Revue de Presse du Mardi 12 Mars 2019

Revue de Presse du Mardi 12 Mars 2019
Revue de Presse du Mardi 12 Mars 2019

les exportations du Sénégal vers l’UEMOA en hausse de 22% en janvier

https://www.lejecos.com/ Au mois de janvier 2019, indique la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee), la compétitivité de l’économie sénégalaise s’est améliorée de 3,0%, en variation mensuelle.

Cette situation est imputable à la dépréciation du franc CFA par rapport aux monnaies des pays partenaires (-2,5%) conjuguée au différentiel d’inflation favorable (-0,5%). Vis-à-vis des principaux partenaires, membres de l’UEMOA, note la Dpee, des gains de compétitivité de 0,5% sont relevés, en liaison avec le différentiel d’inflation favorable.

En revanche, par rapport aux partenaires membres de la zone euro, des pertes (-0,2%) de compétitivité sont enregistrées, du fait d’un différentiel d’inflation défavorable.

En glissement annuel, l’économie nationale a enregistré des gains de compétitivité évalués à 5,9%, en janvier 2019, en liaison avec un différentiel d’inflation favorable vis-à-vis des principaux partenaires commerciaux (-3,3%) conjugué à la dépréciation

léger repli des exportations de zircon en janvier

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-Les exportations de zircon du Sénégal ont enregistré une légère baisse de 0,7% au mois de janvier 2019 comparées à la même période de l’année 2018, a appris mardi APA auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Ces exportations sont passées de 5,957 milliards FCFA en janvier 2018 à 5,915 milliards FCFA, soit un repli de 42,600 millions FCFA en valeur absolue (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar).

En glissement mensuel, les exportations de zircon ont baissé de 3,9% comparées au mois de décembre 2018 où elles s’établissaient à 6,156 milliards FCFA.

Le zircon est une pierre précieuse avec une diversité de couleurs. Il est ainsi un produit de substitution du diamant et utilisé dans la joaillerie et l’industrie nucléaire. Selon certains spécialistes, il peut également aider à la construction d’enceintes de confinement pour les déchets nucléaires.MS/te/APA

 Le Club d’investissement des femmes du Sénégal lance WIC Capital, son fonds syndiqué

Le Club d’investissements des femmes sénégalaises ou Women Investment Club (WIC Sénégal) a procédé, le vendredi 8 mars 2019 à Dakar, au lancement de WIC Capital.

Selon Mme Ndeye Madjiguène Sock, Présidente du WIC Sénégal, c’est un fonds syndiqué qui marque leur disponibilité a lancer des investissements dans les entreprises dirigées par des femmes au Sénégal.

A l’en croire, c’est le fruit d’un travail de trois ans de réflexion, de structuration, de mobilisation de ressources… « Nous sommes prêtes à y aller et c’est un très important pas en avant», s’est-elle exclamée au micro du Journal de l’Economie Sénégalaise(Lejecos).

Avec ce fonds syndiqué, WIC Sénégal démontre ainsi son ambition d’appuyer l’investissement en capital qui sera accompagné de dette.

« Conduisant » un véhicule totalement différente d’une banque, Mme Sock précise que « WIC Sénégal veut investir dans des structures dirigées par des femmes, les accompagner à travers les 80 membres du Club qui vont mettre à contribution leur expertise ».

Avant d’ajouter : « on n’a décidé de ne pas fermer les secteurs pour le moment parce qu’on veut voir où est ce que les femmes ont des besoins et apprendre avec elles ». Ce qui, selon elle, va permettre de travailler sur les opportunités.

Avec l’option de débuter sous forme de fonds syndiqué, WIC Sénégal va agir suivant les opportunités que le capital mobilise aussi bien avec WIC Capital que la société de gestion chargée d’identifier les opportunités  d’investissement, de faire les valorisations et de pouvoir bien structurer les offres.

D’après elle, c’est un modèle qui est très différent et unique, le premier du genre en Afrique francophone et qui se caractérise par un capital qui n’est pas fermé au début.

« On commence avec un certain montant que les femmes du WIC ont décidé de consacrer à ce véhicule de financement ».

En perspectives, WIC Côte d’Ivoire qui est membre du réseau de WIC Sénégal, est en train de plancher sur les possibilités de mettre en place, à son tour, un fonds d’investissement.

Elle rappelle que l’objectif de WIC Capital qui sera dirigé par Evelyne Tall, ancienne de Ecobank,  c’est d’investir dans les structures ou les entreprises féminines. Mais il s’agira aussi de renforcer la maitrise que les femmes ont de ce que ça veut dire être un investisseur.

Dans la même dynamique d’ouverture, Mme Sock informe qu’en Guinée, WIC Sénégal est en train d’aider à la constitution aussi d’un club pour faire bénéficier les mêmes avantages aux femmes. Mariama  Diallo

FLUX FINANCIERS ILLICITES : LE CONTINENT PERD CHAQUE ANNÉE 50 MILLIARDS DE DOLLARS (FONDATION)

Dakar, 12 mars (APS) – La présidente de la Fondation Trust Africa, Coumba Touré, a évalué mardi à 50 milliards de dollars le montant des flux financiers illicites qui quittent annuellement le continent africain vers d’autres destinations représentant des paradis fiscaux.
’’Les chiffres les plus bas parlent de 50 milliards de dollars qui quittent l’Afrique, contre 70 à 100 milliards de dollars selon les chiffres les plus élevés’’, a-t-elle indiqué à l’ouverture, à Dakar, d’une réunion de la société civile sur la lutte contre les flux financiers illicites en Afrique.

A l’origine de Trust Africa, cette rencontre de deux jours a réuni des experts venus de plusieurs pays africains dont ceux de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO).

La rencontre portait sur le thème ’’Gagner la lutte contre les flux financiers illicites en provenance d’Afrique : Quelle est la prochaine étape ? Un accent particulier sur l’Afrique de l’Ouest’’.

Elle a été l’occasion pour les participants de réfléchir sur les défis liés aux flux financiers illicites (FFI) en provenance d’Afrique, sur la région ouest africaine en particulier.

Selon la présidente de Trust Africa, ’’l’argent issu des flux financiers illicites est de deux fois plus élevé que l’aide publique au développement que l’Afrique reçoit.’’

Coumba Touré a par ailleurs souligné la difficulté de disposer de ’’données fiables’’ sur cette question, appelant à une collaboration entre gouvernements africains, société civile et les pays abritant les paradis fiscaux.

Ainsi a-t-elle invité les gouvernements africains à fournir ’’des informations réelles’’ sur les flux financiers qui quittent le continent, pour au besoin ’’les publier pour que ça soit visible’’.

De la même manière, elle fait état de la nécessité de renforcer ’’nos systèmes judiciaires pour mieux détecter ces mouvements financiers avant qu’ils ne quittent le continent et ensuite quand ils quittent, pouvoir les tracer et les recouvrer pour qu’ils bénéficient à l’Afrique.’’

A en croire la présidente de la Fondation Trust Africa, les principaux secteurs touchés par le phénomène de blanchiment illicite sont ’’le commerce (65%), le secteur minier et pétrolier et l’agriculture.’’

Venu représenter le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan à cette rencontre, Oumar Diallo de la direction de la monnaie et du crédit dudit ministère, s’est réjoui de l’organisation de la tenue de cet atelier, estimant que ’’la lutte contre les flux financiers illicites ne saurait être le combat d’une seule entité.’’

Dans cette perspective, M. Diallo a rappelé les engagements pris par le Sénégal au sein notamment de l’Union économique et monétaire ouest-africain (UEMOA) dans la lutte contre les flux financiers illicites.

Concernant la difficulté de disposer de ’’données fiables’’ concernant le transfert illicite d’argent, il note que cette situation s’explique principalement par ’’l’opacité dans laquelle les transactions se font’’.SMD/BK

 Pascal Lamy élu président du Forum de Paris sur la Paix

https://www.financialafrik.com Premier événement international rassemblant dans leur diversité tous les acteurs de la gouvernance mondiale, le Forum de Paris sur la Paix revient pour sa deuxième édition du 11 au 13 novembre 2019, à la Grande Halle de La Villette, et lance son nouvel appel à projets le 13 mars 2019.

Pascal Lamy, jusqu’alors président du Conseil d’orientation, a été élu président du Conseil exécutif du Forum de Paris sur la Paix, association qui regroupe les six organisations qui l’ont fondé (IFRI, Institut Montaigne, Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, Sciences Po, Fondation Mo Ibrahim, Fondation Körber).

Le Conseil d’orientation, composé de seize experts de la gouvernance issus de tous les continents, est désormais présidé par Trisha Shetty (Inde) et co-présidé par Igor Yurgens(Russie). Ce Conseil, dont le rôle est de formuler des recommandations sur les objectifs et le déroulement du Forum ainsi que de le faire connaître dans le monde entier, a été rejoint par Martin Tisné (Royaume-Uni).

Justin Vaïsse a été nommé directeur général du Forum, et prendra ses fonctions le 18 mars 2019.

En 2018, la première édition du Forum de Paris sur la Paix a connu un succès international en rassemblant pendant 3 jours 65 chefs d’État et de gouvernement, 10 dirigeants d’organisation multilatérale et plus de 6 000 représentants de la société civile au sens large. L’événement a été ouvert par le secrétaire général des Nations unies António Guterres, la Chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron, qui ont appelé à retenir les leçons de l’Histoire et à relever ensemble les grands défis du XXIe siècle.

À la suite de l’appel à projets, 860 candidatures issues de 116 pays et de 20 organisations internationales avaient été reçues. 121 projets ont été sélectionnés pour être présentés et discutés lors de l’événement et, parmi eux, 10 ont été retenus pour être accompagnés et soutenus tout au long de l’année.

Pour sa seconde édition du 11 au 13 novembre 2019, le Forum de Paris sur la Paix reprendra les éléments qui ont fait le succès de sa première édition et en font un événement unique. Pour faire face aux défis persistants d’organisation du monde et aux attaques contre le multilatéralisme, le Forum de Paris sur la Paix continue à agir comme force de mobilisation de tous les acteurs concernés et comme incubateur pour faire avancer les solutions concrètes, avec les mêmes :

  • Objectifs: encourager la coopération internationale et l’action collective pour un monde en paix.
  • Moyens: présenter, discuter et faire avancer les solutions concrètes émergentes.
  • Ambitions: renforcer, repenser ou créer de nouvelles règles, normes et bonnes pratiques.

L’appel à projets annuel du Forum de Paris sur la Paix vise à identifier des initiatives qui sont à un stade avancé de leur conception ou bien à la phase initiale de leur mise en œuvre, portées par des acteurs variés de la gouvernance mondiale à travers tous les continents, dans les domaines suivants : paix & sécurité, développement, environnement, nouvelles technologies et économie inclusive.

Cette année, le Forum de Paris sur la Paix étend son appel à projets à un nouveau thème « culture & éducation » qui constituera également le sixième village de l’événement. Tous les porteurs de projets pourront déposer leur candidature du 13 mars au 13 mai prochains, pour venir présenter leur projet cet automne à Paris. Le lancement de l’appel à projets sera précédé d’un briefing presse qui se tiendra le 12 mars à 2019.

Pascal Lamy

Président du Conseil exécutif

Pascal Lamy a exercé deux mandats consécutifs en tant que directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) de 2005 à 2013. En 2016, il a été nommé président du Comité français du Conseil de Coopération Economique du Pacifique (PEEC). Depuis 2014, il est président du Comité mondial d’éthique du tourisme. Il partage ses autres activités entre l’Institut Jacques-Delors où il est président émérite et différents mandats ou missions liés aux affaires européennes et internationales.

CHARLES FALL DG SONES : «Le point K va lever le doute sur la potabilité de l’eau…»

http://www.lesoleil.sn Dans le souci de fournir de l’eau en quantité et en qualité suffisantes, l’Etat du Sénégal par le biais de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) a mis en place une usine de déferrisation sur le site du Point K, à Sébikotane. A ce jour, les travaux lancés en 2017 sont exécutés à près de 85% explique le Dg Charles Fall, après une visite de chantiers. « L’impact social attendu de ce projet est notamment, de lever le doute sur la potabilité de l’eau même si tel n’est pas le cas, de renforcer et d’optimiser la production d’eau de l’agglomération de Dakar par la réhabilitation et la mise en exploitation des forages à l’arrêt et la suppression des purges opérées par l’exploitant (plus de 200 000 mètres cube/an vidangé), d’améliorer la qualité de service par l’abandon des dilutions contraignantes à travers les OC, et enfin, de faire une économie substantielle sur les produits de désinfection (hypo chlorure de sodium)», a-t-il expliqué.

Selon lui, ce projet est estimé à 6 milliards 500 millions de francs Cfa, dont 4 milliards 900 millions pour la réalisation des ouvrages. Cette usine d’amélioration de la qualité de l’eau pour Dakar est composée notamment, d’une unité d’aération, des filtres à sable, un décanteur, un réservoir de stockage d’une capacité de 2 000 mètres cubes. Elle est dotée également de 3 systèmes de pompage et d’un groupe électrogène de 750 KVA. «L’objectif est de réduire la forte teneur en fer, en manganèse et en hydrogène sulfuré dans les eaux des forages des champs captant de Pout-Kirène et de Pout Sud qui alimentent la banlieue dakaroise. Autrement dit, «éliminer» les couleurs rougeâtre et noirâtre ainsi que l’odeur nauséabonde de l’eau, qui sont dues à la présence de ces matières. Ce, en passant de 1 à 0,1 milligramme/litre pour le fer contre 0,3 milligramme/litre suivant les normes de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), soit un taux de rabattement de 1000% ; de 0,1 à 0,05 milligramme/litre pour le manganèse et enfin, d’éliminer le H2S », a expliqué le Dg.

Serigne mboup directeur de la sar l’etat et la senelec nous Doivent des dizaines de milliards

 XALIMANEWS : L’Etat du Sénégal et la Senelec trainent une dette de dizaines de milliards, qu’ils doivent à la Société africaine de raffinage (Sar), selon son Directeur Général, Serigne Mboup. Le maire de Pire s’exprimé au cours d’un entretien avec nos confrères de l’Observateur, dans sa parution du jour.
« Nous n’avons pas un problème de trésorerie. Mais l’Etat et la Senelec nous doivent des dizaines de milliards. Le chiffre exact change toutes les minutes. Ce sont des encours qui poursuivent leurs cours et qui sont payés en fonction des besoins. Et cela n’entrave en rien le bon fonctionnement de la raffinerie et la régularité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers », affirme t-il

 PROJET GAZIER DE GRAND TORTUE AHMEYIM :10 millions de tonnes de gaz attendus dès 2022

http://www.enqueteplus.com Les projections de la compagnie Kosmos Energy prévoient jusqu’à 10 millions de tonnes de gaz annuels au premier semestre de 2022, pour la consommation mondiale et l’usage domestique au Sénégal et en Mauritanie.  

Pour la phase 1, ce sera initialement 2,5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (Gnl) par an, en moyenne. Une fois le projet complété, ce ne sera pas moins de 10 millions de tonnes annuels qui devraient sortir des entrailles de Grand Tortue Ahmeyim (Gta). Ce projet gazier, dont le gisement est à cheval entre le Sénégal et la Mauritanie, a suscité les pronostics optimistes d’Andrew Inglis, Pdg de la compagnie américaine d’exploration sous-marine Kosmos Energy, à la fin février 2019. En décembre dernier, Kosmos (28 %) et ses partenaires (la britannique Bp est l’opérateur leader avec 61 % ainsi que les deux sociétés nationales d’hydrocarbures mauritanienne et sénégalaise) ont annoncé qu’une décision d’investissement finale (Fid) pour la phase 1 du projet Greater Tortue Ahmeyim avait été approuvée. Ceci après que les deux gouvernements ont paraphé un accord d’unitisation sur ce gisement transfrontalier où le partage de la production est à 50-50.

La première extraction de gaz dans le cadre du projet devrait survenir dans le premier semestre de 2022, et cette phase 1 du développement passera ensuite à celle plus avancée de conception et de construction, avec l’attribution de contrats d’ingénierie, d’approvisionnement, de construction et d’installation (Epci). L’exécution de cette partie du projet devrait démarrer dans ce premier trimestre. En outre, Gta produira du gaz provenant d’un système sous-marin en eaux profondes et d’une unité flottante de production, de stockage et de déchargement mi-profonde, qui traitera le gaz et en éliminera les composants lourds en hydrocarbure. Le gaz sera ensuite transféré vers une installation flottante de gaz naturel liquéfié (Flng) dans un centre innovant sur le littoral, à la frontière maritime entre la Mauritanie et le Sénégal.

C’est cette Flng qui est conçue pour fournir environ 2,5 millions de tonnes de Gnl annuels, en moyenne. Le total des ressources en gaz dans le champ est estimé à 15 trillions de pieds cubes. Ce projet est le premier d’envergure dans le secteur du gaz à atteindre le stade de Fid. Il devrait fournir du Gnl destiné à l’usage domestique en Mauritanie et au Sénégal ainsi qu’à l’exportation mondiale.

