Marseille.

Pour la réhabilitation des quartiers urbains, le maire fait savoir que Dakar connait des quartiers qui, depuis la colonisation n’avaient pas été réhabilités sur ce domaine.

Elle y ajoute que la ville-capitale, pendant longtemps, n’a pas eu de feux tricolores que l’actuelle équipe a pu régler.

Sur le même tempo, elle souligne que la ville de Dakar a aussi beaucoup insisté sur la sécurité de proximité avec les volontaires de la ville de Dakar.

Concernant l’agriculture, poursuit-elle, la ville de Dakar a beaucoup travaillé avec la FAO sur le micro-jardinage qui correspond à de petites unités de production maraîchères sur table avec l’utilisation de matériels recyclés.C’est à ce niveau où les autorités parlent d’économie circulaire.

Revenant sur le matériel recyclé, elle fait savoir qu’il s’agit des cuvettes de bois, des bouteilles en plastique, les pneus comme support et la paille d’arachide comme substrat.

D’après elle, l’objectif est de contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la lutte contre le changement climatique dans une ville qui est une presqu’ile envahie par le béton.

Pour y remédier, Mme Wardini et ses soutiens pensent reverdir la capitale  et créer de l’emploi pour les couches vulnérables.Last but not least.

Entre autres programmes, la ville de Dakar en dispose un en termes d’amélioration de la gouvernance urbaine par une transition énergétique et écologique et qui est financé par la Commission européenne dans le cadre de la convention des maires en Afrique subsaharienne.

D’après Mme le Maire, ce programme repose sur des axes d’intervention qui sont entre autres l’élaboration d’un plan climat-énergie-territoriale dans une démarche participative et inclusive pour renforcer la résilience de la ville de Dakar.

A cela, elle y greffe la sensibilisation et la mobilisation des acteurs locaux autour des enjeux climatiques avec identification des initiatives innovantes au niveau communautaire pour le partage, la promotion de bonnes pratiques au niveau national et sous régional. Mariama Diallo

Lutte contre les émissions de Co2 : L’Aéroport Blaise Diagne certifié

https://www.lejecos.com Les efforts de l’aéroport Dakar Blaise pour devenir une plateforme verte sont reconnus. Selon un communiqué reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), il a reçu sa certification dans sa lutte contre les émissions de CO2.

«Cette accréditation carbone confirme que les processus de gestion du carbone à l’aéroport Dakar Blaise Diagne mis en œuvre par Limak Aibd Summa (LAS) sont en phase avec la réponse de l’industrie aéroportuaire mondial face au défi du changement climatique. Le projet de centrale photovoltaïque ou encore la mise en circulation des taxis hybrides, qui roulent au gaz et à l’essence, à l’aéroport sont des actes posés dans ce sens », lit-on dans le communiqué.

La même source renseigne que les Etats membres de l’Organisation de l’aviation civile internationale (Oaci) ont mis en place le Plan de compensation et de réduction de carbone pour l’aviation internationale (Corsia) qui est un mécanisme de marché mondial qui a pour objectif d’amener les acteurs du monde aéroportuaire de réduire de moitié les émissions de carbone. Ce dispositif qui se veut volontaire dans ses débuts pourrait être contraignant dans l’avenir.

Selon le communiqué, LAS a un plan de Gestion de l’empreinte carbone conformément aux dispositions réglementaires et recommandations de l’Oaci sur le rejet des substances polluantes atmosphériques, complétant la loi 2001 du 15 janvier 2001 portant code de l’environnement au Sénégal. Adou FAYE

CDT MALICK TALL,EXPERT AÉRONAUTIQUE : «SANS UNE COMPAGNIE AÉRIENNE FORTE,PAS D’ÉMERGENCE»

http://www.emedia.sn Invité de l’émission « Jury du dimanche » sur iRadio (90.3 FM), le commandant Malick Tall, ancien chef pilote à Air Afrique a déclaré que l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) n’est pas encore devenu un hub. « C’est un aéroport ordinaire. Être un hub, c’est drainer un maximum de passagers vers cet aéroport et les éclater vers d’autres aéroports. Pour qu’un aéroport soit un hub, il faut une des compagnies qui desservent cet aéroport ait au moyen 14 atterrissages et 14 départs. Et, aujourd’hui, on en est loin parce qu’aucune autre compagnie que celle nationale ne pourrait faire cela. Le Sénégal ne pourra pas accéder à l’émergence sans une compagnie nationale forte et pérenne. Le Sénégal ne pourra pas faite de l’aéroport internat un hub régional sans une compagnie forte », a-t-il expliqué.

Poursuivant, l’invité de Mamadou Ibra Kane a fait savoir qu’il avait beaucoup d’espoir pour Air Sénégal SA. Ce, parce qu’il avait senti un engagement très fort du président de la République Macky Sall. « Pour la première fois dans l’histoire de l’Afrique de l’Ouest, on dotait une compagnie nationale africaine d’un capital de 40 milliards de francs CFA.

Mais entre ce qu’on prévoyait et ce qui existe, il y a une marge », regrette-t-il avant de revenir sur l’étude qu’ils avaient faite pour faire de Air Sénégal SA une compagnie prestigieuse. « Quand on a commençait à travailler sur le dossier, on a fait une étude de marché. L’étude de marché était claire. Le Sénégal avait une position idéale pour monter une compagnie forte, pérenne. Ce qui fait que le Sénégal a cette position, c’est qu’il est entouré de 7 Etats qui n’ont pas de compagnie aérienne. Et certains de ces Etats nous avait contacté pour que la Compagnie sénégalaise soit également la compagnie nationale guinéenne. Ce qui est une opportunité forte qui peut générer 1,4 milliards de dollars par an. Et le Sénégal avec Air Sénégal, captait plus de la moitié. Donc, le marché était là, omniprésent, omnipotent », soutient-t-il.

Sur le crash de l’appareil Ethiopian Airlines qui a occasionné la mort de 157 passagers, le commandant Malick Tall a donné les hypothèses qui peuvent être émises et qui peuvent être à l’origine de l’accident. « Selon les informations dont on dispose, ce qui est à l’origine de l’accident, c’est la mise en place, à bord de cet avion, d’un logiciel qui est appelé M-CAS et qui était chargé de bloquer l’évolution de l’avion à des incidences inférieures à l’inférieur de décrochage », a-t-il indiqué.

Toutefois, cet expert aéronautique, qui capitalise plus de trente ans d’expérience, assure que malgré tout, l’avion est indéniablement le moyen de transport le plus sûr. Une statistique pour étayer ses propos : « En 2018, plus de 4 milliards de passagers ont été transportés dans le monde par des avions commerciaux. Quand on fait le décompte de personnes tuées par les avions commerciaux, cela tourne en moyenne entre 400 et 700 personnes, par an. Et, rien qu’en France, les accidents de la route font quasiment autant de victimes en un an », indique-t-il, tout en admettant qu’il faut encore faire des efforts pour réduire davantage le risque, aussi faible soit-il. Aliou DIOUF

INSTALLATION DE CARREFOUR APRES AUCHAN: Le Frapp monte au créneau et tire sur le ministère du Commerce

https://www.jotaay.net Les seuls qui veulent de Auchan, ce sont ceux qui y trouvent leurs propres intérêts. C’est du moins ce que pense le Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (Frapp, dont les membres étaient hier face à la presse. Le mouvement activiste a profité de l’occasion pour fustiger l’installation illégale de la multinationale Carrefour, qui s’est faite avec l’aval du ministre du Commerce, du Premier ministre et du président de la République. 

«Quand Carrefour a ouvert son magasin au Point E, il n’y avait ni arrêté, ni comité régional d’aménagement et de gestion de l’urbanisme commercial dans la région de Dakar», explique Alioune Badara Mboup. Pour ce dernier, c’est le 25 janvier 2019 que le ministère du Commerce a pris l’arrêté N°1499 fixant les conditions, les modalités de délivrance et de retrait de l’autorisation préalable d’ouverture des commerces de grande distribution. Alors qu’à cette date, Carrefour s’était déjà installé à Dakar.

Et d’après Alioune Badara Mboup, Carrefour a insulté l’Etat du Sénégal et la population, en refusant de fermer, même après avoir été interpellé. «Carrefour dira qu’il est resté deux mois sans avoir la réponse du ministère du Commerce, relativement à sa demande d’autorisation», narre-t-il. Avant de poursuivre : «Carrefour a considéré que le silence du ministère valait autorisation. Et le ministère a demandé à Carrefour de fermer». Ce que la multinationale a catégoriquement refusé, continuant librement à exercer.
Et pour l’activiste, ceci a bien une raison. «Carrefour avait compris que le décret 2018-1888, en son article 19 dispensant les commerces de grande distribution exerçant leur activité avant l’entrée en vigueur du décret de l’autorisation préalable, est un décret pour protéger les intérêts de Auchan», laisse-t-il entendre.
Guy Marius Sagna n’a pas manqué de dénoncer la manière unilatérale dont le ministère du Commerce a décidé que la distance minimale à vol d’oiseau entre deux magasins de grande distribution était de 800m et que la distance minimale à vol d’oiseau entre les magasins de grande distribution et les marchés locaux était de 1000m.
Et pour le secrétaire exécutif du Frapp «Auchan Dégage», même ces distances ne sont pas respectées. «Entre Auchan Amitié et le marché de Fass, il y a moins de 1000m. De même qu’entre Auchan Castors et le marché de Castors. Ainsi qu’entre Auchan Gibraltar et le marché de Tilène. De même qu’entre Auchan Pikine et le marché Syndicat. Tout comme entre Auchan Parcelles Assainies et le marché Gueule-Tapée. Également, entre Auchan Amitié et Carrefour Point E, il y a moins de 800m».
Et pour ces raisons Le Frapp, par la voix de Guy Marius Sagna, demande au ministère du Commerce de fermer les 5 magasins de Auchan qui sont près des marchés Castors, Syndicat, Tilène, Fass, Parcelles Assainies, car, d’après l’activiste, ces magasins troublent l’ordre public, national, économique et social et sont une incitation à l’insurrection.
Par rapport à la signature de l’arrêté du 25 janvier, le Frapp dénonce un acte antidémocratique du ministre du Commerce. En effet, d’après M. Mboup, il n’y a pas eu de consultation de l’ensemble des parties prenantes. «Ni le Collectif Auchan Dégage, ni le Frapp, qui sont des acteurs de la problématique de l’installation des grandes surfaces, n’ont été consultés. Or, le décret réglementant la grande distribution au Sénégal avait fait l’objet au moins d’une parodie de concertation. Des acteurs recevant même le projet de décret pour avis avant sa signature par le président de la République».
Le Frapp va donc attaquer le décret 2018-1888 organisant la grande distribution au Sénégal et l’arrêté N°1499 du 25 janvier 2019 du ministre du Commerce.
Interrogé sur la mise en place de certaines associations qui demandent que Auchan reste au Sénégal, Guy Marius se veut clair : seuls ceux qui y trouvent leurs intérêts insistent pour que la multinationale reste.
«Celui qui dirige ‘’Auchan Reste’’, par exemple, c’est lui-même qui a gagné le marché de nettoyage dans les magasins de Auchan, donc c’est tout à fait normal qu’il le défende. Tous ceux qu’on entend crier, pour que Auchan reste, parlent parce que leurs intérêts sont en jeu». Khadidjatou DIAKHATE 

Situation inquiétant de la tuberculose à Guinaw Rail Sud : les acteurs de la Santé communautaire sonnent l’alerte

https://www.pressafrik.com Les acteurs de la santé communautaire sonnent l’alerte pour déplorer l’absence d’infrastructures sanitaires et l’enclavement de la zone. Ces acteurs exigent également le renforcement du plateau médical.

La santé des populations de Guinaw Rail Sud est menacée. La tuberculose commence à prendre des proportions inquiétantes. Selon Birahim Kanté, coordonateur santé, reproduction de la localité, « la tuberculose est une maladie qui existe à Pikine. D’autant plus qu’il y a des zones rouges à forte concentration populaire. Nous avons une cartographie de la Zone. Nous déterminons les cas par mois. Rien que pour ce mois-ci, pour le moment on n’a que deux cas ».

À en croire Birahim Kanté, «Guinaw Rail Sud c’est le deuxième secteur qui a gangrène pas mal de tuberculeux. Il y a le chemin de fer, avec l’engrais au niveau de la commune, l’insalubrité. Les chambres ne sont pas aérées. Trop de mouvement par rapport à la population. Nous avons trop d’étrangers ici. La zone est beaucoup fréquentée. Nous avions fait des programmes concernant les Programme Elargie de Vaccination (PEV) pour les enfants ».

Toutefois, les populations ont lancé un appel aux autorités pour éradiquer ce phénomène.   Ibrahima Mansaly

Tortures dans les prisons : la plaidoirie de Me Assane Dioma Ndiaye

http://www.emedia.sn Président de la Ligue sénégalaise des droits humains, Me Assane Dioma Ndiaye déplore la torture dans certains lieux de privations de libertés. Il regrette que toutes les actions entreprises par les défenseurs des droits humains pour lutter contre ce phénomène qui, selon lui, bafoue et piétine la dignité de l’être humain soit réduit à néant.

