Revue de Presse du Mercredi 13 Mars 2019

Revue de Presse du Mercredi 13 Mars 2019
Revue de Presse du Mercredi 13 Mars 2019

Ciment:Le prix de la tonne augmente de 3500 Fcfa

http://www.dakarmatin.com La Sococim a augmenté de 3500 francs Cfa le prix de la tonne de ciment. Une hausse que le président de l’Association des consommateurs du Sénégal a dénoncée. « Nous ne comprenons pas, que pour des raisons inavouées, la Sococim procède à cette hausse », s’est indigné Momar Ndao sur les ondes de la Rfm.
« Nous dénonçons cette tentative de prise en otage des consommateurs. Aujourd’hui, c’est la Sococim qui a initié cette augmentation. Pour l’instant, elle est la seule à l’avoir appliquée. 3500 francs Cfa sur la tonne de ciment, nous pensons que c’est injuste », peste le Président de l’Ascosen

Forte contraction de l’activité économique en début d’année 2019

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-L’activité économique hors agriculture et sylviculture au Sénégal a enregistré une forte contraction de 14,8%, en rythme mensuel au terme du mois de janvier 2019 comparée au mois de décembre 2018, a appris APA mercredi auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

Selon cette structure, cette contreperformance est en rapport avec les secteurs primaires (moins8,5%), secondaires (moins 4,7%), tertiaires (moins 5,5%) et de l’administration publique (moins 43,4%).

Toutefois, sur une base annuelle, la croissance de l’activité économique hors agriculture et sylviculture est ressortie en hausse de 9,9% durant la période sous revue. Cette embellie est, principalement portée par l’administration publique (plus 23,5%) et secteur secondaire (plus 12,5%). Le tertiaire (plus 5,0%) et le primaire (plus 4,3%) se sont également bien comportés sur la période. MS/te/cd/APA

Echanges avec l’Uemoa:Les importations sénégalaises évaluées à 5 milliards de FCFA en Janvier

https://www.lejecos.com La Direction de la prévision et des études économiques(Dpee), souligne dans dernière publication « Point mensuel de conjoncture –Janvier 2019) que les importations de biens sont évaluées à 5,0 milliards au mois de janvier 2019 contre 3,3 milliards le mois précédent, soit une hausse de 1,7 milliard.

Elles ont, ainsi, représenté 1,6% de la valeur totale des importations de biens au mois de janvier 2019 contre 0,9% le mois précédent. La Côte d’Ivoire demeure le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone, avec une part évaluée à 91,5% en janvier 2019 contre 45,4% le mois précédent, soit un gain de 46,1 points de pourcentage.

Les achats en provenance de ce pays ont principalement porté sur les « fruits et légumes comestibles » et les « bois et ouvrages » avec des parts respectives de 15,3% et 10,7%. Adou FAYE

Emmanuel Macron annonce 1 milliard d’euros d’investissements français en fonds propres dans les PME et start-up africaines

 (Agence Ecofin) – Du Kenya où il est en visite dans le cadre de la troisième étape de sa tournée en Afrique de l’est, le président français Emmanuel Macron a annoncé que les institutions de financement du développement de son pays, engageront 1 milliard d’euros en fonds propres, dans le capital des start-ups et PMEs africaines.

Les ressources seront mobilisées via à l’Agence Française de Développement et sa branche en charge du secteur privé qu’est Proparco. Il n’y a pour l’instant pas de détails, sur les secteurs et les pays qui seront concernés par cet engagement.

Plus globalement, la France par la voix de son président, s’est engagée à accompagner et à financer des entreprises africaines de petites et moyennes tailles pour un montant global de 2,8 milliards $. Ce montant reste modeste en comparaison aux promesses d’engagements exprimées par la Grande Bretagne, l’Allemagne, les Etats-Unis ou encore la Chine.

Dans un entretien accordé à l’Agence Ecofin en avril 2018, Gregory Clemente, le directeur général du Proparco avait déjà annoncé les couleurs de cette nouvelle coopération française en Afrique. « Nos équipes présentes en Afrique de l’est instruisent actuellement un certain nombre d’opérations, notamment sous forme de prises de participation en direct… Ce n’est pas toujours le cas dans d’autres régions du continent, où notre activité est davantage sous forme de prêts ou de garanties », avait-il fait savoir.Idriss Linge

Gaïndé 2000 souhaite amener cinq start-ups au CES 2020

APA-Dakar-Le Gie sénégalais Gaïndé 2000, spécialisée dans le domaine des TIC, souhaite amener cinq start-ups innovatrices à l’édition 2020 du Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, a annoncé, lundi soir à Dakar, son directeur de l’innovation, Mouhamed Diouf.

Pour réussir ce pari, Gaïndé 2000 mise notamment sur la communication « pour permettre aux uns et autres de comprendre ce qui se fait », mais aussi de se rapprocher des institutions et des entreprises intéressées par les TIC afin que ces dernières parrainent les start-ups appelées à effectuer le voyage de Las Vegas, a indiqué M. Diouf, à l’occasion d’une restitution de la participation sénégalaise à l’édition 2019 de la CES.

Selon lui, la présence des start-ups sénégalais au CES 2019 a été « très timide » à cause d’un certain nombre de difficultés liées à l’obtention du visa pour les Etats-Unis, mais aussi à l’absence de moyens suffisants pour effectuer le déplacement.

Et c’est pourquoi, a-t-il dit, l’Etat du Sénégal à l’instar du Maroc ou de la France doit soutenir davantage les start-ups pour une plus grande visibilité du Sénégal au niveau international et favoriser en conséquence la création d’un écosystème numérique porteur de développement.  ARD/te/APA

Édition francophone d’XL Africa : 20 des meilleures start-ups technologiques d’Afrique francophone intègrent un programme d’accélération de la Banque mondiale

http://www.lactuacho.com Vingt des start-ups du numérique les plus prometteuses d’Afrique francophone participeront à la résidence de L’Afrique Excelle au Mali, une formation d’une semaine entière qui donnera le coup d’envoi de l’édition francophone d’XL Africa, l’accélérateur de start-ups technologiques du Groupe de la Banque mondiale.

Du 24 au 30 mars, les entrepreneurs auront la possibilité d’établir des contacts et de s’instruire auprès d’experts de pointe du secteur, d’accroître leur visibilité régionale et d’entrer en contact avec de potentiels investisseurs et entreprises partenaires, nous informe l’agence APO.

L’Afrique Excelle est l’adaptation francophone du programme renommé XL Africa, qui vise à favoriser une relation plus étroite entre entrepreneurs d’Afrique anglophone et francophone, tout en soutenant ceux vivant au sein d’écosystèmes numériques moins développés, en particulier ceux de pays fragiles tels que la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, le Togo et le Mali.

Le lancement de L’Afrique Excelle coïncide avec celui de plusieurs nouvelles initiatives de l’écosystème, publiques et privées, notamment : la plateforme Digital Africa de l’Agence Française de Développement, les fonds d’investissement récemment établis en Afrique et qui étendent leur rayon d’action au-delà du Nigéria, au Kenya et à l’Afrique du Sud, ainsi que le Sommet des investisseurs d’Afrique francophone (FAIS), un événement régional visant à rassembler les investisseurs, les grandes entreprises et les organisations de soutien aux entreprises.

Selon le document, les start-ups de L’Afrique Excelle sont spécialisées dans les solutions technologiques destinées au marché africain et conçues pour élargir la portée et l’accès de services variés. Parmi celles-ci figurent les technologies liées à l’inclusion financière, les transports, les soins de santé, les technologies vertes, l’analyse de données et les logiciels d’entreprise.

Les startups participant au programme commercialisent déjà leurs produits ou services sur un ou plusieurs marchés d’Afrique francophone, affichent un chiffre d’affaires solide et sont bien positionnées en termes de croissance et d’expansion transfrontalière. Au cours de leur formation en résidence au Mali, les entrepreneurs bénéficieront de formations, de consultations individuelles et d’un apprentissage entre pairs. La résidence s’achèvera par une session de pitchs lors du Sommet des investisseurs d’Afrique francophone (FAIS).

Dix de ces entreprises seront alors sélectionnées pour participer à une deuxième semaine de formation résidentielle en France en mai 2019. Au cours de cette semaine, elles bénéficieront de formations et d’un mentorat intensifs à thecamp avec le soutien de Sophia Business Angels, ainsi que des conseils spécialisés de la part de Deloitte Google.

Ces entreprises seront également présentées à des investisseurs au cours des conférences AfroBytes et VivaTech, qui auront lieu à Paris du 15 au 18 mai 2019. Grâce à la participation d’investisseurs africains de premier plan, L’Afrique Excelle aidera ces start‑ups à lever des fonds compris entre 250.000 et 5 millions de dollars.

« A l’instar du programme XL Africa, L’Afrique Excelle a attiré de nombreuses start-ups numériques d’Afrique francophone en croissance. Nombre d’entre elles, qui ont déjà levé des fonds pour un montant total de plus de 11 millions de dollars, sont actives sur plusieurs marchés africains. C’est un signal fort de la compétitivité des start-ups africaines francophones et de leur contribution aux économies numériques africaines », a déclaré Sebastian Molineus, directeur du département Finance, Compétitivité et Innovation du Groupe de la Banque mondiale.

LA TETE DU DG DE LA DOUANE SUR LA TABLE DU « MACKY »

https://www.seneplus.com Direct InfoOumar Diallo risque d’être emporté par deux brûlants dossiers : importation frauduleuse de médicaments et trafic dans le sucre avec les fameuses Déclarations d’Importation de produits alimentaires qui ont fini de mettre l’économie sénégalaise à genoux

Les jours du DG de la Douane à la tête du secteur seraient-ils comptés ? Tout porte à le croire. Oumar Diallo risque d’être emporté par deux brûlants dossiers : importation frauduleuse de médicaments et trafic dans le sucre avec les fameuses Déclarations d’Importation de produits alimentaires (DIPA) qui ont fini de mettre l’économie sénégalaise à genoux.

L’affaire d’importation frauduleuse, de contrebande et de distribution illégale de médicaments hante encore le sommeil de nombreux Sénégalais. Au cœur de cette affaire, figure Le Dr Katy Fall. Cette dernière après avoir créé en 2012 une société dénommée Akgroup, l’a substitué contre une autre du nom d’Innov chargée de la promotion de médicaments. Mais, derrière ce business se cacherait un subterfuge. « Prétextant recevoir et distribuer des échantillons, le Dr Fall utilise des acrobaties pour s’adonner à la vente parallèle de médicaments aux structures publiques et pharmacies », renseigne notre source. Les commandes sont effectuées sous le couvert « échantillons sans valeur commerciale », alors que l’importance des commandes indique le contraire. La dame réussissait si l’on se fie aux documents qui nous ont été présentés à écouler « des médicaments au label douteux, tout en échappant au contrôle de la douane ». Pour contourner les voies légales à l’importation de médicaments, le Dr Fall s’est même permis de « confectionner de faux arrêtés ministériels ». Ces faux documents ont permis de faire passer les faux médicaments et de les écouler sur le marché officiel sénégalais. Une plainte a été introduite toujours selon notre source, par des ex-employés de la dame au niveau de l’office national de lutte contre la corruption (OFNAC), mais aussi une lettre de dénonciation adressée à la cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF). L’ Ofnac a même saisi le Parquet.

Le dossier des faux médicaments sous le coude de la Douane

Le dossier a atterri sur la table du Dg de la Douane sénégalaise. Ses éléments ont même réalisé des enquêtes et ont dressé un Procès-verbal . Le colonel en charge du dosssier avait convoqué beaucoup de fournisseurs en confrontation avec Dr Ndèye Katy Fall. Selon nos sources, ils avaient tous avoué devant le Colonel et ont signé sur le Pv transmis à la hierarchie. Espérons que le Pv est resté intact. La question que tout le monde se pose est celleci : qu’attendent les services de la Douane pour passer à l’étape supérieure ? C’est à dire mettre la main sur Mme Fall et ses complices pour recouvrer cette manne financière qui constitue un manque à gagner terrible. On parle de 100 miliards perdus par le Trésor public dans cette affaire rocambolesque. La Douane s’est saisie du dossier a bouclé l’enquête. Mais depuis lors, elle n’ avance pas. Les Sénégalais s’interrogent : Ndèye Katy Fall, l’incriminée serait-elle intouchable ? Bénéficie-t-elle d’un soutien au Sommet ? Dans tous les cas, la dame n’est nullement inquitée. On soupçonne des complicités dans les milieu douaniers et étatiques. Ce qui risque de coûter au DG de la Douane son poste. Toujours selon nos sources , c’est un trafic à l’échelle internationale avec des ramifications en France , en Inde et dans la sous-région.

Le sucre trop salé pour le DG de la Douane

Implantée depuis 50 ans dans notre pays, la CSS joue un rôle moteur dans notre industrie nationale. La capacité de production de la CSS était de 144 000 tonnes par an, il y a 5 ans, le besoin des Sénégalais pour sa consommation était de 150.000 tonnes. Aujourd’hui, avec l’émigration, de nombreuses populations de la sousrégion, s’installent au Sénégal. Ce qui fait que notre consommation a augmenté et est estimée à 175.000 tonnes. Sous ce rapport, cette quantité de sucre manquante devait être importée. Pour répondre à cette préoccupation, la CSS a dû entreprendre de lourds investissements pour pouvoir résorber le gap de 30.000 tonnes. Ainsi, le ministère du Commerce a institué des Déclarations d’importation de produits alimentaires ou DIPA. Malheureusement, cette « DIPA » est devenue un deal grave. Ce qui entraîne une mévente de nos produits nationaux et subséquemment, cela finit par tuer toute la production de sucre. La « DIPA » connaît un problème de gestion. Quelquefois, elle dépasse les 100.000 tonnes. Pire une société très connue, importe des cargaisons en destination du Mali. Par exemple si la quantité importée faisait 40.000 tonnes. Ce qui est sûr : les 30.000 tonnes ont été écoulées au Sénégal. S’il arrivait à la Douane de contrôler, ladite société montrait des papiers en bonne et due forme avec des cachets qui justifient la sortie de ces tonnages. Ce qui est grave, c’est que la DIPA est arrêtée depuis Janvier 2019. A ce jour, les camions continuent à charger à la Plateforme malienne au vu et au su de tout le monde.

Alerte de la CSS avec des preuves palpables

En ce qui concerne cette situation, la Css a alerté la Direction Générale de la Douane qui est déjà mise au courant. Mieux, des preuves ont été fournies. Il a été montré à la haute hiérarchie étatique que quotidiennement des camions y sont chargés. La durée fixée pour l’ouverture de l’importation du sucre a été dépassée depuis plus de 6 mois. Ce qui ouvre la voie à des procédés frauduleux. Au DG de la Douane, il lui est reproché de ne pas veiller sur les ressources du pays émanant des taxes douanières. A un an de sa retraite, est-il indiqué de lui confier une Direction aussi importante que celle de la Douane ? Les personnes en fin de carrière n’ont plus d’ambition majeure. D’ailleurs, les recettes de la Douane ont drastiquement baissé. Une moins-value de plus de 100 milliards de nos pauvres francs a été enregistrée. Comment comprendre que des délinquants à cols blancs puissent continuer à tuer impunément notre économie ? Cette conjonction de facteurs fait que le DG de la Douane est sur siège éjectable. Des indiscrétions révèlent qu’il fera partie des premières têtes sabrées par le Président Macky Sall après le remaniement BDN

Distribution : Auchan augmente ses chiffres de 152 % en Afrique

http://www.rewmi.com Avec 30 magasins répartis entre le Sénégal et la Mauritanie, l’activité africaine d’Auchan reste très minoritaire au sein du groupe. Elle s’avère cependant particulièrement rentable alors que le groupe affiche des chiffres en baisse partout ailleurs.

 Alors que le groupe Auchan vient de présenter un bilan particulièrement morose pour l’année 2018, avec un chiffre d’affaires en baisse de 3,2%, l’Afrique est le seul continent où les ventes du groupe ont augmenté.

Implanté en Afrique depuis 2015, avec 28 magasins au Sénégal, et 2 enseignes en Mauritanie, Auchan voit ses revenus africains plus que doubler, passant de 40 millions d’euros en 2017 à 101 millions d’euros en 2018 (+ 152,5 %). Bien que très minoritaire dans l’activité totale de l’entreprise, le continent voit ainsi sa part doubler (de 0,1 à 0,2 % du résultat global).

Au Sénégal, malgré la grogne du collectif « Auchan dégage », le groupe français semble ainsi s’installer dans le paysage commercial local, depuis sa première ouverture d’enseigne en 2015, d’abord sous l’enseigne Atac, puis en rachetant, en septembre 2017, les magasins Citydia. Une stratégie d’expansion réussie : le groupe compte désormais 28 points de vente, tous sous la marque Auchan.

Le déploiement est plus lent en Mauritanie où l’aventure a également commencé en 2015 via un franchisé local constitué par un groupe d’investisseurs mauritaniens. Alors que l’objectif initial était d’ouvrir « une vingtaine de supermarchés en cinq ans » dans les principales villes du pays, seuls deux magasins ont à ce jour ouvert leurs portes.

CFAO, un nouveau concurrent

Si l’expansion de la marque au Sénégal a été relativement facile du fait du rachat de Citydia, son principal concurrent, le groupe doit désormais faire face à un nouvel acteur dans le paysage dakarois : le groupe français CFAO, qui a ouvert sa première enseigne Carrefour Market à Dakar, en janvier 2019 et projette d’implanter, d’ici 2020, trois magasins de sa nouvelle enseigne low-cost destinée aux couches populaires.

Un défi qui pourrait s’avérer plus délicat que la simple concurrence avec l’acteur historique Casino, dont l’ex-directeur commercial d’Auchan, Laurent Leclerc, estimait en 2015 ne pas craindre le créneau haut de gamme, les deux acteurs visant cette fois la même clientèle.

Les accusations de dumping et de concurrence déloyale envers les petits commerçants par le collectif « Auchan dégage » ont en outre amené le gouvernement à publier un décret visant à réglementer l’activité des supermarchés, mais celui-ci a été jugé insatisfaisant par les membres du collectif. Les discussions se poursuivent.JA

Pêche industrielle : 115 navires dans les eaux sénégalaises

https://www.ndarinfo.com A ce jour, il y a 115 bateaux de pêches dans la zone économique exclusive du Sénégal. Selon la Direction de la protection et de la surveillance des pêches (Dpsp), sur les 115, les 10 sont français, 28 autres espagnols et tout le reste sont des bateaux sénégalais, si l’on en croit Babacar Sadikh Sano de la Dpsp. Il s’exprimait à l’occasion d’une journée d’immersion à la Dpsp organisée en partenariat avec le Groupe de recherche sur l’environnement et la pêche (Grep). Ces bateaux devraient d’ailleurs bientôt arrêter leurs activités, sauf prolongement du bail. En effet, les accords de pêche entre le Sénégal et l’Union européenne expirent le 19 novembre 2019.

Des acteurs comme Greenpeace et les pêcheurs artisanaux qui accusent les chalutiers étrangers de piller les fonds marins du Sénégal ne manqueront certainement pas de faire du lobbying pour que les accords ne soient pas renouvelés. Sauf que du côté de l’Etat, la vision est tout autre. Le capitaine de vaisseau Mamadou Ndiaye, patron de la Dpsp pense qu’il y a de l’exagération sur cette question. ‘’Il y a beaucoup de contrevérités dans ce que disent les gens’’. Selon lui, il n’y a pas de bateaux chinois ou russes sur les eaux sénégalaises. Par contre, ajoute-t-il, bon nombre de navires battant pavillon chinois pêchent dans les eaux des pays de la sous-région pour débarquer à Dakar, parce que c’est là où il y a l’infrastructure.