301,4 millions de dollars de revenus pour 2018

Kosmos, qui détient 28 % de participations, a annoncé également son intention de céder environ 10 % de ses parts sur le gaz de Gta. En dehors de ces énoncés prévisionnels sur la production de gaz, la compagnie d’exploration américaine a obtenu des résultats financiers et d’exploitation assez positifs pour l’année qui vient de s’écouler. Si Kosmos a accusé une perte nette ajustée de 39,4 millions de dollars pour le quatrième trimestre de 2018, elle a annoncé des revenus globaux de 301,4 millions de dollars au quatrième trimestre 2018, contre 187,1 millions de dollars au même trimestre de 2017. ‘‘2018 a été une année de transformation, car Kosmos a évolué pour devenir une société d’E & P à cycle complet’’, a expliqué le Pdg Andrew G. Inglis, lors de la dernière présentation des états financiers, le 25 février dernier.

‘‘Nous avons finalisé une acquisition stratégique dans le Golfe du Mexique, déclaré Fid dans le cadre de notre projet de développement en phase 1 de Tortue et généré un flux de trésorerie net de plus de 250 millions de dollars. Des actions émises dans le cadre de l’acquisition. Kosmos a organiquement remplacé plus de 130 % de la production sur une base nette et prouvée, marquant la sixième année consécutive avec plus de 100 % de remplacement de la production’’, a analysé le boss de la junior américaine. Pour lui, les perspectives sont encourageantes. ‘‘Kosmos est désormais bien placée pour accroître ses flux de trésorerie, ses réserves prouvées et sa production, grâce à une combinaison d’activités d’exploitation, de développement, d’exploration dirigée par une infrastructure et d’exploration d’ouverture de bassin. Kosmos est plus fort que jamais et la confiance que nous avons en les perspectives d’avenir de la société est illustrée par le versement d’un dividende pour 2019, le premier de son histoire’’, a-t-il conclu. OUSMANE LAYE DIOP

EXPLOITATION GAZIÈRE:BP PASSE DES COMMANDES D’ÉQUIPEMENTS À DEUX MULTINATIONALES AMÉRICAINES

Dakar, 11 mars (APS) – La compagnie pétrolière britannique, BP, a passé lundi des commandes d’équipements pour la fourniture et la pose de conduites ombilicaux, de structures sous-marines aux groupes Mc Dermott International et Baker Hughes, dans le cadre de l’exploitation du gisement de gaz naturel de Grand Tortue Ahmeyim, situé au large du Sénégal et de la Mauritanie, a appris l’APS de bonne source.

McDermott International et Baker Hughes se sont vus attribuer des contrats portant sur des équipements pour la fourniture et la pose de conduites, ombilicaux et structures sous-marines (SURF) ainsi que des équipements pour système de production sous-marins (SPS) par BP pour le projet de gaz naturel de Greater Tortue Ahmeyim, ont annoncé les deux entités dans un communiqué parvenu à l’APS.

BP, BHGE et McDermott continueront à travailler ensemble pour réaliser des gains d’efficacité, des synergies et de meilleurs délais de livraison à la suite de signature le même jour à Houston, aux Etats-Unis d’Amérique de ce contrat, rapporte la même source qui précise que lesdites sociétés vont adopter « une approche holistique de développement pour soutenir la collaboration, stimuler les synergies du projet et réduire les délais de livraison ».

Il s’agit d’un contrat substantiel dont le volet ingénierie, approvisionnement et gestion de construction de structures sous-marines, a été attribué à McDermott.

 Son partenaire dans ce projet, Baker Hughes fournira de son côté cinq arbres sous-marins de gros calibre, un collecteur à double alésage et six logements, un collecteur de terminaison de conduite, des unités de distribution sous-marines, trois vannes d’isolation sous-marines, détaille le communiqué.

Il en sera ainsi des raccordements sans plongeur et des systèmes sous-marins de contrôle de la production, spécialement conçus pour permettre l’intégration future des puits supplémentaires pour la première phase de développement.

Le Sénégal et la Mauritanie ont signé en février 2018 à Nouakchott un accord de coopération intergouvernemental (ACI) portant sur l’exploitation du champ gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA) qui se trouve à la frontière maritime entre les deux pays.

Le champ gazier Grand Tortue/Ahmeyim, découvert en janvier 2016, est considéré comme le plus important gisement en Afrique de l’Ouest avec des réserves estimées à 450 milliards de m3.AKS/ASB

EXPLOITATION PÉTRO-GAZIÈRE:BAKER HUGHES INTÈGRE LA BRANCHE SÉNÉGALAISE D’INVEST IN AFRICA

Dakar, 12 mars (APS) – Baker Hughes, une société pétrolière américaine, a intégré la branche sénégalaise d’Invest in Africa (IIA), mise en place par la multinationale britannique, BP, dans le but d’accroître les possibilités des entreprises locales à répondre aux besoins des projets de grande envergure dans l’exploitation des hydrocarbures, a appris l’APS.

Baker Hughes, multinationale américaine spécialisée dans les forages horizontaux et les produits chimiques nécessaires à la fracturation hydraulique, devient ainsi ’’Partenaire pays’’ de la branche sénégalaise d’IIA, après avoir signé un accord avec le groupe BP, un des initiateurs d’Invest in Africa, indique notamment un communiqué parvenu à l’APS.

L’IIA aide les fournisseurs locaux à prendre contact avec les sociétés internationales de pétrole et de gaz, augmentant les opportunités pour les entreprises locales de subvenir aux besoins de projets de grande envergure et forme les fournisseurs africains en compétences de base et en entrepreneuriat, fait-on savoir de même source.

Baker Hughes et Dermott International sont les deux groupes pétroliers mondiaux bénéficiaires d’une commande d’équipements passée par BP pour la fourniture et la pose de conduits ombilicaux, de structures sous-marines dans le cadre l’exploitation du gisement de gaz naturel de Grand Tortue Ahmeyim, situé au large du Sénégal et de la Mauritanie.

L’officialisation la veille à Houston, aux Etats-Unis d’Amérique ouvre ainsi la voie à une plus grande coopération entre BP, BHGE et McDermott suivant une « une approche holistique de développement pour soutenir la collaboration, stimuler les synergies du projet et réduire les délais de livraison », souligne le communiqué.

Il s’agit d’un contrat substantiel dont le volet ingénierie, approvisionnement et gestion de construction de structures sous-marines, a été attribué à McDermott.

Baker Hughes fournira de son côté cinq arbres sous-marins de gros calibre, un collecteur à double alésage et six logements, un collecteur de terminaison de conduite, des unités de distribution sous-marines, trois vannes d’isolation sous-marines, détaille le communiqué.

Il en sera ainsi des raccordements sans plongeur et des systèmes sous-marins de contrôle de la production, spécialement conçus pour permettre l’intégration future des puits supplémentaires pour la première phase de développement.

Le Sénégal et la Mauritanie ont signé en février 2018 à Nouakchott un accord de coopération intergouvernemental (ACI) portant sur l’exploitation du champ gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA) qui se trouve à la frontière maritime entre les deux pays.

 Le champ gazier Grand Tortue/Ahmeyim, découvert en janvier 2016, est considéré comme le plus important gisement en Afrique de l’Ouest avec des réserves estimées à 450 milliards de m3.AKS/ASB

 Trois mois sans salaire : Les travaux à l’arrêt sur Ila Touba

http://www.dakarmatin.com  Un coup de frein dans l’achèvement des travaux de l’autoroute à péage Ila Touba. Les travailleurs sur le site réclament aux autorités le paiement de 3 mois d’arriérés de salaire, rapporte la Rfm. Raison pour laquelle, ils ont décidé de croiser les bras, à Bambey. Il faut noter qu’au niveau de la sortie menant à Diourbel, les travaux restent inachevés. Une route latéritique difficilement praticable mène vers la capitale du Baol

 Ousmane Blondin Diop:»DONNER AU PSE UNE EMPREINTE SOCIALISTE »

EXCLUSIF SENEPLUS – Il faut que le PSE parle à la population – Une option libérale trop marquée dans l’exécution de la phase 2 contribuerait au développement des inégalités sociales – Entretien avec notre éditorialiste Ousmane Blondin Diop

‘’Le Plan Sénégal tel qu’il est annoncé et réalisé, a un coté un peu technocratique dans sa formulation. Il lui manque un discours politique’’, soutient Ousmane Blondin Diop. Selon l’éditorialiste de SenePlus, la seconde phase du PSE devrait être caractérisée par une empreinte socialiste. ‘’Puisqu’on a maintenant, une perspective de devenir un petit émirat, on peut fort bien gérer les recettes de façon à ce que le PSE soit pour tous, que l’émergence soit pour tous les sénégalais. Or si l’option libérale est très marquée, on aura un développement des inégalités sociales’’, avertit Ousmane Blondin Diop. Il prône le retour à un Etat qui investit bien, gère mieux, pour accorder une importance aux couches les plus défavorisées de la société et les attirer dans la richesse.

Parlant du futur du parti socialiste, Ousmane Blondin Diop se veut optimiste. ‘’Je pense qu’Ousmane Tanor Dieng a la capacité humaine et l’expérience historique pour mener le parti dans cette phase de mutation tout en contribuant à l’action gouvernementale », conclut-il. Alioune G Sall et Rokhaya Bassène

CONJONCTURES ET CONJONCTURE Par Mamadou NDIAYE

L’Ethiopie a mal. Et avec elle toute l’Afrique. Le crash du vol d’Ethiopian Airlines, survenu dimanche au large de Addis-Abeba, la capitale, plonge tout le pays dans une indicible consternation. Le bilan est lourd, très lourd : 157 morts, passagers et membres de l’équipage, peu après le décollage de l’avion qui prenait la destination de Nairobi au Kenya. L’implosion au sol de l’A737 Max soulève bien des conjectures…

Cet accident est sans doute la pire catastrophe aérienne de l’Ethiopie qui revient de loin pour occuper une position enviée à l’échelle mondiale grâce à un aggiornamento salvateur mais très peu connu en Afrique. Pays exsangue dans les années 70, puis ravagé par l’insoutenable famine, l’exode massif et les interminables guerres dans les décennies 80 et 90, il ne dut son salut qu’au sursaut politique de ses forces vives. Lesquelles, dans un surprenant élan de dépassement, s’entendent pour fixer un cap consensuel d’émergence.

Le bon équilibre étant entre les excès, les Ethiopiens renoncent aux petits calculs et découvrent les vertus de l’engagement sincère pour se forger un solide mental de gagneurs. Une nation soudée, volontaire et déterminée voit le jour contre toute attente. La grave crise de confiance qui minait les élites (politiques, civiles et militaires) prend fin et accouche d’un aiguillon de renaissance. L’agriculture revit. Les services se dynamisent. L’éducation et l’enseignement se structurent. L’industrie se déploie. L’économie se relance. Les investisseurs arrivent à flots continu dans une capitale, Addis-Abeba, qui devient un gigantesque chantier au début de l’an 2000.

De tous les travaux d’Hercule, la création d’Ethiopian Airlines est, sans l’ombre d’un doute, le plus emblématique. Il fouette l’orgueil d’une nation. Très vite, elle est passée du prestige au profit, comme on le dit dans le jargon des spécialistes de l’aviation, qui saluent l’intelligence du Top Management éthiopien pour avoir associé rentabilité et exploitation d’une ligne aérienne. Par une savante stratégie marketing, la compagnie acquiert des aéronefs, achète des Airbus ou des Boeing, se dote des fleurons de l’aviation, exhibe son personnel navigant, notamment des pilotes d’envergure totalisant des milliers d’heures de vols qui ont fini par stupéfier le monde aérien.

Petit à petit, la flotte se densifie, son nid s’élargit avec l’ouverture de nouvelles lignes aériennes, quotidiennes ou hebdomadaires, desservant diverses capitales africaines. Aux liaisons déjà opérationnelles s’ajoutent les fréquences, ce qui accroit les rotations des avions. Les Africains apprécient et plébiscitent la compagnie éthiopienne. Mieux, ils l’adoubent et se l’approprient.

Dans les cœurs, Ethiopian remplace la défunte Air Afrique, jadis compagnie panafricaine dont la retentissante faillite demeure encore une énigme. Présente à Johannesburg, Dakar, Abidjan, Le Caire, Casablanca, Nairobi ou Yaoundé, la flotte éthiopienne déploie des ailes de plus en plus grandes pour capter des segments de marché à pouvoir d’achat avéré. Addis-Abeba est devenu un hub de rang international doté d’un aéroport d’éclatement qui dessert l’Asie, le Moyen-Orient et les pays du Golfe.

Le modèle économique de ET repose sur « toujours plus de lignes sur des axes à forte rentabilité » avec en toile de fond la qualité de service, la rigueur technique, la compétence des équipes, la régularité des révisions, l’acquisition d’avions neufs et une ponctualité indiscutable, gages de sa notoriété et de sa crédibilité. Part ce biais, la compagnie a assis sa domination sur le ciel africain, faisant presque jeu égal avec les Français, les Allemands et les Chinois en quête de relais de croissance sur le continent.

Le géant éthiopien des airs, fort de ses succès commerciaux, ouvrait coup sur coup au mois de décembre dernier quatre vols hebdomadaires en Boeing 787-8 entre Manchester, Bruxelles et Addis-Abeba. L’explosion des voyages en Afrique continue ainsi d’influencer le trafic aérien. L’évolution de la demande, basée sur les réservations montre une croissance en proportion surtout vers des destinations secondaires. Outre les accords de partenariat conclus avec justesse et pertinence, la compagnie aérienne éthiopienne a exploré de façon concluante des alliances stratégiques avec de grands groupes aériens reconnus mondialement pour leur professionnalisme dans les offres de services d’excellence. Sans jamais dormir sur ses lauriers, l’enseigne poursuit son avancée en renforçant sa présence sur des lignes aériennes très disputées.

Le risque est grand de confondre les responsabilités de l’avionneur Boeing et celle du transporteur. N’eussent été ses performances, unanimement reconnues, Ethiopian Airlines traverserait une zone de turbulences susceptibles de l’affaiblir durablement. Le très haut niveau de leadership du Board de la compagnie a rapidement maîtrisé les paramètres de la communication de crise pour envoyer des signaux clairs et lisibles : annonce du crash, estimation des victimes, décision de clouer au sol les avions du même type, création d’une cellule de crise, gestion concertée du crash avec les autorités politiques, récupération des boîtes noires et poursuite de l’enquête à laquelle sont associés tous les concepteurs et les pays d’origine des passagers morts. Du Top Management…

Avec l’entrée en lice de Air Sénégal SA, Dakar signe son retour su la scène de l’aéronautique civile. La conjoncture n’est sûrement pas (encore) souriante. Mais le premier vol de son Airbus flambant neuf a atterri samedi à Roissy Charles de Gaulle au grand soulagement de toutes les équipes qui ont travaillé sur les paramètres du vol et de la destination. S’il s’agit d’un début timide d’expansion d’une jeune compagnie, la profitabilité qui sommeille dans la stratégie conçue laisse deviner la fin d’une époque : la romance aérienne. Place au réalisme et à l’efficacité.

Maïmouna Ndoye Seck : «La destination Paris est un marché pour Air Sénégal»

IGFM-Maïmouna Ndoye Seck, ministre des Transports Aériens, invitée de Rfm Matin s’est dit émue par le crash de l’avion, a prié pour le repos des victimes de Ethiopian aIrlines. « L’avion est le moyen le plus sûr, mais les accidents d’un avion sont spectaculaires et mortels, deux avions du même type Boeing sont tombés en l’espace de mois ». Le ministre des Transports a reconnu que ce qui rend difficile l’avion de Senegal Air, c’est que l’avion n’a pas encore été trouvé. Nous avons bouclé l’enquête jusqu’à ce qu’on trouve un élément nouveau. »

« Depuis vendredi, l’avion Air Sénégal A 330 Neo Casamance, fait la navette Dakar-Paris. Paris est un marché pour notre premier avion », explique le ministre des Transports aériens Maïmouna Ndoye Seck.

ALERTE À UNE COUCHE DENSE DE POUSSIÈRE SUR L’ENSEMBLE DU TERRITOIRE

Dakar, 11 mars (APS) – Une couche dense de poussière en provenance de la Mauritanie et du Sud de l’Algérie est prévue sur la quasi-totalité du territoire sénégalais du lundi à 18h au jeudi à 12h, indique l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM), dans un bulletin spécial.

« La couche de poussière dense sera surtout observée sur la moitié Nord du pays et sur les localités Centre-ouest notamment à Dakar. Sur les localités Centre et Sud, la concentration de la poussière sera moyenne. Les visibilités seront par conséquent réduites sur le pays », signale l’agence.Dans le bulletin spécial reçu à l’APS, elle souligne que « la réduction de la visibilité, étroitement liée à la densité de la poussière, pourrait affecter les secteurs du transport aérien, maritime et routier ».

Selon elle, il pourrait exister un risque sanitaire « élevé » pour les personnes particulièrement sensibles (jeunes, enfants, asthmatiques et personnes âgées).

« Au vu du degré d’exposition aux concentrations élevées de particules, il est conseillé de ne pas trop s’exposer à l’air ambiant, d’éviter les activités sportives intenses à l’extérieur et aussi d’être très vigilants sur la route », préconise l’ANACIM.

