Revue de presse du Jeudi 14 Mars 2019

Revue de presse du Jeudi 14 Mars 2019
Revue de presse du Jeudi 14 Mars 2019

Pour le groupe Attijariwafa Bank, le Franc CFA est une «monnaie extrêmement importante» pour les échanges

 (Agence Ecofin) – Pour le groupe bancaire marocain Attijariwafa Bank, le Franc CFA est « une monnaie déterminante » pour les affaires. Son président directeur général Mohamed El-Kettani, l’a fait savoir en marge du forum Afrique Développement qui se déroule depuis le 14 mars 2019 à Casablanca au Maroc.

« Nous sommes les premiers collecteurs de l’épargne dans cette monnaie en Afrique de l’ouest, qui est utilisée au sein de l’économie de cette sous-région. C’est une monnaie d’échange extrêmement importante. Elle s’intègre aussi dans des unions où s’imposent des règles de gestion, tant sur le plan budgétaire, des équilibres macroéconomiques que d’une politique monétaire qui est régie par une banque centrale régionale, que ce soit dans l’UEMOA ou la CEMAC » a fait savoir M. El-Kettani répondant à une question de l’Agence Ecofin.

L’homme d’affaires marocain ne néglige pas les défis que rencontrent les pays utilisateurs de cette monnaie. Mais il situe les leviers d’amélioration sur d’autres plans. « Le plus important, je pense serait d’accélérer les réformes déjà engagées pour le Doing Business (l’environnement des affaires NDLR). C’est dire qu’on devrait avoir moins de bureaucraties, plus de digitalisation au service des peuples et des entreprises, et des politiques fiscales cohérentes», a-t-il suggéré.

C’est la première fois qu’une personnalité majeure de l’environnement des affaires des pays de la Zone FCFA se prononce sur la pertinence et l’utilité de cette monnaie. Ce débat divise aujourd’hui les opinions publiques africaines. Les récentes sorties successives d’un responsable politique italien et du président de Côte d’Ivoire, ont relancé les discussions entre les pros et les anti-FCFA, parfois avec beaucoup de véhémence.

Rappelons qu’avec une valeur boursière qui équivalait à 9,6 milliards $ au 13 mars 2019, Attijariwafa Bank est la quatrième banque cotée la plus importante d’Afrique devant des groupes comme Absa Group (ex-Barclays Africa) et Nedbank (premier actionnaire d’Ecobank). Elle est présente dans 10 des 14 pays de la Zone FCFA, et figure aussi dans le tour de table de plusieurs institutions de financement du développement des sous-régions CEMAC et UEMOA. Enfin, sa filiale en Côte d’Ivoire (Société Ivoirienne de Banque) est l’une des entreprises phares de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilière d’Abidjan.

L’édition 2019 du Forum Afrique Développement, qui est organisé par Attijariwafa Bank, filiale du fonds Al Mada, vise à faciliter le dialogue et les échanges entre les secteurs publics et privés africains. Cette année, le thème des échanges est : »Lorsque l’Est et l’Ouest se rencontrent ». Une nouvelle manière d’aborder le développement du continent, qui change des traditionnels axes de concertation Nord-Sud ou même Sud-Sud.Idriss Linge

 Plaidoyer pour l’indépendance des banques centrales africaines

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-M. Tarek Amer, président de l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA) et Gouverneur de la Banque Centrale Egyptienne a plaidé, mercredi à Dakar, pour l’indépendance des banques centrales en Afrique.

Il présidait l’ouverture de la réunion ordinaire de cette association qui regroupe 40 banques centrales d’Afrique. « Il faut que nous essayons à protéger notre indépendance », a laissé entendre M. Amer pour qui, une banque centrale africaine est nécessaire si le continent veut une intégration monétaire. Celle-ci pourra permettre de juguler les importations massives des pays africains. Le président de l’ABCA a, au passage déploré le protectionnisme qui a cours dans certaines contrées du monde.

La rencontre de Dakar sera l’occasion pour les gouverneurs d’examiner la mise en œuvre des décisions prises par le conseil des gouverneurs de l’ABCA lors de sa session tenue le 9 août 2018 à Sharm El Sheikh en Egypte. Ils se prononceront notamment sur le rapport de la mise en œuvre du programme de coopération monétaire en Afrique (PCMA) au titre de l’année 2018 et un rapport sur l’état des lieux des expériences et initiatives des banques centrales africaines en matière de finTech et de cybersécurité.

La création de l’ABCA fait suite à une décision prise par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), le 25 mai 1963 à Addis-Abeba en Ethiopie.

La première réunion des Gouverneurs de l’ABCA s’est tenue à Addis-Abeba du 15 au 22 février 1965. Elle devait examiner essentiellement un mécanisme de coopération avec les organes concernés.

Cette association a entre autres objectifs de favoriser la coopération dans les domaines monétaire, bancaire et financier en Afrique, contribuer au renforcement des efforts visant l’instauration et le maintien de la stabilité des prix et de la stabilité financière en Afrique.MS/cd/APA

ZLECAF : le niveau de ratification de l’accord reste «satisfaisant»(officiel sénégalais)

APA – Dakar (Sénégal) : Par Oumou Khary Fall –Le niveau de ratification de l’accord de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), une étape « importante » vers la mise en place d’un marché commun interafricain, reste « satisfaisant » vu que « vingt pays » l’ont déjà fait, a déclaré jeudi à Dakar la directrice du Commerce extérieur (DCE) sénégalais, Assom Aminata Diatta.

Selon Mme Diatta, qui s’exprimait à la réunion du comité national des négociations commerciales internationales sur l’accord de  la Zlecaf, il faut juste « 22  instruments de ratification pour que l’accord entre en vigueur ».

 Ainsi, a noté Assom Aminata Diatta, le processus de mise en place de la ZLECAF a connu « des progressions significatives depuis la signature », le 21 Mars 2018 à Kigali (Rwanda) de l’accord par 44 pays sur les 55 que compte le continent africain.

« Il faut le dépôt de 22 instruments de ratification pour que l’accord de la ZLECAF entre en vigueur. A l’état actuel, vingt pays ont déjà ratifié l’accord, donc il nous reste deux ratifications », a-t-elle poursuivi.

La ZLECAF vise à supprimer progressivement « les droits de douanes sur au moins 97℅ des biens échangés au niveau du continent et à libéraliser le commerce intra-africain de service », a expliqué Assom Aminata Diatta, ajoutant que la  libéralisation du commerce des biens et des services « va entrainer une forte  hausse du commerce intra-africain » à hauteur de « 52% à l’horizon 2022 », selon la Commission économique pour l’Afrique.

Par ailleurs, a précisé la directrice du Commerce extérieur, la ZLECAF englobe également les investissements infrastructurels, la mise en œuvre de système de norme harmonisé ainsi que l’élaboration de la politique macroéconomique et commerciale commune.

 La rencontre, à laquelle elle prenait part, la DCE a expliqué que ses objectifs étaient de restituer sur les « réunions des instances de négociations de la ZLECAF tenues au Caire (Egypte) du 5 au 13 Décembre, discuter des implications du +paquet de Caire+, présenter les directives sur la libéralisation des services, faire le point  sur les travaux du GTT sur les règles d’origine », et enfin discuter des prochaines étapes notamment les négociations de la seconde phase.

 Et au Caire, les Etats sont notamment tombés  d’accord sur le pourcentage de 7% à appliquer sur les produits jugés « sensibles », a rapporté Mme Diatta, notant qu’il prévu entre ces « Etats (de) se retrouver pour voir un peu les produits qui sont exclus de la libéralisation ».OKF/odl/cd/APA

Hausse de 0,3% des prix à la consommation en Février

https://www.lejecos.com L’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation du mois de février 2019 a progressé de 0,3%, sous l’effet de la hausse des prix des services de « communication », de la « santé », des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées », et du « transport ». En variation annuelle, renseigne la dernière publication de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd) « INDICE HARMONISE DES PRIX A LA CONSOMMATION (IHPC) POUR LES PAYS MEMBRES DE L’UEMOA (Base 100 en 2008) – Février 2019 » , les prix à la consommation ont diminué de 0,1%.

Selon l’Ansd, les prix des services de « communication » ont augmenté de 2,1%, en raison d’un relèvement de ceux de la communication téléphonique (+2,4%). En variation annuelle, les prix sont demeurés quasi stables.
Le renchérissement des services de « santé » (+0,7%) est expliqué principalement par la progression de 8,6% des prix des médicaments traditionnels. En variation annuelle, ils ont évolué de -0,6%.

Les prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » se sont appréciés de 0,5% au mois de février 2019. Cette évolution est expliquée par la hausse des prix des fruits, légumes et des poissons. Les plus fortes baisses des prix ont été enregistrées au niveau des agrumes (+16,0%), des légumes secs et oléagineux (+5,6%) et des poissons frais (+4,3%). Le repli des prix des légumes frais en fruits ou feuilles (-11,3%), des pattes alimentaires (-5,2%) n’a pas pu contrebalancer la tendance haussière de l’indice des prix de la fonction au cours du mois sous revue. En variation annuelle, les prix de la fonction ont été minorés de 1,2%.

Les prix des biens et services de « transports » ont rebondi de 0,3% comparés au mois de janvier 2019, suite à la progression de ceux des transports aériens de passagers (+7,1%). Comparés à la période correspondante en 2018, ils se sont crus de 0,2%.

Les prix des « biens et services divers », des « loisirs et culture », des « articles d’habillement et chaussures », des « logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » et des « meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer » n’ont pas enregistrés de variations sensibles au cours de la période sous revue. En variation annuelle, ils ont enregistré des variations respectives de +0,1%, +2,7%, +0,2% +0,3% et -0,1%.

De même, les services de « l’enseignement » et des « restaurants et hôtels » sont demeurés quasi-stables au cours de la période sous revue. En variation annuelle, ils ont progressé respectivement de 2,3% et 0,6%.

Les prix des « boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants » se sont repliés de 0,1% en rythme mensuel, en liaison particulièrement avec la baisse de ceux des tabacs et stupéfiants (-0,2%). En variation annuelle, ils se sont accrus de 16,4%.

L’inflation sous jacente a progressé de 0,1% en rythme mensuel et de 0,5% en variation annuelle. Les prix des produits locaux se sont appréciés de 0,5% tandis que ceux des produits importés ont fléchi de 0,2%. En variation annuelle, ils ont évolué respectivement de -0,1% et -0,3%. Adou FAYE

Baisse de 8,5% du secteur primaire en janvier

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall –Le secteur primaire (hors agriculture et sylviculture) au Sénégal a enregistré une baisse de 8,5%, en variation mensuelle, au mois de janvier 2019 par rapport au mois précédent, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

« Cette situation traduit les faibles résultats du sous-secteur de l’élevage (moins 12,2%), toutefois atténués par une hausse des débarquements de la pêche (plus 2,8%) ».

A ce niveau, l’indice général d’activité du sous-secteur de l’élevage est passé de 135,1 points en décembre 2018 à 118,6 points un mois plus tard. Quant à celui de la pêche, il s’est établi à 110,5 point contre 107,5 points en décembre 2018.

Sur un an, le secteur primaire hors agriculture et sylviculture s’est consolidé de 4,3%, en janvier 2019, principalement porté par la pêche avec une variation de 14,4%), l’élevage s’étant légèrement raffermi de 0,9%.MS/cat/APA

Environnement des affaires : Le tableau sombre de l’Unacois 

http://www.rewmi.com Depuis l’avènement du régime de Macky, les autorités étatiques ne cessent de soutenir que l’environnement des affaires est favorable aux investisseurs étrangers, mais pas  à ceux relevant du secteur privé national. Pourtant, dans son livre blanc, l’Union nationale des Commerçants et Industriels du Sénégal (Unacois) estime qu’en dépit des conditions favorables, les performances  socio-économiques réalisées par le pays depuis 1960 sont restées médiocres. Car, révèle le document parcouru par nos soins, le taux de croissance du Produit Intérieur Brut (Pib) par tête est resté presque inchangé depuis l’indépendance. L’incidence de la pauvreté est toujours très élevée, et la plupart des emplois générés par l’économie sont informels et précaires. D’ailleurs, l’enquête indique que l’adoption du Plan Sénégal Emergent ( Pse), qui vise à faire sortir le Sénégal du cycle de croissance faible et de progrès insuffisant en matière de réduction de la pauvreté, le pays est encore loin des objectifs fixés. « Le secteur privé, notamment les Petites et Moyennes Entreprises (Pme) qui représentent 97% des entreprises, peine à se  développer or, ces entreprises sont au cœur du processus de croissance des pays actuellement émergents en raison de leur forte capacité de réaction de richesse, d’emplois et de conquête de marchés extérieurs », fait remarquer le livre blanc. Analysant l’impact des différentes réformes sur les performances économiques du pays, l’Unacois/Jappo révèle que le pays est dans une dynamique de croissance faible d’erratique.SIDY THIAM

Bras de fer franco-américain sur la taxation des Gafa

https://www.lejecos.com Washington menace Paris d’un recours devant l’OMC si son projet de taxation des Gafa entrait en vigueur.

La taxation des géants du numérique tourne au conflit diplomatique. Alors que la France, le Royaume-Uni, mais aussi l’Italie ou l’Espagne planchent sur des projets de taxation des Gafa (Google, Alphabet, Facebook, Amazon) au niveau national, le Trésor américain a brandi mardi la menace de poursuites devant l’OMC s’ils venaient à se concrétiser.

Une taxe « discriminatoire »

« Les Etats-Unis s’opposent à toute proposition visant à taxer les services numériques, qu’il s’agisse de la France ou du Royaume-Uni », a déclaré Chip Harter, chargé de la fiscalité internationale au département du Trésor américain. « Ce que nous avons vu des propositions récentes en France nous paraît très discriminatoire à l’encontre des entreprises américaines… Nos différents services étudient si ces conséquences discriminatoires nous donnent des droits en vertu des traités commerciaux, ou de l’OMC ».

La France compte mettre en place une taxe de 3 % sur la publicité numérique, la vente de données à caractère personnel et d’autres revenus pour les groupes technologiques avec plus de 750 millions d’euros de revenus mondiaux. Le représentant du Trésor,  qui avait déjà dit l’an dernier son opposition à une taxe sur les Gafa,a plaidé pour une réforme dans le cadre de l’OCDE.

La France « est un Etat libre et souverain »

La réaction de Paris n’a pas tardé. La France « est un Etat libre et souverain qui décide de sa taxation librement et souverainement », a déclaré mardi le ministre des Finances, Bruno Le Maire, précisant que la menace américaine « ne remettait absolument pas en cause le projet de loi qui sera étudié à partir du 4 avril à l’Assemblée ». Il a toutefois admis préférer « un consensus à l’OCDE » sur le sujet.

Un accord espéré à l’OCDE

Mardi, à Bruxelles, alors que les espoirs d’une taxe européenne ont été définitivement enterrés face au refus persistant de l’Irlande, du Danemark et de la Suède, Bruno Le Maire et son homologue allemand, Olaf Scholz, ont répété leur volonté et leur espoir de parvenir à un accord à l’OCDE d’ici mi-2020, voire avant la fin de l’année. « D ès qu’il y aura une taxation internationale, la France retirera sa taxe nationale. Il est toujours préférable d’avoir une taxation internationale », a expliqué Bruno Le Maire.

La réaction américaine intervient alors que l’Union européenne a, de son côté, déclaré que certaines dispositions de la réforme fiscale américaine (BEAT, FDII)  étaient contraires aux principes de l’OMC  et s’apparentaient à des subventions.

L’émergence des Gafa a montré les limites du cadre actuel de la fiscalité internationale, les entreprises du numérique pouvant facilement déplacer leurs profits dans des pays à faible fiscalité, où que soit le consommateur final. La réforme de la taxation internationale, en discussion depuis des années, avance lentement, même si les 127 pays de l’OCDE se sont mis d’accord sur le principe d’une révision qui tiendrait compte des spécificités des entreprises du numérique. A défaut d’un cadre global, d’autres pays non européens envisagent une taxation au niveau national, comme l’Australie ou la Nouvelle-Zélande. Lesechos.fr

Hausse du prix du ciment: L’ASCOSEN hausse le ton

Après deux tentatives de hausse notée l’année dernière, la Sococim a, selon l’Association nationale des consommateurs du Sénégal (Ascosen), initié une “nouvelle augmentation du prix du ciment de 3 500 F Cfa sur la tonne”. “Donc, le ciment 42-5, qui coûtait 58000FCFA, est aujourd’hui à 61500 FCfa. Celui de 54 est à 57500 FCfa. Cette augmentation est la troisième tentative que les cimentiers ont initiée. Lors des deux premières tentatives, nous avons demandé à l’Etat de les rapporter ; il l’a fait. Mais ils veulent profiter de ce moment post-électoral où il n’y a pas encore de nouveau gouvernement, pour augmenter les prix. Nous dénonçons avec la plus haute énergie cette forfaiture”, affirme le président de cette association de consuméristes, Momar Ndao, au téléphone d”’EnQuête”. Car le défenseur des consommateurs est d’avis qu’aucun élément ne justifie cette hausse.“ Le prix du gasoil a baissé, de même que celui de l’électricité. Ce qui constitue des intrants pour les industriels. Chaque Sénégalais aspire à avoir un toit, et dans tous les quartiers, il y a des chantiers. Ils mettent tous leurs économies pour construire un toit. Nous sommes en train de construire une ville entière. Et c’est des milliers de tonnes de ciment. C’est pourquoi nous ne comprenons pas qu’on puisse être dans une situation où les cimentiers sont, à chaque fois, à s’entendre pour augmenter le prix du ciment”, renchérit-il.