Pour les bateaux européens, soutient-il, l’accord concerne uniquement le thon et le merlu. SENEWEB

Îles du Saloum-33 jours sans eau dans plusIeurs localItés:Sur la piste d’un scandale sans précédent.

https://www.dakaractu.com 33 jours sans eau à la date du mardi 12 mars 2019. C’est le calvaire que vit la localité de Yayème en même temps que plusieurs localités du Sine Saloum.

Une situation scandaleuse qui a intéressé Libération, dont les investigations mettent formellement en cause la Société d’exploitation des ouvrages hydrauliques (Seoh), une société privée contrôlée par des capitaux étrangers. Contrairement aux rumeurs, ce n’est pas la Sde, mais bien la Seoh qui est délégataire du service public dans les Îles du Saloum. La qualité des «investissements» qui devaient permettre d’approvisionner correctement la zone en eau est en cause. C’est le cas du Château d’eau de Mbodiène qui ne l’est que de nom. Mais aussi de l’ouvrage sis à Tassette qui peine à supporter toute la pression de l’eau devant alimenter les Îles du Saloum.

Pire encore, pendant que les populations vivent le martyr, des exploitants agricoles de la zone sont régulièrement approvisionnés par un réseau parallèle dont les tenants ont été formellement identifiés. Libération reviendra en détail sur ce scandale et interpelle les plus hautes autorités sur cette affaire quand même très grave.

« ILA TOUBA »:LES GRÉVISTES DEVRAIENT REPRENDRE LE TRAVAIL VENDREDI

Bambey, 13 mars (APS) – Les travailleurs engagés à Bambey pour la construction de l’autoroute ’’Ila Touba’’, en grève depuis mardi pour protester contre les retards enregistrés dans le paiement de leurs salaires, ont annoncé avoir décidé de reprendre le travail vendredi, suite à une rencontre avec le préfet Mor Talla Tine.
Suite à cette rencontre, l’autorité administrative a promis de rendre compte aux autorités concernées pour qu’une solution puisse être trouvée dans les meilleurs délais aux revendications de ces travailleurs engagés par la CRBC, société nationale chinoise des travaux de ponts et chaussées.

« Notre rôle, c’était de tenter une médiation. Ils ont exposé leurs difficultés. Ils sont restés deux mois sans percevoir leur salaire. Ce que nous déplorons. Nous avons également insisté auprès de la direction générale de CRBC pour qu’une solution urgente soit trouvée », a fait savoir M. Kébé.

Le préfet, après avoir reçu les grévistes qui lui ont remis un mémorandum, a dit être sensible aux difficultés de ces travailleurs qui « n’arrivent pas à comprendre ce qui se passe (…)’’.

« Nous n’avons reçu que des avances de 40 000 francs CFA. On avait décidé de ne plus travailler jusqu’à ce qu’on nous paye nos salaires ou qu’on nous dise quelque chose de concret’’, a déclaré Assane Diouf, porte-parole des travailleurs de la CRBC à Bambey.

A en croire Mouhamadou Diawara, chargé des relations extérieures de la CRBC dans le département de Bambey, le retard noté dans le paiement des salaires de ces travailleurs s’explique par un problème de calendrier.

« L’entreprise reconnaît qu’elle leur doit deux mois de salaire. Ce n’est pas un manque de volonté mais un problème de calendrier. Le calendrier chinois est différent de celui que le Sénégal applique », a-t-il dit.FD/BK

Exploitation du zircon de Diogo:L’insatisfaction des populations locales face aux répliques de Gco

Leur localité riche de ressources minières aujourd’hui en phase d’exploitation, les populations de Diogo tardent cependant à afficher le sourire. Témoin de leurs manifestations de colère, pour pester contre les responsables de la Gco (Grande Côte Opération) une société minière qui exploite le Zircon à Diogo sis dans le département de Tivaouane.

Dans ce reportage qui suit, Dakaractu qui était à la rencontre des populations y a recensé l’essentiel des frustrations des populations locales. Des mécontentements qui sont relatifs à l’insuffisance de taxes allouées à la commune de Darou Khoudoss qui abrite la zone de Diogo; le caractère insuffisant d’infrastructures réalisées par Gco au profit des locaux; le niveau des emplois octroyés aux jeunes de la localité jugé faible par rapport à la demande etc…

Après les plaintes de certaines voix autorisées des populations comme, entre autres, le 1er adjoint au maire de la commune de Darou Khoudoss et de responsables d’organisations de jeunes et de femmes, ce fut le tour des autorités de Gco de se prononcer. Ceux-ci, au détour d’une visite du site, ont tenté d’apporter la réplique. Une occasion pour des cadres de la dite société minière de contester, dans cette vidéo qui suit, les dires des populations locales.

Crash en Éthiopie : Le Sénégal interdit le Boeing 737 Max dans son espace aérien

http://www.dakarmatin.com À l’instar de beaucoup de pays à travers le monde, le Sénégal a jugé utile de prendre toutes les mesures conservatoires pour sécuriser son espace aérien suite au crash de l’avion d’Ethiopian Airlines. En clair, les compagnies aériennes qui utilisent les Boeing 737 Max ne sont plus autorisés à desservir notre pays. La précision est faite par le Directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), Maguèye Maram Ndao, contacté par iRadio. Depuis Bissau, il annonce la tenue, vendredi prochain, d’une réunion des ministres des Transports aériens des pays membres de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) pour aborder cette question.

Le Dg de l’Anacim d’indiquer : « Nous avons commencé par répertorier l’ensemble de la flotte concernée qui fréquente le Sénégal. C’est ainsi que nous avons pu noter que Turkish Airlines venait à Dakar avec ce type d’aéronef. Il y avait également Mauritania Airlines, Air Italie et une autre compagnie charter. Il faut noter que le risque n’existe plus parce que Turkish nous a notifiés hier avoir arrêté l’exploitation jusqu’à nouvel ordre de ces types d’aéronef. La Mauritanie vient également de le faire. Je suis même avec le directeur général de l’aviation civile de Mauritanie. Enfin, les trois autres compagnies aériennes européennes sont également frappées par cette mesure d’interdiction au niveau de l’Union européenne (Ue) »

Evacuation en cas d’urgence à l’aéroport de Diass : L’AIBD réussit son premier exercice

https://www.dakaractu.com Dans le cadre de la sécurisation de l’Aéroport International Blaise Diagne et de ses passagers, le gestionnaire dudit aéroport Limak-AIBD Summa (LAS) a organisé, ce mercredi vers 10 heures un exercice de simulation d’attentat à la bombe dans une des toilettes de l’aérogare. Cet exercice a permis de tester la réaction des acteurs intervenant dans le domaine de la sûreté et de la sécurité sur la plateforme aéroportuaire : Police, Gendarmerie, Douane, HAAS, TSA, 2AS, ASECNA, AIBD SA, compagnies aériennes et  celles des passagers. Ces derniers ont cru vivre une situation réelle, mais qui ont au finish apprécié l’encadrement des agents de facilitation et des forces de sécurité.

Dans ce communiqué qui est parvenu à Dakaractu.com,  LAS nous informe que « un satisfecit a été relevé lors de la séance de débriefing pour un premier exercice ».

Toutefois,  des recommandations ont été faites à certains acteurs pour l’amélioration des procédures et du système d’évacuation déjà performant grâce à l’implication de tous par l’intermédiaire du Service Sécurité-Incendie et d’Assistance à personne (SSIAP) de LAS.

La face cachée des arriérés d’indemnité de ziguinchor

http://www.dakarmatin.com Le cri du cœur lancé hier par le représentant de 150 policiers de Ziguinchor qui réclament 9 mois d’indemnités journalières d’opération(Ijo) estimées à 101 250 000 Fcfa n’est en fait que la face visible de l’iceberg. En vérité, un malaise profond règne dans la Police parce que certains éléments, notamment de la Bnse et de la Dst, sont favorisés en matière d’indemnités tandis que d’autre ont  vu leurs crédits téléphoniques revus drastiquement à la baisse, passant de 60 000 à 6 000 Fcfa.

En cette période de vaches maigres, un trou de 75 000 Fcfa par mois, dans les revenus d’un policier qui a un salaire moyen, ne peut qu’être ressenti. Il est question de 9 mois d’arriérés d’Indemnités Journalières d’Opération (Ijo) estimées à une enveloppe globale de 101 250 000 Fcfa. Selon nos sources, cette affaire n’est que l’arbre qui cache la forêt.

En vérité, il y a un profond malaise qui s’est installé dans la Police sur cette question, depuis quelques temps. D’après nos sources, sous Wade, les éléments de renseignement bénéficiaient de 60 000 Fcfa de crédit téléphonique par mois pour les appels locaux et de 25 000 Fcfa pour les appels internationaux. Aujourd’hui, ceux de la Brigade nationale de Sûreté de l’Etat (Bnse) et de la Direction de la Sûreté du Territoire (Dst), qui dépendent du Ministère de l’intérieur, ne perçoivent plus que six mille (6 000 Fcfa) mensuellement pour le téléphone .

Ils ont le moral dans les bottes. Une frustration d’autant plus grande que certains de leurs collègues affectés à la Délégation nationale des renseignements (Dnr), dirigée par l’Amiral Farba Sarr où sont logées la Direction Générale des renseignements intérieur (Dgri, commandée par un policier) et la Direction Générale des renseignements extérieurs (Dgre, coiffée par un officier supérieur militaire), sont grassement payés.

En effet, la Dnr dépend de la Présidence de la République. D’après nos sources, ses agents bénéficient d’indemnités mensuelles allant de 200 000 Fcfa à 250 000 Fcfa, compte non tenu de 100 000 Fcfa de crédit téléphonique et des bons de carburant.

LA POLICE PARLE DE BLOCAGES AU TRESOR 

Joint au téléphone, un officier de Police renseigne sous l’anonymat que l’autorité est sensible et consciente de la situation et promet de la résoudre incessamment. D’après lui, quelques difficultés au niveau du Trésor seraient à l’origine des arriérés de 9 mois. Quoi qu’il en soit, l’Etat devrait veiller à mettre nos forces de sécurité dans de meilleures conditions de travail. Il y va de la stabilité au pays

La prévention pour stopper l’insuffisance rénale

http://www.emedia.sn Avec 850 millions de personnes touchées à travers le monde, l’insuffisance rénale constitue la 6e cause de décès. L’OMS projette une progression de 17 % de la maladie dans les 10 prochaines années. En prélude à la Journée mondiale du rein 2019 (14 mars), le ministère de la Santé et de l’Action sociale a tenu aujourd’hui un point de presse pour mieux faire connaitre cette pandémie concentrant 2 à 3 % du budget mondial de la santé.

Le docteur El Hadj Fary Ka a insisté la nécessité pour « les personnes issues de familles avec de tels antécédents médicaux » de se faire dépister notamment en contrôlant leur pression artérielle régulièrement. En outre, le diabète, l’obésité et le faible poids à la naissance sont des facteurs de risque. Et le professeur titulaire en néphrologie de signaler la meilleure manière de s’en prémunir reste la prévention.

C’est ce qui motive d’ailleurs l’ouverture, ce jeudi, du centre de dialyse de l’hôpital de Pikine. Mais la meilleure solution pour les dialysés dont 753 sont pris en charge dans le public reste la transplantation rénale. D’ailleurs selon Amadou Doucouré, directeur de la Lutte contre la maladie, la nomination des membres du comité de transplantation rénale est un des défis du ministère de cette année 2019. A ce titre figure l’enquête de prévalence sur l’insuffisance rénale qui permettra le nombre exact de personnes atteintes par cette maladie.
Doudou Sarr de l’Association nationale des hémodialysés et insuffisants rénaux du Sénégal considère pour sa part que « tout un chacun est considéré » par cette maladie, abordant leur rôle de sensibilisation. Ibrahima NDIAYE

Awa Marie Coll Seck membre du jury du Noguchi Prize

http://www.emedia.sn Le Professeur Awa Marie Coll Seck a été choisie membre du jury Noguchi Prize, l’équivalent du Prix Nobel, indique un communiqué parvenu à emedia.sn. Le jury qui se réunit aujourd’hui et demain au Japon sous la présidence du Premier ministre japonais Shinzo Abe élit les deux personnalités mondiales qui ont le plus marqué leur époque dans le développement de la Médecine, des Sciences et de la technologie dans leurs publications.

La remise de distinction prévue en marge du sommet du Ticad d’août prochain sera retransmise en direct par plus de cent cinquante chaînes de télévisions du monde. L’ancienne ministre de la Santé est la première femme agrégée de médecine spécialiste des maladies infectieuses et tropicales au Sénégal. Ibrahima NDIAYE

Pollution de l’air au Sénégal:«Les alertes sont à prendre au sérieux»

iGFM- De nombreuses alertes de poussière dans l’air de Dakar, et du reste du pays, s’enchaînent depuis quelques semaines. Une situation tout à fait sérieuse, et qui n’est pas prête à donner du répit aux jeunes enfants, aux personnes âgées et aux asthmatiques. iGFM s’est rendu au centre de gestion de la qualité de l’air, pour mieux cerner le cas avec André Jacques Diokh, chargé de la modulation de la gestion de la qualité de l’aire à la Direction des Etablissements Classés du ministère de l’Environnement.

Récurrence des viols au Sénégal : Le CLVF dénonce, condamne et interpelle l’Etat

https://www.leral.net Le Comité de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles (CLVF) « dénonce et condamne vigoureusement » les viols commis sur des fillettes notamment celui survenu dernièrement à Diamaguène, où une petite de 3 ans a été violée par un individu non encore identifié.

Le CLVF invite l’Etat à prendre des « mesures fortes pour la protection des enfants qui sont aujourd’hui dans une situation d’extrême vulnérabilité, avec la fréquence de ces actes ignobles commis à leur encontre et qui peuvent même être associés à un crime ».

Déplorant la récurrence de ces actes ignobles, le CLVF « demande la condamnation ferme  des auteurs, conformément à la loi qui n’admet aucun sursis ni circonstances atténuantes dans ces situations de violences sexuelles sur mineures de moins de 13 ans ».

Par ailleurs, « le CLVF en appelle aux populations à faire montre de patriotisme pour la dénonciation et le témoignage et aux familles touchées à se référer à la justice pour ces actes qui en aucun cas, ne peuvent être passés sous silence ».

Violence : 1 600 cas enregistrés à Pikine en 2018

http://www.emedia.sn La boutique de droit de Pikine a enregistré plus de mille six cents (1.600) cas de victimes de violences, en 2018. Bilan fait à l’occasion d’un atelier qui regroupait les acteurs et intervenants dans la prise en charge, à l’initiative de l’Association des juristes du Sénégal (AJS). Laquelle association a émis l’idée de la création d’un centre multidisciplinaire de prise en charge de ces femmes victimes de violence. Ainsi, le constat est fait que les femmes victimes de violence ont besoin d’une meilleure prise en charge. L’AJS qui pose le débat, a échangé avec les forces de l’ordre, le corps médical, les ’’badiènou gokh’’ (marraines de quartier), entre autres acteurs.

« Aujourd’hui, relève Nafissatou Seck, la coordonnatrice de la boutique de droit de Pikine, interrogée par Radio Sénégal, il y a plusieurs acteurs, la police, le tribunal, les maisons de justice, les ’’Badiénou gokh, le corps médical, les boutiques de droit et tous les acteurs qui interviennent autour de cette question de prise en charge. D’où l’intérêt aussi de cette présentation afin que nous puissions avoir une chaîne vraiment dynamique pour que chaque victime connaisse les structures de prise en charge. » D’autant que, souligne-t-elle, « les conséquences sont nombreuses. Déjà, sur le plan médical, il y a les maladies sexuellement transmissibles (MST), les grossesses indésirables mais aussi les conséquences psychologiques, des traumatismes, des dépressions, la perte de l’estime de soi, sur le plan personnel. (Un impact) également sur la société parce qu’une victime de violence est également une perte pour la société et pour l’économie. »

Soutenant que « l’offre de service doit être améliorée », la juriste indique que « plusieurs défis sont à relever » comme « la création d’un centre de prise en charge. » Car, « malgré les avancées qui ont été notées, il nous manque encore, à l’exemple du Rwanda, un centre holistique de prise en charge où la victime n’aura pas besoin d’être éparpillée mais elle pourra trouver au sein d’un même centre tous les services médicaux, juridiques et psychologiques dont elle a besoin pour pouvoir se réinsérer dans la société. » DIÉ BA

Reprise des cours des étudiants de l’ESP :  les revendications n’ont porté aucun fruit

https://www.pressafrik.com Depuis plus d’un mois, l’Amicale des étudiants de l’ESP proteste à l’intérieur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar pour rejeter les 444 lits octroyés par la Direction du COUD. Un quota que le président de l’amicale des étudiants de l’ESP Pape Assane Ndoye trouve insuffisant vu le nombre de pensionnaires et pointe du doigt les responsables de Centre des oeuvres universitaires de Dakar, qui gère les logements des étudiants au niveau du campus de l’Ucad 1994. Après une grève de plusieurs semaines, ces étudiants ont repris les cours ce lundi 11 mars

« Avec 40  heures de cours obligatoire par semaine, 20 heures de travaux personnels obligatoires par semaine, une seule section pas de rattrapage dans la majorité de nos départements. Ça  c’est le rythme de travail assez soutenu que l’Etat du Sénégal exigent de nous, qui seront demain ingénieurs, techniciens dans les domaines de l’électricité et de la chimie, du génie mécanique et de la gestion», déclare le président de l’amicale des étudiants de l’Ecole Supérieure Polytechnique (ESP), pour légitimer leurs revendications pour plus de considérations à leurs conditions de vie estudiantine.

C’est ainsi que le Hashtag #Coud_Assassina été lancé le 23 janvier 2019, pour donner vie aux revendications des étudiants de l’ESP dans les Réseaux sociaux? Beaucoup de réactions ont été enregistrés sur Twitter et Facebook.

« Ce n’est pas parce qu’on est les meilleurs que nous demandons plus, mais parce qu’on exige plus de nous »

Pointant du doigt les responsables du Centre des oeuvres universitaires de Dakar, Pape Assane Ndoye de souligner que leur  » situation était considérablement délabrée mais au moment où la gestion a été confié au Coud, la situation est devenue aujourd’hui plus que câbleuse.  En 2011, on nous a proposé de nouveaux logements prenant en compte toutes nos préoccupations. Et on avait même tenu une assemblée générale à ce sujet. Et du jour au lendemain, on aperçoit qu’une commission s’est réunie et qu’un quota est réparti comme suit : 440 lits. Et l’argument qui est donné est « non, vous êtes des privilégies, vous représentez  2% « , dénonce t-il .  Ce qu’on exige de nous, c’est ce qu’on exige des autres. Ce qui est déplorable, c’est qu’on ne pas accepter de voir des étudiants qui s’entassent dans les chambres. Ce que nous réclamons c’est notre droit. Dans toutes les écoles polytechniques, ils sont dans de bonnes questions. A L’EPT, à l’ISFAR à l’ENSA  de Thiés,  donc pourquoi pas nous. C’est pas parce que qu’on est les meilleurs, mais parce qu’on exige plus de nous. »

Pour se faire entendre, les étudiants de l’ESP sont allés jusqu’à établir une frontière entre leur campus et celui de l’Ucad. En effet, ils avaient installé des barricades à la grande porte de l’établissement, pour empêcher les étudiants des autres facultés de l’Ucad à accéder à leur restaurant. Des échauffourées nocturnes ont même eu lieu entre étudiants.