Cour d’Appel : Les 253 victimes de Gadaye obtiennent gain de cause

https://www.dakaractu.com/ Les 253 familles de la Cité Gadaye dont les maisons ont été rasées par le promoteur immobilier Mbaye Fall ont obtenu gain de cause hier devant la Cour d’appel de Dakar. Le juge a infirmé la peine en première instance en condamnant le promoteur Mbaye Fall à 2 ans dont 6 mois ferme pour destruction de biens appartenant à autrui. Pour les dommages et intérêts, le Directeur général de la société Technologie 2000 devra payer 4 milliards Fcfa à ses victimes. L’avocat de la défense qualifie le verdict de scandaleux et choquant. Selon Me Ciré Clédor Ly, la justice de notre pays est en train de tomber sur la tête. Parce que, argumente la robe noire, son client détient un titre foncier et des personnes sont venues y construire nuitamment. A l’en croire, la Direction de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation des Sols (DESCOS) qui avait considéré les constructions des 253 familles comme irrégulières puisqu’elles n’avaient même pas de titre foncier, les a démolies. Pour Me Ciré Clédor Ly, les victimes devaient plutôt porter plainte contre la Descos.

L’avocat de Babacar Fall ne compte pas laisser passer ce verdict. Me Ciré Clédor Ly promet de saisir la Cour Suprême pour «qu’elle applique sa jurisprudence ». Pour sa part, le président du collectif des victimes de Gadaye, El Hadji Wagué a jubilé après l’annonce du verdict. Après 6 ans de combats judiciaires, il estime qu’il s’agit d’une grosse victoire. L’As

EMIGRATION CLANDESTINE:89 PERSONNES DE PLUSIEURS NATIONALITÉS INTERPELLÉES À DIONEWAR

Fatick, 12 mars (APS) – Des candidats africains à l’émigration clandestine, au nombre de 89 candidats, ont été interpellés lundi sur l’île de Dionewar par la gendarmerie de Fimela, dans la région de Fatick (ouest), a-t-on appris de source sécuritaire.

En provenance de la Casamance, la zone méridionale du Sénégal, plus précisément des environs d’Elinkine, un village de pêcheurs situés à une dizaine de kilomètres de la commune d’Oussouye, ces 89 candidats à l’émigration clandestine vers l’Europe, parmi lesquels deux femmes, ont été interpellés à bord d’une embarcation, a indiqué la même source ayant requis l’anonymat.

’’Sur le trajet, leur embarcation a connu des difficultés avant d’échouer sur l’ile de Dionewar, une des îles du Saloum, obligeant ainsi les populations insulaires à alerter la gendarmerie qui est intervenue sans trop de difficultés sur les lieux’’, a-t-elle expliqué.

39 des personnes interpellées sont de nationalité sénégalaise, 41 parmi eux sont des Ghanéens, contre 5 Gambiens, 3 Siérra-Léonais et 1 libérien, a-t-elle précisé.

Selon la même source, 50 des 89 personnes interpellées se trouvaient dans les locaux de la brigade de gendarmerie de Fimela pour les besoins de l’enquête ouverte, 39 ont été transférés à la brigade de Fatick.AB/BK

Reforme au Baccalauréat : La série G disparaît et fait place à la série STEG

https://actusen.sn/ La bac  G devient bac STEG (baccalauréat en Sciences, techniques économiques et de gestion). La décision vient du  ministère de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat. En effet, cette réforme  au-delà du changement du nom du diplôme, va  aussi apporter des modifications dans le programme de la série.

En ce sens, les mathématiques feront désormais partie des matières dominantes. En plus, le droit, la gestion des entreprises et le marketing sont aussi ajoutés au programme de la série. Reste à voir si les élèves  vont s’y adapter en entendant 2022 date à laquelle, la série G va disparaître, complètement.Kiné Thiane

Grossesses à l’école : Saint-Louis est à 5% du taux national

https://www.dakaractu.com Lors d’un panel sur la « Promotion de l’abandon des mutilations génitales féminines, des grossesses précoces et des mariages d’enfants», organisé dans la capitale Nord, le Réseau Siggil Jigeen a  tiré  la sonnette d’alarme sur l’ampleur que prennent les grossesses précoces, notamment en milieu scolaire.
Selon la présidente du Réseau Siggil Jigeen, Safiétou Diop, le taux de prévalence des grossesses à l’école est de « 30% dans la région de Sédhiou, 19% à Ziguinchor, 9% à Kolda. Thiès et Matam suivent avec 6% chacun. Les régions de Kédougou, Saint-Louis et Fatick enregistrent chacune un taux de 5% ».

Une situation qui s’expliquerait selon toujours Safiétou Diop, par « la pauvreté, l’éloignement de certaines filles des établissements scolaires (nécessitant parfois leur parrainage par d’autres personnes), le dépaysement et la fragilité ».

La sociologue Aïssatou Teigne Diouf souligne dans ce sens que  « la moitié des grossesses recensées concernent des filles qui fréquentent les classes entre la 6ème et la 3ème, soit 71,9%. Par contre, 28,1% concernent les filles qui sont entre la seconde et la terminale ».

Aïssatou Teigne Diouf poursuit que 49% des auteurs de ces grossesses sont des élèves, 11,12% des étudiants.

Les jeunes des villages sont aussi cités comme faisant partie du lot avec un pourcentage de 8,60%, et 2,02% pour les enseignants.

Importation d’armes : Le Sénégal dans le Top 5 en Afrique Subsaharienne

https://actusen.sn Le nouveau rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm a été publié hier. Celui-ci traite entre autres des exportations et importations d’armes à travers le monde. D’après LesEchos, il a placé le Sénégal parmi les plus gros acheteurs d’armes en Afrique subsaharienne, entre 2014 et 2018. Le Nigéria, l’Angola, le Soudan le Cameroun et le Sénégal qui sont les plus grands importateurs d’armes en Afrique subsaharienne font 56% des importations dans la sous-région. Cependant, 35% des armes qu’ils importent viennent de la Russie, contre 21% pour la Chine et 15% pour les Etats Unis.

Composition du futur Gouvernement : Macky verrouille tout !

https://actusen.sn Réélu pour un mandat de 5 ans, le président Macky Sall doit former son le premier Gouvernement de son second mandat, après sa prestation de serment prévue le 02 Avril 2019. Seulement, selon Libération, contrairement aux supputations et rumeurs, un mystère total entoure la composition de ce futur Gouvernement du Chef de l’Apr. En clair, le locataire du Palais qui part en voyage de repos, a tout verrouillé. “A part lui, personne, son entourage personnel y compris, ne peut dire avec exactitude qui reste, qui quitte ou qui rejoint le futur Gouvernement”, signale Libération dans ses colonnes.

Souleymane Ndéné Ndiaye : “3ème mandat mënu fi am”

https://actusen.sn A l’inverse du Garde des Sceaux, ministre de la Justice qui fait dans le “clair-obscur”, Souleymane Ndéné Ndiaye affirme que le président Macky Sall ne peut briguer un troisième mandat. “Il n’est pas possible d’interpréter autrement un texte qui est clair. Le texte est clair, le président Macky Sall ne peut pas briguer un 3 mandat. C’est clair, il ne peut pas. Je pense que le débat doit être clos et définitivement clos. Il est même insensé de relancer ce débat-là, parce que ça va faire l’objet de polémiques stériles”, déclare-t-il dans les colonnes de LesEchos. “N’encourageons pas Macky Sall à aller vers un 3ème mandat. Troisième mandat mënu fi am”, insiste-t-il.

Sitor Ndour : Macky Sall peut bel et bien être candidat en 2024

http://www.seneweb.com/ Membre du Secrétariat exécutif national et responsable politique de l’Apr à Fatick, Sitor Ndour a fait savoir que rien ne s’oppose à une candidature de Macky Sall en 2024. «Légalement, le troisième mandat est possible.  La Constitution dit à peu près ceci : le mandat présidentiel est de 5 ans. Nul ne peut exercer au-delà de 2 mandats consécutifs.

Cette loi a été prise au moment où le premier mandat de Macky Sall était en cours. Tout le monde sait qu’en droit,  la loi ne vaut que pour l’avenir, elle n’a  point d’effet rétroactif», affirme-t-il.

Ainsi, aux yeux de l’ancien directeur général du Cendre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), le décompte doit démarrer à partir du mandat de 2019.  ‘’Le premier mandat de Macky Sall n’est pas pris en  compte et n’entre pas dans le champ d’action de la loi qui ramène le mandat à 5 ans et qui interdit plus de deux mandats», a-t-il déclaré.

«3éme mandat de Macky» Daouda Mine de IGfm «corrige» Ismaila Madior Fall

http://www.rewmi.com/ La possibilité d’un troisième mandat pour le président Macky Sall installe déjà une panade juridique juste au lendemain de sa réélection. Après la sortie du ministre de la justice non moins Professeur de droit constitutionnel qui déclarait dans un entretien accordé au journal Enquête. « Pour moi, la constitution est claire, mais j’ai entendu des professeurs de droit dire que telles que les dispositions ont été rédigées, le président peut faire un autre mandat. En principe, c’est le deuxième et le dernier mandat. D’autres ont donné leurs avis en disant que les dispositions ne sont pas claires. Il appartient au président de la République d’apprécier ».

C’est au tour du Rédacteur en Chef de IGfm, le journaliste Daouda Mine, d’interpréter cette disposition de la constitution de 2016.

« Ismaïla Madior, il n’y a pas de «en principe» qui vaille. Parce qu’il ne saurait y avoir une « exception » ici.

Le 2e alinéa de l’article 27 de la Constitution de 2016 qui ramène le mandat du Président de la République de 7 à 5 ans est clair, net, précis : «Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs».

Une seule interprétation est donc possible : que le premier mandat soit un septennat ou un quinquennat importe peu. Le 2 avril prochain, lorsque Macky Sall prêtera serment, il entamera son second et dernier mandat et aucun artifice juridique, aucune interprétation, aucune gymnastique intellectuelle, ne peuvent faire de lui un candidat en 2024.« 

 Référendum 2016 :L’article 27 de la Constitution concède un 3ème mandat à Macky

https://www.jotaay.net Les Spécialistes du Droit  ont encore du pain sur la planche car la révision Constitutionnelle relative  au référendum   de 2016   concède légalement un troisième mandat au chef de l’Etat Macky   Sall. Et point n’est besoin d’être un  initié en droit pour  saisir la quintessence de  27 de la Constitution. 

S’il est vrai que le Droit est la chasse gardée des spécialistes en Droit, il n’en demeure pas moins vrai que même les non-initiés parviennent à saisir avec clarté la quintessence de 27   issu de la révision Constitutionnelle du référendum de 2016.Un troisième mandat du Chef de l’Etat Macky  Sall demeure bien légal au regard de notre charte fondamentale.  La durée du  mandat du président de la République est de cinq ans. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. C’est en ces termes que 17 stipule les dispositions régissant le mandat présidentiel issu du référendum  de 2016.  Il reste certain que le président Macky plébiscité avec un taux de 58,26% va aborder son premier mandat de cinq ans. C’est en 2024 qu’il va devoir encore briguer la magistrature suprême afin de décrocher un second mandat de cinq ans. S’il est vrai que tout ce qui est légal n’est pas forcément légitime, les Sénégalais verraient probablement d’un mauvais œil que le président Sall réclamât un troisième mandat. Mais si l’on s’en tient aux dispositions de notre charte fondamentale, en 2024, Macky Sall ne dérogerait pas à la loi s’il brigue un second mandat de cinq ans.  Le nouvel article 27 de la Constitution, issu de la révision constitutionnelle adoptée au référendum et promulguée le 5 avril 2016 ne précise pas si le premier mandat de 7ans du Chef de l’Etat est corrélé  à son premier mandat de cinq ans. Et on ne saurait  dès lors  parler de rétroactivité   avec les 7ans d’avant la révision et les 5 ans après la révision Constitutionnelle. Reste à savoir si le successeur de Wade aura les coudées franches pour gagner la bataille de la légitimité d’une telle option auprès des Sénégalais en 2024.

Dernier mandat : A quoi joue Ismaéla Madior Fall ?

http://www.dakarmatin.com/ Il n’y a pas très longtemps, Ismaïla Madior Fall semblait très sûr de lui en ce qui concerne la durée de vie du chef de l’Etat au pouvoir : le quinquennat 2019-2024 serait forcément le dernier des deux mandats consécutifs auxquels Macky avait droit en cas de réélection au scrutin du 24 février. Il semblait même être surpris par la posture des professeurs de droit constitutionnel Jacques Mariel Nzouankeu et Babacar Guèye qui, à tour de rôle, avaient relevé une lacune de taille dans le texte constitutionnel : l’absence de dispositions transitoires pour encadrer le mandat du président de la République dans la constitution de 2016. Mais selon Ismaïla Madior Fall, « l’article 27 de la constitution ne laisse place à aucune sorte d’interprétation » : impossible pour Macky Sall de briguer un autre mandat après 2024.

« En principe »  Aujourd’hui, comme s’il était plongé dans une autre vie, le Pr Ismaïla Madior Fall ne semble plus avoir de certitude tranchée sur la question. Dans un entretien avec nos confrères du quotidien « Enquête », il étale trois éléments qui pourraient être demain des bases de reniement de son propre discours.

Primo : il introduit le vocable « en principe » dans son nouvel argumentaire, ce qui sous-tendrait l’existence d’une autre réalité possible sur un sujet qu’il avait pris le soin de clore.

Deuxio : il fait dorénavant référence à ses deux anciens professeurs à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Guèye et Nzouankeu, comme pour dire qu’eux aussi défendent une position juridique qui peut être acceptable et qui, de fait, ne peut être écartée d’un débat éventuel sur le sujet.

Tertio : il renvoie la décision ultime au président Sall à qui « il appartient (…) d’apprécier… ». Que vient faire l’appréciation du chef de l’Etat devant une disposition constitutionnelle qui lui interdit de briguer un troisième mandat en 2024 ?

Que faut-il comprendre d’un ministre de la République, juriste reconnu – même si son étoile aurait pâli – qui proclame urbi et orbi, d’une part, que « l’article 27 de la constitution ne laisse place à aucune sorte d’interprétation » et qui soutient, par ailleurs, que « en principe, c’est le deuxième et dernier mandat. » C’est quoi le (futur) projet à la fin ?

3e MANDAT DE MACKY SALL: Ismaïla Madior Fall crée une vive polémique

https://www.jotaay.net Suite à «ses hésitations» sur un potentiel troisième mandat du président de la République Macky Sall, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Ismaïla Madior Fall, a fâché les Sénégalais. Notamment les internautes qui ont trouvé que la formulation du ministre est des plus douteuses.  

«Je pense que la Constitution est assez claire. En principe, c’est le deuxième et dernier mandat du chef de l’État». C’est la réponse servie par le ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, au quotidien Enquête qui, dans un entretien paru dans son édition de ce lundi, lui a posé une question sur un éventuel troisième mandat de Macky Sall. Une question à laquelle la réponse apportée par le ministre de la Justice a fini d’installer le doute dans la tête de certains de nos compatriotes.

Alors hier, sur la toile, les Sénégalais ont largement dénoncé ce qu’ils qualifient de «mauvaise foi» du professeur-ministre. Pour ce faire, nos compatriotes n’ont pas cherché à convaincre du point de vue du droit, parce qu’il serait extrêmement difficile de discuter droit avec le professeur Ismaila Madior Fall. Les Sénégalais de la toile se sont limités à la forme de la déclaration. Mais, cette autolimitation n’a pas empêché nos compatriotes de dire, avec détermination, leur profond désaccord avec «l’immense» professeur de droit.

Invitée, hier, à l’émission «Tmtc» sur la télévision Dtv, l’ancienne députée Hélène Tine a apprécié le message du constitutionnaliste qui était vite devenu viral sur la toile sénégalaise. Pour le membre de la Coalition «Idy 2019» lors de la présidentielle du 24 févier dernier, l’expression «en principe» inspire le doute quant à l’exactitude des dires du ministre.

Ousmane Abdoulaye Barro, Pastef : «Ismaila Madior Fall fait de l’usurpation» 

Pour le Secrétaire national à la massification et à la vie du parti Pastef-Les Patriotes, Ousmane Abdoulaye Barro, «Ismaïla Madior Fall est juriste de formation, mais il préfère parler de science politique». «Il l’a fait savoir lors d’une invitation à l’Ugb, il y a plus d’une dizaine d’années. Ensuite, il s’est débrouillé pour que l’on enseigne la discipline à partir de la 2ème année à l’Ucad. […] Ismaila Madior Fall fait de l’usurpation. Il parle pompeusement de « théorie de la science politique » pour faire peur aux non-initiés et déroule comme si cela lui donnait tous les droits. Le mélange de genres, l’essentialisme, tout lui est permis. Et ce n’est pas la première fois. Je l’ai entendu dire que le 23 juin marquait la naissance du « patriotisme constitutionnel » au Sénégal», s’indigne le camarade de Ousmane Sonko. Et son camarade Thomas Faye de renchérir que «le terme ‘’en principe’’ en droit n’est pas approprié, s’il n’y a pas de possibilités légalement justifiées».

Sur le réseau social Twitter, les commentaires se sont multipliés tout au long de la journée. «Selon le Pr Ismaila Madior Fall, garde des Sceaux, ‘’en principe, le mandat actuel du Président Macky Sall est le dernier’’. Mais pourquoi ‘’en principe’’ ? Chat échaudé craint l’eau froide, Monsieur le Garde des Sceaux, dites que c’est le dernier mandat point-barre», a estimé le sieur Moussa Ndiaye.