Ainsi, M.Ndao demande à l’Etat de prendre ses responsabilités et “d’homologuer le prix du ciment”. “L’Etat le faisait avant et je ne sais pas pourquoi ça a été enlevé. Au fait, quand le prix est homologué, personne n’a pas le droit d’augmenter les prix sans l’aval de l’Administration qui regarde la structure des prix, pour voir s’il n’y a pas d’homologation”, explique le président de l’Ascosen. Momar Ndao poursuit que la hausse a été notée hier, dans la matinée, pour la Sococim, et les autres sont en train de vouloir suivre la tendance. “Dangote, il parait, va le faire aujourd’hui ; les Ciments du Sahel après. Nous pensonsquecen’estpasdutoutnormal.Lescimentiersnesontpasdansleursdroits.Ilsnepeuventpas donner d’explications, sinon il sauraient pu le faire. Ils n’ont qu’à donner des explications plausibles.

Avant, ils parlaient de 3 % de taxes que l’Etat leur imposait. Ce qui est dépassé”, ajoute-t-il. Aujourd’hui, l’Ascosen estime que cette tentative de hausse “remet en cause l’équilibre” dans l’accès au logement, à la construction et “rien que l’appât du gain ne le justifie”. Si l’Ascosen décrie cette augmentation du prix et accusent les cimentiers, du côté de l’Union nationale des consommateurs du Sénégal (Uncs), on opte pour la prudence. “Les gens ont longtemps tergiversé sur la hausse du prix du ciment, en se demandant si c’est légal ou pas, ou si elle est effective. On va discuter avec les partenaires et l’Etat pour voir les éléments constitutifs. S’il s’avère que la hausse est injustifiée, on va tout faire pour la combattre. Si c’est le contraire, on va engager une campagne d’explication auprès de nos mandants pour leur dire comment ça se passe”, déclare Emile Sène, qui est chargé du contrôle de l’approvisionnement du marché au sein de cette association

Le Dg de la Sococim : « Pourquoi nous avons haussé le prix du ciment »

http://www.seneweb.com Le président-directeur général de la Sococim,  Youga Sow, s’est expliqué sur la hausse opérée sur les prix du ciment. Il indique qu’elle est due aux taxes induites par l’Etat du Sénégal: «La vérité, c’est que nous ne pouvons plus continuer à absorber des taxes sur nos marges. En 2018, on a eu une année difficile où tous les cimentiers ont perdu de l’argent. C’est des milliards de pertes. La taxe est répercutée aux consommateurs. Ceci dit, on parle quand même d’une augmentation de 3 F par kilogramme. Vous vous rendez compte ! Soit, l’équivalent de 300 F par sac. C’est uniquement pour répercuter la taxe. L’année dernière, l’Etat avait bloqué les prix, parce qu’il avait lancé une année spéciale dite une année sociale. Aujourd’hui, on est sorti de cette situation et nous ne pouvons plus continuer à vendre à perte au moment où l’Etat collecte sur nous», a-t-il précisé sur les colonnes de «Sud quotidien».

Le Dg de la Sococim appelle les consommateurs à se soucier du sort des employés. «Tous ces activistes d’associations des consommateurs doivent aussi savoir qu’il y a  une menace qui pèse sur plus de 2 000 à 3 000 employés qui pourraient être licenciés, parce qu’on va restructurer l’entreprise. Les gens qui parlent de cette situation devraient plutôt s’intéresser au sort de ces pauvres travailleurs qui pourraient se retrouver sur le carreau. Et jusqu’ici personne n’a entendu les cimentiers dire qu’ils vont licencier des employés. Pourtant, ça ne semble pas les intéresser».

Il ajoute : «Mais, en attendant, nous sommes obligés de faire des augmentations qui nous permettent de tenir debout. Je rappelle que nous avions augmenté de 5 000 ; ils nous ont retoqués. Ensuite, nous avons augmenté de 3 000 ; ils nous encore retoqués. Mais là, nous sommes arrivés à un point de non-retour.»

Cheikh Diop (Cnts-Fc): « Les taxes sur le ciment doivent être retirées pour l’instant »

http://www.seneweb.com Secrétaire général de la Cnts-Fc, Cheikh Diop demande à l’Etat du Sénégal de suspendre l’application des taxes sur les cimenteries. Ce, le temps qu’une solution définitive soit trouvée et que le prix du ciment reste à son niveau d’avant hausse.

Capitaine Mamadou Ndiaye (Dpsp) : ‘’Il est beaucoup plus difficile de contrôler la pêche artisanale’’

http://www.seneweb.com Au Sénégal, il est plus facile de surveiller la pêche industrielle que de s’occuper de celle artisanale qui compte plusieurs milliers de pirogues, 22 000 selon les estimations. ‘’Il est beaucoup plus difficile de contrôler la pêche artisanale, parce qu’il y a 200 points de débarquement, contrairement à la pêche industrielle où l’ensemble des navires débarquent à Dakar’’, souligne le capitaine de vaisseau Mamadou Ndiaye, Chef de la Direction de la protection et de la surveillance des pêches (Dpsp) hier, lors d’une journée d’immersion à la Dpsp, en partenariat avec le Groupe environnement, recherche et presse. En plus, la fabrication se fait sur tout le littoral, sans qu’il y ait nécessairement un contrôle.

Pour trouver une solution à la nécessité de surveiller les acteurs locaux, le gouvernement a développé une plateforme de géolocalisation qui permet de visualiser les pirogues sur écran. Il y a une deuxième phase en cours (148 balises) qui permet de déclencher un mécanisme d’alerte. Mais, pour le moment, ce n’est qu’un début. ‘’Là, on est juste à la phase pilote. Les tests ont été concluants, et nous pensons que dans un avenir relativement court, on pourra étendre cette géolocalisation à un plus grand nombre de pirogues’’, souligne-t-il.

Dans un premier temps, le ministère de la Pêche procédera sans doute à la segmentation  du parc piroguier pour définir les priorités. Et pour contraindre tous les pêcheurs à équiper leur embarcation, l’octroi de la licence sera assujetti à l’acquisition d’une balise. Reste à savoir si l’appareil sera gratuit ou payant.

Ce système participera surtout à la sécurisation des pêcheurs en mer. Les disparitions sont, en effet, nombreuses et les recherches très souvent infructueuses. Ce qui peut se comprendre, selon le capitaine de vaisseau Mamadou Ndiaye, vu les conditions actuelles de recherche. ‘’La mer sénégalaise est plus large que le territoire terrestre. Si vous devez rechercher une pirogue qui fait 10 à 12 mètres, imaginez ce que ça donne. C’est comme survoler le territoire terrestre pour rechercher un taxi qui se perd quelque part à Pikine. C’est extrêmement difficile’’, avoue-t-il.

Il s’y ajoute également, renchérit-il, que ses services sont souvent informés tard, plus de deux jours après les disparitions. ‘’Et, très souvent, on n’a pas les informations nécessaires pour définir la zone de recherche’’, se désole-t-il.

Bref, tout un ensemble de facteurs qui contribuent à rendre les recherches difficiles et que le système de géolocalisation devrait aider à surmonter, afin d’assurer plus de sécurité aux pêcheurs sénégalais.

FOURNITURE D’ELECTRICITE : Comment Comosel «Électrocute» Les Populations

https://www.walf-groupe.com Les populations de l’île à Morphil se disent torturées à l’électricité par la société marocaine qui intervient dans la zone. Avec une seule agence à Ndioum, elles sont obligées, chaque mois, de payer des cartes de recharge, consommé ou pas.

Dans toute l’île à Morphil, seuls deux villages sont connectés au réseau Senelec. Il s’agit de Saldé et de Cas-cas, deux chefs-lieux d’arrondissement. Ces sous-préfectures l’ont été depuis 2006. Ainsi, tous les autres villages situés dans cette partie enclavée ne le sont nullement. En effet, ces contrées sont ravitaillées en électricité grâce à la la Compagnie d’électricité marocaine (Comosel). Laquelle a fini de mettre en colère les populations de ces localités à cause de l’incapacité des responsables de ladite compagnie de leur fournir de l’électricité en quantité et en qualité. Et elles exigent tout simplement et sans condition son départ.

D’ailleurs, une grande marche de protestation sera organisée par une centaine de villages très prochainement dans l’île à Morphil, renseigne Baïla Ndiaye, Coordinateur des jeunes patriotes de cette localité. Selon lui, depuis que ses populations sont connectées avec cette compagnie, c’est la croix et la bannière, voire même pire. «Nous souffrons énormément et les populations locales n’en peuvent plus de continuer de travailler avec une compagnie qui n’a aucun respect pour ses clients», lance M. Ndiaye. Qui signale que non seulement l’énergie leur est fournie à travers l’achat de cartes, mais les populations ne comprennent rien de ce qui se fait avec Comosel. Pis, dit-il, dans toute l’île à Morphil, il n’y a aucune agence mise en place pour que les usagers puissent se procurer ces cartes de recharge une fois que celles achetées sont épuisées. «Pour acheter des cartes de recharge,  nous sommes obligés de nous déplacer jusqu’à Ndioum. Pensez-vous normal, que pour acheter une carte qui coûte 6 700 francs Cfa, on doive faire autant de kilomètres ?», ajoute-t-il. Et pour éviter le déplacement individuel, ces populations se sont organisées dans le village de Dounguel. Ainsi, une fois que tout le monde cotise, elles choisissent un jeune du village à qui elles donnent son billet de transport et le montant collecté pour aller acheter les cartes à tous les foyers connectés à la Comosel. Souvent, si quelqu’un n’est pas disponible dans le village, elles demandent à un habitant de Ndioum qu’elles connaissent bien de se rendre au niveau de l’agence de la Comosel  pour leur trouver ces cartes.

Seulement, ce que les insulaires ne comprennent pas considèrent comme une véritable arnaque, c’est que, qu’elles consomment la carte ou non, elles sont obligées à chaque fin du mois de débourser le même montant pour acheter une nouvelle carte pour leur fourniture en électricité. «Même si nous ne consommons qu’un seul kwh durant tout le mois, nous sommes obligés de renouveler la carte», regrette un jeune insulaire de Dounguel. Ce qu’ils considèrent comme une injustice. «Nous ne sommes pas des Sénégalais à part pour mériter d’être traités ainsi. Quel est aujourd’hui le Sénégalais dans ce pays qui, pour se procurer de l’électricité, rencontre autant de difficultés ? Pour quelles raisons sommes-nous les seuls à être dans cette situation ?», s’interroge le jeune patriote. Non sans réclamer le départ sans condition de Comosel et leur connexion au réseau de Senelec. Ce qui, dit-il, leur éviterait ces nombreuses contraintes.Abou KANE

FIARA 2019 : LA MISE EN PLACE DE BOURSES AGRICOLES ENVISAGÉE (ORGANISATEURS)

Dakar, 14 mars (APS) – La mise en place de « bourses agricoles » est envisagée en marge de la 20 ème édition de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources agricoles (FIARA) pour donner plus d’impulsions aux activités agricoles des producteurs, a appris l’APS

« Il est donc question, dans le cadre des réflexions en cours avec le Conseil national de conseil des ruraux (CNCR) et en appui à la commercialisation, de favoriser la réalisation en marge de la FIARA de bourses agricoles afin de donner plus d’impulsions aux activités agricoles des producteurs », a a nnoncé Cheikh Amar, le secrétaire général du comité d’organisation de la FIARA.

Selon M. Amar, il va s’agir de « renforcer » les capacités des organisations de producteurs à travers les rencontres de partage

Il a indiqué que la 20-ème édition de la FIARA prévue du 11 avril au 2 mai va connaître d’importantes innovations que le comité d’organisation est en train d’étudier avec des partenaires

« Aujourd’hui, les organisateurs se penchent particulièrement sur la place et le rôle des jeunes dans le développement local durable d’où le thème général de cette édition autour du triptyque + Rester ici, travailler ici et réussir+ », a expliqué le secrétaire général de la FIARA.

Cheikh Amar a souligné que sur le plan économique et financier, les retombées de l’action de la FIARA ne sont plus à démontrer.

« Les résultats acquis au fil des éditions ont eu le mérite de faire de cet évènement majeur, une activité annuelle incontournable des métiers ruraux, qui aujourd’hui fait la fierté des organisations de producteurs », a-t-il fait remarquer.La FIARA va célébrer cette année, ces 20 ans d’existence.BHC/ASB/OID

FIARA

http://www.enqueteplus.com La 20e édition de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara)  sera lancée le jeudi 14 mars 2019 au Cices de Dakar. Cette foire, fait savoir un communiqué du comité d’organisation, ‘’est aujourd’hui une vitrine incontestable des métiers ruraux, un espace d’échanges sur toutes les questions majeures du développement agricole et des ressources naturelles et, surtout, un outil d’intégration des économies rurales de l’Afrique de l’Ouest’’.

Pour cette édition, le comité compte mobiliser le maximum de participants, en vue de rendre plus attractive la foire pour la satisfaction de toutes les parties prenantes. C’est dans ce sens que le comité entreprend une kyrielle d’actions d’information et de sensibilisation.

Ross-Béthio : Un violent incendie ravage le marché

https://www.dakaractu.com Comme vous le voyez sur ces images, un violent incendie s’est déclaré au marché de Ross-Béthio.
Au moment où ces lignes sont écrites, les éléments des sapeurs pompiers ne sont pas encore sur place et le feu a ravagé une partie du marché.
Pour le moment, l’origine du feu reste encore inconnue. Nous y reviendrons…

PLUS DE 66 000 CONTRATS DE TRAVAIL ENREGISTRÉS EN 2018 (MINISTRE)

Saly-Portudal (Mbour), 14 mars (APS) – Quelque 66 043 contrats de travail ont été enregistrés en 2018 contre 56 328 en 2017, a indiqué jeudi le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Samba Sy.

Il présidait, à Saly-Portudal (Mbour, ouest), le démarrage des travaux de l’atelier d’évaluation des activités de 2018 et de validation des Plans de travail annuels (PTA) de 2019.

Quelques 4189 établissements ont été contrôlés en 2018 contre 2557 en 2017, a ajouté M. Sy, soulignant que 311 déclarations d’accidents du travail ont été reçues, ainsi que 997 déclarations annuelles de la situation de la main d’œuvre.

Dans la même période, 284 élections de délégués du personnel ont été organisées.

 « Nous pouvons ainsi noter que la tendance à la hausse des contrôles des entreprises, amorcée depuis ces dernières années, participe au respect de la législation du travail et à la lutte contre l’évasion fiscale », a déclaré le ministre.

 Samba Sy a profité de l’occasion pour rendre « un vibrant hommage » aux inspecteurs du travail et de la sécurité sociale, qui ont accompli « un travail remarquable » durant l’exercice 2018.

En matière de négociation collective et de relations professionnelles, des résultats importants ont été obtenus, notamment la revalorisation du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) et du Salaire minimum agricole garantie (SMAG), la signature de conventions collectives dans les secteurs de l’enseignement, de la presse et de la sécurité privée, a salué Samba Sy.

 Dans le domaine de la sécurité et de la santé au travail, il a été enregistré 1493 déclarations d’accidents du travail et maladies professionnelles en 2018 contre 1955 en 2017.

 « Pour ce qui est des pensions de retraite servies à l’Institution de prévoyance retraite au Sénégal (IPRES), l’année 2018 a été le couronnement de la mise en place effective de la pension minimale », a souligné Samba Sy.

En matière de relations avec les institutions, il a salué la bonne couverture, par les agents de la Direction des relations avec les institutions (DRI) des travaux de l’Assemblée nationale, particulièrement durant les sessions budgétaires, du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) et du Conseil économique, social et environnementale (CESE).

« Des initiatives heureuses de formation et de renforcement des capacités des attachés parlementaires et des points focaux des départements ministériels sur le rôle et le fonctionnement des institutions sont également à mettre à l’actif de la DRI », a insisté le ministre.ADE/OID/ASB

Reportage à la Langue de Barbarie : Des centaines de maisons menacées de disparition, une population en détresse

https://www.dakaractu.com Depuis un certain temps, la population de la Langue de Barbarie vit dans une anxiété permanente. En effet, des centaines de maisons au bord de la mer sont tombées, d’autres menacent ruine du fait de l’avancée inexorable de la mer.

Dans ce reportage réalisé par Dakaractu dans ce vieux quartier de Saint-Louis, la population raconte son calvaire quotidien.

Fatou Dièye Seck, une mère de famille, habitant la Langue de Barbarie depuis une dizaine d’années, larmes aux yeux,  nous raconte son calvaire quotidien. «Nous n’avons plus d’habitation. Ma maison s’est effondrée sous l’assaut des vagues. Mes enfants et moi passons la nuit à la belle étoile».