La réplique du COUD

« L’ESP ne peut pas se plaindre de 120 étudiants à loger, alors qu’il reste 30 000 étudiants non logés à la Fac Lettres »

Des revendications que le chef de département de la gestion des cités universitaires et de la vie étudiante Khalifa Ababacar Diagne balais d’un revers de main. Pour lui, les arguments des étudiants de l’ESP sont mal fondés.

«Ce qui s’est passé est que nous avons inauguré six (6) pavillons et d’une capacité d’accueil de 4000 lits. Et dans ces six (Pavillons), il y a deux qui sont dans le campus de l’Esp et l’Enstp qui sont voisines et qui a le même régime que l’Esp. Ces pavillons donc appartiennent à tous les étudiants de l’Ucad. Ceux qui connaissent l’université savent que l’ESP est minoritaire. Quand ils nous mettent sur la table la rigueur de leurs études ou la particularité de leur établissement, c’est un argument que les Fac Médecine ou Sciences et autres peuvent brandir… », réplique t-il.

De poursuivre que « si la règle des trois était appliquée, ce département n’aurait bénéficié que de 80 lits. Mais on ne l’a pas fait, car dans la répartition du quota, ils ont eu 444 lits, soit un total de 940 lits. Donc ils doivent considérer ce cadre global où ils vivent. C’est injuste ! Et c’est même malsain ! L’ESP ne peut pas nous dire qu’il nous reste 120 étudiants à loger et alors qu’il reste 30.000 étudiants à loger à la Fac des Lettres, 10.000 étudiants à la Fac de Médecine , et 18.000 étudiants à la Fac de Droit. C’est malsain ! »

Et pour ce qui est de la gestion, « j’avais même proposé à leur Directeur de leur rendre la gestion sociale de leur département. Donc si on ne faisait pas mieux notre travail nous en serions pas là », rétorque le chef de département de la gestion des cités universitaires et de la vie étudiante. Selon le président de l’amicale des étudiants de l’ESP, Papa Assane Ndoye, ils ont décidé de mettre un terme à leur mouvement d’humeur, après avoir signé un protocole d’accord avec les autorités du Coud, qui ont promis une meilleure prise en compote de leurs préoccupations. Fana CiSS

DU FOLKLORE DANS LA FRACTURE CULTURELLE PAR MOHAMED MBOUGAR SARR

EXCLUSIF SENEPLUS #Enjeux2019 – Présumer du privilège exclusif accordé au folklore de pouvoir seul dire ce qu’on est revient aussi à fracturer la culture

#Enjeux2019 – J’évoquais, dans la première partie de cette réflexion, la nécessité d’imaginer des « hétérotopies » pour réduire la fracture culturelle. Ce n’est là qu’une étape liminaire : le cœur véritable de ce travail me semble devoir s’attacher à quelque chose de plus essentiel : étendre le domaine (de définition) de la culture au Sénégal. Celui-ci me paraît trop souvent exclusif, ou étriqué, pour le moins.

Je retarde provisoirement la définition que je propose de donner de la culture ; c’est que j’espère qu’elle commencera naturellement à s’esquisser à la fin de cette réflexion. Il me semble en revanche important de dire dès maintenant ce que je tiens pour sa condition sine qua non : la pluralité et la coexistence des formes. Rappelons cette évidence : dans une même aire culturelle, les expressions et usages de la culture prennent toujours des formes différentes, que l’histoire, le contact ou non avec d’autres cultures, le rapport au réel et au surréel, la sensibilité personnelle, construisent, modèlent, modulent, transmettent. Il y a fracture culturelle lorsqu’une de ces formes s’arroge le monopole de l’expression de ladite culture, déniant à tous les autres aspects, parfois avec condescendance, la possibilité de l’exprimer ou de la magnifier. Cela – et

c’est regrettable – arrive encore trop souvent au Sénégal.

Reconsidérer la pluralité des expressions culturelles (les répertorier, les mettre en valeur, assurer leur transmission, favoriser les conditions de leur préservation et de leur recréation) est une tâche urgente. Elle évite à une forme donnée la prétention de pouvoir, seule, dire la culture d’un pays ; elle permet, surtout, de promouvoir la recherche de formes nouvelles, d’imaginer d’autres possibilités de créer, de mettre, en somme, au cœur de la culture, l’idée de mouvement.

Je crois qu’il y a, au Sénégal, trois questions fondamentales à considérer dans un examen du pluralisme des formes culturelles : la question du folklore, la question des langues et la question de la religion. Chacune d’elles est un signe de la fracture culturelle ; chacune d’elles, en d’autres termes, en porte le mal, en subit la conséquence et en détient le remède. Je me propose, dans cette réflexion, de m’intéresser au folklore.

– Le folklore sénégalais : tentative de définition –

Il n’existe pas de définition consensuelle et satisfaisante du folklore, de manière générale. Apparue au XIXe, la discipline qui l’étudie s’évertue moins à le définir de manière absolue qu’à étudier ce qu’il produit comme savoir, et à décrire ses manifestations, les conditions de son apparition en quelque lieu, les modalités de sa transmission, ses métamorphoses à travers l’histoire d’un peuple donné, les parentés qu’elle peut avoir avec d’autres formes éloignées dans le temps ou l’espace, etc. On peut en revanche s’accorder sur l’idée qu’on se fait généralement du folklore ; idée péjorative, voire négative, qui s’incarne nettement lorsque, devant le mot ou la chose, on s’exclame avec un peu de dédain : « c’est du folklore ! ». Ce qu’on sous-entend par là ne souffre d’aucune ambiguïté : le folklore serait une sorte d’infra-culture ou de sous-culture constituée d’éléments composites, bizarres, grotesques, qui auraient avec la supposée grande culture un vague lien, sans toutefois en posséder ni l’entière dignité ni la haute noblesse.

Il est pourtant indéniable que c’est grâce au folklore que se perpétue, par la transmission et la recréation, une part fondamentale de la culture populaire traditionnelle d’un pays. C’est précisément ce qu’on nomme ciosaan, au Sénégal, pour désigner cet ensemble de pratiques rituelles, artistiques, coutumières, matérielles ou immatérielles, qui fondent ou sont la trace d’une tradition ; tradition dans laquelle un peuple puise certaines de ses valeurs cardinales. Le folklore n’est peut-être pas tout le ciosaan ; mais c’est par lui, principalement, que se transmettent certains de ses éléments fondamentaux.

Je ne m’attarderai pas ici sur l’importance du folklore dans la constitution de l’identité d’un peuple donné. Je voudrais simplement, à son propos, suggérer trois attitudes qui pourraient le dégager des mythes dont on le recouvre d’habitude. Je propose d’appeler ces attitudes des « défolklorisations », et de les inférer d’une formule un peu absurde : pour replacer le folklore au cœur de la culture sénégalaise, il faudrait défolkloriser le folklore. Qu’est-ce à dire ?

– Le kassak et la sculpture –

Défolkloriser, en premier lieu, consisterait à arracher le folklore au regard condescendant qui l’ossifie, le fige dans une supposée incapacité à exprimer ou à être une part de la culture. Au Sénégal, l’origine de ce mépris n’est pas difficile à identifier : il se situe dans les dérives ou faiblesses du folklore, qu’on a fini par assimiler à son essence profonde. Ce qui s’opère là est une inversion un peu injuste de l’évaluation : au lieu de juger d’un phénomène culturel par ses sommets et ses apports majeurs, on l’analyse à l’inverse par ses effets les plus médiocres et les plus superficiels. Jugement peut-être injuste, oui, mais pas nécessairement injustifié, tant il est vrai qu’on peut avoir l’impression, au Sénégal, que ce qu’on nomme folklore n’a que de médiocres effets, incapables d’élever, trop voyants pour être profonds, obscurs, simplement divertissants s’ils ne sont proprement abrutissants, souvent dispendieux. Il est permis de se demander, cependant, si ces expressions ne sont pas le fruit d’une perte ou d’un dévoiement d’une substance originelle plutôt que d’une médiocrité essentielle, naturelle, du folklore lui-même. Je ne veux pas ici défendre l’idée un peu naïve d’une sorte d’âge d’or où le folklore aurait été kalos et kagathos, beau et bon, à des lieues de notre époque où il serait kitsch et inutile. Il y a trop d’âges d’or dont le précieux métal n’est que plaqué par une postérité aveuglée par la nostalgie. Je veux surtout poser deux questions.

La première est liée à la connaissance réelle du folklore, donc aux possibilités de son appréhension : sait-on réellement ce qu’est notre folklore ? quels savoirs, quelles pratiques, quels us désigne-t-on sous ce nom ? Comment, au sein du vaste et mouvant ensemble de nos manifestations populaires, distinguer ce qui, même sous une forme autre, vient d’une tradition ancienne et identifiée, de ce qui n’obéit qu’à l’air du temps ? De quel critérium user pour différencier le folklore de l’effet de mode ? Le fond de mon idée est la suivante : si on juge si mal le folklore, c’est qu’on le connaît tout aussi mal ; si on le croit indigne d’appartenir à la haute idée qu’on se fait de la culture, c’est que nous ne savons plus réellement ce que recouvre, dans nos œuvres populaires, ces mots (folklore et culture).

Ce qui m’amène à ma deuxième question : comment, au Sénégal, établir une pédagogie du folklore ? J’entends, par là, une stratégie de politique publique qui viserait à faire connaître à un public large les manifestations les plus profondes du folklore sénégalais, ce qui impliquerait d’aller les collecter et les montrer dans les zones rurales. Il est évident que les médias, et la télévision au premier chef, auraient une fonction centrale dans ce travail. Encore faudrait-il qu’ils aient la volonté d’avoir des contenus de qualité, plutôt qu’un simple principe d’audience qui les conduit, selon une de leurs vieilles antiennes, « à donner au peuple ce qu’il veut », en supposant que le peuple n’aspire qu’à se divertir.

Le folklore n’est pas une sous-culture, et il y a tout un travail de revalorisation à faire pour le ramener au cœur de la culture la plus visible, la plus célébrée. Je rêve du jour où, dans un grand musée, je verrai une représentation ou une captation d’un kassak – comme celui que le grand Omar Pène chante avec tant de nostalgie et de beauté dans Njuly – voisiner avec une grande sculpture d’art contemporain, une d’Ousmane Sow, par exemple.

– Eviter d’essentialiser les expressions culturelles –

L’entreprise de défolklorisation que je viens d’évoquer pourrait être résumée en une formule : ne pas réduire le folklore à une sous-culture. La deuxième, que je vais tenter de défendre ici, tiendrait plutôt en ce précepte qui semble prendre à rebours le précédent : ne pas réduire la culture sénégalaise au folklore. Ce serait là une autre façon d’exclure un grand nombre d’œuvres essentielles du patrimoine culturel au nom d’une prétendue authenticité. Ce serait, par conséquent, accentuer autrement la fracture culturelle.

Il y a toujours un danger à essentialiser un aspect de la culture d’un peuple, pour en faire la vraie culture, la culture originelle. Je ne pense pas que la culture soit une essence, et que l’ancienneté d’une de ses formes, son antériorité par rapport à d’autres, l’élisent comme seule forme pure et valable et possible. L’un des dangers d’un certain conservatisme résiderait justement dans la tentation de faire du folklore, d’un aspect de la culture traditionnelle, donc, le seul domaine de définition de la culture sénégalaise, au motif, par exemple, que ses manifestations auraient existé bien avant d’autres expressions culturelles. L’amour de la culture traditionnelle n’exclut pas l’appréciation de l’évolution et de la diversité des formes culturelles. Bien au contraire, il y a tout un enjeu dans leur confrontation, leur collaboration, la recherche du fil secret qui les lie par-delà les âges, les genres, les cadres. Exemple : pour en savoir plus sur la culture pulaar, ne puis-je pas écouter un poème ancien (chanté par un griot ou repris par Baaba Maal, par exemple) qui la glorifie et, à la fois, lire Peuls, très beau roman de Tierno Monenembo ? Devrais-je, parce que le poème chanté est rattaché à une tradition formelle plus ancienne, croire que le roman, forme plus tardive dans notre tradition esthétique, donc prétendument impure ipso facto, ne pourrait me dire quelque chose d’essentiel de la culture pulaar ?

Je crois qu’il faut, encore une fois, refuser toute idée d’une correspondance naturelle entre un peuple donné et une expression culturelle figée dans sa forme. Il arrive parfois qu’on entende, au Sénégal, que notre vraie culture se trouve, par exemple, dans tout ce qui aurait préexisté à la colonisation européenne (faut-il donc admettre comme notre culture ce qui nous vient directement de la colonisation arabe, laquelle, rappelons-le, a été tout aussi brutale, tout aussi motivée par le désir d’imposer ou de substituer une culture à une autre ?). Il n’est pas ici question de nier l’injustifiable violence des colonisations, qui ont pillé, dénigré, aliéné, parfois tué une culture ancienne, essentiellement païenne ou animiste. Il s’agit simplement pour moi de dire que dans leur violence, les colonisations ont fourni des « armes miraculeuses » que les colonisés ont parfois eu le génie de retourner contre leurs oppresseurs, pour mieux dire ce qu’ils sont, mieux se réaffirmer, mieux refuser l’aliénation qui les menaçait. Ainsi, un romancier ou un dramaturge, qui use donc d’une forme artistique directement héritée de la colonisation, me semble tout autant en mesure d’exprimer la culture sénégalaise qu’un jyalî de nos anciens royaumes. En d’autres termes, en lisant ou en voyant sur scène une pièce historique comme L’exil d’Alboury de Cheik Aliou Ndaw, par exemple, je suis convaincu qu’elle exprime aussi bien quelque chose de la culture sénégalaise passée qu’un hymne comme Niani. Je peux prendre du plaisir à découvrir un poème de Majaxaté Kala ou un chant gymnique de Yandé Codou Sène, et aller ensuite écouter Keyti ou Pacotille, chez lesquels je retrouverai, exprimées différemment, par le rap, certaines des thématiques ou valeurs évoquées par les deux premiers.

Expression culturelle traditionnelle. Expression culturelle « moderne ». Celle-ci ne tuera pas celle-là. Celle-là n’est pas plus pure que celle-ci. On peut aimer les deux, et trouver en chacune une parole forte de la même culture, une semblable capacité à produire de notre vécu collectif, de notre histoire, des représentations symboliques et polysémiques. Présumer du privilège exclusif accordé au folklore de pouvoir seul dire ce qu’on est revient aussi à fracturer la culture.

#Enjeux2019

Mohamed Mbougar SARR est né en 1990 au Sénégal. Il est écrivain et doctorant en littérature. Son premier roman, Terre ceinte (Présence Africaine, 2015) reçoit le Prix Ahmadou Kourouma 2015, le Grand Prix du Roman métis 2015, et le Prix métis des lycéens 2015. Son deuxième livre, Silence du chœur (Présence Africaine, 2017) remporte le Prix littéraire du Musée l’histoire de l’immigration 2018, le Prix Littérature-Monde du Festival Etonnants Voyageurs 2018, le Prix de la Solidarité 2018 ainsi que le Prix Métis des lecteurs de Saint-Denis de la Réunion 2018. Son dernier roman paru est De Purs hommes (Philippe Rey – Jimsaan, 2018

Magistrature : Les réformes attendues de Macky Sall

http://www.seneweb.com L’Union des magistrats du Sénégal (Ums) avait organisé un colloque pour jeter les bases d’une réflexion sur des réformes dans la justice (mise en compétition des postes de chefs de juridictions, notamment celui de chef du Parquet) pour l’adapter au nouveau contexte.

Un comité ad hoc, mis sur pied par la suite, avait même concocté un rapport. Un document qui est, depuis belle lurette, selon le quotidien Les Échos, sur la table du chef de l’État. Reste à savoir si Macky Sall acceptera de quitter la tête du Conseil supérieur de la magistrature

Fusion police-gendarmerie:L’heure a-t-elle sonné?Par Mamour BA, écrivain, ancien sous-officier de gendarmerie

Le 11 Septembre 2011, quatre attentats-suicides furent perpétrés aux États-Unis, à quelques heures d’intervalle, par des membres du réseau Djihadiste islamiste Al-Qaïda. Ce qui se solda par un lourd bilan de 2.977 victimes. Comment une aussi grande puissance comme  l’Amérique n’a-t-elle pu prévoir cette catastrophe ?

Dans son rapport intitulé « Nous les Peuples », l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan écrivait : « le monde se dirige vers un nouveau concept dit de « sécurité humaine » : « Alors que naguère il consistait à défendre le territoire contre les attaques extérieures, il s’agit aujourd’hui de protéger les communautés et les individus des actes de violence interne. » Ce nouveau concept englobe sept catégories de menaces qui touchent aux différents domaines d’action : la sécurité économique, la sécurité alimentaire, la sécurité sanitaire, la sécurité de l’environnement, la sécurité personnelle, la sécurité de la communauté et enfin, la sécurité politique.

Cette nouvelle donne rappelle la nature interdépendante du monde et l’interaction entre les peuples et les états. Elle nous projette la lumière de complexité liée aux questions sécuritaires et la nécessité du « Agir ensemble »

Mais, n’oublions pas qu’avant d’être l’affaire de la communauté internationale, les Forces de défense et de sécurité du Sénégal ont pour mission d’assurer la défense nationale et dans ce but, d’assurer en tout temps, en toutes circonstances et contre toutes les formes d’agression, la sécurité et l’intégrité du territoire national et de sa population. Aujourd’hui, c’est en termes d’union économique et d’intégration régionale que se pose la question des alliances militaires dans le monde. « La véritable école du Commandement est la culture générale » disait le Général de Gaulle. Autrement dit : le développement de certaines facultés de l’esprit par des exercices intellectuels appropriés. L’armée, la Gendarmerie et la Police comptent un nombre pléthorique de Généraux, de cadres et d’officiers  supérieurs sorties de prestigieuses écoles : Il appartient à cette classe de plancher sur les questions de sécurité, et faire preuve de plus de rigueur intellectuelle pour poser le débat en termes de solutions à moyens et long termes, face à la menace que constitue l’insécurité humaine dans la sous-région.

2-VERS UNE FUSION DES FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE :

Aujourd’hui, les forces de sécurité  inspirent plus de confiance au monde et les missions qui leur sont confiées sont valorisantes et glorieuses. Par conséquent, ces forces  doivent évoluer et s’adapter aux contextes géopolitiques actuels. Elles doivent contribuer à la stabilité politique et au développement national. Cela passera par une redéfinition tactique du rôle que la police ou la gendarmerie est appelée à jouer dans la construction des nations fortes, libres et démocratiques

L’armée, la police et la gendarmerie sont devenues mixtes partout dans le monde. Ce qui a fondamentalement changé les mentalités dans un milieu traditionnellement réservé aux hommes. L’ère des Nouvelles technologies de l’information et de la communication a fait sauter les frontières résultantes de l’histoire et ouvert les pays d’Afrique à la modernité. Le changement important à l’accès au savoir, la connaissance et la modification substantielle du mode de vie des peuples du monde sont les conséquences majeures induites. Cette mondialisation, devenue irréversible, prend des formes de plus en plus axées sur le changement des sociétés. Dans son évolution, la globalisation a réduit les espaces de vie, les distances entre les hommes et les femmes et la différence entre les peuples. Il n’est pas rare de voir des milliers de gens, ne parlant pas la même langue et les mêmes cultures, vivant dans des continents éloignés, se fréquenter assidument et vivre ensemble dans un virtuel, via internet.