Babacar Sow : «Quoi qu’on puisse dire, il est l’un des meilleurs de sa génération» 

Dans ce lynchage virtuel, certains se sont tout de même démarqués de la logique du grand nombre en saluant l’expertise du professeur de droit. «Bastonner l’homme sur ses positions, d’accord. Mais renier ses compétences et connaissances du droit serait fanatique et nihiliste. Je suis d’accord qu’il suit souvent l’orgueil d’un homme politique déclinant et égoïste… Soyons un peu objectif et gardons les émotions de côté. Les prises de positions fantaisistes ne sont pas importantes. Quoi qu’on puisse dire, il est l’un des meilleurs de sa génération»,a tenté de raisonner leFacebookeurBabacar Sow. Sidy Djimby NDAO

Troisième mandat : Des constitutionnalistes avertissent Macky

http://www.seneweb.com/ Alors que le débat fait rage déjà sur un possible troisième mandat, des constitutionnalistes rappellent à Macky Sall que tout a été verrouillé, tout en l’avertissant sur les conséquences d’un coup de force.

Macky Sall n’a pas encore prêté serment pour son second mandat à la tête du Sénégal que la question d’un troisième mandat occupe déjà l’actualité. Et les propos jugés équivoques du ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, ont créé davantage de suspicion autour de la question.

Mais, selon les constitutionnalistes Ngouda Mboup et Ameth Ndiaye, une décision de Macky Sall de briguer un troisième mandat  pourrait plonger le pays dans un chaos, économiquement et socialement.

‘’Si on essayait, par des arguments fallacieux, discutables, de lui faire croire qu’il est en mesure de faire un troisième mandat, ce serait juridiquement impossible, politiquement trop risqué. Socialement et économiquement, ce serait un frein pour son grand projet relativement à l’émergence de ce pays’’, avertit Ameth Ndiaye sur les ondes de la Rfm.

Selon lui, les propos du ministre de la Justice dérangent, dans ce sens qu’ils installent un débat inutile et nauséabond dans ce pays. ‘’Le Sénégal ne peut être assujetti à la loi des juristes que nous sommes. L’interprétation doit prendre fin quand la loi issue de la Constitution est claire, rappelle-t-il. Un troisième mandat n’est pas envisageable, au regard de la Constitution, au regard de l’esprit de la Constitution’’.

Son collègue, Ngouda Mboup, embouche la même trompette. ‘’Macky n’oserait pas franchir le Rubicon à ce niveau’’, pense-t-il.  Selon M. Mboup, le président de la République ne peut pas braver la Constitution. ‘’L’article 27 est clair. Il ne parle pas de principe, ni d’exception. Il stipule : ‘’Nul ne peut exercer deux mandats consécutifs’’, rappelle-t-il. Qu’on ne recherche pas l’avis du Conseil constitutionnel sur cette question, conseille-t-il. Mais surtout éviter certains conseils. ‘’S’il veut sortir par la grande porte, il ne doit pas écouter ceux qui lui conseillent cela. La Constitution a été définitivement verrouillée dans ce sens, dans la mesure où on l’a mis dans la clause d’intangibilité,  à travers l’article 103 de la Constitution’’.

 Forum du justiciable : «Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs»

https://senego.com Exercer plus de deux mandats consécutifs ? Le Forum du Justiciable, dans un communiqué rendu public, invite les Sénégalais à oublier ce débat qui n’a pas sa raison d’êtreCar, la Constitution interdit au Président Macky Sall de briguer un troisième mandat.

«Le Forum du Justiciable souligne que le deuxième alinéa de l’article 27 de la constitution ci-dessus combiné avec l’article 103 règle définitivement la question du nombre de mandats qu’un Président peut briguer, puisqu’il est précisé que nul sénégalais ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. L’élu du peuple ne peut plus rester au pouvoir au-delà d’une décennie.

Le Forum du Justiciable précise également, que les deux mandats consécutifs dont fait état le constituant sénégalais sont indifférents d’un mandat de 7 ou de 5 ans. Alors peu importe qu’il soit un mandat de 7 ou de 5 ans, ce qui prévaut en l’espèce, c’est uniquement le nombre de mandat qu’aura exercé le Président en exercice. Ainsi au titre de la « nouvelle » constitution le mandat de 7 ans (2012-2019) déjà exercé par le Président de la République est considéré comme un mandat et comptabilisé dans le décompte des mandats.

Le Forum du Justiciable estime que la sortie du Ministre de la Justice sur la question ne peut nullement semer le doute ou la confusion sur l’interdiction absolue faite par le constituant au Président Macky Sall de briguer un troisième mandat.

Le Forum du Justiciable rappelle que dans l’esprit de la révision constitutionnelle de 2016, la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels permet d’éviter la monopolisation du pouvoir par le chef de l’Etat et vise à encadrer dans le temps l’exercice du pouvoir en proscrivant les longs règnes préjudiciables à l’institutionnalisation du pouvoir. Par Mangoné KA  

3e mandat pour Macky Sall : Pr Jacques Mariel Nzouankeu relance la polémique

https://www.pressafrik.com La polémique soulevée par la sortie du professeur Babacar Guèye, agrégé en droit constitutionnel ne faiblit pas et ce, malgré les éclairages du ministre de la Justice qui avait soutenu que Macky Sall ne pouvait pas prétendre à un troisième mandat consécutif. En effet, Pr Guèye qui avait indiqué que la Charte fondamentale du Sénégal voté le 20 mars 2016, ne le lui interdisait pas vient d’être confirmé par un de ses collègue en l’occurrence le professeur Jacques Mariel Nzouankeu.

Elu en 2012, le chef de l’Etat Macky Sall peut bel et bien se représenter en 2024 s’il réussir à franchir la présidentielle de 2019. C’est l’avis de Jacques Mariel Nzouankeu, professeur à la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Ce dernier qui se base sur l’article 27 de la Constitution révisée en 2016 a déclaré que : «aucune disposition de la Constitution ne règlemente la dévolution des mandats du Président Macky Sall, c’est-à-dire la manière dont ils vont se succéder. La Constitution ne dit pas si le nouvel article 27 entre en vigueur à l’expiration du mandat en cours du président de la République. Surtout, nulle part il n’est écrit que le mandat de 7 ans est, ou n’est pas compris dans le décompte des deux mandats consécutif».

Pr Jacques Mariel Nzouankeu, par ailleurs Directeur de la Revue des institutions politiques et administratives du Sénégal (Ripas) se montre catégorique sur la question car, pour lui, une candidature en 2024 est parfaitement recevable et, l’un des arguments servis pour étayer sa thèse est qu’en s’appuyant sur le droit positif, on constate que «si la réduction du mandat du président de la République de 7 à 5 ans avait été appliquée au mandat en cours, une élection présidentielle aurait été organisée». Ousmane Demba Kane

Présidentielle 2019 : Les trois types de Sénégalais qui ont voté pour Macky

http://www.seneweb.com/ Macky Sall a été réélu au premier tour de la présidentielle du 24 févier. Il a obtenu 58,26% des suffrages. Il devance de 37,75 points son suivant immédiat, Idrissa Seck.

D’après une étude réalisée par Moubarack Lô, Amaye Sy et Moussa Diaw, le candidat de Benno le doit ce net succès principalement à trois catégories de la population : « Macky Sall (a) réalis(é) ses meilleures performances chez les femmes, dans la zone Nord, chez les personnes sans formation formelle ou n’ayant pas atteint le cycle d’enseignement moyen et chez les personnes de plus de 50 ans. »

Macky Sall n’avait donc pas tort en déclarant qu’il a élu par les femmes.

Le rapport avance qu' »Ousmane Sonko a fait une percée « chez les -34 ans, les BAC+, dans la zone Sud et chez les hommes ».

Moubarack Lô et Amaye Sy sont ingénieurs statisticiens-économistes. Moussa Diaw est diplômé en géographe et en économétrie.

Cette étude est le résultat, selon leurs auteurs, d' »une série de sondages dans tous les départements du pays, avec des échantillons de 3600 à 6000 personnes ».

« Les sondages ont été menés dans le strict respect des normes scientifiques reconnues en la matière et en toute indépendance comme l’exige le métier de statisticien », assure Moubarack Lô et Cie.

La cabale pour réduire à néant Idy continue: Moubarack Lo et Cie brandissent une étude qui le crédite de 5% des voix si…

https://www.pressafrik.com/ Les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 24 février 2019 ont donné Macky Sall vainqueur au premier tour avec 58,26% devant Idrissa Seck qui a obtenu 20,51%. Mais malgré la victoire, le camp présidentiel ne semble pas satisfait du score obtenu par l’ancien maire de Thiès, qui s’est positionné comme le nouveau leader de l’opposition sénégalaise. C’est peut-être ce qui explique les sorties insensées des responsables de la mouvance présidentielles pour tirer de manière directe ou tacite sur Idy.

La semaine dernière, un certain Amadou Gallo Diao du Parti socialiste est allé jusqu’à proposer au Président Macky Sall de placer le leader de Rewmi en résidence surveillée à Poponguine pour, dit-il « préserver la paix civile ». Le silence de l’ancien Premier ministre, depuis sa sortie pour contester les résultats proclamés par la Commission nationale de recensement des vote (Cnrv), a été avancé par le sieur Diao pour expliquer ses inepties.

Le ministre conseiller et membre du cabinet du président de la République est ensuite sorti pour recadrer le jeune socialiste. Non sans jeter une pique au candidat de la coalition Idy 2019. « Nous n’avons pas besoin de placer Idrissa Seck en résidence surveillée parce qu’il ne représente rien du tout », a déclaré Mor Ngom.

Ce mardi, c’est au tour du conseiller spécial du chef de l’Etat Macky Sall, de sortir un rapport basé sur une étude pour soustraire 15% du score de Idrissa Seck, au sortir du scrutin du 24 février dernier. En effet, selon l’économiste Moubarack Lo, son collègue Amaye Sy et le diplômé en géographie et économétrie Moussa Diaw, « Idrissa Seck aurait eu 5% des voix (au lieu de 20,51% au sortir du 24 février), dans le scénario d’une participation de Karim Wade et Khalifa à l’élection. Idrissa Seck a entamé une progression significative (dans les intentions de vote) après l’invalidation des candidatures de Khalifa Sall et Karim Wade alors que pendant toute l’année 2018, il affichait un score quasi-constant à 3% », indiquent les soi-disant experts dans leur rapport.

Pire, ils ajoutent que le candidat de la coalition Idy 2019 n’a pas profité que des votes qui seraient affectés aux candidats du Pds et de Taxawu Senegaal. Selon l’étude, il a récupéré aussi « 37% des électeurs d’Abdoulaye Wade lors des législatives contre un report de 16% en faveur de Macky Sall et 19% au bénéfice de Sonko ».

Pour donner plus de crédit à leur travail, Moubarack Lo, Amaye Sy et Moussa Diaw de préciser : « Notre équipe a mené tout au long de la période (de l’étude) une série de sondages dans tous les départements du pays, avec des échantillons de 3600 à 6000 personnes, garantissant ainsi une bonne représentativité, informe le rapport lu par nos confrères de Seneweb. Les sondages ont été menés dans le strict respect des normes scientifiques reconnues en la matière et en toute indépendance comme l’exige le métier de statisticien. »

Mais la véritable question à se poser est pourquoi le score de Idrissa Seck dérange-t-il autant le camp du pouvoir qui vient de rempiler pour un deuxième mandat ? AYOBA FAYE

 Questekki 137 du mardi 12 mars  2019

Dossier Ressources naturelles : Après le gaz, l’eau et le foncier

Avec la force armée et le soutien de la communauté internationale, le Lamtoro Macky Sall a arraché le pouvoir des mains du peuple souverain pour mettre en œuvre le partage de la rente pétrolière et gazière.

Macky Sall va s’attaquer à deux dossiers,  l’eau et le foncier. S’agissant de la gestion de l’eau dans les villes, le ministron Mansour Faye ne cache pas son penchant pour Suez qui a affirmé après avoir dépensé des millions d’euros dans la préparation de l’appel d’offres.

Macky Sall en perte de vitesse va-t-il suivre son beau-frère ? Quant au foncier, il est l’enjeu des locales. J’y reviendrai.

Dossier nouveau : Dialogue de Macky, jamais deux sans trois, une  nouvelle attaque contre la gouvernance démocratique en préparation

Macky Sall n’a jamais caché sa volonté de réduire l’opposition à sa plus simple expression. En vérité,  il ne comprend pas qu’une démocratie n’a de sens que s’il y a une opposition qui s’oppose, notamment à l’Assemblée Nationale. Et la justice indépendante norme les comportements des populations pour en faire des citoyens respectueux de la loi votée à l’Assemblée. Voilà qui fonde notre divergence fondamentale avec l’APR BBY.

Macky Sall a déjà appelé au dialogue,  toujours pour diviser et affaiblir l’opposition. Une première fois c’était pour couvrir le transfert du prisonnier Karim Wade au Qatar. Une deuxième fois, pour imposer le parrainage corrompu destiné à sélectionner les candidats à la présidentielle d’abord et ensuite les maires. Jamais deux sans trois. Cette fois-ci, c’est pour faire avaliser quoi ? surtout avec l’onction de Diouf et Wade. Plusieurs hypothèses sont sur la table. Pour sûr, ce ne sera pas à l’avantage de la démocratie sénégalaise.Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

LES ÉTATS MAJORS DES CANDIDATS ENQUÊTENT SUR UN «HOLD-UP ÉLECTORAL»

http://www.emedia.sn/ Les leaders du Front pour la démocratie et la résistance nationale (FRN) se sont réunis, ce lundi. Lors de ce huis clos qui s’est tenu le 10 mars, ils ont entamé une réflexion portant sur l’évaluation du combat qu’ils ont mené jusqu’ici, d’une part et, d’autre part, sur leurs perspectives. De ce fait, ils ont décidé d’approfondir et de systématiser cette réflexion. Dans cette perspective, des commissions de travail ont été chargées de préparer des rapports et des recommandations à soumettre à la conférence des leaders prévue le samedi 30 mars 2019. « D’ores et déjà, la Conférence des Leaders du FRN a relevé suite aux exposés les diverses manœuvres frauduleuses par lesquelles Macky Sall a perpétré un hold-up électoral pour se maintenir illégitimement au pouvoir. Le travail d’investigation des états-majors des candidats est en cours et les résultats seront portés à la connaissance de l’opinion nationale et internationale le moment venu », lit-on dans le communiqué reçu par emdia.sn.

Après avoir adressé ses félicitations aux candidats de l’opposition ainsi qu’à tous les Sénégalais, le Front annonce la poursuite de son combat pour, dit-il, la restauration de la démocratie et l’organisation d’élections inclusives et équitables. Sur ce, la conférence des leaders appelle à l’unité de toute l’opposition. Mieux, elle demande à tous les patriotes et démocrates de se tenir prêts pour les batailles futures dans les semaines et mois à venir. ALIOU DIOUF

WADE FOSSOYEUR DU DIALOGUE? PAR ABDOULAYE CISSÉ

https://www.seneplus.com C’est Wade qui risque d’être l’écueil de ce dialogue annoncé – Mais peut-être que finalement l’objectif véritable, c’est de se rabibocher avec lui sous l’autel des vrais enjeux de l’heure

Il y’a maldonne dans l’appel direct du Président Macky Sall à Abdoulaye Wade. Wade l’opposant déborde le Wade l’ancien Président. Le mettre sur un piédestal va froisser une bonne frange de l’opposition qui considère Abdoulaye Wade comme le « traitre » qui a joué contre le camp du C25, et qui a permis à Macky Sall d’être réélu sans difficulté. Wade Joker et fossoyeur du dialogue politique ? 

N’en déplaisent aux thuriféraires et autres affidés déjà si nostalgiques de Wade, un opposant au pouvoir pour paraphraser l’autre, le Abdoulaye Wade de ces dernières semaines, qui voulaient bruler le pays, afin presque ne pourra encore se draper du manteau de celui qui prendra de la hauteur pour faire avancer le dialogue.

C’est d’ailleurs son droit le plus absolu de défendre sa maison PDS, de porter l’étiquette de son fils Karim et de bruler tous ceux qui ne s’alignent sur cette ligne, mais alors qu’on ne nous l’impose pas comme le Me. Es médiation.

A y regarder de plus près, il y’a problème d’ans l’appel direct du président Macky Sall à Abdoulaye Wade ainsi mis sur orbite.

Abdoulaye Wade est encore un acteur politique. A ce titre à la table du dialogue, il ne peut qu’occuper la même table qu’un Idrissa Seck, qu’un Ousmane Sonko, qu’un Issa Sall, qu’un Madické Niang, ou qu’un Me. El hadji Diouf et son parti des travailleurs et du peuple ou qu’un Ansoumana Dione avec son mouvement politique Jammu Askan wi. Des noms piochés au hasard dans le grand bazar des 300 partis politiques.

Comment pourrait-il ne pas être au même niveau que tous ceux-là, lui Me. Wade qui a joué la carte de son parti ou rien jusqu’au bout. L’avis honnête de Abdou Diouf et la distance du géant avec l’activité politique partisane ne devraient pas souffrir pour son rôle au dessus de la mêlée.

Ce qui ne peut pas être le cas pour Abdoulaye Wade.

L’appel direct du président Macky Sall à Abdoulaye Wade laisse au moins supposer une chose : qu’on remet en selle Abdoulaye Wade. Mais pourquoi donc le replacer au centre du jeu ?

Est-ce le retour sur investissement pour n’avoir pas pris part à la bataille électorale ? Plutôt que donner une consigne de votre clair pour un candidat de l’opposition, membre du même cadre que le PDS dans le C25, afficher une neutralité par rapport au processus.