Selon Assane Dioma Ndiaye, pour éradiquer ce phénomène, la Ligue sénégalaise des droits humains avait entrepris des campagnes de sensibilisation à l’endroit des forces de l’ordre et des agents de l’administration pénitentiaire. A l’en croire, des séminaires thématiques sur la torture avaient été organisés à leur attention. Ce, tout en étant en droit de penser que le phénomène allait être réduit à sa plus petite expression. De l’avis de Me Assane Dioma Ndiaye, il y a matière à enquêter contre la torture dans les lieux de détention. « Au-delà de la dénonciation, nous pensons qu’il faut entreprendre encore cette campagne de sensibilisation. Mais, également, il faut faire en sorte que les actes de tortures ne restent pas impunis. Car, nous pensons que la plus grande cause de réitération de ces actes de tortures ou de bavures demeure cette forme d’impunité qui fait en sorte qu’on ne prenne pas soins des sanctions qui pourraient s’abattre sur la tête de ceux qui s’adonneraient à certaines pratiques », a déclaré Assane Dioma Ndiaye. Avant d’ajouter : « Ceux qui commettent de tels actes ne doivent pas s’en sortir indemnes. Ils doivent être sanctionnés à l’aune de l’atrocité de leurs actes. Même le commandement du chef ne peut pas exonérer l’auteur qui serait coupable d’actes de tortures. Et, aucune cause ne peut justifier également des actes de tortures. C’est une interdiction absolue qui s’impose à tout le monde », soutient-il. Aliou DIOUF

Révélation du Khalife général des Mourides : «J’ai vu Serigne Touba en rêve…»

iGFM – (Dakar)  Le Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké a fait une grosse révélation hier en recevant le Dahira « Ahlou Xassida », à Porokhane, dans la nuit du jeudi au vendredi. Le Saint homme a confié à ses hôtes que Serigne Touba lui est apparu en rêve.

« C’est ici, dans ce carré que Serigne Touba m’est apparu en rêve. Je l’ai vu entrer par cette porte et se diriger vers moi. Je me suis mis par terre pour le saluer des deux mains, tout en remerciant le Ciel pour cette rencontre » a t-il confié à l’assistance selon l’Observateur.

Serigne Mountakha Mbacké d’ajouter, « comme je dors toujours avec un bonnet, à un moment, j’ai senti que je ne l’avais pas enlevé. C’est quand j’ai voulu enlever mon bonnet que le marabout s’est retiré ».

Incendie Petersen : Au-delà des causes, le manque de moyens de nos forces de secours n’est pas digne d’un pays qui se dit émergent

http://www.dakarmatin.com Un élément des Sapeurs-pompiers au milieu des flammes, avec ses collègues, et qui ne peut compter que sur les riverains et autres citoyens lambda, présents sur les lieux, pour le ravitailler en eau dans des bouteilles de 10 litres. C’est sans doute le plus triste spectacle que le sinistre de ce vendredi à Petersen a offert, après les centaines de millions d’inves de Sénégalais parties en fumées. Regardez bien, vous êtes au pays où le Plan Sénégal Émergent, a déjà bouclé sa phase 1, nous dit-on !!

MACKY EN CROISADE CONTRE LE CUMUL

https://www.seneplus.com- http://www.sudonline.sn -Le chef de l’Etat qui entend marquer son quinquennat tout en conservant sa coalition devenue majorité présidentielle, se pencherait sur un postulat : «un responsable, un poste» pour pouvoir servir tout son monde

Députés, ministres, directeurs généraux, présidents de conseils départementaux…

Selon des sources dignes de foi, le Chef de l’Etat qui cherche à «caser» une clientèle politique de plus en plus grandissante avec le passage de la coalition Benno Bokk Yaakaar en une sorte de grande Majorité Présidentielle n’a autre solution que d’user de ce…stratagème.

Faites vos choix ! Voulez vous être député, ministre, maire, président de Conseil départemental, directeur général ou PCA ? Les responsables politiques de la majorité présidentielle devraient être appelés prochainement à y répondre. Ou du moins, si le Président de la République venait à concrétiser cette idée consistant à mettre un terme définitivement au cumul des mandats ou/et postes. Selon des sources dignes de foi et généralement bien informées, contactées par Sud Quotidien, Macky Sall qui entend marquer son quinquennat tout en conservant sa coalition devenue Majorité présidentielle, se pencherait sur un postulat : «un responsable, un poste» pour pouvoir servir tout son monde. «Les gens font preuve de gourmandise. Mais en un certain moment donné, il faut faire un choix. Soit, on est ministre ou maire. Mais occuper les deux postes alors que d’autres responsables frappent à la porte, ce ne fait qu’amplifier les frustrations», confie notre source.

UN MOYEN DE FREINER LES APPETITS SUR DAKAR

Le président de la République ne cacherait pas son souhait de faire basculer la capitale sénégalaise dans l’escarcelle de l’APR. Après les défaites de 2014 et 2017, il voudrait prendre sa revanche, parce que Macky Sall est le seul président de la République dont un membre de son parti n’a pas encore eu la chance de siéger à l’hôtel de ville de Dakar. Pour y arriver, ce ne sont pas des candidats qui lui manquent. Certains ont déjà déclaré leur amour à la capitale. C’est le cas du bouillant et imprévisible, Moustapha Cissé Lô, qui a déjà signifié d’ailleurs, qu’avec ou sans l’APR, il sera candidat pour la mairie. Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et maire de Yoff, qui est le seul à avoir tenu tête à l’ouragan Taxawu Ndakaru, sous l’impulsion de Khalifa Ababacar Sall, ne cracherait pas non plus sur cette mairie au budget alléchant. Mais aussi et surtout qui est vue comme un tremplin pour la future bataille de la succession de Macky Sall en 2024. Quid d’Amadou Bâ ? L’argentier de l’Etat ne fait aucune déclaration, mais, il lui est attribué toutes sortes d’ambitions, les unes plus loufoques que les autres. Mais, sa conquête des Parcelles Assainies, son rôle dans la «remontada» pour la reprise de Dakar, lors des Législatives où il a été désigné tête de liste, feraient de lui, un candidat sérieux pour devenir le premier maire APR de Dakar. Toutefois, de ses ambitions occultes ou manifestement déclarées, il faudra choisir entre un juteux et prestigieux poste de ministre et un fauteuil de l’exécutif local. Fût-il celui de Dakar ?

EXEMPLE DE LA France

En France, l’actuel Premier ministre, Edouard Philippe qui était maire de Havre (Seine-Maritime) et Président de la communauté d’agglomération du Havre a été appelé à démissionner. François Bayrou, alors ministre de la Justice, avait fait de même avec la mairie de Pau. Le dernier exemple en date et le plus retentissant a été la démission de Gérard Collomb du département ministériel de l’Intérieur pour se mettre au service de la ville de Lyon. Avec cette volonté supposée ou réelle du président de la République, Macky Sall, on verra ce qu’il adviendra de tous les cumuls.

Enfin, des élus qui vont s’occuper des populations

Alors qu’une telle décision n’est pas encore rendue officielle, certains responsables s’extasient déjà. «Vivement que le président le fasse. Franchement, il est en train de montrer qu’il compte inscrire son quinquennat dans une gouvernance sobre et vertueuse», s’exclame un membre du Secrétariat exécutif de l’APR qui a préféré garder l’anonymat. La fin du cumul des mandats aurait d’ailleurs l’heur de booster la gestion de proximité des collectivités locales. Rappelons que des membres du M23 avaient posé le débat sur la disponibilité des élus. Alla Dieng, par exemple avait soutenu que l’Acte III de la Décentralisation, tel qu’il est articulé, nécessitait que les collectivités locales soient dirigées par des élus qui sont «disponibles». Mieux, certains avaient même relevé une incohérence car, soutenaient ils, «dans une localité, le préfet a plus de pouvoir que le maire, alors que le ministre coiffe le préfet du point de vue de la hiérarchie». Malheureusement, ce vœu plus que consolidant pour le parachèvement de la décentralisation entreprise depuis les années 70, n’a pas été réglé par cette loi. «Les ministres et les députés peuvent être maires, mais les directeurs généraux de sociétés publiques ne peuvent pas l’être», avait répondu Ismaïla Madior Fall alors ministre-conseiller juridique du Chef de l’Etat, lors d’une conférence sur l’Acte 3. A la question suivante : le ministre-maire enlève-t-il sa casquette de ministre une fois dans sa municipalité ? Ismaïla Madior Fall répondait ceci : «Les points de vue sont différents, voire divergents, sur cette question qui est éminemment complexe parce qu’il s’agit de voir quelles sont les fonctions qui sont incompatibles avec la fonction de maire ou de président de Conseil départemental. Elle n’est pas définitivement tranchée. La question n’est pas réglée par le Code général des collectivités locales, mais par une loi organique qui n’est pas encore adoptée». Et d’ajouter : «Les discussions sont encore ouvertes mais pour l’instant, ce qui était retenu, c’est que les ministres peuvent encore continuer à être des maires, pas à être des présidents de Conseil départemental». Le Président de la République, Macky Sall va-t-il y mettre un terme ? Affaire à suivre… Abdoulaye THIAM  |

 CES RÉFORMES IMPÉRATIVES DU FRANC CFA

EXCLUSIF SENEPLUS – L’absence de recours ne vaut pas acceptation – Le FCFA est source de débats trop passionnés – Le développement économique du Sénégal doit d’abord reposer sur la femme – Abdoul Mbaye dit tout sur Sans Détour

– BANDE ANNONCE

Invité de l’émission Sans Détour sur www.seneplus.com, Abdoul Mbaye a fait le débriefing de l’élection présidentielle, préconisé les reformes sur le Franc CFA avant de donner son avis sur la femme sénégalaise en tant qu’agent économique et de développement.

Le recours est présenté souvent comme la seule preuve de contestation et l’absence de recours comme acceptation. Mais pour Abdoul Mbaye, l’absence de recours après la publication des résultats du scrutin du 24 février, illustre l’absence de confiance de l’opposition à l’égard du Conseil constitutionnel. ‘’L’absence de recours de l’opposition ne veut pas dire acceptation. Si vous n’avez pas confiance en l’institution qui doit recevoir votre recours, vous préférez ne pas perdre du temps et de l’argent aussi parce qu’il faut des avocats pour préparer tous les dossiers’’, déclare Abdoul Mbaye.

Il en veut pour preuve les courriers adressés au Conseil constitutionnel dans le cadre du parrainage. ‘’Nous avons écris 3 courriers au Conseil constitutionnel. Ces courriers sont restés sans réponse… Cela veut dire qu’ils étaient dans une logique consistant à essayer de trouver les moyens de nous éliminer… Quand on met des contrevérités dans une décision du Conseil constitutionnel, il est difficile pour ceux qui avaient présenté des recours de considérer qu’ils vont avoir des chances d’être écouter », ajoute-il.

Selon l’ancien premier ministre, la question du Franc CFA est source de gros débats mais hélas trop passionnés. Toutefois, le fonctionnaire de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest pense que le débat doit être engagé. ‘’Les hommes politiques et les dirigeants des pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine doivent engager un débat sur cette question‘’, a-t-il préconisé.

De l’avis de l’économiste, il y a deux choses importantes : ‘’ il faut d’abord que la BCEAO communique et explique ce qu’est le Franc CFA parce que malheureusement, peu de personnes le savent. Et il y a dans le Franc CFA, des zones de réformes importantes et indispensables’’.

‘’ Les dirigeants politiques des pays de L’Uemoa doivent réfléchir à une réforme du Franc CFA sur des points comme la dénomination, la parité fixe ou pas, la place de la représentation de la France dans les organes comme le conseil d’administration, etc.’’, déclare l’invité de Sans Détour.

Concernant la femme sénégalaise, Abdoul Mbaye est convaincu que le développement économique du Sénégal doit d’abord reposer sur la femme qui deviendra un agent de production économique. Youssouf Ba Madeleine Diallo et Rokhaya Bassène

Réformes institutionnelles : Mounirou Sy brûle le Hcct et plaide pour un retour du Sénat

http://www.seneweb.com Invité de l’émission dominicale Grand Jury de la RFM, Mounirou Sy a plaidé en faveur de « l’orthodoxie des institutions avec un parlement bicaméral ». Ce qui devra se traduire par un retour du Sénat au Sénégal, « une décision urgente qui doit intervenir avant le mois de juin ».

Le constitutionnaliste et professeur de droit à l’Université de Thiès d’argumenter : « La légitimité est consacrée par l’élection. Il faut donc éliminer les quotas dans le Sénat. Cela permettrait d’avoir un président du Sénat qui serait la seconde personnalité de l’État ».