Non loin de Fatou Dièye Seck, habite le vieux Baye Sène qui partage les mêmes souffrances que la dame. « J’ai vécu 67 ans dans ce quartier. Au début, la mer était à 7 kilomètres du quartier, et il y avait une digue de protection. Au fil du temps, la mer a tellement avancé qu’ aujourd’hui les vagues déferlent dans nos maisons.» Avant de déplorer l’inertie des autorités qui peinent toujours à respecter les promesses pour la construction d’une digue de protection séparant la mer et les maisons.

Face à cette situation qui hante leur sommeil et menace leur vie, la population de la Langue de Barbarie sollicite une fois de plus, l’aide des autorités les plus compétentes pour une résolution définitive de leurs problèmes.

Mamadou Diouf : «L’ECOLE PUBLIQUE EST BIEN AFFECTEE»

http://www.sudonline.sn Mamadou Diouf estime qu’une éducation de qualité pour tous passe par une construction des infrastructures adéquates et un personnel enseignant qualifié et en nombre suffisant.

Plus de 35 ans dans le mouvement syndical répartis entre la gestion du syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (SUDES) et la Confédération des syndicats autonomes (CSA), Mamadou Diouf est un homme du sérail quand il s’agit des questions relatives à la vie syndicale, notamment dans le secteur de l’éducation. Bien que l’école publique est affectée, dit-il, par une déperdition liée à plusieurs facteurs, Mamadou Diouf estime qu’une éducation de qualité pour tous passe par une construction des infrastructures adéquates et un personnel enseignant qualifié et en nombre suffisant. Pour le renforcement et la consolidation de l’unité syndicale, Mamadou Diouf fait savoir que «les plus représentatifs également devront faire preuve d’humilité et éviter toute pratique d’exclusion qui ne servirait qu’à entretenir des pôles de surenchères, étant entendu qu’aucun syndicat ou cadre de syndicats ne parviendra à gommer les autres de l’espace scolaire».

Nous sortons d’une élection présidentielle. Pensez-vous que l’actuel président de la République, au regard de son bilan de 7 ans sur le système éducatif sénégalais, peut conduire une politique pour une éducation de qualité ?

Le problème pour un responsable syndical ne doit pas se poser en termes de capacité ou non du Président de la République élu, d e conduire une politique éducative de q u a l i t é . N o t r e responsabilité est plutôt d’être porteur d’un projet éducatif alternatif et d’œuvrer par notre engagement, notre capacité de réflexion et de mobilisation, à sa prise en charge effective en vue de sa mise en œuvre

L’école publique sénégalaise bat de l’aile depuis une décennie, en atteste les mauvais résultats enregistrés dans les évaluations nationales (Cfee, Bfm et Bac). Au-delà du déficit de quantum horaire, quels sont les autres facteurs explicatifs d’une telle situation ?

Il est clair que notre école publique est bien affectée. Il y a certes la question du quantum horaire, qu’on lie trop vite aux nombreuses grèves d’enseignants, d’élèves et étudiants. Mais sur ce plan il y a bien d’autres déperditions qui résultent de l’état même des infrastructures et équipements scolaires, de la gestion des personnels, et plus globalement de la gestion des relations professionnelles dans le secteur.

Ne sommes-nous pas en train de payer le prix des recrutements rapides d’enseignants en plus des constructions d’infrastructures pour répondre à la politique de scolarisation massive ?

L’objectif reste une éducation de qualité pour tous. Je ne vois pas comment on pourrait y parvenir sans construire des infrastructures adéquates, sans recruter un personnel enseignant qualifié et en nombre suffisant. Il est vrai qu’en un moment donné, on a recruté n’importe comment, et de telles erreurs se répercutent de manière durable sur l’ensemble du système. Des tentatives de rectifications sont en cours avec la suppression de la pratique du quota sécuritaire, le relèvement du niveau de recrutement et la durée de la formation. Il faut à mon avis saluer et encourager de telles mesures en poursuivant la concertation pour une amélioration continue de la formation et de la motivation des personnels à tous les niveaux. Il faut pour cela beaucoup d’ouverture de la part des autorités en charge du système et des syndicats d’enseignants et une forte implication des parents d’élèves et d’étudiants ainsi que tous les amis de l’école.

Vous avez joué un rôle dans la mise en place du G6, cadre unitaire des syndicats les plus représentatifs ? Ne pensez-vous pas que cette initiative de gérer ensemble les revendications est en train de s’effriter en atteste des préavis de grève déposés tous azimuts ?

A vrai dire, je n’ai pas joué de rôle particulier dans la mise en place du G6, bien que je salue toute tentative de regroupement des enseignants. J’ai plutôt œuvré pour l’unité des syndicats d’enseignants dans un espace fédérateur où chacun sait ce qu’il représente en réalité. Des élections de représentativité ont eu lieu dans le secteur de l’éducation. C’était une demande forte pour plus de lisibilité dans le secteur. Il s’agit dans les faits, d’assumer leurs résultats et d’en tirer des conséquences utiles pour la crédibilité du système. Pour cela, les moins représentatifs doivent redoubler d’efforts, déterminer leurs lacunes et travailler à les combler en vue de futures échéances. Les plus représentatifs également devront faire preuve d’humilité et éviter toute pratique d’exclusion qui ne servirait qu’à entretenir des pôles de surenchères, étant entendu qu’aucun syndicat ou cadre de syndicats ne parviendra à gommer les autres de l’espace scolaire.

Selon vous, partons-nous encore vers une année académique avec des perturbations?

Je préfère avoir une approche positive, et dire que je ne le souhaite pas. Tout dépendra évidemment de l’attitude des acteurs. La période électorale a été une période de pause, et d’ailleurs je salue l’attitude responsable des différents cadres syndicaux, car beaucoup parmi eux ont su faire la part des choses. Cela ne signifie pas, toutefois que les germes de conflit ont disparu. Tout dépendra de la manière dont les autorités scolaires et universitaires vont reprendre les choses en main

Quels sont les leviers sur lesquels on devra s’appuyer pour éviter toute perturbation ? Est-ce le respect total des accords ou revoir l’action syndicale ?

Les deux à la fois. Un Etat responsable doit s’évertuer à respecter ses engagements. Mais sans se voiler la face, notons qu’il y a des problèmes de fond (et de fonds) qui vont rejaillir parce que jusqu’ici, le Gouvernement peine à prendre le taureau par les cornes. Il s’agit de la question de l’équité salariale dans la Fonction publique. Elle restera une pomme de discorde aussi longtemps que les acteurs n’accepteront pas de mener autour de cette problématique, un débat à la fois responsable et courageux pour s’entendre sur ce qu’il y a lieu de faire, ce qui est faisable et ce qui ne le serait pas, et planifier une mise en œuvre consensuelle des accords retenus. A défaut, il faudra que le mouvement syndical travaille davantage à son renforcement par un élargissement et une consolidation de l’unité en son sein, mais aussi il faudra qu’il sache réinterroger ses formes et méthodes d’action Ibrahima BALDE

Proviseur, censeur et surveillant du lycée Ahoune Sané relevés : Les enseignants de Bignona se radicalisent.

https://www.dakaractu.com Depuis le relèvement du Proviseur, du Censeur et du surveillant chargé de la reproduction des copies, le torchon continue à brûler entre l’inspecteur d’académie de Ziguinchor, Siaka Goudiaby et les acteurs de l’enseignement à Bignona.
Pour montrer leur courroux, les enseignants du département de Bignona ont décrété ce jeudi un débrayage à 09 heures et une grève totale vendredi. Des informations concordantes font état de la radicalisation de la lutte par une régionalisation du front dès la semaine prochaine. Une manière pour ces enseignants de faire revenir l’inspecteur d’académie sur sa décision

Sénégal : « LA PRÉVALENCE DU VIH/SIDA EST EN TRAIN DE BAISSER »

La prévalence du VIH/sida au Sénégal, qui est de 0, 5 % à l’échelle de la population globale, se trouve dans une tendance baissière, même si certains groupes à risque restent fortement touchés par la pandémie, a révélé la secrétaire exécutive du Conseil national de la lutte contre le VIH/sida (CNLS), docteur Safiatou Thiam.

« La situation du VIH est celle d’une épidémie qui est en train de baisser, parce que les nouvelles infections sont en train d’être éliminées », a-t-elle dit dans un entretien accordée à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

Selon Mme Thiam, cette situation cache toutefois « des disparités parce que dans certains groupes la prévalence est très élevée. C’est le groupe que nous appelons les populations clés les plus exposées aux risques du VIH/Sida ».

Elle a précisé que les hommes ayant des relations avec des hommes ont une prévalence « très élevée » de 24 % et « sont plus exposés », comme le sont également les consommateurs de drogues injectables chez lesquels « la prévalence est de 9% ».

Bien qu’étant encore élevée avec 6, 6%, la prévalence chez les professionnelles du sexe « est en baisse comparée aux autres années ».

Mais il y a aussi d’autres groupes où la prévalence est plus élevée que dans la population générale, « des fois de deux à trois fois’’ voire « jusqu’à quatre fois », a-t-elle relevé.

Elle a évoqué à cet effet « le cas des prisonniers chez qui la prévalence est de 2% là où elle est à 0,5% dans la population générale ».

Dans certaines zones également qui sont des zones de haute vulnérabilité comme les zones d’orpaillage, « la prévalence est élevée pour les populations qui gravitent autour » de cette activité.

« Il y aussi les régions transfrontalières comme Kolda […] où la prévalence est supérieure à la moyenne nationale », a-t-elle ajouté. APS

Ouverture à Saly d’un atelier de capitalisation de bonnes pratiques contre la malnutrition

APA – Mbour Envoyé spécial : Abdourahmane Diallo Un atelier de capitalisation des bonnes pratiques et leçons apprises durant le programme d’assistance nutritionnelle pour la réduction de la malnutrition due à l’impact de l’extrême sécheresse en Afrique de l’Ouest et du Centre s’est ouvert ce jeudi matin à Saly (ouest), a constaté APA.

Mis en œuvre par l’ONG Action contre la faim (ACF) et financé par la Coopération canadienne à hauteur de 8 millions de dollars canadien, soit un peu plus de 3 milliards de F CFA, ledit programme vise la réduction de la mortalité et de la morbidité des filles et garçons de moins de 5 ans au Sénégal, en Mauritanie, au Niger, au Mali, au Tchad, au Cameroun, au Burkina Faso et au Nigéria.

Spécifiquement, ce programme destiné à 1 467 170 personnes cherche, d’une part, à accroitre l’accès aux soins curatifs et préventifs intégrés et de qualité de la malnutrition aiguë sévère pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes et allaitantes dans les zones du sahel ciblées par le projet.

D’autre part, le programme vise à accroitre l’accès aux services WASH (eau, assainissement, hygiène) et les capacités et pouvoir d’agir des femmes pour la prévention et la prise en charge de la malnutrition.

Au Sénégal par exemple, Action contre la faim en collaboration avec la Cellule de Lutte contre la Malnutrition (CLM), a introduit, dans le cadre de ce projet, la stratégie « PB Ménages » dans le département de Linguère (centre).

Celle-ci consiste à former plusieurs personnes dans le ménage sur les mesures anthropométriques et sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant (ANJF), afin qu’ils prennent conscience de l’importance de cette stratégie et qu’ils réalisent par eux-mêmes le dépistage par la mesure du périmètre brachial et la recherche des œdèmes chez leurs enfants âgés de 6 à 59 mois.

Suite à la mise en œuvre de cette expérience, ACF dit avoir noté que l’implication des autorités locales, administratives ainsi que des leaders communautaires et religieux ont pu faciliter l’adhésion des familles.

Toutefois, souligne ACF, une plus grande implication des pères reste un défi à relever pour que leur autorité reste un avantage pour le suivi au sein du ménage.ARD/cat/APA

 Fespaco 2019:les lauréates sénégalaises récompensées par Abdou Latif Coulibaly

iGFM- Lors d’une cérémonie « Sargal », organisée ce jeudi à la maison de la Culture Douta Seck en l’honneur des lauréates sénégalaises de la 26ème édition du FESPACO (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou), le ministre de la Culture Abdou Latif Coulibaly leur a remis  un million de francs CFA à chacune.

Les réalisatrices Khadidiatou Sow, qui est rentrée avec le « Poulain d’argent » de court métrage de fiction et le prix de l’UE/ACP pour son film « Une Place dans l’avion » et Angèle Diabang, qui a décroché le « Poulain de bronze » de court métrage et le « Prix spécial » de la meilleure femme cinéaste de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avec son film « Un air de kora« , ont ainsi reçu les vives félicitations du ministre de la Culture.

Et au nom du président de la République et du gouvernement, Abdou Latif Coulibaly a exprimé « toute la fierté et la joie de la nation sénégalaise« , grâce aux deux cinéastes « pétries de créativité » qui ont « pleinement fait honneur » au pays.

Le ministre a également encouragé les autres réalisateurs sélectionnés cette année au FESPACO, que sont Katy Léna Ndiaye avec « On a le temps pour nous« , Lobé Ndiaye avec « La femme lionne« , Momar Talla Kandj avec « Ordur« , Cheikh Diallo avec la série « Garmi » et Alassane Diago avec « Rencontrer mon père« . Il leur a donné des diplômes de reconnaissance de l’Etat.

EDITION – SORTIE LIVRE THIONE SECK :Fadel Lô décortique les textes de Thione Seck

http://www.enqueteplus.com Dans un livre de 161 pages, le journaliste Fadel Lô revisite les textes du chanteur Thione Seck. Edité par l’auteur, le livre a été présenté au public, mardi à Dakar.

‘’Je suis un incompris. Heureusement qu’il y a des gens comme Fadel Lô, Ismaïla Lô et d’autres Sénégalais qui me comprennent’’. C’est Thione Seck qui parle ainsi pour saluer la sortie du livre réalisé par le journaliste culturel Mouhamed Fadel Lô. ‘’Parole de Thione Ballago Seck, un poète inspiré et prolifique’’, est le titre de l’ouvrage de 161 pages que le journaliste a consacré à une partie du répertoire du chanteur. La cérémonie de dédicace s’est tenue, mardi à Dakar, en présence de l’artiste. Le choix du jour est symbolique. Il marque le 64e anniversaire de la naissance de Thione Seck. Quoi de mieux qu’un livre comme cadeau. L’artiste l’apprécie à sa juste valeur. Il se dit honoré par cette publication qui démontre, si besoin en est, qu’il est écouté. Lui que beaucoup décrivent comme un parolier, dit qu’il ne s’attendait pas à ce qu’on consacre tout un ouvrage sur ses chansons, même si ce n’est pas la première fois.

En effet, en 2013, un chercheur basé aux Usa s’est intéressé à son travail et a produit un livre à cet effet. Le travail de Fadel Lô est spécifique. Pour lui, ‘’beaucoup disent que Thione Seck est un parolier, mais pour s’en rendre compte, il faut l’écouter’’. Lui qui l’a fait a décelé de la richesse dans ses écrits qu’il a tenté de montrer ici. Ce qui devrait pousser les autres chanteurs à un peu plus accorder de l’importance aux sens de leurs textes.

Conseiller du président de la République, le journaliste Ibrahima Ndoye pense, lui, ‘’qu’il y a une certaine philosophie qui se dégage des chansons de Thione Seck’’. C’est cette dernière que Fadel Lô a tenté de décortiquer. Une philosophie qui serait celle de vie de l’artiste. Dans son travail, le journaliste présente l’auteur de ‘’Diaga’’ à son public sous divers angles. Il le définit comme un griot des temps modernes, dans son premier chapitre. Dans le suivant, il décèle chez lui un  »sens élevé de la famille », illustrant ses propos avec les titres  »Yaay booy »,  »Papa » ou encore  »Doomu baay » dans lesquels Thione chante ses proches ou encore l’importance des liens familiaux. Dans le chapitre 3, Fadel Lô évoque la  »spiritualité avérée » de Papa Thione. Une fois encore, il puise dans la richesse des textes de son héros, notamment dans  »Thiaw Laye »,  »Bamba »,  »Rassoul »,  »Bakaar » et  »Jëlël ».

Tel un poète, Thione exhorte les siens à se tourner vers la religion et vante les mérites d’hommes de l’islam comme Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul ou encore Seydina Limamou Laye. Il est également un  »citoyen modèle » dans le chapitre 4, avant d’être peint  »comme l’amoureux inspiré » dans celui qui suit. Enfin, dans le dernier chapitre, l’auteur nous présente un Thione Seck  »engagé à sa manière ». C’est dans ce chapitre qu’est évoqué le fameux titre  »Numéro 10 ». Un opus en l’honneur de l’ancien président du Sénégal Abdou Diouf.

Ismaïla Lô était l’invité d’honneur de la cérémonie de dédicace. Il a rendu un vibrant hommage à son ami Thione Seck. ‘’Il a toujours du temps pour moi. Il me revigore, me donne de la force, me conseille’’, a-t-il fait savoir.BIGUE BOB

L’AFRIQUE DOIT ROMPRE AVEC LA « SUBORDINATION CULTURELLE » (HAMADY BOCOUM)

Dakar, 14 mars (APS) – Le professeur Hamady Bocoum, directeur du Musée des civilisations noires de Dakar, a insisté jeudi sur l’importance pour le continent africain de rompre avec la subordination culturelle, voire intellectuelle afin d’imposer son leadership.

« L’Afrique a besoin de leadership. Elle doit, pour l’imposer, rompre avec la subordination dans les domaines intellectuels, culturels, associatifs entre autres », a-t-il souligné lors d’une conférence consacrée à « l’apport du genre à la culture ».