C’était déjà une bonne pioche pour le camp présidentiel. Ainsi, ceux de l’opposition qui portent des accusations à peine voilées contre Wade pour avoir joué contre leur camp et donc jouer pour le pouvoir ne devrait pas pouvoir le supporter longtemps s’il est placé sur un piédestal.

C’est Wade qui risque d’être l’écueil de ce dialogue annoncé, au moins le dialogue politique. Mais peut-être que finalement l’objectif véritable, c’est ca : se rabibocher avec Wade sous l’autel des vrais enjeux de l’heure, d’une décrispation du paysage politique.

Que ce serait dérisoire si l’objectif de tout ceci était juste une entourloupe pour pacifier les relations avec le PDS, avec Abdoulaye Wade. La première grande idée du quinquennat naissant serait donc, juste un leurre.

Petits meurtres et arrangements entre copains. C’est un autre scénario de la Wade formula inspiré certainement du palais Sékoutouéya qui déroule.Silence, ca tourne !

COMMUNIQUÉ

Réunie le 11 MARS 2019, la conférence des leaders de Bennoo Siggil Senegaal (BSS) a procédé à l’appréciation de la Présidentielle du 24 février 2019. Ainsi, la Conférence des leaders s’est réjouie de la victoire, dès le 1er tour, de son candidat, le Président Macky Sall, avec 58,26%, telle qu’annoncée par le Conseil constitutionnel.

En effet, le président Macky Sall a pu obtenir plus de 2.500.000 voix sur un électorat de 4.000.000 de sénégalais, devançant son second de plus de 1.600.000 voix. C’est là une victoire éclatante qui traduit l’adhésion de la majorité des populations aux politiques publiques mises en oeuvre, depuis 2012, par le Président Macky Sall et son gouvernement.

BSS adresse ses chaleureuses félicitations au Président de la République et l’encourage à traduire en politiques publiques de progrès le contrat de confiance que lui a renouvelé le peuple sénégalais. BSS salue également la mobilisation exceptionnelle de la coalition BBY et de la grande majorité présidentielle qui ont porté sa candidature dans un engagement enthousiaste.

La Conférence des leaders de BSS associe à ces félicitations le peuple sénégalais qui, dans la sérénité et le calme, s’est rendu massivement (à plus de 66%) aux urnes pour exercer toute sa souveraineté. Par ailleurs, BSS apprécie positivement l’appel au dialogue lancé par le Président Macky Sall qui a fait preuve d’une grandeur républicaine remarquable en invitant toutes les forces vives de la nation, les partis politiques y compris, à participer à la poursuite de l’œuvre de construction d’un Sénégal émergent pour un renforcement de la démocratie, un développement économique et social inclusif dans la paix et la stabilité sociale.Fait à Dakar, le 11 MARS 2019, La Conférence des leaders

Serigne Mboup, DG SAR: « Khalifa Sall et Karim Wade peuvent être amnistiés »

https://www.leral.net/ Le Directeur général de la SAR et non moins maire de Pire, a plaidé pour une amnistie de Khalifa Sall et de Karim Wade. « Si c’est dans une perspective d’harmonisation et d’apaisement, pourquoi pas », a-t-il répondu à une question sur cette éventualité dans une interview parue L’Observateur.

L’ancien membre du comité directeur du PDS, affirme que « Macky Sall est un homme de paix, respectueux des libertés des uns et des autres. Je pense que si la situation le permet, je n’ai aucun doute qu’il peut les amnistier ».

Révélation de l’ancien ministre Thierno Lô : « Macky Sall a affirmé devant moi son souhait de gracier Karim et de libérer Khalifa, dans le courant de son second mandat »

https://www.leral.net/ Pour avoir revendiqué la défaite de l’opposition à Darou Mouhty, Modou Diagne Fada a reçu les foudres de son camarade de la coalition « Benno Bokk Yakaar », Thierno Lô.

En effet, ce dernier qui l’a démenti, lors d’une rencontre avec ses partisans, a révélé que Macky Sall a affirmé devant lui, son souhait de gracier Karim Wade et de libérer Khalifa Sall dans le courant de son deuxième mandat.

« Et j’ai toujours milité pour que ces gens-là soient sortis de prison et durant la campagne, j’ai entendu Macky Sall dire à certains personnes (Khalifiste) ; je n’ai rien contre Khalifa Sall, appuyez-moi parce que je suis l’homme qui va libérer Khalifa Sall et gracier Karim Wade. Maintenant qu’il est sorti vainqueur du scrutin et si nous voulons une réconciliation avec le président Abdoulaye Wade, il faut qu’on panse les blessures, en graciant son fils en vue de refaire la paix avec lui et les Sénégalais autour de l’essentiel », a-t-il révélé devant la presse.

Idrissa Seck, chef de l’opposition : La position d’Oumar Sarr du Pds

https://www.leral.net Le débat sur le statut de chef de l’opposition fait polémique ! Le ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall a tranché soutenant que le titre devrait revenir à Idrissa Seck.

Interrogé sur cette éventualité, Oumar Sarr du Pds affiche la neutralité. « Je ne suis, personnellement, ni pour ni contre et sincèrement je ne vois pas pourquoi cette question a été mise, en ce moment, au-devant de la scène politique. Elle est sans objet et n’est pas d’actualité« , a-t-il martelé dans un entretien accordé à Source A.

Macky Sall- Moustapha Niasse : Le début de la fin?

Avec l’annonce – bien avant la formation du premier gouvernement de la séquence « Macky II » – d’une candidature progressiste à la présidentielle de février 2024, l’Afp de Moustapha Niasse pose les jalons d’une rupture d’alliance avec le camp présidentiel après sept ans de compagnonnage. Et comme le Parti socialiste ne devrait pas être en reste dans cette quête d’émancipation, c’est toute la dorsale social-démocrate significative de Benno Bokk Yaakaar qui risque de se transformer en adversaire précoce de…Macky Sall.

La reconfiguration de la vie politique sénégalaise après l’élection présidentielle du 24 février dernier semble devoir s’accélérer plus vite que prévu. Un des facteurs déterminants pourrait en être la sortie de Bouna Mohamed Seck, fidèle directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale et patron de l’Alliance des forces de progrès, Moustapha Niasse. Invité de l‘émission « Objection » sur la radio Sud-Fm, il a déclaré :

« Comme tous les partis politiques, l’Afp est créée pour la conquête du pouvoir. (C’est pourquoi) nous aurons un candidat en 2014. »

Ces propos, lourds et significatifs, ne sortent pas de nulle part : ils sont le reflet d’une ligne présumée majoritaire qui prévaut au sein des instances politiques de l’Afp quant au rapport nouveau qu’il faut désormais établir avec le président de la République après sa réélection. Désormais attributaire d’un quinquennat tant recherché, Macky Sall ne peut plus se présenter à un troisième mandat en février 2024. De fait, les cinq prochaines années dont le compte à rebours démarre bientôt s’inscrivent inéluctablement dans un agenda de recomposition des alliances. Dans cette perspective, c’est la coalition majoritaire Benno Bokk Yaakaar qui risque d’être l’agneau du sacrifice.

C’est pour ne pas être le dindon de cette phase nouvelle qui s’ouvre que les progressistes de l’Afp donnent très tôt ce qui sera le signal de leur démarche à venir : rester ou pas dans la mouvance présidentielle, décliner du dedans ou du dehors un projet pour l’après-midi 2024, assumer ou pas la rupture avec le chef de l’Etat.

De là, s’imposent des questionnements : Moustapha Niasse pourra-t-il rester à la tête de l’assemblée nationale en sachant que son parti a décidé de présenter un futur candidat contre un Macky Sall qui aurait lui-même un poulain pour assurer sa succession et son héritage ? Le président de la République reconduira-t-il l’Afp dans le premier gouvernement de « Macky II » en instance de formation en sachant qu’il cohabite avec un concurrent présidentiel potentiel dans cinq ans ?

Au-delà de l’Afp, le Parti socialiste va également faire face à des velléités internes d’émancipation consécutives au contrat de fidélité qu’il estime avoir rempli à l’endroit du président de la République dont il a contribué, comme l’Afp, à la réélection.

C’est donc la coalition Benno Bokk Yaakaar qui est sous la menace d’une implosion quasi programmée. Solide et disciplinée durant tout le premier mandat du président Sall, Benno devrait difficilement survivre à la défection de la dorsale politique social-démocrate qui la soutient depuis l’entre deux tours du scrutin de 2012. Elle semble devoir passer à la postérite

Couplage législatives locales : Un couteau à double tranchant pour Benno

http://www.seneweb.com L’idée de dissoudre l’Assemblée nationale et de coupler les législatives aux locales de décembre prochain avait été émise par Me Aïssata Tall Sall dans l’euphorie de la victoire de Macky Sall à la présidentielle.

Si certains pontes de la majorité au pouvoir acquiescent, à l’image du président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar Aymérou Gningue, Ousmane Tanor Dieng du Ps parle, sans détours, d’un débat prématuré.

En tout cas, le directeur de Cabinet de Moustapha Niasse et responsable de l’Afp, Bouna Mohamed Seck, avertit sur les « quelques risques » d’une telle démarche qui vont mettre en jeu la forte majorité de Benno.

Cela est d’autant plus vrai que, selon Enquête, Idrissa Seck et Ousmane Sonko, arrivés respectivement deuxième et troisième à la présidentielle, pourraient faire une entrée spectaculaire à la Place Soweto.

Il s’y ajoute que l’impitoyable bataille pour la succession de Macky Sall pourrait déjouer tous les plans de la mouvance présidentielle. Surtout que d’énormes enjeux politiques vont, sans doute, graviter autour du perchoir.

L’AFP annonce la mort clinique de Benno Bokk Yaakaar

YERIMPOST.COM Ce dimanche 10 mars, le directeur de cabinet de Moustapha Niasse, par ailleurs chargé des élections au sein de l’Alliance des forces de progrès (AFP), a fait une déclaration malheureuse, symptomatique de l’état de déliquescence dans lequel se trouve l’alliance politique victorieuse de la présidentielle du 24 février 2019.

Alors que Macky Sall, le candidat élu porté par Benno Bokk Yaakaar (BBY), n’a pas encore prêté serment, Bouna Mohamed Seck a lâché: « L’AFP, créée pour conquérir le pouvoir, aura un candidat issu de ses rangs en 2024. » Pareille tirade, qui rompt d’avec toute logique d’alliance, sonne comme le constat d’une vérité implacable. Créée entre les deux tours de la présidentielle de 2012, Benno Bokk Yaakaar, qui se vantait d’être l’alliance à la plus longue longévité de l’histoire politique du Sénégal, a bouclé son cycle de vie.

A la faveur du second mandat de Macky Sall, qui ne peut pas en briguer un troisième, ses alliés ne se donnent même pas la peine de le laisser démarrer son mandat pour étaler leur ambition de lui succéder. Cette attitude est un aveu terrible. Elle met en évidence l’essence purement électoraliste, politicienne, de BBY. Si celle-ci procédait d’une vision partagée du Sénégal, d’un accord sur un programme commun de gouvernance du pays, elle serait aujourd’hui plus préoccupée à accompagner Macky Sall pour réaliser ses promesses qu’à se laisser aller à des tactiques politiciennes.

L’AFP n’est d’ailleurs pas seule dans cette dynamique tacticienne. L’autre allié, le Parti socialiste (PS), n’a, quant à lui, pas attendu la proclamation officielle des résultats de la présidentielle par le Conseil constitutionnel pour réclamer publiquement plus de postes ministériels dans le futur gouvernement de Macky Sall. L’heure est à l’émergence des egos et aux manoeuvres pour se tailler de bonnes portions au cours du « partage du gâteau »!

Le très politique Macky Sall comprend mieux que quiconque que Benno Bokk Yaakaar a perdu toute âme rassembleuse pour se muer en un épouvantail au service de calculs particuliers. Le pronostic vital de cette alliance qui ne l’est plus que de nom est engagé. Si ses membres vont tenter de la maintenir artificiellement en vie pour les subsides du pouvoir, elle peut atteindre la fin avant le terme du quinquennat…

En tout état de cause, BBY ne sera plus jamais une machine à gagner les élections au Sénégal. Depuis la réélection de Macky Sall, ses jours sont comptés. La sortie fort prématurée de l’AFP indique que l’alliance a dépassé le stade de la maladie grave pour atteindre celui de la mort clinique.Cheikh Yérim Seck

Prochain gouvernement : Macky Sall tenaillé entre alliés, transhumants et nécessité d’un bon profilage

https://www.senenews.com C’est une vérité universellement reconnue que former un gouvernement pour un président nouvellement élu relève d’un vrai casse-tête. Et si peu que l’on sache de ses intentions et de ses calculs, le chef de l’Etat est appelé à tenir en compte beaucoup de paramètres dont la satisfaction des alliés qui l’ont aidé à reconquérir le pouvoir. Cependant, il ne doit pas perdre de vue que toute erreur de casting dans le choix de ses futurs ministres peut provoquer une perception négative de l’orientation de son second mandat et partant un désenchantement total.

Selon l’urgence et les priorités du moment, les équipes gouvernementales peuvent être de nature technocrate, politicienne ou encore partisane. Sous le président Wade par exemple, le dernier gouvernement a été principalement composé de juristes à qui étaient confiés les ministères-clé.

Le choix du premier ministre en la personne de Souleymane Ndéné Ndiaye, ajouté à celui des ministres de l’intérieur Ousmane Ngom et de la justice Cheikh Tidiane Sy pouvait suffire pour anticiper sur l’orientation de la dernière équipe gouvernementale du président Wade.

La nomination des praticiens du droit à ces départements sensibles a pu préparer et faciliter le forcing du troisième mandat à travers la légalisation par le conseil constitutionnel et la répression des manifestations par les hommes de Maitre Ngom. Il faut dire que dans ce dernier gouvernement de Wade, les avocats n’ont pas chômé et certains comme Maitre Elhadj Diouf ont pu être soit devenir ministres soit occuper des postes stratégiques. Tout simplement parce que Wade avait besoin de querelleurs et de faire-valoir pour s’arracher un troisième mandat.

Les gouvernements sous Macky Sall : entre technocratie et clientélisme politique

A l’instar du choix d’Adjibou Soumaré comme cinquième chef du gouvernement de Wade, le dévolu jeté sur Abdoul Mbaye pour conduire la première équipe gouvernementale sous Macky Sall était porteur d’espoir puisqu’il s’agissait là d’un technocrate. Désireux de travailler sans verser dans le clientélisme, dans un contexte où l’économie du pays semblait avoir touché le fond, le président Macky Sall n’avait d’autre choix que de nommer un banquier pour rassurer le peuple et s’assurer que des résultats suivront.

Ce qui avait fini par plomber cette option audacieuse d’un PM jusque-là apolitique, c’était cette fameuse théorie de « gagner ensemble, gouverner ensemble » si chère à Ousmane Tanor Dieng. Le président Sall devait ainsi satisfaire la boulimie des partis de sa grande coalition dont la plupart qui réclamaient des postes n’existaient que de nom.

Ainsi dans ce premier gouvernement, des erreurs de casting ont vite été repérées et conséquemment corrigées. Des ministères tels que le département de l’éducation confié à Ibrahima Sall, l’intérieur octroyé à Mbaye Ndiaye et même l’enseignement supérieur sous la tutelle de Serigne Mbaye Thiam entre autres ont dû changer de main pour plus d’efficience et d’efficacité.

A vrai dire, pour lesdits ministères, il n’y avait pas l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Le désir de partage du butin avec les alliés avait prévalu sur l’obligation de mettre à contribution les meilleurs profils pour la construction du pays. C’est exactement sous cet angle qu’il faut lire la nomination de Youssou Ndour à la tête du ministère du tourisme dans le gouvernement d’Abdoul Mbaye. Erreur de casting ne pouvait être plus flagrante car l’artiste planétaire a démontré qu’il n’était pas assez qualifié pour diriger un ministère.

Les changements de ministère intervenus dans le gouvernement d’Aminata Touré et de Boun Abdallah Dionne obéissaient aussi à cette logique de sauvegarde de la coalition ; d’où la reconduction de ministres dont le travail n’a cessé d’être décrié et la mise au placard de certains au bilan élogieux.

Le maintien de Serigne Mbaye Thiam à la tête du ministère de l’éducation par exemple, le changement de ministère puis l’exclusion de Mansour SY qui a trouvé de bons accords avec les syndicats en tant que chef du département du Travail et Dialogue Social, et le renvoi de l’excellente ministre de la santé Awa Marie Colle Seck illustrent parfaitement ce manque de rigueur dans le choix des ministres.

Le ministère de l’éducation est ainsi resté un département à problèmes tout le long du septennat passé et celui de la santé a cessé d’être stable avec la nomination à sa tête d’Abdoulaye Diouf Sarr. Par contre, les ministères occupés par les hommes du sérail à l’instar de Mary Teuw Niane (enseignement supérieur), Makhtar Cissé (énergie) et Aminata Mbengue Ndiaye (élevage) ont connu de grandes avancées.

Pour le prochain gouvernement, il faut s’affranchir de la coalition et faire les meilleurs choix

Rien que la liste nominative des ministres pourra nous édifier le moment venu sur l’orientation du président Macky Sall pour son prochain quinquennat. Conformément à ses promesses de campagne et aux contours de la phase 2 du Plan Sénégal émergent (PSE), on devrait s’attendre à des ministres choisis surtout pour leur compétence.