Désormais, les réseaux sociaux sont devenus une réalité médiatique à laquelle il faudra compter. Cet outil des temps modernes a déjà inscrit dans son palmarès ce qu’il est convenu d’appeler : Le printemps arabe, cet événement très médiatisé qui a bouleversé le monde et renversé le puissant régime de Ben Ali en Tunisie. Ces manifestations sont encore fraiches dans notre mémoire collective. Ce fut une belle manière de prouver au monde que par la volonté populaire on peut aspirer au changement  et aux réformes constitutionnelles pour plus de liberté.

Au Sénégal aussi, nous avons connu cette vague de protestation via les réseaux sociaux suite à une forte mobilisation  pour dire non au Président Abdoulaye WADE qui voulait une dévolution monarchique du pouvoir.

Notre monde se place dans un environnement interdépendant qui favorise les menaces transnationales, dans un contexte de  transformations majeures : D’où la nécessité d’un nouveau concept de sécurité et la redéfinition du rôle des Forces Armées et des Forces de sécurité.

Vu la menace de radicalisation des jeunes, et les moyens humains et matériels gigantesques déployés pour lutter contre la criminalité au Sénégal, la question de l’insécurité prend des tournures incontrôlables et très difficiles à cerner. A la menace Djihadiste, s’ajoutent la menace des armes légères en circulation et celle des armes nucléaires.

Aujourd’hui, le défi principal consiste donc à promouvoir une conscience de sécurité et de défense, fondée sur des valeurs partagées entre sociétés civiles et militaires servant dans les forces modernes. Il est évident que face à de telles mutations, le rapprochement entre militaires et civils devient essentiel, les uns et les autres occupant de plus en plus les mêmes théâtres d’opération au service d’une même cause !

Avec l’arrivée au pouvoir du Président Macky Sall et de sa gouvernance de rupture, sobre et vertueuse, le Sénégal, semble s’engager dans une nouvelle voie dite de l’émergence. Mais la paix et la sécurité étant les conditions sine qua non à tout développement, il me semble opportun de regarder en face la menace terroriste à nos frontières et d’assumer les réformes qui s’imposent aux forces de défense et de sécurité. Leurs effectifs  ont presque triplé voir quadruplé en moins d’une décennie et leurs équipements très modernes avec la dotation de moyens aériens modernes et même de drones. Mais l’insécurité continue de se répandre partout.

Ainsi, la question de l’alliance des forces de défense et de sécurité (Police, Gendarmerie, Armées) se pose avec lucidité mais avec acuité au plan interne et externe. Compte tenu de l’ampleur de la tâche qui attend les forces de sécurité en termes de sécurité, le moment est venu de s’adapter aux dures réalités. Récemment, mandatée par la Communauté Economique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), et avec l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU, l’opération « restaurer la démocratie » en Gambie avait engagé le Sénégal et quatre autres pays dans une coalition militaire qui a ramené la paix.

Donc, aucune action isolée ne peut plus être envisagée ni par les états de la sous-région, ni même par les forces chargées d’assurer  la sécurité des personnes et de leurs bien ainsi que la surveillance aux frontières. Ce qui me paraît opportun, c’est que toutes les forces agissent en congrégation, avec des actions cohérentes et bien structurées. Et pour réaliser ce pas, des concertations larges et inclusives et permanentes entre les différents acteurs de la sécurité sont plus que nécessaires.

L’accent doit être mis sur la collaboration franche et non superficielle et de se détourner des sentiments de rivalité. S’il est question de se pencher sur la formation de vrais spécialistes du crime organisé et du terrorisme, il est aussi question d’acquérir plus de moyens de lutte pour contrer ce fléau ayant prit des proportions de plus en plus grandes. Plusieurs pays africains ou voisins du Sénégal tel que le Mali en ont déjà payé un lourd tribut. Pendant ce temps,  le terrorisme et la mafia évoluent dans leur stratégie commune. En tout cas, leur collaboration est devenue quasi-certaine.

L’heure est grave et le peuple attend des propositions concrètes, de nouveaux plans de défense adaptés à la réalité du moment. Pour cela, il est nécessaire de recourir à une solution intégrée découlant d’une solide cohésion interne entre les forces pour conforter la riposte aussi bien préventive que répressive. Un concept devenu moins difficile vu les instruments divers dont nous disposons.Mamour BA, auteur de la femme du diable publié chez harmattanhttp://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=47545niorodurip123@yahoo.fr

TOUBA : Le Magal de Kazou Rajab célébré le jour de la prestation de serment de Macky

http://www.dakarmatin.com La communauté mouride va célébrer le mardi 02 avril prochain le Magal de Kazou Rajab qui commémore la naissance de la naissance de Serigne Fallou Mbacké (1888-1968), deuxième khalife général de la communauté mouride. Une célébration qui coïncide cette année avec la prestation de serment du Président de la République, Macky Sall, vainqueur du dernier scrutin présidentiel du 24 février 2019.

Mais déjà, les organisateurs s’activement pour donner à ce deuxième plus grand rassemblement de la confrérie mouride, après le grand Magal de Touba, un cachet exceptionnel à la dimension de cet événement. C’est dans cette logique qu’un Crd (Comité régional de développement) spécialement consacré aux préparatifs du Magal de Kazou Rajab, se déroule depuis ce matin à la gouvernance de Diourbel.

Une rencontre présidée par le gouverneur, Mouhamadou Moustapha Ndao, en présence de Serigne Mourtalla Falilou Mbacké, le représentant de la famille, et lors de laquelle l’ensemble des secteurs ayant au déroulement dudit Magal ont été passés à la loupe. Il s’agit entre autres de la sécurité, la santé, l’assainissement, les transports, l’hygiène, le commerce, les douanes, les eaux et forêts, la communication, etc. En outre, l’ensemble des services impliqués se sont engagés à ne ménager aucun effort pour la réussite de la célébration

ETIAM* !PAR CHARLES FAYE

Après le dédit présidentiel par voie constitutionnaliste, nous revoilà à peine la présidentielle de février consommée, à défendre, comme le disaient les Latins (adhuc sub judice lis est), la thèse d’un 3e mandat

Monsieur le garde des Sceaux, disons-nous les choses. Et une bonne fois pour toutes. Certes, avec respect, mais sans complaisance aussi.

La récréation est terminée. Il est grand temps de le savoir et de passer à autre chose. De plus consistant, de plus conséquent. De plus mâture surtout. Autrement dit, apporter les réponses socio-économiques souhaitées et attendues, bien plus par les populations sénégalaises que le peuple qui est un concept beaucoup plus complexe. Pour s’en convaincre, il suffit d’analyser les résultats de la présidentielle du 24 février dernier. Mais comme nous le savons tous, une nation ne se construit pas en 59 ans. Aussi, nous contenterons-nous d’en apporter plutôt les solutions qui nous sont de toute façon obligatoires parce qu’incontournables. Nous ne pouvons nous y soustraire !  Pouvoir, opposition, société civile.

Comme le pensent et le soutiennent de plus en plus mes compatriotes franchement dégoûtés des débats indigestes qui polluent leurs quotidiens, le Sénégal n’est pas une République des juristes dont   l’interprétation juridique est le moteur.

Vous répondriez probablement : « Mais, la Constitution adoptée par les Sénégalais le 20 mars 2016 dit en son article 27 que la durée du mandat du président de la République est de 5 ans. Nul ne peut faire plus de 2 mandats consécutifs». Et que c’est de manière tout à fait naturelle et en connaissance de cause que vous pensiez, récemment, dans une interview accordée au quotidien Enquête qu’«en principe, c’est le deuxième et dernier mandat du chef de l’Etat». D’accord !

En effet, toute autre déclaration par vos soins, aurait surpris et en aurait dit long sur le spécialiste de la matière constitutionnaliste que vous êtes. Mais, bien sûr qu’en droit, là où le principe se convoque, débarque aussi l’exception. Oui, ce n’est pas à vous, chevronné du droit, qu’on va l’apprendre.

Mais voyez-vous, nous avons de la mémoire et particulièrement pour ce qui vous concerne.

Il se trouve que vous n’avez pas toujours été ministre de la Justice et vous ne l’étiez pas au moment ou le président Macky Sall recevait la mouture de cette Constitution.

Question pour le défendeur de notre liberté que vous avez été en 2012 quand Me Wade voulait briguer un troisième mandat. Comment le conseiller juridique  que vous étiez du Président Sall a-t-il pu laisser passer une telle formulation, sans en apporter la correction nécessaire, si tant est la volonté réelle du président Sall était de réduire et de préciser définitivement et clairement la réduction à 2 mandats consécutifs et uniques qui plus est dans une vie.

Pourquoi pas ?

C’est donc sciemment que vous utilisez le mot principe, parce que vous savez qu’il est possible, du point de vu du droit et des interprétations juridiques, pour le Président Sall de briguer un troisième mandat.

Cela ne fait l’ombre d’aucun doute. Vous accréditez cette possibilité pour ne pas dire thèse juridique en l’inscrivant dans l’ordre du principe qui n’est jamais rétroactif quand bien même il y aurait des exceptions.

Après le dédit présidentiel par voie constitutionnaliste, au mépris de la voie référendaire et populaire, de la promesse de ramener le mandat de 7 ans 5 exprimée en 2012 et dont la question avait commencée à être débattue dès 2013, nous revoilà, à peine, la présidentielle de février consommée, à défendre, comme le disaient les Latins (adhuc sub judice lis est) la thèse d’un 3e mandat.

Doit-on en être surpris !

Ballon de sonde ou pas, nous voilà avertis ! Tous. Mais disons les choses. Vous ne rendez pas service à Macky Sall. Mais alors là, vraiment pas !

(*) Que nenni !

Idrissa Seck s’adresse aux Sénégalais (Direct/Live)

C’est au sortir de sa réunion avec les différents membres de la coalition « Idy2019 » qu’il aura dirigée pour la Présidentielle de 2019, qu’Idrissa Seck s’adresse aux Sénégalais. Entre remerciements et contestations de la victoire de Macky Sall, l’ancien Premier ministre revient en totalité sur sa vision de la dernière joute électorale

https://www.senenews.com/actualites/muet-depuis-la-reelection-de-macky-sall-idrissa-seck-sadresse-aux-senegalais-direct-live_266580.html

 « L’absence de Khalifa et Karim était une aubaine pour IDY ET SONKO

http://www.dakarmatin.com Au terme de sondages effectués entre janvier 2018 et février 2019 dans tous les départements du pays, Moubarack Lo a publié une étude sur l’évolution des intentions de vote pour le compte des cinq candidats à l’élection présidentielle du 24 février dernier. L’ingénieur-statisticien revient sur les conclusions de cette étude marquée par la constance des pourcentages recueillis par Macky Sall et le report de voix au profit d’Idrissa Seck et Ousmane Sonko.

Qu’est-ce qui a motivé votre étude ?

Depuis janvier 2018, nous avons conduit une série d’enquêtes d’opinion dont les résultats ont été gardés confidentiels. Ce qui nous a permis de voir l’évolution continue des intentions de vote en faveur des candidats déclarés. Si nous prenons le cas de Macky Sall, il était à 57 % en janvier avant de chuter à 51 % en avril du fait de l’effet négatif de la condamnation de Khalifa Sall. Il a commencé à reprendre des couleurs à partir de juillet (54 %) avant de se réinstaller à 57 % en octobre jusqu’à l’élection. Le dernier sondage à la veille de l’élection lui donnait 58,28 %. Même au soir du scrutin, les résultats que nous avons recueillis à la radio ont fait état de 58,8 %. Ces résultats sont constants depuis lors.

Dans le rapport, vous indiquez que l’absence de Khalifa Sall et Karim Wade était une aubaine pour Idrissa Seck et Ousmane Seck ?

S’ils étaient là, ils auraient certainement récupéré les deuxième et troisième places. En leur absence, leurs électeurs sont restés longtemps indécis. Certains, déboussolés, ne savaient que faire. Une bonne partie des électeurs de Khalifa Sall s’est affilié à Idrissa Seck, sachant qu’ils étaient dans la même liste aux législatives. Au fur et à mesure de l’approche de l’élection, Idrissa Seck a résorbé le gap le séparant d’Ousmane Sonko car celui-ci le devançait de très loin. Les indécis ou ceux qui ne se sont pas prononcés ont finalement voté pour eux.

Vous avez parlé de baisse d’intention de vote pour Karim Wade…

Ses électeurs sont restés constants, malgré les péripéties, dans l’espoir de sa candidature. C’était la même chose aussi pour Khalifa Sall avec son recours à la Cour de justice de la CEDEAO. Désillusionnés, certains ont commencé à aller vers Sonko notamment Idy à la fin de l’année 2018. En janvier, quand la sanction était claire, ils se sont déplacés carrément. Dans une simulation économétrique, nous avons trouvé que si Khalifa Sall et Karim Wade étaient candidats, Idrissa Seck aurait eu autour de 5 % des voix et Ousmane Sonko 7 %

ME MOUSSA : «KARIM WADE PEUT RENTRER À TOUT MOMENT…»

http://www.emedia.sn Karim Wade est encore annoncé au Sénégal. Cette fois-ci une date est retenue : après la prestation de serment du président Macky Sall, prévu le 2 avril. Mais, Karim Wade peut-être venir au Sénégal sans être amnistié ? Me Moussa Sarr donne une réponse. Selon lui, Karim Wade est un citoyen et il peut, parfaitement, à tout moment, rentrer dans son pays. « Il n’y a aucun obstacle qui empêche à un citoyen d’un Etat de rentrer dans son pays quelque soit la condamnation, le délit ou le crime qui a été fait. Un citoyen sénégalais peut toujours rentrer chez lui quelque soit le risque qui pèse sur lui », a expliqué Me Moussa Sarr. Avant d’ajouter : « Si nous sommes dans une dynamique d’apaisement, il peut parfaitement rentrer au Sénégal sans qu’une loi d’amnistie ne soit prise ».

Contrairement à la grâce qui est un acte administratif, la procédure de l’amnistie relève de l’Assemblée nationale. Il appartient à l’Assemblée de prendre une loi d’amnistie concernant des faits. « Maintenant, si Karim Wade rentre au Sénégal alors qu’une loi d’amnistie n’est pas prise, l’Etat peut parfaitement, s’il ne paye pas l’amende de 138 milliards de francs CFA exercer la contrainte par corps. Mais, cela suppose que l’Etat veuille recouvrer l’argent. C’est l’Etat par le biais de ses organes qui exerce la contrainte par corps. Si nous sommes dans une logique d’apaisement, il peut parfaitement rentrer sans que l’Etat ne mette en branle le processus de contrainte par corps », a déclaré Me Moussa Sarr. En effet, si l’effet de la grâce dispense de purger la peine, l’amnistie efface les faits. On considère que l’infraction n’a jamais eu lieu. « Donc, si Karim Wade est amnistié, il ne paiera plus les 138 milliards de francs CFA. Si l’infraction n’a jamais existé, il ne paye rien. On ne le poursuivra pour rien », a indiqué l’avocat du barreau de Dakar. Qui, dans le même sillage, souligne que la procédure d’amnistie ne dure pas longtemps. A l’en croire, souvent les procédures d’amnistie sont inscrites en procédure d’urgence. Et cela se fait sans débat. Car, explique-t-il : « avant que la loi n’arrive, toutes les parties prenantes ont déjà discuté dans les couloirs pour juste trouver un accord. A partir de ce moment, quand elle arrive à l’Assemblée nationale, elle passe comme lettre a la poste Aliou DIOUF

Ismaïla Madior Fall dans tous ses principes

http://www.dakarmatin.com Le Président Macky Sall avait pourtant clos le débat en déclarant être dans une logique de faire deux mandats et de partir. Son ministre de la Justice aussi. Mais Ismaïla Madior Fall, même s’il n’a pas soulevé le débat sur un 3ème mandat, l’a quand même relancé par son «en principe» qui vaut une fenêtre d’interprétation.

«Pour moi, la Constitution est claire, mais j’ai entendu des professeurs de droit dire que, telles que les dispositions ont été rédigées, le Président peut faire un autre mandat. En principe, c’est le deuxième et dernier mandat. (…) A mon avis, les dispositions sont claires. D’autres ont donné leur avis en disant que les dispositions ne sont pas claires. Il appartient au président de la République d’apprécier.»

Dans son entretien avec le journal Enquête, le ministre de la Justice a jeté le trouble sur l’éventualité d’un 3ème mandat pour Macky Sall. Si la déclaration de Ismaïla Madior Fall tend vers un 2ème et dernier mandat, les expressions telles «en principe, c’est le deuxième et dernier mandat» ou encore «c’est au président de la République d’apprécier» alimentent la polémique. Pourtant, il était plus formel que cela.

Ismaïla Madior : «La Constitution ne laisse place à aucune interprétation» 

Et curieusement, le Garde des sceaux semble avoir dilué son discours qui tranche avec ses déclarations d’avant la réélection de Macky Sall. En effet, deux constitutionnalistes relevaient en octobre 2017 l’absence de dispositions transitoires mentionnant que le premier septennat était le premier de Macky Sall. Par conséquent, Jacques Mariel Nzouankeu et Babacar Guèye avaient conclu qu’un 3ème mandat était «juridiquement possible» en 2024 pour le Président qui cherchait un second mandat. Et là aussi, le ministre de la Justice avait tenu à clore le débat. «Vous savez que la Constitution du Sénégal est très claire sur la question et ne laisse place à aucune interprétation. L’article 27 de la Constitution dit clairement que “le président de la République est élu pour un mandat de 5 ans renouvelable une fois”. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs», contre-attaquait Ismaïla Madior Fall. Et le concerné lui-même a fermé à double tour cette porte ouverte à toutes les conjectures.

Macky Sall : «Après le quinquennat, il faudra partir»

A l’époque, ce débat s’était même invité à la visite du Président Roch Marc Christian Kaboré au Sénégal. Devant son homologue burkinabè, Macky Sall s’était montré plus ou moins ferme : «Nous devons être très sérieux dans ce pays lorsque nous voulons apporter une contribution positive à la marche de notre pays. Cette question a été définitivement fixée par la Constitution. Le nombre de mandats, c’est réglé depuis très longtemps. Pourquoi engager une réflexion sur un débat de 2024 ? Ce débat ne doit pas nous faire perdre du temps (…). Je reste dans la logique de ne pas dépasser les 2 mandats si le Peuple sénégalais me fait confiance», déclarait le président de la République. Et lors de son entretien avec la presse le 31 décembre 2018, le Président sortant concluait : «J’ai mis dans la Constitution que nul ne peut faire plus de 2 mandats. Donc, si je suis réélu, c’est la somme de 7 ans et 5 ans. Après, il faudra partir. Je suis dans cette logique.» Sauf que son conseiller en chef en matière constitutionnelle indique que c’est au Président Sall d’apprécier

«LA CONSTITUTION EST SANS EQUIVOQUE, C’EST LE DERNIER MANDAT DE MACKY SALL»

http://www.dakarmatin.com Macky Sall, le candidat heureux au soir du 24 février 2019 à la présidentielle, avec 58,27% des suffrages, ne pourra plus se présenter pour la prochaine présidentielle. C’est l’avis de Nicolas Ndiaye, secrétaire général de la Ligue démocratique (Ld), un parti membre de la coalition Benno Bokk Yakaar. «La constitution du Sénégal dit que nul ne peut faire plus de deux mandats successifs. Donc c’est clair que ce deuxième mandat est le dernier mandat de Macky Sall. La constitution est sans équivoque, c’est le dernier mandat de Macky Sall», a déclaré, hier, Nicolas Ndiaye. en conférence de presse pour faire l’évaluation complète de l’élection présidentielle passé qui s’est soldé par la victoire au 1ère tour du candidat que sa formation soutenait, le secrétaire général de la Ld n’a pas manqué de tacler me Aïssata Tall Sall par rapport à sa proposition de couplage des élections législatives et locales. «c’est vrai que nous sommes en démocratie et que chacun a le doit de convoquer la presse et de livrer ses réflexions. Mais nous pensons que, quand on est dans un groupe, ce qui est le mieux, c’est de discuter à l’intérieur de ce groupe des proposions pour chercher un consensus, avant de les transmettre à l’extérieur», a-t-il analysé.