« Il nous faut construire des modèles sur la question du genre en mettant en avant nos différences de perception et d’approche », a-t-il ainsi préconisé non sans évoquer le rôle joué par des femmes dans l’histoire africaine.

« Ne gagnerions-nous pas davantage à convoquer des éléments pouvant nous permettre de trouver des solutions innovantes tout en gardant notre identité et éviter toute provocation ? », s’est interrogé le directeur du MCN.

Pour Bocoum, il est nécessaire d’accorder la priorité aux choses importantes, positives dans les rapports entre l’homme et la femme afin de garantir et pérenniser la constitution et la construction de la cellule familiale.

Citant l’exemple de l’Europe, Hamady Bocoum, a évoqué dans ce continent une rivalité sur la question du genre cristallisée autour de l’individu.

 Chez nous, il y a certes une rivalité, mais elle se manifeste simplement sur les attitudes, les façons de faire, suivant que l’on soit un homme ou une femme. Elles se terminent au sein de la famille, a-t-il laissé entendre.

 Pour sa part, Awa Wade, spécialiste des questions de genre, a estimé que cette notion est basée sur des inégalités non biologiques.

« Il s’agit d’inégalités construites par la société qui font que souvent les femmes sont confinées à des rôles bien déterminés », a expliqué l’enseignante-chercheure à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB).

Elle a ajouté : « l’approche genre est davantage basée sur l’identification et l’analyse des différenciations en vue d’apporter des correctifs nécessaires ».

La conférence, organisée au Musée des civilisations noires de Dakar, consacre le lancement des activités de la cellule genre du ministère de la Culture. Le ministre Abdou Latif Coulibaly a pris part aux débats.FKS/AKS/ASB

AMADOU FALL DECRYPTE «LE DISPOSITIF COLONIAL D’ALIENATION»

http://www.lesoleil.sn/ «L’enseignement, arme de domination», ouvrage paru aux éditions Edilivre, fournit un monceau d’informations sur une histoire de l’enseignement et, sans en être l’objet, donne en filigrane des éléments d’appréciation des préoccupations de notre temps

«L’enseignement, arme de domination», ouvrage paru aux éditions Edilivre, fournit un monceau d’informations sur une histoire de l’enseignement et, sans en être l’objet, donne en filigrane des éléments d’appréciation des préoccupations de notre temps y ayant trait. L’auteur, Amadou Fall, Docteur en «Histoire économique et social» et ancien directeur des Rédactions du quotidien national « Le Soleil », s’y est employé à situer l’école française dans « le dispositif colonial d’asservissement et d’exploitation ».

Ce livre qui reprend le mémoire de Maîtrise d’Histoire du Dr Amadou Fall, soutenu en 1978, à l’Université de Dakar, est une œuvre utile en cela qu’il fixe des chapitres du roman national et, par les questions qu’il aborde, permet une interaction du passé avec le présent et l’avenir. Les réalités et les enjeux d’aujourd’hui se sont situés au premier rang des préoccupations d’une autre époque. C’est l’une des belles leçons que l’on peut tirer de la lecture de cette production scientifique fleurie de sources de première main, au style noble mais dépouillé de fioritures. Le livre de M. Fall, qui a eu à occuper aussi le poste de coordonnateur général de l’administration du SSPP « Le Soleil », montre, pour ainsi reprendre une note tirée de la quatrième de couverture, « comment l’enseignement, dispensé durant la période (coloniale), a exclusivement été au service des intérêts métropolitains, sous le couvert fallacieux d’une mission éducative et civilisatrice ». Nous vous en livrons, ici, quelques extraits.

A l’origine, le prétexte de la civilisation

« Aujourd’hui que l’école française a atteint les endroits les plus reculés du Sénégal, on imagine difficilement que c’est à une époque relativement récente que le premier établissement scolaire a été ouvert dans ce pays. L’événement survint en 1817, un siècle et demi après les premières implantations françaises, dont celle, en 1638, du Dieppois Thomas Lambert sur l’île de Bocos, au milieu du fleuve Sénégal, et la fondation, en 1659, de Saint-Louis sur l’île de Ndar par Louis Caullier, un autre marin normand. Jusqu’alors, les familles coloniales, en fait, celles les plus nanties de Saint-Louis et de Gorée, confiaient l’instruction de leurs enfants mâles à des militaires, moyennant rétribution. Une telle situation ne pouvant perdurer, car non seulement la demande était de plus en plus forte avec la présence accrue des métropolitains à Saint-Louis, puis Gorée, Dakar et Rufisque, mais encore le colonisateur entendait exercer son pouvoir de contrôle sur le savoir qui était inculqué aux enfants de ses administrés blancs, métis et noirs. Il voulait que cela fût d’emblée en suivant le modèle en vigueur en France, sous prétexte d’étendre sa civilisation au-delà des siens, aux peuples africains. Ainsi, après le traité de Vienne, signé en 1815 avec les Anglais, et la rétrocession des possessions françaises sur lesquelles la « Perfide Albion » avait fait main basse, le gouvernement de la Restauration décida d’envoyer un instituteur au Sénégal, en la personne de Jean Dard, un Dijonnais (il est l’arrière grand-père de Frédéric Dard, l’écrivain français plus connu sous le pseudonyme de San-Antonio). Il débarqua à Gorée le 9 octobre 1816. Le colonel Julien Désiré Schmaltz, nommé commandant et administrateur pour le Roi du Sénégal, l’envoya, un mois plus tard, à Saint-Louis avec le premier détachement militaire et les autres fonctionnaires chargés de se faire remettre les services par les Anglais. Jean Dard ouvrit son école le 7 mars 1817 à Saint-Louis, dans un local qu’il avait pris en bail. Une autre fut concomitamment ouverte à Gorée ».

Instruire les Noirs dans leur langue maternelle

« L’enseignement dispensé dans ces deux établissements était, au départ, principalement destiné à une toute petite minorité d’enfants chrétiens. A Saint-Louis, Jean Dard expérimentera l’enseignement mutuel selon la méthode mise à jour par deux Anglais : Andrew Bell et Joseph Lancaster. Elle était basée sur un principe assez simple…Jean Dard, avec Dominique Daspres, l’adjoint venu de France qu’on lui affecta en 1818, tenta d’appliquer la méthode Bell-Lancaster, mais en associant au français le wolof, la langue maternelle de la plupart de ses élèves… (Et les progrès furent notables). [Après moult mésaventures causées par une église désireuse de prendre en main l’enseignement dispensé dans les colonies], Jean Dard adressa au ministre de la Marine et des Colonies un rapport dans lequel il proposait la création d’une école typiquement africaine où le wolof serait le véhicule de tout l’enseignement et où on apprendrait à l’enfant à penser et à agir en Africain. Il développa cette thèse dans l’avant-propos de son autre ouvrage, sa « Grammaire wolof », dont un large extrait est publié ci-après : « …Et si l’on se donnait la peine de leur apprendre à lire, à écrire et à calculer dans leur propre langue, ils pourraient, en peu de temps, prendre place parmi les nations civilisées…Que dis-je la civilisation des Wolofs est plus que négligée ; elle est mise en oubli puisque l’on a cessé d’instruire les Noirs du Sénégal dans leur propre langue. Car quoi que l’on en dise, il faut que les Noirs soient instruits dans leur langue maternelle. Sans cela, point d’établissements durables, point de civilisation. En effet, de quelle utilité peuvent être des mots français ou anglais répétés par un jeune africain quand il ne peut comprendre ce que ces mots signifient dans son propre langage ! »

L’école pour endiguer la vague islamique

Louis Léon César Faidherbe, nommé gouverneur en 1854, en remplacement d’Auguste-Léon Protêt (1850-1854), voulut contribuer à l’expansion de l’enseignement à Saint-Louis. Il ouvrit, en 1857, une école laïque au quartier Nord et une autre, en 1864, dans le quartier Sud. Convaincu qu’il ne pouvait arriver à ses fins sans les religieux chrétiens, surtout à Saint-Louis, Faidherbe mit les frères de Ploërmel à contribution, dans le souci de rendre complémentaire leur objectif de gagner le maximum d’autochtones à la foi chrétienne ainsi qu’à l’autorité coloniale, et de leur faire accepter le fait de l’occupation par un enseignement visant à former des résignés. Il ouvrit donc un front pour endiguer la vague islamique qui submergeait Saint-Louis et raffermissait ses bases dans le reste du Sénégal, nonobstant la puissance invasive de la France et de son église. « Nous sommes débordés de toutes parts par l’islamisme. Depuis deux ans, le nombre des musulmans de la Sénégambie a doublé et cela est vrai à Saint-Louis même. Tous les indifférents se font musulmans et même des Noirs élevés dans la religion chrétienne l’abandonnent. Cela s’est passé plusieurs fois sous mes yeux », s’inquiétait-il, le 11 avril 1856, dans une lettre adressée au ministre de la Marine.

L’église contre la prolifération des écoles coraniques

En prenant l’arrêté du 22 juin 1857 réglementant les écoles coraniques, Faidherbe donna amplement satisfaction aux responsables locaux de l’église catholique qui, depuis 1850, n’avaient de cesse de dénoncer leur prolifération. Avec les nouvelles dispositions légales édictées, ne pouvaient plus diriger des écoles coraniques que les ressortissants de Saint-Louis dûment autorisés et capables de donner à leurs élèves des rudiments de français. Ces mesures excluaient, de fait, de Saint-Louis les marabouts tidjanes qui fédéraient autour d’eux un nombre croissant de fidèles à Elhadj Omar Tall et à son combat. Faidherbe avait inauguré une école franco-musulmane dans la ville le 7 avril 1857. Les marabouts étaient obligés d’y envoyer leurs talibés âgés de plus de 12 ans, pour des classes du soir. Il se proposait de transformer progressivement les écoles coraniques pour en faire des instruments de rapprochement entre le colonisateur et les populations musulmanes… La réforme du 24 novembre 1903 stipulait que l’arabe fût enseigné dans les écoles de villages et régionales. Mais, il n’en fut jamais ainsi dans les faits, car le contraire aurait « dangereusement » accordé trop de place aux maîtres coraniques qui étaient quasiment les seuls à enseigner cette matière. La décision prise, en 1911, par le gouverneur général William Ponty et relative à l’emploi exclusif du français dans tous les actes et correspondances administratifs finit par exclure totalement les marabouts de l’instruction publique. Les écoles coraniques n’en continuaient pas moins de prospérer, malgré toutes les mesures draconiennes de contrôle édictées et mises en œuvres depuis Faidherbe… Partout le nombre d’écoles coraniques augmenta de façon exponentielle, comme pour défier l’administration coloniale. Ni la contrainte, ni la laïcisation de l’école française, ni l’introduction de l’arabe dans ses cours ne furent efficaces contre la prolifération et l’audience des écoles coraniques.

La pérennisation de l’état de domination

Si la fonction première de l’enseignement était de dresser l’indigène pour en faire une force d’exploitation opérationnelle et docile, le degré d’instruction et d’aliénation apportant la nuance, la seconde avait été de pérenniser au maximum cet état de fait au bénéfice du colonisateur. Dans cette intention, l’école, tout en contribuant à la destruction de l’économie domestique et à l’insertion des populations dans l’économie de marché, se devait d’empêcher ceux qu’elle avait instruits et formés d’avoir un esprit et des positions critiques envers le système, de retourner leur savoir et leur intelligence contre la France, d’avoir des velléités indépendantistes. Pour rassurer sa conscience, se donner bonne conscience, se justifier devant l’opinion publique métropolitaine qui n’était pas uniformément en sa faveur, mais également persuader les peuples sous domination qu’il n’avait d’autre finalité que d’améliorer leurs conditions de vie, le colonisateur ne pouvait brandir meilleur alibi que l’école. Après la conquête par les armes, la pacification, l’évangélisation, il n’eut pas de peine à trouver le prétexte de « l’éducation de la race entière », au nom de la mission civilisatrice de la « France éternelle, fille ainée de l’Eglise », et la nécessité impérative de porter le progrès au-delà des mers. Ce double alibi était fallacieux… L’on ne saurait passer sous silence la sincérité d’un Charles Régismanset, un haut fonctionnaire du ministère des Colonies et auteur d’un essai sur la colonisation. Il y notait ceci : « Nous attendons que les races africaines rapportent le maximum. Mais, que viennent faire ici la science, la justice, la bonté et surtout le progrès. Je ne souhaite point que l’éducation noire soit poussée trop en avant… ». Alassane Aliou Fèré MBAYE

ADHA préoccupée par la recrudescence de la migration irrégulière

https://actusen.sn Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) tire sur la sonnette d’alarme sur la recrudescence de la migration irrégulière. En effet, durant la semaine courante, 89 candidats à la migration irrégulière avaient été interpellés pour des besoins d’enquête à Toubacouta, dans la région de Fatick. Leur embarcation provenait d’Elinkine pour un voyage vers l’Europe. Elle avait des difficultés et s’est finalement échouée à Dionewar. À cela, s’ajoute, l’arrêt à Oujda au Maroc de 7 personnes suspectées d’être des passeurs dont deux Marocains et cinq subsahariens et 81 candidats subsahariens à la migration clandestine, dont 26 femmes et 7 enfants.

Cette situation repose, selon Adha, la question sur «l’efficacité de la politique migratoire en Afrique. Car, malgré les accords européens destinés à dissuader de telles traversées, le rythme des départs des migrants s’est accéléré». Cependant, face à cette situation «alarmante de désespoir», le président Adama Mbengue et Cie «dénoncent l’absence de politique efficace pour faire face aux phénomènes migratoires». Ils rappellent que ce sont les pays africains qui assument l’essentiel du fardeau de la migration et par conséquent, payent le plus lourd tribut.

«Il est impératif et urgent de poursuivre la réflexion et de mettre en place de nouveaux mécanismes de sortie de crise, plus soucieux de la prise en charge des fléaux de la jeunesse africaine, parmi lesquels le chômage et le sous-emploi», propose-t-elle dans un communiqué reçu à la Rédaction de Actusen.sn.

Adha recommande en ce sens, “de s’attaquer aux causes profondes poussant les personnes à quitter leur pays, d’élaborer un cadre stratégique pour la politique migratoire en Afrique. Lequel cadre pourrait contribuer à relever les défis posés par les migrations et à assurer leurs intégrations et des questions s’y rapportant dans le programme national et régional pour la sécurité, la stabilité, le développement et la coopération”.

Elle plaide également pour “une amélioration de la coopération et la coordination entre les États dans les sous-régions et les régions en vue de faciliter la libre circulation à l’échelle bilatérale, sous régionale et régionale. Mais aussi pour la fourniture des informations adéquates aux futurs migrants sur les opportunités et les perspectives de différentes destinations afin qu’ils puissent prendre des décisions éclairées”.

Le marché Sénégalais inondé d’armes légères et lourdes

https://actusen.sn Le retour des braqueurs de stations-service et de points de transfert d’argent repose le débat sur la vente d’armes au Sénégal. Selon une enquête menée par SourceA, le marché est inondé d’armes lourdes et légères. En effet, Chéreault et Cies, l’Armurerie dakaroise et l’Etablissement Fakhary, sont les seules structures autorisées à vendre des armes légères. Mais, constatent nos confrères, il y a une litanie d’endroits où l’on peut acquérir, facilement, les armes et leurs munitions.

Un business lucratif se développe au marché “Okass” de Touba et à “Keur Serigne Bi”. Pire, les sites aurifères clandestins communément appelés “Dioura”, qui sont sous le contrôle de véritables gangs étrangers, permettent un trafic d’armes lourdes, de stupéfiants, de devises et d’or. Il s’y ajoute la circulation des armes acquises, en temps de campagne électorale, par les milices “recrutées” par les candidats à la présidentielle. Les pays frontaliers eux sont pointés du doigt dans le trafic d’armes lourdes.

DAF : Les cartes d’identités biométriques bloqués

http://www.rewmi.com Les machines de traitement pour la confection des cartes d’identité biométriques sont en panne. Et, ce  depuis lundi dernier, renseigne SourceA, qui donne l’information. A la Direction de l’automatisation des fichiers (Daf), l’on prédit une rupture de documents comme en 2010, 2013 et 2015 quand la société Delarue bloquait, délibérément, le système.

Cheikh Abdou Mbacké Bara Doli:«Des députés de la majorité sont prêts à voter ma proposition de loi pour amnistier Khalifa Sall et Karim Wade».

https://www.dakaractu.com Khalifa Sall et Karim Wade ont été écartés de la présidentielle du 24 février en raison de leurs démêlés avec la justice. Mais à la faveur d’une nouvelle proposition de loi que promet d’introduire un député à l’Assemblée nationale, ils pourraient retrouver leurs droits civils et politiques.

Député appartenant au groupe parlementaire Liberté et Démocratie, Cheikh Abdou Mbacké Bara Dolly en a fait un sacerdoce et entend aller jusqu’au bout de tout ce que lui offre la loi pour permettre à ces deux hommes politiques de revenir dans le landerneau politique sénégalais.

Le député de Bokk Gis-Gis est d’autant plus confiant qu’il affirme avoir enrôlé le vote par anticipation de ses collègues de la majorité avec qui, il est en discussion. En revanche, il nie avoir été “mandaté” par Abdoulaye Wade.