Et de souligner que ce n’était pas le cas sous Abdoulaye Wade, parce que Pape Diop, le président du Sénat de l’époque, n’était pas élu mais nommé ». Mounirou Sy a également émis le souhait de voir Ousmane Tanor occuper, éventuellement, une telle station

Mouniry Sy : «Pas de 3e mandat pour Macky»

http://www.seneweb.com Mouniry Sy, constitutionnaliste et Maître de Conférence à l’université de Thiès, est formel : «Il n’y a pas de 3e mandat pour Macky. C’est un faux débat et inopportun.»Le juriste était sur le plateau de Grand jury de la Rfm de ce dimanche.

À en croire le constitutionnaliste, l’article 27 portant sur la durée du mandat présidentiel lève toute équivoque.

L’article dit : «La durée du mandat du président de la République est de cinq ans. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs.»

«Du point de vue droit, il y a une différence de portée et de nature. La disposition de l’article 27 étant négative, il vise la personne qui incarne le mandat et non le mandat en tant que tel», souligne Mounirou Sy.

Il ajoute : «La seconde disposition de l’article 27 de la Constitution écarte toute possibilité pour Macky Sall de briguer un troisième mandat.»

Pour régler définitivement la question du mandat présidentiel, le constitutionnaliste préconise le mandat unique.

«Je plaide pour le non-renouvellement des mandats de président de la République comme en Corée. Le mandat unique permettra ainsi au président de la République élu de travailler sereinement.»

Mounirou Sy: »Le Conseil constitutionnel ne peut pas émettre un avis favorable pour un 3e mandat de Macky Sall »

http://www.seneweb.com Le professeur de croit constitutionnel Mounirou Sy vient de couper court à l’éventualité d’un troisième mandat pour Macky Sall. « C’est une vérité juridique. Le Conseil constitutionnel ne peut pas émettre un avis favorable à Macky Sall comme cela avait été le cas pour Wade », a-t-il dit lors de l’émission Grand Jury de ce dimanche sur la RFM.

Le souteneur de Macky Sall et membre de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) de se vouloir, à ce propos, formel : « C’est un faux débat. L’article 27 de la Constitution stipule que nul ne peut exercer 2 mandats successifs. C’est un avis négatif qui a vocation d’interdire. Là c’est la personne même du Président qui est visée ».

Pour régler définitivement la question du mandat présidentiel, le Maître de conférence à l’Université de Thiès va plus loin en théorisant le mandat unique : « Je plaide pour le non-renouvellement des mandats de président de la République comme en Corée. Le mandat unique permettra au chef de l’État élu de travailler sereinement ».

MOUNIROU SY (Constitutionnaliste) : «Le « EN PRINCIPE’ de Ismaïla Madior Fall ne souffre d’aucune exception quant à la question des mandats présidentiels»

https://www.dakaractu.com Constitutionnaliste, mais encore conseiller du Premier ministre, Mounirou Sy ne verse pas dans la polémique quant à la possibilité envisageable du Président Macky Sall de briguer les suffrages des Sénégalais en 2024 pour un troisième mandat qui ne serait qu’un deuxième sous l’empire de la nouvelle Constitution.  Pour lui, rien n’est ambigu.

Et c’est dans le Grand Jury de ce dimanche qu’il le martèle. « C’est un faux débat, un débat inopportun. Le Président n’a pas encore terminé son premier mandat. La disposition de l’art. 27 ancien disait que le mandat de 5 ans est renouvelable deux fois. Ici, c’est affirmatif alors  que l’article 27 nouveau est négatif. L’accent est mis sur la personne quand il dit  »Nul  ». On vise la personne et non le mandat. » Et quand il est interpellé sur la réponse mitigée du ministre de la Justice, Mounirou Sy lui, invoquera  son statut d’enseignant qui l’amène  » souvent à dire en principe », alors que dans l’idée, il voulait dire que  ce qu’il en était réellement. Ainsi, Mounirou Sy précisera que le  »en principe » du ministre ne souffrait d’aucune exception.

Interpellé sur l’idée émise par Aïssata Tall d’anticiper sur les élections législatives et de les coupler avec les locales, le Constitutionnaliste fera part de sa désapprobation. Pour lui,  »il faut respecter le droit. Il faut retourner à l’orthodoxie parlementaire. » Autrement dit, le respect du calendrier est primordial dans le fonctionnement d’une République.

Le PS tend la main à Khalifa Sall, Aïssata Tall, Barthélémy Dias…

http://www.seneweb.com Le Parti socialiste (Ps) tend la main à ses membres exclus. Le Bureau politique des Verts, lors de sa réunion de ce samedi, a demandé à Khalifa Sall, Barthélémy Dias, Aïssata Tall Sall, entre autres responsables du parti sanctionnés pour dissidence, de rentrer au bercail.
Le porte-parole du jour du PS, Abdoulaye Willane, considère que ces derniers sont toujours Socialistes malgré les divergences factuelles et conjoncturelles qui ont conduit à leur départ.

Mais malgré cet appel en direction de Khalifa Sall et Cie, qui doivent leur exclusion à leur combat pour l’émancipation du Ps de la tutelle de Benno, Willane réaffirme l’ancrage de la formation dirigée par Ousmane Tanor Dieng dans la mouvance présidentielle.

Le porte-parole du Ps s’est aussi prononcé sur l’un des derniers points de l’actualité politique : le projet, agité par l’opposition, de création d’un gouvernement parallèle. Willane souligne que son parti se démarque de cette idée qu’il qualifie d’utopie.

Avenir du Parti Socialiste : Le bureau politique réitère son ancrage dans le Benno et salue le retour des socialistes authentiques.

https://www.dakaractu.com Le Parti socialiste (Ps) à travers la voix de son porte parole Abdoulaye Vilane s’est réuni ce samedi à la maison du parti.

Cette rencontre qui a vu la présence du secrétaire général national Ousmane Tanor Dieng pour échanger sur l’avenir du parti et parler des perspectives pour les prochaines échéances électorales à venir.

Abdoulaye Vilane fait savoir que le bureau politique félicite tous ses militants qui ont participé au scrutin qui s’est normalement déroulé et avec un choix visible et incontestable du peuple sénégalais.

Il a aussi par ailleurs souligné que leur ancrage au sein de Benno Bokk Yakaar est plus que jamais affirmé pour accompagner le président dans la voix de l’émergence.

Mise en place d’un gouvernement parallèle : Le parti socialiste dénonce et condamne.

https://www.dakaractu.com À l’occasion de la rencontre des membres de son bureau politique, le Parti Socialiste a tenu à rappeler, par l’intermédiaire de son porte-parole, l’attitude de certains membres de l’opposition qui persistent à rejeter les résultats issus des élections.

Abdoulaye Vilane condamne ainsi l’idée de mettre en place un gouvernement parallèle et appelle l’opposition au sens de la responsabilité.

Retrouvailles du Ps : Bamba Fall exige le retour de Khalifa Sall

https://www.leral.net Le maire de la Médina, Bamba Fall n’est pas contre l’idée de retrouvailles au sein du Parti socialiste, lancée, hier, par Abdoulaye Wilane, à l’issue de la réunion du bureau politique du parti.

« J’ai toujours revendiqué mon appartenance au Ps. On est prêt pour des retrouvailles. Si les conditions sont là, pourquoi pas ? », a dit Bamba Fall sur la RFM.

Selon l’édile de la Médina, « il faut d’abord revoir les coordinations, mais il faut également que Khalifa Sall reste le leader du parti à Dakar », a dit Bamba Fall, qui ajoute que la « coalition Benno Bokk Yakaar aura forcément ses limites ». Bamba Fall a écarté avoir des problèmes avec Ousmane Tanor Dieng. « Ce n’est pas un problème de Ousmane Tanor Dieng. Je suis entré dans le parti à 14 ans. J’étais là avant Tanor ».

Retrouvailles du Ps : Khalifa Sall prendra seul sa décision, selon Moussa Taye

https://www.leral.net L’appel à des retrouvailles du Parti socialiste lancé hier, par son porte-parole, Abdoulaye Wilane, à l’issue de la réunion du bureau politique, suit son cours. Si d’anciens frondeurs comme Banda Diop, le maire de la Patte d’Oie ont déjà effectué leur come-back chez les Verts, il faudra patienter avant de savoir si son ex-mentor, Khalifa Sall, répondra favorablement à cet appel.

En tout cas, son conseiller politique, Moussa Taye, a confié à la RFM que la décision appartiendra exclusivement à l’ancien maire de Dakar.

Moussa Taye a d’ailleurs annoncé qu’il rendra visite à Khalifa Sall demain lundi. Cette question sera sans doute évoquée par les deux hommes. D’autres dissidents comme Bamba Fall, Barthélémy Dias ou encore Aïssata Tall Sall, n’ont pas encore réagi à cet appel.

Réunion de son bureau politique : Banda Diop officialise son retour au Ps

https://www.leral.net Le maire de la Patte d’oie, Banda Diop, connu pour avoir été un fervent partisan de Khalifa Sall, qu’il a ensuite lâché à quelques encablures de l’élection présidentielle du 24 février dernier, est définitivement de retour au Parti socialiste.

C’est l’annonce implicite faite, hier, par le porte-parole du parti socialiste, à l’issue de la réunion du bureau politique du parti.

« J’ai aperçu tout à l’heure notre frère Banda Diop, le maire de la Patte d’oie, ainsi que l’adjoint au maire de la Médina. Nous nous en réjouissons et en profitons pour lancer un appel à tous nos camarades qui, à un moment, ont pu s’écarter du parti, pour leur dire que le parti socialiste est leur parti, leur maison. Nous leur souhaitons la bienvenue », a dit Abdoulaye Wilane face à la presse.

Résultats de la présidentielle à la Médina : « Il faut rendre à Macky ce qui appartient à Macky » (Cheikh .T. Ba, Dg impôts et domaines).

https://www.dakaractu.com Étant toujours dans la dynamique de rendre visite à certains militants du camp présidentiel pour les remercier de leur soutien, le Directeur des impôts et des domaines a tenu à préciser que «tout revient au président Macky Sall.» Cheikh Tidiane Ba, en digne fils de la Médina, estime qu’ « il faut rendre à Macky ce qui appartient à Macky ». Pour l’expert fiscal, le gros du travail a été certes fait par les Médinois mais, « la personne du président est d’autant plus importante car, c’est un homme qui mérite tout travail fait pour lui », fait-il savoir.

Doudou Sarr : ” C’est inconséquent d’élire le président de la République sur la base du suffrage universel et de vouloir réduire ses prérogatives”

Ferloo.com- L’ancien ministre Doudou Sarr a procédé à l’analyse du système politique sénégalais et le vote des Sénégalais le 24 février dernier. C’est faire remarquer l’inconséquence d’élire le président de la République sur la base du suffrage universel tout en voulant réduire ses prérogatives.

Pour l’ancien ministre, ceux qui ont voté Macky Sall, ils ne l’ont pas fait pour le candidat de Benno Bokk Yaakaar, ils l’ont fait pour eux-mêmes en envoyant un message pour le pousser à prendre en charge leurs préoccupations.

Contrairement à ceux qui ont voté pour Idrissa Seck. Eux, ils ont sanctionné Macky Sall car convaincus que ce dernier ne mettra pas du courant chez eux, de l’eau chez eux. Il reconnait dans la foulée que Ousmane Sonko est la troisième force politique au Sénégal. “Il mérite respect et considération”, souligne-t-il

Et Doudou Sarr d’embrayer sur le mode d’élection au Sénégal. “La modalité de désignation du président de la République jure avec les modalités du moment. Je veux que la présidentielle de février 2019 soit la dernière à élire le président de la République sur la base du suffrage universel. C’est inconséquent d’élire le président de la République sur la base du suffrage universel et de vouloir réduire ses prérogatives”, soutient-il.

Après avoir situé la taille du gouvernement entre 12 et 17 membres, il estime que le ministre doit être à temps plein. Un ministre ne doit pas être à la fois, maire d’une collectivité locale puisque dans un tel cas il y a un travail qui ne sera pas fait soit à la mairie, soit au département ministériel. Aussi, vous ne pouvez pas être ministre sans avoir les compétences d’apporter une solution politique aux problèmes qui touchent aux Sénégalais”

S’agissant du dialogue lancé par le président Macky Sall, il estime que la priorité c’est l’emploi. La question de l’emploi doit être inscrite comme premier point à l’ordre du jour, la seconde priorité doit être celui du dialogue.

 « En politique, un boycott ne produit jamais de résultat positif »

http://www.dakarmatin.com ’’Lr du Temps’’, émission animée par Alassane Samba Diop sur iRadio (90.3), recevait ce dimanche, 17 mars 2019, Me Moussa Sarr, avocat à la Cour et Idriss Fall, Rédacteur en Chef de la Voix de l’Amérique. Actualité abordée au cours du débat, le silence de l’opposition qui continue de rejeter les résultats de la présidentielle du 24 février 2019.

Les discussions ont permis de rappeler que c’est la deuxième fois après 2007, que l’opposition n’a pas félicité le président sortant réélu. « C’était le même débat qu’aujourd’hui. Je pense que c’est une anomalie qui doit être revue », plaide Me Moussa Sarr. Qui ne pense toutefois pas que l’opposition puisse aller jusqu’au boycott des prochaines élections comme ce fut le cas en 2007. « Je ne le pense pas parce qu’en politique, un boycott ne produit jamais de résultat positif. Le boycott est contreproductif », motive-t-il. « Absolument », conforte Idriss Fall.