Etant à son dernier mandat, Macky Sall peut faire sa liste de ministres à tête reposée car toute pression de la part de ses alliés ne saurait qu’être stérile. Après la victoire à l’élection présidentielle, tous les partis politiques, comme si l’on était dans une armée de chasseur, réclament leur part du butin. Le président Sall ne devra pas céder par rapport à cela car beaucoup d’erreurs ont été faites à cause de cette volonté de ménager le troupeau.

Avec les transhumants à satisfaire et les alliés qui réclament un plus grand quota, former un gouvernement devient un casse-tête plus compliqué à résoudre. Quelle que puisse être la composition de la prochaine équipe gouvernementale, il y aura des grincements de dents de la part de ceux qui attendent un retour d’ascenseur.

Nombre de transhumants ont été ministres et attendent un retour sur investissement de leur ralliement. Et chercher à les contenter en omettant de mettre en avant les critères de la compétence relèverait d’un pur tâtonnement. Le cas du Parti de l’indépendance et du Travail (PIT) avec le remplacement de Mansour Sy par le secrétaire général du même parti, Samba Sy, en est une éloquente illustration.

Il s’agit là d’un « ôte-toi-là-que-je-m’y-mette », d’une substitution peu opportune et très maladroite au vu des résultats obtenus par l’ancien ministre du travail, ne serait-ce que la stabilité du front social obtenue après de sérieuses négociations avec les syndicats.

Réduire la pléthore de ministres conseillers et remanier les ministères à problèmes

S’il y a des ministères qui devraient changer de patron, le tourisme, l’éducation, la santé et la justice ne devraient pas être exception. Le département du tourisme est sous la tutelle d’un ministre réputé pour son inculture et surtout son ignorance de la géographie, élément essentiel pour faire fructifier le secteur en question.

Quant aux trois autres secteurs, ils représentent les trois poumons grâce auxquels un pays parvient à respirer, s’ils sont bien entretenus. En effet, l’éducation, la santé et la justice constituent le triangle dont les contours, s’ils sont bien représentés, produisent un sentiment de protection, de satisfaction et de bénédiction.

Cependant, il est à noter que ces trois départements ont été les plus agités lors du quinquennat passé. Des grèves cycliques ont été notées et jusqu’ici la situation qui prévaut n’est pas porteuse d’espoir : soit des préavis déposés sont arrivés à expiration ou bien des mots d’ordre sont tout simplement suspendus en attendant qu’un nouveau gouvernement se forme.

Qu’à cela ne tienne, la santé, l’éducation et la justice sont malades dans notre pays et méritent toutes d’être placées entre des mains plus expertes et davantage magnanimes. La sourde oreille dont font montre les ministres Serigne Mbaye Thiam, Ismaila Madior Fall et Abdoulaye Diouf Sarr envers leurs administrés est tout simplement un manque de considération à ces vaillants travailleurs mais aussi aux usagers de ces secteurs qui paient toujours les pots cassés de ces grèves sans fin.

Le président Macky Sall devra également réajuster ses ministres conseillers dont la plupart n’ont même pas accès à lui. Ce genre de promotion, à la base clientéliste, coûte très cher aux contribuables. En vérité, les ministres conseillers vivent aux frais de la princesse et leurs rôles ne se ressentent absolument pas dans un pays qui compte déjà un Conseil économique social et environnemental (CESE) ainsi qu’un Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT). De même que les ministres conseillers, les secrétaires d’Etat peuvent disparaître puisqu’ils interviennent dans des secteurs qui ont un ministère et des agences à n’en plus finir.Ababacar GAYE

Une Sénégalaise de 26 ans tuée en Angleterre : 2 compatriotes arrêtés

Une Sénégalaise, âgée de 26 ans, du nom de Lala Camara, a été tuée chez elle en Angleterre plus précisément à Manchester.

Selon des sources de IGFM, le drame a eu lieu hier soir (dimanche). C’est à son domicile qu’elle a été assassiné, selon l’accusation, par deux de ses compatriotes sénégalais vivant en Angleterre. Ces derniers sont présentement en garde à vue dans le cadre de l’enquête ouverte par la police anglaise.

La jeune Lala avait quitté la ville de Brescia en Italie où vivent ses parents pour des études en Grande Bretagne. Études qu’elle avait alliées avec travail. Hélas l’aventure s’est arrêtée hier (dimanche) quand ses bourreaux ont surgi et lui ont ôté la vie pour des raisons non encore élucidées.

Informé de la disparition tragique de sa fille, Aliou Kamara, a pris l’avion tôt ce lundi, pour d’amples  informations sur le mobile du crime.

À Manchester ou encore à Lonato Del Garda sa petite-ville dans la province de Brescia, c’est la tristesse et la désolation. D’ailleurs une cérémonie religieuse est prévue samedi 16 mars à Lonato Del Garda en terre italienne où résident ses parents Aliou Kamara dit « Alliance » et Tening Diouf.La défunte est apparentée au député de la diaspora, Nango Seck.

Lamine Bâ, Pds : « Il faut refaire un nouveau parti »

http://www.seneweb.com Membre du Comité directeur du Parti démocratique sénégalais (Pds) et porte-parole de la Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl), Lamine Bâ est d’avis que son parti « doit être restructuré et projeté vers l’avenir ».

Proche de Karim Wade, il estime, dans une interview avec Le Quotidien, que « le moment est venu de refaire un nouveau parti plus attractif, car le Pds ne peut plus continuer avec le système dont il a fonctionné jusqu’ici ».

Réorganisation du Pds : El Hadj Amadou Sall très remonté contre Lamine Ba

http://www.seneweb.com/ La sortie de Lamine Ba sur 7Tv et ‘’Le Quotidien’’, appelant à refaire du Pds «un nouveau parti», fait grincer les dents. A la permanence Oumar Lamine Badji, on reproche au ‘’karimiste’’, membre du Comité directeur, d’avoir transgressé le mot d’ordre de l’instance dirigeante du parti. Le chargé de la communication, Me El Hadj Amadou Sall, qui avait lui-même demandé aux membres du Bureau politique de rester loin des médias, est dans tous ses états. Il a adressé une note aux membres de la cellule de communication du parti pour dénoncer cette attitude.

«J’apprends que Lamine Ba a été l’invité de 7Tv. J’avais demandé qu’on garde le silence sur les questions d’une actualité très volatile avec des questions auxquelles on n’a aucune réponse. D’autres responsables ont décliné toutes les invitations en attendant d’y voir clair. C’est dommage, à ce niveau, qu’on s’expose en exposant le parti sur des questions que personne parmi nous n’a de maîtrise», déplore Me Sall dans sa note lu par «Seneweb».

L’avocat de marteler : «Qui peut dire pourquoi Karim n’est pas venu ? Qui peut dire si nous allons, oui ou non, répondre à l’appel de Macky ? Personne ne doit s’amuser avec ces questions, en faisant dans les approximations.»

Il ajoute : «Je suis désolé, mais la discipline est primordiale dans les situations politiques complexes, sinon, nous faisons dans l’amateurisme. Maïmouna (Ndour Faye de 7Tv) m’a personnellement invité et je lui ai dit que personne, au Pds, ne bougera et qu’elle n’a qu’à attendre que la situation politique se stabilise.»

Retour de Karim : Le Premier ministre guinéen à Doha

http://www.seneweb.com Ça manœuvre ferme sur l’axe Dakar-Doha-Conakry. Selon Source A, le Premier ministre guinéen est annoncé à Doha pour négocier, avec la bénédiction du Sénégal,le retour de Karim Wade à Dakar. Le journal indique que Ibrahima Kassory Fofana se rendra sur place après la formation du nouveau gouvernement pour ramener le « colis » à Dakar.

En clair, ce n’est qu’après la formation de ce gouvernement que Wade-fils débarquera au Sénégal. Pour rappel, Me Abdoulaye Wade se trouvait récemment en Guinée, sur invitation du Président Alpha Condé. Il était alors question, selon des sources concordantes, d’une « médiation bénie par Macky Sall » pour ne pas perturber l’élection présidentielle.

Défaite à la présidentielle : L’Apr de Thiès solde ses comptes

http://www.seneweb.com L’animosité entre les répondants de Macky Sall à Thiès est, malgré le brouhaha médiatique des uns et des autres, un secret de polichinelle. D’ailleurs, leur défaite à la présidentielle, face à Idrissa Seck, ne surprend guère les observateurs avertis.

Et, selon le quotidien Enquête, les démons de la division n’ont jamais autant été en roue libre dans la capitale du rail où la chose la mieux partagée reste la capacité des leaders de l’Alliance pour la République (Apr) à se détester cordialement.

Aussi, pour analyser les raisons de « la claque » du 24 février dernier, il faut remonter à l’installation houleuse de plusieurs comités électoraux. Bref, la mobilisation du 14 février, lors de l’arrivée de Macky, n’était que de la poudre aux yeux.

Relation entre politique et religion-Seydina Issa Thiaw Laye se prononce : «Il ne faut pas les isoler…Il faut vivre sa citoyenneté…Ce que le Président réélu doit faire»

https://www.dakaractu.com Le fils aîné du Khalife est revenu, au cours de la conférence de presse dédiée à la 139ème édition de l’Appel de Seydina Limamou Laye a été une tribune pour le fils aîné du Khalife de revenir sur la relation entre les acteurs politiques et les chefs religieux. Selon Seydina Issa Thiaw Laye, ces deux secteurs ne doivent pas être isolés dans la mesure où le sénégalais est tenu de vivre sa citoyenneté. Le coordinateur général de l’Appel de Seydina Limamou Laye considère que les deux composantes de la société doivent mutualiser leurs forces dans l’intérêt des sénégalais. À ce titre, le guide religieux a rappelé les attentes des citoyens à l’endroit du Président réélu…

POUR UNE GOUVERNABILITÉ DU PAYS PAR MOHAMED SALL SAO

EXCLUSIF SENEPLUS – Le débat entre l’opposition et le pouvoir devrait se focaliser sur les questions concernant le processus électoral, afin de consolider les règles du jeu démocratique, avant de s’atteler à relever les défis du développement

La cause est maintenant entendue, le Conseil constitutionnel ayant confirmé les résultats provisoires publiés par la Commission nationale de recensement des votes, alors même que les candidats malheureux de l’opposition avaient déjà tourné la page, convaincus qu’il ne servait à rien de déposer un quelconque recours.

Le président sortant ayant été réélu, il est temps de nous remettre tous au travail, pour promouvoir le développement économique et social endogène de notre pays et trouver des réponses appropriées aux attentes des populations.

Avec ou sans dialogue politique, ce second mandat, qui porte les germes d’une instabilité politique, devrait pouvoir être placé sous le signe d’un aggiornamento qui puisse rendre le pays gouvernable et, à cet égard, l’absence d’une concertation formalisée avec l’opposition ne devrait pas constituer un frein à la mise en œuvre de réformes hardies. Elle ne devrait pas empêcher, d’une part, de procéder à la relecture des recommandations de la CNRI et à l’exploitation de celles d’entre elles qui sont les plus essentielles au progrès démocratique et à la bonne gouvernance et, d’autre part, de faire de la demande sociale une super priorité afin de s’attaquer de manière effective et efficace aux questions du bien-être des populations, du chômage et du sous-emploi et de la modernisation des secteurs de production.

A cette fin, même s’il n’est pas aisé d’effacer en quelques mois cinq à sept années de criticisme, voire de défiances, il faudra bien améliorer et renforcer la gouvernance du pays en s’ouvrant à des compatriotes compétents ayant un certain sens patriotique. Cet « appel d’air » est d’autant plus nécessaire que les appétits présidentialistes de bon nombre de compagnons de sa méga-coalition, ainsi que de certains responsables de son propre parti, ne manqueront pas, à coup sûr, de mettre à mal les marges de manœuvre d’un président dont c’est, en principe et jusqu’à plus ample informé, le dernier mandat.

En adoptant les principales recommandations de la CNRI et en faisant ainsi preuve de volontarisme, le président Sall a la possibilité d’obtenir, ne serait-ce que de facto, un consensus national sur certaines questions électorales et institutionnelles, telles que la révision consensuelle du Code électoral, l’abandon du dualisme chef de l’Etat/chef de parti et le renforcement de l’indépendance de l’appareil judiciaire à travers la réforme du Conseil supérieur de la magistrature. Au nom de tels enjeux, l’opposition devrait pouvoir répondre favorablement à une invitation au dialogue du chef de l’Etat, même si la prudence est de mise en raison des atermoiements et erreurs du passé. Elle serait, en effet, mal inspirée de ne pas contribuer à des consultations sur des questions aussi fondamentales que celles relatives à la sauvegarde de notre démocratie, à la lutte contre le chômage et le sous-emploi, à la satisfaction des besoins essentiels des populations et à la restauration de notre souveraineté.

A cet égard, quel que soit l’impact de programmes tels que les bourses de sécurité familiale, la CMU, le PUDC ou le PUMA, il faudrait reconnaître que la pauvreté est encore prégnante dans nos banlieues et nos villages et qu’elle est telle dans les zones périphériques, que, sans la solidarité familiale, notamment des parents de la diaspora, la situation des ménages serait dramatique.

C’est pourquoi, en étant à l’écoute des citoyens, le président élu devrait inscrire en priorité à son agenda la question de la résolution du chômage et du sous-emploi, grâce à des stratégies sectorielles bien conçues, notamment en matière de développement agricole et d’industrialisation et faire en sorte que le million d’emplois statistiquement annoncé soit constitué d’emplois réels et durables ayant un impact social véritable sur la précarité. Il devrait également mettre en œuvre une politique de soutien au secteur privé national, en particulier aux PME/PMI et aux artisans, par la promotion d’un véritable patriotisme économique. Il devrait enfin s’attaquer à la moralisation de la vie publique et à la réforme de l’Etat et de l’administration, par une normalisation du fonctionnement des institutions et un assainissement des mœurs politiques, par la rationalisation de l’organisation administrative, par la réduction des dépenses publiques, notamment de prestige et de fonctionnement et par l’amélioration de la qualité des services publics rendus aux citoyens.

Cependant, pour que ces actions indispensables puissent susciter un momentum ou, à défaut, une dynamique à même de minimiser d’éventuelles résistances, les deux conditions préalables suivantes devraient être satisfaites :

-la libération et l’amnistie des détenus et exilés dont les emprisonnements ou condamnations sont perçus comme ayant une connotation politique ;

-et l’apaisement des incertitudes liées à la question du 3ème mandat, en introduisant à cet égard dans la Constitution, au-delà de l’article 27, une disposition transitoire explicite, pour des raisons sociopolitiques évidentes plutôt que par juridisme.

Un leader de l’opposition a affirmé qu’il convenait « que l’opposition et toutes les forces démocratiques de notre pays s’attèlent, dans l’urgence, à exiger et obtenir les réformes indispensables pour consolider la démocratie, dans l’intérêt exclusif du Sénégal ». Le degré d’urgence n’étant pas le même pour toutes les réformes souhaitables, nous sommes enclins à penser qu’une certaine priorisation s’impose, reposant sur une programmation orientée vers les élections locales de décembre prochain. Sous ce rapport, les trois premières réformes à entreprendre devraient concerner la matière électorale, à savoir : la relecture du Code électoral, incluant une révision du mode de scrutin des élections législatives, le fameux « raw gaddu » ; l’audit du fichier électoral ; et la remise à plat de la carte électorale.

Par ailleurs, des analystes politiques, relayés par certains acteurs, pensent qu’il faudrait procéder à une dissolution de l’Assemblée nationale afin d’aligner le temps législatif sur celui présidentiel, en harmonisant les deux calendriers et en couplant, au besoin, les élections législatives avec les locales. A nos yeux cependant, le respect du calendrier républicain, tel quel, devrait constituer une préoccupation majeure dans l’atmosphère délétère actuelle, afin d’éviter, non seulement d’installer le pays dans une campagne électorale permanente, mais aussi d’ajouter à la confusion ambiante, l’ingouvernabilité prévisible risquant de commencer trois ans plus tôt que dans le cas d’un maintien des législatives pour 2022, d’autant qu’a priori, rien ne peut garantir au pouvoir qu’il disposera d’une nouvelle majorité parlementaire.

En définitive, après les différentes péripéties de cette présidentielle, l’heure n’est plus aux jeux et calculs de politique politicienne. Le débat entre l’opposition et le pouvoir devrait se focaliser aujourd’hui sur les questions concernant le processus électoral, afin de pouvoir revoir et consolider les règles du jeu démocratique, avant de s’atteler à relever les défis du développement.

MACKY FÉLICITÉ PAR LES SAGES DE BBY

Cette confiance renouvelée au chef de l’Etat permettra à celui-ci de poursuivre les

politiques publiques, les réformes et les stratégies engagées pour mener

immanquablement le Sénégal vers le développement –

COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES SAGES DE BBY

SenePlus publie ci-dessous, le communiqué du Conseil des sages de BBY, daté du 7 mars 2019, relatif à l’actualité sociopolitique nationale.

« Le Conseil des Sages de la Coalition « Benno Bokk Yaakaar «  a tenu ce 05 Mars 2019, à Dakar, sa réunion sous la présidence de son Coordonnateur national, M. Yero De.

Elle a été l’occasion de passer en revue la situation politique et sociale du pays en général et le déroulement de l’élection présidentielle du 24 Février 2019, ainsi que les résultats qui en sont issus.

Le Conseil des Sages a noté tout d’abord avec satisfaction le déroulement pacifique du scrutin et son organisation remarquable sur toute l’étendue du territoire national par le gouvernement et les autorités administratives.