Ainsi, dira-t-il, «nous (Ld), pensons que la dissolution de l’assemblée nationale n’est pas pertinente. mais, dans tous les cas, nous pensons que c’est prématuré, alors que le président de la république a été réélu et qu’il n’a pas encore prêté serment, ce qu’il ne fera que le 2 du mois prochaine, qu’on vienne poser ces genres d’hypothèses. C’est des questions et de propositions qui nous semblent prématuré». a la question de savoir si la ld va présenter un candidat à la présidentielle en 2024, Nicolas Ndiaye a indiqué que «c’est trop tôt pour y penser. le président de la république vient d’être réélu, au cours de ces cinq années, on ne sait pas ce qui va se passer. Il peut se passer beaucoup de choses d’ici 2024. faire des projections actuellement, franchement, nous pensons que c’est prématuré»

Présidentielle 2024: Le spectre du troisième mandat

On croyait le débat dépassé. Que nenni. Il revient toujours, insidieux. Et il en sera ainsi de plus en plus que l’on s’approchera de la présidentielle de 2024.

Car, faudrait-il le rappeler, l’Alliance pour la République (Apr) fonctionne exactement comme son frère aîné, le Parti démocratique sénégalais (Pds). Pis, ce dernier est encore plus organisé, plus ancien et mieux structuré. Alors, le parti de Macky va difficilement se passer de sa personne.

C’est ce qui rend lancinante la fameuse question du troisième mandat,agitée çà et là.

C’est Sitor Ndour, à la suite de Mbaye Samb du Conseil  économique social et environnemental, qui soutient que «Légalement, le troisième mandat est possible.  La Constitution dit à peu près ceci : le mandat présidentiel est de 5 ans. Nul ne peut exercer au-delà de 2 mandats consécutifs. Cette loi a été prise au moment où le premier mandat de Macky Sall était en cours. Tout le monde sait qu’en droit,  la loi ne vaut que pour l’avenir, elle n’a  point d’effet rétroactif».

Et pourtant, le Ministre de la Justice, Ismaël Madio rFall, a été formel : ‘’La Constitution du Sénégal est très claire sur la question du mandat du Président de la République et ne laisse place à aucune interprétation sur la possibilité d’un troisième mandat. L’article 27 de la Constitution dit : «Le Chef de l’Etat est élu pour un mandat de 5 ans renouvelable une fois. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs’’. Les choses semblent être clairs aux yeux de nombreux partisans du Président, au rang desquels l’ancien Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye pour qui le troisième mandat n’est même pas envisageable.

Au demeurant, le troisième mandat inconstitutionnel  bien connu des Sénégalais. L’ancien Président Abdoulaye Wade avait essayé » de convaincre l’opinion nationale et internationale sur la question en faisant appel à une armada de juristes, y compris français.

Au finish, son forcing lui couta cher car il sera battu à plate couture par le Président actuel, le Grand Manitou.

Ce qui veut dire, en clair, qu’il est dangereux pour Macky de prêter une quelconque oreille attentive aux partisans du troisième mandat qui sont plus nombreux qu’on ne le pense, pour des raisons évidentes. Les mêmes motifs qui font que le président algérien Abdellatif Bouteflika a voulu briguer un cinquième mandat.

En Mauritanie, en Guinée Conakry et ailleurs en Afrique, ce débat pernicieux s’est posé avec la même acuité. Il a fallu la détermination du Président de s’affranchir de son entourage et de privilégier la Constitution.

Car, le problème, c’est justement l’entourage des Chefs d’Etat. Des gens qui ont goûté au pouvoir, exercé des privilèges à tous les niveaux et ne souhaitent nullement que le système tombe.

Conséquence, les Présidents qui restent otages de leurs entourages ne vont jamais céder le pouvoir. Ils trouveront, toujours, un moyen de s’y accrocher.

Or, ce que l’on oublie, souvent, c’est qu’il y a la lettre et l’esprit de la Constitution. Et tout le monde sait que l’esprit du législateur, il n’est pas question de permettre au Président en exercice, au moment où la nouvelle Constitution est votée, de briguer un troisième mandat. Car, charité bien ordonnée commence par soi-même. Le président ne peut pas dire qu’il va faire trois mandats alors que les autres vont en faire deux. Ce ne serait pas logique. Même si, dans la lettre, on peut parler de non-rétroactivité de la loi ou d’application immédiate.

En tout état de cause, ‘’la jurisprudence Wade’’ doit convaincre les récalcitrants de se calmer.

Alors, il serait préférable que, comme en Mauritanie et ailleurs, le Président Sall mette définitivement fin à ce débat vicieux qui risque, à la longue, de lui faire beaucoup de mal.

L’occasion sera belle lors de sa prestation de serment le 02 février. Et que son entourage sache que l’on ne peut pas s’éterniser au pouvoir. On quittera tôt ou tard. Et que la politique n’est pas un travail, mais une mission de service public somme toute honorable.

Pis, c’est un genre de débat qui divertit, pollue l’atmosphère et empêche l’entente nationale. Surtout à un moment décisif où tout le monde sait que les priorités sont ailleurs.Assane Samb

Dissolution de l’Assemblée Nationale et la question du troisième mandat présidentiel :L’opinion piégée par la classe politique

http://www.dakarmatin.com Suivisme ou manipulation ? L’opinion publique, récemment sortie d’une élection présidentielle, est encore prise dans les filets d’une classe politique qui pose déjà les premiers enjeux d’un supposé troisième mandat de Macky Sall. La dissolution de l’Assemblée nationale et la question d’un éventuel troisième mandat sont précipitamment agitées par des acteurs politiques de l’opposition et de la mouvance présidentielle. Qu’est ce qui se dessine derrière ces spéculations à l’évidence prématurées ? Les analyses froides des experts en la matière contactés par nos soins, sont révélatrices de zones d’ombres aux relents de puzzle.

Car, pour Bakary Domingo Mané, journaliste, « c’est un débat artificiel pour détourner l’opinion et empêcher les populations de poser les véritables questions qui attendent Macky Sall durant son second mandat ». A travers cette effervescence politico-médiatique autour des dispositions constitutionnelles régissant le mandat présidentiel, l’analyste politique entrevoit une sorte de traquenard des consciences. « C’est un moment de convoitises, cette agitation autour d’un second mandat est l’œuvre de gens qui se positionnent en faisant diversion pour se faire remarquer dans l’espace médiatique en vue de bénéficier de postes dans le futur gouvernement qui sera formé après la prestation de serment du président Macky Sall » soutient-il.

«Sur la question d’un troisième mandat présidentiel, le peuple est dubitatif au vu des précédents revirements à 360 degrés du président Sal»

Dans un contexte où les parjures se multiplient, le peuple ne sait plus à quel saint se vouait. C’est ce que laisse entendre le journaliste formateur Bakary Domingo Mané. « Sur la question d’un troisième mandat présidentiel, le peuple est dubitatif vu les précédents revirements à 360 degrés du président SALL », soutient-il, faisant allusion à la promesse non tenue du président relative à la réduction de son premier mandat. En tout état de cause, l’opinion publique semble piégée dans des tournures et interprétations constitutionnelles selon les contextes du climat politique en faveur des « pouvoiristes ».

Ça craint encore, à en croire l’analyste politique Momar Seyni Ndiaye. Interrogé sur la sortie polémique du ministre de la Justice, Ismaila Madior Fall, à propos de la limitation du mandat présidentiel dans la dernière mouture de la Constitutionnel, l’expert ne cache pas le doute qui l’habite. Car, pour lui, le « en principe » brandi par le garde des Sceaux dans son discours sème le doute dans l’esprit des Sénégalais. Ce n’est guère rassurant.

3ème mandat, le Forum du Justiciable clôt le débat

« La sortie du ministre de la Justice sur la question ne peut nullement semer le doute ou la confusion sur l’interdiction absolue faite par le constituant au président Macky Sall de briguer un troisième mandat », martèle le Forum du Justiciable dans un communiqué. Selon cette organisation, « le deuxième alinéa de l’article 27 de la constitution ci-dessus combiné avec l’article 103 règle définitivement la question du nombre de mandats qu’un Président peut briguer, puisqu’il est précisé que nul Sénégalais ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. L’élu du peuple ne peut plus rester au pouvoir au-delà d’une décennie », rappelle le Forum du justiciable.

« Les deux mandats consécutifs dont fait état le constituant sénégalais sont indifférents d’un mandat de 7 ou de 5 ans. Alors peu importe qu’il soit un mandat de 7 ou de 5 ans, ce qui prévaut en l’espèce, c’est uniquement le nombre de mandats qu’aura exercé le Président en exercice. Ainsi au titre de la « nouvelle » constitution, le mandat de 7 ans (2012-2019) déjà exercé par le Président de la République est considéré comme un mandat et comptabilisé dans le décompte des mandats » conclut le Forum du Justiciable.

Momar Seyni Ndiaye, analyste politique : « Je ne vois pas pourquoi Macky Sall serait tenté de dissoudre l’assemblée nationale »

Sur la question de la dissolution de l’Assemblée nationale, l’éminent éditorialiste et analyste politique Momar Seyni Ndiaye estime qu’un tel débat est prématuré dans la mesure où le président Macky Sall bénéficie d’une majorité confortable au sein du Parlement. En ce sens, ce doyen de la presse estime que le leader de Benno Bokk Yakaar n’est pas confronté à un besoin impératif de mettre en cohérence l’élection présidentielle et l’élection législative. Or, c’est le seul facteur qui devrait justifier une telle démarche politique, d’autant plus que le chef de l’Etat est à son dernier mandat. « Je ne vois pas pourquoi Macky Sall serait tenté de dissoudre l’Assemblée nationale», confie le consultant politique et ancien directeur de publication de votre quotidien préféré.

Par ailleurs, pour Momar Seyni Ndiaye, les raisons de l’enclenchement de ce débat par Me Aïssata Tall Sall, juste au lendemain de l’échéance présidentielle, sont à chercher dans la nouvelle posture politique de cette dernière. Selon lui, la mairesse de Podor est dans une dynamique de vouloir se racheter après sa décadence politique engendrée par son acte de transhumance ayant surpris plus d’un. Une stratégie de communication visant à masquer simplement l’horreur que constituer sa transhumance. Donc, pour l’analyste politique, le but recherché par l’ancienne baronne socialiste est de faire oublier la gravité de son geste en décidant de rejoindre le pouvoir à la veille du scrutin présidentiel. Et pour mieux oublier la gravité de ce geste, quoi de mieux que d’offrir à l’opinion publique un os à ronger et un instrument de diversion ?Falilou Mballo

Á quoi jouent Wade et le Pds ?

http://www.dakarmatin.com Depuis la fin de l’élection de l’élection présidentielle, le peuple sénégalais assiste médusé, à un jeu cynique auquel s’adonnent Macky Sall et Abdoulaye Wade. Le tout, dans un semblant de dialogue national, ou en vérité, il semble que l’objectif est de donner une sorte d’onction à un deal dont le peuple n’a pas encore fini de disserter

Avec la tournure des évènements, l’histoire est en train de donner raison à ceux qui disaient que l’objectif de Wade était que Macky Sall puisse avoir un second mandat et non de le faire partir comme il le prétend. C’est cette idée centrale qui a poussé Wade et le PDS à ne donner aucune consigne de vote en faveur de l’un des candidats de l’opposition en lice lors de la présidentielle

Si les deux hommes négociaient dans l’ombre, cette fois-ci, ils veulent que le deal qu’ils avaient conclu puisse être béni par la classe politique dans son ensemble, et surtout, pour les forces vives de la nation. D’où l’appel au dialogue du président Macky Sall suite à son élection.

Ce dialogue en vérité, n’en est pas un. C’est juste un moyen pour Wade et Macky de légitimer leur sale besogne. Croyant plus malin que les Sénégalais, les anciens comploteurs contre Idrissa Seck, devenus ennemis hier, veulent aujourd’hui duper les Sénégalais. C’est à la classe politique et aux organisations de la société civile de peser le pour et le contre avant de s’associer à un dialogue diaboliqueReseauNews

Déchéance de Madické Niang de son Poste de Député:Le Pds met la pression sur Moustapha Niasse

https://actusen.sn Le Parti démocratique Sénégalais (Pds) est plus que jamais décidé à récupérer le Poste de député de Madické Niang. D’après LesEchos, Les poulains de Me Abdoulaye Wade, par l’entremise du président du Groupe parlementaire “Liberté et Démocratie”, Serigne Cheikh Bara Dolly Mbacké, ont adressé hier, une lettre au président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse. Citant des sorties du candidat de “Jam ak Kheweul” dans les parutions de Walfadjri (9 mars) et de LesEchos (11 mars) lors desquelles, il a rendu publique sa démission du Pds, ses “anciennes camarades” demandent “conformément, à l’article 60 de la Constitution et l’article 7 de la loi portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qu’il soit automatiquement déchu de son mandat de député et remplacé”

Oumar Sarr : « il n’y a aucun nuage entre Karim Wade et moi »

https://www.leral.net Le Secrétaire général national adjoint du Pds a coupé court aux rumeurs faisant état d’une bisbille entre lui et Karim Wade, à qui il reprocherait d’avoir laissé son père descendre dans l’arène politique lors de la dernière campagne électorale. Le maire de Dagana réaffirme plutôt son ancrage au Pds.

Interrogé sur ses relations avec le fils de l’ancien chef de l’Etat, dans une interview accordée à Source A, Oumar Sarr répond, « aucune divergence, aucun nuage à l’horizon. Que des ragots».

A ceux qui le suspectent de vouloir rejoindre la mouvance présidentielle, Oumar Sarr rétorque, « la politique au Sénégal vit avec ses rumeurs. C’est malheureusement comme cela ».

Oumar Sarr : «pour moi, Madické Niang c’est de l’histoire ancienne»

https://www.leral.net Le Secrétaire général adjoint du PDS ne semble pas regretter le départ de son ancien compagnon de parti, Madické Niang, candidat à la dernière élection présidentielle.

« Pour moi, désormais, sur le plan politique, Madické Niang c’est de l’histoire ancienne », a dit le maire de Dagana dans une interview accordée à Source A ce mardi. « Madické relève du passé, donc ce n’est pas utile d’en parler », a-t-il embrayé. Oumar Sarr réfute, dans le même temps que les nombreux départs du PDS, dont les derniers en date sont ceux de Mamadou Diagne Fada, Aïda Mbodji ou encore Samuel Sarr sont de nature à affaiblir le Parti Démocratique Sénégalais. « La plupart de ces personnes sont parties avant les législatives, mais cela ne nous pas empêché d’avoir des résultats corrects. Ça n’a pas affaibli du tout le parti. Je pense que chacun peut suivre son chemin, mais le Pds est debout et n’a pas perdu des forces importantes »

 «L’avenir du parti Démocratique Sénégalais se fragilise»,selon l’analyste politique Abdou Khadre Sanogo

https://www.pressafrik.com Abdou Khadre Sanogo, analyste politique, a soutenu que « L’avenir du Parti Démocratique Sénégalais se fragilise ». Pour lui, Le PDS est en train de terminer un cycle. Poursuivant son analyse, M. Sanogo conseille la reconstruction du parti. Ce, dit-il, « pour lui permettre de participer aux échéances électorales futures ».

Selon l’analyste politique, le parti de Me Abdoulaye Wade doit revoir ses principes et essayer de réorganiser ses instances. « Son avenir quoi que l’on puisse dire, je n’ose pas hypothéquer, en tout cas, se fragilise d’avantage. C’est peut-être, se lance dans une sorte d’ambiance d’inquiétude. Le problème qui se pose est que le PDS est en train d’écouler une phase, qui termine un cycle », alerte Abdou Khadre Sanogo.

Aux yeux de l’analyste politique, « puisque Wade étant un leader indéboulonnable, pour  le remplacer, il faudra beaucoup de bruit. Et je ne suis pas sûr que tous ces affidés-là, qui avaient cette croyance aveuglée, inconditionnelle vis-à-vis de Wade, puissent transposer ça à travers un autre personnage », livre Zik fm.    Ibrahima Mansaly

Seynabou Wade Pds : «Macky Sall est capable de faire un 3ème mandat»

igfm-Invitée Rfm Matin, Seynabou Wade ex-maire de Fass Colobane, ancienne députée libérale est convaincue que le Président Macky Sall peut faire un troisième mandat. « Macky  Sall ne respecte jamais sa parole, il est capable de faire un troisième mandat. mais les Sénégalais l’attendent au tournant ».

Le Président est quelqu’un qui est difficile à dialoguer, puisqu’il n’est pas sincère. « Comme il a 58 % normalement il n’a pas besoin de dialoguer. En plus, il cache une grosse pierre et interdit à ses interlocuteurs d’avoir une pierre à portée de main ».

L’autre fait que l’opposante dénonce, c’est le transfert d’électeurs opérés à des proportions élevées.

Seynabou Wade Pds:«Idrissa Seck a encore une chance d’être Président»

IGFM : «Je ne suis plus candidate à la mairie, je laisse la place aux jeunes», déclare Seynabou Wade, opposante Pds soutien de Idrissa Seck. Sur le silence assourdissant de Idrissa Seck, elle déclare que quand l’heure de faire une sortie se présentera, on va l’entendre. Sur la retraite anticipée de Idrissa Seck pour ne plus être déclaré candidat aux Présidentielles futures. «Je ne suis pas sûr que Idrissa Seck soit âgé pour céder la place aux jeunes. Il a deux ans d’âge de plus que Macky Sall. Il peut se représenter car, ils ne faut pas oublier que Me Wade a fait 26 ans de lutte dans l’opposition. Et puis quand on voit des gens comme Moustapha Niasse et Tanor Dieng qui sont toujours en activité, on se dit que Idrissa Seck peut toujours avoir sa chance d’être Président.»

Mairie de Ziguinchor :Abdoulaye Baldé annonce déjà sa candidature

https://www.leral.net La défaite de la coalition Benno Bokk Yakaar lors de l’élection présidentielle du 24 février dernier n’a pas encore été digérée que Abdoulaye Baldé annonce déjà sa candidature pour briguer un troisième mandat à la tête de la mairie de Ziguinchor. C’est en tout cas ce qu’a annoncé, hier, le sixième adjoint au maire de la Commune de Ziguinchor, non moins coordonnateur départemental de l’Union des Centristes du Sénégal, Taïbou Diédhiou, lors d’une conférence de presse, révèle L’Observateur.
Abdoulaye Baldé était arrivé à la tête de la mairie en 2009, après avoir déboulonné de la mairie, l’ancien ministre socialiste, Robert Sagna.