Selon eux, « dans une forme de surenchère », l’opposition veut « créer les conditions d’un rapport de force. » Et, prédit Me Moussa Sarr : « Dans les semaines à venir, on pourrait se retrouver autour de la table. Je ne désespère pas parce que c’est une tradition bien sénégalaise de discuter. »

Dialogue politique : Mamadou Ndoye descend encore Macky

http://www.rewmi.com L’ancien secrétaire général de la Ligue Démocratique (LD) revient à la charge et se prononce sur le dialogue politique appelé par le président Macky Sall au lendemain de sa réélection au scrutin du 24février dernier. Pour Mamadou Ndiaye, Macky Sall n’a jamais été dans la logique d’un chef d’Etat.

Poursuivant son idée, Ndoye considère ainsi que ni Abdoulaye Wade ni Abdou Diouf ne peuvent être des facilitateurs dans le cadre de ce dialogue déjà rejeté par l’ensemble de la classe politique de l’opposition.

En fin, sur le 3éme mandat Mamadou NDOYE évoque l’histoire de la réduction du mandat de 5 a 7 ans avec la réponse du conseil constitutionnel « sa Cour constitutionnelle lui dira, le moment venu, qu’il lui est bien possible, au regard de la loi, de le briguer »

Appel au dialogue, 3eme mandat, transhumance, Pse, privé national: Mamadou Ndoye met à nu Macky Sall

https://www.jotaay.net Mamadou Ndoye est convaincu que, comme avec l’histoire du mandat de 5 ans, le moment venu, Macky Sall va saisir «sa Cour constitutionnelle», pour tenter un 3ème mandat. Mais, l’ancien patron de la Ld note que s’il le fait, il sortira par la «mauvaise porte». Le consultant à la Banque mondiale ne cache pas, non plus, son scepticisme, à propos de l’appel au dialogue du chef de l’Etat qui, dit-il, lors des dialogues précédents, n’a jamais su se hisser à la hauteur d’un «homme d’Etat», comme l’avait fait Diouf, avec le code consensuel de 1992. De même, il souligne que Diouf et Wade, invités par Macky Sall, peuvent peut-être jouer le rôle de facilitateurs, mais, ne peuvent diriger ce dialogue. Sur la transhumance qui atteint son pic à la veille de la présidentielle, Mamadou Ndoye explique comment les «questions alimentaires» ont été déterminantes. Parlant du Pse, il déplore non seulement qu’on se contente de faire des réalisations, sans s’occuper de l’efficacité et de l’impact des investissements, mais aussi la mise à l’écart du privé national au profit des étrangers. La question de la dissolution de l’Assemblée nationale, du chef de l’opposition…, ont été aussi passés au crible par Ndoye, qui indexe la responsabilité de Macky Sall et son régime. 

Le Président Sall, qui vient d’être réélu, a lancé un appel au dialogue. Croyez-vous à la sincérité de cet appel ?

J’analyse très peu les intentions des hommes politiques, parce que ces intentions, en réalité, elles peuvent être bonnes, elles peuvent être mauvaises. Mais le problème, c’est qu’elles se traduisent en actes.  Et si on se réfère aux actes, on est obligé de faire l’historique des précédents appels. Macky Sall a déjà fait plusieurs appels au dialogue. Et en 2015, je crois, il y a eu un appel. Et tout le monde a répondu, ou presque tout le monde.  Ce dialogue, qui portait beaucoup d’espoirs, a en réalité très mal fini. Parce que les divergences entre l’opposition et la majorité, Macky Sall les a tranchées en faveur de la majorité.  Et donc, il s’est montré en mauvais arbitre du dialogue. Parce que lorsqu’un président de la République pose une question de dialogue, c’est qu’il décide de se mettre au-dessus des intérêts partisans, pour voir, dans l’intérêt du pays, comment les différentes composantes peuvent se concerter, pour trouver des solutions qui permettent de faire des pas en avant. Mais, dans les précédents appels, on n’a pas vu Macky Sall prendre cette posture de président de la République. A l’époque, Diouf l’a fait. Il a appelé à un débat. Les positions pouvaient être divergentes, mais on est arrivé à un minimum consensuel. Et sur ce minimum consensuel, il a dit : je n’y toucherai pas une virgule. Macky Sall, jusqu’ici, n’a pas montré cette hauteur d’homme d’Etat.

Ensuite, on parle beaucoup, dans l’historique, du refus de l’opposition de participer au dialogue. Au premier appel, l’opposition a bien participé. Mais, ça a débouché sur les résultats qui n’étaient pas acceptables. Pour le second dialogue auquel il a appelé, avec monsieur Seydou Bâ comme personnalité indépendante, pour diriger le dialogue, il est vrai qu’il y a eu une opposition qui a refusé, mais il ne faut pas oublier qu’il y a eu une opposition qui a participé. Et cette opposition qui a participé, en est sortie totalement découragée, par rapport aux résultats obtenus. Parce qu’une fois de plus, Macky Sall a tranché en faveur de ses intérêts partisans, et pas en faveur des intérêts du pays. Et aujourd’hui, c’est pratiquement toute l’opposition qui est au moins sceptique, sur l’intérêt d’un tel dialogue, compte tenu de ce que Macky Sall a montré dans le passé. Compte tenu des actes du passé, ce nouvel appel au dialogue ne suscite pas beaucoup d’espoirs.

Aujourd’hui, s’il doit y avoir dialogue, à votre avis, sur quelles questions devrait-on dialoguer ?

Nous avons un premier problème dont l’urgence est montrée par les dernières élections.  Et ce problème, si nous n’arrivons pas à le résoudre, il est clair que toute élection sera au moins susceptible de soupçon. Parce que tant que c’est un compétiteur qui fixe les règles de la compétition, qui dit qui doit participer et qui ne doit pas participer, qui dit qui organise et comment on organise et qui, en fait, proclame les résultats, en réalité, le processus électoral restera complètement miné. Et ce verrouillage des élections par un compétiteur fait que personne ne peut faire confiance au processus électoral. Et ça c’est un problème fondamental au Sénégal. D’autre pays l’ont rencontré, mais ils ont trouvé une solution.  Ils ont trouvé une autorité réellement indépendante, chargée d’organiser les élections, dans notre contexte africain. Ici, dans nos contextes africains, tant qu’on n’aura pas d’autorité indépendante de l’exécutif, nous ne pourrons pas avancer en matière d’élection. Et indépendance ne signifie pas qu’on lui donne le nom d’indépendant. Il faut que ça soit non seulement une indépendance légale, mais aussi une indépendance financière.

Qu’elle ait son propre budget qui est voté et qui règle ses propres problèmes.

Une deuxième urgence, sur laquelle nous avons déjà beaucoup travaillé, mais dont Macky a jeté les résultats de ce travail, c’est la gouvernance de ce pays. On ne peut pas continuer avec des pouvoirs où on peut venir, prendre une partie du produit national brut; c’est-à-dire la richesse produite par les Sénégalais, pour en faire ce que l’on veut. Or, c’est ce qui se passe dans notre pays. Le président de la République peut prendre 30 à 40% du Pib du Sénégal, c’est-à-dire le budget national, plus d’autres ressources, tirées de ce qui ne sont pas dans le budget, pour aller faire ce qu’il veut. Le Ter, on nous parle de transport public. Mais regardez l’itinéraire du Ter, et les problèmes de transport à Dakar. Comment le Ter peut répondre aux problèmes de transport à Dakar, et même par rapport à Pikine, Guédiawaye et tout ça? Tout le monde connait les itinéraires. Est-ce que le Ter prend ces itinéraires, pour pouvoir répondre aux problèmes de transport à Dakar? Cela veut dire que c’est quelque chose qui n’a rien à voir avec nos besoins. C’est le président de la République, seul, à partir d’intérêts qui lui sont propres, qui est allé prendre l’argent du pays pour le mettre dans le Ter. Et on peut multiplier les cas. Même ce qu’il fait dans les cités religieuses.  On dit que Monsieur Macky Sall est généreux, il n’a qu’à être généreux avec son propre argent. Parce que ce qu’il met là-bas, c’est l’argent des Sénégalais. Le problème des cités religieuses, si on veut régler ça sérieusement et équitablement, il faut avoir, officiellement et en toute transparence, des subventions aux différentes confréries religieuses, qui sont votées chaque année. Et tout cela est réglé directement, pour ne pas compter sur la générosité du président de la République, parce que ce n’est pas son argent. C’est l’argent public. Donc ces questions de gouvernance, nous devons les régler. Si on ne les règle pas, il ne peut pas y avoir de développement. Il ne peut pas y avoir aussi d’accès démocratique aux services publics. Les conclusions des Assises nationales pouvaient aider à régler ce problème, mais, puisque Macky n’a pas voulu en tenir compte, évidemment, on n’a pas pu avancer dans ce domaine.

Voilà au moins deux grandes questions sur lesquelles on devrait pouvoir se mettre d’accord. Premièrement, pour gérer le pays, on a besoin d’une compétition libre et transparente et la condition principale à cela, est qu’un des compétiteurs ne soit pas l’organisateur de tout.  Parce que moi je ne peux pas être un lutteur, entrer dans l’arène, et c’est moi qui fixe les règles de la lutte, c’est moi qui choisis l’arbitre et les organisateurs. Ce n’est pas possible. C’est totalement irrationnel. Deuxièmement, l’argent public, l’argent de tous les Sénégalais, cet argent-là, quand on l’utilise, on doit l’utiliser pour le bien public et non pour le bien privé.

Dans son appel, Macky Sall a convié Diouf et Wade à apporter leur contribution. Comment, à votre avis, ces deux anciens présidents peuvent contribuer au dialogue ? 

Je ne sais pas comment ils peuvent contribuer au dialogue. Peut-être ils peuvent être des facilitateurs. Et compte tenu de l’influence qu’ils ont dans certains secteurs, comment pouvoir amener ces secteurs, non seulement à participer au dialogue, mais aussi à avoir des positions d’ouverture pour pouvoir arriver à des compromis autour de ce dialogue. Peut-être qu’ils peuvent jouer ce rôle-là ; je ne sais pas. Je ne sais pas s’ils peuvent le jouer ou pas. Mais, dans tous les cas, ils ne peuvent pas diriger ce dialogue.  Parce que pour diriger un dialogue de ce genre, il faut être une autorité complètement consensuelle.  Une autorité partisane ne peut pas diriger un tel dialogue. Il faut trouver, comme on l’a fait dans le passé, avec Kéba Mbaye, une personnalité autour de laquelle toutes les parties prenantes s’accordent. Même sur ce domaine, on voit la pratique de Macky, qui est de se lever un beau jour et de désigner quelqu’un, au lieu de laisser les parties prenantes consulter, pour avoir confiance en quelqu’un.

Macky Sall vient d’être réélu, mais déjà, on soulève la question d’un 3èmemandat. Comment appréciez-vous cette situation ?

L’histoire du 3èmemandat, pour moi, c’est comme l’histoire des 5 ans. C’est exactement la même histoire. Sauf que de ce point de vue-ci, c’est une question strictement légale qui est posée. Macky Sall, quand le débat a été posé, s’est offusqué, pour dire que cette question n’est pas à l’ordre du jour, parce que la Constitution est très claire : on ne peut pas avoir plus de deux mandats successifs. D’autres aussi se sont offusqués. Un juriste, de renommé, Nzouankeu pour ne pas le nommer, a dit qu’on a un moyen de régler la question tout de suite. C’est d’ajouter une disposition transitoire dans la Constitution pour dire clairement que le mandat là, en cours, est bien le premier. Si on le fait, c’est très clair, celui-là est le deuxième. Parce que le débat, il va se situer là. Est-ce que le mandat qui vient de s’achever est bien le premier ou pas ? Et il va y avoir beaucoup de débat là-dessus. Macky Sall a dit que ce n’est pas possible, c’est réglé.  Mais moi je dis ceci :  Il fera exactement la même chose qu’il a fait avec les 5 ans. C’est-à-dire, au moment où il va falloir décider, si il a toujours sa Cour constitutionnelle, il va demander à sa Cour constitutionnelle, qui lui dira : ‘’ça c’est le premier mandat et le deuxième n’est pas celui-là’’. Moi je suis convaincu de ça. Cela veut dire, qu’il faut se préparer. Parce qu’il y a des questions, quand on exagère avec, ce ne sont plus les institutions juridiques dépendantes-là qui vont régler le problème. Quand Wade s’est aventuré à ça, il a vu ce qui lui est arrivé. Des régimes qui sont plus assis que ceux de Macky Sall, comme le régime des Fln en Algérie, a vu ce qui lui est arrivé. Et je suis sûr que lorsqu’il tentera ce 3èmemandat, et il va essayer, il aura le même sort. C’est-à-dire la mauvaise porte de sortie.

Aujourd’hui, quelle doit être la posture de l’opposition par rapport à ce combat contre un éventuel 3èmemandat ? 