Il se félicite de la victoire éclatante remportée par le candidat de sa coalition, SEM Macky Sall, grâce à une large majorité de suffrages des citoyens octroyée à son camp par les électeurs qui sont sortis massivement pour voter.

Le Conseil des Sages de BBY félicite chaleureusement son candidat SEM Macky Sall pour la campagne qu’il a menée et qui a été sanctionnée très positivement à travers son bilan élogieux, ainsi que les ambitieuses perspectives que celui-ci ouvre pour la Nation.

Il a également relevé l’appel lancé par le président de la République en direction de toutes les composantes de l’opposition en vue d’un dialogue politique sur sujets concernant le devenir du Sénégal, dans un climat apaisé.

Dans ce souci d’ouverture, le Conseil des Sages a également salué la décision du président de la République, d’associer les anciens présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade dans cette dynamique.

Il l’encourage sur cette voie et lui réaffirme son soutien total pour cette initiative délivrée à la classe politique sans exclusive et au-delà, à toutes les forces vives du pays.

Le Conseil des Sages invite toutes les parties prenantes de la coalition Benno Bokk Yaakaar à maintenir et renforcer la mobilisation derrière M. Macky Sall en ces étapes qui s’ouvrent après sa victoire et les félicitations de la communauté internationale.

Enfin, au peuple sénégalais, le Conseil des Sages rappelle que cette confiance renouvelée à SEM Macky Sall permettra à celui-ci de poursuivre les politiques publiques, les réformes et les stratégies engagées pour mener immanquablement le Sénégal vers le développement concerté, dans la paix et la sécurité. »

, des sections com­munales et départementales et des fédérations régionales.

La nouvelle version notre programme économique et social « TABAX », oeuvre en continuelle amélioration, devra être présentée aux militants et sympathisants. Quant à l’École du Parti à la­quelle vous tenez tant, elle devra être mise en place dans les meilleurs délais.

Mairie de Grand-Yoff : Mbaye Samb de l’Apr sort du bois

http://www.seneweb.com/ Membre du Conseil économique, social et environnemental (Cese) Mbaye Samb veut être maire de Grand-Yoff, le fief de l’ex-maire de Dakar Khalifa Sall.

Militant de la première heure de l’Alliance pour la République (Apr), il l’a fait savoir, hier, selon Rewmi Quotidien, lors d’une rencontre avec la presse.

Présidentielle 2019-Boubacar Camara à ses militants et alliés:«Vous faites ma fierté »

https://www.pressafrik.com/ « JENGU NGIR JËRIÑ SENEGAAL » s’est adressé à ses partisans, sympathisants, alliés et électeurs pour les féliciter. Avant de rappeler : « Le 15 mai 2018, nous nous sommes engagés en politique pour plusieurs raisons dont la plus décisive est notre devoir de remboursement d’une dette de reconnaissance envers le vaillant peuple sénégalais pour les bienfaits tirés de l’école publique, du service militaire, de la fonction publique et du secteur privé ».

Selon Boubacar Camara, « depuis cette date, nous nous sommes retrouvés dans une organisation implantée dans tout le territoire national et dans la diaspora autour du slogan mobilisateur : JENGU (le sursaut salvateur) ». Notre vision consiste à bâtir un Sénégal prospère par un capital humain épanoui à partir de l’exploitation judicieuse des ressources naturelles notamment par l’optimisation de toutes les chaînes de valeur des produits, en renforçant les acteurs essentiels de la société, pour un développement durable ».

Pour le candidat à la présidentielle recalée, « l’option de transformation structurelle de notre économie à travers le développement des secteurs, jadis délaissés et pourtant porteurs d’une croissance inclusive comme l’agriculture, la pêche, l’élevage, l’artisanat et la culture, nous placera définitivement sur l’orbite d’une croissance qui rabote significativement la pauvreté. Alors, l’éducation, la santé, la sécurité et la citoyenneté auront un véritable sens pour tous ».

Forts de ses convictions, l’ancien Directeur de la Douane de préciser : « Nous avons adopté une démarche unitaire en adhérant à la Coalition FIPPU ALTERNATIVE CITOYENNE, une expérience enrichissante malgré les difficultés rencontrées. Au sein de cette entité, nous avons contribué autant que possible à l’élaboration d’un programme pour un mandat de redressement de cinq ans, la constitution d’une équipe et la désignation d’un candidat à la suite d’une compétition à l’issue de laquelle votre serviteur a été désigné candidat de la Coalition FIPPU à l’élection présidentielle du 24 février 2019 ».

  1. Camara à aussi remercié vivement la Coalition SONKO Président et en premier lieu M. Ousmane SONKO de l’avoir associé pleinement à l’entreprise patriotique.Ibrahima Mansaly

Braquage dans une station-service à Jaxaay:Plus de 2 millions F Cfa emportés

https://actusen.sn/ Des individus armés ont attaqué dans la nuit d’hier, une station-service et un point de transfert d’argent à Jaxaay (Département de Rufisque). Au nombre de 10, les malfrats ont ligoté les gardiens. Ces derniers sous la menace de coupe-coupe et de fusils, leur ont indiqué où se situe le fric. Selon les premières informations, les malfrats qui ont pris la poudre d’escampette après leur forfait, ont emporté avec eux plus de 2 millions 400 mille francs Cfa.

Les éléments de la police de Jaxaay qui se sont déportés sur les lieux quelques minutes après le passage des malfaiteurs ont ouvert une enquête.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 12/03/2019

Deux Sénégalais écroués en Espagne

Deux Sénégalais de 21 ans et de 26 ans ont été placés en détention provisoire en Andalousie, dans le Sud de l’Espagne. Ils sont soupçonnés d’avoir dirigé une «embarcation depuis la côte marocaine jusqu’au lieu où (les migrants) ont été secourus en haute mer», a indiqué la police espagnole dans un communiqué publié hier, lundi 11 mars et reçu par «Jeune Afrique». Le 28 février, un canot pneumatique de neuf mètres de long avait été intercepté aux larges d’Almeria, en Andalousie. À son bord, les deux hommes ainsi que 54 migrants, dont 11 femmes et trois mineurs. Après avoir interrogé les migrants à leur arrivée, la police a identifié les deux Sénégalais comme «les responsables des systèmes d’orientation et de navigation de l’embarcation». «Chaque migrant devait payer quelque 4 000 euros pour embarquer très tôt le matin et partir vers les côtes espagnoles», a rapporté la police.

Livre sur Thione Seck

Le journaliste Fadel Lo va procéder aujourd’hui au lancement de son livre dédié au «Rossignol » de la musique sénégalaise, en l’occurrence Thione Seck. Après lui avoir consacré un film documentaire, le journaliste qui a côtoyé et collaboré avec le lead vocal du groupe Raam Daan, revient pour disséquer sur les textes riches et philosophiques de ce dernier. L’ouvrage est intitulée : «Paroles de Thione Ballago Seck, un poète inspiré et prolifique.» Fadel Lo veut profiter de ce jour coïncidant avec l’anniversaire de l’artiste pour organiser la cérémonie de dédicace. Le parrain de la cérémonie est le chanteur Ismaël Lo. Waly Ballago Seck, fils de l’auteur de «Mathiou» sera évidemment de la partie.

ITW AVEC ISMAILA MADIOR FALL, MINISTRE DE LA JUSTICE : ‘’Historiquement, au Sénégal, ceux qui sont au pouvoir sont plus démocrates que ceux qui sont dans l’opposition’’

http://www.enqueteplus.com Quand Ismaïla Madior Fall parle, tout le monde écoute. La Constitution, la science politique, c’est son dada. Bien avant même l’homme politique. Spécialiste reconnu par ses pairs, il revient, dans cette interview avec ‘’EnQuête’’, sur des questions cruciales qui continuent de cristalliser la vie de la nation. Avec lui, pas de questions qui fâchent. Le troisième mandat, le processus électoral, les réformes judiciaires… Il dit ce qu’il pense. Comme il le pense. N’en déplaise à ses détracteurs. 

Entretien !

Quels enseignements tirez-vous de l’élection présidentielle du 24 février dernier ?

Je pense qu’il faut quand même reconnaitre que c’est une élection qui s’inscrit dans la logique de la consolidation démocratique du Sénégal. Elle entre dans la ligne des dernières élections organisées au Sénégal et présente assurément une valeur ajoutée certaine à la richesse démocratique du Sénégal. Dans notre pays, au moins depuis 1993, les élections se passent de manière tout à fait transparente. Généralement, les élections suivent trois étapes dans un pays : celle de la transition, celle de la consolidation et celle de la routinisation. Le Sénégal est au stade le plus élevé, celui de la routinisation où l’élection devient un évènement républicain ordinaire, facteur non pas conflictogène, mais d’apaisement de la société et de régénération de la légitimité. Mais la présidentielle de 2019 revêt tout de même quelques particularités. La première particularité, c’est le parrainage qui a produit son effet de rationalisation des candidatures, d’amélioration de la lisibilité du jeu politique et d’apaisement de la compétition.

L’autre particularité très importante, c’est la qualité de l’organisation. Tous les acteurs indépendants reconnaissent que l’élection a été très bien organisée. Le troisième enseignement, c’est le taux de participation qui est de plus de 66 %. C’est tout à fait remarquable, même si le record de 2007 – qui est de 70 % – n’a pas été battu. A Rufisque, nous avons eu 72 % de participation. Cela montre aussi la maturité civique des populations et leur détermination à régler leurs problèmes par le biais de l’élection. C’est d’ailleurs cette maturité qui fait que les multiples appels à manifester de l’opposition ne sont jamais suivis d’effet. Les citoyens sénégalais sont mûrs et ont une conscience démocratique élevée. Ils savent que le moment décisif dans une démocratie pour prendre une décision qui engage le destin du pays, c’est le moment électoral. Finalement, c’est une élection qui a consolidé notre démocratie et dont le Sénégal peut être très fier. La onzième élection a été la meilleure de toutes.

Vous vantez les mérites de la loi sur le parrainage. Mais certains de ces effets ont été très décriés. Ne faudrait-il pas revoir cette loi ?

Je pense qu’à l’unanimité, les acteurs reconnaissent les effets positifs de cette loi. En Afrique, beaucoup de pays sont en train d’ailleurs de réfléchir sur cette expérience du Sénégal. Il y a un pays, notamment en Afrique de l’Ouest, où il y a eu récemment 70 candidats. Beaucoup de pays se disent qu’il faut aller au Sénégal pour voir comment ils ont réussi le parrainage. C’est une bonne technique de rationalisation et de régulation de l’élection. Maintenant, la loi n’est pas parfaite ; aujourd’hui, après l’élection, il convient de faire une évaluation sereine de ce système qui nous a quand même permis d’avoir une très bonne élection.

Qu’est-ce qui n’a pas marché, à votre avis ?

J’ai entendu certains candidats dire qu’ils auraient voulu avoir davantage d’informations sur le logiciel qui a permis de sélectionner les parrainages. Si cela peut aider à renforcer la transparence, c’est bien. Certains ont aussi regretté la bousculade qu’il y a eu au premier jour. Je pense qu’on peut trouver un système où il n’y aura plus de bousculade en invalidant, par exemple, les doublons pour tous les candidats concernés. Il faudra observer toutes les forces, mais aussi les faiblesses afin de les corriger. C’est comme ça que la démocratie avance. Il faudra discuter de tout cela en vue d’initier les réformes nécessaires. Je dois dire que c’est aussi ça la particularité du Sénégal. C’est toujours après les élections que le pays tire les enseignements et fait des bonds très importants en matière de démocratisation.

Vous êtes aussi un spécialiste des sciences politiques. Suite à ce scrutin, d’aucuns ont parlé de renouveau d’Idrissa Seck et d’émergence d’Ousmane Sonko. Etes-vous surpris par leurs résultats ?

Il faut considérer qu’il y avait des chances que même les candidats malheureux aient de bons scores, pour une raison très simple. Avec le parrainage, on a réduit le nombre de participants. Ce qui fait qu’il y a une concentration des suffrages sur un nombre limité de candidats. Et ici, c’était au bénéfice de trois candidats principalement. Sinon, je pense que, pour Idrissa Seck, il n’y a pas eu vraiment de performances, au regard de son histoire personnelle. C’est quand même sa troisième élection présidentielle (il insiste). A sa première participation, il a eu plus de 14 %. Après, en 2012, il est descendu à moins de 8 %, pour se retrouver aujourd’hui, dans ces conditions, avec 20 %. C’est une performance, mais pas suffisante pour gagner une présidentielle. Macky Sall était à plus de 26 % à sa première participation. C’est ça un gagneur.

Pour Sonko, je pense qu’il a su cristalliser le vote contestataire. Comme dans toute démocratie, il y a l’opinion majoritaire qui est d’accord avec le système et une frange, souvent minoritaire, de cette opinion qui croit que le système doit radicalement changé. Je pense qu’il a pu bénéficier de ce vote antisystème, si on peut l’appeler ainsi. Mais, à mon avis, il a atteint le plafond. Je ne crois pas qu’un candidat qui a l’insulte à la bouche, qui est si radical et contradictoire dans ses positions, puisse un jour avoir la majorité des votes des Sénégalais. C’est un score honorable, mais avec lui, c’est le plafond de verre. A mon avis, il va stagner ou dégringoler, comme Seck entre 2007 et en 2012 ; c’est évident. Je ne vois pas les Sénégalais, le peuple qui a élu Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, Macky Sall, élire un candidat qui a ce profil. Il n’a pas le parcours, la maturité, la tenue et la retenue pour exercer la magistrature suprême. Il n’a pas le profil du métier.

Du côté de la majorité, quelle lecture devrait-on faire de ces plus d’1,5 million de Sénégalais qui ont quand même voté contre votre candidat Macky Sall ?

D’abord, il faut admettre qu’en démocratie, qu’il y ait des gens qui ne soient pas d’accord. En théorie de la science politique, on dit que pour qu’une démocratie soit qualifiée de pluraliste, il faut que 30 % des électeurs au moins soient de l’opposition. Ici, on a 42 % ; on est donc sur les standards. Mais, je dois souligner que c’est quand même extraordinaire pour un président qui a fait 7 ans de gagner au premier tour avec 58 %. C’est un véritable vote d’adhésion, à mon avis.

Maintenant, pour les 42 % qui ont eu un vote défavorable, il faut voir, comme l’a dit le président lui-même, pourquoi ils n’ont pas voté pour nous et essayer de voir comment faire pour qu’ils se reconnaissent dans les politiques publiques que nous sommes en train de mener. Le président est très attentif à leur égard.

Il se dit que la majorité avait particulièrement horreur d’un second tour. Etait-ce votre cas ?

Un second tour, c’est vrai, peut toujours être risqué, dans nos pays. Mais cela ne veut pas dire que le président sortant perd obligatoirement. Au Mali, c’est au second tour qu’IBK (Ibrahim Boubacar Keïta) a gagné l’élection. Le second tour n’est donc pas si fatal. Maintenant, c’est toujours plus confortable de gagner au premier tour. Sinon, c’est la porte ouverte aux chantages. Aussi, la légitimité pourrait être un peu érodée. Voilà pourquoi l’enjeu était, pour nous, de gagner dès le premier tour. En dehors des hurlements et cris d’orfraie de l’opposition, tous les indicateurs étaient au vert pour un passage au premier tour.

L’opposition conteste les résultats, mais n’a pas jugé utile d’aller le faire devant le Conseil constitutionnel. N’est-ce pas grave, dans une démocratie, quand les acteurs en arrivent à ce niveau de remise en cause des institutions ?

Dans une certaine mesure, oui. Mais il faut se demander pourquoi ils ne vont pas devant le Conseil constitutionnel. Si on dit qu’on n’est pas d’accord, il y a des voies de droit qui permettent de formuler notre désaccord et de faire en sorte que la justice nous donne raison. S’ils ne l’ont pas fait, c’est surtout parce qu’ils n’ont pas d’arguments à faire prévaloir. Je pense qu’on est plutôt dans ce cas, parce qu’ils n’ont rien contesté dans les Pv qui émanent des bureaux de vote. Vous savez, le problème, devant le juge électoral, c’est qu’il vous demande où est la preuve de vos allégations. Si vous n’avez pas de preuves, il ne donne pas suite à votre requête.  Maintenant, la contestation de l’élection est une donnée inhérente à l’histoire politique du Sénégal. En 1963, lors de la première élection, il n’y avait qu’un seul candidat, mais les élections étaient contestées. En 1978, il n’y en avait que deux (Senghor et Wade). Tout le monde sait que Senghor avait gagné, mais Wade avait contesté.

En 1983, même chose avec la première élection d’Abdou Diouf. La contestation était tellement vive qu’il était envisagé de boycotter l’Assemblée nationale. D’ailleurs, Cheikh Anta Diop avait boycotté son poste de député.  En 1988, la contestation a viré à des émeutes. En 1993, alors qu’on venait d’adopter le Code électoral consensuel, qualifié de meilleur code du monde par l’opposition même, l’opposition a contesté. La contestation a été tellement vive qu’un magistrat a été tué. En 2000, pas de contestation. Pourquoi ? Parce que le pouvoir a perdu. En 2007, le sortant gagne et il y a encore contestation. Une contestation qui a même abouti au boycott des législatives de la même année. Or, c’était bien une élection transparente, en 2007. Moi, je n’étais pas avec Wade, mais je reconnais qu’il l’avait gagnée normalement. En 2012, pas de contestation parce que le pouvoir a perdu. En 2019, on conteste parce que le pouvoir gagne… Situation cocasse : les alternances sont célébrées, les victoires du pouvoir chahutées…

Votre conclusion ?