La désunion des apéristes de la Médina déplorée

http://www.dakarmatin.com Le collège des responsables républicains de la Médina a tiré hier, le bilan de l’élection présidentielle. Selon leur porte-parole, Pape Jean Ndiaye, la victoire du Président Macky Sall à la Médina est à mettre à l’actif de la Première Dame. A l’en croire, Marième Faye Sall a remis 26 millions FCFA à la commune avant le scrutin. Cette somme, dit-il, a été répartie entre les 26 mosquées de la Médina.

Ainsi pour la première fois, la mouvance présidentielle a obtenu 16 000 voix dans la commune. Cela dit, Pape Jean Ndiaye a jeté un gros pavé dans le jardin du ministre porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye. Sans le citer nommément, il déclare qu’il n’y a pas de leader à la Médina.

A l’en croire, un leader doit être rassembleur et proche de la population. A ce propos, il déplore la désunion des apériste de la commune où l’on dénombre six permanences de l’Apr. En perspective des élections locales, le collège des responsables républicains invite tous les apéristes à œuvrer dans le même sens pour gagner les locales

RECOMPOSITION POLITIQUE : Benno Bokk Yaakaar, Le Syndrome Ivoirien

https://www.walf-groupe.com Le second et dernier mandat de Macky débute avec une annonce forte du parti de Moustapha Niasse de présenter un candidat en 2024. Une déclaration qui augure, à peu de détails près, la situation ivoirienne marquée par la rupture entre les principaux vainqueurs de 2011

Dimanche dernier, dans l’émission Objection, sur Sud Fm, Bouna Mohamed Seck annonce ce que tout le monde redoutait : l’Alliance des forces de progrès (Afp) aura son candidat. Un gros pavé dans la mare. L’annonce est d’autant sérieuse qu’elle n’est pas de n’importe qui. Elle est d’un des plus fidèles lieutenants de Moustapha Niasse dont il a été directeur de cabinet à la Primature et l’est présentement à l’Assemblée nationale. L’autre poids lourd de la majorité, le Ps, sans l’avoir dit dans les mêmes termes, serait sur les mêmes positions. Ce qui augure un positionnement qui sonne une redistribution des cartes dans cette coalition qui aura battu les records de longévité, tous pouvoirs confondus. Cette situation rappelle, toutes proportions gardées, celle ivoirienne où, au sein du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et le progrès (Rhdp), équivalent de notre Benno, la scission a fini d’être actée. Vieil éléphant de la classe politique, Bédié, le «sphinx de Daoukro», comme on le surnomme sur les bords de la lagune, a, dès le lendemain de la présidentielle remportée par son puissant allié du Rdr, Ouattara, réclamé que le prochain candidat soit issu des rangs de son parti, le Pdci. ADO et ses jeunes loups ne l’entendent pas de cette oreille. Le Pdci reprend sa liberté en sortant de la coalition. Soro, un autre qui rêve d’être calife à la place du calife, refuse de courber l’échine face au diktat du Président Ouattara. S’ensuivent une série de folles rumeurs qui polluent tout Abidjan. Des rencontres pour rabibocher les positions aboutissent au constat que celles-ci son irréconciliables. Sur les pas du «sphinx», Soro démissionne de la présidence de l’Assemblée nationale. Une alliance avec l’ancien Président ivoirien est dans l’ordre du possible d’autant qu’une rumeur persistante prête à Ouattara des intentions de briguer un troisième mandat.

La ressemblance ne peut être que fortuite. Mais, la similitude entre les schémas sénégalais et ivoirien dessine les contours d’une recomposition qui pourrait être fatale à la coalition doublement victorieuse, en 2012 et 2019. Fort d’une nouvelle majorité constituée de transhumants, de ralliés de la dernière heure et d’éclopés de guerre, recalés au parrainage, Macky Sall pourrait revendiquer comme son prédécesseur, Abdoulaye Wade, en 2006, une «nouvelle majorité». Ce à quoi ses alliés pourraient lui rétorquer qu’ils ont entièrement rempli leur part du contrat, allant même jusqu’à sacrifier leurs militants, parmi les plus valeureux, et leur parti. Le Ps qui aura été, avec le Pds, l’absent historique de la dernière présidentielle sera tenté de fermer la parenthèse pour revenir sur la vocation naturelle de tout parti politique : la conquête et le maintien au pouvoir. Idem pour l’Afp. Même si son secrétaire général est frappé par le plafond constitutionnel qui fixe l’âge maximum à 75 ans, l’Alliance des forces de progrès est un terreau de cadres et de jeunes ambitieux qui se sont suffisamment entraînés au management des affaires publiques pour, à leur tour, tenter une aventure en solitaire et hors de la mouvance présidentielle, s’il le faut.

Limité par une Constitution qui verrouille le nombre de mandats «consécutifs» à deux, Macky Sall voudra bien assurer ses arrières en léguant les rênes du pouvoir au sein de sa formation.

En définitive, ce sont des alliés que tout oppose qui vont entamer leur second et éventuel dernier mandat en se regardant en chiens de faïence.Ibrahima ANNE

Attaque du Coud : Khalifa Babacar Diagne disculpe les étudiants de l’opposition… politique

iGFM- Afin de revendiquer leur prise en compte dans la répartition des lits dans le quota de la Faculté des Lettres, des étudiants de l’opposition se sont attaqués aux locaux du Centre des Œuvres Universitaires des Dakar et à ses agents. Une réaction que le Coud juge « inadmissible », déposant alors une plainte au commissariat du Point E. Dans une interview accordée à iGFM, Khalifa Babacar Diagne, chef du département de la gestion des cités universitaires et de la vie estudiantine, revient en détails sur les faits, et nuance le terme « opposition ».Monia Inakanyambo

ABCDAIRES à Macky : « Monsieur Le Président ; et si on dialoguait entre nous aussi ? »

http://www.lactuacho.com Le 24 Février 2019 a vécu, et ce jour a fini d’être archivé dans l’histoire et la trajectoire politique du Sénégal. L’heure est désormais á la réflexion et aux projections pour la mise en œuvre des promesses tenues lors de la campagne. Il n’y a pas certes de vaincus ; seul le peuple sénégalais est sorti vainqueur de ces joutes électorales en renouvelant sa confiance au PrésidentMacky Sall, dans le calme et la sérénité, pour un second mandat de 5 ans.

Si en Espagne des sénégalais se sont mobilisés pour porter leur choix sur Maitre Alioune Badara CISSE au poste de Premier Ministre ce n’est rien d’autre qu’une façon pour une partie de cette communauté de témoigner toute leur gratitude a l’égard de Maitre CISSE. En effet, lors de son bref passage au Ministère des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, ABC avait fait sa première sortie en Espagne plus précisément à Alicante pour décanter in extremis une situation qui était très tendue entre autochtones et sénégalais. Sa visite de courte durée avait permis à ces sénégalais d’obtenir des acquis considérables allant dans le sens d’améliorer leurs conditions d’existence.

Et depuis lors, des sénégalais ont pu forger avec ABC des relations particulières qui se bonifient au fil des années. A Murcia où vivent plus de 3000 sénégalais, ABC est la première autorité venue du Sénégal à parcourir des centaines de kilomètres pour venir communier avec eux, les écouter exprimer leurs doléances pour ensuite essayer de trouver des solutions.

Aux Iles Canaries, Maitre Alioune Badara CISSE n’est point en terres étrangères, de Tenerife à Las Palamas en passant par Fuerteventura, ABC entretient d’excellentes relations non seulement avec sa communauté mais avec presque toutes les autorités insulaires. Ces relations toutes particulières ont d’ailleurs permis de faire du Sénégal le pays hôte lors de la toute dernière édition d’ Africagua tenue en novembre 2018 à Fuerteventura. Et la liste est loin d être exhaustive. .C’est pour dire qu’au Royaume d’Espagne ABC compte un peu partout des amis et des sympathisants qui lui vouent admiration ; respect et considération pour ces multiples services rendus. De toute évidence, si le candidat Macky Sall est sorti victorieux de cette récente élection présidentielle à l’archipel des Canaries il le doit à notre médiateur qui n’a jamais oublié que les sénégalais de la Diaspora sont des sénégalais à part entière et non des sénégalais entièrement à part.

Aujourd’hui le président élu appelle au dialogue et à la reconstruction, et le préalable le plus en vue semble la réhabilitation, sinon la réconciliation de toute la classe politique. Nous encourageons cette démarche et comme tout le monde, nous souhaitons que la paix sociale règne dans ce pays, car c’est une condition sine qua non pour toute entreprise de développement. Le Président Macky SALL a fort à faire dans ces moments où lui seul aura l’opportunité de faire reset sur la gouvernance passéepour mettre sur pied une nouvelle équipe dynamique, nécessaire à la réussite de son mandat. Pour ce faire, le président aura besoin de s’entourer d’hommes et de femmes de son parti capables de faire triompher les idéaux du YONU YOKUTE quiconstituent le socle, la base solide du Plan Sénégal Émergent et dont Maitre Alioune Badara CISSE (ABC) reste un des principaux acteurs.
L’heure est donc venue pour le Président Sall de se départir des contingences politiques et d’ouvrir une nouvelle ère qui s’inscrit dans le réalisme politique.

Ce quinquennat doit être placé sous le sceau de la réconciliation et du pragmatisme pour amorcer un développement inclusif et durable á tous niveaux ; les chantiers sont énormes et les attentes sont nombreuses. Dès lors, aucun tricotage de l’heure ne peut nous faire oublier la longue marche avec Maitre Alioune Badara CISSE, un homme de devoir et de conviction dont les qualités morales et intellectuelles ne sont plus á démontrer. Ce dernier qui a été sur tous les fronts a sacrifié privilèges et avantages dans le seul but de voir son ami accéder un jour á la magistrature suprême.

Il est certes vrai que ABC ne réclamera jamais quoi que ce soit mais nombreux étaient les sénégalais qui le voyaient déjà au poste de Premier Ministre lors de votre première mandature mais en bon croyant il a accepté la volonté divine même si la déception était grande du côté de ses militants et sympathisants.

Toutefois, la confiance que vous avez placée en lui pour lenommer au poste de Médiateur de la République du Sénégal a su démentir toutes les calomnies et autres diatribes jadis orchestrées contre lui, et auxquelles il a dû faire face avec courage et abnégation. De la Médiature, Maître Alioune Badara CISSE de par son savoir-faire et ses capacités intellectuelles a su insuffler une nouvelle dynamique à l’institution qui, dans un passé, n’était pas très bien connue du public sénégalais. Ce travail de réceptacle et de récriminations mené au sein de la Médiature en un temps record le positionne aujourd’hui comme personnalité médiane pour conduire en tant que Premier Ministre le dialogue et désamorcer les futures bombes sociales. ABC est une valeur sûre, un homme des grands défis.

Mr le Président vous avez compris tout l’intérêt que vous pouvez tirer de la nature consensuelle de Maitre CISSE : ses alertes sur différents points de crispation ont désamorcé de nombreux conflits sociaux et économiques. Et parfois cela n’était pas compris par certains tenants des pouvoirs publics. Aussi, pour conduire les affaires politiques de l’APR, il faut un homme compétent et consensuel, et ABC, au-delà de ces qualités, jouit d’une légitimité historique sans conteste. Nous devons à l’histoire de rappeler ici, que nombreux sont ceux qui ne prennent leurs décisions que forts de ses conseils et de ses appuis ; et même si ABC a gardé la neutralité due à son rang de Médiateur, nous n’avons jamais rien entendu ou interprété venant de sa part, qui ressemble à de la médisance ou à un discours malveillant. Au contraire bon nombre de militants de l’APR qui s’abreuvent encore des orientations et conseils de ce brillant intellectuel ont trouvé chez lui la motivation, la force et la dignité du combat pour votre réélection.

De ce point de vue beaucoup pensent à présent que la première des réhabilitations doit commencer à l’intérieur de la Maison APR par redonner à ABC sa vraie place. Nous sommes de ceux qui pensent que personne mieux que lui ne peut fédérer au sein de l’APR pour relever de futurs défis. Le moment est donc venu, Monsieur le Président, de nommer Maitre Alioune Badara Cissé au poste de Premier Ministre pour ses compétences et ses capacités de traduire en actes concrets toute votre vision pour un Sénégal émergent. Le talent et la compétence ne doivent surtout pas perdre leur place et nous attachons du prix à les voir rayonner durant la gouvernance prochaine.

Cet homme ne peut compter pour moindre et il doit retrouver sa place car il porte merveilleusement bien le manteau de la réconciliation nationale qui doit parfaire une marche apaisée vers 2024. C’est aussi cela la réalité du parti, et nous porterons cette bonne parole partout où besoin sera pour la survie du parti. Les ABCdaires ont combattu dans la douleur, parfois démunis et éloignés de tout, mais ils font partie de cette victoire appréciée. L’heure est venue de nous parler avec sincérité et de retourner à chacun la place qui est la sienne. Quelqu’un a écrit fort justement que « L’APR a une histoire, et ceux qui veulent la passer outre ne feront pas l’avenir de ce parti ». Trop de bruyants incompétents ont fini de disséminer la haine et la dispersion dans l’APR. Il va falloir faire le tri ; Pari on ne peut plus difficile mais pas impossible.Si Podemos !Vive le Sénégal !La Convention Internationale des ABCDAIRES / Section Espagne.

Locales 2019: Le dilemme du parrainage

http://www.dakarmatin.com Les Locales enregistrent en général une pléthore de listes. Et un filtre est nécessaire à ce titre. Seulement, en l’état actuel de la loi sur le parrainage, il est quasi impossible, techniquement, d’organiser des élections municipales et départementales. Aussi bien pour la collecte que pour le dispositif de contrôle. Il est, par conséquent, évident qu’on ne peut en rajouter un couplage avec des Législatives. Voilà pourquoi des réformes s’imposent. Et au plus vite.

Le débat sur la dissolution de l’Assemblée nationale et le couplage Législatives-Locales continue d’animer le landerneau politique. Mais au-delà, il y a la question de la faisabilité pratique même qui se pose. En amont, il y a d’abord des réformes à apporter sur le processus, notamment le parrainage. Si le Conseil constitutionnel, malgré les limites pratiques du contrôle des signatures, s’en est sorti plus ou moins, c’est parce que le nombre de candidats (27) était quand même «gérable». Il n’empêche que les 7 observateurs de la Société civile invités aux opérations de contrôle avaient souligné dans leurs recommandations, la nécessité de la mise en place d’un «dispositif de vérification et de contrôle en présence de l’ensemble des représentants des candidats à l’image du fonctionnement de la Commission nationale de recensement des votes (Cnrv)». Pr Babacar Guèye et Cie avaient également proposé des «mesures adéquates pour rendre plus souple la gestion des parrainages en vue des élections départementales et municipales (des élections plus complexes)». Justement pour les Locales, le parrainage sera davantage compliqué. Sans doute que le Président réélu, Macky Sall, en est conscient au point de le souligner dans sa déclaration à la Nation qui a suivi la proclamation des résultats définitifs de la Présidentielle du 24 février que le parrainage pourrait être revu dans le cadre du dialogue. En effet, aux dernières municipales et départementales de 2014, il y avait environ 2700 listes candidates. Encore que pour les prochaines élections de la même nature, le nombre pourrait augmenter. Qui plus est, s’il doit y a avoir couplage, il faudra compter sur une pléthore de listes à contrôler. En 2017 déjà, l’on était à 47, ce qui avait motivé l’instauration du parrainage.

Collecte et contrôle fastidieux

Le système de contrôle des signatures pour les Locales et les Législatives est tout de même différent de celui de la Présidentielle. Pour les départementales, la Loi n° 2018-22 du 04 juillet 2018 portant révision du Code électoral prévoit en son article L.239 : «Pour pouvoir valablement présenter une liste de candidats, les partis politiques légalement constitués, les coalitions de partis politiques légalement constitués, les entités regroupant des personnes indépendantes doivent recueillir la signature d’un (01 %) au minimum et un virgule cinq (1,5%) au maximum des électeurs inscrits dans le département. Ces signatures sont réparties dans la moitié au moins des communes constitutives du département, à raison d’un virgule cinq (1,5%) au moins dans chacune de ces communes. Si le nombre de communes est impair, il est augmenté d’une unité pour en déterminer avec exactitude la moitié.»

En clair, si le département de Dakar a 663 020 électeurs dont 19 communes, la liste candidate doit réunir au moins 6 630 signatures dans au moins 10 communes. Or, rien qu’aux Parcelles Assainies, il faudra au moins 1 443 signatures. C’est déjà un gros défi pour les concurrents. Le filtrage est vite fait, mais devant cette mission presqu’impossible, il y a lieu de baisser le nombre de signatures requises pour ne pas bloquer notamment les candidatures indépendantes et, par conséquent, tuer la démocratie participative. Il faut souligner, en revanche, que pour les Locales, le contrôle des signatures est effectué par la commission de réception des candidatures, sous le contrôle et la supervision de la Commission électorale nationale autonome (Cena) et en présence des mandataires des listes. Contrairement à la Présidentielle où les candidatures sont reçues par le Conseil constitutionnel. Mais en plus, «le nombre de signatures exigées dans chaque département, la moitié des communes constitutives de chaque département ainsi que le nombre de signatures requises dans chacune de ces communes sont fixés par arrêté du ministre chargé des Elections». C’est presque valable pour les Municipales. L’article L.275 du même Code dispose : « Pour pouvoir valablement présenter une liste de candidats, les partis politiques légalement constitués, les coalitions de partis politiques légalement constitués, les entités regroupant des personnes indépendantes doivent recueillir la signature d’un (01%) au minimum et un virgule cinq (1,5%) au maximum des électeurs inscrits sur la liste électorale de la commune.

C’est dire que déjà pour les seules Locales, le contrôle est fastidieux. En rajouter un couplage avec des Législatives serait, par conséquent, impossible. Des réformes s’imposent avant décembre

Lamine Bâ : «Je n’ai d’ordre à recevoir de qui que ce soit au Pds»

http://www.dakarmatin.com « Je ne vois pas en quoi ce que j’ai dit, à savoir qu’il faut réorganiser le Parti démocratique sénégalais (Pds), peut déranger Me Amadou Sall. Je suis un cadre. Quand un journaliste m’invite ou me pose une question, je me prononce. Je ne crois pas avoir dévié de la ligne du parti. Ce que j’ai dit est mon opinion par rapport au parti. Pour ça, je n’ai de leçon ou d’ordre à recevoir de qui que ce soit. Ce que je demande, c’est une réorganisation du parti », persiste Lamine Bâ joint au téléphone par le quotidien Les Échos

Réponse à Ibrahima Sène:La mouche du coche Par Yatma DIEYE

Tout le monde connaît la mouche du coche par la fable Le coche et la mouche. Elle désigne un personnage inutile mais qui est persuadé du contraire, quelqu’un qui s’agite inutilement dans une affaire pour s’en attribuer indûment le succès en fin de compte. Après la publication des résultats de la présidentielle du 24 février 2019, le sieur SÈNE s’est cru obligé de publier dans WalfQuotidien du 5 mars une réflexion partisane sur Quelques leçons de la présidentielle du 24 février 2019 où les candidats malheureux, particulièrement ceux que la commission de recensement des votes a classés deuxième et troisième, ont été malhonnêtement pris à partie. Auparavant, il a, comme à son habitude, porté aux nues le candidat de Bby J’avoue que j’ai dû me faire violence pour lire le texte en entier tellement il était aberrant. J’ai été ahuri quand il a écrit que Sonko « a été plébiscité par les membres les plus radicaux du MFDC qui retardent la tenue des négociations de paix avec le gouvernement du Sénégal. En outre, de Fès, à Tunis, en passant par l’Egypte, l’Algérie et l’Arabie Saoudite, ce sont les étudiants sénégalais salafistes qui ont porté leur suffrage sur lui, de même que les Ibadus et l’extrême gauche qui l’ont fait massivement au Sénégal et en France. »Re tenez le choix volontaire de pays « islamistes ». Que de malhonnêteté ! Des mots, voilà ce qu’il a su apporter à son mentor de candidat. Le bonhomme est assurément la cinquième roue du carrosse de Benno. Il en est de même de son congénère ,l’avocat Me DIOUF; et puis il est vraiment fortiche, le gars SÈNE savoir qui vote pour qui à des milliers de kilomètres ! L’enchanteur Merlin n’aurait pas fait mieux. Pour ne pas aller si loin, ici au Sénégal, pas moins d’une demi-douzaine de gros calibres ont été balayés comme un fétu par Sonko. Qu’en aurait-il été si le vote avait été transparent et honnête ? L’homme SÈNE refuse de démordre de sa hantise du salafisme. C’est un état d’esprit…Laissons-le là où il a choisi de rester ; en tout cas, il a de la matière à répondre, le docteur Mohamed Lamine Ly attend toujours la réponse à son interpellation.