Vous savez, il y a des questions, ce n’est pas l’opposition qui les règle. C’est le peuple qui les règle. D’ailleurs, si vous regardez bien, à chaque fois que ça arrive, plus  l’opposition est faible, plus le peuple règle le problème. C’est arrivée au Burkina Faso où l’opposition était faible. En Algérie, l’opposition est faible. En Tunisie, l’opposition était faible…  A chaque fois, c’est le peuple qui vient régler le problème. Et lui, il pense toujours à l’opposition, à ce qu’il fait actuellement. Quand on parle de manifestation, il fait des arrestations préventives. Avant que les gens ne sortent des maisons, on les arrête.  Or quand le peuple se soulève, tout ça devient dérisoire…

Mais le reproche fait aujourd’hui au peuple sénégalais, c’est qu’il ne se mobilise pas assez pour les questions de lutte démocratiques…

Oui, mais le peuple, quand il est à la limite, il se soulève. Et il surprend généralement tout le monde. Blaise (Compaoré) était au sommet de son pouvoir. Il n’aurait jamais imaginé cette réaction du peuple burkinabé. Le Fln n’aurait jamais imaginé cette réaction du peuple algérien, parce que depuis l’indépendance, pratiquement, sauf la guerre civile, avec le mouvement islamiste, personne ne pouvait imaginer ça. La Tunisie, la même chose. Après l’ère Bourguiba, le peuple était un peuple pacifique, comme le peuple sénégalais. Mais il ne faut pas se faire d’illusions.  Le peuple a eu à montrer, le 23 juin, que quand il faut se lever, il va se lever. Maintenant, quelquefois, l’opposition peut être pressée et vouloir qu’il se lève, alors qu’il n’est pas prêt pour se lever.

On agite le débat sur la dissolution de l’Assemblée nationale, que d’aucuns considèrent comme une solution à certaines questions. Est-ce pertinent à votre avis ?

Mais solution pour régler quel problème ?

Pour harmoniser le calendrier électoral, par exemple…

Si c’est pour harmoniser le calendrier électoral, mais qui a perturbé le calendrier électoral ? Si Macky Sall avait respecté ses 5 ans, le calendrier ne serait pas perturbé. C’est parce qu’il n’a pas respecté les 5 ans, que le calendrier a été perturbé. S’il veut harmoniser, il va falloir qu’il dialogue avec les parties prenantes. Mais à mon avis, c’est lui-même qui a créé ce problème.

A la veille de la présidentielle, on a vu la transhumance s’accélérer. Beaucoup ont rejoint Macky Sall. Comment analysez-vous ce comportement de nos hommes politiques ?

Vous savez, ce n’est pas toujours facile pour beaucoup d’hommes politiques, de rester toujours dans l’opposition. Parce que d’abord, il y a certains hommes politiques qui sont habitués à avoir une clientèle électorale, pas des militants, mais une clientèle électorale. Or, une clientèle électorale coûte cher. Il y a aussi des hommes politiques qui s’engagent très souvent,  compte tenu des positions qu’ils avaient à l’époque, dans des dépenses qui ne sont plus conformes à leur revenus. Et lorsqu’on fait cela, on se retrouve très vite dans l’impasse. Et le plus court chemin pour sortie de cette impasse, c’est la transhumance.  Je ne crois pas à un homme politique qui me dit aujourd’hui : Macky a un pouvoir exécrable. Et qui dès demain, me dit : c’est le meilleur des pouvoirs. Entre les deux positions, ce qui se passe toujours, quand on le voit, c’est la question alimentaire.

Mais la transhumance me renvoie à un problème plus fondamental.  C’est que dans nos pays, quand on prend le pouvoir politique, on prend tout.  On a presque les destins de tout le monde entre les mains. Et on ne laisse à l’opposition aucune parcelle de pouvoir. Ce que je veux dire par là, c’est que même du point de vue de la loi et de l’organisation du pays, il y a des  parcelles qui doivent revenir à l’opposition. L’opposition non seulement a des députés, mais peut avoir des collectivités locales, des mairies, des conseils départementaux… Mais à chaque fois que l’opposition gagne ces parcelles de pouvoir, le pouvoir central fait tout pour lui enlever l’ensemble de ça. Et l’opposition se retrouve avec rien. Et c’est tellement idiot du point de vue de la régulation d’un pays, et de la régulation des forces d’un pays. Parce que des gens qui n’ont plus rien, qu’est-ce qui leur reste ? La révolte ! Il ne leur reste plus que la révolte. Ils peuvent se contenter de l’ordre établi, mais quand l’ordre établi leur accorde un minimum. Et ça aussi, ça fait partie des problèmes qui conduisent à la transhumance. Quand on est dans l’opposition, on n’a pratiquement rien. Il y a des gens qui sont capables de tenir, mais il y a d’autres qui ne sont pas capables de tenir. Mais, dans tous les cas, ça n’apporte absolument rien au pouvoir, quoi qu’il en pense.  Quand vous observez ce qui se passe, tous les transhumants, en réalité, sont partis seuls ou vont rester seuls. Les gens qui ont cru en eux, qui les ont soutenus, à partir d’idées, et un beau jour, ils jettent toutes ses idées-là qu’ils avaient essayé de diffuser pour convaincre des gens, ils les jettent pour aller prôner le contraire, généralement, ils ne sont pas massivement suivis. Si vous regardez, avec toutes les transhumances qui ont eu lieu, l’opposition n’aurait même pas eu 25% des voix, normalement.

Le statut du chef de l’opposition est également agité. Et certains y voient même une manière de diviser l’opposition. Qu’est-ce que cela vous inspire comme réflexion ?

D’abord, il n’y a pas de raison de se diviser. Ce qu’il faut, c’est que quand on dit chef de l’opposition, qu’on dise quel est le critère. Est-ce que le critère, c’est d’abord la position au niveau de l’élection présidentielle ? Est-ce que le critère, c’est la position au niveau des élections législatives ? De toute façon, il faut définir un critère pour déterminer le chef de l’opposition. A moins qu’ils ne décident arbitrairement que voilà le chef de l’opposition. Et ce serait totalement inacceptable. De mon point de vue, la question du chef de l’opposition, qui est inscrite dans la Constitution, ils ne veulent pas la rendre opérationnelle.  Parce que vouloir la rendre opérationnelle, c’est prendre le décret d’application, qui fixe les règles pour choisir le chef de l’opposition. Et que ces règles-là restent, quel que soit la situation. Qu’elles ne soient pas des règles qui sont adaptables aux circonstances.  Si c’est le second à l’élection présidentielle, qu’on le sache. Si c’est le parti de l’opposition majoritaire à l’assemblée nationale, qu’on le dise clairement. Même si souvent les gens arrivent avec des coalitions, aussi bien à la présidentielle qu’aux législatives, il y a toujours un leader de la coalition. Et il faut que ce leader soit celui que tout le monde accepte comme chef de l’opposition.

Vous parliez de gouvernance, Il y a le Pse 2 qui va être mis en œuvre, avec le club de Paris, où on a récolté des promesses de milliers de milliards….

Justement, je crois d’ailleurs que c’est là un des grands problèmes.  Quand un pouvoir lève les bras, parce qu’il a une capacité d’endettement, alors qu’il n’en a même pas. Toutes les institutions internationales ont alerté déjà sur la dette du pays. A chaque passage ici d’un représentant de la Banque mondiale ou du Fmi, on a parlé de cet endettement. Et très souvent, on a critiqué, même si c’est sur des termes diplomatiques, les raisons de cet endettement. C’est-à-dire, l’investissement sur des choses qui n’ont aucun intérêt pour le développement du pays, y compris d’ailleurs les infrastructures dont il (Macky Sall) se prévaut en disant, qu’on a fait avec le Pudc ceci ou cela. Les économistes sérieux essayent de voir, à chaque fois que tu fais une infrastructure, quel est l’utilité comme support de développement économique. Et quand on évalue par rapport à ça, on voit bien qu’il y a un problème d’efficacité des investissements au Sénégal.  On ne s’occupe pas d’efficacité. On ne s’occupe pas de résultats.  On s’occupe seulement de dire : j’ai réalisé.  Mais, ce que tu as réalisé, ça sert à quoi ?  Tu ne le dis pas. Et ça, c’est aussi l’un des grands problèmes que nous avons dans ce pays. Tout pouvoir chante ses réalisations. Mais quel résultat ça a donné par rapport au développement économique, par rapport à la réduction de la pauvreté, par rapport à l’emploi des jeunes, par rapport à  la réduction du  chômage ? Quel effet ça a sur ces questions vitales ?  Et si l’on interroge tous les indicateurs à ce niveau, nous avons deux grands problèmes sur lesquels tous ces investissements n’ont pas eu un impact. C’est le taux de pauvreté élevé au Sénégal. Ça ne bouge pas. C’est aussi, le nombre de chômeurs. Mais plus que les chômeurs, parce qu’on oublie souvent que le taux de chômage n’a pas une grande signification, c’est le taux de sous-emploi. C’est-à-dire que tous ces jeunes-là qui vendent des cigarettes, du café…dans la rue, on ne les considère pas comme des chômeurs. C’est pourquoi, dans notre pays, ces nouveaux emplois dont on parle, les 90% sont créés par l’économie informelle, et pas par le secteur formel, ni administratif, ni privé.  Donc, de ce point de vue, nous ne bougeons pas. Et, aujourd’hui, on devrait mesurer l’impact des réalisations du pouvoir au regard de ces indicateurs.

On parle aussi beaucoup de taux de croissance…

C’est exactement la même chose. C’est une croissance extravertie. C’est-à-dire que les bénéfices vont à l’extérieur.

Le privé national se plaint, car écarté des grand marchés publics au profit de multinationales étrangères…

Le régime de Macky Sall a cette particularité. Et de ce point de vue, je dis bien de ce point de vue-là, c’est-à-dire la préférence nationale, le régime d’Abdoulaye Wade était meilleur. Ce qu’on observe avec Macky Sall, c’est le manque de confiance envers les nationaux. Le plus grand exemple, c’est le Pse. Le Pse aurait pu être l’œuvre des principaux acteurs nationaux. On aurait dû rassembler les syndicats de travailleurs, les entrepreneurs sénégalais, les acteurs de l’administration sénégalaise, voire même l’opposition. Je dis, voire même l’opposition, parce que l’échéance dépasse les mandats de Macky Sall. Donc, quand on se situe du point de vue de l’alternance démocratique, pour que cet œuvre  puisse continuer dans le temps, il fallait même associer l’opposition.  Il ne l’a pas fait. Il s’est contenté d’appeler un cabinet étranger qui a concocter ce Pse, qui ressemble d’ailleurs à d’autres programmes d’émergence de pays de la sous-région, parce que c’est les mêmes qui servent à tout le monde.
Deuxièmement, l’aéroport, pourquoi c’est pas des nationaux qui gèrent ça ?  Air Sénégal, pourquoi c’est pas des nationaux qui gèrent ça ?  Donc sur plusieurs points, il montre une préférence étrangère. Et il le dit d’ailleurs clairement aux entrepreneurs sénégalais, quand ils leur parle de compétitivité. Comment on peut parler à ces entrepreneurs nationaux de compétitivité par rapport à l’étranger ? En leur disant clairement que l’étranger est plus compétent que vous, c’est pourquoi j’ai choisi l’étranger à votre détriment. Or, la politique d’un gouvernement, même si son privé national est faible, c’est de travailler au renforcement de ce privé national. C’est ça sa mission, mais pas de l’affaiblir plus. Au vu de tout ça et des contrats qui profitent aux entreprises étrangères, dans tous les domaines, Macky Sall ne travaille pas pour le pays.  Entretien réalisé par Mbaye THIANDOUM

À quoi joue Abdoulaye Wade ?

http://www.dakarmatin.com Propos incendiaires, appel à empêcher la tenue de la présidentielle du 24 février, mystérieux aller-retour à Conakry et mutisme absolu depuis. La stratégie politique de « Gorgui » est devenue illisible. Même pour les siens.

Dans sa bouche, ils avaient espéré un autre discours. Ce jeudi 7 février, plusieurs leaders politiques se sont rendus à l’aéroport pour accueillir celui qui, malgré ses 92 ans, se pose toujours en mentor de l’opposition sénégalaise. Rentré à Dakar quinze mois après son dernier séjour dans la capitale, et dix-sept jours avant la présidentielle, Abdoulaye Wade est venu délivrer son message aux militants du Parti démocratique sénégalais (PDS).

À la nuit tombée, devant le siège du mouvement, après une lente procession dans les banlieues de la ville, debout dans un 44 au toit ouvrant, « Gorgui » (« le Vieux ») se lance dans l’une de ces diatribes qu’il affectionne. La voix est parfois chevrotante, mais le propos est tranchant. « Vos cartes d’électeur, c’est de la fraude ! Il faut les brûler et éviter de les utiliser. Brûlez celles de vos familles ! » lance l’ancien président à la foule de sympathisants qui s’est pressée devant la permanence Lamine Badji. « Si vous voulez qu’on reconstruise le Sénégal, respectez mes consignes », ajoute-t-il, convaincu que son mot d’ordre, tel le ndiguel d’un chef religieux, fera basculer une élection qu’il estime frauduleusement « verrouillée » par Macky Sall.