J’ai au moins deux conclusions. Premièrement, l’élection est toujours contestée, lorsque l’opposition ne gagne pas.  Deuxièmement, on a l’impression que ceux qui sont au pouvoir sont plus démocrates que ceux qui sont dans l’opposition. Je le dis parce qu’en 2000, c’est Diouf qui appelle Wade pour le féliciter. Même chose en 2012. Mais l’opposition, elle, n’a jamais appelé le pouvoir pour le féliciter.  Je considère donc qu’il y a une négation systématique des lois les plus élémentaires de la démocratie quand on est dans l’opposition. Mais heureusement, et c’est intéressant, celle-ci a l’habitude de contester, mais elle revient toujours à la raison. Les contestations ne sont pas de longue durée.

La particularité, cette fois, c’est qu’on en est quand même arrivé à une série d’arrestations. Cela se justifiait-il ?

Vous aurez remarqué que les citoyens paisibles n’ont pas été arrêtés. Ceux qui sont allés voter et rentrés tranquillement chez eux n’ont pas été arrêtés. Ceux qui se sont limités à dire qu’ils ne sont pas d’accord n’ont pas été arrêtés, non plus.  Ceux qui ont été arrêtés, ce sont les fauteurs de troubles, ceux qui ont été à l’origine de troubles à l’ordre public. Certains ont été à l’origine de sinistres avec des bus de Ddd qui ont été brûlés, des gens qui ont été grièvement blessés. A Sacré-Cœur, un citoyen s’est même trouvé presque amputé d’une main, du fait d’une bombe artisanale jetée dans un meeting. Ça, il faut aussi le regretter. Aujourd’hui, les autorités judiciaires s’inscrivent dans une démarche d’indulgence, d’apaisement, de décrispation.  La plupart des membres de l’opposition qui ont été arrêtés ont été libérés, à l’exception de certains sur qui pèsent de faits quand même assez graves. On ne peut pas tout se permettre, parce qu’on est en période électorale.

Certaines de ces dérives passent par les réseaux sociaux. Aujourd’hui, que faudrait-il faire pour mettre leurs auteurs hors d’état de nuire ?

Il y a, à mon avis, un impératif, je dis bien, je le répète, un impératif de réglementer l’utilisation des réseaux sociaux dans notre pays, notamment en rapport avec la démocratie, avec l’élection. Il nous faut des mesures législatives strictes pour encadrer, réprimer, lorsque c’est nécessaire, les fake news, lorsqu’ils ont un impact politique, électoral ou subversif. Toutes les démocraties l’ont fait.

A propos toujours de la Présidentielle, certains ont commencé à parler de vote communautariste, voire ethnique et religieux. Etes-vous de cet avis ?

Sur cette question, on a vite parlé. On a vite dit des choses. Au fond, c’était une question de sociologie électorale. Il faut faire des enquêtes pour voir quelle est la composition de la population qui a voté pour tel candidat. A quelle ampleur tel groupe a voté pour tel candidat. En plus, il faudra comprendre quelles sont les motivations du vote des uns et des autres. C’est une question classique en science politique. On parle de l’électeur rationnel et de l’électeur émotionnel. Est-ce que le vote a été plus rationnel ou émotif ? Moi, je pense que c’est une question fondamentale qui se pose. Mais, à mon avis, les réponses qui ont été formulées l’ont été de manière hâtive. Elles ne résultent pas d’analyses approfondies. Il appartient à ceux qui s’intéressent à la sociologie électorale d’approfondir la question et de donner les vraies réponses et non les fausses réponses que j’entends dans la presse.

Donc, pour vous, il n’y a pas de souci à se faire par rapport à ce possible repli identitaire de certains groupes sociaux ?

Non ! Je pense qu’il n’y en a pas. En tout état de cause, il faudra faire des études avant de pouvoir se prononcer dans un sens ou un autre. On pourrait faire de l’histoire politique ou de la sociologie électorale pour avoir la réalité du phénomène et l’explication du phénomène. De ce point de vue, on constate qu’il y a au Sénégal des zones qui sont habituellement favorables au pouvoir et d’autres qui le sont moins. Par exemple, les sages disent que chez nous les Lébous, on n’est généralement pas hostile au pouvoir, quand il est raisonnable dans sa manière de gouverner. C’est le cas également dans le Nord. Dans d’autres localités, la réalité peut être différente.

Le président de la République a appelé au dialogue. Quels devraient en être les contours ?

D’abord, c’est le énième appel du président Macky Sall. Il avait lancé un dialogue sur les institutions, sur la décentralisation, un dialogue sur tout ce qui est social, sur le Code électoral… Ce n’est donc pas nouveau. A l’instar des précédents appels, il faudra dialoguer sur tout, notamment sur la démocratie, l’organisation de l’Etat, le fonctionnement des institutions, le processus électoral, le statut de l’opposition… L’agenda du dialogue, les termes de référence seront définis, si l’opposition répond favorablement.

Par rapport au statut du chef de l’opposition, on en parle depuis longtemps. Pourquoi ça bloque ?

Pour moi, rien ne bloque. Mais encore faudrait-il que celle-là qui est concernée, qui est intéressée, à savoir l’opposition, consente au dialogue. Le pouvoir ne peut pas, de façon unilatérale, définir le statut de l’opposition et de son chef. Après, il y a un problème pratique qu’il faudra régler.  Est-ce que nous allons faire un statut de l’opposition parlementaire ou un statut de l’opposition nationale. Si c’est l’opposition parlementaire, le chef de l’opposition devrait être un parlementaire. Si c’est l’opposition nationale, on pourrait envisager que celui qui est arrivé deuxième à la Présidentielle soit le chef de l’opposition.

Quelle est la meilleure formule, selon vous ?

Sachant qu’on est un régime présidentiel, et que l’élection présidentielle est celle qui détermine les autres, elle est donc l’élection mère, l’élection phare, la plus importante, elle devrait à mon sens permettre de désigner qui est le président de la République, mais aussi qui est le chef de l’opposition.

Si on vous suit, ce devrait donc être Idrissa Seck ?

A mon avis, si on est dans la logique du régime présidentiel et si on fait jouer à cette élection toutes les fonctions qu’elle devrait jouer dans notre système politique, le chef de l’opposition devrait être Idrissa Seck.

Lors de cette élection, il a beaucoup été question de la date de mise à disposition de l’opposition du fichier électoral. A ce niveau, ne faudrait-il pas faire quelque chose pour renforcer la transparence ?

On peut l’envisager. Mais ‘’dura lex sed lex’’. Ici, l’opposition nous invitait à violer la loi. On ne peut pas nous le permettre. Maintenant, on peut voir s’il est opportun de faire ce que réclamait l’opposition. Sachant que là, il y a un piège à éviter avec le parrainage. En tout cas, si la loi présente des insuffisances, on peut corriger.

Quid de la Cena dont le mandat du président est arrivé à terme depuis 2017 ? L’heure n’est-elle pas venue de normaliser cet organe de régulation ?

Bien sûr que oui. La normalisation va se faire sans aucun problème. En réalité, le président voulait juste éviter un chamboulement de toute la composition de la Cena à la veille de l’élection. Et amener des gens nouveaux qui n’ont pas été habitués au processus. C’était tout, mais la situation va être normalisée.

Avant les locales ?

Je ne saurais le dire, mais je pense que ça va être normalisé, parce que le président tient aussi au respect des textes. Même si, parfois, il veut concilier respect des textes et efficacité républicaine.

Vous avez parlé d’un vent de décrispation. Peut-on s’attendre, dans le cadre du dialogue, à ce qu’il soit évoqué la possibilité d’une amnistie de Karim Wade et Khalifa Sall ? D’autant plus que le président l’avait déjà évoquée au cours d’une interview avec la chaine française France 24 ?

Oui, nous sommes dans l’apaisement. Il n’y a quasiment plus de fauteurs de troubles en prison. Même les candidats malheureux, qui étaient tout de même groggys et sonnés par la défaite, ont retrouvé leurs esprits et reconnaissent que l’élection s’est bien passée. Mais apaisement n’est pas synonyme d’amnistie. Toutefois, la décision de gracier ou d’amnistier relève de la souveraineté du président de la République. Vous comprendrez que je ne peux émettre mon avis à ce propos.

J’interroge encore le spécialiste. Ne pensez-vous pas que le Pds et Khalifa Sall ont été les grands perdants de cette élection présidentielle ?

Ils n’ont pas pris part à ce rendez-vous majeur, mais ils ont certainement influencé l’élection. Le Pds est quand même le deuxième ou le troisième parti le plus important de l’échiquier politique sénégalais. Ses voix ont dû se disperser essentiellement entre les trois candidats qui arrivent en tête. Une grande partie a dû préférer Macky Sall pour plusieurs raisons, notamment idéologique (c’est un libéral) et politique. Une partie moindre a peut-être porté son dévolu sur l’autre libéral Idrissa Seck qui en a profité. Et, dans une bien moindre mesure, peut-être au bénéfice d’Ousmane Sonko. L’influence de l’électorat de Khalifa Sall, pour l’essentiel circonscrit à la capitale, doit être moins significative.

Par rapport au président Macky Sall, il en est à son dernier mandat… N’est-ce pas ?

Bon… Pour moi, la Constitution est claire, mais j’ai entendu des professeurs de droit dire que, telles que les dispositions ont été rédigées, le président peut faire un autre mandat. Moi, je pense que la Constitution est

claire. En principe, c’est le deuxième et dernier mandat.

En tant que spécialiste, quel est votre point de vue ?

Moi, j’ai donné mon point de vue. C’est ce que je viens de dire. A mon avis, les dispositions sont claires. D’autres ont donné leur avis en disant que les dispositions ne sont pas claires. Il appartient au président de la République d’apprécier.

S’il en est à son dernier, comment voyez-vous la recomposition au sein de l’Apr et de la majorité ?

Je pense qu’au Sénégal, on aime trop parler de mandat. Le président n’a même pas encore commencé son deuxième et on parle du troisième. Certains parlent de recomposition, et je vois déjà la bataille de positionnement qui a commencé. Cela me rappelle d’ailleurs le roman d’Ousmane Sembène ‘’Le mandat’’. On ne parle que de ça (éclats de rire). En ce qui me concerne, j’estime qu’il est prématuré d’envisager la recomposition. Il faut attendre que les choses prennent forme, que les choses se mettent en place. Sauf si on est devin. Les gens aiment parler du futur, moi, je veux parler du présent. En tout état de cause, tout dépendra de la manière dont le chef de la majorité va piloter les choses. C’est lui qui a toutes les cartes en main.

Avant la Présidentielle, vous appeliez tout le monde à penser d’abord Présidentielle, avant de penser locales. Maintenant que la Présidentielle est derrière et que l’on se profile vers les locales, pouvez-vous nous dire si vous aspirez à diriger la mairie de Rufisque ?

Je disais plus exactement : Pensons à la Présidentielle sans arrière-pensées locales. Je le disais comme ça, parce qu’on était à Rufisque, dans une ville marquée par la politique municipale où la principale préoccupation des gens, ce sont les locales, la mairie. Je leur disais pensons d’abord à élire notre candidat et après, on pourra avoir des préoccupations municipales. A ce stade, je ne peux pas dire que j’ai une ambition pour Rufisque. Je sais que j’envisage de continuer à m’impliquer dans la vie politique rufisquoise et dans le développement de Rufisque. Sous quelle forme ? Je ne le sais pas encore… Donc, pour le moment, je ne peux pas dire que je serai candidat. J’ai des amis qui me font la proposition, mais je n’ai pas encore pris la décision, parce qu’il y a beaucoup de facteurs dont il faut tenir compte. Et c’est des facteurs que je ne maitrise pas.

N’est-ce pas légitime, d’autant plus que vous vous êtes beaucoup impliqué dans la victoire, en débauchant notamment de hauts responsables de l’opposition ?

Quand je suis arrivé, tous les maires quasiment étaient avec le président sauf un, en l’occurrence Alioune Mar. Je me suis surtout impliqué pour associer tous les gens qui étaient avec le président, mais qui étaient frustrés, qui étaient parfois même restés chez eux. Je les ai fait revenir. Ensuite, ce qui m’intéressait le plus, c’était d’intéresser des citoyens rufisquois qui ne s’intéressaient pas à la politique. J’ai aussi fait venir des représentants d’autres partis politiques. Ensemble, avec tous les responsables, nous avons travaillé pour réaliser une telle performance.

Maintenant que le président est réélu, quels doivent être les chantiers prioritaires de son prochain gouvernement ?

Le président les a déjà indiqués. Il a dit : ‘’Nous avons déjà fait beaucoup de choses sur le plan des infrastructures, du social… Maintenant, priorité aux réformes.’’ Il y a des réformes qu’on devait faire sur le secteur public, le secteur parapublic… Il y a des réformes à faire dans le pays, pour améliorer l’Administration, l’économie. Priorité donc aux réformes. Deuxième priorité, c’est l’emploi des jeunes. Il avait promis, lors de son premier mandat, 500 000 emplois ; il en a fait 491 000, presque 500 000. Maintenant, il dit 1 million. Je pense qu’on peut croire quelqu’un qui fait toujours ce qu’il dit.

Parlant de réformes, à quand la mise en œuvre des recommandations du Comité de concertation sur la modernisation de la justice ?

En principe, c’est une commission dont les travaux ont été remis au président de la République. Le président a donné son accord de principe pour que ces recommandations soient mises en œuvre. Mais il a dit que ça doit se faire de manière progressive, dans un agenda de réformes qui va consolider l’indépendance de la justice, mais qui ne va pas la fragiliser. Le président est donc d’accord sur le principe de réformer à partir des recommandations formulées par le comité. Mais selon un agenda raisonnable.

N’y a-t-il pas un retard dans l’exécution de cet agenda ?

Non, il n’y a pas de retard. La justice fonctionne bien. Tout le monde dit : la justice est indépendante, mais on peut améliorer cette indépendance. Je suis d’accord. Je ne dis pas autre chose. Voyez-vous qu’aujourd’hui la justice communautaire a rendu hommage à la justice sénégalaise. Malheureusement, la presse n’en a pas beaucoup parlé, alors que si c’était le contraire, elle en aurait fait ses choux gras (rires). La justice communautaire a donné totalement raison à la justice sénégalaise sur l’affaire Khalifa Sall, comme sur l’affaire Karim Wade. D’ailleurs, j’ai entendu les gens qui critiquaient les juridictions nationales commencer à critiquer la justice communautaire.

Mais cette dernière décision, c’est surtout par rapport à l’exclusion de Karim Wade des listes électorales et de son corolaire qui est le rejet de sa candidature…

Oui ! Mais c’est ce qui intéressait les requérants. Ils disaient qu’on les a condamnés pour les exclure du processus électoral. La cour a reconnu que la condamnation et ses effets ne posent pas problème. Aussi, il faut souligner que l’Etat du Sénégal a toujours respecté les décisions rendues par les juridictions communautaires. C’était le cas, par exemple, lorsque la Cour d’appel prenait sa décision, toujours dans cette affaire Khalifa Sall.

Quid de la décision du Comité des Droits de l’homme des Nations Unies dans l’affaire Karim Wade ?

D’abord, c’est rendu par un organe qui n’est pas une juridiction. Deuxièmement, ses décisions ne s’imposent pas au Sénégal. Troisièmement, ce sont des recommandations qui ont été faites au Sénégal et que nous accueillons favorablement, puisque nous sommes à l’aise avec celles-ci.

Où en êtes-vous avec le projet de modification du statut des notaires ?

Dans le respect de l’autonomie de la profession, j’ai demandé aux acteurs (Chambre des notaires, jeunes notaires et autres aspirants notaires) de discuter, de trouver un consensus et de revenir vers le gouvernement.

Qu’en est-il de l’idée prêtée au président de vouloir créer environ 30 nouvelles charges ?

C’est le consensus des acteurs de la profession qui sera privilégié.

Vous attendez-vous à être reconduit dans le prochain gouvernement ?

Pouvoir discrétionnaire du président de la République !

A quelle station serviriez-vous le mieux la République ?

Là où le président me mettra !

PAR MOR AMAR

Subitement devenu aphone, comment Me Aboulaye Wade meuble ses journées à l’hôtel « TERROU BI »

https://www.dakarposte.com/ On comprend maintenant le secret- du moins l’une de ses recettes miracles pour rester « jeune » -de l’ancien Président de la République. En effet, de nos sources au fait des activités de Me Abdoulaye Wade, nous avons appris que ce dernier, dans un souci permanent de régénérer ses cellules, passe le plus clair de son temps dans la salle  gymnastique de l’hôtel Terrou Bi où il vit reclus depuis son retour au bercail.

« Pa Bi » s’est attaché les services d’un coach car, pour ceux qui l’ignorent en salle, des mouvements adaptés sont prévus pour les personnes âgées de sa trempe.
Bref, Wade fortifie et tonifie au jour le jour son corps avec le sport .

« Pa Bi » est en salle au moins 40 mn avant de regagner sa suite où il passe le plus clair de son temps à recevoir des militants, parents, et sympathisants. Et, selon nos informateurs, c’est le nommé Alioune Diop qui gère souvent sa fiche d’audiences aidé en cela par un certain Ndoye, Mamadou Ndiaye et l’infatigable Baye Moussé Bâ dit Bro

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