Les quelques leçons de la présidentielle de février ont passé sous silence le score du président sortant dans la ville de Rufisque ; c’est assez inquiétant quand on voit la manière désastreuse dont la ville est assainie. Le plus gros score dans le plus sale département de la région ce qui prouve que ces gens (les maires) ne s’intéressent guère au bien-être des administrés, mais plutôt à leurs poches : en effet tous les petits maires d’arrondissement ont transhumé, vendant leur âme au diable. Seul le maire Daouda NIANG est resté digne malgré de multiples tentatives. Comment voulez-vous que la ville progresse à ce rythme ? Déjà, les composantes de la coalition vainqueur réclament le retour de l’ascenseur, leur part du gâteau en somme, et vogue la galère !  Pour un gouvernement pléthorique, pour cinq ans encore.

Pour l’appel au dialogue du candidat sortant, je dirai que le temps du dialogue est dépassé : le parrainage, le code consensuel, le fichier électoral, un ministre de l’Intérieur neutre : toutes choses qui auraient pu faire l’objet d’un dialogue constructif en son temps et sans lesquelles le candidat sortant n’aurait jamais connu les délices du pouvoir. Quant à la déclaration du porte-parole de Rewmi sur le dialogue, ça sent …mais, je souhaite vivement me tromper …Cinq ans ce n’est pas si long que ça…Gloria victis ! (Gloire aux vaincus).Yatma DIEYE, professeur d’anglais, Rufisqueyatmadieye@arc.sn

Visite à Khalifa Sall : L’État corse les conditions

http://www.seneweb.com Que craint l’État au point de durcir les conditions de visite à l’ex-maire de Dakar ? S’il suffisait juste d’un permis délivré au tribunal, il faut dorénavant écrire une lettre au juge pour expliquer au détail près l’objet de la visite à Khalifa Sall.

Si certains voient leur demande satisfaite, d’autres sont purement et simplement priés d’aller voir ailleurs. Un changement de méthode vis à vis de l’ancien édile de la capitale que révèle, dans sa parution de ce mercredi, Les Échos.

FOIN DE CES DÉBATS BYZANTINS, AU TRAVAIL !

https://letemoin.sn La République est en affolement. Le Président réélu Macky Sall n’a même pas encore prêté serment que voilà les éternels politiciens qui nous plongent dans des débats stériles qui détonnent avec la volonté de mettre ce pays ankylosé sur les rails de l’émergence. D’une part Aïssata Tall Sall, alliée de Bennoo Bokk Yaakaar, a lancé le débat controversé sur le couplage des élections locales et législatives. Aujourd’hui comme un os à ronger, la presse et les politiciens indécrottables s’en donnent à cœur joie.

D’autre part, le débat insensé du 3e mandat agité avant même la proclamation officielle des résultats par le Conseil constitutionnel. Et bizarrement, c’est la presse qui attise le débat du 3e mandat comme si l’instinct pyromane l’incitait à attiser un incendie qui tarde à prendre forme. Tous les hommes politiques apéristes qui passent dans les médias sont interrogés sur la question. Et ceux-là même qui esquivent le sujet ou refusent d’y répondre sont poussés jusque dans leurs derniers retranchements. Il faut extorquer un aveu sur le troisième et en faire une exclusivité. Ismaïla Madior Fall, Garde des Sceaux, a le triste mérite d’avoir brouillé les esprits en répondant aux confrères de L’Enquête en ces termes clair-obscur : « Pour moi, la Constitution est claire, mais j’ai entendu des professeurs de droit dire que, telles que les dispositions ont été rédigées, le président peut faire un autre mandat. Moi, je pense que la Constitution est claire. En principe, c’est le deuxième et le dernier mandat ».

Mais c’est avec le tonitruant transhumant Sitor Ndour que les journalistes ont recueilli ce qu’ils voulaient entendre sans surprise. « Légalement, le troisième mandat est possible. La Constitution dit à peu près ceci : le mandat présidentiel est de 5 ans. Nul ne peut exercer au-delà de 2 mandats consécutifs. Cette loi a été prise au moment où le premier mandat de Macky Sall était en cours. Tout le monde sait qu’en droit, la loi ne vaut que pour l’avenir, elle n’a point d’effet rétroactif », dixit l‘ancien responsable de Energie libérale pour une avancée nationale (Elan). Et voilà, c’est parti pour des joutes politico-médiatico-juridiques jusqu’en 2024 !

Ce débat, qui agite la mouvance présidentielle notamment l’Alliance pour la République (APR), est contre-productif car il perd de vue l’essentiel des priorités : remettre le pays au travail car tout le septennat de Macky Sall a été dédié pour la plupart à la politique politicienne et à des règlements de comptes à la place de la reddition des comptes. Aujourd’hui comme Sisyphe, le pays tourne en rond et fait du sur-place.

On aimerait bien entendre le Président Sall répéter les mêmes propos de 2014, quand à son retour du Groupe consultatif de Paris en février autour du Plan Sénégal Emergent (PSE), il disait sans ambages : « Nous devrons nous remettre immédiatement au travail, pour répondre aux attentes exprimées par les populations. Nous devons arrêter les débats stériles et les campagnes électorales permanentes, pour nous tourner résolument vers la prise en compte des préoccupations des populations. Le travail s’accommode mal de la palabre incessante. » Pour une fois, il avait raison et pour une fois, on avait envie de l’applaudir !Serigne Saliou GUEYE

COMMENT L’INCENDIE DU MARCHÉ OKASS A ÉTÉ MAITRISÉ PAR LES SAPEURS

http://www.emedia.sn Les commerçants du marché Okaas de Touba ont été surpris par un violent incendie survenu ce mardi 12 mars, vers les coups de 18h. Deux magasins contenant un nombre important de matelas et de rouleaux de tissus avaient pris feu. Informés, les soldats du feu de la cité religieuse n’ont pas perdu de temps.

Ils ont très vite rappliqué sur les lieux du sinistre pour éteindre le feu. Adjoint au commandant de la 23e Compagnie d’incendie et secours des sapeurs-pompiers de Touba, l’adjudant-chef, Ousseynou Dieng a expliqué comment ils ont maitrisé les flammes, même s’il n’a pas donné l’origine de cet incendie. « Il s’agissait d’un feu de deux magasins contenant un nombre important de matelas et de rouleaux de tissus. Le problème qui se posait c’est que les magasins étaient contigus à une habitation. Nous avons maitrisé à circonscrire le feu 40 minutes après avant d’aboutir à l’extinction générale », a-t-il expliqué en faisant savoir qu’ils ont déployé deux engins d’incendie et un personnel dynamique pour y arriver.

Cependant, il a eu à expliquer que s’ils ont mis de temps pour éteindre le feu c’est parce que les bouches d’incendie étaient un peu éloignées. Elles étaient, d’après lui, à un kilomètre du lieu du sinistre. Aliou DIOUF

Révélations sur la mort de Lala Kamara: la Police de Manchester parle d’un seul meurtrier et donne son nom

https://www.pressafrik.com/ Les médias sénégalais, qui ont repris différentes sources, ont parlé de deux suspects, âgés de 25 ans et 21 ans, arrêtés après le meurtre de la Sénégalaise de 26 ans Lala Kamara, dimanche. PressAfrik a pris la peine de visiter la page Facebook de la police de Manchester, chargée de l’enquête. Et figurez-vous que la « Greater Manchester Police » ne parle pas de deux, mais d’un seul meurtrier. Il se nomme Moustapha Dia, né le 27 septembre 1997 (21 ans).
« Un homme a été accusé de meurtre après qu’une femme ait été retrouvée morte à Denton. Mustapha Dia (27/08/1997) de Denton court, a été inculpé du meurtre de Lala Kamara, 26 ans.
Aux alentours de 10.35 h le samedi 9 mars 2019, la police a reçu un appel du service d’ambulance du Nord-Ouest pour dire qu’une femme de 26 ans avait été retrouvée morte dans un appartement à Denton court, Denton. Les officiers ont assisté et il a été établi que la mort semblait suspecte.
Dia apparaîtra à la Cour des magistrats de Tameside le mercredi 13 mars 2019. », peut-on lire sur le mur Facebook de la « Greater Manchester Police ».

 CONFIDENCES DE LA MÈRE:«LALA A ÉTÉ LIGOTÉE ET BATTUE À MORT»

http://www.emedia.sn Elle est dévastée. La disparition brutale de sa fille dans des circonstances atroces ronge son cœur. Elle pleure de toutes ses larmes et prie pour que les auteurs de cet acte ignoble soient punis sévèrement. Elle, c’est la mère de Lala Kamara, du nom de cette demoiselle retrouvée morte dans sa chambre à Manchester. « Je ne sais pas grand-chose de ce qui s’est passé. Je sais seulement qu’elle été tuée. Elle a été brutalement battue, les mains liées dans le dos et ils l’ont frappée. Elle est morte à cause des coups de poing violents qu’elle a reçus », a expliqué la mère de la défunte à la presse italienne.

Selon elle, sa fille était une personne bien, obéissante, respectueuse et avec un grand cœur. « Je l’ai entendu pour la dernière fois vendredi soir. Elle était heureuse pour son nouveau travail. Elle m’a dit au revoir en disant qu’elle m’appellerait le lendemain. Je ne l’ai plus entendu. Puis, dimanche, ils ont téléphoné pour nous dire que ma fille était morte », raconte toujours la mère de la victime qui dit ignorer complètement ceux qui ont commis cet acte odieux. « Elle a toujours travaillé dur à tel point qu’elle nous envoyait de l’argent aussi et elle n’a pas fait de mauvaise chose.

Un jeune Basketteur Sénégalais arrêté au Etats Unis

https://actusen.sn Le jeune Basketteur Sénégalais Issa Thiam a été discrètement arrêté aux Etats Unis pour violence sur une femme qu’il a sérieusement amoché. Libération qui rapporte l’information signale que notre compatriote s’en est bien sorti, du moins pour le moment. Libéré sous caution, il a été suspendu par son Club des Rugters alors que son passeport a été confisqué. En effet, le Ministère de la Justice a ordonné son expulsion et une audience en ce sens est prévue pour le 05 avril prochain.

FIN DE MISSION À DAKAR:L’AMBASSADEUR BIGOT ANNONCÉ À TUNIS

http://www.emedia.sn Fin de mission à Dakar pour Christophe Bigot. En poste à Dakar depuis 2016, l’ambassadeur de France au Sénégal devrait quitter la capitale sénégalaise, cet été. De sources concordantes de emedia.sn, l’ancien directeur de la stratégie à la Direction générale de la sécurité extérieur devrait prendre la tête de l’ambassade à Tunis, chancellerie actuellement dirigée par Olivier Poivre d’Arvor. Christophe Bigot a été conseiller Afrique du Nord de Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères de François Fillon de 2007 à 2010.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 13/03/2019

Absence de la famille de Thione Seck
D’habitude les cérémonies et autres séances de dédicace de livres se font en présence de la famille de l’individu à qui on rend hommage. Mais ce n’était pas le cas hier lors du lancement du livre du journaliste Fadel Lo sur le chanteur Thione Ballago Seck. Un fait qui a retenu toutes les attentions. Aucun membre de la famille du chanteur n’était présent dans la salle. Wally Seck, sa femme Sokhna Aidara ainsi que les autres enfants du lead vocal de Raam Daan. Certainement, ces derniers doivent être préoccupés par les préparatifs de la grande soirée «Sargal Jiggen» du prince des «Faramareen» prévue ce week-end.

Réplique des partisans d’Amadou Bâ
Le ministre des Finances peut toujours compter sur ses partisans, notamment le mouvement des Agrégats Populaires de 2024 (AP.24) dirigé par l’étudiante Cesaltine Medang pour répliquer à ses détracteurs. Ces derniers sont montés au créneau pour prendre sa défense. Selon Cesaltine Medang, Amadou Bâ a largement contribué à la victoire du Président Macky Sall dans la région de Dakar. Elle s’en prend aux responsables de l’Apr qui, dès le lendemain de la proclamation des résultats du scrutin, se sont lancés dans la stigmatisation du ministre des Finances et des responsables de l’Apr à Dakar. Pour Cesaltine Medang, il s’agit d’un complot pour tenter de ternir l’image du ministre de l’Economie pour des intérêts crypto-personnels en cette veille de publication du nouvel attelage gouvernemental. Elle invite les contempteurs de son mentor à arrêter ce jeu qui ne les mènera nulle part.

Les Itinéraires artistiques de Saint-Louis
Saint-Louis est une ville historique et touristique, mais parfois aussi un carrefour artistique. Elle va accueillir la 6e édition des «Itinéraires artistiques» du 06 au 30 avril prochain. Au menu, une exposition nationale qui verra la participation de 26 jeunes talents sénégalais. En prélude, à cette importante manifestation artistique qui se déroulera à la galerie du Centre de Recherches et de Documentation du Sénégal (CRDS) ex-IFAN, les organisateurs, en l’occurrence le président de «Ndar Création» ambitionne de créer un cadre d’émulation pour les génies sénégalais. Selon Abdou Karim Fall, cela permettra aux jeunes artistes d’expose et d’écouler leurs œuvres. Il a tenu à relever que l’affluence et la riche synergie artistique que provoque cet évènement doivent justifier son inscription sur l’agenda culturel de la ville. Une panoplie d’œuvres sera présentée.

Braquage de la Station et de l’Agence de transfert d’argent à ‘’jaxaay’’:Les premiers éléments de l’enquête 

https://actusen.sn La route de Jaxaay a été, avant-hier, le théâtre d’une scène de braquage inédite. Les malfrats ont attaqué une Station et une Agence de transfert d’argent, avant de se fondre dans la nature, avec un coffre-fort et plus de 2 millions de F Cfa.

SourceA qui revient sur cette affaite, révèle dans ses colonnes que les malfrats, au nombre de 12,  se sont déplacés avec deux véhicules L200 et l’un des véhicules utilisés a participé au braquage de Yeumbeul, en janvier 2017.

D’après toujours le canard, la personne chargée d’assurer la permanence au niveau de la Station de ‘’Jaxaay’’ a été blessée par une balle de 7,65mm. Mieux, le cerveau, qui dirigeait les opérations, parlait la langue ”Ouolof”. Les enquêteurs ont ainsi retrouvé des empreintes qu’ils comptent exploiter.Actusen.sn

Ziguinchor : Six jeunes pris en otage par 4 hommes armés

http://www.dakarmatin.com Six jeunes ont été pris en otage, ce mercredi matin à Goundomp, dans la forêt de Bissine. C’est ce aue rapportent nos confrères de Sud Fm. Ces derniers étaient partis à la recherche de bois de chauffe. Selon les témoignages recueillis auprès des habitants, ils ont été interpellés par 4 hommes armés qui les ont conduits dans les profondeurs de la forêt, avant de les libérer. Ils sont finalement rentrés sains et saufs, mais leurs charrettes ont été confisquées par ces hommes armés. L’armée nationale, quant à elle, s’est déployée sur les lieux pour renforcer la sécurité

Les militants PASTEF à Rufisque remettent Ismaéla Madior Fall à sa place

http://www.dakarmatin.com Dans une interview parue dans le journal l’Enquête du lundi 11 mars 2019, le ministre de la Justice et responsable politique de l’APR, Ismaïla Madior Fall, a essayé de cataloguer négativement Monsieur Ousmane Sonko. Il est allé jusqu’à prédire qu’il ne sera jamais président de la République du Sénégal.

Ces propos, quoique choquants, ne surprennent personne. Cet homme, malgré son cursus académique respectable, est aujourd’hui un simple exécuteur de sales besognes. Au bénéfice de la carrière politique d’un individu et en véritable démagogue, il utilise en permanence la rhétorique pour justifier les nombreuses manipulations des lois de la République et dont il est le maître d’ouvrage. A Rufisque où personne ne le connaissait avant 2012, il est aujourd’hui réduit à un politicien du dimanche, qui recrute des transhumants et distribue d’importantes sommes d’argent, de loin supérieures à ses revenus de ministre. Celui-là est-il bien placé pour apprécier de la tenue d’un citoyen ? Et dire qu’il a eu à enseigner le caractère sérieux de l’Etat dans nos universités !

En tant que Rufisquois, nous nous réjouissons, bien évidemment, de toute promotion d’un des nôtres dans l’appareil d’Etat. Mais nous attendons surtout de la part de ce dernier, dans l’exercice de ses fonctions, qu’il incarne certaines valeurs et principes, pour faire honneur à notre communauté au sein de la Nation. Malheureusement, force est de constater que tel n’est pas le cas avec Ismaïla Madior Fall. Rappelons juste qu’à la suite de ses œuvres, quarante-cinq (45) professeurs de Droit ou assimilés avaient alerté, à travers un mémorandum historique, sur l’utilisation pernicieuse des Sciences juridiques à des fins politiciennes. En outre, ses « militants » se glorifient qu’il ait été au cœur des élaborations de l’Acte 3 de la décentralisation, des reformes de la constitution et du code électoral… Toutefois, demandons-leur qu’est-ce que toutes ces initiatives ont changé de positif dans la marche de notre pays. Rien, en vérité.

Monsieur Fall doit retenir une chose : pour nous, l’accession à la magistrature suprême d’Ousmane Sonko n’est point une fin en soi. Elle ne constitue pas une obsession pouvant justifier, de notre part, des achats massifs de conscience, des emprisonnements d’adversaires politiques, une politisation sauvage de l’Etat, des détournements impudiques de fonds publics et leur recyclage, pour partie, dans la sphère politique.

Il traite Sonko de « radical, sans tenue ni retenue». Effectivement, il l’est contre tous ces pilleurs des ressources des pauvres Sénégalais.

En compagnie de Sonko, nous sommes dans un processus de conscientisation de la population sur la nocivité des pratiques de prédation devenues banales et systémiques dans la gestion de leurs biens collectifs. Quel que soit le temps que cela prendra, nous nous y mettrons, avec beaucoup de « Pastef », pour accéder aux stations politiques pouvant nous permettre d’impulser l’inévitable refondation de notre Etat.