Au lendemain de l’allocution, les ténors de l’opposition font bonne figure. Pourtant, de Malick Gakou à Mamadou Diop Decroix, de Pape Diop à Bougane Guèye Dany, ils ne sont pas sur la même longueur d’onde que le patriarche. Depuis l’ouverture de la campagne, quatre jours plus tôt, ils ont même fait le choix inverse : rallier l’un des deux candidats de l’opposition qui semblent les mieux placés pour contraindre le président sortant à un second tour – Idrissa Seck et Ousmane Sonko – et appeler les Sénégalais à voter en masse.

Depuis qu’Abdoulaye Wade est rentré de son long séjour à Doha, où réside depuis près de trois ans son fils Karim, plusieurs chefs de parti se sont succédé dans le pavillon versaillais de l’ex-chef de l’État et de son épouse, Viviane. Il a tenté de les rallier à sa stratégie du boycott, considérant que l’invalidation des candidatures de son fils, candidat officiel du PDS, et du maire déchu de Dakar, Khalifa Sall, devraient conduire à l’annulation du scrutin. À l’inverse, ses hôtes ont plaidé pour que le secrétaire général national du PDS donne une consigne de vote claire en faveur de l’un des challengers de Macky Sall. La plupart d’entre eux ont alors déjà choisi de soutenir l’expérimenté Idrissa Seck, tandis qu’une poignée croit en les chances d’Ousmane Sonko, quadragénaire antisystème devenu la coqueluche de l’opinion.

Rien n’y fait. Cramponné au leitmotiv ressassé depuis des mois par les cadres du PDS, Abdoulaye Wade reste inflexible : « Si l’élection présidentielle doit se tenir sans Karim, elle ne se tiendra pas ! » Au sein du parti libéral, de nombreux cadres et militants sont sous le choc. Car, depuis plus de quatre ans, la direction les met en garde : rien ne saurait être pire pour le pays qu’une réélection de Macky Sall. Et voilà qu’Abdoulaye Wade leur ordonne de rester chez eux le 24 février, ce qui conduirait à un scénario prévisible : en l’absence des voix du PDS, principal parti d’opposition, le président sortant sera réélu dans un fauteuil. « Le mot d’ordre en faveur de l’abstention a été détaillé dans une vidéo tournée dans le salon de la famille, qu’Abdoulaye Wade a rendue publique le 5 février, juste avant son retour à Dakar, et que j’ai moi-même découverte lorsqu’elle a été diffusée par e-mail, explique le porte-parole du PDS, Babacar Gaye. Elle a été réalisée à notre insu. Seuls quelques proches ont été associés, mais pas les instances du parti. »

À peine arrivé au Sénégal, Abdoulaye Wade se lance donc dans une énième campagne, bien que son parti ne compte aucun candidat en lice – une première. Dès le 8 février, il va faire allégeance au khalife des Mourides à Touba puis à celui des Tidjanes à Tivaouane. À l’hôtel Terrou-Bi, où il a pris ses quartiers, il met en scène dès le lendemain une rencontre ultra-médiatisée avec le jeune Ousmane Sonko, même si leurtête-à-tête se déroule à huis clos. En revanche, sa visite à Khalifa Sall, socialiste dissident incarcéré depuis mars 2017 à la prison de Rebeuss, n’aura jamais lieu, bien qu’elle ait été annoncée par son entourage avant même son arrivée.

Samedi 16 février, la campagne électorale connaît un tournant. À l’improviste, accompagné par quelques proches, Abdoulaye Wade embarque pour Conakry à bord d’un jet privé affrété par le président Alpha Condé. Un séjour de quarante-huit heures dont Macky Sall a été prévenu via SMS par le président guinéen et qui déchaîne l’imagination des journalistes et des observateurs politiques sénégalais. Une semaine avant la présidentielle, que peut bien aller faire « Gorgui » dans ce pays voisin ? Logé à l’hôtel, ce dernier prendra déjeuners et dîners avec Alpha Condé au palais de Sékoutoureya.

À Dakar comme à Conakry, les hypothèses fleurissent. Le chef de l’État guinéen, insinuent les uns, aurait été chargé d’une mission de bons offices pour ramener Abdoulaye Wade à une approche plus mesurée. Plus audacieux, d’autres soutiennent qu’il tenterait de jouer les intermédiaires entre Wade et son successeur. Les grandes lignes de ce deal supposé ? Le patriarche calme le jeu et ne donne aucune consigne de vote, pour ne pas empêcher la réélection de son rival. En échange, celui-ci s’engage à amnistier Karim Wade au cours de son second mandat. Quant au président guinéen, il s’attire les bonnes grâces de son homologue sénégalais, avec lequel les relations sont médiocres, alors que certains lui prêtent l’ambition de briguer un troisième mandat en 2020.

« Lui et Alpha Condé ont seulement évoqué la situation politique au Sénégal et la nécessité de préserver le calme lors de la présidentielle », dément El Hadj Amadou Sall, fidèle d’Abdoulaye Wade qui l’a accompagné à Conakry. « Jamais Macky Sall ne serait passé par Alpha Condé s’il avait choisi de négocier avec les Wade », confirme un habitué du palais de la République.

Si le mystère reste entier, une chose est sûre : à son retour à Dakar, le 18 février, Abdoulaye Wade n’est plus le même homme. Après avoir convoqué la presse au Terrou-Bi en fin d’après-midi, il se dérobe finalement, laissant El Hadj Amadou Sall résumer la teneur de cette escapade inattendue.

Depuis lors, il ne s’est plus exprimé, si ce n’est le 21 février, à travers un communiqué dans lequel il réaffirme sa défiance vis-à-vis de l’élection tout en modérant son discours. « J’ai fait la concession, à la suite de la demande pressante de chefs religieux et de chefs d’État voisins, d’opposer une résistance, somme toute ferme mais pacifique, à ce qui apparaît comme une élection truquée dès le départ », écrit-il.

Pourquoi l’opposant va-t-en-guerre est-il ainsi devenu aphone ? Au Sénégal, les rumeurs repartent de plus belle. « Il n’y a eu aucun accord entre le président Macky Sall et Abdoulaye Wade », martèle El Hadj Hamidou Kassé, ministre-conseiller chargé de la Communication. « Aucun pacte n’a été conclu entre les deux hommes, les gens parlent trop », renchérit un autre collaborateur du président sénégalais. Une version confirmée dans l’entourage des Wade. « Karim ne négocie rien avec personne », commente l’un de ses intimes.

Un proche de Macky Sall croit connaître l’explication du silence subit du nonagénaire : « La stratégie d’Abdoulaye Wade était fondée sur un pari. Il s’attendait à ce que l’ultime recours déposé par son fils devant la Cour de justice de la Cedeao désavoue l’État sénégalais. » Examiné en procédure d’urgence le 7 février, le jour même de son retour à Dakar, ce recours avait pour but de faire reconnaître par la juridiction communautaire le droit de Karim Wade à être candidat. Le jour dit, les magistrats ont renvoyé l’affaire au 20 février. Mais malgré l’optimisme de ses avocats, Karim Wade sera finalement débouté. « Wade avait prévu, en cas de victoire judiciaire, que son fils revienne à Dakar à l’improviste. Son plan a échoué », ajoute notre source.

Quatre jours plus tard, Abdoulaye Wade assistera donc, impuissant, au fiasco de sa stratégie. Le taux de participation au premier tour (66,23 %) atteint un niveau jamais connu depuis la présidentielle de 1983, véritable camouflet pour son appel à l’abstention. Macky Sall est réélu dès le premier tour avec 58,27 % des suffrages. Idrissa Seck – qu’il s’est refusé à soutenir, malgré leur complicité ancienne – arrive deuxième avec 20,5 %. Ousmane Sonko, à peine débarqué en politique, lui emboîte le pas (15,67 %). « Abdoulaye Wade est passé à côté de cette élection : ni le camp au pouvoir ni les opposants ne lui sont redevables en rien », analyse un éditorialiste.

« À vouloir hisser son fils au sommet, coûte que coûte, Abdoulaye Wade a creusé sa propre tombe », estime un proche du chef de l’État. Dans l’entourage de Macky Sall, un autre collaborateur fait assaut d’ironie à propos de cette campagne qu’il juge calamiteuse : « Abdoulaye Wade ? Veni, vidi, Terrou-Bi… » Pour le camp au pouvoir, le constat est sans appel. « Abdoulaye Wade appartient au passé, assure un proche de Macky Sall. Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, avec une nouvelle génération et de nouvelles idées. Il ne peut plus prétendre aux premiers rôles. »

Depuis le 24 février, le silence est d’or dans les rangs du PDS. « Nous n’avons pas tenu de réunion ni reçu de consignes sur la manière d’exprimer notre position », admet Babacar Gaye, lui-même sur la sellette pourn’avoir pas suivi la consigne de boycott. En privé, un membre de la garde rapprochée des Wade persiste : « L’erreur de l’opposition a été d’aller au scrutin. Il aurait fallu que tout le monde boycotte, comme nous l’avons demandé. Macky Sall se serait ainsi retrouvé sans adversaire.

Un membre du comité directeur assume avoir longtemps soutenu la ligne « Karim ou rien ! ». « Mais lorsque la Cour suprême a rejeté son recours pour être inscrit sur les listes électorales, en août dernier, nous aurions dû avoir un débat interne et envisager une candidature de secours », ajoute-t-il. Fidèle parmi les fidèles de
« Gorgui », l’avocat Madické Niang a tenté – sans succès – d’incarner ce plan B au sein du PDS. Une candidature qui lui a attiré les foudres du clan Wade, qui le considère depuis comme un traître (lire p. 26)

Parmi ceux qui furent ses alliés dans l’opposition, l’heure est aujourd’hui aux doutes quant aux intentions d’Abdoulaye Wade. « Son silence n’a pas fait l’affaire des opposants, qui ont cherché en vain son soutien avant l’élection. À l’inverse, cela a plutôt arrangé Macky Sall », estime le journaliste Mamoudou Ibra Kane, patron du groupe de presse E-média Invest. « Abdoulaye Wade est capable de tout, analyse un soutien d’Idrissa Seck. Un deuxième mandat de Macky Sall était plus dans l’intérêt de Karim Wade, en prévision de 2024, que l’élection d’Ousmane Sonko ou d’Idrissa Seck, qui seraient potentiellement là pour dix ans.

Le 5 mars, pour sa première intervention publique depuis l’élection, Macky Sall a tendu la main à ses adversaires, désireux de ressusciter le « dialogue » qu’il avait tenté d’amorcer en 2016. « Mes prédécesseurs Abdou Diouf et Abdoulaye Wade pourront [y] apporter leur contribution », a-t-il précisé.

« Gorgui » peut-il se permettre de décliner l’offre ? « Sa seule porte de sortie serait de jouer la carte de l’apaisement, sous le couvert de réformer le code électoral, estime un ancien du PDS. C’est d’ailleurs dans ce contexte qu’il avait intégré un gouvernement d’union nationale sous Abdou Diouf, en 1991. Et j’ai l’impression que ce scénario est en train de se rejouer. »

L’opposition se cherche une stratégie

http://www.dakarmatin.com/ « Nous organisons la riposte », confiait à Jeune Afrique Malick Gakou (coalition Idy2019), le 27 février,  à la veille de la publication des résultats provisoires de la présidentielle, convaincu que ceux-ci seraient « tripatouillés » en faveur de Macky Sall. Le lendemain, la Commission nationale de recensement des votes (CRNV) annonçait la victoire du président sortant, avec 58,27% des suffrages exprimés. Des résultats immédiatement rejetés par l’opposition, qui ne les a pas pour autant contestés devant le Conseil constitutionnel. Mais depuis lors, ses principaux leaders observent le silence.

Idrissa Seck et Ousmane Sonko, arrivés respectivement deuxième et troisième de l’élection, ont fait de brèves déclarations afin de remercier leurs sympathisants, réitérant leur refus de reconnaître la transparence et la neutralité du scrutin.

Actuellement aux États-Unis, Issa Sall s’est contenté d’un message posté sur Twitter début mars, demandant « à tous d’avancer sans rancune ni déception. Une élection n’est qu’un moment dans la vie de la République. Le devoir a été fait avec une exemplarité dans le militantisme et des convictions. De belles pages sont encore à écrire avec vous ». Madické Niang, arrivé bon dernier avec 1,48 % des voix, a rencontré son « fan club », annoncé son départ du Parti démocratique sénégalais (PDS) et démissionné de son poste de député. Quant aux proches de Khalifa Sall et de Karim Wade, empêchés de se présenter et dont l’avenir politique est encore incertain, ils ne se sont pas exprimés publiquement.