Idy sort de sa réserve : « Nous allons sortir un livre blanc pour montrer les limites du régime actuel »

https://www.dakaractu.com Emmuré dans un silence assourdissant depuis la sortie des résultats de l’élection présidentielle, Idrissa Seck a tenu cet après midi une rencontre afin de se prononcer sur les élections.

Le leader de la coalition IDY2019 avec tous ses alliés ont une fois de plus regretté le déroulement du processus

électoral et rejeté la victoire du président Sall qu’ils estiment usurpée. La coalition réclame cependant la libération de leur allié et frère Khalifa Sall avant de promettre un livre blanc pour mettre à nu toutes les arguties du pouvoir…

Idrissa Seck : «Avec responsabilité, fermeté et détermination,nous entendons rester mobilisés pour la prise en charge de ce désir de changement devant des acquis démocratiques de notre peuple»

https://actusen.sn Le leader du parti «Rewmi» a, lors de son face à face avec la presse, ce mercredi, adressé des remerciements à l’ensemble des leaders de la coalition «Idy2019» et des Sénégalais qui ont porté leur soutien à cette coalition. «Je voudrais remercier l’ensemble des populations sénégalaises dont nous avons pu mesurer les sacrifices et les efforts. Elles ont fait leur devoir et elles se sont massivement mobilisées au service du Sénégal. Elles ont exprimé, sans équivoque, leur désir de changement», a magnifié le Président du conseil départemental de Thiès.

Idy annonce que cette coalition va continuer à se donner la main pour un changement devant des acquis démocratiques. «Je voudrais dire aux Sénégalais qu’avec responsabilité, fermeté et détermination, nous entendons rester mobilismobilisés pour la prise en charge de ce désir de changement devant des acquis démocratiques de notre peuple. Acquis qui ont coûté, à travers l’histoire, à tant de générations en termes de sacrifice y compris de sacrifice en vie humaine», promet-il».Mansour SYLLA

Idrissa Seck,un mauvais perdant, diffuseur de faux résultats qui sera remis à sa place chaque fois que de besoin Par  Aminata « Mimi » Touré, ancien Premier Ministre

Le Conseil constitutionnel a définitivement clos le chapitre de l’élection présidentielle du 24 février 2019, les sénégalais aussi. Le Président Macky Sall a été réélu avec un score presque trois fois supérieur à celui d’Idrissa Seck. Le Président Macky Sall a eu exactement 2,8 fois plus de voix qu’Idrissa Seck. Le Président Macky a eu 2.555.426 voix tandis qu’Idrissa Seck a eu 899.556 voix. Le Président Macky Sall a gagné 40 départements sur 45.

Idrissa Seck en a gagné 2 sur 45. Il n’y donc guère besoin d’une loupe pour constater la distance abyssale qui sépare le Président Macky Sall de Idrissa Seck.  Ce qui aurait honoré Idrissa Seck,  c’aurait été de féliciter avec fair-play le Président Macky Sall, librement  choisi par la large majorité des électeurs sénégalais.  Comme l’avaient  fait le Président Abdou Diouf en 2000 ou le Président  Abdoulaye Wade en 2012.

Mais l’élégance démocratique et républicaine, ce n’est pas donné à tout le monde. En lieu et place, Idrissa Seck s’est lancé dans une opération de fabrication de faux résultats si grossière qu’il n’a pas osé les porter auprès du Conseil Constitutionnel chargé d’étudier et de vider les recours électoraux. Comme à l’accoutumée, Idrissa Seck se laisse ronger par la rancœur et l’amertume suite à sa bérézina  électorale, la nième du genre.

La compétition électorale est terminée, et les sénégalais sont résolument tournés vers l’avenir après s’être exprimés dans les urnes sans ambages, dans le calme et la sérénité. Ce n’est donc pas  Idrissa Seck qui réussira à semer le trouble dans les esprits ou à discréditer les institutions de notre pays.

À l’heure où partout en Afrique et dans le monde on salue à nouveau la maturité de notre démocratie, Idrissa Seck tente d’entretenir vainement un pseudo-contentieux électoral alors que sa grande débâcle aux allures de dérouillée est aussi claire que le soleil de midi. Sa place, il la connait, à défaut, on l’y remettra chaque fois que de besoin, tout en ne nous laissant pas distraire par ses gesticulations de mauvais perdant.Aminata « Mimi » Touré, ancien Premier Ministre

Aliou Sow : « Ce débat sur le 3ème mandat de Macky Sall est indécent »

Aliou Sow, le leader du parti Mpd Liguey, déplore le débat sur le troisième mandat de Macky Sall et l’annonce de candidatures de certaines formations membres de Benno Bokk Yaakar.
Il était l’invité aujourd’hui de Rfm Matin « C’est un manque de culture démocratique de maturité, c’est inadmissible dans un pays qui a des aspirations de développement. Je trouve que Ce débat sur le 3ème mandat de Macky Sall est indécent « , explique Aliou Sow.
A son avis, les membres de Benno Bokk Yaakar oublient que cette victoire est celle du Président Me Wade; ce n’est pas le succès de personne d’autre

Madické Niang : Je ne saurais m’accrocher à un poste de député»

http://www.seneweb.com Après avoir déposé sa lettre de démission de son poste de député sur la table du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, Me Madické Niang s’est fendu d’un communiqué pour asséner ses 4 vérités. L’ancien député du Parti démocratique sénégalais (Pds) et président du groupe parlementaire « Liberté et Démocratie » déclare : « Je voudrais attirer l’attention sur le fait que, suite à la déclaration publique solennelle et pleine d’émotion de Serigne Mountakha Mbacké, Khalife général des Mourides par laquelle l’illustre Guide a précisé que mon statut est supérieur à toute position politique quel qu’en soit le niveau, je ne saurais m’accrocher à un poste de député ». Selon lui, c’est après avoir rencontré le Fans Club Madické Niang « Jamm Comunity » le samedi dernier, qu’il a décidé de rédiger une lettre à adresser au Secrétaire général du Parti Démocratique sénégalais (PDS) et une autre destinée au Président de l’Assemblée nationale pour, d’une part, démissionner de sa qualité de membre du PDS et d’autre part, de celle de député à l’Assemblée nationale. « Il importe de rappeler que je n’ai conservé mon poste de député qu’à la demande expresse de Maître Abdoulaye Wade faite en présence d’un ami commun et à la suite de l’intermédiation de Députés membres du groupe Parlementaire Liberté et Démocratie. Aujourd’hui, je porte à l’attention de l’opinion que je viens d’adresser au Président de l’Assemblée nationale une lettre de démission de mon poste de député », a indiqué le leader de la coalition Madické 2019 à l’élection présidentielle du 24 février dernier.

Il faut signaler que ses ex-camarades de parti avait enclenché une procédure pour le déchoir de son mandat de député.

Doudou Sarr : «Le vote de Macky est progressiste, celui d’Idy protestataire et Sonko c’est le présent»

iGFM – (Dakar) L’ancien ministre et coordonnateur adjoint du M23, Doudou Sarr analyse dans cette première partie de l’entretien accordé à IGFM les résultats de l’élection présidentielle du 24 février 2019, l’appel au dialogue lancé par le président de la République, Macky Sall, le débat sur le 3e mandat, l’amnistie de Karim Wade et la libération de Khalifa Sall entre autres….

Analysant les résultats des différents candidats à la présidentielle, Doudou Sarr indique que « le premier résultat de l’élection présidentielle c’est 40% de sénégalais ont refusé de voter. Pour, Doudou Sarr, le vote de Macky Sall est un vote progressiste. Celui d’Idrissa Seck est protestataire, quant à Ousmane Sonko, son vote est celui de ceux qui vont diriger le Sénégal d’ici 30 ans et non dans 30 ans. A l’en croire, contrairement à ce qu’a dit Robert Bourgi, « Sonko n’est pas l’avenir. Sonko c’est le présent. Parce que ceux qui ont voté pour Sonko ce sont ceux qui dirigent nos entreprises privées, notre administrations, de hauts cadres, des universitaires…

Madièye Mbodji : « il ne faut pas être surpris qu’un 3e mandat soit reconnu à Macky »

https://www.leral.net/ Alors que les autorités étatiques tentent d’en terminer définitivement avec le débat sur un probable 3e mandat de Macky Sall, le délégué général de Yoonu askan wi, Madièye Mbodji, suspecte le régime de concocter un coup dans ce sens.

« Macky Sall a réussi à s’octroyer une ‘’victoire écrasante’’. Mais l’appétit vient en mangeant, stimulé de surcroît par l’odeur du pétrole et du gaz, il ne faudrait pas être surpris que la possibilité d’un vrai-faux 3e mandat ne lui soit reconnu ‘’légalement’’, au détour d’une idée de son ministre de la Justice ou, répétition tragicomique de l’histoire, d’un ‘’avis du Conseil constitutionnel’’ » a déclaré M. Mbodji. Enquête

 Idrissa Diallo :  » Ils savent pourquoi ils agitent un troisième mandat… »

http://www.dakarmatin.com Membre de premier plan de la coalition Taxawu Dakar et fidèle parmi les fidèles de Khalifa Sall, Idrissa Diallo s’était fait discret depuis quelques temps. Mais à la faveur de la réélection de Macky Sall à la tête du pays, le maire de Dalifort sort de sa réserve pour analyser les résultats du dernier scrutin présidentiel. Sans faux fuyants, il s’est prononcé sur toutes les questions brulantes de l’heure : dissolution de l’Assemblée nationale, loi d’amnistie ou grâce présidentielle en faveur de Khalifa Sall. Il s’explique aussi sur les rumeurs persistantes qui l’annonçaient, durant la campagne, dans le camp présidentiel.

Nous venons de sortir de l’élection présidentielle qui a consacré la réélection de Macky Sall dès le premier tour. quels enseignements tirez-vous de ce scrutin ?

D’après les résultats officiels, le Président Macky Sall a été réélu avec 58,26% des voix. Il est vrai que cette élection n’a pas été contestée, mais tout le monde est conscient que les résultats sont difficiles à avaler. Beaucoup de facteurs sont à l’origine de cette situation. Il y a le ressenti que l’on a eu sur le terrain, le comportement des populations et leurs réactions, et le sentiment de ceux qui étaient empêché de voter. Les résultats auxquels nous avons eu droit ont été préparés bien avant le jour du vote. C’est le principal enseignement à faire. Avant le 24 février, beaucoup de choses se sont passées. L’élection est une affaire publique.

Et qui dit affaire publique, dit l’implication de tous les citoyens. Cela concerne d’abord tous ceux qui sont organisés de manière formelle, c’est à dire les associations dont le but est de concourir aux suffrages des Sénégalais. Par conséquent, cela requiert des discussions entre acteurs afin de corriger les incorrections et autres incongruités. Malheureusement, l’Exécutif était dans une démarche de forcing du début jusqu’à la fin. Le résultat est là. Le Président Macky Sall a toujours souhaité avoir un deuxième mandat et il l’a obtenu. J’espère qu’il en fera bon usage pour ne pas décevoir une fois de plus. De vastes modifications et d’énormes changements de directions doivent s’opérer. Il ne peut pas continuer à gérer le Sénégal comme il l’avait fait durant les 7 dernières années. J’espère que la sagesse reviendra dans les rangs de tout ceux qui l’entourent pour qu’ils puissent comprendre que le Sénégal est un et indivisible. Le Sénégal n’est pas l’affaire d’une personne et d’un clan. Il a l’obligation d’éradiquer les multiples dérives qui ont commencé à se faire sentir. Le vote régionaliste et le vote ethnique sont des dérives qui viennent du pouvoir de Macky Sall et sont dangereuses pour les générations futures. Et le Président doit en prendre conscience, parce qu’il a ouvert la boite de Pandore. S’il ne le comprend pas, il aura fait 12 ans au Sénégal de façon inutile.

 En tant que membre de la coalition Idy2019, êtes vous prêt à féliciter le Président Macky Sall?

Je n’ai pas de problème pour féliciter ou pas le Président Macky Sall. On félicite quelqu’un avec qui on a travaillé et lorsque tout s’est bien passé. Au départ, il y a eu des préalables avant d’aller aux élections. L’opposition a signalé et alerté sur certains manquements, mais le Président est resté sourd. Il a forcé. Il a foncé. Et il a gagné. Par conséquent, il ne doit pas avoir besoin de félicitations. En tant que chef de l’Exécutif, il était de son devoir de faire preuve de souplesse et d’ouverture.

 Macky Sall vient de lancer un appel au dialogue. Peut-on s’attendre à ce vous répondiez favorablement à la main tendue du chef de l’Etat ?

 Le Sénégal n’a pas commencé avec Macky Sall. Les discussions entre acteurs politiques ont existé du temps de Abdou Diouf et de Me Abdoulaye Wade. On y mettait les formes nécessaires. A mon avis, on ne peut pas appeler les gens et les regrouper dans la Salle de Banquet et décréter une «Journée du dialogue». On donne le micro à chacun et c’est terminé. Personnellement, je n’ai pas le temps d’aller faire du folklore. Si le Président Macky Sall veut vraiment que l’on dialogue, il doit y mettre les formes. D’abord, il y a le fond pour déterminer ce sur quoi on va discuter. Si les gens acceptent le principe, on détermine la forme.

C’est comment cela va se faire. Il faut une certaine volonté, mais si c’est pour le cirque et le folklore, les gens ne seront pas d’accord. Il faut être sérieux dans ce que l’on fait. Il est le président de la République et personne n’y peut rien. Cependant, un minimum d’élégance républicaine veut qu’on respecte certaines formes. Il sait pertinemment que certaines choses ne seront jamais acceptées par les gens. C’est comme lorsqu’il voulait instituer la loi sur le parrainage. A l’époque, on avait utilisé certains opposants pour faire passer cette loi. Voilà un peu la façon de faire du Président Macky Sall. S’il veut dialoguer, il n’a qu’à poser les jalons de ce dialogue et parler des termes de références. S’il y a lieu de les enrichir, nous le ferons.

 Donc sur le principe, vous êtes disposé à répondre à l’appel au dialogue du chef de l’Etat?

 Par principe, je discute avec tout le monde. Quand on partage un pays comme le Sénégal, on doit pouvoir discuter, trouver des points de convergences et dépasser certaines divergences pour l’intérêt exclusif du Sénégal. Donc je ne peux pas refuser le dialogue, mais je tiens à ce qu’on ne me prenne pour un faire valoir. Un dialogue qui se résume en un seul jour, c’est avec Macky Sall qu’on le voit. Par ailleurs, je pense que les gens sont allés trop vite en besogne. A mon avis, on devrait attendre qu’il dise exactement son intention et attende le feedback des gens qui ne manqueront pas d’exprimer leur souhait.

 Après l’invalidation de sa candidature, Khalifa Sall a décidé de soutenir Idrissa Seck. Mais d’aucuns pensent que ce soutien a été tardif et que les responsables de Taxaawu Dakar n’ont pas mouillé le maillot lors de la campagne. que répondez-vous à cela?

 Les gens sont libres de commenter comme ils le souhaitent. Nous n’étions pas dans une dynamique de soutenir un autre candidat, parce que Khalifa Sall avait introduit un recours au niveau de la Cour de justice de la Cedeao. La campagne électorale a commencé le 3 février alors que la Cedeao devrait se prononcer le 7 sur le rejet de sa candidature. Logiquement, on ne pouvait pas introduire un recours et soutenir un autre candidat, parce qu’on nous reprocherait de ne même pas croire à notre candidature. La Cour de justice de la Cedeao s’est prononcée le 8.

Le même jour vers 16 h, Khalifa Sall a pris la décision de soutenir le candidat de la coalition Idy2019, c’est-à-dire Idrissa Seck. Donc, je ne vois pas ce qui est tardif. En pleine campagne, Idrissa Seck même-lui a remercié les Khalifistes. Que ce soit à Tambacounda et à Dagana, j’ai entendu Idrissa Seck dire qu’il remercie son frère Khalifa Ababacar Sall du fait de l’engagement et de la combattivité des Khalifistes pendant la campagne.

Nous avons fait comme si Khalifa Sall était candidat. Cela dit, nous ne pouvions soutenir la candidature de Idrissa Seck avant le verdict de la Cour de la Cedeao.. En tout cas, Idrissa Seck le comprend et les responsables de la coalition Idy2019 le comprennent également. On pouvait faire comme d’autres et ne pas soutenir un candidat, mais avec Idrissa Seck, c’est une longue histoire. Nous n’ignorons pas ce qu’il a fait durant les législatives.

 Durant la campagne, des rumeurs insistantes faisaient état de votre rapprochement avec les tenants du régime. Il était même dit que Amadou Ba vous avait décroché.

 C’est vous qui m’informez de cela. C’est l’Apr qui voulait tranquilliser sa conscience en véhiculant ces rumeurs. Amadou Ba et moi avons fait le lycée ensemble, mais nous n’avons aucun contact. Je reconnais que certains responsables de l’Apr ont demandé à me rencontrer personnellement. Un de leurs responsables au niveau local ici à Pikine m’a appelé pour dire qu’il a besoin de moi. Le minimum, c’était de le recevoir. C’est le seul, d’ailleurs, qui m’a parlé de ce genre de sujet. Je lui ai expliqué que ce n’était pas possible. Si un autre m’avait appelé, j’aurais réagi de la même manière.

Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas ce genre de personnes. Je suis là où je suis par conviction et non par calcul. Si je voulais un poste, je l’aurais eu avant même le régime de Macky Sall. Idrissa Diallo c’est des idées et des convictions. Le jour où je dois partir, ce ne sera pas en cachette. Je dirais à tout le monde : voilà ce que j’ai décidé de faire. Le jour où je jugerai nécessaire de partir, je ne le cacherai à personne. La première personne qui sera informée, ce sera la personne avec qui je suis en train de cheminer. Vraiment sur ce plan, les gens peuvent se rassurer. On cherchait simplement à me discréditer. Je suis au Parti Socialiste (PS) et je me bats aux côtés de Khalifa Sall.

En tant que proche de l’ancien maire de Dakar, vous devez être aux anges puisque depuis la réélection de Macky Sall, beaucoup de dignitaires du camp présidentiel plaident pour une amnistie en faveur de Khalifa Sall. Quelques mois avant la présidentielle, le Président Macky Sall avait dit qu’il n’excluait pas d’amnistier Khalifa Sall et Karim Wade. Après l’élection présidentielle, les gens en ont parlé au sein de l’Apr. Si les gens pensent qu’il faut l’amnistier, ils sont libres de le dire. Tout comme ceux qui disaient qu’il doit rester en prison sont libres. Nous nous avons mené un combat pour montrer que sa détention est politique. Nous avons mené le combat jusqu’au bout. Il nous reste un ultime avec le rabat d’arrêt.

Maintenant, les prérogatives de grâce et d’amnistie appartiennent à d’autres. Celles de l’amnistie sont dévolues à l’Assemblée. Tandis que la grâce relève des prérogatives du président de la République. Nous tenons à rappeler que nous restons sur notre position. Nous n’avons pas demandé de grâce encore moins d’amnistie. De notre part, nous n’avons formulé aucune demande dans ce sens. Donc la procédure continue. N’empêche, les Sénégalais sont libres d’apprécier. C’est sincère en eux. De façon spontanée, les gens pensent qu’il faut gracier ou amnistier ces détenus politiques.

 Comment le principal concerné, Khalifa Sall, apprécie-t-il cette idée ? Et que pense-t-il des résultats du scrutin du 24 février dernier qui consacrent la victoire de Macky Sall ?

Quand Khalifa Sall et moi nous voyons, nous discutons de beaucoup de choses. Mais, j’avoue qu’il ne m’a jamais parlé de grâce ou d’autre possibilités d’élargissement. Il me dit tout le temps qu’il se trouve là où il est par la volonté de Dieu. Et que ce dernier le fera sortir de là le moment voulu. D’ailleurs, je n’aime pas aborder ce genre de questions avec lui parce qu’il vit une situation que je ne vis pas. Je suis très peiné quelques fois d’aborder ces genres de questions avec lui. Je puis vous dire que Khalifa est un homme très fort et particulièrement lucide. Je suis en train d’apprendre de lui. Je ne pouvais pas imaginer qu’un homme, après deux ans de détention, soit encore droit dans ses bottes et ne montre aucun signe de faiblesse et de fatigue.

S’agissant des résultats de l’élection présidentielle, il les analyse comme tous les opposants, parce que c’était prévisible. Le camp du pouvoir disposait d’un appareil qu’est le fichier. Quand Samuel Sarr parlait de deux fichiers, j’ai fait une sortie dans la presse pour confirmer cela. Je l’ai dit à l’Assemblée nationale à Abdoulaye Daouda Diallo. Je lui ai aussi dit qu’on a actuellement peu de fonctionnaires et beau- coup de politiciens dans les ministères. Prenons l’exemple du ministère des Finances où sont gérées les caisses de l’Etat, il y a peu de fonctionnaires. Ces derniers sont constitués de ceux qui viennent de sortir fraichement de l’école. C’est sous Macky Sall qu’on voit, pour la première fois, le ministre des Finances, le ministre du Budget, le Directeur général des Impôts et Domaines, faire de la politique.

C’est pour cela qu’il ne peut pas y avoir de dialogue, parce que ces derniers sont là pour conserver le pouvoir et dire comment il faut s’y prendre. Quand j’ai dit à Abdoulaye Daouda Diallo qu’au ministère de l’Intérieur, il y a plus de politiciens que de fonctionnaires, il n’était pas content. Il m’a dit que je devrais respecter les fonctionnaires. Je lui ai répondu que les fonctionnaires doivent rester à leurs places, et les politiciens faire de la politique. Avec Macky Sall, on mélange tout cela. Le processus électoral est super- visé et contrôlé de bout en bout par des gens qui sont à la retraite (Daf, Cena, Cour d’Appel, Conseil constitutionnel). Dans tout le processus, il n’y a que des retraités qui sont payés à coup de millions Fcfa. Très tôt, nous avions dénoncé le fichier et le processus électoral.

La première fois qu’un journal de la place à publié les premiers résultats par département, j’ai constaté que le département de Podor avec 203 000 inscrits dépasse de loin le département de Guédiawaye qui compte 193 000. On sait tous qu’il n’y a pas de monde à Podor. Comment Podor peut-il avoir la moitié de l’électorat de Pikine ?
Dans la commune de Dalifort, tous ceux qui ont fait leur révision à la mairie n’ont pas reçu leurs cartes d’électeur. Mais ceux qui l’ont fait à la sous préfecture ont obtenu leurs cartes. Le comble de la magouille, c’est lorsqu’on a retrouvé au siège de l’Apr la Commission qui devait produire les cartes d’identité. C’est avec ces genres de pratiques qu’on a établi le fichier. Donc, s’il sort des résultats avec ce fichier, on dira que c’est préfabriqué. Ce qui m’amène à dire qu’il va falloir assainir le Ministère des Finances. Cela me fait mal que le ministre des Finances soit dans des communes à se battre.
Alors que lui, le ministre du Budget, le Directeurs Général des Impôts et Domaines doivent être des fonctionnaires qui pensent au développement du Sénégal. Ils ont tous de l’argent, ils se pro- mènent avec des milliards. On ne sait pas où ils prennent tout cet argent, mais ils sont très riches. On trouve des fonctionnaires super riches au ministère des Finances. On doit en parler, car ce sont des fonctionnaires. Le Président a intérêt à remettre de l’ordre dans toute cette pagaille. Depuis quelques jours, la question d’un troisième mandat du Président est agitée. Quel commentaire cela vous inspire-t-il ?
Je trouve que ceux qui agitent cette question ont peur. Ils ont la peur de leur vie. Si vous prenez l’exemple du garde des Sceaux Ismaela Madior Fall, il doit politiquement son existence au Président Macky. Il pense que Macky Sall va finir son mandat dans 5 ans, il se pose des questions. C’est quelqu’un qui ne peut pas se battre, sans se réfugier sous l’aile protectrice de Macky Sall. Avant, il disait que tout était bloqué. S’il soutient maintenant que tout dépend du Président de la République, il fait preuve d’un manque de sérieux grave. Ismaela Madior Fall est un tailleur, il a ses ciseaux et il coupe.
Ce n’est pas sérieux pour un intellectuel de sa trempe. On a dit que nul ne peut faire plus de deux mandats successifs. Le Président Macky Sall, lui-même, a dit qu’il ne fera que deux mandats. Le porte-parole du gouvernement a dit que c’est le dernier, les responsables de l’Apr disent que c’est le dernier. Cependant, ceux qui ont peur pour l’après- Macky agitent le débat sur le 3ème mandat.
Me Aissata Tall Sall a jeté un pavé dans la mare politique en proposant la dissolution de l’Assemblée nationale. Êtes favorable à cette idée ?
Normalement, c’est en 2022 que l’on doit élire une nouvelle Assemblée Nationale. A cette période, il restera deux ans sur le mandat du Président Macky Sall. Ce dernier se dit qu’en 2022, ce n’est pas évident que les gens lui accordent une majorité parlementaire. Comme de 2022 à 2024, il pourrait être dans une cohabitation, Macky Sall pousse ses partisans à agiter l’idée de la dissolution de l’As- semblée nationale. Avec l’euphorie de la victoire, il se dit qu’il obtiendrait une autre majorité pour 5 ans

LE BUREAU POLITIQUE DU PS SE RÉUNIT EN SESSION, SAMEDI

Dakar, 13 mars (APS) – Le Bureau politique du Parti socialiste (PS) se réunit en session, samedi, à 10 h, à la Maison du Parti, sous la présidence de son secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng, annonce un communiqué reçu à l’APS.
Selon la même source, ‘’cette session, la 12ème du genre, portera sur la vie politique nationale, notamment les enseignements à tirer du scrutin présidentiel du 24 Février 2019’’.

Elle signale qu’auparavant, le Bureau politique ‘’fera le point du processus de vente des cartes et du démarrage du renouvellement des instances de base, avant de dégager des perspectives d’activités à court et moyen termes’’.

Cette session, élargie aux Secrétaires généraux des coordinations, aux députés, membres du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, du Conseil Economique Social et Environnemental, aux maires et présidents de Conseil départemental, donnera l’opportunité, au bureau politique, de se prononcer sur les questions majeures d’actualité, ajoute le communiqué.OID/AKS

PRESIDENTIELLE : Les services de renseignement étrangers ont tourné à plein régime 

http://www.enqueteplus.com Retour sur l’information publiée hier, qui a réveillé une foultitude de curieux désireux de connaître l’identité des gros calibres épinglés par leur patron. Et surtout comment le président de la République a fait.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’essentiel des renseignements fournis ne provient pas des services locaux, mais étrangers.  C’est un secret de Polichinelle qu’ils sont très présents chez nous et qu’ils ont même renforcé leur présence, depuis que la menace terroriste se précise au Sénégal et qu’on parle de pétrole et de gaz.

Il semble aussi que le fait que certaines sociétés françaises soient la cible d’attaques verbales, ait alerté certaines officines très discrètes, mais efficaces. De là à dire que ces services ont sourcé le président, c’est un pas que nous pouvons aisément franchir. Il semble que ces officines aient fonctionné à plein régime au Sénégal, ces derniers mois, piratant les communications (WhatsApp compris) et traquant les mouvements d’argent.

C’est dire que le grand manitou de l’autre côté de l’avenue Léopold Sédar Senghor est assis sur une mine… d’informations. De même d’ailleurs que Sonko et surtout Idy réputé être discret.

Crash de l’hélico de l’armée sénégalaise : « l’enquête toujours pas bouclée »,Robert Sagna

https://www.pressafrik.com Un (1) an après le crash de Missirah (Fatick), l’enquête n’est toujours pas bouclée. La révélation a été faite par l’ex-maire de Ziguinchor qui a perdu 6 membres de sa famille dans cet accident.

«L’enquête se poursuit, elle n’est pas encore été achevée, elle est longue, mais elle se poursuit, elle n’est pas encore arrêtée. Nous attendons les conclusions de cette enquête pour savoir exactement les causes de cet accident. Pour l’instant, nous n’avons pas encore de résultats, nous attendons », révèle Robert Sagna.

L’ex-maire de Ziguinchor de rassurer que toutes les victimes blessées ont été prises en charge par le Gouvernement. «Le ministère des Forces armées, le chef d’Etat major chargé des Transports aériens de l’Armée de l’air, le Gouvernement d’une manière générale, fait ce qu’il a à faire. On n’a pas noté de difficultés majeures, les choses se poursuivent au point de vue de la prise en charge », informe-t-il.

Il ajoute : «Il n’y a plus personne à l’hôpital, ici à Dakar, deux ou trois sont à l’étranger pour parfaire leur soin, les choses se passent normalement ».

L’assurance a été saisie et cette assurance est en train de faire ce qu’elle a à faire, déjà certaines victimes ont commencé à percevoir leurs indemnités, il n’y a pas de difficultés majeures». Aminata Diouf

Dr CHEIKH DIENG, CHARGÉ DES ELECTIONS DU PDS: «Me Wade a eu raison sur tout le monde»

https://www.jotaay.net Quinze jours après la tenue de l’élection présidentielle, les responsables du Pds semblent sortir de leur hibernation politique. Le chargé des élections du Parti démocratique sénégalais (Pds) aborde dans cet entretien les différentes questions liées à l’organisation de cette élection, à l’actualité politique, mais aussi à l’avenir de la formation libérale. 

Après le boycott de la présidentielle du 24 février dernier décidé par le secrétaire général du Pds, le maire de Djeddah Thiaroye Kao aborde la question de l’élection. Pour Dr Cheikh Dieng, Me Abdoulaye Wade a malheureusement eu raison sur tout le monde. «Me Abdoulaye Wade a été très clair depuis 2017, et personne n’a voulu l’écouter. Il a eu raison sur toute la ligne. Le Président Macky Sall avait verrouillé le système, de telle sorte que les résultats de cette élection lui seraient favorables dans tous les cas ; et ça, Me Wade l’avait compris très  tôt», note le chargé des élections du Pds, avant de souligner : «il a toujours été logique et cohérent dans sa démarche. Wade avait raison de boycotter, parce qu’il ne servait à rien d’aller à une élection déjà gagnée par le président sortant, l’opposition n’avait aucune chance de gagner cette élection», dit-il.

«La victoire ‘’éclatante’’ de Macky Sall a un goût d’inachevé»

Selon Dr Cheikh Dieng, on a assisté à une parodie d’élection, avec des résultats contestés, avant même l’organisation du scrutin, en raison de l’élimination des candidats les plus compétitifs au moyen du bras armé de la justice ou d’une procédure nébuleuse de sélection des candidats à travers une procédure fort controversée de parrainage décriée par l’ensemble de la classe politique. Ce qui a donc installé le pays dans un climat de torpeur grosse de tous les dangers. Pour lui, la victoire «éclatante» de Macky Sall a un goût d’inachevé. «Le Président nouvellement réélu avec une ‘’majorité confortable‘’ de 58% a certainement compris l’urgence de pacifier le climat social en lançant l’idée d’un dialogue national dès les heures qui ont suivi la proclamation officielle des résultats par le Conseil constitutionnel. Un Conseil constitutionnel fortement discrédité par l’opposition qui, malgré le rejet des résultats provisoires, s’est abstenu de le saisir de tout recours, comme pour punir et humilier cette institution au motif de sa  totale soumission au chef de l’Etat», affirme l’édile de Djeddah Thiaroye Kao.

«Si la dissolution de l’Assemblée émanait d’un membre de l’Apr, la supercherie aurait été découverte, ils ont donc envoyé la nouvelle alliée transhumante»

En ce qui concerne la proposition de Me Aïssata Tall Sall pour la dissolution de l’Assemblée nationale, Dr Cheikh Dieng est catégorique : c’est un ballon de sonde envoyé par la majorité. «La majorité présidentielle entend tirer un profit maximum du contexte de victoire pour assurer un quinquennat paisible et c’est la nouvelle alliée transhumante qui est mandatée pour lancer le ballon de sonde pour une dissolution anticipée de l’Assemblée nationale, qui permettrait de renouveler la majorité à l’Assemblée nationale et éviter toute probabilité de cohabitation dans 2 ans. Une telle proposition émanant des responsables de l’Apr serait en effet louche et la supercherie évidente serait vite éventrée», fait-il remarquer, avant d’expliquer : «Aïssata est donc envoyée au charbon pour vendre la marchandise pourrie ; piège dans lequel certains opposants sont tombés tête baissée, pensant prendre bien vite leur revanche sur l’élection présidentielle. Quelle naïveté ! Ils oublient que les mêmes causes produiront les mêmes effets», dit-il.

«Oui, pour un dialogue pour une réforme en profondeur de notre système électorale, judiciaire»

Pour le maire libéral, les enjeux d’une refondation de notre démocratie et de notre Etat de droit dépassent les intérêts de l’un et l’autre.«Le vague appel au dialogue dont les contours seront définis par le chef de l’Etat, au lendemain de sa prestation de serment, ne peut avoir pour finalités ni de trouver des compromis pour modifier le calendrier républicain, ni de colmater un processus électoral fondamentalement corrompu, ni d’adoucir les modalités du parrainage comme lui-même le suggère, encore moins ‘’d’amnistier’’ Karim Wade ou de ‘’gracier’’ Khalifa Sall, tous deux sacrifiés par une justice aux ordres sur l’autel d’un second mandat aux forceps. Ismaïla Madior Fall mérite bien le sobriquet  ‘’tailleur de la constitution’’», a fait remarquer Cheikh Dieng.

«Ismaïla Madior Fall mérite bien le sobriquet de ‘’tailleur de la constitution’’»

Abordant la sortie du ministre de la Justice par rapport à un éventuel 3e mandat du Président Macky Sall, Dr Cheikh Dieng brûle Ismaïla Madior Fall.  «Il était un universitaire respecté, mais maintenant, nous sommes habitués à ses manipulations des concepts juridictionnels à sa guise. Il ne cesse de surprendre son monde avec ses ‘’en principe’’. Maintenant, quand il parle, nous ne le percevons plus comme un spécialiste en droit, mais un simple partisan politique», clame le maire de Djeddah Thiaroye Kao. Ndèye Khady D. FALL

Barthélémy Dias : « Macky peut prétendre à un 3ème mandant mais… »

Barthélémy Dias, le maire de Mermoz Sacré-Cœur s’est invité au débat sur un potentiel troisième mandat du président Macky Sall. Pour lui, les textes permettent au chef de l’Etat de déposer une candidature en 2024. Cependant, il précise que les sénégalais ne se laisseront pas faire.