La trajectoire récente de l’homme politique Ousmane Sonko, dans l’espace public, devrait plutôt inspirer Ismaïla Madior Fall, pour une correction de sa conduite. Il est incontestablement une référence pour son courage, sa droiture, son amour pour son pays. Il est de plus en plus adulé et soutenu grâce à son engagement désintéressé pour la défense de sa patrie. Aujourd’hui, il représente simplement tout ce que des personnes comme ce ministre aimeraient être : aimées, respectées et considérées par ses concitoyens non pour l’argent qu’il leur donne, mais pour son discours et son parcours.Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Ressaisissez-vous cher Professeur !

Après sa conversation téléphonique avec Macky Sall : Wade, l’invité surprise du 04 avril?

https://www.dakaractu.com Les retrouvailles Wade-Macky se précisent de plus en plus. De sources très renseignées, dakaractu a appris que les deux hommes seraient sur le point de se retrouver et la fête du 4 avril pourrait sonner le début de ce rabibochage.

Nous écrivions à la veille de la présidentielle, sans être démenti, que Wade et Macky se sont parlés au téléphone alors que le premier était en visite en Guinée Conakry. Ce coup de fil qui intervenait dans un contexte électoral très tendu, avait réussi à décrisper le landerneau politique, surtout que l’ancien président avait décidé de mettre le pays en sens dessus dessous sous prétexte que les “dés étaient déjà pipés” en ce qui concerne l’issue de la présidentielle. Mais en réalité, Wade protestait contre l’invalidation de la candidature de son fils, Karim.

Ça, le président Guinéen Alpha Condé l’a compris et avait pris son bâton de pèlerin pour rapprocher les deux parties. « Je suis désolé de voir le Président Macky Sall et Wade qui sont des hommes très respectés en Afrique, entretenir des relations exécrables. Je souhaiterais qu’ils se retrouvent pour l’intérêt du Sénégal”, aurait dit le président Condé. Dont le souhait est sur le point de se matérialiser. Car, non seulement, le président Sall et Wade se sont parlés au téléphone en sa présence, mais ils auraient décidé d’enterrer la hache de guerre, une bonne fois pour toutes. C’est en cela que des actes de haute portée sont attendues de part et d’autre.

Pour ce qui le concerne, Wade qui devait soutenir un candidat lors de la présidentielle est revenu sur sa décision. En outre, il a renoncé à son projet de s’attaquer aux bureaux de vote.

La partition de Macky Sall consiste à diligenter l’amnistie de Karim Wade. Mais ça doit se faire selon un agenda bien établi. Déjà, réélu, Macky Sall devra appeler au dialogue en incluant ses prédécesseurs dont un certain…Abdoulaye Wade. Ce qu’il a fait la semaine dernière à la salle des banquets.

Nous tenons de sources dignes de foi que cet appel sera suivi par un acte très fort. En effet, Wade pourrait être l’invité surprise de la fête de l’Indépendance du 04 avril prochain. Il devrait recevoir son carton d’invitation. Pourvu qu’il ne décline. L’imprévisibilité de Wade est un secret de polichinelle.

Mais l’apériste en chef semble décidé à sceller ses retrouvailles avec son ancien père spirituel. Ce n’est pas pour rien si l’idée d’une amnistie de Karim Wade est agitée à l’orée de la 59e célébration de l’accession du Sénégal à la souveraineté nationale. Le député Cheikh Abdou Mbacké Bara Doli a révélé avoir été approché par des députés pour introduire une loi d’amnistie en faveur du fils de Wade. Ça participerait à adoucir Me Wade qui, en sus, pourrait bien être réhabilité sous l’ère Macky 2 avec en prime une grande infrastructure baptisée à son nom. Nous y reviendrons…

Présidentielles 2019 : Macky Sall, seul artisan de sa propre victoire Par Souleymane Ly

Depuis la proclamation définitive des résultats de l’élection présidentielle du 24 février dernier, des responsables politiques de la mouvance se relaie dans la presse chacun pour tirer la couverture de son côté et ainsi réclamer la paternité de la victoire de Macky SALL au premier tour.
Certains poussent le bouchon plus loin en déclarant que si ce n’était eux le candidat de Benno serait au second tour.
Que nenni !
Le candidat marron beige a réussi à se faire réélire à travers une stratégie qu’il a lui-même tracé et mis en œuvre tout seul. C’est au sortir du référendum de 2016 qu’il a compris que la tâche risque d’être ardue en 2019 si lui-même ne prend pas les choses en main. Il a fait une analyse froide de la situation et une lecture fine de la cartographie de toute sa force politique à travers le pays.
Lors de la révision portant sur les listes électorales qui ont suivi le référendum il a enjoint à travers un communiqué ses partisans à inscrire le maximum de militants au moment où l’opposition était occupée ailleurs. A la fin de cette étape il a lui-même fait l’évaluation avant de convoquer les responsables par département pour faire lecture des conclusions de l’analyse par lui faite.
Cap sur les législatives ! Deuxième coup d’essai afin de savoir où en était sa force politique. Rebelote ! Il refait les mêmes analyses avant de se rendre compte que le saut est presque réussi mais dépasse pas les 50%. Les responsables sont convoqués à nouveau au palais. Cette fois le candidat à sa propre succession hausse le ton et donne ses dernières directives en direction de la révision qui suit. Les responsables s’y mettent et le fichier enregistre cette fois une hausse assez remarquable avec l’inscription de militants marron beiges.
Le candidat ne lâche rien sur ce que la loi lui offre. Il maintient le Ministre de l’intérieur comme responsable et organisateur des élections : ce n’est pas un crime et c’est légal !
L’opposition vocifère et perd des forces dans sa lutte pour le départ de Aly Ngouye Ndiaye.
Arrive le moment du parrainage qui est devenu légal, la loi étant votée à l’Assemblée. Le candidat affine sa stratégie et va au-delà des 1,8% requis. Sur le terrain l’opposition n’arrive plus à trouver de parrains. Benno Bokk Yakaar a fini de rafler la mise. A part quelques candidats bien organisés, 4 au total, tout le reste se casse les dents avant de retourner se ranger derrière un de ces quatre.
Le jeu est devenu clair. Les candidats en face sont bien identifiés et il est dès lors plus facile de les contrôler et au demeurant étouffer leur envol.
Le candidat Macky Sall sait maintenant que Thiès est perdu d’avance surtout avec le vote des 18-24 ans et des 30-40 ans. Dans cette ville il sait bien que parmi ses responsables personne n’a l’étoffe pour concurrencer Idrissa Seck. Le seul qui pouvait le faire, en l’occurrence Augustin Tine, n’est pas très politique, est trop correct pour un politicien et est constamment dans son village à Fandène laissant la ville aux jeunes loups aux dents longues.
Pour réduire les écarts Monsieur SALL sort une note à l’endroit de ses responsables pour leur intimer l’ordre de privilégier le porte à porte. Il coupe ainsi l’herbe sous les pieds à tous ceux qui sont adeptes du saupoudrage en période de campagne: la clef de la victoire est ainsi trouvée.
A Dakar, il confie la mise en œuvre de sa stratégie à sa dame Madame Marieme Faye SALL dont il est sûr de la loyauté et de l’engagement. Il est aussi sûr qu’avec elle il peut à tout moment apporter les correctifs nécessaires. Madame la Première Dame avait aussi l’atout de pouvoir fédérer toutes les forces sans qu’une seule tête ne déborde.  Plus de querelle de « borom Dakar ».
Tout ceci réglé comme sur un papier de musique, le candidat Macky est allé à la rencontre du peuple dans un marathon digne d’un lutteur soif de victoire.
Là où certains candidats ont peiné à respecter leur calendrier, lui l’a maîtrisé avec des meetings qui se sont succédés dans des endroits des fois éloignés de plus de 100 kilomètres.
A Fatick où à mon sens il a fait sa meilleure sortie il a très tôt compris que les populations en veulent aux responsables mais pas à lui. Il a eu l’information que sa base naturelle s’est fissurée derrière lui. Certains jeunes mêmes refaisaient l’accès de leur quartier à des responsables politiques. Le candidat Macky descend à Fatick en fils du terroir. Il descend de sa voiture pour se fondre dans la foule avant d’entamer une course qui a séduit plus d’un en direction du stade. Arrivé sur place, son discours a touché le cœur des populations du Sine qui ont voté en masse pour lui.
Autre coup de maître qui mérite attention s’est passé lors de son meeting à Koumpentoum dans le département de Tamba. Le candidat arrive dans une localité où les querelles entre le Maire et le Président du conseil départemental ont fini d’exacerber plus d’un. Au moment de son discours Macky se rend compte que l’imam ratib de la ville est retenu à l’entrée par les préposés à la sécurité. Il suspend son speech pour lancer à leur endroit :  « laissez le passer ! Comment pouvez vous retenir un Imam qui me fait l’honneur d’être là ! » Cette interpellation est restée dans la mémoire des Koumpentoumois qui sont allés aux urnes pour rendre hommage à son auteur.
Le candidat Macky SALL a réussi à maintenir le redoutable Abdoulaye Wade loin de ces joutes de 2019 et c’est là où l’élève a fini de dépasser le maître.
Il a aussi réussi à maintenir à ses côtés sans rien faire transparaître tous ces responsables qui ont joué sur deux tableaux. Je parle de ceux-là qui battaient campagne pour lui et qui en même temps soutenaient un candidat de l’opposition.
Macky SALL a su seul réussir sa propre réélection et aujourd’hui ne doit rien à personne ! S’il y’a des remerciements à faire, le Président les doit à Allah ! Souleymane Ly ,Spécialiste en communication

Décès de Dogo Thiam, mari de la chanteuse Kiné Lam

https://actusen.sn La chanteuse Kiné Lam est endeuillée. Elle a perdu son mari, Dogo Thiam. Ce dernier est décédé ce mercredi suite à une maladie, qui l’avait cloué au lit pendant longtemps, informe Zikfm.Actusen.sn présente ses sincères condoléances à la famille du défunt et prie pour le repos éternel de son âme.

Leçons d’un scrutin Par Abdou Fall

La page de l’élection Présidentielle qui vient d’être tournée a été notamment marquée par l acharnement de l’opposition Sénégalaise à convaincre d’un climat de tension purement artificielle savamment entretenue par des habiletés à se servir des médias et des réseaux sociaux pour créer une bulle qui, à force d’être alimentée, a fini par renvoyer à une certaine réalité dans des segments non négligeables de l’opinion.
Avec son prolongement dans l’opinion internationale, il s’est progressivement installé l’idée que le Sénégal s’acheminait vers une élection à haut risque de perturbations et de désordres alors que rarement le pays n’aura été aussi stable et le peuple aussi serein face à une échéance électorale aussi décisive pour son avenir.
Il faut dire que l’affaire Karim Wade a largement pesé ‘sur le premier mandat du Président Macky Sall ; Moins le dossier judiciaire en tant que tel, que le poids du personnage Abdoulaye Wade qui s’est substitue ‘ au fils pour déplacer le débat sur le champ politique et porter le combat à sa place avec le soutien de son parti, ses alliés et ses amis du Sénégal et de l’étranger.
A ce face à face singulier est venu se greffer le dossier Khalifa Sall, toujours sous le registre des fautes de gestion, encore une fois inscrites volontairement dans le rôle des « contentieux politiques « .
Il a été cependant remarquable qu’en dépit de l’intense campagne médiatique entretenue avant et après les élections dans le pays et sur l’international, le Sénégal n’en a pas moins poursuivi sa marche dans la voie de la construction démocratique d’une nation résolument engagée dans ses tâches de développement.
Le fonctionnement de l’état et des institutions, de l’appareil de production, et du système démocratique du pays n’ont connu à aucun moment des entraves de nature à gêner leur   marche normale.
Toutes les élections ont été tenues à date et jusque là aucun élément de preuve tangible d’atteinte aux droits et libertés des citoyens et des partis n’a été brandi.
Au total , cette élection a  encore une fois confirme ‘ la maturité du citoyen – électeur ainsi que la robustesse de nos institutions qui ont fait preuve d’une capacité de résilience reconnue par tous  les Sénégalais de bonne foi et par l’ensemble des observateurs électoraux nationaux et internationaux Le double mouvement de regroupement des forces politiques  qui prouve la pertinence de l’option du parrainage ainsi que les scores honorables réalisés par les challengers du Président Macky Sall constituent cependant des données nouvelles qu’il convient naturellement  de prendre en compte .
Le Pds, sans candidat à l’élection,  n’en continue pas moins d’occuper une position de centralité’ en raison précisément du poids politique de son leader et de son statut de principale force de l’opposition parlementaire..
C’est dans le contexte de ce décor ainsi campe ‘ qu’il serait intéressant d’interroger l évolution du nouveau cycle démocratique du Sénégal indépendant, amorce’ en 1974 avec le président Senghor et consolidé depuis l’avènement du Président Abdou Diouf en 1981 dans le cadre du multi-partisme intégral.
II est arrivé  le moment d’une évaluation objective et sans complaisance de notre trajectoire démocratique pour définir les bases d’un nouveau consensus qui questionne certes  la gouvernance de nos institutions mais qui s attache tout autant à mettre l’accent sur les obligations de toutes les parties , en particulier  l’opposition,  les médias et  la société civile dans la définition de  règles convenues de nature à garantir les équilibres entre droits et devoirs ,  libertés et responsabilités.
Avec l’expérience vécue ces quarante dernières années d’un régime de libertés absolues en faveur des citoyens, des partis, des médias et associations, une évaluation sereine, rigoureuse et responsable devrait pouvoir s’imposer en vue du perfectionnement de notre système démocratique dans la perspective de son encadrement et de la redéfinition des responsabilités qui s’imposent à l’ensemble des parties prenantes au jeu démocratique.
Il faut avoir l’honnête’ de reconnaître que toutes les luttes démocratiques menées ces quarante dernières années dans notre pays ont concouru à l’élargissement des espaces de libertés dans toutes les sphères de l espace public sans toutefois insister outre mesure sur les obligations propres à chacune des parties prenantes au jeu démocratique.
Mais au plan normatif comme dans la pratique, nous avons construit un modèle de démocratie de référence qui a largement fait ses preuves et reconnue comme telle dans le monde entier.
Et c’est précisément pour avoir pratique ‘ et éprouvé sur une si longue période ce modèle dit de  » multi-partisme intégral »   qu’il y a bien lieu aujourd’hui d’engager une réflexion et un débat sérieux sur les acquis à consolider et les travers évidents à corriger.
Sous ce rapport, la loi électorale sur le système de parrainage intervient comme une décision de grande portée qui a révélé toute sa pertinence lors de la Présidentielle du 24 Février pour avoir consacré et permis la tenue d’une élection calme, sereine, et organisée dans la rigueur et la plus grande transparence.
Parmi les effets positifs induits par la pré-sélection occasionnée par le parrainage, on a noté les dynamiques de regroupements salutaires pour donner davantage de lisibilité aux citoyens sur la configuration du champ politique partisan.
Le droit positif de notre pays consacre fondamentalement la liberté d’association qu’il ne peut être envisagé de remettre en question.  Il n ‘en reste pas moins qu’on a aussi parfaitement le devoir et la responsabilité d’en encadrer la pratique si des formes d’usage inconsidéré deviennent de nature à entraver le droit des citoyens à un vote organisé et crédible.
Le droit des partis â concourir aux suffrages ne peut en aucun cas primer sur le droit des citoyens à un vote libre, paisible et serein.
Tout autant que les partis politiques, les médias, le mouvement social syndical, les organisations socio-professionnelles, les syndicats patronaux, les groupements de cadres des administrations et commis de l état, les universitaires, les acteurs de la société civile sont, entre autres autant d’acteurs majeurs, parties prenantes au quotidien de la prise de parole publique, du débat et du jeu démocratique.
Dans chacune de ces sphères, y compris dans les communautés religieuses, des formes de concertation adaptées doivent pouvoir être envisagées en vue de redéfinir ensemble les bases d’un nouveau consensus sur le perfectionnement de notre modèle démocratique dans une perspective de construction d’une société de confiance, unie et solidaire, ayant foi en elle même pour réussir le pari d’une émergence aujourd’hui largement à sa portée.
Cette démarche serait d’autant plus opportune qu’elle interviendrait dans un contexte historique d’essoufflement manifeste du modèle libéral de démocratie représentative dont l occident a décidé de faire la norme. La crise de ce modèle n’épargne aujourd’hui aucune nation, en Europe en particulier où partout des courants radicaux antidémocratiques gagnent de plus en plus en poids et en influence dans des sociétés pourtant réputées évoluées.
C’est pourquoi , il est du devoir impérieux  des dirigeants et des membres des organisations  politiques et sociales parties prenantes de la coalition Benoo Book Yaakaar de mesurer les  responsabilités qui sont les leurs dans la préservation et  le renforcement du  bloc politique hégémonique qui a permis au Sénégal d’engager durant cette décennie les importantes  réformes économiques et sociales qui viennent de bénéficier du soutien aussi massif du peuple Sénégalais â travers la victoire éclatante  du Président Macky Sall lors du scrutin du 24 Février dernier.
La modernisation du champ politique appelle un débat de fond au sein de la coalition Bby sur les conditions de consolidation de cette alliance salutaire pour la stabilité du Sénégal en envisageant son évolution vers une union organique fédératrice des forces politiques et sociales qui la composent tout en reconnaissant à chaque entité sa propre identité.
En lançant en 1975  le débat au sein des courants nationalistes et des mouvements gauche de l’époque sur l’idée de l’adoption de la formule de la   » double appartenance  » qui devait permettre à chaque entité politique de garder son autonomie organisationnelle tout en adhérant au mouvement fédérateur , les initiateurs du projet politique du rassemblement national démocratique ( RND ) le Pr Cheikh Anta Diop et Maitre Babacar Niang posaient déjà l’exigence de travailler sur la constitution d’un grand bloc politique unifié  autour d’une plate-forme de développement prise en charge dans l’unité et sur une base démocratique  par l’ensemble des forces de changement.
C’est cette vision qui a inspiré les initiateurs du projet « Alliance Pour la Republique  » (APR) dont la conception fondamentalement unitaire et fédératrice a permis au Président Macky Sall d’avoir réussi le coup de génie des stratégies de vastes rassemblements qui lui ont permis à deux reprises de conquérir le pouvoir et de réussir le pari d’une entente politique enrichissante et durable au sommet de l’état.
Les partenariats politiques intelligents qui ont rendu possible ces performances unitaires exceptionnelles dans une démocratie ouverte méritent d’être consolidés sous des formes organisationnelles supérieures â inventer.
Dans le contexte actuel de l’évolution de notre nation qui est en train de jeter les bases solides de son Emergence au même moment où nous accédons à un nouveau statut de pays pétrolier et gazier, l’APR et la coalition BBY portent sur leurs épaules la responsabilité historique d’accompagner l’accomplissement des nouvelles offres politiques du Président Macky Sall qui viennent de faire l’objet d’un large plébiscite de nos compatriotes.
Au lendemain de cette belle et éclatante victoire, le nouveau challenge est de réussir le pari de l’unité renforcée pour aller vers de nouvelles conquêtes avec 2035 comme horizon.
Des assises de toutes les parties prenantes de la nouvelle majorité pour statuer sur ces sujets de fond dans la perspective d’une plate-forme et d’un pacte national pour l Emergence seraient bien entendu rafraîchissantes pour la majorité, le pays et la démocratie.Abdou Fall ,Ancien ministre,Membre du secrétariat national de l’Apr.

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