Investigation électorale

« Après la présidentielle, tout le monde fait silencieusement le point dans son coin », justifie Khalifa Mbodj, secrétaire permanent du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR) et membre de l’équipe de campagne d’Issa Sall. Fixée sur ce qu’elle considère comme un « hold-up électoral », l’opposition, réunie au sein du Front pour la démocratie et la résistance nationale (FRN), assure avoir entamé un « travail d’investigation » portant sur le processus électoral et les fraudes qu’elle dénonce.

« Il nous faut dresser un bilan très sérieux du processus de la présidentielle. Tout le reste est superfétatoire », assure Mamadou Diop Decroix, secrétaire général d’And Jëf-PADS, proche d’Abdoulaye Wade mais qui s’est rallié à Idrissa Seck lors de l’élection.

« Nous compilons et examinons les preuves de fraudes qui ont eu lieu », assure un leader de la coalition Idy2019. L’opposition avait pourtant renoncé à déposer des recours devant le Conseil constitutionnel. Mais elle assure vouloir ainsi « convaincre l’opinion publique ».

Union sacrée en vue des locales ?

En ligne de mire, les élections locales de décembre 2019. Se gardant bien d’étaler publiquement sa stratégie, l’opposition planche sur la manière dont elle pourrait s’emparer d’un maximum de communes et de collectivités territoriales face à la coalition présidentielle, Benno Bokk Yakaar. À cet égard, les approches divergent. Ousmane Sonko, arrivé nettement en tête dans la région de Ziguinchor, en Casamance, réfléchit aux municipalités que le Pastef pourrait gagner seul, et à celles où il sera nécessaire de présenter des listes communes pour battre la majorité. Comme à Dakar, où l’opposition a enregistré de bons scores mais où Macky Sall est tout de même arrivé en pole position.

Parmi les leader de la coalition d’Idrissa Seck, dont on ne sait comment elle évoluera d’ici aux locales, le ton est à l’unité : « La seule chance de survie de l’opposition est une mutualisation des forces au-delà de notre coalition », prévient Mamadou Diop Decroix. Une analyse partagée par Khalifa Mbodj, du PUR, qui appelle l’opposition à « un partenariat serré », convaincu qu’« aucun candidat de l’opposition n’est capable de gagner tout seul face à Macky Sall ». Il promet donc des concertations avec l’ensemble de l’opposition très bientôt.

Climat de suspicion

Encore faudra-t-il que toutes ses composantes jouent le jeu. Certains s’inquiètent en effet du silence observé aussi bien par l’entourage de Karim Wade que par celui de Khalifa Sall. Un silence qui alimente toutes sortes d’hypothèses, et notamment l’éventualité de négociations avec la présidence. « Rien ne nous garantit aujourd’hui qu’il n’y aura pas de compromission entre Abdoulaye Wade et Macky Sall, soutient un lieutenant d’Idrissa Seck. Par son silence et en n’appuyant pas l’opposition pendant l’élection, Abdoulaye Wade a posé des actes allant dans le sens de la réélection de Macky Sall. Nous nous attendons donc à des contreparties. »

Parmi les scénarios envisagés avec insistance dans les rangs de l’opposition, le vote d’une loi d’amnistie en faveur de Karim Wade, qui pourrait recevoir le soutien de la majorité parlementaire. Mais pour l’instant, aucune demande n’a été introduite par un camp ou par l’autre.

Dans ce climat de suspicion, les raisons du silence de Khalifa Sall n’échappent pas aux spéculations. « Khalifa Sall est dans l’impasse. Si Idrissa Seck avait gagné la présidentielle, il l’aurait fait sortir de prison. Mais aujourd’hui, sa seule option est la table des négociations, peut-être en vue d’une grâce présidentielle », souffle ce même allié d’Idrissa Seck. Une théorie fermement réfutée par un proche de l’ex-édile, qui exclut toute demande de grâce de la part de l’ex-maire de Dakar. Selon lui, une telle demande reviendrait à « légitimer un processus judiciaire qui a été émaillé par les violations des droits de Khalifa Sall ».

Gestes d’apaisement

En vue « d’engager un dialogue national constructif », Macky Sall a annoncé qu’il formulerait des propositions après son investiture, le 2 avril. « Je convie à ce dialogue républicain toutes les forces vives de la nation, sans exclusive, dialogue auquel mes prédécesseurs, les présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, pourraient apporter leur contribution », a-t-il fait savoir le 5 mars, lors d’une allocution depuis le palais présidentiel.

Des paroles qui seront peut-être assorties de « gestes d’apaisement » envers l’opposition, laisse entendre le collaborateur de Khalifa Sall, qui refuse d’envisager tout dialogue tant que son leader reste incarcéré

Moustapha Fall Che : «Idrissa Seck est un faussaire…»

http://www.dakarmatin.com La Coalition Macky 2012  se dit satisfaite du déroulement de l’élection présidentielle passée  car leur candidat a bel et bien laminé l’opposition souligne Moustapha Fall « Che » coordonnateur de ladite coalition.
Il persiste en disant que les intimidations du Chef de l’opposition en l’occurence Idrissa Seck qu’il met en garde par rapport à ses sorties  post électorales. « Les fake news »ne passeront pas» dit-il au micro d’igfm lors de la conférence de presse organisée  par les alliés du nouveau Président de la république du Sénégal.

Doudou Sarr–«Le Pouvoir et l’Opposition ont un devoir et une obligation de dialoguer»

iGFM – (Dakar) L’ancien ministre et coordonnateur du M23, Doudou Sarr dans cette seconde partie de l’entretien qu’il a accordé à IGFM revient en long et en large sur l’appel au dialogue lancé par le président Macky Sall. Pour Doudou Sarr « l’opposition et le pouvoir ont un devoir et une obligation de dialoguer ».

Saint-Louis : Une délégation du Rewmi chez le Colonel Abdourahim Kébé

https://www.leral.net Une forte délégation conduite par le coordonnateur régional de Rewmi, Dr Abdoulaye Ndoye a rendu visite hier, au Colonel Abdourahim Kébé pour lui exprimer son soutien suite à son arrestation pour incitation à une révolte. Colonel Kébé et ses hôtes ont échangé pendant longtemps sur ses démêlés avec la justice et sa supposée séparation avec Idrissa Seck, selon L’As.

Pour le responsable de Rewmi à Saint-Louis, il s’agit d’une « Fake News » et qu’il est et reste dans le parti. Il promet d’être dans les futurs combats avec son leader, Idrissa Seck. A l’en croire, rien n’a changé dans ses relations avec Idrissa Seck. Le Colonel à la retraite précise que s’il y avait un quelconque problème, il aurait eu le courage de le dire tout haut. Il dit avoir toujours le courage de ses idées. Dr Abdoulaye Ndoye a salué les mises au point du Colonel Kébé. Selon Dr Ndoye, Abdourahim Kébé est plus que jamais déterminé à accompagner le président Idrissa Seck.

Dissolution de l’Assemblée : Birame Faye soutient que ce n’est pas une nécessité

http://www.seneweb.com Le directeur général de l’Agence pour l’économie et la maitrise de l’énergie (Aeme), Birame Faye, par ailleurs responsable politique de l’Alliance pour la République (Apr) à Fatick, est contre la dissolution de l’Assemblée nationale.

Cette dernière idée a été agitée par certains politiques, suggérant un «couplage des élections législatives et locales».

«Le respect du calendrier républicain est très important dans une démocratie», indique Birame Faye sur le plateau de Face 2 Face de la Tfm, ce dimanche 17 mars 2019.

Il ajoute qu’une dissolution de l’Assemblée nationale peut être envisagée pour trois raisons : «rationalisation du climat électoral et les dépenses électorales, régler une crise politique, avoir du temps de travail».

Ces conditions n’étant pas réunies, selon lui, le patron de l’Aeme est d’avis qu’«il n’est pas judicieux de dissoudre l’Assemblée nationale».

Birame Faye a aussi déploré l’attitude des candidats malheureux la présidentielle du 24 février qui, jusqu’ici, n’ont pas encore félicité Macky Sall,  le vainqueur.

«Ils doivent féliciter Macky Sall et répondre à son appel au dialogue, qui est une tradition au Sénégal», suggère-t-il.

Les jeunes de «Sénégal 2035» invitent l’opposition à accepter la main tendue de Macky…

https://senego.com Face à la presse, ce samedi, les jeunes du mouvement «Sénégal 2035», après avoir adressé leurs vives félicitations au Président de la République Macky Sall pour sa réélection au premier tour du scrutin du 24 Février 2019, invitent l’opposition à accepter son appel au dialogue pour l’intérêt supérieur de la nation sénégalaise. 

«Nous félicitons le Président Macky pour sa large victoire au premier avec le score de 58,26%  des suffrages valablement exprimés. Nos remerciements et encouragements vont également à l’endroit de tous nos membres qui ont bien mouillé le maillot pour aboutir à ce résultat digne de louanges. Nous décernons également une mention spéciale au Ministre du Tourisme Mambaye Niang qui ne cesse de nous accompagner. Durant toute la campagne électorale, il a été à nos cotés pour nous soutenir matériellement et financièrement. Nous saluons aussi la bonne coordination de notre frère Issa Diop et les 13 autres mouvements alliés», disent-ils dans le texte introductif.

Les animateurs de la structure, de renchérir : «Les citoyens sénégalais ont déjà fait leur choix. Le Président Macky rempile pour un second mandat. Le pays doit se remettre au travail. Aujourd’hui, les responsables de l’opposition doivent aller répondre à son appel au dialogue. Sa main tendue est une preuve de grandeur et de volonté résolue à propulser le Sénégal vers l’émergence». Par Khalil Kamara  

FOUILLÉ PAR L’OFNAC : Abdou Mbacké Ndao apprend à ses détracteurs avoir payé la presque totalité des 254 millions de dettes trouvées sur place et avoir majoré le patrimoine de la commune.

https://www.dakaractu.com  »J’ai le parfait sentiment d’avoir loyalement servi cette commune et je ne permettrai à personne de s’accaparer illégalement du patrimoine de celle-ci. »  Voilà qui a été la conclusion du maire de Mbacké au terme d’une émission organisée par une radio de la place et à laquelle Toubactu.sn a été invitée à prendre part.

Accusé de détournement de deniers appartenant à la municipalité, de spoliations de terres, d’abus de pouvoir, Abdou Mbacké Ndao a parlé de  » vaine entreprise  » déroulée par des individus qui n’ont pas été contents de voir le maire leur soutirer la gestion d’un fonds de 7 millions de francs dépensé sous la rubrique  » fonds de district  » alors qu’il ne s’agissait que d’une somme d’argent perdue dans leurs poches.  »

Une belle transition pour le maire  d’apprendre aux populations de Mbacké qu’il a hérité d’une mairie endettée.  » Dans le Procès verbal de passation de service que j’ai trouvé sur place le 24 juillet 2014, j’ai trouvé que la municipalité devrait 115 millions de francs au trésor public,  102 millions à l’Adm et 37 millions à l’Agétip. Pendant ce temps le patrimoine de la commune ne se résumait qu’à un hôtel de ville, un garage municipal, un abattoir municipal, un foirail, un bâtiment affecté au Conseil communal de la jeunesse, une école maternelle, des édicules, une  fourrière municipale, un hippodrome municipal, 4 camions garés, une épave, un véhicule Peugeot 406 et deux marchés.  »

Abdou Mbacké de signaler avoir adjoint à ce patrimoine 3 postes de santé, la réfection du mausolée Serigne Mame Mor Diarra et celle de plusieurs établissements dont l’école Serigne Massamba Mbacké et Mame Cheikh Ibrahima Fall. Il signalera aussi avoir beaucoup investi dans le secteur de l’eau en offrant des adductions aux populations des quartiers périphériques de Mbacké. Il se prévaudra d’avoir réhabilité en partie l’église de Mbacké, d’avoir informatisé l’état-civil et fait de même avec l’IEF à qui il a octroyé une réseau graphie.

Pour ce qui concerne les dettes, il dira les avoir presque totalement épongées avant d’ailleurs de se glorifier de disposer d’environ 6,900 millions de fonds disponibles au trésor public.

Par rapport aux accusations portant spoliations de terres, Abdou Mbacké Ndao en rira. Pour lui, ceux qui ont des propriétés valables ne peuvent nullement être dépossédés de leurs titres. Il  invite, d’ailleurs,  tout propriétaire à occuper à souhait  les terres qui lui appartiennent sans souci, y comprises les terres réputées avoir été affectées aux entrepreneurs Espagnols. Interpellé sur les détournements d’argent à lui imputés, le maire invitera ses détracteurs à aller apprendre et comprendre la quintessence d’un budget. Pour lui, un argent qui n’existe pas encore ne saurait utilisé, volé ou détourné.

L’Ofnac qui était venu fouiller sa gestion est repartie dans l’après-midi du vendredi emportant avec elle l’enquête et son secret. Le maire de confier à Toubactu avoir choisi de  ne pas commenter les séances de travail qu’il a eues avec les trois enquêteurs et préfèrer laisser à l’organe en question le soin de donner les résultats de sa fouille.