« Sur le plan juridique, le Président Macky Sall peut prétendre à un troisième mandant. Je prends à témoin le professeur Nzouakeu et le Professeur Babacar Gaye qui l’ont confirmé. Mais le problème ne serait plus un problème juridique mais un problème politique. 15 fils du pays avaient perdu la vie en 2012 pour ce problème de Mandat », a déclaré l’homme politique sur les ondes de la Rfm.

Barthélémy Dias : « ce que Khalifa Sall m’a dit lundi dernier »

https://www.senenews.com Malgré les nombreuses procédures à respecter pour rencontrer Khalifa Sall en prison depuis la victoire de Macky, Barthélémy Dias a réussi à rendre visite à l’ex-maire de Dakar à Rebeuss. Au sortir de cette visite, le maire de Mermoz Sacré-Coeur a dévoilé une partie de leur discussion.

« Tout d’abord, je tiens à préciser que Khalifa Ababacar Sall n’est demandeur de rien. Je l’ai rencontré lundi dernier à Reubeuss. Je lui ai dit que maintenant que l’élection est derrière nous, je pense qu’ils (Ndlr: Le pouvoir) vont te relaxer. Mais il m’a dit qu’il est musulman et que s’il doit passer le reste des 3 ans en prison, il prie le bon Dieu qu’il puisse encore résister à tout », a réagi Barthélémy Dias ce jeudi dans l’émission « Yoon Wi » sur la Rfm.

Leçons d’un scrutin Par Abdou Fall,Ancien ministre 

La page de l’élection Présidentielle qui vient d’être tournée a été notamment marquée par l acharnement de l’opposition Sénégalaise à convaincre d’un climat de tension purement artificielle savamment entretenue par des habiletés à se servir des médias et des réseaux sociaux pour créer une bulle qui, à force d’être alimentée, a fini par renvoyer à une certaine réalité dans des segments non négligeables de l’opinion.
Avec son prolongement dans l’opinion internationale, il s’est progressivement installé l’idée que le Sénégal s’acheminait vers une élection à haut risque de perturbations et de désordres alors que rarement le pays n’aura été aussi stable et le peuple aussi serein face à une échéance électorale aussi décisive pour son avenir.
Il faut dire que l’affaire Karim Wade a largement pesé ‘sur le premier mandat du Président Macky Sall ; Moins le dossier judiciaire en tant que tel, que le poids du personnage Abdoulaye Wade qui s’est substitue ‘ au fils pour déplacer le débat sur le champ politique et porter le combat à sa place avec le soutien de son parti, ses alliés et ses amis du Sénégal et de l’étranger.
A ce face à face singulier est venu se greffer le dossier Khalifa Sall, toujours sous le registre des fautes de gestion, encore une fois inscrites volontairement dans le rôle des « contentieux politiques « .
Il a été cependant remarquable qu’en dépit de l’intense campagne médiatique entretenue avant et après les élections dans le pays et sur l’international, le Sénégal n’en a pas moins poursuivi sa marche dans la voie de la construction démocratique d’une nation résolument engagée dans ses tâches de développement.
Le fonctionnement de l’état et des institutions, de l’appareil de production, et du système démocratique du pays n’ont connu à aucun moment des entraves de nature à gêner leur   marche normale.
Toutes les élections ont été tenues à date et jusque là aucun élément de preuve tangible d’atteinte aux droits et libertés des citoyens et des partis n’a été brandi.
Au total , cette élection a  encore une fois confirme ‘ la maturité du citoyen – électeur ainsi que la robustesse de nos institutions qui ont fait preuve d’une capacité de résilience reconnue par tous  les Sénégalais de bonne foi et par l’ensemble des observateurs électoraux nationaux et internationaux Le double mouvement de regroupement des forces politiques  qui prouve la pertinence de l’option du parrainage ainsi que les scores honorables réalisés par les challengers du Président Macky Sall constituent cependant des données nouvelles qu’il convient naturellement  de prendre en compte .
Le Pds, sans candidat à l’élection,  n’en continue pas moins d’occuper une position de centralité’ en raison précisément du poids politique de son leader et de son statut de principale force de l’opposition parlementaire..
C’est dans le contexte de ce décor ainsi campe ‘ qu’il serait intéressant d’interroger l évolution du nouveau cycle démocratique du Sénégal indépendant, amorce’ en 1974 avec le président Senghor et consolidé depuis l’avènement du Président Abdou Diouf en 1981 dans le cadre du multi-partisme intégral.
II est arrivé  le moment d’une évaluation objective et sans complaisance de notre trajectoire démocratique pour définir les bases d’un nouveau consensus qui questionne certes  la gouvernance de nos institutions mais qui s attache tout autant à mettre l’accent sur les obligations de toutes les parties , en particulier  l’opposition,  les médias et  la société civile dans la définition de  règles convenues de nature à garantir les équilibres entre droits et devoirs ,  libertés et responsabilités.
Avec l’expérience vécue ces quarante dernières années d’un régime de libertés absolues en faveur des citoyens, des partis, des médias et associations, une évaluation sereine, rigoureuse et responsable devrait pouvoir s’imposer en vue du perfectionnement de notre système démocratique dans la perspective de son encadrement et de la redéfinition des responsabilités qui s’imposent à l’ensemble des parties prenantes au jeu démocratique.
Il faut avoir l’honnête’ de reconnaître que toutes les luttes démocratiques menées ces quarante dernières années dans notre pays ont concouru à l’élargissement des espaces de libertés dans toutes les sphères de l espace public sans toutefois insister outre mesure sur les obligations propres à chacune des parties prenantes au jeu démocratique.
Mais au plan normatif comme dans la pratique, nous avons construit un modèle de démocratie de référence qui a largement fait ses preuves et reconnue comme telle dans le monde entier.
Et c’est précisément pour avoir pratique ‘ et éprouvé sur une si longue période ce modèle dit de  » multi-partisme intégral »   qu’il y a bien lieu aujourd’hui d’engager une réflexion et un débat sérieux sur les acquis à consolider et les travers évidents à corriger.
Sous ce rapport, la loi électorale sur le système de parrainage intervient comme une décision de grande portée qui a révélé toute sa pertinence lors de la Présidentielle du 24 Février pour avoir consacré et permis la tenue d’une élection calme, sereine, et organisée dans la rigueur et la plus grande transparence.
Parmi les effets positifs induits par la pré-sélection occasionnée par le parrainage, on a noté les dynamiques de regroupements salutaires pour donner davantage de lisibilité aux citoyens sur la configuration du champ politique partisan.
Le droit positif de notre pays consacre fondamentalement la liberté d’association qu’il ne peut être envisagé de remettre en question.  Il n ‘en reste pas moins qu’on a aussi parfaitement le devoir et la responsabilité d’en encadrer la pratique si des formes d’usage inconsidéré deviennent de nature à entraver le droit des citoyens à un vote organisé et crédible.
Le droit des partis â concourir aux suffrages ne peut en aucun cas primer sur le droit des citoyens à un vote libre, paisible et serein.
Tout autant que les partis politiques, les médias, le mouvement social syndical, les organisations socio-professionnelles, les syndicats patronaux, les groupements de cadres des administrations et commis de l état, les universitaires, les acteurs de la société civile sont, entre autres autant d’acteurs majeurs, parties prenantes au quotidien de la prise de parole publique, du débat et du jeu démocratique.
Dans chacune de ces sphères, y compris dans les communautés religieuses, des formes de concertation adaptées doivent pouvoir être envisagées en vue de redéfinir ensemble les bases d’un nouveau consensus sur le perfectionnement de notre modèle démocratique dans une perspective de construction d’une société de confiance, unie et solidaire, ayant foi en elle même pour réussir le pari d’une émergence aujourd’hui largement à sa portée.
Cette démarche serait d’autant plus opportune qu’elle interviendrait dans un contexte historique d’essoufflement manifeste du modèle libéral de démocratie représentative dont l occident a décidé de faire la norme. La crise de ce modèle n’épargne aujourd’hui aucune nation, en Europe en particulier où partout des courants radicaux antidémocratiques gagnent de plus en plus en poids et en influence dans des sociétés pourtant réputées évoluées.
C’est pourquoi , il est du devoir impérieux  des dirigeants et des membres des organisations  politiques et sociales parties prenantes de la coalition Benoo Book Yaakaar de mesurer les  responsabilités qui sont les leurs dans la préservation et  le renforcement du  bloc politique hégémonique qui a permis au Sénégal d’engager durant cette décennie les importantes  réformes économiques et sociales qui viennent de bénéficier du soutien aussi massif du peuple Sénégalais â travers la victoire éclatante  du Président Macky Sall lors du scrutin du 24 Février dernier.
La modernisation du champ politique appelle un débat de fond au sein de la coalition Bby sur les conditions de consolidation de cette alliance salutaire pour la stabilité du Sénégal en envisageant son évolution vers une union organique fédératrice des forces politiques et sociales qui la composent tout en reconnaissant à chaque entité sa propre identité.
En lançant en 1975  le débat au sein des courants nationalistes et des mouvements gauche de l’époque sur l’idée de l’adoption de la formule de la   » double appartenance  » qui devait permettre à chaque entité politique de garder son autonomie organisationnelle tout en adhérant au mouvement fédérateur , les initiateurs du projet politique du rassemblement national démocratique ( RND ) le Pr Cheikh Anta Diop et Maitre Babacar Niang posaient déjà l’exigence de travailler sur la constitution d’un grand bloc politique unifié  autour d’une plate-forme de développement prise en charge dans l’unité et sur une base démocratique  par l’ensemble des forces de changement.
C’est cette vision qui a inspiré les initiateurs du projet « Alliance Pour la Republique  » (APR) dont la conception fondamentalement unitaire et fédératrice a permis au Président Macky Sall d’avoir réussi le coup de génie des stratégies de vastes rassemblements qui lui ont permis à deux reprises de conquérir le pouvoir et de réussir le pari d’une entente politique enrichissante et durable au sommet de l’état.
Les partenariats politiques intelligents qui ont rendu possible ces performances unitaires exceptionnelles dans une démocratie ouverte méritent d’être consolidés sous des formes organisationnelles supérieures â inventer.
Dans le contexte actuel de l’évolution de notre nation qui est en train de jeter les bases solides de son Emergence au même moment où nous accédons à un nouveau statut de pays pétrolier et gazier, l’APR et la coalition BBY portent sur leurs épaules la responsabilité historique d’accompagner l’accomplissement des nouvelles offres politiques du Président Macky Sall qui viennent de faire l’objet d’un large plébiscite de nos compatriotes.
Au lendemain de cette belle et éclatante victoire, le nouveau challenge est de réussir le pari de l’unité renforcée pour aller vers de nouvelles conquêtes avec 2035 comme horizon.
Des assises de toutes les parties prenantes de la nouvelle majorité pour statuer sur ces sujets de fond dans la perspective d’une plate-forme et d’un pacte national pour l Emergence seraient bien entendu rafraîchissantes pour la majorité, le pays et la démocratie.AbdouFall,Ancien ministre ,Membre du secrétariat national de l’Apr.

Présidentielles 2019 : Macky Sall, seul artisan de sa propre victoire par Souleymane Ly

Depuis la proclamation définitive des résultats de l’élection présidentielle du 24 février dernier, des responsables politiques de la mouvance se relaie dans la presse chacun pour tirer la couverture de son côté et ainsi réclamer la paternité de la victoire de Macky SALL au premier tour.
Certains poussent le bouchon plus loin en déclarant que si ce n’était eux, le candidat de Benno serait au second tour.
Que nenni !
Le candidat marron-beige a réussi à se faire réélire à travers une stratégie qu’il a lui-même tracé et mis en œuvre tout seul. C’est au sortir du référendum de 2016 qu’il a compris que la tâche risque d’être ardue en 2019, si lui-même ne prend pas les choses en main. Il a fait une analyse froide de la situation et une lecture fine de la cartographie de toute sa force politique à travers le pays.
Lors de la révision portant sur les listes électorales qui ont suivi le référendum, il a enjoint à travers un communiqué, ses partisans à inscrire le maximum de militants au moment où l’opposition était occupée ailleurs. A la fin de cette étape, il a lui-même fait l’évaluation avant de convoquer les responsables par département, pour faire lecture des conclusions de l’analyse par lui faite.
Cap sur les législatives ! Deuxième coup d’essai afin de savoir où en était sa force politique. Rebelote ! Il refait les mêmes analyses avant de se rendre compte que le saut est presque réussi mais ne dépasse pas les 50%. Les responsables sont convoqués à nouveau au palais. Cette fois, le candidat à sa propre succession hausse le ton et donne ses dernières directives en direction de la révision qui suit. Les responsables s’y mettent et le fichier enregistre cette fois une hausse assez remarquable, avec l’inscription de militants marron-beiges.
Le candidat ne lâche rien sur ce que la loi lui offre. Il maintient le Ministre de l’intérieur comme responsable et organisateur des élections : ce n’est pas un crime et c’est légal !
L’opposition vocifère et perd des forces dans sa lutte pour le départ de Aly Ngouille Ndiaye.
Arrive le moment du parrainage qui est devenu légal, la loi étant votée à l’Assemblée. Le candidat affine sa stratégie et va au-delà des 1,8% requis. Sur le terrain l’opposition n’arrive plus à trouver de parrains. Benno Bokk Yakaar a fini de rafler la mise. A part quelques candidats bien organisés, 4 au total, tout le reste se casse les dents avant de retourner se ranger derrière un de ces quatre.
Le jeu est devenu clair. Les candidats en face sont bien identifiés et il est dès lors plus facile de les contrôler et au demeurant, étouffer leur envol.
, Le candidat Macky Sall sait maintenant que Thiès est perdu d’avance surtout avec le vote des 18-24 ans et des 30-40 ans. Dans cette ville,, il sait bien que parmi ses responsables personne n’a l’étoffe pour concurrencer Idrissa Seck. Le seul qui pouvait le faire, en l’occurrence Augustin Tine, n’est pas très politique, est trop correct pour un politicien et, est constamment dans son village à Fandène, laissant la ville aux jeunes loups aux dents longues.
Pour réduire les écarts Monsieur SALL sort une note à l’endroit de ses responsables pour leur intimer l’ordre de privilégier le porte-à-porte. Il coupe ainsi l’herbe sous les pieds à tous ceux qui sont adeptes du saupoudrage en période de campagne: la clef de la victoire est ainsi trouvée.
A Dakar, il confie la mise en œuvre de sa stratégie à sa dame Madame Marième Faye SALL dont il est sûr de la loyauté et de l’engagement. Il est aussi sûr qu’avec elle, il peut à tout moment apporter les correctifs nécessaires. Madame la Première Dame avait aussi l’atout de pouvoir fédérer toutes les forces sans qu’une seule tête ne déborde. Plus de querelle de « borom Dakar ».
Tout ceci réglé comme sur un papier de musique, le candidat Macky est allé à la rencontre du peuple dans un marathon digne d’un lutteur assoiffé de victoire.
Là où certains candidats ont peiné à respecter leur calendrier, lui l’a maîtrisé avec des meetings qui se sont succédé dans des endroits des fois éloignés de plus de 100 kilomètres.
A Fatick où à mon sens il a fait sa meilleure sortie il a très tôt compris que les populations en veulent aux responsables mais pas à lui. Il a eu l’information que sa base naturelle s’est fissurée derrière lui. Certains jeunes refusaient même l’accès de leur quartier à des responsables politiques.
Le candidat Macky descend à Fatick en fils du terroir. Il descend de sa voiture pour se fondre dans la foule avant d’entamer une course qui a séduit plus d’un en direction du stade. Arrivé sur place, son discours a touché le cœur des populations du Sine qui ont voté en masse pour lui.
Autre coup de maître qui mérite attention et qui s’est passé lors de son meeting à Koumpentoum dans le département de Tamba. Le candidat arrive dans une localité où les querelles entre le Maire et le président du Conseil départemental ont fini d’en exacerber plus d’un. Au moment de son discours, Macky se rend compte que l’imam ratib de la ville est retenu à l’entrée par les préposés à la sécurité. Il suspend son speech pour lancer à leur endroit : « laissez-le passer ! Comment pouvez vous retenir un Imam qui me fait l’honneur d’être là ! » Cette interpellation est restée dans la mémoire des Koumpentoumois, qui sont allés aux urnes pour rendre hommage à son auteur.
Le candidat Macky SALL a réussi à maintenir le redoutable Abdoulaye Wade loin de ces joutes de 2019 et c’est là où l’élève a fini de dépasser le maître.
Il a aussi réussi à maintenir à ses côtés sans rien faire transparaître, tous ces responsables qui ont joué sur deux tableaux. Je parle de ceux-là qui battaient campagne pour lui et qui en même temps, soutenaient un candidat de l’opposition.
Macky SALL a su seul réussir sa propre réélection et aujourd’hui ne doit rien à personne ! S’il y a des remerciements à faire, le Président les doit à Allah ! Souleymane Ly,Spécialiste en communication julesly10@yahoo.fr 77 651 65 05

LE FESTIN DES CHAROGNARDS PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, DEMBA NDIAYE

EXCLUSIF SENEPLUS – Radios, journaux et autres réseaux sociaux bruissent des gargouillis des ventres affamés qui piaffent d’impatience – Ils veulent équilibrer leurs comptes bancaires saignés par une orgie distributive pour acheter des votes

Après la rapine électorale, c’est l’heure du festin autour de la « dépouille-Sénégal ». C’est le propre des brigands après leur forfait : le partage du butin. Et en règle générale, ça dégénère à coups de chevrotines. Sous le regard du « chef brigand ». Qui, après un regard satisfait sur les blessés et les morts, procède au partage inégal du butin. C’est le sens du lourd silence que fait peser sur son armée mexicaine, le « vainqueur au premier tour », avec un deuxième mandat qui s’annonce encombrant.