LE CONSEIL SUPÉRIEUR DES CHIITES SALUE L’APPEL DU CHEF DE L’ETAT AU DIALOGUE

Dakar, 15 mars (APS) – Le Conseil supérieur des chiites Ahlul bayt (as) du Sénégal salue l’appel au dialogue du chef de l’Etat, soulignant que c’est un moyen de « garantir un véritable essor socio-économique, politique et culturel pour le Sénégal ».

Félicitant le président Macky Sall après sa réélection, le Conseil déclare qu’il se joint à son appel « au dialogue national constructif et inclusif pour apporter des réponses aux questions » que posent les Sénégalais.

« Ce dialogue, gage de paix et de stabilité est le seul moyen pour garantir un véritable essor socio-économique, politique et culturel pour le Sénégal, pays de dialogue, du donner et du recevoir », écrit le Conseil dans un communiqué transmis, vendredi, à l’APS.

Il exprime également son « estime » et son « grand respect » au « vaillant peuple sénégalais qui, par son génie, a su monter encore une fois la bonne voie à suivre (…) à travers ces élections, sa maturité et sa quête permanente de tout ce qui consolide la paix, la stabilité et le mieux vivre ensemble ».

Le Conseil supérieur des chiites souligne que l’objectif du peuple « a été de tous les temps, la préservation des valeurs et acquis démocratiques et de liberté enracinés dans ses mœurs politiques depuis toujours »OID/ASB

Plainte annoncée contre Sonko : Mamour Diallo faisait-il du bluff?

https://www.dakar7.com Accusé par Ousmane Sonko d’avoir détourné 94 milliards f CFA dans l’affaire du TF-1451/R , le Directeur des impôts, Mamour Diallo avait annoncé une plainte contre son accusateur après l’élection présidentielle du 24 février 2019. Ce dernier disait ne pas vouloir offrir à Sonko « l’occasion de se victimiser » pendant la campagne électorale. Aujourd’hui que la présidentielle est derrière nous, le Directeur des impôts va-t-il mettre sa menace à exécution? Faisait-il du bluff pour se faire bonne conscience?

En tout cas, le patron des impôts a intérêt à tirer cette affaire au clair d’autant que son accusateur, Sonko dit détenir les « numéros de comptes bancaires » où cet argent a attiré.

Dans une interview accordée à L’Observateur, Mamour Diallo avait nié toute implication dans cette affaire. « S’il y a une once de vérité dans les affabulations de Sonko, alors c’est toute la chaîne de responsabilité du ministère des Finances qui devrait être virée, voire emprisonnée », avait déclaré Mamour Diallo.

Voulant prouver sa bonne foi, Mamour Diallo dit n’avoir « même pas (vu) d’argent » dans cette transaction. « Je ne gère que du papier et je ne suis ni au début ni à la fin de la procédure. Je n’ai vu, reçu, lu et entendu parler de lettre de confort dans cette affaire. (…)À ce jour, l’État a payé exactement 3, 445 milliards dans cette affaire. Ousmane Sonko n’est pas un homme politique, mais un petit caïd assoiffé d’argent ».

Malgré le tollé suscité par cette affaire, elle risque de passer par pertes et profits. Comme pour noyer le poisson, l’Assemblée générale a mis en place une commission d’enquête parlementaire pour clarifier cette affaire. Mais cette commission risque d’être un mort né puisque l’accusateur Sonko a annoncé qu’il ne répondra pas à la commission.

Opérations frauduleuses sur fond de piratage : La BDK visée, six suspects arrêtés

https://www.dakaractu.com Sale temps pour les banques! Selon les informations de libération, la Bdk aussi vient d’être visée par des hackers sur fond d’opérations frauduleuses. L’enquête menée par la Division spéciale de lutte contre la cybercriminalité a permis d’interpeller six personnes dont des nigérians et des Sénégalais. Nous y reviendrons en détails…

Allemagne : La police ouvre le feu sur un sans papiers sénégalais

https://www.dakaractu.com Selon les informations de libération, la police allemande a tiré sur un ressortissant sénégalais. Les faits se sont déroulés à Bonn.

D’après nos sources c’est lors d’une opération que la police de l’émigration a ouvert le feu sur notre compatriote au motif que ce dernier aurait brandi un couteau. La police rassure que sa vie ne serait pas en danger. Nous y reviendrons…

Ziarra générale de Tivaouane : Un accident fait 4 morts à hauteur de Mont Rolland

https://actusen.sn Un accident s’est produit ce dimanche dans la matinée sur la route de Tivaouane. En effet, deux véhicules particuliers sont entrés en collision à hauteur de Mont Rolland. Le bilan se passe de commentaire. Quatre (4) personnes sont mortes sur le coup et plusieurs blessés enregistrés. Ces deux véhicules particuliers se rendaient à la Ziarra générale de Tivaouane. Celle-ci est dédiée à Feu Serigne Babacar Sy, premier Khalife général des Tidjanes. La Ziarra est d’ailleurs le deuxième événement après le Gamou.

A QUELQUES JOURS DE LA FETE NATIONALE : Montée En Flèche De L’insécurité À Dakar,Thiès,Mbour Et Kaolack

https://www.walf-groupe.com En un mois, le Sénégal a enregistré au moins trois braquages d’envergure entre Kaolack, Thiès et Dakar. Ces attaques à mains armées ont pour cibles les stations d’essence, les agences de transfert d’argent, les magasins, etc.   

Le Sénégal est en train de revivre la grande époque des braquages des années 1990, avec les bandes à Alassane Sy alias Alex et Alioune Abatalib Samb alias Ino. Les attaques à mains armées reviennent avec force. En un mois, au moins trois braquages ont été enregistrés entre les régions de Kaolack, de Thiès et de Dakar la capitale. Les malfrats, en plus d’attaquer les personnes s’en prennent à leurs biens en dévalisant des magasins, des stations d’essence, des banques et agences de transferts d’argent, etc. Véhiculés et armés jusqu’aux dents, les assaillants effectuent une descente nuitamment ou en plein jour, dans les milieux concernés pour commettre leur crime.

La dernière attaque en date concerne Dakar, plus précisément à Keur Massar où les agresseurs ont jeté leur dévolue sur la station Shell située à Jaxaay. L’attaque a eu lieu dans la nuit du 11 au 12 mars. Selon des sources, les braqueurs au nombre de dix ont débarqué à bord d’un pick-up qu’ils ont garé devant la boutique Select. Armés jusqu’aux dents, ils défoncent la porte de la boutique et demandent aux deux vigiles de rester immobiles. Après cela, ils intiment l’ordre aux deux caissiers qui étaient à l’intérieur de leur remettre le contenu du tiroir-caisse.

L’un d’entre eux qui a refusé d’obtempérer, en même temps tenté de se sauver, a été très vite rattrapé. Ils ont non seulement escamoté le contenu de la caisse, mais ont réussi à mettre la main sur le coffre-fort où était versée la recette journalière. Dans la foulée, un caissier a été blessé par balle après avoir tenté de s’enquérir du sort de ses collègues. La somme volée avoisinerait un million francs Cfa en plus du contenu du coffre-fort qui reste pour l’heure inconnu. Cette somme en main, «ils se sont ensuite pris à la plateforme de transfert d’argent «Wafacash» située à côté de la Station-service avant de s’emparer du coffre-fort dans lequel était gardé soigneusement 2 495 750 francs», rapporte un témoin. Selon des indiscrétions, l’opération a duré une trentaine de minutes durant lesquelles des coups de feu en guise de sommation auraient été tirés par les malfrats.

Dakar, Thiès, Mbour et Kaolack ciblées

L’autre forfaiture a été opérée dans la nuit du dimanche 10 au lundi 11 mars à Ngane Saer, un quartier de Kaolack commune. La cible de ce groupe de malfrats armés a été l’usine de gaz butane située sur la route de Gossas. Sur place, ils ont attaché tous les vigiles avant de défoncer la porte du logement où vit le gérant de cette manufacture. Ayant entendu les bruits, le concerné, Lamine Kébé a essayé de résister mais c’était sans compter avec la ténacité des assaillants. Fin de la course, ils l’ont maîtrisé et mis la main sur «une importante somme d’argent que la victime n’a pas avancée». D’après certaines sources, les éléments des deux commissariats de Kaolack qui étaient en patrouille dans les environs ont rappliqué sur les lieux pour constater les dégâts et ouvrir une enquête.

A Thiès, au nombre de quinze, les braqueurs se sont attaqués, dans la nuit du 26 au 27 février, à la station d’essence Zen. Ils ont emporté avec eux 7 millions francs Cfa. C’est vers 2 heures du matin que ce braquage spectaculaire a eu lieu à cette station d’essence appartenant à des Sénégalais. Selon les témoignages de Dramé Cissé, le vigile trouvé sur place, sept à huit millions de francs ont été emportés. Les éléments chargés de sécuriser cet espace n’ont pu résister face à la ténacité de ces malfaiteurs armés de coupe-coupe et de pistolets. Avertie, la police s’est aussitôt rendue sur les lieux pour constater les dégâts, mais aussi l’absence de sécurité dans ce lieu de travail qui génère des sommes importantes, ce qui hypothèque dans une certaine mesure la vie des travailleurs.

Modus operandi

Autre lieu, même constat. Cette fois, ça se passe à Mbour. Dans cette zone côtière, les agresseurs ont réussi à dérober le coffre-fort. Quoiqu’il ne soit établi que c’est la même équipe, force est de constater que le mode opératoire est le même. Avant cela, la station EDK située à l’entrée de la Cité du rail avait été braquée par des hommes armés qui seront arrêtés ensuite par les forces de sécurité et mis à la disposition de la justice.

Si certains auteurs de ces forfaits sont arrêtés, d’autres toujours en cavale sont activement recherchés par la police et la gendarmerie.Salif KA

Mali : huit militaires tués dans l’attaque d’un commando armé (média)

APA-Dakar (Sénégal) –Un commando armé a mené dans la nuit de samedi à dimanche, une attaque contre un camp militaire de l’armée malienne, faisant au moins huit morts parmi les soldats, a-t-on appris de source médiatique.

Selon Radio France internationale, l’attaque a eu lieu dans le cercle de Ténenko au centre du Mali et le commando était parvenu à s’emparer « brièvement » du camp militaire.

Aucun bilan, n’a pour le moment été fourni par l’état-major des Forces armées maliennes.CAT/APA

TRAFIC DE COCAINE ET DE CHANVRE INDIEN : La brigade de la Foire démantèle un réseau sur l’axe Yoff, Ouest-Foire et Nord-Foire 

http://www.enqueteplus.com La brigade de gendarmerie de la Foire a mis fin aux agissements d’une bande de 7 personnes qui s’activaient dans le trafic de chanvre indien et de cocaïne.

Dernièrement, la brigade de la gendarmerie de la Foire a eu vent d’un intense trafic de chanvre indien et de cocaïne, dans les localités de Yoff, Ouest-Foire et Nord-Foire. Que le réseau opérait à l’aide de motos. S’étant mis en chasse, les gendarmes de la brigade de la Foire sont parvenus à coincer un premier trafiquant dans un espace public à la Scat-Urbam. O. Diallo était en possession de quelques cornets de chanvre indien. Interpelé et conduit dans les locaux de la brigade, il a été cuisiné. Il n’a pas mis du temps à balancer ses complices disséminés un peu partout dans la capitale.

De fil en aiguille, les hommes du commandant Sangharé ont mis la main sur 6 autres membres de cette bande. Il s’agit de C. A. Ndiaye, D. Ndiaye, P. I. Diallo, T. Thiaw et E. M. Mboup. En plus de leur mettre le grappin dessus, les enquêteurs ont saisi 6 kg de chanvre indien et 2 g de cocaïne sur le dernier nommé.

Auditionné, E. M. Mboup a laissé entendre, face aux enquêteurs, ne pas être le propriétaire de la cocaïne, sans parvenir à expliquer pourquoi il a été surpris en possession de cette drogue. Les autres prévenus ont soit reconnu les faits, soit nié être mêlés à cette affaire. Une fouille au corps a permis de mettre la main sur la somme de 510 000 F Cfa sur les sept.

Les présumés dealers ont des âges compris entre 27 et 60 ans. Ils ont été déférés au parquet de Dakar pour les délits d’association de malfaiteurs, trafic et détention de drogue. CHEIKH THIAM

Détention de drogue : Des élèves de Sacré-Cœur et de Yalla-Sur-En arrêtés

https://www.pressafrik.com Dix (10) personnes dont  huit (8) élèves des collèges privés Sacré-Cœur et Yalla-Sur-En ont été arrêtées, samedi 16 mars 2019, par la Brigade de lutte contre la criminalité de la Sureté urbaine de Dakar. Ils sont accusés  de s’adonner au trafic, à la détention et à la consommation de chanvre indien et de haschich.

Selon « Enquête » qui donne l’information, une opération consécutive à la dénonciation par les administrations respectives, au niveau des services compétents du ministère de l’Intérieur, de ce business aux alentours de leurs établissements.

Auditionnés, les mis en cause ont reconnu les faits qui leur sont reprochés. Ils sont actuellement en garde à vue.Aminata Diouf

 

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