Radios, journaux et autres réseaux sociaux bruissent des gargouillis des ventres affamés qui piaffent d’impatience. Ils envoient au front leurs « armées-militants-marrons du feu » pour faire pression et peur au chef : « renvoie l’ascenseur ou on va déballer ». Le plus misérable dans cette ronde macabre des rapaces, c’est qu’en ces heures fratricides, les particularismes électoraux qu’on dénonce sont utilisés outrancièrement : « ma » commune, « mon » département, « ma » région, ont fait les meilleurs scores, alors nous attendons une grande récompense…

À l’activisme-chantage des « vainqueurs » de leurs communes, départements, régions, s’oppose le silence meurtri des battus territoriaux et autres transhumants « fétus de paille » : ils ont vendu leur âme avec un chèque en bois. Parce que voyez-vous, leur bétail électoral n’est finalement pas si bête que ça ; il peut avoir sa dignité, son orgueil ou, tout simplement le sens des affaires en préférant l’original à la copie. Pourquoi diantre ne pas tout simplement aller négocier directement ma potence, avec le chef au lieu de servir de serpillère à un leader défroqué ?

Mais comme l’activisme et le chantage peuvent ne pas suffire pour faire partie de l’armée des carnivores de la « dépouille-Sénégal » pendant les cinq prochaines années, alors on usera et abusera aussi et surtout du mystique : c’est la traite des vrais et faux marabouts, et autres charlatans. Nos armées de « régulateurs sociaux » (ces héros religieux, grands dignitaires, les « civilistes sociétaux » autoproclamés, tout ce beau monde se met en mode « attente-part du gâteau »). Tout s’achète, et surtout en démocratie. C’est l’ADN du libéralisme politique : la marchandisation des valeurs…

Mais on le sait, le « chef-distributeur » est un malin. Sinon, il ne serait pas le chef. Il se mure dans un silence bruissant de mille futurs laissés en rade de sa table festive. Il entre « en résidence » comme les écrivains en « résidence-retraite d’écriture ». Seulement lui, il a la plume meurtrière pour les rêves et les espoirs des ministrables et autres DG d’Agences et directeurs de Sociétés nationales. D’un trait de plume, d’une rature dans son brouillon, d’une ponctuation mal placée, c’est le deuil assuré dans les communes, départements, régions et autres confréries !

C’est l’heure où le chef navigue entre générosité et justice, entre combinaisons politiques et équilibrismes sociétaux. Pendant la campagne, on se bombait le torse en se vantant d’avoir la « plus grosse coalition » du Sénégal et même d’Afrique. Maintenant, on a la plus grande m… pour distribuer les strapontins, satisfaire et/ou mécontenter alliés et autres souteneurs. Quand on vous disait que tout s’achète et se paie…cash en démocratie. Ils font la queue à la « caisse-distribution » de sucettes ; ils réclament leur éco, ils veulent équilibrer leurs comptes bancaires saignés par une orgie distributive pour acheter des votes. Maintenant, ils réclament au bénéficiaire de leurs largesses intéressées, de garnir leurs comptes bancaires pour les cinq prochaines années…

C’est ce qui très vulgairement, s’appelle le renvoi d’ascenseur…Mais pour cela, il faudra s’armer de patience, parce que le rusé chef, sait qu’il ne faut pas mécontenter les troupes à la veille d’une campagne. Sinon c’est la désertion, la démobilisation. Rien ne se passera (en toute logique militaire) avant la prestation de serment et le cérémonial du 4 Avril. Faire durer la douleur, le calvaire, pour mieux tenir en mains les hordes d’affamés, fait partie de l’art et de la science de la guerre…politique.

Ps: Détestent-ils donc tant le chef, qu’a peine élu, ils lui demandent de casser sa principale béquille pour traverser un quinquennat semé d’embûches. Dissoudre l’Assemblée ? Des élections anticipées ? Allons donc ! Le chef, n’est pas chef pour rien : c’est  parce qu’il est le plus malin en calcul mental, en calculs tout court : on ne va pas en guerre en ordre dispersé. Surtout s’il s’agit d’une armée de légionnaires sans éthique. Sous contrat et payés après les campagnes pour lesquelles ils ont été embauchés, engagés. Et dont la devise est : survivre. Allez, laissez le lion aller dormir du sommeil du juste, après une si épuisante campagne. Ça peut être long, épuisant et usant un quinquennat…dndiaye@seneplus.com

LA TENTATION DU MÉDIA D’ÉTAT PAR JEAN MEISSA DIOP

https://www.seneplus.com/ -Africa Check   -Un média public est-il un média d’Etat ? En d’autres termes, a-t-il vocation à être la voix de l’Etat qui le finance ?

Un « média public n’est pas un média d’Etat ». Cette leçon de la Société des journalistes (SDJ) de Radio France internationale au Premier ministre français aurait pu être donnée aussi par des journalistes de pays africains où les médias du service public sont alignés – au corps défendant des rédacteurs – dans des activités qui font plutôt la promotion du pouvoir politique.

Des médias politisés et monopolisés par le  régime au pouvoir sans toujours être orientés vers ce qui aurait pu être leur vocation et leur ligne éditoriale de service public. « Média d’Etat est un abus de langage », assène Ben Ismaël, chroniqueur du portail ivoirien www.abidjan.net.

Quand on fait l’état des lieux de la fonction disponible des « Média d’Etat », analyse le chroniqueur, il n’y a pas de changement dans son rapport avec « l’Etat » qui concerne tout le monde. « L’Etat » c’est tout le monde. Forcément le bien de l’Etat appartient à tout le monde. Dans ce cas, nous nous comprenons déjà, mais en Afrique « média public » et « Média d’Etat » provoquent des incompréhensions et des débats ».

Les médias sont avant tout des « médias de service public »

C’est parce que le gouvernement français a voulu que les médias français du service public (regroupés en une société dénommée France Médias Monde et qu’on a voulu être « une BBC à la française ») promeuvent la diplomatie de Paris que le chef du gouvernement français a subi, pour sa gouverne, la réplique de la SDJ de RFI. « RFI n’a pas vocation à être la voix de la France », souligne la SDJ de RFI dans un tweet.

« Nous sommes, avant tout, des médias internationaux de service public (…) Nous n’avons pas à faire la promotion d’une ligne diplomatique portée par l’un ou l’autre président ».

Une réplique qui relance la controverse sur les notions de « média public » et « média d’Etat » et l’usage abusif que, dans des pays africains et d’ailleurs, des gouvernants peuvent faire de médias qui, parce qu’ils sont financés par l’Etat et relèvent de la propriété de l’Etat, doivent et/ou peuvent être utilisés à des fins politiques et politiciennes, abusives de toutes façons.

C’est que, en France et dans bien d’autres pays à travers le monde, un média d’Etat est forcément un média public, l’un et l’autre étant interchangeables. Très peu de personnes, en dehors des spécialistes, de journalistes ne saisissent la nuance introduite par le fait qu’aussi bien le média public  que le média d’Etat sont financés par des fonds de l’Etat.

Le Réseau du savoir électoral ACE établit une distinction fort édifiante qui aide à mieux comprendre la subtilité. Ainsi, il y a « les médias publics qui puisent à même le Trésor pour présenter une programmation qui est dans l’intérêt de la population en général. Ils n’appuient aucun parti politique, pas même le parti au pouvoir ».

« Les médias nationaux qui appartiennent à l’État et utilisent aussi l’argent du Trésor public. Ils sont également contrôlés directement par l’État ».

« Les médias du gouvernement qui sont la propriété du parti au pouvoir et qui utilisent également l’argent du Trésor public. Ils sont aussi contrôlés par le parti au pouvoir », explique l’article d’ACE.

« La tradition de radiodiffuseur au service du gouvernement »

En Afrique, cette  confusion remonte à bien longtemps. Par exemple, rappelle ACE, « les radiodiffuseurs des pays coloniaux comme ceux des régimes britanniques et français, qui étaient basés sur les convenances plutôt que sur de fermes garanties légales, jouissaient très peu de l’indépendance de leurs confrères métropolitains. Une fois indépendants, les gouvernements des pays post-colonialistes ont maintenu la tradition de radiodiffuseur au service du gouvernement. Ce phénomène a presque fait disparaître la distinction nette qui existait en principe entre les médias du gouvernement et les médias publics ».

« Cette distinction demeure toutefois importante. Le modèle de radiodiffuseur public reposait sur un principe qui est toujours justifié pour la plus grande partie du monde et qui veut que les médias privés ne peuvent à eux seuls garantir le pluralisme de la radiodiffusion. Le problème, toutefois, est que les médias des gouvernements ont, eux aussi, largement failli à cette tâche. Dans plusieurs pays, l’arrivée des médias privés a poussé les gouvernements à exercer un contrôle éditorial des médias publics. »

Le modèle incontesté de média public est la British Broadcasting Corporation (BBC britannique) dont la Revue des médias de l’Institut national de l’audiovisuel français dit que la « meilleure preuve d’indépendance est bien que la BBC réussit à se faire des ennemis de gouvernements de toute couleur politique ».

Ce modèle britannique, bien des publics en rêvent, mais il restera un idéal dont bien des pouvoirs politiques ne voudront pas, parce qu’autrement ils seraient en contradiction avec leur souhait que les médias publics fassent leur promotion politique. Alors, les médias ainsi politisés et monopolisés resteront à libérer.

Tentative d’émigration clandestine à Dionewar : Les deux passeurs déférés

https://actusen.sn Du nouveau dans l’affaire des 89 candidats à l’émigration clandestine interpellés, lundi dernier, sur l’Île de Dionewar par les éléments de la Brigade de Gendarmerie de Fimela. Les auditions ont été menées et d’après LeQuotidien, le Tribunal de Grande instance de Fatick a libéré 87 d’entre eux. Ces derniers sont considérés comme des victimes.

Cependant, deux individus de nationalité Ghanéenne sont toujours en détention à Fimela et seront déférés au parquet d’ici à vendredi. Il s’agit du Capitaine de la pirogue et de son second. L’enquête se poursuit pour essayer de mettre la main sur les autres membres de la bande

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 14/03/2019

Un réseau de trafic de migrants démantelé par la Dic
C. Ngom et A. Thiam, nés respectivement en 1986 et 1973, ont été conduits hier, devant le Procureur par la Division des Investigations criminelles (Dic) pour «association de malfaiteurs et trafic de migrants ». C. Ngom s’est approché des deux parties civiles, des frères, pour leur dire qu’il a un contact à Dubaï qui peut leur trouver facilement un contrat de travail avec un salaire de 500 000 Fcfa. Les frères Sylla ont rassemblé 3 400 000 Fcfa et remis l’argent à C. Ngom. Il était convenu que ce dernier remettra le montant à A. Thiam, gérant d’une agence de voyage, qui à son tour, devait verser les sous à O Diouf, établi à Dubaï. Mais, contrairement à ce qui été promis, les frères Sylla n’ont pas pu trouver de travail une fois dans ce pays et ont galéré pendant 5 mois. Finalement, ce sont leurs proches, qui leur envoyaient de l’argent pour leurs besoins élémentaires, avant de se cotiser pour leurs billets retour. Pendant ce temps, C. Ngom et O. Diouf ont disparu comme par enchantement. A en croire les plaignants, les suspects entretiennent un réseau qui s’active dans l’émigration clandestine et certaines filles qui sont tombées dans le panneau, ont été obligées de se prostituer.

Loi d’amnistie en faveur de Khalifa Sall et Karim
Une rumeur persistante fait état d’une proposition de loi en gestation pour amnistier Khalifa Sall et Karim Wade dans le cadre de l’appel au dialogue lancé par le chef de l’Etat au lendemain de sa réélection. «L’As» a poussé la curiosité pour demander au président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (Bby). Aymérou Gningue dit ne pas être au courant d’une telle initiative. En tout état de cause, poursuit, le député-maire de Mérina-Dakhar, «une hirondelle ne fait pas le printemps». Une manière de dire que le groupe Bby est focalisé sur son travail «au service exclusif du peuple Sénégal qui vient de réélira avec brio Macky Sall».

Délibéré du procès du chauffeur du PUR
Le procès du chauffeur du PUR Ibrahima Ndoye qui avait mortellement heurté un jeune à Tambacounda s’est tenu hier. Selon l’avocat de la défense, Me Ousseynou Gaye, le parquet avait demandé le rabat du délibéré et la réouverture du débat pour pouvoir produire des éléments nouveaux. Le procureur a présenté des vidéos des échauffourées. Seulement, selon l’avocat de la défense, ces vidéos n’ont rien apporté de nouveau. Il a plaidé pour une application bienveillante de la loi. Le tribunal va délibérer le 20 mars prochain.

Aliou Dia président des Forces paysannes
La coalition «Daan Doleyi» et les Forces Paysannes ne sont pas indifférents au débat sur le couplage des élections locales et législatives. Dans un communiqué, le président des Forces paysannes, Aliou Dia prend le contre-pied de Me Aïssata Tall Sall. Pour lui, les questions relatives à la dissolution de l’Assemblée nationale et du couplage des élections locales et législatives, est un non événement. Il est prématuré aux yeux du maire de Mbeuleukhé, d’évoquer ces questions alors que le président Macky Sall n’a pas encore prêté serment. Le leader des forces paysannes invite le président Sall à associer le monde rural dans la gestion des affaires de l’Etat en recueillant leurs avis sur les questions qui ont trait à l’économie, au social et à la politique.

Le «marabout» de Bara Tall et Tanor fixé sur son sort aujourd’hui
Chef d’entreprise basé au Gabon depuis 1975, B. Ndiaye vit des nuits sombres actuellement. Pour cause, des charlatans l’ont roulé dans la farine en lui soutirant le montant de 20 millions de francs CFA. B. Ndiaye avait commencé à éprouver d’énormes difficultés dans ses activités qui étaient en partie dues au non-paiement de créances qu’il détenait vis-à-vis de l’Etat gabonais, son principal client et de particuliers. C’est sur ces entrefaites que son fils, Kh. Ndiaye lui a proposé, au cours d’une discussion de rencontrer un de ses «amis» nommé Kh. Sall, qu’il présente comme un grand marabout qui faisait des prières pour Tanor Dieng et Bara Tall. Kh. Sall lui propose, à son tour, d’aller voir celui qu’il considère comme son chef spirituel, Th. I. Sy qui réside à Thiès. Ce dernier lui a soutiré 20 millions. Le marabout sera extrait de sa cellule de Rebeuss aujourd’hui pour venir écouter le verdict du tribunal.

Parti socialiste
La page de l’élection présidentielle tournée, le Parti socialiste (Ps) reprend les opérations de renouvellement de ses instances de base. En bureau politique samedi prochain, le secrétaire général du Ps, Ousmane Tanor Dieng et les responsables socialistes feront le point sur le processus de vente des cartes et le démarrage du renouvellement des instances de base. Ensuite, l’instance dirigeante du Ps dégagera des perspectives d’activités à court et moyen termes. Dans la même foulée, ils tireront les enseignements du scrutin présidentiel.

Mamoudou Wane candidat à la mairie des Parcelles Assainies ?
Restons au Parti Socialiste (Ps) pour dire que les choses bougent aux Parcelles Assainies. Le secrétaire général de la 11e coordination B du Ps dans cette commune, Mamoudou Wane, multiplie les rencontres dans la localité. Le premier adjoint au maire des Parcelles Assainies est en train de tenir des rencontres avec les différents segments de la société. Il nous revient que le responsable socialiste et vice-président du comité électoral de Benno Bokk Yakaar lors de la présidentielle a tenu une rencontre avec les jeunes de la commune, des imams et des notables. Tout porte à croire que le 1er adjoint au maire des Parcelles Assainies prépare quelque chose en direction des prochaines élections locales, même si l’intéressé se garde pour le moment de dévoiler son projet.

Un véhicule d’intervention des Sapeurs Pompiers se renverse et fait 13 blessés.

https://www.dakaractu.com/ 13 éléments de la brigade des Sapeurs Pompiers de Néma se trouvant à bord camion d’intervention du groupement, ont subi ce jeudi, des blessures suite à un accident.

En effet, à hauteur de la voie des 54 mètres, le véhicule en tentant de dépasser une moto Jakarta, s’est retrouvé sur la partie opposée où un taxi était en stationnement. Dans une manœuvre désespérée pour éviter le pire, le véhicule s’est retrouvé les quatre roues en l’air. Tous les éléments qui étaient à bord ont été admis à l’hôpital du camp militaire de la zone 6 et aux urgences de l’hôpital régional de Ziguinchor. Aux dernières nouvelles, trois des sapeurs pompiers blessés ont été libérés..

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